Angry, Renouveau. Darren Bryte


Synopsis:

Dans une petite ville de l’État de New York, les animaux sont subitement devenus fous, au point d’attaquer les habitants. Jayden, un jeune homme a recueilli Angry, un grand singe échappé d’un laboratoire d’expérimentation et qui communique avec lui par télépathie. Les pensées transmises par Angry ne sont que dévastation et souffrance. Les hommes ont ignoré qu’on ne peut pas ravager impunément la nature et mépriser la souffrance animale… à moins d’en payer le prix, un jour. Jayden comprend qu’il est un « élu » choisi pour mettre fin à ce massacre. Mais par qui et pourquoi ? Dans l’ombre, une mystérieuse confrérie orchestre ce qui ressemble bien à une apocalypse… ou à un renouveau qui reste à construire.

Angoissant, terrifiant, addictif : un thriller d’anticipation dans la lignée de Stephen King.

Ce que j’ai ressenti:

 

▪️La sérénité pour le Recommencement.

Si dans le premier tome d’Angry, on sentait bouillir une colère, dans Renouveau, c’est tout l’inverse qui m’a tenue durant le temps de cette lecture. Une grande sérénité. Mais également un temps précieux de réfléchir au futur de l’humanité. Heureusement, que je ne suis pas dans la peau de Jayden…Tout le poids d’une grande décision sur les épaules d’un seul homme, pour tous les hommes: Choisir de les sauver ou pas…Et vous, qu’auriez-vous fait à sa place? Vaste question et heures de lectures saisissantes, c’est tout le programme de Angry, Renouveau.

Ce deuxième tome nous ouvre sur une aventure palpitante, et pour nous, lecteurs, un temps pour se poser et méditer sur les risques présents et à venir de la surconsommation, le réchauffement climatique, les conséquences désastreuses d’une biodiversité saccagée et vers une attitude plus tolérante en général. Autant de thèmes très intéressants, à ressentir sous un jour nouveau, au cœur de ses pages. Darren Bryte soulève dans ce thriller d’anticipation, des dynamiques sensibles et actuelles, et c’est toujours exaltant d’aller voir au devant de l’Apocalypse…Juste pour le frisson…

C’est toujours plus facile d’insinuer le doute que d’établir la confiance.

▪️Communiquer autrement, pour la Transition.

Jayden doit faire un Choix, un choix dont il ne saisit pas encore toutes les tenants et aboutissants, et ce n’est pas Angry et son Émanation, qui vont lui faciliter la tâche. Il doute énormément, cherche sa place, ne se laisse pas mener par l’évidence, défie les influences, mais quand sera-t-il quand c’est les sentiments qui vont venir s’en mêler?

Une quête plus profonde, plus intense, plus intérieure, avec toujours ce singe inquiétant qui l’accompagne: Angry et son influence négative, mais impitoyablement lucide. Et une nouvelle communauté avec des capacités extrasensorielles sur développées, mais je ne voudrais pas trop en dévoiler, alors faites confiance aux 13, et bonne chance à tous… Autant d’épreuves et de rencontres qui aideront Jayden (ou pas) à faire ce fameux Choix.

Dans le premier tome d’Angry, ce que j’avais adoré, c’était cette interaction entre les hommes et la Nature, et surtout Dame Nature qui reprend ses droits avec fureur, mais dans ce tome, c’est plus diffus, il tend plus vers une conscience plus générale de l’Homme face à son environnement. Le centre de l’intrigue porte sur l’importance des valeurs humaines, dans ce qu’elle a de plus beau et de plus idéal, -encore faut-il que les humains veuillent bien le voir-, et j’ai beaucoup apprécié la tournure que prend cette histoire aux multiples rebondissements. D’abord pour le voyage. qui se révèle magnifique et instructif, des États-Unis au Canada, puis de la France à cette virée en Inde, c’est une belle invitation à voir d’autres façons de vivre et d’autres comportements plus responsables. Et Jayden est un élu qu’on a plaisir à suivre, jusqu’au final surprenant, qui m’a agréablement surprise…

Une folie en vaut une autre.

▪️Gardienne du diptyque.

Je me proposai déjà d’être une Gardienne des pages de Angry, et je réitère encore cette envie pour ce poste avec, le Renouveau. J’ai beaucoup aimé ces deux tomes et ils se complètent, sans pour autant, se ressembler. C’est agréable parce qu’en plus de cela, Darren Bryte a la capacité de se renouveler dans sa propre histoire, en changeant de genre -roman d’aventures/ horreur/ thriller/ science-fiction- et du coup, cela apporte un dynamisme permanent qui font aller le lecteur de surprise en surprise.

J’ai adoré plonger mes yeux dans Angry et me frotter à une Apocalypse anticipée. Une aventure passionnante que je vous recommande de toute urgence…Parce qu’Après, il sera sans doute trop tard…

Le monde est moins moche quand on croit aux belles histoires.

Ma note Plaisir de Lecture 9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement l’auteur, Darren Bryte, pour sa confiance et l’envoi de ce livre.

 

Émergence, Eric Tourville.


Synopsis:

France, 2020. Rien ne semblait destiner Michel Delpraz, chercheur en informatique, à rejoindre la start-up créée par Aurélien et Gérard, deux personnages que tout oppose. Pourtant, ensemble, ces trois pionniers vont développer la première entreprise mondiale dans le secteur de l’intelligence artificielle. Leur réussite ne passe pas inaperçue, et le gouvernement ne tarde pas à les approcher. Leur but : développer le premier ordinateur quantique, pour démultiplier le potentiel de calcul de leur système d’intelligence artificielle et ainsi créer la première intelligence artificielle générale. C’est-à-dire, un système capable d’apprentissage, de créativité, de raisonnements abstraits, bref, de résoudre n’importe quel problème. Émergence est l’histoire de ces hommes, de cette entreprise pionnière et de l’extraordinaire épopée scientifique et économique qui les conduit à cette révolution, au coeur de l’avenir de l’humanité et des relations internationales.


Ce que j’ai ressenti:

Je me rappelle encore l’énorme coup de cœur pour le précédent roman de Éric Tourville: Chimaeris . C’est donc avec une certaine impatience que j’attendais son nouveau roman, tellement il m’avait fait bonne impression et qu’il est dans mes petits papiers, avec l’appréciation « Auteur à suivre de très près »! Avec Émergence, on est plongé au cœur des sciences et des intelligences artificielles. Et tout comme son premier roman, il est juste époustouflant!

Le monde se transforme rarement de manière linéaire. Il procède par ruptures, par révolutions qui tracent des lignes de fractures entre les époques. Le plus souvent, ce n’est qu’a posteriori que l’Humanité est consciente de ces ruptures. 

▪️Une nouvelle ère se prépare…

Dans un futur pas si éloigné que cela, un nouveau phénomène va bouleverser le quotidien des français, et rien de moins, que le monde entier. En effet, une société, la Turing Technologie, a mis au point une forme d’intelligence multi-performante qui révolutionne toutes les sphères économiques, artistiques, politiques et sociales! Et c’est autant une avancée phénoménale que le début d’un chaos sans nom: une nouvelle donne 2.0 à prendre en compte pour tous les êtres humains de cette planète… Éric Tourville crée un thriller futuriste alarmant et intelligent, pour une virée sensationnelle au cœur des chiffres et dans les ondes d’un avenir troublant.

Pour accéder à la célébrité, mieux valait poster une vidéo amusante de chat sur YouTube qu’écrire une somme sur l’existentialisme. L’époque était au facile, au jetable.


▪️Une nouvelle rencontre: InGA.

InGA c’est le prénom-sigle de cette AI, mais c’est surtout, la création de Michel Depraz, un bébé-invention qui va repousser les frontières de la conscience en s’épanouissant dans le terreau vicié du Net…Une création qui est à même de bouleverser quelques milliards de vies, et ce n’est pas pour plaire à tout le monde… Dans ce roman, on touche de près les perspectives d’une telle évolution sur le plan émotionnel, économique, philosophique et stratégique. Et c’est en cela, que ce thriller d’anticipation est génial, c’est parce que l’on se rend compte en quelques pages, des conséquences positives ou négatives que cette Intelligence Artificielle peut engendrer dans plusieurs secteurs.

Il faut à l’Homme des certitudes…Quitte à se réveiller un matin en découvrant que le cauchemar a déjà commencé.

▪️Un nouveau thriller à couper le souffle!

Un peu moins de 500 pages et une foule d’informations à appréhender, c’est le grand défi de cette lecture! C’est carrément passionnant! Pourtant, on ne peut pas dire que ce soient mes thèmes de prédilections, les mathématiques, la science, l’informatique et les intelligences artificielles…Mais l’auteur arrive, avec brio, à rendre ses notions accessibles, même si, il faut rester très attentif pendant cette lecture. Pour ma part, elle m’a pris beaucoup de temps et de concentration, ce n’est pas une lecture fluide, mais c’est une lecture très enrichissante! Entre ce que j’ai tremblé de peur, ce que j’ai eu comme compassion ou encore ce qu’elle m’a permis d’apprendre ou de réfléchir, je ressors de cette Émergence,  plus que conquise!

Quelle serait la nature des intelligences qui peupleraient la terre des millions d’années après la mort du dernier humain?

 

Ma note Plaisir de Lecture 9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Slatkine et Compagnie pour leur confiance et l’envoi de ce livre.

Vox, Christina Dalcher.


Synopsis:

Jean McClellan est docteure en neurosciences. Elle a passé sa vie dans un laboratoire de recherches, loin des mouvements protestataires qui ont enflammé son pays. Mais, désormais, même si elle le voulait, impossible de s’exprimer : comme toutes les femmes, elle est condamnée à un silence forcé, limitée à un quota de 100 mots par jour. En effet, le nouveau gouvernement en place, constitué d’un groupe fondamentaliste, a décidé d’abattre la figure de la femme moderne. Pourtant, quand le frère du Président fait une attaque, Jean est appelée à la rescousse. La récompense ? La possibilité de s’affranchir – et sa fille avec elle – de son quota de mots. Mais ce qu’elle va découvrir alors qu’elle recouvre la parole pourrait bien la laisser définitivement sans voix…
Christina Dalcher nous offre avec Vox un roman dystopique glaçant qui rend hommage au pouvoir des mots et du langage.


Ce que j’ai ressenti:

❌Bavarde, je serai…❌

Dis, et toi si on t’enlevait tes mots? Tu ferais quoi, dis? Tu ferais quoi? J’ai besoin fou d’entendre des phrases, après cette lecture…Tu ferais quoi si tu n’en avais plus qu’une poignée de mots par jour? ❌100 mots❌…Dis, tu serais malade toi, si tu n’avais plus voix au chapitre, plus de voie à tracer, plus de mots à lire, dis? Tu rejoindrais le mouvement Vo❌?!

Ce soir, laissons le silence tout recouvrir.

Parce que le thème m’a de suite interpellée et que c’est avec une certaine curiosité que j’ai vu, des femmes, apparaître sur la toile avec des ❌ sur la bouche, que je me suis précipitée vers ce livre. C’est vrai que je ne suis pas très bavarde, mais bon, là j’aurai presque envie de hurler de bien gros mots…Car voir, dans ce roman, ces femmes sans mots, sans voix, sans libertés, il me vient des mots-colères en bouche, qu’un compteur ne saurai arrêter…

Alors calme-toi maintenant, et réfléchis à ce que tu dois faire pour rester libre.

❌Attentive, je deviendrai…❌

Ce qu’il y a de génial avec les romans Dystopie, c’est leur force, l’intention prioritaire de nous faire réagir en tant que lecteurs, de nous mettre face à une situation dérangeante. Vo❌ est de cette trempe là. Dérangeant. Très dérangeant. Je dirai même révoltant. Tout comme l’héroïne, Jean McClellan, on ne voit pas toujours le moment de basculement, entre ce qu’il y avait « avant » et « l’après », le point-clef de l’histoire où on nous enlève un droit. Avec cette idée puissante d’entrave à la parole, on aborde dans ses pages, le milieu des neurosciences et de la linguistique, mais surtout un possible futur, où les femmes subiraient un patriarcat asphyxiant. C’est une lecture très intense, qui hérisse les poils, et qui ne peut laisser insensible. Pas seulement pour son côté « féministe », mais pour prendre conscience que l’avidité du pouvoir peut mener aux pires folies.

Tu ne peux pas t’opposer à ce que tu ne vois pas venir.

❌En parler, ça ne tue pas…❌

J’ai été agréablement surprise et j’ai passé un bon moment avec VoX. Pour autant, si je trouve l’idée de départ géniale et que je comprends l’urgence de l’auteure à nous sensibiliser sur des problèmes de sociétés, il y a quelques bémols dans cette intrigue. Je regrette cette fin un poil expéditive et un manque de profondeur dans certains personnages. Je finis sur une note légèrement fade en bouche, parce que j’avais beaucoup d’attentes, mais je retiens la belle originalité de cette histoire. Et puis, j’ai encore la chance de lire et de vous en parler, et c’est tout ce qui m’importe après une telle lecture alarmante…De faire entendre ma VoX...

« Qu’est-ce que tu ferais pour rester libre, Jacko? Parce que là, moi je ferai n’importe quoi. »

Ma note Plaisir de Lecture 8/10.

Angry, Darren Bryte

Angry par Bryte


Synopsis: 

C’est une nuit comme les autres dans une petite ville de l’état de New York lorsque tout commence. 
Une femme pousse des hurlements de terreur : son chien vient de l’attaquer et de lui lacérer le cou. 
Ce n’est que le premier événement d’une étrange fureur animale qui se répand tel un virus. 
Quelques jours plus tôt, Paul, le vétérinaire local, a recueilli Angry, un bonobo provenant d’un laboratoire d’expérimentation. Avec une expression intense dans son regard, le grand singe semble vouloir communiquer silencieusement avec Paul. 
Alors que la terreur gagne la petite ville, Angry disparaît. Le primate s’est volatilisé, tout comme Ethan, un jeune garçon autiste qui ne parle pas, mais possède l’étrange faculté de comprendre les animaux. 
Aux yeux de Paul, tous ces événements sont liés. 
Et si c’était le début d’une nouvelle ère pour l’espèce humaine ?


Ce que j’ai ressenti:

  • Son nom est Angry.

Tâchez de vous en souvenir…Elle s’appelle Angry. ANGRY. Et c’est bel et bien un être de colère. Elle est un singe bonobo femelle, un peu trop maligne, avec quelques dons très convoités, et certainement, mais ça reste encore à prouver: le déclencheur d’une révolte animale. Prenez garde à vos esprits et à vos animaux de compagnie, parce que elle pourrait bien les retourner contre vous! J’adore quand un des personnages est tellement charismatique qu’il porte le roman, mais lorsque c’est un animal, c’est d’autant plus fascinant. Tous les sens sont tournés vers elle, parce qu’elle émane la pensée Révolution, un futur de Transformation, une envie d’Amélioration. Même si cela passe par une période trouble de violence angryesque, elle sera le nouveau visage d’un avenir plus instinctif. Commencez à trembler de peur et surtout ne l’oubliez jamais…Elle s’appelle Angry. Intelligente. Dangereuse. Télépathe.

Lorsque la peur s’empare des hommes, elle les conduit au pire. 

  • L’amorce d’une tolérance.

Darren Bryte fait de ce premier tome, un roman ultra touchant, qui sensibilise sur la cause animale, l’autisme et l’homosexualité. Sous couvert de fantastique et de perceptions extra-sensorielles, avec une intelligence bienveillante, cet auteur offre une voix à tous ses animaux en souffrance et des vibrations de tolérance dans ses pages. Cette graine de folie qui touche la petite ville de Edmond, est une possibilité intéressante de voir un soulèvement animal organisé contre l’humanité. Je ne sais si c’est une intuition ou une réflexion, mais j’ai la sensation que ce diptyque a le potentiel de bouleverser certaines mentalités.  En tout cas, cette volonté de prendre, à cœur,  la défense des animaux, par le biais du thriller d’anticipation, a su me captiver pendant toute ma lecture. J’ai été très touchée par l’empathie de cet auteur, et ce livre se révèle être un moment de lecture passionnant. En jonglant ainsi avec les émotions et les sensations instinctives, Darren Bryte crée une ambiance sensorielle surprenante!

Ethan ne ressentait pas le besoin de communiquer. Tout au moins, il avait l’impression que les mots étaient inutiles et qu’ils corrompaient la pureté du message sensitif, intuitif, silencieux. 

  • Une nouvelle Gardienne pour Angry.

J’ai rassemblé tous les bouts de souvenirs. J’ai entendu des cris de détresse silencieux. Angry a pris sa place dans mon imaginaire. Certes, j’ai vu le carnage que peut faire ces animaux, mais je connais encore mieux la cruauté des hommes… J’ai une curiosité dévorante d’en savoir plus sur cette nouvelle ère, où hommes et animaux pourraient enfin s’entendre et communiquer. J’ai  des envies de militer pour ce roman. J’aimerai vous transférer l’empreinte émotionnelle qu’il m’a laissée. Voir où peut nous emmener cette étrange confrérie, connaître tous les dessous des mystères de cette transcendante perspective d’évolution, et surtout voir jusqu’où peut aller cette contamination…S’il faut une Gardienne pour soutenir le roman Angry, je veux bien me désigner! J’attends la suite avec impatience, parce que ce roman, c’est juste de la folie furieuse, un shoot d’émotions fortes!

J’ai longtemps pensé que les gens qui vivaient loin de leurs sentiments ne vivaient qu’à moitié.

Ma note Plaisir de Lecture 9/10

Remerciements: 

Je tiens à remercier très chaleureusement l’auteur de ce roman, Darren Bryte, pour sa confiance et l’envoi de ce livre dans mon petit monde! Ce fut une lecture fascinante! Vivement la suite!

 

20000 lieux sous les mers/ Autour de la lune D’après l’oeuvre de Jules Verne et Illustrées par Marjorie Béal.

 

20 000 lieues sous les mers Autour de la Lune

Même les plus jeunes peuvent maintenant découvrir Jules Verne!


Ce que nous avons ressenti:

Les éditions Balivernes crée une nouvelle série pour les tout-petits, et adaptent deux livres de Jules Verne joliment illustrés par Marjorie Béal. Quelle joie de découvrir des albums colorés et ses histoires qui nous emmène vers d’autres ailleurs…Que l’on soit parties sous les mers ou autour de la Lune, nous avons adoré ces deux destinations! En quelques pages, nous avons empruntés des chemins fantastiques entre imaginaire et espace, mais aussi grâce aux illustrations plein de rondeurs et de couleurs vives, on a voyagé dans les univers grandioses de Jules Verne. Et ce fut magique!

Quoi qu’il arrive, le pari de cette maison d’éditions a été réussi puisque, que ce soit avec 20000 lieux sous les mers ou Autour de la Lune, Jazzelfique a voulu en savoir plus sur ces histoires, savoir où le Nautilus a pu aller ensuite et si d’autres voyages sur la Lune ont été fait depuis…Sa curiosité a été éveillée et nous avons pu parler ensemble des sujets sensibles tels que la protection de l’environnement ou les secrets de l’univers…

Le doux moment de l’Histoire du soir, a eu un goût de classique et d’aventure fabuleuse. Mère et fille ont été comblées avec ses deux petits albums…Stelphique trouve que c’est une merveilleuse idée pour sensibiliser la nouvelle génération à la science-fiction, tandis que Jazzelphique a aimé les voyages à bord de ses vaisseaux.

Deux bien jolies aventures à mettre entre toutes les petites mains!

 

Notre Note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Marie-Christine des éditions Balivernes pour l’envoi de ces livres! Merci pour votre confiance!

Gwendy et la boîte à boutons, Stephen King.

Couverture Gwendy et la boîte à boutons


Synopsis: 

Trois chemins permettent de gagner Castle View depuis la ville de Castle Rock : la Route 117, Pleasant Road et les Marches des suicidés. Comme tous les jours de cet été 1974, la jeune Gwendy Peterson a choisi les marches maintenues par des barres de fer solides qui font en zigzag l’ascension du flanc de la falaise. Lorsqu’elle arrive au sommet, un inconnu affublé d’un petit chapeau noir l’interpelle puis lui offre un drôle de cadeau : une boîte munie de deux manettes et sur laquelle sont disposés huit boutons de différentes couleurs.

La vie de Gwendy va changer. Mais le veut-elle vraiment ? Et, surtout, sera-t-elle prête, le moment venu, à en payer le prix ? Tout cadeau n’a-t-il pas sa contrepartie ?


Ce que j’ai ressenti:

Rencontre au sommet avec Gwendy et une Boite à Boutons…

« Ne pas attendre, ne pas se lamenter comme une pisseuse, s’attaquer au problème de front. »

8 couleurs, 8 sensations:

  • Jaune: Attirance.

« Ça » attire l’oeil, ce dégradé aux effets ondulants de cette jolie couverture et puis forcément, l’auteur en tête d’affiche…J’ai été forcée de me jeter dessus!!!! Un inédit de Stephen King, même une nouvelle, c’est toujours une promesse de plaisir…

  • Vert Clair et Vert Foncé: Curiosité et Impatience.

C’est les couleurs du décor de ce flanc de falaise qui entourent les Marches des Suicidés…Et voilà, comment en seul lieu, ILS suscitent la curiosité et l’attention des lecteurs dans la première ligne! Stephen King et Richard Chizmar se joignent pour nous faire transpirer sur 300 marches vertigineuses…Bienvenue dans l’intrigant, Castle Rock!

  • Orange: Gourmandise.

C’est l’effet vitaminé et loufoque que ses auteurs ont mis dans ses pages, du pep’s et une friandise de 150 pages, à dévorer sans modération! Sitôt reçu, sitôt lu et fini dans la foulée, chocoolique ,moi aussi telle l’adorable Gwendy, de leur talent d’écrivain, un pur moment de délice…Mais il semblerait, que une fois digéré cette petite novella, je n’ai qu’une envie, c’est d’en lire encore plus…Alors, il t’en reste un peu, dis moi, Gwendy de ces chocolats magiques?

  • Bleu: Chair de poule.

C’est sans doute comme cela qu’il était le ciel, mais il va vite basculer vers un gris électrique, jusqu’à te pétrifier d’angoisse, aussi sûrement que si Stephen King passait Roi des cieux: en un éclair de rebondissements bien chapeauté, il te transforme une atmosphère…Et tremble de frayeur, les enfers ne sont jamais bien loin!

  • Violet: Tristesse.

Comme la couleur du deuil qui va lentement frapper Castle Rock de ses pires tragédies. Parce que finalement, notre héroine, est une jeune fille ordinaire, confrontée à la violence d’un monde qui se désagrège et des êtres humains rongés par des ondes négatives…Et pleure sur une réalité plus cauchemardesque, que la pire des histoires de peur!

  • Noir: Admiration.

Un sacré bonus que ces jolies illustrations! J’ai adoré trouver entre les pages, ses dessins en noir et blanc qui rendent encore plus de profondeur obscure à une ambiance déjà bien sombre…Quel beau coup de crayon que celui de Keith Minnion, j’ai une préférence d’ailleurs pour celle du passage dans la penderie…J’ai trouvé que cette idée de rassembler 6 mains pour une oeuvre, rend encore plus réjouissante, l’euphorie de la découverte de cet inédit. En plus de la joie de retrouver ton auteur préféré, sois heureuse d’avoir d’autres artistes à suivre avec intérêt!

  • Rouge : Coup de Coeur. ❤ 

Et monter crescendo sur le fil de cette intrigue, ressentir les frissons du vertige, connaître le boum vibrant d’un coup de coeur…C’était bien couru d’avance, que j’allais adorer cette histoire!

Alors je partage mon coup de cœur, et j’appuie sur les boutons de mon clavier précipitamment, pour dire ô combien j’ai aimé cette lecture! ❤

Je n’ai pas pu me décider, alors je les ai tous utilisé: Vert clair ou foncé. Jaune. Orange. Bleu. Violet. Noir.Rouge.

A toi, de décider maintenant, sur quel bouton, tu vas appuyer…

 

« Les secrets constituent un problème, peut-être le plus grand de tous. Ils pèsent sur l’esprit et encombrent le monde. »

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

 

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les éditions Le livre de Poche Imaginaire de leur confiance et pour l’envoi de ce livre.

L’éveil du Léviathan, James S.A Corey.

Couverture The expanse, tome 1 : L'éveil du leviathan

The Expanse 1 

Pourquoi je l’ai choisi:

La couverture était superbe, et puis partir vers les étoiles, c’est toujours une belle destination…

Synopsis:

Jim Holden est second sur un transport de glace qui effectue la navette entre les anneaux de Saturne et les stations installées dans la Ceinture. Quand son équipage et lui croisent la route du Scopuli, un appareil à l’abandon, ils se retrouvent en possession d’un secret qu’ils auraient souhaité ne jamais connaître. Un secret pour lequel certains sont prêts à tuer, et à une échelle impensable pour Jim et son équipage. La guerre dans tout le système solaire devient inévitable, à moins qu’il ne découvre qui a abandonné ce vaisseau, et pourquoi.

Les personnages:

Miller et Holden mènent les chapitres. Ce sont donc les deux personnages principaux de ce premier volet et ils sont tous les deux, excellents. C’est exactement le genre de personnages que j’adore.

Miller est un personnage complexe intéressant parce que c’est un sanguin, assoiffé de justice mais complètement désaxé avec la réalité, tandis que Holden est un meneur fort, intransigeant avec l’honnêteté, mais du coup, complètement désaxé avec la société. Ils sont tellement entiers, tellement rigides dans leurs qualités, que leur quotidien n’a de cesse de les malmener…

  • Miller est un inspecteur aguerri mais ingérable, qui se voit confier une mission secrète de sauvetage d’une jeune fille: Julie Mao. Elle en devient vite son obsession, le plongeant dans les affres de la folie…

« Quand cesse-t-on d’être humain? se demanda Miller. »

  • James Holden est un officier en second de vaisseau spatial le Canterbury, un chef charismatique et qui par souci de transparence suite à un sauvetage, se voit déclencher, la pire des guerres de l’espace…Entre sa culpabilité et son devoir, il n’aura de cesse de vouloir sauver un maximum de vies…

« C’est toujours une partie de plaisir…jusqu’à ce que quelqu’un riposte, songea Holden. »

 

Ce que j’ai ressenti:

L’éveil…: Et observer la nuit, regarder les étoiles et imaginer une grande guerre, là haut, dans l’Infini.

« Rêver ne faisait pas de mal. »

C’est ce que nous a concocté cet auteur, James S.A Corey, une belle et grande saga audacieuse The Expanse. Un premier tome très dense de 900 pages, L’éveil du Léviathan, est le point de départ d’un conflit interplanétaire grandiose, démesurément technologique, immensément dévastateur…Jeux de guerres et autres stratégies politiques sont de la partie, et c’est à coups d’armes de destruction massive et de revirements de vaisseaux volants, que se jouent le destin de milliers d’extraterrestres, et celui du berceau de cette nouvelle humanité: la Terre…

Propulseurs, stations spatiales et Flottes militaires ont permis aux hommes de s’approprier les astéroïdes, de s’adapter à ce nouvel environnement de gravité mouvante, et se réinventer des envies d’ailleurs…Et puisque l’ Infini s’ouvre à eux….Reste, le souci éternel des ressources et la source de tout conflit: la folie humaine….

« Tout semblait désormais possible, et cet espoir les séduisait. »

Du Léviathan…: Et faire naître une menace si grande, ancestrale, monstrueuse.

Rien que ce nom de « Léviathan » il fait trembler nos imaginaires, parce qu’il a la particularité de prendre plusieurs formes : s’immiscer dans nos pires cauchemars, prendre le visage de la Bête, se réincarner en monstre politique, dévorer nos âmes et peut être bien aussi, tenir la garde des enfers…Dans ces pages, la menace est visqueuse autant qu’effrayante, et ses métamorphoses entraînent un récit palpitant de créatures diverses à faire frissonner d’effroi! Notez bien que en plus, de pirates de l’espace survoltés,  vous aurez même quelques zombies vomisseurs, une pandémie mystérieuse, et autres réjouissances extraterrestres dont vous n’avez pas même pas idée…

« Pas de repos pour les méchants. Pas de paix pour les gentils. »

Pour un éveil, je le trouve plutôt explosif et survitaminé: ça envoie plutôt du lourd!!!! Les pages défilent aussi vite que les vaisseaux en pleine poussée, ajouté à cela la dynamique des dialogues, tout cela rend ce petit pavé des plus captivants. Entre thriller et science-fiction, cette virée dans l’infiniment grand est une aventure qui prend aux tripes, et il faudrait peut être, demander à nos chers personnages, de nous donner aussi un peu de jus, ce cocktail de drogue pour rester bien accroché dans les multiples rebondissements qu’offrent cette belle saga!

Dans l’espace, rien n’est jamais totalement immobile; on se mettait simplement en orbite inverse avec un autre objet.

J’ai adoré ce premier tome, et le tome 2 est d’ors et déjà en lecture en Féerie….

 

« J’offre les étoiles à l’humanité. »

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Léa ainsi que les éditions Livre de Poche Imaginaire pour cette lecture intense!

 

Le langage de la nuit, Ursula K. Le Guin

Couverture Le langage de la nuit : Essais sur la science-fiction et la fantasy / Le langage de la nuit

Pourquoi je l’ai choisi:

Par simple curiosité. Quand on a appris sa mort, j’ai vu que c’était une dame très respectée, et j’ai voulu découvrir ses écrits, car depuis quelques années, mes lectures prennent souvent le chemin de l’imaginaire et de la science-fiction…

Synopsis:

En 1979, Ursula K. Le Guin est au sommet de sa gloire : ses romans de science fiction et de fantasy se sont imposés comme des chefs d’œuvres et elle est une des romancières américaines les plus primées. Toutefois, parallèlement à ces succès publics, elle a la réputation d’être une théoricienne hors pair, et une oratrice remarquable. Elle parcourt alors universités, congrès, bibliothèques et librairies pour parler des sujets qui la passionnent : le féminisme, l’anarchisme, le rôle humaniste de la littérature, et, surtout, la fonction des littératures de l’imaginaire. Le Langage de la nuit est le recueil d’essais littéraires qui résument sa pensée et composent un manifeste pour l’imaginaire, car si nous pensons et parlons le jour, la moitié de notre vie se passe la nuit, où se réfugient la poésie et l’imaginaire. Pourquoi les littératures de l’imaginaire ont cessé, au vingtième siècle, d’être le cœur de la littérature ? Que permet la science-fiction ? Quelle est la place de la littérature jeunesse dans la littérature ? Autant de questions qui occupent les lecteurs depuis cinquante ans et qui trouvent des réponses dans ce volume, préfacé par le romancier Martin Winckler, fin connaisseur de la science-fiction, et grand admirateur de l’humanisme merveilleux de Le Guin.

Ce que j’ai ressenti:

Je me sens encore trop novice pour appréhender les points-clefs, les griefs et les thématiques qui touchent à la littérature de l’imaginaire, mais grâce à ce petit recueil de pensées sur la science-fiction et la fantasy écrit par Ursula K Le Guin, je comprends mieux les auteurs de ce genre bien particulier, dans leurs démarches, mais aussi dans leur façon d’être perçus dans le milieu littéraire. Cette dame n’avait clairement pas la langue dans sa poche, et sa passion pour cette littérature fait plaisir à lire! Que l’on partage ou pas ses opinions, c’est un essai réussi puisque il nous fait réfléchir et prendre conscience du rôle de ces lectures. Elle est passionnée et passionnante, j’ai vraiment eu plaisir à lire cet essai!

« Un enfant sait très bien que les licornes n’existent pas, mais il sait aussi qu’un livre qui parle de licornes, s’il est bien écrit, dit la vérité. »

De ce que j’en ai compris, c’est effectivement le PLAISIR qui prédomine, pour ceux qui les écrivent et, évidemment pour ceux qui les lisent. Lire de La SF et/ou de la Fantasy, est réjouissant qu’on se le dise! Il offre un moment d’évasion véritable pour l’esprit, loin des réalités plombantes de notre quotidien. Ursula Le Guin, pense même que c’est une nécessité, une nourriture pour nos esprits.  C’est une des plus jolies argumentations de ce livre, puisqu’elle parle de pouvoir de l’imagination qu’il faut entretenir et préserver, grâce à cette forme de lecture tournée vers l’inconnu…Si il y a bien une partie que j’ai adoré c’est celle de L’Enfant et l’Ombre. En parlant de contes, de beauté, de poésie, de psychanalyse et d’éveil intérieur, Ursula Le Guin m’a captivée, et mis en lumière Le langage de la nuit. Avec ses intenses réflexions, nous en savons plus sur sa manière d’écrire, sur son parcours d’écrivain, les difficultés mais aussi sur les prix prestigieux qu’elle a reçu.

« Après tout, comme nous l’ont affirmé les plus grands scientifiques, et comme le savent tous les enfants, l’imagination permet mieux que tout de percevoir, de compatir, et d’espérer. »

Composé de 10 parties distinctes, cet essai sur la science-fiction/fantasy offre des éclairages lumineux et un décodage intéressant sur les œuvres des plus grands auteurs de l’imaginaire. Déjà, que j’avais l’intention de lire Le seigneur des anneaux de Tolkien (Petit clin d’œil à ma binôme de lecture), je pense que, désormais, j’irai avec une meilleure compréhension de cette lecture, et sans doute aussi, plus perspicace sur mes autres incursions en littérature fantastique…. J’ai découvert, (trop tard hélas), cette auteure, et j’aurai sans doute adoré voir une de ses conférences, mais je vais maintenant me tourner vers ses grandes sagas qu’elles nous a laissées, comme des douceurs exquises pour nos imaginaires….

« L’art n’a jamais nourri personne-souvent elle ne nourrit même pas l’artiste. La moitié de la planète ne mange pas à sa faim, et l’art fournit à l’esprit seulement une substance immatérielle. Des mots. Des mots, encore des mots. J’ai bien peur que l’on me dise que je me paye de mots. » 

 

Ma note Plaisir de Lecture  8/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Léa des éditions Le livre de Poche Imaginaire pour sa confiance et l’envoi de ce livre.

Hier, les oiseaux, Kate Wilhem.

Hier, les oiseaux

 

Synopsis:

La planète est exsangue, ravagée par la pollution, la guerre, la maladie. Les Sumner, de riches propriétaires terriens, pressentent que l’effondrement du monde est proche. Ils décident de construire à Bear Creek, dans leur domaine de Virginie, un centre de recherches scientifiques et d’y organiser la vie en autarcie. Après le cataclysme, les hommes et les femmes se révèlent stériles et disparaissent en quasi-totalité. Créer des bébés par clonage semble pallier la reproduction sexuée. Mais, au fil des générations, les clones sont-ils encore des humains  ? Le retour inflexible de la Nature va-t-il obliger une microsociété à bout de ressources à franchir les frontières pour explorer le monde  ?
Publié en 1976, Hier, les oiseaux, devenu un classique de la science-fiction, interroge avec une implacable acuité un avenir possible de l’humanité.
Prix Nebula et prix Hugo du meilleur roman.

Les personnages: 

Parce qu’ils sont différents, David, Molly, et Mark sont les trois meneurs de cette histoire. Il faut croire que j’ai une préférence pour les marginaux, car ils ont une sensibilité artistique et une manière différente de voir le monde…A tous les trois, ils nous font voir la Nature, les Arts et l’Avenir avec plus de poésie, plus de passion, plus d’intérêt, les possibilités de notre environnement, en allant à chaque fois, au delà du cadre établi, même si eux, le payent en isolement et exil déchirant…

« Eux, ils ne peuvent pas entendre cet autre soi-même qui, sans cesse, murmure. »

Ce que j’ai ressenti:

Hier, les oiseaux est un roman qui nous plonge dans les temps. Publié d’abord en 1977, il nous revient ,enfin, en 2018 avec Le livre de Poche Imaginaire, avec une couverture rouge et inquiétante pour notre plus grand plaisir, car c’est un roman d’anticipation qui a reçu deux prix prestigieux dans le monde de la science-fiction, et pourtant, on dirait presque qu’il est passé inaperçu, depuis…C’est toujours intéressant d’avoir une approche près de 40 ans plus tard, et de voir que cette lecture visionnaire n’a pas vieillie, et heureusement, oserai-je dire, que nous sommes encore loin, d’un avenir aussi sombre…

-Nous sommes tous morts. Aujourd’hui ou demain. Pourquoi prolonger? 

Découpé en trois parties, il m’a semblé, malgré ce thème de clonage en masse, que le schéma traditionnel familial était bel et bien en filigrane, dans ce roman, comme un fil ténu dans l’intrigue. Certes, c’est une toute nouvelle forme de famille et de cellule sociale à cause de cette énigmatique maladie qui frappe l’humanité, mais j’ai ressenti comme dans cette découpe de chapitres, une partie « Père » avec David, « Mère » avec Molly et « Enfant » avec Mark, comme un idéal à atteindre… Trois personnages donc, qui se passent le relais pour appréhender un futur très controversé et des situations difficiles, mais qui éclairent, chacun à leur façon et grâce à leur différence, le nébuleux avenir…

« Un jour, tu monteras ici, et tu poseras ta main sur cet arbre, et reconnaîtras ton ami, exactement comme il a été le mien toute ma vie. »

Dans ce récit post-apocalyptique, on trouve un monde ravagé, sans espoir, sans amour, sans génie, sans passion…Cette lecture, elle nous touche dans toutes les réflexions d’éthiques qu’elles engendrent, plus que dans son histoire, je trouve… De pouvoir se projeter dans cette atmosphère dénuée de richesse culturelle, et complètement déstructurée dans ces structures sociales, est étonnamment dérangeante. C’est cela que j’aime retrouver dans la lecture de la science-fiction, c’est le danger possible des dérives poussées à l’extrême, et ici, Kate Wilhem survole un monde bien triste, ou la liberté n’a plus son envolée inspirante, et si Hier, les oiseaux étaient dans le ciel, dans cette lecture, les piqués sont vertigineux et catastrophiques…Mais, un espoir, même tout petit, pourrait quand même s’élever…

Comme des millions d’autres avant lui, il était impressionné par la complexité de la nature. 

A découvrir!

Pendant quelques minutes, il se permit de rêver, puis il s’assit. 

 

Ma note Plaisir de Lecture  7/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Léa et les éditions Le Livre de Poche Imaginaire pour l’envoi de ce livre.

Celle qui n’avait pas peur de Cthulhu, Karim Berrouka.

Couverture Celle qui n'avait pas peur de Chtulhu

Pourquoi je l’ai choisi: 

Quand je vois que Karim Berrouka sort un nouveau livre, je n’ai qu’une envie: me précipiter sur cette lecture car je sais à l’avance que je vais passer un super moment entre fous rires et traits d’esprits . Fan de ses univers déjantés, j’avais hâte de savoir où il allait m’emmener cette fois-ci, après Le club des punks contre l’apocalypse zombie et Fées Weed et Guillotines, que j’avais adoré.

Synopsis: 

Qu’est-ce qui est vert, pèse 120 000 tonnes, pue la vase, n’a pas vu le ciel bleu depuis quarante siècles et s’apprête à dévaster le monde ? Ingrid n’en a aucune idée. Et elle s’en fout. Autant dire que lorsque des hurluberlus lui annoncent qu’elle est le Centre du pentacle et que la résurrection de Cthulhu est proche, ça la laisse de marbre. Jusqu’à ce que les entités cosmiques frappent à sa porte… 

Après avoir réalisé une étude sociologique des fées (Fées, weed et guillotines, prix Elbakin.net) et converti les zombies au pogo (Le Club des punks contre l’apocalypse zombie, prix Julia Verlanger), Karim Berrouka revient pour relever un terrible défi : convaincre Ingrid d’aller éclater du Grand Ancien pour sauver l’humanité.

Ce que j’ai ressenti: 

Karim Berrouka nous revient encore plus déjanté et barré que jamais, et fait une jolie révérence à un monstre de l’univers SF: Cthulhu. Sauf que son héroïne Ingrid, elle ne le voit pas du même oeil, et aurait plutôt tendance à se détourner du grand mythe, au grand dam de ses adorateurs…Celle qui n’avait pas peur de Cthulhu, se retrouve malgré elle, au centre de ses histoires venues d’ailleurs, voyage en Europe et explore des pointes de pentacles, et pourrait même en songes immergés, sauver l’humanité…Elle dépareille énormément au milieu de tous ses illuminés et « fana » absolus  de Cthulhu, et je reconnais bien là, le style de l’auteur, à prendre à rebrousse-écailles les légendes et les remettre à sa sauce façon « Berrouka ».

Ainsi va le monde, comme les hommes. Ils endurent, ils subissent . Puis, un jour , c’est le chaos.

En ce moment on le voit partout: Lovecraft est à l’honneur dans l’univers livresque, et pourtant, je n’ai pas encore lu une de ses œuvres. En bonne élève studieuse, je me suis procurée vite fait, Les contes et légendes du mythe Cthulhu, et j’ai essayé de lire en parallèle, mais faute de temps et de l’aspect très particulier, j’ai eu du mal à m’imprégner de cet univers. Tout est question de rendez-vous en littérature, et celui ci a sans doute été manqué, mais je retenterai à l’occasion, car je ne doute pas que Lovecraft pourrait envahir ma bibliothèque… Du coup, cela s’est ressenti dans ma lecture de ce nouvel opus de Karim Berrouka, je suis sans doute un peu passée à côté des subtilités et j’ai eu du mal à saisir les tentacules de ces références. C’est une belle introduction pour se familiariser avec cette grosse bête verte des profondeurs, mais ça n’a pas été le coup de foudre avec les abysses marines lovecraftiennes…Pas encore, du moins…

La puissance de l’amour est plus forte que les préceptes des univers, plus puissante que la physique des mondes, plus éternelle que la mort elle même.

Pour autant, Karim Berrouka nous  propose une histoire divertissante, pleine de pep’s et de rebondissements rafraîchissants. Il a une espièglerie enfantine et une intelligence vive dans sa plume, qui fait que chacun de ses livres, est un grand moment de plaisir. Encore une fois, il est arrivé à me faire rire, grâce à ses répliques piquantes, et je suis impatiente déjà de lire son prochain livre, en espérant que je sois plus réceptive à l’univers, que je ne l’ai été pour celui ci…

En bref, je suis fan du style de l’auteur, mais je suis passée à côté de l’ambiance, alors ça ne sera qu’une lecture en demi-teinte, même si je conseille quand même cette lecture.

Meilleur Moment du livre: 

  • Le passage sur la Mélopée. J’ai trouvé que l’auteur parlait avec beaucoup de poésie et de sensibilité sur les artistes…

Ma note Plaisir de Lecture  7/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Babelio ainsi que les éditions ActuSF pour l’envoi de ce livre. Ce fut une découverte sympathique.

 Babelio 

 

 

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En Féérie, il brille quelques poussières…

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