Le langage de la nuit, Ursula K. Le Guin

Couverture Le langage de la nuit : Essais sur la science-fiction et la fantasy / Le langage de la nuit

Pourquoi je l’ai choisi:

Par simple curiosité. Quand on a appris sa mort, j’ai vu que c’était une dame très respectée, et j’ai voulu découvrir ses écrits, car depuis quelques années, mes lectures prennent souvent le chemin de l’imaginaire et de la science-fiction…

Synopsis:

En 1979, Ursula K. Le Guin est au sommet de sa gloire : ses romans de science fiction et de fantasy se sont imposés comme des chefs d’œuvres et elle est une des romancières américaines les plus primées. Toutefois, parallèlement à ces succès publics, elle a la réputation d’être une théoricienne hors pair, et une oratrice remarquable. Elle parcourt alors universités, congrès, bibliothèques et librairies pour parler des sujets qui la passionnent : le féminisme, l’anarchisme, le rôle humaniste de la littérature, et, surtout, la fonction des littératures de l’imaginaire. Le Langage de la nuit est le recueil d’essais littéraires qui résument sa pensée et composent un manifeste pour l’imaginaire, car si nous pensons et parlons le jour, la moitié de notre vie se passe la nuit, où se réfugient la poésie et l’imaginaire. Pourquoi les littératures de l’imaginaire ont cessé, au vingtième siècle, d’être le cœur de la littérature ? Que permet la science-fiction ? Quelle est la place de la littérature jeunesse dans la littérature ? Autant de questions qui occupent les lecteurs depuis cinquante ans et qui trouvent des réponses dans ce volume, préfacé par le romancier Martin Winckler, fin connaisseur de la science-fiction, et grand admirateur de l’humanisme merveilleux de Le Guin.

Ce que j’ai ressenti:

Je me sens encore trop novice pour appréhender les points-clefs, les griefs et les thématiques qui touchent à la littérature de l’imaginaire, mais grâce à ce petit recueil de pensées sur la science-fiction et la fantasy écrit par Ursula K Le Guin, je comprends mieux les auteurs de ce genre bien particulier, dans leurs démarches, mais aussi dans leur façon d’être perçus dans le milieu littéraire. Cette dame n’avait clairement pas la langue dans sa poche, et sa passion pour cette littérature fait plaisir à lire! Que l’on partage ou pas ses opinions, c’est un essai réussi puisque il nous fait réfléchir et prendre conscience du rôle de ces lectures. Elle est passionnée et passionnante, j’ai vraiment eu plaisir à lire cet essai!

« Un enfant sait très bien que les licornes n’existent pas, mais il sait aussi qu’un livre qui parle de licornes, s’il est bien écrit, dit la vérité. »

De ce que j’en ai compris, c’est effectivement le PLAISIR qui prédomine, pour ceux qui les écrivent et, évidemment pour ceux qui les lisent. Lire de La SF et/ou de la Fantasy, est réjouissant qu’on se le dise! Il offre un moment d’évasion véritable pour l’esprit, loin des réalités plombantes de notre quotidien. Ursula Le Guin, pense même que c’est une nécessité, une nourriture pour nos esprits.  C’est une des plus jolies argumentations de ce livre, puisqu’elle parle de pouvoir de l’imagination qu’il faut entretenir et préserver, grâce à cette forme de lecture tournée vers l’inconnu…Si il y a bien une partie que j’ai adoré c’est celle de L’Enfant et l’Ombre. En parlant de contes, de beauté, de poésie, de psychanalyse et d’éveil intérieur, Ursula Le Guin m’a captivée, et mis en lumière Le langage de la nuit. Avec ses intenses réflexions, nous en savons plus sur sa manière d’écrire, sur son parcours d’écrivain, les difficultés mais aussi sur les prix prestigieux qu’elle a reçu.

« Après tout, comme nous l’ont affirmé les plus grands scientifiques, et comme le savent tous les enfants, l’imagination permet mieux que tout de percevoir, de compatir, et d’espérer. »

Composé de 10 parties distinctes, cet essai sur la science-fiction/fantasy offre des éclairages lumineux et un décodage intéressant sur les œuvres des plus grands auteurs de l’imaginaire. Déjà, que j’avais l’intention de lire Le seigneur des anneaux de Tolkien (Petit clin d’œil à ma binôme de lecture), je pense que, désormais, j’irai avec une meilleure compréhension de cette lecture, et sans doute aussi, plus perspicace sur mes autres incursions en littérature fantastique…. J’ai découvert, (trop tard hélas), cette auteure, et j’aurai sans doute adoré voir une de ses conférences, mais je vais maintenant me tourner vers ses grandes sagas qu’elles nous a laissées, comme des douceurs exquises pour nos imaginaires….

« L’art n’a jamais nourri personne-souvent elle ne nourrit même pas l’artiste. La moitié de la planète ne mange pas à sa faim, et l’art fournit à l’esprit seulement une substance immatérielle. Des mots. Des mots, encore des mots. J’ai bien peur que l’on me dise que je me paye de mots. » 

 

Ma note Plaisir de Lecture  8/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Léa des éditions Le livre de Poche Imaginaire pour sa confiance et l’envoi de ce livre.

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Perle de fée.

 

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Celui qui est assez brave pour s’aventurer aveuglément dans les ténèbres disparaîtra dans les ténèbres et les ténèbres disparaîtront en lui.

Hope and Red, Jon Skovron. 

Trailer : Passage des ombres, Arnaldur Indridason.

Parce qu’il y a tout ce que j’aime: des Ombres et des Elfes…Un petit trailer pour vous donner  envie de vous laisser charmer par la douceur islandaise…Indridason revient avec un nouveau roman, plein de mystère…On en reparle très bientôt….

« Tu diras que c’était les elfes. » 

Lien Youtube: Passage des ombres: Indridason. 

S’aimer quand même, Isild Le Besco

 

 

S'aimer quand même par Isild Le Besco

 

Synopsis:

« Franchement ton livre, il parle de choses carrément perso !
– Oui…
– Ce n’est pas un roman, c’est ta vie quoi ?
– Des moments de vie.
– Ta vie quoi !
– Non, des moments de vie.
– Franchement, joue pas avec les mots, c’est quoi la différence ?
– La différence, c’est que je parle de moments de vie qu’on traverse tous. »

Une femme qui raconte son amour fou pour l’homme qui a failli la tuer ; un petit garçon qui se sent petite fille ; une jeune Indienne qui se remémore la nuit où elle avait encore un visage, et même Marilyn Monroe qui fuit l’Amérique pour retrouver celle qu’elle était… Dans ce livre hybride, écrit et dessiné, entre journal intime et journal de voyage, entre Chine et Afrique, la surprenante Isild le Besco, actrice et réalisatrice précoce, nous parle des femmes, de l’amour et de l’enfance. Elle dit, dans une langue vive et canaille, naïve et crue, la difficulté de communiquer quand les mots manquent, mais aussi le bonheur à découvrir que le langage ne sert pas qu’à se comprendre. A s’aimer peut-être ?

Ce que j’ai ressenti:…Diamant brut d’émotions…

J’aimerais leur chuchoter des mots doux à l’oreille. 
Des mots doux pour leur coeur. Des mots d’amour, finalement.

Quand être Femme est simple et compliqué… Quand Aimer peut prendre différentes formes…Quand les doutes et les espérances se mélangent: l’eau des larmes et l’encre des mots échouées sur des pages blanches… Isild Le Bosco assemble des fragments de vies, des fractures d’amour, des puzzles d’histoires et crée un recueil de textes et d’esquisses entre ombres et lumières teintées de blessures, troublées de coups sur les aquarelles…Puisse-nous avoir l’intuition de comprendre que S’aimer Quand même, est une réalité qu’on ne peut saisir que dans les instants…

« Tu dois aller vers ta douleur. »

Isild Le Bosco commence ce recueil avec Résonance. Juste pour que l’on saisisse son intention, la perspective de mettre en lumière la vie avec ses peines et ses joies, juste un témoin de moments précieux ou malheureux, mais bel et bien des instantanés écrits d’émotions, juste avant que tout ne s’envole…C’est une proposition artistique, hybride, originale mais avec, en plus, une rare intensité… Comme si, mis bout à bout, ses saveurs sucrées/salées pouvait raconter tous les goûts de l’Amour. Carrément audacieux et si intime, je me suis délectée de chaque page, j’en ai admiré tous les flous des lignes et des illustrations,  j’ai été charmée par les surprises des formes et des polices,  pour succomber à cet oeil si féminin sur les relations humaines…

On ne peut donc jamais guérir de cela? Du désamour? Dois-je vivre éternellement avec? Quelle fatalité! Si on n’a pas été aimée tôt, on ne le sera jamais? Quel fardeau…

A peine dans mes mains, tous les sens étaient en éveil: les images attirent l’oeil, le grain du papier est agréable au toucher, l’odeur d’un livre neuf,  caractéristique à chacun, et bien sûr, le doux son des pages qui se tournent parce que tu dévores cette lecture…Et là, tu as fini…Une soirée vient de se terminer avec cette jeune auteure talentueuse mais tu y retournes à ses textes pour mieux t’en imprégner, pour y déceler la poésie des moments de vies, et voilà comme tu repars avec ses femmes sur différents continents…Lire et relire pour que S’aimer quand même, soit une jolie destination dans les dérives de l’amour…

Je voudrais te donner un soleil entier pour soigner ton âme. Pour réchauffer ce qui semble gelé. 

Parce qu’il m’a touchée, parce que c’était de l’émotion à l’état brut, parce que ce livre est un condensé de pulsations,  mon élan va jusqu’au Coup de Coeur pour accompagner les soeurs que nous sommes, dans la Tristesse enfuie.

 

Parce que les filles croient aux fées. 

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Alina Gurdiel ainsi que les éditions Grasset pour l’envoi de ce livre.

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L’art d’être fragile, Alessandro D’avenia

L'art d'être fragile. Comment un poète peut sauver ta vie par D'Avenia

Pourquoi je l’ai choisi: 

J’ai été interpellée par la phrase sous le titre… »comment un poète peut sauver ta vie »…Très intrigant et presque enchanteur quand on est sensible à la poésie…Alors je voulais absolument le découvrir, et je remercie encore Babelio et la maison d’éditions Puf qui m’ont permise de faire une superbe découverte…

Synopsis: 

« Nous vivons dans une époque où l’on n’a le droit de vivre que si l’on est parfait. Toute insuffisance, toute faiblesse, toute fragilité semblent bannies. Mais il est une autre façon de se sauver c’est de construire, comme toi, une autre terre, une terre féconde, la terre de ceux qui savent qu’ils sont fragiles. » 

Ce que j’ai ressenti:…Un ravissant Coup de Coeur…

 

Puisque l’art d’être fragile est une espérance,
Je me pare de mes ailes vers la résilience,
Et je vous invite vers le virtuose Ravissement.
L’infini Essentiel dans un écrin de pages, intensément,
Douces et salvatrices: l’envol vers son intérieur profond…

Puisqu’il est difficile de nos jours de se montrer rayonnant,
Qu’en ce monde, les êtres se parent d’un voile résonnant
De détresse et de superficialité accablantes,
Un professeur emprunte une voie d’inspiration enivrante,
Et retient en ses lignes, le pouvoir délicat de la Beauté.

Puisqu’il y aura toujours des Hommes pour s’émouvoir
Et tirer du néant de la créativité et de l’espoir,
Que certains se perdent aux oraisons en terre de Poésie,
Il y aura toujours des coups de coeurs inouïs.

Stelphique. 

Ce livre est un petit OLNI inclassable, mais qui a su me toucher en plein coeur…On pourrait presque croire à un cours passionné sur la Poésie, mais l’instant d’après c’est un hommage à la Beauté, et puis après, il prend des airs de développement personnel, et en 4 étapes, tu te rapproches vers l’Essentiel d’une vie…Je suis tombée en amour devant ses lignes, parce qu’il t’apprend que la fragilité est une force incroyable, qu’à l’heure des incessants cycles vers la nouveauté, la Poésie est une voie d’inspiration et une manière de se recentrer. Alessandro D’avenia a une passion communicative, une vocation de professeur éclairante qui fait plaisir à lire, à suivre, à ressentir. Il nous parle de Giacomo Leopardi, mais surtout du pouvoir des mots, de la puissance de mettre en vers, la Vie, de délaisser un peu cette course à la « Parfaittitude », pour ne serait-ce que regarder la profondeur d’un ciel étoilé et s’énivrer  du chant de mélancolie lyrique…Et mon coeur succombe…

J’aurai pu vous mettre les dizaines de citations relevées, mais je n’en mets qu’une, car j’aurai peur de trop dévoiler du bonheur de cette lecture, et du plaisir de la fragilité merveilleuse de ses lignes….

Sans roses et sans livres, Giacomo, nous sommes perdus, parce qu’est perdue l’occasion d’éprouver cet émerveillement qui peut déclencher le bonheur.

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 10/10

 

Fille de Bohème, Vania Prates.

 

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Une Chronique de Daniella Fantasy. 

Couverture Fille de bohème

C’est un COUP DE CŒUR !! J’ai été touchée par l’ensemble de l’histoire, par la délicatesse de l’auteure, par le sujet traité. C’est un sans faute pour moi !

Lors de l’enterrement de vie de jeune fille de sa meilleure amie, Méli, sceptique sur le sujet, va se faire hypnotiser.
Elle se retrouve dans la peau d’Éveline, une jeune voleuse à la cour des Miracles, et va vivre au cœur de ses songes, la vie d’Evy qui se déroule au 17ème siècle.
Méli a pourtant tout pour être heureuse, un fiancé avec une bonne situation, un bon travail et un super appartement.
Mais ses rêves vont prendre le dessus sur son quotidien et l’emmener à faire des choix qui vont bouleverser sa vie. Notamment quand elle rencontrera Ric, qui ressemble étrangement à Cam, le garçon dont est amoureuse Evy.
Une totale remise en question…

Fille de bohème a été un plaisir à lire. L’auteure, Vania Prates arrive à mêler passé et présent avec une main de maître. C’est donc sans étonnement que l’on apprend que son roman a été le coup de cœur du jury du Prix du livre romantique. Son écriture est fluide et captivante, tout en restant dans la simplicité. On accroche à chacun de ses personnages et on adhère extrêmement vite à l’histoire car dès les premiers chapitres, le décor est planté.

Tout d’abord nous avons Mélissandre, alias Méli, qui est une femme travailleuse, qui réussit dans sa vie, qui a une bonne situation et un fiancé de rêve. On pourrait être jaloux de sa situation mais viens les questions suivantes : Est-elle vraiment heureuse ? A t’elle réalisé ses rêves ? A t’elle des projets pour l’avenir ?
Car c’est bien de tout avoir pour plaire à la société mais encore faut-il que cette vie contribue à notre bonheur.
Nous la voyons donc évoluer à travers ces questions après sa soirée où elle a été hypnotisée. Et l’on s’attache facilement à son personnage qui peut nous ressembler au cours de sa remise en question.
En opposition à Méli, nous avons Eveline, dit Evy, celle qu’elle retrouve lors de ses rêves. Autant l’une a tout, mais l’autre n’a rien. Elle est une voleuse, qui vit à la cour des Miracles et se nourrit de ses larcins. Elle est pleine de vie et a besoin de sa liberté pour se sentir heureuse. Elle est amoureuse du fils de leur chef, Cam, mais refuse de se donner à lui de peur de perdre sa liberté. Même si elle l’aime à en mourir il va lui falloir choisir entre son amour et sa liberté. Mais quand on aime réellement une personne n’est-on pas prêt à tout abandonner pour elle ? Nous allons donc suivre son histoire avec beaucoup d’intérêt et je dois dire que j’ai adoré son personnage. Une fille de rien, qui cherche toujours à en apprendre plus et qui a le cœur sur le main. Elle va même se lier d’amitié avec une noble, Mme de La Chapelle. Cette dernière a un passé tragique et nous pousse à être attendri par sa vie, ses choix et ses souffrances. Nous avons encore ici deux oppositions qui sont frappantes, la noble cultivé et riche, face à la pauvre inculte et démunie. Et pourtant leur relation va être très touchante.
Nous avons aussi Ric et Cam. Ses deux garçons dont la ressemblance est frappante mais dont la vie est relativement différente. Ric, qui vit dans notre présent, est quelqu’un de posé avec le cœur sur la main et aime à aider son prochain. Il va proposer son aide à Méli et leur vie va être chamboulée.
Cam, qui vit dans le passé est l’amour d’Evy, il vit comme elle à la cour des Miracles et doit en reprendre le flambeau. Son but premier étant de protéger leur secret et que personne ne trouve leur lieu de vie commune. La cour des Miracles étant beaucoup plus important que le reste. Mais il va devoir faire un choix entre reprendre la suite de son père ou choisir sa bien aimée…
Pour finir j’ai bien aimé le personnage de Mandino, celui qui va expliquer à Méli qu’elle revit une de ses anciennes vies grâce à l’ouverture qu’a créé l’hypnotiseuse. Il vit dans la simplicité et apporte l’apaisement au fil des pages. Il apporte un plus à l’histoire et nous laisse sous entendre certaines leçons de morales.

Je remercie de tout cœur les éditions Charleston pour l’envoi de ce chef-d’œuvre qui m’a beaucoup touchée et la Masse Critique de Babelio qui m’a permis de découvrir une nouvelle auteure et, un roman hors du commun.

La Honte! Jon Ronson.

La Honte ! par Ronson

Synopsis:

Un tweet malheureux, un plagiat, une remarque de mauvais goût qui vous échappe et, avec les réseaux sociaux, c’est désormais le monde entier qui peut vous tomber dessus. En quittant ainsi la sphère personnelle, la honte a depuis quelques années connu une promotion inespérée.
Grand reporter d’un genre très particulier, Jon Ronson a rencontré quelques honteux célèbres malgré eux. Au-delà de ces portraits, parfois dramatiques, parfois désopilants, il s’interroge sur cette nouvelle forme insidieuse du contrôle social. Derrière son écran, la majorité silencieuse s’en donne en effet à coeur joie pour pointer les fautes des autres, et s’en réjouir. 
Et aujourd’hui, une journée où personne n’est désigné du doigt sur la Toile finit par être ennuyeuse, sinon décevante. Seraient-ce les nouveaux jeux du cirque ?

Ce que j’ai ressenti:…Un reportage instructif!

Rappelez-vous, j’avais adoré la passionnante enquête de Jon Ronson au sein de la folie : « Etes-vous psychopathe? », cette année, il sort aux éditions Sonatine La Honte!, un voyage au pays de la honte qui fait froid dans le dos…Tout aussi intéressant que son prédécesseur, ce livre traite de toutes les formes de honte, et surtout de ses détracteurs, sans compter l’effet exponentiel des réseaux sociaux qui viennent enflammer les feux de l’embarras…Les actions, l’apparence, les émotions, les propos:  tout devient prétexte à un nouveau jeu de regards désapprobateurs et de cinglantes répliques…. Rien n’arrête plus le fléau des humiliations puisqu’il est dissimulé dans la foule indistincte…

La honte, comme le froid, est par essence, le manque de chaleur. Et quand elle atteint une intensité écrasante, elle est vécue comme le froid, comme une sensation d’engourdissement ou d’inertie. » James Gilligan.

De nos jours, la façade internet est un tremplin pour nos activités, mais elle peut vite devenir le gouffre de nos pires cauchemars. Certains ont payé au centuple, leurs erreurs sorties de la sphère privée, leurs sautes d’humeurs ont été mise au pilori, leurs mots ont pris d’autres interprétations…Le divertissement a un prix, dès fois, celui d’une vie saccagée…Jon Ronson revient sur ses histoires qui ont créé la polémique, rencontrant les personnes qui ont subi la griffe de la honte et tente de comprendre un phénomène dévastateur qui prend toujours plus d’ampleur derrière les écrans…

Nous sommes une masse de vulnérabilités, et qui sait ce qui va les déclencher? 

J’aime beaucoup l’approche de cet auteur, toujours dans l’empathie et sans jugement hâtif. J’aime ses pérégrinations pour essayer de comprendre un phénomène de société actuel, sa façon de mettre en relief que tout est une question de perceptions, et encore plus dans ce sentiment si particulier, qu’est la honte…C’est parfois vertigineux, les relents de ces conséquences, mais Jon Ronson nous donne les cartes pour passer au delà des passions des anonymes, replaçant ses personnes dans leur statut de victimes du tourbillon malfaisant du Net… Il se penche avec humanité, sur la nouvelle distraction mondiale à la mode et c’est drôlement édifiant!

-Soignez votre caractère! Il détermine votre destinée! 

 

Ma note Plaisir de Lecture  8/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Muriel ainsi que les éditions Sonatine pour l’envoi de ce livre! Ce fût une lecture passionnante!

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Fille des cauchemars, Kendare Blake.

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Une chronique de Daniella Fantasy.

 

Une tuerie ! Un COUP DE COeUR ! Et j’ai hâte de lire le deuxième tome.
Thesée Cassio Lowood, dit Cas, est un exterminateur de fantômes. Il a hérité de son père ce don et cherche à venger son père à l’aide de son athamé. Chaque fantôme errent sur les lieux de leur mort et tuent de nouvelles victimes. Cas est là pour les arrêter. Mais sa plus redoutable proie est Anna Korlov dite Anna à la robe de sang, qui vit à Thunder Bay et ne cesse de détruire les personnes qui entrent chez elle. Il va s’y installer pour tenter de la détruire. Mais alors qu’il entre dans la maison, elle ne le tue pas. Pourquoi lui laisse t’elle la vie sauve ?
Tout d’abord j’ai été attiré par cette couverture incroyable qui révèle bien la teneur du roman. le résumé n’a fait qu’attiser ma curiosité et m’a donné envie de le lire et je ne le regrette pas du tout.
Kendare Blake a une écriture fluide et prenante. Elle n’a pas beaucoup de livres à son actif mais elle vaut vraiment que l’on s’y intéresse et qu’on la suive.
Ses personnages sont intéressants et l’on s’attache vraiment à eux.
J’ai adoré le rôle d’Anna qui est notre héroïne méchante au départ mais quand on connaît son histoire et son passé on ne peut qu’être touché par elle.
L’auteure en fait une description qui ne nous laisse pas indemne « Anna est la mort en personne, hideuse et absurde. Fascinante ». Ce qui annonce déjà la couleur.
Nous avons aussi Cas notre jeune tueur de fantômes qui n’a pour but que de venger la mort de son père. À son grand étonnement il va s’intéresser au sort d’Anna et tout faire pour la libérer de la malédiction qui l’emprisonne. Bien que sa mission soit de tuer les fantômes il va vouloir faire une exception pour cette jeune fille au destin tragique. Il est de manière générale solitaire mais va devoir changer ses habitudes pour arriver à ses fins.
Il y a Carmel, qui nous apparaît au départ comme une fille détestable qui ne s’intéresse qu’à son apparence et à être la star de l’école mais on va la découvrir sous un autre jour quand elle va aider Cas et se rapprocher de Thomas. Ce jeune homme complètement décalé avec la vie qui ne se soucie pas des apparences et qui est tout de même très attachant de part sa façon d’être.
Il y a beaucoup de suspense tout au long de l’histoire et on croirait la vivre en même temps que nous la lisons. L’auteure à fait un travail excellent et a une imagination incroyable. La fin m’a touchée et j’ai hâte de lire le deuxième tome et je vous le recommande fortement.

Larmes, Lauren Kate.

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Une chronique de Daniella Fantasy. 

Larmes, Tome 1 : Larmes par Kate

Que feriez-vous si le monde dépendait de vos larmes ? Que l’Atlantide pourrait refaire surface avec vos pleurs ? Plongez au cœur de l’histoire d’Eureka et laissez-vous guider…

Eureka est une jeune adolescente qui a survécu à une vague scélérate provoquée par les Veilleurs, laissant sa mère Diana dans les profondeurs. Pour survivre à cette perte, elle est entourée de ses amis Cat et Brooks. Mais un matin, sa voiture est heurtée par celle d’Ander, un jeune homme charmant et mystérieux qui ne cesse de s’excuser. Mais quel est donc cette chose qu’il a à se reprocher…
De son côté Eureka va hériter de trois objets ayant appartenu à sa mère : Un médaillon, un livre et une pierre de foudre qui semblent être liés à l’Atlantide…

Tout d’abord, je dois dire que la couverture de ce roman est magnifique. Les éditions Bayard ont su piquer au vif ma curiosité avec leur image qui reflète bien la teneur du roman.
Lauren Kate a une écriture très agréable à lire et nous emmène dans son histoire avec beaucoup de facilité et de plaisir. On ne peut qu’être charmé en tournant les pages mais aussi en trouvant l’histoire d’un autre livre à l’intérieur de son roman…. The book of love… On est tellement captivé par l’histoire de ce livre ancien qu’on a juste envie de connaître la suite au plus vite.
Au niveau des personnages, on est relativement servi. Nous avons tout d’abord, notre héroïne Eureka. Elle a perdu sa mère, fait une tentative de suicide et se retrouve au cœur d’une histoire qui la dépasse totalement. On passe donc par divers sentiments comme la tristesse, la compassion puis l’envie de lui donner toute l’aide dont elle a besoin pour traverser les différents obstacles qui se dressent devant elle. J’ai bien aimé son personnage. Un peu complexe mais qui a une belle évolution.
J’ai adoré le rôle de Mme Blavatski, je dois dire que pour moi j’ai commencé à vraiment être captivée avec son apparition. C’est elle qui va nous faire la traduction du fameux livre écrit dans une langue étrangère. Je me suis attachée à son personnage, un peu dérangé mais très mystérieux et avec toujours la bonne parole. Dommage qu’elle n’apparaisse pas plus au fil de l’histoire.
Nous avons aussi Brooks qui est l’ami d’enfance d’Eureka et son meilleur ami. Ils ont une relation très étroite et on ne sait pas sur quel pied danser avec lui. Jusqu’à ce que l’on comprenne ce qu’il se passe vraiment… il est gentil et protecteur et toujours attentionné. C’était agréable de voir son personnage prendre une autre tournure.
Et nous avons Ander, le garçon très mystérieux qui est toujours près à sauver Eureka et qui va changer son destin.
Ils représentent un trio amoureux infernal. On ne sait pas si le cœur d’Eureka balance plus vers Brooks ou vers Ander…
Il y a le père et la belle mère d’Eureka mais je n’ai pas trop accroché à leur rôle si ce n’est que la belle-mère est toujours détestable comme la plupart du temps.

J’ai donc beaucoup aimé l’histoire même si elle était longue à démarrer et je vais lire de suite le deuxième tome car j’ai envie de savoir ce qu’il va se passer avec chacun de nos personnages.
« La chaîne des larmes » n’attend plus que vous alors laissez vous tenter par ce roman qui vous fera passer un agréable moment.

TAG: Je lis donc je suis…

JE LIS DONC JE SUIS…

Je me prête à ce jeu littéraire, repéré chez une copinaute Mes pages Versicolores et qui m’a paru bien sympa!  Il consiste à se décrire avec des titres de livres lus dans l’année, histoire de revoir en s’amusant mes lectures de cette année 2017 . Mon bilan de l’année s’élève à 101 livres, j’ai donc réussi mon petit challenge personnel, et voici donc les réponses toutes spéciales….Beaucoup sont des coups de coeurs et les autres se prêter bien à ce jeu….J’invite tous les blogopotes à le faire, histoire de voir comme ils se débrouillent avec ce jeu ludique des lectures 2017!

 

Décris-toi : La fille qui tomba sous féerie et y mena les festoiements.

Comment te sens-tu ? Au bois dormant. 

Décris où tu vis actuellement : Nulle part sur la terre. 

Si tu pouvais aller où tu veux, où irais-tu ? Entre deux mondes. 

Ton moyen de transport préféré : Brume. 

Ton/ta meilleur(e) ami(e) est: Sharko. 

Comment est le temps ? De cauchemar et de feu. 

Quel est ton moment préféré de la journée ? Lait et Miel. 

Qu’est la vie pour toi ? Le pays des rêves oubliés. 

Ta peur? Les derniers jours de l’émerveillement. 

Quel est le conseil que tu as à donner ? Ne fais confiance à personne. 

La pensée du jour : Croire au merveilleux. 

Comment aimerais-tu mourir ? Retourner dans l’obscure vallée. 

Ton rêve ? La cité du futur. 

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