Sorcières & Rituels, Laureen Rooryck

Ce que j’ai ressenti:

Rien ne dure plus. Mais la magie, elle, persiste.

Allez, les filles, il est temps de ramener votre curiosité, vos chaudrons, votre connexion, vos yeux émerveillés et de vous penchez un peu au-dessus de cet artbook fabuleux! Si on touille bien, il se pourrait que vous y voyez aussi toute la magie qu’il en ressort! Des illustrations sublimes, au savoir ancestral, avec quelques conseils d’utilisation, Sorcières et Rituels pourrait vous enchanter! Il n’en tient qu’à vous, évidemment, de vous laisser ensorceler…

Parce qu’il y a mille et une façon d’être puissante, ce recueil de rituels va vous faire non seulement voyager à travers le temps mais aussi, à travers les contrées du monde entier. Tout cela, bien sûr, pour le plaisir de comprendre ou s’essayer à la pratique de la sorcellerie. De tout temps, les sorcières ont séduit, fasciné, magnétisé…Elles ont été aimées, jugées, tuées, adorées…Avec cette lecture, on en découvre certaines et quelques-uns de leurs secrets bien gardés…Le tour d’horizon de ces rites nous montre que la nature est précieuse, que l’appel aux cinq sens est nécessaire, que l’influence du passé et des traditions est grande, et que finalement, l’énergie qui nous lie au Vivant est certainement la plus essentielle des conditions pour exercer l’art complexe d’interroger et d’influer sur le sort…Alors, prêtes?!

Je suis ravie de vous présenter ce superbe artbook, pendant ce #challengejuilletsororité . Parce que en quelques pages, il réveille la magie, la sororité, la féminité, le lien avec l’Art et la Nature, l’hommage aux femmes fortes qui ont marqué l’Histoire, l’envie de voyage et celui du partage bienveillant, l’espoir aussi, et la transmission de jolies valeurs…Le talent de Laureen Rooryck est incroyable, j’adore son style et je vous invite d’ailleurs à aller voir sa page! Bref, c’est une belle surprise autant dans le contenu que le contenant, j’ai passé un bon moment avec ce livre!

Savoir, c’est parfois pouvoir.

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Kiwi de leur confiance et l’envoi de ce livre!

Le Panseur de Mots, Isabelle Aupy

🖤Ce que j’ai ressenti:

« Nous avons besoin d’un cœur, L’ouïe, car c’est l’émotion qui soulève les mots et les fait voler. »

Et si…

Et si j’étais moi et si j’étais elle. Et si j’étais je et si j’étais rien. Et si j’étais Poète et si j’avais le souffle, j’écrirai des mots, comme on panse le monde. J’écrirai des mots, comme on existe. J’écrirai, je désobéirai, je ragerai, je raillerai, je dirai, j’empêcherai la beauté de s’éloigner. Et si j’étais elle, j’aurai crié, j’aurai aimé, j’aurai pleuré. Et si j’étais moi, j’aurai aimé sortir des marges, et sauver ce qui peut encore l’être…Le paragraphe peut bien s’écrire sans moi, les On qui s’égarent, peuvent-ils encore s’envoler?

Et si j’étais L’ouïe et si j’étais le sujet, qu’aurais-je fais? Et si j’étais Correcteur et si je tais mes mots, qu’aurais-je pensé? Et si j’étais Sujet, et si je parlais, qu’aurais-je panser? Et si j’étais Poète et si j’avais existé, je délivrerai des maux, comme on respire les pages. Je délivrerai des mots, comme on vit. Je délivrerai elle et les poètes, je me battrai pour que les figures de styles, les métaphores, les adjectifs, le Verbe reste, mais où, je mettrai les majuscules? Je ne suis pas l’Ordre, et je ne le ferai/serai probablement, jamais…Le texte peut laisser des traces, mais si le sens disparait, que ferais-je du silence entre les lignes?

Et si, et si…

Et si, j’étais lectrice, je vous dirai que je suis Coeur qui bat. Je vous dirai que l’émotion est là. Que sans elle, sans le palindrome, sans la belle, rien ne vaut cet instant. Être quelque part, entre l’histoire qui s’écrit et celle qui se vit, être dedans et en dehors, mais être au plus près de la sensation de lire quelque chose d’exceptionnel. D’inédit, d’original, de singulier. De fabuleusement, rare. Et ce n’est qu’en devenant lectrice, que l’on peut faire vivre ces personnages, que l’on peut sentir la vibration de la poésie, que l’on peut saisir la portée des mots, que l’on peut entendre la sonorité de l’envolée…Alors, quitte à mourir demain, quitte à être effacé, je voudrais que l’encre que je laisserai vous fasse voir, qu’il y a eu Coup de Cœur avec Le Panseur de mots.

« Mais que sont des mots s’ils ne sont pas entendus? »

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions du Panseur pour leur confiance et l’envoi de ce livre.

Je suis une sur deux, Giulia Foïs

Ce que j’ai ressenti:

En temps normal, je ne lis pas ce genre de témoignage. C’est le problème avec l’hypersensibilité, c’est que tu ressens tout, puissance mille. Je ne peux pas être à 20-30-40%, savoir prendre la distance nécessaire…Non. Tout est à 💯%. Même une lecture n’est pas anodine pour les hypersensibles. Alors, quand Giulia, sur le synopsis, me prévient et me laisse le temps de trouver le bon moment pour lire son récit, je trouve cela attentionné de sa part, alors qu’elle a vécu ce traumatisme. Je lui trouve, forcément, avant même de connaître son histoire, déjà une délicatesse qui me touche. Pourtant, je peux vous dire que son récit est bouleversant mais, il est aussi nécessaire et qu’il pourra en aider plus d’une!

Je suis une sur deux, c’est une lecture qui laisse des traces. C’est de la matière brute qui vient exploser tes convictions, ton humeur, ta vision. Donc, je peux vous dire que le cutter, le Loup-Garou, les coups, la sortie de corps, le Poker Face, je l’ai vu. Je veux dire, je l’ai vraiment vu ET ressenti. Qu’importe ce qu’ils peuvent dire, la voix de Giulia est suffisamment claire et audible, pour que le Mot Affreux soit entendu. Rien n’est brouillé, il n’y a aucun doute possible, c’est arrivé. Malgré les insinuations, les doutes, les rejets, les questions dérangeantes, les exclamations, les incompréhensions, les avertissements, le mot Immonde, en quatre lettres est une réalité. Mais ce que j’ai vu aussi, c’est une femme forte. Ça, je peux le dire aussi, je l’ai ressenti dans chaque page. Une femme admirable, courageuse, puissante. Une femme belle et inspirante. J’ai vu aussi la police qui fait bien son boulot. Et puis, je vois le verdict de la Justice. Écœurant. Un loup-garou peut sortir des bois en toute impunité. J’en aurai vomi, j’en aurai pleuré, j’en aurai perdu toute confiance en Elle…Mais la force de ce témoignage, c’est cette envie d’entraide, le dépassement de ce traumatisme, cette sororité bienveillante que l’auteure espère pour toutes. Parce que une sur deux, c’est énorme. Parce que si jamais, ce livre peut aider au moins une personne, alors il fallait l’écrire. Giulia Foïs, merci, de tout cœur, de l’avoir fait. Merci pour elles, pour nous, pour demain, pour plus de justice, pour que la parole se libère…

On ne peut pas parler de coup de cœur, quand on a eu si mal au cœur, si mal pour Giulia, si mal pour toutes. Je veux bien par contre, aller crier dans la forêt. Et puis, vous parler de beautés, de lendemains radieux, de femmes sublimes, de deux pour une, de une pour toutes…Je vais faire comme Giulia, vous laisser libre de lire ce livre…

Je vous embrasse, fort.

Les Victorieuses ou le Palais de Blanche, Laëtitia Colombani et Clémence Pollet

🦋Lecture complice Mère/Fille🦋

🤍Ce que nous avons ressenti:

Il y a des maisons comme des palais. Il y a des histoires, comme des contes de fées. Il y a des femmes, comme des super héroïnes. Et il y a, Les Victorieuses et le Palais de la Femme. C’est presque comme de la magie, mais en vrai, c’est mieux.

C’est un élan de solidarité, c’est le désir de faire le bien, c’est un petit geste qui est devenu miracle, parce que certaines personnes y croient et se démènent pour un projet de bienveillance. C’est tellement beau qu’il y a presque des larmes dans nos yeux, à lire et voir cette histoire mise en page. Les couleurs, les mains tendues, Paris, les visages, la mixité, les tissus, les sourires, le refuge, les femmes…

Et tout cela, a été rendu possible grâce à une femme libre, belle et rebelle: Blanche Peyron. Elle a fait d’une injustice, un combat. Elle était tellement lumineuse, Blanche, qu’elle est devenue inspiration, modèle et un exemple de persévérance. Elle n’a pas supporté de voir ses Sœurs dans la rue, alors elle leur a créé un Palais où toutes pourraient s’y rendre, quelque soit leurs couleurs de peaux, leurs religions, leurs moyens, leurs langues. Elle leur a offert un foyer. La beauté de son geste m’a émue, encore plus profondément que ce que j’aurai pu imaginer. Un foyer pour toutes les femmes du monde, c’est juste magnifique.

Je suis très heureuse de lire en duo avec ma fille ce genre d’album, pour lui apprendre la puissance du mot Sororité, pour lui transmettre de belles valeurs, pour lui montrer la voie de ces femmes fortes. C’est le deuxième livre jeunesse, adapté des romans formidables de Laëtitia Colombani et illustré par Clémence Pollet que nous lisons ensemble, et c’est un coup de cœur en duo, autant pour l’une que pour l’autre. On a été très touchées.

J’espère, en tant que mère, que ces lectures seront des petites graines d’espoir pour ma fille, mais aussi pour toute la jeune génération, à avoir le pouvoir de croire en ses rêves et celui de se battre pour un avenir plus radieux, plus solidaire, plus humain. A l’image de cette femme libre, Blanche Peyron…

Je remercie les éditions Grasset Jeunesse, d’éditer de telles merveilles, pour nos enfants.

Le pensionnat des innocentes, Angela Marsons

♦️Prix Nouvelles Voix du Polar Pocket♦️

🔹Ce que j’ai ressenti:

« Pour triompher, le mal n’a besoin que de l’inaction des gens de bien. » Edmund Burke

Bienvenue au Pays noir. Cette invitation est sans doute un peu étrange, mais elle aura le mérite de vous faire faire un tour dans de sombres recoins, où la terre rend des cadavres à tout bout de champ, et les secrets pourrissent l’atmosphère. Le Pays noir, c’est cette région anglaise touchée par la désindustrialisation, la pauvreté, la misère, et certains n’ont d’autres choix, que de subir cette influence néfaste. Les laissées-pour-comptes, les désœuvrés, les égarés, les innocentes…Même les structures « spéciales » ne les protégeront pas du Mal…Et du charbon et de la poussière, les circonstances veulent que se retrouvent des archéologues et la police sur le site de Crestwood, prompts à déterrer ce que la terre voudra bien laisser remonter…Des choses pas forcément, reluisantes, encore moins, des trésors…Le pensionnat des innocentes, c’est un lieu que certains ont sali, une course contre la montre, une enquête aux strates de secrets enfouis, un site de fouilles macabres, mais le pensionnat des innocentes, c’est surtout un thriller efficace qui remue la terre et nos tripes…

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’avoir Kim Stone dans son camp, est un gros avantage. Cette inspectrice hyperactive, est déterminée comme jamais, pour résoudre cette enquête, et elle se fout, des quand-dira-t-on, des préjugés, de l’autorité, des conventions, des sensibilités…Bref, une nana qui n’a pas froid aux yeux, fonceuse, avec une grande intuition et, sa meilleure qualité: sa volonté farouche de se battre pour Elles, les innocentes. Et parce que c’est cela qui la tient, on adhère à son caractère un peu badass, même si, il faut le reconnaître, elle a une histoire qui nous tirerait bien quelques larmes…Un personnage féminin fort et attachant que j’adorerai retrouver dans d’autres aventures tout aussi énergiques!

Au-delà de l’enquête menée tambour battant, et de l’équipe mixte et solidaire, qui s’activent pour comprendre ce qu’il a bien pu arriver à ce pensionnat de Crestwood, cette année 2004, j’ai aimé cette immersion dans cette atmosphère. La vie a déjà été trop rude, pour ces jeunes filles placées en foyer, pour qu’en plus, il faille qu’on laisse le Mal triompher et ses disciples s’en sortir…J’ai aimé la plume de l’auteure et sa manière d’emmener à parler de ces sujets sensibles, autant psychologiques que sociaux, qui peuvent survenir quand on est touché par l’oubli, la marginalisation, le chômage, la pauvreté…

Une perle de polar, que je vous recommande!

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Pocket pour leur confiance et l’envoi de ce livre.

Sororité, collectif coordonné par Chloé Delaume

💜Ce que j’ai ressenti:

« Autant, à force, ça prend. » Lauren Bastide

Sororité. C’est un mot qu’on dirait presque magique. J’aimerai me l’approprier un peu, mais comme toute magie, il renferme des mystères et des rituels qui m’échappent encore. Alors je le prends dans mes mains, je le regarde, je le cajole, je me laisse séduire, j’essaie de le placer dans mes espaces, j’aimerai le faire pousser, le faire grandir, avec mes Sœurs…L’écrire tellement de fois, que mon correcteur, enfin, arrête de me le faire voir comme une anomalie, une faute d’orthographe, un mot inconnu. J’aimerai le voir briller dans vos yeux, dans vos cœurs. Qu’il devienne non seulement un possible mais une réalité…Contrer le sort de cette disparition du mot de nos quotidiens, mais il n’en sera possible que si nos mains se rejoignent et que nos esprits dépassent certaines mauvaises habitudes…

Alors cet ensemble de textes différents, c’est une manière de ressentir le potentiel de ce mot, la richesse de cette entraide formidable, si jamais, elle avait enfin lieu. On a de la poésie et des chansons, de l’intime et du concret, de l’idéal et des vérités crues, des récits et des témoignages, de la douleur et de la résilience, mais de l’espoir. Beaucoup, beaucoup d’espérances dans ce concept, et en découvrant ces pages, on se rend mieux compte de la pluralité des courants du féminisme et des efforts qu’il reste à fournir pour atteindre cet objectif. Lire ces femmes qui osent, qui s’insurgent, qui écrivent, qui pensent, qui réfléchissent d’une autre manière, qui donnent de la voix, qui ouvrent la voie, qui résistent pour que ce mot Sororité, prenne de la valeur, de la profondeur, de la puissance, une place dans nos vies, c’est émouvant autant que salvateur.

Alors ne vous retournez pas mes Sœurs, avancez vers ce nouvel horizon. Ce recueil de textes 💯% féminin est un indispensable et un énorme coup de cœur! Pour l’intention et le plaisir de découvrir de nouvelles plumes et des femmes sur-puissantes, je ne saurai que trop vous conseiller de vous laisser émerveiller par cette lecture inspirante!

Ne te retourne pas, ma Sœur. Car tu n’y verrais rien. Tout se transforme, enfin. En toi, il y a le feu. Et les métamorphoses. C’est ton poème, vaillant, qui devient prose…Juliette Armanet.

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Babelio ainsi que les éditions Points de leur confiance et l’envoi de ce livre.

➖Libération➖

Live! Jeff Jackson

💿Ce que j’ai ressenti:

« Ne perds jamais le lien à la musique. »

C’est mon rituel contre le monde, aussi. Écouter la musique, toujours trop forte, comme si j’avais une barrière de son protectrice. Et puis, chanter. Pas juste (carrément pas!) , pas pour « faire bien », juste, parce que je suis en vie!

Live! C’est exactement ça, un côté provocateur et un côté vivant pour tromper la mort, quelque chose à quoi se raccrocher malgré tout, malgré le monde qui part en vrille, malgré les vampires et les tueurs… Parce que l’épidémie, (oui, encore une autre), fait de multiples victimes, il y en a qui refusent la peur. Live! C’est deux faces rebelles, d’une énergie folle, et qui cache des surprises, une obsession mystérieuse qu’il faut aller démasquer dans les ténèbres et les incendies. Live! C’est une invitation à la musique, au Rock’N’Roll, et à la jeunesse! En plus, il y a un côté aussi non conventionnel avec ces deux faces de livres qui se répondent, que je trouve absolument dingue et géniale! Bref, vous l’aurez compris pour l’audace et l’originalité, je suis completely Fan!

Mais ce n’est pas seulement ça, le groupe de jeunes que l’on suit, à travers cette musique qui veut survivre coûte que coûte, est fait de failles, de joies et de peines, et c’est ce qui les rend attachants. Ils sont tellement sur la corde, en équilibre tellement instable, qu’on a peur pour eux, au-delà de l’aspect tragique des meurtres en série, on sent leurs fragilités à fleur de peau, mais leurs résistances aussi. Je me suis liée à eux, autant qu’à la musique.

J’étais Arcadia, j’étais le son et les oiseaux, j’étais le feu, j’étais en euphorie pour le live, j’entendais le concert, j’attendais la note et toutes les chansons qui contrent le sort. Je porte encore un peu de violet sur la peau. J’étais les flammes. J’étais le cercle de feu. Autour d’eux, autour de l’idée du Rock and Roll, autour de la musique. Un amour brûlant. J’étais in Live! J’étais in Love!

Et peu importe le sombre où les serials killer imposent leurs idéaux déséquilibrés de grandeurs, la vie est trop courte pour se laisser envahir par la peur, ils décident de vivre libres! C’est là tout l’esprit du rock and roll, et c’est que j’aime par-dessus tout! Vivez, vous aussi! Vibrez pour cet univers! Et lisez absolument ce condensé de vie et de musique! Entrez dans le cercle et faites place au spectacle! Jeff Jackson s’occupe de faire bouillonner vos sangs, et rend un bel hommage à la MUSIQUE!

L’amour est un objet brûlant.

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Sonatine pour leur confiance et l’envoi de ce livre.

Et on entendait les grillons, Corina Sabāu

Ce que j’ai ressenti:

« Aujourd’hui qu’as-tu fait pour la paix »

J’imagine que si l’on écoutait plus le ventre des femmes, on entendrait des douleurs dans le réservoir d’anxiété…Des douleurs indicibles, violentes, atroces, petites ou grandes, démesurées ou sanguinolentes, mais des douleurs bel et bien, exclusivement féminines. J’imagine que si l’on écoutait plus les femmes, on entendrait des mots d’espoir, des phrases entières de générosité, des paragraphes puissants de bienveillance, des livres d’amour pour donner la force à chacune de se sentir unies, malgré la douleur, la distance, l’oppression, le tragique…J’imagine que si les femmes du monde devenaient Soeurs enfin, par-delà les douleurs et les frontières, les conditions et les manques, alors, peut-être que certaines ne mourraient plus dans l’indifférence et le chant des grillons…

« tu n’as pas à avoir peur, tu as un cœur résistant de jeune femme »

Corina Sabāu nous parle d’un sujet tabou: les avortements clandestins en Roumanie. Avec ce texte condensé, elle se fait la porte-voix de ces drames qui touchent ce pays, dans les années 70. On ressent le bouillonnement des revendications mais aussi, la tendresse résiliente. Et puis, la chaleur. Le chaud des cœurs et des ventres. La vie qui se prépare, l’attente et l’abandon. Il y a le risque aussi. Le risque de perdre ou de gagner. L’hésitation de ces femmes à enfin écouter leurs peurs, leurs ventres et leurs aspirations. L’intimité d’un couple et tous les bruits des mariages. Le bonheur qu’on ne saisit pas. C’est à la fois triste, déconcertant et vivant. Ce sont les échos d’une société avec ces liens et leurs contradictions. C’est le son du ventre de ces femmes entre pudeurs et colères qui résonnent en nous.

Avant, j’aimais bien le chant des grillons au coucher du soleil, j’imagine que maintenant, je ne les entendrait plus vraiment pareil, s’il doit arracher à la terre, au moins deux âmes reliées …Ce livre est à découvrir, ne serait-ce que pour se rendre compte de ce problème de société, mais je vous le recommande aussi, parce qu’il y a dans ces pages, une émotion vive. C’est une prise de conscience féminine. C’est fort et ça perfore…

« tu savais que le fœtus dans ton ventre est la propriété de l’État? »

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Belleville éditions pour leur confiance et l’envoi de ce livre.

La rose de l’ombre🥀

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En Féérie, il brille quelques poussières…

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