La Mer Noire dans les Grands Lacs, Annie Lulu

Ce que j’ai ressenti:

« Perdre son sourire, c’est perdre le seul trésor qu’il nous reste quand on n’a rien à offrir à tous ses enfants futurs. »

Longtemps, j’ai gardé le sourire…

Pendant longtemps, j’ai cru aux histoires, à la paix, en la beauté, en la chance. Et puis le dor, est venu me choper, parce que j’ai vu de mes yeux, la guerre, le racisme, la pourriture, le colonialisme prendre la place…Prendre toute la place. Sans aucune gêne, sans aucun remède, sans aucun remords.

Longtemps, j’ai gardé le sourire.

Je croyais aux hommes, en l’humanité, aux valeurs qui les maintiennent debout. Et puis, j’ai vu de mes yeux, la tyrannie, la répression, la dictature, la violence, un peu partout, de par le monde. Il n’a pas de frontière, pas de limites, pas de préférence, le Mal…Il frappe et tue, partout, tout le temps, systématiquement…

Longtemps, j’ai gardé le sourire.

Mais comme Nili, force est de constater, que je l’ai égaré quelque part, entre deux regards, entre deux souffrances, entre deux rages, entre deux continents, entre deux couleurs, entre corps et âme. Nulle part, à sa place, nulle part, heureuse, nulle part, alignée, Nili cherche, farfouille, creuse, s’insurge, crie, écrit…

Elle écrit pour son enfant à naître. La douleur qui est la sienne, les origines qui la détermine, l’amour infini, qu’elle ressent pour ce fils qui grandit en elle. Elle lui écrit, la souffrance intime d’être, une femme, une métisse, une paria, une future mère, un cri, une sorcière, une voix, une poésie, une erreur, rien…Elle emploie des mots qui claquent, parce que c’est tout ce qui la nourrie, qui la façonne, qui lui donne cette force de poursuivre le voyage, et la grossesse. Elle est éblouissante, vous pouvez me croire, cette Nili. Un caractère flamboyant, une plume furieuse, une intelligence pareille, une sensibilité aussi bouillonnante, c’est renversant. Ça te tue le ventre. Ça te déglingue la tête. J’avais mal, physiquement, mentalement, littéralement… Mais je garde le sourire, quoi qu’il puisse arriver…Parce qu’il est essentiel de contrer le pourri qui s’étale, avec un acte même infime…Elle écrit, et moi, je sourie…C’est fort, c’est vrai, c’est terrible, c’est injuste, c’est horrible, c’est poétique, c’est immonde, c’est sublime. Je ne saurai expliquer, mais je le garde le sourire, parce que je crois de toutes de mes forces qu’une écrivaine est née. Là, dans ces pages. Et que c’est beau, cette émotion qui palpite, frictionne, grandit, et prête à sortir, à venir te submerger, comme une mer(e)…

Longtemps, j’ai gardé le sourire, malgré la poubelle, la brique, la distorsion… Je veux absolument le garder, pour honorer l’amour torrentiel et la poésie des corolles de lumières dans la nuit…Je tiens à ce que vous le voyez sur mon visage, quand je vous écris que ce livre, est un énorme coup de cœur…

« écoute, mon sang »

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Pocket de leur confiance et l’envoi de ce livre.

Le cœur de l’hiver, Dominic Cooper

🤍Ce que j’ai ressenti:

« C’était comme si la terre était en alerte, qu’elle même attendait quelque chose. »

La nature est grandiose. La nature est fascinante. La nature est magique. Elle est faite de saisons, de transformations, de naissances et de renouveaux, de petites et grandes évolutions. L’admirer c’est l’honorer, la décrire, c’est l’honorer, lui donner la forme du cœur, c’est l’honorer. Ce livre est un hommage à la beauté naturelle de l’Ecosse. Ouvrir ses pages, c’est un peu partir en voyage, c’est sentir, la nature sauvage, le froid, Le Coeur de l’Hiver, mais, dans le même temps, ne pas se lasser, d’y traîner les pieds…La nature est si belle, si poétique, si extraordinaire que percevoir dans ces lignes, la puissance de ces lieux, c’est rêver de vagues, de ciels, de dénuement, de solitude, de silences. C’est vouloir prendre un peu d’embruns, saisir un frisson, mais aussi, tout laisser comme on a trouvé: intact. Parce que la Nature, offre milles et une merveilles pour tous nos sens, mais qu’il faut garder à l’esprit, qu’elle est aussi fragile que dangereuse…En un souffle, capter le bon et le beau, et nous laisser apprécier l’authenticité de Cragaig, même si d’autres en ont décidément autrement…

« Aussi sur que Dieu est Dieu, il veut t’avoir! »

Alasdair Mor ne fait pas obstacle. Il vit, solitaire, sur son bout de terre, en respectant faune et flore, et la splendeur de cette petite île déserte. Il vit, survit parfois, mais le silence lui convient, et la nature lui rend bien. Il est heureux dans la simplicité. Alasdair ne fait pas obstacle aux cycles, aux heures d’ensoleillement moindre, aux connexions environnementales… Il est bon. Et pourtant, il va rencontrer le Mal. Comme si, c’était inévitable…Il va devoir confronter sa bienveillance au plus redoutable des sentiments…Déchirant!

« Dehors, la nuit. Le son lancinant du ressac. »

C’est une lecture qui gratte de l’intérieur. La mélancolie et la fatalité nous atteint en plein cœur. Il n’y a pas d’obstacle. C’est direct. Le Cœur de L’hiver est un titre qui porte bien son nom. C’est l’obscurité et la lumière mêlée, c’est l’inévitable dualité qui joue son rôle et nous laisse, démunis sur la rive du ruisseau. J’ai tout aimé dans la plume de Dominic Cooper, la lenteur poétique, la connexion avec le Vivant, la progression dramatique, la maîtrise de l’intrigue, la simplicité du tout, le grandiose partout. Vraiment je suis bluffée, c’était la rencontre parfaite, entre mon envie du moment de calme et ma recherche constante de l’émotion brute. Bref, un coup de Cœur (de printemps) , que je m’empresse de vous partager!

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Metailie de leur confiance et l’envoi de ce livre.

Blackwater II, La Digue. Michael McDowell

💧Ce que j’ai ressenti:

Je trouve toujours compliqué de chroniquer les tomes d’une saga, mais parce que j’ai le tempérament impétueux d’une femme, et que je me dois d’être digne de parler de celles que j’ai adopté dans mon monde, et peut-être elles, au leur, aussi, je vais essayer de me plonger dans les eaux troubles de Blackwater, pour vous submerger, encore une fois…Cette histoire me passionne, m’engloutit, me réjouit au plus haut point. Il y a ce phénomène de l’attente, qui crée l’addiction, le manque, l’intérêt. Et ce tome-ci, ne dépareille pas, puisque, il ne fait que confirmer les attentes et les impressions pressenties dans le tome de La Crue…Je dirai bien que mon cœur est dans le même état que celui de cette couverture, mais ce serait peut-être trop vous dévoiler des émotions qui vont vous assaillir…Oui, mais voilà, en même temps, vous êtes prévenus…

Alors, il est toujours question d’eaux, de femmes, et de mystères. Il est toujours question de place à prendre, d’ambiance étrange, et de La Digue. Tout ceci est sur leurs bouches: la construction, la peur, le rendement, mais ils ne saisissent pas qu’il y a des forces obscures à l’œuvre…Elles s’immiscent dans les interstices. Mais les habitants de Perdido, continuent dans leur folie acheteuse, fiévreuse, ignorante…Et ce qui fait le malheur des uns fait l’enrichissement des autres, c’est ainsi…C’est toujours ainsi, d’ailleurs, et d’un œil extérieur, nous lecteurs, nous pouvons constater les dominos tomber, à l’instar des valeurs des hommes avides de pouvoirs, de possessions, de notoriétés…Pierre après pierre, ils préparent, tous, leurs chutes…Et moi, ça me régale! J’attends secrètement et très impatiemment, la fureur du vortex, qui ne manquera pas de rugir, j’en suis persuadée…

Toujours aussi accro, aux petites et grandes manigances des matriarches, à l’ambiance gothique et mystérieuse, aux courants tumultueux de ses deux rivières, à l’intrigue palpitante. Je ne peux que vous conseiller, encore, de vous laisser prendre à ses feux du Cœur, des mots, de l’acier et de la fumée, qui vous saisissent à cette lecture, ce n’est que du délice…Je m’empresse de me procurer le tome 3, car je sens qu’il y a quelque chose à aller dénicher dans La Maison…On se retrouve sur quelle rive? Ah oui, et, on en parle de cette couverture sublime? Bref, je suis fana de cette saga, et vous?

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Babelio ainsi que les éditions Monsieur Toussaint Louverture de leur confiance et l’envoi de ce livre.

Une vérité changeante, Gianrico Carofiglio

☕️Ce que j’ai ressenti:

« Le risque, quand on a une bonne hypothèse d’explication des faits, c’est que celle-ci nous plaise trop. »

Les hypothèses et les vérités peuvent varier, selon le temps, l’espace, et l’ambiance. Bari, est une ville où l’atmosphère est mouvante, dangereuse, agaçante, survoltée…L’Italie est certes, superbe et fiévreuse, mais quelque fois, le sang et le café, coulent sur le sol, inévitablement, et ce sont les carabiniers qui se chargent d’en comprendre les effusions…Il me plaît, qu’une lecture fasse appel à nos sens, qu’elle m’interpelle, avec l’odorat, la vue, les trajectoires, les perspectives…Il me plait quand il faut mériter la résolution, quand on fait tomber, un à un, les préjugés, pour ne faire rayonner que la pure vérité…Prendre le risque de côtoyer la mafia, les criminels, les journalistes, les stéréotypes, c’est se confronter aux versions plus ou moins dicibles, et parfois, même les silences, parlent…Alors que faut-il entendre, ressentir, pressentir? Une vérité changeante c’est juste, un enquêteur qui ne s’en laisse pas conter, et ne reste pas dans sa zone de confort…Pour notre plus grande joie!

« Oui, il y a quelque chose qui ne me convainc pas. Mais je ne sais pas quoi. »

En revanche, moi, je suis convaincue par le talent de Gianrico Carofiglio, et archi-fan de son Maréchal Fenoglio. Une enquête menée par cet homme discret et perspicace, est signe, de grand moment de lecture…La force tranquille et la patience redoutable sont deux de ses qualités précieuses qui vont lui permettre de lire entre les lignes et de déjouer les dires et les mensonges, les temps et les contre-temps, de dévoiler Une vérité changeante…Rien n’est jamais acquis, quel que soit le domaine. C’est une récurrence littéraire dans les enquêtes de Fenoglio, et c’est ce que j’aime retrouver, tout particulièrement. Dans celle-ci, on s’aperçoit que chaque détail compte, et qu’il faudra l’arracher au néant, que c’est dans l’infime et dans la persévérance, qu’on peut saisir le Vrai…

« …Fenoglio perçut comme une trace dans l’air. »

Je ne sais pas si vous pourrez saisir la nuance, la trace dans l’air, ou le minuscule détail, mais moi, ce que je sens, c’est l’odeur du café, du sang, de Poison, ce que je ressens, c’est le plaisir de partager une vérité, pas si, changeante, puisque je suis encore conquise par la plume efficace et subtile, de Gianrico Carofiglio. La fiction semble tellement proche de la réalité, qu’on pourrait presque confondre l’auteur avec son personnage récurent…Les rues de Bari sont remplies de bonnes surprises et de mauvaises graines, et il me tarde de lire d’autres enquêtes de ce maréchal, pour mieux connaître encore cette ville et ses habitants…

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Slatkine et Compagnie de leur confiance et l’envoi de ce livre.

Duchess, Chris Whitaker

❤️‍🔥Ce que j’ai ressenti:

« Certains d’entre nous sont des hors-la-loi. Peut-être qu’on se reconnaît les uns les autres. »

Chère Duchess,

Je me permets de t’écrire aujourd’hui, ma bien-aimée, mais en fait, je ne sais pas si je vais arriver à véritablement t’atteindre, ou aller invoquer cette enfant qui se cache en moi, et qui te ressemble tellement Duchess, tellement, sous son chapeau…Parce que tu le sais, les hors-la-loi non seulement se reconnaissent, mais se savent. Je te sais, Duchess. Sous la peau, dans le regard, dans le cœur, je te reconnais. Pour avoir grandi un peu, (mais pas trop quand même), je te dis que peut-être il va me manquer un peu des mots mais pas de cette douceur bienveillante envers toi ma chère Duchess, puisque je prends ma plume afin de calmer tes angoisses d’adolescente lésée par la vie…

Je sais que trop bien que la vie est injuste, cruelle, absurde, mais je t’assure que tout passe, à la fin, on trouve sa place…Nous savons bien, toi comme moi, que les hors-la-loi ne seront jamais domptés, parce que la liberté coule dans nos veines, mais, avec le temps, on commence à mieux voir que la fin vaut la peine. « On commence à la fin », rappelle-toi, qu’il te disait…Je sais que des peines, tu en as eu. Je l’ai vu, ressenti, été terrassée aussi…

J’aurai aimé qu’on te préserve plus. J’aurai aimé que les mots, comme prison, foyer, perdition, séparation, violence, deuil, ne traversent pas ton chemin de petite fille. J’aurai aimé que les adultes soient moins défaillants, qu’ils soient plus protecteurs comme tu l’es, toi, avec ton petit frère. J’aurai aimé des tas de choses belles, des cadeaux de la vie, des périodes immenses de bonheurs, mais il faudra se contenter que d’instants-chamallow fugaces…

J’aurai aimé, mais je sais aussi, que ce qui ne tue pas, rend plus fort. Et tu es tellement forte, Duchess. Déstabilisante, impétueuse, insolente, si magnifique, si pleine de vie. Si pleine d’amour. Si pleine de haine. Tu dois te détacher de la dernière. Parce que Robin a besoin de toi. Des tas de gens ont besoin de toi et te regardent. Ils t’observent parce qu’ils ne seront jamais ce que tu seras: une hors-la-loi, une hors-la-loi fabuleuse. Et que eux, t’envieront cela. Cette force rebelle. Cette puissance insoumise.

Ils vont l’entendre ton histoire, et peut-être même, que certains se réveilleront de leurs états léthargiques, peut-être qu’ils deviendront des gens bien. Peut-être. Ce n’est pas ton problème de toute façon…Les hors-la-loi ont d’autres feux plus forts à gérer, des étoiles à décrocher, des illusions à renverser, des injustices à réparer, une liberté à aller conquérir…

Chante, crie, lis, mais surtout, aime. Aime fort, Duchess. Laisse, parfois, aussi, de la place pour ceux qui tendent vers toi, leur main, leur cœur…L’univers va t’offrir son lot de surprises, tu verras…

Écrire ou raconter son arbre généalogique, c’est s’inscrire dans les racines. Écrire, c’est regarder en soi-même. J’ai regardé et je t’ai écrit cette lettre-chronique. T’écrire, c’est avoir le courage de regarder bien en face, sa tempête. T’écrire, c’est verser encore des larmes. T’écrire, c’est voir, aussi, qu’on se relève de tout, malgré les erreurs subies, les chances perdues, les rôles bafoués….T’écrire, Duchess, c’est te dire merci pour l’émotion, toutes les émotions. T’écrire, c’est apprivoiser un personnage de papier, et lui donner forme humaine, quelque part en soi. T’écrire, c’est t’aimer, éperdument…

Je ne vais pas crier au chef-d’œuvre. Non. Je vais vous laisser le faire pour nous. Et si vous ne le faites pas, je vous envoie la petite…Elle est redoutable, la petite Duchess Day Radley, hors-la-loi et duchesse de Cape Haven. Elle vous en fera voir de toutes les couleurs malgré le Noir, pour vous marquer, à jamais…On compte sur vous, faites entendre vos applaudissements jusqu’à ce que le ciel crée un pont, pour tous nos coups de cœur…Je crois en toi, Duchess, tu vas briller!

Les Routes oubliées, S.A Cosby

🚘Ce que j’ai ressenti:

« Quand on a grandi dans la misère, on a l’habitude d’attendre. »

Or, attendre est difficile. En fait, au bout d’un moment, attendre devient vite ennuyeux, désespérant, perturbant. Et quand, on en a marre d’attendre toujours, pour tout et n’importe quoi, ça devient pesant. On n’a pas tout le temps pour ça, parce que quand on n’a rien, le temps, c’est à peu près, tout ce qu’on a, autant alors en faire quelque chose…Attendre après la vie, après le bonheur, après la considération, après le respect, certains s’y refusent, alors ils vont la provoquer la vie, le bonheur ou la société. Et ça va faire grand bruit. Ce roman noir, c’est un panorama édifiant de la violence systémique, avec comme point de mire, l’énergie furieuse d’un homme au désespoir…Beauregard Montage se lance à toute vitesse contre le destin maudit de n’être pas né avec les bons codes, au départ…Que lui reste-t-il alors, pour avoir la bonne conduite?…Les Routes oubliées sont, son terrain de prédilection alors, attachez bien vos ceintures, ça va envoyer les gaz!!!

« Une erreur est une leçon, pour peu qu’on ne l’a fasse pas deux fois. »

Le noeud du problème, c’est le schéma répétitif des erreurs. Parce que c’est une histoire de sang, de couleur, de lieu, de milieu, de cupidité, de pauvreté, de règles pipées au départ, d’espérances broyées à l’arrivée…On a beau s’échiner à rester du bon côté de la route, il y aura toujours un carrefour qui redéfinit le cours des choses, qui emboucane le chemin des outsiders…Comme si, il ne pouvait y avoir, pour les laissés-pour-comptes, que Les Routes oubliées, des routes cabossées, des routes défoncées, des impasses sans retours…J’ai adoré la finesse d’analyse de S.A Cosby du contexte sociopolitique américain. Cette lumière sur des personnages, qui se débattent coûte que coûte, dans un monde qui ne les compte pas…Ils tentent de sortir de leurs états d’assujettissement, mais se retrouvent confrontés à l’inévitable emprise des puissants, dans toutes les strates de leur environnement. Les ravages du racisme, les causes de la délinquance, les conséquences néfastes du milieu social dysfonctionnel, tout est leçon à retenir pour eux, mais parfois, c’est trop lourd à porter, alors ils taillent la route, quitte à rajouter encore de l’huile à leurs cercles vicieux de violences…

« Avoir le choix, c’est être libre. Et il n’y a rien de plus important au monde que la liberté. Rien. Tu comprends ça, fils? »

Comment être libre, dans un monde qui te condamne à être une personne subalterne? Comment être libre, quand ta vie n’est qu’un sursis? Est-ce seulement possible? Comment être libre, quand toi, tu ne l’es pas, mais que tu veux transmettre, quand même, les bonnes valeurs à ton enfant? Deviens une étoile. Sois un soleil noir filant, que même le diable n’arrivera pas à rattraper. Lance-toi, contre. Contre les préjugés, contre l’injustice, contre l’impunité. Et fais rugir le moteur! Ce livre, c’est de l’énergie en puissance. Il n’est plus temps de s’appesantir, l’action est de mise, et advienne que pourra! Alors, maintenant, vous avez le choix de le lire ou pas. Vous êtes libres. Mais un conseil d’amie, foncez! Foncez vers ce livre, ce regard, vers Les Routes oubliées!

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Sonatine de leur confiance et l’envoi de ce livre.

Douze Jours Sans Toi, Elvira Sastre

Une histoire de coup de cœur…

Il est des histoires qui sont comme de l’amour. Un déversement d’amour. Il est des histoires qui racontent, non seulement, un amour, mais des fois, des amours compliqués. -Comme si, l’amour n’était déjà pas autant compliqué, mais quand les autres décident, de qui tu aimes et de ce que ton corps ou ton cœur doit faire, alors l’amour prend des tournures de défi-Alors, il est des histoires que l’on doit écrire, raconter, mettre en lumière.

Il est des jours plus difficiles que d’autres. Douze Jours sans Toi. C’est difficile, quand déjà, à la première minute, c’est déjà une souffrance. Ce livre, c’était une rencontre, le bon moment, le bon jour. Ce que j’avais envie de lire, et même si ça fait douze jours que je l’ai refermé, il continue de vibrer en moi. Parce que c’est de la douceur, et puis la liberté de rêver. Une chance de voir la vie, différemment. Laisser la lumière, être. La laisser occuper l’espace.

Il est des lignes plus belles que les autres. Des émotions qui sortent du néant. Des vibrations plus fortes que tout. De la poésie qui résiste. Des tatouages qui donnent des envies. Des inspirations, des souffles qui bouleversent. Parce que la guerre ne peut pas tout nous prendre. Parce que les autres ne pourront pas tout détruire. Parce que le bonheur ça se décide, et l’amour ça s’alimente jour après jour. Et le transmettre. Transmettre l’amour, le vrai, toujours. On ne se lassera jamais de le dire…

Merci Elvira Sastre, pour m’avoir fait croire, encore le temps d’une lecture au pouvoir extraordinaire, du grand Amour.

Haïku Voeu

Le café suspendu, Amanda Sthers

☕️Ce que j’ai ressenti:

Si vous fermez les yeux, vous pourrez sentir l’odeur du café…

Ce n’est pas simplement une boisson. Non. C’est un partage. Quelque chose de l’ordre de la générosité. Le rouge de l’amour, mélangé à l’amertume du grain noir, cela donne une saveur inimitable. Digne d’être célébrée. Je pense qu’un café suspendu a meilleur goût, a plus d’intérêt aussi. Je ne conçois pas la vie, sans générosité, alors connaître cette pratique, c’est être bouleversée de l’intérieur. Surtout quand c’est le sang qui murmure…Je suis addict au café, mais maintenant, il est fort probable que j’aurai tendance à offrir, à mon tour, un instant fumant, réconfortant, suspendu…Et vous parler, du délice de cette lecture, c’est encore se perdre dans l’énergie revigorante de ce breuvage magique…

Si vous fermez les yeux, vous pourrez voir le café Nube…

Ce n’est pas simplement un lieu. Non. C’est une harmonie. Au café Nube, on mêle les mots, les cœurs, les lignes, les histoires, les exclamations, l’amitié, la guérison, les adieux….En fait, cela s’appelle le bonheur, mais il ne faudrait pas l’ébruiter, sinon, on n’apprendra plus rien de lui…J’étais bien dans ce café, je regardais par-dessus l’épaule de Jaques, les mains actives de Mauricio, dans les yeux mélancolie du docteur Chen, les cheveux dénoués de Chiara…Tous, m’ont interpellé, chacun à leur manière, chacun avec leurs sensibilités…J’ai défait mon foulard violet, et j’ai du l’oublier sur la chaise…Mais qu’importe, le tissu se mélangera aux émotions de Naples, et, reviendra comme il est parti, inopinément…Il aura la vérité de leurs sentiments, de leurs déclarations, un peu de boue, un peu de sang, beaucoup de tendresse, et la déchirure de certains…Je le remettrai et dessinerai, je me sentirai euphorique et transvasée, et j’aurai sommeil et désiré, j’aurai pris un café suspendu, et en aurait déversé dans vos veines, toute l’émulsion, j’espère, après cette chronique…Et je vous aurais bien parlé, autour d’un café, avec amour, sans jamais abandonner, de l’effet irrésistible de cette lecture…

Parce que c’est du désordre de l’organique. Naples, le café, l’amour, l’état d’âme italien. Nous sommes un Tout, mais là, j’avais tout. Tout ce qui me fait vibrer, tout ce qui m’émeut, tout ce qui me relie…Ce palpitement insubordonné…C’était ici, dans ce moment, en ce lieu, avec Le café suspendu. J’étais à ma place, dans ce café, dans ces éclats, dans ce paysage, dans la générosité. Je suis éprise de tout ce qui fait Naples, ses habitants, ses fluctuations, ses ferveurs, ses interdits, ses espoirs, ses déceptions…Et je me suis laissée surprendre, encore à l’être en lisant ce livre…Je l’ai sous la peau, Naples. Et je l’adore, au-delà des mots… Rendue encore plus belle, plus resplendissante encore, dans la plume délicate de Amanda Sthers, j’ai succombé, encore une fois, à l’âme prodigieuse de cette ville…Un coup de cœur pour ce moment, hors du temps…

Remerciements:

Je tiens à remercier Serial_Lecteur_Nyctalope, ainsi les éditions Grasset pour leur confiance et l’envoi de ce livre.

Vierge Jurée, Rene Karabash

🩸Ce que j’ai ressenti:

Je n’ai pas les yeux sinn

Mais le cœur, certainement…

Comme Bekia ou mes autres sœurs

Mes soeurs de là-bas, en Albanie

Elles, soumises, au pouvoir du Kanun

C’est étrange cette histoire de dette

La reprise du sang, l’archaïsme

Ça fout en l’air des vies, des cœurs

La jeunesse et, ceux qui restent…

En plus, il ne faudrait pas d’amour

Est-ce qu’elle meurt quand elle dit

J’aime

Est-ce qu’elle naît quand elle dit

Je t’aimerai éternellement

Faut-il se faire ostaïnitsa

Pour vivre dans la lumière

Et les lettres s’écrivent

Mais le ver progresse

Il est des vérités difficiles

Qu’être? En genre et en sinn

Je n’ai pas de robe bleue

Quand je lisais, j’ai renoncé

À cette couleur, à cette douleur

Les chaises sont vides

Mais la lecture guérit

Je ne sais pas trop ce qu’il faut

Attendre ou pas des colombes

Des hommes, des pommes…

J’entends des voix, des mensonges

Ne vois-tu pas la blessure, la fleur?

Je suis de métal et pur amour

Pour toutes

Je chante différemment vers le ciel

Pour Matia, Bekia, Dana ou kesim

Alors, le ciel, le lait, tombent

La loi du kanun aussi

Et dans la chair elle mange

Des grenades sauvages

Je n’ai plus faim

Et je ne m’habitue à rien

Et tout ce que j’aurai désiré

Puisque ça se réalise, dit-on,

C’est que vous lisiez cette puissance

Ces mots, ces coutumes d’ailleurs,

Que vous preniez dans vos bras

La dernière ostaïnitsa, la vierge jurée

Je n’ai pas les yeux sinn

Ni le cœur en pierre, rouge,

Mais un coup de cœur, certainement

Et il n’y a pas de retour en arrière…

« le métal le plus précieux en Albanie est la liberté »

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Belleville éditions de leur confiance et l’envoi de ce livre.

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En Féérie, il brille quelques poussières…

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