De sang et de lumière, Laurent Gaudé

Couverture De Sang et de Lumière

Pourquoi je l’ai choisi:

Petit emprunt bibli, poussé par la curiosité de connaître enfin cet auteur, et puis j’ai vu le mot Poésie…Occasion idéale pour une première fois avec cet auteur….

Synopsis:

Des textes poétiques et engagés qui voyagent dans les interstices de l’œuvre romanesque de Laurent Gaudé, dénonçant le sort que les homme font aux opprimés, hier esclaves assujettis au commerce triangulaire des pays riches, aujourd’hui migrants économiques et réfugiés en quête d’une introuvable terre d’accueil.

Ce que j’ai ressenti:…Eclat d’un monde de douleurs…

« Les mots sont
Vieux
Comme la souffrance des peuples. « 

Il m’a fallu du temps pour digérer cette lecture…A peine une centaine de pages, et pourtant, un raz-de-marée émotionnel dans ses 8 poèmes…Quelques jours pour me poser, quelques jours pour réfléchir, quelques jours pour me rappeler que l’esclavage fait partie de notre Histoire, que des vies sont insignifiantes sur d’autres continents, que le sang a coulé en Europe dans des attentats, que certains vivent l’enfer en nos jours…

« Nous avons besoin des mots du poète, parce que ce sont les seuls à être clairs et obscurs à la fois. Eux seuls, posés sur ce que nous vivons, donnent couleurs à nos vies et nous sauvent, un temps, de l’insignifiance et du bruit. « 

Déjà rien qu’avec l’introduction, l’auteur m’avait déjà conquise! Elle a une force et une intention qui défie le temps et l’espace. De sang et de lumière, c’est tout ce qu’on découvre dans ses vers, parce que notre monde est ainsi fait, il saigne de la noirceur des hommes, mais il resplendit aussi dans l’œil des poètes…Avec ses poésies engagées, Laurent Gaudé rend hommage aux victimes, aux laissés pour comptes, aux réfugiés, aux opprimés…

Les étoiles tombent
Et les souvenirs aussi.

Ce recueil, c’est une poésie qui nous parle de voyage, de misère et d’écorchures. L’envers du décor. Une poésie qui grouille de vie, qui suinte, qui nous confronte à une réalité quotidienne violente, qui dérange…Derrière la beauté des mots, se cache les maux et la douleur, mais en étant posée, écrite, cette poésie reste le témoignage contre l’indifférence, contre l’obscurantisme, contre l’insignifiance…

Si jamais un jour tu nais,
Ne crois pas que le monde se serrera contre toi

Excellent moment de lecture, même si j’ai encore la déchirure au cœur pour le poème Et si un jour tu nais, et Le serment de Paris rajoute encore du sel sur notre blessure à vif …Tous plus beaux que les autres en fait, cette poésie a ceci de magique, c’est qu’en quelques mots soigneusement comptés, spécialement choisis dans la multitude, généreusement donné, elle te bouscule au plus profond…

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

101 poèmes et quelques contre le racisme, Collectif.

101 poèmes et quelques contre le racisme par Combes

Pourquoi je l’ai choisi:

J’avais repéré ce livre dans le flot d’Instagram, avec cette couverture superbe et ce titre évocateur, je savais que j’aurai envie de le lire!

Synopsis:

« Je te suis bien plus proche qu’étranger ». Andrée Chedid.

Poèmes de · Mumia Abu-Jamal · Antonin André-Réquéna · Bernard Ascal · Olivier Barbarant · André Benedetto · Claude Ber · John Berger · Alexis Bernaut · Claudine Bertrand · Michel Besnier · Zéno Bianu · Daniel Biga · Roger Bordier · Yves Boudier · Yves-Jacques Bouin · Pascal Boulanger · Pierre Bourgeade · Christophe Bregaint · Michel Butor · Christian Guémy – C215 · Jean-Claude Caër · Gérard Cartier · Andrée Chedid · Georges-Emmanuel Clancier · Sylvestre Clancier · Geneviève Clancy & Philippe Tancelin · Francis Combes · Michel Cosem · Françoise Coulmin · Maurice Cury · Juliette Darle · Christophe Dauphin · Michel Deguy · Julien Delmaire · Marc Delouze · Henri Deluy · Jean Desmeuzes · René Depestre · Alain Desnoyers · Jean-Luc Despax · Charles Dobzynski · Hélène Dorion · Bruno Doucey · David Dumortier · Jean-Pierre Faye · Laurent Fourcaut · Pierre Gamarra · Pierre Garnier · Jacques Gaucheron · Dominique Grandmont · Jean-Paul Guedj · Alain Guérin · Georges Guillain · Guillevic · Salah Al-Hamdani · Georges Hassomeris · Claude Held · Jacqueline Held · Jack Hirschman · Jeudinéma · Yves Jouan · Eliot Katz · Vénus Khoury-Ghata · Marie-Laure Koutsaftis · Abdellatif Laâbi · Jean L’Anselme · Yvon Le Men · Alain (Georges) Leduc · Alain Marc · Jean Marcenac · Jean-Claude Martin · Maram al-Masri · Olivier Mayer · Bernard Mazo · Rouben Melik · Saïd Mohamed · Armand Monjo · Gérard Mordillat · Emmanuel Moses · José Muchnik · Gérard Noiret · Serge Pey · Pierre Philibert · Eric Piette · Marc Porcu · Jean Portante · Jacques Réda · Jean-Claude Renard · Michel Ronchin · Jacques Roumain · James Sacré · Joël Sadeler · Jeanine Salesse · Moe Seager · Wally Mongane Serote · Jean-Pierre Siméon · Salah Stétié · Lyonel Trouillot · René Trusses · Claude Vercey · André Verdet · Jean Verdure · Christian Viguié · Jean-Claude Villain · Lucien Wasselin ·

Ce que j’ai ressenti:…Comme une envie de poésie…

La poésie comme un étendard face au racisme…101 poèmes engagés pour abattre l’intolérance, la peur de l’autre, la barbarie, les pires horreurs qui se cache derrière ce gros mot…Il me semble nécessaire de se rappeler que l’humanité a perdu des hommes dans cette forme cruelle de rejet, meurent encore aujourd’hui, et mourront sans doute demain…A travers ces quelques textes, on sent le désir d’un monde meilleur, un élan du cœur, un espoir…

« La maison de tolérance est une joyeuse demeure
ouverte à tous les vents »

(Maurice Cury).

Certains poèmes m’ont été plus parlant que d’autres, mais un recueil se lit et se relit dans le temps au gré de nos expériences pour mieux nous imprégner de ses mots posés par des auteurs qui ont eu le courage de prendre la plume, de ressentir ces émotions violentes et qui nous les offrent comme un cadeau…Nous croisons ici, en hommage, les plus grands poètes, tels que Rimbaud, Victor Hugo ou Senghor, mais aussi tous ces poètes contemporains qui comprennent la force des mots, la beauté du Verbe, l’engagement humain pour cette forme d’écrits…A l’heure d’aujourd’hui, j’ai vraiment eu un coup de cœur pour le poème de Armand Monjo, Partout des ponts, celui de Jean-Luc Despax m’a ébranlée, et j’ai adoré La maison de la tolérance de Maurice Cury,  j’ai trouvé aussi que le poème d’ouverture à cette anthologie de Mumia Abu-Jamal vibre avec une certaine urgence, à l’ombre de ce couloir…

« Lancer un pont est un travail d’amour,
de patience et de volonté. » Armand Monjo. 

Finalement, lire de la poésie engagée, ça réveille quelque fois, l’inspiration…J’aimerai joindre à ces textes, très humblement, ce que cette lecture m’a fait ressentir…

Candide Poème.

Quand j’entends Racisme, je voudrais…

Prendre une feuille blanche
Réinventer le mot Tolérance
Offrir des jours meilleurs à
Cette Liberté d’exister.

Quand j’entends Barbarie, je voudrais…

Prendre un rêve blanc
Réinventer le mot Aimer
Offrir un sourire à
Toute l’Humanité.

Quand j’entends Haine, je voudrais…

Prendre une idée blanche
Réinventer un monde de couleurs
Offrir un arc-en-ciel
Comme une promesse de Bonheur.

Quand je ne comprends que ce n’est qu’un Candide Poème…

Stelphique.

 

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement le site Babélio ainsi que les éditions Le Temps des cerises pour l’envoi de ce livre! J’ai particulièrement apprécié aussi de recevoir les petits goodies qui vont bien avec ce superbe livre!

 

 

 

Mieux que dix fées, Lenia Major/ Cathy Delanssay

Pourquoi nous l’avons choisi:

Un livre qui parle de fées??!!!On adore nous, et d’autant plus quand il rentre dans le Challenge Printemps Elfique!

Synopsis:

Dix fées se succèdent avec chacune un don particulier. La première fée sème des petits bisous partout, la deuxième est la reine des chatouilles, la cinquième super forte en rangement… Mais quelqu’un possède tous ces dons réunis : une maman. Commentaire : Blonde, brune, châtain, les yeux bleus, verts ou marron, dix fées toutes différentes et plus jolies les unes que les autres sont dessinées dans leur univers de douceur aux couleurs tendres et définissent toutes les qualités d’une maman. Jouant sur les couleurs, la tenue de la ligne et la taille des caractères, le texte simple souligne le don décrit. Un petit livre enchanteur, au format très agréable, pour dire combien on aime sa maman. Couverture rigide, cahiers cousus.

Ce que nous avons ressenti:…Un joli Coup de baguette magique…

Nous avons adoré ce petit album! La douceur qui se dégage, la tendresse du texte, et l’époustouflante mise en illustration! Depuis plus d’une semaine, c’est le livre TOP 1 de notre petit moment complice: l’Histoire du Soir. Jazzelfique le connaît déjà par cœur, et il a, et de loin, sa préférence, face à la multitude….

A la première lecture, déjà, elle a repéré la poésie « -Oh Maman, ça rime »….Bien sur, mes yeux de maman se sont illuminé de fierté…Lenia Major nous régale de mots tout doux, de mots doudoux, de mots trop chou qui appellent aux bisous…C’est une belle invitation aux câlins et à entretenir la complicité entre une mère et ses enfants…

Ensuite, nous nous sommes laissé surprendre par l’histoire et la particularité de toutes ses fées, pour tomber en amour, devant cette fin tout simplement adorable…

Chaque page, est une illustration splendide d’une fée. Chacune avec son style, toutes plus jolies les unes que les autres! Cathy Delanssay a une incroyable touche artistique! Nous avons adoré chaque détail, ses visages pleins de rondeurs et de magie, joliment mise en valeur dans une situation donnée. Jazzelfique a eu un coup de foudre pour la sixième qui danse alors que Maman Stelphique préfère la Dix qui ouvre sur le Pays des contes, mais en fait, c’est tout l’album qui est une richesse de plaisir des yeux!

Jazzelfique s’attarde toujours sur des petits détails, et ici, c’est la petite coccinelle qui apparaît, une page sur deux, qui a attiré son attention. De minuscules touches d’humour posés, ici ou là, qu’elle se régale toujours de découvrir à chaque relecture…

Nous sommes d’accord toutes les deux, pour mettre en Coup de Cœur, ce joli petit livre, et nous vous invitons à découvrir ce qui est Mieux que Dix Fées….

Notre note Plaisir de Lecture  10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les Editions Balivernes pour l’envoi de ce livre!

La nuit appartient au tigre, Michel Honaker

Couverture La nuit appartient au tigre

Pourquoi je l’ai choisi:

Je pense que c’est cette couverture au départ qui a attiré mon œil, mais en voyant la quatrième de couverture, je n’avais qu’une hâte, ouvrir ses pages…

Synopsis:

Ancien des forces spéciales, Derek Ardo cherche à fuir son lourd passé. Reconverti dans l’humanitaire, il est engagé par une fondation pour prendre la tête d’une médiathèque dans un quartier neuf d’Aramsha, en Inde. Hormis Aparajita, une petite fille au caractère bien trempé, et Trishna, une jeune femme bannie par sa famille pour avoir fui un mariage forcé, les visiteurs sont rares, et sa vie s’annoncerait des plus tranquilles s’il n’y avait la présence d’un tigre mangeur d’hommes, dont les victimes se multiplient. Un climat de méfiance et de peur s’installe en ville, et Derek engage alors une guerre personnelle contre le fauve.

Ce que j’ai ressenti:…Un voyage enchanteur…pour rugir de plaisir…

Dépaysement:

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  • Partons en Inde…Apprenons à dessiner des kolam , manger du poulet épicé, rencontrer une civilisation différente…Je suis toujours partante pour voir d’autres Horizons, d’autres Ailleurs, mais celui ci de voyage, m’a enivrée!

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« Le monde appartient aux Hommes, mais la nuit appartient au Tigre. »

  • Rencontrons un être fascinant: le Tigre. Presque une Divinité, un Danger latent, une Peur ancestrale. Laissons le prendre son territoire, nous fasciner, nous effrayer. La nuit lui appartient, et vous découvrirez à quel point, si vous ouvrez ce roman enchanteur. Il impose un respect, ce Tigre, une ambiance électrisante. Connaître ses pensées, c’est se confronter aux nôtres…

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« Vous êtes ainsi, Hommes, fascinés par ce qui est médiocre et futile. »

C’est presque un conte. Et les contes ont toujours sur moi, cet effet fascinant. C’est presque un roman d’aventures. Et quel plaisir de parcourir d’autres Terres. Je me suis délectée de chaque mot. J’ai adoré où l’auteur nous emmène, ce qu’il nous apprend sur l’Inde, sa fascination pour la Nature. Il donne une voix puissante, une magie imprégnante à son texte, un œil avisé sur les travers de l’Homme. J’aime beaucoup cette forme de texte merveilleux, qui cache souvent une réalité pas tout à fait reluisante, les messages forts qui passe derrière le folklore, les leçons qu’on en tire une fois la dernière page tournée…En fait, il est difficilement à mettre dans une case avec une étiquette: il est juste envoûtant.

Plus que tout, j’ai adoré la fin, qui nous pousse inexorablement à relire une fois encore, ce roman fascinant!

Je le mets en coup de cœur forcement, car tout un tas d’émotions diverses m’a traversée durant cette lecture: de la peur avec l’ombre du Tigre, de la peine pour la condition des femmes indiennes, de l’émerveillement pour cette jungle luxuriante, de la joie pour ce projet de mettre à disposition la Lecture dans ce coin reculé, de l’enthousiasme de suivre un auteur talentueux…

« Tout le problème est là, de la difficulté d’entraîner les enfants vers le savoir et non vers la servitude. »

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 10/10

 

Le verger de marbre, Alex Taylor

Couverture Le verger de marbre

Pourquoi je l’ai choisi:

Je suis inscrite au challenge Gallmeister organisé par l’adorable LéaTouchBook, et ce livre m’a tentée surtout pour l’aspect thriller/polar noir.

Synopsis:

Beam Sheetmire, dix-sept ans, vient de tuer l’homme qui l’avait agressé. Il n’y a plus qu’à se débarrasser du corps sur les berges de cette rivière du Kentucky. Vu les circonstances, Beam devrait s’en tirer dans histoires. Mais il découvre que la victime est le fils du caïd local, Loat Duncan, à la fois puissant trafiquant et redoutable meurtrier. La décision de son père est sans appel : Beam doit fuir, et sur-le-champ. S’engage alors un diabolique jeu du chat et de la souris où chaque mouvement n’est qu’un pas de plus vers l’enfer.

Les personnages:

Beam, un jeune qui va devoir grandir un peu plus vite que prévu, et apprendre la vie à coup de poings et de sang…

Clem et Derna forme un couple des plus bizarres, mais il est à l’image de cette vie de violence sans nom…

Loat Duncan, le caïd du coin, est redoutable dans ses agissements, mais c’est un homme, rien de plus, qui tient trop à la vie…

Ce drôle de quatuor renferme mille et un secrets, non-dits pourrissants, violence latente et la plume de cet auteur a voulu qu’ils se réunissent pour nous imploser le cœur, et un peu du leur, peut être…

« Mais il avait eu son heure de gloire. Des éclairs plein les veines chaque vendredi soir, il avait traversé toutes ses années sur une autoroute de sang. »

Ce que j’ai ressenti:…Le polar en lumière, la lumière du polar…

« -Voyez vous on ne peut jamais prévoir ce que le monde va vous jeter dessus. J’aime être prêt à toute éventualité. »

Le Verger de Marbre est la lumière noire qui éclairera votre rentrée littéraire! Un de ses grands romans dont on ne se remet pas tout à fait tellement, il est intense…Une de ses magnifiques écritures qui vous submergent, et vous met des papillons dans les yeux durant votre lecture…Une de ces histoires qui ne peuvent pas, décemment, s’évaporer…

« On peut pas disparaître dans une ville. (Il agita une main vers la nuit et toute son immensité.) Mais par ici, un type peut juste…s’évaporer. »

Ce n’est pas tant le destin de ce Beam qui vous bouscule, mais c’est l’excellent cadre dans lequel l’auteur dépeint cette cavale aux milles dangers qui vous arrache les viscères…On est immédiatement assailli d’un étrange malaise, qui vous mènera jusqu’au bas fond d’une ville, où la misère sociale déboite les relations, où la violence a plus de force qu’une simple main tendue, où la jeunesse n’a que peu de perspective d’avenir. Chaque situation mène plus profond dans le tourbillon des abîmes, et ce n’est pas parce que vous dormirez, que le reste du monde ne va pas continuer sa danse folle…Beam va l’apprendre à ses dépens…

Il ne savait pas que les ennuis pouvaient réellement poursuivre un homme, mais ça semblait être le cas avec lui, chacun de ses mouvements le plongeant d’autant plus profond dans les sables mouvants des calamités et de la déchéance. Il pensa tout à coup à ce qu’avait affirmé l’inconnu du ferry, que la rivière n’avait pas de fond. A présent, il se demandait si les ennuis avaient un fond, et s’il le trouverait un jour.

J’ai adoré la double de dose de noirceur avec sa robe de poésie. Il a « un je-ne-sais-quoi » qui rend la lecture particulière, l’impression de tenir un trésor de mots, un coffre fort enfoui pour tous lecteurs avides d’émotions et de qualités littéraires. La traversée dans cet étrange enfer se fait en tiraillements intérieurs, mais elle s’accompagne d’une beauté lyrique qui nous ébloui d’autant plus. J’ai lu et relu certains passages, tant je m’imprégnais de cette cambrousse rurale américaine, et de sa douce voix hypnotique, quel voyage!!!Même le titre devient une évidence et d’une implacable vérité et apporte sa touche d’intemporalité à ce récit. Une merveille à lire, à ressentir!

Des spasmes de clair de lune traversaient la cime des arbres.

J’aime ce genre de polar noir, car il contient assez de puissance pour vous marquer au fer rouge, mais là où celui ci se distingue, c’est dans l’habile lumière de son écriture. Touchée en plein cœur par ses mystères qui se dévoilent dans le sang, il restera une des lectures les plus marquantes  de cette année pour moi. Un grand roman que je ne saurai trop vous conseiller lors de sa sortie le 18 aout! Jetez vous dessus si vous le croisez!!!!Coup de cœur !!!!

On pourrait dire ça parce que ça donnerait l’impression que les choses rentrent dans des cases. Mais ce serait négliger la vérité authentique.
-Et c’est quoi cette vérité?
-Le seul genre de vérité qu’il y ait jamais eu. Je parle du fait que le cœur est un mystère.

 

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 10/10.

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les éditions Gallmeister pour l’envoi de ce livre. Merci de leur confiance. Merci aussi à Léa pour cette douce collaboration intermédiaire! Je suis aux anges d’avoir pu lire ce livre en avant-première , et ce d’autant plus que c’est un coup de cœur!

 

 

Le géant enfoui, Kazuo Ishiguro

Pourquoi je l’ai choisi:

Ce livre m’a été recommandé par un Babéliote passionné, Krout. Je le remercie de m’avoir mis sur la voie de ses géants: c’est exactement le genre de livre que j’adore! La passion de lecture se partage, et là, c’était un super conseil!!!!

Synopsis:

Axl et Beatrice vivent un amour constant qui a résisté aux années. Ils décident de faire un voyage pour rejoindre leur fils, parti depuis longtemps. De nombreux obstacles se dressent sur leur chemin, parfois étranges, parfois terrifiants, et mettent leur amour à l’épreuve. Leur parcours est une métaphore de nos vies à tous.
Dix ans après « Auprès de moi toujours », Kazuo Ishiguro revisite, dans « Le Géant enfoui », les thèmes shakespeariens qui traversent son oeuvre : la mémoire et l’oubli, la confiance et la haine, la vengeance et la justice. L’histoire d’Axl et Beatrice, une allégorie du monde moderne, est d’ores et déjà un monument de la littérature.

Les personnages:

Axl et Beatrice sont un couple en fin de vie, qui se sont aimé toute leurs vies dans les joies autant que les tempêtes. Très touchant.

Sire Gauvain, il apporte une touche de chevalerie, une douce flamme presque éteinte, mais indéniablement là, vibrante.

Wistan et Edwin nous rappelle que tout un homme est un guerrier…

Ce que j’ai ressenti:…Une étincelle dans la brume…

En fait, ce livre il vous emporte:

  • Dans la brume électrique…(Non je ne me suis pas trompé de livre, on n’est pas dans celui de James Lee Burke …). Il y a une sorte d’ambiance opaque qui vous happe dès les premiers mots…Cette brume vous enveloppe pour ne plus vous laisser tranquille…Se souvenir ou oublier ? Telle est la grande question dans ce claquement de doigts qu’est notre passage sur Terre…

« C’est bizarre la façon dont le monde oublie les gens et les évènements de la veille ou de l’avant veille. C’est comme une maladie qui nous atteint tous. »

  • Dans la légende Arthurienne…Chevaliers, dragons, géants, elfes…Le fantastique se mêle avec douceur dans ses pages nous offrant un souffle de magie enchanteresse plus qu’appréciable. Le roi Arthur n’a pas fini d’inspirer les auteurs, des centaines d’années après pour notre plus grand plaisir!

« Je suis un simple mortel, je ne le nie pas, mais je suis un chevalier bien entrainé et encouragé durant de longues années de ma jeunesse par le grand Arthur, qui m’a appris à affronter toutes sortes de défis avec enthousiasme, même lorsque la peur s’insinue jusque dans la moelle, car si nous sommes mortels, brillons du moins de tous nos feux aux yeux de Dieu pendant que nous marchons sur cette terre! « 

  • Dans une histoire d’amour…La tendresse de leur amour est touchante, malgré les points noirs qui jalonnent leurs histoires, ils restent ensemble, côte à côte, bravant ensemble les difficultés…Une histoire tout en pudeur, en simplicité et respect de l’autre…

« -Promets moi, princesse, que tu n’oublieras pas ce que tu ressens pour moi en ce moment dans ton cœur. A quoi servirait un souvenir surgi de la brume s’il se contente d’en chasser un autre? »

Il est des livres comme ça, qui vous tombe dessus et qui vous envoûte…Une histoire qui vous laisse une forte impression même en l’ayant refermé depuis des jours… Celui ci, il a une Atmosphère pesante, une Poésie enivrante, une Intention éclairante. Ce texte derrière son empreinte magique, vous torpille l’esprit sans que vous vous en rendiez compte. Il nous montre le Monde, en perpétuel renouvèlement de ses erreurs, de ses attentes, de ses victoires. Le temps n’a pas de prise sur nos envies d’évasions, d’invasions et de découvertes. A y regarder de plus près, les mots sont plus incisifs qu’il n’y parait et prenne une résonnance dans nos quotidiens sombres. Je regrette, juste un peu,  qu’on ne soit plus dans le souffle du dragon…

Les gens devaient accepter avec philosophie de pareilles violences.

Avec ses trois points, je me rend compte que la rencontre avec ce livre était une évidence…Ma mémoire me joue des tours, mais je suis presque certaine , de ne pas oublier cette lecture de sitôt…J’enfouis ce géant légendaire dans mon esprit, en espérant que la haine n’emporte pas tous les cœurs…Très joli conteur que ce Kazuo Ishiguro, il prend son temps, mais il nous offre un fabuleux moment de lecture…

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 9/10

Le condor, Stig Holmas

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Pourquoi je l’ai choisi:

Après le coup de cœur de l’année dernière pour le petit Sonatine+ (cf: Papillon de nuit, R.J.Elorry), j’ai confiance aux choix de cette maison d’édition et leur réédition…Avec le synopsis, j’étais curieuse de voir ce qui se cachait derrière l’expression « perle noire »…Je pense que je n’ai pas fini de regarder du côté de ses petits formats, véritables petites pépites de lecture!

Synopsis:

Dans la lignée des œuvres de Robin Cook et de Jim Thompson, un polar mélancolique et sombre, poétique et haletant à la fois.

William Malcolm Openshaw, poète, intellectuel et amoureux des oiseaux, a eu plusieurs vies. Depuis des années, il erre aux quatre coins du globe, de Mexico à Tanger, en passant par Bogotá et Le Caire, ne fréquentant que les quartiers les plus pauvres. « Je me contente de traverser les villes, de les quitter en marchant lentement. » William est un homme hanté par de mystérieuses tragédies, par des secrets dont il ne parle pas. Au Portugal, à la suite d’une agression, il fait la connaissance de Henry Richardson, attaché à l’ambassade britannique de Lisbonne. Ce dernier semble en savoir beaucoup sur le passé de William, beaucoup trop même. Sur les disparitions, les morts violentes, les ombres et les trahisons qui ont jalonné son parcours. Richardson a peut-être même les réponses aux questions que se pose William sur sa vie d’avant, sur la tragédie qui a brisé son existence. Une véritable partie d’échecs à base de manipulations s’engage alors entre les deux hommes, dont l’issue ne peut être que tragique.

Stig Holmås, tout en nous proposant une intrigue d’une efficacité absolue, s’interroge sur la condition humaine avec une lucidité déchirante. La beauté et la puissance de l’écriture ne font qu’ajouter à l’éclat de cette perle noire, publiée en 1991, et considérée par beaucoup d’amateurs comme un chef-d’œuvre absolu du genre.

Les personnages:

William Openshaw est un poète, un homme écorché au passé sombre. On le suit dans ses pérégrinations dans les bas-fonds de la société, et par son œil avisé, nous offre une vision sombre mais intéressante des rues les plus mal famées. On est pris dans ses pensées, dans son malheur, on le plaint autant qu’on le réprouve, mais il est sans contexte un personnage fort!

Ce que j’ai ressenti:…Une bien triste envolée…

Le temps passe.Lentement, comme un aveugle.

C’est une lecture en poésie et en polar noir, elle fleure bon le coquelicot, part dans des envolées vertigineuses, sombre dans les plus grands gouffres des affres humaines. C’est une lecture qui ne laisse pas indemne, qui vous dévoile ses noirs secrets au détour d’une page, pour mieux vous envoler dans les lueurs lyriques. Suivre William dans ses rues, c’est découvrir la pauvreté, s’y confronter, nous la faire sentir jusque dans ses odeurs…Elle suinte de ses pages, mais en même temps, il y a une farouche volonté de s’accrocher aux petites choses infimes qui font toute la différence dans une vie…

Mais le parfum des coquelicots m’accompagne. Il est rouge et léger, comme les battements du cœur d’un condor qui plane dans le ciel.

C’est un livre qui se dévore, dans un souffle: on est pris dans la douceur des mots mais la noirceur des cœurs envahit cette beauté. C’est bien ce double effet qui rend cette histoire captivante, hypnotique. L’écriture aussi y est pour beaucoup,  et ce découpage en instants suspendus ajoute une originalité à l’ensemble, autant qu’un rythme haletant.

Je suis le loup des villes. J’ai de la poix sous les pattes.

Une bien belle idée que cette réédition puisque elle nous permet de mettre une nouvelle fois en lumière la majesté de ce condor, de s’enivrer d’envolées, de toucher du bout des doigts les failles humaines dans un voyage aux quatre coins du monde.

 

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 8/10

 

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les éditions Sonatine pour l’envoi de ce livre. Merci de leur confiance, ce fut une lecture captivante!

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L’étrangère, Gardner Dozois

Couverture L'Étrangère

 

Pourquoi je l’ai choisi:

Avant toute chose, je remercie Madame Charlotte Volper des éditions ActuSf pour l’envoi de ce livre. C’était une belle surprise que j’ai trouvé dans la semaine dans ma boite aux lettres . Je la remercie de sa confiance pour mettre ce livre à l’honneur sur mon blog. C’était une fantastique expérience de lecture, et je la comprend dans son choix de réédition, il vaut sincèrement, le détour.

Synopsis:

La première fois que Joseph Farber vit Liraun Jé Genawen, il la trouva pleine de mystères. C’était durant l’Alàntene, « la Pâque du solstice d’hiver, l’Ouverture-des- Portes-de-Dûn » sur la planète Lisle. Pour l’extraterrestre, Farber bravera tous les interdits et tabous, jusqu’à se faire modifier génétiquement pour pouvoir s’unir à elle. Et pourtant, comme toutes les plus grandes histoires d’amour, leur idylle connaîtra une fin tragique…

Les personnages:

Farber est un terrien comme un autre. Ni plus ni moins qu’un humain, avec ses failles et sa naïveté. Et pourtant, par amour, il va révolutionner le monde extraterrestre, et un peu celui de la Terre, par cette douce histoire…Il n’a rien de parfait, mais grâce à son courage, il fait bouger, à sa petite échelle, les mentalités.

Liraun…Elle garde son charme, et tous ses mystères…

Ce que j’ai ressenti:…Une belle ode à l’amour…

Il y a des romans comme ça qui vous « parle » plus que d’autres, qui ont une formidable résonance dans nos vies, nos quotidiens…Celui ci en sera assurément, car j’ai eu une connivence avec ce personnage de Farber. Je nous ai trouvé la même force de combat face à l’intolérance, le bonheur de vivre un amour inconditionnel avec l’être aimé , la petite victoire à la guerre des préjugés…C’était non seulement une jolie histoire, mais j’ai trouvé aussi que c’était un bel engagement de l’auteur contre toutes les formes de condamnations à la différence. C’est un beau reflet tout en métaphore, des combats quotidiens que les terriens doivent encore mener pour l’harmonie planétaire, et peut être, sur d’autres planètes, qui sait?…Une main tendue vers l’Autre, vers L’étrangère

C’est une histoire d’amour, oui, mais pas mielleuse ou romantique, une histoire d’amour qui transcende les genres, les clichés, les difficultés. Une histoire d’amour qui aurait pu être banale, simple,  ordinaire, mais non, on est en SF, et chaque choix entraîne son lot de conséquences, elle en devient donc extraordinaire, compliquée, intemporelle…Rien ne sera facile, ni évident dans cette union, les malentendus seront pléthores, et pourtant, ils s’aiment, c’est indéniable…

« Parce que moi aussi, j’ai toujours été seule parmi mon peuple, et j’ai pensé: Comme moi, il n’a qu’une moitié d’âme, et j’ai pensé aussi : Réunissons les, ses deux moitiés. »

Imaginez donc un homme, un terrien, tombant amoureux d’une Cian, une extraterrestre. Ca aurait pu être une passade, mais non, en Amour, il faut sans cesse combattre: Farber aura cette folle énergie, car avant même la certitude de ses sentiments, il va affronter la Haine. Ce livre est donc un formidable plaidoyer en faveur de l’amour, mais surtout de la découverte de l’autre: le choix et la liberté d’aimer une personne, quelles que soient ses différences, quitte à y perdre un peu de soi même, pour devenir quelqu’un de plus fort.

C’était une haine épuisante contre laquelle on ne pouvait rien, d’autant plus sombre qu’elle ne menait à rien.

Ce texte prend son temps, mais a, une folle poésie. On se perd avec délice sur cette planète inconnue, on voudrait percer le mystère de ses habitants, on se laisse conter le nouveau ciel…C’est toute une ambiance glaciale qui nous entoure, entre le chant télépathique des Cians et la douce lumière de la Femme de Feu qui vient vous envelopper, on ressent une atmosphère particulière, étrange , hypnotique.

Les étoiles étalaient leurs armées blanches et froides et, à leur contact, Farber se sentit pratiquement trop grand pour la nuit, pour les pierres du chemin qu’il foulait.

Je pense que toute la beauté de ce texte prend tout son sens, sur la fin. On a enfin l’éclairage de la pensée dissimulée de cette culture extraterrestre. Nous nous apercevons que la lenteur du récit était nécessaire à la compréhension de la fatale tragédie, on appréhende la menace… Et, du coup, la force de cet amour, malgré les innombrables non-dits et incompréhensions, est d’autant plus magnifique, plus poignante aussi… Elle fait aussi mal que ce qu’elle est belle…Le mystère qui entoure l’apparente évolution des Cians, laisse une note amère en bouche, mais aussi un joli coup de cœur inattendu pour moi…

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 10/10

 

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La guitare magique de Frankie Presto, Mitch Albom

Couverture La guitare magique de Frankie Presto

Pourquoi je l’ai choisi:

J’adore cet auteur, il arrive à me toucher à chaque fois grâce à son écriture, et quand je l’ai vu dans la Masse Critique, je ne pouvais pas, ne pas cocher cette proposition…Le destin a bien fait les choses, et je remercie sincèrement Babélio de m’avoir sélectionnée, ainsi que les éditions Kero pour l’envoi de ce livre.

Synopsis:

Frankie Presto, né dans une église en feu et vite devenu orphelin, est élevé dans une petite ville d’Espagne par son professeur de musique aveugle. Puis la guerre bouleverse sa jeune vie… À neuf ans, il embarque sur un bateau pour l’Amérique, accompagné de ses seuls biens: un chien sans poils, une vieille guitare et six cordes dont il ignore encore la mystérieuse puissance.
Pendant son irrésistible ascension comme le plus grand musicien de son temps, il découvre petit à petit l’immense pouvoir que lui confèrent ses six cordes de guitare magiques. Mais ce don sera aussi son fardeau…
Frankie réussira-t-il à trouver sa propre voie, et à retrouver Aurora, l’unique femme qui avait su toucher son cœur ?

Un roman foisonnant et plein de charme qui donne envie de fredonner sa chanson préférée !

Les personnages:

Frankie Presto, c’est un guitariste de talent, de corps et d’esprit. J’ai cherché sur Internet ses chansons, j’ai voulu lui donner vie, croire qu’il pouvait naître de notre seule volonté…Je voulais plonger dans son regard, y voir l’étincelle du Don…Il est une force ce personnage, il incarne tous ses génies disparus trop tôt, ses enfants qui ont serrés de leurs points, la lumière musicale.

« Tout le monde fait partie d’un orchestre dans la vie. »

C’était une pure performance de guitare et les mélodies qui s’enchaînaient étaient d’autant plus remarquables. Frankie était un homme qui se débattait littéralement dans un océan démonté.

Ce que j’ai ressenti:…Un coup de cœur musical et littéraire…

« La vérité est lumière. Le mensonge est ombre. La musique est les deux à la fois. »

Mitch Albom nous revient avec un roman qui fleure bon la Musique. Elle nous parle, nous interpelle, nous enchante. La Guitare Magique de Frankie Presto a 6 cordes, tout comme elle, j’essaierai de vous donner 6 raisons de vous laisser charmer par son incroyable envoûtement…

  1.  La corde sensible: C’est avec beaucoup de larmes retenues qu’on lit cette histoire. Et les larmes justement, c’est l’exquise musique « Làgrima » qui tourne en boucle…Comprendre cette chanson dans ses lignes, et ensuite la savourer en écoute, je vous parie, que les larmes seront bien au rendez-vous…
  2. La corde vibrato: Des dizaines d’émotions vous submergent dans cette histoire, parce que c’est avant tout, celle d’une vie, d’un artiste, d’un génie…Et forcement, ça donne toutes sortes de tragédies et contrariétés, mais aussi de grands moments où la chance lui sourie, où la Destinée prend tout son sens…
  3. La corde artistique: Cet enfant a un don, certes, mais c’est bel et bien le travail et la persévérance de la Musique, qui fera sa voie. L’orchestre de sa vie a eu de beaux accompagnateurs, mais c’est avant tout cet enseignement entre respect et tolérance que lui donne El Maestro, qui fait la beauté de son talent.
  4. La corde auditive: Chaque référence musicale est un bonheur d’écoute. Je me suis d’autant plus imprégnée de cette lecture en allant découvrir ou redécouvrir, ses chansons. On sent la passion de l’auteur pour la musique.
  5. La corde magique: Une fée s’est glissée dans ses pages pour mon plus grand bonheur! Forcement, que je me dis qu’il était fait pour moi, ce roman! La magie de l’Amour et l’apparition féerique sont autant de saupoudrage scintillant qui illumine nos yeux et nos cœurs…
  6. La corde poétique: Le Bleu lyrique qui vient étinceler cette histoire nous donne un petit coté Fantastique très agréable à découvrir. J’ai adoré le bouquet de fleurs de cordes, leur poésie, la force de l’intention de l’auteur, de rendre hommage à la musique, à la vie, à l’amour…

« Tous les hommes sont des musiciens en puissance. Sinon pourquoi le Bon Dieu nous aurait-il donné un cœur qui bat? »

Je suis une amoureuse de la Musique et de l’Emotion. Ce livre rassemble les deux. Il pulse et il touche au cœur. J’ai aimé la douceur des mots et la douleur d’une passion, la pureté des émotions et la fulgurance d’un talent. C’est un coup de cœur, évidemment, car il nous fait vibrer le corps, le cœur et l’âme. Il a une énergie positive, magique et passionnée.

« -Ne pleure pas si tu saignes pour quelque chose que tu aimes. »

 

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 10/10

 

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Merveilles et Légendes des Forêts Enchantées, Richard Ely/S.Pineaux/A.Labarre

Pourquoi je l’ai choisi:

J’étais curieuse de voir un des autres projets d’un auteur que j’affectionne particulièrement: Richard Ely.

Synopsis:

Une balade en compagnie de Richard Ely, Séverine Pineaux et Amandine Labarre sous les frondaisons des grandes forêts mythiques (Brocéliande, Forêt- Noire …) à la découverte des créatures fantastiques qui les hantent (petit peuple des mousses, pixies, dryades et autres dames vertes).

Ce que j’ai ressenti:…Un enchantement naturel…

Bienvenue dans la forêt, oui mais voilà, pas seulement les forêts toutes simples, non, de celles qui sont enchantées! Et niveau enchantement, ce livre est une merveille pour les yeux tout d’abord, avec les magnifiques illustrations de deux artistes, mais les textes de Richard Ely nous emmène grâce à sa passion, dans un univers magique. On se prend à rêver en Brocéliande, à songer sur l’île Hachijo-jima, à s’imaginer en Fontainebleau, le voyage en imaginaire est infini et se fera d’une branche tendue vers le lecteur…

C’était la berceuse du mobile à papillons. La musique de ses premiers rêves.

Le Petit Monde de Richard Ely est empli de créatures féeriques, c’est avec toujours autant de plaisir que je découvre ses publications. Tantôt poète, tantôt ethnobotaniste, mais toujours inspiré par les muses, ce projet là, m’intéressait d’autant plus, car il était plus ambitieux au niveau des textes. 10 nouvelles toutes plus riches en folklore, les unes que les autres, mais la force de l’ensemble c’est l’énorme respect pour la Nature. Toutes vous font prendre conscience d’une cohésion d’ensemble, d’un amour inconditionnel pour Mère Nature, d’une sagesse ancestrale. J’ai beaucoup aimé le message derrière la féerie, les forêts mises en lumière et en histoires, cette volonté d’embellir tel un conteur, le monde qui nous entoure.

Ni les dieux ne pouvaient les corrompre, ni le cœur des hommes. Elles étaient l’âme vivante de la forêt, l’expression le plus intime et la plus profonde de ce qui animait flore et faune dans ce territoire sacré.

J’ai vraiment passé un bon moment avec ce livre, car il est plaisant de le feuilleter, d’avoir le choix de le poser et le reprendre à sa guise, de lire et relire ses courtes histoires, de s’imprégner à notre rythme de par ce découpage en nouvelles. Je ne me lasse pas des écrits de cet auteur, car on est toujours amené à revenir à sa guise, et à tout moment, vers son univers inspirant et inspiré. Il ne se dévore pas ce livre, il s’apprécie, et c’est ce qui en fait tout son charme…J’ai été plus que charmée, par ailleurs, par le talent de Séverine Pineaux, ses illustrations sont juste : »OUAaaaH! ».

Cette amertume ne me quitte plus, ce que le poète nomme le spleen. Je suis là, vivant, errant parmi les hommes, mais mon cœur ne bat plus pour ce monde.

Voir prendre vie et déceler les êtres féeriques, au détour des bois et des pages, est un petit plaisir délectable. Pixies, dryades, fées, gnomes se dévoilent derrière une montagne, un ruisseau, un océan. Chaque apparition plus enchanteresse que la précédente…Une petite merveille, je vous le disais…

Comme un fantôme, l’esprit ne dérangeait rien de physique.

Si je devais donner une préférence dans ses histoires, j’irai vers Rêveries en Brocéliande. Rien que l’illustration Séverine Pineaux en amont est d’une beauté fantastique, mais c’est le texte qui m’a le plus touchée par sa simplicité et sa douceur, mais j’ai aussi aimé la force et l’humble respect qui se dégage de la nouvelle Le Petit Peuple des Mousses.

En bref, un livre à découvrir de toute urgence!

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 9/10

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Remerciements:

Je tiens avant tout, à remercier Monsieur Richard Ely, ainsi que la maison d’éditions Au bord des continents pour l’envoi de ce livre. Merci sincèrement de leur confiance!

 

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