Cauchemar, Paul Cleave.


Synopsis:

Un cauchemar qui va vous tenir éveillé toute la nuit.
Acacia Pine, États-Unis. Une petite fille, Alyssa Stone a mystérieusement disparu. Noah, un des flics du village fait irruption chez le principal suspect. Envahi par la colère, il le séquestre et le torture jusqu’à ce que l’homme lui révèle le lieu où Alyssa est captive. Noah file alors vers une vieille maison abandonnée, la ferme des Kelly, où il la retrouve enchaînée dans la cave, encore en vie. Fin de l’histoire ? Non, début de l’histoire. Dévoiler davantage la suite des événements serait criminel. Sachez seulement que ceux-ci se passent douze ans plus tard. Le jour où Alyssa est à nouveau portée disparue. Et que le cauchemar recommence. L’auteur d’Un Employé modèle et de Ne fais confiance à personne nous revient plus en forme que jamais avec ce thriller d’une efficacité rare, entêtant comme un cauchemar récurrent.


Ce que j’ai ressenti:

▪️« Tu vas aller dans un endroit d’où tu ne reviendras jamais. »

Un. Deux.Trois. Prépare-Toi. Acacia Pines est une ville dont on ne revient pas indemne: on peut y perdre des morceaux de soi, quelques amis, une réputation, des larmes et du sang. Se révéler aussi. Paul Cleave nous revient avec un nouveau thriller ultra dynamique, dans une nouvelle ville au charme apparent, et c’est bientôt ton prochain Cauchemar qui prend forme dans ses pages. Ce roman a les atouts pour t’enchaîner, jusqu’à la fin de la (torture), heu lecture…Une sombre histoire de séquestration et une promesse difficile à tenir, c’est à peu près le nœud de l’intrigue…Mais Paul Cleave est plus malin que ça, on le sait bien maintenant, et il adore se jouer de nous, pour notre plus grand plaisir. Prêts pour une petite ballade? Une randonnée, ça te branche?!

Il n’y a pas de vrai ou de faux. Il n’y a que le moment présent.

▪️« J’aurai opté pour la mort. »

Noah Harper. L’effet Noah. En voilà un personnage qui n’a pas froid aux yeux. Il a une force de caractère impressionnante. Fougueux, Fort et Brut(e). Un homme qui est animé viscéralement par l’idée de Justice, la justice avec une majuscule, mais qui ne reculera pas devant la Loi, pour avoir un résultat final heureux. Forcément, ça coince entre l’idéalisme et la réalité, à coups de poings et de sang versé. Ce n’est même plus qu’il joue avec les limites , c’est qui les enfreint avec le cœur vaillant. Il se bat héroïquement, quitte à y perdre sa propre vie, pour des causes justes, mais dans une version quelque peu borderline. Un héros des temps modernes, super-héros même parfois, avec des méthodes plus ou moins répréhensibles. Mais face au Mal, comment faire le bien, sans franchir quelques frontières? Il a quoi comme marge de manœuvre, Noah, pour l’orpheline, la femme battue, les pires atrocités qui se passent dans ce monde? Un personnage qu’on aime ou qu’on déteste. Pas de juste milieu. Pas de tiédeur. Même lui, il vit comme ça, sans demi-mesure…Il opterai pour la mort, plutôt que pour l’injustice. Et c’est ce qui rend ce roman d’autant plus intéressant…

Seulement moi, je ne peux pas attendre.

▪️« Vastes cieux, vastes questions. »

Peut être que c’est le ciel, qui a les réponses. Peut-être. Peut-être qu’on aura les explications là-haut. Mais dans ce thriller mené tambour battant et à cœur sanglant, jusqu’à la toute dernière ligne, la réponse arrive à la dernière page…Alors, tiens bon, parce que des retournements de situations aux bastons musclées, ça dépote à tout va! En tout cas, j’ai aimé contempler le panaché des couleurs des cieux, tout en me passionnant, pour les problèmes de sociétés et d’étique que l’auteur nous dépeint dans ce thriller. Parce que tout le long, comme une addiction, la seule question qui nous obsède c’est: Qu’aurions-nous fait à leurs places?

Et j’ai lu et adoré. Dévoré même en deux nuits, donc bye-bye le Cauchemar qui me guettait pendant deux soirs … Cette folle énergie qui se dégage m’a tenue en haleine pendant ses heures de lecture. Le compte à rebours est lancé, je ne savais pas que ça allait nourrir de matière, de matière bien noire et poisseuse, mes futurs cauchemars, maintenant que je l’ai terminé…Je me suis juste laissée glisser dans le nouveau livre de Paul Cleave, et dieu sait comme j’aime cet auteur depuis son tout premier roman… Je le confesse devant vous: j’adore lire ses horreurs. J’A-DO-RE! Et celui-ci, encore plus, parce qu’il m’a mené sur des sentiers de conscience entre clair-obscur. Même s’il est peu probable que je prépare une future virée dans les hauteurs de Acacia Pines, je vous conseille de faire face à un Cauchemar. Celui de Paul Cleave.

-C’est quoi, ce monde où des trucs merdiques arrivent aux gens bien?
-Le seul que nous ayons.

Ma note Plaisir de Lecture 9/10.

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Sonatine de leur confiance et l’envoi de ce livre.

Tout ce qui est sur Terre doit périr, Michel Bussi.

La Dernière Licorne


Synopsis:

Une masse sombre, inexpliquée, prise dans les glaces millénaires du mont Ararat.
Un livre interdit, gardé sous clé dans l’enfer du Vatican.
Un animal de bois, énigmatique, portant au front une corne unique.
Les indices sont là, éparpillés. Un gigantesque puzzle à reconstituer pour remonter à l’origine de toutes les religions du monde.
De Bordeaux à Hong Kong, en passant par l’Arménie, Zak Ikabi n’a qu’une obsession : en réunir toutes les pièces. Et trouver ainsi l’arche de Noé.
Embarquée malgré elle dans sa quête, la glaciologue Cécile Serval, aussi érudite que volcanique, se voit bientôt confrontée à un véritable déluge de questions. Et de balles de kalachnikovs…
Car pour garder ce secret, certains sont prêts à tous les sacrifices….
Un thriller ambitieux au rythme effréné. Une intrigue historique diaboliquement séduisante qui embarque le lecteur dans une course folle, de Bordeaux à Erevan en passant par le Vatican et Hong Kong, à la poursuite d’un secret qui n’est rien de moins que celui de l’humanité tout entière.
Tout ce qui est sur Terre doit périr a précédemment paru sous le titre La Dernière Licorne, sous le pseudonyme de Tobby Rolland.


Ce que j’ai ressenti:

▪️À sa plus noire aventure…

C’était la grande révélation de ce mois ci, il y a un nouveau Bussi! Dans un autre style, plus noir et plus mystérieux, publié sous un autre pseudo, mais un roman de Michel Bussi, c’est toujours un rendez-vous lecture très attendu! Alors, un thriller ésotérique, à l’assaut du plus légendaire bateau du monde, l’Arche de Noé, il ne m’en fallait pas plus pour que je sois partante pour l’aventure! Et quelle aventure! Partir comme ça dans des lieux mythiques, au cœur des secrets des religions et des mystères jalousement gardés, c’est vraiment exaltant et je n’ai pas pu lâcher ce petit pavé de plus de 700 pages, tellement c’est terriblement bien orchestré! Une mission périlleuse avec des Nephilim aux trousses, des acharnés des trésors cachés, des enfers étouffants, des guerres sans fin, des tueurs de sang-froid sur-entraînés, et des théorèmes à faire trembler d’effroi, Tout ce qui est sur terre doit périr? Je vous laisse résoudre ce dilemme, La Dernière Licorne m’attend. Vous n’aurez qu’à suivre les fragments de sa corne qu’elle aura laissée en chemin dans ses pages et embarquer avant que le Déluge ne tombe…Un petit conseil féerique: tenez bien la barre, c’est une traversée vertigineuse!

Tel est le véritable objectif des Nephilim, Cécile: protéger un secret qui fait tenir le monde en équilibre. Une clé de voûte. Enlevez cette pierre et tout s’effondre…

▪️À mon seul enchantement.

Imaginez un peu ma joie de découvrir un thriller noir teinté de fantaisie…Des licornes et des anges, des géants et des légendes d’antan: je ressors de cette histoire avec des étoiles dans les yeux! Il y a cette touche de merveilleux qui a rendu ce roman, totalement addictif. C’est ce « petit quelque chose » d’enchanteur qui m’a conquise, cette façon d’aller mettre un peu de magie dans notre réalité empreinte de tant de violences, qui m’a tenue tout le long de cette ascension abrupte du mont Ararat, dans une sorte de rêve fabuleux. Et c’était beau autant que enrichissant. Ça déconnecte et puis ça laisse une impression de malice, une complicité d’âme d’enfant qu’on partage avec Michel Bussi, le temps d’une histoire extraordinaire. Mais derrière ce coté enchanteur, l’auteur n’oublie pas de nous rappeler qu’il y a, depuis la nuits des temps, tellement de drames, d’enjeux, de guerres, de profits autour de cette Arche. Une folie des hommes qui n’a hélas rien de bien merveilleux…

-Si vous espérez me faire croire aux légendes des licornes…

▪️À mon seul désir…

C’est avec tous les sens en éveil que l’on est plongé dans l’histoire des religions, et comme c’est ma passion, j’ai adoré faire des recherches supplémentaires autour des thèmes que Michel Bussi abordent, dans ses clins d’œil à la culture et à l’art. C’était instructif. Par le divertissement et une pincée de merveilleux, on est amené à réfléchir sur nos perceptions et nos convictions, et cela quelle que soit notre rapport à la foi parce que ce récit fait partie de la mémoire universelle, et c’est dans cette démarche que se trouve tout le charme de ce genre littéraire. Maintenant mon seul désir, ça serait de continuer de lire ce style de romans, imaginés par l’un de mes écrivains chouchous: Michel Bussi. J’ai passé un agréable moment en revisitant cette histoire de l’Arche de Noé. Captivant de la première à la dernière ligne, c’était une belle découverte autant qu’un voyage dépaysant.

Comment sauver le monde aujourd’hui sans internet?

Ma note Plaisir de Lecture 9/10.

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Pocket de leur confiance et l’envoi de ce livre.

 

Une famille presque normale, M.T. Edvardsson.

Une famille presque normale par Edvardsson


Synopsis:

Faites connaissance avec la famille Sandell. Le père, Adam, est un pasteur respecté dans la petite ville de Lund, en Suède. Sa femme, Ulrika est une brillante avocate. Leur fille, Stella, dix-neuf ans, s’apprête à quitter le foyer pour un road trip en Asie du Sud-Est. C’est une famille normale, une famille comme les autres. Et comme toutes les autres familles de la ville, les Sandell sont horrifiés quand un important homme d’affaires, Christopher Olsen est retrouvé assassiné. Ils le sont plus encore quand, quelques jours plus tard la police vient arrêter Stella. Comment pouvait-elle connaître Olsen, et quelles raisons auraient pu la pousser à le tuer ? Il ne peut s’agir que d’une erreur judiciaire.
Dans ce récit en trois parties, chacun des membres de la famille tente à son tour de recomposer un puzzle dont il n’a pas toutes les pièces. C’est d’abord Adam qui s’exprime, puis Stella, et enfin Ulrika. Chaque fois, de nouvelles perspectives se font jour, la version précédente est remise en question, la vérité s’échappe. La seule évidence qui s’impose très vite, c’est qu’il n’existe aucune famille « normale ».
Plus qu’un thriller, une découverte exceptionnelle.


Ce que j’ai ressenti:

▪️La souffrance d’une famille.

La famille Sandell est Une famille presque normale. Un père pasteur, Adam, une mère avocate, Ulrika, et leur fille Stella. Et tout porte à croire que l’avenir devant eux, sera radieux. Sauf, que…La famille normale, on le sait bien, ça n’existe pas, et leur petit cocon est sur le point d’éclater, après l’arrestation de Stella, pour le meurtre d’un homme d’affaires, Christopher Olsen. Face à leurs désarrois devant cette nouvelle, nous allons entendre la version de chacun, les vérités et les mensonges, qu’ils vont décider de dire pour sauver leur famille. Oui, car la question que l’on peut se poser, et elle tient pour eux, mais elle s’insinue en catimini pour nous, et ce qui rend ce thriller terriblement prenant: jusqu’où seront-ils prêts à aller, pour sauver leur famille? Et là, M.T. Edvardsson joue avec nos nerfs pour notre plus grand plaisir! Cette histoire sous tension permanente, fait grincer toutes nos certitudes, et insinue le doute à chaque révélation…Alors est-ce vraiment une famille normale? Et nous, qu’aurions nous fait à leur place?!

Il faut longtemps pour construire une vie, mais un instant seulement pour la détruire.

▪️La vérité d’un procès.

Justice et Injustices. Défendre ou condamner, c’est tout l’enjeu de ce thriller. En ayant les trois points de vue de chacun, il nous est donné de saisir toutes les nuances des souffrances et des dires de cette famille Sandell. On s’attache à eux forcément, parce qu’elle semble si « normale » cette petite famille, avec leurs petites tracas et leurs petites joies de la vie, qu’il nous paraît complètement fou, que cette jeune fille puisse subir une telle accusation. M.T. Edvardsson maîtrise son sujet et le mène exactement, où il l’a décidé: à cette minute fatidique du jugement. Il nous donne matière à réfléchir sur les failles de la justice, sur le déroulement d’un procès avec les jeux des avocats et surtout, sur les répercussions qu’une telle tension, peut engendrer dans le cœur d’une famille. Toutes les couleurs de la douleur de cellule familiale, du rouge sang à la noire culpabilité. Ne leur restera que la foi face au doute…Et nous, nous sommes plus accro que jamais à lire leurs petits secrets!

Mentir est un art que peu de gens maîtrisent complètement.

▪️L’ingéniosité du thriller.

J’ai dévoré ce roman, littéralement. C’est un pavé de plus de 500 pages, mais il n’a pas traîné. Impossible de le lâcher! Ça faisait longtemps que je n’avais pas eu cette sensation de frénésie de lecture, et ça c’est la preuve indéniable d’un très bon thriller. Il me fallait savoir. Pendant deux jours, j’ai vécu au cœur de cette famille presque normale, dans leur intimité et leurs émotions. J’ai explosé une de mes nuits de sommeil, pour connaitre la vérité. J’aurai trop peur de dévoiler en vous expliquant encore, pourquoi ce livre est une superbe découverte…Alors je vous donne un petit indice, mais oserez-vous me croire?! La tension est maintenue jusqu’au point final. Du doute raisonnable aux accusations déraisonnables, la vérité ne se dévoile pas aussi facilement. Elle se mérite cette vérité. Mais allez-vous seulement l’imaginer?! A lire de toute urgence! J’ai adoré!

L’amour est la tâche la plus ardue de l’homme.

 

Ma note Plaisir de Lecture 9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Sonatine de leur confiance et l’envoi de ce livre.

 

Bête Noire, Anthony Neil Smith.


Synopsis:

Noir comme la vengeance.

L’agent du FBI Franklin Rome a juré la perte de Billy Lafitte, ex-shérif adjoint dans le Minnesota. À n’importe quel prix. Il est vrai que, pour un homme de loi, l’existence de Billy ressemble à une insulte perpétuelle. Celui-ci a en effet à peu près tous les vices imaginables. Aussi, après quelques tracas avec sa hiérarchie, Billy a-t-il quitté les forces de l’ordre pour entrer dans un groupe de bikers, comme on entre en religion. Là, sous les ordres de l’impitoyable Steel God, il peut enfin mener une existence à peu près tranquille. Mais s’il pense avoir tiré un trait sur son passé, celui-ci le rattrape lorsque l’agent Rome décide de s’en prendre à son ex-femme et à ses enfants. Tragique erreur : il ne fait pas bon chercher Billy Lafitte. Et l’affrontement entre les deux hommes promet d’être impitoyable.

Après Lune Noire, Anthony Neil Smith nous convie à une véritable équipée sauvage aux côtés de son anti-héros, plus teigneux et plus drôle que jamais.


Ce que j’ai ressenti:

▪️Une virée à moto, ça vous tente?

J’avais hâte de retrouver Billy Lafitte! Vous savez ce personnage, tout sauf recommandable (mais avec un peu de cœur, si on cherche vraiment bien), que nous avions découvert dans Lune Noire?! Lafitte, l’anti-héros en puissance, victime de malchance, recherché par toutes les polices du pays…Et bien, il nous revient en forme dans un deuxième tome plus déjanté encore, dans une autre nuance: Bête Noire. La vengeance se fait carrément rage, prend de multiples visages et notre héros est en mauvaise posture…Mais vous auriez tort de vous inquiéter, il traîne avec un gang de bikers, avec un chef nommé Steel God- ça en dit long sur le style de ce gang- et puis notre Billy a de la ressource…Frissons, sensualité, bagarres, courses poursuites, carambolages, testostérones et bitume chauffé garantis! Ça envoie les gaz et ça fait un bien fou! Lâchez prise, et foncez vers ce roman 💯% adrénaline!

Le roi d’un royaume en perdition était tout de même un roi. 

▪️Sur les chapeaux de roues…

La vie n’est jamais une autoroute tranquille, rectiligne, parfaite pour une accélération de vitesse débridée. La vie, c’est autre chose. Elle est pleine de nuances de noir, de chagrins-cambouis, de ruptures de routes, de vengeances sanglantes, de jalousies éhontées, de deuils irréparables et d’aventures musclées aussi, d’expériences inédites à faire. En cela, Anthony Neil Smith sort de ces routes monotones et conventionnelles et emprunte des chemins sulfureux et sombres qu’il est intéressant d’aller voir le temps d’une lecture à toute berzingue. C’est une virée hors norme, juste ce qu’il faut en marge pour rire et s’éclater, et j’ai bien aimé le ton et l’humour décalé de cet auteur. Derrière ce côté déjanté, il aborde des sujets sensibles de manière décomplexée et c’est un petit vent de fraîcheur (nauséabonde) qui souffle dans ses pages, pour mieux nous surprendre et nous divertir. Vrooooooooooooom!

Alors…Pars. Va là où est l’action. Mets les mains dans le cambouis. Plus de temps à perdre.

▪️Et sur un chopper turquoise…

Finalement, après un premier tome avec un avis plutôt mitigé, ce second tome m’a nettement plus convaincue. Sans doute, que l’acharnement contre Lafitte me fait trop rire, et les situations cocasses auront eu raison de mes premières impressions plus nuancées. C’est un tome aussi plus fluide, plus énergique, et la dynamique des personnages est plus intéressante, donc, oui, je vais poursuivre cette saga complètement barge, juste pour le plaisir et le fun.

En bref, c’est donc, cheveux aux vents et avec l’esprit 1%, que j’ai été heureuse de prendre la route sur un chopper turquoise, (de toute beauté et du meilleur goût, qui en doute par ici?! Le turquoise c’est hyper tendance, et je rêve de cette moto…), pour un autre tronçon de route en Noir, avec Anthony Neil Smith…Et j’ai adoré ce moment!

Toujours vivant-c’était déjà ça-, mais à peine. Merde, qu’ils le tuent, ce n’était pas un souci. Il se foutait de crever. Lorsque le moment approchait, vous résistiez, évidemment, mais c’était purement instinctif. Quand il réfléchissait vraiment, mourir en soi n’était pas le problème. Le problème, c’était sa situation dans ce sous-sol. Impuissant était pire que la mort.

Ma note Plaisir de Lecture 8/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Sonatine de leur confiance et l’envoi de ce livre.

L’écart, Amy Liptrot.

L'Écart


Synopsis:

Dans l’oubli hypnotique des nuits londoniennes, une jeune femme noie sa solitude grâce à l’alcool. Mais au bout de dix ans de fêtes tristes, dix ans d’excès, dix ans perdus, elle est épuisée. Elle retourne alors sur son île natale, au sein de cet archipel des Orcades isolé au nord de l’Écosse. Elle échange la bouteille assassine pour la Thermos de café, la contemplation de la faune interlope pour celle des étoiles et des nuages. Elle se découvre assoiffée de grand large, de grand air, de grande beauté.
Et si le fragile râle des genêts, cet oiseau en voie d’extinction aussi farouche qu’elle, était plus fort qu’il n’y paraît ?

« L’Écart est une oeuvre lumineuse, combative, rocailleuse. Elle tend vers l’espérance. » Marie-Laure Delorme – Le Journal du Dimanche
« Un voyage splendide au bout des nuits blanches de l’addiction, des désirs insatisfaits. » Yann Perreau – Les Inrockuptibles.


Ce que j’ai ressenti:

▪️Intempéries intérieures.

Je ne connais pas l’ivresse. À peine le goût de l’alcool. Mais avec ce livre, je me suis saoulée jusqu’à plus soif des mots et des sensations d’une alcoolique. Ce n’était pas agréable, loin de là. Ce n’était ni festif, ni cool, et le dérapage paraît si facile. Les tempêtes de ce personnage féminin sont vertigineuses, son manque désarmant, sa détresse étourdissante et elle nous l’envoie avec un « je » rempli d’émotions. En étant comme cela, au plus près de ses tourments, on se prend une claque monumentale. On se rend compte avec cette lecture sensible, que l’on peut perdre comme ça, 10 ans de vie. 10 ans d’errances à se noyer dans un verre, au fin fond des bouteilles à divers degrés. Mais on constate surtout que L’Alcool peut virer à l’obsession: être là, partout, tout le temps, même dans son absence. Amy Liptrot trouve le ton juste pour parler de ce fléau, entre intimité et réalisme, et c’est déstabilisant.

« Que vais-je faire de moi-même, maintenant que je ne bois plus? »

▪️Les Orcades: îles aux merveilles.

En prenant l’initiative de se soigner, elle revient vers son passé, vers plus de conscience et vers la beauté de son île natale. L’Ecosse offre mille merveilles à voir, à ressentir, à faire valoir. On en prend plein les yeux avec les magnifiques descriptions de la faune et la flore des Orcades, à chercher comme ça, l’oiseau rare, la vague fracassante, l’aurore boréale ou encore, le trésor du ciel « tullimentan », dont ses îles regorgent… Et l’héroïne pousse toujours plus loin cette curiosité, elle s’investit dans les mouvements et cycles des saisons, ce qui nous donne des moments magiques où le spectacle de la nature nous éblouit à travers les pages, où l’on sent presque le froid dans nos propres corps, et l’instant suspendu qu’elle veut nous faire partager. Et c’est incroyable. Que de merveilles, que de beautés! À lire, c’est doux et enrichissant. Après le néant et la solitude qu’elle a pu vivre à cause de l’alcool, on assiste à sa résilience et son regard apaisant sur le paysage qui l’entoure. Magnifique.

J’ai pris une profonde inspiration pour emplir mes poumons d’air-et compris qu’il me manquait une partie du ciel.

▪️J’aimerai faire un Écart…

J’aimerai maintenant me faire une promesse, faire un écart dans mon quotidien. J’ai une envie nouvelle de voyage pour découvrir : Les Orcades. La vie des insulaires m’a toujours fascinée, mais là, il y a eu comme un coup de foudre avec ses terres froides et sauvages et un désir soudain d’aller voir par moi-même toute cette splendeur que Amy Liptrot a fait rejaillir de ce roman magnifique. Elle m’a convaincue que l’Ecosse pouvait être une destination extraordinaire et j’ai savouré chaque élément authentique qu’elle m’a donné à lire dans une poésie exceptionnelle. Je rêve de voir de mes yeux, des nuages « noctulescents » et les mirages supérieurs. Je veux tout voir de ce qu’elle a vu, je veux tout voir des vertiges qu’elle m’a décrit, je veux les secousses et la sérénité, je veux voir les secrets des Orcades et ce qu’elle a compris dans les silences, puis le ressentir…

Je me promets L’écart dans l’archipel des Orcades…Merci Amy Liptrot, pour l’ivresse de ce beau roman.

 

N’est-il pas merveilleux de vivre constamment au bord du monde?

Ma note Plaisir de Lecture 9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Emmanuelle pour ce super conseil lecture, et toute la Team Pocket pour leur confiance.

Plateau, Franck Bouysse.

Couverture Plateau


Synopsis:

Sur ce plateau de Haute-Corrèze, Virgile et Judith ne sont plus qu’un vieux couple de paysans. Auprès d’eux vit Georges, ce neveu dont les parents sont morts d’un accident de voiture et qu’ils ont élevé comme leur fils. Aujourd’hui, c’est Georges qui s’occupe de la terre. Mais lorsqu’une jeune femme qui fuit son passé vient se réfugier chez eux, lorsqu’un ancien boxeur tiraillé entre ses pulsions sexuelles et sa croyance en Dieu s’installe dans le hameau, lorsqu’un mystérieux chasseur commence à rôder alentour, le plateau devient le théâtre d’un huis clos où toutes les passions se déchaînent.
Prenant pour cadre ce territoire où la sauvagerie de la nature fait écho à l’apreté des hommes, Franck Bouysse nous livre une œuvre ciselée comme un joyau noir.


Ce que j’ai ressenti:

▪️La poésie du noir sur un Plateau…

Et dans « Cet endroit, on s’y jette avec dévotion »...Je dirai pour ma part, que moi, dans ses livres, je m’y jette aussi avec dévotion. Ces livres, c’est ceux de Franck Bouysse évidemment. Depuis les 30 premières lignes lues de Grossir le ciel, cet écrivain a fait chavirer mon cœur de lectrice avec sa façon bouleversante d’écrire la vie rurale. Sa manière singulière de réaliser la prouesse de nous décrire la lenteur et la vie des habitants sur le Plateau de Millevaches. La langueur de leurs amours, leurs rêves étouffés, leurs désirs enfouis, leurs espoirs fracturés, et leurs drames étouffants. Une poésie du noir fascinante. Je pourrai bien aller me balader sur un Plateau, entendre grossir le Ciel, Vagabonder sur les routes, aimer tendrement une Rose, m’engluer dans la Glaise, si c’est Franck Bouysse qui me le raconte, je m’y jette avec émotion…Que d’émotions d’ailleurs! C’est fou comme un morceau de terre peut faire ressortir comme merveille…

L’idée de la mort n’existe pas pour eux, et jamais ils ne feront le lien entre elle et la peur qu’ils ont du monde, avant qu’elle ne les prenne.

▪️Dans la souffrance, résister…

Que ce soit Judith et Virgile, avec cet amour qui se délite, Georges avec ces souvenirs hantés, Karl avec ses démons intérieurs, Cory et sa passion destructrice, les personnages de ce roman sont tourmentés. Très tourmentés. Et dans le silence du Plateau, et les non-dits de leurs souffrances, ils s’abîment un peu plus, s’enfonçant encore plus dans les profondeurs de leurs douleurs, et nous, on les regarde, impuissants, lutter. C’est triste et magnifique. Tu te prends un uppercut et un shoot de poésie, en même temps et avec la même puissance. Franck Bouysse mêle dans leurs histoires de famille, la beauté du Plateau et la rudesse de la vie, et ça t’éclate la tête et le cœur. KO de lyrisme et sonné par la fatalité, tu es obligé d’en tomber à la renverse…

Devenir une étoile morte. Devenir. Renaître. Enfin.

▪️Et boom, le coup de feu…

C’est brutal, un coup de feu. Mais un coup de cœur aussi. Ça commence certes, à devenir une habitude, mais c’est une habitude extraordinaire. D’être toujours aussi émerveillée par l’intensité et le talent de cet auteur. Et je voudrais cette habitude encore et encore, parce que c’est dingue et follement incroyable…Plateau a réussi à m’éblouir dans ses descriptions autant que me toucher par les sentiments qui se dévoilent au fil des pages…Ce sont des vies simples exposées, explosées, magnifiées dans ce roman noir. Et ça fait, boom dans mon cœur…

Georges avait fini par penser que son cœur battait par défaut, jusqu’à la perfection de ce moment. Ce sentiment en lui qui rend les actes plus légers, puisqu’ils prennent un sens dépassant leur simple cadre. Une sorte d’accord sublime, qui le ferait presque pleurer.

Ma note Plaisir de Lecture 10/10

Complot, Nicolas Beuglet.


Synopsis:

Un archipel isolé au nord de la Norvège, battu par les vents. Et, au bord de la falaise, le corps d’une femme. Les blessures qui déchirent sa chair semblent être autant de symboles mystérieux.
Quand l’inspectrice Sarah Geringën, escortée par les Forces spéciales, apprend l’identité de la victime, c’est le choc. Le cadavre est celui de la Première ministre. Qui en voulait à la chef de gouvernement ? Sarah, très vite, le pressent : la scène du crime signe le début d’une terrifiante série meurtrière. Dans son enquête, curieusement, quelqu’un semble toujours la devancer. Comme si cette ombre pouvait lire dans ses pensées. Le soupçon d’un complot implacable qui accompagne chacun de ses pas…
« Envoûtant. » Michel Primault – Femme actuelle
« Un thriller féministe et haletant. » Adeline Fleury – Le Parisien


Ce que j’ai ressenti:

 

Chère lectrice et cher lecteur,

Je vous prie de bien vouloir suivre sur-le-champ le talentueux Nicolas Beuglet jusqu’à la destination où il vous conduira.

Votre émotion y est requise avec la plus grande urgence.

Pour des raisons de transparence et de sécurité, la raison de votre collaboration vous sera demandée une fois sur place.

Mes plus respectueuses salutations.

Stelphique, Commandante des Forces Elfiques.

Qu’un Complot se dessine au sein des affaires d’Etats, ce n’est guère étonnant…Alors quand le cadavre de la Première Ministre de la Norvège est retrouvé sur le bord de la falaise de Vardo, la scène internationale va trembler d’effroi, et les suspicions de complots vont pleuvoir…Et ce n’est que le début d’une série de mystères, tous plus étranges les uns que les autres, plongeant dans les profondeurs du temps…

Nicolas Beuglet voit les choses en grand, en très grand. Le Complot de plus de 500 pages aura des allures de sacré. De féminin sacré…Cette histoire plus que toutes les autres va vibrer en moi, pendant très longtemps je pense et, c’est presque magique de voir un thriller avec cet engagement à l’heure actuelle…Une lecture avec autant de tolérance, de bienveillance, tout en gardant l’étincelle de suspense haletante qui te fait tourner les pages avec ardeur, je ne pouvais qu’adhérer…Il y a l’histoire et l’Histoire, et c’est ce qui fait le charme de cette lecture, parce qu’elle te pousse à des réflexions et des recherches intéressantes. Nicolas Beuglet nous a comploté un roman époustouflant, brillant.

Déjà avec Le Cri, il avait poussé loin les limites de son intrigue mais avec ce roman fraîchement sorti en Pocket et planté dans le décor norvégien, le choc glacial va se faire sentir dans toutes les strates de cette intrigue, bousculant jusqu’à nos convictions les plus profondes, déstabilisant toutes les manigances de ceux qui détiennent le Pouvoir. Totalement addictif et grisant.

Et, bien sûr, j’ai adoré ça. D’une enquête retorse à ce final grandiose, j’ai encore une fois, été bluffée par cet auteur. C’est intense, argumenté, rythmé, passionnant. Au cœur de l’action, en suivant Sara Geringën, j’ai été balayée par des vents violents, soulevée par des vagues déferlantes, fracassée des révélations bouleversantes. Et c’est bien pour ça, que je peux vous confier sur le promontoire de mon blog féerique, que ce livre est un coup de cœur. Un énorme coup de cœur.

« Et pourtant c’était l’exploit que les femmes accomplissaient chaque jour depuis des milliers d’années: se battre, mais sans effusion de sang. »

Ma note Plaisir de Lecture 10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Pocket pour leur confiance et l’envoi de ce livre.

L’appât, Daniel Cole.

L'Appât


Synopsis:

Sur les câbles métalliques qui soutiennent le pont de Brooklyn, à New York, une ombre est suspendue. Une poupée humaine. Un cadavre. À même sa poitrine nue, on a scarifié ce mot : « Appât ». Comme une mouche dans une toile d’araignée.
Promue inspecteur principal du Yard depuis l’affaire « Ragdoll », Emily Baxter reste perplexe. Devant les agents du FBI venus la consulter, elle peine à faire lien entre les deux affaires. Un vague copycat, peut-être ? Ou pire ? À cheval sur l’Atlantique, un marionnettiste d’un nouveau genre s’apprête à tirer les fils de l’horreur…


Ce que j’ai ressenti:

▪️Poupée et Fil-le Tendues.

Ragdoll a laissé des traces dans les esprits. Elle a laissée également en plus des traumatismes et des névroses, une jolie promotion à l’inspecteur Baxter. Elle sera d’autant plus, explosive et virulente dans cette nouvelle enquête! En effet, Emily Baxter voit ses cauchemars reprendre forme avec cette série de meurtres étrangement similaire à l’affaire Ragdoll, et son humeur massacrante va en foudroyer plus d’un. Bienvenue dans le tome 2 de la trilogie de Daniel Cole, où cette fois ci, les poupées-cadavres laissent place à des marionnettes toutes aussi inquiétantes…L’appât est lancé dans la sphère Thriller, et j’ai été  me suspendre à cette toile d’araignée, tissée de sang pour un moment de lecture intense!

Le ciel s’effondre.

▪️Thérapie, Religion et Fil-osophie.

En ayant pris un contexte sur fond de terrorisme, l’auteur met encore plus de poids à son intrigue. De Londres à New-york, les fils se relient, les blessures suintent, et l’horreur prend forme sur des lignes à toute vitesse. Daniel Cole explore toute la dynamique psychologique des traumatismes de ce type de victimes, fauchés par le deuil, meurtri dans les esprits, souvent enchaînés à leurs addictions. Et du coup, cette sombre enquête se révèle être encore plus profonde qu’une simple traque d’un serial-killer redoutable. On est amené à réfléchir sur des notions intéressantes et être sensibilisé sur des souffrances à multiple échelle.

-Dieu…n’existe…pas, articula-elle avec un rictus. 

▪️Rythme Et Feel-ing survoltés.

J’ai beaucoup plus apprécié ce tome. L’enchaînement des scènes sous tension, et l’équipe d’inspecteurs sous pression, tout est orchestré pour que l’on est pas le temps de s’ennuyer! Un très bon Page-Turner! Déjà dans le premier tome, j’avais noté la plume très cinématographique que j’ai eu plaisir à retrouver, mais avec ce tome ci, Daniel Cole a progressé encore et les bémols que j’avais relevé dans le tome 1, se sont envolés…Vivement le prochain tome de la trilogie! Alors, êtes-vous ferrés? Allez-vous jouez le jeu de L’appât ? Daniel Cole s’occupe des ficelles et fait danser vos peurs pour une lecture de haute voltige!

La peur n’était pas une mauvaise chose. Elle vous gardait en éveil. Elle vous rendait prudent. Elle vous protégeait.

Petit Plus: La scène de l’Eglise. Carrément flippante! 

 

Ma note Plaisir de Lecture 8/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Pocket pour leur confiance et l’envoi de ce livre.

La Fleur de Dieu, Jean-Michel Ré.

La Fleur de Dieu, tome 1 par Ré


Synopsis:

An 10996. Dans les déserts suspendus de la planète sacrée Sor’Ivanyia, un des dix-huit mille mondes de l’Empire, pousse la Fleur de Dieu. Ce remède à de nombreux maux est aussi un vecteur privilégié pour accéder au divin. Grâce à la Fleur de Dieu, l’Homme sait désormais ce qui advient de la mémoire après la mort. Alors qu’un impitoyable seigneur de la guerre fomente un coup d’état, la formule chimique de la Fleur de Dieu est dérobée par une organisation anarchiste paradoxalement très organisée. Au même moment, l’apparition sur Sor’Ivanyia d’un enfant aux pouvoirs extraordinaires bouleverse toutes les certitudes scientifiques et religieuses de l’Empire. Qui est cet enfant ? Est-il seulement humain ? Est-il ce Messie que certaines religions ont cessé d’attendre ?


Ce que j’ai ressenti:

J’étais très enthousiaste au vu de ce synopsis de découvrir cette histoire, parce que c’était exactement le type de lecture que j’adore particulièrement entre SF et réflexion sur les religions. Je ressors de cette lecture très mitigée et en me demandant si je ne serai pas un peu passée à côté…

« Quels mots le monde chuchote-t-il, maître? « 

Tout d’abord, il y avait un certain nombre de données à appréhender du fait de ce saut dans le temps. Un glossaire assez conséquent en fin d’histoire était heureusement là pour nous aider… On arrive dans un futur très lointain, en l’an 10996, dans de nouvelles planètes très éloignées de la nôtre, et où le 21ème siècle sur terre est le point de départ du chaos ayant mené à ce futur nébuleux. De nouveaux enjeux politiques et religieux, avec des clones par milliers et des mots venus d’un autre monde qui semblent, tous converger et tendre vers une fameuse fleur: La Fleur de Dieu. Et puis, un Enfant mystérieux apparaît aussi, défiant toutes les données connues…Serait-il le nouveau Messie, un unificateur, un nouveau genre humain???? Tant de mystères encore à découvrir…Donc, il faut une certaine concentration pour se plonger dans cette lecture, et j’ai eu du mal à m’attacher, ne serait-ce qu’à un des personnages…

L’appât du gain était une des constantes de la psychologie humaine, voire un des moteurs de l’humanité.

Ce livre avait un gros potentiel, entre cette envie utopiste de vivre en harmonie avec la Nature, la Foi et l’Après-vie. Ça aurait pu être passionnant si seulement ça avait été plus fluide. Autant il y a des passages fabuleux, avec une poésie très agréable et des instants de méditations intenses sur nos vies actuelles, autant il y a des moments où j’ai décroché tellement que c’était difficile de saisir le sens ou l’intrigue. C’est assez étrange la sensation mais c’était ça: très inégal comme lecture. Donc en fait, je ne saurai dire si j’ai aimé ou pas. J’ai retenu de très belles citations mais il y des chapitres ou je suis restée très dubitative, et c’est juste dommage.

« Il n’y a de matière qui ne soit pensée de Dieu. »

En bref, c’est un premier tome et peut être pour cela, il y a des éléments qui prendront sens par la suite, mais cette lecture n’aura pas été à la hauteur de mes attentes bien que j’ai adoré certains passages et toute l’atmosphère autour de cet enfant, mais quand je l’ai refermé, j’ai eu la nette impression d’avoir eu une certaine déception…A voir, si en poursuivant cette trilogie, cette impression demeure…Je reste quand même curieuse parce que il y a eu de très jolis passages.

L’humanité approche d’un nexus tel qu’elle n’en a jamais connu auparavant. Un nexus au-delà duquel il peut ne plus y avoir d’humanité et où l’Univers entier serait même menacé.

Ma note Plaisir de Lecture 6/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement le site Babelio ainsi que les éditions Albin Michel pour leur confiance et l’envoi de ce livre.

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Lune Noire, Anthony Neil Smith.

Lune noire par Neil Smith

Noir. Bien frappé.


Synopsis: 

Une vision toute particulière de la justice et de la morale a valu à Billy Lafitte d’être viré de la police du Mississippi. Il végète aujourd’hui comme shérif adjoint dans les plaines sibériennes du Minnesota, avec l’alcool et les filles du coin pour lui tenir compagnie, les laboratoires clandestins de meth pour occuper ses journées. Si Billy franchit toutes les lignes, on peut néanmoins lui reconnaître une chose : il a un grand cœur. Ainsi, lorsqu’une amie lui demande de tirer d’affaire son fiancé, impliqué dans une sale affaire de drogue, c’est bien volontiers qu’il accepte. Quelques jours plus tard, Billy est arrêté par le FBI, enfermé dans une cellule au milieu de nulle part, et sommé de s’expliquer sur tous ces cadavres qui se sont soudain accumulés autour de lui. 


Ce que j’ai ressenti:

  • Noir, je t’aime…

Anthony Neil Smith nous a préparé une saga dans toutes les nuances du Noir. Ce premier tome, Lune Noire , nous présente Billy Lafitte, un personnage tout sauf, recommandable. Entre ses penchants pour tous les vices que l’humanité porte en elle, et une sacrée dose de malchance dans toutes les actions qu’il entreprend, ce flic déchu cumule les emmerdes, et au plus il en fait, et au plus il en vient…Un cercle vicieux en somme. Saupoudré de répliques incises, avec un style complètement déjanté, dopé de testostérones et de bastons musclées, ce livre est bien frappé! J’ai apprécié cette ambiance tendue à l’extrême et le thème abordé des terroristes, même s’il manquait de nuances et de profondeur. Sous le couvert d’humour noir et de thriller complètement barré, on sentait une dénonciation de toutes ces nouvelles violences qui s’installent dans les coins reculés de l’Amérique. Je ne sais pas si la Lune éclaire ces terres poussiéreuses mais dans Lune Noire, les ténèbres et le sang l’emporte sur tout le reste. Préparez-vous, ça va déménager, entre les courses-poursuites, la justice bafouée, les cadavres accumulés et une violence démesurée: un nouveau phénomène arrive chez Sonatine éditions et c’est du costaud!

Je m’étais fait quelques ennemis, certes, mais je n’étais jamais allé les emmerder chez eux à cette heure de la nuit. Ayez la même putain de courtoisie à mon égard. 

  • Je t’aime, moi non plus…

Même si j’aime les héros, enfin anti-héros plutôt, borderline et surprenant, (et en cela ce Billy Lafitte tient son rôle haut la main), cette lecture n’aura pas été pourtant, des plus fluides. Intéressant mais maladroit. Génial et l’instant d’après, décousu. Survolté puis sans punch. Ce roman noir ne m’a pas laissé de marbre. Nous avons joué à « Je t’aime moi non plus », des passages où je me suis dit, « J’adooooore », et d’autres, « ah non, mais sérieux?! » Je l’ai pris, je l’ai reposé, je l’ai aimé, j’ai détesté…Et puis, j’y suis arrivée, au bout de notre rendez-vous…Et finalement, je me suis dit, que ce que je recherche dans un livre, c’est avant tout l’émotion, les sensations. Alors, oui, je n’ai pas clairement adhéré à tout dans ce roman, mais j’ai aimé certains passages, vraiment hilarants. C’est aussi un premier roman, une certaine indulgence est donc de mise, et dans la mesure où j’ai eu mon éventail de ressentis (bons et mauvais), le contrat est rempli pour ma part. J’ai passé un bon moment.

« Je commence à me dire que tu es un super-héros.
– Ouais. Et mon pouvoir, c’est de pourrir le monde autour de toutes les personnes que je connais.
– Au moins tu ne t’envoles pas. Là, tu serais un vrai connard. »

  • Poursuivons l’histoire…

S’il est vrai, qu’on a pas eu une symbiose de tous les instants, la note d’émotion sur la fin et ce personnage au grand cœur m’a quand même plu dans son imperfection. Je serai curieuse de lire la suite de ses aventures, d’autant plus que je viens de voir que notre héros badass va se retrouver dans l’univers des bikers. Je serai plus exigeante aussi. Mais j’ai hâte de continuer l’histoire…A noter que le prochain tome est annoncé pour septembre, donc il nous reste peu de temps, avant de voir revenir en grande fanfare, l’énergie palpitante et controversée de Anthony Neil Smith.

Les rêves de zombies étaient les pires. Chaque fois que j’en faisais un, je me réveillais le lendemain en me disant que le monde était plus dangereux que je ne l’avais initialement pensé.

Ma note Plaisir de Lecture sticker-fee-libellule 7/10

Remerciements: 

Je tiens à remercier très chaleureusement Muriel ainsi que les éditions Sonatine de leur confiance et l’envoi de ce livre.

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En Féérie, il brille quelques poussières…

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