La ballade du serpent et de l’oiseau chanteur, Suzanne Collins.

Synopsis:

Dévoré d’ambition
Poussé par la compétition
Il va découvrir que la soif de pouvoir a un prix
C’est le matin de la Moisson qui doit ouvrir la dixième édition annuelle des Hunger Games. Au Capitole, Coriolanus Snow, dix-huit ans, se prépare à devenir pour la première fois mentor aux Jeux. L’avenir de la maison Snow, qui a connu des jours meilleurs, est désormais suspendu aux maigres chances de Coriolanus. Il devra faire preuve de charme, d’astuce et d’inventivité pour faire gagner sa candidate.
Mais le sort s’acharne. Honte suprême, on lui a confié le plus misérable des tributs : une fille du district Douze. Leurs destins sont désormais liés. Chaque décision peut les conduire à la réussite ou à l’échec, au triomphe ou à la ruine.
Dans l’arène, ce sera un combat à mort
.
Pour assouvir son ambition, Coriolanus parviendra-t-il à réprimer l’affection grandissante qu’il ressent pour sa candidate, condamnée d’avance?

Ce que j’ai ressenti:

Et accompagné d’un air empreint de drame et de mélancolie, avec l’aide complice des geais moqueurs, je vous chanterai avec le souvenir déchirant, une ballade pour ne pas oublier mon excursion dans les Hunger Games, et j’aurai en mes mains, le Cœur de Panem et l’espoir de faire battre le vôtre…

🎼En route pour l’Arène

Collins a pris de l’avance sur la peine

À chercher le vainqueur des Jeux

On pourrait se demander

Où s’en va l’humanité…

Je les rejoindrai dans l’heure condamnée

Mais avant de m’en aller

J’ai des choses à te confier

Ici, près de la neige immaculée

Je partirai avec la Moisson de cette année

Bien avant le dernier couplet

Quand j’aurai fermé le livre, tant aimé,

Posé mes mots dessus, exprimé,

Quand j’aurai tout dit, tout soldé

De mes émotions et des regrets

En 23 raisons et confiance échappée

Ici, près de la neige immaculée

Où Coriolanus et Lucy s’épancheraient…

Je les rattraperai, promis!

Après un couplet chanté

En compagnie des Coveys

Avant que ne se jette le serpent

Avant que ne parte l’oiseau chanteur

Avant que ne finisse la ballade

Ici, près de la neige immaculée

Où Coriolanus et Lucy se retiendraient…

Je les retrouverai

Et on ira danser

Et quand nos corps fatigués

Décideront de se reposer

Après les Hunger Games terminés

J’attendrai la gagnante du district

Je resterai suspendue à ses lèvres

Lucy…la rebelle Lucy Gray…

Et Vous ne pourriez rien m’enlever

Ici, près de la neige immaculée

Je serai certaine et apaisée

Je ne possède rien de rien mais

J’aurai enfin aimé cette vérité

Que la neige se pose toujours au sommet…🎼

.

Repartir pour cet univers des années après, c’était un risque…Et si je ne retrouvais pas la sensation, le frisson de la première fois? Et si, et si…Mais tout cela, bien évidemment s’en est allé, une fois, que j’ai compris qu’on allait revenir en arrière avant la fameuse trilogie, sur les traces d’un personnage pour le moins énigmatique, Coriolanus Snow. Et le chant m’a encore envoûté, les geais moqueurs ont encore ce pouvoir sur moi…Cette puissance rebelle qui veille en nous et qui se réveille quand l’injustice des Hunger Games frappe…Ce n’est plus avec Katniss Everdeen que l’on va s’échauffer, mais avec le feu intérieur de Lucy Gray…Elle aussi, vient du District 12…Elle aussi, a un fort potentiel…Et son Mentor compte bien faire de sa protégée, une gagnante et prendre sa revanche sur le Capitole. À n’importe quel prix. À n’importe quel sacrifice…

Avec moins de faste mais toujours autant de violence, on se retrouve dans une Arène décrépite, alambiquée, branlante…A peine, un terrain vague, où se démènent quelques gamins trop faibles…Les intentions de grandioses et d’intérêts médiatiques sont alors soumises à des jeunes étudiants pleins d’ambitions qui ne reculeront devant rien pour arriver au sommet…Ils veulent crever l’écran…Les idées fusent, la violence prend l’espace…C’est le prequel à la trilogie, les coulisses d’un succès prochain, les débuts balbutiants d’un jeu dangereux…

600 pages de feux et d’actions, de musiques et de morsures de serpents, de bruits sourds et de nouveaux geais, de rébellion et de d’amour, de trahisons et d’amitiés…C’est tout le programme de cette lecture, et c’est encore aussi addictif qu’il y a 10 ans! Cette saga est fascinante. Vive les Hunger Games!

Ma note Plaisir de Lecture 9/10

La liberté au pied des oliviers, Rosa Ventrella

Synopsis:

Teresa et Angelina sont deux soeurs que tout oppose : Teresa est délicate et silencieuse tandis qu’Angelina, sa soeur cadette, est impertinente et curieuse. Toutes deux grandissent dans l’Italie des années 1940, au coeur des Pouilles, entourées de leur père et de leur mère Caterina, à la beauté incomparable.
Lorsque leur père part à la guerre, leur mère comprend que cette beauté sera sa principale arme pour subvenir à leurs besoins. Elle cède alors à un terrible compromis, sans savoir que celui-ci viendra réveiller la malalegna : ce bavardage incessant et empoisonné des commères, véritable malédiction qui tourmente le village depuis la nuit des temps. Le concert de chuchotements qui serpente de porte en porte se propagera alors jusqu’à atteindre ses filles, Teresa et Angelina, déterminant à jamais leur destin.

Ce que j’ai ressenti:

« Je suis l’écho d’un son lointain qui me ramène aux terres de mon enfance. »

Il se peut que la makara l’avait prédit pour moi: j’aurai des échos. J’aurai des échos lointains de libertés. Des échos qui soufflerait aussi fort qu’un mistral déchaîné, à l’intérieur de moi. À lire, tout doux, tout doux, l’histoire de ces deux sœurs, Teresa et Angelina, ils viendraient faire leurs sonorités si efficaces dans mon en-dedans sensible. De ce fait, j’aurai des échos de sororité, des envies de me jeter à l’eau, des restes d’amour contenu et de grandes aspirations. Elle aurait pu me prédire cela la makara, parce que j’ai l’Italie en moi. Du plus lointain de mes souvenirs, c’est ainsi que je le ressens, cette façon si particulière d’aimer à l’italienne et de reconnaître les miens dans leur façon d’être, d’écrire ou de ressentir. Alors certes, dans ces pages, c’est une Italie des années 40, qui souffre d’un climat de guerre sur fond de pauvreté, mais la vérité des cœurs est toujours la même, quelque soit le temps. Il y a bien évidemment des jours gris et venteux, des heures sombres et quelques éclats de lumière. Et puis, il y a la beauté. Ici, c’est une malédiction. La makara aurait pu vous le dire, si vous y prêtez attention: l’apparence des femmes ramène des échos de médisances et de jalousies…Et les cancans sont terriblement puissants…Cette histoire touche aux liens de la famille, au pouvoir des mots, à cette aspiration démesurée de liberté, et en l’amour qui prend plusieurs formes pour dépasser une situation dont les personnages essayent de s’affranchir…Mais le prix à payer risque d’être plus fort que le rêve…Je vous laisse découvrir cela avec l’histoire de la famille Sozzu…

Dans la vie, j’ai appris que chaque perte est différente, même si les mots d’adieu se ressemblent tous et qu’aucun cœur n’est assez grand pour contenir tous les adieux.

Rien qu’avec le titre, j’ai senti que ça pouvait faire écho…Il y avait les trois mots magiques qui m’attirent irrésistiblement: Liberté/Italie/Oliviers. Je ne regrette pas un seul instant cette lecture. Rosa Ventrella a une plume envoûtante. Je me suis laissée charmer par cette relation fusionnelle entre ces deux sœurs et j’ai aimé cette manière si particulière de décrire les sentiments avec les couleurs du ciel ou la fureur du vent. Dans ces descriptions, on sent un amour plus grand que les éléments et peut être plus fort, que ce que la pudeur peut laisser entendre…Il s’est vraiment passé « quelque chose » que j’aurai sans doute du mal à décrire, mais il y a eu peut-être une histoire de bois similaire…C’était des échos profonds, et quand ça te vient comme ça, c’est difficile à expliquer. J’espère que vous les entendrez à votre tour, Les Échos, et peut-être iriez vous voir de plus près, La liberté au pied des oliviers…

Quand aucun mot n’est mis sur les faits, alors ils ne se sont pas produits.

Ma note Plaisir de Lecture 9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Emmanuelle, ainsi que les éditions Les Escales pour cette découverte livresque!

La nuit d’avant, Wendy Walker

Synopsis:

Après une rupture difficile, Laura décide de tourner la page en se créant un profil sur un site de rencontres. Un premier rendez-vous est pris. L’homme s’appelle Jonathan Fields, il a 40 ans, il vient de divorcer. Pour le rencontrer, Laura part avec le mini van de sa sœur, Rosie, et l’une de ses robes. Elle sera, promet-elle, de retour le soir même. Le lendemain matin, elle n’est toujours pas rentrée. Que s’est-il passé cette nuit-là ? En raconter plus serait criminel. Disons juste qu’un événement particulièrement traumatisant survenu lors de son adolescence a sérieusement ébranlé l’inconscient de Laura. Alternant entre ses séances de psy, la nuit des faits et l’enquête du lendemain, le récit aborde des zones de la psyché humaine où peu d’auteurs de thrillers psychologiques osent s’aventurer.
Après Tout n’est pas perdu, dont les droits ont été retenus par les producteurs de Gone Girl, Wendy Walker embarque à nouveau le lecteur dans un grand huit émotionnel aussi terrifiant que jouissif.

Ce que j’ai ressenti:

▪️Trouver l’Amour.

Rien n’est plus difficile que de trouver l’amour, mais Laura est bien décidée à mettre toutes les chances de son côté, ce soir, avec rouge à lèvres cerise et petite robe noire…Elle est déterminée et coquette pour ce premier rendez-vous, mais….Avec ces « date » internet, on ne peut être sûr de rien…Et si à la place de trouver l’amour, il y avait un menteur, un risque, un moment foiré…C’est ce que vous allez découvrir dans La nuit d’avant, et ce qu’espère, aussi comprendre Rosie, sa sœur, morte d’inquiétude, de ne pas voir revenir Laura de ce fameux premier rendez-vous…Alors est-ce l’amour ou autre chose qu’aurait trouvé Laura, cette nuit-là?!

Un baiser. C’est ce qui a tout bouleversé.

▪️Réparer un cœur brisé…

Laura est revenue dévastée par une histoire d’amour et c’est auprès des siens qu’elle espère redécouvrir l’amour, la confiance en les hommes, l’espoir d’une relation durable…Mais il y a eu tellement de nuits avant La nuit d’avant, tellement de cassures et de trous béants dans son cœur…Alors, il faut réparer tout ça…J’adore les thrillers de Wendy Walker, parce qu’elle ne se contente pas de mener un suspense chronométré, elle va au plus près de l’intime, dans les pensées et le cœur de ses personnages…Elle me bluffe à chaque fois, dans cette manière de raconter avec autant d’intensité, les blessures internes…

Laura: (…) Mon cœur serait brisé?

Dr Brody: C’est une façon de parler, Laura. Les cœurs ne se brisent pas.

Laura: Evidemment. Mais les gens,si, n’est-ce pas?

▪️Thriller Puzzle.

Wendy Walker nous revient avec encore un thriller psychologique efficace et prenant. À partir d’un simple rendez-vous, elle va nous emmener dans les zones d’ombres des personnages et retracer une nuit pas tout à fait comme les autres…La nuit d’avant...À vous de coller, retracer, comprendre, remettre en place les pièces du puzzle qu’elle vous a écrit avec les poings serrés pour encore plus d’impact sur vos attentes d’addicts aux lectures bien noires…Et y’a rien à dire de plus, c’est excellent!

Amour.

Le voici donc. Ce mot insaisissable.

Le problème, c’est qu’il n’est pas pour moi. Il n’est jamais pour moi.

Ma note Plaisir de Lecture 9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Sonatine de leur confiance et l’envoi de ce livre.

Les Fils des Ténèbres, Dan Simmons

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Synopsis:

1990, le régime sanguinaire de Ceaucescu est tombé, mais le pays est à l’agonie. Dans les orphelinats, les enfants se comptent par dizaines de milliers, et ceux atteints du sida sont abandonnés à leur funeste sort. Kate Neuman, brillante hématologiste, est intriguée par le cas d’un bébé dont l’état de santé s’améliore à chaque transfusion sanguine. Aidée du père Mike O’Rourke, elle parvient à emmener l’enfant, qu’elle a désormais adopté, aux États-Unis. Mais le petit Joshua est enlevé et ramené en Roumanie par la mystérieuse Famille. Commence alors une course-poursuite en terre de légende vampirique…

Ce que j’ai ressenti:

▪️Cauchemar de sang et de ténèbres…

Ce fut mon premier moment de tressaillement: une histoire de vampires. Remonter le fil d’une légende, voir de plus près les yeux d’un fou sanguinaire, sentir le pouvoir, cette toute puissance avide de vie et de mort sur les gens qu’il avait et qu’il a transmis par la force du sang à sa descendance…Rien ne semble étancher sa soif de vengeance et de sang. Surtout celle du sang. C’est toute une ambiance de terreur qui s’invite dans ces pages, une ambiance tendue entre violence et horreur, mais quand même fascinante, parce que le mythe de Dracula agit sur mes sensations, comme de l’adrénaline…J’ai adoré le travail de recherche de l’auteur qui nous offre un voyage époustouflant en Transylvanie.

– La banalité du mal, murmurai-je.
– Quoi ?
– La banalité du mal. » Je me retournai et adressai un grand sourire au médecin. « Dracula, ce serait une belle histoire. Mais des centaines de milliers de victimes de l’insanité politique, de la bureaucratie, de la stupidité, c’est seulement… un désagrément.
« 

▪️Rêves de sang et d’espoir…

Puis vint, le deuxième tressaillement: une histoire d’orphelinat. Remonter les fils de l’adoption, voir de plus près les yeux de cet enfant innocent, sentir le petit coeur de Joshua, cette fragilité de vie et cette défaillance dans le sang. Rien ne semble entacher la détermination de Kate et la passion pour son métier. Le sang comme spécialité…Docteur brillant en hématologie, elle décide de s’investir encore plus, en adoptant carrément un enfant malade, et elle devient de ce fait, une mère prête à tout! Kate est une héroïne forte et attachante, je me suis vraiment passionnée à la suivre dans ces péripéties en territoire vampire, mais plus encore dans ses combats de femme. Avec ce sujet sensible des rapts d’enfants et de conditions de vies dans les orphelinats, j’ai été extrêmement touchée…Un déchirement serait le mot exact…Surtout quand on sait que la réalité est plus atroce encore que la fiction.

Parfois, dit-il d’une voix très lasse, je pense que la seule chose à laquelle on puisse croire et que l’on puisse demander, c’est la chance.

▪️Et dans le fer et le sang…

Et finalement, le troisième tressaillement: une histoire de monstres. Parce que ce n’est jamais tout à fait, ceux auxquels, on pense…Dan Simmons revisite le mythe du vampire avec brio, et nous entraîne donc en Roumanie, dans un contexte anxiogène de régime totalitaire déchu, à la recherche d’un antidote, où le sang est au centre de cette histoire. Entre avancée médicale et horreur sanguinaire, ce roman réveille nos sangs et nous fait terriblement palpiter…Il est temps maintenant pour moi, d’aller essayer de dormir, en espérant ne pas entendre dans mes nuits, les cris des strigoi…

« J’ai aimé les étoiles trop tendrement pour craindre la nuit. »

Ma note Plaisir de lecture 9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Charlotte ainsi que les éditions Pocket Imaginaire pour leur confiance et l’envoi de ce livre.

Le Jour où Kennedy n’est pas mort, R.J.Ellory.

Couverture Le jour où Kennedy n'est pas mort

Synopsis:

La vérité est plus forte que tout.

C’est l’une des histoires les plus connues au monde – et l’une des plus obscures. Le 22 novembre 1963, le cortège présidentiel de John F. Kennedy traverse Dealey Plaza. Lui et son épouse Jackie saluent la foule, quand soudain…
Quand soudain, rien : le président ne mourra pas ce jour-là. En revanche, peu après, le photojournaliste Mitch Newman apprend le suicide de son ex-fiancée, dans des circonstances inexpliquées. Le souvenir de cet amour chevillé au corps, Mitch tente de comprendre ce qui s’est passé. Découvrant que Jean enquêtait sur la famille Kennedy, il s’aventure peu à peu dans un monde aussi dangereux que complexe : le cœur sombre de la politique américaine. Sexe et manipulations, mensonges et assassinats… Dans cette histoire alternative, à mi-chemin entre 22/11/63 de Stephen King et les thrillers paranoïaques des années 1970, JFK semble avoir échappé à son destin. Mais pour combien de temps ?

Ce que j’ai ressenti:

Monsieur Ellory,

J’ai décidé de n’écrire qu’une seule lettre. Une seule lettre à votre attention pour exprimer mon admiration pour ce roman. Comme je souhaiterai que vous la lisiez, même si vous l’oubliez ensuite, ça serait mon petit bonheur… Après, je me fondrai dans le décor et je m’en retournerai dans le monde où JFK est bel et bien mort le 22/11/63, un monde d’inhumanité, un monde de guerre: notre monde réel. Mais pas aujourd’hui…

Aujourd’hui, je m’abandonne à un monde fantôme: Le jour où Kennedy n’est pas mort. Un monde que vous avez créé où personne ne se doute qu’on vient de passer à côté d’un drame qui va bouleverser l’ordre du monde: le cortège présidentiel poursuit tranquillement sa route sur Dealey Plaza et s’en va vers d’autres objectifs, notamment une probable réélection…Alors, forcément aller dans ce monde, c’est plonger dans les méandres de la politique, explorer un univers ténébreux, regarder bien en face les enjeux noirs de la course à la présidence, mais Cher Monsieur Ellory, vous le faites dans une espace-temps parallèle et c’est toute l’ingéniosité de ce thriller sombre. C’est tellement brillant cette manière que vous avez de mettre en lumière les possibles perspectives d’une trajectoire présidentielle sombre…

Mais cet espace temporel que vous ouvrez en enlevant sciemment, un événement de l’Histoire des Etats-Unis, ça n’en est pas moins un monde empli de douleurs et de peines, de supercheries et de pratiques immondes, de solitudes et de chagrins. Il me semble que personne n’a votre égal pour les raconter avec autant de profondeur, en tout cas, quand j’ouvre un de vos romans, je sais que je vais être absorbée, imprégnée d’une atmosphère qu’il me sera difficile d’oublier…Force est de constater que les hommes ne changent pas de beaucoup, même dans une ligne temporelle différente et que vous avez l’air d’en connaître beaucoup, des cœurs ombrageux, pour aussi bien en faire ressortir la lumière…Les hommes sont presque toujours hantés par quelque chose: hantés par leurs regrets, des fantômes acharnés, leurs amours perdus, leurs failles intérieures…Et puis, vous nous présentez Mitch, qui dans son imperfection d’homme arrive à emprunter le chemin direct vers nos cœurs. Enfin, de sûr, vers le mien…Il me semblait ressentir sa souffrance autant que son acharnement à saisir la vérité. Il me semblait toucher vraiment sa peine et les sanglants souvenirs de la guerre…Il me semblait que je pouvais voir les éclats de son cœur éparpillés et l’ampleur démesurée de son amour pour Jean…

Alors dans cette faille temporelle, je suis allée aussi saisir des histoires fantômes, des mémoires fantômes, des souvenirs fantômes. Mais il paraît que les fantômes ne parlent pas. Quand on est mort, on est mort. Reste plus que les vivants pour faire revivre ceux qui sont partis trop vite, trop tôt, trop précipitamment, trop injustement…Alors, j’ai décidé comme Mitch que le moins que je puisse faire, c’était d’écrire une lettre pour dire merci à Mitch d’être allé jusqu’au bout de la vérité…D’avoir eu la belle intention de rendre justice aux âmes errantes…Le moins que je puisse faire aussi, c’est de dire grand merci à vous, Monsieur Ellory, pour ce sublime roman, pour ce moment de lecture tout en émotions…

Stelphique.

Le chien noir, Lucie Baratte.

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Synopsis:

Il était une fois un conte obscurci, englouti par un océan de ténèbres, qui gisait tout au fond du foyer des histoires, étouffé en secret sous le gris de la cendre. Dans un pays lointain, la jeune Eugénie est mariée de force au mystérieux Roi Barbiche par son père. Commence alors pour elle un voyage aux confins du monde, qui l’entraînera dans un château rempli de noirceur. Pensé à la fois comme une relecture de Barbe Bleue, une réponse littéraire aux contes des Précieuses du XVIIIe siècle et aux romans magiques d’Angela Carter, Le chien noir s’inscrit dans une histoire féminine de la littérature. Celle d’Anaïs Nin, de Mary Webb, en passant par les sœurs Brontë ; des actrices qui refusent l’ordre établi et le bousculent par l’expression d’un désir éclatant. La mise en lumière de l’étrangeté personnelle devient ainsi une arme d’émancipation.

Ce que j’ai ressenti:

Il était une fois…

Il était une fois un conte né des profondeurs caverneuses de l’humanité. Engendré d’un mythe dévoyé à la force du songe.(…) Il attendait les premières lueurs d’un matin pâle qui chuchotent à l’oreille du rêveur: le cauchemar n’est que le prolongement de ton âme.

Il n’y aurait pas eu autant de « Il était une fois… », s’il n’y avait pas eu autant de fois, toutes sortes d’injustices éhontées, de tyrannies sombres, de libertés bafouées…C’est parce qu’il y a eu de terribles actes dans l’Histoire des hommes, (et peut être plus encore dans l’Histoire des femmes), que le conte s’est fait lumière dans la société pour exorciser le Mal sous toutes ses formes…Et ce fameux « Il était une fois.. » est devenu alors, formule magique…Pour la rêveuse que je suis, ce genre particulier de lecture, m’attire irrésistiblement…Imaginez un peu ma joie de découvrir un conte gothique avec cet univers intense de Noir…Une onde de choc entre sublime et peurs viscérales, entre beauté envoûtante et effroi ancestral, c’est tout le charme du Noir qui opère en ces pages… Je n’ai pas hésité une seconde à faire rentrer Le chien noir dans mon monde féerique et c’est une adoption réussie!

J’ai été happée. Encore plus efficacement qu’un trou noir aurait pu m’absorber, Lucie Baratte avec cette revisite audacieuse et profonde, m’a happée dans les lignes noires de son livre. Une fantastique aspiration…Le chien noir reprend tous les codes du conte et quelques brides sauvages de ces meilleures légendes pour en faire une histoire troublante…Entre magie et ténèbres, le noir s’immisce en nos intérieurs…Le chien noir, c’est une princesse en détresse qui devra suivre un cheminement très sombre entre rêves et cauchemars, pour trouver la lumière en cet univers cruel et sans pitié…C’est tout un symbolisme fascinant où la part sombre des hommes se dessine en relief sur les murs, la bête dans un recoin attend son heure et le Mal plus mauvais que jamais, s’habille d’une couronne…Et cette princesse, Eugenie, apprendra de leur noirceur pour s’en faire lumière, non sans peine…

Il était plusieurs fois la nuit, les larmes et l’entrave aux libertés, il serait peut-être temps qu’il y est plusieurs fois le temps des princesses révoltées…Lucie Baratte ouvre la voie à ce temps de princesses émancipées et ses chemins de volutes noires sont beaux autant que fascinants…Dans une plume superbe en mixant les influences rétro et modernes, elle nous offre un conte magnifique. Intensément fort. Un petit joyau de noir.

Il était une fois, une fée qui avait eu un tel coup de cœur pour un conte gothique qu’elle en retranscrit sur les parois de son imaginaire des pans entiers de ses mots, qu’elle en apprit des fragments qu’elle colla sur ses lèvres, et par on ne sait quelle magie, elle eu une tache de noir qui apparut sur sa joue…La fée la chérit avec une tendresse infinie…Et quiconque venait en son royaume de féerie, pouvait voir gambader Le Chien Noir…

Ma note Plaisir de Lecture 10/10.

La place du mort, Jordan Harper.

Couverture La place du mort

Synopsis:

Polly McClusky a onze ans le jour où son père Nate, fraîchement sorti de prison, vient la récupérer à la sortie du collège. Elle ne sait pas encore que sa mère a été assassinée, ni que sa tête et celle de son paternel ont été mises à prix.
C’est le début d’une cavale violente et sanglante à travers la Californie. Et la naissance d’une complicité, affective et criminelle. Un premier roman sombre, nerveux et plein d’humanité sur la famille, le sacrifice et la rédemption.

Ce que j’ai ressenti:

▪️En guise d’évasion, la fuite…

Nate est un gangster, un zombie ambulant, un homme avec une sentence de mort imminente posée sur le sommet de sa tête…Sauf que Nate ne l’entend pas de cette manière, et puisqu’il n’a plus rien à perdre à tout tenter pour sa fille Polly, il se lance dans une vengeance à toute berzingue au volant de son monstre vert…En emmenant Polly, son ours en peluche et quelques cadavres dans son sillage sanglant…C’est un road-trip étourdissant, impossible de descendre en cours de route, donc attachez bien vos ceintures et profitez du décor jusqu’à Perdido…Une fuite en avant pour un petit souffle de liberté, une fuite en avant pour profiter d’un petit bout d’amour filial…Une fuite en avant pour contrer la mort, la Force, les voix fantômes et les voies de la criminalité…Un premier roman remarquable!

« T’es un peu grande pour avoir un nounours, non? »

▪️En guise d’attention, des yeux de tueurs…

C’est dans les yeux qu’on voit tout, paraît-il… Allez-vous avoir la curiosité de vous attarder sur le regard de Nate? Allez-vous sombrer dans le regard de Polly? Allez-vous sonder le regard d’un ours en peluche? Alors puisque dans les yeux, il paraît qu’on voit l’âme, j’ai osé posé mon regard sur des yeux de tueurs…Et dans ceux de Polly comme dans ceux de Nate, il y a avait certes une rage déconcertante mais aussi un amour infini, alors je les ai suivi, rien que pour ça, pour cette once d’humanité qu’il en est resté, malgré le pire…C’est à travers les yeux d’une enfant, qu’on voit le sens du mot drame. C’est à travers les yeux d’un père, qu’on voit le sens du mot sacrifice. Et c’est sans doute, à travers les yeux de cet ours qu’on voit le mieux, la direction fatale de ce duo qui partage plus que du sang…

Plus tard, elle apprendrait que les yeux ne reflètent pas seulement ce qu’ils voient, mais aussi ce qu’ils ont déjà vu.

▪️En guise d’émotion, la Force …

Parce que chaque mot que Jordan Harper pose dans ce roman noir est un mot flambant, ils arrivent tous autant qu’ils sont jusqu’au cœur, direct. C’est très intense comme lecture. Tout comme ces personnages qui vivent dans l’urgence, on est pris aussi dans ce tourbillon d’émotions, et on ressort avec une sacrée décharge d’adrénaline! Il m’est arrivé aussi, de me demander si je ne venais pas de Vénus également, car j’ai eu un coup de foudre pour cette petite Polly, qu’on force à grandir un peu trop vite. J’aurai eu à cœur aussi de la défendre envers et contre tous, juste pour qu’il ne vienne pas cette lueur irrévocable de la violence au fond de ces yeux…Sans aucun doute, un auteur à suivre! J’ai adoré la force de sa plume, le noir comme la douceur qui ressort de ces pages…

Vénus était descendue sur Terre, et ses tempêtes avec elle.

Ma note Plaisir de Lecture 9/10

L’Arbre-Monde, Richard Powers

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Synopsis:

Dans ce nouveau roman, Richard Powers embrasse un sujet de la nature et de nos liens avec elle. Les destins des protagonistes de ce récit (un psychologue, un étudiant, un concepteur de jeux électroniques, un photographe amateur, une botaniste visionnaire) s’entrelacent autour de ce qui est peut-être le premier et le dernier mystère du monde : la communication entre les arbres. Richard Powers explore le drame écologique et notre lente noyade dans le cyber world, et nous rappelle que sans la nature notre culture n’est que ruine de l’âme.

Ce que j’ai ressenti:

Écoute, il faut que tu entendes ça…C’est peut-être la seule chose qui devrait être écouté d’ailleurs à mon humble avis, les mots d’avant les mots et l’arbre qui nous parle dans ce langage-là. C’est peut être fou, c’est peut être follement romantique, c’est peut-être cruellement poétique, mais cela sonne avec de fatals accents de vérités. À n’importe quel arbre, tu peux te raccrocher parce que c’est de la vie à pleine puissance, de la vie dans un silence hyperactif, de la vie qui donne la vie, et même dans la mort elle est vie, alors tu comprends que les arbres sont notre plus beau trésor, un cadeau de la vie….Pendant des années, l’homme a ignoré le pouvoir de la forêt…Grâce à ce roman polyphonique, tu vas entendre plusieurs voix qui rendent hommage à un arbre, tu vas suivre plusieurs voies qui mènent vers ce cheminement de la conscience des arbres, et peut-être bien que tu feras quelque chose de beau après cette lecture…Peut-être même que ton écoute changera, que ton œil ne sera plus aveugle aux plantes, quand tu seras au cœur de la Nature…Peut-être que tu auras conscience de la conscience de tout être vivant…

Qu’est-ce qui est le plus dingue : des plantes qui parlent, ou des humains qui écoutent ?

L’Arbre-Monde, c’est un manifeste ou juste une prouesse littéraire pour comprendre que sans les arbres plus de monde, et dans la force de sa générosité, l’arbre restera toujours le soutien inconditionnel du monde des hommes. C’est une lecture exigeante, qui mérite un certain investissement personnel, parce qu’elle est plurielle…Tantôt romanesque, quelque fois documentaire ou encore essai, ce courageux parti-pris de cette diversité de genre, est une ode aux arbres, et c’est sublime. L’auteur pousse notre réflexion vers chaque partie de l’arbre, des racines aux cimes, de la graine au tronc, de l’écorce à la fleur, il multiplie les points de conscience pour nous sensibiliser sur la communication effective des arbres et réveiller notre instinct de survie, (s’il n’est pas déjà trop tard) afin qu’on les protège…L’environnement est en souffrance, mais l’homme fait encore la sourde oreille, et tue chaque jour, des arbres par milliers: c’est une réalité choquante. Alors c’est pour cela que je t’invite à entendre les arbres, même s’ils n’ont pas la même façon de parler que toi, ils te donneront toujours plus que ce que tu peux imaginer, ils ont une capacité extraordinaire qui dépasse l’entendement, et c’est ce qui m’a profondément chamboulée…

Savoir de façon certaine ça n’existe pas. Les seules choses fiables, c’est l’humilité et un regard attentif.

Pour ma part, il y aura un « avant » et un « après » cette lecture…C’est plus qu’un coup de cœur puisque c’est un éveil intérieur qui se passe carrément du moindre mot. J’ai le cœur maintenant en arborescence pour L’Arbre-Monde, la sève et le sang en symbiose à l’intérieur… Je souhaiterai le recommander au plus grand nombre, en fait, si vous ne deviez n’en choisir qu’un cette année à lire, alors prenez celui-là! Prenez conscience de l’urgence d’en parler, de le soutenir et vous mobiliser pour L’arbre-Monde mais surtout pour tous les arbres du monde…

Il y a un proverbe chinois : quel est le meilleur moment pour planter un arbre ?
Vingt ans plus tôt. »
L’ingénieur chinois sourit. « Pas mal.
_ Et à défaut, quel est le meilleur moment ?…Aujourd’hui. »

Bien sylvement,

Stelphique.

Ma note Plaisir de Lecture 10/10

La vie secrète des écrivains, Guillaume Musso.

Synopsis:

“Tout le monde a trois vies : une vie privée, une vie publique et une vie secrète…”
Gabriel García Márquez. En 1999, après avoir publié trois romans devenus cultes, le célèbre écrivain Nathan Fawles annonce qu’il arrête d’écrire et se retire à Beaumont, une île sauvage et sublime au large des côtes de la Méditerranée. Automne 2018. Fawles n’a plus donné une seule interview depuis vingt ans. Alors que ses romans continuent de captiver les lecteurs, Mathilde Monney, une jeune journaliste suisse, débarque sur l’île, bien décidée à percer son secret. Le même jour, un corps de femme est découvert sur une plage et l’île est bouclée par les autorités. Commence alors entre Mathilde et Nathan un dangereux face à face, où se heurtent vérités occultées et mensonges assumés, où se frôlent l’amour et la peur…Une lecture inoubliable, un puzzle littéraire fascinant qui se révèle diabolique lorsque l’auteur y place sa dernière pièce.

Ce que j’ai ressenti:

▪️Et un jour, un écrivain

Retranché sur une île à ressasser ces souvenirs, Nathan Fawles ne veut plus entendre parler d’écriture, il ne cherche plus que la tranquillité insulaire de Beaumont, tout amoureux de cette vie d’ermite…C’est l’écrivain qui n’écrivait plus…Mais la vie a tôt fait de contrecarrer ses désirs et les secrets qu’il croyait avoir bien enfouis, de refaire surface…Avec ce qu’il faut de malice et de tacles bien appuyés, ce Nathan Fawles ne mène pas la vie facile à ses fans, ni à ses détracteurs…Et un jour, un cadavre fait surface dans les eaux méditerranéennes, près de la retraite de Fawles…Jusqu’où est-on capable d’aller pour connaître la vie secrète des écrivains? Et pourquoi un écrivain célèbre décide-t-il d’arrêter subitement d’écrire? C’est tout le mystère de Fawles, mais est-ce vraiment un mystère?! Guillaume Musso revient avec un thriller plus intime où les vérités et les mensonges se confondent…Et c’est à nous, lecteurs, de faire marcher notre imagination…

– Un roman, c’est de l’émotion, pas de l’intellect.

▪️Je t’aime, moi non plus…

J’ai essayé de retrouver l’engouement que j’avais à lire cet auteur, on ne peut pas dire que ça a été la révélation, mais ce fut quand même une lecture agréable dans l’ensemble. On cherche à comprendre les choix de Nathan, on espère avec Raphaël et Mathilde intrigue par ses stratagèmes, il n’y a pas à s’en faire, Guillaume Musso connaît les ficelles pour appâter son lecteur, le séduire et même le faire chavirer…Mais peut-être qu’à force, et ce n’est que mon impression, je ne suis plus surprise comme j’ai pu l’être avec cet auteur, et du coup, je l’avais un peu boudé ces dernières années…Mais avec celui-ci, dans la mesure, où je l’ai trouvé plus « impliqué » dans l’histoire, peut-être plus nostalgique aussi de ses débuts d’écrivain, et bien, je me suis laissée porter, et je n’ai pas regretté cette petite incursion dans le puzzle qu’il nous a concocté. Je lui ai retrouvé un peu du charme d’antan, bien que je sois moins convaincue de son virage dans l’univers thriller…

Les livres sont aussi facteurs de séparation. Ils n’abattent pas seulement des murs. Ils en contruisent. Plus souvent qu’on ne le croit, les livres blessent, brisent et tuent. Les livres sont des soleils trompeurs…

▪️Les trois aspects d’une vie…

L’idéalisation de la vie d’un écrivain est tellement facile, et pourtant, Guillaume Musso tente de nous enlever toute idée reçue sur ce métier…En créant, le personnage de Nathan Fawles, il nous fait voir la réalité du défi de l’écriture et écorche cette idée glamour qu’on pourrait en avoir. J’ai aimé cet aspect là dans ce roman: tout ce qui fait référence à la littérature, les petits secrets de nos auteurs chouchous, cette recherche permanente de l’inspiration et ou d’où vient-elle vraiment? On se rend mieux compte du parcours semé d’embûches qu’un écrivain peut avoir à être publié, lu, ou encore apprécié…Et peut-être qu’il serait bon et sans doute plus sage, pour un auteur, d’avoir effectivement une vie compartimentée, où le privé et le public ne viennent pas se mélanger, mais j’adorerai connaître par contre, la vie secrète des écrivains!

Depuis l’enfance, la lecture et l’écriture avaient été mes bouées de sauvetage pour endurer la médiocrité et l’absurdité du monde.

Ma note Plaisir de Lecture 7/10

Un amour parfait, Gilda Piersanti

Synopsis:

De tous les bars de tous les hôtels de la Terre, il a fallu qu’elle entre dans celui-là.
Avec le même sourire, la même beauté ravageuse qu’il y a trente ans.
Laura.
Un mariage et deux enfants plus tard, Lorenzo ne l’a pas oubliée. C’était son premier amour, sa première folie. Il aurait tué, pour elle. Et maintenant qu’elle le lui demande, sur cette plage de la côte génoise parcourue de parfums violents, il se pourrait bien qu’il le fasse…

Ce que j’ai ressenti:

Un amour parfait. Existe-t-il vraiment? Un amour parfait est-il envisageable quand la nature humaine est aussi imparfaite? Jusqu’où peut-on aller par amour? Autant de questions et d’addictions qui viennent bousculer un homme à priori, heureux…Lorenzo va connaître les ravages d’un retour de flamme avec son premier amour Laura, mais jusqu’à où va-t-il se perdre par amour? Ce thriller sent le drame à plein nez, rien qu’à la première phrase du livre, et puis tout du long, l’ambiance est chargée en désir mais aussi en une certaine fatalité dont on en peut se soustraire…

« Il n’est pas difficile de tuer un homme lorsque l’amour s’en mêle. Nous ne savons pas qui nous sommes tant que la vie ne nous a pas mis devant le choix duquel notre vie dépend.« 

C’est un page-turner efficace. Un amour même imparfait reste de l’amour. Et parce qu’il en sera toujours ainsi, l’amour fait tourner les têtes jusqu’aux contrées les plus obscures, parfois…Gilda Piersanti m’a bluffée avec cette histoire d’adultère passionnée et tragique. J’étais prise dans le courant de la passion, et j’ai trouvé cela addictif…Même s’il est difficile de s’attacher réellement à cet homme infidèle, l’auteure nous décrit avec sensualité et perspicacité, l’engrenage amoureux et complètement fou de leur attirance fusionnelle. Et on comprend aisément, cette descente aux enfers des amants maudits. Jusqu’au final…Exquis!

« Elle m’avait enflammé, brûlé, puis réduit en cendres. J’ai eu néanmoins le temps, entre les flammes et les cendres, de connaître le bonheur.« 

J’ai dévoré ce roman, complètement accro à comprendre les dangers de l’amour, ses illusions, et ses mensonges. A repérer ses stratagèmes et ses conditions ultimes. Et j’ai compris que peut-être si on le touchait du doigt, un amour parfait pouvait exister. Oui. Dans une chanson ou dans une réalité. Mais la vraie question, c’est qu’en ferions-nous si on le tenait entre les mains? Ce polar se déguste comme un carreau de chocolat. Oubliez la modération le temps de 300 pages…Et appréciez la saveur du noir…

L’obscurité lui provoquait des vertiges.

Ma note Plaisir de Lecture 9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Pocket de leur confiance et l’envoi de ce livre.

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En Féérie, il brille quelques poussières…

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