Vagabond, Franck Bouysse.

Vagabond par Bouysse

Synopsis:

L’homme est traqué.
L’homme joue du blues chaque soir dans un obscur bar de la rue des Martyrs à Limoges.
Lorsqu’il dérive vers son hôtel, au milieu de la nuit, il lui arrive de dialoguer avec des clochards et autres esprits égarés.
Il lui arrive de s’effondrer sur les pavés des ruelles antiques et de s’endormir, ivre ou épuisé.
Il lui arrive aussi de ne jouer sur scène que pour une femme qu’il semble être le seul à voir.
Mais l’homme est traqué
Pas par un tueur. Ni par un flic. Quelque chose comme des ombres.

Ce que j’ai ressenti:

Le temps est au confinement. Il est à l’introspection. Mais surtout le temps est ouvert aux poètes. Et en ces temps, la poésie noire de Franck Bouysse m’est indispensable. Dans ce presque-silence, j’ai voulu ses mots et vagabonder sur quelques notes de musique…

J’ai voulu juste rester là, au milieu du carnage de ce vide, à attendre les mensonges de la nuit, et regarder sombrer un artiste dans ses pires passions…Vagabond, c’est les errances d’un homme, ni mauvais ni bon, même pas ange ni démon, juste un homme dans ses contradictions. Un homme amoureux, peut-être. Un homme malheureux plus vraisemblablement. Hanté de blues, déchu d’un amour trop puissant, accroché à sa guitare comme un forcené, victime d’une forme fantôme divine, il dégringole dans les ténèbres entre souvenirs douloureux et chagrins insurmontables…Il joue, il improvise, il invente…La musique, bouée indispensable, dans ses dérives…

Je pense au printemps et aux hommes qui se déracinent. Je pense au temps que les hommes déciment. Je pense à la mort entêtante. Je pense à la poésie, à la beauté d’un choix de mots, à la force qui vient te perforer, là où tu n’avais pas conscience, encore hier…Le temps que les hommes tue, les hommes qui se tuent dans le temps…Ce beau temps où les hommes écrivent, des chansons ou des romans, qui parleront de ces sombres temps-tourments.

Je pense à ses drames qui courent les rues. Aux minutes gagnées dans la création, aux heures perdues qu’il faut aussi compter, pour faire une œuvre aussi puissante. En près de 100 pages. Je pense au dépassement physique et mental qu’il faut pour trouver l’équilibre. Je pense à cet artiste maudit qui joue Rue des Martyrs. Je pense que des fois, un seul mot suffit. Merci.

Merci Franck Bouysse pour ce temps précieux que vous nous donnez à lire. J’adore chaque minute de ce temps passé avec vos romans. Un coup de cœur.

Ma note Plaisir de Lecture 10/10

Sauf, Hervé Commère.


Synopsis:

L’année de ses six ans, à l’été 1976, Mat a perdu ses parents dans l’incendie de leur manoir en Bretagne. Rien n’a survécu aux flammes, pas le moindre objet.
Mat est aujourd’hui propriétaire d’un dépôt-vente. Comme à chaque retour de congés, il passe en revue les dernières acquisitions. La veille, ses employés ont récupéré un album photos à couverture de velours. Sur chaque page de cet album, des photos de lui enfant. Sauf que cet album ne devrait plus exister. Il ne peut pas exister. Et pourtant…
Mat a toujours aimé se raconter des histoires, mais à quarante ans passés, il semblerait que la sienne lui ait échappé. De Montreuil à la pointe du Finistère, cherchant à comprendre quel message la vie veut lui adresser, il traquera les vérités, ses vérités, celles que recèle un album de famille resurgi brutalement des décombres.

Ce que j’ai ressenti:

▪️À brûler des intérieurs…

Mathieu est hanté par de sombres souvenirs. Sauf qu’il essaye de s’en sortir. Bien qu’il est une vie heureuse, il a été marqué par trop de drames et les flammes de la violence. Il lutte depuis, contre cette nature profonde, chaque jour…Jusqu’à ce que le passé se rappelle a lui. Sauf qu’il est virulent, cet impact. Il se glisse dans les pages d’un album photo comme si de rien n’était! Sauf qu’il bouleverse de beaucoup les illusions enfouies et renverse les convictions établies. Avec ses amis et sa douce, le petit Matelot va marcher sur les cendres de ses souvenirs, mais il ne sait pas encore que l’incendie le guette…

Mais nous n’avons plus le choix. Je n’ai plus le choix. Et puis les démons sont là, et bien là, ça n’est pas nous qui les réveillons.

▪️L’amour ou L’argent. Et le chiffre 6.

Les vérités sont aussi limpides que évidentes. Avec ce thriller ultra rythmé, on s’aperçoit encore plus que l’amour et l’argent mènent le monde dans une course folle…Mais lequel des deux est le plus fort?! Je vous laisse voir ça, mais sachez qu’il y a beaucoup de mystères et de profits à la clef, d’amours et d’amitiés, de paysages grandioses et le chiffre 6. C’est extrêmement troublant, je l’ai relevé à plusieurs reprises et comme l’auteur m’a posé une question dans sa dédicace, j’aimerai en faire de même pour savoir pourquoi ce chiffre en particulier revient comme une obsession? Pour vous, il vous reste à ouvrir ses pages pour tenter d’approcher les questions soulevées par cette histoire : Est-on prisonnier de son enfance? De son ADN? Des personnes qui nous aiment? Des perspectives d’argent? Mathieu va le découvrir au péril de sa vie et les réponses pourraient bien vous brûler les doigts aussi, comme elles l’ont fait pour moi. Mais j’ai adoré ça!

Il est six heures du matin et je n’ai pas le droit d’être là, il me l’a rappelé dans son bureau, puis dans sa voiture en roulant jusqu’ici.

▪️Sauf, que c’était génial!!!!

J’ai beaucoup aimé cette lecture. Elle est dynamique autant que passionnée, et les secrets s’enchaînent les uns après les autres. À la fin de chaque chapitre, le seul truc que je voulais faire , c’était lire la prochaine page! C’était fou, sauf que c’était génial! Bref, c’est un page-turner très efficace! Hervé Commère a une plume addictive et j’ai aimé les chemins sur lesquels il m’a mené en moto ou dans une vieille voiture, avec des personnages qui ont parfois dépasser les limites, mais qu’on se plait à suivre dans leurs cheminements personnels…J’ai d’ailleurs toujours eu un faible pour les histoires avec les manoirs, et celui-ci avec sa mer de travers et son ombre de mystères a réussi à me faire rêver aux falaises bretonnes et norvégiennes…Jusqu’à la vérité vertigineuse!

J’avais 6 ans quand c’est arrivé.

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Ma note Plaisir de Lecture 8/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Emmanuelle ainsi que toute la Team Pocket. J’ai eu la chance de recevoir ce roman avec une dédicace de l’auteur, j’étais Joie. Merci pour cette douce attention!

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Le répondeur, Luc Blanvillain


Synopsis:

Baptiste sait l’art subtil de l’imitation. Il contrefait à la perfection certaines voix, en restitue l’âme, ressuscite celles qui se sont tues. Mais voilà, cela ne paie guère. Maigrement appointé par un théâtre associatif, il gâche son talent pour un quarteron de spectateurs distraits. Jusqu’au jour où l’aborde un homme assoiffé de silence. Pas n’importe quel homme. Jean Chozène. Un romancier célèbre et discret, mais assiégé par les importuns, les solliciteurs, les mondains, les fâcheux. Chozène a besoin de calme et de temps pour achever son texte le plus ambitieux, le plus intime. Aussi propose-t-il à Baptiste de devenir sa voix au téléphone. Pour ce faire, il lui confie sa vie, se défausse enfin de ses misérables secrets, se libère du réel pour se perdre à loisir dans l’écriture. C’est ainsi que Baptiste devient son répondeur. A leurs risques et périls.

Ce que j’ai ressenti:

▪️Allô? Ici, Le répondeur… Et si vous gagniez du temps pour faire ce que vous aimez? Ne serait-ce pas fabuleux que de ne plus perdre de temps à répondre au téléphone à des gens plus ou moins toxiques et requérant toute votre attention pour des futilités? C’est en tout cas, le rêve de Pierre Chozène, cet écrivain célèbre qui souhaite se dégager du temps pour son nouveau roman…Pour cela, il va faire appel à la faculté impressionnante de Batiste, cet artiste incompris et trop peu reconnu pour son talent. En tant qu’imitateur, Batiste va prêter sa voix et s’immiscer peu à peu dans la vie de cet auteur très apprécié…Forcément, Le répondeur va (se) déclencher quelques appels furieux et des situations rocambolesques pour notre plus grand plaisir!

Il savait bien, en théorie, que tout homme a plusieurs voix, selon les heures, les âges, les émotions, mais, en cet instant, il l’éprouvait avec une intensité rare. 

▪️Allô? Silence et Écoute… Créer requiert du silence, de l’introspection et une tonne d’imagination. Que ce soit Pierre ou Batiste, ils ont besoin d’exercer leurs talents chacun à leur manière, alors leur association paraît une bonne idée, sur le papier…Mais pas sans risques, sur les ondes…J’ai trouvé que l’approche du succès et du processus de création était mené avec beaucoup de subtilité. On ne voit jamais assez tous les tenants et aboutissants de la célébrité, de son bruit incessant, de ses traqueurs sans nom. Faire entendre sa voix dans cet univers impitoyable est-il alors un atout ou doit-on se cacher derrière un silence entendu? Telle est la question à laquelle, l’auteur s’amuse à nous donner une version toute en fraîcheur…. J’ai beaucoup aimé la complicité de Chozène et Batiste, les sentiments qui s’immiscent peu à peu dans cette relation inédite de travail. Le taiseux et le beau parleur m’ont carrément emporté dans leurs déboires, et ‘ai bien ri à leurs cotés. Et puis, il se pourrait même que leur alchimie soit parfaite, puisque chacun y trouve les clefs du succès et l’amour au bout du fil…A moins que…

En fait, à mieux y penser, Batiste voyait mal comment tout cela pourrait ne pas se terminer horriblement mal.

▪️Allô?! Vous attendez quoi pour lire cette petite pépite?! J’ai passé un super moment de lecture avec ce roman! C’était étonnamment drôle et original! C’est bien des fois, de se laisser surprendre et là, pour le coup, j’ai totalement délaissé mon téléphone et autres perturbateurs d’attentions, pour me consacrer à cette histoire pleine de charme. De plus, la plume de Luc Blanvillain était vraiment riche en jeux de mots, vocabulaire recherché, et en même temps, empreint de malice tendre, ce qui ne gâche rien au plaisir! En bref, j’ai adoré!

A défaut de susciter l’amour, il éveillait les regrets. C’était presque mieux.

Ma note Plaisir de lecture 9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Quidam Éditeur de leur confiance et l’envoi de ce livre. quidam-logo

La Fille aux Ciseaux, Jorge Franco.


Synopsis:

Antonio et Emilio sont amoureux de la même fille, Rosario, la fille aux ciseaux, la belle tueuse, la Vénus futuriste, fascinée par la violence et la mort. Elle a séduit les deux garçons et les a entraînés dans un triangle amoureux fait de plaisir, de vertige et de peur, entrecoupé par les missions mortelles qu’elle effectue pour “les hommes” du narcotrafic. Rosario aimait Emilio mais c’est avec Antonio qu’elle parlait, et c’est Antonio qu’elle a appelé à l’hôpital où elle est en train de mourir, exécutée par celui qu’elle pensait tuer. Roman noir des bas-fonds de la drogue, de la prostitution et du crime, avec en toile de fond la ville de Medellín, La Fille aux ciseaux est aussi un roman d’amour et d’apprentissage vibrant et poétique.


Ce que j’ai ressenti:

▪️ ♫Excuse-moi Partenaire, de te parler comme ça …Mais il va falloir éteindre la passion dans tes yeux, Partenaire. Reprendre tes esprits et ton cœur en miettes…Rosario se meurt et c’est dans un dernier baiser qu’elle reçoit le vertige…Tu l’as aimé Partenaire, oh ça oui! Aimer à te consumer de l’intérieur, à te brûler à des flammes toxiques, à basculer dans le vide…Car elle est comme ça, Rosario, Fatalement attirante, Fatalement mortelle. Et puis, tu la désires tellement Partenaire, mais tu restes dans l’ombre. À l’attendre. À te tuer d’amour quand elle embrasse tous les autres, sauf toi. Excuse-moi Partenaire, de te parler comme ça, mais va falloir l’oublier La fille aux ciseaux. C’est mieux pour toi…Excuse-moi Partenaire de te parler comme ça…

-C’est ça la connerie, dit-elle. Souffrir par amour.

▪️La vie n’est pas rose à Medellín. C’est un combat de tous les jours dans ces rues et ça, Rosario l’a compris intimement bien avant l’heure. Alors forcément, elle prend les armes dont elle dispose: sa beauté et ses ciseaux. Dans cette ville, on engloutit voracement les calories, la violence, la merde et la drogue. La mort aussi est suspendue à leurs lèvres, mais c’est sur celles de Rosario qu’une poignée d’hommes s’abîment…C’est absolument bouleversant cette visite de la ville parce que le crime est omniprésent, presque banal…Le cadre de cette histoire d’amour toxique est d’une violence extrême, et pourtant, dans la façon désespérée et inconditionnelle dont ses jeunes se perdent, il y a quelque chose de terriblement beau. Jorge Franco a soufflé des sorts dans ses mots, et même s’ils rimaient avec mort, j’ai été envoûtée de la première à la dernière phrase…

Rosario reçut en même temps une balle à bout portant et un baiser, et c’est pourquoi elle confondit la douleur de l’amour avec celle de la mort.

▪️C’est un roman court et intense. D’un genre ténébreux et violent, qui vient taillader mes illusions d’amour romantiques, mais donne en échange les couleurs blafardes et furieuses d’une passion vénéneuse… Un shoot de vibrations vertigineuses à la saveur si particulière…Il a la sensualité d’un baiser fougueux et le goût de la mort, ce roman noir. Et tout le charme en revient à l’héroïne, Rosario Ciseaux. Elle est fascinante, hypnotique même…Impossible de détourner les yeux d’elle…Et on comprend aisément que tant d’hommes brûlent d’amour dans ses bras. Elle est douce et dangereuse, Rosario. Comme la mort. Tellement qu’elles se confondent toutes les deux…Elle est La fille aux ciseaux, et faire sa rencontre pourrait à jamais changer votre vie.

-Je ne comprends rien à cette manie que tu as d’embrasser les morts!

Ma note Plaisir de Lecture 9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Metailie de leur confiance et l’envoi de ce livre.

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La tête sous l’eau, Olivier Adam.


Synopsis:

Quand Léa a disparu, ils ont tous arrêté de respirer. La tête sous l’eau. D’un coup.
Elle s’ennuyait à Saint-Lunaire, Léa, c’est sûr. Quitter Paris pour ce bled breton, sur le coup de sang d’un père dépressif, ça n’a fait plaisir à personne. Mais de là à fuguer ? A-t-elle vraiment fugué d’ailleurs ? Son frère, Antoine, n’y croit pas. Ses parents non plus. Ils ont tout envisagé, même le pire.
Et puis comme la marée, Léa est revenue. En ramenant de loin des horreurs et des silences. On a sorti la tête de l’eau. Et la tempête est arrivée. Déferlante sur déferlante. La vie comme un esquif.


Ce que j’ai ressenti:

« Tout le monde a l’air heureux. La mer est belle. Qu’est-ce que j’en ai à foutre? »

Je suis d’humeur déferlante. À me plonger La tête sous l’eau. Ressentir le pouvoir de la mer. D’humeur à lire les mots de Olivier Adam, et découvrir l’histoire de Léa. Et j’écris pour ne pas oublier cette petite. Léa qui se prend une vague de tristesse, et dans son désespoir d’adolescente en mal de vivre, disparaît. Et quand elle revient de ses eaux troubles, son regard est mouillé. Et brisé. Alors j’écris, même si tu n’entends pas, que tu ne réponds pas. Pourquoi d’ailleurs, tu ne réponds pas?! Ça sent la mer et ça, j’adore. Mais tu ne réponds pas.

J’ai regardé Léa, aimer et souffrir. Et puis, j’ai suivi les péripéties d’une famille qui explose. Des liens qui claquent dans le vent. Des paroles de trop et des silences pesants. Et la mer, si belle, comme repère. J’ai même constaté comme le malheur peut frapper plus fort qu’un tsunami. Et puis, un frère face à la détresse et va mettre sa tête sous l’eau. Noyer son regard aussi dans la mer et l’amour. Alors j’ai laissé un peu d’émotions dans la mer. Je voulais me casser en mille morceaux. Et puis les vagues puissantes, ça soulage.

Mais il y a toujours toi qui répond pas. Toi qui obsède, toi que je devine, toi que j’essaye de saisir. Et dans le dernier rouleau de la vague de cette lecture, elle est là, cette vérité. Tranchante. Et puis la mer qui a réponse à tout. La mer qui apaise, la mer que je rêve, la mer qui prend tout.

C’est une histoire d’amour déçu et de drame horrible. C’est la spécialité de cet auteur de nous bousculer ainsi, et à chaque fois, je manque respirer. Mais là, j’ai volontairement mis La tête sous l’eau. Alors je ne vais pas me plaindre. Juste vous dire de ne plus me parler de ces histoires de filles qui disparaissent et qui reviennent avec des yeux éteints. La mer est belle. Et je n’en ai pas rien à foutre…

Kisses,

✨Stelphique✨

Ma note Plaisir de Lecture 9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Pocket de leur confiance et l’envoi de ce livre.

Chauffer le dehors, Marie-Andrée Gill.


Synopsis:

Dans le blizzard d’une peine d’amour, un texte unique qui renoue avec la vie. Elle souhaiterait faire encore partie du décor, s’inscrire dans l’ordinaire de chaque jour avec lui, trouver un remède aux morsures de sa douceur. Elle a peur de le croiser au dépanneur du village et que leurs corps provoquent une perpétuelle dernière fois. Dans sa tête, une question joue en boucle : Comment se retrouver dans l’étendue de la fin ? Le dehors est posé comme seule réponse au dedans à broil. Pendant que la tempête gronde et que le temps panse lentement la déchirure, la voix de la forêt et des saisons donne à entendre quelque chose comme un début d’apaisement et de gratitude. Le coeur ouvert aux souffles des bélugas et des ski-doos, Marie-Andrée Gill se réfugie dans l’écriture pour accepter l’impossibilité de l’amour, pour exister quelque part, dans le rappel des moments fous.


Ce que j’ai ressenti:

Si vous vous demandez où je suis maintenant…

Comme si de rien n’était

Je lisais, un soir tantôt plus cendré

La poésie de Marie-Andrée Gill

Quelque chose de subtil…

Un petit espace en dedans

Pour faire éclater les blancs.

Imaginer, le Chauffer le dehors

Dans les lignes noires, et alors

J’ai vu le solfège des tempêtes

Le cœur anxieux des jours de fêtes

Qui n’en sont plus. Elle s’écrie

Des émeutes de sensations inouïes

Sur des paysages violines

Et des miettes de corps en abîme

Sur des forêts de promesses…

Dans les poèmes qu’elle nous laisse

Ça tourne, ça s’enflamme, ça crash

Dans des silences anthracite flash

Parle d’un futur qui hausse les épaules

Des nuits à peine plus sucrées folles

Qu’une femme laisse s’échapper

Par les fenêtres sans volets

Des petits instants de beauté

A qui voudra bien les attraper…

.

« Le dehors est la seule réponse que j’ai trouvé au dedans. »

.

Moi aussi, Marie-Andrée Gill, moi aussi. Et maintenant, j’essaye de réchauffer mon dedans avec les jolies couleurs que tu as mis dans ce recueil.

Des surchauffes en-dedans en regardant l’étrange en-dehors,

des émotions du-dedans à voir le calme du-dehors,

et je laisse s’accrocher des mots

sur des paysages nouveaux

où la douceur dévore les peaux.

.

Si vous me demandez où je suis maintenant,

C’est moi qui essaie d’écrire de quoi de beau avec les paillettes de ma féerie.

.

✨Stelphique✨

Ma note Plaisir de Lecture 9/10.

dix hivers à Venise, Valerio Mieli.


Synopsis:

Le «Quand Harry rencontre Sally» à l’italienne.
Lorsque Camilla et Silvestro se croisent pour la première fois, ils se regardent mais ne s’apprécient pas vraiment. Il est farceur et dilettante, elle est studieuse et solitaire.
Mais, désormais seuls sur un vaporetto sur les eaux brumeuses de Venise, l’alchimie opère. Et voilà, c’est parti pour dix années à se croiser, se revoir, se chercher, s’éviter, se perdre, se rater entre Venise et Moscou.
Des jeunes années pas forcément perdues, où chacun des personnages tente de devenir adulte, et où chante l’imperfection de la vraie vie qui ne tombe jamais juste. Entre hésitation et rendez- vous manqués, leurs chemins se scelleront-ils enfin ?
Un premier roman prometteur qui a pour but de faire connaître Valerio Mieli en France, mais qui est aussi un pari artistique.
Alors que de plus en plus de livres sont adaptés au cinéma, ici, c’est le film qui a donné lieu à un roman. Dix Hivers à Venise permet de faire un lien entre la littérature et le cinéma, l’écriture scénaristique et l’écriture romanesque, et offre déjà de riches discussions interdisciplinaires.


Ce que j’ai ressenti:

▪️Se connaître…(Rendez-vous manqués)

Camilla et Silvestro, c’est une rencontre sur les eaux de Venise. Deux jeunes sur un bateau et une ville de tous les possibles. Un homme et une femme qui se raconte, en tandem. J’ai adoré cette façon d’écrire les sentiments de l’un et de l’autre avec deux polices différentes. Ce premier hiver, c’est le début d’une attirance mais ce n’est pas celui de l’amour. Pas encore, parce que l’on est loin de l’évidence. L’amour, il prendra son temps à les regarder de loin en souriant, à les voir se rejeter et s’assembler, vivre et se séparer mais revenir toujours dans ce petit cocon. Mais on est en Italie, et l’Italie, c’est le pays de toutes les passions, alors on attend avec une certaine complicité les grandes effusions de tendresse…Dix années pour qu’il se dégèle, cet amour transi…Dix hivers à Venise

Venise me plaît parce qu’on dirait un grand salon en désordre où rien de réellement grave ne peut arriver, où les gens ne souffrent et ne meurent jamais.

▪️S’apprivoiser…(Rendez-vous distendus)

C’est une jolie romance et pourtant, elle n’est pas mielleuse ou simple. C’est à mon sens, le gros point positif de cette histoire, étant donné que ce n’est pas dans mes habitudes de lire ce type de lecture. Elle a un petit quelque chose d’irrésistible qui fait qu’on voudrait voir Camilla et Silvestro s’unir mais que l’insouciance de l’âge les fait s’éloigner, l’un de l’autre. Comme si c’était, peut être, les bonnes personnes, mais pas le bon timing. Entre la distance ou les humeurs, ils ratent les meilleurs moments de vie, de leurs vies ensemble, en tout cas. J’ai aimé que le point de chute se trouve toujours à Venise, mais c’était sympa de visiter à travers leurs yeux aussi, la Russie, le temps d’une année. C’était beau de voir à travers leurs yeux, l’amour indécis et la neige en décor…

J’attendais qu’il m’embrasse, sur ce canapé orange couvert de poussière.

▪️S’aimer…(Rendez-vous lumineux)

En cette fin d’année, un peu de douceur et de romance réconfortante, c’est toujours agréable. Et Valerio Mieli a su capter toute la tendresse des premiers amours dans un environnement romantique à souhait. J’ai trouvé que faire durer cette attirance sur dix ans, ça donnait une profondeur plus grande à leurs sentiments, et qu’on s’attache d’autant plus à eux, du fait de cette pudeur et de leurs doutes communs. Tant d’épreuves et de complications pour en arriver là. Bien sûr, je ne vous dévoilerai rien, mais je peux vous dire que Venise est aussi belle en hiver qu’en été, et l’amour a de beaux jours en ces lieux…

« Pourquoi tu es redescendu du vaporetto? »

Ma note Plaisir de Lecture 8/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Giulia ainsi que les éditions Massot de leur confiance et l’envoi de ce livre.

MASSOT ÉDITIONS

L’histoire d’un cœur qui apprit à battre, Allison.L.Kennedy.


Synopsis:

Marie grandit dans une ville merveilleuse où planent des cerfs-volants comme des oiseaux de paradis. Elle a pour ami Lanmò, un serpent doré aux yeux rubis qui terrifient les hommes. Lui n’a jamais aimé que cette enfant. Bientôt, la ville de Marie s’attriste, quand les bombes s’abattent et que le spectre de la guerre la dévore.
Le puissant Lanmò aurait-il commis une imprudence en s’attachant à un être si fragile ? Et si cette humaine au destin vacillant recélait un précieux mystère ?


Ce que j’ai ressenti:

Quand plus aucun cerf-volants ne voleront au-dessus des toits. Quand les rues seront devenues toutes silencieuses. Quand les buildings deviendront des tas de gravats abandonnés. Quand les villes et les nations seront tombées de la main de l’homme…

Alors, s’il te plaît, à ce moment là, raconte-moi une histoire de cœur.

S’il te plaît. Raconte-moi encore L’histoire d’un cœur qui apprit à battre. Je l’écouterai bien encore une fois, ce conte sensible et magnifique qui parle d’une ville empreinte au chaos, on ne sait où elle se trouve, mais quelle importance…C’est cette fable simple et fabuleuse que je voudrais réentendre puisqu’elle nous parle avec douceur, des aléas de la vie.

Parce que cette petite fille Marie et cet immensément beau Lanmò m’ont touché avec leur amitié non-conforme, avec leur exquise complicité, avec leur façon de s’apprivoiser l’un et l’autre, au fil du temps. Ils égayent de leurs présences, cette ville qui se meurt. Ils prennent une telle prestance dans nos cœurs, qui le font battre avec une, plus poétique intention.

Ce n’est pas mon genre de faire des promesses. Mais je promets que je m’arrêterai dans ce petit bout de jardin, je n’y ferai même pas un pas, et je laisserai mes pensées vagabonder encore avec cette adorable enfant et son ami doré. J’apprendrai de leur sagesse et de leur innocence, je lancerai des rêves heureux et je pleurerai sur les écailles des serpents. Je laisserai l’amour terrible me prendre entière, je lui laisserai mon cœur s’il en veut bien. Ça serait étrange mais sait-on jamais, je lui laisserai quand même…Parce que sentir battre son cœur, c’est beaucoup trop extraordinaire pour passer à côté de cette sensation. Peut-être que j’essaierai de réapprendre à aimer les hommes malgré leurs défauts comme l’ont si bien fait Lanmò et Marie…

Et puisque certains mangent à leur faim quand d’autres non. Et puisque certains tuent pour de faux prétextes quand d’autres essayent de survivre avec de faux espoirs. Et puisque les villes ne conviennent qu’aux oiseaux et non plus aux gens…Mais aussi puisque, tant qu’il y aura des enfants pour regarder le monde avec amour. Mais tant qu’il y aura des animaux pour s’entourer à leurs petites mains. Mais tant qu’il naîtra des amitiés hors du commun pour dépasser les torts de la vie…Alors peut être que…

Alors il sera sûrement venu, le temps d’aller apprendre à faire battre son cœur, quand penses-Tu?

Allez, s’il te plaît, raconte-moi L’histoire d’un coeur qui apprit à battre…Juste comme ça. Par pur plaisir. Elle est tellement jolie. Dessine-moi même un monde meilleur, Allison.L. Kennedy avec un serpent qui parle et une petite fille aventurière…Et n’oublies pas d’y mettre ce petit quelque chose de merveilleux, terrible et étrange qui en fait toute la magie.

Ma note Plaisir de Lecture 9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Emmanuelle ainsi que les éditions Pocket de leur confiance et l’envoi de ce livre.

Je te suivrai en Sibérie, Irène Frain.

Je te suivrai en Sibérie par Frain


Synopsis:

Pauline est de ces femmes qui brisent les obstacles. Risque-tout, elle quitte sa Lorraine natale à la fin de l’épopée napoléonienne pour rejoindre Moscou où, simple vendeuse de mode, elle est courtisée par un richissime aristocrate. Ivan Annenkov est un fervent admirateur de la France des Lumières et un farouche adversaire du servage. Il appartient à une société secrète qui rêve de renverser le tsar. Le complot échoue, les décabristes sont déportés en Sibérie. Ivan serait mort dans l’oubli le plus total si Pauline, comme sept autres femmes de condamnés, n’avait décidé de le rejoindre. La petite bande, qui deviendra légendaire, soutient si bien les conjurés qu’ils relèvent la tête et fondent, derrière les murs de leur prison, une minirépublique à la française… Qui était au juste cette Pauline qui croisa les hommes les plus célèbres de son temps, de Dumas à Dostoïevski, qu’elle fascina ? Irène Frain a suivi ses traces depuis la Lorraine jusqu’à la Transbaïkalie. Elle ressuscite son équipée et brosse avec feu et sensibilité le portrait d’une amoureuse endiablée.


Ce que j’ai ressenti:

▪️Par amour…

Suivre Irène Frain, c’est partir en voyage déjà…Peu importe le lieu, je le savais que j’allais partir loin, ailleurs…J’ai découvert cette auteure avec un de ces précédents romans qui m’avait beaucoup marquée: La Forêt des 29. Elle a la particularité de se lancer à la recherche d’un secret d’Histoire, d’aller sur le terrain débusquer des petites et grandes histoires qui vont changer notre monde et elle vient nous les faire revivre dans ses livres-émotions. J’aime beaucoup sa façon de puiser son inspiration autour de personnes extraordinaires. Avec un carnet de brouillon et une légende venue du froid, elle nous fait découvrir le destin incroyable d’une jeune française, Pauline Geuble. Cette expérience de lecture, c’est une sorte de carnet de voyage, de reportage et de mémoire que Irène Frain a, à cœur de ranimer. C’est dans les pas de Pauline, qui elle-même va suivre son amoureux emprisonné, jusqu’à Tchita, au fin fond de la Sibérie que nous découvrons, pourquoi cette histoire vaut le détour. Je te suivrai en Sibérie prend donc une double dimension avec ce titre. C’est fou d’ailleurs, ce que l’on peut accomplir par passion. Comment on peut défier toutes les autorités, tous les obstacles et s’épanouir dans l’adversité. C’est beau quand on peut retransmettre tout ça, par écrit. Ça pourrait être une fiction mais tout est réel, bien réel même, et encore plus bouleversant par la force des mots et des souffrances qui palpitent de nouveau dans ces pages-souvenirs. Pouvoir lire ce portrait de femme et ces quelques secrets d’Histoire ravivés, c’est déjà partir dans une grande aventure… De l’oppression aux enfers des prisons russes, dans le froid et le noir, cette virée en Russie est plutôt saisissante. Je te suivrai en Sibérie est une lecture enrichissante.

« Écrire, c’est résister. »

▪️Laisser une trace…

Qu’elles soient visibles ou bien cachées, le mystère des traces nous fascine. Irene Frain tient à suivre celles des « dekabristki » , ses huit femmes, qui ont tout quitté pour un homme. Une légende qui mérite d’être plus reconnue de ce côté du monde, parce qu’il y a déjà des poètes du grand froid, qui se sont emparés de ce mythe pour parler de ces princesses et femmes de cœur, qui se sont dépossédés de leurs richesses volontairement, pour faire naître l’Espoir au milieu de rien, dans le cœur de quelques hommes. Une histoire inspirante, de l’amour bienfaisant et ce désir intense de lutter contre l’oubli et des valeurs de liberté. Nous découvrons donc ce passé trouble, les décembristes, la dictature en Russie, la réalité de l’emprisonnement et les rêves de grandeur d’une jeunesse oppressée. Des traces de sang. Des traces de pleurs. Des traces de fer. Et de l’émotion brute qui nous parvient comme une bise glaciale par delà les frontières. Je les ai suivies, toutes les deux, jusqu’en Sibérie et c’était Magnifique et vraiment passionnant comme lecture. Dépaysement assuré mais aussi de jolis clins d’œil à la France. J’adore la manière de Irène Frain de mêler ses recherches sur Pauline, à sa propre expérience aventurière. Dans les petits détails ou dans les grandes lignes, elle retrace un joli destin de femme.

« J’aime les traces. Oui, elles finissent par s’effacer. Mais pas toutes. Et la mémoire, lorsqu’elle triomphe de l’oubli, est féroce. »

Ma note Plaisir de Lecture 9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Muriel ainsi que les éditions Paulsen de leur confiance et l’envoi de ce livre.

Editions Paulsen

La source de l’amour-propre, Toni Morrison.

La source de l'amour-propre par Morrison


Synopsis:

La Source de l’amour-propre réunit une quarantaine de textes écrits par Toni Morrison au cours des dernières décennies, où se donne à lire, dans toute son évidence, sa généreuse intelligence.
Elle s’implique, débat, ou analyse des thèmes aussi variés que le rôle de l’artiste dans la société, la question de l’imagination en littérature, la présence des Afro-Américains dans la culture américaine ou encore les pouvoirs du langage. On retrouve dans ces essais ce qui fait également la puissance de ses romans : l’examen des dynamiques raciales et sociales, sa grande empathie, et son pragmatisme politique.
La Source de l’amour-propre est à la fois une porte d’entrée dans l’œuvre de Toni Morrison et une somme où se donne à lire l’acuité combative de son autrice. C’est aussi, dans un style dont la vigueur ne cesse de nous éblouir, un puissant appel à l’action, au rêve, à l’espoir.


Ce que j’ai ressenti:

▪️Une source d’inspiration.

S’il y a une chose qui se démarque de ces textes réunis dans ce recueil, c’est qu’il est une grande source d’inspiration et de sagesse. J’ai lu avec beaucoup d’attention chaque mot, avec le respect immense qu’elle y met elle-même en les posant sur une feuille blanche. Et c’était lumineux et instructif. Un moment de méditation et de réflexions profondes sur les maux de notre temps, sur la culture américaine et sur le travail d’artiste. Être écrivain est une grande responsabilité et elle a pris certaines valeurs très à cœur pour en faire des textes puissants, qui continuent d’influencer et d’inspirer une nouvelle génération. La source de l’amour-propre, c’est une quarantaine de textes qui réunit les moments forts de sa vie, ses combats de femme, son talent et son intelligence qu’elle a mis au service de l’écriture. Sa générosité est immense et elle enveloppe de douceur.

La vie et l’oeuvre d’un écrivain ne sont pas un don fait à l’humanité: ils sont sa condition nécessaire.

▪️De l’Amour Ressource…

J’ai eu l’impression de trouver une véritable source d’amour en lisant ses pages. Des mots intenses, choisis avec soin, et qui soignent des plaies ouvertes. Ce livre est un outil pour saisir tous les obstacles et les fléaux de notre société qui entrave la tolérance et l’amour. Elle nous envoie de l’amour à la puissance de sa résilience, elle dépasse par la force de sa conviction les concepts destructeurs du racisme, du machisme, de la jalousie, de l’ignorance…Elle se fait Voix, d’un peuple ignoré et elle y met tout son cœur pour leur donner enfin une place dans la littérature. C’est une ambition tellement émouvante. J’ai été très touchée par tous ces messages. C’est une femme de cœur assurément, et ça se ressent dans ses mots. 400 pages de cœur battant et de pulsations inspirantes. Du cœur vers nos cœurs…Et c’est pour ce don d’amour, que ce livre est un coup de cœur.

Il n’y a plus d’excuses pour un cœur qui saigne quand son contraire est pas de cœur du tout. C’est avec plus d’humanité qu’il faut faire face au danger de perdre notre humanité.

▪️Conversation avec une auteure éblouissante.

« Il ne s’agit seulement de « vous »: il s’agit aussi de vous et moi. Rien que nous deux. »

Avoir entre ses mains ces textes, c’est un moment précieux de lecture. C’est comme si, elle était encore un peu avec nous, à discuter encore de ce qui divise dans notre monde. Un cadeau qu’elle nous aurait laissé juste avant de partir…Un monologue intime pour comprendre une femme au grand cœur. Elle nous offre ses plus belles pensées, ses plus jolis projets, sa passion et son talent, ses convictions et sa générosité. Pour qu’on puisse s’y référer en cas de doute, dans les moments sombres, et alors tout s’éclaire. C’est avec beaucoup d’humilité que j’ai lu ce recueil, intimidée par autant d’intelligence , de respect envers la littérature, d’amour pour l’humanité. Je sais aussi, que c’est ma première lecture du recueil mais que ce ne sera pas la dernière. Je sais déjà que l’objet livre sera « abîmé » de lectures et relectures…Parce que il y avait des sujets qu’il me faut approfondir, faire plus de recherches sur la littérature américaine et afro-américaine pour vraiment m’imprégner des notions qu’elles développent dans ces argumentations, mais déjà, ces textes là sont d’une grande richesse et éveille beaucoup d’élan artistique et suscite des envies de lectures. Je comptais ce mois-ci, justement lire Beloved, et dans ce recueil, elle m’en a encore plus convaincue. Toute une collection de ses romans est à prévoir dans les prochains jours, tellement j’ai aimé les intentions de cette auteure éblouissante.

Pour moi, ça sera un indispensable, parce que j’ai compris l’état d’esprit et les messages de paix qu’elle a voulu laisser au monde, et c’était magnifique. Merci, Toni Morrison.

« Ce ne sont pas vos parents qui vous ont rêvés: c’est vous. Je ne fais que vous inciter à poursuivre le rêve que vous avez commencé. Car rêver n’est pas irresponsable: c’est une activité humaine de premier ordre. Ce n’est pas du divertissement: c’est du travail. Quand Martin Luther King a dit : « Je fais un rêve. », il ne jouait pas, il était sérieux. Quand il l’a imaginé, visualisé, crée dans son propre esprit, ce rêve a commencé à exister, et nous aussi devons faire ce rêve, afin de lui donner le poids, l’étendue de la longévité qu’il mérite. Ne laissez personne, personne, vous persuadez que le monde est ainsi fait et que, par conséquent, c’est ainsi qu’il doit être. »

Ma note Plaisir de Lecture 10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Muriel ainsi que les éditions Christian Bourgois pour leur confiance et l’envoi de ce livre.

Editions Christian Bourgois

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En Féérie, il brille quelques poussières…

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