Les prisonniers de la liberté, Luca Di Fulvio


Synopsis:

1913, trois jeunes gens embarquent pour l’Argentine. La rebelle Rosetta fuit son village italien. A la mort de ses parents, harcelée, elle n’a eu d’autre choix que d’abandonner sa ferme. Rocco, fier et fougueux jeune homme, laisse derrière lui sa Sicile natale. Il refuse de se soumettre à la Mafia locale. Raechel, petite juive russe, a vu sa famille décimée dans un pogrom. Elle n’emporte avec elle que le souvenir de son père. Le nouveau monde les réunira.

Après New York, Luca Di Fulvio nous emmène à Buenos Aires. Un parcours semé d’embuches, où amitié, amour et trahisons s’entremêlent…  Un grand Di Fulvio.


Ce que j’ai ressenti:

▪️3R. pRisonnieRs et libRes.

Les 3R. Rosetta. Raechel. Rocco. Tous épris de liberté et tous attachés aux poids de leurs passés… Par la force des choses et les caprices du destin, ils se retrouvent, tous les trois, à partir vers le Nouveau Monde, direction l’Argentine pour fuir leurs vies, leurs traqueurs, leurs malheurs. Luca Di Fulvio a une plume exceptionnelle, qui donne vie à des émotions extraordinaires, en nous. Il n’y a pas son pareil pour retranscrire avec autant d’intensité la vie des misérables, mais il met aussi tant de candeur dans ses personnages, que l’on s’attache démesurément à eux. Rosetta, comment ne pas admirer ta splendeur? Rocco, comment ne pas être sous le charme de ta détermination? Raechel, comment ne pas succomber à ton audace? Et je vous vois vous envoler vers cette nouvelle terre de promesses, mes 3R, danser, embrasser, vibrer, vous battre pour vos convictions, et je suis touchée en plein cœur. Passionnément. iRRRémédiablement…

Je veux devenir un être humain et rien d’autre.

▪️Buenos Aires, l’insoumise…

Il faut dire aussi que la destination est attirante, comme un aimant. Buenos Aires et sa fougue, son tango, ses éclats, son potentiel, son enfer. Cette ville a quelque chose d’hypnotisant, et pourtant, les drames et les trahisons courent les rues. Elle t’attire, Buenos Aires, pour mieux te fracasser, ensuite. Elle ne se donne pas cette ville, elle embrase les cœurs et broie les élans d’impertinences, elle arrache sans pitié l’innocence des enfants et la ferveur des plus braves. Et pourtant…Pourtant, en se retrouvant sur les quais du port, Raechel, Rocco, Rosetta, vont vite devoir s’adapter à cette ville, coûte que coûte. Apprendre à déjouer les fils du destin qui les poursuivent, tout en ne tombant pas dans de pires conditions de vies qu’au départ…Ils vont devoir changer cette ville et les mentalités ou règne trop de prostitutions, de violences et de corruptions. Une mission périlleuse pour ses trois jeunes gens, et leur détermination ne sera pas du goût de tout le monde… Mais qu’importe seul l’Amour guidera leurs chemins…Et dans leurs poings serrés, parfois, un bout de leur avenir…

Cette ville…engloutit les gens, elle les efface.

▪️Un coup de cœur magistral.

Sans doute, parce que les thèmes me touchent plus, je pense pouvoir affirmer que ce roman sera mon préféré de Luca di Fulvio. En mettant ainsi en avant, le pouvoir de la lecture et de l’écriture, en se positionnant pour la condition féminine, en faisant valdinguer les prédestinées de violence et en prônant dans son idéal, cette idée de liberté, il nous offre un roman flamboyant, illuminé de mille passions, magnifique autant que bouleversant…Un roman magistral!

Cet auteur a déjà emporté mon cœur, 3 fois d’affilée, avec Le Gang des rêves, Les enfants de Venise et Le soleil des rebelles… De par la densité et la richesse de ses histoires, les émotions qu’il transmet aussi à chacun de ses mots, j’étais sous le charme dès le premier roman…. Luca Di Fulvio touche, avec sa plume renversante, toutes les cordes sensibles pour que ça vibre en moi, pendant de longs mois même après, la lecture. Ses personnages nous accompagnent encore longtemps, dans notre imaginaire, parce qu’ils allument des braises incandescentes et des rêves étourdissants. Il est magique cet auteur. Mais avec Les prisonniers de la liberté, quatrième roman que j’ai le plaisir de lire, j’ai eu comme une conviction plus profonde de son talent gigantesque. C’est un auteur qui écrit passionnément, qui raconte la Passion, qui anime toutes les passions, qui leur fait danser tous les tangos du monde. Et moi, devant tant d’émotions, je ne peux que succomber, tomber éperdument en admiration devant la puissance et l’intention de ses messages d’amours et de libertés.

Je danse de joie d’avoir pu lire encore une si belle aventure, de connaitre une ville aussi pleine de vie, j’ai maintenant des nœuds dans le cœur et des rêves incroyables de liberté, et j’irai bien dire aux anges de continuer à inspirer cet auteur que j’adore passionnément…

Si les anges acceptent de s’en occuper, tu trouveras un nœud quelque part.

 

Ma note Plaisir de Lecture 10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Slatkine et Compagnie de leur confiance et l’envoi de ce livre. Ce fut un gigantesque coup de cœur!

Émergence, Eric Tourville.


Synopsis:

France, 2020. Rien ne semblait destiner Michel Delpraz, chercheur en informatique, à rejoindre la start-up créée par Aurélien et Gérard, deux personnages que tout oppose. Pourtant, ensemble, ces trois pionniers vont développer la première entreprise mondiale dans le secteur de l’intelligence artificielle. Leur réussite ne passe pas inaperçue, et le gouvernement ne tarde pas à les approcher. Leur but : développer le premier ordinateur quantique, pour démultiplier le potentiel de calcul de leur système d’intelligence artificielle et ainsi créer la première intelligence artificielle générale. C’est-à-dire, un système capable d’apprentissage, de créativité, de raisonnements abstraits, bref, de résoudre n’importe quel problème. Émergence est l’histoire de ces hommes, de cette entreprise pionnière et de l’extraordinaire épopée scientifique et économique qui les conduit à cette révolution, au coeur de l’avenir de l’humanité et des relations internationales.


Ce que j’ai ressenti:

Je me rappelle encore l’énorme coup de cœur pour le précédent roman de Éric Tourville: Chimaeris . C’est donc avec une certaine impatience que j’attendais son nouveau roman, tellement il m’avait fait bonne impression et qu’il est dans mes petits papiers, avec l’appréciation « Auteur à suivre de très près »! Avec Émergence, on est plongé au cœur des sciences et des intelligences artificielles. Et tout comme son premier roman, il est juste époustouflant!

Le monde se transforme rarement de manière linéaire. Il procède par ruptures, par révolutions qui tracent des lignes de fractures entre les époques. Le plus souvent, ce n’est qu’a posteriori que l’Humanité est consciente de ces ruptures. 

▪️Une nouvelle ère se prépare…

Dans un futur pas si éloigné que cela, un nouveau phénomène va bouleverser le quotidien des français, et rien de moins, que le monde entier. En effet, une société, la Turing Technologie, a mis au point une forme d’intelligence multi-performante qui révolutionne toutes les sphères économiques, artistiques, politiques et sociales! Et c’est autant une avancée phénoménale que le début d’un chaos sans nom: une nouvelle donne 2.0 à prendre en compte pour tous les êtres humains de cette planète… Éric Tourville crée un thriller futuriste alarmant et intelligent, pour une virée sensationnelle au cœur des chiffres et dans les ondes d’un avenir troublant.

Pour accéder à la célébrité, mieux valait poster une vidéo amusante de chat sur YouTube qu’écrire une somme sur l’existentialisme. L’époque était au facile, au jetable.


▪️Une nouvelle rencontre: InGA.

InGA c’est le prénom-sigle de cette AI, mais c’est surtout, la création de Michel Depraz, un bébé-invention qui va repousser les frontières de la conscience en s’épanouissant dans le terreau vicié du Net…Une création qui est à même de bouleverser quelques milliards de vies, et ce n’est pas pour plaire à tout le monde… Dans ce roman, on touche de près les perspectives d’une telle évolution sur le plan émotionnel, économique, philosophique et stratégique. Et c’est en cela, que ce thriller d’anticipation est génial, c’est parce que l’on se rend compte en quelques pages, des conséquences positives ou négatives que cette Intelligence Artificielle peut engendrer dans plusieurs secteurs.

Il faut à l’Homme des certitudes…Quitte à se réveiller un matin en découvrant que le cauchemar a déjà commencé.

▪️Un nouveau thriller à couper le souffle!

Un peu moins de 500 pages et une foule d’informations à appréhender, c’est le grand défi de cette lecture! C’est carrément passionnant! Pourtant, on ne peut pas dire que ce soient mes thèmes de prédilections, les mathématiques, la science, l’informatique et les intelligences artificielles…Mais l’auteur arrive, avec brio, à rendre ses notions accessibles, même si, il faut rester très attentif pendant cette lecture. Pour ma part, elle m’a pris beaucoup de temps et de concentration, ce n’est pas une lecture fluide, mais c’est une lecture très enrichissante! Entre ce que j’ai tremblé de peur, ce que j’ai eu comme compassion ou encore ce qu’elle m’a permis d’apprendre ou de réfléchir, je ressors de cette Émergence,  plus que conquise!

Quelle serait la nature des intelligences qui peupleraient la terre des millions d’années après la mort du dernier humain?

 

Ma note Plaisir de Lecture 9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Slatkine et Compagnie pour leur confiance et l’envoi de ce livre.

L’instant d’une vie, Sylvie Schenk.


Synopsis:

Dans l’Europe d’après-guerre, un amour impossible entre France et Allemagne… Un très beau roman d’émancipation féminine.
L’Instant d’une vie, c’est l’histoire de Louise. 
Née dans un petit village des Alpes au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Louise a dix-huit ans lorsqu’elle part s’installer à Lyon, où elle rencontre Henri, pianiste de jazz. Mais, après quelques mois d’amour, Henri et Louise se séparent : Henri, fils de résistants fusillés par les Allemands, reproche à Louise sa naïveté et son manque d’engagement politique.
L’été suivant, Louise se rapproche de Johann, étudiant allemand qu’elle décide de suivre dans son pays. Peu à peu, alors que la vie défile, mariage, années d’enseignements, enfants, décès, Louise est rattrapée par l’Histoire. Son mari parti enterrer son père, elle découvre dans la bibliothèque de son beau-père des livres qui portent le nom du père d’Henri… 
Un beau roman sur l’identité et le sentiment d’appartenance, l’enfance et ses blessures, et le poids du silence dans l’Allemagne de la fin du 20e siècle.


Ce que j’ai ressenti:

  • Quand je découvre l’originalité du Tu, comme pour mieux t’embarquer…

Tu pensais que cette lecture serait douce et sereine comme le bleu de la couverture, et ô combien tu t’es trompée…Parce que tu n’avais pas vu derrière la douceur de la vague de l’enfance, les ravages des premiers amours. Tu n’avais pas compris que les amitiés troubles pouvaient te bousculer plus que ce que tu pouvais imaginer. Mais tu as vu que le temps te rend plus lucide et que la vie réserve bien des surprises…Tu as regardé des jeunes s’éveiller à l’Amour, à la politique, à l’Histoire, à la musique. Et tu as été émue de l’instant d’une vie, des instants de leurs vies, de l’intensité de la vie.

« Ce qui ne trouve pas d’écho en toi n’existe pas pour toi, te dit-elle. »

  • Ouvre tes yeux, Louise…

Louise nous partage sa vie, et dans ces observations, nous dévoile un peu du climat social juste après la Seconde Guerre Mondiale. La place de la femme, surtout, et les débuts de son émancipation. Les tensions sourdes entre la France et l’Allemagne. Les rêves de la jeunesse. Et cette jeune fille, naïve et ignorante de ce poids du passé, qui se jette dans les grandes eaux de l’amour. Et si le début nous parait bien tendre, au fur et à mesure, de son expérience et de ses choix, elle nous partage toutes les difficultés et le déchirement de cette nouvelle vie.

« Il répond qu’on doit réaliser ses rêves, sinon les désirs les plus intimes restent prisonniers à l’intérieur de nous comme un tumeur à l’estomac. » 

  • L’amour n’a pas de frontières…

Une vie, ce sont des instants, et l’instant d’une vie passe tellement vite…Heureusement, il y a l’amour qui dépasse les frontières, les préjugés, les conflits, et les mentalités. Heureusement… Sylvie Schenk nous donne un roman émouvant entre introspection et tendresse, et c’est un instant de lecture doux/amer qui donne matière à réfléchir, sur les conséquences de l’Histoire. Il y a de la fraîcheur et de la poésie dans ses instantanés, mais aussi de cruelles réalités, des souffrances qui suintent encore sous les sourires de ce groupe de jeunes. J’ai été très touchée par la sensibilité de cette auteure et la façon singulière de nous décrire, un amour qui éclot juste après, une grande guerre.

« Doit-on aimer? L’amour est-il un phénomène de civilisation? »

 

 

Ma note Plaisir de Lecture 8/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Slatkine et Compagnie pour leur confiance et l’envoi de ce livre.

Bleu Calypso, Charles Aubert.

Couverture Bleu Calypso


Synopsis: 

Niels Hogan, quarantenaire bourru, a rompu les amarres. Profitant d’un plan social, il s’est installé – comme l’auteur – dans une cabane au sud de Montpellier, où il fabrique des leurres pour la pêche au bar. La vie simple, la douceur du temps… L’ermite n’a qu’un ami, son voisin Vieux Bob, qui attend la visite de sa fille journaliste, Lizzie. A l’occasion d’une partie de pêche, Niels découvre un cadavre. D’abord suspecté, Niels décide de mener l’enquête avec Lizzie.


Ce que j’ai ressenti:

Scintille le Bleu,
Jaillit Calypso,
Et fendre l’étang Polar.

*Stelphique*. 

 

  • Une plongée étourdissante…

La rentrée littéraire nous prépare de belles surprises, allez, allez, il faut se jeter à l’eau et découvrir la beauté d’un leurre Bleu Calypso, le temps suspendu, l’esprit décroissant. Vite, vite, une reconnexion avec la nature et une philosophie à pêcher avec habileté, dans l’étang Moures. Sauf, que les cadavres et les suspicions vont vite polluer les lieux…Et Niels, de voir sa tranquillité, si fièrement acquise, se troubler…Pourquoi est-il si difficile de se couper de ce monde avide? N’est-il pas idéal de vivre de solitude et d’eaux fraîches, dans une cabane? Et qui est, ce fameux tueur en série, au pied marin? Niels et Lizzie vont s’improviser enquêteurs des bacs à sable, jouer avec les rayons du désir, dénicher quelques trésors, s’attirer un peu les foudres…

« J’aimais beaucoup les couleurs saturées qui arrivaient avec l’orage. C’était comme si la vie gagnait en intensité. De mémoire, il n’y avait que les orages et l’amour pour donner cette sensation-là. Mais je n’étais plus vraiment sûr en ce qui concerne l’amour. »

  • Et le polar- *étang* -sa sérénité…

A tendre ainsi vers le calme des lignes. Attendre dans les eaux salines. Étendre le fil de l’intrigue. Fendre en douceur l’étang Polar. Troubler le temps. Etre et ne plus avoir…

L’auteur m’a fascinée, avec cet univers de la pêche… Subjuguée en contemplation, emmenée à la méditation, déclenché l’admiration…

J’ai passé un doux moment de lecture, très apaisant. C’est tellement rare de voir se mêler le frisson avec le recueillement, c’est une alchimie qui fonctionne parce que Charles Aubert, y met toute une sagesse intelligente et une subtilité rafraîchissante. J’ai été plus que charmée par ce courant de pensée, cette étonnante manière de vivre et clairement, il y a un fil magique qui s’est créé avec Niels. C’est un personnage tout en pudeur, attachant et bienveillant, malgré les tornades qui viennent frapper à sa porte…

« Moi, j’étais le type qui vivait en marge de la société, ivre de liberté et de soleil, celui qui s’était débarrassé de ses chaînes et je voyais bien que ça les faisait disjoncter. Parler cinq minutes avec moi remettait en cause trop de choses, trop de choix contraints, trop de mensonges faits à soi-même. » 

  • Entre poésie et polar, Bleu Calypso.

Il flotte dans cette lecture, un petit air de zen asiatique accompagné d’un soleil chaleureux du sud de la France. Avec des  haiku sublimes qui illuminent les débuts de chapitres, il n’en reste pas moins, que c’est un polar maîtrisé de bout en bout. C’est comme une partie de pêche réussie, car la récompense se mérite, après la patience, l’auteur nous emmène à son rythme, au final pétillant… Nous avons là, une histoire palpitante, toute en finesse, sans aucune éclaboussure ou démesure, et pourtant son pouvoir est incroyable. Une quiétude s’empare de nous et elle nous gagne au fil des pages,

Il m’a tellement plu ce personnage de Niels que j’adopterai bien la technique de « catch and release »…J’ai attrapé un coup de soleil, un coup de cœur, et je relâche, dans les vagues du net, toutes les ondes positives que j’ai ressenti à cette lecture, qui j’espère, arriveront jusqu’à vous…

 

Sans savoir pourquoi
J’aime ce monde
Où nous venons pour mourir

Natsume Sôseki. 

 

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

 

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Slatkine et Compagnie de leur confiance et l’envoi de ce livre! Ce fut une lecture enrichissante.

lu-en-part-avec-la-me

Le collectionneur, Fiona Cummins.

Couverture Le collectionneur


Synopsis: 

Le Collectionneur mène une double vie. Monsieur Tout-le-monde dans l’une, il est, dans l’autre, le gardien d’un musée secret qu’ont constitué son père et son grand-père avant lui, une collection d’ossements humains.

Les collectionneurs cherchent toujours la rareté, l’objet unique. Et il y a à Londres deux enfants atteints d’une maladie génétique orpheline qui fait se dédoubler les cartilages puis pousser les os jusqu’à l’étouffement, la maladie de l’homme de pierre.

Avec un style-cutter aussi efficace que glaçant, Fiona Cummins plonge dans l’âme du psychopathe. Les Anglais ont adoré.


Ce que j’ai ressenti:

  • Bloody Bones.

Le croquemitaine, dans son antre, joue aux osselets. Ça fait un bruit étrange dans sa main, des os qui poussent et se frottent pour la prochaine partie d’horreur… Fiona Cummins apporte une originalité dans le monde des tordus et tueurs en série, que les fans de thrillers vont adorer! 500 pages de tensions et de frissons…Un Collectionneur à vous paralyser de peur…Un sérial killer redoutable avec une collection, pour le moins étonnante, voire carrément troublante…Un page-turner rythmé au compte-goutte, savamment découpé au scalpel, avec une ombre d’un monstre tapi là où, l’on ne s’y attend pas…

« L’espoir vous rend vulnérable. »

  • Une prison d’os…

Ce thriller est intéressant parce qu’il apporte sous couvert d’une fiction, une sensibilisation sur cette maladie rare, la maladie de L’homme de pierre. Elle est le fil conducteur d’une intrigue où la course contre la montre n’aura jamais autant tournée plus dramatiquement…Il faut en plus, du tueur qui rôde et des lapins qui suintent, prendre en compte, les effets irréversibles de ces heures de souffrances à l’intérieur de ces petits corps…Et du coup, avec ces chapitres d’heures en heures qui s’écoulent retient toute notre attention, et on ne peut lâcher ses pages, car, comment abandonner des enfants à leurs malheurs????! Impossible…Jakey est en plus, un enfant trop attendrissant, encore naïf: un vrai petit trésor qu’on aimerait serrer dans nos bras…

« Comme les vivants, les morts s’achètent. »

  • A coeur et à sang…

Fionna Cummins donne à son thriller, déjà bien efficace, une dimension plus profonde avec une psychologie des personnages soignée. Les liens du sang et les souffrances de la maternité interférent avec cette enquête, et viennent assombrir encore un peu plus, l’effet asphyxiant et d’angoisse terrible…Chacune de ses mères possèdent une fracture, la vie ne les pas épargnées, et Fiona Cummins raconte avec beaucoup de sensibilité, toutes les nuances de leurs douleurs. C’était un moment de lecture intense, touchant, frissonnant, passionnant, étonnant, bouleversant… J’imagine que je ne suis pas prête d’oublier Le Collectionneur…Et vous?!

 

« Il veut lui faire comprendre que les mots ne sont pas des confettis qu’on lance pour s’amuser et que le vent emporte, mais des blocs de béton qui peuvent terrasser un homme. »

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Slatkine et Compagnie pour l’envoi de ce livre! Ce fut une lecture fascinante!

 

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Belleville au coeur, Christian Page.

Couverture Belleville au coeur


Synopsis: 

« Je n’étais pas du matin mais, dans la rue, j’ai pris l’habitude de me lever aux aurores. Ça m’évite de croiser les gamins qui partent à l’école. Je ne veux pas qu’ils me voient. Je ne veux pas me voir dans leurs yeux. »

Après trois hivers passés dans la rue, Christian Page, 46 ans, raconte le quotidien d’un SDF. En écrivant le roman de sa vie, il décrit la langueur des jours et le temps qui s’accélère, le regard des autres, les trucs, les clans, la violence, la pitié, les ivresses du bonheur et l’amour.
Chaque jour, en France, un SDF meurt dans la rue.
Belleville au coeur est dédié à ces milliers d’anonymes, ces femmes, ces hommes qu’on a croisés sans doute, mais sans jamais les voir.


Ce que j’ai ressenti:

  • Quitter une vie…

Christian Page a perdu son quotidien confortable, sa petite famille, et se retrouve à la rue… Comme ça, un peu par hasard, un peu par inaction, anéanti par le tour du destin venu le foudroyer… Avec Belleville au coeur, il nous confie ses journées grises…Il est difficile de quitter cette histoire de vie, de rester insensible à la galère d’un homme, de s’apercevoir qu’un tel dérapage peut survenir à tout moment…SDF, vivre dans les rues de Paris, survivre chaque heure de chaque jour, il nous sensibilise sur les indifférences et les stigmatisations de la société.

« Dans la rue, on n’a pas droit à l’erreur, on tombe pour un rien. »

  • Quitter la liberté…

« Ma liberté, je vous la laisse…« …Jour après jour, il lutte pour sa vie, tout en tenant à rester un homme digne, avec le peu de moyens qui lui reste, un sac à dos comme compagnon de route. Il se raconte, parle des quotidiens difficiles et des réalités de cette vie de cauchemar, avec quelques fois, des jours chanceux et d’autres, désastreux. La rue, c’est de l’entraide autant qu’un danger permanent…Des gestes simples comme se laver ou dormir, devient une épopée journalière et rythme ses vies de misères…

« Cette nuit-là, il a erré comme un fantôme jusqu’à l’épuisement. »  

  • Laisser une fleur…

La lecture a toujours été la bouée de sauvetage de Christian Page, alors déposer des mots d’espoir dans ce témoignage était comme, une fleur qui pousserai au milieu du béton…Parce qu’il en reste encore, de ces personnes qui vivent sur les pavés, des inconnus qui se perdent dans les rues, des corps que l’on retrouvent, sans vie, au détour d’une intersection…Ce Belleville au cœur est un joli cri du cœur, pour que tous les autres ne soient plus invisibles…J’ai été très touchée par cette lecture.

« La justice ne vous protège pas, nous, les misérables. Elle nous attaque, elle nous traque, elle nous enterre. » 

 

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les Editions Slatkine et Compagnie pour l’envoi de ce livre.

 

Le soleil des rebelles, Luca Di Fulvio

Couverture Le soleil des rebelles

Pourquoi je l’ai choisi:

Tant d’impatience à attendre le prochain Luca Di Fulvio…Et forcément, quand tu l’as entre tes mains, tu délaisses tout et tous, pour découvrir où l’auteur va te mener, et comment il va le faire…Et deviner comment ton cœur va le supporter, cet excès de passions…

…Bref, je suis fan de la plume de cet auteur, et clairement je mets cette trilogie sur le haut de ma pile des plus belles découvertes! Je sais que j’aurai encore mille saveurs à les relire, à ouvrir ses pages qui m’ont bouleversée, à repartir vers ces ailleurs, à vibrer aux sons de ses amours intemporels…

Synopsis:

«-Un jour, ma mère et le vieux Raphael parlaient des rebelles. Ils ont dit que c’était des hommes qui trouvaient le soleil la nuit. Mikael fronça les sourcils.
– Qu’est-ce que ça veut dire ?
– J’en sais rien, répondit Eloisa en haussant les épaules. »

Ce que j’ai ressenti:…Résonance de Coup de Coeur…

« La seule vérité qui compte, c’est celle qui…résonne en toi. »

Luca Di Fulvio, est à mes yeux le plus talentueux des magiciens! Un conteur hors pair et si passionné, qu’il nous renvoie dans ses écrits, une force inspirante qui te fait apparaître, dans une page qui se tourne, le soleil en plein milieu de la nuit: Le Soleil des Rebelles. De la boue, du chaos et de la misère, il arrive à faire étinceler l’espoir dans le coeur d’un enfant blessé. De prince à serf, il est des circonstances que le destin te prévoit, mais dans cette déchéance, faire illuminer à ce point, le courage, ça tient de la magie, et Luca Di Fulvio, nous l’offre dans le creux de nos mains, en 600 pages d’émotions fortes…

« Demain n’existe pas. Il n’y a qu’aujourd’hui. Maintenant. Ici. » 

Si l’amertume et le sang animent certains de ses personnages, Mikael n’est que douceur et tendresse, et grâce à des figures parentales comme Agnete et le vieux Raphael, il va apprendre la vie, loin de la haine et de ses tourments. Le chemin sera rude et escarpé, fait de massacres et de sentiers détournés mais à force de convictions profondes et de maîtrise de soi, le petit deviendra grand…J’ai beaucoup aimé la ligne conductrice de ce roman d’apprentissage, fait d’honneur, de travail et de vérité. Et toujours l’Amour, au centre de tout…Entre Eloisa et Mikael, le coup de foudre était bien au rendez-vous, mais la passion a pris son temps à enflammer leurs cœurs et leurs corps. Toujours avec pudeur et élégance, cet auteur nous lie de manière intime et incroyable à ses personnages, que même quand tu refermes le livre, ils restent tous et chacun d’entre eux, dans un coin de ton esprit, parce que tu as eu mal avec eux, et suivi avec tellement d’intensité leurs victoires, qu’il te reste toujours ce torrent de sentiments bouillonnants à l’intérieur de toi…Inépuisable source d’émotions que leurs amitiés et leurs amours…

Et il pensa que le tourment des êtres humains, c’était leurs rêves.

Cette fois-ci, le décor est posé dans le royaume de Saxe, au Moyen-âge, et le système féodal fait des ravages meurtriers dans des conditions effroyables…Les vies de ces paysans n’ont que peu de valeurs, moins que du bétail parfois, mais il se pourrait bien qu’un souffle de fureur fasse vaciller les dominants, quand l’appel de la forêt se fait entendre dans les arbres… De règnes déchus en trahisons sournoises, de violences insoutenables en heurts humiliants, une boule de feu rebelle s’alimente de jolies paroles et d’actes héroïques pour bientôt sortir des ombres, et donner un chemin plus lumineux à ses hommes…Parce qu’ils n’ont plus rien à perdre, ses rebelles aux ventres vides, ont le rêve de gagner quelques morceaux de saveurs douces de liberté, et de grands verres salvateurs d’eau de  justice…

Il comprit tout à coup que ce qui l’habitait n’était pas la peur de mourir, mais le désir de vivre.

Encore une fois, je suis conquise par la plume grandiose et puissante de Luca Di Fulvio. Il y met tellement de vie, de vibration, de passion que l’on est comme happé, pendant ses quelques heures de lecture, le coeur et l’esprit au diapason, dans un flot d’émotions intenses. Il a compris ce qui bouleverse les hommes et en une trilogie, il nous emporte, quel que soit le lieu ou l’époque, dans les vertiges de l’existence. Encore un coup de coeur, pour ce nouveau livre de Luca Di Fulvio! Décidément, ça devient une habitude…Vivement le prochain!

« Mais un cœur fort bat en toi. Je peux le voir. Ce sera à toi de décider de le nourrir ou de le laisser se dessécher. »

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Slatkine et Compagnie pour l’envoi de ce livre! Je ne vous raconte pas dans quel état d’euphorie, j’étais à réception…

 

lu-en-part-avec-la-me

Chimaeris, Eric Tourville.

Couverture Chimaeris

Pourquoi je l’ai choisi:

Voyez-vous cette belle couverture intrigante? Je ne pouvais pas résister….Vraiment pas…Elle m’attirait trop…

Synopsis:

« La première chose qu’il vit, ce fut le symbole en rouge au-dessus de la porte d’entrée. Une étoile à cinq branches dans un cercle dont le lieutenant ignorait la signification. L’impression angoissante d’être devant les portes de l’Enfer. »

Burlington, Vermont. Le lieutenant Frémont s’apprête à passer une journée comme les autres dans sa petite bourgade de province, lorsque son téléphone sonne. L’histoire s’ouvre de manière assez classique, comme un excellent thriller, dans le Vermont, pas très loin de Salem : une maison abandonnée, quatre cadavres de petites filles détruits au phosphore, un des corps qui manque, la poursuite qui commence… mais, insensiblement, l’auteur entraîne le lecteur bien au-delà du genre, dans une fiction qui tutoie la métaphysique.

Ce que j’ai ressenti:

Quand je referme ses 500 pages, il ne me vient qu’une impression: j’ai rarement lu un roman aussi intense, aussi addictif, aussi passionnant. Encore pleine de vertiges des souffles de phosphore et des clins d’oeil du Diable, je me dis que Eric Tourville vient de nous offrir un des plus maîtrisés des thrillers. Il nous tourmente sur des sentiers de sorcellerie, pour mieux nous déstabiliser sur des escarpements d’exobiologie, et ce double contraste entre croyance et science va pousser ses enquêteurs sur des zones de limbes infernales.

D’abord, il y a eu l’odeur, puissante, répugnante: un mélange de viande carbonisée, de merde et de produits chimiques, l’impression d’avoir forcé l’arrière-cuisine du Diable.

Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est que l’équipe de flics est crédible. Elle est une force de travail, de patience, de coïncidences et de recoupements qui montrent la réalité de ce métier. Suivre l’enquête, c’est sentir l’odeur de la mort, ressentir l’impatience des planques, chercher inlassablement le détail dans la fourmilière d’informations et même se battre pour ses intuitions. L’auteur nous le raconte avec minutie, tous ses aspects de la profession et il le fait avec une intelligence harmonique qui rendent, ce thriller rythmé et réaliste.

Sur la base de ce que j’observe, les preuves de l’existence du Démon me semblent nettement plus établies que celles de l’existence de Dieu. 

Ensuite, j’ai adoré les branches ténébreuses que l’auteur nous donne à aller sillonner pendant cette enquête. Il ne se tient pas à un thriller basique, il va jusqu’au genre Scientifique, voire bascule en Science-Fiction , et Eric Tourville le fait brillamment avec force et preuves à l’appui. C’est ce qui fait tout son charme irrésistible de page-turner: cette passionnante traversée dans les univers! On va de pays en pays, de la Terre vers l’Univers, d’un complot à l’autre, d’une théorie possible à une plausible…Chaque sentier mène vers quelque chose de toujours plus grand, jusqu’à l’infiniment grand, pour encore plus de vertiges et de possibilités…Cette sensation est chimériquement délicieuse pour tous fans d’émotions fortes…

S’accepter lui semblait être le premier pas vers une forme d’apaisement et d’humanité.

Parions aussi que Dawn vous fasse aussi craquer…Au delà, de l’aspect pointilleux de l’intrigue et des théories grandioses et transhumanistes sur le devenir de l’humanité, l’auteur nous a concocté des personnages touchants, attachants. Il a su nous les bichonner, de telle sorte que tous prennent leurs places, qu’ils nous émeuvent dans leur pudeur, nous bouleversent dans leurs  fêlures personnelles.

A soixante-trois ans, Jackson avait compris depuis longtemps que , pour que le monde soit vivable, il avait plus besoin de mensonges que de vérités.

J’ai été soufflée, bluffée, et conquise par ce premier roman. Oserais-je dire jusqu’à: Parfait…Il se pourrait bien…En tout cas, parfaitement maîtrisé, adorablement touchant, et effrayant à souhait. Pour moi, un Coup de Coeur!

 

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier les éditions Slatkine et Compagnie pour l’envoi de ce livre! Ce fût une lecture ô combien passionnante!

 

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La mémoire des morts, Eric Berg.

Couverture La mémoire des morts

Pourquoi je l’ai choisi:

Il est arrivé comme par magie dans mon univers….  Je trouve cette couverture en monochrome, très attirante, et j’ai bien fait d’aller me perdre sur ces rives froides…

Synopsis:

Sortie de l’hôpital partiellement amnésique, une jeune femme retourne sur les lieux de son accident. Sa soeur y a perdu la vie à ses côtés.
Sur cette petite île de la Baltique, paradis perdu de leur adolescence, elle mène l’enquête, retrouve un à un ses amis et cherche à reconstituer la bande, le clan des sept. Ils ont changé, vieilli. Et à remuer l’écume des amours enfantines, les souvenirs remontent. Tout ce qu’on a enfoui. Tout ce qu’on aurait dû oublier. La mémoire des morts.

Ce que j’ai ressenti :…Troubles eaux du passé…

J’adore l’ambiance très particulière des îles : petit bout de terre isolé au coeur des mers, vivant de ses habitudes et de ses contraintes dû à cet éloignement…Poel a tout du charme de la Baltique, un lieu où La mémoire des morts hante les ruines d’un « palais » ancien, un bâtiment précieux pour une amitié de gamins à la soif d’échanges…  7 enfants qui forment une bande, partageant délires et amours, joies et peines, drames et réussites. Il se retrouvent une vingtaine d’années après pour essayer de sauver leur lieu d’amitié, essayer de faire renaître ce qu’il reste de souvenirs, se retrouver une nouvelle fois ensemble, dans les vestiges d’un lieu prisé par la pince impitoyable du capitalisme…

« Il était plus facile de se soumettre que de résister, de suivre la pente de la lâcheté plutôt que celle du courage. »

Eric Berg tient les rênes de son thriller psychologique:  il nous balade dans son intrigue en nous faisant tomber dans des trous d’oublis, ravivant les feux d’amour adolescents, frictionnant les étincelles de jalousies enfantines, soufflant sur l’embrasement des échecs adultes…Clairement, on voit au fur et à mesure de l’évolution du récit, s’insinuer, les entrelacs de la discorde, de nouvelles affinités insoupçonnées, la nouvelle donne de cette amitié multiple…En suivant les pas de Léa, amnésique et endeuillée, on revisite avec ses yeux d’artiste et ses flous souvenirs, les miettes de la dynamique de ce groupe d’enfants…Tout le talent de cet auteur, tient à cette montée de suspense et de drames enfouis, qui se réveillent dans les mémoires, et de la fine délicatesse qu’il a de nous les dévoiler au compte goutte…

« Vivre, ce n’était que trimer et vieillir, après quoi on dépérissait lentement ou on tombait raide mort. »

Au risque de trop en révéler du charme et  des mystères qui entourent cette île, je voudrais juste dire que ce thriller est impeccablement mené, de surprises en rebondissements, je me suis laissée surprendre par cette histoire. Je me suis régalée de voir les grains de sable enrayer l’édifice de cette entente idéale, admiré les flots de la turbulence adulte réorganiser les relations passées, fascinée par le souffle de la culpabilité fermentée…En bref, j’ai adoré, et je le recommande bien chaudement!

« Comme toutes les enfances, la sienne s’était enfuie sans bruit, il ne savait quand ni comment. » 

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

 

Remerciements: 

Je tiens à remercier chaleureusement les éditions Slatkine et Compagnie, de leur confiance et pour l’envoi de ce livre en avant-première! Ce fût une lecture palpitante!

Qui a tué Heidi? Marc Voltenauer

Qui a tué Heidi ? par Voltenauer

Pourquoi je l’ai choisi:

Après le coup de foudre pour l’auteur Luca Di Fulvio publié chez Slatkine et Compagnie, j’avais hâte de découvrir Marc Voltenauer , avec son nouveau triller!

Synopsis:

« Heidi gisait dans une mare de sang, la gorge tranchée… Soudain, depuis le sommet d’un nuage orageux, un sillon lumineux fendit le ciel et un éclair s’’écrasa sur la crête du Grand Muveran. »

Un politicien abattu à l’’Opéra de Berlin, un tueur à gages en mission à Gryon, des fantasmes meurtriers dans le secret d’’une chambre…. L’’inspecteur Auer reprend du service. Il entraîne Mikaël, son compagnon, dans un voyage sans retour, au plus noir de l’’âme humaine.

Après le succès du Dragon du Muveran, le nouveau polar glaçant de Marc Voltenauer, au cœoeur des Alpes vaudoises.

Ce que j’ai ressenti:…Voyage en Alpes Vaudoises.

Je ne vous dirai jamais, Qui a tué Heidi?, mais Heidi est bien la pierre angulaire de ce thriller rural aux rebondissements multiples! Marc Voltenauer maîtrise son histoire jusque dans les moindres détails pour en faire un policier qui déménage et met quelques coups de pieds dans certaines fourmilières…Si on pensait que les petits villages suisses sont calmes et reposants, force est de constater que l’auteur bouscule les codes et les mœurs en mettant en scène ses personnages. J’ai beaucoup aimé ses prises de risques, cette originalité et ce choix particulier de personnages.

Et en attendant, vivre. Vivre et aimer. Pour tenir la mort à distance. Aimer intensément.

Trois personnages-clefs, trois univers différents qui donnent une intrigue complexe qui trouve finalement son lieu de perdition dans la ville de Gryon. En ayant ses trois points de vues, on rentre dans de multiples jeux de trahisons, faux-semblants et autres réjouissances mesquines qui font tout le quotidien de ses agriculteurs. Nous avons une forte imprégnation de ce milieu rural qui vit au rythme des bêtes, une incursion dans la tête d’un homme bien dérangé (et il a d’ailleurs ma préférence: L’homme qui s’enivrait du parfum de sa mère…) , ainsi que les petites habitudes d’un espion russe. Un cocktail bien vitaminé dans plus de 400 pages d’actions!

Pour autant, même si j’ai aimé tous les points énumérés plus hauts, je reste mitigée sur mon appréciation finale. Il y avait beaucoup de bons ingrédients, mais après, je crois que, pour ma part, je suis un peu passée à côté. Sans doute que ça s’est joué avec la dynamique de l’écriture. Il m’a manqué un soupçon de nervosité car, même en ayant la bonne forme des chapitres courts, il manquait de pep’s dans ses pages. Finalement, au fur et à mesure de la lecture, l’effet page-turner est allé decrescendo…

En conclusion, ce livre reste une jolie découverte, pour son cadre, pour son originalité, la maîtrise de ses fils conducteurs, mais pour la lectrice de thriller accro aux émotions fortes, il m’a manqué du rythme et quelques frissons pour rester totalement scotchée. Le mieux est encore de vous faire votre propre avis car de nombreux lecteurs ont adoré Marc Voltenauer et son premier tome: Le dragon de Muveran.

Ma note Plaisir de Lecture  7/10.

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les éditions Slatkine et Compagnie pour l’envoi de ce livre! Ce fût une lecture intéressante.

 

En Féérie, il brille quelques poussières…

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