Le collectionneur, Fiona Cummins.

Couverture Le collectionneur


Synopsis: 

Le Collectionneur mène une double vie. Monsieur Tout-le-monde dans l’une, il est, dans l’autre, le gardien d’un musée secret qu’ont constitué son père et son grand-père avant lui, une collection d’ossements humains.

Les collectionneurs cherchent toujours la rareté, l’objet unique. Et il y a à Londres deux enfants atteints d’une maladie génétique orpheline qui fait se dédoubler les cartilages puis pousser les os jusqu’à l’étouffement, la maladie de l’homme de pierre.

Avec un style-cutter aussi efficace que glaçant, Fiona Cummins plonge dans l’âme du psychopathe. Les Anglais ont adoré.


Ce que j’ai ressenti:

  • Bloody Bones.

Le croquemitaine, dans son antre, joue aux osselets. Ça fait un bruit étrange dans sa main, des os qui poussent et se frottent pour la prochaine partie d’horreur… Fiona Cummins apporte une originalité dans le monde des tordus et tueurs en série, que les fans de thrillers vont adorer! 500 pages de tensions et de frissons…Un Collectionneur à vous paralyser de peur…Un sérial killer redoutable avec une collection, pour le moins étonnante, voire carrément troublante…Un page-turner rythmé au compte-goutte, savamment découpé au scalpel, avec une ombre d’un monstre tapi là où, l’on ne s’y attend pas…

« L’espoir vous rend vulnérable. »

  • Une prison d’os…

Ce thriller est intéressant parce qu’il apporte sous couvert d’une fiction, une sensibilisation sur cette maladie rare, la maladie de L’homme de pierre. Elle est le fil conducteur d’une intrigue où la course contre la montre n’aura jamais autant tournée plus dramatiquement…Il faut en plus, du tueur qui rôde et des lapins qui suintent, prendre en compte, les effets irréversibles de ces heures de souffrances à l’intérieur de ces petits corps…Et du coup, avec ces chapitres d’heures en heures qui s’écoulent retient toute notre attention, et on ne peut lâcher ses pages, car, comment abandonner des enfants à leurs malheurs????! Impossible…Jakey est en plus, un enfant trop attendrissant, encore naïf: un vrai petit trésor qu’on aimerait serrer dans nos bras…

« Comme les vivants, les morts s’achètent. »

  • A coeur et à sang…

Fionna Cummins donne à son thriller, déjà bien efficace, une dimension plus profonde avec une psychologie des personnages soignée. Les liens du sang et les souffrances de la maternité interférent avec cette enquête, et viennent assombrir encore un peu plus, l’effet asphyxiant et d’angoisse terrible…Chacune de ses mères possèdent une fracture, la vie ne les pas épargnées, et Fiona Cummins raconte avec beaucoup de sensibilité, toutes les nuances de leurs douleurs. C’était un moment de lecture intense, touchant, frissonnant, passionnant, étonnant, bouleversant… J’imagine que je ne suis pas prête d’oublier Le Collectionneur…Et vous?!

 

« Il veut lui faire comprendre que les mots ne sont pas des confettis qu’on lance pour s’amuser et que le vent emporte, mais des blocs de béton qui peuvent terrasser un homme. »

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Slatkine et Compagnie pour l’envoi de ce livre! Ce fut une lecture fascinante!

 

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Belleville au coeur, Christian Page.

Couverture Belleville au coeur


Synopsis: 

« Je n’étais pas du matin mais, dans la rue, j’ai pris l’habitude de me lever aux aurores. Ça m’évite de croiser les gamins qui partent à l’école. Je ne veux pas qu’ils me voient. Je ne veux pas me voir dans leurs yeux. »

Après trois hivers passés dans la rue, Christian Page, 46 ans, raconte le quotidien d’un SDF. En écrivant le roman de sa vie, il décrit la langueur des jours et le temps qui s’accélère, le regard des autres, les trucs, les clans, la violence, la pitié, les ivresses du bonheur et l’amour.
Chaque jour, en France, un SDF meurt dans la rue.
Belleville au coeur est dédié à ces milliers d’anonymes, ces femmes, ces hommes qu’on a croisés sans doute, mais sans jamais les voir.


Ce que j’ai ressenti:

  • Quitter une vie…

Christian Page a perdu son quotidien confortable, sa petite famille, et se retrouve à la rue… Comme ça, un peu par hasard, un peu par inaction, anéanti par le tour du destin venu le foudroyer… Avec Belleville au coeur, il nous confie ses journées grises…Il est difficile de quitter cette histoire de vie, de rester insensible à la galère d’un homme, de s’apercevoir qu’un tel dérapage peut survenir à tout moment…SDF, vivre dans les rues de Paris, survivre chaque heure de chaque jour, il nous sensibilise sur les indifférences et les stigmatisations de la société.

« Dans la rue, on n’a pas droit à l’erreur, on tombe pour un rien. »

  • Quitter la liberté…

« Ma liberté, je vous la laisse…« …Jour après jour, il lutte pour sa vie, tout en tenant à rester un homme digne, avec le peu de moyens qui lui reste, un sac à dos comme compagnon de route. Il se raconte, parle des quotidiens difficiles et des réalités de cette vie de cauchemar, avec quelques fois, des jours chanceux et d’autres, désastreux. La rue, c’est de l’entraide autant qu’un danger permanent…Des gestes simples comme se laver ou dormir, devient une épopée journalière et rythme ses vies de misères…

« Cette nuit-là, il a erré comme un fantôme jusqu’à l’épuisement. »  

  • Laisser une fleur…

La lecture a toujours été la bouée de sauvetage de Christian Page, alors déposer des mots d’espoir dans ce témoignage était comme, une fleur qui pousserai au milieu du béton…Parce qu’il en reste encore, de ces personnes qui vivent sur les pavés, des inconnus qui se perdent dans les rues, des corps que l’on retrouvent, sans vie, au détour d’une intersection…Ce Belleville au cœur est un joli cri du cœur, pour que tous les autres ne soient plus invisibles…J’ai été très touchée par cette lecture.

« La justice ne vous protège pas, nous, les misérables. Elle nous attaque, elle nous traque, elle nous enterre. » 

 

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les Editions Slatkine et Compagnie pour l’envoi de ce livre.

 

Le soleil des rebelles, Luca Di Fulvio

Couverture Le soleil des rebelles

Pourquoi je l’ai choisi:

Tant d’impatience à attendre le prochain Luca Di Fulvio…Et forcément, quand tu l’as entre tes mains, tu délaisses tout et tous, pour découvrir où l’auteur va te mener, et comment il va le faire…Et deviner comment ton cœur va le supporter, cet excès de passions…

…Bref, je suis fan de la plume de cet auteur, et clairement je mets cette trilogie sur le haut de ma pile des plus belles découvertes! Je sais que j’aurai encore mille saveurs à les relire, à ouvrir ses pages qui m’ont bouleversée, à repartir vers ces ailleurs, à vibrer aux sons de ses amours intemporels…

Synopsis:

«-Un jour, ma mère et le vieux Raphael parlaient des rebelles. Ils ont dit que c’était des hommes qui trouvaient le soleil la nuit. Mikael fronça les sourcils.
– Qu’est-ce que ça veut dire ?
– J’en sais rien, répondit Eloisa en haussant les épaules. »

Ce que j’ai ressenti:…Résonance de Coup de Coeur…

« La seule vérité qui compte, c’est celle qui…résonne en toi. »

Luca Di Fulvio, est à mes yeux le plus talentueux des magiciens! Un conteur hors pair et si passionné, qu’il nous renvoie dans ses écrits, une force inspirante qui te fait apparaître, dans une page qui se tourne, le soleil en plein milieu de la nuit: Le Soleil des Rebelles. De la boue, du chaos et de la misère, il arrive à faire étinceler l’espoir dans le coeur d’un enfant blessé. De prince à serf, il est des circonstances que le destin te prévoit, mais dans cette déchéance, faire illuminer à ce point, le courage, ça tient de la magie, et Luca Di Fulvio, nous l’offre dans le creux de nos mains, en 600 pages d’émotions fortes…

« Demain n’existe pas. Il n’y a qu’aujourd’hui. Maintenant. Ici. » 

Si l’amertume et le sang animent certains de ses personnages, Mikael n’est que douceur et tendresse, et grâce à des figures parentales comme Agnete et le vieux Raphael, il va apprendre la vie, loin de la haine et de ses tourments. Le chemin sera rude et escarpé, fait de massacres et de sentiers détournés mais à force de convictions profondes et de maîtrise de soi, le petit deviendra grand…J’ai beaucoup aimé la ligne conductrice de ce roman d’apprentissage, fait d’honneur, de travail et de vérité. Et toujours l’Amour, au centre de tout…Entre Eloisa et Mikael, le coup de foudre était bien au rendez-vous, mais la passion a pris son temps à enflammer leurs cœurs et leurs corps. Toujours avec pudeur et élégance, cet auteur nous lie de manière intime et incroyable à ses personnages, que même quand tu refermes le livre, ils restent tous et chacun d’entre eux, dans un coin de ton esprit, parce que tu as eu mal avec eux, et suivi avec tellement d’intensité leurs victoires, qu’il te reste toujours ce torrent de sentiments bouillonnants à l’intérieur de toi…Inépuisable source d’émotions que leurs amitiés et leurs amours…

Et il pensa que le tourment des êtres humains, c’était leurs rêves.

Cette fois-ci, le décor est posé dans le royaume de Saxe, au Moyen-âge, et le système féodal fait des ravages meurtriers dans des conditions effroyables…Les vies de ces paysans n’ont que peu de valeurs, moins que du bétail parfois, mais il se pourrait bien qu’un souffle de fureur fasse vaciller les dominants, quand l’appel de la forêt se fait entendre dans les arbres… De règnes déchus en trahisons sournoises, de violences insoutenables en heurts humiliants, une boule de feu rebelle s’alimente de jolies paroles et d’actes héroïques pour bientôt sortir des ombres, et donner un chemin plus lumineux à ses hommes…Parce qu’ils n’ont plus rien à perdre, ses rebelles aux ventres vides, ont le rêve de gagner quelques morceaux de saveurs douces de liberté, et de grands verres salvateurs d’eau de  justice…

Il comprit tout à coup que ce qui l’habitait n’était pas la peur de mourir, mais le désir de vivre.

Encore une fois, je suis conquise par la plume grandiose et puissante de Luca Di Fulvio. Il y met tellement de vie, de vibration, de passion que l’on est comme happé, pendant ses quelques heures de lecture, le coeur et l’esprit au diapason, dans un flot d’émotions intenses. Il a compris ce qui bouleverse les hommes et en une trilogie, il nous emporte, quel que soit le lieu ou l’époque, dans les vertiges de l’existence. Encore un coup de coeur, pour ce nouveau livre de Luca Di Fulvio! Décidément, ça devient une habitude…Vivement le prochain!

« Mais un cœur fort bat en toi. Je peux le voir. Ce sera à toi de décider de le nourrir ou de le laisser se dessécher. »

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Slatkine et Compagnie pour l’envoi de ce livre! Je ne vous raconte pas dans quel état d’euphorie, j’étais à réception…

 

lu-en-part-avec-la-me

Chimaeris, Eric Tourville.

Couverture Chimaeris

Pourquoi je l’ai choisi:

Voyez-vous cette belle couverture intrigante? Je ne pouvais pas résister….Vraiment pas…Elle m’attirait trop…

Synopsis:

« La première chose qu’il vit, ce fut le symbole en rouge au-dessus de la porte d’entrée. Une étoile à cinq branches dans un cercle dont le lieutenant ignorait la signification. L’impression angoissante d’être devant les portes de l’Enfer. »

Burlington, Vermont. Le lieutenant Frémont s’apprête à passer une journée comme les autres dans sa petite bourgade de province, lorsque son téléphone sonne. L’histoire s’ouvre de manière assez classique, comme un excellent thriller, dans le Vermont, pas très loin de Salem : une maison abandonnée, quatre cadavres de petites filles détruits au phosphore, un des corps qui manque, la poursuite qui commence… mais, insensiblement, l’auteur entraîne le lecteur bien au-delà du genre, dans une fiction qui tutoie la métaphysique.

Ce que j’ai ressenti:

Quand je referme ses 500 pages, il ne me vient qu’une impression: j’ai rarement lu un roman aussi intense, aussi addictif, aussi passionnant. Encore pleine de vertiges des souffles de phosphore et des clins d’oeil du Diable, je me dis que Eric Tourville vient de nous offrir un des plus maîtrisés des thrillers. Il nous tourmente sur des sentiers de sorcellerie, pour mieux nous déstabiliser sur des escarpements d’exobiologie, et ce double contraste entre croyance et science va pousser ses enquêteurs sur des zones de limbes infernales.

D’abord, il y a eu l’odeur, puissante, répugnante: un mélange de viande carbonisée, de merde et de produits chimiques, l’impression d’avoir forcé l’arrière-cuisine du Diable.

Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est que l’équipe de flics est crédible. Elle est une force de travail, de patience, de coïncidences et de recoupements qui montrent la réalité de ce métier. Suivre l’enquête, c’est sentir l’odeur de la mort, ressentir l’impatience des planques, chercher inlassablement le détail dans la fourmilière d’informations et même se battre pour ses intuitions. L’auteur nous le raconte avec minutie, tous ses aspects de la profession et il le fait avec une intelligence harmonique qui rendent, ce thriller rythmé et réaliste.

Sur la base de ce que j’observe, les preuves de l’existence du Démon me semblent nettement plus établies que celles de l’existence de Dieu. 

Ensuite, j’ai adoré les branches ténébreuses que l’auteur nous donne à aller sillonner pendant cette enquête. Il ne se tient pas à un thriller basique, il va jusqu’au genre Scientifique, voire bascule en Science-Fiction , et Eric Tourville le fait brillamment avec force et preuves à l’appui. C’est ce qui fait tout son charme irrésistible de page-turner: cette passionnante traversée dans les univers! On va de pays en pays, de la Terre vers l’Univers, d’un complot à l’autre, d’une théorie possible à une plausible…Chaque sentier mène vers quelque chose de toujours plus grand, jusqu’à l’infiniment grand, pour encore plus de vertiges et de possibilités…Cette sensation est chimériquement délicieuse pour tous fans d’émotions fortes…

S’accepter lui semblait être le premier pas vers une forme d’apaisement et d’humanité.

Parions aussi que Dawn vous fasse aussi craquer…Au delà, de l’aspect pointilleux de l’intrigue et des théories grandioses et transhumanistes sur le devenir de l’humanité, l’auteur nous a concocté des personnages touchants, attachants. Il a su nous les bichonner, de telle sorte que tous prennent leurs places, qu’ils nous émeuvent dans leur pudeur, nous bouleversent dans leurs  fêlures personnelles.

A soixante-trois ans, Jackson avait compris depuis longtemps que , pour que le monde soit vivable, il avait plus besoin de mensonges que de vérités.

J’ai été soufflée, bluffée, et conquise par ce premier roman. Oserais-je dire jusqu’à: Parfait…Il se pourrait bien…En tout cas, parfaitement maîtrisé, adorablement touchant, et effrayant à souhait. Pour moi, un Coup de Coeur!

 

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier les éditions Slatkine et Compagnie pour l’envoi de ce livre! Ce fût une lecture ô combien passionnante!

 

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La mémoire des morts, Eric Berg.

Couverture La mémoire des morts

Pourquoi je l’ai choisi:

Il est arrivé comme par magie dans mon univers….  Je trouve cette couverture en monochrome, très attirante, et j’ai bien fait d’aller me perdre sur ces rives froides…

Synopsis:

Sortie de l’hôpital partiellement amnésique, une jeune femme retourne sur les lieux de son accident. Sa soeur y a perdu la vie à ses côtés.
Sur cette petite île de la Baltique, paradis perdu de leur adolescence, elle mène l’enquête, retrouve un à un ses amis et cherche à reconstituer la bande, le clan des sept. Ils ont changé, vieilli. Et à remuer l’écume des amours enfantines, les souvenirs remontent. Tout ce qu’on a enfoui. Tout ce qu’on aurait dû oublier. La mémoire des morts.

Ce que j’ai ressenti :…Troubles eaux du passé…

J’adore l’ambiance très particulière des îles : petit bout de terre isolé au coeur des mers, vivant de ses habitudes et de ses contraintes dû à cet éloignement…Poel a tout du charme de la Baltique, un lieu où La mémoire des morts hante les ruines d’un « palais » ancien, un bâtiment précieux pour une amitié de gamins à la soif d’échanges…  7 enfants qui forment une bande, partageant délires et amours, joies et peines, drames et réussites. Il se retrouvent une vingtaine d’années après pour essayer de sauver leur lieu d’amitié, essayer de faire renaître ce qu’il reste de souvenirs, se retrouver une nouvelle fois ensemble, dans les vestiges d’un lieu prisé par la pince impitoyable du capitalisme…

« Il était plus facile de se soumettre que de résister, de suivre la pente de la lâcheté plutôt que celle du courage. »

Eric Berg tient les rênes de son thriller psychologique:  il nous balade dans son intrigue en nous faisant tomber dans des trous d’oublis, ravivant les feux d’amour adolescents, frictionnant les étincelles de jalousies enfantines, soufflant sur l’embrasement des échecs adultes…Clairement, on voit au fur et à mesure de l’évolution du récit, s’insinuer, les entrelacs de la discorde, de nouvelles affinités insoupçonnées, la nouvelle donne de cette amitié multiple…En suivant les pas de Léa, amnésique et endeuillée, on revisite avec ses yeux d’artiste et ses flous souvenirs, les miettes de la dynamique de ce groupe d’enfants…Tout le talent de cet auteur, tient à cette montée de suspense et de drames enfouis, qui se réveillent dans les mémoires, et de la fine délicatesse qu’il a de nous les dévoiler au compte goutte…

« Vivre, ce n’était que trimer et vieillir, après quoi on dépérissait lentement ou on tombait raide mort. »

Au risque de trop en révéler du charme et  des mystères qui entourent cette île, je voudrais juste dire que ce thriller est impeccablement mené, de surprises en rebondissements, je me suis laissée surprendre par cette histoire. Je me suis régalée de voir les grains de sable enrayer l’édifice de cette entente idéale, admiré les flots de la turbulence adulte réorganiser les relations passées, fascinée par le souffle de la culpabilité fermentée…En bref, j’ai adoré, et je le recommande bien chaudement!

« Comme toutes les enfances, la sienne s’était enfuie sans bruit, il ne savait quand ni comment. » 

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

 

Remerciements: 

Je tiens à remercier chaleureusement les éditions Slatkine et Compagnie, de leur confiance et pour l’envoi de ce livre en avant-première! Ce fût une lecture palpitante!

Qui a tué Heidi? Marc Voltenauer

Qui a tué Heidi ? par Voltenauer

Pourquoi je l’ai choisi:

Après le coup de foudre pour l’auteur Luca Di Fulvio publié chez Slatkine et Compagnie, j’avais hâte de découvrir Marc Voltenauer , avec son nouveau triller!

Synopsis:

« Heidi gisait dans une mare de sang, la gorge tranchée… Soudain, depuis le sommet d’un nuage orageux, un sillon lumineux fendit le ciel et un éclair s’’écrasa sur la crête du Grand Muveran. »

Un politicien abattu à l’’Opéra de Berlin, un tueur à gages en mission à Gryon, des fantasmes meurtriers dans le secret d’’une chambre…. L’’inspecteur Auer reprend du service. Il entraîne Mikaël, son compagnon, dans un voyage sans retour, au plus noir de l’’âme humaine.

Après le succès du Dragon du Muveran, le nouveau polar glaçant de Marc Voltenauer, au cœoeur des Alpes vaudoises.

Ce que j’ai ressenti:…Voyage en Alpes Vaudoises.

Je ne vous dirai jamais, Qui a tué Heidi?, mais Heidi est bien la pierre angulaire de ce thriller rural aux rebondissements multiples! Marc Voltenauer maîtrise son histoire jusque dans les moindres détails pour en faire un policier qui déménage et met quelques coups de pieds dans certaines fourmilières…Si on pensait que les petits villages suisses sont calmes et reposants, force est de constater que l’auteur bouscule les codes et les mœurs en mettant en scène ses personnages. J’ai beaucoup aimé ses prises de risques, cette originalité et ce choix particulier de personnages.

Et en attendant, vivre. Vivre et aimer. Pour tenir la mort à distance. Aimer intensément.

Trois personnages-clefs, trois univers différents qui donnent une intrigue complexe qui trouve finalement son lieu de perdition dans la ville de Gryon. En ayant ses trois points de vues, on rentre dans de multiples jeux de trahisons, faux-semblants et autres réjouissances mesquines qui font tout le quotidien de ses agriculteurs. Nous avons une forte imprégnation de ce milieu rural qui vit au rythme des bêtes, une incursion dans la tête d’un homme bien dérangé (et il a d’ailleurs ma préférence: L’homme qui s’enivrait du parfum de sa mère…) , ainsi que les petites habitudes d’un espion russe. Un cocktail bien vitaminé dans plus de 400 pages d’actions!

Pour autant, même si j’ai aimé tous les points énumérés plus hauts, je reste mitigée sur mon appréciation finale. Il y avait beaucoup de bons ingrédients, mais après, je crois que, pour ma part, je suis un peu passée à côté. Sans doute que ça s’est joué avec la dynamique de l’écriture. Il m’a manqué un soupçon de nervosité car, même en ayant la bonne forme des chapitres courts, il manquait de pep’s dans ses pages. Finalement, au fur et à mesure de la lecture, l’effet page-turner est allé decrescendo…

En conclusion, ce livre reste une jolie découverte, pour son cadre, pour son originalité, la maîtrise de ses fils conducteurs, mais pour la lectrice de thriller accro aux émotions fortes, il m’a manqué du rythme et quelques frissons pour rester totalement scotchée. Le mieux est encore de vous faire votre propre avis car de nombreux lecteurs ont adoré Marc Voltenauer et son premier tome: Le dragon de Muveran.

Ma note Plaisir de Lecture  7/10.

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les éditions Slatkine et Compagnie pour l’envoi de ce livre! Ce fût une lecture intéressante.

 

En Féérie, il brille quelques poussières…

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