Préférer l’Hiver, Aurélie Jeannin.

Synopsis:

À distance du monde, une fille et sa mère, recluses dans une cabane en forêt, tentent de se relever des drames qui les ont frappées. Aux yeux de ceux qui peuplent la ville voisine, elles sont les perdues du coin. Pourtant, ces deux silencieuses se tiennent debout, explorent leur douleur et luttent, au coeur d’une Nature à la fois nourricière et cruelle et d’un hiver qui est bien plus qu’une saison : un écrin rugueux où vivre reste, au mépris du superflu, la seule chose qui compte.
Dans un rythme tendu et une langue concise et précise qui rend grâce à la Nature jusqu’à son extrémité la plus sauvage, Aurélie Jeannin, dont c’est le premier roman, signe un texte comme une mélancolie blanche, aussi puissant qu’envoûtant.

« Une aventure humaine, profonde, poétique, inoubliable.»

Ce que j’ai ressenti:

Tu es tout ce qu’il me reste, l’Hiver. En ville, c’est insupportable, alors je préfère… M’éloigner, me recentrer…Je me suis donc perchée sur la plus haute branche de l’arbre et j’ai contemplé la beauté d’une œuvre: Préférer L’Hiver.

Je ne savais pas qu’on pouvait mettre tout son être au bord de son cœur…Aurélie Jeannin m’y a invitée et aussi fou que cela puisse paraître, je dédie à son livre, cette déclaration d’amour…Je veux tellement être excessive, pour une fois. J’ai succombé à l’Hiver, juste pour éprouver la connexion, pour appréhender les émotions en dormance. Je me suis jetée contre les parois de mon âme pour deviner la force de mon Intérieur. En explorant les bienfaits de l’immobilité, j’ai touché un peu du froid, libéré les silences… Je me suis offerte à l’hibernation sans aucune retenue, j’ai connu la paix dans les marges, j’ai trouvé un trésor dans ces pages…

De toute façon, je n’aurais rien voulu de moins que tout ça. J’ai aimé démesurément les creux et les bosses, le blanc et le silence, les cicatrices et la toile interconnectée, le froid et les lectures du soir, les arbres et les racines, l’évidence et la résilience. J’ai même Préférer l’hiver, à toute autre saison. J’aurai voulu un petit coin dans leur cabane, et même le ragondin je l’aurais adopter… Je n’aurais rien voulu de moins que tous les mots splendides de Aurélie Jeannin, tout le sublime des émotions qu’elle nous communique. J’ai embrassé la forêt, embraser mes émois dans ceux de ces femmes. Je n’ai pas reculé devant la rage, ni le chagrin, je les ai accueilli à bras ouverts. De toute façon, je n’aurai rien voulu de moins que de me perdre dans leurs labyrinthes, faire coller le mien aux leurs, parce que le temps de cette lecture, l’hiver te saisit bien trop intensément, et il ne peut en être autrement. Je n’aurai rien voulu de moins que le coup de cœur que j’ai ressenti…

Je me suis épuisée au cœur de mon être à trop vouloir comprendre. Comprendre moi et puis Elles. Si semblables et si différentes. Si entières et si mystérieuses. Autant volcaniques, étonnamment hypersensibles. Mère et fille, femme et vivante, et quelque part dans tout ça, moi… Elles et moi, si profondément mères et femmes, écorchées dans nos écorces. J’ai attrapé des vérités de moi en elles, donné mes parts d’amour pour soigner leurs plaies, essayé de nous atténuer la douleur du deuil. Ensemble, souffrir en communion du manque. Force est de constater qu’il n’y avait rien à comprendre, juste à ressentir. J’étais là avec elles, et ce temps cristallisé devient précieux. C’est toute la puissance de ce livre, comme elle vient te percuter sans que tu puisses l’intellectualiser. C’est à prendre et à n’en rien laisser parce que des lectures envoûtantes comme ça, il y en a si peu…

Je me suis assise auprès de mon cœur, tout à côté du précipice et j’ai fait une traversée éprouvante mais je confirme que j’ai toujours Préférer l’Hiver.

Ma note Plaisir de Lecture 10/10

J’aurais pu devenir millionnaire j’ai choisi d’être vagabond Alexis Jenni.

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Synopsis:

Né en Écosse en 1838, débarqué à 10 ans dans la région des Grands Lacs, aux États-Unis, le jeune Muir s’échine chaque jour dans les champs et lève parfois la tête pour regarder la nature environnante qui l’émerveille. Le soir, il imagine et crée des objets mécaniques qu’il présente ensuite en ville comme, par exemple, cet appareil pour le sortir automatiquement du lit à l’heure du lever. Très vite, John Muir s’interroge sur le sens de cette vie de labeur, alors qu’il pourrait vivre en autonomie dans la nature. Il quitte le Wisconsin, sillonne le pays à pied du nord au sud et d’est en ouest, participe aux transhumances de bergers isolés, vit en ermite dans les bois, fasciné et nourri par la vie qui l’entoure. Dans la Californie de la ruée vers l’or, on fait fortune en creusant une dette écologique abyssale, que personne ne voit encore. Sauf Muir, qui la pressent grâce à son attention aux hommes et son amour du paysage. Figure mythique aux États-Unis, fondateur des parcs nationaux, sauveur du Yosemite, John Muir posa clairement la question du sens de la vie dans la nouvelle société industrielle et industrieuse et il y a répondu, par son mode de vie, en termes tout aussi clairs. Ancêtre du concept d’écologie, il fut, selon Roosevelt, « l’homme le plus libre que j’ai jamais rencontré ».

Ce que j’ai ressenti:

🌳John Muir, cet homme admirable.

Ce titre, c’est la phrase de John Muir. La vie de John Muir est une inspiration. Vagabonder a été son leitmotiv, la liberté, sa compagne de vie. Il a une façon totalement différente de voir et d’appréhender le monde qui est tout à fait fascinante. Je comprends tellement Alexis Jenni qui lui rend hommage avec ce livre, parce qu’effectivement cet homme délaisse toutes les plus viles ambitions pour se consacrer à promouvoir l’utilité et la nécessité des forêts. Je ne crois pas qu’il y est plus beau combat sur terre. Plus je découvrais sa vie, plus je lisais ses poésies, plus je voyais sa bienveillance, et plus j’étais admirative. Surtout au vu de l’actualité de ces derniers mois, il me semble très important de mettre la lumière sur ces personnalités d’hier et d’aujourd’hui, qui font bouger les choses et nous pousse à mieux réfléchir à nos actions et comprendre l’impact qu’elles ont sur notre planète. Il a passé sa vie à arpenter les forêts, à défendre les espaces sauvages, il s’est battu pour faire comprendre que tout être végétal et animal doit être respecté au même titre qu’une vie humaine.

Le métier de Muir? Vagabond. Son activité? Vagabonder. Sa vocation? Le vagabondage.

🌳John Muir, cet homme aux multiples talents.

John Muir n’est pas seulement un vagabond illuminé et sensible à l’environnement. Non, c’est un homme avec une intelligence démesurée, avant-gardiste mais il est aussi profondément désintéressé. Il est naturaliste, poète, inventeur, artiste, contremaître, botaniste, ingénieur…Un génie qui se diversifie pour les attentes de la société, mais lui, ne voue qu’amour à la nature. Plus que tout, c’est un homme amoureux de tous les êtres vivants. Il n’a pas peur de se confronter aux déchaînements des éléments, à la faim, au danger, à la solitude pour vivre en harmonie avec le concept authentique de vie sauvage. Seul à marcher et dormir à même la terre, seul avec rien pour vivre, seul mais surtout libre. Libre de toute attache superficielle. Une philosophie spirituelle qu’il se plaît à mener naturellement, avec un courage exemplaire.

Le monde a besoin des forêts.

🌳John Muir ou l’émerveillement…

Cet homme a su tomber en amour devant le miracle de la création, sentir jusque dans son corps la connexion avec la nature et le transmettre dans ses écrits avec humour et passion. C’etait un homme émerveillé. Et l’émerveillement, par bonheur, ça se transmet. De l’admiration sans borne que Alexis Jenni nous démontre pour John Muir jusqu’à nous, prenez le temps de vous émerveiller aussi devant la beauté d’une forêt, sentir les vertiges des panoramas sauvages et entendre les murmures des séquoias…Attrapez l’émerveillement en allant en forêt, peut-être même qu’il vous apparaîtra au détour d’une clairière, sait-on jamais…Personnellement, j’ai été émerveillée par la façon démente et extraordinaire de vivre aussi libre que John Muir.

Comment dire un bonheur?

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Ma note Plaisir de Lecture 9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Babelio ainsi que les éditions Paulsen pour leur confiance et l’envoi de ce livre.

Editions Paulsen

Chauffer le dehors, Marie-Andrée Gill.


Synopsis:

Dans le blizzard d’une peine d’amour, un texte unique qui renoue avec la vie. Elle souhaiterait faire encore partie du décor, s’inscrire dans l’ordinaire de chaque jour avec lui, trouver un remède aux morsures de sa douceur. Elle a peur de le croiser au dépanneur du village et que leurs corps provoquent une perpétuelle dernière fois. Dans sa tête, une question joue en boucle : Comment se retrouver dans l’étendue de la fin ? Le dehors est posé comme seule réponse au dedans à broil. Pendant que la tempête gronde et que le temps panse lentement la déchirure, la voix de la forêt et des saisons donne à entendre quelque chose comme un début d’apaisement et de gratitude. Le coeur ouvert aux souffles des bélugas et des ski-doos, Marie-Andrée Gill se réfugie dans l’écriture pour accepter l’impossibilité de l’amour, pour exister quelque part, dans le rappel des moments fous.


Ce que j’ai ressenti:

Si vous vous demandez où je suis maintenant…

Comme si de rien n’était

Je lisais, un soir tantôt plus cendré

La poésie de Marie-Andrée Gill

Quelque chose de subtil…

Un petit espace en dedans

Pour faire éclater les blancs.

Imaginer, le Chauffer le dehors

Dans les lignes noires, et alors

J’ai vu le solfège des tempêtes

Le cœur anxieux des jours de fêtes

Qui n’en sont plus. Elle s’écrie

Des émeutes de sensations inouïes

Sur des paysages violines

Et des miettes de corps en abîme

Sur des forêts de promesses…

Dans les poèmes qu’elle nous laisse

Ça tourne, ça s’enflamme, ça crash

Dans des silences anthracite flash

Parle d’un futur qui hausse les épaules

Des nuits à peine plus sucrées folles

Qu’une femme laisse s’échapper

Par les fenêtres sans volets

Des petits instants de beauté

A qui voudra bien les attraper…

.

« Le dehors est la seule réponse que j’ai trouvé au dedans. »

.

Moi aussi, Marie-Andrée Gill, moi aussi. Et maintenant, j’essaye de réchauffer mon dedans avec les jolies couleurs que tu as mis dans ce recueil.

Des surchauffes en-dedans en regardant l’étrange en-dehors,

des émotions du-dedans à voir le calme du-dehors,

et je laisse s’accrocher des mots

sur des paysages nouveaux

où la douceur dévore les peaux.

.

Si vous me demandez où je suis maintenant,

C’est moi qui essaie d’écrire de quoi de beau avec les paillettes de ma féerie.

.

✨Stelphique✨

Ma note Plaisir de Lecture 9/10.

Mon territoire, Tess Sharpe.

 

Chère Harley McKenna,

J’ai trente six ans la première fois que j’ai un coup de foudre pour toi, Harley. Tout comme toi, ma petite Harley, j’aime les bois, regarder le ciel et traîner dans mon jardin pour lire au calme, des romans noirs. Et je ne me remets pas encore de l’impact de Mon territoire, écrit avec brio par Tess Sharpe. Un roman qui continue de tourner en boucle dans Mon Territoire, ici en féerie, à me hanter par son émotion et sa puissance. Je ne m’attendais pas à un tel coup de cœur. C’est qu’il arrive direct. Bam. Comme une des balles que tu tires, Harley, toujours dans le mille. Bang dans ma tête, parce que c’est un Roman Noir intelligent et exaltant. Et bang dans mon cœur, parce que c’est une histoire palpitante et émouvante. Bang-Bang pour Mon Territoire qui bruisse des sons de la forêt, vibre aux coups de feux, et tremble de pures sensations. Bam.

J’aimerai serrer l’enfant en toi, parce que même si je n’ai jamais vu ma mère mourir ou mon père tuer un homme, que je n’ai pas eu un oncle qui a tenté de m’arracher à ce territoire de drogues et d’horreurs en tout genre, tes confidences, Harley, sur ton enfance me sont allées droit au cœur, l’ont un peu broyé mais j’essaierai, comme toi, de ne jamais montrer mes faiblesses.

J’aurai aimé aussi étreindre l’adolescente en toi, qui à force de regarder dans les yeux, la violence faite aux femmes, s’est vu hériter d’un rôle difficile à assumer pour une gamine de seize ans, mais tu l’as bien sûr, relevé, haut la main et les yeux furieux. Et armée jusqu’au dents. Les rubinettes auront donc un avenir plus radieux grâce à toi, ton nom, ta protection sans faille et ta détermination implacable.

Et quand j’ai vu ta manière de voir le monde, de le rendre meilleur, de le mener à ta façon, alors que tout te destinait, avec cet héritage et les liens du sang, à un futur sombre de violence et de dépendance, j’ai eu envie d’embrasser de toute la force de mes bras, la femme que tu es devenue. Forte, révolutionnaire, aimante, féministe, intelligente, époustouflante, tellement plus redoutable que le maître, et 100 fois plus meilleure…Le monde n’a plus qu’à bien se tenir.

Il est évident que je ne suis pas prête de t’oublier ma chère Harley, princesse de North County. Laisse ta marque partout où elle se doit. J’espère même qu’elle sera une inspiration pour d’autres princesses. Attise la confiance de ces âmes meurtries. Détruis la suffisance de ces esprits haineux. Sois la plus redoutable des reines. Construis un monde plus juste, mon Harley.

Si j’ai pris la plume aujourd’hui, ma chère Harley, c’est pour te laisser ce message d’admiration. Tu es un personnage de fiction, mais comme j’aimerai que tu sois vraie. Comme j’aimerai t’écrire ce genre de lettres, pour te persuader de continuer le combat. Tu disais « Je veux un putain de monde meilleur. » Et c’est peut être tout ce qu’on peut souhaiter, se souhaiter, te souhaiter ma chère Harley…Alors continue de toucher les cœurs. Contamine-les de ta ferveur, de ton amour, de ton audace. À cœur et à sang.

Merci pour l’émotion, ❤

Stelphique.

Peut-être que durcir un cœur est le problème . Pas la solution.


Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Sonatine de leur confiance et l’envoi de ce livre. Ce fut un méga coup de coeur!

La forêt en mon coeur, Adolfo Serra

Synopsis:

Un enfant entreprend un voyage dans la forêt, accompagné par un ami énigmatique. Ils atteignent la ville où tous deux se transforment, puis retournent à la forêt. Quelle est la place de chacun dans la Nature ? Car dans nos villes, chaque jour, nous l’oublions alors qu’elle nous rend plus humain. Et parce qu’un texte peut parfois être un chemin trop étroit limitant le lecteur dans sa découverte du livre, des sensations et des sentiments qu’il peut apporter, il n’y en a pas ici. 
Cette absence laisse toute liberté à chacun de compléter et faire sienne cette histoire, devenant ainsi un auteur-partenaire guidé par le parti pris très fort des illustrations à l’encre, eau et aquarelle inspirées par la Nature, ses formes et ses couleurs.

Ce que nous avons ressenti:

L’art se passe de mots, il se ressent, il se regarde…L’expérience de La forêt en mon cœur nous le fait en quelques pages, juste des scènes peintes, sans mots, sans explications, et ce fût une découverte intéressante. En ouvrant ce petit album, on plonge dans un monde en monochrome, entre ombres et lumières, au cœur de la forêt, en suivant un enfant et une ombre massive dans une expédition qui nous ouvre le chemin entre Nature et Ville. C’est un album aux illustrations magnifiques, tellement intenses….

Du fait, de ce non-texte , notre imagination devient actrice dans ses pages, et Maman et Fille de se raconter dans ses sombres dessins, une possible interprétation, devient création et un moment encore plus complice, puisque l’on peut tout en dire, et en rire…Pour Jazzelfique, la magie s’est maintenue pendant la moitié du livre, mais il semblerait que la fin lui soit trop insaisissable, tandis que Maman a adoré la ritournelle du temps qui se joue. Mais toutes deux s’accordent sur la beauté féerique de ces illustrations, et d’ailleurs, le côté artistique de Princesse s’est réveillé puisque elle s’est lancée dans l’aquarelle…

C’était une totale découverte que cette lecture sans mot, pourtant le plaisir a été de la partie. Nos yeux en ont pris plein la vue, les sens sont tous en éveil, et le message passe aussi bien que s’il avait été écrit…La Forêt en mon cœur, c’est un appel pour cet espace de vie et de merveilles visibles ou invisibles, selon les heures de la journée, et pourtant, toujours là, Essentielles. Indispensables.

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les éditions Balivernes pour l’envoi de ce livre! Ce fût une très jolie découverte!

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Les Geôliers, Serge Brussolo.

Couverture Les geôliers

Pourquoi je l’ai choisi:

J’ai trouvé la couverture superbe, et assez inquiétante pour vouloir à tout prix savoir ce qui se cachait derrière cette forêt!

Synopsis:

Il y a quinze ans, Debbie Fevertown s’échappait de Dipton après avoir tué sans pitié son mari et ses deux fils. Aujourd’hui, Jillian Caine est engagée par le réalisateur Dieter Jürgen pour écrire le scénario d’un biopic retraçant la vie de la meurtrière. Jill rencontre des gens qui ont connu Debbie et ont partagé son quotidien, se rend sur les lieux du crime et découvre que la réalité n’est peut-être pas celle que les médias ont décrite à l’époque. Quels mystères recèle l’étrange ville de Dipton ? Que cache ce culte insolite dédié aux arbres ? Et qui sont ces mystérieux gardiens que l’on nomme – à voix basse – les Geôliers ?

Ce que j’ai ressenti:…Une autre façon de regarder la végétation…

« Je ne suis pas expert en botanique, mais je suis sûr d’un truc, des arbres comme ça, j’en ai jamais vu nulle part. »

S’il vous prend l’envie de vous promener en forêt, et pour une quelconque raison, vous apercevez un chêne au feuillage noir: Fuyez à toutes jambes… Courrez de toutes vos forces vers la lumière, car il se pourrait que cet arbre soit un éclaireur de Dipton. Et dans ce village, qui fleure l’obscurantisme, règne un secret ancestral gardé par des Geôliers, qui prennent leur mission, fanatiquement, au sérieux…

« Les gens en ont marre du factice, ils veulent qu’on leur montre la vérité. »

Les Geôliers, C’est:

  •   Un thriller qui se transforme en science-fiction. Par un talent magique, Serge Brussolo emmène son roman vers des frontières inconnues, dangereuses, oniriques, spectaculaires. Il métamorphose l’horreur en bataille ultime surréaliste, il construit une intrigue tentaculaire qui prend racine aux origines du monde, il jongle avec les codes pour époustoufler ses lecteurs. C’est incroyable cette force d’imagination d’une scène d’accroche haletante, l’auteur nous entraîne dans des méandres d’une intrigue noire et profonde, à l’image des racines de ses arbres…Fascinant!
  •  De fabuleux personnages à découvrir. Du cinéaste fantasque à une scénariste aux abois, en passant par une tueuse redoutable, l’aventure promet d’être mouvementée! Chaque nouvelle rencontre est surprenante! Ce qui semblait superficiel, prend peu à peu consistance, nous entraîne plus loin vers la connaissance des comportements humains, et l’inévitable déviance qui en découle…Passionnant!
  • Une ambiance sensationnelle, où la peur vous saisit à chaque coin de pages, ou peut être même, derrière l’arbre centenaire, qui se plante là, avec ses racines envahissantes. Elle vous étreint cette atmosphère de mystères, et vous fait perdre la notion de réalité. Il règne comme une sombre apesanteur irrespirable, malgré la chlorophylle de ses géants chênes verts, que vous risqueriez presque de finir absorber comme le dioxyde de carbone lors de la future photosynthèse….Hypnotique!
  • Une super lecture, et puis c’est tout! Un véritable maelström d’émotions vous attends dans ce superbe Inédit de Folio SF,  et vous auriez tort de vous priver de découvrir la folle aventure, qui se cache derrière Les Geôliers…

« Tu voulais toucher l’impossible du doigt. Un besoin impérieux. »

C’est le tout premier Serge Brussolo que je lis, et je dois dire que la rencontre avec sa plume fut une très agréable surprise! Ce thriller fantastique était tellement fascinant, que je suis certaine d’en lire d’autres très prochainement, mais en attendant, je vous invite fortement à découvrir cette lecture envoûtante…

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

 

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Les Editions Folio SF, pour l’envoi de ce livre! Merci infiniment de leur confiance !

Merveilles et Légendes des Forêts Enchantées, Richard Ely/S.Pineaux/A.Labarre

Pourquoi je l’ai choisi:

J’étais curieuse de voir un des autres projets d’un auteur que j’affectionne particulièrement: Richard Ely.

Synopsis:

Une balade en compagnie de Richard Ely, Séverine Pineaux et Amandine Labarre sous les frondaisons des grandes forêts mythiques (Brocéliande, Forêt- Noire …) à la découverte des créatures fantastiques qui les hantent (petit peuple des mousses, pixies, dryades et autres dames vertes).

Ce que j’ai ressenti:…Un enchantement naturel…

Bienvenue dans la forêt, oui mais voilà, pas seulement les forêts toutes simples, non, de celles qui sont enchantées! Et niveau enchantement, ce livre est une merveille pour les yeux tout d’abord, avec les magnifiques illustrations de deux artistes, mais les textes de Richard Ely nous emmène grâce à sa passion, dans un univers magique. On se prend à rêver en Brocéliande, à songer sur l’île Hachijo-jima, à s’imaginer en Fontainebleau, le voyage en imaginaire est infini et se fera d’une branche tendue vers le lecteur…

C’était la berceuse du mobile à papillons. La musique de ses premiers rêves.

Le Petit Monde de Richard Ely est empli de créatures féeriques, c’est avec toujours autant de plaisir que je découvre ses publications. Tantôt poète, tantôt ethnobotaniste, mais toujours inspiré par les muses, ce projet là, m’intéressait d’autant plus, car il était plus ambitieux au niveau des textes. 10 nouvelles toutes plus riches en folklore, les unes que les autres, mais la force de l’ensemble c’est l’énorme respect pour la Nature. Toutes vous font prendre conscience d’une cohésion d’ensemble, d’un amour inconditionnel pour Mère Nature, d’une sagesse ancestrale. J’ai beaucoup aimé le message derrière la féerie, les forêts mises en lumière et en histoires, cette volonté d’embellir tel un conteur, le monde qui nous entoure.

Ni les dieux ne pouvaient les corrompre, ni le cœur des hommes. Elles étaient l’âme vivante de la forêt, l’expression le plus intime et la plus profonde de ce qui animait flore et faune dans ce territoire sacré.

J’ai vraiment passé un bon moment avec ce livre, car il est plaisant de le feuilleter, d’avoir le choix de le poser et le reprendre à sa guise, de lire et relire ses courtes histoires, de s’imprégner à notre rythme de par ce découpage en nouvelles. Je ne me lasse pas des écrits de cet auteur, car on est toujours amené à revenir à sa guise, et à tout moment, vers son univers inspirant et inspiré. Il ne se dévore pas ce livre, il s’apprécie, et c’est ce qui en fait tout son charme…J’ai été plus que charmée, par ailleurs, par le talent de Séverine Pineaux, ses illustrations sont juste : »OUAaaaH! ».

Cette amertume ne me quitte plus, ce que le poète nomme le spleen. Je suis là, vivant, errant parmi les hommes, mais mon cœur ne bat plus pour ce monde.

Voir prendre vie et déceler les êtres féeriques, au détour des bois et des pages, est un petit plaisir délectable. Pixies, dryades, fées, gnomes se dévoilent derrière une montagne, un ruisseau, un océan. Chaque apparition plus enchanteresse que la précédente…Une petite merveille, je vous le disais…

Comme un fantôme, l’esprit ne dérangeait rien de physique.

Si je devais donner une préférence dans ses histoires, j’irai vers Rêveries en Brocéliande. Rien que l’illustration Séverine Pineaux en amont est d’une beauté fantastique, mais c’est le texte qui m’a le plus touchée par sa simplicité et sa douceur, mais j’ai aussi aimé la force et l’humble respect qui se dégage de la nouvelle Le Petit Peuple des Mousses.

En bref, un livre à découvrir de toute urgence!

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 9/10

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Remerciements:

Je tiens avant tout, à remercier Monsieur Richard Ely, ainsi que la maison d’éditions Au bord des continents pour l’envoi de ce livre. Merci sincèrement de leur confiance!

 

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La forêt des damnés, Carrie Ryan

Mary vit dans un village aux règles strictes et dans un environnement ultra protégé…Car en dehors des clôtures, la Foret est peuplée de Damnés qui n’ont qu’une envie: les contaminer….Ses zombies peuplent un monde post-apocalyptique, et ce village serait le dernier peuplé d’humains…Mary va bientôt voir son petit monde sombrer dans le chaos….

Une vraie atmosphère, un monde angoissant, une intrigue noire….Ce livre peut séduire par bien des aspects, il comblera ceux qu’ils veulent une ambiance fin du monde avec l’Espoir comme ouverture, celles qui aiment les vraies histoires d’amour et ses multiples complications, ou ceux qui aiment les romans d’initiation personnelle en suivant une Mary troublée mais allant au bout de son rêve….

Vraiment bien, la suite Rivage mortel (il me le faut de toute urgence, lol), en prochain post…………

En Féérie, il brille quelques poussières…

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