Histoires Extraordinaires, Edgar Allan Poe. (LC avec Cannibal Lecteur).

Couverture Histoires extraordinaires

Synopsis:

« Edgar Poe aime à agiter ses figures sur des fonds violâtres et verdâtres où se révèlent la phosphorescence de la pourriture et la senteur de l’orage. » Baudelaire

Ce que j’ai ressenti:…Un chant d’Halloween…

 

♫ Je m’ baladais sur Halloween, le cœur ouvert à l’inconnu,
J’avais envie de lire des Histoires Extraordinaires, d’un grand Monsieur,
Pas avec nimporte qui, et ce fut toi,
Ma binomette qui m’accompagna,
Il suffisait de te le proposer, pour te tenter!♫

 

♫ ô Champ-Poelysé, ô Champ-Poelysé,
Dans l’obscur, à la chandelle, A minuit, et en amies,
Il y a tout ce que vous voulez, ô Champ-Poelysé.♫

♫Tu m’as dit « Je m’ennuie, viens ma Fée,  changeons d’avis »…
Alors je t’ai dissuadée, on a parlé, on a continué
Et l’on a même pas penser à abandonner…♫

 

♫ ô Champ-Poelysé, ô Champ-Poelysé,
Dans l’obscur, à la chandelle, A minuit, et en amies,
Il y a tout ce que vous voulez, ô Champ-Poelysé. ♫

♫Hier soir, on a lu et ce matin, sur nos blogs,
Des treize Histoires, fantomatiques ou endiablées,
Il y a eu deux incroyables amies qui chantent leurs avis…♫

 

 

♫ ô Champ-Poelysé, ô Champ-Poelysé,
Dans l’obscur, à la chandelle, A minuit, et en amies,
Il y a tout ce que vous voulez, ô Champ-Poelysé. ♫

Cinq sur treize, c’est le petit score qui ressort de cette appréciation. Lire des Classiques, c’est bien, mais nous ne sommes pas à l’abri d’une déception…Je garde donc un avis mitigé sur l’ensemble de ce recueil, mais quand même, curieuse de découvrir plus de Poe, plus de fantastique, plus d’horreur…

J’ai adoré:

  • Manuscrit trouvé dans une bouteille
  • Une descente dans le maelstrom
  • Ligeia

Je les ai adoré, car c’est exactement ce que je recherchais quand j’ai décidé d’ouvrir ce recueil. Des Histoires Extraordinaires qui me fasse frémir d’horreur ou de frissons…Je les ai adoré dans leur champ lexical, dans leur chute, la poésie des mots,  vers les univers qu’ils ouvrent, et les possibilités infinies du fantastique. En cela, je pense n’avoir pas perdu mon temps, avec cette lecture! On sent un style plus noir, plus prononcé dans ses deux Histoires de mer, alors que Ligeia, est passionnée, vibrante d’amour…

J’ai apprécié :

  • Le scarabée d’or
  • La vérité sur le cas de M.Valdemar

J’ai passé un bon moment avec ses deux là, avec le petit coté « canaille » de conte de pirates, et l’étrangeté d’un corps non-mort…Recherche au trésor et fine ligne entre vie et mort, il n’en faut pas plus pour éveiller ma curiosité!

Pour le reste, je n’y ai pas trouvé de plaisir, ou mes attentes de lectrice étaient toutes autres…Loin de moi, l’idée de critiquer défavorablement des textes qui ont traversé le temps, mais pour ma lecture horrifique spéciale Halloween, ses treize textes prometteurs se sont révélés inégaux, voire ennuyeux. Je ne regrette pas cette lecture pour autant puisque Edgar Allan Poe est une référence dans le milieu littéraire, et je souhaitais me faire mon avis sur touts les clins d’œil que je peux voir lors de mes lectures de SF. Je souhaite donc découvrir ses autres textes, et surtout sa poésie.

Ma note Plaisir de Lecture  6/10

 

Titre : Histoires extraordinaires

Auteur : Edgar Allan Poe
Édition : Le Livre de Poche (1972)
Publication originale : 1856

Résumé :
Histoires extraordinaires est un recueil de nouvelles écrites par Edgar Allan Poe, puis traduites et réunies sous ce titre par Charles Baudelaire en 1856.

Edgar Poe aime à agiter ses figures sur des fonds violâtres et verdâtres où se révèlent la phosphorescence de la pourriture et la senteur de forage. – Baudelaire.

Ce volume contient :

  • Double assassinat dans la rue Morgue (1841)
  • La Lettre volée (1845)
  • Le Scarabée d’or (1843)
  • Le Canard au ballon (1844)
  • Aventure sans pareille d’un certain Hans Pfaall (1839)
  • Manuscrit trouvé dans une bouteille (1833)
  • Une descente dans le Maelstrom (1841)
  • La Vérité sur le cas de M. Valdemar (1845)
  • Révélation magnétique (1844)
  • Souvenirs de M. Auguste Bedloe (1844)
  • Morella (1835)
  • Ligeia (1838)
  • Metzengerstein (1832)

Critique par Cannibal Lecteur: ici!
Histoires extraordinaires ? Histoires extraordinaires ? J’t’en foutrai, moi, des histoires extraordinaires !

Lorsque ma binômette de lecture, Stelphique, me proposa de lire un roman de Poe pour Halloween, je fus emballée et je lui répondis « oui, je suis pour ».

Bon, je suis aussi toujours partante pour une LC avec Stelphique, même si elle me proposait une daube du genre de « merci pour ce moment des 50 nuances Twoilette », je dirais encore « Oui j’en suis !! ».

PS : Stelphique, si tu me fais pareille proposition, je descendrai dans le Sud te régler ton compte à coup de cappuccino périmés !

Poe est un grand auteur, mais là, je me suis ennuyée durant ma lecture, soupirant sans cesse, ayant l’impression de déjà-lu, la faute à Poe qui fut un précurseur pour une multitude d’auteurs, notamment Conan Doyle, Verne, Stevenson…

Le style d’écriture m’a semblé inégal, sans doute dû au fait que les nouvelles furent mises en recueil sans suivre l’ordre de publication original et j’ai dû m’accrocher aux bras du fauteuil pour ne pas sauter des pages.

Mais je suis faible et j’ai donc lâché les accoudoirs pour zapper des paragraphes entiers de blabla insipides qui me semblaient sans intérêt pour mon cerveau.

Là, on peut dire que j’aurais été une bonne cliente pour une boisson gazeuse car durant ma lecture, j’ai offert du temps libre à mon cerveau et à mon esprit, puisque tous les deux s’étaient déconnectés depuis longtemps.

— Allô ? Allô ? Y’a personne au bout du fil ? McFly ??

En plus, même si Dupin fut un précurseur de Holmes, je ne l’ai jamais vraiment apprécié, n’ayant jamais accroché à ce détective, sans compter que le fait de n’utiliser que la première lettre pour nommer les gens m’indispose grandement.

J’espérais des frissons, je désirais du fantastique, du mystère, des émotions, de la passion et résultat des courses, je pourrai aller demander le remboursement car je ne suis pas satisfaite !

Pas grave, je l’ai lu pour faire plaisir à ma binômette, on a fait notre LC de Halloween, mais l’année prochaine, faudra trouver un livre qui nous foute vraiment la trouille, ou du moins, des sueurs froides ou son quota de mystères mystérieusement mystérieux !

Qui sait, peut-être que le recueil suivant « Nouvelles histoires extraordinaires » sera plus emballant… Je ne désespère pas et je compte réessayer Poe avec un autre roman.

Si quelqu’un a des propositions décentes à me faire…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018) et  le challenge US (2017-2018) chez Noctembule.

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Au Bois Dormant, Christine Féret-Fleury.

Couverture Au bois dormant

Pourquoi je l’ai choisi:

J’ai décidé de commencer l’année avec un livre qui me faisait envie depuis longtemps…La couverture est superbe, et un conte revisité en thriller, il n’en fallait pas plus pour me tenter….

Synopsis:

On l’appelle le Rouet. En référence au « rouet » sur la pointe duquel la Belle au Bois Dormant se pique le doigt dans le conte de Perrault. Car le Rouet est un tueur en série, un criminel qui traque ses victimes dès leur naissance, promettant à leurs parents qu’il leur dérobera la vie le jour de leur seizième anniversaire.

Ariane aura seize ans dans quelques mois. Elle décide de s’enfuir plutôt que d’attendre cette mort annoncée. En chemin, elle rencontre Lara, une jeune fille qui lui ressemble comme une sœur. Mais un terrible accident emporte Lara. Elle aurait eu ses seize ans quelques jours plus tard. Dans la précipitation des événements, on confond Ariane et Lara. Et si changer d’identité était la solution pour échapper au tueur ? Ariane décide de se faire passer pour la défunte et continue sa fuite. Mais le tueur est bien plus proche qu’elle ne le croit…

Ce que j’ai ressenti:…Un compte à rebours sanglant…

Demande-toi ce que tu as envie d’être.

Je suis fan de contes et complètement fana des thrillers….Donc un conte revisité en thriller, évidemment que ça m’interpelle!!!!!Il me faisait terriblement envie parce que je trouvais original d’avoir personnifié le rouet de la Belle au Bois Dormant, et d’en faire un tueur en série…Non franchement, je ne pouvais pas décemment passé à côté de ce livre!!!!

Ce fut une lecture rapide et très agréable. Un bon petit Jeunesse qui se lit presque tout seul , une petite friandise toute mielleuse pour commencer cette nouvelle année…L’auteure prend quelques libertés pour réinventer la Douce Endormie, et un assassin impalpable pour donner aux adolescents, leur premier frisson. Il y a quelques jolies mises en scènes et une certaine ambiance, qui rend cette lecture plaisante, et il reste toujours le petit suspense qui tient toutes ses promesses jusqu’aux toutes dernières pages….

Je pense que l’ensemble est plutôt pas mal, mais ça ne sera pas le livre qui me laissera un souvenir impérissable, dans la mesure, ou bien j’admire, l’idée de départ de l’auteure, j’aurai aimé qu’il colle un peu plus au conte dans ses représentations , qu’il est une touche un peu plus fantastique, et que le flic soit plus crédible…Certes, on s’attendait à quelques « douceurs » étant donné la tranche d’âge, mais il me semble que cet adulte manque trop de charisme et qu’il y ait aussi quelques éléments un peu trop faciles dans l’intrigue pour l’amatrice thriller que je suis…

Si la colère avait un goût, la médiocrité avait une odeur. L’absence d’espoir, aussi. Reconnaissable entre toutes. Lourde. Poisseuse. Un jour, elle vous enveloppait et ne vous lâchait plus. Et tout était fini. Cette saleté sortait de chaque pore de votre peau, imprégnait vos vêtements, vous marquait à jamais.

Ce ne sont que des bémols, car comme je vous le disais c’est une réinterprétation et en même temps, une histoire originale, mais pour le public visé, je pense qu’ils découvriront une jeune fille qui ne se laisse pas envahir par la peur, affronte son destin et essaye de passer à l’âge adulte avec la bonne attitude: en somme un joli modèle… Un livre à confier aux jeunes qui veulent se faire un peu peur, tout en gardant un pied dans l’enfance…Le livre-départ, sans doute du « virus » de la lecture policière….

C’est un cadeau que je me suis fait à moi même. J’ai décidé de ne plus attendre ceux des autres. Désormais, je vais prendre soin de moi. Je vais m’offrir tout ce que je désire.

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 7/10

Alice et les orties, Julie Bonnie.

Couverture Alice et les orties

Pourquoi je l’ai choisi:

J’adore Julie Bonnie (depuis son tout premier roman), et aujourd’hui elle me le rend bien, puisque c’est avec une totale surprise que j’ai reçu son dernier livre en avant première! Je ne vous dis pas comme j’étais émue! Merci infiniment donc à elle, ainsi qu’aux Editions Grasset de leur confiance pour mettre ce petit livre en avant sur mon blog!

Synopsis:

Alice est envahie par son histoire, une sale histoire dont elle voudrait tant se débarrasser. Parce que le silence tue, que la honte étouffe, Alice se met en quête des mots pour écrire son récit, puis le brûler, l’évincer une fois pour toutes de sa vie. Comment trouver les mots qui racontent l’indicible ? Sur le chemin d’Alice, on croise des monstres, des morts, des personnages loufoques. Tous vont l’aider à comprendre enfin ce qui lui est arrivé. Pour raconter l’indicible, un conte poétique, magique et tendre.

Les personnages:

Alice nous émeut par sa blessure sur laquelle elle n’arrive pas à mettre les mots pendant plus de trente ans. Elle reste étonnamment pudique, nous délivre son message à force de métaphores: Poétique…

Tallulah, j’ai aimé sa façon de voir la vie, de lui faire un pied de nez comme cela, d’être irrévérencieuse.

J’ai eu un petit coup de coeur pour Achille! Je l’ai adoré dans sa défense des jolis mots, dans son apparence étonnante, dans son soutien à Alice…

Ce que j’ai ressenti:…Une douce lecture urticante…

« L’histoire était-elle un virus? S’est-elle, avec le temps, adaptée à mon organisme, à ms cellules est-elle incrustée dans tout ce que je suis maintenant? »

Encore une fois, cette auteure m’a emportée dans sa sensibilité, dans ses écrits gracieux. En se frottant au conte, elle nous transmet le gratouillement d’une histoire qui dérange. Sous l’apparence d’un méli mélo , elle fait apparaître des êtres étranges, des rencontres loufoques tout comme une certaine autre Alice…

J’ai été touchée de son intention de se faire imaginative pour parler d’un sujet difficile, de faire de la création pour dénoncer cet acte immonde , de donner de la force aux victimes pour faire exploser cet empoisonnement. J’ai trouvé que les illustrations simples et aérienne de Robin Feix ajoute plus de poids à leurs démarches de libération…

« J’ai parfois été cruelle. Pour rendre. Mais on ne se débarrasse pas des blessures en blessant. »

Nous sommes juste heureux de n’avoir pas vu cette histoire partir en fumée, car même si le sujet est brûlant, la douceur que Julie Bonnie dans ses pages, en fait un agréable voyage…

 

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 8/10

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La véritable Histoire des contes de fées: ce que Walt ne nous a jamais dit, Julie Grede.

Couverture La véritable histoire des contes de fées : Ce que Walt ne nous a jamais dit

Pourquoi je l’ai choisi:

Je suis fan des contes et de Walt Disney…Quand j’ai vu cette couverture, j’ai de suite été attirée…

Synopsis:

Et si Walt (de là-haut) avait décidé de passer en revue ses longs métrages inspirés de contes et de les comparer aux œuvres originales…
Serait-il obligé de conclure que les contes cruels écrits à l’origine pour préparer les enfants à un monde difficile sont devenus, sous son regard, des contes de fées pour endormir nos enfants ?
Dans les « vrais contes », ceux dont s’inspirent régulièrement Walt et ses successeurs, les happy ends ne sont pas du tout légion. Les morales sont sans concession, cruelles.
Saviez-vous que…
– Chez Andersen, la petite sirène n’épouse pas le prince Éric ? Délaissée, elle devient écume plutôt que de sacrifier celui qu’elle aime.
– La Blanche-Neige du conte n’a que 7 ans et que si sa belle-mère désire ses poumons, et non son coeur, c’est pour s’en goinfrer ?
– La Belle au Bois dormant n’est pas embrassée, mais violée par son prince dans son sommeil ? De cette « union » naîtront des jumeaux… que sa belle-mère cannibale tentera de dévorer.
– Les belles-soeurs de Cendrillon n’hésitent pas à se mutiler les pieds à l’aide d’un couteau de boucher afin de les faire entrer dans la pantoufle de vair ?
– Pinocchio est loin d’être un gentil petit garçon ? Il laisse Gepetto se faire emprisonner pour maltraitance et écrabouille Jiminy Cricket à l’aide d’un maillet…
Et non, désolé, ils ne vécurent pas heureux jusqu’à la fin des temps !

Ce que j’ai ressenti:

Ce livre c’est un OVNI, entre un documentaire, pas tout à fait une fiction. Un petit plaisir pour tout passionné!

J’ai apprécié la manière fraîche, impertinente et très documentée de l’auteure de mettre en scène les contes de fées! Walt est un génie, qui a su inspirer des milliers de personnes. Ici, Julie Grêde lui rend hommage, et nous offre un petit récapitulatif de son œuvre à travers le temps, et quel bonheur, de découvrir un peu plus sur ses intentions, ses projets et les répercussions de ses dessins animés qui font maintenant partie de notre patrimoine culturel. Ce qu’il y a de super, c’est que bien que fan de Disney, et ayant lu aussi les œuvres originales dont il tire  son inspiration, j’en ai encore appris un peu plus sur cet homme que j’admire, ainsi que sur la cruauté de certains de ces écrits classés « Jeunesse »… Donc chapeau bas et pari réussi pour cette jeune auteure qui a fait un sacré travail de recherche!

En créant une salle d’auditoire, nous allons croiser diverses personnalités et plusieurs caractères qui se répondent, je vous en laisse découvrir qui ils sont, mais j’ai adoré les voir tous là, ressuscités le temps d’un livre, pour notre plus grand plaisir!

Julie Grêde vit avec son temps et nous fait un tour d’horizon très contemporain des contes et leurs influences. Elle allie le « rétro » aux dernières sorties sulfureuses des « Il était une fois »…Et oui, Walt inspire la jeune génération, et elle nous fait aussi de très jolis clins d’œil aux dernières sorties culturelles entre livres et séries. Réjouissant et instructif, ce petit livre est un condensé d’informations pour qui voudraient en apprendre plus sur ce phénomène Once Apon A Time…

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 8/10

 

Remerciements:

Je tiens à remercier les éditions Jourdan pour l’envoi de ce livre! Merci de leur confiance, ce fut une lecture divertissante et très intéressante!

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Éditions Jourdan

 

La nuit appartient au tigre, Michel Honaker

Couverture La nuit appartient au tigre

Pourquoi je l’ai choisi:

Je pense que c’est cette couverture au départ qui a attiré mon œil, mais en voyant la quatrième de couverture, je n’avais qu’une hâte, ouvrir ses pages…

Synopsis:

Ancien des forces spéciales, Derek Ardo cherche à fuir son lourd passé. Reconverti dans l’humanitaire, il est engagé par une fondation pour prendre la tête d’une médiathèque dans un quartier neuf d’Aramsha, en Inde. Hormis Aparajita, une petite fille au caractère bien trempé, et Trishna, une jeune femme bannie par sa famille pour avoir fui un mariage forcé, les visiteurs sont rares, et sa vie s’annoncerait des plus tranquilles s’il n’y avait la présence d’un tigre mangeur d’hommes, dont les victimes se multiplient. Un climat de méfiance et de peur s’installe en ville, et Derek engage alors une guerre personnelle contre le fauve.

Ce que j’ai ressenti:…Un voyage enchanteur…pour rugir de plaisir…

Dépaysement:

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  • Partons en Inde…Apprenons à dessiner des kolam , manger du poulet épicé, rencontrer une civilisation différente…Je suis toujours partante pour voir d’autres Horizons, d’autres Ailleurs, mais celui ci de voyage, m’a enivrée!

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« Le monde appartient aux Hommes, mais la nuit appartient au Tigre. »

  • Rencontrons un être fascinant: le Tigre. Presque une Divinité, un Danger latent, une Peur ancestrale. Laissons le prendre son territoire, nous fasciner, nous effrayer. La nuit lui appartient, et vous découvrirez à quel point, si vous ouvrez ce roman enchanteur. Il impose un respect, ce Tigre, une ambiance électrisante. Connaître ses pensées, c’est se confronter aux nôtres…

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« Vous êtes ainsi, Hommes, fascinés par ce qui est médiocre et futile. »

C’est presque un conte. Et les contes ont toujours sur moi, cet effet fascinant. C’est presque un roman d’aventures. Et quel plaisir de parcourir d’autres Terres. Je me suis délectée de chaque mot. J’ai adoré où l’auteur nous emmène, ce qu’il nous apprend sur l’Inde, sa fascination pour la Nature. Il donne une voix puissante, une magie imprégnante à son texte, un œil avisé sur les travers de l’Homme. J’aime beaucoup cette forme de texte merveilleux, qui cache souvent une réalité pas tout à fait reluisante, les messages forts qui passe derrière le folklore, les leçons qu’on en tire une fois la dernière page tournée…En fait, il est difficilement à mettre dans une case avec une étiquette: il est juste envoûtant.

Plus que tout, j’ai adoré la fin, qui nous pousse inexorablement à relire une fois encore, ce roman fascinant!

Je le mets en coup de cœur forcement, car tout un tas d’émotions diverses m’a traversée durant cette lecture: de la peur avec l’ombre du Tigre, de la peine pour la condition des femmes indiennes, de l’émerveillement pour cette jungle luxuriante, de la joie pour ce projet de mettre à disposition la Lecture dans ce coin reculé, de l’enthousiasme de suivre un auteur talentueux…

« Tout le problème est là, de la difficulté d’entraîner les enfants vers le savoir et non vers la servitude. »

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 10/10

 

Le guide des fées: Regard sur la femme, Audrey Cansot/Virginie Barsagol

Couverture Le guide des fées : Regards sur la femme

 

Pourquoi je l’ai choisi:

Sans ce challenge que j’organise, le Challenge Printemps Elfique 2016, je pense que je serai passée à côté de ce livre. Et ça aurait été un grand dommage…La Magie fait bien les choses, et je remercie chaleureusement Charlotte Volper  des éditions ActuSf de sa confiance et pour l’envoi de ce livre! Ce fut une lecture très intéressante!

Synopsis:

Le Guide des fées est un parcours dans le temps à la rencontre des fées, des plus célèbres aux plus inattendues. Attraper les fées là où elles se cachent, des territoires littéraires aux oeuvres cinématographiques en passant par la BD et la peinture, autant de champs que les reines du merveilleux ont investis au fil des siècles. La lecture du guide est aussi un voyage qui tente de révéler la profusion des regards portés sur la figure féérique, ainsi que son évolution, riche et complexe au fil des époques traversées.

Ce que j’ai ressenti:…Une étonnante découverte!

Avant tout, j’ai appris des choses! C’est vraiment cool de voir « autrement » l’influence des contes, et ce personnage si mystérieux de la fée…C’est un guide qui sous forme de fiches nous renvoie à des œuvres qui ont mis en lumière, la fée, mais aussi, tous les fantasmes qu’elle peut engendrer. De la créature vénérée au monstre craint, elle passe par toutes les formes au fil des siècles, mais reste bel et bien une figure importante du tremplin vers l’imaginaire. De l’antiquité à nos jours, ce petit voyage en féerie vous donnera quelques nouvelles pistes de lectures, et quelques belles informations sur les manières d’approcher la fée…

Ce que j’ai vraiment apprécié, c’est cette étude des plus grandes références littéraires, les multiples exemples vers lesquels les auteures nous renvoient. On sent un vrai travail de recherche dans ce Guide des fées, et en même temps, on n’est pas enseveli sous les tonnes d’informations ennuyeuses, ça reste clair et précis, agréable à lire, et très intéressant à découvrir. Les fées ont changé de formes, de situations, de piédestal, de conditions, de lieux de vie… Elles ont influencées, elles ont été élevées, elles ont été rabaissées, dénigrées, mais quoi qu’ils en soient, elles ont été là depuis des millénaires dans l’Art et la Culture, pour notre plus grand plaisir. Ce petit guide nous apprend que derrière ce personnage féminin et tout l’univers qui le compose, se cache une envie de bouleverser la condition des femmes, la société, les mœurs…

« Les fées prennent plaisir à désordonner le cosmos. »

En bref, j’ai beaucoup apprécié cette lecture! Je l’ai trouvé très intéressante, et elle donne envie d’approfondir ce sujet…

Petite note: Si jamais, cette lecture vous tente, sachez qu’elle en promo numérique grâce à l’opération des Indés de l’Imaginaire du 6 Juin au 4 Juillet 2016 à 1.99 euros! Ca fait toujours plaisir de se faire plaisir à petit prix!!!!;)

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 8/10

 

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Le plus petit baiser jamais recensé, Mathias Malzieu

Pourquoi je l’ai choisi:

Je ne sais résister à la poésie de cet auteur….Il traînait sur les étagères de la Bibliothèque, je m’en suis saisie, et je l’ai commencé, malgré la montagne de ma PAL….Impossible de résister, vous disais-je….

Synopsis:

L’histoire d’amour entre une fille qui disparaît quand on l’embrasse et un inventeur dépressif. Alors qu’ils échangent le plus petit baiser jamais recensé, elle se volatilise. Aidé d’un détective à la retraite et d’un perroquet hors du commun, l’inventeur part à sa recherche.

Ce que j’ai ressenti:…Une douceur instantanée…

« Tes yeux sont trop grands, on voit ton cœur à travers quand tu ris. »

Si je devais caractériser l’écriture de cet auteur, je vous parlerai d’abord de la poésie de ses mots, puis de la fantaisie de ses histoires, et enfin, de la douceur qu’il nous apporte en nos cœurs. La magie opère à chaque fois, on est emporté dans ses délires, dans son esprit loufoque, réinterprétant la réalité comme un conte, piégeant les humeurs les plus douloureuses de la vie, dans un enchantement de délicatesse.

« Le problème c’est que ma tête n’est jamais reposée. Mon cerveau est une maison de campagne pour démons. Ils y viennent souvent et de plus en plus nombreux. Ils se font des apéros à la liqueur de mes angoisses. Ils se servent de mon stress car ils savent que j’en ai besoin pour avancer. Tout est question de dosage. Trop de stress et mon corps explose. Pas assez, je me paralyse. »

Les baisers auront ici un goût de chocolat et d’orange sanguine, la fille de ses rêves est invisible, un perroquet comme moyen de communication, il en a de l’imagination cet auteur! J’admire sa totale folie, son style extraverti, ses mondes colorés. Je ne me lasse pas de ses histoires qui m’apporte cette touche de pep’s merveilleux agréable. Une friandise est toujours bonne à prendre dans cette période de crise….

« Le plus petit baiser jamais recensé. Un millième de seconde, pulpe et duvet compris. A peine une effleure, un origami. Une esquisse de court-circuit. Un taux d’humidité incroyablement proche de zéro, quelque chose de l’ordre de la poussière d’ombre. Le plus petit baiser jamais recensé. »

S’il est vrai que j’adore cet auteur, avec cette histoire, j’ai été néanmoins un peu moins convaincue que pour les autres, même si ça n’enlève rien à son talent. Ce coté amour hésitant, m’a moins charmée…Je suis une incroyable romantique, j’aime quand les histoires d’amour sont intemporelles, magiques mais surtout uniques…Oui, j’ai un petit coté « un homme+une femme= amour éternel », pas les histoires d’amours aux équations multiples….

« À vivre trop longtemps avec un bunker à la place du coeur, on s’habitue à l’obscurité. »

En bref, j’ai aimé le voyage en poésie, mais pas forcément le fil conducteur de ce roman « polar romantique ».

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 6/10

La fille qui navigua autour de Féérie dans un bateau construit de ses propres mains, Catherynne M. Valente

Couverture La fille qui navigua autour de Féérie dans un bateau construit de ses propres mains

Pourquoi je l’ai choisi:

J’avais surtout repéré ce livre grâce à sa couverture, qui m’interpelle, ainsi que ce titre à rallonge. Je la trouve magnifique et plutôt accrocheuse…Et en plus, cette lecture compte pour mon Challenge Printemps Elfique 2016!

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Synopsis:

Septembre est une jeune fille qui aspire à l’aventure. Quand elle est invitée en Féérie par le Vent Vert et le Léopard des Petites Brises, bien sûr, elle accepte. Qui ne le ferait pas à douze ans ? Mais Féérie est dans la tourmente, sous le règne écrasant d’une Marquise maléfique.

Cheminant en compagnie d’un vouivre amoureux des livres et d’un étrange garçon bleu, presque humain nommé Samedi, elle perdra : son ombre, sa chaussure, son cœur et bien sûr son chemin. Mais dans l’aventure, elle trouvera le courage, l’amitié, une cuillère un peu spéciale et bien plus encore. Elle seule détient la clef qui rétablira l’ordre et le bonheur en Féérie…

Il n’y avait pas eu de monde si envoûtant, de personnages si originaux depuis Alice au pays des Merveilles ou le pays d’Oz. L’héroïne grandit au cours de cette aventure. Septembre est intelligente et très logique avec pourtant une forme de naïveté que nous voudrions garder toute notre vie, dans un monde plus complexe qu’il n’y paraît où tout n’est pas que soleil et magie.

Ce que j’ai ressenti:…La force d’un conte, la douceur du Féérique…

Déjà, ce livre commence par « Il était une fois…  » et là, je sais que le charme va opérer, comme si cette formule était magique… Je suis trop sensible aux contes, à leurs valeurs qu’ils véhiculent, à leurs enchantements. Alors, un conte de 250 pages, ça donne quoi, me direz vous?

Et bien, le bonheur est puissance 250…Un raz de marée d’émotions, un tsunami d’aventures, une vague de magie vous emportera, de la même façon qu’elle embarque la petite Septembre sur son radeau…

Un Raz-de-Marée d’émotions…

Voir cette enfant, ouvrir son Cœur, apprivoiser la Mort, embellir ses plus belles Valeurs, devenir au fil de son voyage en Féérie, plus adulte, plus consciente du monde qui l’entoure, est un condensé de sentiments qui nous submerge! Chaque étape nous illumine de ces petits instants du long cheminement de la Vie, et on est ému de la sentir s’ouvrir aux autres…

« C’est que ça pèse lourd, un cœur. C’est pour cela qu’il faut du temps pour en cultiver un. »

L’auteure se sert avec poésie et délicatesse, de tous les tourments enfantins, pour les transformer, telle une magicienne, en jeux et dépassement de Soi. La force de son écriture tient à sa sensibilité, à son imagination débordante, au plaisir de la fantaisie. J’ai admiré cette palette d’émotions qu’elle nous offre, le talent de sa plume enchanteresse…

Un Tsunami d’Aventures…

Septembre marche, navigue, vole, au pays de Féérie. Son parcours nous emmène vers des contrées inconnues, mais d’un charme étonnant. Il est parsemé de créatures magiques, de rencontres fantastiques et de lieux mystérieux. Accompagnés d’amis aux looks diverses, elle combattra une Marquise, déjouera ses plans machiavéliques, perdra autant de choses que ce qu’elle en gagnera, et s’émerveillera  de chaque rendez vous!

« Les chaussures créent la voie que tu suis. Change de chaussures, tu changeras de voie. »

C’est fou ce que cette petite fille aura à accomplir, pour notre plus grand plaisir! Le rythme est soutenu, autant que palpitant!!Nul ennui dans ses pages, juste le bonheur d’apprécier et de voir un monde se déverrouiller, munie d’une certaine clef magique…

Une Vague de Magie…

Tout objet est enchanté en Féérie: les Horloges n’ont pas la même utilité que dans notre monde, les Epées prennent d’autres formes, les Cuillers sont convoitées, les Clefs volent…En créatures magiques, on pourra croiser les Sorcières, un Vouivre, une Fée… Tous ceux qui vous feront le plus envie de découvrir, seront là, à vous attendre… Des rencontres auront bel et bien, cet air de merveilleux et d’inattendu… Un sacré mélange qui nous fait apprécier la touche d’originalité ainsi que la douce folie d’un monde imaginaire.

« Fermez bien les yeux, aussi fort que vous le pouvez, et pensez à vos automnes préférés vifs et parfaits, tous empilés comme un paquet de cartes. Telle est l’affreuse et magnifique vivacité des couleurs de Féérie. »

Quand on ouvre un livre pour enfants, on espère y trouver ce genre de charme, cette envolée vers des contrées merveilleuses, ce type de voyage initiatique qui nous rend le temps d’une lecture, notre innocence, la petite étincelle derrière notre regard. Ce livre a TOUT, mais alors TOUT, pour figurer parmi les lectures intemporelles, de celles qui ne meurent jamais, et influencent des générations entières. Le Magicien d’Oz, Alice au pays des Merveilles (qui sont cités dans le synopsis), ont certainement leur force indéniable, mais aujourd’hui, La fille qui navigua autour de féérie dans un bateau construit de ses propres mains, rejoindra ces monuments de la littérature Jeunesse, à coté des plus grands.

COUP DE COEUR PHENOMENAL! Je vous le recommande ! Pour les enfants, évidemment, mais les grands y trouveront aussi leurs comptes (conte?) car, comme bien souvent, il faut le lire en deux temps, s’imprégner de la magie, puis y déceler les doux secrets et interprétations qui s’y cachent….N’hésitez à plongez dans la mer de Féérie, et vous laisser submerger par sa beauté immersive, autant que féériquement poétique.

 

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Madame Crooks des Editions Balivernes pour l’envoi de ce livre. Merci de leur confiance, j’ai adoré cette lecture!

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Animale, Tome 2, Victor Dixen

Couverture Animale, tome 2 : La Prophétie de la Reine des Neiges

La prophétie de la Reine des Neiges.

Pourquoi je l’ai choisi:

J’avais tellement adoré le premier tome de Animale , que j’étais fort impatiente de lire les nouvelles aventures d’une héroïne pas comme les autres!

Synopsis:

Et si le plus merveilleux des contes cachait le plus sombre des complots ?
1833, sur une île perdue du Danemark. Elle s’appelle Blonde, il se nomme Gaspard. Elle est animale, il est fou d’elle. Le destin s’apprête à les arracher l’un à l’autre : ils sont les victimes d’une prophétie qui bouleversera le monde à jamais. Blonde parviendra-t-elle à déjouer les plans de l’énigmatique Reine des neiges, avec pour seul allié un jeune écrivain nommé Andersen ?

Les personnages:

Blonde, je l’avais tellement admiré dans le tome 1, que ici, la voir mise en second plan, ça m’a un peu gênée. Elle garde toute sa bravoure et sa splendeur mais elle est trop en retrait, moins active dans ce tome: quel dommage!

Gaspard aussi, est aussi mis sur la touche.

Hans Andersen, par contre, prend les rênes dans cette intrigue, et juste voir cet écrivain fabuleux au milieu des complots royaux est un régal à lire! J’ai aimé la version de ce personnage réél/imagé, on sent que Victor Dixen voue une admiration à cet auteur, qu’il s’est fait plaisir à le mettre en scène, à lui inventer une vie et des pensées qui nous le rende juste le temps d’une histoire, héros de ses propres contes.

Ce que j’ai ressenti:….Un féérique enchantement givré….

Les contes, ce n’est plus un secret sont des lectures que j’affectionnent particulièrement. Victor Dixen avait su me surprendre avec La malédiction de Boucle d’or, par sa plume fantastique et son univers riche. J’étais donc très impatiente de découvrir La Reine des Neiges. Belle Lecture, indéniablement!

Je reste soufflée par la qualité de l’ambiance sous fond historique, où le réel rencontre le féérique. L’aiglon reste en fond de trame tout comme la Reine des Neiges, les stratégies internationales se confrontant aux mythes, Blonde écrivant de longues lettres à Hans Andersen: j’aime ce mélange détonnant! Aucun ennui en perspective, aucune fausse note dans ces enchevêtrements, la cohésion marche comme par enchantement!

« La frontière entre le réel et la légende est plus poreuse qu’on ne le prétend, dit Hans. »

Ce diptyque possède tous les atouts pour plaire aux petits comme aux grands! L’auteur nous livre une histoire intemporelle aux accents de légendes qui saura émerveiller nos âmes d’enfants. Il possède un talent rare de conteur qui nous tient éveillé la nuit afin de poursuivre cette quête de magie et de mystères. Ce deuxième tome contient ce qu’il faut d’effrayantes ombres, mais toujours nimbé de notes d’amour et sans contexte des soubresauts palpitants d’aventures! Les malédictions continuent de faire rage, les légendes ne cessent de nous glacer le cœur, la féérie poursuit son envoutement….

En bref, encore une très belle réussite! Un Jeunesse chaudement recommandé par Stelphique!

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 9/10

Le petit prince, Antoine de Saint-Exupery

Couverture Le Petit Prince

Pourquoi je l’ai choisi:

Je souhaitais transmettre la magie de ce conte à ma fille, d’ailleurs il nous permet d’ouvrir beaucoup de débats intéressants. A chaque âge, sa compréhension et sa sensibilité.

En attendant je me suis fait plaisir dans une énième relecture.

Synopsis:

J’ai ainsi vécu seul, sans personne avec qui parler véritablement, jusqu’à une panne dans le désert du Sahara, il y a six ans. Quelque chose s’était cassé dans mon moteur. Et comme je n’avais avec moi ni mécanicien, ni passagers, je me préparai à essayer de réussir, tout seul, une réparation difficile. C’était pour moi une question de vie ou de mort. J’avais à peine de l’eau à boire pour huit jours. Le premier soir je me suis donc endormi sur le sable à mille milles de toute terre habitée. J’étais bien plus isolé qu’un naufragé sur un radeau au milieu de l’océan. Alors vous imaginez ma surprise, au lever du jour, quand une drôle de petite voix m’a réveillé. Elle disait : …  » S’il vous plaît… dessine-moi un mouton ! « 
– Hein!
– Dessine-moi un mouton…
J’ai sauté sur mes pieds comme si j’avais été frappé par la foudre. J’ai bien frotté mes yeux. J’ai bien regardé. Et j’ai vu un petit bonhomme tout à fait extraordinaire qui me considérait gravement.

Ce que j’ai ressenti:

 

Si j’étais une fleur, je serai ….Une rose, de préférence unique…..(ou j’aimerais le croire).

Si j’étais une couleur, je serai… couleur de Miel, tel le sable du désert….

Si j’étais un arbre, je serai… un baobab, pour sa grandeur et sa force, et donner un peu d’ombre bienvenue pour les auteurs de talent qui chauffe au soleil.

Si j’étais un moyen de transport, je serai… un avion. (Simplement pour voir le monde d’en haut, voler au dessus de tout).

Si j’étais un animal, je ne serai pas… un mouton (je laisse ça à d’autres, qui l’imite fort bien) , mais pourquoi pas… un renard apprivoisé pour connaître la douceur de l’amitié.

Si j’étais un personnage, je serai… Le Petit Prince !!!!!Je me sens si proche de sa candeur, de sa perplexité face aux adultes et leur comportements bizarres. Chacun a sa perception dans cette société,  chacun a sa sensibilité, et donc, je m’efforce de garder le même œil d’enfant émerveillé sur le monde qui nous entoure, mais plus que tout,  sa soif de Savoir. Le Petit Prince est un modèle, car il vient avec un cœur pur, des yeux tout neufs, et un altruisme sans faille.

Ce livre est une petite merveille. Une petite douceur à apprécier sans modération. Un conte pour nous rappeler les grandes Valeurs qui font le bonheur d’une vie. Un formidable voyage qui nous emmène plus loin à chaque lecture. Une histoire pour nous émouvoir jusqu’au bords des larmes. Un titre qui parle à notre âme, et nous incite à voir autre chose, par delà les étoiles. Un trésor de la littérature française.

 

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 10/10

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