Au coeur de la folie, Luca D’andrea.


Synopsis:

Italie, hiver 1974. À bord d’une Mercedes crème, Marlene fuit à travers le Sud-Tyrol. Elle laisse derrière elle son mari, Herr Wegener, et emporte les saphirs qui lui avaient été confiés par la puissante mafia locale. Alors que, devenu fou, il retourne la région pour la retrouver, Marlene prend un mauvais virage et perd connaissance dans l’accident. Simon Keller, un Bau’r, un homme des montagnes, la recueille et la soigne. Marlene se remet petit à petit dans un chalet isolé, hors de portée de poursuivants pourtant infatigables, et fait un jour la connaissance de Lissy, le grand amour de Simon Keller. Entre huis clos des sommets et traque mafieuse en Italie, Au cœur de la folie nous entraîne dans une spirale de frayeur, à la suite de personnages d’une noirceur fascinante.


Ce que j’ai ressenti :

 

  • Au coeur…Des Légendes.

Les légendes ont une magie intemporelle qui interagissent avec nos rêves d’enfants, mais aussi nos plus grandes peurs…Les angoisses intangibles de cet age innocent, feront les adultes de demain…J’aime tellement quand une histoire mêlent la puissance évocatrice des contes à un thriller psychologique intense. Au Coeur de la Folie de Luca D’Andréa, est une histoire à couper le souffle, à vous glacer les sangs, à vous filer des sueurs froides. Une jolie réussite qui se confirme après le très bon roman de cet auteur: L’essence du Mal. On revisite, dans ses montagnes enneigées, deux légendes très fortes du Vulpendigen et des Kobolds. C’est à en trembler de peur…Et c’est forcément délicieux d’avoir des frissons d’angoisses remisnescentes avec des personnages aussi affreux qui ont su traverser les siècles…Dans ce petit maso, entre solitude et silence, les créatures fantastiques pourrait bien venir hanter plus ardemment, ces êtres perdus…Sans compter, que Lissy veille…

« L’homme ne désire pas ce qu’il voit.
L’homme désire ce qu’il imagine. »

  • Au coeur…du Cercle Parfait.

On est au cœur d’une société secrète et de ses déploiements armés, au cœur de la violence et des esprits perturbés, au cœur de la corruption et d’un vol de saphirs maudits…Un thriller rythmé aux doux sons des vengeances et de la traque sans répit. Au cœur même des cercles vicieux de l’argent et de ses spirales exponentielles de conséquences fâcheuses…Avec une plume incisive et hypnotique, Luca D’Andréa maîtrise ses effets entre paranoïa et peur sourde, pour un huis-clos aux cercles concentriques qui vous prend aux tripes, pour ne plus vous lâcher. La peur et l’angoisse, comme seule compagnie…Et bizarrement, une faim tenace et terrible qui va vite devenir contagieuse… Vous dévorerez ce livre aussi goulûment que la douce Lissy…Je n’ai pas pu décrocher, une fois lancée, dans la fuite aux côtés de Marlene, j’étais captivée par le style et l’ambiance sombre, qui se dégage de cette histoire…

« Le monde grouille de signes, de miracles et de mystères. »

  • Au coeur… de la Folie.

Si l’auteur joue autant avec nos nerfs, qu’avec les petits lutins, il orchestre aussi, tout son roman autour des vertiges psychologiques. Il explore toutes les failles du conscient et de l’inconscient, des dérives de la solitude, des liens du sang empoisonnés, et des traumatismes qui régentent toute une vie…Un thriller bien plus puissant qu’une simple chasse à l’homme, bien plus fantastique qu’une histoire d’amour à l’agonie, bien plus mordant qu’un croc de truie, bien plus retors qu’une mafia déterminée…C’est cela, et bien plus…Tous les ingrédients d’une bonne recette étaient là, pour que je sois accro à ses lignes, aussi affamée que Lissy, et c’est sans doute dans un accès de folie, que je vous avoue, avec une voix très insistante, avoir eu, un coup de cœur pour Au coeur de la Folie

« Si on est vivant, c’est grâce au destin. Or on ne crache pas au visage du destin. »

 

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Clémence ainsi que les éditions Denoel pour l’envoi de ce livre! Ce fut une lecture captivante!

 

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L’archipel du Chien, Philippe Claudel.

Couverture L'archipel du chien

Pourquoi je l’ai choisi:

Ce choix de lecture a tenu aux avis de la blogosphère. J’ai essayé de lire à chaque fois en diagonale pour ne pas me spoiler l’intrigue, mais j’ai vu que ce livre a fait moult Coups de cœur, alors forcément, j’étais curieuse…Et, cette couverture est tellement jolie…

Synopsis:

« Le dimanche qui suivit, différents signes annoncèrent que quelque chose allait se produire. Ce fut déjà et cela dès l’aube une chaleur oppressante, sans brise aucune. L’air semblait s’être solidifié autour de l’île, dans une transparence compacte et gélatineuse qui déformait ça et là l’horizon quand il ne l’effaçait pas : l’île flottait au milieu de nulle part. Le Brau luisait de reflets de meringue. Les laves noires à nu en haut des vignes et des vergers frémissaient comme si soudain elles redevenaient liquides. Les maisons très vite se trouvèrent gorgées d’une haleine éreintante qui épuisa les corps comme les esprits. On ne pouvait y jouir d’aucune fraîcheur. Puis il y eut une odeur, presque imperceptible au début, à propos de laquelle on aurait pu se dire qu’on l’avait rêvée, ou qu’elle émanait des êtres, de leur peau, de leur bouche, de leurs vêtements ou de leurs intérieurs. Mais d’heure en heure l’odeur s’affirma. Elle s’installa d’une façon discrète, pour tout dire clandestine. »

Les personnages: 

Ils sont tous désignés selon leurs fonctions. Le Curé, le Maire, l’Instituteur…Et pourtant, malgré cette absence de personnalisation avec un nom/prénom, ils ont beaucoup de personnalité. Dans chacun, on pourra reconnaître les qualités et défauts des hommes, plus encore de cette manière, m’a t-il semblé, car ils incarnent les espérances dont ils sont tous revenus…Le curé dans sa foi, l’instituteur dans son enseignement, le Maire dans son pouvoir, le Commissaire dans sa mission…

Ils sont tous géniaux, mais j’ai eu une petite préférence cependant pour le Commissaire, parce qu’il est impossible d’être aussi odieux, mais de l’être, avec autant de panache….

Ce que j’ai ressenti:

 » Et je viens en un lieu où la lumière n’est plus. » Chant IV L’enfer de Dante. 

L’Archipel du Chien, c’est toute une poésie sombre, un ensemble d’îles où, l’ombre des poètes se glisse entre les pages et dorment tranquillement sur ses plages désertes et hostiles. Philippe Claudel saisit en plein vol toute une beauté infernale, et nous conte une grande histoire, avec une plume renversante de tremblements émotionnels intenses. Un roman magnifique! L’incipit de ce roman est sublime, vivant, vibrant, tellement bouleversant… Il donnera le ton, avec mystère et efficacité, pour une prise de conscience aiguë sur les maux de nos jours…Si j’ai mis cette citation de Dante, c’est parce que j’ai trouvé qu’il y avait dans cette ambiance, comme une réminiscence des premiers chants de La Divine Comédie. Je suis très sensible à la poésie, j’adore la dénicher dans les œuvres contemporaines, alors forcément, cette lecture est une fulgurante découverte. Elle est imprégnée de courants inspirés, insufflée de vents marins tempétueux, incandescente de vibrations terrestres et poisseuse de sentiments humains égarés…Un imbroglio entre beauté et drame contemporain.

« La plupart des hommes ne soupçonnent pas chez eux la part sombre que pourtant tous ils possèdent. Ce sont souvent les circonstances qui la révèlent, guerres, famines, catastrophes, révolutions, génocides. Alors quand ils la contemplent pour la première fois, dans le secret de leur conscience, ils en sont horrifiés et ils frissonnent. »

Parce qu’elle est intemporelle et perdue dans des mers oubliées, cette histoire peut se lire comme un conte moderne, une fable noire qui met en relief les flux migratoires du désespoir, et dénonce l’indifférence honteuse de ceux qui y en sont confrontés. Triste, sombre, magnifique, nécessaire, universel. Une histoire pour qu’enfin les mentalités changent, pour un devoir de mémoire plus investi, pour que chaque vie compte. L’Archipel du Chien a un environnement inhospitalier, une ambiance qui s’assombrit à l’instar de ses habitants, un lieu de perdition que Philippe Claudel nous décrit à force de tourments venteux et d’éruptions colériques. La Nature même devient le reflet de ses âmes sombres, et elle décide, dans un dernier souffle de rébellion, de déverser ses catastrophes climatiques, vomissant sa lave incandescente sur la lâcheté des hommes…

« Le Chien crache des saisons inhumaines. » 

Ce livre est un véritable coup de cœur, un coup de foudre dont chaque lecteur passionné espère, quand il se perd dans les mers de son imaginaire. L’Archipel du Chien est une belle destination, pour aller s’échouer sur ses plages noircies d’encre lyrique…Il m’a touchée par ses thèmes volcaniques et renversée par sa poésie sensible…Intelligent dans la forme et le fond, il se dégage de ses pages, une intensité sinistre d’avenir teinté de trop d’égoïsme tout autant, qu’un joli espoir utopique…Une lecture entre ombre et lumière, un petit diamant noir étincelant!  Peut être que si, plus de monde écoutait « la voix », on verrait venir un peu plus de clarté sur le squelette du Chien…On peut toujours aboyer, heu, rêver…

« Pourquoi dis-tu que c’est un rêve? » 

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

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J’ai acheté et fait dédicacer ce livre lors de la manifestation littéraire de Oh les Beaux Jours! à Marseille. Il prend encore pus de valeur à mes yeux, ce coup de coeur, parce que cette journée était mon cadeau de fête des mères, et que cette rencontre littéraire, était un moment en famille…Un souvenir inoubliable.

A Marseille, se déroule un festival de littérature qui compte des manifestations musicales et artistiques, des entretiens avec des auteurs et autres réjouissances autour de la lecture. C’est la deuxième année que se déroule ces frictions littéraires, et cette fois-ci, je tenais à assister au grand entretien Les beaux jours avec Philippe Claudel, dans une des plus belles bibliothèques: L’alcazar.

Ce fût une conférence très intéressante qui nous présentait les problèmes des prisons, des droits et des devoirs de ses hommes condamnés, des migrants et des difficultés des associations à subvenir aux besoins humanitaires depuis la dissolution de la Jungle de Calais…C’était un entretien passionnant!

J’ai passé un super moment à écouter Philippe Claudel, il a une voix captivante. Quand il nous a lu les premières pages de son livre ou même son poème Golden Silence, qu’il a écrit à cette occasion, c’était un moment suspendu, magique. J’ai été ravie d’assister à cet entretien, et j’ai rencontré un homme généreux, tourné vers son prochain, sensible et peut être tout simplement, plein d’humanité.

Je n’ai pu faire qu’un seul rendez-vous sur la cinquantaine de proposés, mais quelle rencontre!  J’essaierai pour l’année prochaine de multiplier ses moments, car c’est toujours plus intéressant de voir et de parler avec des personnes aussi passionnantes que ce Monsieur.

 

Glacé, Bernard Minier.

Couverture Glacé

Pourquoi je l’ai choisi :

Comme ça faisait trèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèès longtemps qu’il traînait dans nos PAL, nous nous sommes motivées à trois, cette fois ci pour faire enfin un sort à ce pavé Glacé. On sentait bien qu’il serait bien de le lire en hiver, pour rester dans l’ambiance, mais bon, le printemps n’a pas voulu s’installer… Donc c’est bien les pieds gelés et le plaid sur le corps que nous nous sommes jetées dans la poudreuse, en ouvrant ce livre….

Lu avec :

 

Synopsis:

Décembre 2008, dans une vallée encaissée des Pyrénées. Au petit matin, les ouvriers d’une centrale hydroélectrique découvrent le cadavre d’un cheval sans tête, accroché à la falaise glacée. Le même jour, une jeune psychologue prend son premier poste dans le centre psychiatrique de haute sécurité qui surplombe la vallée. Le commandant Servaz, 40 ans, flic hypocondriaque et intuitif, se voit confier cette enquête, la plus étrange de toute sa carrière. Pourquoi avoir tué ce cheval à 2 000 mètres d’altitude ? Serait-ce, pour Servaz, le début du cauchemar ? Une atmosphère oppressante, une intrigue tendue à l’extrême, une plongée implacable dans nos peurs les plus secrètes, ce premier roman est une révélation !

Ce que j’ai ressenti:

*G*ooooooooo! Le top départ a été lancé, et bien sûr, il vaut mieux se dépêcher de lire avec ces copinautes de lecture! En plus, Bernard Minier, maîtrise bien l’effet page-turner, alors finalement, ça a bien carburé dans les chaumières pour dégommer en un clin d’oeil ce petit pavé de 720 pages…Il est grand temps de se réchauffer au plaisir de lire ensemble, le premier tome qui met en scène le Commandant Servaz, personnage récurrent de ses thrillers de grands frissons…Le premier de la série qu’on compte bien faire passer dans nos grilles d’émotions, et certainement pas le dernier, au vu de nos ressentis communs!

A quoi rêvaient ces monstres, la nuit, dans leurs cellules? Quelles créatures glissantes, quels fantasmes nourrissaient leur sommeil?

*L*a petite touche de plaisir exquis a été sans aucun doute, cette ambiance teintée de féerie. Ça a été pour moi, la crème de la crème.  L’auteur réussi à non seulement créer une ambiance glacée de beauté cristallisée, tout en y insérant, de la fantaisie de conte de fées. Ici ou là, se glisse dans le décor  une Alice, un Perrault, un Grimm un Chaperon, qui renforce en atmosphère mi-inquiétante/ mi-fabuleuse des montagnes pyrénéennes. J’ai été époustouflée devant les descriptions de ces paysages silencieux et blancs, et de retrouver autour de ces lieux inquiétants, un reste de magie ancestrale inspirée de ces références enfantines…

Il se demanda s’il existait une ivresse des cimes. La beauté et la sauvagerie du site le frappèrent. Cette solitude minérale, ce désert lumineux et blanc.

*A*vec l’originalité de ce premier meurtre, je dois dire que cela intrigue fortement… On se rend bien compte que la cruauté n’a pas de limites en ce monde et j’ai trouvé les scènes de crimes saisissantes. Il y avait un vrai jeu de mise en scène et de « spectacle » carrément glaçant d’effroi. Le temps est comme arrêté face à l’horreur de ses crimes violents, et il reste toujours ce soupçon de malaise avec l’ombre de cet hôpital psychiatrique et ses dangereux pensionnaires…On galope de pistes en pistes, certaines plus abruptes que d’autres, et les cordes ne sont pas loin de se resserrer pour les deux protagonistes qui évoluent dans leurs domaines de compétences…Le danger est partout, de tous les instants, et la paranoïa est intimement liée à ces étrangetés surgies du grand froid…

« Le monde était devenu un immense champ d’expérimentations de plus en plus démentes que Dieu, le diable ou le hasard brassaient dans leurs éprouvettes. »

« *C*herchez le blanc« , c’est ce que Servaz découvre dans cette enquête, mais nous, en tant que lecteurs, ce sont les ombres noires qu’il nous faudra dénicher. Celles qui s’immisce dans les esprits, celles qui s’invitent dans la nuit, celles qui pourrissent les liens, celles qui détruisent les empires, celles qui brisent l’innocence…La richesse de ce roman est dans tous les éclats de lumières sur des phénomènes de société et quelques dérives politiques mais aussi dans les failles encaissées des domaines de la santé. La pureté du blanc est salie par une avalanche d’êtres sombres, et c’est ce qui rend ce thriller proprement effrayant!

Ces jeunes, on leur vendait du rêve et du mensonge à longueur de journée. On les leur vendait: on ne les leur donnait pas. Des marchands cyniques avaient fait de l’insatisfaction adolescente leur fonds de commerce. Médiocrité, pornographie, violence, mensonge, haine, alcool, drogue – tout était à vendre dans les vitrines clinquantes de la société de consommation de masse, et les jeunes étaient une cible de choix. 

*E*t, voilà…C’est la fin de cette lecture commune! Nous avons tremblé de peur, nous avons frissonné de froid mais nous avons surtout été bluffé par la plume et le talent de cet auteur! Il était grand temps que nous découvrions ce Bernard Minier que la blogosphère nous vantait tant!  Elle est quand alors, la prochaine lecture commune???! Même plus peur de ces pavés de plus de 700 pages, puisque nous avons adoré en coulisses faire mille et une hypothèses et pousser quelques coups de gueules ou cris d’angoisse…Trop impatiente de refaire un partage aussi intense, et une lecture aussi captivante!

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Spooky, Les Contes de Travers. Elian Black’Mor/ Carine M.

Spooky & les contes de travers : Pension pour monstres par Black`Mor

Pourquoi je l’ai choisi: 

Instagram et surtout la communauté Bookstagram est plein d’échanges et d’amitiés riches, et enrichissantes…Repérant cette petite merveille pour ma Princesse, sur le compte d’une copinaute passionnée (Steph-croqueuse-de-livres), une autre, ma douce Vuottomarie, me l’envoie par Magie…J’ai été très touchée et je profite pour la remercier encore! Elle vient d’ouvrir un Blog passionnant  Evasion Polar,  où les polars et thrillers se tirent la bourre, et je vous invite vivement à passer dans son petit monde!

Synopsis: 

Bienvenue à Londres dans la plus prisée des pensions pour monstres, tenue depuis peu par mes oncles, les célèbres Trois Petits Cochons.
Au programme : du tourisme bien sûr, un zeste de Rock’n’Roll et surtout beaucoup de mystère… Normal me direz-vous, car Londres est la capitale de l’étrange et c’est bien cela qui m’arrange.
Je m’appelle SPOOKY. Je viens du Pays des Contes de Fées et j’adore les histoires à faire peur !
Toc ! Toc ! Le Petit Chaperon Rouge vient de frapper à la porte
avec ses valises et son petit pot de beurre… mais pensez-vous qu’ici,
tout le monde l’aimera autant que sa grand-mère ?

Ce que nous avons ressenti: …Deux monstrueux Coup de Coeurs… 

Pour une raison obscure ma fille et moi, nous aimons les ambiances faites de fantômes et de monstres (je ne vous raconte pas combien de fois, nous avons regardé notre cher Jack Squellington et autres œuvres hantées à la Tim Burton), j’étais donc très impatiente de faire découvrir cette lecture à Princesse…

C’est un coup de coeur pour Maman, mais surtout pour Jazzelfique qui je cite « Maman, c’est le meilleur des livres de ma bibliothèque » ou encore « C’est mon livre préféré ». Voilà, comme ça c’est dit, et je pense que cela fera plaisir à ma douce amie, et sans doute aux auteurs de cet album graphique…Ni une ni deux, en voyant la magie s’allumer dans ces yeux et l’euphorie à lire ces pages, j’ai bien sûr été immédiatement chercher la suite des aventures de cette Spooky…Mais cela, ça sera pour une prochaine fois…

Miroir, mon beau miroir! (Deux fois*) 
Dis-moi ce qui se cache dans le noir!

Alors pourquoi il nous a autant plu??! Déjà, parce que Spooky c’est une Princesse des temps modernes, exit les cheveux longs bien peignés et les paillettes rosées, elle a du style, la jolie Spooky, très gothique et plutôt hyper branché…Une mini princesse vampire, totalement déjantée et recréant à coup de crayons malicieux, des histoires à faire peur, sur son Journal Intime très spécial…Une petite nana bien espiègle et pleine d’imagination, incorrigible et mignonne qui, avec ses grands yeux, nous fait voir autrement le royaume des Contes de fées…

Ensuite, et bien le côté Roc’n’Roll forcément! Il faut les voir ses 3 petits cochons avec leurs blousons en cuir. Nous avons adoré cette ambiance décalée, musicale et cette originalité rebelle qui traîne dans ce monde. Tout est dans l’air du temps, frais et pétillant, on est surpris par le fond et la forme de cette lecture, et tous les petits détails tatoués en des lieux étranges…Sans compter que l’humour et autres impertinences, est de toutes les pages…

Tadoum Wagoom

Enfin, l’effet monstrueux a été plus qu’efficace! Nous avons adoré nous balader de chambres en chambres, de rencontrer tout un pataquès de monstres , et puis, cette revisite originale et follement cauchemardesque des plus grands contes. Cette pension a d’incroyables pensionnaires, mais n’est pas Monstres qui l’on veut bien croire…Sombre mais délicieusement charmant!

Ici les monstres ne dorment pas sous les lits, mais SUR les lits !

Ce sont certainement des contes de travers et carrément Non Approuvé par The Fairy Code Autority mais il a fait fureur dans notre petit monde de féerie, et il a été un moment très tendre entre fous rires et émerveillement durant notre précieux rendez-vous elfique Mère/Fille de l’Histoire du Soir.

 

 

Notre note Plaisir de Lecture Shinning-Butterfly-Fairy-Wallpaper-fairies-10270471-1024-768 10/10

Histoires Extraordinaires, Edgar Allan Poe. (LC avec Cannibal Lecteur).

Couverture Histoires extraordinaires

Synopsis:

« Edgar Poe aime à agiter ses figures sur des fonds violâtres et verdâtres où se révèlent la phosphorescence de la pourriture et la senteur de l’orage. » Baudelaire

Ce que j’ai ressenti:…Un chant d’Halloween…

 

♫ Je m’ baladais sur Halloween, le cœur ouvert à l’inconnu,
J’avais envie de lire des Histoires Extraordinaires, d’un grand Monsieur,
Pas avec nimporte qui, et ce fut toi,
Ma binomette qui m’accompagna,
Il suffisait de te le proposer, pour te tenter!♫

 

♫ ô Champ-Poelysé, ô Champ-Poelysé,
Dans l’obscur, à la chandelle, A minuit, et en amies,
Il y a tout ce que vous voulez, ô Champ-Poelysé.♫

♫Tu m’as dit « Je m’ennuie, viens ma Fée,  changeons d’avis »…
Alors je t’ai dissuadée, on a parlé, on a continué
Et l’on a même pas penser à abandonner…♫

 

♫ ô Champ-Poelysé, ô Champ-Poelysé,
Dans l’obscur, à la chandelle, A minuit, et en amies,
Il y a tout ce que vous voulez, ô Champ-Poelysé. ♫

♫Hier soir, on a lu et ce matin, sur nos blogs,
Des treize Histoires, fantomatiques ou endiablées,
Il y a eu deux incroyables amies qui chantent leurs avis…♫

 

 

♫ ô Champ-Poelysé, ô Champ-Poelysé,
Dans l’obscur, à la chandelle, A minuit, et en amies,
Il y a tout ce que vous voulez, ô Champ-Poelysé. ♫

Cinq sur treize, c’est le petit score qui ressort de cette appréciation. Lire des Classiques, c’est bien, mais nous ne sommes pas à l’abri d’une déception…Je garde donc un avis mitigé sur l’ensemble de ce recueil, mais quand même, curieuse de découvrir plus de Poe, plus de fantastique, plus d’horreur…

J’ai adoré:

  • Manuscrit trouvé dans une bouteille
  • Une descente dans le maelstrom
  • Ligeia

Je les ai adoré, car c’est exactement ce que je recherchais quand j’ai décidé d’ouvrir ce recueil. Des Histoires Extraordinaires qui me fasse frémir d’horreur ou de frissons…Je les ai adoré dans leur champ lexical, dans leur chute, la poésie des mots,  vers les univers qu’ils ouvrent, et les possibilités infinies du fantastique. En cela, je pense n’avoir pas perdu mon temps, avec cette lecture! On sent un style plus noir, plus prononcé dans ses deux Histoires de mer, alors que Ligeia, est passionnée, vibrante d’amour…

J’ai apprécié :

  • Le scarabée d’or
  • La vérité sur le cas de M.Valdemar

J’ai passé un bon moment avec ses deux là, avec le petit coté « canaille » de conte de pirates, et l’étrangeté d’un corps non-mort…Recherche au trésor et fine ligne entre vie et mort, il n’en faut pas plus pour éveiller ma curiosité!

Pour le reste, je n’y ai pas trouvé de plaisir, ou mes attentes de lectrice étaient toutes autres…Loin de moi, l’idée de critiquer défavorablement des textes qui ont traversé le temps, mais pour ma lecture horrifique spéciale Halloween, ses treize textes prometteurs se sont révélés inégaux, voire ennuyeux. Je ne regrette pas cette lecture pour autant puisque Edgar Allan Poe est une référence dans le milieu littéraire, et je souhaitais me faire mon avis sur touts les clins d’œil que je peux voir lors de mes lectures de SF. Je souhaite donc découvrir ses autres textes, et surtout sa poésie.

Ma note Plaisir de Lecture  6/10

 

Titre : Histoires extraordinaires

Auteur : Edgar Allan Poe
Édition : Le Livre de Poche (1972)
Publication originale : 1856

Résumé :
Histoires extraordinaires est un recueil de nouvelles écrites par Edgar Allan Poe, puis traduites et réunies sous ce titre par Charles Baudelaire en 1856.

Edgar Poe aime à agiter ses figures sur des fonds violâtres et verdâtres où se révèlent la phosphorescence de la pourriture et la senteur de forage. – Baudelaire.

Ce volume contient :

  • Double assassinat dans la rue Morgue (1841)
  • La Lettre volée (1845)
  • Le Scarabée d’or (1843)
  • Le Canard au ballon (1844)
  • Aventure sans pareille d’un certain Hans Pfaall (1839)
  • Manuscrit trouvé dans une bouteille (1833)
  • Une descente dans le Maelstrom (1841)
  • La Vérité sur le cas de M. Valdemar (1845)
  • Révélation magnétique (1844)
  • Souvenirs de M. Auguste Bedloe (1844)
  • Morella (1835)
  • Ligeia (1838)
  • Metzengerstein (1832)

Critique par Cannibal Lecteur: ici!
Histoires extraordinaires ? Histoires extraordinaires ? J’t’en foutrai, moi, des histoires extraordinaires !

Lorsque ma binômette de lecture, Stelphique, me proposa de lire un roman de Poe pour Halloween, je fus emballée et je lui répondis « oui, je suis pour ».

Bon, je suis aussi toujours partante pour une LC avec Stelphique, même si elle me proposait une daube du genre de « merci pour ce moment des 50 nuances Twoilette », je dirais encore « Oui j’en suis !! ».

PS : Stelphique, si tu me fais pareille proposition, je descendrai dans le Sud te régler ton compte à coup de cappuccino périmés !

Poe est un grand auteur, mais là, je me suis ennuyée durant ma lecture, soupirant sans cesse, ayant l’impression de déjà-lu, la faute à Poe qui fut un précurseur pour une multitude d’auteurs, notamment Conan Doyle, Verne, Stevenson…

Le style d’écriture m’a semblé inégal, sans doute dû au fait que les nouvelles furent mises en recueil sans suivre l’ordre de publication original et j’ai dû m’accrocher aux bras du fauteuil pour ne pas sauter des pages.

Mais je suis faible et j’ai donc lâché les accoudoirs pour zapper des paragraphes entiers de blabla insipides qui me semblaient sans intérêt pour mon cerveau.

Là, on peut dire que j’aurais été une bonne cliente pour une boisson gazeuse car durant ma lecture, j’ai offert du temps libre à mon cerveau et à mon esprit, puisque tous les deux s’étaient déconnectés depuis longtemps.

— Allô ? Allô ? Y’a personne au bout du fil ? McFly ??

En plus, même si Dupin fut un précurseur de Holmes, je ne l’ai jamais vraiment apprécié, n’ayant jamais accroché à ce détective, sans compter que le fait de n’utiliser que la première lettre pour nommer les gens m’indispose grandement.

J’espérais des frissons, je désirais du fantastique, du mystère, des émotions, de la passion et résultat des courses, je pourrai aller demander le remboursement car je ne suis pas satisfaite !

Pas grave, je l’ai lu pour faire plaisir à ma binômette, on a fait notre LC de Halloween, mais l’année prochaine, faudra trouver un livre qui nous foute vraiment la trouille, ou du moins, des sueurs froides ou son quota de mystères mystérieusement mystérieux !

Qui sait, peut-être que le recueil suivant « Nouvelles histoires extraordinaires » sera plus emballant… Je ne désespère pas et je compte réessayer Poe avec un autre roman.

Si quelqu’un a des propositions décentes à me faire…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018) et  le challenge US (2017-2018) chez Noctembule.

Au Bois Dormant, Christine Féret-Fleury.

Couverture Au bois dormant

Pourquoi je l’ai choisi:

J’ai décidé de commencer l’année avec un livre qui me faisait envie depuis longtemps…La couverture est superbe, et un conte revisité en thriller, il n’en fallait pas plus pour me tenter….

Synopsis:

On l’appelle le Rouet. En référence au « rouet » sur la pointe duquel la Belle au Bois Dormant se pique le doigt dans le conte de Perrault. Car le Rouet est un tueur en série, un criminel qui traque ses victimes dès leur naissance, promettant à leurs parents qu’il leur dérobera la vie le jour de leur seizième anniversaire.

Ariane aura seize ans dans quelques mois. Elle décide de s’enfuir plutôt que d’attendre cette mort annoncée. En chemin, elle rencontre Lara, une jeune fille qui lui ressemble comme une sœur. Mais un terrible accident emporte Lara. Elle aurait eu ses seize ans quelques jours plus tard. Dans la précipitation des événements, on confond Ariane et Lara. Et si changer d’identité était la solution pour échapper au tueur ? Ariane décide de se faire passer pour la défunte et continue sa fuite. Mais le tueur est bien plus proche qu’elle ne le croit…

Ce que j’ai ressenti:…Un compte à rebours sanglant…

Demande-toi ce que tu as envie d’être.

Je suis fan de contes et complètement fana des thrillers….Donc un conte revisité en thriller, évidemment que ça m’interpelle!!!!!Il me faisait terriblement envie parce que je trouvais original d’avoir personnifié le rouet de la Belle au Bois Dormant, et d’en faire un tueur en série…Non franchement, je ne pouvais pas décemment passé à côté de ce livre!!!!

Ce fut une lecture rapide et très agréable. Un bon petit Jeunesse qui se lit presque tout seul , une petite friandise toute mielleuse pour commencer cette nouvelle année…L’auteure prend quelques libertés pour réinventer la Douce Endormie, et un assassin impalpable pour donner aux adolescents, leur premier frisson. Il y a quelques jolies mises en scènes et une certaine ambiance, qui rend cette lecture plaisante, et il reste toujours le petit suspense qui tient toutes ses promesses jusqu’aux toutes dernières pages….

Je pense que l’ensemble est plutôt pas mal, mais ça ne sera pas le livre qui me laissera un souvenir impérissable, dans la mesure, ou bien j’admire, l’idée de départ de l’auteure, j’aurai aimé qu’il colle un peu plus au conte dans ses représentations , qu’il est une touche un peu plus fantastique, et que le flic soit plus crédible…Certes, on s’attendait à quelques « douceurs » étant donné la tranche d’âge, mais il me semble que cet adulte manque trop de charisme et qu’il y ait aussi quelques éléments un peu trop faciles dans l’intrigue pour l’amatrice thriller que je suis…

Si la colère avait un goût, la médiocrité avait une odeur. L’absence d’espoir, aussi. Reconnaissable entre toutes. Lourde. Poisseuse. Un jour, elle vous enveloppait et ne vous lâchait plus. Et tout était fini. Cette saleté sortait de chaque pore de votre peau, imprégnait vos vêtements, vous marquait à jamais.

Ce ne sont que des bémols, car comme je vous le disais c’est une réinterprétation et en même temps, une histoire originale, mais pour le public visé, je pense qu’ils découvriront une jeune fille qui ne se laisse pas envahir par la peur, affronte son destin et essaye de passer à l’âge adulte avec la bonne attitude: en somme un joli modèle… Un livre à confier aux jeunes qui veulent se faire un peu peur, tout en gardant un pied dans l’enfance…Le livre-départ, sans doute du « virus » de la lecture policière….

C’est un cadeau que je me suis fait à moi même. J’ai décidé de ne plus attendre ceux des autres. Désormais, je vais prendre soin de moi. Je vais m’offrir tout ce que je désire.

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 7/10

Alice et les orties, Julie Bonnie.

Couverture Alice et les orties

Pourquoi je l’ai choisi:

J’adore Julie Bonnie (depuis son tout premier roman), et aujourd’hui elle me le rend bien, puisque c’est avec une totale surprise que j’ai reçu son dernier livre en avant première! Je ne vous dis pas comme j’étais émue! Merci infiniment donc à elle, ainsi qu’aux Editions Grasset de leur confiance pour mettre ce petit livre en avant sur mon blog!

Synopsis:

Alice est envahie par son histoire, une sale histoire dont elle voudrait tant se débarrasser. Parce que le silence tue, que la honte étouffe, Alice se met en quête des mots pour écrire son récit, puis le brûler, l’évincer une fois pour toutes de sa vie. Comment trouver les mots qui racontent l’indicible ? Sur le chemin d’Alice, on croise des monstres, des morts, des personnages loufoques. Tous vont l’aider à comprendre enfin ce qui lui est arrivé. Pour raconter l’indicible, un conte poétique, magique et tendre.

Les personnages:

Alice nous émeut par sa blessure sur laquelle elle n’arrive pas à mettre les mots pendant plus de trente ans. Elle reste étonnamment pudique, nous délivre son message à force de métaphores: Poétique…

Tallulah, j’ai aimé sa façon de voir la vie, de lui faire un pied de nez comme cela, d’être irrévérencieuse.

J’ai eu un petit coup de coeur pour Achille! Je l’ai adoré dans sa défense des jolis mots, dans son apparence étonnante, dans son soutien à Alice…

Ce que j’ai ressenti:…Une douce lecture urticante…

« L’histoire était-elle un virus? S’est-elle, avec le temps, adaptée à mon organisme, à ms cellules est-elle incrustée dans tout ce que je suis maintenant? »

Encore une fois, cette auteure m’a emportée dans sa sensibilité, dans ses écrits gracieux. En se frottant au conte, elle nous transmet le gratouillement d’une histoire qui dérange. Sous l’apparence d’un méli mélo , elle fait apparaître des êtres étranges, des rencontres loufoques tout comme une certaine autre Alice…

J’ai été touchée de son intention de se faire imaginative pour parler d’un sujet difficile, de faire de la création pour dénoncer cet acte immonde , de donner de la force aux victimes pour faire exploser cet empoisonnement. J’ai trouvé que les illustrations simples et aérienne de Robin Feix ajoute plus de poids à leurs démarches de libération…

« J’ai parfois été cruelle. Pour rendre. Mais on ne se débarrasse pas des blessures en blessant. »

Nous sommes juste heureux de n’avoir pas vu cette histoire partir en fumée, car même si le sujet est brûlant, la douceur que Julie Bonnie dans ses pages, en fait un agréable voyage…

 

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 8/10

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La véritable Histoire des contes de fées: ce que Walt ne nous a jamais dit, Julie Grede.

Couverture La véritable histoire des contes de fées : Ce que Walt ne nous a jamais dit

Pourquoi je l’ai choisi:

Je suis fan des contes et de Walt Disney…Quand j’ai vu cette couverture, j’ai de suite été attirée…

Synopsis:

Et si Walt (de là-haut) avait décidé de passer en revue ses longs métrages inspirés de contes et de les comparer aux œuvres originales…
Serait-il obligé de conclure que les contes cruels écrits à l’origine pour préparer les enfants à un monde difficile sont devenus, sous son regard, des contes de fées pour endormir nos enfants ?
Dans les « vrais contes », ceux dont s’inspirent régulièrement Walt et ses successeurs, les happy ends ne sont pas du tout légion. Les morales sont sans concession, cruelles.
Saviez-vous que…
– Chez Andersen, la petite sirène n’épouse pas le prince Éric ? Délaissée, elle devient écume plutôt que de sacrifier celui qu’elle aime.
– La Blanche-Neige du conte n’a que 7 ans et que si sa belle-mère désire ses poumons, et non son coeur, c’est pour s’en goinfrer ?
– La Belle au Bois dormant n’est pas embrassée, mais violée par son prince dans son sommeil ? De cette « union » naîtront des jumeaux… que sa belle-mère cannibale tentera de dévorer.
– Les belles-soeurs de Cendrillon n’hésitent pas à se mutiler les pieds à l’aide d’un couteau de boucher afin de les faire entrer dans la pantoufle de vair ?
– Pinocchio est loin d’être un gentil petit garçon ? Il laisse Gepetto se faire emprisonner pour maltraitance et écrabouille Jiminy Cricket à l’aide d’un maillet…
Et non, désolé, ils ne vécurent pas heureux jusqu’à la fin des temps !

Ce que j’ai ressenti:

Ce livre c’est un OVNI, entre un documentaire, pas tout à fait une fiction. Un petit plaisir pour tout passionné!

J’ai apprécié la manière fraîche, impertinente et très documentée de l’auteure de mettre en scène les contes de fées! Walt est un génie, qui a su inspirer des milliers de personnes. Ici, Julie Grêde lui rend hommage, et nous offre un petit récapitulatif de son œuvre à travers le temps, et quel bonheur, de découvrir un peu plus sur ses intentions, ses projets et les répercussions de ses dessins animés qui font maintenant partie de notre patrimoine culturel. Ce qu’il y a de super, c’est que bien que fan de Disney, et ayant lu aussi les œuvres originales dont il tire  son inspiration, j’en ai encore appris un peu plus sur cet homme que j’admire, ainsi que sur la cruauté de certains de ces écrits classés « Jeunesse »… Donc chapeau bas et pari réussi pour cette jeune auteure qui a fait un sacré travail de recherche!

En créant une salle d’auditoire, nous allons croiser diverses personnalités et plusieurs caractères qui se répondent, je vous en laisse découvrir qui ils sont, mais j’ai adoré les voir tous là, ressuscités le temps d’un livre, pour notre plus grand plaisir!

Julie Grêde vit avec son temps et nous fait un tour d’horizon très contemporain des contes et leurs influences. Elle allie le « rétro » aux dernières sorties sulfureuses des « Il était une fois »…Et oui, Walt inspire la jeune génération, et elle nous fait aussi de très jolis clins d’œil aux dernières sorties culturelles entre livres et séries. Réjouissant et instructif, ce petit livre est un condensé d’informations pour qui voudraient en apprendre plus sur ce phénomène Once Apon A Time…

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 8/10

 

Remerciements:

Je tiens à remercier les éditions Jourdan pour l’envoi de ce livre! Merci de leur confiance, ce fut une lecture divertissante et très intéressante!

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Éditions Jourdan

 

La nuit appartient au tigre, Michel Honaker

Couverture La nuit appartient au tigre

Pourquoi je l’ai choisi:

Je pense que c’est cette couverture au départ qui a attiré mon œil, mais en voyant la quatrième de couverture, je n’avais qu’une hâte, ouvrir ses pages…

Synopsis:

Ancien des forces spéciales, Derek Ardo cherche à fuir son lourd passé. Reconverti dans l’humanitaire, il est engagé par une fondation pour prendre la tête d’une médiathèque dans un quartier neuf d’Aramsha, en Inde. Hormis Aparajita, une petite fille au caractère bien trempé, et Trishna, une jeune femme bannie par sa famille pour avoir fui un mariage forcé, les visiteurs sont rares, et sa vie s’annoncerait des plus tranquilles s’il n’y avait la présence d’un tigre mangeur d’hommes, dont les victimes se multiplient. Un climat de méfiance et de peur s’installe en ville, et Derek engage alors une guerre personnelle contre le fauve.

Ce que j’ai ressenti:…Un voyage enchanteur…pour rugir de plaisir…

Dépaysement:

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  • Partons en Inde…Apprenons à dessiner des kolam , manger du poulet épicé, rencontrer une civilisation différente…Je suis toujours partante pour voir d’autres Horizons, d’autres Ailleurs, mais celui ci de voyage, m’a enivrée!

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« Le monde appartient aux Hommes, mais la nuit appartient au Tigre. »

  • Rencontrons un être fascinant: le Tigre. Presque une Divinité, un Danger latent, une Peur ancestrale. Laissons le prendre son territoire, nous fasciner, nous effrayer. La nuit lui appartient, et vous découvrirez à quel point, si vous ouvrez ce roman enchanteur. Il impose un respect, ce Tigre, une ambiance électrisante. Connaître ses pensées, c’est se confronter aux nôtres…

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« Vous êtes ainsi, Hommes, fascinés par ce qui est médiocre et futile. »

C’est presque un conte. Et les contes ont toujours sur moi, cet effet fascinant. C’est presque un roman d’aventures. Et quel plaisir de parcourir d’autres Terres. Je me suis délectée de chaque mot. J’ai adoré où l’auteur nous emmène, ce qu’il nous apprend sur l’Inde, sa fascination pour la Nature. Il donne une voix puissante, une magie imprégnante à son texte, un œil avisé sur les travers de l’Homme. J’aime beaucoup cette forme de texte merveilleux, qui cache souvent une réalité pas tout à fait reluisante, les messages forts qui passe derrière le folklore, les leçons qu’on en tire une fois la dernière page tournée…En fait, il est difficilement à mettre dans une case avec une étiquette: il est juste envoûtant.

Plus que tout, j’ai adoré la fin, qui nous pousse inexorablement à relire une fois encore, ce roman fascinant!

Je le mets en coup de cœur forcement, car tout un tas d’émotions diverses m’a traversée durant cette lecture: de la peur avec l’ombre du Tigre, de la peine pour la condition des femmes indiennes, de l’émerveillement pour cette jungle luxuriante, de la joie pour ce projet de mettre à disposition la Lecture dans ce coin reculé, de l’enthousiasme de suivre un auteur talentueux…

« Tout le problème est là, de la difficulté d’entraîner les enfants vers le savoir et non vers la servitude. »

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 10/10

 

Le guide des fées: Regard sur la femme, Audrey Cansot/Virginie Barsagol

Couverture Le guide des fées : Regards sur la femme

 

Pourquoi je l’ai choisi:

Sans ce challenge que j’organise, le Challenge Printemps Elfique 2016, je pense que je serai passée à côté de ce livre. Et ça aurait été un grand dommage…La Magie fait bien les choses, et je remercie chaleureusement Charlotte Volper  des éditions ActuSf de sa confiance et pour l’envoi de ce livre! Ce fut une lecture très intéressante!

Synopsis:

Le Guide des fées est un parcours dans le temps à la rencontre des fées, des plus célèbres aux plus inattendues. Attraper les fées là où elles se cachent, des territoires littéraires aux oeuvres cinématographiques en passant par la BD et la peinture, autant de champs que les reines du merveilleux ont investis au fil des siècles. La lecture du guide est aussi un voyage qui tente de révéler la profusion des regards portés sur la figure féérique, ainsi que son évolution, riche et complexe au fil des époques traversées.

Ce que j’ai ressenti:…Une étonnante découverte!

Avant tout, j’ai appris des choses! C’est vraiment cool de voir « autrement » l’influence des contes, et ce personnage si mystérieux de la fée…C’est un guide qui sous forme de fiches nous renvoie à des œuvres qui ont mis en lumière, la fée, mais aussi, tous les fantasmes qu’elle peut engendrer. De la créature vénérée au monstre craint, elle passe par toutes les formes au fil des siècles, mais reste bel et bien une figure importante du tremplin vers l’imaginaire. De l’antiquité à nos jours, ce petit voyage en féerie vous donnera quelques nouvelles pistes de lectures, et quelques belles informations sur les manières d’approcher la fée…

Ce que j’ai vraiment apprécié, c’est cette étude des plus grandes références littéraires, les multiples exemples vers lesquels les auteures nous renvoient. On sent un vrai travail de recherche dans ce Guide des fées, et en même temps, on n’est pas enseveli sous les tonnes d’informations ennuyeuses, ça reste clair et précis, agréable à lire, et très intéressant à découvrir. Les fées ont changé de formes, de situations, de piédestal, de conditions, de lieux de vie… Elles ont influencées, elles ont été élevées, elles ont été rabaissées, dénigrées, mais quoi qu’ils en soient, elles ont été là depuis des millénaires dans l’Art et la Culture, pour notre plus grand plaisir. Ce petit guide nous apprend que derrière ce personnage féminin et tout l’univers qui le compose, se cache une envie de bouleverser la condition des femmes, la société, les mœurs…

« Les fées prennent plaisir à désordonner le cosmos. »

En bref, j’ai beaucoup apprécié cette lecture! Je l’ai trouvé très intéressante, et elle donne envie d’approfondir ce sujet…

Petite note: Si jamais, cette lecture vous tente, sachez qu’elle en promo numérique grâce à l’opération des Indés de l’Imaginaire du 6 Juin au 4 Juillet 2016 à 1.99 euros! Ca fait toujours plaisir de se faire plaisir à petit prix!!!!;)

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 8/10

 

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En Féérie, il brille quelques poussières…

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