Le gang des rêves, Luca Di Fulvio.

Couverture Le gang des rêves

Pourquoi je l’ai choisi:

Sitôt fini Les enfants de Venise et après ce gigantesque coup de cœur, je n’ai pas pu résister à l’envie de découvrir son précédent roman. Ma tendre moitié a couru en librairie le jour même, car il a bien senti, qu’avec cet auteur là, il y avait eu une vraie révélation…

Synopsis:

New York! En ces tumultueuses années 1920, pour des milliers d’Européens, la ville est synonyme de « rêve américain ». C’est le cas pour Cetta Luminita une italienne qui, du haut de son jeune âge, compte bien se tailler une place au soleil avec Christmas, son fils. Dans une cité en plein essor où la radio débute à peine et le cinéma se met à parler, Christmas grandit entre gangs adverses, violence et pauvreté, avec ses rêves et sa gouaille comme planche de salut. L’espoir d’une nouvelle existence s’esquisse lorsqu’il rencontre la belle et riche Ruth. Et si, à ses cotés Christmas trouvait la liberté, et dans ses bras, l’amour?

Ce que j’ai ressenti:…Adoption d’un Gang et Déferlement d’émotions…

« Et les gens croient à mes histoires parce qu’ils aiment rêver. »

Diamond Dogs, c’est un gang, c’est un rêve…Que la lumière soit faite sur cette belle lecture, car elle mérite toute votre attention: Bonsoir New-York! Petit diamant brut de littérature, Luca Di Fulvio m’a encore conquise par son audace et sa passion! Laissez vous guider par cette belle voix qui vous susurre de rejoindre le Gang, elle ne veut que votre bien, et pourtant, il se chuchote aussi que cette voix, c’est le porte parole de l’obscurité, des rues mal famées, des jeunes gens non fréquentables…Mais Christmas compte bien jouer avec son destin, comme avec sa pièce d’un demi-dollar, et déjouer les pronostics malheureux qui menace cette jeune génération de l’immigration ! Un cheval fou et indomptable qui va faire des ravages sur les bords de Manhattan, mais qui insufflera aussi, sa force de persuasion…

New-York, et cette belle idée du « rêve américain », terre d’exil et de tous les possibles, terre d’accueil et tremplin dynamique vers l’artistique…New-York, comme scène de théâtre qui s’ouvre entre ombres et lumières, où la poussière côtoie les paillettes, où les gangsters effleurent l’amour…Enthousiasme-toi pour le théâtre, danse avec Fred Astaire, encanaille-toi dans les bas-fonds de la ville, vibre pour le cinéma parlant, écoute la radio clandestine: Ressens le New-York des années 1920, Luca Di Fulvio te livre une fresque tumultueuse faite de rage et d’envie! Tant de vies fracassées sur le seuil de la violence, et pourtant, toujours ce regard tourné vers le dépassement de soi, toujours à chercher à vaincre l’intolérance, toujours à croire en un matin lumineux…Les pieds dans la misère, mais le bras tendu vers la lune…

Rien n’est une évidence dans ces pages, ni la trame, ni les destins. 900 pages de tourments, d’amitié, d’élans et de violence qui se fracturent sur un début de siècle en pleine expansion…Rêves et Réalités s’affrontent dans les regards noirs, Libertés et Désespoirs s’arrachent à coup d’affrontements musclés, Différences et Espoirs se lient dans les cœurs sombres…L’amour, n’aura jamais été plus belle conquête, l’espoir, plus intense ligne de conduite…

Cette lecture est un condensé d’émotions fortes, contradictoires, surprenantes, vibrantes, mielleuses, violentes…Luca Di Fulvio t’arrache ton cœur vierge, le roule dans la poussière de l’asphalte, et quand il a fini de jouer avec, par tant de sentiments forts , il te le rend un brin cabossé, mais rougeoyant de passion, et toi, pauvre lecteur, tu le regardes les yeux béats d’admiration et tu es juste ravi d’avoir ressenti, l’irrésistible plaisir du feu de la vie!

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

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Les enfants de Venise, Luca Di Fulvio

Couverture Les enfants de Venise

Pourquoi je l’ai choisi:

J’avais enfin hâte de me faire mon avis sur cet auteur qui a bouleversé tant de cœurs…Hâte d’embarquer vers Venise en ce début d’été, pour mieux voyager dans le temps et les émotions….

Synopsis:

« Quand Mercurio s’était jeté dans le canal, Giuditta avait eu la tentation de le retenir. Ou de s’y jeter avec lui. Elle ne voulait pas renoncer à la sensation de sa main dans la sienne. Elle ne voulait pas renoncer à lui. Déjà, les nuits précédentes, dans le chariot, elle avait senti une forte attraction pour les yeux de cet étrange garçon. Qui était-il ? Il n’était pas prêtre, il le lui avait avoué. Quels mots avait-il dits en sautant du bateau ? Elle se souvenait à peine. Sa tête se faisait légère. “Je te retrouverai”, voilà ce qu’il avait dit. »

Ce que j’ai ressenti: ♫Je te promets une histoire différente des autres, J’ai tant besoin d’y croire encore…♫

« Il n’y a pas de rêves trop grands… »

Drôle d’impression que de vouloir toujours rester dans un livre, avoir envie de le terminer et en même temps ne jamais vouloir qu’il se finisse…J’aurai voulu rester à voguer indéfiniment à Venise, ramasser mon cœur en miettes que j’ai dû sans doute perdre sur un pavé, prendre la main d’un enfant des rues et lui offrir la douceur d’un regard…Peut-être oserais-je même vous chuchoter que ce livre est un chef d’œuvre, qu’il m’a tellement émue que je peux affirmer que c’est un de mes plus grands coups de cœurs littéraires, que la plume de cet auteur est si emplie de passion, que j’ai cru défaillir lors de ce moment de lecture, mourir un peu plus pour mieux revivre l’instant d’après, et qu’en plus, elle monte en crescendo…Toute l’Italie est là: vivante, vibrante…

« La vie est simple. Quand elle devient compliquée, ça veut dire qu’on se trompe quelque part. Ne l’oublie jamais. Si la vie devient compliquée, c’est parce que c’est nous qui la compliquons. Le bonheur et la souffrance, le désespoir et l’amour sont simples. Il n’y a rien de difficile. »

Il a ce goût du premier amour, celui de deux adolescents qui passent de l’enfance à l’âge adulte, et qui aime démesurément, presque avec cet élan si intense qu’il en devient dangereux, mais aussi qui va au delà de toute forme d’obstacle, qui combat dans un battement palpitant commun…L’amour tragique ou la tragédie de l’amour, en fait, peu importe c’est ce qui soulève les cœurs…En voici deux, de cœurs purs, qui d’un regard ouvre l’infiniment beau, l’infiniment romantique et qui même, cent fois contrarié se retrouvent toujours…Il y a comme une urgence à s’aimer ainsi, comme si cette intensité qui les submerge pouvait aussi bouleverser les mentalités…

« L’amour nourrit et engraisse. La haine consume et creuse. L’amour enrichit, la haine soustrait. »

Les enfants de Venise, et particulièrement ce quatuor de personnages apporte un souffle de candeur et de vie, pour mieux apprivoiser cette lumière d’innocence au milieu de cette misère écrasante. Mercurio est un magnifique personnage, ce petit arnaqueur vous volera aussi votre cœur, tant son intention de grandeur, est sincère. Il trompe avec panache, il se trompe avec naïveté , mais il a toujours cette flamme d’honneur qui l’anime envers et contre tout, et curieusement, il contamine dans le Bien, son entourage…Cette petite graine, est sûrement né, dans la boue fangeuse, mais il fleurit dans notre esprit, comme un petit trésor d’idéalisme…Avec ses quatre orphelins, on explore toutes les couches sociales de cette ville en expansion, et avec leur regard neuf, les failles sont encore plus perceptibles, plus malignes encore, peut être plus féroces pour notre esprit…Toute cette violence, cet éclat de chaos, cette misère, leur destin et les chemins qu’ils empruntent n’en sont que plus passionnant à suivre…

« Devenir riche, ça ne veut rien dire. Tu dois vouloir quelque chose qui nourrit le cœur. Ou tu mourras à l’intérieur. »

Luca Di Fulvio a su insuffler la passion dans cette Histoire, nous faire revivre avec émotion le Venise du XVIeme siècle, avec tout le cadre politique, religieux et social. Antisémitisme, jeux de pouvoirs, corruption, inégalités et injustices sont le quotidien de cette Italie en proie au fanatisme, et cette faille entre l’Etat et l’Eglise voit ses pires détracteurs…Arpenter ses pages, c’est revivre le poids de l’Inquisition, se confronter à la pauvreté, respirer de cette misère infâme et porter un regard sans doute plus profond dans ces eaux salies par le sang de l’intolérance. Autant vous le dire de suite avant que vous ouvriez ces pages: une lecture qui ne laisse pas indemne, tellement belle qu’elle vous renversera, tellement intense que vous voguerez au souffle de la Liberté…

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les éditions Slatkine et Compagnie pour l’envoi de ce livre! J’ai rarement lu, livre plus beau que celui ci! Merci de votre confiance, ce fut une révélation cet auteur…

Morwenna, Jo Walton. (LC avec Cannibal Lecteur).

Couverture Morwenna

Pourquoi je l’ai choisi:

Il me fallait un peu honorer mon petit Challenge Printemps Elfique, et il m’aura aussi fallu entraîner ma binomette avec moi, sous peine *de ne plus jamais lui parler*, pour lire ensemble ce livre que l’on décrit comme une merveille avec plein de fées dans ses pages….Mission réussie et timing parfait avant la clôture, nous finissons donc en beauté ce trimestre féerique!

Synopsis:

Morwenna Phelps, qui préfère qu’on l’appelle Mori, est placée par son père dans l’école privée d’Arlinghust, où elle se remet du terrible accident qui l’a laissée handicapée et l’a privé à jamais de sa sœur jumelle, Morganna. Loin de son pays de Galles natal, Mori pourrait dépérir, mais elle découvre le pouvoir des livres, notamment des livres de science-fiction. Samuel Delany, Roger Zelazny, James Tiptree Jr, Ursula K. Le Guin et Robert Silverberg peuplent ses journées, la passionnent. Alors qu’elle commence à reprendre du poil de la bête, elle reçoit une lettre de sa folle de mère : une photo sur laquelle Morganna est visible et sa silhouette à elle brûlée. Que peut faire une adolescente de seize ans quand son pire ennemi, potentiellement mortel, est sa mère ? Elle peut chercher dans les livres le courage de se battre.

Ce que j’ai ressenti:…Une envolée toute en pages et en ailes féériques…

« Qui pourrait vouloir d’un monde de marionnettes? »

Je me suis sentie très proche de ce personnage, dans sa manière de s’abandonner totalement dans ses lectures, en cette période critique de l’adolescence…J’ai trouvé que l’auteure arrivait à nous faire ressentir cette langueur qui empoisonne le quotidien de cette jeune fille, à subir la lenteur des jours sans enthousiasme, à ressentir le poids écrasant de cet enfermement dans ce pensionnat. Et finalement, sa liberté se trouve dans les livres, dans ce genre si particulier qu’est la Science-Fiction, qui lui ouvre les portes vers un imaginaire débordant…

« Ce qui m’a toujours plu dans la science-fiction, c’est qu’elle vous fait réfléchir et regarder les choses sous des angles auxquels vous n’auriez jamais penser. »

C’est très beau cette manière d’aimer autant la littérature, d’aller explorer d’autres univers, d’apprécier autant  le poids des mots, de rendre hommage aux plus grandes œuvres écrites…Chaque piste de lecture est à noter soigneusement et je serai bien partante pour m’en faire quelques unes, notamment Le Seigneur des Anneaux, puisque cette jeune fille le connait par cœur! Morwenna adore lire, et ça fait plaisir à voir! On se sent un peu complice de ses envolées, intéressée par toute cette ronde d’auteurs qu’elle nomme comme les plus passionnants, et j’aurai bien aimé participer à ce Karass/Club de Lecture entièrement animé au nom de la SF…

« J’avais des livres, de nouveaux livres, et je peux tout supporter tant que j’en ai. « 

Les fées que l’on découvre au sein de ses pages m’ont vraiment charmée. Dans cette façon d’être tangible sans l’être tout à fait, d’être imparfaites mais empreintes de merveilleux , d’illuminer le quotidien sans être lumineuses, d’avoir du pouvoir magique mais dépendante du monde humain…J’ai beaucoup aimé l’idée de l’auteure de faire un parallèle entre fées et fantômes, de ce besoin de se raccrocher au fantastique pour appréhender la douleur, de créer une sorte d’échappatoire féerique qui soulage de la souffrance du monde réel…

« Quoi qu’il en soit , si la plupart des gens ne voient pas les fées parce qu’ils n’y croient pas, les voir n’est pas une mauvaise chose. Certains des plus beaux êtres que j’ai jamais vus sont des fées. »

« Si vous aimez suffisamment les livres, les livres vous aimeront en retour. »

Dans ce journal intime, l’héroïne se dévoile, grandit, mûrit, guérit ses plus grandes blessures, affronte son passé bancal, mais garde farouchement son âme d’enfant, un pont indestructible vers l’imaginaire…Cette jeune adulte en devenir, nous offre ses plus intimes cheminements ainsi que de jolies réflexions, pour un moment de lecture tout en charme et en féerie.

… Dum spiro spero – « Tant que je respire, j’espère » …

Ma note Plaisir de Lecture  8/10

 

Couverture Morwenna Editions Denoël (Lunes d'encre) 2014Titre : Morwenna

Auteur : Jo Walton
Édition : Denoël (10/04/2014) – Folio SF (2 mai 2016)

Résumé :
Morwenna Phelps, qui préfère qu’on l’appelle Mori, est placée par son père dans l’école privée d’Arlinghurst, où elle se remet du terrible accident qui l’a laissée handicapée et l’a privée à jamais de sa sœur jumelle, Morganna.

Là, Mori pourrait dépérir, mais elle découvre le pouvoir des livres de science-fiction. Delany, Zelazny, Le Guin et Silverberg peuplent ses journées, la passionnent.

Un jour, elle reçoit par la poste une photo qui la bouleverse, où sa silhouette a été brûlée.

Que peut faire une adolescente de seize ans quand son pire ennemi, potentiellement mortel, est une sorcière, sa propre mère qui plus est ? Elle peut chercher dans les livres le courage de combattre.

Critique de Cannibal Lecteur :
Morwenna n’est pas ce que l’on peut appeler un page-turner que l’on ne peut reposer tant qu’on ne l’a pas terminé.

Ce n’est pas non plus un roman où l’on dévore 200 pages d »un coup, mais plus un roman où l’on picore des pages, se laissant même aller à en lire un autre livre durant sa lecture.

Non pas qu’il n’est pas intéressant ou que l’on s’ennuie durant sa lecture, non, que du contraire, on le lit avec plaisir.

Malgré le fait que l’intrigue soit inexistante et qu’il ne se passe pas grand-chose… hormis quelques rencontres avec des fées.

Ben malgré ça, j’ai passé un bon moment de lecture, pas impérissable, mais agréable.

Gardez à l’esprit que c’est un roman dont il faut prendre le temps de s’imprégner des personnages, des atmosphères, des légendes, des non-dits, des secrets de famille et surtout, ne vous attendez pas à avoir des retournements de situations ou des événements de folie.

Nous sommes en train de lire le journal intime de Morwenna, jeune fille de 15 ans qui a un lien privilégié avec les fées, qui les voit, leur parle. Une jeune fille renfermée depuis le décès de sa jumelle, une jeune fille qui a bien du mal à s’intégrer dans sa nouvelle école.

Morwenna adore la lecture, et plus particulièrement la SF. C’est une véritable serial-lectrice, une cannibale lectrice, car elle en lit plus que moi…

L’auteure, en faisant de son personnage principal une férue de littérature SF, a sans doute eu peur qu’on ne la prenne pas au sérieux, et de ce fait, elle nous balance des tonnes de références littéraires, par l’entremise de Morwenna qui nous donnera tous les titres de ses lectures.

Ça ne m’a pas trop dérangée durant ma lecture, mais je suis d’accord avec ma collègue Babeliotte (Boudicca) qui trouve que citer toutes les lectures de Morwenna, c’est exagéré.

Ça va, on a tout de suite compris que l’auteure connaissait son sujet, contrairement à d’autres qui font de leur héroïne des étudiantes en littératures et qui sont en fait des quiches (et pas des fatales).

Le personnage de Morwenna est complexe, difficile à cerner, au départ, et je pensais même que ses références à la magie et aux fées n’étaient que des élucubrations de son esprit pour justifier le comportement des adultes envers elle.

C’est un personnage touchant, comme bon nombre de personnes qui gravitent autour d’elle. Des portraits tout en finesse, réalistes, réussis.

Les choses que j’ai le plus apprécié, ce sont ses réflexions sur la lecture, sur les livres, sur sa compréhension du monde et des gens.

Elle est très mature pour une jeune fille de 15 ans et, tout comme moi, elle ne se trouve pas dans le groupe des filles populaires à l’école, passe plus de temps à lire qu’à avoir des contacts sociaux avec les autres étudiantes… qui, disons-le de suite, sont des pétasses crétines débiles. Ça valait pour les filles de ma classe aussi !

Anybref, ce n’est pas un roman que l’on dévore en bouffant les pages, il ne se passe rien de révolutionnant, ça se lit avec plaisir, mais je pense que d’ici quelques temps, il ne me restera pas grand-chose comme souvenirs marquants de cette lecture.

Pas de regrets de l’avoir lu, d’ailleurs, j’aurais pas osé ne pas le lire, ma binômette de lecture étant très persuasive pour me proposer de switcher la LC prévue en juin avec celle-ci qui comptera pour son challenge elfique.

Et vous le savez bien, j’ai peur !!! PTDR (mille pardons, ma Stelphique, ce fut un plaisir de faire ce switch, mais pas sûr qu’on va faire remonter le bazar chez Lord Arsenik ! – Je parle bien entendu de faire remonter ce livre dans sa PAL).

Le Mois Anglais (Juin 2017 – Saison 6) chez Lou et Cryssilda et le Challenge Printemps Elfique 2017 chez Stelphique.

La fille qui tomba sous Féérie et y mena les festoiements, Catherynne M.Valente.

 

Pourquoi je l’ai choisi:

Je vous l’avais dit, j’avais eu un énorme coup de cœur pour La fille qui navigua autour de Féérie dans un bateau construit de ses propres mains, et ce livre a reçu la très jolie récompense du Meilleur Roman Jeunesse Prix Imaginales 2016, donc j’étais ultra impatiente de repartir voir ce petit bout’chou dans ses belles aventures…

Synopsis:

Septembre rêve de repartir en Féérie. Car rien n’a changé depuis son retour : son père est toujours à la guerre en Europe, sa mère doit travailler de longues journées à l’usine.

Mais un jour, allongée dans un champ, une barque voguant sur les herbes la dépasse. Lancée à sa poursuite, elle trébuche et tombe… en Féérie, enfin. Très vite, elle découvre que bien des choses ont changé : la magie de Féérie-du-Dessus s’épuise alors que ses habitants perdent leurs ombres désireuses d’aller en Féérie-du-Dessous. Et ce monde a une nouvelle reine : Halloween qui n’est autre que l’ombre abandonnée de Septembre. Elle organise des Festoiements pour toutes les ombres enfin libérées de leur alter ego du Dessus.

Septembre retrouvera ses anciens amis, non seulement leurs ombres (c’est-à-dire eux sans être tout à fait eux). Elle s’en fera de nouveaux dans ce monde étrange : Aubergine, la Dodo Nocturne, la Vice-reine du Café, le prince endormi Myrrhe, … Septembre se sent responsable de la situation et ne veut pas que Féérie disparaisse, mais les ombres veulent rester libres et continuer à aller aux fêtes données par leur Reine…

Dans la lignée d’Alice au pays des Merveilles ou le pays d’Oz, cette série plaira aux jeunes et aux adultes. Septembre est une enfant intelligente et très logique avec pourtant une forme de naïveté que nous voudrions garder toute notre vie, dans un monde plus complexe qu’il n’y paraît où tout n’est pas que soleil et magie, que ombre et liberté.

Ce que j’ai ressenti:…FairyLand, second coup de cœur!

« Il était une fois une fille appelée Septembre qui gardait un secret. »

Encore, la formule magique qui fonctionne à merveille « Il était une fois… » et encore une fois, je suis conquise, et j’affirme encore haut et fort, mon coup de cœur pour ce livre, enfin pour cette saga, et il me tarde le prochain tome!!!

Ce second opus nous propose toujours plus de magie, plus de Féérie, et des rencontres décoiffantes….Je suis admirative du talent de cette auteure, elle est sensationnelle!!!!!Elle nous ouvre un monde peuplé d’êtres étranges, de folles aventures et de drôles de situations….Sa plume est enchanteresse: elle transforme le quotidien en Merveilleux, les objets en personnages Utiles, les sentiments en quête chevaleresque…. J’adore l’étendue de son imagination, la force de son écriture, la douceur de ses intentions envers cette petite fille et son drôle de prénom….Je suis fan!

« Les rêves gardent le cœur en vie, de même que les vieux soupers  ennuyeux gardent le corps en vie. »

Si Féérie-du-dessus, nous avait enchanté , Féérie-du-dessous n’a rien a lui envier!!!! Ce tome est certes plus sombre, plus loufoque, mais également beaucoup plus empreint de libertés…L’obscurité recèle de mille bonheurs qui ne tient qu’à nous de connaître, et Septembre se sent prête à affronter la pénombre et ses inquiétudes, pour renverser la tendance et l’étrange malheur de Féérie. On sent que notre petite héroïne a pris en assurance, et on entend bien ses petites colères, ses plus grands Désirs, et on voit son petit cœur grandir au fur et à mesure des pages tournées…C’est un personnage qu’on adore suivre car elle accomplit ce qui lui semble juste, et non pas une Destinée pré-établie, elle est si adorable dans ses doutes, ses faiblesses, ses questionnements, mais quand elle se révèle, elle est lumineuse! Même en Fée Noire, elle resplendit…

« Bien des lumières, douce enfant, naissent dans la pénombre. »

Je pense que mon passage préféré du livre est sans aucun doute la tirade que se livre le Duc du Thé et la Vice-Reine du Café. Elle est juste excellente et tout amateur de ses deux boissons sera ravi de voir défendre ses saveurs si particulières!!!

Je ne saurai que trop vous conseiller de vous lancer dans ce monde magique, où les fées, un Vouivre, une Dodo, une Robe, deux corbeaux, et toutes sortes de Régnants, sans oublier les ombres, mènent la danse et surtout un Festoiement frugal et lyrique réjouissant!!! Une pépite dans la littérature Jeunesse!

« Naturellement, une bibliothèque n’est jamais complète. C’est ça la beauté de la chose! Nous cherchons toujours un livre à ajouter à notre collection. »

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les éditions Balivernes pour l’envoi de ce livre! Merci de leur confiance, ce fut encore une lecture Coup de Cœur!

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Au Bois Dormant, Christine Féret-Fleury.

Couverture Au bois dormant

Pourquoi je l’ai choisi:

J’ai décidé de commencer l’année avec un livre qui me faisait envie depuis longtemps…La couverture est superbe, et un conte revisité en thriller, il n’en fallait pas plus pour me tenter….

Synopsis:

On l’appelle le Rouet. En référence au « rouet » sur la pointe duquel la Belle au Bois Dormant se pique le doigt dans le conte de Perrault. Car le Rouet est un tueur en série, un criminel qui traque ses victimes dès leur naissance, promettant à leurs parents qu’il leur dérobera la vie le jour de leur seizième anniversaire.

Ariane aura seize ans dans quelques mois. Elle décide de s’enfuir plutôt que d’attendre cette mort annoncée. En chemin, elle rencontre Lara, une jeune fille qui lui ressemble comme une sœur. Mais un terrible accident emporte Lara. Elle aurait eu ses seize ans quelques jours plus tard. Dans la précipitation des événements, on confond Ariane et Lara. Et si changer d’identité était la solution pour échapper au tueur ? Ariane décide de se faire passer pour la défunte et continue sa fuite. Mais le tueur est bien plus proche qu’elle ne le croit…

Ce que j’ai ressenti:…Un compte à rebours sanglant…

Demande-toi ce que tu as envie d’être.

Je suis fan de contes et complètement fana des thrillers….Donc un conte revisité en thriller, évidemment que ça m’interpelle!!!!!Il me faisait terriblement envie parce que je trouvais original d’avoir personnifié le rouet de la Belle au Bois Dormant, et d’en faire un tueur en série…Non franchement, je ne pouvais pas décemment passé à côté de ce livre!!!!

Ce fut une lecture rapide et très agréable. Un bon petit Jeunesse qui se lit presque tout seul , une petite friandise toute mielleuse pour commencer cette nouvelle année…L’auteure prend quelques libertés pour réinventer la Douce Endormie, et un assassin impalpable pour donner aux adolescents, leur premier frisson. Il y a quelques jolies mises en scènes et une certaine ambiance, qui rend cette lecture plaisante, et il reste toujours le petit suspense qui tient toutes ses promesses jusqu’aux toutes dernières pages….

Je pense que l’ensemble est plutôt pas mal, mais ça ne sera pas le livre qui me laissera un souvenir impérissable, dans la mesure, ou bien j’admire, l’idée de départ de l’auteure, j’aurai aimé qu’il colle un peu plus au conte dans ses représentations , qu’il est une touche un peu plus fantastique, et que le flic soit plus crédible…Certes, on s’attendait à quelques « douceurs » étant donné la tranche d’âge, mais il me semble que cet adulte manque trop de charisme et qu’il y ait aussi quelques éléments un peu trop faciles dans l’intrigue pour l’amatrice thriller que je suis…

Si la colère avait un goût, la médiocrité avait une odeur. L’absence d’espoir, aussi. Reconnaissable entre toutes. Lourde. Poisseuse. Un jour, elle vous enveloppait et ne vous lâchait plus. Et tout était fini. Cette saleté sortait de chaque pore de votre peau, imprégnait vos vêtements, vous marquait à jamais.

Ce ne sont que des bémols, car comme je vous le disais c’est une réinterprétation et en même temps, une histoire originale, mais pour le public visé, je pense qu’ils découvriront une jeune fille qui ne se laisse pas envahir par la peur, affronte son destin et essaye de passer à l’âge adulte avec la bonne attitude: en somme un joli modèle… Un livre à confier aux jeunes qui veulent se faire un peu peur, tout en gardant un pied dans l’enfance…Le livre-départ, sans doute du « virus » de la lecture policière….

C’est un cadeau que je me suis fait à moi même. J’ai décidé de ne plus attendre ceux des autres. Désormais, je vais prendre soin de moi. Je vais m’offrir tout ce que je désire.

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 7/10

Le fantôme qui écrivait des romans,Eric Sanvoisin.

Couverture Le fantôme qui écrivait des romans

Pourquoi je l’ai choisi:

Rien que le titre, j’étais fortement intriguée, et je souhaitais découvrir cet auteur, dont je vois passer quelque fois sur la blogosphère, ses romans Jeunesse.

Synopsis:

C’est l’histoire d’un auteur paranormal qui…

C’est aussi l’histoire d’une fille emprisonnée par elle-même dans son corps qui…

C’est enfin l’histoire du héros d’un livre étrange qui…

Antonin est un fantôme. Assassiné alors qu’il était adolescent, il hante la maison abandonnée par la secte de son père. Il parvient un jour à interagir avec un ordinateur. Touche de clavier après touche de clavier, il écrit un roman qu’il parviendra à faire éditer sous couvert de l’anonymat offert par internet. Très loin de là, en Nouvelle-Calédonie, Emilia, une jeune fille anorexique, tombe amoureuse de Leï, le personnage du roman d’Antonin. Elle parvient à contacter l’auteur par email et lui demande d’écrire la suite du livre qu’elle a tant aimé… En parallèle, le lecteur lit le roman d’Antonin et découvre l’histoire de Leï et de son chien qui lui raconte des histoires pour l’aider à vivre sa vie. Un récit à trois voix où le lecteur lit le roman d’Antonin en suivant son héros Lei qui doit se construire une nouvelle vie, l’existence d’Antonin lui-même qui par l’écriture et ses échanges avec Emilia, sa lectrice, trouvera le courage de dénoncer son meurtrier et bien sûr Emilia, cette jeune fille anorexique qui veut continuer d’exister en dépit de la maladie… Un récit à trois voix où la réalité rejoint la fiction ou l’inverse…

Ce que j’ai ressenti:…Un belle rencontre avec un auteur pas commun…

Quand on ne peut pas parler, écrire, c’est magique.

J’ai trouvé à ce roman Jeunesse, beaucoup de douceur et une écriture toute en poésie. Cette histoire réunit trois jeunes adolescents, avec leurs maux, qui se laisse porter par les mots…C’était un très joli ouroboros d’énergie, de partage, et d’échange autour du thème de la lecture. J’aime quand, l’histoire devient histoires et se prête à l’inattendu.

La lecture était sa meilleure amie. Sa seule amie.

On sent beaucoup de souffrance et de mal-être, dans chacun de ses personnages, et chacun arrive à nous toucher à sa manière dans leurs imperfections, leurs espoirs déçus, leurs attentes plombées. L’auteur en apportant cette touche de fantastique arrive à rendre plus agréable cette lecture, derrière des thèmes aussi fort que l’anorexie, le sacrifice, la folie…J’ai trouvé dans son écriture, énormément de sensibilité qui vient presque par magie, panser toutes les blessures de cet âge si difficile, où l’acception de Soi est tellement insurmontable, pour ses jeunes si fragiles psychologiquement…J’ai été touchée, parce qu’on sent que l’auteur fait attention à poser des mots délicats sur ses ravages qui peuvent toucher cette tranche d’âge, et en refermant ses pages, j’étais triste d’en quitter certains…

Il essaya de retenir la mort en saisissant un coin de sa robe de brume.

-Personne ne sait où commencent les pouvoirs de l’esprit et où ils s’arrêtent.

J’ai aimé partir vers la Nouvelle-Calédonie, pays qui me tente réellement de découvrir, et connaître un peu plus de leurs coutumes, leurs histoires, leurs cultures. Ce sont de petites touches qui jalonnent plaisamment le récit, et cette contrée me laisse toujours plus rêveuse et désireuse d’aller un jour, y balader mes ailes elfiques…La vie dans ces squats me parait presque idyllique…

On peut se passer de beaucoup de choses, sauf de chaleur humaine.

Vous l’aurez compris, ce Fantôme qui écrivait des romans, est un livre qui m’aura émue, et je suis ravie de pouvoir encore avoir de belles surprises en Jeunesse! Je le recommande chaudement!

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 9/10

 

Remerciements :

Je tiens à remercier  chaleureusement les Editions Balivernes pour l’envoi de ce livre! Ce fut une lecture émouvante!

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Illuminae, Dossier Alexander -01,Amie Kaufman/Jay Kristoff

Couverture Illuminae, tome 1 : Dossier Alexander

Pourquoi je l’ai choisi:

J’ai vu sur la toile que ce livre faisait fureur, sur Instagram multiple fois plébiscité, et cette couverture, elle attire forcement l’œil!!!

Synopsis:

Ce matin de 2575, lorsque Kady quitte Ezra, elle croit avoir vécu le pire moment de sa vie. L’après-midi, sa planète est attaquée par une entreprise interstellaire sans foi ni loi — BeiTech. Obligée de fuir, Kady embarque sur le vaisseau Hypatia, Ezra sur l’Alexander. Très vite, Kady soupçonne les autorités de leur cacher la vérité. Avec l’aide d’Ezra, elle pirate le réseau informatique de leur flotte, accédant ainsi à des données confidentielles qui mettent en cause leur propre état-major. Alors qu’ils sont toujours traqués par BeiTech, l’Intelligence Artificielle censée les protéger se met à agir d’une façon étrange…

Ce que j’ai ressenti: …Une SuperNova Littéraire!

En voilà, une lecture totalement inédite, diablement contemporaine, sulfureusement passionnante! On devient maître d’un dossier top secret, comme si nous étions agents fédéraux , nous lecteurs: on a, entre les mains, des preuves bouillantes d’un complot interplanétaire. Le nouveau terrain de jeu des humains avides est l’Univers lui même…

Ce livre est de la Science-Fiction à l’état pur, mais il est aussi grâce à ,cette compilation de diverses formes de documents allant de la plus banale des conversations informatiques à des rapports d’enquêtes piratées, une nouvelle expérience de lecture. Nous traversons une guerre d’un nouveau genre, avec un nouvel ennemi: l’Intelligence Artificielle. Bienvenue dans un futur sombre, aux fin fonds de l’univers sur des vaisseaux spatiaux, avec à son bord, une jeune fille un peu trop maligne pour son propre bien, et aux commandes de cette altercation, des sociétés animées par le dieu « Profit ». Un cocktail donc plutôt énergique qui ne va plus compter ses victimes ni ses pires bassesses, mais qui nous réserve un flot de rebondissements dynamiques, plus quelques pistes de réflexions intenses!

J’ai été stupéfaite!!!Enfin, je suis méga surprise par un livre étiqueté Young Adult , enfin un Jeunesse qui envoie valser tout ce qu’on a déjà pu lire avant, enfin, on ne rencontre pas le fameux triangle amoureux…ENFIN!!!Mais quel bonheur!!!!Autant sur le fond que sur la forme, j’ai été agréablement ravie de voir que l’imagination n’a pas de limites! Chaque page est un travail de mise en forme, de minuscules détails placés avec intelligence pour nous donner un livre passionnant! Certaines pages de ce petit pavé deviennent œuvre d’art, portail d’imaginaire, plaisir des yeux…L’intrigue nous délivre quelques sueurs froides…

Même ce petit couple  que forme Kady et Ezra est charmant à suivre! Deux jeunes qui s’essayent à l’amour en temps de guerre, qui s’envoient des vannes à tout-va, qui s’exercent à une nouvelle forme de romantisme informatique…On se prend d’affection pour eux, car ils ressemblent à la jeunesse d’aujourd’hui, ils incarnent cette nouvelle forme de communication, cette façon d’aimer dans l’instant sans trémolos, ni tragédie ancestrale…Très contemporain ce duo en somme, et en ces jours de 2575, il fallait un nouveau souffle pour raconter les sentiments amoureux adolescents…

Illuminae est une petite pépite visuelle et un OVNI littéraire! Vite la suite!!!!

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Babélio et sa jolie opération de Masse critique, ainsi que les éditions Casterman pour l’envoi de ce livre! Ce fut une lecture différente et passionnante! Un très beau coup de cœur!

 

Lumière, le voyage de Svetlana, Carole Trébor.

Couverture Lumière

Pourquoi je l’ai choisi:

J’ai été très attirée par cette couverture lumineuse, et j’avais vu un très bel avis sur le blog de la géniale: Léatouchbook….

 

Synopsis:

Hantée par la dernière volonté de sa mère adoptive, Svetlana quitte le Paris des Lumières pour rejoindre la Russie des tsars. Au cours de ce voyage, elle rencontre des êtres mystérieux, Varlaam et Mira, et se découvre d’étonnants pouvoirs…Pour accepter sa véritable identité, Svetlana doit affronter sa part d’ombre. Et qui, de Boris l’officier d’élite, ou d’Aliocha, le paysan rebelle, l’aidera à se révéler à elle-même ?

Ce que j’ai ressenti:…Un dépaysement glacial…

J’ai apprécié ce petit voyage dans le temps et vers des contrées froides: de Paris à la Russie…Rencontrer Diderot et l’impératrice Catherine II dans un même livre, vous montre à quel point, vous allez voyager avec cette Lumière, et tout ça, sur un traîneau…Dépaysement garanti, mais aussi, force de pensés contraires qui vont se confronter par delà les frontières…Science et traditions qui s’opposent, à moins que, pour une fois, elles ne s’allient ; tel est l’intérêt de ce voyage lumineux…

Ce fut une lecture très plaisante, un bon petit moment. J’ai adoré le côté « roman historique », mais c’est aussi un « roman fantastique », et là, j’aurai préféré qu’il soit un peu plus développé. Je pense que pour un « Jeunesse », l’aspect historique avec l’index de fin qui liste les personnalités importantes est un bon tremplin pour pousser plus loin la curiosité de la tranche d’âge,  sur l’Histoire. Je pense que l’aspect mythologie slave aura de bonnes bases pour faire rêver les adolescents en quête de magie . Suivre Svetlana, c’est découvrir une nouvelle forme de pouvoir, et la suivre dans sa quête d’identité, tout autant que le chemin de son cœur, va en passionner plus d’un!

Pour ma part, j’ai juste regretté le fatal triangle amoureux qui apparaît comme toujours dans ce genre de littérature. Ca m’énerve à un point….Mais bon, heureusement il ne prend pas une place prépondérante dans l’histoire, donc ça passe…

Le petit plus à mon sens, en plus, de trouver un index très documenté et explicatif, ce sont les illustrations de Sébastien Pelon qui jalonnent la lecture. J’ai adoré son style entre flou et ombres, tout en monochrome.

En bref, une belle petite histoire à mettre dans le traîneau d’un certain bonhomme rouge, pour illuminer la jeune génération….

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 7/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Babelio et sa masse critique, ainsi que les éditions Rageot pour l’envoi de ce livre! Ce fut une lecture dépaysante!

Lux, Maud Mayeras

Couverture Lux

Pourquoi je l’ai choisi:

En deux livres seulement, elle est devenue , mon auteure préférée…Deux livres coup de poing… Le troisième sort: il me le faut d’urgence…Sinon je meurs…*Mais non, je n’exagère même pas*;) ….Merci ma sœur d’amour qui s’est empressée de m’avoir fait cette excellente surprise!!!En mode *Gollum*: mon préciiiiiiiiieux…..

Synopsis:

C’est l’histoire d’un retour, d’une sentence et d’une vague qui monte à l’horizon. 2016. Antoine Harelde débarque à Ceduna, dans les terres arides du sud de l’Australie. Vingt ans auparavant, il a passé un été dans cette petite ville perdue et, en l’espace de trois mois qui l’ont vu quitter l’adolescence, il a connu la joie, l’amitié, l’amour et l’horreur. Aujourd’hui il est un homme. Il n’a pas oublié, il n’a rien pardonné. Mais la justice prend d’étranges et inquiétantes couleurs à la lumière de l’apocalypse. Ballade meurtrière sur fond de fin des temps, Lux est le roman de la confirmation d’une jeune auteure au sommet de son art.

Ce que j’ai ressenti:…Un océan de sensations….

(Je retourne en enfance…).Clapotis, clapotas dans la mer, juste au bord de l’eau…Je regarde l’océan qui borde l’Australie, je respire ce souffle étrange des déserts arides, je goûte ce parfum d’éternité dans ces lignes…

Le ressac fait doucement son va-et-vient, je me berce à ce doux son, me prend d’affection pour ses trois mômes que je vois crapahuter sur les reliefs de Ceduna…

Et puis la vague Mayeras arrive…Le tsunami Maud s’empare de cette espèce de tranquillité pour mieux la ravager…Clap de fin sur l’enfance, clap de fin sur le monde…

Le monde est fini.

Elle ensevelie toute l’innocence et la beauté  dans leurs yeux, elle te mitraille les entrailles à force de situations épouvantables, te fait ressentir toutes les failles de l’être humain, te les expose dans chaque interstice où l’eau peut s’infiltrer…Les monstres se réveillent dans ces paysages d’apocalypse, ils prennent plus de pouvoir  dans ce chaos. Chaque goutte à la force titanesque, à l’instar de ses mots qui ont la puissance de t’atteindre, de t’envoyer chaque fois plus profondément dans tes retranchements…Et toi, pauvre lecteur, tu essayes de respirer entre deux chapitres courts, tu as de la chance l’auteure te les a fractionnés minutieusement, de reprendre ton souffle dans la déferlante de cette vague dévastatrice, de surnager dans ce flot de sensations contradictoires qui t’assaillent…Je te laisse te débattre dans la vague, moi j’ai préféré me laisser porter, me laisser submerger, lâcher prise, et laisser le roulement MaudMayeras me chambouler, la sentir me prendre la main dans ses ténèbres, et tenir comme le plus précieux des trésor, Lux…

La vague s’est retirée, certes… Mais elle te laisse un traumatisme à l’intérieur de ton esprit…Tu reposes ce livre encore chancelant, mais tu t’inclines encore une fois devant ta Reine de ton univers livresque…

Maud Mayeras se paye encore le Lux de faire un troisième sans faute à mes yeux…Coup de cœur!!!

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 10/10

Le Sang du Monstre, Ali Land

Couverture Le sang du monstre

Pourquoi je l’ai choisi:

Tout s’est joué entre le Titre et le Synopsis! Comment résister à l’attraction des supers thrillers de Sonatine Editions???!!!

Synopsis:

Après avoir dénoncé sa mère, une tueuse en série, Annie, quinze ans, a été placée dans une famille d’accueil aisée, les Thomas-Blythe. Elle vit aujourd’hui sous le nom de Milly Barnes et a envie, plus que tout, de mener une existence normale et d’être quelqu’un de bien. Elle a néanmoins beaucoup de difficultés à communiquer avec les ados de son âge et préfère les enfants plus jeunes, plus particulièrement une petite fille vulnérable du voisinage. Sous son nouveau toit, elle est la proie des brimades de Phoebe, la fille des Thomas-Blythe, qui ignore tout de sa véritable identité. À l’ouverture du procès de la mère de Milly, qui fait déjà la une de tous les médias, la tension monte d’un cran pour la jeune fille dont le comportement va bientôt se faire de plus en plus inquiétant.

Ce que j’ai ressenti:…Comme un étau qui se resserre irrémédiablement autour de ton cou…

Toi…Comme une ombre…

Toi…Comme une menace sous-jacente de tous les instants…

Toi…L’inconcevable…

Toi…Ce Monstre…

Et Elle, Annie, comme une proie, qui nous raconte sa nouvelle vie, ses états d’esprits…

Saisissant…

Voilà bien un thriller qui m’aura bouleversée pendant ses deux jours…Impossible de lâcher ses pages! C’est incroyable, l’effet qu’il vous donne…Entre empathie et répulsion, entre Bien et Mal, entre enfance et adolescence: tout est millimétré pour vous mettre mal à l’aise, ne sachant jamais ce qui vous attend, vous tournez les pages plus vite que l’ombre qui vous surveille par le trou dans le mur…Perturbante cette lecture, à bien des égards… Elle vous laisse en bouche , une amertume…Le goût et le Sang du Monstre

Un monstre…Toi…Il n’est pas plus effrayant que ce monstre qu’on ne peut nommer. Qui est Présence, Trace indélébile, Marque ineffaçable, mais aussi substance non tangible, presque palpable mais jamais tout à fait…Un fantôme, une ombre, un danger sans visage…Tout le chef d’œuvre tient de là, ce thriller oppressant qui te dérange, mais qui referme sa main sur ton esprit sans que tu le sentes, qui s’insinue dans tes veines sans que tu en prennes conscience…

« Il n’y a pas plus grande trahison que lorsqu’on trahit son propre sang. »

Ali Land maîtrise autant le suspense que les comportements souvent inquiétants des adolescents. Elle arrive à nous faire rentrer dans son histoire en même temps que dans les esprits perturbés de l’entre-deux âges. J’ai été soufflée de lire cette connaissance de cet âge difficile, de ces moments transitoires de la recherche d’identité, ses émotions à contre sens qui les submergent, des actes violents qui caractérisent ce passage à l’âge adulte. En 350 pages, on revient vers cette période de tous les possibles, on explore toutes les phases de cette construction du Moi: Moi, par rapport aux autres, Moi après Toi, Moi dans cette société, Moi après l’Innommable…Annie, c’est un personnage fort, incarné, hypnotique.

Coup de cœur pour cette lecture cadencée d’une main de maître, entre psychologie et violence tapie, j’ai été secouée mais j’ai adoré ça!!!Je ne vous raconterai pas tout mais je vous dirai juste de vous jeter sur ce thriller monstrueux et efficace en cette rentrée littéraire!

J’ai raconté l’histoire, encore. Et encore. Je leur ai tout raconté. Enfin. Presque tout.

 

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 10/10

 

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les éditions Sonatine de leur confiance. J’ai plus qu’adoré cette lecture! Bon maintenant, il me reste plus qu’à essayer de dormir…Sans cauchemars…;)

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