Le soleil des rebelles, Luca Di Fulvio

Couverture Le soleil des rebelles

Pourquoi je l’ai choisi:

Tant d’impatience à attendre le prochain Luca Di Fulvio…Et forcément, quand tu l’as entre tes mains, tu délaisses tout et tous, pour découvrir où l’auteur va te mener, et comment il va le faire…Et deviner comment ton cœur va le supporter, cet excès de passions…

…Bref, je suis fan de la plume de cet auteur, et clairement je mets cette trilogie sur le haut de ma pile des plus belles découvertes! Je sais que j’aurai encore mille saveurs à les relire, à ouvrir ses pages qui m’ont bouleversée, à repartir vers ces ailleurs, à vibrer aux sons de ses amours intemporels…

Synopsis:

«-Un jour, ma mère et le vieux Raphael parlaient des rebelles. Ils ont dit que c’était des hommes qui trouvaient le soleil la nuit. Mikael fronça les sourcils.
– Qu’est-ce que ça veut dire ?
– J’en sais rien, répondit Eloisa en haussant les épaules. »

Ce que j’ai ressenti:…Résonance de Coup de Coeur…

« La seule vérité qui compte, c’est celle qui…résonne en toi. »

Luca Di Fulvio, est à mes yeux le plus talentueux des magiciens! Un conteur hors pair et si passionné, qu’il nous renvoie dans ses écrits, une force inspirante qui te fait apparaître, dans une page qui se tourne, le soleil en plein milieu de la nuit: Le Soleil des Rebelles. De la boue, du chaos et de la misère, il arrive à faire étinceler l’espoir dans le coeur d’un enfant blessé. De prince à serf, il est des circonstances que le destin te prévoit, mais dans cette déchéance, faire illuminer à ce point, le courage, ça tient de la magie, et Luca Di Fulvio, nous l’offre dans le creux de nos mains, en 600 pages d’émotions fortes…

« Demain n’existe pas. Il n’y a qu’aujourd’hui. Maintenant. Ici. » 

Si l’amertume et le sang animent certains de ses personnages, Mikael n’est que douceur et tendresse, et grâce à des figures parentales comme Agnete et le vieux Raphael, il va apprendre la vie, loin de la haine et de ses tourments. Le chemin sera rude et escarpé, fait de massacres et de sentiers détournés mais à force de convictions profondes et de maîtrise de soi, le petit deviendra grand…J’ai beaucoup aimé la ligne conductrice de ce roman d’apprentissage, fait d’honneur, de travail et de vérité. Et toujours l’Amour, au centre de tout…Entre Eloisa et Mikael, le coup de foudre était bien au rendez-vous, mais la passion a pris son temps à enflammer leurs cœurs et leurs corps. Toujours avec pudeur et élégance, cet auteur nous lie de manière intime et incroyable à ses personnages, que même quand tu refermes le livre, ils restent tous et chacun d’entre eux, dans un coin de ton esprit, parce que tu as eu mal avec eux, et suivi avec tellement d’intensité leurs victoires, qu’il te reste toujours ce torrent de sentiments bouillonnants à l’intérieur de toi…Inépuisable source d’émotions que leurs amitiés et leurs amours…

Et il pensa que le tourment des êtres humains, c’était leurs rêves.

Cette fois-ci, le décor est posé dans le royaume de Saxe, au Moyen-âge, et le système féodal fait des ravages meurtriers dans des conditions effroyables…Les vies de ces paysans n’ont que peu de valeurs, moins que du bétail parfois, mais il se pourrait bien qu’un souffle de fureur fasse vaciller les dominants, quand l’appel de la forêt se fait entendre dans les arbres… De règnes déchus en trahisons sournoises, de violences insoutenables en heurts humiliants, une boule de feu rebelle s’alimente de jolies paroles et d’actes héroïques pour bientôt sortir des ombres, et donner un chemin plus lumineux à ses hommes…Parce qu’ils n’ont plus rien à perdre, ses rebelles aux ventres vides, ont le rêve de gagner quelques morceaux de saveurs douces de liberté, et de grands verres salvateurs d’eau de  justice…

Il comprit tout à coup que ce qui l’habitait n’était pas la peur de mourir, mais le désir de vivre.

Encore une fois, je suis conquise par la plume grandiose et puissante de Luca Di Fulvio. Il y met tellement de vie, de vibration, de passion que l’on est comme happé, pendant ses quelques heures de lecture, le coeur et l’esprit au diapason, dans un flot d’émotions intenses. Il a compris ce qui bouleverse les hommes et en une trilogie, il nous emporte, quel que soit le lieu ou l’époque, dans les vertiges de l’existence. Encore un coup de coeur, pour ce nouveau livre de Luca Di Fulvio! Décidément, ça devient une habitude…Vivement le prochain!

« Mais un cœur fort bat en toi. Je peux le voir. Ce sera à toi de décider de le nourrir ou de le laisser se dessécher. »

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Slatkine et Compagnie pour l’envoi de ce livre! Je ne vous raconte pas dans quel état d’euphorie, j’étais à réception…

 

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Arckos, tome 1, La reconnaissance. Paolo Postman

Arckos, tome 1 : La reconnaissance par Postman

Synopsis:

Pourriez-vous aider un monde qui n’est pas le vôtre?

Lucas Muller, un jeune garçon passionné par la fiction et le fantastique, vit dans un modeste quartier où rien d’extraordinaire ne se passe jamais. Jusqu’au jour où il fait l’acquisition d’une épée par son vieil ami antiquaire. Il ne se doute pas que cette épée à la lame étrangement dorée va le transporter dans un autre monde où un rôle exceptionnel lui sera attribué. 

Une incroyable aventure où la réalité dépasse nos rêves les plus fous! 

Ce que j’ai ressenti:…Quelle Imagination!

Si jamais, il vous prenait l’envie  de vous perdre dans un autre monde, j’aimerai bien vous inviter à découvrir l’Entre-Faune, un univers rempli d’êtres fantastiques et imaginé par un jeune auteur auto-édité, qui dans ses rêveries, et qui pendant 10 ans a peaufiné les petits détails, de cette fantastique histoire, où un jeune homme fait un voyage initiatique autant que magique…Sensible à ce genre et par une coïncidence féerique, j’ai eu la chance de pouvoir lire ce pavé de 680 pages, et me régaler d’un premier tome d’une trilogie prometteuse qui pourrait bien faire fureur dans les rayons Jeunesse…Voilà, la question ainsi que l’invitation, est posée par Paolo Postman, et j’espère que vous répondre positivement, car c’est une saga qui vaut bien le détour :

Pourriez-vous aider un monde qui n’est pas le vôtre?

Arckos, c’est un jeune homme qu’une mystérieuse épée dorée appelle à la rescousse pour sauver un autre monde bientôt envahi par les Ténèbres…De cette demande désespérée et pressante pour venir à bout du Mal, se cache une Déesse, Labianna,  pleine de ressources et visiblement remplie de confiance envers ce petit héros en devenir…Arckos, la Reconnaissance, c’est un voyage vers un monde inconnu, une formidable aventure faite de jolies rencontres mais surtout, une histoire remplie de magie! Et c’est cet enchantement, qui m’a tenu tout au long de cette lecture, avec aux détours des chemins, ces rencontres avec des êtres hideux autant que beaux, magiques autant qu’ordinaires, divins autant que mauvais…Des Elfes et des Monstres, des Humains et des Géants ainsi que des Nains qu’il faudra rallier à la Cause: la victoire sur les Ténèbres, tous unis derrière une épée aux pouvoirs éblouissants, tous réunis auprès d’Arckos…

« -Ce n’est pas l’apparence qui construit la valeur d’une personne. »

Du moment que Arckos prend son rôle à coeur, et arrive à la Caserne de l’Est,  qui le fera devenir un grand soldat aguerri, je n’ai plus pu m’arrêter de lire ces pages. Ce jeune homme, avec ses doutes et son manque de confiance, m’a touchée, mais c’est cette qualité de rêver les yeux grands ouverts, qui m’a le plus renversée…J’ai adoré cette association d’amitié et d’entraide plus ou moins facile qu’il forme avec Mallate, un petit être Tiboge qui s’ignore aussi en tant que héros d’ailleurs… Ce duo de « roukis » sur ces terres de grands dangers est très intéressante à découvrir…Et bien sûr,  l’Entre-Faune comme terrain de jeux, de guerres, d’affrontements ainsi que de rencontres en tous genres, possède une grande richesse imaginaire qui illumine nos yeux, voire même jusqu’à nous éblouir carrément…Il y a de grandes scènes de batailles prenantes, autant que des petits moments intimes, qui nous montre que ce Lucas/Arckos sera sans doute l’Élu de Labianna, et peut être bien, l’Élu de vos cœurs…Mais cela, seul l’avenir nous le dira…

« Puisse la grâce des Elfes vous protéger et vous guider loin des sentiers sombres. »

Quand j’ai refermé ce livre, j’étais très impatiente de lire la suite, on sent une évolution dans la maturité du héros, autant que dans la plume de cet auteur…Finalement que du bon présage pour la suite…D’ailleurs, la suite est bientôt disponible, et son sous-titre La traque promet encore plus d’actions explosives…J’ai tellement hâte de voir si le Bien triomphera du Mal, et comment Arckos  va se révéler, face à plus d’adversité….

En bref, un premier tome réussi qui pose bien ses bases et une très jolie imagination…C’est tellement prenant et magique qu’on oublierai presque de revenir sur Terre…

 

Ma note Plaisir de Lecture  8/10

Arckos, tome 1 : La reconnaissance par Postman

Vous pouvez retrouver tout l’univers d’Arckos sur le réseau social Facebook: https://www.facebook.com/PaoloPostman/

N’hésitez pas à y faire un tour, et vous laissez tenter par cette belle aventure fantastique!

Nos souvenirs sont des fragments de rêves, Kjell WestÖ.

Couverture Nos souvenirs sont des fragments de rêve

Pourquoi je l’ai choisi:

J’ai adoré la poésie de son titre, complètement hypnotisée d’ailleurs… Il m’a semblé qu’il y avait là, quelques jolies promesses de bons moments…

Synopsis:

« La première fois où j’ai fait l’amour avec Stella, j’ai su que je ne pourrai jamais plus vivre sans : elle passera toujours avant les convenances, la carrière, avant même la morale. »
Helsinki, années 1970. Stella, Alex et leurs amis sont remplis d’ambitions et de hautes espérances. Dans la fougue de l’adolescence, ils font les quatre cent coups. Mais une passion dévorante vient troubler leur insouciance, et arrive le temps de l’âge adulte et des compromis. Mais oublie-t-on jamais son amour de jeunesse ?
Porté sur cinquante ans par un souffle irrésistible, ce roman est le portrait sensible d’un amour destructeur et de l’éveil au monde de toute une génération. Au sommet de son écriture, Kjell Westö tire avec brio les fils du destin et nous offre l’égal scandinave de Bienvenue au club de Jonathan Coe et des Intéressants de Meg Wolitzer.

Ce que j’ai ressenti:

J’ai toujours pensé que la sensation de déjà-vu n’est qu’une sorte d’angoisse face à l’irréalité de la vie. Comme le hiraeth. Nos souvenirs sont des fragments de rêves.

Et s’il vous prenait l’envie d’aller traverser la mer, pour découvrir un autre horizon?  S’il vous prenait l’envie de vous laisser charmer par la Finlande et ses auteurs? Parions que Nos souvenirs sont des fragments de rêves, saura vous séduire, et que l’écriture de Kjell WestÖ, pleine de délicatesse, saura vous caresser comme la douceur d’une vague en été…J’ai été emportée dans cette histoire qui s’étale sur plus de 50 ans, voguant sur les souvenirs imaginés  d’un enfant qui se lie à une famille charismatique, me berçant de jeux et d’amour passionnés, me prenant les pieds dans les rouleaux tumultueux  de leurs vies, tournant les pages avec délectation, pour connaître la douceur du rivage scandinave…

C’est l’amour qui fait que nous nous souvenons, c’est de l’amour que viennent les histoires.

Alex et Stella sont deux pôles d’attraction pour notre héros, et toute sa vie, il sera intimement lié à leur histoire, sans pour autant en faire complètement partie, mais jamais totalement exclu non plus. Il ère entre amitié et amour dans le prisme de cette famille aristocratique, où ses aspirations seront toujours mis à mal par l’écrasante emprise des Rabell. Mais qu’importe, on ne peut oublier ses amours de jeunesse, et c’est dans cette optique que cet homme vit au gré des caprices et des caresses de ses deux personnalités étourdissantes…Entre obsession et passion, ce trio toxique ne sait plus où donner de la tête, mais pour nous, lecteurs, c’est une foule d’émotions diverses qui nous surprend au gré de leurs rencontres. L’innocence de leur amitié commune se voit troubler par les influences du contexte social en plein bouleversement, les aléas des ambitions de chacun, les cœurs fêlés de leurs secrets de famille…

-Et je me suis demandé combien de gens sur cette terre vivaient ainsi, à épargner, a attendre, à désirer, et puis… trop tard, d’un coup c’était fini.

Il y a de la douceur et de la nostalgie, de la beauté et du rêve, des trahisons et des pardons, et c’est écrit avec une mélancolie poétique tout au long de ce petit pavé… Une histoire de vies qui se croisent, se déchirent, se charment. J’ai pris le temps de savourer cette belle fresque familiale sur les côtes de Helsinki et j’en ressors les yeux tout plein d’éclats, émerveillée encore par ces fragments de rêves qui se fracassent sur les rochers coupants de ses destins finlandais…Juste un grand plaisir à se jeter dans ses eaux salées d’espérances…

-Et donc c’est ici que tu traînes ta solitude?

 

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Sylvie Pereira ainsi que les éditions Autrement pour l’envoi de ce livre.

 

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Les Ferrailleurs, tome 2 : Le Faubourg, Edward Carey.

Les Ferrailleurs, tome 2 : Le faubourg par Carey

Pourquoi je l’ai choisi:

Je vous l’avais dit, j’étais très impatiente de lire la suite de cette saga fantastique des Ferrailleurs, et l’attente va être longue, pour la suite et fin de cette trilogie…

Synopsis:

Rien ne va plus depuis que le Château de l’extravagante famille Ferrayor a croulé sous l’assaut des objets rendus à la vie. Le jeune Clod, ayant perdu forme humaine, erre de ruelles en échoppes dans une ville ravagée par la crasse et la pauvreté ; sa complice Lucy Pennant, elle, est ensevelie sous les décombres du manoir, où elle fait la rencontre d’une créature aussi monstrueuse qu’attachante. Pourchassés, nos deux héros vont devoir se réunir pour déjouer les plans de Grand-Père Umbitt, qui règne en tyran sur le peuple asservi du Faubourg.

Ce que j’ai ressenti: Changement de décor, mais toujours autant de charme obscur…

Quand j’ouvre ce deuxième tome de la trilogie, je retrouve immédiatement cette ambiance sombre et délicate, ce style inimitable de Edward Carey…Et la magie fonctionne encore, parce qu’il a cette grâce de savoir créer un vrai monde à part, avec ses règles et ses étrangetés. Avec Le Faubourg, il nous ouvre encore un peu plus son univers, lui conférant un autre aspect que la vie de Château, étend notre regard sur d’autres horizons encore moins reluisant de ce Londres revisité. Et quelle fantaisie grisâtre dans ces rues qui se balade encore allègrement! C’est étourdissant d’immondices et de rencontres insalubres…

« Vivace est la beauté, elle ne se laissera jamais enterrer. »

Lucy Pennant et Clod Ferrayor ne sont pas au bout de leurs peines, pour tenter de comprendre et d’infléchir la volonté du maître des lieux…A coups de tentatives infructueuses et de rencontres chanceuses, ils se découvrent plus enhardis, moins insignifiants, et nous lecteurs,  de les suivre dans leurs folles aventures, on découvre deux adolescents étranges et attachants avec leurs doutes, leurs failles et leurs tracas. Leur passage à l’âge adulte se fait dans la lutte pour les autres dans une obscure farandole d’objets doués de paroles, et ils en sortent grandis, et plus proche que jamais, tout en étant à chaque fois séparés…Chapitre après chapitre, leur histoire d’amour s’inscrit dans cette intention de faire bouger les choses… Heu, les objets… Heu pardon, les gens…*Veuillez m’excuser, je suis encore dans les brumes d’un rêve…Pourquoi ai-je un demi-souverain dans la poche?!*

Les hommes dans les guerres perdent leur âme, elle est foulée aux pieds, je l’ai vu, il n’y a plus d’individus, rien qu’une masse, une grande masse qui court à son anéantissement.

Je craque carrément pour cette plume poétique et gothique, et ces moments de lectures me sont précieux car cette plongée dans un imaginaire si prégnant, devient un délice de découverte. On ne sait jamais à quoi s’attendre, puisque c’est totalement loufoque, plein de folie douce, délicieusement inventif…Et puis, ces jeux de mots, cette qualité de métaphores, c’est juste fantastique! Vous l’aurez sans doute compris, j’ai plus que hâte de lire La Ville, tome 3 de cette trilogie pleine de surprises….

« Je suis sujette à des rêves incroyables. Nanny me dit que je ne devrais pas lire autant de livres, que si je continue à ce rythme, ils finiront par me tuer. »

 

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les éditions Le livre de Poche Imaginaire pour l’envoi de ce livre! Ce fût une lecture fascinante.

Troupe 52, Nick Cutter. (LC avec Cannibal Lecteur).

Pourquoi je l’ai choisi: 

Ce livre je l’avais repéré avant même sa sortie (vive les teasing de Denoel <3) et puis, on avait envie de se retrouver avec un livre bien effrayant avec ma binôme, histoire de renouer avec nos préférences livresques…Et puis, quoi de mieux que de se retrouver avec un livre recommandé par le grand, le King de l’horreur, notre cher Stephen King? Très heureuse d’avoir bousiller nos prévisions de planning en faisait entrer celui ci! Merci à ma binomette adorée de toujours m’attendre, de toujours dire oui à nos folies, de se laisser séduire par toutes ses tentations de lectures! Ceci est ♫Une déclaration, Ma déclaration♫ d’amitié à une femme adorable: Belette, Cannibale de lecture. 

(merci ma poulette, réciprocité de la déclaration © Cannibal) 

Synopsis: 

Une fois par an, le chef scout Tim Riggs emmène un groupe d’adolescents sur Falstaff Island, en pleine nature canadienne, pour trois jours de camping. Et rien de tel qu’une bonne histoire de fantômes et le crépitement d’un feu de joie pour faire le bonheur de la joyeuse troupe. Mais lorsqu’un individu émacié, qui semble tout droit sorti d’un film d’horreur, débarque sur leur camp, réclamant de la nourriture, le séjour vire au cauchemar. L’homme n’a pas seulement faim. Il est malade. Un malade comme ils n’en ont jamais vu… et dangereux avec ça.
Coupée du reste du monde, la troupe va devoir affronter une situation bien plus terrible que toutes les histoires inventées autour du feu. Pour survivre, ils devront combattre leurs peurs, les éléments, et se confronter à leur pire ennemi, eux-mêmes.
À mi-chemin entre Sa Majesté des mouches et 28 jours plus tard, ce thriller qui a fait pâlir d’angoisse Stephen King en personne vous plongera au cœur des ténèbres, à la frontière de la folie.

Ce que j’ai ressenti: 

Ai-je tort de croire qu’il s’agit de l’endroit idéal pour un brin de diablerie?

Si l’on se rappelait ces soirées de camping entre amis, à se filer la frousse avec les histoires les plus effrayantes à se raconter auprès du feu, parions que cette histoire aurait eu une place de choix dans nos tremblements nocturnes. Lire Troupe 52, avec ma binôme, au fin fond de nos lits, sous la couette, nous a filé quelques sueurs froides et quelques nausées, mais elle a été un super moment de lecture!

Ce petit groupe dynamique et motivé va bien vite déchanter de leur virée du week-end! Les devises Scouts vont voler en éclats tout comme les liens d’amitié qui les unissent, ne laissant en bouche qu’un arrière gout amer et une féroce envie de dévorer la vie à pleine dents! Cauchemardesque à souhait et monstrueusement grouillante, la folle frénésie qui nous prend de lire ses pages est bien à l’image de cette intrigue: effrayante et affamée! Un page-turner hallucinant, dont on bouffe les lignes, jusqu’au point ultime de fin.

« C’est la nature de tout être vivant. On s’accroche à la vie jusqu’à ce qu’elle nous soit arrachée. Même s’il en reste que des lambeaux, on s’accroche tout de même. »

J’ai été agréablement surprise que l’horreur se tienne tout du long, qu’elle soit sourde et à la fois criante, froide et implacable, juste ce qu’il faut d’ecoeurante , admirablement ténue. Entre les petits problèmes d’adolescents et l’inertie des adultes devant ce spectacle de débâcle, j’ai été souvent au bord du vomissement, car les monstres sont d’une évidente frayeur, mais à voir se dessiner la folie pour vendre envers et contre tout, c’est peut encore plus immonde…

« La survie dépendait largement de la capacité de chacun à croire en la possibilité d’une fin heureuse. Vous étiez foutu à partir du moment où vous vous mettiez à imaginer le pire. »

Stephen King avait bien raison d’émettre des réserves pour les âmes sensibles, (je pense que je vais avoir du mal à me remettre de la scène de la tortue…) parce qu’il y a dedans un mélange d’horreur et de tenaces effets grouillants dans nos esprits, qui te tiennent toujours en alerte, toujours plus avec la faim au ventre, qui t’empêchent carrément de dormir tranquille, même à côté de tes amis…

« La seule manière de connaître réellement quelqu’un, c’est de le voir en situation de crise. Les gens s’infligent les pires sévices, Newton. Tu ne peux pas imaginer. Les amitiés, la famille, l’amour et la fraternité, tu peux balancer tout ça par la fenêtre… »

Allez, on parie que tu vas en frémir d’horreur d’aller faire une ballade sur cette île?!!!Qu’il va se réveiller en toi, une furieuse envie de vivre et de manger les pages de ce thriller terrifiant??!  Bon appétit et bonne découverte…

« Le silence de la nuit s’étendait au dessus de l’immensité de l’océan. Un paysage d’une tranquillité inimaginable qui instilla la peur dans le coeur de Max. La mort serait-elle ainsi: un silence liquide infini? »

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 9/10

Critique de Cannibal Lecteur : 
Ceci sera sûrement ma dernière chronique car c’est sûr, j’ai été infestée… Je sens déjà la faim gronder en moi et je dois me retenir afin de ne pas mordre dans mon clavier pour le bouffer.

— J’AI FAIM !! TRÈÈÈS FAIM !!

Nous étions tranquilles sur la petite île de Falstaff Island, nous 5, les scouts de la Troupe 52, et notre chef, Tim Riggs, un adulte cool et médecin.

On se racontait des histoires qui font peur, on se chambrait, enfin, on chambrait surtout Newton, le petit gros de la bande, le geek, l’intello. On emmerde un peu moins Sheilley, car il est un peu bizarre, il fait peur.

Ephram, faut pas le chercher, il sait se servir de ses poings, son père est taulard, même. Son meilleur ami est Max, il le protège, ils sont ensemble depuis leur bas âge.

Kent, c’est le meneur, le fils du shérif, celui qui pique tout à tout le monde et que personne n’ose remettre à sa place. Celui qui tutoie les profs, le moniteur, celui qui n’obéit pas.

Ceci est donc ma dernière…

Tout est allé très vite après l’arrivée d’un type très malade, très maigre aussi, genre le type qui sort d’un camp de concentration après 10 ans de privations. Il foutait plus la trouille que toutes nos histoires « à faire peur » réunies.

Le pire est arrivé lorsqu’il est mort et que ce qu’il avait en lui est sorti… Argh, quelle horreur, jamais vu ça de ma life, le moniteur médecin non plus.

Je sens tout ça grouiller en moi, me déchirer, monter le long de ma colonne… arriver au cerveau… pas de bol pour eux, j’en ai pas ! Mhouhahahaha… *voix qui s’étrangle* Argh, tiens, si, j’avais bien un cerveau et ils l’ont bouffé.

Si vous voulez frissonner de peur, allez-y, plongez sur le roman et dévorez-le ! Mes amis ont beau être des gamins de 14 ans, chacun a sa petite personnalité et vous ne serez pas déçu de ce que vous lirez car nous n’avons rien à avoir avec les gentils gamins du Club Des Cinq.

Niveau suspense et tension, vous ne serez pas volé sur la marchandise, je vous garanti que votre médecin vous prescrira ensuite des pilules pour faire baisser la tension qui aura monté tout au long du récit.

Et puisque nous ne pouvons que vous conter l’horreur qui s’est produite sur l’île, notre auteur a eu la brillante idée de chiper une idée au King lui-même (Stephen, pas Elvis), celle qu’il avait utilisée dans la narration de Carrie, celle qui ♫ allumait le feu ♫ et dont on racontait une partie des exploits aux travers d’articles de journaux.

Dans notre histoire horrible, vous saurez tout grâce aux extraits de journaux, grâce aux témoignages de miliaires, de médecins, de scientifiques…

Et si vous voulez savoir si je vais m’en sortir et continuer d’écrire des bafouilles, vous devrez d’abord lire Troupe 52, car un scout, quoi qu’il arrive, est toujours prêt !

Prêt à servir, prêt à mourir…

 

Né un mardi, Elnathan John

Couverture Né un mardi

Pourquoi je l’ai choisi:

J’adore partir vers d’autres ailleurs…Né un mardi promettait un dépaysement total…

Synopsis:

Dantala vit dans la rue avec les voyous de Bayan Layi, fume la wee-wee sous le baobab, fait le coup de poing pour le Petit Parti. Souvent, les bagarres tournent mal mais, comme on dit, tout ce qui arrive est la volonté d’Allah. Un soir d’émeutes, pris en chasse par la police, il doit s’enfuir.
Sans famille, il trouve refuge à Sokoto auprès d’un imam salafiste. Il apprend l’anglais avec son ami Jibril, tombe amoureux, psalmodie l’appel à la prière, lit tout ce qu’il peut. Le gamin naïf mais curieux découvre l’étendue de ses contradictions et la liberté de la pensée, et gagne sa place et son nom dans un monde chaotique et violent. Alors que les tensions entre communautés ne cessent de croître, un imam irascible fait sécession et part à la campagne fonder une secte extrémiste.
Loin de l’exotisme et du tiers-mondisme bien-pensant, Elnathan John nous emmène dans une région dont on ignore presque tout : harmattan, poussière des routes, vendeurs de koko, et le goût du dernier morceau de canne à sucre – le meilleur. On brandit des machettes, on assiste à des matchs de lutte, on prend toutes sortes de transports, on marche, on court, on aime, on est Dantala de bout en bout, passionnément. Un formidable roman d’apprentissage, sensible et poignant, dont on sort complètement retourné.

Ce que j’ai ressenti:

Comme le vent soulève le rideau de la couverture, il souffle dans ses pages, un air chaud venu du Nigéria, empreint de ses expressions fulgurantes, de ses tourments sanglants, de ses relents nauséabonds, d’un goût sucré inoubliable…Un vent de passion et de violence qui fait voler en éclat  la poussière rougie de sang, et l’innocence de cette jeunesse désœuvrée. Dans ce premier roman, la fiction prend des airs de réalités troublantes et on vit les petites et grandes histoires de ses terres arides. Elnathan John nous emporte au coeur de l’Afrique, nous la raconte sans fard et artifices, déchirante et survoltée, au plus près de la foi et ses travers tourbillonnants.

Mais Umma disait que parfois les gens qu’on trouve méchants sont simplement idiots et que, s’il est facile de se repentir d’être méchant, il est difficile d’arrêter d’être idiot.

Dantala, c’est un gamin qui traîne dans les rues, et qui pourrait se faire entraîner sur des parkings de haine, mais qui choisit le chemin lumineux de la culture et de l’humilité devant Allah. A force de lire et d’apprendre les langues, à force de prosternations et de confiance, il se forge une opinion, ne se laissant plus guider par une fatalité lâche, mais avance sûrement sur la voie de la bonté et la liberté de penser.  C’est un personnage qui m’a émue dans cette quête noble du savoir, on le voit doucement se transformer au fil des pages et de ses expériences, jusqu’à l’audace de s’écrire : un roman d’apprentissage intense!

-S’il vous plaît, je veux quelque chose pour écrire. 

Elnathan John met dans ce livre une telle richesse, entre les troubles adolescents qu’il caresse avec sa plume, et la force d’une culture qu’il prend à bras le corps, il nous révèle, à travers le regard naïf d’un jeune homme, les dessous de la corruption et les chemins enténébrés de l’extrémisme religieux dans une région, où même la météo devient chaos…Une lecture au rythme des prières, où l’amitié inonde de clarté ces lignes noires, où les émotions nous submergent vers toujours plus de tolérance grâce au talent d’un conteur inspiré…

 

 

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Camille et les éditions Métailié de leur confiance! Ce fut une lecture bouleversante!

 

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Les Ferrailleurs, tome 1: Le Château, Edward Carey.

Couverture Les ferrailleurs, tome 1 : Le château

Pourquoi je l’ai choisi:

J’avais repéré ce livre depuis sa sortie, parce que je me doutais qu’avec les avis de la blogospère, il pourrait vraiment me plaire…En plus, j’adore cette couverture, avec son coté monochrome et le relief gondolé au toucher.

Synopsis:

Au milieu d’un océan de détritus composé de tous les rebuts de Londres se dresse la demeure des Ferrayor. Le Château, assemblage hétéroclite d’objets trouvés et de bouts d’immeubles prélevés à la capitale, abrite cette étrange famille depuis des générations. Selon la tradition, chacun de ses membres, à la naissance, se voit attribuer un objet particulier, dont il devra prendre soin toute sa vie. Clod, notre jeune héros, a ainsi reçu une bonde universelle – et, pour son malheur, un don singulier : il est capable d’entendre parler les objets, qui ne cessent de répéter des noms mystérieux…
Tout commence le jour où la poignée de porte appartenant à Tante Rosamud disparaît ; les murmures des objets se font de plus en plus insistants ; dehors, une terrible tempête menace ; et voici qu’une jeune orpheline se présente à la porte du Château…

Ce que j’ai ressenti:…Un univers incroyablement fascinant!…

Dès les premières pages, j’ai été envoûtée par cette ambiance sombre et originale…Tous ses mystères autour de ses objets qui parlent, ses deux adolescents qui se racontent, tour à tour, au sein de cette décharge, la puissance de l’imagination de l’auteur…Bienvenue dans une nouvelle saga : les Ferrailleurs! En plein dans un Londres revisité et très empreint de dangers grisâtres, on explore un lieu atypique fait de bric et broc. Totalement dépaysant et surprenant, on se perd avec un certain plaisir dans cette avalanche d’immondices, de montagnes de noms, de destins parlants qui régissent les Ferrayor.

« Nous étions comme des puces, des abeilles, des moucherons ou des scarabées bourdonnant, des cancrelats, des fourmis-scarabées, des phalènes cornues, qui tous vivent peu de temps, battent des ailes, s’affolent, rampent, mangent, vivent, aiment puis meurent, un petit tour et puis s’en vont, tout ce petit monde périt, et il n’en reste qu’une salissure. »

J’ai lu ce livre en plein mois de décembre, autant dire que j’étais dans l’ambiance de noël, et voir une bonde ou encore un sofa murmurer, ça force la magie…Il y avait ce qu’il faut de gothique et de féerie pour que je sois emportée dans cette tempête bien particulière, que je veuille découvrir tous les recoins sombres du Château, et que je m’émeuve devant la naïveté touchante de Lucy et Clod. Clairement, il y a des rendez-vous réussi, et cette lecture en périodes de fêtes, c’était le bon timing…

As-tu jamais désiré jouer le rôle principal dans ta propre histoire?

Je suis d’ors et déjà impatiente de poursuivre les aventures de ces lieux lugubres, et de ressentir les envolées lumineuses de nos deux héros maladroits et voir s’épanouir les paraboles de Edward Carey. J’ai été très touchée par la sensibilité que l’auteur met dans cet océan de vies et de déchets, enchantée par l’étincelle qu’il peut faire jaillir pour ses vies effacées, troublée par la douceur candide de cet amour naissant.

 Mais elle, c’est une pensée, la plus belle des pensées. Les meilleures pensées que j’aie jamais eues sont mes pensées pour Lucy Pennant.

Le petit Plus: Les illustrations de l’auteur en début de chapitres. 

 

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les éditions Le Livre de Poche Imaginaire pour l’envoi de ce livre! Ce fût une lecture fascinante.

Ariane, Myriam Leroy.

Ariane par Leroy

 

Synopsis:

« Quand j’ai eu douze ans, mes parents m’ont inscrite dans une école de riches. J’y suis restée deux années. C’est là que j’ai rencontré Ariane. Il ne me reste rien d’elle, ou presque. Trois lettres froissées, aucune image. Aucun résultat ne s’affiche lorsqu’on tape son nom sur Google. Ariane a vécu vingt ans et elle n’apparaît nulle part. Quand j’ai voulu en parler, l’autre jour, rien ne m’est venu. J’avais souhaité sa mort et je l’avais accueillie avec soulagement. Elle ne m’avait pas bouleversée, pas torturée, elle ne revient pas me hanter. C’est fini. C’est tout. » 

Elles sont collégiennes et s’aiment d’amour dur. L’une vient d’un milieu modeste et collectionne les complexes. L’autre est d’une beauté vénéneuse et mène une existence légère entre sa piscine et son terrain de tennis. L’autre, c’est Ariane, jeune fille incandescente avec qui la narratrice noue une relation furieuse, exclusive, nourrie par les sévices qu’elles infligent aux autres. Mais leur histoire est toxique et porte en elle un poison à effet lent, mais sûr. 
Premier roman sur une amitié féroce, faite de codes secrets et de signes de reconnaissance, à la vie à la mort. 

Ce que j’ai ressenti:…Un tourbillon…

« J’ai intégré que l’amour était une humeur hormonale utile à la perpétuation de l’espèce, le désir soluble dans l’habitude et l’amitié une disposition occupationnelle. « 

Un roman d’amitié intense, passionnel, empoisonné de destructeurs « Je t’aime, moi non plus ». Deux jeunes adolescentes qui se frottent aux relents nauséabonds d’une amitié déchirante, où chaque jour, elles s’enfoncent toujours plus loin dans les tourments d’une relation toxique. Une amitié forte , née d’une furieuse envie de contrer la banalité, d’exister plus intensément, d’explorer dangereusement tous les sentiments fusionnels qui unissent deux êtres…Une amitié empoisonnée qui se compose et se décompose sous nos yeux mais plus encore dans les deux coeurs de ses jeunes filles…

Ariane, c’est la Belle, la beauté vénéneuse qui prend dans ses filets, les âmes innocentes. Elle saura aussi vous subjuguer dans ses affres, avant d’entraîner dans un tourbillon de galères, sa meilleure amie qui la bade. Autant vous dire, que ce roman contemporain est tout dans l’émotion et qu’il a une force d’attraction intense. Myriam Leroy nous décrit toutes les contradictions de cet âge difficile entre urgence de vivre et vertige de mort, dans les fracas d’amour et de haine. L’auteure met une telle puissance dans ses mots, qu’il m’a été impossible de quitter ses jeunes filles pendant ses 200 pages, en suivant presque en apnée, leurs pied-de-nez à leur quotidien qu’elles ressentent sans saveurs, inventant presque autant de façons de se confronter à tous les ressacs que le destin peut mettre sur leur route, en le défiant avec toujours plus d’effronterie…

En plus, de l’effet captivant de cette amitié hors-norme, il y a eu dans cette lecture, tout un spectre de résonance des références de ma génération. J’ai eu comme une sorte de connivence avec cette jeune auteure qui me précède d’un an, et qui m’ont rappelée avec ces petits clins d’oeil, ma propre adolescence. Que c’est doux, le souvenir…

Les dernières pages du livre m’ont bouleversée, car elle nous parle d’une jeunesse fracassée, en mal de vivre et d’adaptation, un rappel d’un morceau de vie charnière, où tous les possibles sont envisageables, et c’est avec une certaine nostalgie que l’on quitte les remous bouillonnants de cette adolescence, tout en se disant que cette Myriam Leroy a su nous conter avec justesse une histoire d’amitié étonnamment violente, et incroyablement vibrante…

 

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements: 

Je tiens à remercier Muriel ainsi que les éditions Don Quichotte pour l’envoi de ce livre! Merci de leur confiance.

 

 

Battle Royale, Koushun Takami

Couverture Battle royale

Pourquoi je l’ai choisi:

Considéré comme une référence, je tenais absolument à découvrir cet ouvrage. Depuis la folie Hunger Games, je l’avais vu maintes fois cité comme le précurseur du genre, et puis je l’ai vu en coup de coeur recommandé par Le livre de Poche Imaginaire…J’ai succombé à la tentation….

Synopsis:

Dans un pays asiatique imaginaire existe un programme gouvernemental connu sous le nom de « Battle Royale ». Chaque année, une classe de 3ème est choisie au hasard, emmenée sur une île coupée du monde, et les collégiens doivent combattre entre eux jusqu’à ce qu’il ne reste qu’un survivant…
Ceci afin de servir d’exemple à la population, à la jeunesse particulièrement, et aussi de recueillir des statistiques sur le temps mis par le champion à éliminer ses camarades.

Les personnages:

42 élèves. 42 enfants. 21 filles. 21 garçons.

Image associée

 

Le lieu :

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Ce que j’ai ressenti:…Foudroyante Battle de coeurs battants…

 

Image associée

Au final, il n’en restera qu’un…

Ceci n’est pas une mauvaise blague, ni la bande annonce de « The Voice »… Les « Battle » sont bel et bien mortels, cruellement réels, sauvagement sanglants. Cette classe de 3ème n’aurait jamais pensé être l’élue du Programme, et pourtant, il va falloir à ses jeunes gens beaucoup de courage et de détermination, pour ce réveil effroyable sur cette île retirée, terrain de jeu miné, il faudra survivre… Survivre aux autres.

« Aujourd’hui, mes petits amis, vous allez vous amuser à vous entre-tuer! »

Quand tu tiens en main ce beau volume de quelques 800 pages et que tu devines par avance, que ça ne va pas être de la guimauve: prévois-toi dans ton planning, une sacrée plage de moments dans lequel tu vas pouvoir te confronter à l’ignoble, à l’éventuel monde imaginaire de violence extrême , et appréhender une nouvelle façon de jouer. Je te mets juste en garde, ô toi le lecteur curieux,  parce que ça envoie niveau émotions diverses ainsi que mises en scènes atroces…Et pourtant, il y a une certaine addiction qui se crée, car tu ne peux laisser à leur triste sort, ses enfants…Jusqu’à la dernière page, tu espères : que le jeu s’enraye, que l’humanité triomphe…

Ni peur, ni doute, jamais…

Koushun Takami ne se contente pas de livrer une histoire morbide sans morale, non, il nous livre dans cette trame d’horreur, une étude psychologique de la peur, avec en exemple, des adolescents pleins de sentiments contraires dû à leur âge difficile, sur une aire prédéterminée, avec une règle du jeu implacable. Il nous fait réaliser à quel point le doute peut envahir les esprits fragiles, comme il s’insère insidieusement dans les comportements, jusqu’à quel point, il peut rendre fou…Une classe entière de gamins, plus ou moins unis dans le quotidien va être contrainte d’éliminer, un à un, ses camarades, au dépit de l’amitié, au détriment de l’amour…Il suffit d’une étincelle, parfois, pour que le carnage se déclenche…L’auteur réussit le pari à créer cette atmosphère de tension très particulière de confiance bafouée, au delà des volontés premières des participants. C’est le Jeu, parce que l’Autre le joue. C’est l’Instinct de survie qui domine parce que les règles sont ainsi. Toute l’horreur se tient là, toute l’intensité se joue là. Dans cet unique sentiment: la peur…

Parce que si tu commences à douter, alors oui, tu peux douter de tout, absolument de la moindre petite chose, tu peux douter. Mais si tu doutes de tout, il faudra que tu t’entoures de tellement de précautions que tu ne pourras bientôt plus bouger le petit doigt.

Si les minutes et l’espace de jeu se réduisent inexorablement pour ces petits héros malgré eux, pour toi aussi, lecteur, le temps prend soudain une autre forme, il s’étire aux souffles de vie qui se perdent… Te voilà confronté à un régime politique totalitaire, à une hécatombe d’innocents, à l’horreur de Battle Royale. J’ai lu ses pages, avec la gorge serrée, heureusement qu’il y avait des notes de douceur auxquelles se raccrocher parfois, mais clairement ce livre te hante. Cette folie t’accompagne dans ton espace intérieur, te déstabilise dans cette illusion de jeunesse candide, te frappe aussi sûrement que le plus déterminé des joueurs, t’atteint en plein cœur de tes convictions utopistes…

S’il n’en restait qu’une, pour vous convaincre de lire ce livre, je serai celle là…

Ma note Plaisir de Lecture  10/10.

Remerciements:

Je tiens à remercier Ninon, adorable attachée de presse chez Le Livre de Poche Imaginaire, qui m’a fait parvenir cet ouvrage que j’ai cherché partout en librairie sans pouvoir mettre la main dessus. Merci de sa confiance, merci pour cette attention!

Le gang des rêves, Luca Di Fulvio.

Couverture Le gang des rêves

Pourquoi je l’ai choisi:

Sitôt fini Les enfants de Venise et après ce gigantesque coup de cœur, je n’ai pas pu résister à l’envie de découvrir son précédent roman. Ma tendre moitié a couru en librairie le jour même, car il a bien senti, qu’avec cet auteur là, il y avait eu une vraie révélation…

Synopsis:

New York! En ces tumultueuses années 1920, pour des milliers d’Européens, la ville est synonyme de « rêve américain ». C’est le cas pour Cetta Luminita une italienne qui, du haut de son jeune âge, compte bien se tailler une place au soleil avec Christmas, son fils. Dans une cité en plein essor où la radio débute à peine et le cinéma se met à parler, Christmas grandit entre gangs adverses, violence et pauvreté, avec ses rêves et sa gouaille comme planche de salut. L’espoir d’une nouvelle existence s’esquisse lorsqu’il rencontre la belle et riche Ruth. Et si, à ses cotés Christmas trouvait la liberté, et dans ses bras, l’amour?

Ce que j’ai ressenti:…Adoption d’un Gang et Déferlement d’émotions…

« Et les gens croient à mes histoires parce qu’ils aiment rêver. »

Diamond Dogs, c’est un gang, c’est un rêve…Que la lumière soit faite sur cette belle lecture, car elle mérite toute votre attention: Bonsoir New-York! Petit diamant brut de littérature, Luca Di Fulvio m’a encore conquise par son audace et sa passion! Laissez vous guider par cette belle voix qui vous susurre de rejoindre le Gang, elle ne veut que votre bien, et pourtant, il se chuchote aussi que cette voix, c’est le porte parole de l’obscurité, des rues mal famées, des jeunes gens non fréquentables…Mais Christmas compte bien jouer avec son destin, comme avec sa pièce d’un demi-dollar, et déjouer les pronostics malheureux qui menace cette jeune génération de l’immigration ! Un cheval fou et indomptable qui va faire des ravages sur les bords de Manhattan, mais qui insufflera aussi, sa force de persuasion…

New-York, et cette belle idée du « rêve américain », terre d’exil et de tous les possibles, terre d’accueil et tremplin dynamique vers l’artistique…New-York, comme scène de théâtre qui s’ouvre entre ombres et lumières, où la poussière côtoie les paillettes, où les gangsters effleurent l’amour…Enthousiasme-toi pour le théâtre, danse avec Fred Astaire, encanaille-toi dans les bas-fonds de la ville, vibre pour le cinéma parlant, écoute la radio clandestine: Ressens le New-York des années 1920, Luca Di Fulvio te livre une fresque tumultueuse faite de rage et d’envie! Tant de vies fracassées sur le seuil de la violence, et pourtant, toujours ce regard tourné vers le dépassement de soi, toujours à chercher à vaincre l’intolérance, toujours à croire en un matin lumineux…Les pieds dans la misère, mais le bras tendu vers la lune…

Rien n’est une évidence dans ces pages, ni la trame, ni les destins. 900 pages de tourments, d’amitié, d’élans et de violence qui se fracturent sur un début de siècle en pleine expansion…Rêves et Réalités s’affrontent dans les regards noirs, Libertés et Désespoirs s’arrachent à coup d’affrontements musclés, Différences et Espoirs se lient dans les cœurs sombres…L’amour, n’aura jamais été plus belle conquête, l’espoir, plus intense ligne de conduite…

Cette lecture est un condensé d’émotions fortes, contradictoires, surprenantes, vibrantes, mielleuses, violentes…Luca Di Fulvio t’arrache ton cœur vierge, le roule dans la poussière de l’asphalte, et quand il a fini de jouer avec, par tant de sentiments forts , il te le rend un brin cabossé, mais rougeoyant de passion, et toi, pauvre lecteur, tu le regardes les yeux béats d’admiration et tu es juste ravi d’avoir ressenti, l’irrésistible plaisir du feu de la vie!

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

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