Le chat Teaud’sable, Stéphanie Dunand-Pallaz/ Sophie Turrel

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Pourquoi nous l’avons choisi:

Ça y est, c’est l’été!!!! Alors l’envie de chat Teaud’sable, c’est l’évidence! Surtout qu’on l’adore, ce petit chat malicieux!

Synopsis:

Il était une fois un chaton bâtisseur,
avec de grandes idées ; formidable rêveur, 
il était plein d’envies, de projets enchanteurs.
On appelait chat Teaud’sable ce joyeux créateur.

Ce que nous avons ressenti:

Nous avons été ravie de retrouver notre cher matou, cette fois ci, en couleur sable, pour une aventure sur la plage de Beau Soleil. Édifiant des châteaux de sables, tous plus beaux les uns que les autres, notre cher petit héros aux grands yeux, s’étonne de les voir en pâtée, chaque matin…Mais qui donc écrabouille ces monuments montés avec tant d’enthousiasme?  C’est que va découvrir Chat Teaud’sable…Cela, et bien plus encore…

Afin que Jazzelfique prenne encore plus de plaisir à cette lecture, j’ai emmené ce petit album au bord de la plage, histoire de combiner lecture et mise en situation…Quelques coup de râteaux plus tard et les pieds dans le sable mouillé, nous avons lu ces pages fleurant bon l’été, parsemées de coquillages et crustacés…Qu’il est doux de se sentir aussi proche de ce petit chat, dans la chaleur du soleil estival, et faire comme lui, des sculptures de queues de sirènes à sa maman, tout en essayant de faire un château de sable digne de ce nom! On dirait bien que Chat Teaud’sable a un coup de pelle plus efficace, et on aimerait bien apprendre à ses côtés, à en monter de si jolis! Quelle dextérité, ce Chat Teaud’sable!

L’auteure et la dessinatrice nous ont encore émerveillées de rimes et de couleurs vitaminées, avec toujours des petites leçons de vies utiles et pleines de bienveillance. Ce petit livre apporte, en plus du plaisir des activités de la plage, des valeurs essentielles, comme le dépassement de soi, l’entraide et l’envie de rêver en grand… Nous adorons vraiment cette collection! On adopte, Mère et Fille, ce matou persévérant et la morale de cette histoire!

 

… les rêves sont exactement comme les châteaux : 
s’ils se font piétiner ou casser en morceaux, 
il suffit d’en bâtir de plus grands, de plus beaux !

Notre note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Les éditions Balivernes pour l’envoi de ce livre!

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Kant tu ne sais plus quoi faire, il reste la philo, Marie Robert.

Kant tu ne sais plus quoi faire il reste la philo par Robert

Pourquoi je l’ai choisi: 

Au hasard d’une ballade Instagram, j’ai repéré le compte de cette professeure de philosophie. J’ai adoré la sensibilité de ces posts, et l’idée que @philosophyissexy. Poussée par la curiosité, j’ai voulu découvrir son livre. Je remercie chaleureusement Babélio et les éditions Flammarion pour cet envoi via la Masse Critique!

Synopsis: 

Passer toute sa journée chez Ikea, rencontrer ses beaux-parents, se faire larguer au café, cohabiter avec son ado, faire un peu trop la fête… Autant de situations qui peuvent nous déboussoler. Que faire pour éviter la crise de nerf ou de larmes ?
Et si vous invitiez Platon, Spinoza, Nietzsche et leurs amis pour évoquer toutes ces questions du quotidien ? Qu est-ce que Kant aurait répondu à un texto de rupture ? Aristote aurait-il repris une vodka ? L’herbe est-elle plus verte chez Épicure ? Les philosophes quittent enfin leurs bibliothèques pour devenir nos complices. 
Douze récits, douze concepts, douze philosophies pour nous aider à réagir avec humour à toutes les surprises de la vie. 
Marie Robert enseigne la philosophie et le français aussi bien à l’université qu’au lycée.

Ce que j’ai ressenti: …Un apaisement bienfaiteur…

Kant, tu te sens oppressée par un quotidien morne, il reste encore…les enseignements des plus sages qui sont passés avant toi. Ces philosophes qui ont vu leurs écrits traverser le temps, parce qu’ils parlaient d’une certaine vérité…Alors, Kant tu ne sais plus quoi faire, il reste la philosophie pour t’aider à mieux comprendre les turbulences des sentiments humains…

La fièvre du samedi soir, qu’importe le taux d’ivresse pourvu qu’on ait l’euphorie.

Marie Robert dans ce recueil de philosophie remet au goût du jour, avec des exemples bien concrets de nos vies actuelles, les courants de pensées. Et sans doute, parce qu’elle le fait avec tellement de respect et de simplicité, que Kant et autres penseurs deviennent accessibles, compréhensibles, follement inspirants . Quelques petits encadrés concis, la fraîcheur et du pep’s en plus, cette professeure nous donne l’envie de les connaître mieux ces philosophes, nous enseigne en 12 points, la force de leurs idées et nous déculpabilise face à nos petites manies quotidiennes. Un programme réjouissant et une belle introduction à la philo!

Le bonheur, c’est se recentrer sur les choses simples autour de nous, les apprécier et savoir se réjouir du fait qu’on existe.

J’ai adoré parce que c’est fun, actuel, et très instructif. C’est une façon intéressante d’aborder la philosophie, et elle devient d’autant plus efficace car, on comprend mieux son effet bienfaiteur, apaisant. Je ressors de cette lecture avec plus de perspicacité, plus de sagesse, et plus de calme en moi. Il y a dans la vie, une course effrénée (et épuisante)  pour atteindre le bonheur, l’amour, le dépassement de soi, la résilience, l’acceptation de la mort et que toutes ses étapes de vies sont autant de sources d’angoisse, mais avec ce petit livre, j’ai eu quelques clefs pour appréhender au mieux, ses moments de stress intenses. Merci Marie Robert et, surtout merci aux 12 philosophes pour avoir laissé au monde, une trace de leurs réflexions intenses…Qu’elles nous inspirent encore longtemps…

Mill mercis pour ce cadeau.

 

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

 

Ma soeur est une brute épaisse, Alice de Nussy/ Sandrine Bonini.

Couverture Ma soeur est une brute épaisse

Synopsis:

Moi, je suis un grand frère.
Ma soeur, une petite soeur.
Ce que j’aime le mieux quand il fait beau, c’est lire tranquillement à l’ombre d’un arbre, assis dans l’herbe fraîche. Quand il n’y a pas ma soeur…
Quand on aspire à une vie tranquille et douce, pas facile d’être le grand frère d’une petite soeur aussi rusée qu’infatigable, et qui peut carrément se révéler terrifiante (n’est-ce pas, le chat… ?). 
Un album à la fois tendre et drôle à mettre entre les mains de toutes les fratries !

Pourquoi nous l’avons choisi et Ce que nous avons ressenti:

La couverture est juste très attrayante avec son fluo orange. Nous, Maman et Fille, nous sommes fan de cette couleur ultra dynamique! Elle vient égayer tout le long de cette histoire, et sur ses pages taupe, ça fait un rendu très accrocheur!

Bravo d’ailleurs à l’artiste Sandrine Bonini, pour ses illustrations colorées avec cette touche d’originalité plein de pep’s, nous avons bien ressenti, les mouvements du petit ouragan Petite Soeur….Quand à Alice de Nussy, elle use d’ironie et de situations cocasses, pour qu’on sente bien ces écarts de personnalités, mais en même temps, tout l’amour qu’il y a entre ses deux là. C’est trop chou!

Il y a de la tendresse dans ses pages, de la douceur et de l’espièglerie: l’image parfaite de la fratrie. Un frère et une soeur si différents et pourtant, si proches. Des caractères aux antipodes, mais des corps jamais trop loin, partageant chacun à leurs manières le quotidien de leurs vies. Ensemble toujours, mais jamais d’accord, sur la forme. Elle court, elle saute, elle virevolte, pendant que lui, se pose, s’assoit, contemple…

Nous avons beaucoup aimé ses pages pleines d’humour et de malice avec cette petite soeur infernale, qui fait tout, mais alors tout, pour contrarier la plénitude de son frère. C’est une petite tornade, cette jeune fille! Alors, forcément, avec Jazzelfique, de voir sa prochaine bêtise, cela a déclenché quelques jolis fous rires, et des montagnes de câlins au moment de l’Histoire du Soir…

A lire en famille, ce petit album, à la superbe reliure cartonnée, et plein de vie!

Notre note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Valéria des éditions Grasset Jeunesse pour l’envoi de ce livre! Ce fut une lecture attendrissante.

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Celle qui n’avait pas peur de Cthulhu, Karim Berrouka.

Couverture Celle qui n'avait pas peur de Chtulhu

Pourquoi je l’ai choisi: 

Quand je vois que Karim Berrouka sort un nouveau livre, je n’ai qu’une envie: me précipiter sur cette lecture car je sais à l’avance que je vais passer un super moment entre fous rires et traits d’esprits . Fan de ses univers déjantés, j’avais hâte de savoir où il allait m’emmener cette fois-ci, après Le club des punks contre l’apocalypse zombie et Fées Weed et Guillotines, que j’avais adoré.

Synopsis: 

Qu’est-ce qui est vert, pèse 120 000 tonnes, pue la vase, n’a pas vu le ciel bleu depuis quarante siècles et s’apprête à dévaster le monde ? Ingrid n’en a aucune idée. Et elle s’en fout. Autant dire que lorsque des hurluberlus lui annoncent qu’elle est le Centre du pentacle et que la résurrection de Cthulhu est proche, ça la laisse de marbre. Jusqu’à ce que les entités cosmiques frappent à sa porte… 

Après avoir réalisé une étude sociologique des fées (Fées, weed et guillotines, prix Elbakin.net) et converti les zombies au pogo (Le Club des punks contre l’apocalypse zombie, prix Julia Verlanger), Karim Berrouka revient pour relever un terrible défi : convaincre Ingrid d’aller éclater du Grand Ancien pour sauver l’humanité.

Ce que j’ai ressenti: 

Karim Berrouka nous revient encore plus déjanté et barré que jamais, et fait une jolie révérence à un monstre de l’univers SF: Cthulhu. Sauf que son héroïne Ingrid, elle ne le voit pas du même oeil, et aurait plutôt tendance à se détourner du grand mythe, au grand dam de ses adorateurs…Celle qui n’avait pas peur de Cthulhu, se retrouve malgré elle, au centre de ses histoires venues d’ailleurs, voyage en Europe et explore des pointes de pentacles, et pourrait même en songes immergés, sauver l’humanité…Elle dépareille énormément au milieu de tous ses illuminés et « fana » absolus  de Cthulhu, et je reconnais bien là, le style de l’auteur, à prendre à rebrousse-écailles les légendes et les remettre à sa sauce façon « Berrouka ».

Ainsi va le monde, comme les hommes. Ils endurent, ils subissent . Puis, un jour , c’est le chaos.

En ce moment on le voit partout: Lovecraft est à l’honneur dans l’univers livresque, et pourtant, je n’ai pas encore lu une de ses œuvres. En bonne élève studieuse, je me suis procurée vite fait, Les contes et légendes du mythe Cthulhu, et j’ai essayé de lire en parallèle, mais faute de temps et de l’aspect très particulier, j’ai eu du mal à m’imprégner de cet univers. Tout est question de rendez-vous en littérature, et celui ci a sans doute été manqué, mais je retenterai à l’occasion, car je ne doute pas que Lovecraft pourrait envahir ma bibliothèque… Du coup, cela s’est ressenti dans ma lecture de ce nouvel opus de Karim Berrouka, je suis sans doute un peu passée à côté des subtilités et j’ai eu du mal à saisir les tentacules de ces références. C’est une belle introduction pour se familiariser avec cette grosse bête verte des profondeurs, mais ça n’a pas été le coup de foudre avec les abysses marines lovecraftiennes…Pas encore, du moins…

La puissance de l’amour est plus forte que les préceptes des univers, plus puissante que la physique des mondes, plus éternelle que la mort elle même.

Pour autant, Karim Berrouka nous  propose une histoire divertissante, pleine de pep’s et de rebondissements rafraîchissants. Il a une espièglerie enfantine et une intelligence vive dans sa plume, qui fait que chacun de ses livres, est un grand moment de plaisir. Encore une fois, il est arrivé à me faire rire, grâce à ses répliques piquantes, et je suis impatiente déjà de lire son prochain livre, en espérant que je sois plus réceptive à l’univers, que je ne l’ai été pour celui ci…

En bref, je suis fan du style de l’auteur, mais je suis passée à côté de l’ambiance, alors ça ne sera qu’une lecture en demi-teinte, même si je conseille quand même cette lecture.

Meilleur Moment du livre: 

  • Le passage sur la Mélopée. J’ai trouvé que l’auteur parlait avec beaucoup de poésie et de sensibilité sur les artistes…

Ma note Plaisir de Lecture  7/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Babelio ainsi que les éditions ActuSF pour l’envoi de ce livre. Ce fut une découverte sympathique.

 Babelio 

 

 

Le prince charmant , c’est vous! Isabelle Saporta.

Couverture Le prince charmant, c'est vous !

Pourquoi je l’ai choisi:

Une belle surprise, arrivée sur son destrier dans mon petit monde féerique…Une bien charmante attention de Sylvie Pereira et des éditions Fayard que je remercie très chaleureusement!

Synopsis:

Elle vient d’avoir quarante ans. Elle est journaliste et sillonne la France pour ses enquêtes. Elle a deux adorables petites filles. Et un mari qui, bien heureusement, ne travaille pas et s’occupe de leurs enfants. Enfin, « bien heureusement », c’est ce qu’elle se raconte à elle-même, parce qu’au fond elle est au bord du burn-out. « Mais comment ça ? lui clame son entourage. Tu as tout pour être heureuse ! Des enfants fabuleux, un mari attentionné, un travail passionnant ! » Oui, mais voilà. Shiva en a plein les bras. De ce mari adorable mais glandeur. De sa culpabilité abyssale de mère qui travaille. De la pression qu’elle se met sur les épaules pour faire bouillir la marmite. Sans compter les mille et une choses du quotidien qui incombent toujours aux femmes… Elle n’en peut plus et rêve d’une nouvelle vie. Sous le regard attentif de son psy à l’érudition désuète, de son meilleur ami homosexuel rosse et drôle, de sa tante sexagénaire gentiment indigne et d’une copine un peu loufoque, elle met tout en œuvre – et souvent le pire ! – pour s’en sortir. Elle se cogne contre tous les murs et rêve d’un être miraculeux seul capable, croit-elle, de la sauver. Jusqu’au jour où, enfin, elle comprend que… le prince charmant, c’est elle.

Ce que j’ai ressenti:…Un humour bien charmant…

Une lecture pleine de pep’s! Notre héroïne est dynamique et survoltée, et cette lecture l’est tout autant! Grâce à l’humour, Isabelle Saporta pose une petite couronne bien charmante sur nos têtes de femmes modernes, et ça fait plaisir à lire!Une plume bien enjouée pour une comédie où le prince charmant prend une autre forme et envoie valser un peu plus loin, les discours culpabilisants. Être femme, maman et avoir une jolie carrière professionnelle, c’est possible, si on sait jongler avec tous ses rôles, et qu’on arrive à dénicher un peu d’aide de l’entourage…Un psychologue compréhensif, un ami gay attentionné, une amie adorable et une famille unie…Sauf, qu’eux leurs rôles, ils vont vite en changer, et du coup, ça sera d’autant plus dur à gérer pour cette dame carrément débordée….

« Lui seul sait que la femme prétendument forte qui lui fait face n’est qu’un bric-à-brac instable de névroses. »

De fous rires en situations cocasses, cette auteure nous régale de situations improbables qui s’accumulent autant que les petits soucis de cette quadragénaire. Et pourtant, derrière cet incessant jeu de zygomatiques, Isabelle Saporta nous parle de sujets sensibles tels que la charge mentale et des nouveaux rôles au sein de la cellule familiale, de cette pression que la société impose à ses femmes bosseuses, des attentes plus ou moins claires et restrictives de l’entourage. Une jolie façon de dire en souriant, qu’il est grand temps que ça change dans les mentalités, pour équilibrer et tendre vers plus de parité.

« Ben, ma foi, on a connu des psychopathes heureux, non? Si, si, cherche, il doit bien y en avoir. Chez les artistes, non…? »

Un chick-lit agréable à découvrir, avec des personnages drôles et décalés, mais surtout, terriblement toxiques…Alors forcément, Le prince charmant, c’est vous!  Puisque dans la vraie vie, les princes ça ne court plus les rues, les chevaux blancs non plus, Hissons donc nos couronnes, Mesdames, Isabelle Saporta, nous souffle un rafraîchissement bleuté de pages hilarantes!

 

Ma note Plaisir de Lecture  7/10

 

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Le moulin à paroles, Christos / Julie Ricossé

Couverture Le moulin à paroles

 

 

Synopsis:

Tous les jours, en haut de la colline, le moulin à paroles faisait valser les syllabes des conversations du village dans ses grandes ailes colorées. Ainsi, il créait des expressions amusantes pour les enfants, des phrases irréprochables pour l’école, des mots à tiroir pour les menuisiers, des adjectifs bien moulus pour les épiceries et bien d’autres merveilles que le meunier distribuait chaque matin.

Mais un jour, le maire décida de moderniser le village et installa un distributeur automatique de mots…

Ce que nous avons ressenti:

Un moulin à paroles. Brasser les mots et faire ressortir milles et une nuances de petites et grandes associations, de mettre en évidence les extravagances du langage et choisir les sons farfelus qui feront sourire par leur fantaisie. Être poète des temps modernes en lançant des mots destructurés en l’air dans un ensemble d’illustrations géométriques: C’est ici que se trouve toute la beauté et l’intérêt de cet album!

Nous avons été sous le charme de cette proposition originale de l’idée d’un Moulin à paroles généreux en mots et en idées pétillantes. Si Maman a adoré la morale qui se cache derrière ses pages, Jazzelfique aura bien aimé, quand à elle, l’humour de ces petites perles cachées dans le décor…Une double interprétation donc, selon l’âge qui nous fait sentir que la modernité perd de son charme si elle est associée à une quelconque idée de profit…De couleurs chaudes à froides, l’enfant peut se rendre compte intuitivement de cette perte de gaieté quand le distributeur automatique de mots prend sa place dans le village…

Partager cette lecture pendant l’instant précieux de l’Histoire du Soir, c’est prendre le temps de parler de l’expression d’un Moulin à paroles, d’expliquer que la pauvreté du langage pourrait amener vers une pensée étroite…Alors, tu lances toi aussi, des mots en l’air comme Poésie, Fantaisie, Passion…Tu t’improvises des pâles d’énergies positives brassant l’air du temps comme le fait ce Moulin à Paroles, et tu essayes de faire sentir à la génération suivante, les parfums et la richesse du vocabulaire…

 

Notre Note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les éditions Balivernes pour l’envoi de cet album. Nous avons adoré cette histoire, pleine de fantaisie!

 

Moi, j’irai dans la lune et autres innocentines. René de Obaldia

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Pourquoi nous l’avons choisi:

Cette proposition de lecture est tombée à pic dans notre petit univers! Entre curiosité de la poésie et illustrations farfelues, j’avais bien hâte de faire découvrir tout cela, à ma petite Princesse…

Synopsis:

Poèmes pour enfants et quelques adultes. 

Morceaux choisis des Innocentines, poésies facétieuses de René de Obaldia, membre de l’académie française, délicieusement illustrés par Emanuelle Houdart.

Ce que nous avons ressenti:

Un peu de folie douce, un pince d’imagination, une tasse d’innocence et une destination de rêve : Moi, j’irai dans la lune est un souffle d’air frais dans le rayon Jeunesse, et c’est plaisant à se laisser embarquer sur les vagues de rimes! Entre les illustrations adorablement rétro et les mots désuets, ce voyage en innocentines, a un petit goût de passé mais reste encore une très belle découverte actuelle, et cette réédition avec sa double couverture est si mignonne…On saute à pieds joints dans l’enfance, ses petites interrogations mutines, cette irrésistible gourmandise et la joie virevoltante: une délicieuse sucrerie dans un petit format de 60 pages.

Mais d’un seul coup j’ai bien vu
Un navire dans le ciel
Traîné par une sauterelle
Sur des vagues d’arc-en-ciel!

Nous avions comme une envie de poésie avec Jazzelfique, alors ce titre c’était une bonne expérience pour la sensibiliser aux rimes, à la douceur et aux rires enfantins. C’est tantôt drôle, et quelques fois impertinent, rétro mais toujours dans le vent, ce petit recueil est un plaisir à découvrir dans ce moment si particulier de l’histoire du soir entre mère et fille. Nous avons apprécié les ritournelles, les jeux de mots malicieux, les découvertes du vocabulaire ancien ou réinventé. A haute voix, la poésie prend du sens, des intonations toniques, de la musique, nous nous sommes régalées!

Nous sommes tombées d’accord sur notre poésie préférée « Petite conversation téléphonique » qui était remplie d’humour et d’espièglerie. On vous conseille bien sûr, cette drôle de lecture pour égayer vos « Ouiquenne », et peut essayer de spike angliche, de faire de belles aventures aux cotés de Pétronille, tout en vous délectant de confituresPassez un joli moment avec René de Obaldia !

Notre note Plaisir de Lecture  8/10

Remerciements:

Je tiens à remercier les éditions Grasset Jeunesse pour l’envoi de ce livre! Ce fut une lecture très plaisante!

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Un autre regard 2, Emma.

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Pourquoi je l’ai choisi : 

La petite surprise de la semaine! La suite des réflexions de Emma, blogueuse engagée, sort son nouveau bébé, et quelle bonne surprise! Je remercie Muriel ainsi que les éditions Massot de leur confiance et de l’envoi de cette BD….

Synopsis: 

Il y a toujours un moment dans les discussions entre femmes où l’on s’en remet aux dessins d’Emma, sur le ton de : « C’est exactement ce qui m’est arrivé. » 
Après son formidable succès en librairie Un autre regard, cette bédéaste amateur revient sur le devant de la scène médiatique avec une BD, publiée sur internet, intitulée « La charge mentale ». Elle y décortique ce qui pèse sur les femmes, contraintes d’organiser les tâches ménagères et leur éventuel partage. Sur Facebook, son histoire a été « likée » 76.000 fois, partagée 215.000 fois et commentée par 21.000 internautes. Des chiffres colossaux. Un article sur l’express.fr a été lu 1million 800000 fois le record depuis la création du site. 
J’ai été un peu dépassée par le succès de cette BD, je ne m’y attendais pas. J’ai eu du mal à répondre à tout le monde, alors que d’habitude, j’essaye de le faire, nous explique Emma. Je suis ravie que le sujet soit sorti du seul cercle féministe et que ça ait touché des femmes pas du tout engagées. Cela me donne de l’espoir pour la suite. » 

Ce que j’ai ressenti: 

Revoici donc Emma, avec Un autre regard 2 , qui nous en apprend plus sur la charge mentale! Et c’est édifiant! Je vous en avais parlé en mai sur le blog de sa BD aux couleurs acidulées et elle revient en force avec des bulles tout aussi drôles et incisives, dans la lignée de son précédent, et quel plaisir! 5 mini histoires vu dans ses yeux, c’est 5 façons de voir différemment les « couacs » des relations hommes-femmes, mais surtout du regard de la société envers les femmes…Ainsi donc on pourra, en feuilletant ses pages, en apprendre plus sur la charge mentale et la manipulation émotionnelle, connaître une histoire de seins, se poser les bonnes questions sur notre utilité dans le monde du travail…

Sur les planches, on pourrait entendre claquer les talons hauts du féminisme, et voir danser de joie une bonne partie de la gent féminine…Enfin, une nana qui n’a pas froid aux yeux, qui dénonce les injustices et incohérences de notre société, et qui le fait avec un humour décapant, tout en étant avisée sur ces comportements aux limites douteuses. Elle met les mots et n’hésite pas à se mettre en scène, en image,  pour dénoncer les malaises des femmes, dans le seul but d’une équité idéale harmonieuse…

Entre dérision et engagement politique, cette petite BD est un condensé de bonne humeur! Parce qu’il faudrait un peu dépoussiérer notre manière de voir le monde, Emma se charge de le faire avec simplicité et une impertinence bienveillante !

Vous pouvez vous en faire une idée en passant voir son blog : Emmaclit.com 

 

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 8/10

 

Stone Junction, Jim Dodge.

Couverture Stone Junction

Pourquoi je l’ai choisi:

J’ai trouvé la couverture dynamique et plutôt accrocheuse à l’oeil, et quand on parle de magie, je ne sais pas résister…

Synopsis:

Après la mort dramatique de sa mère, le jeune Daniel Pearse est recueilli par une société secrète, l’AMO, alliance historique de criminels, d’anarchistes, de shamans, de magiciens, d’alchimistes, de scientifiques fêlés et autres marginaux et rebelles en tous genres.

Ceux-ci vont initier Daniel à quelques disciplines indispensables, de la méditation au casse de coffres-forts, en passant par le réajustement karmique, les subtilités du poker, l’art du déguisement ou encore les avantages et inconvénients des drogues.

Fort de ces connaissances, Daniel va s’employer à résoudre le mystère entourant la mort de sa mère tout en essayant de mener à bien la mission que lui a confiée l’AMO : tenter de dérober un étrange diamant détenu par le gouvernement, lequel pourrait bien être la fameuse pierre philosophale…

Les personnages:

Tout d’abord, grande affection pour cette A.M.O, Alliance des Magiciens et Outlaws! Tout comme Daniel Pearce, on se laisse séduire par l’esprit, les personnalités, les qualités de tous ses personnages, qui font de son enseignement, un enrichissement pétillant! Chacun dans son style, ils m’ont tous plu et c’est un enchantement de les découvrir au sein de cette aventure hors norme! Tous plus timbrés, déjantés et plus talentueux les uns que les autres, on se plaît à connaitre leurs spécificités qui flirtent avec l’illégalité, et qui jettent dans les hautes sphères de la poudre aux yeux scintillante pour mieux contrer l’influence du capitalisme, avec toujours à l’esprit, l’Art du jeu…Chaque coup, comme un défi, chaque action pour aiguiser la chance d’être hors du commun…Belle équipe de joyeux lurons qui s’entraident dans les mailles d’un filet qui défie les lois de la raison…

 « – HORS-LA-LOI, rectifia Smiling Jack. Pas des criminels, des HORS-LA-LOI. Mon ami Volta dit qu’il y a une différence de taille. Les hors-la-loi ne font le mal que lorsqu’ils estiment agir pour le bien ; alors que les criminels, eux, ne se sentent bien que lorsqu’ils font le mal. »

Ce que j’ai ressenti:…Un pour tous, et tous pour l’AMO!

J’ai trouvé la vérité, et elle est simple: la vie est étonnante.

Je dirai qu’un grand souffle de liberté souffle dans ses pages, et que ça fait du bien! En se mettant hors-la-loi, le duo Mère/Fils Pearce, s’offre une chance de vivre sans contraintes, sans limites, sans entraves…Il ne sont plus enfermés dans les codes de vies « classiques », du genre Métro-Boulot-Dodo, et s’enrichissent de ce fait, d’une autre forme d’apprentissage, de connaissances et de plaisir qui les tournent vers une autre façon d’appréhender le monde. Daniel Pearce deviendra donc un être malléable qui tend vers une Liberté absolue, et chaque rencontre avec les membres de L’AMO sera une leçon d’émerveillement, une puissance méditative et une conscience plus active sur les mystères de l’existence.

Disparaître est un outil, une technique, une autre manipulation de l’apparence. La magie est l’expropriation du réel.

Entre l’art de s’inventer, de réinventer, de faire sauter toutes les barrières physiques et morales, cette grande œuvrette alchimique souffle en 4 éléments , la plus fantasque des aventures et la plus magique des quêtes…Ce Diamant, entre trésor mystérieux et espoir de pierre philosophale, va mobiliser tous les talents cachés de cette association secrète! Et tout devient spectacle d’illusions, force d’invisibilité, pouvoir de transformation et don de disparition, pour notre plus grand bonheur de lecteur! 700 pages d’une audace magique, trempée dans une dynamique irrévérencieuse!

Ce que je suggère, si tant est que je suggère quoi que ce soit, c’est que nous sommes nés pour être étonnés.

J’ai adoré ce roman pour la douce folie qui le caractérise, pour son étonnante façon de briser les styles convenus, pour son originalité loufoque, pour sa pétillante Magie! C’est un moment de lecture très spécial, un genre presque inclassable, intense et divertissant, et incroyablement addictif! Je ne suis pas prête d’oublier cette Alliance de hors-la-loi bien sympathique, qui m’a donnée le temps de cette aventure, une énergie communicative!

Parce que si les souhaits étaient des ailes, on volerait tous dans le ciel, et si la crème comptait pour du beurre, y aurait pas à baratter pendant des heures.

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement le site Babelio ainsi que les éditions Super 8 pour l’envoi de ce livre! Ce fut une lecture étonnante!

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Super 8 éditions

 

La température de l’eau, George Axelrod.

 

La Température de l'eau par Axelrod

Synopsis:

Westport, Connecticut, fin des années soixante. Harvey Bernstein, 46 ans, ne compte plus les bonnes raisons de se suicider. Ses livres, qui ne se vendent pas, son travail de critique, alimentaire et absurde, sa femme Margery, présidente du comité pour une législation raisonnable du port d’armes, ses deux enfants, au mieux indifférents. Sans oublier ses cours d’’écriture créative à L’’École des Meilleurs Auteurs de Best-Sellers. Harvey n’’est taraudé que par une seule question : somnifères ou révolver ? Avant qu’’il ne trouve la réponse, une jeune femme pour le moins originale, Cathy, va faire une entrée inopinée dans son existence. Avec un faible bien marqué pour les perdants nés, elle va entraîner Harvey dans des aventures aussi torrides que périlleuses, dont on ne révèlera rien ici, sinon qu’elles se concluront à Hollywood, au coeœur même de l’’usine à rêves.

Tout, dans cette satire pétillante, a le charme fou des films de George Axelrod. Garson Kanin, scénariste attitré de George Cukor, écrivait à propos de ce roman : « Si arrivé à la page 4, vous ne souriez pas, arrêtez-vous. Vous n’’êtes simplement pas des nôtres. » On ne saurait mieux dire.

Ce que j’ai ressenti:

Plonger dans cette lecture, c’est s’assurer d’une belle tranche de fou rires! Complètement décalée, cette histoire nous emporte dans une tornade de décadence bien marquée! Humour et situations cocasses, on se régale de cette descente dans les coulisses de Hollywood. Jeux de mots, jeux de séductions, jeux de dupes, tout est permis dans ce petit roman rythmé et plein de fraîcheur!

« Tu es censé être hyper intelligent, mais tu ne connais rien à rien! Personne ne regarde personne! Personne n’écoute personne! Personne n’en a plus rien à foutre! « 

Harvey, qui ne voit plus que sa vie avec le verre à moitié vide, mais avec toujours une bonne flasque pleine, bien planquée dans son bureau, décide d’écrire l’ultime lettre au monde: « Ceci est une lettre de suicide. » Mais le destin en a décidé tout autrement, et Cathy rentre dans sa vie, telle un boulet de canon, (plus un canon qui tire le boulet d’ailleurs!), et entraîne notre grand déprimé dans le tourbillon de l’amour, et autres frasques passionnelles…

J’ai adoré l’impertinence de Cathy, le côté désabusé de Harvey et l’espièglerie de l’auteur de confronter ses deux aspirants au bonheur…Le Best-Seller, vrai ou faux objectif, va réunir pour le meilleur du pire, une prostituée et un écrivain raté, vers la plus désopilante des histoires de cinéma…

Le sain et le fou commençaient à fusionner.

Si j’ai beaucoup aimé le style barré, il semblerait que je sois passée à côté de la fin, peut être que le bain, dont La température de l’eau est à 26°C, c’est un peu trop frisquet pour moi, mais je retiendrais assurément que j’ai eu le sourire pendant toute la baignade!

Ma note Plaisir de Lecture  7/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les éditions Sonatine pour l’envoi de ce livre! Ce fut une lecture très plaisante!

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En Féérie, il brille quelques poussières…

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