Demain c’est loin, Jacky Schwartzmann

Synopsis:

Tête de beur, nom juif et chanteur homonyme : François Feldman était mal barré dès le début. Et ça ne s’est pas amélioré. Sa banquière BCBG, Juliane, lui refuse un nouvel emprunt et Saïd, qui règne sur la cité, cesse de l’aider. Mais grâce à un terrible accident, François tient enfin sa chance : Juliane tue le cousin de Saïd et a besoin de son aide pour fuir les caïds et la police. S’ils s’en sortent, il sera en bonne position pour négocier. Encore faut-il s’en sortir.


Ce que j’ai ressenti:

À la manière d’un portrait chinois, voici un peu de ce qu’il vous attend dans ses quelques 200 pages ultra dynamiques et foncièrement corrosives! Un coup d’éclat…D’éclats de rires et d’éclats de Noir! Sensationnel!

▪️Si j’étais…Un personnage…

Je serai François Feldman. Non pas le chanteur, l’autre! Celui inventé par Jacky Schwartzmann, un « mec de cité », français avec une tête de beur et un drôle de nom homonyme, un commerce louche et un petit souci de communication avec sa banquière Juliane Bacardi. Autant vous dire que ça n’aide pas trop dans la vie, mais François a de la ressource et du répondant, et suivre ses péripéties nous emmène aujourd’hui à découvrir pourquoi son futur à lui et bien, il se résume à: Demain c’est loin.

Je m’appelle François Feldman, comme l’aut’ con. Mais je suis pas chanteur. Et je suis pas juif. Depuis toujours quand je dis mon nom on me demande : « Comme le chanteur?» Quand je suis énervé je réponds : « Pis ta mère, tapette ? » Et quand je suis calme je dis que oui, c’est mon oncle. 

▪️Si j’étais… Témoin d’un meurtre…

Et bien, je serai bien dans la mouise! Et c’est ce qu’il va arriver à ce quadragénaire…Et ce qui va nous pousser à voir se former, sous nos yeux ébahis, un duo improbable mais attachant qui s’arrache in extremis, d’un sacré bourbier. C’est parti pour une cavalcade d’enfer! Rien ne les destinait à ce qu’ils s’entendent ces deux-là, mais on adore les voir enchaîner les situations cocasses et les répliques salées! La banquière Bacardi et le loser Felman, au volant de la voiture incriminée, vont apprendre l’impitoyable loi des cités et celle corrompue de la bourgeoisie. On ne sait pas laquelle est la pire…Une explosion de vie et de clichés, qui fera voler en éclats le vernis des apparences! Juste génial, tellement c’est barré et criant de vérités!

Plongez deux ennemis jurés dans une situation bien bordélique, mettez-les en danger, forcez-les à devoir s’en sortir ensemble, et ils développeront une nouvelle relation basée sur la confiance.

▪️Si j’étais…Une impression…

Je serai sans nul doute un éclat de rire. Avant même la page 30, je m’étais déjà marrée comme une dingue et bien sûr, la magie a duré tout le long du livre! J’ai tellement rigolé que j’ai failli m’étouffer. C’était juste hilarant, et je le verrai trop adapté en spectacle…C’est délicat en plus, l’humour, et quand c’est dosé genre « survitaminé », et bien ça donne un pur moment de plaisir! Si l’intrigue est relativement classique, tout est dans l’art et la manière de conduire l’histoire! Et là, Jacky Schwartzmann gère la tenue de route et les virages serrés de son road-trip, grâce à une intelligence fine et une délicatesse acide! Entre humour noir/blanc/beur et cynisme ensoleillé, entre piques acérées et critique sociale béton, ce livre est un petit condensé d’énergie positive! A partager sans modération! J’ai A-DO-RÉ! Et je rigole encore…

Elle avait d’ailleurs les yeux qui pétillaient et un petit sourire autosatisfait qui lui faisait ses petites fossettes marrantes. Le second degré venait de rentrer dans sa vie et, visiblement, elle n’était pas contre.

 

Ma note Plaisir de Lecture 9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Léatouchbook ainsi que  les éditions Points de leur confiance. Merci pour l’envoi de ce colis Découvrez Toutes les Couleurs du Noir. Je suis ravie de soutenir la couleur Rose et les romans Noirs.

Le cercle Points - Créateurs de lecteurs

La Zèbéléhyène, Gropapa/ Sonia Sans

La zèbéléhyène par Gropapa


Synopsis:

Une hyène dépressive cherche la cause de son chagrin dans son apparence. Déterminée à venir à bout de ses complexes, elle bat la savane et tente par tous les moyens de transformer son image. De situation cocasse en rebondissement inattendu, elle découvre que la clé est ailleurs… Et si le bonheur ne dépendait que d’un mot gentil ?
En voilà une belle et drôle d’histoire ! Celle d’une gentille hyène, qui manque cruellement de confiance en elle. La lecture est sportive – vous verrez ! – et les enfants hilares. Essayez donc de prononcer le nom de cet animal hétéroclite ou de ne pas rire devant cette improbable créature ! Sans compter la patte talentueuse et expressive de Sonia Sans, qui fait vibrer cet album haut en couleur. 


Ce que nous avons ressenti:

▪️Une histoire pleine d’humour.

S’il y a quelque chose à retenir, à la première lecture de ce joli album, c’est nos éclats de rires. Il est tellement bourré d’humour et de situations cocasses qui poussent à tourner les pages avec le sourire bien accroché et entre deux fous rires, essayer de lire la définition de ce nouvel animal qui se réinvente à force d’envie et de démesure. Nous allons suivre, au cours de cette histoire, une petite hyène toute chamboulée de rencontrer les animaux de la savane, et chaque rendez-vous animal se termine par un échange incongru. La qualité des illustrations aussi est une merveille: l’improbabilité de la situation laisse à l’artiste, un grand champ pour l’originalité du rendu et c’est très sympa de voir l’évolution de cette zébéléhyène.

▪️Une hyène dépressive…

C’est vrai que c’est une histoire très amusante, mais il y aussi derrière une vraie conscience psychologique pour une meilleure acceptation de soi. Cette petite hyène tachetée souffre d’un cruel manque de confiance en soi. Elle a un réel malaise qui la pousse à vouloir toujours plus, jusqu’à l’absurde…Mais avec le rire et beaucoup d’imagination, cet album montre que le bonheur n’est pas dans cette quête de chimères superficielles. C’est simple mais très efficace, et le message est essentiel. A mettre entre toutes les petites mains! Le petit plus de cette collection: la petite annotation sur la couverture qui parle du thème abordé. Ici L’acceptation de soi/quête d’identité. En un coup d’œil, on sait vers quelle problématique on va, et en tant que maman (ou même les bibliothécaires ou toute personne amenée à conseiller un livre), j’ai trouvé cela pratique et pertinent.

▪️Coup de foudre!

Si je vous dis que ma fille l’a lu 5 fois dans la même soirée… Est-ce que vous pensez, que le pari est gagné?! Et oui forcément, Maman et Fille sont ravies de cette nouvelle histoire du soir, où on peut parler de différences, d’amour et de confiance. A haute voix, c’est une vraie gymnastique, mais c’était génial, parce qu’on n’a pas fini de s’adapter à un nom, qu’il faut déjà intégrer une nouvelle façon de définir cette nouvelle petite hyène, tout en admirant la prouesse artistique.

Un vrai coup de foudre pour cette hyène attachante, et nous aussi, nous sommes tombées sous son charme au premier coup d’œil.

Notre Note Plaisir de Lecture 10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Babelio ainsi que les éditions Evalou de leur confiance et l’envoi de ce livre. J’ai trouvé très agréable d’avoir un petit mot personnalisé du directeur de cette maison d’éditions ainsi que le catalogue de présentation.

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La Daronne, Hannelore Cayre.


Synopsis:

Patience Portefeux, 53 ans, deux filles, un chien, un fiancé flic et une vieille mère en EHPAD. Patience trime, Patience est traductrice de l’arabe pour le ministère de la Justice. Des milliers d’heures à transcrire des écoutes entre petits dealers et grands bandits. Puis Patience franchit la ligne jaune : elle détourne une montagne de cannabis issue d’un Go Fast. Sans culpabilité ni effroi. Simplement une petite entorse morale. Et encore.

Et Patience devient la Daronne.

GRAND PRIX DE LITTÉRATURE POLICIÈRE

PRIX LE POINT DU POLAR EUROPÉEN


Ce que j’ai ressenti:

▪️L’histoire d’un karma…

« Pour nous, vous n’existez même pas. »

Pour le ministère de la Justice, elle n’existe pas. Traductrice de l’ombre, payée au noir, elle retranscrit de l’arabe au français, les conversations téléphoniques des dealers. Elle, c’est Patience Portefeux. Veuve éplorée , Mère débordée et Fille ingrate, mais c’est surtout une femme de cinquante ans, qui n’arrive pas à joindre les deux bouts, qui subit son karma de descendance véreuse et qui un jour, à force de pression, devient une dealeuse de cannabis. Elle se fait reine d’un réseau de drogue, grâce à sa faculté d’écoute. Elle, c’est la Daronne. Elle n’existe pas pour le ministère mais heureusement pour nous, lecteurs, Elle devient une figure incontournable dans le monde du polar. Et on adore sa langue bien pendue!

-Dans l’immeuble nous appeler vous le fantôme. Mais vous moins fantôme qu’avant. Beaucoup moins. 

▪️Une collectionneuse atypique.

Petite fille, c’était la collectionneuse de feux d’artifices…Avec sa sensibilité particulière, elle se met à goûter les saveurs de la misère mais, depuis quelque temps, sa vie devient une telle galère, son avenir un tel néant, qu’elle en est réduite à son âge, à collectionner surtout les emmerdes. Mais le feu de son caractère l’emporte sur un éventuel apitoiement. Et nous lecteurs, nous avons la chance de voir ses explosions d’humeur et d’humour, son point de vue acéré et sa colère face aux incohérences du système politique et social de la France. Et nous aussi, on devient collectionneurs de ses feux de fureur, de ses feux de détresse, de ses feux de compassion, de ses feux de couleurs et d’émotions qui illumine ce polar noir.

« Collectionner les feux d’artifices, et bien ça serait comme être au centre d’un gang bang géant avec tout l’univers.« 

▪️Les couleurs de l’Endless Summer.

La Daronne goûte donc au risque brun, au blanchiment d’argent et à la couleur effacée de l’honnêteté. Si vous ne deviez lire qu’un roman cet été, pensez à celui ci! Il est court, impactant, efficace. En à peine 175 pages, il nous encanaille à passer la ligne jaune, le temps d’une lecture! C’était une chouette découverte, un polar aux mille couleurs et aux saveurs amères et pourtant, il y avait une belle palette d’émotions qui font de cette histoire surprenante et audacieuse, un pur moment de délice!

On devrait carrément manger de l’argent, le hacher et en faire un complément alimentaire de luxe, comme la gélée royale me suis-je dit en me faisant rire toute seule. 

Ma note Plaisir de Lecture 9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Léatouchbook ainsi que  les éditions Points de leur confiance. Merci pour l’envoi de ce colis Découvrez Toutes les Couleurs du Noir. Je suis ravie de soutenir la couleur Rose et les romans noirs.

Le cercle Points - Créateurs de lecteurs

 

Lune Noire, Anthony Neil Smith.

Lune noire par Neil Smith

Noir. Bien frappé.


Synopsis: 

Une vision toute particulière de la justice et de la morale a valu à Billy Lafitte d’être viré de la police du Mississippi. Il végète aujourd’hui comme shérif adjoint dans les plaines sibériennes du Minnesota, avec l’alcool et les filles du coin pour lui tenir compagnie, les laboratoires clandestins de meth pour occuper ses journées. Si Billy franchit toutes les lignes, on peut néanmoins lui reconnaître une chose : il a un grand cœur. Ainsi, lorsqu’une amie lui demande de tirer d’affaire son fiancé, impliqué dans une sale affaire de drogue, c’est bien volontiers qu’il accepte. Quelques jours plus tard, Billy est arrêté par le FBI, enfermé dans une cellule au milieu de nulle part, et sommé de s’expliquer sur tous ces cadavres qui se sont soudain accumulés autour de lui. 


Ce que j’ai ressenti:

  • Noir, je t’aime…

Anthony Neil Smith nous a préparé une saga dans toutes les nuances du Noir. Ce premier tome, Lune Noire , nous présente Billy Lafitte, un personnage tout sauf, recommandable. Entre ses penchants pour tous les vices que l’humanité porte en elle, et une sacrée dose de malchance dans toutes les actions qu’il entreprend, ce flic déchu cumule les emmerdes, et au plus il en fait, et au plus il en vient…Un cercle vicieux en somme. Saupoudré de répliques incises, avec un style complètement déjanté, dopé de testostérones et de bastons musclées, ce livre est bien frappé! J’ai apprécié cette ambiance tendue à l’extrême et le thème abordé des terroristes, même s’il manquait de nuances et de profondeur. Sous le couvert d’humour noir et de thriller complètement barré, on sentait une dénonciation de toutes ces nouvelles violences qui s’installent dans les coins reculés de l’Amérique. Je ne sais pas si la Lune éclaire ces terres poussiéreuses mais dans Lune Noire, les ténèbres et le sang l’emporte sur tout le reste. Préparez-vous, ça va déménager, entre les courses-poursuites, la justice bafouée, les cadavres accumulés et une violence démesurée: un nouveau phénomène arrive chez Sonatine éditions et c’est du costaud!

Je m’étais fait quelques ennemis, certes, mais je n’étais jamais allé les emmerder chez eux à cette heure de la nuit. Ayez la même putain de courtoisie à mon égard. 

  • Je t’aime, moi non plus…

Même si j’aime les héros, enfin anti-héros plutôt, borderline et surprenant, (et en cela ce Billy Lafitte tient son rôle haut la main), cette lecture n’aura pas été pourtant, des plus fluides. Intéressant mais maladroit. Génial et l’instant d’après, décousu. Survolté puis sans punch. Ce roman noir ne m’a pas laissé de marbre. Nous avons joué à « Je t’aime moi non plus », des passages où je me suis dit, « J’adooooore », et d’autres, « ah non, mais sérieux?! » Je l’ai pris, je l’ai reposé, je l’ai aimé, j’ai détesté…Et puis, j’y suis arrivée, au bout de notre rendez-vous…Et finalement, je me suis dit, que ce que je recherche dans un livre, c’est avant tout l’émotion, les sensations. Alors, oui, je n’ai pas clairement adhéré à tout dans ce roman, mais j’ai aimé certains passages, vraiment hilarants. C’est aussi un premier roman, une certaine indulgence est donc de mise, et dans la mesure où j’ai eu mon éventail de ressentis (bons et mauvais), le contrat est rempli pour ma part. J’ai passé un bon moment.

« Je commence à me dire que tu es un super-héros.
– Ouais. Et mon pouvoir, c’est de pourrir le monde autour de toutes les personnes que je connais.
– Au moins tu ne t’envoles pas. Là, tu serais un vrai connard. »

  • Poursuivons l’histoire…

S’il est vrai, qu’on a pas eu une symbiose de tous les instants, la note d’émotion sur la fin et ce personnage au grand cœur m’a quand même plu dans son imperfection. Je serai curieuse de lire la suite de ses aventures, d’autant plus que je viens de voir que notre héros badass va se retrouver dans l’univers des bikers. Je serai plus exigeante aussi. Mais j’ai hâte de continuer l’histoire…A noter que le prochain tome est annoncé pour septembre, donc il nous reste peu de temps, avant de voir revenir en grande fanfare, l’énergie palpitante et controversée de Anthony Neil Smith.

Les rêves de zombies étaient les pires. Chaque fois que j’en faisais un, je me réveillais le lendemain en me disant que le monde était plus dangereux que je ne l’avais initialement pensé.

Ma note Plaisir de Lecture sticker-fee-libellule 7/10

Remerciements: 

Je tiens à remercier très chaleureusement Muriel ainsi que les éditions Sonatine de leur confiance et l’envoi de ce livre.

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L’Outil et les Papillons, Dmitri Lipskerov

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Synopsis:

“ Arséni Andréiévitch, nu comme un ver, constata sans équivoque que l’organe le plus important du corps masculin manquait à son reflet. ”

Un beau matin, l’honorable Arseni Andréiévitch Iratov, célèbre architecte de cinquante ans dont le parcours rappelle celui d’un Rastignac soviétique, se réveille pour découvrir qu’il n’a plus de sexe. L’outil le plus essentiel de son anatomie a tout simplement disparu, ne laissant qu’une fente sur un bas-ventre désormais lisse. L’organe perdu réapparaît dans un petit village, où vivent une gamine de treize ans et sa grand-mère alcoolique. Le pénis a pris l’apparence d’un gnome, qui se transforme rapidement en beau jeune homme au visage angélique. La jeune fille décide de le garder comme animal domestique, avant d’en tomber amoureuse, de lui donner un nom français (Eugène) et de l’aider à réaliser son rêve: retrouver son propriétaire Iratov. Avec L’Outil et les Papillons, Dmitri Lipskerov entraîne le lecteur dans un carnaval fantastique échevelé, démoniaque et absurde, une variation hilarante sur Le Nez de Gogol.


Ce que j’ai ressenti:

  • Un seul outil vous manque…Et tout est dépeuplé.

Car à y perdre cette partie là de l’anatomie masculine, Arseni Andreiévitch ne pensait pas qu’il vivrait un tel drame! Mais le pire, c’est que ce manque parait épidémique… Imaginez un peu, un avenir sans testostérone et voyez, l’envol des perspectives…

Mais si en plus, les gnomes s’invitent et prennent la place dans les branle-bas des rendez-vous amoureux, que les diamants reluisent dans les ombres et que la guimauve n’adoucit plus les mœurs, il va en rester quoi de notre monde? Dmitri Lipskerov joue les tailleurs d’anatomie et fait danser les papillons, dans une histoire sucrée/salée aux allures de science-fiction.

-À quelque chose malheur est bon.

  • Une fable délicieuse…

Cette lecture est une friandise, tant par son originalité détonante, que par son absurdité délicieuse. Elle se fait poésie, et parfois délicatesse, comme une aile de papillon posée sur une peau. Et pourtant, c’est bel et bien une fantaisie presque démoniaque qui vient s’inviter dans ces pages! Cette petite pointe de provocation envers cette absence incongrue de sexe masculin, vient gratter quelque peu les clichés de notre société, et la féminité de fleurir avec panache. J’ai trouvé que l’auteur avait une perspicacité bien sentie et une plume rafraîchissante. Derrière un humour complètement décalé, il nous donne à réfléchir sous couvert de fantaisie, sur les modes de vies, l’histoire et les influences de la Russie.

Nous venons dans ce monde pour devenir meilleurs.

  • Un petit OLNI follement pétillant.

J’ai vraiment adoré ce mélange des genres entre contemporain, réécriture et dystopie. C’est à découvrir! Inclassable, intelligent, sensible et hilarant, c’était vraiment un chouette moment de lecture! J’avais vraiment été attirée par cette jolie couverture, et je ne regrette pas cette virée dans Moscou, grâce  cette histoire déjantée. Je suis conquise. Et ce final, tout en finesse et en poésie, c’était génial…En bref, une belle découverte!

-Je ne veux pas que tu gâches ta vie à t’occuper de ma folie!

 

Ma note Plaisir de Lecture 8/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Babelio ainsi que les éditions Agullo de leur confiance et l’envoi de ce livre.

Babelio

Indian Psycho, Arun Krishnan

Indian psycho par Krishnan


Synopsis:

À New York, tout est possible. Depuis qu’il y vit, Arjun tâche d’oublier l’enfant qu’il a été. L’abandon et l’orphelinat en Inde, puis son adoption par le couple Clarkson. Avec quelques baratins bouddhistes et un soupçon de sémantique marketing, Arjun s’est hissé au top d’une grande agence de pub. Il a accompli son rêve : devenir un gentleman. Jusqu’au meurtre d’Emily. Pas son meilleur coup. Son business plan ? Noyer le poisson. Dans le flux. Quelques clics et jeunes cadres poignardés plus tard, le tueur de MyFace peut terroriser la Toile, la ville, et toute l’économie du pays… Tremble, Amérique !
« Un thriller délicieusement sardonique, doublé d’une habile satire des réseaux sociaux. » Macha Séry – Le Monde


Ce que j’ai ressenti:

 

  • L’Amérique des possibles…

Yes, we can! Oui, vous pouvez être ce que vous voulez en Amérique! Un publicitaire apprécié, un employé modèle au potentiel fructueux, et…un tueur en série. Cette histoire pourrait bien bouleverser certaines petites habitudes de posts et diffusions, d’envie de cuisine et de vêtements, de click et d’évasion. Une tornade de couleurs et un souffle de culture bouddhiste risque d’envahir votre espace polar, avec cette pointe d’humour noir qui saura vous séduire, assurément…La toile va connaître un de ses pires utilisateurs et, pas sûr que le réseau social Myface apprécie ce nouveau fléau…Quand l’audace et la paranoïa s’associe, cela donne un indien dans la ville avec un coup de couteau plutôt tranchant! New York n’a plus qu’à bien se tenir!

« Je deviendrais un individu américain d’exception. » 

  • Un thriller efficace!

Je l’ai dévoré en deux jours, parce qu’il avait un petit effet « déstabilisant » et addictif. Outre le personnage principal, qui devient malgré lui, un sérial-killer, Arjun est déconcertant et dans l’air du temps, et c’est ce qui le rend encore plus effrayant. Avec cette frustration de concilier intégration et identité culturelle, avec son passé trouble et cette violence sous-jacente, ce terrain virtuel en effervescence devient  l’espace de chasse d’un Indian Psycho. On devine en quelques pages, le danger de cette diffusion d’intimité et de la probabilité de tomber sur une personne malintentionnée, qui pourrait s’en servir à des fins tragiques. Et du virtuel, on passe au réel, avec des cadavres bien sanglants…En touchant ainsi,  ce nouveau phénomène de société, on ressent un étrange malaise que l’auteur, Arun Krishnan, accentue avec des pointes acérées sur cette tendance à l’hyper connexion. Intéressant!

« On peut tuer un homme de la même façon qu’on peut tuer un animal. »

  • MyFace et ses travers…

N’est pas gentleman qui veut, et sérial-killer non plus! Mais apparemment, Arun Krishnan pense qu’on peut être les deux, alors quittez vos écrans, le temps de cette lecture! Indian Psycho vous présente le profil d’un publicitaire complètement psychotique, accro aux réseaux sociaux et suivre ses aventures, laissera quelques traces, un ou deux autocollants « Je t’ai trouvé sur MyFace » comme signature, et des dialogues improbables hilarants…Une histoire qui a l’énergie communicative pour vous permettre de méditer sur certaines petites manies de dispersion de données personnelles aux quatre vents… Rythmé et intelligent, ce polar est bon divertissement!

« Le Bouddha a dit que si l’on contemplait les affronts avec une parfaite sérénité, ils finiraient par quitter notre être et se dissiper dans l’univers. Et notre esprit se laverait des pensées négatives. »

 

Ma note Plaisir de Lecture 8/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Pocket pour leur confiance et l’envoi de ce livre.

 

Le problème avec les femmes, Jacky Fleming.

Couverture Le problème avec les femmes


Synopsis:

Les femmes peuvent-elles être des génies, ou leurs bras sont-ils trop courts ?
Pourquoi n’avons-nous entendu parler que de deux, trois femmes à l’école ?
Que faisaient toutes les autres ?


Ce que j’ai ressenti:

« Autrefois, les femmes n’existaient pas et c’est pour cette raison qu’elles sont absentes des livres d’histoire. »

Au hasard de mes recherches pour ce mois de Mars au féminin, et des Femmes de Lettres à l’honneur, je suis tombée sur ce drôle de livre…Un documentaire graphique hilarant et passionnant. Un livre qui va hérisser les poils féminins…Quelques Hommes de l’Histoire, des soi-disant « Génies », ont fait des corrélations entre intelligence et parties du corps féminin, réduisant celles-ci à des rôles domestiques et niant même leur capacité de penser…Jacky Fleming revient sur ce passé douloureux qui ont empêché les femmes de réaliser une carrière brillante, sous prétexte qu’elles portaient des jupes.

Au cours des 700 années qui séparent Hildegarde de Bingen de Jane Austen, les femmes écrivaines étaient mal vues, car pour cela il fallait réfléchir, ce qui interféraient avec l’accouchement. 

J’ai beaucoup aimé le ton et l’audace de cette auteure:

  • comme elle met des coups des pieds à leurs phrases sexistes avec des dessins nerveux en noir et blanc.
  • comme elle dénonce 2000 ans de frustrations féminines, avec dérision.
  • Comme elle tourne avec humour, les inconforts de tenues ou l’hypocrisie des hommes, avec le sourire.
  • Comment elle explique avec élégance, le début du courant féministe et fait des clins d’oeil à ses femmes de caractères.

Les femmes qui s’aventuraient à l’extérieur de la Sphère Domestique étaient appelées les Femmes Déchues.
Il y avait plusieurs façons d’être Déchues, comme porter la raie sur le côté, avoir ses propres opinions, les dire à voix haute au lieu de les garder pour soi, ne plus être vierge après l’accouchement.
Seules les femmes pouvaient être Déchues.

En bref, j’ai adoré! C’était une jolie piqûre de rappel pour que Le problème avec les femmes soit enfin le lien qui les unissent toutes, afin d’accéder à un avenir où le mot Parité serait la solution.

 

 

Ma note Plaisir de Lecture sticker-fee-libellule 9/10

 

Poéticide, Hans Limon

 


Poéticide par Limon


Synopsis: 

Les poètes, ces visionnaires autoproclamés, ces loueurs de soleil, ces rimailleurs à la sauvette, les voilà tous morts. Et alors ?
Un monde privé de ses poètes : ci-gît peut-être l’idéal.
Remise des conteurs à zéro : « C’est au berceau qu’il faudrait les prendre. Les pendre. Avant qu’ils ne sachent écrire ou parler, autrement dit mentir, aveugler, recouvrir, dissimuler. Des faux-monnayeurs par nature ou vocation. Le ver est dans la pomme et la pomme en ma paume : à moi de l’engloutir. C’est ma contribution à l’ordre universel, ou plus modestement mon petit coup d’épieu à l’historiographie. »
Massacre à la lettre ou manifeste à chœur ouvert, « hommage collatéral » ou thriller cynico-lyrique, impitoyable et désopilante épopée à travers l’histoire de la poésie, Poéticide est avant tout l’avènement d’un poète qui, trop à l’étroit dans son siècle, s’en va poignarder ses pères spirituels pour mieux leur déclarer son amour et, chemin faisant, dispose comme par inadvertance la première pierre (tombale) d’une grande œuvre à venir.


Ce que j’ai ressenti:

  • « Tous les crever! Tous les rayer! »

LE VIEIL HOMME, personnage aigri et quelque peu désenchanté, se lance dans un élan d’idéal meurtrier: la mort de tous les poètes. Rayer de la surface de la terre, les plus grands, les plus renommés, les plus adorés de tous les poèmes. N’en plus laisser un seul parce qu’ils se révèlent mensongers, selon ses impressions. Un Poéticide sanglant et radical.

Ce petit OLNI rosé, est entre le thriller parfait, le théâtre d’un carnage annoncé, et la poésie ravageuse. Il a suscité ma curiosité, mais surtout une peur atroce d’un monde sans poètes ou une vie sans poésie. Je ne pouvais m’y résoudre… Alors même biffés, même ignorés, même dés-aimés, j’ai souri à les voir ci et là, ces siècles de poésie, dans le chaos de ce monde réinventé, presque post-apocalyptique, avec nos chers visionnaires disparus dans des limbes ignorées. Avec une plume furieuse et audacieuse, Hans Limon dépoussière et purifie l’idée même de la poésie, dans un roman plein d’énergie destructrice et d’amour passionnel, pour qu’elle survive Poésie, pulse et rejaillisse, dans le sang de cet acte désespéré…

  • LA POÉSIE N’EXISTE PAS.

Dans le fil de cette intrigue, la poésie est niée, réduite à néant. Et pourtant, elle s’infiltre de partout, au milieu des pages, dans les conversations, dans chacune des aubes et autres crépuscules… Hans Limon dévient, de manière originale un tueur de poètes, pour mieux se réapproprier ce genre d’écrits avec l’irrévérence des artistes complètement déjantés et précurseurs, loin des codes et des courants littéraires imposés, avec une manière de réinventer dans la plus pure innocence, l’essence même du plaisir à écrire de la poésie. Et ça détonne, je peux vous le dire, parce qu’il y a la rage d’un fou idéaliste, le génie de la création, et la beauté des vers qui vibrent dans 90 pages de bonheur de lecture!

  • « La seule réalité, ce sont les sensations. Vous comprenez, Monsieur? Les sensations me frappent. Les pensées me bercent. »p23

Que le noir des lignes lyriques soit sublimé sur la feuille blanche, que les nuits d’insomnie à gratter du papier soit étincelles, que les contemplations d’un lever du jour inspire encore une âme sensible comme celle de Hans Limon. C’est mon vœu, enfin, celui là et, celui de pas vouloir voir mourir les poètes!!! Qu’on me laisse encore un peu l’ivresse des doux mensonges: je mourrai, moi, sans Poésie…

Il va bien devoir admettre qu’il a aussi sa place dans le royaume des poètes contemporains, cet auteur, et oublier cette idée folle de Poéticide, puisque ça serait, un pur suicide… J’ai été frappée par une multitude d’émotions, et j’ai eu un énorme coup de cœur pour cette lecture! Dénicher une petite pépite de cette envergure, c’est juste magique!

 

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

 

Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une. Raphaëlle Giordano.

R.Giordano- Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n'en as qu'une


Synopsis: 

– Une routinite aiguë. C’est une affection de l’âme qui touche de plus en plus de gens dans le monde, surtout en Occident. Les symptômes sont presque toujours les mêmes : baisse de motivation, morosité chronique, perte de repères et de sens, difficulté à être heureux malgré une opulence de biens matériels, désenchantement, lassitude…
– Mais… Comment vous savez tout ça ?
– Je suis routinologue.
– Routino-quoi ?

Camille, trente-huit ans et quart, a tout, semble-t-il, pour être heureuse. Alors pourquoi a-t-elle l’impression que le bonheur lui a glissé entre les doigts ? Tout ce qu’elle veut, c’est retrouver le chemin de la joie et de l’épanouissement. Quand Claude, routinologue, lui propose un accompagnement original pour l’y aider, elle n’hésite pas longtemps : elle fonce.


Ce que j’ai ressenti:

Tant qu’à n’avoir qu’une vie… Et si je mettais en pratique, les conseils de Raphaëlle Giordano, avec sa méthode anti-routine? Je ferai sans doute un ancrage positif avec ce doux moment de lecture…C’était le bon moment pour moi, parce qu’il a été lu avec la bonne personne Elodie Universe, et surtout, pendant la bonne période. Et c’est toute la magie d’une belle rencontre avec un livre…

En ces fêtes de fin d’année, le stress monte crescendo, alors méditer un peu, c’est toujours bon à prendre! Les éditions Eyrolles réédite en collector, un titre phare de leur catalogue, et c’est une petite merveille pour les yeux! Tiens d’ailleurs, et si j’activais, mon Appareil Photo Imaginaire? Là, juste maintenant, en tournant les pages, jaune pétillant, qui fait du bien au moral?

Je prendrai bien un petit carnet spécial pour noter tous les petits conseils. Faire « comme si » , je pouvais apporter un peu de positivité dans ma vie, (la deuxième ou la seule en fait), pour vivre enfin en harmonie avec moi, à faire la F.E.T.E, et en coupant les élastiques. Et ce n’est pas une mince affaire, croyez-moi! De tout évidence, il faudra un code rouge et changer mes dialogues intérieurs, mais la pensée positive est certainement une méthode intéressante à adopter. 

Hop, Hop, Hop, un peu d’action! Un peu de ménage Grand Blanc, un petit sourire à l’intérieur pour rayonner à l’extérieur et écouter des Power Songs pour faire virevolter mes ailes de fée.

Je ne lis que très peu de roman classé Développement Personnel mais celui ci, était une bonne surprise. J’ai passé un agréable moment, même si je suis sortie complètement de ma zone de confort. J’ai beaucoup aimé cet élan pour se prendre en main, combattre la routine, vivre ses rêves. C’est un petit livre qui fait du bien, un bon feel-good pour clôturer l’année…

Alors, vous aussi, vous allez adopter un routinologue?

 

 

Ma note Plaisir de Lecture  8/10

Allez tous vous faire foutre, Aidan Truhen.

 

Couverture Allez tous vous faire foutre


Synopsis:

Sauvage, déjanté, sans pitié. On vous présente Jack Price.

« Ceci n’est pas un polar pour votre grand-mère, avec des gentils et des méchants. C’est un bouquin pour adulte. Et honnêtement, je dois dire qu’il est moralement répréhensible. Vous allez l’adorer, et à cause de cela, vous allez vous sentir coupable. Mieux vaudra ne pas le laisser traîner : les gens vous regarderont comme si quelque chose ne tournait pas très rond chez vous. Le mieux, c’est peut-être de le glisser dans un autre livre, avec des fleurs sur la couverture. Comme ça quand vous rirez personne ne se fera une piètre opinion de l’état de votre âme.

Jack Price est à la cocaïne ce qu’Über est au transport. C’est un criminel en col blanc, parfaitement organisé, avec une force de vente décentralisée et un produit de marque. Quand sa voisine du dessous se fait tuer, façon exécution, Jack doit savoir pourquoi. C’est une simple question de business et de sécurité personnelle, mais quelqu’un n’aime pas qu’il la pose. La preuve : les Sept Démons, probablement les sept personnes les pires de la terre, ont été engagées pour le liquider.
Grosse erreur.
Énorme erreur.
Parce que maintenant Jack n’est plus obligé de se contenir. Il n’a plus aucune raison de faire profil bas, aucune raison d’obéir aux règles.

Cette histoire raconte donc ce qui se passe quand un groupe de mercenaires internationaux s’en prend à un type relax et du genre bavard qui est en fait complètement barje.
Je suis Aidan Truhen. Merci »


Ce que j’ai ressenti :

  • Absolument Déjanté!

Avec une entrée en matière aussi forte, on sent d’avance que ça va être une lecture « spéciale ». Une de celles que l’on adore ou que l’on déteste mais qui ne laisse pas indifférent! Fermez les yeux si ça pique un peu trop, ou ajouter des fleurs, comme le conseille l’auteur…Autant l’annoncer de suite, je serai de celles qui ont A-Do-Ré! Sans doute parce que j’adore l’audace et ici, elle prend une forme bien irrévérencieuse et pourtant… Il y a des pointes bien senties qui dénotent une belle forme d’intelligence à saluer, de cet auteur bien mystérieux…. Mais surtout, cette lecture a un petit côté déjanté absolument mordant, qui a su me cueillir derrière tout le côté fleuri de cette plume…J’étais morte de rire, et rire en lecture: c’est rare et précieux.

« Rien de tout ça n’a d’importance car comme j’ai dit: un homme doit tenir ses promesses sinon le monde brûle, c’est comme ça. » 

  • Absolument génial!

Jack Price a une personnalité…Comment dire…Il est important de savoir trouver ses mots quand lui, te les balance à la figure, sans aucun filtre…Je dirai qu’il est parfois borderline, doublé d’un c***, avec un sérieux problème de la gâchette. Jack Price est un personnage aux antipodes du Charmant, presque détestable, un criminel invétéré, mais contre toute attente, il se pourrait bien que pour une raison obscure, vous allez l’adorer, autant que moi…Jack Price nous confie ses pensées douteuses, ses actes répréhensibles , ses stratégies scabreuses, son énergie débordante, son franc-parler odieux, ses pires attaques destructrices…Et il vaut mieux pour tout le monde, qu’il dirige sa rage sur l’armée de Sept Démons bien déterminés, à lui faire payer sa curiosité…

« Je suis un type qui a saisi le message et j’ai des mots. J’ai des mots et j’ai des réponses et des émotions à exprimer, à formuler, comme de la poésie. » 

  • Absolument addictif!

Il y a certes ce personnage complètement barje qui nous hypnotise mais, il y a surtout, une intrigue qui tient toutes ses promesses. Les pages défilent à toute allure, tout comme ce thriller noir explosif. Aucun temps mort, mais des morts à la pelle, de l’action et des injonctions fleuries, et surtout, surtout, un humour à prendre au deuxième degré, voire plus si affinités…Vous l’aurez compris, ce n’est pas une lecture recommandable, mais bon, je vais le faire quand même: lisez-le! C’est complètement barré, et c’est hilarant!

« je ne suis pas sûr qu’être dans le même espace mental et émotionnel que M. Price soit une victoire. » 

 

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Sonatine pour l’envoi de ce livre! Ce fut une lecture addictive!

 

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En Féérie, il brille quelques poussières…

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