La température de l’eau, George Axelrod.

 

La Température de l'eau par Axelrod

Synopsis:

Westport, Connecticut, fin des années soixante. Harvey Bernstein, 46 ans, ne compte plus les bonnes raisons de se suicider. Ses livres, qui ne se vendent pas, son travail de critique, alimentaire et absurde, sa femme Margery, présidente du comité pour une législation raisonnable du port d’armes, ses deux enfants, au mieux indifférents. Sans oublier ses cours d’’écriture créative à L’’École des Meilleurs Auteurs de Best-Sellers. Harvey n’’est taraudé que par une seule question : somnifères ou révolver ? Avant qu’’il ne trouve la réponse, une jeune femme pour le moins originale, Cathy, va faire une entrée inopinée dans son existence. Avec un faible bien marqué pour les perdants nés, elle va entraîner Harvey dans des aventures aussi torrides que périlleuses, dont on ne révèlera rien ici, sinon qu’elles se concluront à Hollywood, au coeœur même de l’’usine à rêves.

Tout, dans cette satire pétillante, a le charme fou des films de George Axelrod. Garson Kanin, scénariste attitré de George Cukor, écrivait à propos de ce roman : « Si arrivé à la page 4, vous ne souriez pas, arrêtez-vous. Vous n’’êtes simplement pas des nôtres. » On ne saurait mieux dire.

Ce que j’ai ressenti:

Plonger dans cette lecture, c’est s’assurer d’une belle tranche de fou rires! Complètement décalée, cette histoire nous emporte dans une tornade de décadence bien marquée! Humour et situations cocasses, on se régale de cette descente dans les coulisses de Hollywood. Jeux de mots, jeux de séductions, jeux de dupes, tout est permis dans ce petit roman rythmé et plein de fraîcheur!

« Tu es censé être hyper intelligent, mais tu ne connais rien à rien! Personne ne regarde personne! Personne n’écoute personne! Personne n’en a plus rien à foutre! « 

Harvey, qui ne voit plus que sa vie avec le verre à moitié vide, mais avec toujours une bonne flasque pleine, bien planquée dans son bureau, décide d’écrire l’ultime lettre au monde: « Ceci est une lettre de suicide. » Mais le destin en a décidé tout autrement, et Cathy rentre dans sa vie, telle un boulet de canon, (plus un canon qui tire le boulet d’ailleurs!), et entraîne notre grand déprimé dans le tourbillon de l’amour, et autres frasques passionnelles…

J’ai adoré l’impertinence de Cathy, le côté désabusé de Harvey et l’espièglerie de l’auteur de confronter ses deux aspirants au bonheur…Le Best-Seller, vrai ou faux objectif, va réunir pour le meilleur du pire, une prostituée et un écrivain raté, vers la plus désopilante des histoires de cinéma…

Le sain et le fou commençaient à fusionner.

Si j’ai beaucoup aimé le style barré, il semblerait que je sois passée à côté de la fin, peut être que le bain, dont La température de l’eau est à 26°C, c’est un peu trop frisquet pour moi, mais je retiendrais assurément que j’ai eu le sourire pendant toute la baignade!

Ma note Plaisir de Lecture  7/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les éditions Sonatine pour l’envoi de ce livre! Ce fut une lecture très plaisante!

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Le chat Niversaire, Stéphanie Dunand-Pallaz/ Sophie Turrel

 

Pourquoi nous l’avons choisi:

Jazzelfique s’est pris de passion pour les chats, alors un album qui sort le mois de son anniversaire avec un matou qui est le roi des fêtes, on se laisse forcément séduire!

Synopsis:

Il était une fois un chaton épatant,
Toujours de très bon poil, enjoué et souriant.
Il organisait des fêtes extraordinaires,
Ce minet, c’était le joyeux chat Niversaire.

Ce que nous avons ressenti:

Un petit album joyeux et multicolore pour le plaisir des yeux et de la bonne humeur dans ce moment important de l' »Histoire du Soir ». Pensez donc un chat, tout heureux, qui se régale de faire plaisir à son entourage, voit enfin, le retour de ses attentions récompensées lors de son jour à lui: son anniversaire! La fête se prépare sous les chapeaux de roues et multi ballons à nouer! Mais il ne faudrait pas que la machine fasse des siennes….

Nous avons été ravie de connaître ce petit chat Niversaire et nous avons complètement craqué sur son apparence tout en  dégradé de couleurs vitaminées! En fait, toute la bande de matous affichent des pelages tous plus réjouissants les uns que les autres, donc bravo à l’artiste ainsi qu’à l’auteure pour cette belle inventivité! Nous, les chatons violets et bleus, on adore!!!!Chacun leur personnalité: je sens que cette petite collection de chatons loufoques avec jeux de mots rigolos, pourrait bien intégrer la petite bibliothèque familiale!

On a beaucoup aimé cette petite aventure féline toute en rime, et la jolie morale qui clôture cet anniversaire très mouvementé! Encore un joli moment complice Mère/Fille! On dirait bien que Jazzelfique a trouvé des petits chatons à adopter sans modération!

Notre note Plaisir de Lecture  8/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les éditions Balivernes pour l’envoi de cet album! Nous avons adoré cette lecture joyeuse!

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Bourbon Kid, Anonyme.

Couverture Bourbon kid, tome 6

Pourquoi je l’ai choisi:

Encore la curiosité de savoir qui peut se cacher derrière ce fameux Anonyme, et cette couverture à tomber: je ne pouvais vraiment pas résister!

Synopsis:

Les Dead Hunters ont une morale très personnelle. C’est la moindre des choses pour une confrérie de tueurs sanguinaires. Ils ont aussi quelques menus défauts, se croire invincibles, par exemple. Un démon va néanmoins vite les détromper. Malin, fort et intelligent comme seuls les démons savent parfois l’être, il va tranquillement les décimer les uns après les autres. À une exception près. Un des membres des Hunters reste en effet introuvable, et non des moindres : le Bourbon Kid.

Notre démon va alors jeter toutes ses forces dans la bataille, depuis les quatre cavaliers de l’Apocalypse jusqu’à une armée de morts vivants, pour retrouver et anéantir définitivement notre tueur bien-aimé.

Après Le pape, le Kid et l’Iroquois, l’auteur toujours aussi anonyme du Livre sans nom se déchaîne littéralement dans cette nouvelle aventure du Bourbon Kid. Et il fait souffler toutes les forces maléfiques imaginables et inimaginables pour éprouver la capacité de résistance d’un héros que les feux de l’enfer chatouillent à peine.

Ce que j’ai ressenti:…Une chevauchée d’enfer!

Entendez le bruit assourdissant des sabots, Sentez les effluves d’alcool étourdissantes, Touchez la panoplie de cuir affriolante mais surtout Voyez, le petit dernier cocktail explosif déjanté que vous a concocté avec génie, par un Anonyme d’auteur de talent: Bourbon Kid, de son titre évocateur! Voyez un peu cette magnifique couverture, tout en relief et en sobriété, le petit indispensable, tout en noir, de cette rentrée littéraire.

Tôt ou tard, tout le bien que nous avons accompli pour l’humanité sera détruit. C’est pour cette raison que nous devons libérer les anges, avant qu’il ne soit trop tard.

J’ai adoré la dynamique de folie et l’ambiance pré-apocalyptique qui donne à ce thriller, l’énergie nécessaire pour être un page-turner incroyable! Entre la légende des fameux quatre cavaliers et l’armée de morts vivants, l’urgence de la fin du monde s’accélère, et même les enfers, n’ont jamais paru aussi près de déferler sur notre monde…Les Dead Hunters, sombre équipe de personnages intrépides, aux talents plus ou moins prononcés, se retrouvent en mauvaise posture pour contrer le premier meurtrier de l’histoire du temps. Et tout cela, servi avec un humour mordant et plus que décadent, qui nous entraîne dans cette aventure totalement survoltée…Vraiment cet auteur Anonyme, malmène ses petits protégés plus que de raison, et nous donne un roman explosif et un plaisir immense de lecture!

« Si Dieu avait l’intention d’envoyer qui que ce soit pour empêcher cette apocalypse, il l’aurait déjà fait. S’il n’a envoyé personne, c’est qu’il en avait assez de l’humanité. Il veut la fin du monde. « 

Bourbon Kid va être désiré, attendu, craint, et toujours, follement enragé…Ses amis ne seront bien sûr pas en reste, et c’est un bonheur de retrouver la fureur de ce groupe! J’adore le ton décalé, les situations loufoques, l’humour permanent qu’il faut prendre à tous les degrés d’alcool avec lequel ils sont tous arrosés, les odeurs fétides que l’on a de la chance de lire plutôt que de sentir, l’ultime cavalcade biblique revisitée façon démentiellement cinématographique. Même avec ce souffle de fantaisie déjantée, il n’en reste pas moins que l’auteur sait maîtriser son suspense, et que dans ce grand flacon noir de Bourbon, il y a le secret de la boisson: la terrible addiction! Alors, vous en prendre bien un verre, non?

 

Ma note Plaisir de Lecture  9.5/10

Remerciements:

Je tiens à remercier les éditions Sonatine pour l’envoi de ce livre! Ce fût une lecture addictive!

Le loup et le chevalier, Tullio Corda.

Pourquoi nous l’avons choisi:

Nous avons de suite bien accroché à cette couverture un peu loufoque et pleine de douceur!

Synopsis:

Petit ours demande à son papa : « Tu me racontes une histoire ? ». Papa ours alors commence d’inventer son histoire, mais ne veut pas mettre de loup dedans. Attirés par le conte, les animaux de la forêt s attroupent peu à peu autour et l histoire prend forme. Mais papa ours est constamment interrompu par tout le monde qui tente de deviner la suite de l’histoire et surtout, qui demandent si vraiment, il n’y aurait pas un loup dans ce récit… C’est alors qu’un véritable loup arrive près d’eux. Papa ours va alors continuer l’histoire en transformant le lapin en chevalier pour aller affronter l’animal. Et il participera aussi pour l’aider et en allant assommer le loup. Et petit ours n’aura qu une envie : « Tu me racontes une autre histoire ? »

Ce que nous avons ressenti:…En avant pour les aventures!!!!

Cet album, c’est une histoire vivante! Partant comme un conte, avec la très célèbre formule magique « Il était une fois…. », elle se vit quand même avec l’échange de dialogue dynamique et aventureux! Le moment complice Mère/Fille a vu se dérouler une histoire où il est de bon ton de trouver un loup et une fée , tout en ayant des personnages qui jouent plus que leurs rôles d’acteurs sur cette scène improvisée…Plaisir de l’intonation et situations cocasses, les fous rires ne sont pas loin de ce rendez vous impromptu!

Avoir un Papa Ours qui sait inventer une histoire pareille, ça ne s’invente pas!!!Surtout que le petit a un brin d’espièglerie, et saura lui donner quelques matières pour pimenter ce moment d’échange! Nous avons donc une charmante petite histoire qui se construit sous nos yeux ébahis, où Le Loup et le Chevalier vont vivre une aventure bien malgré eux!

Jazzelfique a beaucoup aimé les illustrations. Cette forêt verte et bleue, où les animaux se réunissent autour du conteur avec cet écureuil, qui réclame à tout va, le silence pour entendre la fin de l’histoire…Tout est en simplicité, et c’est ce qui parle aux enfants avant tout…Maman Stelphique a apprécié l’humour et le côté protecteur de ce Papa Ours…

Un très chouette moment de lecture où le plaisir du théâtre plaira, aux petits curieux et aux impatients, d’entendre et vivre enfin leur histoire du soir rêvée…

Notre Note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les Editions Balivernes pour l’envoi de cet album! Nous avons adoré !!!

Un autre regard, Emma.

Pourquoi je l’ai choisi:

J’ai eu la surprise de trouver cette sympathique BD dans ma boite aux lettres! Je remercie chaleureusement Mme Poletti ainsi que les éditions Massot pour l’envoi de ce livre! Merci de leur confiance!

Synopsis:

Les vacances.
De retour de congé maternité, Emma réalise que ses collègues la considéraient comme étant en vacances. Elle repense alors à son accouchement, à la douleur et à la fatigue qui s’en suivent.
L’histoire de ma copine C.
C. est enceinte et prépare son accouchement avec application. Malheureusement, tout ne se passe pas comme prévu et C. découvre la violence du monde médical. 
Check ta chatte.
Un jour pas comme les autres, Emma décide de se saisir d’un miroir et de faire mieux connaissance avec son clitoris. Elle découvre alors qu’elle était bien mal renseignée. 
Un banlieusard parmi d’autres.
Adama vit paisiblement dans la commune de Beaumont sur Oise. Le jour de ses 24 ans, il est interpellé par la gendarmerie. 
En revisitant avec beaucoup de justesse et d’engagement, des sujets tels que le sacro-saint instinct maternel, le baby blues, l’histoire du clitoris ou encore les réfugiés, elle parvient à remettre en question des vérités qui pouvaient paraître établies. Cette bande dessinée est aussi drôle que touchante et instructive.
Ces histoires, partagées par beaucoup d’internautes au vu des 25 000 partages qu’affichent la plupart de ses publications Facebook, sortiront pour la première fois sous la forme de livre.

Ce que j’ai ressenti:

Emmaclit.com , si jamais vous ne connaissiez pas encore cette blogueuse, voilà le lien vers son site, où vous trouverez tout son univers ! Elle publie aujourd’hui quelques unes de ses planches, dans une BD à la couleur ultra vitaminé!

Une BD dans l’air du temps, qui fleure l’impertinence et une pointe de féminisme…Ca déménage pas mal sur ces planches et cet autre regard nous éclaire sur quelques faits d’actualité et petits « problèmes » de notre société française…Cette jeune trentenaire blogueuse qui s’éveille à la politique nous envoie avec beaucoup de justesse, ses bulles de réflexions  sur les failles du système. Elle bouscule les clichés, rue dans les brancards de la santé, passe au peigne fin l’actualité et dévoile l’intimité des femmes…7 sujets bien trempés et une jeune femme à l’humour décapant sont à découvrir dans ces pages…

Tantôt drôle, tantôt directe, cette jeune femme nous dessine cette envie de voir certaines pratiques douteuses, disparaître au profit d’un monde meilleur. C’est ce double effet entre rire et drame qui nous fait réaliser que notre société a encore beaucoup d’effort à faire dans certains domaines.

J’adore sortir de ma zone de confort, étendre mon esprit critique, et même si je n’entends rien en politique, il y a quelques éléments de ces « Trucs en vrac » qui nous font bondir d’indignation…Sous ses dessins très simples, Emma fait un travail de recherche pointu et nous offre Un Autre Regard, sans doute plus humain et égalitaire, et rien que cela, c’est précieux!

 

 

Ma note Plaisir de Lecture  8/10

 

 

Extermination des cloportes, Philippe Ségur.

Couverture Extermination des cloportes

Pourquoi je l’ai choisi:

J’ai bien accroché sur le thème du livre, cet écrivain en mal d’inspiration, et avec ce titre, j’étais curieuse de voir où ça aurait pu mener…

Synopsis:

En dehors de sa passion pour sa femme Betty, Don Dechine a un but dans la vie : écrire. Seulement voilà, pas facile d’écrire un roman fracassant quand on est prof de lycée et qu’après les avanies de la journée, il faut encore affronter un voisin pas content, les tracas de la copropriété, le harcèlement fiscal et les PV pour stationnement interdit. Rien de plus normal, pour se détendre, que de consacrer ses soirées à l’intégrale des sept saisons de Soprano. Sauf que ça n’aide pas non plus à trouver la fortune et la gloire littéraire.

Il y aurait bien une solution : tout plaquer pour aller vivre à la campagne. Comme l’explique Don Dechine, il n’y a que dans la nature qu’on peut valablement produire un chef-d’oeuvre. Armés d’une confiance et d’un humour à toute épreuve, Betty et lui vont donc se lancer dans la quête de la maison idéale, tenter de se débarrasser d’un appartement invendable et se perdre dans un monde inconnu et atroce : la jungle impitoyable de l’immobilier.

Ce que j’ai ressenti:…Un humour décalé…

Quand tu ouvres un livre, et qu’avant même les 100 premières pages, tu te tapes un de ses fous rires qui te laisse les yeux larmoyants, tu te dis, que l’auteur a réussi son pari…Ce n’est pas tant le thème de l’écrivain pas encore édité, ou la vie trépidante de ce couple qui est passionnante à lire, non, toute la magie vient de cet humour à suivre un vrai « beauf » avec de grandes ambitions mais qui se complait dans une paresse et une passivité à faire peur…

Pour ma part, j’ai l’habitude de commencer mes journées avec une tête de Seconde Guerre mondiale. Le matin, il me faut un plan Marshall pour relever mes décombres et revenir à la civilisation.

Don et Betty sont un couple qui n’attire pas la sympathie de prime abord, on aurait envie de les secouer, de leur dire « Non mais Allô Quoi? » , ils sont juste ahurissants dans leur naïveté…Mais quand tu lis, que le personnage principal a pour objectif d’être le nouveau Nobel de littérature, mais qu’il se contente de rester devant son écran, apathique et prostré devant ses épisodes de séries, tu vois bien qu’un schisme s’est risqué quelque part…

La puissance de mon cerveau me stupéfiait. J’étais un médium, j’étais comme possédé. Un esprit confondant s’exprimait par ma bouche. (…) Nom de Dieu, je parlais comme ces types à la télévision, ces intellos qui savent tout et causent de tout sans vergogne.

Alors là, vient tout l’intérêt de cette lecture, l’auteur qui joue et se moque de cet homme imbu de sa personne et sa femme qui le regarde béatement…Toutes les situations cocasses, jeux de mots farfelus et délicieux pièges que la vie leur tend à chaque tournant, on ne peut que se marrer, nous, au détour d’une page, car tout est à prendre au second degré…Et puis, j’ai trouvé qu’il y avait une touche de poésie à raconter cette affection dont souffre Don…

C’est une lecture facile, sans prise de tête, pas le nouvel Œuvre enchanteur mais il est divertissant, il retombe bien sur ces pattes à la fin, et il se pourrait bien qu’il vous fasse rire …Je sors complètement de mon confort de lecture avec ce titre, mais quand je tente ainsi la littérature blanche, j’aime ce côté « frais », et cette Extermination des cloportes est une douce moquerie du monde d’aujourd’hui. Un plaisant moment.

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 7/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les éditions Buchet Chastel ainsi que le site Babelio pour l’envoi de ce livre! Ce fut une lecture divertissante et plutôt marrante!

 

Une maison à hanter, Morgane de Cadier/ Florian Pigé.

Pourquoi nous l’avons choisi:

Maman et Fille adorent l’ambiance Halloween, donc cette petite histoire de fantôme nous branchait beaucoup en cette période festive…

Synopsis:

Petit fantôme fête aujourd’hui ses mille ans. C’est un grand jour et il est temps pour lui de trouver sa maison, celle qu’il hantera pour les mille ans qui viennent. Sur sa route, il trouvera d’abord une toute petite et mignonne maison d’oiseaux et ensuite un vieux bateau sous l’eau, mais aucun de ces endroits ne lui convient. Ils sont déjà occupés.

Mais quand il trouve enfin une maison dont la fenêtre est restée ouverte, Nathan un petit garçon le surprend et n’a pas du tout peur de lui. Nathan va tenter de lui apprendre à être effrayant, et il aura même une idée sur la maison que le petit fantôme pourrait enfin aller hanter…

Un petit fantôme tout mignon dans une histoire d’amitié et d’entraide. En plus, la couverture de ce livre luit pendant la nuit !

Ce que nous avons ressenti:…Une jolie rencontre fantomatique…

Petit Fantôme s’approche doucement et lui confie tout bas:

-Moi aussi, j’ai une surprise pour toi…

Tout d’abord, nous avons adoré cette couverture phosphorescente où ce gentil Petit Fantôme apparaît de jour comme de nuit, et cela n’est pas habituel de pouvoir le voir ainsi évoluer, à tout heure de la journée.  Il a vraiment une petite trogne adorable, et nous avons adoré fêter son millième anniversaire avec toute sa famille et, le suivre dans ses drôles d’aventures.

En effet, un Petit Fantôme curieux qui cherche Une Maison à Hanter, ça nous promet quelques moments cocasses et des rencontres inattendues. Au détour, d’une fenêtre entrouverte, nous verrons donc naître une jolie amitié et quelques fous rires joyeux. Leur complicité fait plaisir à voir, et on sent bien que cette interaction va les faire grandir autant l’un que l’autre.

Maman Stelphique a adoré cette histoire toute en rimes, là ou Jazzelfique a adoré toutes les  belles illustrations de cet album. C’était autant un plaisir pour les yeux que pour les oreilles! Ce fantôme, même tout en transparence, ressort idéalement, du fait de ce jeu d’ombres et de lumières,  , et éclaire de son beau sourire, ses pages en papier glacé.

Nous profitons pour recommander chaudement cette adorable histoire pleine de douceur et de délicatesse, et remercier la maison d’éditions Balivernes pour ce partenariat ! Ce petit album est dorénavant, le roi de nos « Petites histoires du soir »…Merci de leur confiance !

 

 

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Le Club des Punks contre l’Apocalypse Zombie, Karim Berrouka.

Couverture Le Club des punks contre l'apocalypse zombie

Pourquoi je l’ai choisi:

J’adore l’écriture de cet auteur, donc c’est vraiment avec plaisir que je découvre son tout dernier roman!!!!

Synopsis:

Paris n’est plus que ruines.
Et le prix de la cervelle fraîche s’envole.
Heureusement, il reste des punks.
Et des bières.
Et des acides.
Et un groupe électrogène pour jouer du Discharge.
Le Club des punks va pouvoir survivre à l’Apocalypse.
Enfin, si en plus des zombies, les gros cons n’étaient pas aussi de sortie…

Il est grand temps que l’anarchie remette de l’ordre dans le chaos !

Les personnages:

Rien qu’avec leurs Prénoms, vous avez déjà une idée de ce qui vous attend : Deuspi et Fonsdé, le duo inséparable, Eva Miss Antitout, Kropotkine et son anarchisme, Mange-Poubelle et son accoutrement très spécial, Glandouille et Pustule avec leurs trois clébards. Voici donc le club des punks, Le Collectif 25…Joyeuse bande de « timbrés » qu’on se plaît à voir ainsi mettre en scène, et se battre contre les zombies. On s’attache à leurs personnalités, on se boirait bien un petit coup avec eux, tellement ils sont sympathiques. Il forment une bande improbable de héros malgré eux, et ce qui fait tout leur charme…

« -On est des punks, pas des héros. » p271.

Ce que j’ai ressenti:…Un condensé d’humour et de tempo ravageur…

Encore une fois, c’est le mot Déjanté qui me vient à l’esprit après la lecture de ce livre! Décidemment, Karim Berrouka est un auteur à suivre pour ses délires!!!!J’aime sa folie, j’adhère à son style et je suis impatiente de lire son prochain livre, après les fées (cf Fées Weed et Guillotines), place aux créatures dégoulinantes et bouffeuses de cervelles….

Du coup, leur cervelle a largement dépassé la cote d’alerte toxicologique. Elle est habituée certes, mais ça ne l’empêche pas pour autant de se mettre en mode free party.

Paris, nouveau terrain de jeu des zombies, Paris mis à sac par une bande de dégénérés, Paris, ou la naissance hypothétique de l’Anarchie. Paris se voit endosser de nouvelles couleurs, de nouvelles odeurs, de nouveaux combats, de nouveaux hymnes. Autant vous dire, que l’Humour est de ses pages, qu’il est à prendre au second degré voire encore plus bas, (c’est combien déjà celui de la bière???!!!), qu’on est éclaté de rire à chaque réplique, qu’on se prend une belle dose de n’importe nawak délirante, acide mais salvatrice pour nos zygomatiques.

« Ligne de Speed, coke en stock, si je mens, je vais à Woodstock. »

Mais cette histoire c’est une révérence à la musique Punk. Il donne le ton et l’énergie aux pages qui défilent. Tout est dans la dynamique, les zombies se font dezinguer à tout va sous des airs inspirés, les anges ont des prénoms d’artistes populaires, les fleurs jaillissent des guitares sèches…Une sacrée ambiance, je vous le dis!!! Je ne connaissais aucune des chansons du répertoire keupon, mais l’auteur arrive à titiller notre curiosité, et si jamais un son inhabituel sortait de mes enceintes, il y serait sans doute pour quelque chose! J’ai beaucoup aimé cette touche musicale du roman, tout en rythme et en textes forts…

-Tu crois qu’ils kiffent le punk destroy?
-Ils avaient l’air…C’est bon à savoir.

Mais ce petit condensé d’humour et de tempo ravageur cache au détour des lignes, une belle métaphore de notre société actuelle. Derrière le côté complètement « barré », l’auteur nous met en garde avec intelligence et jeux de mots incisifs, des dangers de ce système capitaliste. C’est ce que j’ai aimé, cette histoire à double sens, derrière le divertissement, les petits clins d’œil avisés, les dénonciations tout en humour et reparties hilarantes.

-Et ensuite, on libère Amour et Paix, enfermés dans cette boite depuis que Haine, Convoitise et Obscurantisme les y ont pris au piège?

En bref, une lecture estivale qui fait du bien au moral, un univers riche et affamé, une vision nimbée d’hallucinogènes, mais un très bon moment de lecture que je vous conseille!

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 9/10

 

Remerciements:

 

Je tiens à remercier chaleureusement Charlotte Volper des éditions ActuSf, pour l’envoi de ce livre. Merci de leur confiance, ce fut une lecture bien plaisante!

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Fées, Weed et Guillotines, Karim Berrouka

Couverture Fées, weed et guillotines

Pourquoi je l’ai choisi:

J’adore les titres en trois mots! Ceux là, en particulier, ont éveillé ma curiosité par leur improbable trio!

Synopsis:

La dernière fois que Jaspucine a mis un pied dans le monde des hommes, elle en a littéralement perdu la tête : la Révolution française n’a pas été une période très profitable pour les créatures féeriques. Sauf pour Zhellébore, l’enfoirée qui l’a envoyée à l’échafaud. La vengeance étant un plat qui se mange froid, Jaspucine est bien décidée à retrouver la traîtresse. Même si pour cela elle doit s’attacher les services d’un détective. Mais à force de remuer ciel et terre, c’est sur une conspiration bien plus grande que la fée et l’enquêteur vont tomber.

Les personnages:

Jaspucine, déjà je suis fan du prénom, mais encore plus de la personnalité de cette fée! J’en ai tout adoré d’elle, de son apparence d’un violine à toute épreuve en passant par sa haute éloquence désopilante! Coup de cœur pour ce personnage si réussi, une fée qui ne manque pas de charme assurément! Tour à tour charmeuse et véhémente, on se surprend à adorer ses douces crises de nerfs…

« Jaspucine tourne en rond, retrouvant ses humeurs massacrantes et ses envies de baffer l’humanité toute entière. »

Marc-Aurèle, un détective féru d’aventures et allant au devant des yeux doux des damoiselles, avant même de se poser la question de l’argent… Mais quel homme! (Ca n’existe que dans les livres, c’est ça?!!!!Dommage….).

Premier de la Classe ajoute avec ses interventions, d’excellents moments de dialogue!

« L’étrangeté n’existe que par son incapacité à s’inscrire dans un schéma logique. Il suffit de trouver la clef qui la fait entrer dans la rationalité, et elle en perd toute sa particularité. »

Ce que j’ai ressenti:…Une drôle d’enquête féerique!  

Déjanté!

C’est le mot qui me vient à l’esprit immédiatement pour vous parler de ce livre! Le style, l’écriture, le moment: totalement déjanté! Sur les 100 premières pages, j’étais déjà addict! C’est vrai que le mélange Polar à la sauce féérique avait de grandes chances de me plaire, mais ce premier tiers de livre, il avait une botte secrète: l’humour. Et comment vous dire, quand on y est sensible, (et ce n’est pas forcément une évidence, surtout chez moi…), la magie opère! Jeux de mots, réparties cinglantes, situations cocasses, tout y mené d’une main de maitre pour passer un super moment de lecture! Je ne crois pas avoir jamais autant ri à la lecture d’un livre, et ça c’est assez rare pour le souligner! Ce qui m’a le plus plu, c’est le coté irrévérencieux des fées, elles sont ignoblement marrantes, à s’envoyer des noms d’oiseaux à la figure, à chambouler les pauvres humains qui leur vienne en aide, à user de tous les subterfuges pour arriver à leurs fins.

« Abjecte saloperie, infâme nuisible, souillure immonde! Je te le promets, un jour nous lui mettrons le compteur de ses prétentions à zéro, nous lui sculpterons les bas-reliefs du tympan de Notre-Dame à coups de genoux dans sa dentition de larve ambulante. Nous l’écorcherons vif devant les membres débiles de son clan, nous l’étriperons, nous en ferons de la charpie, de la bouillie, que ses petits camarades comprennent qu’il existe des choses sacrées, et que les fées en font parties. Notre vengeance sera aussi belle qu’était notre amitié! Parole de fée! « 

Ce livre a un petit coté Polar à l’ancienne doublé d’une Fantasy ultra contemporaine! L’auteur a le chic de non seulement nous donner le sourire à quasiment toutes les pages, mais de nous offrir une histoire pleine de fraicheur, ou actions et féérie se marie à merveille. Il y a une bonne dose de totale folie imaginaire dans une intrigue maitrisée, un polar réinventé qui nous souffle de la bonne humeur. On s’aperçoit que baguette magique et chapeau pointu font bon ménage avec imper’ et borsalino!

Parce que c’est totalement fun avec ses Fées pour le moins « barrées complet », parce que c’est un brin perché surtout avec cette utilisation de la Weed, et parce qu’il y a cette originalité de remettre au goût du jour la Révolution française et de revoir la Guillotine, sombre instrument de torture de notre pays, on peut dire que l’auteur ne manque pas d’imagination, et surtout de talent d’écriture pour nous donner un moment de détente,  où zygomatiques et traits d’esprits sont un cocktail  de bonheur!

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 9/10

 

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Charlotte Volper des Editions ActuSf pour l’envoi de ce livre! Merci de sa confiance! Cette lecture fut un véritable moment de plaisir!

 

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American Fays, Anne Fakhouri, Xavier Dollo [LC avec Cannibal Lecteur ].

Couverture American Fays

Pourquoi je l’ai choisi:

Je connaissais déjà l’écriture de Anne Fakhouri et j’avais adoré son univers… Donc au vu du thème et de mon challenge Printemps Elfique, je me suis laissée séduire par cette lecture, mais le lire en LC avec ma binômette, c’est forcement doubler le plaisir!

Synopsis:

Ce Chicago de 1925 a tout du chaudron prêt à exploser ! Entre les Leprechauns mouillés dans la fabrication de faux billets et les gangs qui s’activent en coulisses pour s’emparer des marchés de l’alcool et des speakeasies, autant dire qu’il y a de l’orage dans l’air. Et tandis qu’Al Capone tente de retrouver son influence sur la ville, voilà que des Drys, farouches partisans de la Prohibition, sont atrocement assassinés.
Scarface devient, aux yeux des autorités, le suspect idéal. Furieux et persuadé que les Fays sont dans le coup, il charge une bande de chasseurs de Fays, les No Ears Four, de débusquer les véritables coupables.
Pour Old Odd et son équipe, les ennuis ne font que commencer. Contraints de plonger dans les entrailles d’une ville corrompue et en proie aux guerres des gangs, les quatre nettoyeurs ont intérêt à se serrer les coudes s’ils veulent survivre à la tempête qui s’annonce. Car, quand la Fayrie est impliquée, mieux vaut ne pas trop traîner dans l’œil du cyclone !

Les personnages:

Le No Ears Fours est un quatuor à la solde de Al Capone (rien que ça!!!), il se spécialise dans le démantèlement des pratiques illégales fayriques. Ces quatre anti-héros sont tour à tour charmants autant qu’impitoyables, et on se palit à suivre cette équipe pas comme les autres.

Ce que j’ai ressenti:…Un fayrique plaisir de lecture!!!

« La vie pulsait à Chicago, la vie bruissait. A la lumière comme dans l’ombre. »

Je ne crois pas avoir lu un roman de ce genre, aussi loufoque et féérique! Il a vraiment quelque chose de particulier, il a une force, ce roman, la force de l’imaginaire! Une fois, que le décor est posé, on est emporté entre douce folie et mafia infiltrée, et c’est ce mélange qui détonne, pour notre plus grand plaisir!

J’ai adoré retrouvé tout l’univers elfique, croiser au détour d’une rue, des Fays vengeresses, des Pixies en mode tendus, des Leprechauns en trafiquants de monnaie, des Faunes énervés et bien sur Mab,  Reine de ce Peuple, aux pouvoirs extraordinaires. J’ai vraiment accrochée à cette touche de férie qui donne un coté décalé et magique à cette histoire mais, plus que tout, j’ai trouvé un vrai travail d’investissement,de vocabulaire et de champs lexicaux propres à cet univers, qui donne de jolis jeux de mots! Les auteurs s’en sont donné à cœur joie pour intégrer le fantastique dans ce Chicago revisité, et la sauce prend, car ils y croient et nous le retransmette à merveille!

Mais nous n’avons pas seulement, la douceur des contes de fays, dans ce roman, mais bien toute la violence des hommes, et ce qui se faisait de pire à cette époque dans un Chicago en pleine Prohibition: racisme, misogynie, meurtres, dessous de tables, stratégies politiques, corruption…Autant vous assurer, que l’ennui n’est pas de ses pages, ni pour le lecteur, ni pour la police!!!!

En bref, j’ai aimé ce mélange atypique, je me suis laissée séduire autant par la féérie que par cette ville riche en histoire. Le petit coté cinématographique de certaines scènes et les différentes références qui lui rendent hommage, l’originalité de ce mix rend l’ensemble, complètement addictif! Un feu d’artifice d’émotions, de magie et de clins d’œil dosés avec soin, en font pour moi un coup de cœur!

Meilleurs moments du livre:

  • A un moment, nos quatre compères se retrouvent acteurs dans des contes! J’ai adoré cette revisite! Elle est originale et plein de pep’s!
  • Avant même d’ouvrir ses pages, je crois que le voyage commence avec la couverture. Non seulement, elle est magnifique, mais en fait, c’est le livre-objet qui est une véritable invitation à se caler, et à découvrir ses mystères. Bravo à la maison d’éditions Critic, qui nous offre un beau cadeau, un livre de qualité autant en intérieur que dans son apparence !

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 10/10

 

Titre : American Fays

Auteurs : Anne Fakhouri & Xavier Dollo
Édition : Critic

Résumé :
Ce Chicago de 1925 a tout du chaudron prêt à exploser ! Entre les Leprechauns mouillés dans la fabrication de faux billets et les gangs qui s’activent en coulisses pour s’emparer des marchés de l’alcool et des speakeasies, autant dire qu’il y a de l’orage dans l’air.

Et tandis qu’Al Capone tente de retrouver son influence sur la ville, voilà que des Drys, farouches partisans de la Prohibition, sont atrocement assassinés.

Scarface devient, aux yeux des autorités, le suspect idéal. Furieux et persuadé que les Fays sont dans le coup, il charge une bande de chasseurs de Fays, les No Ears Four, de débusquer les véritables coupables.

Pour Old Odd et son équipe, les ennuis ne font que commencer. Contraints de plonger dans les entrailles d’une ville corrompue et en proie aux guerres des gangs, les quatre nettoyeurs ont intérêt à se serrer les coudes s’ils veulent survivre à la tempête qui s’annonce.

Car, quand la Fayrie est impliquée, mieux vaut ne pas trop traîner dans l’œil du cyclone !

Critique de Cannibal Lecteur:
Chicago, 1925, époque de la prohibition et du truand Al Capone, le tout mis à la sauce fayrique… De qui appâter la lectrice que je suis.

En me proposant un univers connu mais décalé car rempli de fays, de Leprechauns, de vouivres, de pixies, de sirènes, de nymphes, de trolls, de faunes et autres créatures issues du même biotope, les auteurs ont réussi leur mission de me divertir.

En faisant évoluer le lecteur dans le monde des truands et plus particulièrement du quatuor chasseurs de fays travaillant pour Al Capone – les “No Ears Four” – les auteurs ont fait en sorte de nous présenter et de nous faire apprécier un groupe d’anti-héros.

Old Odd, le chef bourru et détecteur de Fays grâce à son allergie; Bulldog, le garde du corps obtus au cerveau aux abonnés absents; Jack The Crap, l’assassin sans peur et sans remords et le bellâtre Vincent Bixente Demons (Bix), spécialiste de la question fayrique, trompettiste de talent et doux rêveur. Bix sera mon chouchou…

Quant aux femmes, dans ce roman, elles ne sont pas en reste car elles ont soit le rôle de tenancière d’un café-bar-bordel, telle Jude ou bien de putes, ou bien de nièce de la tenancière en la personne de Rachel, la beauté fatale.

L’ambiance dans les pages est imbibée d’alcool de contrebande, de faux billets, de “mise au poing” par Bulldog envers ceux qui pourrait faire de l’ombre ou piquer du business à Capone, de morts violentes, de créatures fayriques  et d’une enquête de nos 4 gars afin de blanchir, non pas du fric, mais leur boss Capone !

Niveau action, on n’est pas volé, ça court, ça enquête, ça se cogne, c’est rempli de bourre-pifs, d’armes à feu, on se poignarde, on magouille, on truande, on trucide, on mitraille, “on liquide et on s’en va” (comme disait San-Antonio), il y a une belle dose de morts mystérieuses et une enquête afin de trouver qui les a tué, tous ces cadavres.

Point de vue des dialogues, ils sont passé à la poussière humoristique car il m’est arrivé de sourire devant des réactions ou des paroles d’un Bulldog ou les bons mots du chef de la bande, Old Odd. De plus, du jazz et de l’amûûr se glissent aussi entre les pages.

Là, vous vous dites qu’il doit y avoir un “mais” qui va suivre… Bravo mes petits Sherlock, il y a un, c’est vrai ! Belle déduction.

Le jazz et la condition des Noirs à cette époque, je suis preneuse dans un récit mais, pour la romance, ma foi, on aurait pu s’en passer afin de ne pas donner des airs d’Harlequin au final de ce roman d’urban fantasy. Un peu trop mielleux guimauve à mon goût, je trouve.

Si le final est animé, je l’ai trouvé un peu longuet, trop de rebondissements vaudevillesques : les gens qui arrivent par toutes les portes, ça va dans les comédies, mais pas ici.

Quant aux explications finales, je les ai trouvées un peu déplacées. Il y avait moyen de terminer autrement afin de ne pas donner des airs grand-guignolesques à ce roman dans son final. Non pas que je n’ai pas aimé, mais avec le recul, je me sens triste de ne pas m’être vue proposée une fin plus relevée. On avait du punch et on fini au jus d’orange !

De plus, malgré les créatures fayriques présentes dans le récit, il manquait d’un soupçon de magie, de merveilleux, je trouve. Dommage parce qu’on avait tous les ingrédients pour sortir un bouquin grandiose avec le mélange de ces deux univers.

Malgré ces quelques critiques, j’ai passé un moment divertissant dans ce récit et si on me propose une suite, je la lirai avec plaisir car il y avait, dans ces pages, de la richesse créative qui n’a pas livré tout son potentiel.

Le roman  n’est pas parfait mais j’ai adoré l’ambiance du Chicago des années 20 et ça mérite bien une suite pour développer tout ce que les auteurs auraient pu garder sous la pédale.

Étoile 3

 

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