Le chien noir, Lucie Baratte.

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Synopsis:

Il était une fois un conte obscurci, englouti par un océan de ténèbres, qui gisait tout au fond du foyer des histoires, étouffé en secret sous le gris de la cendre. Dans un pays lointain, la jeune Eugénie est mariée de force au mystérieux Roi Barbiche par son père. Commence alors pour elle un voyage aux confins du monde, qui l’entraînera dans un château rempli de noirceur. Pensé à la fois comme une relecture de Barbe Bleue, une réponse littéraire aux contes des Précieuses du XVIIIe siècle et aux romans magiques d’Angela Carter, Le chien noir s’inscrit dans une histoire féminine de la littérature. Celle d’Anaïs Nin, de Mary Webb, en passant par les sœurs Brontë ; des actrices qui refusent l’ordre établi et le bousculent par l’expression d’un désir éclatant. La mise en lumière de l’étrangeté personnelle devient ainsi une arme d’émancipation.

Ce que j’ai ressenti:

Il était une fois…

Il était une fois un conte né des profondeurs caverneuses de l’humanité. Engendré d’un mythe dévoyé à la force du songe.(…) Il attendait les premières lueurs d’un matin pâle qui chuchotent à l’oreille du rêveur: le cauchemar n’est que le prolongement de ton âme.

Il n’y aurait pas eu autant de « Il était une fois… », s’il n’y avait pas eu autant de fois, toutes sortes d’injustices éhontées, de tyrannies sombres, de libertés bafouées…C’est parce qu’il y a eu de terribles actes dans l’Histoire des hommes, (et peut être plus encore dans l’Histoire des femmes), que le conte s’est fait lumière dans la société pour exorciser le Mal sous toutes ses formes…Et ce fameux « Il était une fois.. » est devenu alors, formule magique…Pour la rêveuse que je suis, ce genre particulier de lecture, m’attire irrésistiblement…Imaginez un peu ma joie de découvrir un conte gothique avec cet univers intense de Noir…Une onde de choc entre sublime et peurs viscérales, entre beauté envoûtante et effroi ancestral, c’est tout le charme du Noir qui opère en ces pages… Je n’ai pas hésité une seconde à faire rentrer Le chien noir dans mon monde féerique et c’est une adoption réussie!

J’ai été happée. Encore plus efficacement qu’un trou noir aurait pu m’absorber, Lucie Baratte avec cette revisite audacieuse et profonde, m’a happée dans les lignes noires de son livre. Une fantastique aspiration…Le chien noir reprend tous les codes du conte et quelques brides sauvages de ces meilleures légendes pour en faire une histoire troublante…Entre magie et ténèbres, le noir s’immisce en nos intérieurs…Le chien noir, c’est une princesse en détresse qui devra suivre un cheminement très sombre entre rêves et cauchemars, pour trouver la lumière en cet univers cruel et sans pitié…C’est tout un symbolisme fascinant où la part sombre des hommes se dessine en relief sur les murs, la bête dans un recoin attend son heure et le Mal plus mauvais que jamais, s’habille d’une couronne…Et cette princesse, Eugenie, apprendra de leur noirceur pour s’en faire lumière, non sans peine…

Il était plusieurs fois la nuit, les larmes et l’entrave aux libertés, il serait peut-être temps qu’il y est plusieurs fois le temps des princesses révoltées…Lucie Baratte ouvre la voie à ce temps de princesses émancipées et ses chemins de volutes noires sont beaux autant que fascinants…Dans une plume superbe en mixant les influences rétro et modernes, elle nous offre un conte magnifique. Intensément fort. Un petit joyau de noir.

Il était une fois, une fée qui avait eu un tel coup de cœur pour un conte gothique qu’elle en retranscrit sur les parois de son imaginaire des pans entiers de ses mots, qu’elle en apprit des fragments qu’elle colla sur ses lèvres, et par on ne sait quelle magie, elle eu une tache de noir qui apparut sur sa joue…La fée la chérit avec une tendresse infinie…Et quiconque venait en son royaume de féerie, pouvait voir gambader Le Chien Noir…

Ma note Plaisir de Lecture 10/10.

Inconditionnelles, Kate Tempest.

Synopsis:

Dans une prison pour femmes, Chess et Serena partagent la même cellule. Elles s’aiment. Quand Serena obtient sa libération conditionnelle, les deux femmes sont dévastées. Pour s’évader, Chess chante et écrit des chansons. Elle pense à son crime et sa blessure, et compose une chanson pour sa fille. Dans sa quête de rédemption par la musique, elle n’aurait jamais imaginé être rattrapée par son propre passé.

Ce que j’ai ressenti:

J’aime inconditionnellement cette poétesse, Kate Tempest. Encore une fois, elle a su me toucher au plus près, déclencher la tempête sous le plexus. Avec cette pièce de théâtre, elle mélange musique et poésie, pour que la condition des femmes en prison évolue. A chaque fois, elle m’emporte parce qu’elle réveille les braises des rêves éteints. Pour les raviver, tel un incendie.

Inconditional Love, Kate Tempest

.

Elle s’échauffe, je cherche le tempo

Elle s’emmure, je cherche le ciel

Elle cherche son souffle derrière les barreaux

Je cherche mon rythme dans Inconditionnelles

▪️

J’attrape sa scène ouverte, quelques mots

J’attrape le manque et des notes à Elle

J’attrape son Kids, des silences nouveaux

J’attrape de la liberté avec conditionnel…

▪️

❤️-Rien ne me manque en vrai-❤️

Qu’importe les murs, si sous la peau,

Si dans le cœur, ça tempête vrai…

▪️

Certes. Kate nous chante des rêves brisés

Une histoire de femmes enfermées

Des cris de douleurs et des cœurs enclavés

Des heures vides et des jours bétonnés.

▪️

❤️-Rien ne me manque en vrai-❤️

Qu’importe les murs, si sous la peau,

Si dans le cœur, ça Tempest vrai.

▪️

Puisque elle met aussi des fenêtres d’espoir

Des couleurs musicales au milieu du noir

Des samples tournoyant dans le soir

Des notes libératrices pour y croire…

▪️

❤️-Rien ne me manque en vrai-❤️

Mais j’aimerai chantonner pour Elles.

Chanter « Be Braver » pour Chess et Serena

Les gardiennes, Silver et aussi Kayla

Pour toutes ces femmes, qui ont perdu

derrière les portes closes, le feu ténu

A l’intérieur. Putain. Donnez-leur des ailes.

.

✨Stelphique✨

Ma note Plaisir de Lecture 10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Claire ainsi que L’arche éditeur de leur confiance et l’envoi de ce livre!

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Sleeping Beauties, Stephen et Owen King.

Couverture Sleeping beauties


Synopsis:

Un phénomène inexplicable s’empare des femmes à travers la planète : une sorte de cocon les enveloppe durant leur sommeil et si l’on tente de les réveiller, on prend le risque de les transformer en véritables furies vengeresses.
Bientôt, presque toutes les femmes sont touchées par la fièvre Aurora et le monde est livré à la violence des hommes.
À Dooling, petite ville des Appalaches, une seule femme semble immunisée contre cette maladie. Cas d’étude pour la science ou créature démoniaque, la mystérieuse Evie échappera-t-elle à la fureur des hommes dans un monde qui les prive soudainement de femmes ?


Ce que j’ai ressenti:

🦋Salut, Beauté.

– “Dormir, c’est comme être mort.”

Salut à vous, mes beautés. Vous qui êtes derrière vos écrans, encore là bien réveillées. Pas encore frappées par le phénomène Aurora, pas encore victimes des cocons enveloppants. La fièvre a pourtant frappée la moitié déjà de la surface de la terre, mais il y a encore une petite ville qui résiste, Dooling. C’est là que je t’emmène…Salut, Beauté.

Pour toutes les femmes du monde, au Premier Jour d’Aurora, il n’y avait pas de temps à perdre.

🦋Salut, Beauté. Il se pourrait bien que si tu es dotée de sexe féminin, l’heure soit venue pour toi de faire de jolis rêves où la folie des hommes n’aurait plus lieu d’être. C’est ainsi que Stephen King et son fils Owen nous ont créé un tout nouveau tout beau, petit coin d’exil pour les dames, avec un choix important à faire…Le monde actuel dans cette histoire hors du commun, devra donc faire avec la violence des hommes, et la disparition des femmes…Quel rêve étrange, mes beautés. C’est presque fantastique et puis c’est aussi un peu horrifiant, non?! Qu’est-ce que t’en pense, hein, Beauté?

[…] le verbe aimer est un mot dangereux quand il sort de la bouche des hommes.

🦋Si certaines se sont endormies, en revanche, moi j’ai pris le temps de lire ce Stephen King, pendant mes heures d’insomnies. Et c’était délicieux. J’ai retrouvé de la saveur d’antan à lire avec plaisir mon auteur préféré, avec une lenteur exquise. Parce qu’avec le King, il y a toujours cette saveur particulière de savoir que tu lis un bon livre et de pouvoir développer ton imaginaire avec son pouvoir d’immersion inimitable. C’est presque magique, cette sensation. Et là, la magie a encore opérée. Il décrit à merveille ces tranches de vies, les gens et leurs comportements, que même une page ou deux par soir, c’est déjà une richesse de lecture. Même sur une scène, il me fascine, alors, imagine Beauté, sur un bouquin de 800 pages…Je te raconte même pas comme l’effet se décuple!

Même dans le sommeil il y avait des prisons, évidemment.

🦋En choisissant de parler de l’univers carcéral, Stephen King évoque des sentiments troubles comme la culpabilité, le regret, les dangers de l’amour et de la haine, mais surtout, la violence que tout un chacun porte en lui. Et c’est en cela que ça en devient passionnant, toutes ses émotions qui se mélangent. La violence au féminin n’est pas la même que celle au masculin, mais elles se répondent l’une et l’autre dans une danse infernale, s’alternent, s’enflamment toujours plus, pour en arriver à des grands moments de fureurs atroces. Cette prison pour femmes est le point stratégique de ce roman. Un lieu de passions et d’entraides, un refuge et une place à détruire…Ce n’est pas courant, (dans mes lectures du moins), que je rentre ainsi dans une prison pour femmes et l’effet a été assez déstabilisant mais j’aimerai bien en lire d’autres, pour me confronter à ce type de sujets forts en émotions…

Tu ne peux pas ne rien avoir à foutre d’un carré de lumière.

~ Reese Marie Dempster, détenue matricule 4602597-2 ~

*Centre de détention pour femmes de Dooling*

🦋Et tu sais pourquoi, j’ai adoré cette lecture, Beauté? Parce qu’elle est étonnamment féministe mais aussi intensément poétique. La délicatesse des ailes de papillons et la fragilité des mouchoirs de fées apporte une ambiance enchantée qui m’a beaucoup plu. Mais c’est cette solidarité féminine et la résilience de toutes ses femmes qui m’ont profondément touchée dans ces pages. Dans cette lecture, on voit encore que dans l’esprit collectif, le mythe de la « sorcière » est encore présent, le patriarcat touche encore trop les codes de pensées et la violence est un mode de vie pour certains. Stephen King nous parle des problèmes de sociétés avec beaucoup d’intelligence et de perspicacité, que ce soit de la violence faite aux femmes, de l’environnement qu’on néglige ou des problèmes de justices, il saisit dans ces scènes de vies troublantes, les subtilités de la psychologie humaine. En ayant comme ça, mis en lumière énormément de personnages dans ce roman, et donc autant de réactions et de comportements différents, on a un échantillon-témoin d’une ville face à une catastrophe éventuelle. Que serait donc le monde sans une femme pour l’apaiser?! Je te le demande Beauté…Je me le demande aussi très fort, avant de m’endormir…

-L’acceptation ce n’est pas la même chose que le renoncement.

🦋Alors, je ne sais pas si vous irez dormir mes Beautés, mais si jamais, vous vous gavez de caféine comme moi, et que vous vouliez un bon livre pour vos nuits agitées, pensez que Sleeping Beauties pourrait vous plaire plus que le baiser d’un pseudo-Prince. Laissez un peu de magie éveiller vos nuits, les papillons vous caresser, les fées vous toucher de leurs voiles et partez en direction de l’Arbre…Stephen et Owen King s’occuperont de vous envoûter dans une revisite effrayante du conte de La belle au Bois Dormant.

-Je suis une femme, écoutez-moi rugir.

🦋Salut, Beauté.

Ma note Plaisir de Lecture 9/10.

 

Je te suivrai en Sibérie, Irène Frain.

Je te suivrai en Sibérie par Frain


Synopsis:

Pauline est de ces femmes qui brisent les obstacles. Risque-tout, elle quitte sa Lorraine natale à la fin de l’épopée napoléonienne pour rejoindre Moscou où, simple vendeuse de mode, elle est courtisée par un richissime aristocrate. Ivan Annenkov est un fervent admirateur de la France des Lumières et un farouche adversaire du servage. Il appartient à une société secrète qui rêve de renverser le tsar. Le complot échoue, les décabristes sont déportés en Sibérie. Ivan serait mort dans l’oubli le plus total si Pauline, comme sept autres femmes de condamnés, n’avait décidé de le rejoindre. La petite bande, qui deviendra légendaire, soutient si bien les conjurés qu’ils relèvent la tête et fondent, derrière les murs de leur prison, une minirépublique à la française… Qui était au juste cette Pauline qui croisa les hommes les plus célèbres de son temps, de Dumas à Dostoïevski, qu’elle fascina ? Irène Frain a suivi ses traces depuis la Lorraine jusqu’à la Transbaïkalie. Elle ressuscite son équipée et brosse avec feu et sensibilité le portrait d’une amoureuse endiablée.


Ce que j’ai ressenti:

▪️Par amour…

Suivre Irène Frain, c’est partir en voyage déjà…Peu importe le lieu, je le savais que j’allais partir loin, ailleurs…J’ai découvert cette auteure avec un de ces précédents romans qui m’avait beaucoup marquée: La Forêt des 29. Elle a la particularité de se lancer à la recherche d’un secret d’Histoire, d’aller sur le terrain débusquer des petites et grandes histoires qui vont changer notre monde et elle vient nous les faire revivre dans ses livres-émotions. J’aime beaucoup sa façon de puiser son inspiration autour de personnes extraordinaires. Avec un carnet de brouillon et une légende venue du froid, elle nous fait découvrir le destin incroyable d’une jeune française, Pauline Geuble. Cette expérience de lecture, c’est une sorte de carnet de voyage, de reportage et de mémoire que Irène Frain a, à cœur de ranimer. C’est dans les pas de Pauline, qui elle-même va suivre son amoureux emprisonné, jusqu’à Tchita, au fin fond de la Sibérie que nous découvrons, pourquoi cette histoire vaut le détour. Je te suivrai en Sibérie prend donc une double dimension avec ce titre. C’est fou d’ailleurs, ce que l’on peut accomplir par passion. Comment on peut défier toutes les autorités, tous les obstacles et s’épanouir dans l’adversité. C’est beau quand on peut retransmettre tout ça, par écrit. Ça pourrait être une fiction mais tout est réel, bien réel même, et encore plus bouleversant par la force des mots et des souffrances qui palpitent de nouveau dans ces pages-souvenirs. Pouvoir lire ce portrait de femme et ces quelques secrets d’Histoire ravivés, c’est déjà partir dans une grande aventure… De l’oppression aux enfers des prisons russes, dans le froid et le noir, cette virée en Russie est plutôt saisissante. Je te suivrai en Sibérie est une lecture enrichissante.

« Écrire, c’est résister. »

▪️Laisser une trace…

Qu’elles soient visibles ou bien cachées, le mystère des traces nous fascine. Irene Frain tient à suivre celles des « dekabristki » , ses huit femmes, qui ont tout quitté pour un homme. Une légende qui mérite d’être plus reconnue de ce côté du monde, parce qu’il y a déjà des poètes du grand froid, qui se sont emparés de ce mythe pour parler de ces princesses et femmes de cœur, qui se sont dépossédés de leurs richesses volontairement, pour faire naître l’Espoir au milieu de rien, dans le cœur de quelques hommes. Une histoire inspirante, de l’amour bienfaisant et ce désir intense de lutter contre l’oubli et des valeurs de liberté. Nous découvrons donc ce passé trouble, les décembristes, la dictature en Russie, la réalité de l’emprisonnement et les rêves de grandeur d’une jeunesse oppressée. Des traces de sang. Des traces de pleurs. Des traces de fer. Et de l’émotion brute qui nous parvient comme une bise glaciale par delà les frontières. Je les ai suivies, toutes les deux, jusqu’en Sibérie et c’était Magnifique et vraiment passionnant comme lecture. Dépaysement assuré mais aussi de jolis clins d’œil à la France. J’adore la manière de Irène Frain de mêler ses recherches sur Pauline, à sa propre expérience aventurière. Dans les petits détails ou dans les grandes lignes, elle retrace un joli destin de femme.

« J’aime les traces. Oui, elles finissent par s’effacer. Mais pas toutes. Et la mémoire, lorsqu’elle triomphe de l’oubli, est féroce. »

Ma note Plaisir de Lecture 9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Muriel ainsi que les éditions Paulsen de leur confiance et l’envoi de ce livre.

Editions Paulsen

Le Chant de l’assassin, R.J.Ellory

Couverture Le chant de l'assassin

Tout le monde a un secret.


Synopsis:

Condamné pour meurtre, derrière les barreaux depuis plus de vingt ans, Evan Riggs n’a jamais connu sa fille, Sarah, confiée dès sa naissance à une famille adoptive. Le jour où son compagnon de cellule, Henry Quinn, un jeune musicien, sort de prison, il lui demande de la retrouver pour lui donner une lettre. Lorsqu’Henry arrive à Calvary, au Texas, le frère de Riggs, shérif de la ville, lui affirme que la jeune femme a quitté la région depuis longtemps, et que personne ne sait ce qu’elle est devenue. Mais Henry s’entête. Il a fait une promesse, il ira jusqu’au bout. Il ignore qu’en réveillant ainsi les fantômes du passé, il va découvrir un secret que les habitants de Calvary sont prêts à tout pour ne pas voir divulguer.
Avec ce retour aux sources qui évoque par bien des aspects Seul le silence, R. J. Ellory nous livre un roman magistral, d’une puissance émotionnelle rare. Un de ses plus humains, un de ses plus sombres aussi.


Ce que j’ai ressenti:

▪️On peut s’aimer, se désaimer…

Le nouveau roman de R.J Ellory est un sombre chant d’amour…L’amour, étant toujours une aventure très compliquée, et d’autant plus entre les deux frères Riggs, Evan et Carson, qu’on se demande bien comment le destin a pu les déchirer à ce point…Mais comme l’amour prend de multiples formes et mille chemins, s’infiltre dans les failles, et que la vie réserve tellement de surprises aussi, notamment des tas d’accidents malencontreux et des rencontres fulgurantes, qu’il ne nous reste plus qu’à se laisser bercer par ce chant envoûtant. L’auteur crée la surprise avec une promesse. Puisque avec une promesse et de la détermination, on peut déplacer des montagnes…Une simple promesse. Henry n’avait pas idée à quel point, ce serment qui le tient à un des frères Riggs, va bouleverser sa vie, et celle des habitants de Calvary…Et d’un chant d’amour aux accords dissonants, en arriver à Le chant de l’assassin…Sublime chant.

« L’amour change le monde, dit-on, autant pour celui qui aime que pour celui qui n’aime pas. »

▪️On peut se construire, se déconstruire….

C’est un roman noir qui distille ses mystères entre les lignes de partitions et des lignes du sang, au cœur des actes honteux et des non-dits hantés jusqu’au final éblouissant. Avec une simple lettre manuscrite, on peut délivrer tant de secrets, mais R.J Ellory ne les lâche pas comme ça. Ils se méritent ces secrets au prix d’un voyage émotionnel étourdissant. Du milieu carcéral aux petites vies tranquilles en campagne, le Rêve d’évasion s’invite et la musique transperce les cœurs. Les balles perdues aussi…Ça paraissait tellement une bonne idée au départ de vivre en harmonie en famille, de tomber amoureux, de faire de la musique et de se construire une vie paisible, mais il y a des faims pressantes qui contrecarrent ses envies…Un triangle amoureux et de folles jalousies, un carré de pouvoir et des actions de violences, cinq doigts qui tiennent un stylo ou un flingue…Ça ne semblait pas une mauvaise idée au départ, mais le cœur des hommes ont des parts d’ombres…Monsieur Ellory éclaire ses histoires d’une poésie vibrante et des touches de mélodies noyées dans le whisky, pour en faire un roman foudroyant…Et si une fille pouvait être l’espoir de leur rédemption?

« On a souvent dit que le mal n’a pas besoin d’autre terreau pour prospérer que le silence et l’inaction des gens de bien. »

▪️On peut adorer et plus encore…

A chaque fois, je suis bluffée par l’intensité des relations, la profondeur des personnages, et cette capacité extraordinaire de R.J Ellory, à nous faire adorer leurs défauts et qualités qui les animent. Chaque fois que je lis ces romans, c’est le coup de foudre. Grâce à sa plume et son humanité, son empathie et son talent, je reviens de ses histoires, toujours plus touchée, toujours plus admirative. Avec ce nouveau roman, il ne fait que confirmer que c’est vraiment un des auteurs préférés, et j’irai bien chanter sur tous les toits, combien Le chant de l’assassin, m’a encore bousillé le cœur…Comment mon cœur aurait-il pu résister à un assaut aussi magnifique? Juste là, dans l’instant, j’aimerai partager avec vous cet énorme coup de cœur.

« Les vérités de l’âme sont celles que l’on ne peut jamais complètement enfouir. »

 

Ma note Plaisir de Lecture 10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Sonatine de leur confiance et l’envoi de ce livre. Ce fut un coup de cœur.

L’hôtel aux barreaux gris, Curtis Dawkins

L'Hôtel aux barreaux gris


Synopsis: 

Un soir d’Halloween, au milieu des années 2000, Curtis Dawkins a tué un homme alors qu’il était sous l’emprise de la drogue. Condamné à perpétuité, il purge sa peine dans une prison du Michigan. A travers les récits saisissants, empreints de mélancolie et d’humour inspirés de son expérience de la prison, Curtis Dawkins explore les recoins les plus obscurs de l’âme humaine et donne à voir de l’intérieur les conditions de vie des prisonniers.


Ce que j’ai ressenti:

Une rencontre dans l’envers du décor carcéral…

 

C’est un peu par hasard, que j’ai franchi les portes de la maison d’arrêt de Kalamazoo, L’hôtel aux barreaux gris…Ce n’est qu’à la toute fin et dans les remerciements que j’ai compris que l’auteur de ses pages, était un résident permanent, et alors, cette lecture prend une autre tournure, peut être, un peu plus criante encore…Curtis Dawkins raconte de l’intérieur, la réalité de la prison, entre témoignage et fiction, il ouvre les portes de ces vies enfermées dans l’ombre. Des personnalités étranges et violentes, des scènes de vies encore plus étranges et d’autant plus violentes, et toujours le gris de ses âmes égarées et cette détention qui pèsent sur leurs agissements…Et pourtant, l’auteur arrive à  mettre une certaine empathie dans ses pans de vies, qui nous emmène en tant que lecteur à réfléchir sur les conditions de ces hôtels particuliers…

« À la vérité, je lui enviais cette faculté de fondre en larmes, de cracher sa peine. »

Il y a dans ce livre, une souffrance palpable. Des cris de solitude, des envies d’évasions, des désillusions violentes…J’ai ressenti un puissant désespoir et des ailes froissées… En enfermant ces hommes, on a leur aussi brisé aussi leurs espoirs, leurs envies de vivre, leurs futurs. C’est assez déstabilisant de sentir que la mort ou la solitude, que les mensonges et les coups ne sont plus que leurs boulets à tirer, encore et encore…En 14 chapitres, et autant de prisonniers, on est face à des traumatismes atroces, à des douleurs profondes, qui les poussent très souvent à des actes de désespoir, selon le degré de leurs ressentis…Avec ces témoignages, on passe de l’autre côté du décor, au plus près de l’intime de ces hommes détenus dans des chambres étroites…

« Je savais ce qu’il éprouvait – un jour vient où l’on s’aperçoit qu’on ne craint pas la mort, qu’on la souhaite même, en fait. »

En quelques 200 pages, c’est une lecture qui laisse des traces. Loin de l’idée d’une excuse à leurs actes, Curtis Dawins nous dresse des portraits d’hommes dans un endroit, à part. Ces textes ont traversé les murs, et arrivent jusqu’à nous, teinté d’un éclairage fictif mais brûlant. C’était intéressant d’en savoir plus sur leurs failles psychologiques et le quotidien de ces hommes condamnés à perpétuité, ou dans le couloir de la mort. Juste pour ne pas oublier que même dans L’hôtel aux barreaux gris, il y a eu des êtres humains qui ont rêvé Liberté…

« Ray s’est rendu compte que, dans sa nouvelle vie, on pouvait rêver de mourir. Du coup, il respirait la liberté. »

 

 

Ma note Plaisir de Lecture  8/10

Remerciements:

Je tiens à remercier NetGalley ainsi que les éditions Fayard pour leur confiance. Ce fut une lecture intéressante.

 

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Surtensions, Olivier Norek

Couverture Surtensions

Pourquoi je l’ai choisi:

Après les deux coups de cœurs précédents, il me semblait comme une évidence, de me jeter sur ce troisième opus, mais l’ultime plaisir a été de me le faire dédicacer au Quai du Polar!

Synopsis:

Cette sœur acceptera-t-elle le marché risqué qu’on lui propose pour faire évader son frère de la prison la plus dangereuse de France ? De quoi ce père sera-t-il capable pour sauver sa famille des quatre prédateurs qui ont fait irruption dans sa maison et qui comptent y rester ? Comment cinq criminels : un pédophile, un assassin, un ancien légionnaire serbe, un kidnappeur et un braqueur  se retrouvent-ils dans une même histoire et pourquoi Coste fonce-t-il dans ce nid de vipères, mettant en danger ceux qui comptent le plus pour lui ?
Des âmes perdues, des meurtres par amour, des flics en anges déchus : la rédemption passe parfois par la vengeance…
Olivier Norek pousse ses personnages jusqu’à leur point de rupture. Et lorsqu’on menace un membre de son équipe, Coste embrasse ses démons.

Ce que j’ai ressenti:

Station d’Expérience Programmée JustFays.

93 Route Vérité

123456789 Polis

 

Note sur le dossier en post-it: »Le Dossier devra être transmis à Monsieur Norek. »

 

But de l’expérience: p 1

Mettre en couleur et en image sur un écran, les émotions elfiques, par le biais d’électrodes qui retransmettent sous forme d’impulsions, la poudre de féerie. Cette Expérience en Lecture Immersion d’une fée dans la réalité Terrienne a été mis en place par nos ingénieurs Fays, dans l’univers parallèle de Polis, afin de mieux appréhender notre future délocalisation sur la planète Bleue.

 

Rapport d’Expérience en Lecture Immersion d’une fée dans la réalité Terrienne. p2

Nom du dossier: Surtensions.

Nom de la candidate: Stelphique

Départ de l’expérience: 3/04/2016

 

Stelphique se présente d’elle même pour subir le nouveau programme imaginé par nos ingénieurs elfiques: la ELI, Experience en Lecture Immersion. Le but de ce projet innovant est de confronter la réalité terrienne à une vision elfique, et qui de mieux, était à proposer pour ce projet? Norek, Olivier de son prénom, ancien flic et excellent écrivain contemporain, évidemment…  Les assistants pixies ont pu brancher à divers endroits, les électrodes de relevés d’informations, l’installer confortablement dans une pièce insonorisée et la soumettre aux conditions de lecture terrienne (ndlf : Tisane et plaid au fin fond d’un canapé ).

En premier lieu, la confrontation de son innocence face à l’horreur des violences dans le Centre pénitentiaire de Marveil a bien failli avoir de fâcheuses conséquences. Tous les compteurs se sont affolés, les impulsions n’envoyaient que du rouge sang: nous aurions presque cru à un dysfonctionnement de la machine tant cette couleur était dominante, mais Stelphique semblait si affectée et son regard tellement rempli de peine, face à ses comportements humains déviants que cette hypothèse a été vite écartée.

Tout semble s’être rétabli, une fois arrivé à la deuxième partie et ce jusqu’au dénouement… Le rose est venu égayer un peu la toile de fond. L’amitié, le soutien, l’union de cette équipe apporte une touche de douceur. Leurs relations sont si bien décrites que notre amie a pu s’attacher de manière compatissante aux défauts et qualités de chacun de ses personnages, connaître leurs états d’âmes, les accompagner d’une pensée apaisante. Ce sont des émotions qui nous sont essentielles pour comprendre et amadouer ce peuple.

Le bleu de ses larmes sont venues entacher à plusieurs reprises, la planche d’émotions. Nous avons pu conclure avec ce résultat, que Monsieur Norek, sait aussi bien écrire le pire comme le meilleur, démontrer de manière psychologique, que l’être humain est pétri de fortes contradictions, qu’une main peut être  capable d’une caresse, autant que d’un meurtre, que l’Amour frôle aussi bien la Haine dans un esprit sain, voire perturbé. Nous ne gagnerions aucune guerre sans son lot de pertes,chaque geste sera fait dans la douleur, la folie, l’inconscience à l’image de ses humains qui répondent de manière incontrôlable à certaines situations…

Les chocs et rebondissements verdoyants ont été appréciés à leur juste valeur par notre lectrice avisée. Il semblerait qu’il n’y eu aucune sorte d’ennui, pertes de fils conducteurs, ou moments d’incertitudes. L’expérience ELI  est donc un véritable succès, puisque nous avons choisi sciemment Surtensions. Tous les capteurs visés et attendus se sont révélés, là ou nous les attendions, même si nous n’espérions pas un tel affolement de poudre de fée. L’effet de survoltage d’intensité a eu raison des réserves d’enchantements, mais ce qui fut, une angoisse fébrile pendant un instant, c’est en fait, transformé en création auto compensatrice. Stelphique s’est amusée des retournements de situations, à apprécier certaines prises de risques, a adoré la cohésion de ce thriller de 500 pages, et les a renvoyé dans un vert fluorescent presque trop lumineux, mais surtout fantastiquement magique et créatif. On espère qu’avec ce nouvel point de vue réaliste, elle a pu se défaire de sa vision enchanteresse de la planète que nous convoitons…

La seule surprise de cette planche révélatrice fut pour la couleur Jaune. En effet, elle se s’allume que pour le génie, les touches d’originalités, la folie inspirée. Et au vu des résultats, il parait évident que ce tome n’en manquait aucunement. Stelphique s’est vue voguer sur un bateau pirate avec Clochette (sa grande amie) à ses cotés, voir des lapins bondissants, des biches bienveillantes, reconnaître un nom ou deux au détour des pages. Ce furent donc de très jolis sourires ensoleillés qu’on a pu mettre aux notes de variations d’émotivité.

Nous aurions pu laisser au secret, la planche d’émotions ELI de Stelphique dans nos dossiers. Mais l’assistant pixie en relevant la toile, y a vu quelque chose d’exceptionnel, d’inattendu et de complètement artistique, humanoïde dans sa représentation, que je ne peux m’empêcher de vous le retransmettre par la présente. Un feu d’artifice de couleurs et de par la même, d’émotions diverses et hautement satisfaisantes!

 

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Au vu de ses très bons relevés, nous pensons établir une connexion avec la Terre, voire assurer une prochaine invasion, si les elfes répondent aussi bien à cette immersion réaliste…p3

 

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En Féérie, il brille quelques poussières…

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