Le Chant de l’assassin, R.J.Ellory

Couverture Le chant de l'assassin

Tout le monde a un secret.


Synopsis:

Condamné pour meurtre, derrière les barreaux depuis plus de vingt ans, Evan Riggs n’a jamais connu sa fille, Sarah, confiée dès sa naissance à une famille adoptive. Le jour où son compagnon de cellule, Henry Quinn, un jeune musicien, sort de prison, il lui demande de la retrouver pour lui donner une lettre. Lorsqu’Henry arrive à Calvary, au Texas, le frère de Riggs, shérif de la ville, lui affirme que la jeune femme a quitté la région depuis longtemps, et que personne ne sait ce qu’elle est devenue. Mais Henry s’entête. Il a fait une promesse, il ira jusqu’au bout. Il ignore qu’en réveillant ainsi les fantômes du passé, il va découvrir un secret que les habitants de Calvary sont prêts à tout pour ne pas voir divulguer.
Avec ce retour aux sources qui évoque par bien des aspects Seul le silence, R. J. Ellory nous livre un roman magistral, d’une puissance émotionnelle rare. Un de ses plus humains, un de ses plus sombres aussi.


Ce que j’ai ressenti:

▪️On peut s’aimer, se désaimer…

Le nouveau roman de R.J Ellory est un sombre chant d’amour…L’amour, étant toujours une aventure très compliquée, et d’autant plus entre les deux frères Riggs, Evan et Carson, qu’on se demande bien comment le destin a pu les déchirer à ce point…Mais comme l’amour prend de multiples formes et mille chemins, s’infiltre dans les failles, et que la vie réserve tellement de surprises aussi, notamment des tas d’accidents malencontreux et des rencontres fulgurantes, qu’il ne nous reste plus qu’à se laisser bercer par ce chant envoûtant. L’auteur crée la surprise avec une promesse. Puisque avec une promesse et de la détermination, on peut déplacer des montagnes…Une simple promesse. Henry n’avait pas idée à quel point, ce serment qui le tient à un des frères Riggs, va bouleverser sa vie, et celle des habitants de Calvary…Et d’un chant d’amour aux accords dissonants, en arriver à Le chant de l’assassin…Sublime chant.

« L’amour change le monde, dit-on, autant pour celui qui aime que pour celui qui n’aime pas. »

▪️On peut se construire, se déconstruire….

C’est un roman noir qui distille ses mystères entre les lignes de partitions et des lignes du sang, au cœur des actes honteux et des non-dits hantés jusqu’au final éblouissant. Avec une simple lettre manuscrite, on peut délivrer tant de secrets, mais R.J Ellory ne les lâche pas comme ça. Ils se méritent ces secrets au prix d’un voyage émotionnel étourdissant. Du milieu carcéral aux petites vies tranquilles en campagne, le Rêve d’évasion s’invite et la musique transperce les cœurs. Les balles perdues aussi…Ça paraissait tellement une bonne idée au départ de vivre en harmonie en famille, de tomber amoureux, de faire de la musique et de se construire une vie paisible, mais il y a des faims pressantes qui contrecarrent ses envies…Un triangle amoureux et de folles jalousies, un carré de pouvoir et des actions de violences, cinq doigts qui tiennent un stylo ou un flingue…Ça ne semblait pas une mauvaise idée au départ, mais le cœur des hommes ont des parts d’ombres…Monsieur Ellory éclaire ses histoires d’une poésie vibrante et des touches de mélodies noyées dans le whisky, pour en faire un roman foudroyant…Et si une fille pouvait être l’espoir de leur rédemption?

« On a souvent dit que le mal n’a pas besoin d’autre terreau pour prospérer que le silence et l’inaction des gens de bien. »

▪️On peut adorer et plus encore…

A chaque fois, je suis bluffée par l’intensité des relations, la profondeur des personnages, et cette capacité extraordinaire de R.J Ellory, à nous faire adorer leurs défauts et qualités qui les animent. Chaque fois que je lis ces romans, c’est le coup de foudre. Grâce à sa plume et son humanité, son empathie et son talent, je reviens de ses histoires, toujours plus touchée, toujours plus admirative. Avec ce nouveau roman, il ne fait que confirmer que c’est vraiment un des auteurs préférés, et j’irai bien chanter sur tous les toits, combien Le chant de l’assassin, m’a encore bousillé le cœur…Comment mon cœur aurait-il pu résister à un assaut aussi magnifique? Juste là, dans l’instant, j’aimerai partager avec vous cet énorme coup de cœur.

« Les vérités de l’âme sont celles que l’on ne peut jamais complètement enfouir. »

 

Ma note Plaisir de Lecture 10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Sonatine de leur confiance et l’envoi de ce livre. Ce fut un coup de cœur.

L’hôtel aux barreaux gris, Curtis Dawkins

L'Hôtel aux barreaux gris


Synopsis: 

Un soir d’Halloween, au milieu des années 2000, Curtis Dawkins a tué un homme alors qu’il était sous l’emprise de la drogue. Condamné à perpétuité, il purge sa peine dans une prison du Michigan. A travers les récits saisissants, empreints de mélancolie et d’humour inspirés de son expérience de la prison, Curtis Dawkins explore les recoins les plus obscurs de l’âme humaine et donne à voir de l’intérieur les conditions de vie des prisonniers.


Ce que j’ai ressenti:

Une rencontre dans l’envers du décor carcéral…

 

C’est un peu par hasard, que j’ai franchi les portes de la maison d’arrêt de Kalamazoo, L’hôtel aux barreaux gris…Ce n’est qu’à la toute fin et dans les remerciements que j’ai compris que l’auteur de ses pages, était un résident permanent, et alors, cette lecture prend une autre tournure, peut être, un peu plus criante encore…Curtis Dawkins raconte de l’intérieur, la réalité de la prison, entre témoignage et fiction, il ouvre les portes de ces vies enfermées dans l’ombre. Des personnalités étranges et violentes, des scènes de vies encore plus étranges et d’autant plus violentes, et toujours le gris de ses âmes égarées et cette détention qui pèsent sur leurs agissements…Et pourtant, l’auteur arrive à  mettre une certaine empathie dans ses pans de vies, qui nous emmène en tant que lecteur à réfléchir sur les conditions de ces hôtels particuliers…

« À la vérité, je lui enviais cette faculté de fondre en larmes, de cracher sa peine. »

Il y a dans ce livre, une souffrance palpable. Des cris de solitude, des envies d’évasions, des désillusions violentes…J’ai ressenti un puissant désespoir et des ailes froissées… En enfermant ces hommes, on a leur aussi brisé aussi leurs espoirs, leurs envies de vivre, leurs futurs. C’est assez déstabilisant de sentir que la mort ou la solitude, que les mensonges et les coups ne sont plus que leurs boulets à tirer, encore et encore…En 14 chapitres, et autant de prisonniers, on est face à des traumatismes atroces, à des douleurs profondes, qui les poussent très souvent à des actes de désespoir, selon le degré de leurs ressentis…Avec ces témoignages, on passe de l’autre côté du décor, au plus près de l’intime de ces hommes détenus dans des chambres étroites…

« Je savais ce qu’il éprouvait – un jour vient où l’on s’aperçoit qu’on ne craint pas la mort, qu’on la souhaite même, en fait. »

En quelques 200 pages, c’est une lecture qui laisse des traces. Loin de l’idée d’une excuse à leurs actes, Curtis Dawins nous dresse des portraits d’hommes dans un endroit, à part. Ces textes ont traversé les murs, et arrivent jusqu’à nous, teinté d’un éclairage fictif mais brûlant. C’était intéressant d’en savoir plus sur leurs failles psychologiques et le quotidien de ces hommes condamnés à perpétuité, ou dans le couloir de la mort. Juste pour ne pas oublier que même dans L’hôtel aux barreaux gris, il y a eu des êtres humains qui ont rêvé Liberté…

« Ray s’est rendu compte que, dans sa nouvelle vie, on pouvait rêver de mourir. Du coup, il respirait la liberté. »

 

 

Ma note Plaisir de Lecture  8/10

Remerciements:

Je tiens à remercier NetGalley ainsi que les éditions Fayard pour leur confiance. Ce fut une lecture intéressante.

 

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Surtensions, Olivier Norek

Couverture Surtensions

Pourquoi je l’ai choisi:

Après les deux coups de cœurs précédents, il me semblait comme une évidence, de me jeter sur ce troisième opus, mais l’ultime plaisir a été de me le faire dédicacer au Quai du Polar!

Synopsis:

Cette sœur acceptera-t-elle le marché risqué qu’on lui propose pour faire évader son frère de la prison la plus dangereuse de France ? De quoi ce père sera-t-il capable pour sauver sa famille des quatre prédateurs qui ont fait irruption dans sa maison et qui comptent y rester ? Comment cinq criminels : un pédophile, un assassin, un ancien légionnaire serbe, un kidnappeur et un braqueur  se retrouvent-ils dans une même histoire et pourquoi Coste fonce-t-il dans ce nid de vipères, mettant en danger ceux qui comptent le plus pour lui ?
Des âmes perdues, des meurtres par amour, des flics en anges déchus : la rédemption passe parfois par la vengeance…
Olivier Norek pousse ses personnages jusqu’à leur point de rupture. Et lorsqu’on menace un membre de son équipe, Coste embrasse ses démons.

Ce que j’ai ressenti:

Station d’Expérience Programmée JustFays.

93 Route Vérité

123456789 Polis

 

Note sur le dossier en post-it: »Le Dossier devra être transmis à Monsieur Norek. »

 

But de l’expérience: p 1

Mettre en couleur et en image sur un écran, les émotions elfiques, par le biais d’électrodes qui retransmettent sous forme d’impulsions, la poudre de féerie. Cette Expérience en Lecture Immersion d’une fée dans la réalité Terrienne a été mis en place par nos ingénieurs Fays, dans l’univers parallèle de Polis, afin de mieux appréhender notre future délocalisation sur la planète Bleue.

 

Rapport d’Expérience en Lecture Immersion d’une fée dans la réalité Terrienne. p2

Nom du dossier: Surtensions.

Nom de la candidate: Stelphique

Départ de l’expérience: 3/04/2016

 

Stelphique se présente d’elle même pour subir le nouveau programme imaginé par nos ingénieurs elfiques: la ELI, Experience en Lecture Immersion. Le but de ce projet innovant est de confronter la réalité terrienne à une vision elfique, et qui de mieux, était à proposer pour ce projet? Norek, Olivier de son prénom, ancien flic et excellent écrivain contemporain, évidemment…  Les assistants pixies ont pu brancher à divers endroits, les électrodes de relevés d’informations, l’installer confortablement dans une pièce insonorisée et la soumettre aux conditions de lecture terrienne (ndlf : Tisane et plaid au fin fond d’un canapé ).

En premier lieu, la confrontation de son innocence face à l’horreur des violences dans le Centre pénitentiaire de Marveil a bien failli avoir de fâcheuses conséquences. Tous les compteurs se sont affolés, les impulsions n’envoyaient que du rouge sang: nous aurions presque cru à un dysfonctionnement de la machine tant cette couleur était dominante, mais Stelphique semblait si affectée et son regard tellement rempli de peine, face à ses comportements humains déviants que cette hypothèse a été vite écartée.

Tout semble s’être rétabli, une fois arrivé à la deuxième partie et ce jusqu’au dénouement… Le rose est venu égayer un peu la toile de fond. L’amitié, le soutien, l’union de cette équipe apporte une touche de douceur. Leurs relations sont si bien décrites que notre amie a pu s’attacher de manière compatissante aux défauts et qualités de chacun de ses personnages, connaître leurs états d’âmes, les accompagner d’une pensée apaisante. Ce sont des émotions qui nous sont essentielles pour comprendre et amadouer ce peuple.

Le bleu de ses larmes sont venues entacher à plusieurs reprises, la planche d’émotions. Nous avons pu conclure avec ce résultat, que Monsieur Norek, sait aussi bien écrire le pire comme le meilleur, démontrer de manière psychologique, que l’être humain est pétri de fortes contradictions, qu’une main peut être  capable d’une caresse, autant que d’un meurtre, que l’Amour frôle aussi bien la Haine dans un esprit sain, voire perturbé. Nous ne gagnerions aucune guerre sans son lot de pertes,chaque geste sera fait dans la douleur, la folie, l’inconscience à l’image de ses humains qui répondent de manière incontrôlable à certaines situations…

Les chocs et rebondissements verdoyants ont été appréciés à leur juste valeur par notre lectrice avisée. Il semblerait qu’il n’y eu aucune sorte d’ennui, pertes de fils conducteurs, ou moments d’incertitudes. L’expérience ELI  est donc un véritable succès, puisque nous avons choisi sciemment Surtensions. Tous les capteurs visés et attendus se sont révélés, là ou nous les attendions, même si nous n’espérions pas un tel affolement de poudre de fée. L’effet de survoltage d’intensité a eu raison des réserves d’enchantements, mais ce qui fut, une angoisse fébrile pendant un instant, c’est en fait, transformé en création auto compensatrice. Stelphique s’est amusée des retournements de situations, à apprécier certaines prises de risques, a adoré la cohésion de ce thriller de 500 pages, et les a renvoyé dans un vert fluorescent presque trop lumineux, mais surtout fantastiquement magique et créatif. On espère qu’avec ce nouvel point de vue réaliste, elle a pu se défaire de sa vision enchanteresse de la planète que nous convoitons…

La seule surprise de cette planche révélatrice fut pour la couleur Jaune. En effet, elle se s’allume que pour le génie, les touches d’originalités, la folie inspirée. Et au vu des résultats, il parait évident que ce tome n’en manquait aucunement. Stelphique s’est vue voguer sur un bateau pirate avec Clochette (sa grande amie) à ses cotés, voir des lapins bondissants, des biches bienveillantes, reconnaître un nom ou deux au détour des pages. Ce furent donc de très jolis sourires ensoleillés qu’on a pu mettre aux notes de variations d’émotivité.

Nous aurions pu laisser au secret, la planche d’émotions ELI de Stelphique dans nos dossiers. Mais l’assistant pixie en relevant la toile, y a vu quelque chose d’exceptionnel, d’inattendu et de complètement artistique, humanoïde dans sa représentation, que je ne peux m’empêcher de vous le retransmettre par la présente. Un feu d’artifice de couleurs et de par la même, d’émotions diverses et hautement satisfaisantes!

 

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Au vu de ses très bons relevés, nous pensons établir une connexion avec la Terre, voire assurer une prochaine invasion, si les elfes répondent aussi bien à cette immersion réaliste…p3

 

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En Féérie, il brille quelques poussières…

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