Le Jour de ma mort, Jacques Expert.

Couverture Le Jour de ma mort

Et si vous connaissiez le jour de votre mort ?
Le nouveau piège de Jacques Expert.


Synopsis: 

Charlotte est une jolie jeune femme sans histoire. Elle a un travail qui lui plaît, un petit ami avec qui elle s’apprête à se marier, un chat. Elle se dit heureuse. Cependant, cette nuit d’un dimanche d’octobre, elle se réveille en sueur, tremblante de peur, à l’affut du moindre bruit. Elle est seule chez elle, il est minuit passé. On est le 28 octobre. Le jour de sa mort.
Trois ans plus tôt à Marrakech, Charlotte et trois copines sont allées consulter un voyant. Toutes les prédictions faites à ses amies se sont avérées exactes. Qu’en sera-t-il de Charlotte à qui il avait annoncé une mort violente le 28 octobre.
Commence alors un suspense de tous les instants.
La jeune femme est-elle victime d’une paranoïa alimentée par l’effrayant souvenir ou est-elle réellement en danger alors que rôde dans la ville un tueur psychopathe ? 
Une fois de plus Jacques Expert joue avec les nerfs du lecteur dans ce récit implacable, aux retournements aussi nombreux qu’imprévisibles.


Ce que j’ai ressenti:

▪️Exercice de respiration…le 4-7-8

En vacances, on a le temps de vivre et de tenter de nouvelles expériences…Charlotte prend le temps d’inspirer. 4 secondes…Quand un voyant lui annonce Le Jour de sa mort, de manière brutale. Ça sera le 28 octobre. 7 secondes pour elle, le temps de retenir son souffle…8 secondes pour vider ses poumons et, déguerpir vite fait…3 ans après, le jour fatidique arrive…

Pendant ce temps, un tueur aussi, fait ses exercices de respiration. 4-7-8. 4 secondes pour repérer la blondeur, 7 secondes pour déterminer si elle aurait, par hasard un chat, 8 secondes pour sourire…

Alors forcément, avec ce rythme de respiration, j’ai du bel et bien me résoudre à adopter ce fameux exercice pour lire le nouveau thriller de Jacques Expert, 4-7-8 pour essayer de contrôler, coeur, souffle et respiration qui faisait des ratés, au moindre bruit…Ce livre, il met sous tension, car on sent que l’inévitable est imminent. C’est aujourd’hui, le dimanche 28 octobre, et Charlotte est bien trop sous pression, pour que l’on puisse ne pas ressentir son état de nervosité extrême. Ça t’électrise le doigt tellement l’énergie de son stress circule dans ce nouveau thriller. Et les pages se tournent, avec une certaine ardeur! Alors, j’ai lu, sans pouvoir m’arrêter pour connaître le fin mot de l’histoire, bien sûr, mais surtout, pour savoir si, à Marrakech, il y a de bons voyants…

L’impatience est tellement humaine. 

▪️Tout est dans les têtes…

C’est certainement le point fort de cette lecture, cette absence de certitudes. Ne pas pouvoir saisir, jusqu’à la dernière page, le vrai du faux, le cauchemar de la paranoïa, l’ami de l’ennemi, l’amant du tueur en série, la prédiction de l’escroquerie, l’ombre d’une menace et le monstre tapi…Cette tension qui se maintient jusqu’à la dernière ligne, t’emmène à douter de tout le monde. Forcément, c’est addictif! C’est là, tout le piège que nous tend Jacques Expert, et c’est ce qui fait aussi son talent: celui de déstabiliser ses lecteurs! Et c’est pour cela qu’on l’adore, même si c’est Charlotte, qui a l’épée de Damoclès au dessus de sa tête, et qui tente désespérément, maladroitement de dévier son destin…Le compte à rebours est lancé, et elle n’a qu’une journée. Un dimanche pour changer une mort annoncée…On s’attache à cette jeune fille déboussolée, nerveuse, étourdie mais terriblement attendrissante!

Mais en même temps, essayez de vous mettre à sa place: que feriez-vous si on vous annonçait le jour de votre mort?! Est ce que la panique ne vous gagnerait pas?!

Tout lui semble un rappel à l’ordre: la mort peut frapper à tout moment.

▪️Prédiction elfique…

Je vais vous faire une prédiction: (et oui, sait-on jamais si je ne suis pas un peu voyante à mes heures perdues, et que dans le marc de mes cafés, je puisse voir quelque chose…): Vous allez adorer ce roman!

Tout simplement, parce que Jacques Expert a concocté un thriller psychologique intense et maîtrisé. Comme c’est très difficile de parler de ce genre là, sans risquer de spoiler, je finirai juste en vous conseillant de le lire de toute urgence! Il n’y a que comme cela que vous saurez pourquoi le dernier livre de cet auteur est juste génial!

Tout ça pour dire que je n’aime pas les râleurs, encore moins les râleuses. POSITIVER, c’est mon crédo.

 

Ma note Plaisir de Lecture 9/10

Retour sur la Rencontre au Festival Quais du Polar 2019, avec Jacques Expert.

Rencontre Magique

✨Des fois, il y a des lieux et des moments à ne pas rater, des instants à vivre et, à apprécier encore et encore, dans la magie du souvenir…

✨Si on m’avait prédit une telle rencontre, je ne l’aurai sûrement pas cru…1 heure exceptionnelle.

✨Imaginez un peu, grâce à la maison d’éditions Sonatine, pouvoir rencontrer pendant 1 heure, Monsieur Jacques Expert, au sujet de son prochain livre, et recevoir en avant-première, Le jour de ma mort!!!!✨Magique✨

✨1 heure entière à pouvoir parler avec lui de littérature, de ses habitudes d’écriture, des anecdotes de son expérience d’auteur, s’est révélé extrêmement passionnant!

✨1 heure à parler de sujets variés, de nos vies, de la passion pour la maison d’éditions Sonatine🖤, de nos lectures et préférences dans le genre…En bref, une vraie discussion avec un auteur que j’apprécie, Jacques Expert! Exceptionnel.

✨Ça ne va pas arranger ma Pal, tout ça d’ailleurs, mais j’avais envie de me précipiter sur ses précédents romans et ses coups de cœurs du moment…Mettez des passionnés ensemble, et la pile d’envie monte dangereusement!

✨1 heure. Et je n’ai pas vu passer l’heure, il me semble qu’à la table de ce café, nous aurions pu encore parler pendant encore plus longtemps de cet amour de la lecture et de l’écriture…Sauf, que le festival Quais du Polar battait son plein et que les timings étaient serrés…Mais quelle rencontre! Inoubliable.

✨Merci à Jacques Expert et Sonatine Éditions, d’avoir rendu cette rencontre possible!

🖤Merci à l’auteur et à la Team Sonatine, pour leur gentillesse et cette heure magique. Merci de leur confiance.

J’ai passé un super moment! ❤️

 

Indian Psycho, Arun Krishnan

Indian psycho par Krishnan


Synopsis:

À New York, tout est possible. Depuis qu’il y vit, Arjun tâche d’oublier l’enfant qu’il a été. L’abandon et l’orphelinat en Inde, puis son adoption par le couple Clarkson. Avec quelques baratins bouddhistes et un soupçon de sémantique marketing, Arjun s’est hissé au top d’une grande agence de pub. Il a accompli son rêve : devenir un gentleman. Jusqu’au meurtre d’Emily. Pas son meilleur coup. Son business plan ? Noyer le poisson. Dans le flux. Quelques clics et jeunes cadres poignardés plus tard, le tueur de MyFace peut terroriser la Toile, la ville, et toute l’économie du pays… Tremble, Amérique !
« Un thriller délicieusement sardonique, doublé d’une habile satire des réseaux sociaux. » Macha Séry – Le Monde


Ce que j’ai ressenti:

 

  • L’Amérique des possibles…

Yes, we can! Oui, vous pouvez être ce que vous voulez en Amérique! Un publicitaire apprécié, un employé modèle au potentiel fructueux, et…un tueur en série. Cette histoire pourrait bien bouleverser certaines petites habitudes de posts et diffusions, d’envie de cuisine et de vêtements, de click et d’évasion. Une tornade de couleurs et un souffle de culture bouddhiste risque d’envahir votre espace polar, avec cette pointe d’humour noir qui saura vous séduire, assurément…La toile va connaître un de ses pires utilisateurs et, pas sûr que le réseau social Myface apprécie ce nouveau fléau…Quand l’audace et la paranoïa s’associe, cela donne un indien dans la ville avec un coup de couteau plutôt tranchant! New York n’a plus qu’à bien se tenir!

« Je deviendrais un individu américain d’exception. » 

  • Un thriller efficace!

Je l’ai dévoré en deux jours, parce qu’il avait un petit effet « déstabilisant » et addictif. Outre le personnage principal, qui devient malgré lui, un sérial-killer, Arjun est déconcertant et dans l’air du temps, et c’est ce qui le rend encore plus effrayant. Avec cette frustration de concilier intégration et identité culturelle, avec son passé trouble et cette violence sous-jacente, ce terrain virtuel en effervescence devient  l’espace de chasse d’un Indian Psycho. On devine en quelques pages, le danger de cette diffusion d’intimité et de la probabilité de tomber sur une personne malintentionnée, qui pourrait s’en servir à des fins tragiques. Et du virtuel, on passe au réel, avec des cadavres bien sanglants…En touchant ainsi,  ce nouveau phénomène de société, on ressent un étrange malaise que l’auteur, Arun Krishnan, accentue avec des pointes acérées sur cette tendance à l’hyper connexion. Intéressant!

« On peut tuer un homme de la même façon qu’on peut tuer un animal. »

  • MyFace et ses travers…

N’est pas gentleman qui veut, et sérial-killer non plus! Mais apparemment, Arun Krishnan pense qu’on peut être les deux, alors quittez vos écrans, le temps de cette lecture! Indian Psycho vous présente le profil d’un publicitaire complètement psychotique, accro aux réseaux sociaux et suivre ses aventures, laissera quelques traces, un ou deux autocollants « Je t’ai trouvé sur MyFace » comme signature, et des dialogues improbables hilarants…Une histoire qui a l’énergie communicative pour vous permettre de méditer sur certaines petites manies de dispersion de données personnelles aux quatre vents… Rythmé et intelligent, ce polar est bon divertissement!

« Le Bouddha a dit que si l’on contemplait les affronts avec une parfaite sérénité, ils finiraient par quitter notre être et se dissiper dans l’univers. Et notre esprit se laverait des pensées négatives. »

 

Ma note Plaisir de Lecture 8/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Pocket pour leur confiance et l’envoi de ce livre.

 

Requiem, Tony Cavanaugh.


Synopsis:

Quelques mots prononcés dans la panique au téléphone :  » Darian, il faut que tu viennes. Tu es le seul à pouvoir nous aider. Il y a tant de corps !  » … puis plus rien. L’appel vient d’Ida, une jeune fille que Darian Richards, ex-flic des homicides de Melbourne, a sauvé quelques mois plus tôt d’une sale affaire. Si Richards a décidé d’abandonner un métier trop éprouvant pour ceux qui, comme lui, prennent les choses trop à cœur, il ne peut pas laisser Ida sans réponse. Son appel de détresse ayant été localisé, Darian gagne la Gold Coast, région des plages d’Australie, où les étudiants se retrouvent pour fêter la fin de leurs examens. Il est alors loin de se douter que la disparition d’Ida n’est presque qu’un détail dans une enquête qui va bientôt se transformer en véritable cauchemar. 

On a beaucoup comparé Tony Cavanaugh à Michael Connelly, on compare maintenant de jeunes auteurs à Tony Cavanaugh. Avec ce thriller encore plus sombre que ses précédents, l’auteur de L’Affaire Isobel Vine et de La Promesse confirme tout son talent et sa place de maître absolu du genre. 


Ce que j’ai ressenti:

  • Regarde-moi dans les yeux…

Tu ne pourras pas y échapper. Les yeux revolver de Darian. Le regard enflammé de Starlight. Ou les yeux des cadavres. Fais bien gaffe ou tu laisses traîner tes yeux… Plonge avec les C. Admire Vic et ses camarades patchwork. Électrise-toi dans un appart au soixante-dixième. Regarde et vois le charme de ce Requiem. Ne glisse pas sur les courbes, ne tombe pas dans les ténèbres. Laisse moi voir dans le fond de tes yeux, les abîmes…Regarde-moi. Requieme-moi. Re-Aime moi. Relis-moi. Et fais ta prière, il se pourrait que des morts soient de sortie…Je n’ai pas pu lâcher ni les yeux vides, ni les pages de ce nouveau thriller! Quelle énergie! Tony Cavanaugh a une plume efficace et addictive, un humour à tomber et une fin de contes de fées. Un thriller noir comme je les aime, le talent en surbrillance!

« Ne les regarde pas dans les yeux, m’avait-il prévenu. Parce que si tu le fais, tu vas te connecter. »

  • Appelle-moi…

Une jeune fille, Ida, appelle un drôle de chevalier servant: Darian Richards. Est-il possible d’incarner autant le prince que le brigand?! J’ai adoré ce personnage, anti-héros et terriblement attachant, pour son impertinence, son intelligence et son côté « fonceur », mais pas sûr que son côté « ingérable » soit du goût de ses collègues. Pas du tout même. Ce qui donne forcément, des dialogues savoureux. Décalés et cyniques. A mourir de rire. Sauf que c’est bien beau de rigoler, mais des tas de nanas, jeunes et jolies, disparaissent pendant les schoolies, et Darian est déterminé à mettre un peu d’ordre au milieu de ce carnage, à moins de mettre encore plus de chaos. Tout est question de perception…Et Pendant ce temps, les appels et les cadavres tombent en pluie. De jeux à île et de « il » à « je », moi, je suis addict à ce rythme endiablé de lecture et je cherche un numéro dans mon répertoire…D, Darian…

« Darian, il faut venir. Vous seul pouvez m’aider. Il y a tellement de corps… » 

  • Vis un cauchemar éveillé …

Tony Cavanaugh nous plonge dans le décor australien, mais plus encore dans l’envers du décor. Au plus sombre, sous la surface, dans les ténèbres…Et à prendre les pistes du bush, les virages glissants du trafic, ou les lignes de la toile d’araignée, l’auteur nous sensibilise sur les réseaux du Dark Net et c’est encore plus effrayant que ce qu’on pouvait imaginer! Du kidnapping de princesses aux meurtres étouffés, c’est souvent à une transaction près. Pas de repos pour les braves, mais un petit Requiem pour les victimes, c’est toujours appréciable. Il me tarde de retrouver bien vite une autre enquête! Tony Cavanaugh m’a bluffée par son style et son audace! J’ai A-DO-RÉ!

 

« Tu danses avec le diable une fois, tu es marqué pour la vie. »

 

Ma note Plaisir de Lecture 9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Muriel ainsi que les éditions Sonatine de leur confiance et l’envoi de ce livre! Ce fut une lecture addictive!

Poéticide, Hans Limon

 


Poéticide par Limon


Synopsis: 

Les poètes, ces visionnaires autoproclamés, ces loueurs de soleil, ces rimailleurs à la sauvette, les voilà tous morts. Et alors ?
Un monde privé de ses poètes : ci-gît peut-être l’idéal.
Remise des conteurs à zéro : « C’est au berceau qu’il faudrait les prendre. Les pendre. Avant qu’ils ne sachent écrire ou parler, autrement dit mentir, aveugler, recouvrir, dissimuler. Des faux-monnayeurs par nature ou vocation. Le ver est dans la pomme et la pomme en ma paume : à moi de l’engloutir. C’est ma contribution à l’ordre universel, ou plus modestement mon petit coup d’épieu à l’historiographie. »
Massacre à la lettre ou manifeste à chœur ouvert, « hommage collatéral » ou thriller cynico-lyrique, impitoyable et désopilante épopée à travers l’histoire de la poésie, Poéticide est avant tout l’avènement d’un poète qui, trop à l’étroit dans son siècle, s’en va poignarder ses pères spirituels pour mieux leur déclarer son amour et, chemin faisant, dispose comme par inadvertance la première pierre (tombale) d’une grande œuvre à venir.


Ce que j’ai ressenti:

  • « Tous les crever! Tous les rayer! »

LE VIEIL HOMME, personnage aigri et quelque peu désenchanté, se lance dans un élan d’idéal meurtrier: la mort de tous les poètes. Rayer de la surface de la terre, les plus grands, les plus renommés, les plus adorés de tous les poèmes. N’en plus laisser un seul parce qu’ils se révèlent mensongers, selon ses impressions. Un Poéticide sanglant et radical.

Ce petit OLNI rosé, est entre le thriller parfait, le théâtre d’un carnage annoncé, et la poésie ravageuse. Il a suscité ma curiosité, mais surtout une peur atroce d’un monde sans poètes ou une vie sans poésie. Je ne pouvais m’y résoudre… Alors même biffés, même ignorés, même dés-aimés, j’ai souri à les voir ci et là, ces siècles de poésie, dans le chaos de ce monde réinventé, presque post-apocalyptique, avec nos chers visionnaires disparus dans des limbes ignorées. Avec une plume furieuse et audacieuse, Hans Limon dépoussière et purifie l’idée même de la poésie, dans un roman plein d’énergie destructrice et d’amour passionnel, pour qu’elle survive Poésie, pulse et rejaillisse, dans le sang de cet acte désespéré…

  • LA POÉSIE N’EXISTE PAS.

Dans le fil de cette intrigue, la poésie est niée, réduite à néant. Et pourtant, elle s’infiltre de partout, au milieu des pages, dans les conversations, dans chacune des aubes et autres crépuscules… Hans Limon dévient, de manière originale un tueur de poètes, pour mieux se réapproprier ce genre d’écrits avec l’irrévérence des artistes complètement déjantés et précurseurs, loin des codes et des courants littéraires imposés, avec une manière de réinventer dans la plus pure innocence, l’essence même du plaisir à écrire de la poésie. Et ça détonne, je peux vous le dire, parce qu’il y a la rage d’un fou idéaliste, le génie de la création, et la beauté des vers qui vibrent dans 90 pages de bonheur de lecture!

  • « La seule réalité, ce sont les sensations. Vous comprenez, Monsieur? Les sensations me frappent. Les pensées me bercent. »p23

Que le noir des lignes lyriques soit sublimé sur la feuille blanche, que les nuits d’insomnie à gratter du papier soit étincelles, que les contemplations d’un lever du jour inspire encore une âme sensible comme celle de Hans Limon. C’est mon vœu, enfin, celui là et, celui de pas vouloir voir mourir les poètes!!! Qu’on me laisse encore un peu l’ivresse des doux mensonges: je mourrai, moi, sans Poésie…

Il va bien devoir admettre qu’il a aussi sa place dans le royaume des poètes contemporains, cet auteur, et oublier cette idée folle de Poéticide, puisque ça serait, un pur suicide… J’ai été frappée par une multitude d’émotions, et j’ai eu un énorme coup de cœur pour cette lecture! Dénicher une petite pépite de cette envergure, c’est juste magique!

 

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

 

Bleu Calypso, Charles Aubert.

Couverture Bleu Calypso


Synopsis: 

Niels Hogan, quarantenaire bourru, a rompu les amarres. Profitant d’un plan social, il s’est installé – comme l’auteur – dans une cabane au sud de Montpellier, où il fabrique des leurres pour la pêche au bar. La vie simple, la douceur du temps… L’ermite n’a qu’un ami, son voisin Vieux Bob, qui attend la visite de sa fille journaliste, Lizzie. A l’occasion d’une partie de pêche, Niels découvre un cadavre. D’abord suspecté, Niels décide de mener l’enquête avec Lizzie.


Ce que j’ai ressenti:

Scintille le Bleu,
Jaillit Calypso,
Et fendre l’étang Polar.

*Stelphique*. 

 

  • Une plongée étourdissante…

La rentrée littéraire nous prépare de belles surprises, allez, allez, il faut se jeter à l’eau et découvrir la beauté d’un leurre Bleu Calypso, le temps suspendu, l’esprit décroissant. Vite, vite, une reconnexion avec la nature et une philosophie à pêcher avec habileté, dans l’étang Moures. Sauf, que les cadavres et les suspicions vont vite polluer les lieux…Et Niels, de voir sa tranquillité, si fièrement acquise, se troubler…Pourquoi est-il si difficile de se couper de ce monde avide? N’est-il pas idéal de vivre de solitude et d’eaux fraîches, dans une cabane? Et qui est, ce fameux tueur en série, au pied marin? Niels et Lizzie vont s’improviser enquêteurs des bacs à sable, jouer avec les rayons du désir, dénicher quelques trésors, s’attirer un peu les foudres…

« J’aimais beaucoup les couleurs saturées qui arrivaient avec l’orage. C’était comme si la vie gagnait en intensité. De mémoire, il n’y avait que les orages et l’amour pour donner cette sensation-là. Mais je n’étais plus vraiment sûr en ce qui concerne l’amour. »

  • Et le polar- *étang* -sa sérénité…

A tendre ainsi vers le calme des lignes. Attendre dans les eaux salines. Étendre le fil de l’intrigue. Fendre en douceur l’étang Polar. Troubler le temps. Etre et ne plus avoir…

L’auteur m’a fascinée, avec cet univers de la pêche… Subjuguée en contemplation, emmenée à la méditation, déclenché l’admiration…

J’ai passé un doux moment de lecture, très apaisant. C’est tellement rare de voir se mêler le frisson avec le recueillement, c’est une alchimie qui fonctionne parce que Charles Aubert, y met toute une sagesse intelligente et une subtilité rafraîchissante. J’ai été plus que charmée par ce courant de pensée, cette étonnante manière de vivre et clairement, il y a un fil magique qui s’est créé avec Niels. C’est un personnage tout en pudeur, attachant et bienveillant, malgré les tornades qui viennent frapper à sa porte…

« Moi, j’étais le type qui vivait en marge de la société, ivre de liberté et de soleil, celui qui s’était débarrassé de ses chaînes et je voyais bien que ça les faisait disjoncter. Parler cinq minutes avec moi remettait en cause trop de choses, trop de choix contraints, trop de mensonges faits à soi-même. » 

  • Entre poésie et polar, Bleu Calypso.

Il flotte dans cette lecture, un petit air de zen asiatique accompagné d’un soleil chaleureux du sud de la France. Avec des  haiku sublimes qui illuminent les débuts de chapitres, il n’en reste pas moins, que c’est un polar maîtrisé de bout en bout. C’est comme une partie de pêche réussie, car la récompense se mérite, après la patience, l’auteur nous emmène à son rythme, au final pétillant… Nous avons là, une histoire palpitante, toute en finesse, sans aucune éclaboussure ou démesure, et pourtant son pouvoir est incroyable. Une quiétude s’empare de nous et elle nous gagne au fil des pages,

Il m’a tellement plu ce personnage de Niels que j’adopterai bien la technique de « catch and release »…J’ai attrapé un coup de soleil, un coup de cœur, et je relâche, dans les vagues du net, toutes les ondes positives que j’ai ressenti à cette lecture, qui j’espère, arriveront jusqu’à vous…

 

Sans savoir pourquoi
J’aime ce monde
Où nous venons pour mourir

Natsume Sôseki. 

 

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

 

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Slatkine et Compagnie de leur confiance et l’envoi de ce livre! Ce fut une lecture enrichissante.

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Le collectionneur, Fiona Cummins.

Couverture Le collectionneur


Synopsis: 

Le Collectionneur mène une double vie. Monsieur Tout-le-monde dans l’une, il est, dans l’autre, le gardien d’un musée secret qu’ont constitué son père et son grand-père avant lui, une collection d’ossements humains.

Les collectionneurs cherchent toujours la rareté, l’objet unique. Et il y a à Londres deux enfants atteints d’une maladie génétique orpheline qui fait se dédoubler les cartilages puis pousser les os jusqu’à l’étouffement, la maladie de l’homme de pierre.

Avec un style-cutter aussi efficace que glaçant, Fiona Cummins plonge dans l’âme du psychopathe. Les Anglais ont adoré.


Ce que j’ai ressenti:

  • Bloody Bones.

Le croquemitaine, dans son antre, joue aux osselets. Ça fait un bruit étrange dans sa main, des os qui poussent et se frottent pour la prochaine partie d’horreur… Fiona Cummins apporte une originalité dans le monde des tordus et tueurs en série, que les fans de thrillers vont adorer! 500 pages de tensions et de frissons…Un Collectionneur à vous paralyser de peur…Un sérial killer redoutable avec une collection, pour le moins étonnante, voire carrément troublante…Un page-turner rythmé au compte-goutte, savamment découpé au scalpel, avec une ombre d’un monstre tapi là où, l’on ne s’y attend pas…

« L’espoir vous rend vulnérable. »

  • Une prison d’os…

Ce thriller est intéressant parce qu’il apporte sous couvert d’une fiction, une sensibilisation sur cette maladie rare, la maladie de L’homme de pierre. Elle est le fil conducteur d’une intrigue où la course contre la montre n’aura jamais autant tournée plus dramatiquement…Il faut en plus, du tueur qui rôde et des lapins qui suintent, prendre en compte, les effets irréversibles de ces heures de souffrances à l’intérieur de ces petits corps…Et du coup, avec ces chapitres d’heures en heures qui s’écoulent retient toute notre attention, et on ne peut lâcher ses pages, car, comment abandonner des enfants à leurs malheurs????! Impossible…Jakey est en plus, un enfant trop attendrissant, encore naïf: un vrai petit trésor qu’on aimerait serrer dans nos bras…

« Comme les vivants, les morts s’achètent. »

  • A coeur et à sang…

Fionna Cummins donne à son thriller, déjà bien efficace, une dimension plus profonde avec une psychologie des personnages soignée. Les liens du sang et les souffrances de la maternité interférent avec cette enquête, et viennent assombrir encore un peu plus, l’effet asphyxiant et d’angoisse terrible…Chacune de ses mères possèdent une fracture, la vie ne les pas épargnées, et Fiona Cummins raconte avec beaucoup de sensibilité, toutes les nuances de leurs douleurs. C’était un moment de lecture intense, touchant, frissonnant, passionnant, étonnant, bouleversant… J’imagine que je ne suis pas prête d’oublier Le Collectionneur…Et vous?!

 

« Il veut lui faire comprendre que les mots ne sont pas des confettis qu’on lance pour s’amuser et que le vent emporte, mais des blocs de béton qui peuvent terrasser un homme. »

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Slatkine et Compagnie pour l’envoi de ce livre! Ce fut une lecture fascinante!

 

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Le cercle, Bernard Minier.

Couverture Le Cercle


Synopsis: 

Un coup de fil surgi du passé, un e-mail énigmatique, qui signe peut-être le retour du plus retors des serial-killers, précipitent le commandant Martin Servaz dans une enquête dangereuse, la plus personnelle de sa vie.
Un professeur de civilisation antique assassiné, un éleveur de chiens dévoré par ses animaux… Pourquoi la mort s acharne-t-elle sur Marsac, petite ville universitaire du Sud-Ouest, et son cercle d étudiants réunissant l élite de la région ?
Confronté à un univers terrifiant de perversité, Servaz va rouvrir d anciennes et terribles blessures et faire l apprentissage de la peur, pour lui-même comme pour les siens.


Ce que j’ai ressenti:

*LE* moment est venu de se refaire une Lecture en trio pour notre plus grand plaisir et retrouver notre cher commandant Servaz, tout juste remis de ses émotions, après son tête-à-tête avec Julian Hirtmann. On en est là, à plonger dans Le Cercle infernal, tome 2 de la série avec ce policier très instruit, au plus près de son histoire personnelle, et, il aura chaud aux fesses, après le Glacé, ce changement de température n’est pas pour nous déplaire…Une Mordue, Une Cannibale et une Elfe dans une ronde endiablée, c’est partiiiiiiiiiiiiiii!

*C*ommençons donc sur les chapeaux de roues, avec une mise en scène des plus macabres, mais présentée avec panache…On dirait bien que la patte de l’auteur est bel et bien de soigner ses effets. De l’effet de style à un drôle d’effet, ce thriller va tout simplement vous bluffer… Ça devient presque une habitude, Monsieur Minier, dis donc! Et on en redemande forcément!

*E*lite universitaire, poésie et culture littéraire. Tant de jolies références…J’ai carrément craqué sur le personnage de Oliver Winshaw, et son habitude, d’un poème par jour…Il se pourrait bien que cette attitude m’inspire…En tout cas, j’ai vraiment apprécié que l’auteur nous emmène sur d’autres sentiers lyriques et fasse quelques délicieuses révérences aux plus grands, tout en gardant une impulsion populaire avec l’engouement pour le ballon rond. Mélange de genres, mélange d’ambiances, Bernard Minier agrémente son décor de piques bien senties pour le foot et la coupe du monde…. Et ça clashe bien! Fous rires à l’appui….

*R*ien de moins que 700 pages qui ont été lues en un clin d’oeil par certaines (Suivez mon regard, Belette<— ), et un peu plus lentement par d’autres (Suivez mon regard, Escargot <—) et une Mordue qui ne s’est pas laissée déstabilisée par nos incessantes discussions en coulisses, et l’a fini dans le temps imparti…Lire en Lecture Commune permet d’échanger idées, du plaisir et parfois même de la Poésie…Il nous aura bien fait parler cet auteur, (déjà que nous étions de sacrées pipelettes) et créer des haïkus survoltés…Clairement, Bernard Minier a réveillé notre créativité et raccourci aussi nos tranches de sommeil, avec un pareil page-turner… Jouer avec lui, avec « tel est pris, qui croyait prendre » se révèle un des jeux les plus attrayants…

*C*erclé ou encerclé. Dans le cercle ou à l’extérieur. Une fois, plongé dedans, il est difficile d’en sortir… Addictif et rythmé. Puissant et musical. Il flotte une ambiance permanente de danger avec cette ombre menaçante mais aussi un parfum d’amour et de désir irrépressible…Tant d’attirances et de répulsions, tant de fascinations et d’immersions. Il est des jeux aimantés, qu’il vaudrait parfois, mieux éviter mais cela les personnes vont l’apprendre à leurs dépens….Et pourtant, chaque joueur veut ambiancer sa partie, quitte à y laisser un peu d’ADN sur le terrain…

*L*e twist final est, on ne peut plus rafraîchissant! Bravo à cet auteur talentueux de manier avec habileté, toutes les petites afflictions, les défauts honteux, les passions démesurées de ces hommes…Non seulement, l’intrigue dribble toutes nos suppositions, mais ce tour d’horizon de notre société glace quelque peu, nos élans de victoire…

*E*t bien voilà, les amis bloggueurs,  encore une bonne lecture de faite, et un nouveau rendez vous de pris, car il est absolument hors de question de laisser Servaz à ses tourments! On se prévoit pour très bientôt, le troisième tome…

 

Ma note Plaisir de Lecture  8.5/10

 

Séance infernale, Jonathan Skariton

Couverture Séance infernale


Synopsis: 

Quelle est la teneur de Séance infernale, film mythique aujourd’hui perdu ? Et qu’est-il arrivé à son réalisateur, le Français Augustin Sekuler, mystérieusement disparu en 1890 lors d’un voyage en train entre la Bourgogne et Paris ? Le film est-il lié à une série de meurtres qui endeuillent la ville d’Édimbourg ?

Telles sont quelques-unes des questions auxquelles Alex Whitman, chercheur de reliques cinématographiques pour riches collectionneurs, tente de répondre, sans se douter des dangers auxquels il s’expose. De Los Angeles à Genève en passant par Paris, un puzzle diabolique se met en place, sur lequel apparaît peu à peu l’incroyable vérité qui se cache derrière ce film maudit.


Ce que j’ai ressenti:

  • Résultat de recherche d'images pour "clap cinema"Clap de début!

Et commencer dès le premier chapitre, à sentir l’euphorie d’une course contre la montre, une enquête bien spéciale dans le milieu très privé du cinéma, à la recherche d’un film perdu: Séance Infernale. Jonathan Skariton envoie déjà mille étincelles dans nos yeux, pour captiver toute notre attention! Ça a claqué: les avances d’argent sont tombées, le jeu de piste brûlant, et surtout l’enjeu clairement établi. Notre détective Alex Whitman DOIT trouver ce film, envers et contre tout, à n’importe quel risque, (puisque le prix n’est pas un problème… ). Mais a-t-il seulement existé ce film?!…Et nous, lecteurs, on sent qu’on tient sans doute là, un secret historique bien croustillant! Alors prenez vous, un petit paquet de pop-corn à portée de main, et partons dans les coulisses infernales des balbutiements d’une révolution visuelle…

« -aucun ne se rendait compte du trésor qui soupirait non loin d’eux.« 

  • Résultat de recherche d'images pour "clap cinema" Clap ouvert…

Loin de se contenter de mettre la lumière sur des secrets bien enfouis dans les pellicules poussiéreuses, Jonathan Skariton nous balance dans ses pages, une intrigue retorse dans une atmosphère de flou mystérieux. Deux histoires effroyables qui se jouent dans les temps, les instants oubliés, l’innocence perdue, les images subliminales… Une étrange ressenti de rien pouvoir saisir, de capter à peine un détail qu’il est déjà parti, alors forcément ce livre devient vite, une ritournelle obsédante….Tant de questions nous viennent au cours de cette lecture : Où est la vérité? Combien faudra-t-il enlever d’artifices pour la  voir dans toute sa nudité? Combien de feux vont prendre pour étouffer la brillante découverte? Qui est le vrai Prince?

« Tout ce temps passé à écumer l’endroit pour finalement ne pas en saisir la véritable essence. »

  • Résultat de recherche d'images pour "clap cinema"Clap fermé…

A voir ses milieux très fermés, où tous les coups sont permis, on se rend bien compte des dangers que Alex Whitman va essuyer…Il a été touché par la tragédie, et aucune blessure de ce genre ne guérit jamais, mais ici, le piège se referme sur ces plaies, et on sent que chaque attaque est un tourment de plus à son enfer personnel. Donc lancé sur des pistes occultes et autres travers opaques, il se peut qu’il réveille un ou deux démons (Convoitise, Cauchemar ou encore Pouvoir) dans son sillage…En principe, si les secrets sont bien cachés, c’est que des personnes se sont donnés beaucoup de mal pour les dissimuler, surtout dans la course aux brevets des inventions…Alors, aller remuer les cendres froides du passé, est carrément fou…Bravo Jonathan Skariton pour cette passionnante enquête au cœur des rouleaux d’images!

« Quand un homme se sent sur le point de mourir d’une mort absurde, il perd toute notion de bon sens. »

  • Résultat de recherche d'images pour "clap cinema"Clap de fin!

J’ai adoré! Jonathan Skariton nous donne un puissant thriller, où l’on devine un travail de recherche minutieux, et des heures de recensement pour coller au plus près de la réalité, et d’un véritable mystère. J’ai été captivée par cette lecture, et je noterais aussi que j’ai été agréablement surprise par l’originalité  des « effets » de mise en pages qui se sont glissés dans les lignes, notamment la partition.

En bref, allez le voir, partez le lire, collectionnez les petits secrets, et découvrez, peut être, le vrai pionnier du cinéma…

 

♫ la Tempête était là, qu’elle vienne, que vienne la Tempête, qu’elle arrive. Putain, qu’elle arrive maintenant. ♫

 

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Sonatine de leur confiance et pour l’envoi de ce livre!

 

 

 

Ragdoll, Daniel Cole.

Image associée


Synopsis:

Un corps. Six victimes. Aucun fil rouge. Votre nom figure sur la liste du tueur. La date de votre mort aussi… Pour une fois, fiez-vous aux apparences : déjà vendu dans 34 pays, Ragdoll est LE thriller de l’année ! « À vous couper le souffle. Si vous avez aimé “Seven”, vous adorerez ! » M.J. Arlidge, auteur du best-seller Am Stram Gram La police découvre un cadavre composé de six victimes démembrées, assemblées entre elles par des points de suture telle une marionnette, et que la presse va rebaptiser Ragdoll, la poupée de chiffon. L’inspecteur Fawkes, qui vient juste d’être réintégré à la Metropolitan Police de Londres, dirige l’enquête sur cette épouvantable affaire, aidé par son ancienne coéquipière, l’inspecteur Baxter. Le tueur nargue la police en diffusant via les médias une liste de six noms, et en précisant les dates auxquelles il compte les assassiner. Fawkes et Baxter réussiront-ils à sauver ces six personnes, quand le monde entier garde les yeux braqués sur chacun de leurs mouvements ?


Ce que j’ai ressenti:

  • Une accroche percutante!

Une poupée de chiffon cadavérique: Ragdoll.  Et voilà comme un thriller devient vite, une curiosité! 1 corps, 6 victimes, aucun suspect. Autant dire qu’il fallait y penser, et avoir une sacrée imagination pour créer un monstre pareil, tandis qu’un compte à rebours sordide prend ses aises en près de 500 pages…Ragdoll va vite de devenir le cauchemar de cet inspecteur Wolf, loup un peu solitaire dans ce commissariat, et pour nous, lecteur un grand moment de suspense … Viiiiiiiiite, l’équipe n’a pas le temps de dormir sur ses lauriers, de faire des révérences aux supérieurs, ni de trop se préoccuper des nouveaux venus, il se joue un programme complexe et millimétré pour coincer un tueur implacable et de drôles de jeux de politique et d’ambitions rageuses…

« La mort rôdait. Elle venait le faucher. »

  • Mais une fin, un poil, décevante…

J’ai vraiment apprécié que Daniel Cole ai su créer une ambiance tendue et une équipe de personnalités bien campée. On se prend au jeu de l’intrigue, c’est vraiment rythmé et intéressant de les voir tous, se démener contre leurs démons, et j’ai adoré les pointes d’humour de l’auteur. J’ai passé un bon moment dans l’ensemble, oui mais, voilà..Comme c’est un premier roman, je serai indulgente, et même très curieuse de lire la suite des aventures de Wolf, mais je vais devoir nuancer mon enthousiasme, car la fin m’a un peu déçue, dans le sens où j’ai aimé l’idée mais elle m’a semblée perdre un peu de son fil…Et c’est dommage pour une Ragdoll, d’avoir un fil qui ne tient pas, si belle soit-elle…. Mais bon, ne tiens pas le diable qui veut, aussi…^^

« On sait tous qu’agir pour le bien ne s’accorde pas toujours avec la loi, en tout cas pas comme on en rêverait dans un monde idéal. »

  • …Un avis nuancé, mais une bonne surprise!

Mise à part, cette fin maladroite, je pense que l’auteur a de quoi nous surprendre dans le futur…Il a déjà un style et une originalité qui attire l’œil…Des scènes très cinématographiques et des pistes psychologiques intéressantes, je pense que Daniel Cole est sur la belle voie des polars à suivre de près, des histoires à nous faire frissonner de peur, en tenant son petit doudou dans ses bras, au cas où….

« Pour ce qui me concerne, un Ferrero Rocher suffit largement à mon bonheur. »

  • Un petit aparté créatif: j’adore faire des poupées de chiffons…Elle m’aura bien inspirée cette lecture…

-Je crois que chacun est unique et beau à sa façon, conclut Wolf, doctement »

 

Ma note Plaisir de Lecture  7/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Pocket . Ce livre a été lu dans le cadre du Jury Nouvelles voix du polar.

Sauvez-moi, Jacques Expert.

Couverture Sauvez-moi

Pourquoi je l’ai choisi:

On ne peut pas résister à un appel pareil…Sauvez-moi…Cette couverture autant que le message, interpelle énormément, et puis, on connaît bien le talent de Jacques Expert, à piéger ses lecteurs avec brio…Alors, forcément, je fonce sur cette nouvelle lecture Sonatine!

Synopsis:

Nicolas Thomas vient de fêter son cinquante-deuxième anniversaire lorsqu’il passe les portes de la centrale de Clairvaux. Après trente ans d’incarcération, il est enfin libre. Personne ne l’attend. Tous ceux qu’il connaissait l’ont abandonné depuis longtemps, depuis le jour où il a été reconnu coupable d’avoir sauvagement assassiné quatre jeunes femmes dans des conditions terribles. Sophie Ponchartrain est commissaire divisionnaire à Paris. Lorsqu’elle apprend la libération conditionnelle de Nicolas, elle se souvient de cette journée harassante de garde à vue où elle lui a arraché des aveux. C’est à elle seule, jeune recrue à la criminelle, qu’il avait confessé ses crimes avant de revenir soudainement sur sa déclaration. C’est en clamant son innocence qu’il a été condamné à la perpétuité. L’affaire ne tarde pas à la rattraper. En effet, quelques jours après sa libération, Nicolas disparaît. Et un nouveau meurtre est commis, en tous points semblable à ceux dont il a été accusé trente ans plus tôt. Sophie reçoit alors une nouvelle lettre de Nicolas, dans laquelle il nie être l’auteur des meurtres. Elle se conclut par ces mots : « Sauvez-moi ! » Au-delà de l’intrigue aux rebondissements saisissants et de personnages d’une terrifiante réalité, Jacques Expert, spécialiste reconnu des affaires judiciaires françaises, nous fait profiter ici d’une expérience qui donne à son récit une authenticité rare.

Les personnages: 

Pas d’histoire intéressante, s’il n’y a pas des personnages pour les incarner, et des chapitres à leur consacrer…Et à ce jeu là, Jacques Expert sait créer son petit lot des personnalités avec lesquelles, on passe par des montagnes russes d’interrogations et de suspicions…6 parties, et 5 personnages-clefs, qui ne cesseront de vous mettre mal à l’aise, avec leurs liens de dominant-dominé: c’est à qui aura le comportement le plus étrange, et à qui cachera le plus derrière le masque, de sombres secrets…Petite présentation en deux mots:

  1. Nicolas Thomas : Innocent ou Coupable?
  2. Sophie Ponchartrain : Téméraire ou Appliquée?
  3. Rachel Bachelard: Curieuse ou Dévouée?
  4. Guillaume Chambaraud: Dangereux ou Malchanceux?
  5. Nicolas Thomas: Coupable ou Innocent?
  6. André Laforgue: Samaritain ou Opportuniste?

 

Ce que j’ai ressenti:

Si vous vous lancez dans ce nouveau thriller trouble et efficace,

Attention, l’addiction et le malaise vous guette…

Un petit tour au cœur de la Justice et ses institutions:

Vous êtes tentés?

Expert Jacques vous a concocté un courrier piégé…

Zut… Vous croyiez détenir la clé? Vous vous croyiez plus malin?

Mais c’est sans compter sur le talent de cet auteur!

Oubliez vos certitudes et vos suppositions

Innocent ou Coupable : A vous de trancher…

Sauvez-Moi…Ou pas…Mais, lisez-moi.

 

Captivée, mais aussi dérangée par cette ambiance tendue, je n’ai pu lâcher ce roman.

Il est captivant, parce que j’ai senti qu’il y a plus profond derrière les évidences, et dérangeant parce que j’ai ressenti qu’il y a plus trouble devant les coïncidences.

« Ici ne peuvent survivre que des gens à la peine. » p125.

Jacques Expert sème le doute dès la première page, et tient son intrigue jusqu’à la fin, pour mieux nous surprendre mais surtout pour nous faire réfléchir plus intensément sur les failles d’un système, sans arrêt, tenu à des résultats…Et, à vouloir tout, trop vite, des grains de sables enrayent la machine judiciaire…

« On avançait, à pas de fourmis géantes. » p301 

Nous voulons tous savoir ce qui se cache derrière les portes des salles d’interrogatoires, connaître les petits secrets des modes opératoires des tueurs en série, déblayer un peu les dessous de ces métiers de la Justice, une curiosité, que Jacques étant un Expert dans ce domaine, assouvit avec une réalité effarante. Il nous glisse des appels et des cris de détresse venus du fin fond des cellules, et fait naître le doute sur ces prétendus innocents et ces reconnus coupables. A tort ou à raison, en présomption ou en conviction, à corps défendant ou à hurlements déchirants, avec ruse ou avec application, l’auteur nous fait explorer des chemins plus sombres, que ce qu’on veut bien nous faire croire, où l’Injustice se tapit dans les recoins.

Pendant toute cette lecture, l’auteur se joue de nous, et maîtrise son engrenage, pour nous faire douter sur les vérités et les coupables:

Qui est coupable de quoi? Qui dit la vérité?

Et toi, lecteur, tu n’as qu’une enveloppe froissée et un message : Sauvez-moi. Il est donc grand temps de te faire tes impressions sur cette lecture…

Ma note Plaisir de Lecture  8/10

 

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Muriel ainsi que les éditions Sonatine pour l’envoi de ce livre! Ce fût une lecture palpitante.

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En Féérie, il brille quelques poussières…

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