La compassion du diable, Fabio M. Mitchelli. Défi CannibElfique.

Couverture La Compassion du Diable

Pourquoi je l’ai choisi:

J’avais gagné ce livre grâce à un concours sur l’excellent blog Collectif Polar! Et tout de suite, l’idée de la LC nous est venue avec ma binomette fidèle, Cannibal Lecteur , car on adore les histoires de tueurs en série!!!!

Synopsis:

Deux flics, un tueur. Des corps horriblement torturés. Deux enquêteurs le cannibale de Cleveland, une traque sans relâche…et vous. Vous et le diable. Plongez dans les secrets d’une âme criminelle dès le ventre de la mère. Dans la matrice du mal, tout au fond de l’enfer.

Inspiré du parcours sanglant du sérial killer américain Jeffrey Dahmer, la Compassion du diable est un thriller à la mécanique implacable. On le surnomme le « livre bleu ».

Ce que j’ai ressenti:…Mitonner un bon petit plat…

Au menu aujourd’hui: le petit thriller de Fabio M.Mitchelli cuisiné aux petits oignons, et c’est une invitation en grande pompe, puisque le diable s’invite à la table…Une fée qui rencontre un diable, une Cannibal qui en rencontre un autre quelque peu célèbre, ça commence à devenir une attablée plus que surprenante: mais, plus on est de fous, plus on rit, non?!!

Pour faire un bon repas, il faut de bons ingrédients…

Nous avons donc:

  •  un tueur en série. Et pas des plus inconnus, puisque c’est le fameux « Boucher de Cleveland ». Nous avons même son traçage et pedigree depuis le ventre de sa mère jusqu’à son ultime battement de cœur, toutes ses pensées les plus intimes, jusqu’à ses plus atroces actes de barbarie, et plus si affinités…Une belle pièce « Blake » du boucher qui sera mis en valeur par ses petits accompagnements…
  • Deux flics investis. Une enquête c’est avant tout une équipe avec ses petits piments de séduction/ répulsion. Une interaction de sucré/salé qui relève tous les goûts entre charme et sens aux aguets, nuits blanches ou remplies de cauchemars, et bien sûr, passé douloureux intimes qui laissent un petit arrière goût en bouche…
  • Un écrivain avide d’une bonne histoire maléfique. C’est la touche secrète de cette recette imaginée par Fabio Mitchelli pour faire de ce moment, une vengeance qui se mange bien froide…

Si la marmite est bonne, pleine de chapitres haletants, rythme soutenu et scènes cauchemardesques, je vais juste un peu chipoter:

Fabio Mitchelli nous offre un bon thriller, mais en voulant à tout prix maintenir son suspense, il prend des « raccourcis » dans ces mises en place de personnages et leurs passé, et du coup, nous y perdons un peu en émotions…Même pour l’ombre du diable, j’aurai aimé plus de folklore, plus de légende, qu’il prenne une plus grande place dans ses pages…C’était difficile de ressentir de la compassion pour le diable, ou la compassion du diable, car on reste beaucoup spectateur d’une folie sanglante…En fait, j’en aurai aimé plus de ses pages pour me lier davantage, mais je note quand même cet auteur dans mes agendas de lectrice compulsive car on sent un très grand  potentiel même si ce livre n’a pas été à la hauteur de mes attentes…

« On ne fait pas tomber le diable,Mac Callaugh. On l’évite ou on le subit , Mais on ne le fait pas tomber. Il est Bien Trop perfide et intelligent pour être démasqué , livré à la justice, jugé et condamné … »

Malgré ce chipotage d’elfe accro aux émotions, l’auteur a su me prendre aux tripes avec des scènes vraiment préparées avec soin, toutes plus noires et sanglantes les unes que les autres et disséquées en tranchant chapitres efficaces! Page-turner et violence implacable se marie bien sur cette assiette de bleu…Bon appétit surtout!

Ma note Plaisir de Lecture  7/10

 

Titre : La Compassion du Diable

Auteur : Fabio M. Mitchelli
Édition : Fleur Suvage (2014) / Milady (18/03/2016)

Résumé :
1963 – Une nuit dans l’Ohio… impulsive. Suivront des corps, dans des barils en plastique.

1981 – Deux enquêteurs, hantés par leur passé.
Le cannibale de Cleveland… et vous. Votre compassion… celle pour le diable.

Critique de Cannibal Lecteur : ici!
Pour lire et apprécier ce genre de roman, il vaut mieux avoir les tripes bien accrochées. Il est donc conseillé aux âmes trop sensibles de s’abstenir.

Pour le cas où des petits curieux à l’âme sensible voudraient tout de même lire ce roman, je préciserai qu’il s’inspire de la vie de Jeffrey Dahmer, serial-killer surnommé « Le cannibale de Milwaukee » et d’Anthony Sowell, qui n’a rien d’un enfant de cœur non plus.

Ici, on suivra les horreurs perpétrées par « Le boucher de Cleveland » (fiction) et je vous déconseille de faire vos courses chez lui, vous pourriez vous retrouver à déguster de la cuisse humaine, du pénis ou des testicules, bref, le genre de chose qui ferait ruer votre estomac et votre esprit aussi.

C’est un roman que j’ai lu en très peu de temps, faisant même le forcing pour le terminer avant d’aller dormir, me foutant pas mal des conséquences pour le lendemain car il a un côté addictif, surtout après la première moitié, lorsque le final monte en puissance et en suspense.

Les chapitres sont courts, rythmés, alternant entre ceux de 1981 qui concernent nos deux flics, Freddy Lawrence et Victoria Fletcher, et ceux des années 60, avec Blake Memoria pour titre et les premiers crimes de ce tueur fou et sans pitié qui se nomme Blake.

L’enquête commence fort avec la découverte d’un charnier par hasard et puis bingo, encore un autre en démolissant une maison ! Jour de chance pour les flics, les voici ayant décroché la timbale et avec du pain sur la planche.

Pour ma part, j’aurais aimé un peu plus de pages dans ce roman afin de pouvoir développer un peu plus les deux personnages que sont les flics Freddy Lawrence et Victoria Fletcher, et même celui d’Henrique, le flic hidalgo qui s’immisce dans l’enquête avec des révélations percutantes comme un poids lourd reçu en pleine tronche.

Et c’est là que le bât a blessé, car si j’adore être surprise dans un thriller ou un policier, il faut tout de même que cela reste cohérent et là, à un moment donné, j’ai quand même eu vachement du mal à y croire car cela ne correspondait pas à la réalité, dans mon esprit. Trop, c’est trop.

Malgré cela, j’ai été happée par la suite, me demandant comment ça allait se terminer pour notre flic qui remontait le fil de l’enquête et pour le journaliste, auteur d’un livre, avec le mystère que venait de lui transmettre un petit vieux dans un home, avant de passer l’arme à gauche.

Et ce fut durant une scène extrêmement violente, véritable confrontation au sommet, que j’ai perdu le fil de l’histoire, l’auteur me donnant l’impression qu’à force de vouloir brouiller les cartes pour nous mystifier et nous surprendre, en faisait trop pour nous faire perdre le fil de qui était qui, au point qu’à la fin, j’avais l’esprit tout chamboulé de découvrir que ce n’était pas ce que je venais de lire qu’il s’était passé.

Vous suivez toujours ?

Si l’épilogue n’était pas nécessaire, je dirais même plus, il n’avait pas de raison d’être, pour le reste, j’ai passé un sacré moment de lecture addictive, voulant absolument savoir qui était le cannibale et comment les flics allaient l’arrêter, ou découvrir son identité.

Mon seul bémol sera pour le côté un peu trop irréel dans la résolution de l’affaire et sur l’identité du tueur.

Le Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018) , Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule.

Carnaval, Ray Celestin.

Couverture Carnaval

Pourquoi je l’ai choisi:

J’ai gagné ce livre grâce à une blogueuse passionnée : Critiquesdeyuyine et je la remercie encore pour ce concours!!!Sitôt reçu en main, j’ai une proposition de Lecture Commune « dans l’instant », que je ne pouvais refuser, puisqu’il s’agit de mes copines de modération du compte Instagram Lu et Adoré! (Je vous en parlerai très bientôt dans un prochain post…;).) Voilà comme on se retrouve à bousculer son planning de lecture et attraper en cours une LC….

L’avis de Claire sur le blog Surbookee.com : ici!

L’avis de Laurie sur le blog La bibliotheque de Laurie: ici!

Synopsis:

Au coeur du Sud profond, La Nouvelle-Orléans, construite sur des marécages en dessous du niveau de la mer, a toujours été aux prises avec tornades, inondations et épidémies de toutes sortes. La nature du sol en fait une cité qui s’affaisse, où les morts ne peuvent être enterrés. Alligators, serpents, araignées hantent ses marais. Nombre de menaces ont toujours plané au-dessus de la ville. Et pourtant…
Lorsqu’en 1919 un tueur en série s’attaque à ses habitants en laissant sur les lieux de ses crimes des cartes de tarot, la panique gagne peu à peu. On évoque le vaudou. Les victimes étant siciliennes, les rivalités ethniques sont exacerbées. Un policier, Michael Talbot, un journaliste, John Riley, une jeune secrétaire de l’agence Pinkerton, Ida, et un ancien policier tout juste sorti de prison, Luca D’Andrea, vont tenter de résoudre l’affaire. Mais eux aussi ont leurs secrets… Alors qu’un ouragan s’approche de la ville, le tueur, toujours aussi insaisissable, continue à sévir. Le chaos est proche.

Ce que j’ai ressenti:…Invitation sombre dans les rues de la Nouvelle-Orléans…

Tout d’abord, je tiens à dire que j’adore la couverture! Oui, j’ai un petit faible pour les têtes de mort, allez savoir pourquoi ^^Et en peu de mots, elle entre dans mon viseur : Nouvelle-Orléans, Musique, Tueur….Il n’en fallait pas plus pour m’appâter…

« J’aime beaucoup le jazz. Aussi je jure par tous les diables résidant dans les Enfers, que seront épargnés tous ceux dont la demeure dansera au rythme d’un groupe de jazz. »

Et à l’ouverture de ses pages, l’annonce que la lettre du Tueur à la hache est authentique…Ca te file un de ses frissons, déjà, avant même de commencer…

« Je ne suis pas un être humain mais un esprit et un démon venu du tréfonds bouillonnant de l’Enfer. » Le Tueur à la hache.

J’ai adoré le charme de cette ville, aux multiples noms. Ville de tous les mélanges. Ville aux influences puissantes. La Nouvelle-Orléans, racontée par cet auteur est une invitation au voyage, une jolie façon de se remémorer son Histoire et ses dangers. D’autant plus sombre, qu’elle se situe dans les années où le racisme sévit grandement. Cette ville m’a toujours fascinée, on sent comme une ambiance entre superstitions et musique omniprésente, qui l’a rend presque envoutante. Autant dire que les descriptions de cet univers particulier ajoute un vrai plus à ce polar historique. Elle devient presque un personnage à part entière, tellement son influence est forte.

« La Nouvelle-Orléans est à la fois un miracle et la preuve de la ténacité de l’homme. C’est comme cela que la ville a gagné ses surnoms. »

On suit donc un trio de personnages, à la recherche d’un Tueur sanguinaire qui utilise des cartes de tarot pour signer ses crimes. Toujours à jouer sur les multiples vagues immigrantes, l’auteur réussit à brouiller les pistes évidentes, et nous donner un policier efficace mais très empreint de cette magie noire, qui effraie et soigne les maux. Le Vaudou ensorcelle encore ses habitants, mais ce Tueur à la hache est une sérieuse épine dans ces jeux de pouvoirs, et tous se démènent pour trouver cet assassin sans visage…

-Tu sais, on a un proverbe en Haïti : Complot plis fort passe ouanga.
(…)
-Ca veut dire : « le complot est plus fort que la sorcellerie. »

Si vous voulez mettre les pieds dans un marécage, sentir les odeurs nauséabondes du sang et de la pauvreté, voir un peu de pays, et écoutez un peu de bonne musique endiablée, laissez vous séduire par Carnaval! Un bon petit pavé dépaysant et bourré d’ouragans maléfiques…

Ma note Plaisir de Lecture  8/10

Le jeu de l’ombre, Sire Cédric.

Couverture Le jeu de l'ombre

Pourquoi je l’ai choisi:

Je me suis fait dédicacer ce tome en Septembre, et comme c’était le petit dernier à rentrer dans ma Pal, j’avais hâte de me caler, en ces froides soirées, un peu d’angoisse façon Sire Cédric…

Synopsis:

Mais que pouvait bien chercher Malko Swann cette nuit-là ? Une overdose d’adrénaline, la sensation ultime, le sentiment de liberté ?
Pourquoi roulait-il aussi vite en pleine nuit sur une route de campagne étroite et sinueuse jusqu’à faire une chute de trente mètres en bas du pont du Diable ?
Atteint d’un traumatisme inexplicable, le musicien est désormais incapable d’entendre la musique. Mais il ne s’agit que du début de sa déchéance. Dans l’ombre, quelqu’un l’observe… quelqu’un qui veut jouer avec lui. Un jeu au goût de sang… Il s’engage alors dans un combat désespéré.

Ce que j’ai ressenti:…Une invitation à danser un Rock endiablé sur un pont de toutes les malédictions…

J’adore la légende du Pont du Diable, j’aime beaucoup ses ponts vertigineux qui enflamme l’imagination des gens, et comme les fées ne sont pas sujettes au vertige, aller y faire un tour, quand un, se présente sur mon chemin…Après de là, à le prendre à 170km/h comme Malko, je ne m’y risquerais pas…Mais l’emprunter dans l’imagination de cet auteur, je fonce à tire d’ailes…..

Le pont du Diable, oui. On raconte que cet endroit attire les âmes en peine.

Sire Cédric arrive toujours à insérer dans ses thrillers, une part de fantastique et de légendes, qu’on adore voir revisiter sous sa belle plume. Ici, la toile de fond a une aura de mystère et de danger diabolique, et j’ai apprécié cette ambiance sombre et musicale: l’autre côté des paillettes, la part des ténèbres des génies inspirés, les failles insondables des hommes…Il a ce souci du détail, des petits « riens » qu’il te posent au détour de son intrigue, pour la rendre juste ce qu’il faut d’intriguante, à la limite du réel…C’est indéniable, j’aime son style…

Malko est comme ça, un accro aux sensations fortes, un drogué à l’adrénaline. Et sa musique est comme lui. Directe et entière, éclatante dans ses excès.

Il a vraiment un problème ce Swann, et ici, on adore le détester car il incarne tout ce qu’il y a d’horripilant dans ces stars égoïstes et imbus de leurs personnages, et plus que tout, qui ne respectent rien, ni personne…Je pense d’ailleurs décerner à ce personnage, la palme de la goujaterie…Même dans sa détresse, même dans ses tourments, même quand il marche en enfer, il est difficile de ressentir une empathie pour cette pseudo Rock star…Par contre, si je souffrais de cette cécité, je crois que j’en mourrai, donc oui, un minimum de peine quand même pour cette amusie dont il souffre…

Sans musique, la vie serait une erreur. Friedrich Nietzsche.

Voici donc un thriller efficace et dynamique, avec cette fangeuse ombre qui lance son petit jeu sanglant, et on se surprend à dévorer plus vite que ce bolide lancé à toute allure, vers cette fin de pont, où le Diable vous attendra peut être, un sourire aux lèvres, et une musique de fond en deux temps…Rock’n’roll, cette lecture…

L’odeur de la mort le cherche. Elle le suit, où qu’il aille, il le sait maintenant.

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 8/10

Au Bois Dormant, Christine Féret-Fleury.

Couverture Au bois dormant

Pourquoi je l’ai choisi:

J’ai décidé de commencer l’année avec un livre qui me faisait envie depuis longtemps…La couverture est superbe, et un conte revisité en thriller, il n’en fallait pas plus pour me tenter….

Synopsis:

On l’appelle le Rouet. En référence au « rouet » sur la pointe duquel la Belle au Bois Dormant se pique le doigt dans le conte de Perrault. Car le Rouet est un tueur en série, un criminel qui traque ses victimes dès leur naissance, promettant à leurs parents qu’il leur dérobera la vie le jour de leur seizième anniversaire.

Ariane aura seize ans dans quelques mois. Elle décide de s’enfuir plutôt que d’attendre cette mort annoncée. En chemin, elle rencontre Lara, une jeune fille qui lui ressemble comme une sœur. Mais un terrible accident emporte Lara. Elle aurait eu ses seize ans quelques jours plus tard. Dans la précipitation des événements, on confond Ariane et Lara. Et si changer d’identité était la solution pour échapper au tueur ? Ariane décide de se faire passer pour la défunte et continue sa fuite. Mais le tueur est bien plus proche qu’elle ne le croit…

Ce que j’ai ressenti:…Un compte à rebours sanglant…

Demande-toi ce que tu as envie d’être.

Je suis fan de contes et complètement fana des thrillers….Donc un conte revisité en thriller, évidemment que ça m’interpelle!!!!!Il me faisait terriblement envie parce que je trouvais original d’avoir personnifié le rouet de la Belle au Bois Dormant, et d’en faire un tueur en série…Non franchement, je ne pouvais pas décemment passé à côté de ce livre!!!!

Ce fut une lecture rapide et très agréable. Un bon petit Jeunesse qui se lit presque tout seul , une petite friandise toute mielleuse pour commencer cette nouvelle année…L’auteure prend quelques libertés pour réinventer la Douce Endormie, et un assassin impalpable pour donner aux adolescents, leur premier frisson. Il y a quelques jolies mises en scènes et une certaine ambiance, qui rend cette lecture plaisante, et il reste toujours le petit suspense qui tient toutes ses promesses jusqu’aux toutes dernières pages….

Je pense que l’ensemble est plutôt pas mal, mais ça ne sera pas le livre qui me laissera un souvenir impérissable, dans la mesure, ou bien j’admire, l’idée de départ de l’auteure, j’aurai aimé qu’il colle un peu plus au conte dans ses représentations , qu’il est une touche un peu plus fantastique, et que le flic soit plus crédible…Certes, on s’attendait à quelques « douceurs » étant donné la tranche d’âge, mais il me semble que cet adulte manque trop de charisme et qu’il y ait aussi quelques éléments un peu trop faciles dans l’intrigue pour l’amatrice thriller que je suis…

Si la colère avait un goût, la médiocrité avait une odeur. L’absence d’espoir, aussi. Reconnaissable entre toutes. Lourde. Poisseuse. Un jour, elle vous enveloppait et ne vous lâchait plus. Et tout était fini. Cette saleté sortait de chaque pore de votre peau, imprégnait vos vêtements, vous marquait à jamais.

Ce ne sont que des bémols, car comme je vous le disais c’est une réinterprétation et en même temps, une histoire originale, mais pour le public visé, je pense qu’ils découvriront une jeune fille qui ne se laisse pas envahir par la peur, affronte son destin et essaye de passer à l’âge adulte avec la bonne attitude: en somme un joli modèle… Un livre à confier aux jeunes qui veulent se faire un peu peur, tout en gardant un pied dans l’enfance…Le livre-départ, sans doute du « virus » de la lecture policière….

C’est un cadeau que je me suis fait à moi même. J’ai décidé de ne plus attendre ceux des autres. Désormais, je vais prendre soin de moi. Je vais m’offrir tout ce que je désire.

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 7/10

Mr Mercedes, Stephen King.

Couverture Mr Mercedes

Pourquoi je l’ai choisi:

J’ai gagné ce livre via un concours sur Instagram, et d’ailleurs je remercie chaleureusement les éditions Livre de Poche Imaginaire pour cet envoi et l’idée originale de leur concours! Je me suis éclatée de mettre en scène un Stephen King pour le thème Halloween en Poche.

Synopsis:

Midwest 2009. Un salon de l’emploi. Dans l’aube glacée, des centaines de chômeurs en quête d’un job font la queue. Soudain, une Mercedes rugissante fonce sur la foule, laissant dans son sillage huit morts et quinze blessés. Le chauffard, lui, s’est évanoui dans la brume avec sa voiture, sans laisser de traces. Un an plus tard. Bill Hodges, un flic à la retraite, reste obsédé par le massacre. Une lettre du tueur à la Mercedes va le sortir de la dépression et de l’ennui qui le guettent, le précipitant dans un redoutable jeu du chat et de la souris.

Ce que j’ai ressenti:…Une course folle, en polar…

Mr Mercedes, c’est foncer à 100 km à l’heure dans un thriller énergique, rouler sur des charbons ardents de peurs délirantes, faire des dérapés sifflants sur la route des préjugés de société, et rentrer de manière fracassante sur la monotonie de votre vie…Serrez-vous bien au virage, car cet opus est le top départ d’une saga contemporaine qui va sans doute déménager, et va vous en faire voir de toutes les couleurs, dont un rouge poisseux difficile à enlever de vos esprits….

Les jeux de pistes vous emmènent  sur des jeux de mots, pistes psychotiques et toujours dans une ambiance que seul le grand King sait créer! Une voiture folle, un duel bancal, mais une belle détermination de chacun, pour atteindre leurs buts, voilà toute la recette de ce petit pavé de 600 pages, qui vous tient en haleine pendant toute la lecture…Ce jeu du chat et de la souris dans l’ombre, presque décalé du monde réel, sous un parapluie virtuel est un grand moment de plaisir à se faire bien au chaud, en cette période hivernale!

Ces deux hommes, qui n’ont plus rien à perdre, forment un duo qu’on adore suivre! Ce flic bedonnant et dépressif depuis sa retraite, et ce tueur fou en manque de reconnaissance vont se lancer dans une dernière tentative pour briller un tant soit peu…Mais si l’un a des intentions nobles, l’autre beaucoup moins, mais leur attitudes imparfaites prennent beaucoup de grâce à nos yeux… On aime la force de ces deux personnages mais les secondaires ne sont pas en reste: j’ai adoré l’humour de Jérôme, le côté décalé de Holly, la douceur de Janey…

Stephen King aime jouer avec nos peurs les plus profondes (c’est son plus grand talent!!!)  et je peux dire que tout le passage sur le concert est terriblement asphyxiant! Je n’ai plus d’ongles et j’ai fini l’année avec les cheveux hérissés… Encore une fois, cet auteur m’a conquise avec cette histoire noire, et j’ai hâte de lire le troisième volet de cette trilogie consacrée Off-Ret Hodges…

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 8/10

 

Dans les veines, Morgane Caussarieu

Couverture Dans les veines

Pourquoi je l’ai choisi:

Rappelez vous, j’avais adoré Je suis ton ombre, et donc quand j’ai reçu ce livre comme cadeau d’anniversaire, je savais qu’il ne ferait pas long feu dans ma PAL!!!

Synopsis:

La canicule enflamme les nuits bordelaises. Une bande de camés dévaste un supermarché. Et tandis que l’on repêche des cadavres exsangues dans la Garonne, des filles perdues poussent leur dernier soupir sur le son du Bathory, nouveau repaire de la faune nocturne. Chargé d’enquêter sur ces événements, le lieutenant Baron suit la trace de tueurs dégénérés avides de sexe, de drogue et de rock’n’roll, bien décidés à saigner la cité girondine.
Vampires… Le mot, absurde, échauffe les esprits, sans que personne n’ose encore le prononcer. Et alors que l’investigation piétine, Lily, la propre fille de Baron, s’entiche de l’inquiétant Damian, pensant trouver dans cette passion toxique un remède à son mal-être.

Les personnages:

Gabriel, ce gamin aux yeux vairons m’avait déjà bien fait frémir, ici, son pouvoir est tout aussi dévastateur!

Damian, oh je m’y suis plongé le temps d’une seconde, dans ses yeux améthystes, et me voilà sous le charme!

Lily, une jeune adolescente torturée dans son corps et son esprit, elle m’a émue dans sa fragilité.

Ce que j’ai ressenti:…Une note de sang indélébile…

« Tu crèveras dans le sang et la pisse. « 

J’adore les films d’horreur, mais alors les livres d’horreurs, c’est juste l’envolée délicieuse! Morgane Caussarieu réussit le pari de faire du mythe vampirique, un orchestre puissant avec ses notes les plus sanglantes et les plus poisseuses qui soient! Quand j’ouvre un livre de vampires, c’est à ça que je pense!!! De l’horreur, du sang, de la violence! Je n’ai jamais trouvé de l’attirance pour ses êtres fantastiques, je ne sais pas le côté « vie éternelle » ne doit pas me brancher…Par contre, quand je lis cette jeune auteure, je pense qu’elle a tout saisi de cette légende: c’est malsain, dérangeant, révoltant. On en redemanderai presque, mais je pense que ma soif insatiable en aura eu pour son compte cette fois ci!

Dans les veines, c’est des histoires emmêlées dans le sang, des êtres ignobles aux déviances qui craignent la lumière du jour, des yeux qui vous rejoignent jusque dans vos nuits. Chaque ligne est plus oppressante que la suivante, chaque situation plus immonde que la précédente, et pourtant, il y a dans ses pages, une sorte de mal-être qui nous attire immanquablement, parce qu’il est Vrai, derrière le mythe, il y a la psychologie, la profonde rupture intérieure.  Je ne voyais pas Bordeaux aussi décadent, avec ses boites de nuits aux noms bizarres, ses adeptes de chairs et de vices, ses musiques assourdissantes, et surtout cette dépendance aux drogues diverses.

Pour autant, on se délectera de ce nectar de talent, de cette écriture vivante, vibrante, visuelle. Ca palpite dans ses mots, ça coule d’une source pulsatrice dans ses champs lexicaux, ça passe dans les veines cette énergie du désespoir, ça crie d’une alarmante force de vie!

En bref un livre à ne pas mettre entre toutes les mains, âmes sensibles s’abstenir, mais pour ceux qui veulent voir en face une légende effrayante, vous en serez retourné à jamais, mordu par des quenottes branlantes, mais terriblement dangereuse!

Meilleurs moments du livre:

  • La transformation en vampire. Ce sont des scènes à la limite du supportable pour notre estomac, preuve indéniable de leur efficacité!
  • La dernière scène de torture est épouvantable, et pourtant, on ne voudrait pas qu’elle s’arrête. Le Karma: toussa, toussa…..

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 9/10

Le syndrome [E], Franck Thilliez – [LC avec Karaokepda].

Couverture Franck Sharko & Lucie Hennebelle, tome 1 : Le Syndrome E

Pourquoi je l’ai choisi:

Il faisait partie de mon planning de rendez vous avec Thilliez, mais c’est bien suite à une demande de Lecture Commune de Karaokepda, que je l’ai finalement sorti de ma PAL. Merci à lui de cette proposition et de son intérêt pour mon blog et n’hésitez pas à passer voir sa chronique!

Synopsis:

Une affaire étrange bouleverse l’été de Lucie Hennebelle, lieutenant de police à Lille où elle vit avec ses jumelles. Un de ses ex-petits amis a perdu la vue en visionnant un court métrage acheté au fils d’un collectionneur décédé. Un film muet, anonyme, mais surtout, un film à la mise en scène malsaine et au scénario énigmatique. Au même moment, le commissaire Franck Sharko, ancien de la Criminelle et analyste comportemental à l’OCRVP (Office Central pour la Répression des Violences aux Personnes, Nanterre) suit un traitement par stimulations magnétiques au cerveau à cause d’une schizophrénie tenace. Il cède à l’appel du terrain à la demande de son supérieur et contre l’avis d’Eugénie, la petite fille imaginaire qui le suit depuis la mort de sa femme et de sa fille. Dans le Nord de la France, cinq corps d’hommes impossibles à identifier ont été retrouvés deux mètres sous terre. Mains coupées, dents et yeux arrachés, boîte crânienne tranchée, cerveau disparu, tous en état de décomposition avancé. Alors que Lucie découvre les horreurs que cache le film, un mystérieux Québécois l’informe par téléphone du lien ténu qui existe entre cette bobine et l’histoire des cinq corps. Une seule et même affaire grâce à laquelle Lucie et Sharko, si différents et pourtant si proches dans leur conception du métier, vont se rencontrer… Des bidonvilles du Caire aux orphelinats du Canada des années 1950, les deux équipiers vont mettre le doigt sur un mal inconnu baptisé le syndrome E. Un mal d’une réalité effrayante qui révèle que nous pourrions tous être capables du pire…

Ce que j’ai ressenti: …Une vision cauchemardesque du cerveau humain….

 

Clinique Elfique des virus

2 impasse de la lecture

8210013456 Air Bulle

Monsieur Thilliez,

 

Nous espérons avant tout que cette lettre reste confidentielle (les précautions ont été validées), mais il nous était impossible de ne pas vous signifier que la patiente Stelphique, a été victime de votre Syndrome E. L’écriture cinématographique de votre nouveau roman a eu raison de sa vue, et à ce jour elle déambule comme une féérique dégénérée, se cognant sans discontinuité sur les murs de sa chambre. Si les expériences avec vos écrits effectuées jusqu’à maintenant, montraient des réactions démesurées, on constate à ce jour une nouvelle version, un fait inconnu jamais observé. Stelphique est sous l’emprise de la violence. Nous avions l’habitude qu’elle la dirige vers elle même, mais aujourd’hui, elle a agressé sauvagement le corps elfique, en attaquant  une infirmière ainsi qu’ un médecin. Nous ne pouvions garder cela pour nous. Vous êtes le Patient Zéro, celui qui a tout déclenché, vous devez venir dans nos locaux pour aider notre amie qu’on en reconnait plus.

Franck♫ Si tu savais les yeux qu’elle a, quand elle voit s’approcher ♫ le Thriller…Si Sharko est hanté par le fameux regard de la folie, vous, Monsieur Thilliez, si vous pouviez voir l’énergie et l’admiration de celui de Stelphique, vous en seriez hanté à jamais, condamné à n’écrire que de l’excellence, damné à garder toujours dans vos mains la plume qui fait de vous dans son univers, son ultime chouchou d’auteur. C’est cette folie et ce grand amour mélangé qui nous inquiète au sein de notre équipe. Avant, l’hystérie était traitée de manière radicale dans des centres, mais là, nos moyens d’actions sont limités. Par cette lettre, nous espérions que vous puissiez en mesurer l’étendue des dégâts.

Son regard est allumé d’une fureur sans nom, elle ne parle que de chimie, électricité, stimulations. Ses rêves sont hantés d’êtres fantômes, de cranes coupées, mais surtout d’un flot de sang irrépressible. Elle hurle aux enfants martyrisés, abandonnés. Sa douleur intérieure ne semble pouvoir s’apaiser, seule ses cordes vocales semblent souffrir de brefs moments d’aphonie. Elle pleure sur les sorts des innocents d’Egypte et ceux des guerres récentes. Ses propos tiennent de l’incohérence, puisqu’elle énonce des secrets d’états, les services secrets, de dossiers cachés, d’images subliminales enfouies; bref, elle est sous l’emprise des théories du complot et son cerveau semble connaitre une drôle d’atrophie.

Le pire dans tout cela, c’est qu’elle veuille se précipiter immédiatement sur la suite du traitement avec le fameux Gataca, mais nous avons de sérieuses raisons de croire que ce tome va lui être fatal. Il semble que vous ayez créé un dyptique tourné vers la violence, et vous n’êtes pas sans savoir que les fées ne sont pas compatibles avec un tel phénomène. Nous ne jurons plus de rien si Stelphique se lance à la recherche des filles Hennebelle. ce voyage sera-t-il sans retour? Nous ne pouvons qu’une chose: essayer de la faire patienter, à l’abri dans cet hôpital pour enfants de Montréal, et espérer qu’elle ne contamine de la pire des façons, l’innocence du peuple elfique.

Bien à vous,

L’équipe Clinique Elfique.

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 10/10

Un prisonnier modèle, Paul Cleave

Couverture Un prisonnier modèle

Pourquoi je l’ai choisi:

Si Paul Cleave sort un livre, je fonce les yeux fermés, mais si, en plus, c’est la suite d’un livre que j’ai adoré, je meurs d’impatience de m’y coller! Enfin, bref vous l’aurez compris, totalement fan de l’auteur!

Synopsis:

Après Un employé modèle, le Boucher de Christchurch revient pour sauver sa peau. Joe Middleton s’est tiré une balle dans la tête. Par malheur, il s’est raté et a atterri à l’hôpital, escorté par une horde de policiers qui se demandent déjà s’ils n’auraient pas mieux fait de l’achever discrètement. Peut-être en effet auraient-ils dû. Un an plus tard, Joe est toujours derrière les barreaux d’un quartier de très haute sécurité, accusé d’une série de meurtres plus horribles les uns que les autres. En attendant son procès, qui doit s’ouvrir quelques jours plus tard, il s’apitoie sur les vicissitudes de sa vie de détenu et tente encore de se faire passer pour un simple d’esprit auprès des différents experts en psychiatrie. Mais pour ceux qui connaissent mieux Joe sous le nom du Boucher de Christchurch, seule une mort rapide est souhaitable. À commencer par son ex-complice qui compte bien le faire abattre avant son entrée au tribunal ; Raphael, le père d’une de ses victimes, qui veut plus que tout au monde voir Joe payer ses crimes ; ou encore Carl Schroder, l’ancien policier qui a arrêté le tueur en série… La suite d’Un employé modèle : du Cleave… pur sang ! Des scènes violentes qui secouent, un humour férocement noir, une intrigue aux multiples rebondissements. Que les âmes sensibles s’abstiennent… et que les autres plongent avec délices dans ce récit inoubliable où notre serial killer préféré devient à son tour une cible. Jubilatoire !

Les personnages:

Joe, après avoir été un employé modèle, à qui l’on donnerait le Bon Dieu sans confession quand il nous sourit, il devient un prisonnier…modèle, subissant les aléas du milieu carcéral et la cruauté de son entourage. Le Boucher attend son heure, mais ça ne se fera pas sans peine, ni sans bain de sang….

« Je suis un brave type. Je n’arrête pas de le dire à tout le monde. Mais personne ne me croit. »

On retrouve donc avec plaisir, tous les personnages du premier tome qui en ont fait son succès. Melissa sera donc toujours de la partie et plus amoureuse que jamais, Sally laissera son ombre gigantesque en fond de toile, Schroder se démènera comme un diable pour tenter de contrer notre tueur en série préféré.

J’ai beaucoup aimé les petits clins d’œil à ses autres enquêtes, et de voir apparaître ici et là, Tate, flic de son autre série en cours. Pau Cleave les aime ses personnages, ça se sent, on dirait qu’il ne peut se détacher d’eux comme si chacun faisait partie de sa famille, et nous, fan, on adore les voir s’entrecroiser dans les enquêtes. A quand le livre qui réunira  main dans la main, Schroder et Tate??!

Ce que j’ai ressenti:…La suite d’un Rendez-Vous réussi avec brio!

Prologue p9:

« Le monde explose. C‘est une explosion de lumière, de sons, de douleur, et c’est bizarre, parce qu’il devrait être plongé dans l’obscurité. »

Paul Cleave n’en a pas fini de nous faire exploser de lumière talentueuse, de sons de rires noirs, de douleur insoutenable pour nos entrailles, et non, ça n’est pas bizarre, on est juste à Christchurch, la ville la plus obscure de Nouvelle-Zélande. Cette fois ci, nous ne sommes plus dans les rues, mais bien dans sa prison. Elle n’a rien d’enviable. Rien de rien de rien. Toute l’intrigue se noue et se complexifie autour de notre célèbre Boucher, de sa personnalité aux couloirs sombres, de ses détracteurs aux intentions cauchemardesques, de ses amours qui lui vouent une attention bien particulière…Et, Lui, qui continue de nous livrer ses fantasmes les plus sanglants. Sans compter un climat social qui gronde. Charmante ville. ^^ Qui prendra maintenant un billet pour Christchurch?!!

Une suite donc à Un employé modèle, premier livre de l’auteur et premier coup de cœur   pour cette plume acérée et humoristique. Je ne compte plus les passages où je me suis éclatée de rire, seule, devant mon livre, ni les douces subtilités qui régissent cet opus. C’est un rendez vous que j’attends toujours avec impatience: ma lecture avec Paul! Et quel bonheur de sentir encore cette patte, lignes après lignes, livres après livres. Je suis fan car c’est un auteur qui nous donne des thrillers de haute volée, des intrigues complexes et réjouissantes, qui travaillent ses personnages pour nous les rendre sympathiques, mais qui avec cette touche d’humour, nous éblouit le genre.

« Quand je pense au heavy métal, je me dis que l’évolution de l’humanité a atteint son apogée et qu’on est sur la pente descendante, en passe de redevenir des singes. »

Je ne suis pas sûre que je vais me remettre d’une certaine scène, par contre. Je crois que je ne l’oublierai jamais. Elle va traîner longtemps dans mon esprit, comme un point noir malveillant et malodorant. Elle est si saisissante, taillée sur mesure, elle a tant de force et d’horreur mélangée que ça en deviendra une des pires que je n’ai jamais lue, mais de loin, la meilleure aussi, car j’ai bien failli y laisser mes tripes, littéralement. C’est tout le talent de Cleave, nous écrire les pires immondices mais avec classe, avec tant de passion aussi, qu’il déstabilise son lecteur, mais nous, pauvres fans conquis, on en redemande à chaque fois!

 

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les éditions Sonatine, et en particulier Madame Varlet pour l’envoi de ce livre! Merci de leur confiance et pour cette excellente lecture!

lu-en-part-avec-la-me

c26ac-sonatine_logo

Pretty Girls, Karin Slaughter

Couverture Pretty Girls

Pourquoi je l’ai choisi:

Le nouveau Karin Slaughter????!!!!Je fonce bien sûr!!!!!

Synopsis:

Deux sœurs. Deux étrangères.
Plus de vingt ans auparavant, Julia a disparu à seize ans sans laisser de trace. Depuis, Claire et Lydia, ses sœurs, ne se sont plus parlé. Seule la haine farouche qu’elles nourrissent l’une pour l’autre les rapproche encore. La haine, et le désespoir : jamais elles ne se sont remises de la tragédie qui a fracassé leur famille. Deux événements violents vont venir cruellement raviver leurs blessures mais aussi les obliger à se confronter : l’assassinat du mari de Claire, et la disparition d’une adolescente.
A tant d’années de distance, ces événements ont-ils un lien quelconque avec Julia ? Lasses de se faire la guerre, Claire et Lydia plongent dans la noirceur du passé familial. Une spirale sanglante…

Avec la froide efficacité qui l’a rendue célèbre, Karin Slaughter fait ressurgir la noirceur et la sauvagerie au sein d’une famille frappée par la perte. Elle explore au scalpel les liens qui unissent les personnages et écorche leurs secrets. Un roman puissant, à vif, par l’un des écrivains contemporains les plus marquants.

Les personnages:

Claire et Lydia sont deux sœurs, avec une relation tumultueuse! Toutes les deux essayent de trouver leur place dans leur monde, mais aussi, dans leur propre famille. On se laisse attendrir par l’amour inconditionnel du père, de l’efficacité de la mère, mais l’ombre de Julia plane trop au dessus de leur tête, handicapant beaucoup les relations entre eux. Plus que deux sœurs qui s’affrontent, j’ai trouvé que c’est la force de cette famille qui était des plus intéressante, entre non-dits dévastateurs et amour maladroit, on a une vision en kaléidoscope de ce qu’est la perte d’un membre.

Ce que j’ai ressenti:…Une effroyable peur intérieure…

« L’optimisme est un éclat de verre dans le cœur. »

L’année dernière, je découvrais enfin cette auteure de best-sellers, et j’avais été charmée par son talent d’écriture! Donc forcement quand Babelio me propose une Masse Critique Privilégiée avec le nouveau livre de cette auteure, je me suis empressée de postuler évidemment! Merci encore une fois  leur confiance, et aux éditions Mosaïc pour cet envoi en avant-première!!!!

Je reste encore époustouflée par la plume sensorielle de cette auteure! Elle nous fait vibrer d’horreur, n’épargne rien à ses personnages et encore moins à ses lecteurs, nous fait voir une réalité sans fard, nous plonge dans le psychologique avec brio! Je ne me suis pas encore remise de cette lecture tellement elle est,  intense. J’ai traversé des turbulences biliaires, et je tremble encore de tant de violence et actes abominables qui sont décrits dans ses pages.

Si au départ, le drame de la famille Carroll, est le fantôme tapageur de ses membres, il ne sera qu’un long début vers la lente mais effroyable descente aux enfers qu’ils s’apprêtent tous à vivre. Les deux sœurs, désunies par les conséquences de cet éclatement, vont devoir s’entraider pour faire face à la plus grande menace qui les guette!

Karin Slaughter nous parle d’un fait de société qui commence à faire rage avec l’arrivée d’ Internet: les Snuff Movies. Autant vous dire, que le sujet est brûlant, mais avec son écriture il devient parfois difficile de faire face à ses scènes, et pourtant, en nous les faisant vivre avec tant de réalisme et aussi beaucoup d’empathie pour cette famille, j’ai trouvé que ce n’était pas seulement un étalage gore, voire du voyeurisme malsain, mais plutôt, un coup d’éclat pour ce thriller psychologique.

En bref, j’ai adoré cette lecture car elle m’a emmené loin, très loin, en étant diablement efficace et finement mis en scène. Je n’étais pas simple spectatrice mais j’avais l’impression de sentir l’odeur du sang, sans parler d’entendre dans mes rêves les cris d’appels au secours, d’avoir été le temps d’un instant, une Pretty Girls…Une histoire dont on ne ressort pas indemne, et avec beaucoup plus de méfiance dans le regard….

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 9/10

L’évangile des ténèbres, Jean-Luc Bizien [LC Interactive avec Cannibal Lecteur]

Couverture L'Evangile des ténèbres

Pourquoi je l’ai choisi:

Avec ma chère binôme de lecture Cannibal Lecteur, nous avons suivi les bons conseils de Smadj (et son influence contagieuse), qui souhaitait nous voir disséquer Bizien et sa trilogie des ténèbres…..

Synopsis:

Seth Ballahan, rédacteur en chef d’un quotidien américain, apprend que Michaël Wong, l’un de ses collaborateurs, est piégé en Corée du Nord. Face à l’absence de réaction de se hiérarchie, Ballahan voit rouge. Contre vents et marées, il décide de secourir le jeune Wong. Dans Pyongyang, la capitale fantôme où les hommes ne sont que ces ombres, il cherche de l’aide auprès de Suzan, ravissante correspondante d’une O.N.G. canadienne. C’est alors que le Mal absolu surgit : un tueur monstrueux laisse dans son sillage une longue suite de cadavres atrocement mutilés. Paik Dong-Soo, billant militaire nord-coréen, se lance sur ses traces. Ils se retrouveront tous, à l’issue d’un parcours halluciné, en un lieu oublié. Celui qu’annonce l’Evangile des ténèbres….

Les personnages:

Paik Dong-Soo, j’ai beaucoup aimé ce personnage. Même dans son regard posé sur la nature, c’est un insoumis dans l’âme, après il fait avec les moyens du bord, mais je l’ai trouvé convainquant en tant qu’enquêteur!

Seth Ballahan,  je l’aurai bien giflé à bien des reprises pour tout cet assemblement de défauts!!!!On peut même dire qu’il les collectionne!!! « -Faut croire que la connerie, c’est dans les gènes! », ben lui, il a sacré package génétique!!!!!Malgré tout, l’humain est perfectible (mmmhh, pourquoi je sens un doute là?!!! ), bon , et bien disons qu’on peut faire évoluer les personnages, et j’ai aimé son « amélioration » au fil des pages, je me dis que peut etre à la fin de la trilogie, on va sans doute l’adorer….

Le « Chasseur », chacune de ses interventions vous plongent dans des abimes de sang….. »Dans sa tête, des créatures célestes entamaient un chant révolutionnaire sublime, qu’il reprit à voix basse. « 

Ce que j’ai ressenti:…Une ballade dépaysante…

On tue un homme, on est un assassin.
On tue des milliers d’hommes, on est un conquérant.
On les tue tous, on est un dieu.

Première impression comme ça à chaud, j’ai du mal à m’expliquer le titre. Pour ce qui est des ténèbres, ouais, jusque là j’ai suivi, on peut carrément dire que ça colle, mais L’évangile????!!!!^^ …Une trilogie ,donc, des ténèbres, avec ce premier tome, on traverse déjà un long parcours effroyable et sombre, au fin fond de la pire cruauté humaine. Difficile de reprendre son souffle dans ses pages! Et ça attaque dès le prologue!!!!Il faut s’accrocher, ou plutôt avoir un cœur (à moins que ce ne soit un rein???!!!) à toute épreuve! Certains passages sont insoutenables, on sent l’horreur du régime totalitaire, et en fait, si on en apprend pas tant que ça en terme de sévices et immondices, puisque nous l’avons vécu dans l’Europe, on est juste horrifié de voir un tel calvaire se dérouler encore de nos jours sur notre planète. Faut vraiment croire que l’Histoire continuera de se répéter encore et encore, et que ce sont, bien sur, les innocents qui en pâtiront. C’est donc avec tristesse et fatalisme que nous découvrons une Corée du Nord en proie à un dictateur impitoyable, et je peux vous dire que ça vous remue les tripes de lire que l’eugénisme, la folie des grandeurs, les camps de concentrations et autres horreurs sont encore en vigueur de nos jours…Le spectre et les ambitions de Hitler n’ont pas fini de nous hanter……

— Que savez-vous de lui ? l’interrogea-t-elle.
— Pas grand-chose, avoua Seth.
— Kim Jong était tout jeune quand il a perdu sa mère. Il n’a jamais connu l’amour maternel.
— Et alors ? intervint Seth. Si tous les mômes qu’on n’a pas dorlotés devenaient des dictateurs… Ce n’est quand même pas parce qu’on ne l’a pas suffisamment bercé qu’il a décidé d’asservir tout un peuple !

En cela, je trouve que l’auteur s’est admirablement débrouillé! Son cadre, l’ambiance lourde et pesante, la qualité de ses personnages également sont vraiment des points forts de ce roman! Il nous tient en haleine par des chapitres courts, efficaces, saisissants.Oui, mais voilà, le thriller en lui même ne m’a pas complètement convaincue. Il a tellement soigné son atmosphère, et, est parti tellement fort dans sa première partie de roman, que je reste un peu sur ma faim, à la fin…..

« Il fallait dominer la peine, l’asservir, la réduire à néant. « 

Sans spoiler, j’ai trouvé son « Chasseur » très bien mis en scène, il a une vraie carrure, (un monstre comme on les aime), mais pour ma part, j’aurai aimé une fin plus travaillée, plus d’explications sur ses réelles motivations, car s’il garde tout son mystère du fait qu’il ne soit jamais identifié, on pourrait au moins en savoir plus sur sa psychologie….J’ai trouvé que ça se finissait sur une pirouette un peu grosse, et pour nous avoir mener aussi loin avec toute la richesse de son univers, Jean-Luc Bizien aurait pu, nous offrir un final en apothéose… On démarre si bien, que ça nous laisse en bouche une pointe d’amertume sur le final. Bon après, c’est moi qui bloque sur les fins, elle pourra convenir à bien des lecteurs, mais pour mes attentes, ça a été un peu décevant…

Bon, ça ne m’empêchera de poursuivre avec ma binôme, cette trilogie!!!Je suis très impatiente de retrouver les acteurs des ténèbres, en espérant que les prochains tomes soient tout aussi riche en matière, et leur final plus explosif!

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 8/10

IMG_4297

levangile_des_tenebres

Titre : L’évangile des ténèbres

Auteur : Jean-Luc Bizien
Édition : Toucan (2011)

Résumé :
Seth Ballahan, rédacteur en chef d’un quotidien américain, apprend que Michaël Wong, l’un de ses collaborateurs, est piégé en Corée du Nord.

Face à l’absence de réaction de se hiérarchie, Ballahan voit rouge. Contre vents et marées, il décide de secourir le jeune Wong.

Dans Pyongyang, la capitale fantôme où les hommes ne sont que ces ombres, il cherche de l’aide auprès de Suzan, ravissante correspondante d’une O.N.G. canadienne.

C’est alors que le Mal absolu surgit : un tueur monstrueux laisse dans son sillage une longue suite de cadavres atrocement mutilés. Paik Dong-Soo, brillant militaire nord-coréen, se lance sur ses traces. Ils se retrouveront tous, à l’issue d’un parcours halluciné, en un lieu oublié.

Celui qu’annonce l’Évangile des ténèbres…

ev_teneCritique du Cannibal Lecteur : 
Me voici de retour, saine et sauve, de ma petite virée dans le pays du Cher Leader, autrement dit Kim Jong-Il et de son rejeton, Kim Jong-un (qui n’était pas encore sur le trône au moment de l’action du roman).

Deux enquêtes : d’un côté, celle de Seth Ballahan, rédacteur en chef américain parti à la recherche de Michaël Wong, disparu en Corée du Nord et de l’autre, celle de Paik Dong-Soo, officier coréen (du Nord) qui recherche un tueur.

Ce que j’ai aimé ? La partie se déroulant en Corée du Nord (et j’en ai eu pour mon argent).

Là, rien à dire, j’en ai appris plus que si j’avais acheté un Guide du Routard. La misère des gens est grande, la famine y a fait des ravages, les habitants sont endoctrinés et tenu serré en laisse. Une horreur de vie…

Adoré frissonner avec les premiers moments passés avec le chasseur, quand il traque et éviscère ses proies. Un homme sans pitié, sans empathie, un psychopathe, un tueur froid et implacable. Mais de là à lui donner le titre de “Mal absolu” dans le 4ème de cover, il y avait un pas à ne pas franchir !

J’ai aimé aussi tous les passages avec le jeune Michaël Wong et celui qu’il nomma le monstre. On ne sait pas qui il est et le mystère était total.

Là où le bât à blessé sérieusement ?? Le personnage de Seth Ballahan m’est sorti par les trous de nez ! Lui, c’est LA caricature de l’américain, imbu de lui-même, soupe au lait, égocentrique, macho, con, tête brûlée, rempli de préjugés et persuadé de sa toute puissance. Il était en Corée du Nord et il croyait qu’il ferait bien tout seul, ce gros imbécile prétentieux !

À lui tout seul il a failli faire tout capoter au moins 36 fois, regardait tout le monde de haut et l’entendre parler ou penser me donnait envie de lui éclater la cervelle qu’il n’avait pas.

Purée, c’est sur un coup de tête (et de sang) qu’il a décidé de partir récupérer le jeune Wong en Corée. Quel imbécile ! On ne part pas en Corée du Nord comme on va à Disneyland. Bref, si l’auteur a voulu qu’on le déteste, c’est réussi.

L’enquête de Paik Dong-Soo était haletante, le personnage agréable à souhait, tenace, prêt à tout pour faire éclater la vérité, alors que bon, dans son pays, c’est assez risqué !

Par contre, la fin était, pour moi, totalement bâclée ! Comme si l’auteur, dans les dernières lignes, s’était dit “Mon dieu, je ne leur ai pas donné l’explication”… Allez hop, viens-y que j’te ponde maximum 10 lignes pour résumer l’affaire, sans même que l’on sache QUI était le tueur. Cool… *ironie*

Autre soucis, le style de l’écriture qui avait tendance, à certains moments, à diminuer en qualité. Le petit ressort de “la voix dans la tête” revient trop souvent et des mots comme “Monstre ou démon” sont trop utilisés, ils perdent de leur force à la fin.

Et Seth, bordel de dieu, qui continuait toujours sur le même registre !!

Au fait, j’ai pas croisé d’évangile des ténèbres, moi, dans le récit ? J’aurais sauté une page ? Une ligne où on en parle ??

Bon, ceci ne m’empêchera pas de continuer à lire la trilogie pour voir ce que les autres me réservent : même soupe ou avec une pointe de crème pour relever le goût ??

Étoile 2

Previous Older Entries

Enter your email address to follow this blog and receive notifications of new posts by email.

Rejoignez 180 autres abonnés