Le ciel est à nous, Luke Allnutt.

Couverture Le ciel est à nous

Pourquoi je l’ai choisi:

J’ai adoré la poésie du titre, et quand j’ai vu le mot Ciel, j’ai de suite pensé à mon amie Sany-Lee, qui lui voue une passion infinie…. Et ni une ni deux, l’idée de la lecture commune s’est imposée…Très joli moment partagé qu’on espère renouveler au plus vite!

Synopsis:

Rob Coates vit en Cornouailles et partage son existence solitaire entre l’alcool et les aventures d’un soir. La brume ne se lève que lors de ses promenades aux airs de pèlerinages : Rob retourne sur les lieux où il a emmené son jeune fils Jack. Il prend alors des photos panoramiques qu’il poste sur son site, baptisé  » Le ciel est à nous « . Derrière ces rares moments de grâce se dévoile, par instantanés, ce que cache la détresse de Rob : l’amour avec Anna, son ex-femme, la réussite professionnelle, un fils chéri, leur complicité partagée. Et puis le drame, et un champ de ruines. 
Rob fait de son mieux pour se détruire à petit feu, mais une découverte va le forcer à se remettre en question. Il lui faudra revenir aux sources de sa peine et projeter une lumière nouvelle sur son histoire. Au-delà du chagrin et de la culpabilité, pourra-t-il trouver la paix et se réconcilier avec le monde ?
Le ciel est à nous a été écrit alors que Luke Allnutt, époux et père de famille, débutait une chimiothérapie. Dans ce voyage jusqu’au bout de la peine et de l’acceptation, c’est pourtant la beauté de la vie qu’Allnutt nous donne à voir au travers d’une écriture hyperréaliste profondément émouvante. Cette voix est celle d’un homme ordinaire, confronté au défi immense de se pardonner pour réapprendre à aimer. Comparé à Nos étoiles contraires et Un jour, le manuscrit a été vendu à une vingtaine d’éditeurs à travers le monde lors d’enchères fiévreuses.

Les personnages:

Rob. Anna. Jack: Petite cellule familiale qui nous ouvre les portes de leur foyer et nous fait lever les yeux vers l’immensité bleutée…

Dans ce roman nous avons le point de vue du père, Rob. Il nous raconte sous forme de flash-back, la relation qu’il a avec sa femme Anna. Des avants/après qui nous évoque leur complicité, la solidité de leur couple et enfin Jack, fruit de leur amour, après les vents contraires…

« Nous n’étions pas juste tombés amoureux, nous avions sombré. »

Ce que j’ai ressenti:

Parce qu’elle m’aura marquée cette lecture, voici une chronique en ping-pong Citations/Émotions:

« Je suis désolée, je ne voulais pas te faire pleurer. »

Cette phrase est adressée à Rob, à un moment charnière de cette histoire, mais elle vient cueillir la lectrice que je suis me surprenant tout autant que le personnage, à verser des larmes presque malgré nous. Pleurer en même temps que les personnages, crée une sorte d’alchimie complice, un lien intime avec le livre. Ce livre est émouvant de par son drame, mais finalement, on se rend compte que c’est dans l’instantané des petites choses de la vie qu’il arrive à nous renverser. Ce père qui se déraisonne, qui s’emprisonne dans son chagrin, mais qui cherche encore obstinément  la beauté de la vie, est un souffle de fraîcheur dans la noirceur de sa dépression. C’est touchant, et c’est le passage le plus intense de ce livre, car ses deux personnages qui s’aiment mais encore déchirés, arrivent à passer par dessus les difficultés, et à se dire encore mille merveilles intimes…

« Le ciel aussi, il est à nous? »

Peut être que dans cette simple question enfantine, se cache l’idée fédératrice d’union, sous une même voûte, sous le même toit. Sans doute qu’un peu plus de tolérance et de mains tendues vers son prochain, profiter de la vie aussi dans chaque instant, est la philosophie qui se dégage derrière les lignes de ce livre et du blog artistique de Rob… L’art est un moyen de mettre en valeur la beauté du monde, et avec cette intuition qui le traverse au delà de la peine immense et violente qu’il ressent, Rob se préoccupe encore de photographier le ciel, dans le flou opaque de son quotidien, et de l’offrir aux autres…Le ciel est à nous…Comme une bouée de sauvetage, comme un devoir de mémoire, il s’évertue à trouver les nuances de lumières et d’éclats, les petits bouts de souvenirs qui le feront triompher, à force de temps et de patience, de la tragédie.

« C’est possible en rêve. C’est possible tout court. »

Les rêves sont plus forts que la maladie. Ils ont cette force incroyable de nous emmener, au delà de la douleur. L’auteur a écrit ce livre en étant en chimiothérapie, et je dirais que l’on ressent dans ses pages à quel point cette plume est réaliste, comme chaque choc et espoir incertain, est palpable. Pour autant, Luke Allnutt tend vers un message de paix et de résilience, pour des cieux plus doux et des amours apaisés…Parce que l’on sait que de telles tempêtes peut frapper n’importe qui, et n’importe quand, j’ai eu des orages au cœur et des pluies torrentielles dans les yeux, mais quand je me tourne vers le bleu, je sais que Le ciel est à nous

 

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement le site Babelio et ses opérations Masses Critiques, qui nous permettent de faire toujours de très belles découvertes livresques. Merci aussi infiniment à la maison d’éditions Cherche-Midi éditeur pour l’envoi de ce livre! Ce fût une lecture très émouvante qui va me marquer longtemps.

Babelio

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Celle qui n’avait pas peur de Cthulhu, Karim Berrouka.

Couverture Celle qui n'avait pas peur de Chtulhu

Pourquoi je l’ai choisi: 

Quand je vois que Karim Berrouka sort un nouveau livre, je n’ai qu’une envie: me précipiter sur cette lecture car je sais à l’avance que je vais passer un super moment entre fous rires et traits d’esprits . Fan de ses univers déjantés, j’avais hâte de savoir où il allait m’emmener cette fois-ci, après Le club des punks contre l’apocalypse zombie et Fées Weed et Guillotines, que j’avais adoré.

Synopsis: 

Qu’est-ce qui est vert, pèse 120 000 tonnes, pue la vase, n’a pas vu le ciel bleu depuis quarante siècles et s’apprête à dévaster le monde ? Ingrid n’en a aucune idée. Et elle s’en fout. Autant dire que lorsque des hurluberlus lui annoncent qu’elle est le Centre du pentacle et que la résurrection de Cthulhu est proche, ça la laisse de marbre. Jusqu’à ce que les entités cosmiques frappent à sa porte… 

Après avoir réalisé une étude sociologique des fées (Fées, weed et guillotines, prix Elbakin.net) et converti les zombies au pogo (Le Club des punks contre l’apocalypse zombie, prix Julia Verlanger), Karim Berrouka revient pour relever un terrible défi : convaincre Ingrid d’aller éclater du Grand Ancien pour sauver l’humanité.

Ce que j’ai ressenti: 

Karim Berrouka nous revient encore plus déjanté et barré que jamais, et fait une jolie révérence à un monstre de l’univers SF: Cthulhu. Sauf que son héroïne Ingrid, elle ne le voit pas du même oeil, et aurait plutôt tendance à se détourner du grand mythe, au grand dam de ses adorateurs…Celle qui n’avait pas peur de Cthulhu, se retrouve malgré elle, au centre de ses histoires venues d’ailleurs, voyage en Europe et explore des pointes de pentacles, et pourrait même en songes immergés, sauver l’humanité…Elle dépareille énormément au milieu de tous ses illuminés et « fana » absolus  de Cthulhu, et je reconnais bien là, le style de l’auteur, à prendre à rebrousse-écailles les légendes et les remettre à sa sauce façon « Berrouka ».

Ainsi va le monde, comme les hommes. Ils endurent, ils subissent . Puis, un jour , c’est le chaos.

En ce moment on le voit partout: Lovecraft est à l’honneur dans l’univers livresque, et pourtant, je n’ai pas encore lu une de ses œuvres. En bonne élève studieuse, je me suis procurée vite fait, Les contes et légendes du mythe Cthulhu, et j’ai essayé de lire en parallèle, mais faute de temps et de l’aspect très particulier, j’ai eu du mal à m’imprégner de cet univers. Tout est question de rendez-vous en littérature, et celui ci a sans doute été manqué, mais je retenterai à l’occasion, car je ne doute pas que Lovecraft pourrait envahir ma bibliothèque… Du coup, cela s’est ressenti dans ma lecture de ce nouvel opus de Karim Berrouka, je suis sans doute un peu passée à côté des subtilités et j’ai eu du mal à saisir les tentacules de ces références. C’est une belle introduction pour se familiariser avec cette grosse bête verte des profondeurs, mais ça n’a pas été le coup de foudre avec les abysses marines lovecraftiennes…Pas encore, du moins…

La puissance de l’amour est plus forte que les préceptes des univers, plus puissante que la physique des mondes, plus éternelle que la mort elle même.

Pour autant, Karim Berrouka nous  propose une histoire divertissante, pleine de pep’s et de rebondissements rafraîchissants. Il a une espièglerie enfantine et une intelligence vive dans sa plume, qui fait que chacun de ses livres, est un grand moment de plaisir. Encore une fois, il est arrivé à me faire rire, grâce à ses répliques piquantes, et je suis impatiente déjà de lire son prochain livre, en espérant que je sois plus réceptive à l’univers, que je ne l’ai été pour celui ci…

En bref, je suis fan du style de l’auteur, mais je suis passée à côté de l’ambiance, alors ça ne sera qu’une lecture en demi-teinte, même si je conseille quand même cette lecture.

Meilleur Moment du livre: 

  • Le passage sur la Mélopée. J’ai trouvé que l’auteur parlait avec beaucoup de poésie et de sensibilité sur les artistes…

Ma note Plaisir de Lecture  7/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Babelio ainsi que les éditions ActuSF pour l’envoi de ce livre. Ce fut une découverte sympathique.

 Babelio 

 

 

L’art d’être fragile, Alessandro D’avenia

L'art d'être fragile. Comment un poète peut sauver ta vie par D'Avenia

Pourquoi je l’ai choisi: 

J’ai été interpellée par la phrase sous le titre… »comment un poète peut sauver ta vie »…Très intrigant et presque enchanteur quand on est sensible à la poésie…Alors je voulais absolument le découvrir, et je remercie encore Babelio et la maison d’éditions Puf qui m’ont permise de faire une superbe découverte…

Synopsis: 

« Nous vivons dans une époque où l’on n’a le droit de vivre que si l’on est parfait. Toute insuffisance, toute faiblesse, toute fragilité semblent bannies. Mais il est une autre façon de se sauver c’est de construire, comme toi, une autre terre, une terre féconde, la terre de ceux qui savent qu’ils sont fragiles. » 

Ce que j’ai ressenti:…Un ravissant Coup de Coeur…

 

Puisque l’art d’être fragile est une espérance,
Je me pare de mes ailes vers la résilience,
Et je vous invite vers le virtuose Ravissement.
L’infini Essentiel dans un écrin de pages, intensément,
Douces et salvatrices: l’envol vers son intérieur profond…

Puisqu’il est difficile de nos jours de se montrer rayonnant,
Qu’en ce monde, les êtres se parent d’un voile résonnant
De détresse et de superficialité accablantes,
Un professeur emprunte une voie d’inspiration enivrante,
Et retient en ses lignes, le pouvoir délicat de la Beauté.

Puisqu’il y aura toujours des Hommes pour s’émouvoir
Et tirer du néant de la créativité et de l’espoir,
Que certains se perdent aux oraisons en terre de Poésie,
Il y aura toujours des coups de coeurs inouïs.

Stelphique. 

Ce livre est un petit OLNI inclassable, mais qui a su me toucher en plein coeur…On pourrait presque croire à un cours passionné sur la Poésie, mais l’instant d’après c’est un hommage à la Beauté, et puis après, il prend des airs de développement personnel, et en 4 étapes, tu te rapproches vers l’Essentiel d’une vie…Je suis tombée en amour devant ses lignes, parce qu’il t’apprend que la fragilité est une force incroyable, qu’à l’heure des incessants cycles vers la nouveauté, la Poésie est une voie d’inspiration et une manière de se recentrer. Alessandro D’avenia a une passion communicative, une vocation de professeur éclairante qui fait plaisir à lire, à suivre, à ressentir. Il nous parle de Giacomo Leopardi, mais surtout du pouvoir des mots, de la puissance de mettre en vers, la Vie, de délaisser un peu cette course à la « Parfaittitude », pour ne serait-ce que regarder la profondeur d’un ciel étoilé et s’énivrer  du chant de mélancolie lyrique…Et mon coeur succombe…

J’aurai pu vous mettre les dizaines de citations relevées, mais je n’en mets qu’une, car j’aurai peur de trop dévoiler du bonheur de cette lecture, et du plaisir de la fragilité merveilleuse de ses lignes….

Sans roses et sans livres, Giacomo, nous sommes perdus, parce qu’est perdue l’occasion d’éprouver cet émerveillement qui peut déclencher le bonheur.

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 10/10

 

L’essence du mal, Luca D’andrea.

Couverture L'essence du mal

Pourquoi je l’ai choisi:

Abonnée au compte Instagram de la maison d’éditions Denoel, j’avais repéré ce titre avec  les teasing bien accrocheurs! D’ailleurs, un disait : « Surtout n’y allez pas », et comme je ne suis pas du genre à écouter ^^, et que j’ai toute confiance aux parutions Denoel, je me suis précipitée lors de la Masse Critique Babélio, de cocher justement cette destination en Sueurs Froides…Je remercie d’ailleurs le site Babelio et la maison d’éditions Denoel pour l’envoi de ce livre!

Synopsis:

En 1985, dans les montagnes hostiles du Tyrol du Sud, trois jeunes gens sont retrouvés morts dans la forêt de Bletterbach. Ils ont été littéralement charcutés pendant une tempête, leurs corps tellement mutilés que la police n’a pu déterminer à l’époque si le massacre était l’oeuvre d’un humain ou d’un animal. On se transmet de génération en génération de terribles histoires sur cette forêt de Bletterbach.
Trente ans plus tard, Jeremiah Salinger, réalisateur américain de documentaires marié à une femme de la région, entend cette histoire et décide de partir à la recherche de la vérité. À Siebenhoch, petite ville des Dolomites où ils se sont installés, les habitants font tout — parfois de manière menaçante — pour qu’il abandonne ses recherches. Même son beau-père, Werner, ancien responsable de la brigade de secours alpin, qui a découvert les trois cadavres. Même sa femme, inquiète pour la sécurité de son mari et de leur fille Carla. Le triple meurtre est comme porteur d’une malédiction. 
Comme si, à Bletterbach, une force meurtrière qu’on pensait disparue s’était réveillée. Une force aussi ancienne que la Terre elle-même.

Ce que j’ai ressenti:…Jeux de mots et Grands frissons…

Je lisais beaucoup de livres, que diable. Il ne pouvait rien m’arriver de mal. Je croyais que là-haut, au ciel, il existait une divinité qui protégeait les amoureux des livres des malheurs de la vie terrestre.

ADDICTIF…(8 lettres), Ça faisait un moment que la sensation Thriller Page-Turner irrépressible ne m’avait pas saisie…Il aura fallu une Montagne et la Bête, pour sentir monter la vertigineuse envie de dévorer les pages captivantes de ce premier roman d’un auteur italien Luca D’andrea. Presque deux soirées pour m’imprégner de blanc et de sang… Il souffle dans ses lignes un froid saisissant, et une peur sourde se réveille du fin fond de nos inconscients, car là-haut, perdu au milieu de ce lieu hostile, l’effroi prend bien des formes…L’originalité de ce roman tient à cette exploitation sensorielle de toutes nos pires tourments intérieurs. L’auteur prend un malin plaisir à nous pétrifier, et on se laisse volontiers entraîner vers le son guttural d’un monstre rugissant…

C’est toujours comme ça. Dans la glace, d’abord on entend la voix de la Bête, ensuite on meurt.

CRAPAHUTER...(10 lettres). Si « la montagne, ça vous gagne », il semblerait que dans le Bletterbach, elle fasse perdre la raison ou la vie à certains de ses habitants. Jeremiah, étranger à peine toléré dans ce village inhospitalier , décide de lever le voile sur ces paysages enneigés, à ses risques et périls, jusqu’à l’obsession dévorante…30 ans de mystères autour d’un massacre, ça en fait des années de lourds secrets pour cette petite communauté et ce lieu reculé…L’ambiance entre silence et glace, devient un incroyable décor pour faire rejaillir L’essence du Mal, comme si le temps n’avait pas de prise sur le pire, comme si une bulle spacio-temporelle sanglante était là, comme si nous étions Dans le ventre de la Bête

-La folie stratifie et ensuite la haine la griffe jusqu’à faire naître une soif de sang. Un processus lent et froid.

ADORE…(5 lettres). Au delà, d’un thriller mené impeccablement, c’est l’atmosphère maléfique que j’ai le plus apprécié. Que ce soit les personnages touchants, taiseux, unis dans la tourmente, ou le charme électrique de la Montagne du Tyrol du Sud, on allie la douceur de vivre à l’adrénaline énergique des sauvetages de l’extrême,  l’idée de la recherche vers l’essentiel à L’essence du mal, tout en se laissant surprendre par l’intense frisson du danger enfoui dans les entrailles de la terre…Il y a un certain alliage pour cette ascension vers le summum de nos peurs et l’auteur a une plume résolument cinématographique et époustouflante qui rende ce moment de lecture juste hypnotisant…

Un père ne peut offrir que deux choses à sa fille : le respect d’elle-même et de bons souvenirs.

 

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Stone Junction, Jim Dodge.

Couverture Stone Junction

Pourquoi je l’ai choisi:

J’ai trouvé la couverture dynamique et plutôt accrocheuse à l’oeil, et quand on parle de magie, je ne sais pas résister…

Synopsis:

Après la mort dramatique de sa mère, le jeune Daniel Pearse est recueilli par une société secrète, l’AMO, alliance historique de criminels, d’anarchistes, de shamans, de magiciens, d’alchimistes, de scientifiques fêlés et autres marginaux et rebelles en tous genres.

Ceux-ci vont initier Daniel à quelques disciplines indispensables, de la méditation au casse de coffres-forts, en passant par le réajustement karmique, les subtilités du poker, l’art du déguisement ou encore les avantages et inconvénients des drogues.

Fort de ces connaissances, Daniel va s’employer à résoudre le mystère entourant la mort de sa mère tout en essayant de mener à bien la mission que lui a confiée l’AMO : tenter de dérober un étrange diamant détenu par le gouvernement, lequel pourrait bien être la fameuse pierre philosophale…

Les personnages:

Tout d’abord, grande affection pour cette A.M.O, Alliance des Magiciens et Outlaws! Tout comme Daniel Pearce, on se laisse séduire par l’esprit, les personnalités, les qualités de tous ses personnages, qui font de son enseignement, un enrichissement pétillant! Chacun dans son style, ils m’ont tous plu et c’est un enchantement de les découvrir au sein de cette aventure hors norme! Tous plus timbrés, déjantés et plus talentueux les uns que les autres, on se plaît à connaitre leurs spécificités qui flirtent avec l’illégalité, et qui jettent dans les hautes sphères de la poudre aux yeux scintillante pour mieux contrer l’influence du capitalisme, avec toujours à l’esprit, l’Art du jeu…Chaque coup, comme un défi, chaque action pour aiguiser la chance d’être hors du commun…Belle équipe de joyeux lurons qui s’entraident dans les mailles d’un filet qui défie les lois de la raison…

 « – HORS-LA-LOI, rectifia Smiling Jack. Pas des criminels, des HORS-LA-LOI. Mon ami Volta dit qu’il y a une différence de taille. Les hors-la-loi ne font le mal que lorsqu’ils estiment agir pour le bien ; alors que les criminels, eux, ne se sentent bien que lorsqu’ils font le mal. »

Ce que j’ai ressenti:…Un pour tous, et tous pour l’AMO!

J’ai trouvé la vérité, et elle est simple: la vie est étonnante.

Je dirai qu’un grand souffle de liberté souffle dans ses pages, et que ça fait du bien! En se mettant hors-la-loi, le duo Mère/Fils Pearce, s’offre une chance de vivre sans contraintes, sans limites, sans entraves…Il ne sont plus enfermés dans les codes de vies « classiques », du genre Métro-Boulot-Dodo, et s’enrichissent de ce fait, d’une autre forme d’apprentissage, de connaissances et de plaisir qui les tournent vers une autre façon d’appréhender le monde. Daniel Pearce deviendra donc un être malléable qui tend vers une Liberté absolue, et chaque rencontre avec les membres de L’AMO sera une leçon d’émerveillement, une puissance méditative et une conscience plus active sur les mystères de l’existence.

Disparaître est un outil, une technique, une autre manipulation de l’apparence. La magie est l’expropriation du réel.

Entre l’art de s’inventer, de réinventer, de faire sauter toutes les barrières physiques et morales, cette grande œuvrette alchimique souffle en 4 éléments , la plus fantasque des aventures et la plus magique des quêtes…Ce Diamant, entre trésor mystérieux et espoir de pierre philosophale, va mobiliser tous les talents cachés de cette association secrète! Et tout devient spectacle d’illusions, force d’invisibilité, pouvoir de transformation et don de disparition, pour notre plus grand bonheur de lecteur! 700 pages d’une audace magique, trempée dans une dynamique irrévérencieuse!

Ce que je suggère, si tant est que je suggère quoi que ce soit, c’est que nous sommes nés pour être étonnés.

J’ai adoré ce roman pour la douce folie qui le caractérise, pour son étonnante façon de briser les styles convenus, pour son originalité loufoque, pour sa pétillante Magie! C’est un moment de lecture très spécial, un genre presque inclassable, intense et divertissant, et incroyablement addictif! Je ne suis pas prête d’oublier cette Alliance de hors-la-loi bien sympathique, qui m’a donnée le temps de cette aventure, une énergie communicative!

Parce que si les souhaits étaient des ailes, on volerait tous dans le ciel, et si la crème comptait pour du beurre, y aurait pas à baratter pendant des heures.

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement le site Babelio ainsi que les éditions Super 8 pour l’envoi de ce livre! Ce fut une lecture étonnante!

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Super 8 éditions

 

101 poèmes et quelques contre le racisme, Collectif.

101 poèmes et quelques contre le racisme par Combes

Pourquoi je l’ai choisi:

J’avais repéré ce livre dans le flot d’Instagram, avec cette couverture superbe et ce titre évocateur, je savais que j’aurai envie de le lire!

Synopsis:

« Je te suis bien plus proche qu’étranger ». Andrée Chedid.

Poèmes de · Mumia Abu-Jamal · Antonin André-Réquéna · Bernard Ascal · Olivier Barbarant · André Benedetto · Claude Ber · John Berger · Alexis Bernaut · Claudine Bertrand · Michel Besnier · Zéno Bianu · Daniel Biga · Roger Bordier · Yves Boudier · Yves-Jacques Bouin · Pascal Boulanger · Pierre Bourgeade · Christophe Bregaint · Michel Butor · Christian Guémy – C215 · Jean-Claude Caër · Gérard Cartier · Andrée Chedid · Georges-Emmanuel Clancier · Sylvestre Clancier · Geneviève Clancy & Philippe Tancelin · Francis Combes · Michel Cosem · Françoise Coulmin · Maurice Cury · Juliette Darle · Christophe Dauphin · Michel Deguy · Julien Delmaire · Marc Delouze · Henri Deluy · Jean Desmeuzes · René Depestre · Alain Desnoyers · Jean-Luc Despax · Charles Dobzynski · Hélène Dorion · Bruno Doucey · David Dumortier · Jean-Pierre Faye · Laurent Fourcaut · Pierre Gamarra · Pierre Garnier · Jacques Gaucheron · Dominique Grandmont · Jean-Paul Guedj · Alain Guérin · Georges Guillain · Guillevic · Salah Al-Hamdani · Georges Hassomeris · Claude Held · Jacqueline Held · Jack Hirschman · Jeudinéma · Yves Jouan · Eliot Katz · Vénus Khoury-Ghata · Marie-Laure Koutsaftis · Abdellatif Laâbi · Jean L’Anselme · Yvon Le Men · Alain (Georges) Leduc · Alain Marc · Jean Marcenac · Jean-Claude Martin · Maram al-Masri · Olivier Mayer · Bernard Mazo · Rouben Melik · Saïd Mohamed · Armand Monjo · Gérard Mordillat · Emmanuel Moses · José Muchnik · Gérard Noiret · Serge Pey · Pierre Philibert · Eric Piette · Marc Porcu · Jean Portante · Jacques Réda · Jean-Claude Renard · Michel Ronchin · Jacques Roumain · James Sacré · Joël Sadeler · Jeanine Salesse · Moe Seager · Wally Mongane Serote · Jean-Pierre Siméon · Salah Stétié · Lyonel Trouillot · René Trusses · Claude Vercey · André Verdet · Jean Verdure · Christian Viguié · Jean-Claude Villain · Lucien Wasselin ·

Ce que j’ai ressenti:…Comme une envie de poésie…

La poésie comme un étendard face au racisme…101 poèmes engagés pour abattre l’intolérance, la peur de l’autre, la barbarie, les pires horreurs qui se cache derrière ce gros mot…Il me semble nécessaire de se rappeler que l’humanité a perdu des hommes dans cette forme cruelle de rejet, meurent encore aujourd’hui, et mourront sans doute demain…A travers ces quelques textes, on sent le désir d’un monde meilleur, un élan du cœur, un espoir…

« La maison de tolérance est une joyeuse demeure
ouverte à tous les vents »

(Maurice Cury).

Certains poèmes m’ont été plus parlant que d’autres, mais un recueil se lit et se relit dans le temps au gré de nos expériences pour mieux nous imprégner de ses mots posés par des auteurs qui ont eu le courage de prendre la plume, de ressentir ces émotions violentes et qui nous les offrent comme un cadeau…Nous croisons ici, en hommage, les plus grands poètes, tels que Rimbaud, Victor Hugo ou Senghor, mais aussi tous ces poètes contemporains qui comprennent la force des mots, la beauté du Verbe, l’engagement humain pour cette forme d’écrits…A l’heure d’aujourd’hui, j’ai vraiment eu un coup de cœur pour le poème de Armand Monjo, Partout des ponts, celui de Jean-Luc Despax m’a ébranlée, et j’ai adoré La maison de la tolérance de Maurice Cury,  j’ai trouvé aussi que le poème d’ouverture à cette anthologie de Mumia Abu-Jamal vibre avec une certaine urgence, à l’ombre de ce couloir…

« Lancer un pont est un travail d’amour,
de patience et de volonté. » Armand Monjo. 

Finalement, lire de la poésie engagée, ça réveille quelque fois, l’inspiration…J’aimerai joindre à ces textes, très humblement, ce que cette lecture m’a fait ressentir…

Candide Poème.

Quand j’entends Racisme, je voudrais…

Prendre une feuille blanche
Réinventer le mot Tolérance
Offrir des jours meilleurs à
Cette Liberté d’exister.

Quand j’entends Barbarie, je voudrais…

Prendre un rêve blanc
Réinventer le mot Aimer
Offrir un sourire à
Toute l’Humanité.

Quand j’entends Haine, je voudrais…

Prendre une idée blanche
Réinventer un monde de couleurs
Offrir un arc-en-ciel
Comme une promesse de Bonheur.

Quand je ne comprends que ce n’est qu’un Candide Poème…

Stelphique.

 

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement le site Babélio ainsi que les éditions Le Temps des cerises pour l’envoi de ce livre! J’ai particulièrement apprécié aussi de recevoir les petits goodies qui vont bien avec ce superbe livre!

 

 

 

Les dieux du tango, Carolina De Robertis.

Couverture Les Dieux du tango

Pourquoi je l’ai choisi:

J’ai été séduite immédiatement par le synopsis, et j’avais hâte de connaître les débuts du Tango…Je remercie d’ailleurs chaleureusement Babélio ainsi que les éditions Cherche Midi pour l’envoi de ce livre! J’ai trouvé la couverture magnifique!

Synopsis:

Février 1913. Leda a dix-sept ans. Elle quitte son petit village italien pour rejoindre en Argentine son cousin Dante, qu’elle vient d’épouser. Dans ses maigres bagages, le précieux violon de son père.
Mais à son arrivée, Dante est mort. Buenos Aires n’est pas un lieu pour une jeune femme seule, de surcroît veuve et sans ressources : elle doit rentrer en Italie. Pourtant, quelque chose la retient… Leda brûle d’envie de découvrir ce nouveau monde et la musique qui fait bouillonner les quartiers chauds de la ville, le tango, l’envoûte. Passionnée par ce violon interdit aux femmes, Leda décide de prendre son destin en main. Un soir, vêtue du costume de son mari, elle part, invisible, à travers la ville.
Elle s’immerge dans le monde de la nuit, le monde du tango. Elle s’engage tout entière dans un voyage qui la mènera au bout de sa condition de femme, de son art, de la passion sous toutes ses formes, de son histoire meurtrie. Un voyage au bout d’elle-même.

Les personnages:

Leda, jeune fille timide, seule dans un autre pays par la force du Destin, elle prendra son courage à deux mains et son instrument pour faire de son rêve une réalité…Elle aurait pu être un coup de cœur par la force de son courage et sa détermination, mais finalement, je l’ai trouvé un peu trop effacée, il m’a manqué un tout petit quelque chose pour qu’elle soit chère à mon cœur…Pour autant, elle nous ouvre avec délicatesse, ce monde d’hommes…

Ce que j’ai ressenti:…Une danse en demi-teinte…

« Dans le plus grand des silences, elle jeta ces pensées à la face de la nuit.
Et la nuit dressa une barricade d’étoiles. « 

Quand j’ai vu ce titre et cette couverture avec ces fleurs rouges énormes, je m’attendais à plus de musique, plus de divin, plus de rougeoyante robes…C’est vrai que ce livre retrace la naissance du Tango, avec diverses influences, et multiples adaptations, mais j’attendais peut être qu’il prenne plus, le devant de la scène, plus de résonances, plus de légendes…Que ce violon de Naples joue avec plus d’intensité…

« On fait avec ce qu’on a pour tenir le chaos à distance, disait La Strega. Et le chaos est partout. On en a jamais fini avec ça. »

Carolina De Robertis a une plume délicate, féminine, poétique. J’ai pris beaucoup de plaisir à lire certains passages aux envolées musicales et lyriques, mais surtout très sensuelle, à l’image du Tango…En nous faisant vivre à travers son héroïne non conventionnelle, sa passion pour cette musique, on retrace les origines même de cette danse des conventillo, son imprégnation des bas-fonds de Buenos Aires, sa force dans cet esprit de liberté…Les nuits en Argentine sont muy caliente en ce début de siècle

« Toutes les créatures sur Terre dorment le jour ou la nuit, mais Buenos Aires ne dormait jamais. C’était donc une créature qui n’était pas de ce monde. »

Ce roman parle de déracinement, de la recherche perpétuelle de son identité. Leda jouera tous les codes, prendra tous les chemins de traverses pour essayer de trouver sa place dans ce pays en plein essor, où trop d’étrangers voient trop grand, ce rêve des Amériques…Dans la musique, et par son instrument, elle aura l’impression qu’elle pourrait bien faire entendre un son qui mettrait tout le monde d’accord, qui réunirait sur la piste tous les corps, qui ferait pourquoi pas danser Les Dieux du Tango, eux même…

 « La musique était une flèche qui transperçait les murs les plus épais. La musique faisait oublier les inégalités. La musique transcendait les siècles. C’était le nectar des démons, l’ambroisie de Dieu. »

Ma note Plaisir de Lecture  7/10

Royaume de vent et de colères, Jean-Laurent Del Socorro.

Couverture Royaume de vent et de colères

Pourquoi je l’ai choisi:

J’avais repéré ce livre sur Babélio, où les avis sont tous plus enthousiastes les uns que les autres…Et puis, il a été proposé en Masse Critique…J’ai été ravie d’être sélectionnée pour cette lecture! Merci donc à l’équipe Babélio et aux éditions J’ai lu pour l’envoi de ce livre!

Synopsis:

1596. Deux ans avant l’édit de Nantes qui met fin aux guerres de Religion, Marseille la catholique s’oppose à Henri IV, l’ancien protestant. Une rébellion, une indépendance que ne peut tolérer le roi. À La Roue de Fortune se croisent des passés que l’on cherche à fuir et des avenirs incertains : un chevalier usé et reconverti, une vieille femme qui dirige la guilde des assassins, un couple de magiciens amoureux et en fuite, et la patronne, ancienne mercenaire qui s’essaie à un métier sans arme. Les pions sont en place. Le mistral se lève. La pièce peut commencer.

Ce que j’ai ressenti:…Quand le Mistral souffle de colère…

Un royaume mis à sac par la guerre de religion, un saut dans le temps conséquent, une ville d’indépendance, un brin de magie: autant dire que le cocktail avait de quoi m’attirer!

« Les plaies se referment et les os se ressoudent, mais enlève-moi l’honneur et je ne vaudrai guère plus qu’un chien. »

Marseille, la belle…Marseille, la rebelle…C’était presque une évidence de lire ce livre de Jean-Laurent Del Socorro! Il nous la rend tour à tour charmante, dangereuse, mystique, magique, colérique. 5 adjectifs comme les doigts d’une main, et cette main se referme sur un complot qui refoule des odeurs nauséabondes politiques et religieuses. Inutile de dire que ça gronde pas mal dans les rues du Panier, et Marseille vibre, et n’aura pas peur de faire couler le sang jusqu’au port, qu’il en ferait changer la couleur de ses eaux…Marseille, l’insoumise…

« Oui, demain Marseille deviendra folle, la tempête soufflera plus fort encore pour abattre ses murs comme un château de cartes. »

Les personnages sont la partie immergée de ce conflit, les acteurs de l’ombre. 5 comme les doigts d’une main, qui feront justement changer la Main du Destin, en enrayant tels des grains de sables, les rouages du pouvoir français. Ils sont aussi forts que le mistral, d’une froideur à couper à couper au couteau, mais le cœur bouillonnant…Tour à tour mis en lumière, leurs petits talents personnels nous éblouissent au milieu de ses ténèbres…La Roue de la Fortune livre sa plus belle galerie rotative de personnages forts et attachants…

« Lire et écrire, ça sert à être libre Axelle. Moi, j’sais pas lire. Toi, tu n’auras besoin de personne pour déchiffrer les mots. Tu feras seule tes propres choix. »

De par sa construction originale, ce roman est un vrai plaisir de lecture! C’est à la fois court, percutant et précis, bourré d’humour aussi, mais l’auteur arrive surtout à saisir toute une époque, à retranscrire toute une ambiance de sang et de chaos saisissante! Et si on se réjouit d’en savoir plus le contexte de guerre qui ont fait rage en ces temps anciens, il n’en reste pas moins que l’on a aussi une touche de magie qui nous ensorcelle…La force du Tarot de Marseille va battre ses cartes sur l’échiquier politique, et ses figures ont plus d’un tour dans leur sac, et les mains armées…

Il ne faut qu’une main, 5 doigts pour tenir cette petite pépite de science-fiction, et vous dire au cas, où il vous manquerait encore une bonne raison, que c’est un coup de cœur!!!

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

 

Extermination des cloportes, Philippe Ségur.

Couverture Extermination des cloportes

Pourquoi je l’ai choisi:

J’ai bien accroché sur le thème du livre, cet écrivain en mal d’inspiration, et avec ce titre, j’étais curieuse de voir où ça aurait pu mener…

Synopsis:

En dehors de sa passion pour sa femme Betty, Don Dechine a un but dans la vie : écrire. Seulement voilà, pas facile d’écrire un roman fracassant quand on est prof de lycée et qu’après les avanies de la journée, il faut encore affronter un voisin pas content, les tracas de la copropriété, le harcèlement fiscal et les PV pour stationnement interdit. Rien de plus normal, pour se détendre, que de consacrer ses soirées à l’intégrale des sept saisons de Soprano. Sauf que ça n’aide pas non plus à trouver la fortune et la gloire littéraire.

Il y aurait bien une solution : tout plaquer pour aller vivre à la campagne. Comme l’explique Don Dechine, il n’y a que dans la nature qu’on peut valablement produire un chef-d’oeuvre. Armés d’une confiance et d’un humour à toute épreuve, Betty et lui vont donc se lancer dans la quête de la maison idéale, tenter de se débarrasser d’un appartement invendable et se perdre dans un monde inconnu et atroce : la jungle impitoyable de l’immobilier.

Ce que j’ai ressenti:…Un humour décalé…

Quand tu ouvres un livre, et qu’avant même les 100 premières pages, tu te tapes un de ses fous rires qui te laisse les yeux larmoyants, tu te dis, que l’auteur a réussi son pari…Ce n’est pas tant le thème de l’écrivain pas encore édité, ou la vie trépidante de ce couple qui est passionnante à lire, non, toute la magie vient de cet humour à suivre un vrai « beauf » avec de grandes ambitions mais qui se complait dans une paresse et une passivité à faire peur…

Pour ma part, j’ai l’habitude de commencer mes journées avec une tête de Seconde Guerre mondiale. Le matin, il me faut un plan Marshall pour relever mes décombres et revenir à la civilisation.

Don et Betty sont un couple qui n’attire pas la sympathie de prime abord, on aurait envie de les secouer, de leur dire « Non mais Allô Quoi? » , ils sont juste ahurissants dans leur naïveté…Mais quand tu lis, que le personnage principal a pour objectif d’être le nouveau Nobel de littérature, mais qu’il se contente de rester devant son écran, apathique et prostré devant ses épisodes de séries, tu vois bien qu’un schisme s’est risqué quelque part…

La puissance de mon cerveau me stupéfiait. J’étais un médium, j’étais comme possédé. Un esprit confondant s’exprimait par ma bouche. (…) Nom de Dieu, je parlais comme ces types à la télévision, ces intellos qui savent tout et causent de tout sans vergogne.

Alors là, vient tout l’intérêt de cette lecture, l’auteur qui joue et se moque de cet homme imbu de sa personne et sa femme qui le regarde béatement…Toutes les situations cocasses, jeux de mots farfelus et délicieux pièges que la vie leur tend à chaque tournant, on ne peut que se marrer, nous, au détour d’une page, car tout est à prendre au second degré…Et puis, j’ai trouvé qu’il y avait une touche de poésie à raconter cette affection dont souffre Don…

C’est une lecture facile, sans prise de tête, pas le nouvel Œuvre enchanteur mais il est divertissant, il retombe bien sur ces pattes à la fin, et il se pourrait bien qu’il vous fasse rire …Je sors complètement de mon confort de lecture avec ce titre, mais quand je tente ainsi la littérature blanche, j’aime ce côté « frais », et cette Extermination des cloportes est une douce moquerie du monde d’aujourd’hui. Un plaisant moment.

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 7/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les éditions Buchet Chastel ainsi que le site Babelio pour l’envoi de ce livre! Ce fut une lecture divertissante et plutôt marrante!

 

Illuminae, Dossier Alexander -01,Amie Kaufman/Jay Kristoff

Couverture Illuminae, tome 1 : Dossier Alexander

Pourquoi je l’ai choisi:

J’ai vu sur la toile que ce livre faisait fureur, sur Instagram multiple fois plébiscité, et cette couverture, elle attire forcement l’œil!!!

Synopsis:

Ce matin de 2575, lorsque Kady quitte Ezra, elle croit avoir vécu le pire moment de sa vie. L’après-midi, sa planète est attaquée par une entreprise interstellaire sans foi ni loi — BeiTech. Obligée de fuir, Kady embarque sur le vaisseau Hypatia, Ezra sur l’Alexander. Très vite, Kady soupçonne les autorités de leur cacher la vérité. Avec l’aide d’Ezra, elle pirate le réseau informatique de leur flotte, accédant ainsi à des données confidentielles qui mettent en cause leur propre état-major. Alors qu’ils sont toujours traqués par BeiTech, l’Intelligence Artificielle censée les protéger se met à agir d’une façon étrange…

Ce que j’ai ressenti: …Une SuperNova Littéraire!

En voilà, une lecture totalement inédite, diablement contemporaine, sulfureusement passionnante! On devient maître d’un dossier top secret, comme si nous étions agents fédéraux , nous lecteurs: on a, entre les mains, des preuves bouillantes d’un complot interplanétaire. Le nouveau terrain de jeu des humains avides est l’Univers lui même…

Ce livre est de la Science-Fiction à l’état pur, mais il est aussi grâce à ,cette compilation de diverses formes de documents allant de la plus banale des conversations informatiques à des rapports d’enquêtes piratées, une nouvelle expérience de lecture. Nous traversons une guerre d’un nouveau genre, avec un nouvel ennemi: l’Intelligence Artificielle. Bienvenue dans un futur sombre, aux fin fonds de l’univers sur des vaisseaux spatiaux, avec à son bord, une jeune fille un peu trop maligne pour son propre bien, et aux commandes de cette altercation, des sociétés animées par le dieu « Profit ». Un cocktail donc plutôt énergique qui ne va plus compter ses victimes ni ses pires bassesses, mais qui nous réserve un flot de rebondissements dynamiques, plus quelques pistes de réflexions intenses!

J’ai été stupéfaite!!!Enfin, je suis méga surprise par un livre étiqueté Young Adult , enfin un Jeunesse qui envoie valser tout ce qu’on a déjà pu lire avant, enfin, on ne rencontre pas le fameux triangle amoureux…ENFIN!!!Mais quel bonheur!!!!Autant sur le fond que sur la forme, j’ai été agréablement ravie de voir que l’imagination n’a pas de limites! Chaque page est un travail de mise en forme, de minuscules détails placés avec intelligence pour nous donner un livre passionnant! Certaines pages de ce petit pavé deviennent œuvre d’art, portail d’imaginaire, plaisir des yeux…L’intrigue nous délivre quelques sueurs froides…

Même ce petit couple  que forme Kady et Ezra est charmant à suivre! Deux jeunes qui s’essayent à l’amour en temps de guerre, qui s’envoient des vannes à tout-va, qui s’exercent à une nouvelle forme de romantisme informatique…On se prend d’affection pour eux, car ils ressemblent à la jeunesse d’aujourd’hui, ils incarnent cette nouvelle forme de communication, cette façon d’aimer dans l’instant sans trémolos, ni tragédie ancestrale…Très contemporain ce duo en somme, et en ces jours de 2575, il fallait un nouveau souffle pour raconter les sentiments amoureux adolescents…

Illuminae est une petite pépite visuelle et un OVNI littéraire! Vite la suite!!!!

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Babélio et sa jolie opération de Masse critique, ainsi que les éditions Casterman pour l’envoi de ce livre! Ce fut une lecture différente et passionnante! Un très beau coup de cœur!

 

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