Une bête au Paradis, Cécile Coulon


Synopsis: 

La vie d’Émilienne, c’est le Paradis. Cette ferme isolée au bout d’un chemin de terre. C’est là qu’elle élève seule, avec pour uniques ressources son courage et sa terre, ses deux petits-enfants, Blanche et Gabriel. Les saisons défilent, les petits grandissent. Jusqu’à ce que l’adolescence arrive, et, avec elle, le premier amour de Blanche, celui qui ravage tout sur son passage.
Il s’appelle Alexandre.
Leur couple se forge. Mais devenus adultes, la passion que Blanche voue au travail de la ferme, à la terre, à la nature, la contraint, la corsète, la domine. Quand Alexandre, dévoré par l’ambition, veut partir, attiré par la ville, alors, leurs deux mondes se fracassent.


Ce que j’ai ressenti:

Ça sent la terre, et ça sent l’orage…Une ambiance électrique pour un moment unique. Et puis, il y a la sensibilité de Cécile Coulon…Et ça, c’est comme une fleur sortant de terre. C’est de la magie.

Vous êtes arrivés au Paradis.

▪️Ça fait mal comme…L’Enfer…

Protéger. Tuer. Observer.

La vie au Paradis, c’est un petit enfer. Des heures de labeur et de journées harassantes. Émilienne, Blanche, Gabriel, Louis tournent dans une danse infernale, dans cette ferme, pour faire éclater un bout de terre. Tant de malheurs sur cette parcelle, et tant de beautés aussi. Il ne faut plus que la résignation et l’habitude pour donner sens à ce travail d’agriculteurs, une certaine rudesse dans la chair et l’esprit pour survivre. Ça sent la terre, et ça sent l’oubli. L’oubli de soi, l’oubli des autres pour de la terre. Mais grâce à Cécile Coulon, l’oubli s’éloigne, et laisse place à un moment d’intimité avec une famille recomposée de frêles assonances, décomposée de malheurs assourdissants: de la matière à orages.

Construire. Surmonter. Continuer.

Et deux femmes qui se donnent corps et âme dans ce domaine, parce que c’est leur Paradis. Leur raison de vivre. C’est ici qu’est leur amour, et c’est beau de les voir aimer avec autant de désespoir et de renoncement. De voir la vie jaillir de leurs mains travailleuses, de ressentir leurs dévouements sans faille.

▪️Ça fait mal comme… L’Amour…

Avoir faim. Aimer encore. Y croire.

Blanche et Alexandre. Ça pourrait ressembler à un amour inconditionnel, fait de jeunesse et de rapprochements physiques…Un amour si grand qu’il emporte tout, un sentiment si fort qu’il dure au delà de la raison. Une passion faite de caresses et de tendresse. Et puis, il y a Louis. L’épouvantail de cette terre Paradis. La pierre angulaire de l’amour. Ici et absent. Présent et distant. Spectateur impuissant.

Frapper. Pleurer. Venger.

Ça sent la terre, et ça sent le drame. Parce que dans l’amour, rien n’est tout à fait simple, rien n’est écrit d’avance, et rien ne se passe comme prévu. Ça fait toujours mal, l’amour. Parce que l’on est sur Terre, et non pas, au Paradis…Que les êtres se déchirent, se désirent, se détruisent. Cécile Coulon nous conte une histoire d’amour, ni belle, ni laide. Une histoire d’attirance comme tant d’autres, mais avec des personnages qui changent, qui se changent, qui se dérangent. Un trio improbable, mais qui se racontent comme une belle histoire dans les mots sensibles de Cécile Coulon.

▪️Ça fait mal comme…La Vie…

Vieillir. Soigner. Se tordre.

Et dans ses pages, il y a la vie. La vie tout simplement. Une vie de bêtes, une vie de rien, une vie de possibles. De la matière pour de l’amour et des trahisons, de l’amitié et des répulsions, de la jeunesse et de la mort, de l’émerveillement et de la vengeance. Un cycle de vies, des cycles de saisons qui prennent des mots dans la poésie et des racines dans la terre du Paradis.

Lire. Vaincre. Vivre.

J’avais lu Les Ronces et les mots m’avaient griffés. J’ai lu Une bête au Paradis, et la poésie s’est enracinée. Ça sent la terre, et ça sent le Coup de Coeur. Merveilleuse Cécile Coulon, merci pour ce joli roman. Je marche sur tes braises avec le cœur frappé…

« Ça fait mal comme de marcher sur une braise »

Ma note Plaisir de Lecture sticker-fee-libellule 10/10.

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Babelio ainsi que les éditions L’Iconoclaste pour leur confiance et l’envoi de ce livre.

Babelio

Réparer les femmes, Dr Denis Mukwege / Dr Guy-Bernard Cadière.


Synopsis:

Dans un hôpital au cœur de l’Afrique, deux hommes reconstruisent les femmes. La région du Kivu, dans l’Est de la République démocratique du Congo, est ravagée par des bandes armées depuis une vingtaine d’années. Pour asservir la population et exploiter les richesses minières, ces hommes cruels ont trouvé une arme monstrueuse : le viol et la mutilation des femmes. Détruites, elles errent dans les ruines de villages éclatés où tout espoir meurt en même temps que leur dignité. Dans son hôpital, le Dr Mukwege s’applique depuis des années à reconstruire le corps de ces femmes. Son ami, le Dr Cadière, vient d’Europe pour lui prêter main forte et nouvelles technologies. Les deux hommes, au-delà des continents, se serrent les coudes pour faire renaître les femmes d’un peuple abandonné à son sort par un monde qui ferme les yeux sur les atrocités qui y sont commises.


Ce que j’ai ressenti:

Ce livre ne se lit pas seulement, il se vit. Le combat contre la barbarie ne s’invente pas, il se poursuit…Réparer les femmes, c’est ce que deux hommes, forts de leurs compétences et fiers de leurs valeurs, accomplissent tous les jours. Des milliers de victimes qu’ils ont guéri avec une nouvelle technique révolutionnaire et beaucoup d’amour pour contrer la violence…Une tonne de bonne volonté, un moral d’acier et une persévérance à toute épreuve. Admirable.

Avec près de 140 pages, on plonge dans un enfer sans nom. Impossible de le quitter, si ce n’est pour reprendre une contenance après mes larmes. Autant je savais que derrière le mot barbarie, il peut se cacher beaucoup d’horreurs, mais je ne pensais pas qu’à notre époque de tels actes puissent encore meurtrir aussi sauvagement des femmes et des enfants. Certains passages sont insoutenables, parce que derrière les mots qu’on ne dit pas, on devine la douleur, le chaos. Ces auteurs/médecins tentent de lever le voile sur la situation atroce des conditions de vie au Congo, et explique leur parcours pour en arriver là, à Réparer les femmes dans l’hôpital de Panzi.

C’était très intéressant de suivre de près, des vocations et les débuts de la laparoscopie. De comment, il faut faire accepter et faire adopter une méthode plus douce et moins traumatisante pour les patients. Chacun de ses médecins arpente des chemins difficiles, connaît de grandes épreuves, mais ils continuent envers et parfois, contre tous…Ils nous prouvent par leur détermination et leur volonté que la médecine a encore des progrès à accomplir, des êtres a révéler et des rêves à soutenir…

Réparer les femmes. C’est tout un programme, un combat au jour le jour, une vie dédié aux autres…C’est un combat qui se déroule à des milliers de kilomètres, mais c’est un cri d’alarme lancé à la planète, pour qu’enfin cesse de telles atrocités. Après la lecture de ce témoignage, c’est avec une grande admiration et un peu plus de foi dans l’humanité que je vous parle de ses deux médecins et de leur livre très émouvant. Dr Denis Mukwege, Prix Nobel de la Paix 2018 et le Dr Guy-Bernard Cadière. Heureusement, que le monde porte encore des êtres de cette trempe: d’une grande générosité et d’un altruisme éblouissant. Heureusement.

 

Toute personne, avant d’appartenir à un sexe, une nationalité ou une religion, appartient d’abord à l’humanité. Le vrai combat est la défense des valeurs humaines, des droits de l’homme et de la femme. Il dépasse la religion, la politique, l’identité nationale ou l’appartenance ethnique.

 

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Babelio ainsi que les éditions Mardaga pour leur confiance et l’envoi de ce livre.

Babelio

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La Fleur de Dieu, Jean-Michel Ré.

La Fleur de Dieu, tome 1 par Ré


Synopsis:

An 10996. Dans les déserts suspendus de la planète sacrée Sor’Ivanyia, un des dix-huit mille mondes de l’Empire, pousse la Fleur de Dieu. Ce remède à de nombreux maux est aussi un vecteur privilégié pour accéder au divin. Grâce à la Fleur de Dieu, l’Homme sait désormais ce qui advient de la mémoire après la mort. Alors qu’un impitoyable seigneur de la guerre fomente un coup d’état, la formule chimique de la Fleur de Dieu est dérobée par une organisation anarchiste paradoxalement très organisée. Au même moment, l’apparition sur Sor’Ivanyia d’un enfant aux pouvoirs extraordinaires bouleverse toutes les certitudes scientifiques et religieuses de l’Empire. Qui est cet enfant ? Est-il seulement humain ? Est-il ce Messie que certaines religions ont cessé d’attendre ?


Ce que j’ai ressenti:

J’étais très enthousiaste au vu de ce synopsis de découvrir cette histoire, parce que c’était exactement le type de lecture que j’adore particulièrement entre SF et réflexion sur les religions. Je ressors de cette lecture très mitigée et en me demandant si je ne serai pas un peu passée à côté…

« Quels mots le monde chuchote-t-il, maître? « 

Tout d’abord, il y avait un certain nombre de données à appréhender du fait de ce saut dans le temps. Un glossaire assez conséquent en fin d’histoire était heureusement là pour nous aider… On arrive dans un futur très lointain, en l’an 10996, dans de nouvelles planètes très éloignées de la nôtre, et où le 21ème siècle sur terre est le point de départ du chaos ayant mené à ce futur nébuleux. De nouveaux enjeux politiques et religieux, avec des clones par milliers et des mots venus d’un autre monde qui semblent, tous converger et tendre vers une fameuse fleur: La Fleur de Dieu. Et puis, un Enfant mystérieux apparaît aussi, défiant toutes les données connues…Serait-il le nouveau Messie, un unificateur, un nouveau genre humain???? Tant de mystères encore à découvrir…Donc, il faut une certaine concentration pour se plonger dans cette lecture, et j’ai eu du mal à m’attacher, ne serait-ce qu’à un des personnages…

L’appât du gain était une des constantes de la psychologie humaine, voire un des moteurs de l’humanité.

Ce livre avait un gros potentiel, entre cette envie utopiste de vivre en harmonie avec la Nature, la Foi et l’Après-vie. Ça aurait pu être passionnant si seulement ça avait été plus fluide. Autant il y a des passages fabuleux, avec une poésie très agréable et des instants de méditations intenses sur nos vies actuelles, autant il y a des moments où j’ai décroché tellement que c’était difficile de saisir le sens ou l’intrigue. C’est assez étrange la sensation mais c’était ça: très inégal comme lecture. Donc en fait, je ne saurai dire si j’ai aimé ou pas. J’ai retenu de très belles citations mais il y des chapitres ou je suis restée très dubitative, et c’est juste dommage.

« Il n’y a de matière qui ne soit pensée de Dieu. »

En bref, c’est un premier tome et peut être pour cela, il y a des éléments qui prendront sens par la suite, mais cette lecture n’aura pas été à la hauteur de mes attentes bien que j’ai adoré certains passages et toute l’atmosphère autour de cet enfant, mais quand je l’ai refermé, j’ai eu la nette impression d’avoir eu une certaine déception…A voir, si en poursuivant cette trilogie, cette impression demeure…Je reste quand même curieuse parce que il y a eu de très jolis passages.

L’humanité approche d’un nexus tel qu’elle n’en a jamais connu auparavant. Un nexus au-delà duquel il peut ne plus y avoir d’humanité et où l’Univers entier serait même menacé.

Ma note Plaisir de Lecture 6/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement le site Babelio ainsi que les éditions Albin Michel pour leur confiance et l’envoi de ce livre.

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La Zèbéléhyène, Gropapa/ Sonia Sans

La zèbéléhyène par Gropapa


Synopsis:

Une hyène dépressive cherche la cause de son chagrin dans son apparence. Déterminée à venir à bout de ses complexes, elle bat la savane et tente par tous les moyens de transformer son image. De situation cocasse en rebondissement inattendu, elle découvre que la clé est ailleurs… Et si le bonheur ne dépendait que d’un mot gentil ?
En voilà une belle et drôle d’histoire ! Celle d’une gentille hyène, qui manque cruellement de confiance en elle. La lecture est sportive – vous verrez ! – et les enfants hilares. Essayez donc de prononcer le nom de cet animal hétéroclite ou de ne pas rire devant cette improbable créature ! Sans compter la patte talentueuse et expressive de Sonia Sans, qui fait vibrer cet album haut en couleur. 


Ce que nous avons ressenti:

▪️Une histoire pleine d’humour.

S’il y a quelque chose à retenir, à la première lecture de ce joli album, c’est nos éclats de rires. Il est tellement bourré d’humour et de situations cocasses qui poussent à tourner les pages avec le sourire bien accroché et entre deux fous rires, essayer de lire la définition de ce nouvel animal qui se réinvente à force d’envie et de démesure. Nous allons suivre, au cours de cette histoire, une petite hyène toute chamboulée de rencontrer les animaux de la savane, et chaque rendez-vous animal se termine par un échange incongru. La qualité des illustrations aussi est une merveille: l’improbabilité de la situation laisse à l’artiste, un grand champ pour l’originalité du rendu et c’est très sympa de voir l’évolution de cette zébéléhyène.

▪️Une hyène dépressive…

C’est vrai que c’est une histoire très amusante, mais il y aussi derrière une vraie conscience psychologique pour une meilleure acceptation de soi. Cette petite hyène tachetée souffre d’un cruel manque de confiance en soi. Elle a un réel malaise qui la pousse à vouloir toujours plus, jusqu’à l’absurde…Mais avec le rire et beaucoup d’imagination, cet album montre que le bonheur n’est pas dans cette quête de chimères superficielles. C’est simple mais très efficace, et le message est essentiel. A mettre entre toutes les petites mains! Le petit plus de cette collection: la petite annotation sur la couverture qui parle du thème abordé. Ici L’acceptation de soi/quête d’identité. En un coup d’œil, on sait vers quelle problématique on va, et en tant que maman (ou même les bibliothécaires ou toute personne amenée à conseiller un livre), j’ai trouvé cela pratique et pertinent.

▪️Coup de foudre!

Si je vous dis que ma fille l’a lu 5 fois dans la même soirée… Est-ce que vous pensez, que le pari est gagné?! Et oui forcément, Maman et Fille sont ravies de cette nouvelle histoire du soir, où on peut parler de différences, d’amour et de confiance. A haute voix, c’est une vraie gymnastique, mais c’était génial, parce qu’on n’a pas fini de s’adapter à un nom, qu’il faut déjà intégrer une nouvelle façon de définir cette nouvelle petite hyène, tout en admirant la prouesse artistique.

Un vrai coup de foudre pour cette hyène attachante, et nous aussi, nous sommes tombées sous son charme au premier coup d’œil.

Notre Note Plaisir de Lecture 10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Babelio ainsi que les éditions Evalou de leur confiance et l’envoi de ce livre. J’ai trouvé très agréable d’avoir un petit mot personnalisé du directeur de cette maison d’éditions ainsi que le catalogue de présentation.

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Son vrai visage, Karin Slaughter


Synopsis: 

Le métier de Laura consiste à soigner les troubles de la parole. Dans sa profession, elle est reconnue et admirée. Elle a pourtant plus de difficultés quand il s’agit de faire parler sa fille de trente ans, qui semble collectionner les échecs en tout genre. Il aura suffi qu’elle l’invite au restaurant pour avoir une vraie discussion mère-fille, Il aura suffi qu’un gamin armé entre en scène, Il aura suffi d’un unique coup de couteau, Pour que tout bascule. Andy vient de voir sa mère tuer un homme. Sans une once d’hésitation. Efficace. Calme. Andy vient de comprendre que sa mère n’est peut-être pas celle qu’elle prétend. Et, maintenant que les masques tombent, la voix de ces deux femmes pourrait bien ne plus jamais se faire entendre.


Ce que j’ai ressenti:

  • Par amour, rien n’est impossible…

Laura est la mère parfaite. Andy, sa fille, est un peu dépassée par la vie. Une discussion mère/fille s’engage alors, autour d’un repas, pour qu’enfin Andy vole de ses propres ailes et prenne son destin en main…Sauf que l’inattendu se produit, et le vernis de la mère parfaite se fissure, quand d’un geste assuré, elle tue ce jeune fou furieux, venu de nulle part, pour sauver sa fille. Elle tue sans aucune émotion. Le pire étant dans ses yeux: le néant. Andy voit enfin Son Vrai Visage. Le visage d’une personne qu’elle ne connaît pas. Alors Mère? Héroïne? Menteuse? Tueuse? Qui est vraiment cette femme, capable d’ôter une vie, sans rien laisser paraître, capable de s’interposer avec une assurance démesurée devant une arme braquée, pour sauver sa fille?

« Nous sommes tous deux sur cette terre depuis assez longtemps pour savoir que la vérité est sujette à interprétation. »

  • Par amour… Par amour…C’est tout ce que tu as pu dire…

Karin Slaughter parle d’amour dans son nouveau thriller! Et entre frisson et désir, il y a la passion. Cette forme d’amour tellement intense qu’elle en devient destructrice, ravageuse, violente. A un tel point d’amour, que la personne se perd dans l’autre, dépend de l’autre, devient son ombre, pour ne plus qu’exister aux seuls yeux, de l’être aimé. Et en trente ans, comme il peut changer une personne…De 1986 à 2018, ce thriller nous transperce au cœur. De secrets inavouables aux talents cachés, c’est tout une vie qui explose en mille morceaux, et qu’une fille tente de recoller, au péril de sa vie. Jusqu’où peut-on aller par amour? C’est tout le coeur du roman de Karin Slaughter. De la passion au bout des doigts aux bouleversements corporels, de l’emprise au charme, de la dépendance à la manipulation, de la tendresse à la haine, la richesse de ses sentiments contradictoires et pour autant complémentaires, n’a pas fini de nous émouvoir, et dans ce livre de plus de 500 pages, les vertiges sont époustouflants!

Chaque parcelle de moi est tienne.

  • Tel un yoyo…

Karin Slaughter joue avec nos nerfs, nos cœurs, nos émotions dans une course poursuite effrénée. Quel rythme! Avec son intrigue qu’elle déroule d’un geste du poignet, elle nous envoie valser du passé au présent, avec une élégance maîtrisée, au plus près d’un homme dangereux, mais ramène d’un coup sec, avec brio, tous les éclats d’une femme résiliente, sur un petit air de Classique grandiose. La manipulation par le talent d’écriture, et le charme opère, jusqu’au point final. J’ai adoré cette interprétation de la relation mère/fille, toutes les petites nuances dans les manières d’aimer, les petites piques bien plantées, les jeux dangereux et les scènes presque palpitantes qui se déroulent sous nos yeux… J’ai passé un super moment de lecture, et heureuse d’avoir vu Son vrai visage!

Elle avait toujours cru -avec véhémence, avec grande conviction-que l’unique moyen de changer le monde était de le détruire. 

 

 

Ma note Plaisir de Lecture 9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Babelio et les éditions Harper Colins France pour leur confiance et l’envoi de ce livre!

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La faille du temps, Jeanette Winterson

 

Couverture La faille du temps


Synopsis: 

Dans une ville américaine évoquant la Nouvelle-Orléans en proie à une terrible catastrophe naturelle, un afro-américain et son fils découvrent une terrible scène de crime et un nourrisson, qu’ils décident de sauver et qu’ils baptisent Perdita, la fille perdue. Mais comment ce bébé est-il arrivé là ? 
C’est ce que Jeanette Winterson, dans son style unique, s’applique à démêler dans cette adaptation de la tragédie shakespearienne Le conte d’hiver. Sous sa plume, le roi jaloux du Conte devient un odieux financier londonien paranoïaque et obsédé par la crise de 2008 ; son ami de toujours, le roi Polixenes, un doux rêveur ; Xeno, un créateur de jeux vidéo. Et MiMi, la femme de Leo, une chanteuse à succès. Lorsque Leo se persuade que MiMi et Xeno entretiennent une liaison et qu’il lui faut agir, tous les ressorts de la tragédie sont en place. Superbe réflexion sur l’avidité et le pouvoir destructeur de la jalousie et de l’envie, La faille du temps rappelle l’intemporalité du génie shakespearien et donne à voir l’immense talent de l’auteure.


Ce que j’ai ressenti:

  • Et le temps porte des failles…

Jeanette Winterson s’engouffre dans une oeuvre passée, et nous offre une réécriture captivante de Shakespeare et sa pièce de théâtre Le conte d’hiver. D’une histoire terrible et avec un orage tonitruant, une faille s’ouvre pour que renaisse à l’heure d’aujourd’hui, les protagonistes de cette injustice tragique. Une petite étoile perdue dans notre temps, arrive mystérieusement dans une boite à bébés…Et l’histoire est prête à se rejouer sur un air de jazz…Sauf que l’histoire a déjà été écrite et le destin n’aime pas trop qu’on vienne perturber ses lignes. La folie des hommes sera toujours une inspiration pour les auteurs, mais la romancière Jeanette Winterson apporte dans cette libre adaptation, une touche de poésie et un regain de modernité qui fait de cette lecture, un doux moment de plaisir.

D’après lui, tout l’intérêt du temps était qu’il allait prendre fin-s’il était infini, ça ne serait pas le temps si?

  • Et le temps joue avec les plumes…

Ce que j’ai adoré dans ce roman, c’est toute la magie angélique qui se dégage de ses pages. On plonge dans une version très contemporaine, mais dans une version aussi plus imaginaire, où les anges entrent en scène pour mieux nous éblouir. Déjà, en parlant de plume, celle de Jeanette Winterson est tout simplement magnifique, mais il y en aussi qui tombent du ciel, des plumes, et toute cette métaphore autour des anges déchus et la malédiction d’une vie trop étroite pour l’amour, m’a carrément touchée de ses ailes. Tous ses instants légers où le temps et les anges dansent ensemble, c’était d’une rare beauté et ça rend cette lecture presque méditative sur ce fameux temps qui passe…

-A quoi sert que le temps existe si on n’en a pas?

  • Et si vous preniez le temps…

…De lire cette petite merveille? Il y a de l’amour, de la vie et quelques scènes de tragédie. Nous le savons tous, le cœur à ses raisons que la raison ignore, donc il se peut que la folie de Léo/Léonte vous plonge dans quelques abîmes, que les billets fassent tourner quelques têtes, que la voix de Mimi vous perce le cœur, que la jalousie vous morde les doigts alors que vous tournerez ces pages, mais l’innocence d’une enfant devrait sans doute remédier à ces petits désagréments. Et puis le talent du grand Shakespeare mélangé à celui de Jeanette Winterson devrait bien  vous convaincre d’emprunter La faille du temps. Je suis bien heureuse qu’une tempête ait eu lieu à La Nouvelle-Bohème, si c’était pour lire la fabuleuse histoire de Perdita, et comprendre que le temps est réversible et le pardon, un futur possible.

Le passé est une grenade qui n’explose que quand on la lance. 

 

 

Ma note Plaisir de Lecture 9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Babelio ainsi que les éditions Buchet Chastel pour leur confiance et l’envoi de ce livre.

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Balles Perdues, Jennifer Clement.

Balles perdues par Clement


Synopsis:

Sur le parking d’un camp de caravanes, en plein cœur de la Floride, Pearl vit à l’avant d’une Mercury avec sa mère Margot qui dort sur le siège arrière. Elles se sont créé un quotidien à deux, fait de chansons d’amour, de porcelaine de Limoges, d’insecticide Raid et de lait en poudre. Outre ce lien fusionnel, l’adolescente peut aussi compter sur sa meilleure amie, Avril May, avec qui elle fume des cigarettes volées au bord d’une rivière pleine d’alligators, et sur les autres personnages excentriques des caravanes voisines. Mais cet équilibre fragile bascule à mesure que Pearl prend conscience du trafic d’armes qui s’organise autour d’elle, tandis que sa mère s’abîme dans sa liaison avec Eli, un mystérieux Texan au passé trouble qui prend peu à peu sa place dans la Mercury. 

Dans Balles perdues, Jennifer Clement signe un nouveau roman au lyrisme engagé. À travers le regard d’une jeune fille à peine sortie de l’enfance, elle dénonce avec humour et poésie le sort imposé aux plus démunis et les ravages causés par le marché de l’armement aux États-Unis.


Ce que j’ai ressenti:

  • Balles Perdues, Filles aux vents…

Ce roman est une peinture contemporaine, en monochrome de sucre blanc et poudre noire, d’une Amérique confrontée à la montée en puissance du trafic d’armes. La violence et la vengeance à portée d’un doigt, viennent assombrir ce tableau idyllique de la fusion d’une mère célibataire et de sa fille étrangement diaphane. Margot et Pearl, perdues au milieu de rien, vivent de rêves et de chansons d’amour, au fin fond d’une Mercury Topaz, pendant que les tirs de fusils claquent à toutes heures. Une Perle demoiselle qui danse avec des fusils, et une Demoiselle Douceur se frottant à l’amour sifflant: il est des moments de grâce, qui ne dure qu’un temps…Et cette désynchronisation, s’appelle… Eli.

« -Pearl, mon bébé, a-t-elle dit, je crois au coup de foudre, à l’amour au premier regard. Alors fais bien attention à ce que tu regardes. »

  • Tant de douceur…

Jennifer Clement a une plume guimauve, elle panse avec de jolis mots, les pires traumatismes et, lire cette histoire, c’est sentir le pétillement des grains de saccharose fondre dans la bouche…J’ai adoré la douceur qu’il se dégage de ses pages, et même s’il n’en reste pas moins que l’auteure dénonce un vrai problème de société, cette vie de marginales parfumée au spray Raid et auréolée de souffle magique d’empathie, a su me toucher en plein coeur. Plus efficace encore, que le tir d’une balle meurtrière…J’ai aimé la sensibilité et la manière poétique de Jennifer Clement d’enrober de moelleux, l’énergie négative de ces vies, à l’orée de la société…Il y avait du charme dans ces vies singulières, et je me suis régalée de découvrir une autre façon de vivre, un peu moins commode certes, mais avec un sachet de plus, en liberté suave…

« Ne sois pas trop prudente. On n’est que de la poussière d’étoiles, tu sais. »

  • …Dans un monde de brutes…

On a pleinement conscience, malgré ses deux anges égarées qui voltigent sur la décharge, que la peur et la violence prennent leurs aises, que les accidents sont trop vite arrivés, que la haine envahie les paysages, que les armes font partie du quotidien. Omniprésentes. Clinquantes. Fatales. Le décor est saturé de poudre, d’yeux-revolvers, de détonations assourdissantes, elle est tellement là, cette banalisation de port d’armes, que même la jeunesse n’en mesure même plus les dangers, et se perdent dans ses affres…Cela en est désolant…

« La vie est toujours juste au bord de la mort. » 

Un cri d’alarme, une jolie rencontre féminine, je suis conquise…Il me tarde de lire d’autres livres de Jennifer Clement, et notamment, curieuse de découvrir ses poésies…

 

 

Ma note plaisir de Lecture  9/10

 

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Babelio ainsi que les éditions Flammarion pour leur confiance et l’envoi de ce livre! Ce fut une lecture pleine de charme.

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Les heures rouges, Leni Zumas

Couverture Les Heures rouges


Synopsis: 

États-Unis, demain. Avortement interdit, adoption et PMA pour les femmes seules sur le point de l’être aussi. Non loin de Salem, Oregon, dans un petit village de pêcheurs, cinq femmes voient leur destin se lier à l’aube de cette nouvelle ère. Ro, professeure célibataire de quarante-deux ans, tente de concevoir un enfant et d’écrire la biographie d’Eivor, exploratrice islandaise du XIXème. Des enfants, Susan en a, mais elle est lasse de sa vie de mère au foyer – de son renoncement à une carrière d’avocate, des jours qui passent et se ressemblent. Mattie, la meilleure élève de Ro, n’a pas peur de l’avenir : elle sera scientifique. Par curiosité, elle se laisse déshabiller à l’arrière d’une voiture… Et Gin. Gin la guérisseuse, Gin au passé meurtri, Gin la marginale à laquelle les hommes font un procès en sorcellerie parce qu’elle a voulu aider les femmes.


Ce que j’ai ressenti:

  • A corps et à cris étouffés, la féminité dans tous ses états d’âmes…

Leni Zumas  bouscule les codes de l’écriture dans ce roman choral déstructuré et vibrant de féminité, pour nous présenter cinq femmes… Roberta, Mattie, Susan, Gin et Eivor. Mais ce n’est pas tant leurs prénoms qui importent, plutôt les rôles que chacune incarne.Des rôles où chacune d’entre nous peut se reconnaître.  Fille, Mère, Grand-Mère, Amie, Épouse, Guérisseuse, Aventurière, Sorcière, Exploratrice, Professeure, Biographe…

Des femmes fortes et fragiles, unies dans un destin flou commun, menant leurs vies comme elles l’entendent… En dépit des lois, des logiques, de la société, des conventions, des menaces. Elles vivent, survivent, luttent, en équilibre précaire de leurs vagues d’émotions déstabilisantes…Une solidarité féminine qui se devine dans un regard, un geste, une attention…Pas toujours évidente, et pourtant présente, bouleversante…

Cette lecture se fait au rythme des humeurs, des coups de sang, des caresses et des douleurs intimes…Des bourrasques que seule, une femme peut ressentir. Leni Zumas les place au fil des chapitres, au gré de ses rencontres, avec une délicatesse respectueuse mais aussi avec un brin d’audace enflammé…Elle n’a pas peur des mots, des symptômes, elle enfonce les portes de l’impudique et n’hésite pas à mettre en avant, le fonctionnement du corps féminin.

Aimer la vie comme elle vient. 

  • A corps et à cris révoltés, la féminité dans un avenir éhonté.

Parce qu’il a une touche rougeoyante de dystopie, les femmes de ce roman, sont confrontées à une loi qui va bafouer les droits même, de pouvoir disposer de leurs propres corps. Une menace qui pèse sur leurs vies, leurs choix, leurs envies, leurs horloges biologiques. Et pendant ce temps-là, Les Heures Rouges s’égrainent, les cycles se poursuivent, le sang continue de couler…Et justement, cette interdiction prochaine va se fracasser sur les attentes de ces femmes, qui vivent à leur manière, leurs corps au féminin. Tantôt lasses, désespérées, heureuses, effrontées, indisciplinées, courageuses: Les femmes dans toutes leurs charmantes contradictions…

Elle est subtile, cette étiquette de science-fiction parce qu’il semble qu’on le touche presque du doigt, ce futur nébuleux. On pourrait bientôt voir les erreurs du passé reprendre forme, revivre  éventuellement une nouvelle chasse aux sorcières version : demain. Alors Leni Zumas, avec sa fiction toute contemporaine, nous interpelle sur une des dérives potentielles susceptibles de se produire. Avec talent et une originalité surprenante. Juste des choeurs de femmes, des temps écarlates échoués sur des pages blanches..Libre à chacune et à chacun, de se faire sa propre idée, de se révolter, de s’engager, de ressentir au féminin: Les Heures Rouges.

Le matin rouge où je partis pour Aberdeen, elle dit : « Allez, débarrassons nous de cette fisa défectueuse. » 

 

  • A corps et à cris libérés, la féminité à faire valoir.

En cette rentrée littéraire et au vu de l’actualité internationale, cette histoire a les atouts nécessaires pour vous séduire. A l’instar de sa luminosité dans cet avenir obscurantiste, cet enjeu de découvrir un roman féminin, fort et engagé va réjouir tout un lectorat qui aurait envie de matière à réfléchir sur nos problèmes de sociétés passés ou à venir.

J’ai beaucoup aimé la sensibilité et la portée psychologique que Leni Zumas apporte dans son premier roman. Il y a comme une urgence dans ces morceaux de vies choisis, une urgence pour que les femmes prennent à cœur leurs libertés, une urgence pour faire changer les mentalités…

Alors, de toute urgence, vous aussi, découvrez Les Heures Rouges! Coup de Coeur!

 

 Et l’écume des vagues vire au rouge.

 

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Babelio ainsi que les éditions Presses de la cité pour l’envoi de ce livre. Ce fut une lecture captivante!

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L’enfant de poussière, Patrick K Dedney. (LC avec Cannibal Lecteur).

Couverture L'enfant de poussière


Synopsis:

La mort du roi et l’éclatement politique qui s’ensuit plongent les primeautés de Brune dans le chaos. Orphelin des rues qui ignore tout de ses origines, Syffe grandit à Corne-Brune, une ville isolée sur la frontière sauvage. Là, il survit librement de rapines et de corvées, jusqu’au jour où il est contraint d’entrer au service du seigneur local. Tour à tour serviteur, espion, apprenti d’un maître-chirurgien, son existence bascule lorsqu’il se voit accusé d’un meurtre. En fuite, il épouse le destin rude d’un enfant-soldat.


Pourquoi je l’ai choisi:

J’avais repéré cette lecture, chez une autre copinaute passionnée Dealer de lignes et elle m’a convaincue de découvrir cet auteur, puis quand ma binôme préférée adorée, Belette ET Cannibale,  a accepté ma demande de LC, j’étais encore plus motivée! Clairement cette couverture sublime, est la raison de mon attirance vers cette lecture! Je tiens à remercier très chaleureusement Babelio ainsi que les éditions Le diable Vauvert qui m’ont permis de découvrir ce livre, via l’opération Masse critique!

 

Ce que j’ai ressenti:…Naître Poussière, et devenir Lumière…. 

  • Lune Tranquille: Syffe, L’enfant de Poussière vivote dans les rues de Corne-Brune, avec l’insouciance de l’enfance, accompagné de sa fratrie d’infortune: Cardou, Brindille et Merle. D’amitiés sincères en amour naissant, il grandit chichement, mais relativement heureux au sein de la ferme Tarron. Mais le temps de l’innocence va bientôt se finir et, à force de courir les rues et afficher une curiosité sans vergogne: les Lunes vont changer…

« L’espoir de jours meilleurs n’étaient pas une chose intangible, lorsqu’on attendait, comme nous, après de minuscules bonheurs. »

  • Lune des neiges: 4 livres/ 4 lunes changeantes, et autant d’étapes de vie difficile pour cet enfant syffelin un peu trop malin pour son propre bien…. Il va tour à tour, être sous l’influence de trois hommes charismatiques, (Hesse, Nahirsipal et Uldrick) qui vont tantôt l’initier, le former, le manipuler, mais l’aimer aussi, un peu, malgré les coups (durs) qui pleuvent…C’est un très beau roman d’apprentissage qui nous raconte avec une plume magnifique, le parcours d’un enfant miséreux. D’espion en apprenti chirurgien, à graine de guerrier, Syffe est un gamin attachant, au destin étrange, dans un Moyen-âge revisité où les conditions de vies sont rudes, mais pire encore, est cette atmosphère permanente de violences dans lequel, il essaye de se faire une place…

« Il y avait l’odeur aussi, l’odeur âcre de la civilisation, qui reniflait le feu et l’ordure et la merde moisie. »

  • Lune des labours: Dans ce premier tome de Fantasy, l’enseignement de Syffe est riche d’expériences et de savoirs, mais surtout il ouvre la voie sur la perspective de penser par soi-même. Il y a des graines lancées au vent, qui fleurissent dans son esprit, et il grandit, avide de leçons et de lectures, avec plus de perspicacité sur la religion, la politique, la notion de liberté. Malgré cette vie de rien, faite de trahisons blessantes et de pertes effroyables, l’intérêt de cette lecture se situe bel et bien, dans le lent cheminement du héros de pouvoir s’affranchir de la haine, de la servitude, de l’ignorance.

« Un bel esprit ne sert à rien, si on ne s’en sert pas. »

  • Lune glanante: S’il est vrai que ce livre recèle de richesses indéniables, on peut y sentir aussi quelques longueurs. Il y a une beauté exceptionnelle, des scènes de vies époustouflantes, des émotions bouleversantes, mais quelques fois, cela manque de dynamisme. Pour autant, je me suis attaché à cet enfant et il y a beaucoup de mystères encore à découvrir, (j’ai hâte d’en savoir plus sur Elle),alors je serai très curieuse de lire la suite de ce Cycle de Syffe…

« C’est une chose étrange, la vie. »(…). « Les certitudes changent. Même celles pour lesquelles on a donné le plus. » 

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

 

Titre : L’enfant de poussière

Auteur : Patrick K. Dewdney
Édition : Au diable Vauvert (17/05/2018)

Résumé :
La mort du roi et l’éclatement politique qui s’ensuit plongent les primeautés de Brune dans le chaos. Orphelin des rues qui ignore tout de ses origines, Syffe grandit à Corne-Brune, une ville isolée sur la frontière sauvage.

Là, il survit librement de rapines et de corvées, jusqu’au jour où il est contraint d’entrer au service du seigneur local. Tour à tour serviteur, espion, apprenti d’un maître-chirurgien, son existence bascule lorsqu’il se voit accusé d’un meurtre.

En fuite, il épouse le destin rude d’un enfant-soldat.

Critique de Cannibal Lecteur
Une petite incursion dans le monde de la Fantasy, ça ne fait jamais de mal quand on apprécie le genre.

Je pense que même ceux qui n’ont pas l’habitude de ce style là trouveront à boire et à manger dans ce roman car l’univers décrit est plus proche du Moyen-Âge que de la fantasy pure et dure, car ici, pas de magie.

Commençons par ce qui m’a plu dans le roman, notamment les personnages, surtout celui de Syffe, jeune orphelin de dix ans, plus habitué à recevoir des insultes (il est « teinté ») ou la menace de se faire couper la main, que de recevoir de l’aide ou des marques d’amitié.

Syffe n’a rien d’un héros, il est maigrichon, grognon (parfois), faible, se laisse emporter par ses émotions et dans ce monde qui ne fait pas de cadeau, ce monde où il faut essayer de survivre, les enfants doivent vite passer au stade « adultes » et Syffe devra le devenir, lui aussi, à l’âge de dix ans.

L’écriture de Dewdey m’a enchanté, c’est un excellent conteur, mais, et c’est là que le bât a blessé, j’ai trouvé que ce pavé de 625 pages avaient un peu trop de longueurs et j’ai eu du mal à en venir à bout tant certaines parties étaient longues.

Ajoutons à cela que durant trois jours, je n’ai pas eu le temps de lire une seule ligne (réanimez-en certains, c’est violent ce que je viens de confesser), vous comprendrez que j’étais contente d’en venir à bout, surtout que le côté politique de l’histoire m’a un peu barbé (pour une fois que la politique me barbe dans un roman !!).

C’est donc fort mitigée que j’ai terminé ce roman. Pas de regrets de l’avoir découvert, d’avoir rencontré des personnages intéressants (Syffe, Uldrick le guerrier Var, le première-lame Hesse, le chirurgien Nahirsipal Eil Asshuri), d’avoir fait un long voyage semé d’embûches et de quelques réflexions philosophique.

Oui, j’ai apprécié le voyage, l’aventure, ainsi que les révélations qui parsèment le roman, quand notre jeune Syffe reçoit la lumière de Sherlock Holmes et comprend ce que nous n’avions pas toujours soupçonné, mais purée, que c’était long et même sur la fin, alors que ça bougeait beaucoup plus, j’avais du mal à terminer, un peu comme un cheval qui a marché trop longtemps et qui peine à arriver à l’écurie.

Dommage parce que ce roman trônait en haut de ma PAL et qu’il avait reçu des bons échos de la part de copinautes.

À voir maintenant si je continuerai la route avec Syffe, afin de ne pas rester sur cet insoutenable suspense, ou si je passerai mon tour.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019) et Le challenge British Mysteries (Janvier 2018 – décembre 2018) chez My Lou Book (auteur anglais).

 

Kant tu ne sais plus quoi faire, il reste la philo, Marie Robert.

Kant tu ne sais plus quoi faire il reste la philo par Robert

Pourquoi je l’ai choisi: 

Au hasard d’une ballade Instagram, j’ai repéré le compte de cette professeure de philosophie. J’ai adoré la sensibilité de ces posts, et l’idée que @philosophyissexy. Poussée par la curiosité, j’ai voulu découvrir son livre. Je remercie chaleureusement Babélio et les éditions Flammarion pour cet envoi via la Masse Critique!

Synopsis: 

Passer toute sa journée chez Ikea, rencontrer ses beaux-parents, se faire larguer au café, cohabiter avec son ado, faire un peu trop la fête… Autant de situations qui peuvent nous déboussoler. Que faire pour éviter la crise de nerf ou de larmes ?
Et si vous invitiez Platon, Spinoza, Nietzsche et leurs amis pour évoquer toutes ces questions du quotidien ? Qu est-ce que Kant aurait répondu à un texto de rupture ? Aristote aurait-il repris une vodka ? L’herbe est-elle plus verte chez Épicure ? Les philosophes quittent enfin leurs bibliothèques pour devenir nos complices. 
Douze récits, douze concepts, douze philosophies pour nous aider à réagir avec humour à toutes les surprises de la vie. 
Marie Robert enseigne la philosophie et le français aussi bien à l’université qu’au lycée.

Ce que j’ai ressenti: …Un apaisement bienfaiteur…

Kant, tu te sens oppressée par un quotidien morne, il reste encore…les enseignements des plus sages qui sont passés avant toi. Ces philosophes qui ont vu leurs écrits traverser le temps, parce qu’ils parlaient d’une certaine vérité…Alors, Kant tu ne sais plus quoi faire, il reste la philosophie pour t’aider à mieux comprendre les turbulences des sentiments humains…

La fièvre du samedi soir, qu’importe le taux d’ivresse pourvu qu’on ait l’euphorie.

Marie Robert dans ce recueil de philosophie remet au goût du jour, avec des exemples bien concrets de nos vies actuelles, les courants de pensées. Et sans doute, parce qu’elle le fait avec tellement de respect et de simplicité, que Kant et autres penseurs deviennent accessibles, compréhensibles, follement inspirants . Quelques petits encadrés concis, la fraîcheur et du pep’s en plus, cette professeure nous donne l’envie de les connaître mieux ces philosophes, nous enseigne en 12 points, la force de leurs idées et nous déculpabilise face à nos petites manies quotidiennes. Un programme réjouissant et une belle introduction à la philo!

Le bonheur, c’est se recentrer sur les choses simples autour de nous, les apprécier et savoir se réjouir du fait qu’on existe.

J’ai adoré parce que c’est fun, actuel, et très instructif. C’est une façon intéressante d’aborder la philosophie, et elle devient d’autant plus efficace car, on comprend mieux son effet bienfaiteur, apaisant. Je ressors de cette lecture avec plus de perspicacité, plus de sagesse, et plus de calme en moi. Il y a dans la vie, une course effrénée (et épuisante)  pour atteindre le bonheur, l’amour, le dépassement de soi, la résilience, l’acceptation de la mort et que toutes ses étapes de vies sont autant de sources d’angoisse, mais avec ce petit livre, j’ai eu quelques clefs pour appréhender au mieux, ses moments de stress intenses. Merci Marie Robert et, surtout merci aux 12 philosophes pour avoir laissé au monde, une trace de leurs réflexions intenses…Qu’elles nous inspirent encore longtemps…

Mill mercis pour ce cadeau.

 

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

 

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En Féérie, il brille quelques poussières…

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