Moi, j’irai dans la lune et autres innocentines. René de Obaldia

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Pourquoi nous l’avons choisi:

Cette proposition de lecture est tombée à pic dans notre petit univers! Entre curiosité de la poésie et illustrations farfelues, j’avais bien hâte de faire découvrir tout cela, à ma petite Princesse…

Synopsis:

Poèmes pour enfants et quelques adultes. 

Morceaux choisis des Innocentines, poésies facétieuses de René de Obaldia, membre de l’académie française, délicieusement illustrés par Emanuelle Houdart.

Ce que nous avons ressenti:

Un peu de folie douce, un pince d’imagination, une tasse d’innocence et une destination de rêve : Moi, j’irai dans la lune est un souffle d’air frais dans le rayon Jeunesse, et c’est plaisant à se laisser embarquer sur les vagues de rimes! Entre les illustrations adorablement rétro et les mots désuets, ce voyage en innocentines, a un petit goût de passé mais reste encore une très belle découverte actuelle, et cette réédition avec sa double couverture est si mignonne…On saute à pieds joints dans l’enfance, ses petites interrogations mutines, cette irrésistible gourmandise et la joie virevoltante: une délicieuse sucrerie dans un petit format de 60 pages.

Mais d’un seul coup j’ai bien vu
Un navire dans le ciel
Traîné par une sauterelle
Sur des vagues d’arc-en-ciel!

Nous avions comme une envie de poésie avec Jazzelfique, alors ce titre c’était une bonne expérience pour la sensibiliser aux rimes, à la douceur et aux rires enfantins. C’est tantôt drôle, et quelques fois impertinent, rétro mais toujours dans le vent, ce petit recueil est un plaisir à découvrir dans ce moment si particulier de l’histoire du soir entre mère et fille. Nous avons apprécié les ritournelles, les jeux de mots malicieux, les découvertes du vocabulaire ancien ou réinventé. A haute voix, la poésie prend du sens, des intonations toniques, de la musique, nous nous sommes régalées!

Nous sommes tombées d’accord sur notre poésie préférée « Petite conversation téléphonique » qui était remplie d’humour et d’espièglerie. On vous conseille bien sûr, cette drôle de lecture pour égayer vos « Ouiquenne », et peut essayer de spike angliche, de faire de belles aventures aux cotés de Pétronille, tout en vous délectant de confituresPassez un joli moment avec René de Obaldia !

Notre note Plaisir de Lecture  8/10

Remerciements:

Je tiens à remercier les éditions Grasset Jeunesse pour l’envoi de ce livre! Ce fut une lecture très plaisante!

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Une vie sans fin, Frédéric Beigbeider.

Une vie sans fin

Pourquoi je l’ai choisi : 

J’étais très curieuse de connaître enfin cet auteur. J’adore la couverture, mais à réception, quelle joie de voir une édition avec la couverture cartonnée: toujours un plaisir d’avoir un livre tout spécial…

Synopsis:

«  La vie est une hécatombe. 59 millions de morts par an. 1,9 par seconde. 158  857 par jour. Depuis que vous lisez ce paragraphe, une vingtaine de personnes sont décédées dans le monde – davantage si vous lisez lentement. L’humanité est décimée dans l’indifférence générale.
Pourquoi tolérons-nous ce carnage quotidien sous prétexte que c’est un processus naturel  ? Avant je pensais à la mort une fois par jour. Depuis que j’ai franchi le cap du demi-siècle, j’y pense toutes les minutes.
Ce livre raconte comment je m’y suis pris pour cesser de trépasser bêtement comme tout le monde. Il était hors de question de décéder sans réagir.  »
  F.  B.

Contrairement aux apparences, ceci n’est pas un roman de science-fiction.

Ce que j’ai ressenti: 

La mort est une image fractale: on plonge dans une figure mathématique qui se démultiplie à l’infini. 

Si la perspective de l’immortalité vous branche, Frédéric Beigbeder se fera votre guide dans cette quête incroyable, et Une vie sans fin, prend soudain des airs de vérités stupéfiantes. Derrière une peur atroce de son extinction, il explore toutes les options dont la science dispose pour enrayer un phénomène irrévocable, avec une tendresse touchante. Un homme revenu de ses frasques, effrayé, plus sage, amoureux et père aimant, qui veut tenir une promesse utopiste faite à sa fille: celle de ne pas mourir…S’ouvre ainsi des voyages de par le monde, et des rencontres totalement incroyables: Une expédition aux frontières du réel…

« La mort est un truc de paresseux, il n’y a que les fatalistes pour la croire inéluctable. »

Ce que je retiendrais de cette lecture, c’est la folle avancée de la science et mes éclats de rires. J’ai adoré l’humour de cet homme, et c’était un sacré baume en voyant les vertigineuses possibilités aux limites très floues de la morale, qui dépassent carrément la science-fiction. L’auteur nous ouvre un espace très privé des chercheurs, où le transhumanisme s’invite à la table, où leurs projets deviennent fous presque insensés, il met la lumière sur leurs travaux en cours et les futures possibilités pour la santé…Les recherches sur l’ADN, les études de pointes des gènes et du sang, les essais de greffes et des implants: toutes ses expériences donne quelque peu le tournis, surtout que l’on sait qu’elles ne sont pas toutes légales à l’heure d’aujourd’hui, mais seront bel et bien le futur de demain…Une virée très enrichissante, mais avec l’impertinence de ce Monsieur Beidbeder en prime, cela donne un cocktail explosif détonnant pour encore plus de plaisir de lecture!

Aurais-je perdu le goût du vide?

Pour une première découverte de cet auteur, c’est une belle surprise! J’ai eu mon compte d’émotions fortes entre rires, douceur, et frissons.  Flirtant étrangement entre fiction et science-fiction, cette lecture lève le voile sur une infinité de possibilités futures pour troubler la fatalité de la mort, et c’est fascinant!  Souhaitons à cet homme, un poil névrosé mais terriblement touchant, le succès d’Une vie sans fin

Depuis que chaque être humain est un média, tout le monde veut exercer cette domination sur son prochain. Partout. 

Meilleurs moments du livre:

  • La théorie pertinente sur Le Selfisme. Frédéric Beigbeder m’a bluffée par tant de perspicacité sur ce phénomène de société actuel, qu’il illustre d’exemples et d’arguments avec une grande intelligence.
  • Les listes glissées dans l’intrigue qui viennent rajouter une touche de fraîcheur décalée.

 

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 8/10

 

Remerciements: 

Je tiens à remercier Alina Gurdiel ainsi que les éditions Grasset pour l’envoi de ce livre! ce fut une lecture enrichissante.

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Miss Pook et les enfants de la lune, Bertrand Santini.

Pourquoi je l’ai choisi :

Cette magnifique couverture m’a tapée dans l’œil, et cet auteur Jeunesse, j’avais hâte de le découvrir enfin, étant donné les bons retours des lecteurs…

Synopsis:

Paris, 1907…
Miss Pook est une sorcière. Sous l’apparence trompeuse et charmante d’une jeune fille anglaise, elle se fait embaucher comme gouvernante par une riche famille parisienne. Manipulatrice hors pair, Miss Pook a le projet diabolique d’enlever les enfants dont elle a la charge. Sa nouvelle victime se prénomme Elise et Miss Pook parvient à convaincre cette fillette de dix ans de quitter la terre pour vivre avec elle dans son château, sur la lune. Elise découvrira bientôt que la lune est une « résidence d’âmes » et fera la rencontre de personnages de légendes tels que le Sphinx, le Faune, un dragon ou des Vampires…

Ce que j’ai ressenti:…Extraordinaire envolée enchanteresse…

Laissez votre imagination vagabonder dans les rues de Paris, en 1907, sous les pieds de la Tour Eiffel, et levez un peu vos yeux, vers le ciel…Est-ce qu’une excursion à dos de dragon ne serait pas la plus palpitante des aventures? Et cette destination lunaire, ne serait-elle pas la plus fabuleuse? Et si vous tentiez le temps d’une lecture, de replonger dans les plaisirs de l’enfance insouciante, est-ce que vous suivriez, vous aussi, l’extravagante Miss Pook?  Voudriez-vous bien connaître, vous aussi,  le secret des Enfants de la Lune?

Nous ne voulons plus faire partie d’un monde où règnent la cupidité et l’injustice. 

J’ai tenté ce voyage fantastique, et je dois dire que je reviens de cette expédition avec des étoiles plein les yeux, et quelques bonnes impressions dans le sac à dos, mais surtout avec un petit carnet bestiaire de créatures légendaires plutôt fourni! Cette première virée sur les anneaux de Goldorillon fût une enrichissante surprise, toute autant qu’un plaisir de faire la connaissance d’êtres de la Nuit, exilés sur la Lune, encrassé sous la poussière terrible de l’oubli…

J’ai adoré la sensibilité et la plume de Bertrand Santini, sa façon de revisiter les mythes et légendes pour émerveiller son jeune public, la portée philosophique et humaine qui se cache entre les lignes. Il a une folle imagination qui joue souvent entre ombres et lumières, balaie toutes les attentes d’un revers de queue de dragon, souffle sur le feu de l’intrépidité et envoie du rêve quand la réalité est trop brutale… Dans les failles de l’extraordinaire, il glisse de jolies pensées pertinentes, tout en injectant une bonne dose d’amour et fait la part belle à ses tourments intérieurs qui habitent la petite enfance…C’est un vrai souffle de fraîcheur que ce premier épisode de ses enfants perdus…Vite, vite la suite, je veux retourner sur la Lune…

La haine est une défaite, mes enfants. 

 

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Madame Vanguelov ainsi que les éditions Grasset Jeunesse pour l’envoi de ce livre! Merci de leur confiance, ce fût une lecture féerique!

 

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Barbara, roman Julie Bonnie.

Couverture Barbara, roman

Pourquoi je l’ai choisi:

J’ai été très touchée de recevoir ce livre dédicacé par l’auteure, encore une fois, c’est une très belle surprise! Je remercie du fond du cœur, Julie Bonnie ainsi que la maison d’éditions Grasset, qui me régale de cette jolie attention. C’est toujours un plaisir!

Synopsis:

« Ma mère écoutait Barbara, le dimanche matin, fenêtres grandes ouvertes, volume à fond. Depuis toute petite, je suis imprégnée de ses mots, de sa voix, de ses mélodies. En grandissant, ses paroles ont pris de nouveaux sens mais ne m’ont jamais quittée, jusqu’à ce que je devienne chanteuse, jusqu’à ce que j’écrive mes propres chansons.
Dans ce roman, inspiré de ses débuts, je voulais percer le mystère de l’énergie exceptionnelle qui habitait Barbara, une alternance de néant sombre et d’explosion de lumière. Je voulais raconter sa quête, sa détermination malgré les failles, malgré les drames.
Je me suis immergée dans ce personnage que j’admire profondément, pour la comprendre, lui rendre hommage.
J’ai joué avec la réalité, sa biographie, ce qui a été dit, ce qu’elle-même a dit dans ses mémoires, et la fiction, la place que Barbara prenait dans mon imagination. Je l’ai mise en scène, j’ai inventé, afin de me trouver au plus près d’elle, de transformer cette partie de sa vie en roman.
Barbara est née Monique Serf. La chanteuse illustre est une création, une extension d’elle-même. Pendant des années, elle s’est cherchée, elle a tourné autour de son personnage. Pendant des années, la vie l’a propulsée sur scène, jusqu’à ne lui laisser aucun choix.
De l’enfant juive cachée pendant la guerre à la création de la chanson Nantes, comment est-elle devenue Barbara ? »

Ce que j’ai ressenti:…Déploiement d’ailes noires…

 

« Un beau jour ou peut être une nuit
Près d’un lac, je m’étais endormie,
Quand soudain, semblant crever le ciel,
Et venant de nulle part, surgit un aigle noir »

Ces paroles, cette voix…Répertoire incontournable de la chanson française…Mais si on connaît la chanson, connait-on l’artiste tourmentée qui se cache derrière?  Julie Bonnie nous raconte le destin d’une petite fille jusqu’à la grande dame en noir, en toute intimité, presque comme une confidence, avec pudeur et toute la douceur dont elle a le secret…Entre biographie et romance, on plonge dans l’histoire d’une femme, qui a un rêve :devenir chanteuse. Dans ses pages, on se rend compte des sacrifices, des tourments qu’elle a subi, tout ce qu’elle vit avant: la consécration…On découvre Monique avant Barbara, la personne avant l’artiste, la petite fille avant la femme…

Souvent derrière les paillettes, se cache de grandes blessures, de profonds traumatismes et pourtant, on n’en voie rien, une fois que le rideau se lève. On sent toute l’admiration de Julie Bonnie pour Barbara, et elle nous dévoile toute l’intimité de cette artiste, ses failles, son histoire. C’est touchant, parfois bouleversant. On retrouve la plume sensible de cette auteure, sa manière de mettre en lumière la féminité, un bien joli hommage!

Comme à chaque fois, j’ai lu d’une traite le dernier roman de Julie Bonnie. J’ai apprécié sa manière poétique de présenter la musique, écouter à travers les lignes ce piano bienfaiteur, entendre derrière les paroles, toute la violence en noir…Barbara a pris son envol, pour vivre son rêve, et même avec un cœur chagrin, on lui souhaite encore de tournoyer avec magnificence dans les enceintes…

« Joue, piano, joue. »

Ma note de Plaisir  8/10

 

Un fils parfait, Mathieu Menegaux.

Couverture Un fils parfait

Pourquoi je l’ai choisi:

Les éditions Grasset me font encore l’honneur de leur confiance pour lire en avant-première, leur dernière parution: un auteur qui m’avait déjà marquée, par sa plume, Mathieu Menegaux.

Synopsis:

Maxime a tout réussi : de brillantes études, une carrière fulgurante, il est un mari aimant et un père attentionné. Un fils parfait. Un homme au-dessus de tout soupçon. Si bien que, lorsque sa fille, Claire, dénonce ses agissements à sa mère, en la suppliant de la protéger, Daphné tarde à la croire. L’amour qu’elle porte à Maxime la conduit à refuser l’évidence pour préserver sa vie et son confort.
Pourtant les soupçons se confirment, le doute se dissipe et les faits vont pousser Daphné à réagir. Mais il est trop tard. Maxime, fort de cette façade d’homme irréprochable, a manipulé la police et la justice afin de les retourner contre la mère de ses enfants. Daphné livre sa version de l’histoire à sa belle-mère. Elle reprend les éléments un par un, depuis les débuts amoureux avec Maxime, jusqu’à la confrontation sans merci. Jusqu’où une mère doit-elle aller pour protéger ses filles et faire valoir ses droits, lorsque personne n’accepte de la croire ? Quelles épreuves Daphné va-t-elle devoir traverser pour récupérer Claire et Lucie ?

Ce que j’ai ressenti:…L’envers du décor d’une vie parfaite…

Déjà, la lecture de Je me suis tue avait été un choc, mais avec Un fils parfait, Mathieu Menegaux confirme son talent, et me renverse encore une fois, me bouleverse le cœur…Il choisit toujours des sujets difficiles, des personnages féminins, empreints de sensibilité qui subissent un raz-de marée dans leur quotidien, et nous livre avec pudeur, leurs intimes pensées…

Ce n’est pas le genre de lecture dont on ressort tout à fait indemne, on ne peut pas passer à autre chose, car même le livre une fois refermé, il vous reste encore cette sensation de malaise…Lire un livre de Menegaux, c’est ouvrir un témoignage qui a priori, est de la fiction, mais dont on sait qu’il ressemble que trop bien à cette réalité fracassante, et terriblement, fatalement, s’inspire d’un fait réel…Il a juste le pouvoir en tant qu’écrivain de donner une voix pour toutes ses victimes, et peut être une issue plus heureuse…

Avec ce fils parfait, on peut clairement s’apercevoir qu’il y a un certain problème dans la Justice, qu’elle a sans doute la vocation d’être impartiale, mais qu’elle est bien imparfaite, car faite par les hommes…Avec ce témoignage, on se rend compte de ses failles, et il me semble ahurissant que cette femme se retrouve ainsi démunie, face au système judiciaire, dans le combat qu’elle mène. Tout cela, à cause des non-dits, de tabous, elle se retrouve seule contre tous, et cette lettre qu’elle envoie est une bouteille à la mer, l’ultime cri de désespoir pour qu’enfin les mentalités et les lois françaises changent, protègent ce qui il y a de plus précieux en ce monde : l’innocence…

J’ai bien sûr, cru y laisser toutes mes larmes dans ses pages…Daphné croyait vivre un rêve éveillé, mais quand elle se rend compte que sa vie est un cauchemar, on n’a d’autre choix que de lire son expérience face à l’immonde, impossible de lâcher le livre, c’est ce qu’on peut faire de mieux, éviter à tout prix l’indifférence…

Ce livre sera en librairie le 1 février, et je vous conseille fortement, avec la gorge encore serrée, cette lecture, même si elle est bouleversante…

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les Editions Grasset pour l’envoi de ce livre! Et en plus, je l’ai reçu dédicacé par l’auteur, j’étais aux anges d’avoir cette excellente surprise dans ma boite aux lettres….

 

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Alice et les orties, Julie Bonnie.

Couverture Alice et les orties

Pourquoi je l’ai choisi:

J’adore Julie Bonnie (depuis son tout premier roman), et aujourd’hui elle me le rend bien, puisque c’est avec une totale surprise que j’ai reçu son dernier livre en avant première! Je ne vous dis pas comme j’étais émue! Merci infiniment donc à elle, ainsi qu’aux Editions Grasset de leur confiance pour mettre ce petit livre en avant sur mon blog!

Synopsis:

Alice est envahie par son histoire, une sale histoire dont elle voudrait tant se débarrasser. Parce que le silence tue, que la honte étouffe, Alice se met en quête des mots pour écrire son récit, puis le brûler, l’évincer une fois pour toutes de sa vie. Comment trouver les mots qui racontent l’indicible ? Sur le chemin d’Alice, on croise des monstres, des morts, des personnages loufoques. Tous vont l’aider à comprendre enfin ce qui lui est arrivé. Pour raconter l’indicible, un conte poétique, magique et tendre.

Les personnages:

Alice nous émeut par sa blessure sur laquelle elle n’arrive pas à mettre les mots pendant plus de trente ans. Elle reste étonnamment pudique, nous délivre son message à force de métaphores: Poétique…

Tallulah, j’ai aimé sa façon de voir la vie, de lui faire un pied de nez comme cela, d’être irrévérencieuse.

J’ai eu un petit coup de coeur pour Achille! Je l’ai adoré dans sa défense des jolis mots, dans son apparence étonnante, dans son soutien à Alice…

Ce que j’ai ressenti:…Une douce lecture urticante…

« L’histoire était-elle un virus? S’est-elle, avec le temps, adaptée à mon organisme, à ms cellules est-elle incrustée dans tout ce que je suis maintenant? »

Encore une fois, cette auteure m’a emportée dans sa sensibilité, dans ses écrits gracieux. En se frottant au conte, elle nous transmet le gratouillement d’une histoire qui dérange. Sous l’apparence d’un méli mélo , elle fait apparaître des êtres étranges, des rencontres loufoques tout comme une certaine autre Alice…

J’ai été touchée de son intention de se faire imaginative pour parler d’un sujet difficile, de faire de la création pour dénoncer cet acte immonde , de donner de la force aux victimes pour faire exploser cet empoisonnement. J’ai trouvé que les illustrations simples et aérienne de Robin Feix ajoute plus de poids à leurs démarches de libération…

« J’ai parfois été cruelle. Pour rendre. Mais on ne se débarrasse pas des blessures en blessant. »

Nous sommes juste heureux de n’avoir pas vu cette histoire partir en fumée, car même si le sujet est brûlant, la douceur que Julie Bonnie dans ses pages, en fait un agréable voyage…

 

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 8/10

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Babayaga, Toby Barlow

Couverture Babayaga

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Pourquoi je l’ai choisi:

Rien qu’avec le pitch, j’ai été très intriguée… et prête à me lancer dans cette drôle d’aventure.

Synopsis:

Paris, 1959. Un homme est retrouvé empalé sur la grille d’un jardin public. La Ville Lumière plonge dans les ombres, envoûtée par les babayagas, sorcières venues du fond des siècles et des steppes russes. L’inspecteur Vidot enquête. Mais qui se frotte aux babayagas s’y pique, et voici bientôt notre Colombo des faubourgs transformé d’un coup de baguette magique… en puce, contraint de poursuivre sa diabolique et charmante ennemie en sautant de chien en rat. Son chemin croisera celui du naïf Will Van Wyck, jeune publicitaire américain expatrié travaillant à son insu pour la CIA et empêtré dans un imbroglio dont seule l’ensorcelante Zoya semble pouvoir le sortir – à moins qu’il ne soit sa prochaine proie… Après une entrée fracassante en littérature avec une épopée en vers libres sur des meutes rivales de loups-garous à Los Angeles (Crocs), Toby Barlow détourne cette fois le roman d’espionnage et les contes folkloriques. Fable délirante menée tambour battant, entre Kafka et Ratatouille, Boulgakov et La Panthère rose, Babayaga est aussi un grand roman sur les pouvoirs surnaturels de l’amour et, à sa manière retorse, un grand roman féministe.

Les personnages:

Zoya et Elga, en plus d’apporter une touche féminine puissante, elles nous emmènent  sur des chemins magiques. Quels personnages!!!!!Vraiment un coup de cœur pour ses dames sorties des contes lointains.

Will, il m’a fait rire avec sa naïveté, et ses yeux de merlans frits devant la Belle….

Vidot, alors lui, je lui tire mon chapeau. Un homme amoureux, c’est juste trop mignon à voir!!!!!En plus, c’est un flic investi jusqu’aux os, et le suivre c’est mordre la vie à pleines dents!!!!

Petites précisions elfiques: La Baba Yaga

La baba Yaga est la figure féminine surnaturelle la plus fréquente du conte russe. Elle en est même typique, n’existant pas ailleurs (ni dans la littérature russe, ni dans le reste du folklore). Les folkloristes russes en ont donné diverses interprétations, depuis la divinité chasseresse jusqu’à la simple sorcière, en passant par le chef travesti du rite d’initiation des sociétés primitives, comme le veut Vladimir Propp. Bien que toujours vieille, elle revêt des aspects différents. Elle a une fonction double, étant à la fois l’adversaire du héros et la principale donatrice. Propp distingue 3 baba Yaga. Mais il y en a au moins 6. (cf page de Wikipédia)

Ce que j’ai ressenti…Une Alchimie extraordinaire…

J’ai tellement adoré l’univers que j’ai voulu y rester des heures, dégustant chaque instant de plaisir, écourtant mon temps de lecture pour mieux rester auprès du folklore de la Babayaga. J’aurai voulu que rien ne m’arrête, si ce n’est l’envie d’avoir enfin le fin mot de l’histoire, mais Quelle Histoire!!!! Un moment magique, un énorme coup de cœur, un fabuleux livre!!!!

Je crois que ce qui m’a le plus plu en fait, c’est ce mélange tonitruant de genres!!!C’est un thriller, mais teinté de de poussière magique , un roman d’espionnage derrière un conte, une histoire d’amour dans un tourbillon surréaliste. Me demandez pas comment ça marche, mais je vous prie de croire que ce cocktail est enivrant!!!!!Diaboliquement survolté, tout en charmes et en chansons, on suit ses pauvres hommes dans la danse suave de ses dames mystérieuses. On le savait, Paris  a un côté irrésistible, mais si Elga, et surtout Zoya se promènent dans ses rues, le sortilège n’en sera que plus grand. A bien y regarder, si l’on voit autant d’hommes aux regards perdus, c’est sans doute de leurs faits…

Quelle ville merveilleuse, envoûtante jusque dans ses scènes de rues les plus simples. Ces moments d’une beauté singulière, se perdaient presque dans la multitude de splendeurs.p230

Toby Barlow joue beaucoup de l’amitié franco-américaine. Après avoir vu le reportage de Canal + sur le French Bashing, j’y ai mieux vu les petites attaques et gros clichés, que se livrent depuis un moment, ses deux puissances. On voit les piques, mais aussi l’admiration pour cette Ville Lumière. C’était amusant à suivre, et j’aurais rater, sans cette émission, une partie de l’humour et des subtilités dans ses pages.

L’adultère était monnaie courante dans la société française, aussi banal que la lamelle de citron qu’il prenait quotidiennement dans son thé matinal.Il considérait néanmoins que tromper sa femme était signe de faiblesse et de manque d’imagination. Nimporte quel idiot pouvait séduire, mais il fallait avoir de l’esprit pour vraiment aimer et connaître sa partenaire. p49

Assise en voiture avec l’Américain, elle eut le sentiment qu’il était peut être temps pour quelqu’un de repartir à la conquête d’un Nouveau Monde car , après avoir bâti leurs villes tout le long du pacifique, ces Américains paraissaient ne penser qu’à courir tous azimuts, se bousculant telle une horde de porcs bien gras, devenus depuis longtemps trop gros pour leur répugnante porcherie. p365

L’auteur nous livre certes un grand roman féministe, mais je lui ai trouvé une écriture révérencieuse envers la gent féminine, une sorte de bouquets de roses offertes à toutes les femmes de ce monde. Il leur rend un bel hommage, s’inclinant devant tous les stratagèmes qu’elles peuvent avoir, et mise tout sur l’amour et ses caprices. Il a de si jolies expressions, tant de poésie dans ses mots, c’était un plaisir de sentir de la douceur dans ses lignes. Je suis vraiment tombée sous le charme de sa plume, la qualité de son intrigue, la richesse de ses métaphores.

Il inspira l’odeur profondément avec délice comme s’il s’abandonnait à son étreinte romantique.(…) Qui pouvait vouloir pécher alors que le parfum d’une simple fleur apportait tant de satisfaction?p374

Pour autant, l’enquête ne manque pas d’entrain. On est baladé de droite à gauche, en passant dans des traversées obscures et inconnues, tout en frôlant de près les organisations secrètes. Bref, aucun ennui dans ses pages, juste une folle expérience de lecture, de rencontres et de mystères!!!!

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Amandine Labansat des éditions Grasset pour l’envoi de ce livre! Merci de leur confiance!

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La logique de l’amanite, Catherine Dousteyssier-Khoze

Couverture La logique de l'amanite

Nikonor, érudit snob et acariâtre, vit retranché dans son château, en Corrèze. Il se passionne pour la mycologie (surtout cèpes et amanites) et la littérature. Au fil des pages, on va découvrir les confidences étranges qu’il nous livre sur sa famille. Pourquoi voue-t-il une telle haine à sa sœur jumelle Anastasie ? Et qu’est-il advenu de ses proches ?

 

Stelphique a testé pour vous la Recette de Logique à l’Amanite en cette rentrée littéraire 2015 :

Ingrédients:

  • Un vieux Monsieur acariâtre.
  • Une brassée de champignons (de préférence à la couleur chatoyante).
  • Une once d’humour So British.
  • Une poêlée de références de littérature française.

Préparation:

L’homme devra être le plus détestable, au possible, tout en étant, de belle allure. Le prendre élevé en plein air, avec une pointe de sang noble.

Veillez à bien faire bouillir les champignons avant tout mélange. L’ajout de cèpes se mariera parfaitement bien à cette logique.

Mélanger le tout, et faire cuire à feu doux, pour libérer toutes les saveurs et pointes d’ironie. Laisser le velouté de mystère se révéler au fil des pages, tout en ressentant toute la Haute Culture Classique s’insinuer dans cette concoction.

Si une odeur malveillante se distingue, ça n’apportera que plus de caractère à la dite recette. Le Vénéneux n’a que plus de charme, s’il est bien dissimulé.

Laissez le tout reposer et déguster…Si jamais l’indigestion se manifestait, surtout prévenir un médecin incompétent.

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Bien que la confrérie des elfes, soit charmée d’avoir été dans les forêts de Corrèze, en avoir appris plus que nécessaire sur la flore française, elle n’est pas sure de pouvoir recommander la dite recette à des palais non avertis . Seuls les passionnés de mycologie et autres textes anciens verront leur curiosité rassasiée. Si l’originalité est au rendez vous, il manque un peu de liant dans cette histoire et on reste un peu sur notre faim, à la fin…C’est dommage car la recette avait du potentiel!!!!

 

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 6/10

Remerciements:

Je tiens a remercier chaleureusement les éditions Grasset ainsi que Amandine Labansat pour cette lecture! Merci de leur confiance.

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Vernon Subutex, Virginie Despentes

Couverture Vernon Subutex, tome 1

Pourquoi je l’ai choisi:

Je n’en voyais que de bons retours, et cette couverture originale attire l’œil!!!!

Synopsis:

QUI EST VERNON SUBUTEX ?

Une légende urbaine.

Un ange déchu.

Un disparu qui ne cesse de ressurgir.

Le détenteur d’un secret.

Le dernier témoin d’un monde disparu.

L’ultime visage de notre comédie inhumaine.

Notre fantôme à tous.

Les personnages:

C’est vraiment le point fort de ce livre, les personnages.  C’est un kaléidoscope de personnalités riches en couleurs, qui illustrent la faune parisienne. En cela la couverture prend tout son sens. Tantôt émouvants, tantôt choquants , on adore les détester ou s’émouvoir avec eux. C’est les montagnes russes de l’émotion, avec eux.

Ce que j’ai ressenti:…Une plongée rougeoyante et vibrante dans Paris…

Ça a été une lecture addictive, de celles, qui est impossible à lâcher! J’ai eu du mal à reposer ce livre, il m’a fallu le finir aux petites lueurs du jour. Elle a un effet bœuf cette écriture! C’est Trash, Insolent, Brûlant, Violent. On adhère ou pas, ça, c’est un choix, mais je lui ai trouvé un puissant Melting Pot de sonorités et de cris de détresses alarmants. C’est âpre, ça laisse un gout en bouche persistant, de fer. La vision de notre société est certes sombre et légèrement border-line, mais on sent dans les mots de cette auteure plus qu’une envie de choquer, un élan de faire bouger les choses. Elle nous envoie en pleine face les douleurs et les failles du système avec une plume acérée et à la fois trippante. Ce n’est pas ma tasse de thé, en principe, le mode Sexe, Drogue et Rock n’Roll, mais j’ai trouvé ici, ça servait bien son histoire.

Lancer un lynchage médiatique est plus facile que faire décoller un buzz positif.(..)Le mépris se transmet aussi facilement qu’une gale. p119/120

Elle aurait préféré se coudre les yeux plutôt que de voir ce qu’elle a vu. p258

On souffre avec ce Vernon, car c’est aussi la porte ouverte sur les désillusions, la déchéance du corps  et de l’esprit, des rêves inaboutis, la dureté de la rue, l’éternelle question de la vie et de la mort. Quand on perd tout, du jour au lendemain, comment se relever? Peut -on compter sur ses amis? Si on touche le fond du fond peut-on jamais remonter? C’est les questions qu’on se pose à l’heure ou Internet ne nous offre que de l’amitié virtuelle, est qu’Il saura tendre la main à cet homme qui a trop vécu? Facebook est sa bouée de sauvetage un temps, mais  tiendra t-il ses promesses sur la durée?

Il ne se sent ni triste ni désespéré. C’est une autre humeur, qu’il ne connait pas. Un bruit blanc. p320

En bref, une lecture bouillonnante mais terriblement réaliste. Le tome 2 ne va pas tarder dans mon programme!

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 8/10

 

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Belleville Shanghaï Express, Philippe Lafitte

Couverture Belleville Shanghai Express

Pourquoi je l’ai choisi:

J’aime bien sortir de mes habitudes de confort de lecture. J’adore découvrir d’autres cultures.

Synopsis:

Au cœur du quartier chinois de Belleville, deux jeunes gens n’auraient jamais dû se rencontrer. Vincent est vietnamien par son père, français par sa mère : une « banane », en argot local. Line est la fille de monsieur Li, ogre du business chinois, protecteur des traditions et des secrets de son passé. Vincent est photographe et serveur dans un restaurant à ses heures, Line fait de brillantes études. Il cherche son père disparu, elle est en quête de liberté ; il étouffe entre sa mère et sa grand-mère, elle est sous la protection rapprochée d’un de ses cousins, Yan, une crapule qui parade en Porsche Cayenne.
Deux mondes si proches et si lointains, qui cohabitent mais ne se fréquentent pas. Quand la rencontre a lieu, elle est explosive. Line disparaît au bout du monde et Vincent, seul dans la ville, désespéré, traque Yan et doit déjouer les menaces qui s’amoncellent sur lui, sa famille et son amour.
Comment s’affranchir d’un passé qui ne passe pas? Quête des origines sur fond de courses poursuites vers la liberté, Belleville Shanghai Express nous entraîne tambour battant dans le sillage d’une jeunesse aux destins contrariés.

Les personnages:

Vincent, un personnage bien sympathique. J’ai beaucoup aimé son côté artiste. On adore le suivre dans ses excursions, autant que dans son œil de photographe.

Line, j’ai eu plus de mal à la cerner. Elle est là, sans y être. On ne comprend pas ses choix, son attirance envers Vincent.

Li, quel homme compliqué, mais intéressant.

Ce que j’ai ressenti:

J’ai passé un bon moment de lecture, mais je vais partager un avis en demi teinte. Ce n’est bien sur, que mon humble avis.

Je pense que ce livre n’est pas fait pour être classé dans la littérature contemporaine. Je ne pense pas que ce format lui convienne, je l’aurai plus vu dans une belle saga familiale et historique, riche de détails et de portes ouvertes sur la culture de Shanghai, justement. Là, où ça m’a posé problème, c’est qu’il me manquait l’émotion, il m’aurait fallu plus, tellement plus, pour vivre cette jolie histoire. Le potentiel y est, malheureusement, 200 pages ça ne peut pas retranscrire la richesse de ce projet, tout est survolé, alors que la ligne conductrice est bonne.

Les thèmes abordés sont tous plus intéressants les uns que les autres. On dénonce un racisme, dont on parle si peu envers le peuple chinois. J’apprends par ailleurs une nouvelle insulte: « Banane ». C’est d’un niveau maternelle , enfin bref……Il y a aussi la vie de quartier, avec toutes les ficelles d’une économie souterraine, la violence inter raciale, les relations générationnelles avec leurs lourds secrets. Sincèrement, de beaux sujets à parlementer. Tout méritait d’avoir une plus grande importance, tellement c’est riche et passionnant de voir, d’autres cultures et manières de vivre. L’auteur nous les fait entrevoir mais ne développe pas ses bonnes idées et la matière de son intrigue. Quel dommage….

Dès fois, on en demande moins, là, ici, j’en demande plus! J’aurai aimé une audacieuse et grande lecture, sans en changer le noyau central, un plus intense moment. Là est ma déception, je n’ai pas assez ressenti. Je ne suis pas passé à côté, mais mes attentes de lectrice n’ont pas été satisfaites.

Il y a tout de même des points positifs:

– La couverture est superbe

-Vincent nous ouvre les yeux sur la beauté simple et fugace qui nous entoure. Ses jolis arrêts sur image, nous fait plus apprécier notre environnement social ou citadin. On a vraiment envie de découvrir les clichés de sa sensibilité exacerbée.

-L’écriture est fluide, simple.

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 6/10

Remerciements :

Je tiens à remercier chaleureusement Les éditions Grasset, et particulièrement Amandine Labansat, pour l’envoi de ce livre. Merci de leur confiance!

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