Cauchemar, Paul Cleave.


Synopsis:

Un cauchemar qui va vous tenir éveillé toute la nuit.
Acacia Pine, États-Unis. Une petite fille, Alyssa Stone a mystérieusement disparu. Noah, un des flics du village fait irruption chez le principal suspect. Envahi par la colère, il le séquestre et le torture jusqu’à ce que l’homme lui révèle le lieu où Alyssa est captive. Noah file alors vers une vieille maison abandonnée, la ferme des Kelly, où il la retrouve enchaînée dans la cave, encore en vie. Fin de l’histoire ? Non, début de l’histoire. Dévoiler davantage la suite des événements serait criminel. Sachez seulement que ceux-ci se passent douze ans plus tard. Le jour où Alyssa est à nouveau portée disparue. Et que le cauchemar recommence. L’auteur d’Un Employé modèle et de Ne fais confiance à personne nous revient plus en forme que jamais avec ce thriller d’une efficacité rare, entêtant comme un cauchemar récurrent.


Ce que j’ai ressenti:

▪️« Tu vas aller dans un endroit d’où tu ne reviendras jamais. »

Un. Deux.Trois. Prépare-Toi. Acacia Pines est une ville dont on ne revient pas indemne: on peut y perdre des morceaux de soi, quelques amis, une réputation, des larmes et du sang. Se révéler aussi. Paul Cleave nous revient avec un nouveau thriller ultra dynamique, dans une nouvelle ville au charme apparent, et c’est bientôt ton prochain Cauchemar qui prend forme dans ses pages. Ce roman a les atouts pour t’enchaîner, jusqu’à la fin de la (torture), heu lecture…Une sombre histoire de séquestration et une promesse difficile à tenir, c’est à peu près le nœud de l’intrigue…Mais Paul Cleave est plus malin que ça, on le sait bien maintenant, et il adore se jouer de nous, pour notre plus grand plaisir. Prêts pour une petite ballade? Une randonnée, ça te branche?!

Il n’y a pas de vrai ou de faux. Il n’y a que le moment présent.

▪️« J’aurai opté pour la mort. »

Noah Harper. L’effet Noah. En voilà un personnage qui n’a pas froid aux yeux. Il a une force de caractère impressionnante. Fougueux, Fort et Brut(e). Un homme qui est animé viscéralement par l’idée de Justice, la justice avec une majuscule, mais qui ne reculera pas devant la Loi, pour avoir un résultat final heureux. Forcément, ça coince entre l’idéalisme et la réalité, à coups de poings et de sang versé. Ce n’est même plus qu’il joue avec les limites , c’est qui les enfreint avec le cœur vaillant. Il se bat héroïquement, quitte à y perdre sa propre vie, pour des causes justes, mais dans une version quelque peu borderline. Un héros des temps modernes, super-héros même parfois, avec des méthodes plus ou moins répréhensibles. Mais face au Mal, comment faire le bien, sans franchir quelques frontières? Il a quoi comme marge de manœuvre, Noah, pour l’orpheline, la femme battue, les pires atrocités qui se passent dans ce monde? Un personnage qu’on aime ou qu’on déteste. Pas de juste milieu. Pas de tiédeur. Même lui, il vit comme ça, sans demi-mesure…Il opterai pour la mort, plutôt que pour l’injustice. Et c’est ce qui rend ce roman d’autant plus intéressant…

Seulement moi, je ne peux pas attendre.

▪️« Vastes cieux, vastes questions. »

Peut être que c’est le ciel, qui a les réponses. Peut-être. Peut-être qu’on aura les explications là-haut. Mais dans ce thriller mené tambour battant et à cœur sanglant, jusqu’à la toute dernière ligne, la réponse arrive à la dernière page…Alors, tiens bon, parce que des retournements de situations aux bastons musclées, ça dépote à tout va! En tout cas, j’ai aimé contempler le panaché des couleurs des cieux, tout en me passionnant, pour les problèmes de sociétés et d’étique que l’auteur nous dépeint dans ce thriller. Parce que tout le long, comme une addiction, la seule question qui nous obsède c’est: Qu’aurions-nous fait à leurs places?

Et j’ai lu et adoré. Dévoré même en deux nuits, donc bye-bye le Cauchemar qui me guettait pendant deux soirs … Cette folle énergie qui se dégage m’a tenue en haleine pendant ses heures de lecture. Le compte à rebours est lancé, je ne savais pas que ça allait nourrir de matière, de matière bien noire et poisseuse, mes futurs cauchemars, maintenant que je l’ai terminé…Je me suis juste laissée glisser dans le nouveau livre de Paul Cleave, et dieu sait comme j’aime cet auteur depuis son tout premier roman… Je le confesse devant vous: j’adore lire ses horreurs. J’A-DO-RE! Et celui-ci, encore plus, parce qu’il m’a mené sur des sentiers de conscience entre clair-obscur. Même s’il est peu probable que je prépare une future virée dans les hauteurs de Acacia Pines, je vous conseille de faire face à un Cauchemar. Celui de Paul Cleave.

-C’est quoi, ce monde où des trucs merdiques arrivent aux gens bien?
-Le seul que nous ayons.

Ma note Plaisir de Lecture 9/10.

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Sonatine de leur confiance et l’envoi de ce livre.

Une famille presque normale, M.T. Edvardsson.

Une famille presque normale par Edvardsson


Synopsis:

Faites connaissance avec la famille Sandell. Le père, Adam, est un pasteur respecté dans la petite ville de Lund, en Suède. Sa femme, Ulrika est une brillante avocate. Leur fille, Stella, dix-neuf ans, s’apprête à quitter le foyer pour un road trip en Asie du Sud-Est. C’est une famille normale, une famille comme les autres. Et comme toutes les autres familles de la ville, les Sandell sont horrifiés quand un important homme d’affaires, Christopher Olsen est retrouvé assassiné. Ils le sont plus encore quand, quelques jours plus tard la police vient arrêter Stella. Comment pouvait-elle connaître Olsen, et quelles raisons auraient pu la pousser à le tuer ? Il ne peut s’agir que d’une erreur judiciaire.
Dans ce récit en trois parties, chacun des membres de la famille tente à son tour de recomposer un puzzle dont il n’a pas toutes les pièces. C’est d’abord Adam qui s’exprime, puis Stella, et enfin Ulrika. Chaque fois, de nouvelles perspectives se font jour, la version précédente est remise en question, la vérité s’échappe. La seule évidence qui s’impose très vite, c’est qu’il n’existe aucune famille « normale ».
Plus qu’un thriller, une découverte exceptionnelle.


Ce que j’ai ressenti:

▪️La souffrance d’une famille.

La famille Sandell est Une famille presque normale. Un père pasteur, Adam, une mère avocate, Ulrika, et leur fille Stella. Et tout porte à croire que l’avenir devant eux, sera radieux. Sauf, que…La famille normale, on le sait bien, ça n’existe pas, et leur petit cocon est sur le point d’éclater, après l’arrestation de Stella, pour le meurtre d’un homme d’affaires, Christopher Olsen. Face à leurs désarrois devant cette nouvelle, nous allons entendre la version de chacun, les vérités et les mensonges, qu’ils vont décider de dire pour sauver leur famille. Oui, car la question que l’on peut se poser, et elle tient pour eux, mais elle s’insinue en catimini pour nous, et ce qui rend ce thriller terriblement prenant: jusqu’où seront-ils prêts à aller, pour sauver leur famille? Et là, M.T. Edvardsson joue avec nos nerfs pour notre plus grand plaisir! Cette histoire sous tension permanente, fait grincer toutes nos certitudes, et insinue le doute à chaque révélation…Alors est-ce vraiment une famille normale? Et nous, qu’aurions nous fait à leur place?!

Il faut longtemps pour construire une vie, mais un instant seulement pour la détruire.

▪️La vérité d’un procès.

Justice et Injustices. Défendre ou condamner, c’est tout l’enjeu de ce thriller. En ayant les trois points de vue de chacun, il nous est donné de saisir toutes les nuances des souffrances et des dires de cette famille Sandell. On s’attache à eux forcément, parce qu’elle semble si « normale » cette petite famille, avec leurs petites tracas et leurs petites joies de la vie, qu’il nous paraît complètement fou, que cette jeune fille puisse subir une telle accusation. M.T. Edvardsson maîtrise son sujet et le mène exactement, où il l’a décidé: à cette minute fatidique du jugement. Il nous donne matière à réfléchir sur les failles de la justice, sur le déroulement d’un procès avec les jeux des avocats et surtout, sur les répercussions qu’une telle tension, peut engendrer dans le cœur d’une famille. Toutes les couleurs de la douleur de cellule familiale, du rouge sang à la noire culpabilité. Ne leur restera que la foi face au doute…Et nous, nous sommes plus accro que jamais à lire leurs petits secrets!

Mentir est un art que peu de gens maîtrisent complètement.

▪️L’ingéniosité du thriller.

J’ai dévoré ce roman, littéralement. C’est un pavé de plus de 500 pages, mais il n’a pas traîné. Impossible de le lâcher! Ça faisait longtemps que je n’avais pas eu cette sensation de frénésie de lecture, et ça c’est la preuve indéniable d’un très bon thriller. Il me fallait savoir. Pendant deux jours, j’ai vécu au cœur de cette famille presque normale, dans leur intimité et leurs émotions. J’ai explosé une de mes nuits de sommeil, pour connaitre la vérité. J’aurai trop peur de dévoiler en vous expliquant encore, pourquoi ce livre est une superbe découverte…Alors je vous donne un petit indice, mais oserez-vous me croire?! La tension est maintenue jusqu’au point final. Du doute raisonnable aux accusations déraisonnables, la vérité ne se dévoile pas aussi facilement. Elle se mérite cette vérité. Mais allez-vous seulement l’imaginer?! A lire de toute urgence! J’ai adoré!

L’amour est la tâche la plus ardue de l’homme.

 

Ma note Plaisir de Lecture 9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Sonatine de leur confiance et l’envoi de ce livre.

 

Femme sur écoute, Hervé Jourdain.


Synopsis:

Strip-teaseuse et escort-girl, Manon Legendre ne mène qu’une bataille, celle de son avenir. Son plan : racheter une boutique sur les Champs-Élysées et, par la même occasion, sa respectabilité. Mais ça, c’était avant qu’on pirate sa vie.
Lola Rivière, quant à elle, est de l’autre côté de la barrière. Experte en cybercriminalité, elle vient de rejoindre une équipe de flics aguerris tout juste délogés du légendaire 36, quai des Orfèvres, pour un nouveau cadre aseptisé.
Sans connexion apparente, les deux femmes vont pourtant se rencontrer et naviguer dans les méandres de la cybersécurité, des écoutes et du jeu médiatique. Le plus dangereux prédateur n’est pas forcément celui qu’on croit…
« Avec Femme sur écoute, le capitaine Hervé Jourdain, ancien de la prestigieuse Crim’, signe un nouveau polar trépidant. » L’Express
Cet ouvrage a reçu le Prix Charette et le Grand Prix Sang d’encre


Ce que j’ai ressenti:

📼 Retranscription d’une enquête.

Hervé Jourdain est un ancien capitaine de police à la brigade criminelle de Paris, et pour notre plus grand plaisir, il se lance dans le roman policier. Autant vous dire, qu’on sent de suite, dans cette lecture, la puissance du vécu et tous les éléments d’une enquête passionnante, au plus près du réel. C’est bluffant. Avec Femme sur écoute, on plonge dans une affaire complexe, où la force des détails et la persévérance d’une équipe font toute la différence. De petits riens mis bout à bout, des mots cachés, des petits « pas grands-choses » donnent une intensité de tension électrique à l’ensemble de ce thriller. De plus, avec ce déménagement du 36 Quai des Orfèvres, on sent une certaine nostalgie à quitter cet endroit mythique. Mais pas le temps de s’émouvoir! Un bébé a disparu, des meurtres s’enchaînent et des femmes inversent les pôles…Prêts à rentrer dans l’intimité d’une enquête?! Hervé Jourdain s’occupe de la retranscription des pires jeux de politiques et nous tient au bout du fil…

« Les mots cachent toujours quelque chose »

☎️Conversations entendues.

Entendez-moi bien, j’ai beaucoup aimé l’originalité des écoutes téléphoniques retranscrites. Elles s’insèrent dans les pages comme autant de matière énergétique! Des vérités pas si bonnes à entendre et des mensonges à tour de lignes, des éclats de voix et de colères, des cris et des souffles interrompus, c’est pile poil dans le bon ton pour être crédible. Fleuries, sans fard mais sexy à souhait, ses écoutes sont parfois torrides, à l’image des nuits parisiennes, sans doute…Dans ce pavé de 500 pages, la cybercriminalité est au centre de l’intrigue et chaque piste nous emmène vers des endroits sans cesse plus sombres, jusqu’aux catacombes de Paris…Il est maintenant temps d’entendre ce que les dossiers ont à dire et les morts à dévoiler…La connexion est établie, écouterez-vous attentivement les dessous d’une affaire sulfureuse?! A bon entendeur, bien sûr!

-A savoir que la mort est en nous et qu’on a pas d’autres choix que de l’affronter, de l’apprivoiser.

📞Femmes sur les lignes.

Hervé Jourdain a du cœur. Du cœur pour les victimes et une belle sensibilité. Je trouve à ce polar, une jolie révérence aux femmes aussi. Dans ce métier encore trop masculin, l’auteur dénonce les pratiques de certains, rétablit un certain équilibre avec cette fiction, emmène un peu de douceur et de charme dans une enquête bien sombre de course aux profits. Ce métier est difficile, prenant, éreintant: c’est indéniable. On le sent dans chaque page: la violence est omniprésente et les enquêteurs souffrent…Entre les insomnies, la charge mentale et le stress, sans compter la pression personnelle, ce métier est chronophage autant que dangereux…Il serait dommage de se passer d’une aide, au prétexte, qu’elle serait féminine…Hervé Jourdain met en avant, cette complémentarité des sexes, avec cette équipe investie, et c’est une belle ligne de conduite!

La violence est masculine, et la souffrance est féminine; 
Voilà les conclusions qu’elle tirait de cette affaire.

☎️Du coup, on se passe un coup de fil, et on en discute de ce super polar?! Moi, j’ai adoré!

Ma note Plaisir de Lecture 9/10

Remerciements:

Livre reçu dans le cadre du Prix Nouvelle Voix du Polar. Je remercie très chaleureusement, les éditions Pocket de leur confiance.

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Avis de décès, Zhou Haohui.


Synopsis:

18 avril 1984. Une série de meurtres inexpliqués dans la ville de Chengdu, incite la police à mettre sur pied une unité spéciale, la 4/18. Parmi ses membres, Zheng Haoming, un flic d’élite et Pei Tao, major de l’académie de police. Échouant à trouver le coupable, l’unité est dissoute.
Vingt-deux ans plus tard, Zheng Haoming est toujours obsédé par cette affaire. Mais au moment où il pense enfin tenir un indice majeur, il est assassiné. L’Unité 4/18 renaît alors de ses cendres. C’est le début d’un jeu du chat et de la souris avec un tueur aussi intelligent qu’insaisissable.
Ce premier tome d’une trilogie consacrée à la police de Chengdu est un véritable phénomène éditorial et à sa lecture, on comprend vite pourquoi. Une ambiance à la Seven, un tueur digne de Keyser Söze dans Usual Suspect… Si Zhou Haohui emprunte toutes les figures traditionnelles du thriller dans le premier tome de sa trilogie, c’est pour mieux les subvertir et déjouer les conclusions trop hâtives du lecteur. Il nous offre, en outre, un portrait de la société chinoise contemporaine inattendu et passionnant.


Ce que j’ai ressenti:

Avis de Lecture

ACCUSÉ: Zhou Haohui

CRIMES: Violence psychologique et abus de tension sur son lectorat.

DATE DU CHÂTIMENT: 19 Juin 2019

EXÉCUTRICE: Stelphique.

 

▪️Je te vois lisant cette chronique. Je te vois lisant prochainement Avis de décès, un thriller chinois impeccablement mené par Zhou Haohui. Je sens déjà ton impatience pour savoir qui est, ce tueur en série qui se permet de narguer la police en envoyant des avis de décès, avec le nom de la future victime, son crime, la date de son châtiment et surtout le fameux Exécuteur: Euménide. Je te vois trembler d’ici. Et tu auras bien raison! Parce que Euménide, c’est l’insaisissable. Un tueur machiavélique et retors échappant à la logique, à la police. Un tueur obligé de contourner la loi pour ses exécutions « justes ». Un tueur en série effroyable défiant le temps et l’espace. Une mission périlleuse pour toute une cellule policière, l’unité 4/18 reformée à l’occasion d’une nouvelle exécution. Cette équipe sera dans l’obligation d’unir leurs forces pour contrer ces menaces écrites en lettres calligraphiées.

Veux-tu danser avec moi, mon vieil ami? Je sais que tu n’as que trop attendu.

▪️Entre sombre histoire de drogue et vengeance tenace, ce thriller nous mène en plein cœur de la délinquance chinoise. Cette virée dans la ville de Chengdu ne sera pas de tout repos. C’est très intéressant de pouvoir suivre une enquête au sein d’un nouvel environnement, avec ses codes, ses existences et le folklore d’une culture. Le plaisir reste le même pourtant, quand c’est un bon thriller, peu importe le lieu, c’est cette sensation qui a le pouvoir de te faire tourner les pages, qui est euphorisante! J’ai adoré la psychologie des personnages, autant les policiers qui se donnent à corps perdu dans cette traque, que le serial-killer, qui garde cette aura de mystère…Et puisque c’est le premier tome d’une trilogie, j’ai hâte d’en connaître la suite! A mon avis, les Avis de décès n’ont pas fini de pleuvoir!

La société a besoin d’une autre forme de justice.
Je rendrai cette justice.
Je purifierai le monde du mal.
La liste des malfaisants, toutefois, reste à écrire.
Vous avez l’occasion d’y participer.

▪️Une vraie bombe à retardement! L’auteur m’aura bien surprise avec ses retournements de situations, ses timings millimétrés, et cette double enquête à plusieurs années d’intervalles. Zhou Haoui nous tient en haleine, du début à la fin, nous entraînant dans des jeux politiques et arrangements aux frontières de la loi, dans les failles du système et l’idéologie de la justice qui font de ce roman, un excellent moment de lecture. Je ne vous enverrai pas un Avis de décès si jamais vous ne le lisiez pas, mais ça ne serait que justice si vous vous laissiez tenter! J’espère que cet Avis de lecture, vous en aura convaincu d’aller voir de plus près l’art du thriller chinois.

 

Allons ensemble au bout de cette dernière manche. Malgré l’élégance des coups précédents, la partie ne sera vraiment belle que si elle se termine sur la note juste.

Ma note Plaisir de Lecture 9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Muriel ainsi que les éditions Sonatine pour leur confiance et l’envoi de ce livre.

La Daronne, Hannelore Cayre.


Synopsis:

Patience Portefeux, 53 ans, deux filles, un chien, un fiancé flic et une vieille mère en EHPAD. Patience trime, Patience est traductrice de l’arabe pour le ministère de la Justice. Des milliers d’heures à transcrire des écoutes entre petits dealers et grands bandits. Puis Patience franchit la ligne jaune : elle détourne une montagne de cannabis issue d’un Go Fast. Sans culpabilité ni effroi. Simplement une petite entorse morale. Et encore.

Et Patience devient la Daronne.

GRAND PRIX DE LITTÉRATURE POLICIÈRE

PRIX LE POINT DU POLAR EUROPÉEN


Ce que j’ai ressenti:

▪️L’histoire d’un karma…

« Pour nous, vous n’existez même pas. »

Pour le ministère de la Justice, elle n’existe pas. Traductrice de l’ombre, payée au noir, elle retranscrit de l’arabe au français, les conversations téléphoniques des dealers. Elle, c’est Patience Portefeux. Veuve éplorée , Mère débordée et Fille ingrate, mais c’est surtout une femme de cinquante ans, qui n’arrive pas à joindre les deux bouts, qui subit son karma de descendance véreuse et qui un jour, à force de pression, devient une dealeuse de cannabis. Elle se fait reine d’un réseau de drogue, grâce à sa faculté d’écoute. Elle, c’est la Daronne. Elle n’existe pas pour le ministère mais heureusement pour nous, lecteurs, Elle devient une figure incontournable dans le monde du polar. Et on adore sa langue bien pendue!

-Dans l’immeuble nous appeler vous le fantôme. Mais vous moins fantôme qu’avant. Beaucoup moins. 

▪️Une collectionneuse atypique.

Petite fille, c’était la collectionneuse de feux d’artifices…Avec sa sensibilité particulière, elle se met à goûter les saveurs de la misère mais, depuis quelque temps, sa vie devient une telle galère, son avenir un tel néant, qu’elle en est réduite à son âge, à collectionner surtout les emmerdes. Mais le feu de son caractère l’emporte sur un éventuel apitoiement. Et nous lecteurs, nous avons la chance de voir ses explosions d’humeur et d’humour, son point de vue acéré et sa colère face aux incohérences du système politique et social de la France. Et nous aussi, on devient collectionneurs de ses feux de fureur, de ses feux de détresse, de ses feux de compassion, de ses feux de couleurs et d’émotions qui illumine ce polar noir.

« Collectionner les feux d’artifices, et bien ça serait comme être au centre d’un gang bang géant avec tout l’univers.« 

▪️Les couleurs de l’Endless Summer.

La Daronne goûte donc au risque brun, au blanchiment d’argent et à la couleur effacée de l’honnêteté. Si vous ne deviez lire qu’un roman cet été, pensez à celui ci! Il est court, impactant, efficace. En à peine 175 pages, il nous encanaille à passer la ligne jaune, le temps d’une lecture! C’était une chouette découverte, un polar aux mille couleurs et aux saveurs amères et pourtant, il y avait une belle palette d’émotions qui font de cette histoire surprenante et audacieuse, un pur moment de délice!

On devrait carrément manger de l’argent, le hacher et en faire un complément alimentaire de luxe, comme la gélée royale me suis-je dit en me faisant rire toute seule. 

Ma note Plaisir de Lecture 9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Léatouchbook ainsi que  les éditions Points de leur confiance. Merci pour l’envoi de ce colis Découvrez Toutes les Couleurs du Noir. Je suis ravie de soutenir la couleur Rose et les romans noirs.

Le cercle Points - Créateurs de lecteurs

 

Lune Noire, Anthony Neil Smith.

Lune noire par Neil Smith

Noir. Bien frappé.


Synopsis: 

Une vision toute particulière de la justice et de la morale a valu à Billy Lafitte d’être viré de la police du Mississippi. Il végète aujourd’hui comme shérif adjoint dans les plaines sibériennes du Minnesota, avec l’alcool et les filles du coin pour lui tenir compagnie, les laboratoires clandestins de meth pour occuper ses journées. Si Billy franchit toutes les lignes, on peut néanmoins lui reconnaître une chose : il a un grand cœur. Ainsi, lorsqu’une amie lui demande de tirer d’affaire son fiancé, impliqué dans une sale affaire de drogue, c’est bien volontiers qu’il accepte. Quelques jours plus tard, Billy est arrêté par le FBI, enfermé dans une cellule au milieu de nulle part, et sommé de s’expliquer sur tous ces cadavres qui se sont soudain accumulés autour de lui. 


Ce que j’ai ressenti:

  • Noir, je t’aime…

Anthony Neil Smith nous a préparé une saga dans toutes les nuances du Noir. Ce premier tome, Lune Noire , nous présente Billy Lafitte, un personnage tout sauf, recommandable. Entre ses penchants pour tous les vices que l’humanité porte en elle, et une sacrée dose de malchance dans toutes les actions qu’il entreprend, ce flic déchu cumule les emmerdes, et au plus il en fait, et au plus il en vient…Un cercle vicieux en somme. Saupoudré de répliques incises, avec un style complètement déjanté, dopé de testostérones et de bastons musclées, ce livre est bien frappé! J’ai apprécié cette ambiance tendue à l’extrême et le thème abordé des terroristes, même s’il manquait de nuances et de profondeur. Sous le couvert d’humour noir et de thriller complètement barré, on sentait une dénonciation de toutes ces nouvelles violences qui s’installent dans les coins reculés de l’Amérique. Je ne sais pas si la Lune éclaire ces terres poussiéreuses mais dans Lune Noire, les ténèbres et le sang l’emporte sur tout le reste. Préparez-vous, ça va déménager, entre les courses-poursuites, la justice bafouée, les cadavres accumulés et une violence démesurée: un nouveau phénomène arrive chez Sonatine éditions et c’est du costaud!

Je m’étais fait quelques ennemis, certes, mais je n’étais jamais allé les emmerder chez eux à cette heure de la nuit. Ayez la même putain de courtoisie à mon égard. 

  • Je t’aime, moi non plus…

Même si j’aime les héros, enfin anti-héros plutôt, borderline et surprenant, (et en cela ce Billy Lafitte tient son rôle haut la main), cette lecture n’aura pas été pourtant, des plus fluides. Intéressant mais maladroit. Génial et l’instant d’après, décousu. Survolté puis sans punch. Ce roman noir ne m’a pas laissé de marbre. Nous avons joué à « Je t’aime moi non plus », des passages où je me suis dit, « J’adooooore », et d’autres, « ah non, mais sérieux?! » Je l’ai pris, je l’ai reposé, je l’ai aimé, j’ai détesté…Et puis, j’y suis arrivée, au bout de notre rendez-vous…Et finalement, je me suis dit, que ce que je recherche dans un livre, c’est avant tout l’émotion, les sensations. Alors, oui, je n’ai pas clairement adhéré à tout dans ce roman, mais j’ai aimé certains passages, vraiment hilarants. C’est aussi un premier roman, une certaine indulgence est donc de mise, et dans la mesure où j’ai eu mon éventail de ressentis (bons et mauvais), le contrat est rempli pour ma part. J’ai passé un bon moment.

« Je commence à me dire que tu es un super-héros.
– Ouais. Et mon pouvoir, c’est de pourrir le monde autour de toutes les personnes que je connais.
– Au moins tu ne t’envoles pas. Là, tu serais un vrai connard. »

  • Poursuivons l’histoire…

S’il est vrai, qu’on a pas eu une symbiose de tous les instants, la note d’émotion sur la fin et ce personnage au grand cœur m’a quand même plu dans son imperfection. Je serai curieuse de lire la suite de ses aventures, d’autant plus que je viens de voir que notre héros badass va se retrouver dans l’univers des bikers. Je serai plus exigeante aussi. Mais j’ai hâte de continuer l’histoire…A noter que le prochain tome est annoncé pour septembre, donc il nous reste peu de temps, avant de voir revenir en grande fanfare, l’énergie palpitante et controversée de Anthony Neil Smith.

Les rêves de zombies étaient les pires. Chaque fois que j’en faisais un, je me réveillais le lendemain en me disant que le monde était plus dangereux que je ne l’avais initialement pensé.

Ma note Plaisir de Lecture sticker-fee-libellule 7/10

Remerciements: 

Je tiens à remercier très chaleureusement Muriel ainsi que les éditions Sonatine de leur confiance et l’envoi de ce livre.

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Requiem, Tony Cavanaugh.


Synopsis:

Quelques mots prononcés dans la panique au téléphone :  » Darian, il faut que tu viennes. Tu es le seul à pouvoir nous aider. Il y a tant de corps !  » … puis plus rien. L’appel vient d’Ida, une jeune fille que Darian Richards, ex-flic des homicides de Melbourne, a sauvé quelques mois plus tôt d’une sale affaire. Si Richards a décidé d’abandonner un métier trop éprouvant pour ceux qui, comme lui, prennent les choses trop à cœur, il ne peut pas laisser Ida sans réponse. Son appel de détresse ayant été localisé, Darian gagne la Gold Coast, région des plages d’Australie, où les étudiants se retrouvent pour fêter la fin de leurs examens. Il est alors loin de se douter que la disparition d’Ida n’est presque qu’un détail dans une enquête qui va bientôt se transformer en véritable cauchemar. 

On a beaucoup comparé Tony Cavanaugh à Michael Connelly, on compare maintenant de jeunes auteurs à Tony Cavanaugh. Avec ce thriller encore plus sombre que ses précédents, l’auteur de L’Affaire Isobel Vine et de La Promesse confirme tout son talent et sa place de maître absolu du genre. 


Ce que j’ai ressenti:

  • Regarde-moi dans les yeux…

Tu ne pourras pas y échapper. Les yeux revolver de Darian. Le regard enflammé de Starlight. Ou les yeux des cadavres. Fais bien gaffe ou tu laisses traîner tes yeux… Plonge avec les C. Admire Vic et ses camarades patchwork. Électrise-toi dans un appart au soixante-dixième. Regarde et vois le charme de ce Requiem. Ne glisse pas sur les courbes, ne tombe pas dans les ténèbres. Laisse moi voir dans le fond de tes yeux, les abîmes…Regarde-moi. Requieme-moi. Re-Aime moi. Relis-moi. Et fais ta prière, il se pourrait que des morts soient de sortie…Je n’ai pas pu lâcher ni les yeux vides, ni les pages de ce nouveau thriller! Quelle énergie! Tony Cavanaugh a une plume efficace et addictive, un humour à tomber et une fin de contes de fées. Un thriller noir comme je les aime, le talent en surbrillance!

« Ne les regarde pas dans les yeux, m’avait-il prévenu. Parce que si tu le fais, tu vas te connecter. »

  • Appelle-moi…

Une jeune fille, Ida, appelle un drôle de chevalier servant: Darian Richards. Est-il possible d’incarner autant le prince que le brigand?! J’ai adoré ce personnage, anti-héros et terriblement attachant, pour son impertinence, son intelligence et son côté « fonceur », mais pas sûr que son côté « ingérable » soit du goût de ses collègues. Pas du tout même. Ce qui donne forcément, des dialogues savoureux. Décalés et cyniques. A mourir de rire. Sauf que c’est bien beau de rigoler, mais des tas de nanas, jeunes et jolies, disparaissent pendant les schoolies, et Darian est déterminé à mettre un peu d’ordre au milieu de ce carnage, à moins de mettre encore plus de chaos. Tout est question de perception…Et Pendant ce temps, les appels et les cadavres tombent en pluie. De jeux à île et de « il » à « je », moi, je suis addict à ce rythme endiablé de lecture et je cherche un numéro dans mon répertoire…D, Darian…

« Darian, il faut venir. Vous seul pouvez m’aider. Il y a tellement de corps… » 

  • Vis un cauchemar éveillé …

Tony Cavanaugh nous plonge dans le décor australien, mais plus encore dans l’envers du décor. Au plus sombre, sous la surface, dans les ténèbres…Et à prendre les pistes du bush, les virages glissants du trafic, ou les lignes de la toile d’araignée, l’auteur nous sensibilise sur les réseaux du Dark Net et c’est encore plus effrayant que ce qu’on pouvait imaginer! Du kidnapping de princesses aux meurtres étouffés, c’est souvent à une transaction près. Pas de repos pour les braves, mais un petit Requiem pour les victimes, c’est toujours appréciable. Il me tarde de retrouver bien vite une autre enquête! Tony Cavanaugh m’a bluffée par son style et son audace! J’ai A-DO-RÉ!

 

« Tu danses avec le diable une fois, tu es marqué pour la vie. »

 

Ma note Plaisir de Lecture 9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Muriel ainsi que les éditions Sonatine de leur confiance et l’envoi de ce livre! Ce fut une lecture addictive!

D’ombre et de silence, Karine Giebel.

Couverture D'ombre et de silence


Synopsis:

Écrire une nouvelle, c’est tenter, en quelques lignes, de donner vie à un personnage, de faire passer au lecteur autant d’émotions qu’en plusieurs centaines de pages.
C’est en cela que la nouvelle est un genre littéraire exigeant, difficile et passionnant. » Karine Giebel 

Si les romans de Karine Giebel sont parmi les plus lus en France et ont fait le tour du monde, celle-ci excelle depuis quelques années dans un genre tout aussi exigeant : la nouvelle, où elle condense en quelques pages seulement toute la force de ses romans. D’OMBRE ET DE SILENCE réunit neuf textes, dont certains sont inédits et d’autres restés jusqu’à aujourd’hui très confidentiels. Voici l’occasion de la (re)découvrir intensément, grâce à ce recueil de nouvelles noires, humaines, engagées…


Ce que j’ai ressenti :

Il faut toujours une part de lumière pour voir mieux les ombres et c’est dans les silences, que les ténèbres emportent les étincelles de vie…Lire ces nouvelles de Karine Giebel, c’est toucher du doigt, le Noir. Sauf qu’évidemment, la fiction rend toujours compte de l’effroyable réalité que si, c’est si noir, c’est d’autant plus effrayant que ce sont des sujets d’actualités très sensibles…Une réalité où la violence peut prendre différentes formes, différents visages: les liens du sang sont troublés, les haines vivaces, les meurtres inévitables…

En deux mots, voilà ce qui vous attend…

  • Aleyna: Famille/Violence.
  • Aurore: Fratrie/Suicide
  • Ce que les blessures laissent au fond des yeux: Mères/Enfer.
  • J’ai appris le silence : Innocence/ Indifférence.
  • L’été se meurt: Admirateur/Folie.
  • L’homme en noir: Enfant/ Déni.
  • L’intérieur: Femme/ Emprise.
  • Le Printemps de Juliette: Amour/ Euthanasie.

8 nouvelles, et autant de coups de poings renversants, une vraie raclée qui se joue en pages et en mots, pour mieux nous atteindre. Et la reine du noir, Karine Giebel a concocté quelques échantillons de clair/obscur, des situations qui basculent, des scènes déchirantes pour que nous prenions conscience des difficultés qu’il y a en ce monde: à être femme au milieu des hommes, à être fragile face à des brutes, à être démuni au sein du chaos. Tellement de chemins à parcourir encore dans les mentalités alors il faut bien des textes chocs pour éveiller les esprits…

D’habitude, avec les nouvelles j’ai un peu plus de mal, mais cette auteure a réussi à me surprendre, et c’est heureux parce que je tenais à connaître mieux les écrits de cette dame que j’ai eu le plaisir de rencontrer sur un salon: elle m’a laissé une impression, si douce…

Ce format là, exige un choix de mots « impacts » et elle le fait avec brio, Karine Giebel. Je ne regrette qu’une infime chose, c’est que j’avais déjà lu certaines de ses nouvelles (dans les recueils 13 à table! au profit des Restaurants du cœur édité par les éditions Pocket que j’ai plaisir à m’offrir chaque année) donc l’effet de surprise a été moins intense, mais cela ne change pas la qualité des textes et, au moins je les retrouverai enfin dans un recueil entièrement dédié à son talent de nouvelliste!

D’ombre et de Silence frôle quelques ténèbres et des folies contemporaines et réussi son petit effet « Frissons »…8 fois…

 

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements :

Je tiens à remercier très chaleureusement Emmanuelle ainsi que les éditions Pocket pour l’envoi de ce livre! Ce fut une agréable découverte .

Sauvez-moi, Jacques Expert.

Couverture Sauvez-moi

Pourquoi je l’ai choisi:

On ne peut pas résister à un appel pareil…Sauvez-moi…Cette couverture autant que le message, interpelle énormément, et puis, on connaît bien le talent de Jacques Expert, à piéger ses lecteurs avec brio…Alors, forcément, je fonce sur cette nouvelle lecture Sonatine!

Synopsis:

Nicolas Thomas vient de fêter son cinquante-deuxième anniversaire lorsqu’il passe les portes de la centrale de Clairvaux. Après trente ans d’incarcération, il est enfin libre. Personne ne l’attend. Tous ceux qu’il connaissait l’ont abandonné depuis longtemps, depuis le jour où il a été reconnu coupable d’avoir sauvagement assassiné quatre jeunes femmes dans des conditions terribles. Sophie Ponchartrain est commissaire divisionnaire à Paris. Lorsqu’elle apprend la libération conditionnelle de Nicolas, elle se souvient de cette journée harassante de garde à vue où elle lui a arraché des aveux. C’est à elle seule, jeune recrue à la criminelle, qu’il avait confessé ses crimes avant de revenir soudainement sur sa déclaration. C’est en clamant son innocence qu’il a été condamné à la perpétuité. L’affaire ne tarde pas à la rattraper. En effet, quelques jours après sa libération, Nicolas disparaît. Et un nouveau meurtre est commis, en tous points semblable à ceux dont il a été accusé trente ans plus tôt. Sophie reçoit alors une nouvelle lettre de Nicolas, dans laquelle il nie être l’auteur des meurtres. Elle se conclut par ces mots : « Sauvez-moi ! » Au-delà de l’intrigue aux rebondissements saisissants et de personnages d’une terrifiante réalité, Jacques Expert, spécialiste reconnu des affaires judiciaires françaises, nous fait profiter ici d’une expérience qui donne à son récit une authenticité rare.

Les personnages: 

Pas d’histoire intéressante, s’il n’y a pas des personnages pour les incarner, et des chapitres à leur consacrer…Et à ce jeu là, Jacques Expert sait créer son petit lot des personnalités avec lesquelles, on passe par des montagnes russes d’interrogations et de suspicions…6 parties, et 5 personnages-clefs, qui ne cesseront de vous mettre mal à l’aise, avec leurs liens de dominant-dominé: c’est à qui aura le comportement le plus étrange, et à qui cachera le plus derrière le masque, de sombres secrets…Petite présentation en deux mots:

  1. Nicolas Thomas : Innocent ou Coupable?
  2. Sophie Ponchartrain : Téméraire ou Appliquée?
  3. Rachel Bachelard: Curieuse ou Dévouée?
  4. Guillaume Chambaraud: Dangereux ou Malchanceux?
  5. Nicolas Thomas: Coupable ou Innocent?
  6. André Laforgue: Samaritain ou Opportuniste?

 

Ce que j’ai ressenti:

Si vous vous lancez dans ce nouveau thriller trouble et efficace,

Attention, l’addiction et le malaise vous guette…

Un petit tour au cœur de la Justice et ses institutions:

Vous êtes tentés?

Expert Jacques vous a concocté un courrier piégé…

Zut… Vous croyiez détenir la clé? Vous vous croyiez plus malin?

Mais c’est sans compter sur le talent de cet auteur!

Oubliez vos certitudes et vos suppositions

Innocent ou Coupable : A vous de trancher…

Sauvez-Moi…Ou pas…Mais, lisez-moi.

 

Captivée, mais aussi dérangée par cette ambiance tendue, je n’ai pu lâcher ce roman.

Il est captivant, parce que j’ai senti qu’il y a plus profond derrière les évidences, et dérangeant parce que j’ai ressenti qu’il y a plus trouble devant les coïncidences.

« Ici ne peuvent survivre que des gens à la peine. » p125.

Jacques Expert sème le doute dès la première page, et tient son intrigue jusqu’à la fin, pour mieux nous surprendre mais surtout pour nous faire réfléchir plus intensément sur les failles d’un système, sans arrêt, tenu à des résultats…Et, à vouloir tout, trop vite, des grains de sables enrayent la machine judiciaire…

« On avançait, à pas de fourmis géantes. » p301 

Nous voulons tous savoir ce qui se cache derrière les portes des salles d’interrogatoires, connaître les petits secrets des modes opératoires des tueurs en série, déblayer un peu les dessous de ces métiers de la Justice, une curiosité, que Jacques étant un Expert dans ce domaine, assouvit avec une réalité effarante. Il nous glisse des appels et des cris de détresse venus du fin fond des cellules, et fait naître le doute sur ces prétendus innocents et ces reconnus coupables. A tort ou à raison, en présomption ou en conviction, à corps défendant ou à hurlements déchirants, avec ruse ou avec application, l’auteur nous fait explorer des chemins plus sombres, que ce qu’on veut bien nous faire croire, où l’Injustice se tapit dans les recoins.

Pendant toute cette lecture, l’auteur se joue de nous, et maîtrise son engrenage, pour nous faire douter sur les vérités et les coupables:

Qui est coupable de quoi? Qui dit la vérité?

Et toi, lecteur, tu n’as qu’une enveloppe froissée et un message : Sauvez-moi. Il est donc grand temps de te faire tes impressions sur cette lecture…

Ma note Plaisir de Lecture  8/10

 

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Muriel ainsi que les éditions Sonatine pour l’envoi de ce livre! Ce fût une lecture palpitante.

En Féérie, il brille quelques poussières…

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