Ecoute la ville tomber, Kate Tempest.

Couverture Ecoute la ville tomber


Synopsis: 

Becky, Harry, Leon. Ils quittent Londres en pleine nuit, une valise d’argent pour seule ressource, avec la furieuse envie d’échapper à tout et de se réinventer. Comment en sont-ils arrivés là ? Que cherchent-ils à fuir ? Kate Tempest attrape le lecteur à chaque phrase en évoquant ces enfants du désordre, abîmés par la solitude et les déceptions avant même d’avoir trente ans, mais qui s’obstinent à poursuivre leurs rêves. Vendre de la drogue, danser, s’étourdir, ne sont que des manières d’essayer de vivre, intensément, éperdument.


Ce que j’ai ressenti:

  • Entends l’effondrement des rêves…

C’est Becky, Pete, Harry, Léon et Londres…Mais ça pourrait être toi, moi, tes amis, ta ville…Tellement ce roman, il s’inscrit dans la réalité de nos jours. Vibrant, étonnant, puissant…Une réalité de jeunes trentenaires qui se débattent dans un quotidien absurde de superficialité, nimbée d’ombres d’addictions, avec une perspective d’avenir nébuleux…Une génération désenchantée. Ils n’ont pas encore renoncé à leurs rêves, mais ils ne l’ont pas encore touché du doigt non plus, alors ils se fracassent entre drogue et alcool, se drapent de fierté et donnent un dernier élan pour essayer d’atteindre leurs objectifs…Mais regarde les murs se craquellent…Et Ecoute la ville tomber

« La ville bâille, fait craquer ses phalanges. Regarde quelques pauvres âmes sombrer, par sa faute, dans la spirale de la folie. »

  • Entends la voix de Kate…

J’avais déjà eu un coup de foudre pour la plume de Kate Tempest avec Les nouveau anciens, et d’ailleurs elle y fait un très joli clin d’œil à la fin de son premier roman.  Dans Ecoute la ville tomber, on sent encore sa volonté de nous parler de la jeunesse soumise à des désordres affectifs et sociaux, mais avec une rage de vivre étourdissante. Addictif, violent, percutant. Kate Tempest arrive à capturer les états d’âmes écorchés, les ambitions folles, les corps meurtris, les rêves idéalistes, les cœurs brisés et les idées fulgurantes qui animent ses citadins et nous renvoie tout cela, dans une poésie fracassante…Entre le béton, les gris de l’âme, les bleus au corps, l’asphalte sans fin, le sang versé, les illusions perdues, Londres ne reluit pas vraiment, mais que veux-tu? …Ecoute la ville tomber

« Regarde la ville s’écrouler pour se relever à travers la brume et les mains rouges de sang. »

  • Entends le coup de coeur.

C’est le genre de lecture qui ne laisse pas indemne. Tu reçois en pleine figure, un coup de poing de solitude mortifiante et un uppercut de désespoir englué par les conséquences d’une ville vorace, et tu le ressens puissance Poésie, parce que l’écrivaine a un talent fou pour transmettre les mots et les émotions. Elle te rend accro aussi bien que groggy, d’intentions et d’instants suspendus. Je suis touchée par l’énergie qu’elle a d’être aussi à vif, et de le rendre en choc littéraire…Pour moi, même si je ressors un peu KO et bien vacillante à l’issue de cette lecture, je n’ai rien eu de moins, qu’un énorme coup de cœur…

 

« Chacun cherche cette étincelle qui donnera du sens à sa vie. Cette miette de perfection fuyante qui fera peut-être battre leur cœur plus fort. »

 

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

 

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Belleville au coeur, Christian Page.

Couverture Belleville au coeur


Synopsis: 

« Je n’étais pas du matin mais, dans la rue, j’ai pris l’habitude de me lever aux aurores. Ça m’évite de croiser les gamins qui partent à l’école. Je ne veux pas qu’ils me voient. Je ne veux pas me voir dans leurs yeux. »

Après trois hivers passés dans la rue, Christian Page, 46 ans, raconte le quotidien d’un SDF. En écrivant le roman de sa vie, il décrit la langueur des jours et le temps qui s’accélère, le regard des autres, les trucs, les clans, la violence, la pitié, les ivresses du bonheur et l’amour.
Chaque jour, en France, un SDF meurt dans la rue.
Belleville au coeur est dédié à ces milliers d’anonymes, ces femmes, ces hommes qu’on a croisés sans doute, mais sans jamais les voir.


Ce que j’ai ressenti:

  • Quitter une vie…

Christian Page a perdu son quotidien confortable, sa petite famille, et se retrouve à la rue… Comme ça, un peu par hasard, un peu par inaction, anéanti par le tour du destin venu le foudroyer… Avec Belleville au coeur, il nous confie ses journées grises…Il est difficile de quitter cette histoire de vie, de rester insensible à la galère d’un homme, de s’apercevoir qu’un tel dérapage peut survenir à tout moment…SDF, vivre dans les rues de Paris, survivre chaque heure de chaque jour, il nous sensibilise sur les indifférences et les stigmatisations de la société.

« Dans la rue, on n’a pas droit à l’erreur, on tombe pour un rien. »

  • Quitter la liberté…

« Ma liberté, je vous la laisse…« …Jour après jour, il lutte pour sa vie, tout en tenant à rester un homme digne, avec le peu de moyens qui lui reste, un sac à dos comme compagnon de route. Il se raconte, parle des quotidiens difficiles et des réalités de cette vie de cauchemar, avec quelques fois, des jours chanceux et d’autres, désastreux. La rue, c’est de l’entraide autant qu’un danger permanent…Des gestes simples comme se laver ou dormir, devient une épopée journalière et rythme ses vies de misères…

« Cette nuit-là, il a erré comme un fantôme jusqu’à l’épuisement. »  

  • Laisser une fleur…

La lecture a toujours été la bouée de sauvetage de Christian Page, alors déposer des mots d’espoir dans ce témoignage était comme, une fleur qui pousserai au milieu du béton…Parce qu’il en reste encore, de ces personnes qui vivent sur les pavés, des inconnus qui se perdent dans les rues, des corps que l’on retrouvent, sans vie, au détour d’une intersection…Ce Belleville au cœur est un joli cri du cœur, pour que tous les autres ne soient plus invisibles…J’ai été très touchée par cette lecture.

« La justice ne vous protège pas, nous, les misérables. Elle nous attaque, elle nous traque, elle nous enterre. » 

 

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les Editions Slatkine et Compagnie pour l’envoi de ce livre.

 

Au coeur de la folie, Luca D’andrea.


Synopsis:

Italie, hiver 1974. À bord d’une Mercedes crème, Marlene fuit à travers le Sud-Tyrol. Elle laisse derrière elle son mari, Herr Wegener, et emporte les saphirs qui lui avaient été confiés par la puissante mafia locale. Alors que, devenu fou, il retourne la région pour la retrouver, Marlene prend un mauvais virage et perd connaissance dans l’accident. Simon Keller, un Bau’r, un homme des montagnes, la recueille et la soigne. Marlene se remet petit à petit dans un chalet isolé, hors de portée de poursuivants pourtant infatigables, et fait un jour la connaissance de Lissy, le grand amour de Simon Keller. Entre huis clos des sommets et traque mafieuse en Italie, Au cœur de la folie nous entraîne dans une spirale de frayeur, à la suite de personnages d’une noirceur fascinante.


Ce que j’ai ressenti :

 

  • Au coeur…Des Légendes.

Les légendes ont une magie intemporelle qui interagissent avec nos rêves d’enfants, mais aussi nos plus grandes peurs…Les angoisses intangibles de cet age innocent, feront les adultes de demain…J’aime tellement quand une histoire mêlent la puissance évocatrice des contes à un thriller psychologique intense. Au Coeur de la Folie de Luca D’Andréa, est une histoire à couper le souffle, à vous glacer les sangs, à vous filer des sueurs froides. Une jolie réussite qui se confirme après le très bon roman de cet auteur: L’essence du Mal. On revisite, dans ses montagnes enneigées, deux légendes très fortes du Vulpendigen et des Kobolds. C’est à en trembler de peur…Et c’est forcément délicieux d’avoir des frissons d’angoisses remisnescentes avec des personnages aussi affreux qui ont su traverser les siècles…Dans ce petit maso, entre solitude et silence, les créatures fantastiques pourrait bien venir hanter plus ardemment, ces êtres perdus…Sans compter, que Lissy veille…

« L’homme ne désire pas ce qu’il voit.
L’homme désire ce qu’il imagine. »

  • Au coeur…du Cercle Parfait.

On est au cœur d’une société secrète et de ses déploiements armés, au cœur de la violence et des esprits perturbés, au cœur de la corruption et d’un vol de saphirs maudits…Un thriller rythmé aux doux sons des vengeances et de la traque sans répit. Au cœur même des cercles vicieux de l’argent et de ses spirales exponentielles de conséquences fâcheuses…Avec une plume incisive et hypnotique, Luca D’Andréa maîtrise ses effets entre paranoïa et peur sourde, pour un huis-clos aux cercles concentriques qui vous prend aux tripes, pour ne plus vous lâcher. La peur et l’angoisse, comme seule compagnie…Et bizarrement, une faim tenace et terrible qui va vite devenir contagieuse… Vous dévorerez ce livre aussi goulûment que la douce Lissy…Je n’ai pas pu décrocher, une fois lancée, dans la fuite aux côtés de Marlene, j’étais captivée par le style et l’ambiance sombre, qui se dégage de cette histoire…

« Le monde grouille de signes, de miracles et de mystères. »

  • Au coeur… de la Folie.

Si l’auteur joue autant avec nos nerfs, qu’avec les petits lutins, il orchestre aussi, tout son roman autour des vertiges psychologiques. Il explore toutes les failles du conscient et de l’inconscient, des dérives de la solitude, des liens du sang empoisonnés, et des traumatismes qui régentent toute une vie…Un thriller bien plus puissant qu’une simple chasse à l’homme, bien plus fantastique qu’une histoire d’amour à l’agonie, bien plus mordant qu’un croc de truie, bien plus retors qu’une mafia déterminée…C’est cela, et bien plus…Tous les ingrédients d’une bonne recette étaient là, pour que je sois accro à ses lignes, aussi affamée que Lissy, et c’est sans doute dans un accès de folie, que je vous avoue, avec une voix très insistante, avoir eu, un coup de cœur pour Au coeur de la Folie

« Si on est vivant, c’est grâce au destin. Or on ne crache pas au visage du destin. »

 

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Clémence ainsi que les éditions Denoel pour l’envoi de ce livre! Ce fut une lecture captivante!

 

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Allez tous vous faire foutre, Aidan Truhen.

 

Couverture Allez tous vous faire foutre


Synopsis:

Sauvage, déjanté, sans pitié. On vous présente Jack Price.

« Ceci n’est pas un polar pour votre grand-mère, avec des gentils et des méchants. C’est un bouquin pour adulte. Et honnêtement, je dois dire qu’il est moralement répréhensible. Vous allez l’adorer, et à cause de cela, vous allez vous sentir coupable. Mieux vaudra ne pas le laisser traîner : les gens vous regarderont comme si quelque chose ne tournait pas très rond chez vous. Le mieux, c’est peut-être de le glisser dans un autre livre, avec des fleurs sur la couverture. Comme ça quand vous rirez personne ne se fera une piètre opinion de l’état de votre âme.

Jack Price est à la cocaïne ce qu’Über est au transport. C’est un criminel en col blanc, parfaitement organisé, avec une force de vente décentralisée et un produit de marque. Quand sa voisine du dessous se fait tuer, façon exécution, Jack doit savoir pourquoi. C’est une simple question de business et de sécurité personnelle, mais quelqu’un n’aime pas qu’il la pose. La preuve : les Sept Démons, probablement les sept personnes les pires de la terre, ont été engagées pour le liquider.
Grosse erreur.
Énorme erreur.
Parce que maintenant Jack n’est plus obligé de se contenir. Il n’a plus aucune raison de faire profil bas, aucune raison d’obéir aux règles.

Cette histoire raconte donc ce qui se passe quand un groupe de mercenaires internationaux s’en prend à un type relax et du genre bavard qui est en fait complètement barje.
Je suis Aidan Truhen. Merci »


Ce que j’ai ressenti :

  • Absolument Déjanté!

Avec une entrée en matière aussi forte, on sent d’avance que ça va être une lecture « spéciale ». Une de celles que l’on adore ou que l’on déteste mais qui ne laisse pas indifférent! Fermez les yeux si ça pique un peu trop, ou ajouter des fleurs, comme le conseille l’auteur…Autant l’annoncer de suite, je serai de celles qui ont A-Do-Ré! Sans doute parce que j’adore l’audace et ici, elle prend une forme bien irrévérencieuse et pourtant… Il y a des pointes bien senties qui dénotent une belle forme d’intelligence à saluer, de cet auteur bien mystérieux…. Mais surtout, cette lecture a un petit côté déjanté absolument mordant, qui a su me cueillir derrière tout le côté fleuri de cette plume…J’étais morte de rire, et rire en lecture: c’est rare et précieux.

« Rien de tout ça n’a d’importance car comme j’ai dit: un homme doit tenir ses promesses sinon le monde brûle, c’est comme ça. » 

  • Absolument génial!

Jack Price a une personnalité…Comment dire…Il est important de savoir trouver ses mots quand lui, te les balance à la figure, sans aucun filtre…Je dirai qu’il est parfois borderline, doublé d’un c***, avec un sérieux problème de la gâchette. Jack Price est un personnage aux antipodes du Charmant, presque détestable, un criminel invétéré, mais contre toute attente, il se pourrait bien que pour une raison obscure, vous allez l’adorer, autant que moi…Jack Price nous confie ses pensées douteuses, ses actes répréhensibles , ses stratégies scabreuses, son énergie débordante, son franc-parler odieux, ses pires attaques destructrices…Et il vaut mieux pour tout le monde, qu’il dirige sa rage sur l’armée de Sept Démons bien déterminés, à lui faire payer sa curiosité…

« Je suis un type qui a saisi le message et j’ai des mots. J’ai des mots et j’ai des réponses et des émotions à exprimer, à formuler, comme de la poésie. » 

  • Absolument addictif!

Il y a certes ce personnage complètement barje qui nous hypnotise mais, il y a surtout, une intrigue qui tient toutes ses promesses. Les pages défilent à toute allure, tout comme ce thriller noir explosif. Aucun temps mort, mais des morts à la pelle, de l’action et des injonctions fleuries, et surtout, surtout, un humour à prendre au deuxième degré, voire plus si affinités…Vous l’aurez compris, ce n’est pas une lecture recommandable, mais bon, je vais le faire quand même: lisez-le! C’est complètement barré, et c’est hilarant!

« je ne suis pas sûr qu’être dans le même espace mental et émotionnel que M. Price soit une victoire. » 

 

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Sonatine pour l’envoi de ce livre! Ce fut une lecture addictive!

 

20000 lieux sous les mers/ Autour de la lune D’après l’oeuvre de Jules Verne et Illustrées par Marjorie Béal.

 

20 000 lieues sous les mers Autour de la Lune

Même les plus jeunes peuvent maintenant découvrir Jules Verne!


Ce que nous avons ressenti:

Les éditions Balivernes crée une nouvelle série pour les tout-petits, et adaptent deux livres de Jules Verne joliment illustrés par Marjorie Béal. Quelle joie de découvrir des albums colorés et ses histoires qui nous emmène vers d’autres ailleurs…Que l’on soit parties sous les mers ou autour de la Lune, nous avons adoré ces deux destinations! En quelques pages, nous avons empruntés des chemins fantastiques entre imaginaire et espace, mais aussi grâce aux illustrations plein de rondeurs et de couleurs vives, on a voyagé dans les univers grandioses de Jules Verne. Et ce fut magique!

Quoi qu’il arrive, le pari de cette maison d’éditions a été réussi puisque, que ce soit avec 20000 lieux sous les mers ou Autour de la Lune, Jazzelfique a voulu en savoir plus sur ces histoires, savoir où le Nautilus a pu aller ensuite et si d’autres voyages sur la Lune ont été fait depuis…Sa curiosité a été éveillée et nous avons pu parler ensemble des sujets sensibles tels que la protection de l’environnement ou les secrets de l’univers…

Le doux moment de l’Histoire du soir, a eu un goût de classique et d’aventure fabuleuse. Mère et fille ont été comblées avec ses deux petits albums…Stelphique trouve que c’est une merveilleuse idée pour sensibiliser la nouvelle génération à la science-fiction, tandis que Jazzelphique a aimé les voyages à bord de ses vaisseaux.

Deux bien jolies aventures à mettre entre toutes les petites mains!

 

Notre Note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Marie-Christine des éditions Balivernes pour l’envoi de ces livres! Merci pour votre confiance!

D’ombre et de silence, Karine Giebel.

Couverture D'ombre et de silence


Synopsis:

Écrire une nouvelle, c’est tenter, en quelques lignes, de donner vie à un personnage, de faire passer au lecteur autant d’émotions qu’en plusieurs centaines de pages.
C’est en cela que la nouvelle est un genre littéraire exigeant, difficile et passionnant. » Karine Giebel 

Si les romans de Karine Giebel sont parmi les plus lus en France et ont fait le tour du monde, celle-ci excelle depuis quelques années dans un genre tout aussi exigeant : la nouvelle, où elle condense en quelques pages seulement toute la force de ses romans. D’OMBRE ET DE SILENCE réunit neuf textes, dont certains sont inédits et d’autres restés jusqu’à aujourd’hui très confidentiels. Voici l’occasion de la (re)découvrir intensément, grâce à ce recueil de nouvelles noires, humaines, engagées…


Ce que j’ai ressenti :

Il faut toujours une part de lumière pour voir mieux les ombres et c’est dans les silences, que les ténèbres emportent les étincelles de vie…Lire ces nouvelles de Karine Giebel, c’est toucher du doigt, le Noir. Sauf qu’évidemment, la fiction rend toujours compte de l’effroyable réalité que si, c’est si noir, c’est d’autant plus effrayant que ce sont des sujets d’actualités très sensibles…Une réalité où la violence peut prendre différentes formes, différents visages: les liens du sang sont troublés, les haines vivaces, les meurtres inévitables…

En deux mots, voilà ce qui vous attend…

  • Aleyna: Famille/Violence.
  • Aurore: Fratrie/Suicide
  • Ce que les blessures laissent au fond des yeux: Mères/Enfer.
  • J’ai appris le silence : Innocence/ Indifférence.
  • L’été se meurt: Admirateur/Folie.
  • L’homme en noir: Enfant/ Déni.
  • L’intérieur: Femme/ Emprise.
  • Le Printemps de Juliette: Amour/ Euthanasie.

8 nouvelles, et autant de coups de poings renversants, une vraie raclée qui se joue en pages et en mots, pour mieux nous atteindre. Et la reine du noir, Karine Giebel a concocté quelques échantillons de clair/obscur, des situations qui basculent, des scènes déchirantes pour que nous prenions conscience des difficultés qu’il y a en ce monde: à être femme au milieu des hommes, à être fragile face à des brutes, à être démuni au sein du chaos. Tellement de chemins à parcourir encore dans les mentalités alors il faut bien des textes chocs pour éveiller les esprits…

D’habitude, avec les nouvelles j’ai un peu plus de mal, mais cette auteure a réussi à me surprendre, et c’est heureux parce que je tenais à connaître mieux les écrits de cette dame que j’ai eu le plaisir de rencontrer sur un salon: elle m’a laissé une impression, si douce…

Ce format là, exige un choix de mots « impacts » et elle le fait avec brio, Karine Giebel. Je ne regrette qu’une infime chose, c’est que j’avais déjà lu certaines de ses nouvelles (dans les recueils 13 à table! au profit des Restaurants du cœur édité par les éditions Pocket que j’ai plaisir à m’offrir chaque année) donc l’effet de surprise a été moins intense, mais cela ne change pas la qualité des textes et, au moins je les retrouverai enfin dans un recueil entièrement dédié à son talent de nouvelliste!

D’ombre et de Silence frôle quelques ténèbres et des folies contemporaines et réussi son petit effet « Frissons »…8 fois…

 

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements :

Je tiens à remercier très chaleureusement Emmanuelle ainsi que les éditions Pocket pour l’envoi de ce livre! Ce fut une agréable découverte .

Leurs enfants après eux, Nicolas Mathieu.

 

 

L’effroyable douceur d’

A laisser venir la nostalgie, près des canoës,
Pauvre jeunesse désenchantée, sur la plage Déchetterie,
Pataugeant dans leurs rêves de platitude…
A laisser s’épanouir le bourdon de leurs vies grises,
Rends toi compte de leurs frissons adolescents,
Tournoyant dans un cloaque de résignation.
Epanche-toi, sur ce doux roman d’initiation,
N‘oublies rien, de leurs résidus d’émotions charnelles…
Immersive, leur condition d’immobilité sociale,
Respire leurs vies, entre désir et désespoir.

« Et de même , leurs enfants après eux. »

 

Anthony et les autres rament leurs destins étriqués,
Sur un lac absorbant leur fol espoir de liberté…
Nicolas Mathieu leur donne le sel d’une existence,
A fleur de maux, à cœur de peaux, à grain de plaisance.

 

 

Remerciements:

Je remercie Rakuten France et son défi des Matchs de la Rentrée littéraire, pour m’avoir sélectionnée pour ce livre qui se révèle être, une belle lecture. Pour remplir la mission de création, j’ai fait une chronique/poème, à la dérive avec un acrostiche…Merci encore de leur confiance, et pour l’envoi rapide de ce livre!

La nuit je vole, Michèle Astrud.

 

Couverture La nuit je vole


Synopsis:

Michèle se réveille au sommet d’une montagne. Elle est atteinte d’une forme rare de somnambulisme; quand elle dort, elle s’envole.
Son talent ne passe pas inaperçu et tout le monde veut l’approcher.
D’où vient ce don ? Pourquoi apparaît-il là, brusquement ? Va-t-il rester ? Va-t-elle parvenir à le contrôler ?
Empreint de réalisme magique, ce conte moderne part d’un événement fantastique pour parler du poids de la famille, de la folie médiatique et de ce désir intime d’être libre et de voler loin de ces contraintes, pour devenir soi.


Ce que j’ai ressenti:

  • Une envolée remarquée…

La nuit je vole…Toute une grâce dans ce titre, qui évoque la légèreté et un plaisir que l’on devine exquis…Il y a du mystère à s’élever tel un oiseau, au dessus de la ville, une folle idée d’évasion nocturne…Un rêve que Michèle atteint durant ses nuits, et fait l’expérience tant convoitée de pouvoir voler dans ses errances d’insomniaque…Ce titre m’a attirée inévitablement pour son synopsis enchanteur et l’image féerique que je pouvais imaginer…J’avais tellement d’attente, sans doute, pour cette idée de lévitation et de conte moderne…

« Et quand ils fermeront les yeux, dans la nuit noire et le silence, la solitude, juste avant de s’endormir, c’est cette silhouette se découpant dans les nuages qui les accompagnera, jusque dans leurs rêves. » 

  • …Mais un atterrissage en piqué nébuleux. 

J’ai été déçue, parce que je n’ai pas trouvé la petite étincelle de poésie et le déclic merveilleux de cette idée de liberté. C’est de la littérature blanche avec des sujets très contemporains sur la famille et le développement personnel. En soi, ce sont des thèmes qui me plaisent assez, mais j’avais espoir avec cette note de fantastique, que je m’envolerai vers des contrées oniriques et plus de finesse dans le traitement de cette ascension extraordinaire. Et ce n’était pas du tout le cas, mais cette déception ne concerne que mes attentes de rêveuse et amoureuse de l’imaginaire. Je reste persuadée que ce livre pourrait plaire à un large public.

« Expliquez-nous, faites-nous rêver , grandir. »

  • Pourtant, un certain éveil personnel…

En bref, ce n’est pas ce que j’attendais, sans doute trop influencée par le synopsis qui m’a induit en erreur, mais Michèle Astrud a une sensibilité intéressante sur l’influence de nos choix et de nos modes de vies qui se heurte à la transmission familiale et cette nouvelle dynamique de l’appât du gain incessant. J’ai apprécié de voir son personnage féminin, tiraillée entre ses doux souvenirs et son envie de s’extirper d’un quotidien trop pesant…Il n’y a pas eu certes d’envolée pour moi, mais il y a tout de même, de jolies perspectives de réflexions intérieures qui pourrait en séduire certains…Il ne vous reste qu’à vous faire votre avis…

« -Allez-y madame, lancez-vous. Et vous deviendrez ici même…la reine de la nuit. »

Ma note Plaisir de Lecture  6/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Babelio ainsi que les éditions Aux Forges de Vulcain, pour l’envoi de ce livre.

Babelio

Image associée

Trop Humains, Sylvain Neuvel.

 

Couverture Les dossiers Thémis, tome 3 : Trop humains


Synopsis:

Neuf ans se sont écoulés depuis que Rose a sauvé l’Humanité du peuple Ekt, les créateurs de Thémis. Coincée sur leur planète en compagnie de Vincent et de sa fille Eva, elle cherche désespérément une solution pour rentrer chez eux. Mais sur Terre, rien n’est plus comme avant. Un nouvel ordre mondial s’est installé. De nouvelles alliances se sont formées et les anciennes divisions se sont renforcées alors que la troisième guerre mondiale menace d’éclater. Le monde est au bord de l’implosion… Rose, Vincent et Eva devront bientôt choisir leur camp et accomplir un ultime sacrifice.


Ce que j’ai ressenti:

Dossier EE1.0 et EE2.0
Journal de coup de cœur archivé.
Lieu: Top Secret.

Le Sommeil des Géants.

L’Eveil des Dieux.

Dossier EE3.0
Journal Personnel de Stelphique
Lieu: quelque part sur la Terre.

« Toujours faire attention à ce que l’on souhaite. » (p19 Trop humains.)

En Janvier 2017, j’ai vu entrer dans mon monde, une super nova littéraire, un coup de cœur fantastique pour le premier tome d’une saga de géants: Les Dossiers Thémis. Et j’ai souhaité la lire au plus vite , connaître tous les secrets de cette aventure mystérieuse à la croisée du thriller et de la science-fiction…Octobre 2018, j’ai fini le troisième tome avec autant de frénésie que pour le tout premier. 24 h pour lire les 450 pages…Alors quitte à souhaiter encore, lancer dans les étoiles un petit vœu de lectrice passionnée , j’aimerais que cette trilogie soit juste le premier cycle d’une longue saga…Parce qu’il est inconcevable de quitter cet univers…Je suis devenue Themisophile, et j’ai adoré ça! Eyesunt yesk!

Dossier EE0I
Dossier personnel D’esat Ekt
Entretien entre Thémis et Stelphique .
Lieu inconnu.

Déclinez moi votre nom et votre grade, s’il vous plaît.( p29 Le Sommeil des Géants)

Stelphique , Fée lectrice.

-Rappelez-moi les conclusions de votre rapport.( p25 Le Sommeil des géants )

-C’est simple, je sais quand un livre va me plaire quand j’arrête tout, pour le lire, que je grignote une nuit de sommeil pour suivre mes personnages préférés , quand je me couche les yeux piquants de fatigue et mouillés de larmes d’émotions vers 2h du matin…Tel fut mon expérience avec le dernier tome, Trop Humains de Sylvain Neuvel…Seuls, les lecteurs passionnés peuvent comprendre cette sensation. Là, je savais intimement qu’il y a eu cette connexion et une passion non feinte de féru de lecture SF, pour cette histoire pas comme les autres, une de celles qui résonnera toujours dans ma tête parce que, trois fois je suis partie dans les étoiles, et trois fois, mon cœur a pulvérisé les records de pulsations cardiaques. Une mission réussie!

Et qu’avez-vous fait après avoir rendu votre rapport? (P26 Le Sommeil des Géants)

-J’ai tenu à garder pour moi, un peu de ce plaisir, presque égoïstement pendant un temps , parce que je savais que j’avais mis le point final à une trilogie qui a su me transporter vers d’autres situations géo-politiques intéressantes, un éventuel envahissement extra-terrestre à faire trembler le monde, un voyage à l’intérieur d’un géant au delà des étoiles, un futur sombre fait de tensions armées…En somme, une expédition extraordinaire dans le temps et dans l’espace…J’avais envie de faire un au revoir temporaire à Kara, Vincent, Rose, Eva, Thémis parce qu’ils ont accompagné mes nuits d’insomnie, et remplie de leur joie de vivre, un peu de mon imagination, mais je sais qu’il me reste encore , le plaisir exquis de la relecture…Je ne pouvais tenir ce dossier indéfiniment dissimulé, alors j’ai rendu mon rapport au service secret qui saura le placer habilement dans ses archives, au rayon Coup de Cœur!

 

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

 

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Claire ainsi que les éditions Le Livre de Poche Imaginaire pour l’envoi de ce livre! Merci de leur confiance, ce fut une lecture addictive!

 

On ne meurt pas la bouche pleine, Odile Bouhier/ Thierry Marx.

 

Couverture On ne meurt pas la bouche pleine


Synopsis: 

Alors qu’à Tokyo deux cadavres d’hommes empoisonnés par une substance indécelable embarrassent la police japonaise, en France un commandant de la brigade criminelle est chargé d’élucider la mort d’un riche Japonais lui aussi empoisonné par un produit inconnu. Des deux côtés de la planète, des assassinats qui, a priori, n’ont rien à voir, sauf que… Le commandant Simmeo, passionné d’art, découvre qu’ils sont liés par les yakuzas. 
Voilà la Crim’ du 36, quai des Orfèvres obligée de travailler avec son homologue japonaise, aux méthodes bien différentes, pour coincer un coupable qui utilise la cuisine moléculaire pour parvenir à ses fins… Entre Paris et Tokyo, une sidérante plongée dans les eaux troubles de la gastronomie, de la science et du crime.


Ce que j’ai ressenti:

  • A savourer…

Le Japon a un charme fou, c’est un pays qui m’attire énormément, alors faire cette incursion en lecture, grâce à ce thriller, une sélection Prix Nouvelles Voix du polar, j’étais en joie! Cette alliance de polar/cuisine est une innovation qui révèle toutes ses saveurs, au fil de ses pages. J’ai apprécié la destination entre audace culinaire, poésie immersive et mafia japonaise. Un cocktail épicé qui m’a fait découvrir un duo d’auteurs plutôt atypique, mais qui fonctionne à merveille pour: On ne meurt pas la bouche pleine. Une écrivaine de polar, Odile Bouhier et, un chef étoilé, Thierry Marx, qui rapproche la littérature et la cuisine moléculaire, dans une enquête, oú la mort se joue autour des plus grandes tables…Exquis!

« -Pensez-vous que la cuisine est un acte aussi politique que la littérature? » 

  • Notes amères et douceurs japonaises…

Le gros point positif, c’est la destination vers le Japon. Nous avons toute une série de petits bonheurs de lecture , entre plaisir et culture, qui rendent le cadre de ce thriller, intensément dépaysant . On en apprend plus sur leurs coutumes et en cela, c’est un polar qui se déguste avec délice . Mais, en ce qui concerne l’intrigue et surtout, l’introduction des personnages, j’ai trouvé trop de maladresses et de précipitations qui empêchent un certain attachement avec les personnages…Sans doute, parce qu’il ne fait que 300 pages et foisonne d’informations, il y a des raccourcis que j’ai regretté…Mais ce ne sont que des petits bémols, largement contrebalancés par cette immersion dans l’univers de la communauté yakusa, de la science futuriste et des douceurs poétiques, comme les haïku. A découvrir pour l’originalité!

« Il n’y a pas de honte à reconnaître ses fragilités et les travailler, les améliorer. »

  • De Paris à Tokyo …

Même s’il m’a manqué quelques facteurs Émotion , j’ai trouvé que ce mélange des cultures était très intéressant. Il y a un travail de recherche et de passion culinaire qui fait vraiment plaisir à lire, et donne l’eau à la bouche. De Paris à Tokyo, on se rend bien compte que le crime n’a pas de frontières et qu’il pourrait devenir quasi parfait…Vous ne regarderez plus jamais pareil, vos assiettes au restaurant, après cette lecture! Bon appétit, bien sûr !

« L’intelligence et la créativité humaines ne l’avait jamais déçu, surtout quand elles se mettaient au service du crime. »

 

Ma note Plaisir de Lecture  8/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Emmanuelle ainsi que les éditions Pocket pour l’envoi de ce livre! Merci pour cette petite surprise et la dédicace 🖤. Ce fut une lecture dépaysante et enrichissante !

 

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En Féérie, il brille quelques poussières…

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