Rien n’est noir, Claire Berest.


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Synopsis:

« À force de vouloir m’abriter en toi, j’ai perdu de vue que c’était toi, l’orage. Que c’est de toi que j’aurais dû vouloir m’abriter. Mais qui a envie de vivre abrité des orages ? Et tout ça n’est pas triste, mi amor, parce que rien n’est noir, absolument rien. »
Frida parle haut et fort, avec son corps fracassé par un accident de bus et ses manières excessives d’inviter la muerte et la vida dans chacun de ses gestes. Elle jure comme un charretier, boit des trempées de tequila, et elle ne voit pas où est le problème. Elle aime les manifestations politiques, mettre des fleurs dans les cheveux, parler de sexe crûment, et les fêtes à réveiller les squelettes. Et elle peint.
Frida aime par-dessus tout Diego, le peintre le plus célèbre du Mexique, son crapaud insatiable, fatal séducteur, qui couvre les murs de fresques gigantesques.

Ce que j’ai ressenti:

Pour ne pas oublier Frida.

Pour ne pas oublier Frida, je vais porter ce badge. Toujours près du cœur. Je veux l’adopter comme un morceau d’elle, pour me rappeler sa fougue et son amour de la vie. L’accrocher sur moi, pour que son souvenir me reste un peu. Parce qu’il faut dire les choses avant de partir, je vais oser dire que j’ai aimé cette femme. Je l’aime parce que Rien n’est noir en elle, parce qu’elle n’est qu’amour et liberté. Parce que c’est une femme tellement cassée à l’intérieur qu’il sort de son corps brisé, des couleurs superbes qu’elle offre au monde avec une générosité sans faille.

Elle ne peint pas pour être aimée. Elle est transparente, c’est-à-dire qu’elle ouvre grand la fenêtre vers l’intérieur.

Frida Kahlo, c’est une femme volcanique et blessée, qui avance avec l’énergie du désespoir mais dans le même temps, avec une flamme irrépressible. Infatigable artiste. Flamboyante et survoltée. Je ne connaissais trop rien d’elle avant cette lecture, alors lire cette explosion de passions/de mots/d’émotions, c’est comme entrer dans un arc-en-ciel et d’en saisir un peu, de sa magie. Je suis restée tellement admirative. Elle m’a touchée en tant que femme, féministe, amoureuse, artiste-peintre, amie, sœur…Et j’ai souffert de ne pas la voir réussir à concrétiser le rêve de sa vie…Elle a une façon bien à elle de vivre et d’aimer! Elle ne se plie à aucune convention, aucune critique, aucune forme d’entrave. Elle aime Diego, infiniment. Lui donne tout, vraiment tout, et même au-delà…Si forte et si fragile, « Elle balance de la sensation. ». Vraiment, elle m’a fascinée et je vais dès aujourd’hui, essayer d’encore plus la connaître, à travers ses écrits et ses peintures…

A force de vouloir m’abriter en toi, j’ai perdu de vue que c’était toi, l’orage. Que c’est de toi que j’aurais dû vouloir m’abriter. Mais qui a envie de vivre abrité des orages? Et tout ça n’est pas triste, mi amor, parce que rien n’est noir, absolument rien.

Claire Berest arrive à retransmettre avec ce livre, l’intensité de cette femme. J’ai adoré le style, la découpe des chapitres en couleurs, la puissance des émotions, le pouvoir électrisant de cette artiste. Ça déborde d’amour, de sensualité, de désespoir, de douleurs, de liberté, de fleurs et de peintures. C’est des éclats de vie, de couleurs et de vibrations. C’était tout simplement passionnant et passionné et ça, c’est tout ce que j’aime! Je vous le conseille, avant de passer de l’autre côté…

Il faut dire je t’aime quand on a le temps. Après on oublie, après on part, après on meurt.

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Le livre de Poche de leur confiance et l’envoi de ce livre.

Des Frelons dans le Coeur, Suzanne Rault-Balet

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Synopsis:

« Je suis une
distributrice,
rien que ça,
une distributrice
d’amour gratis
»
Le corps, le désir, l’amour : quand la liberté rime avec intranquillité. Les mots sans concession d’une jeune femme d’aujourd’hui pour dire nos peurs et notre besoin d’absolu. Suzanne Rault-Balet est née en 1993. Artiste, comédienne et photographe, elle a fait de l’errance son mode de vie et la source de son inspiration. Elle signe ici son premier livre.

Ce que j’ai ressenti:

➖Je suis cuite➖

Repue d’amour gratis

Et de poésie contemporaine

J’ai mal aux yeux de beautéS

Et je ressens en intérieur

Toute la force d’être femme

Corps en tressaillement

Sang bouillonnant, débordant

Et comme Suzanne maintenant

Avec Des frelons sur le cœur

Des vachement persistants

D’ailleurs- Que même 183 jours

Ne Suffiraient pas à apaiser…

Des frelons nourris à la poésie

On n’a pas idée comme c’est

Énergétique et de ce que ça peut

Faire sur un cœur désaxé.

Je suis fée,

Parce que je ne sais pas

Encore aussi comment on

Devient une…

Une femme, une errance, une inspiration.

Alors, je regarde avec admiration

Les mots et les images de ses pages

L’instant magique de l’ordinaire.

Et ça fait une splendeur.

Les rimes, le chant, l’intensité

Ses morceaux de vies capturées

Par cette jeune poétesse talentueuse…

Et je ressens…En picotement.

L’audace, l’attente, la liberté

C’est tellement fort que ça me

Déséquilibre.

Ça plane, ça bourdonne, ça éveille.

Ce regard si doux sur les corps

Des femmes, des hommes, des cœurs

Cette perspicacité pour capter

Les âmes, les visages, les histoires.

Ce n’était pas prévu ce moment

D’intranquilité entre café noir

Rouge à lèvres et poitrine ouverte

➖Des piqûres d’absolu➖

Non. Ce n’était pas prévu mais

Qu’est-ce que c’est bon!

Et je n’aurai pas osé dire

Que mon sang en résistance

Aurait en son royaume fait venir

Volontairement, le venin tempête

Des insectes aussi charmants

Au sommet.

Et pourtant…Pourtant…

En-dedans, forts et doux

Des frelons dans le cœur

Et la poésie de Suzanne Rault-Balet

Maintenant, en Reine. Essentielle.

Ici en féerie. Je remercie Elle(s).

.

✨Stelphique✨

Tupinilândia, Samir Machado de Machado.

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Synopsis:

Situé au cœur de l’Amazonie, un fabuleux roman entre Orwell et Jurassic Park, un blockbuster d’aventures et une réflexion sur la nostalgie, la mémoire et le nationalisme. Tupinilândia se trouve en Amazonie, loin de tout. C’est un parc d’attractions construit dans le plus grand secret par un industriel admirateur de Walt Disney pour célébrer le Brésil et le retour de la démocratie à la fin des années 1980. Le jour de l’inauguration, un groupe armé boucle le parc et prend 400 personnes en otages. Silence radio et télévision.Trente ans plus tard, un archéologue qui ne cesse de répéter à ses étudiants qu’ils ne vont jamais devenir Indiana Jones revient sur ces lieux, avant qu’ils ne soient recouverts par le bassin d’un barrage. Il découvre à son arrivée une situation impensable : la création d’une colonie fasciste orwellienne au milieu des attractions du parc dévorées par la nature. À la tête d’une troupe de jeunes gens ignorant tout du monde extérieur qu’ils croient dominé par le communisme, il va s’attaquer aux représentants d’une idéologie qu’il pensait disparue avec une habileté tirée de son addiction aux blockbusters des années 1980. Avec humour, intelligence et une imagination foisonnante, l’auteur renverse les clichés des romans d’aventures et des films d’action tout en réfléchissant sur l’ambiguïté de la nostalgie, l’importance de la mémoire et les dangers du nationalisme. Une magnifique preuve que le plaisir de raconter une histoire extraordinaire, servi par un talent littéraire remarquable, peut se mettre au service d’une réflexion politique actuelle.

Ce que j’ai ressenti:

▪️Bienvenue à Tupinilândia.

Tupinilândia, c’est un parc d’attraction. Mais c’est tellement plus que cela : c’est un rêve, une idée démente, une utopie assumée. Quelque chose de grandiose qu’un homme un peu fou, décide de faire exister. Parce que quelque fois, il faut savoir réaliser, expérimenter, et donner vie à un projet, pour que ça ne soit plus seulement de l’intangible mais bel et bien, quelque chose de concret, de vivant, d’exaltant. Dépasser l’intention pour voir de ses propres yeux, son rêve en réalité. Tupinilândia, c’est donc une ville démesurément prodigieuse, démesurément moderne et rétro dans le même temps, démesurément fantastique. Une ville perdue au milieu de l’Amazonie et des années 80, créée de toute pièce à partir de rien, mais qui réunirai tous les espoirs de la société brésilienne, avec ce qu’il faut d’imaginaire et d’idéologie extrémiste…Une ville à aimer ou à détester démesurément…Ça sera à vous d’en décider…

Nous ne renonçons pas facilement à ce que nous aimons.

▪️Début et fin d’un projet absolument fou.

En fait, Tupinilândia, c’est l’espoir et la déchéance d’une idée, d’un parc, d’une ville. C’est un roman d’aventures incroyable, qui fait des rêves des réalités, et des réalités des illusions spectaculaires, mais aussi des attractions véhémentes, des manèges de violences extrêmes, et puis des scènes de vies vraiment palpitantes…Tupinilândia, c’est 30 ans d’histoires, cachées, dissimulées aux yeux du monde, une enclave. 30 ans qui s’effritent parce que le bonheur est sans doute perdu, que la nostalgie n’a pas apporté toutes ses promesses…30 ans qui s’effondrent sous nos yeux avec un panache digne des plus grands films d’actions. Tupinilândia, il faut le vivre, tout simplement. Parce que c’est de l’intérieur qu’on ressent au mieux, son pouvoir d’attraction. C’est au plus près des limites qu’on peut comprendre les dangers. Il faut bien du courage et des sacrifices pour aller jusqu’au bout de ses idées, et cela les personnages de ce roman vont l’apprendre à leurs dépens…

-Ma foi, conclut-il, n’importe où vaut mieux que nulle part.

▪️Nostalgie d’une lecture fascinante…

Ce que je peux en dire, c’est que ce livre est dense. Très intéressant, il mérite une attention particulière, un investissement et quelques recherches personnelles, surtout quand il nous manque quelques références historiques et/ou socio-politiques de ce pays fascinant qu’est le Brésil. On fait face à beaucoup de violences, d’idéologies et d’imaginaires dans un lieu clos et ça provoque beaucoup de réactions et d’émotions qu’il nous faut intégrer. J’ai aimé cette proposition d’intrigue complexe et riche, ces moments féeriques et ceux, qui amènent à réfléchir sur les dérives du pouvoir. C’est une lecture qui laisse des traces. Peut-être que je laisserai Tupinilândia me donner un peu de ce sentiment fort qu’est la nostalgie, peut-être que quand je penserai aux années passées je serai plus attentive à y voir les tenants et les aboutissements des rêves un peu fous…J’ai adoré me promener dans les allées de ce parc et je vous recommande ce divertissement démesurément incroyable. Quitte à finir rongé, autant faire un tour de roue sensationnel, non?

Réfléchissez avec moi: s’il existait une formule du bonheur, pourrait-on le fabriquer à l’échelle industrielle? Et, si oui, un parc à thème ne serait-il pas le moyen idéal?

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Metailie de leur confiance et l’envoi de ce livre.

Editions Métailié (@metailie) | Twitter

Une famille comme il faut, Rosa Ventrella.

Ce que j’ai ressenti:

« Les battements de mon cœur étaient si puissants qu’ils me semblaient capables de faire exploser la forme des choses. »

Et si je faisais confiance à la mala carne, la mauvaise graine en moi, il me resterait encore assez de bons sentiments pour vous dire que ce livre est très émouvant. C’est peut-être parce que j’ai senti comme un tendre écho avec Maria, que je connais l’imparfait et le laid, que son histoire m’a traversée par toutes ses douleurs et ses non-dits, que je connais ses doutes et ses espoirs, que je peux en revenir avec des bouts de rêves et quelques jolis mots pour vous les transmettre…Autant le faire, comme il faut…

Dans le Bari des années 1980, certaines familles sont pauvres, et certains aspirent à autre chose tandis que d’autres sombrent encore plus bas…Une famille comme il faut, c’est ce que la famille De Santis essaye d’être mais les désignations et les noms mauvais collent à la peau, la misère reste accrochée aux doigts et le vent ne tourne toujours pas dans le bon sens…Pourtant, Maria par amour des lettres, aimerait se sortir de ce cercle infernal, grâce à un élan qui la pousse au-delà, un élan qui l’entraînerait de l’autre côté de la mer. Elle essaye d’échapper tant bien que mal, à ce qui l’entoure: aux commérages, à la violence, à cette famille toxique et ses fantômes, à ces mots et ces actes qui la déchire, à la rancoeur et au bonheur enfui, à la mort qui rôde et aux amours fades…Va-t-elle trouver un peu d’amour et d’évasion au milieu de tout ça? Peut-on réellement se sortir de sa condition et quels en sont les sacrifices? Je vous laisse le découvrir…

C’est une belle histoire qui nous raconte l’Italie. Un joli roman d’apprentissage, tout en pudeur et en passion, comme vivent les italiens, toute en contradiction mais avec le cœur ouvert. Encore une fois, Rosa Ventrella a su me toucher, avec les turbulences de cette famille. Elle a quelque chose qui m’émeut dans cette manière de raconter les vies cabossées et de faire jaillir le meilleur et le pire de ces personnages. Je suis conquise et impatiente de retrouver le prochain roman de cette auteure!

« Ce n’était peut-être pas des autres qu’il fallait me protéger, mais de mes propres rêves. »

🧚🏻‍♀️Ma note Plaisir de Lecture 9/10.

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Pocket de leur confiance et l’envoi de ce livre.

Sorcières, La puissance invaincue des femmes. Mona Chollet

Ce que j’ai ressenti:

À moi aussi, le mot « sorcière » aimante mon attention, surtout en cette période d’automne, mais je savais qu’en ouvrant cet essai, j’allais découvrir un peu mieux ce qui se cache derrière le mot « féminisme ». Et celui-ci aussi de mot, il aimante. Parce que je n’ai pas toujours les notions, les références et le vocabulaire adéquat, j’ai voulu y aller voir de plus près. Apprendre. Apprendre avec le cœur et les yeux grands ouverts. Apprendre dans l’Histoire, dans le monde, dans le passé et le présent. Être plus attentive pour mieux comprendre les enjeux de ce phénomène de société. Essayer de trouver la sorcière, la puissance, la place de la femme, la diabolisation, le pouvoir féminin, la chasse, la divinité, la malédiction…Essayer de comprendre l’énergie déployée dans ces concepts. Apprendre les erreurs d’hier à l’heure d’aujourd’hui, et peut-être changer demain…Je ne saurai dire si c’est de la magie ou le Mal qui me fait dire que j’ai beaucoup aimé le ton et l’approche de Mona Chollet, l’humour et l’audace dont elle pimente son argumentation, l’impertinence et la force de dénoncer haut et fort les points noirs qui jalonnent l’Histoire, la malice et le travail de recherche qu’elle mélange pour réveiller les consciences…C’était très intéressant.

D’une manière générale, la femme indépendante fait peur, mais alors si elle ne veut pas d’enfants, si elle vieillit et si jamais elle pense par elle-même, alors là, c’est le drame. En quatre grands points, Mona Chollet bouscule les idées et ça fait du bien, parce que c’est une autre façon de penser, d’appréhender le monde, de s’approprier la possibilité de la confiance au féminin, de réfléchir à la direction qu’on voudrait pour les générations futures. Ce n’est pas de la sorcellerie d’avoir des rêves et de faire en sorte de les réaliser, il n’y a pas de diablerie à aimer être une aventurière solitaire et explorer de nouveaux horizons, et il n’existe toujours pas de fontaine de jouvence malheureusement, n’en déplaise à certains…Donc être une sorcière aujourd’hui selon Mona Chollet, c’est être une femme libre et autonome. Et c’est déjà étonnamment puissant!

En bref, j’ai été agréablement surprise! Il n’y a rien de maléfique à aller voir à l’intérieur de soi-même, à s’imaginer Sorcière, à aller se balader en forêt pour se reconnecter avec la nature, et à penser un monde plus serein et équitable, à se donner le droit enfin d’être un être à part entière quand on est femme…Pour une première approche, j’ai vraiment appris tout un tas de choses dans ce livre: j’ai noté les grandes lignes et annoté quasi dans toutes les pages, surligné les passages les plus chocs donc je sais que je vais y revenir. Ce n’est pas un livre qu’on ne lit qu’une seule fois. Il va encore être lu et relu pour mieux apprendre, et je sais aussi qu’il me reste encore beaucoup de possibilité de lectures sur le sujet, et rien que ça, ca me ravit déjà! À mon avis, je n’ai pas fini d’être aimantée par le mot Féminisme maintenant…

Une bonne découverte que cet essai, je me demande s’il n’y a avait pas un sort envoûtant et indéfectible dans ces pages…

🧚🏻‍♀️Ma note Plaisir de Lecture 9/10.

On ne meurt pas d’amour, Géraldine Dalban-Moreynas

Ce que j’ai ressenti:

Déjà que le mariage, n’est pas un long fleuve tranquille, alors imaginez si l’on plonge en Adultère…L’irrésistible attirance, c’est ce qui les fera tomber tous les deux, Elle et Lui, dans les tourbillons de la passion. On sait très bien comment ça va finir…Mal. Forcément. Mais jusqu’à quel point? L’auteure nous annonce avec ce titre qu’On ne meurt pas d’amour, alors jusqu’où peut-on aimer par déraison? Où est la limite de cette sensation de vie? Peut-on approcher la mort avec l’amour?

Ça se lit quasi d’une traite. C’est incisif, passionné et urgent. Le style, le thème, l’ampleur des sentiments. On adhère ou pas, mais on ne peut nier que quand cette énergie s’empare d’eux, elle est incroyablement forte. Elle leur fait perdre toute notion de réalités, de valeurs et de conscience. C’est dévastateur mais c’est vivifiant aussi, alors on lit les textos et les mails qu’ils s’envoient, leur duo qui se cache dans les recoins, on attend le moment fatidique où il ne sera plus possible d’alimenter de désir et de lettres enflammées, cette irrépressible énergie de passion adultérine…Mais ils sont « accro », profondément, ça se sent et ils se laissent aller jusqu’au bout de leur relation.

C’était intense. Mais c’était leur histoire, je les ai juste regardé sombrer, la fin m’a mis un coup quand même. En fait, je ne saurai dire si j’ai aimé ou pas. Je suis restée spectatrice, je ne me suis pas impliquée. L’attirance ne s’explique pas, elle se vit, elle se ressent, personne ne peut comprendre ce style d’amour-là, à moins d’y être confronté un jour…C’était intéressant, mais d’une manière générale, l’infidélité me laisse dubitative. Pourquoi se donner tant de mal à se faire du mal, pour quelques heures de plaisir même très intense? Je pense que ce style d’histoire n’est pas pour moi, mais que ça ne vous refroidisse pas pour autant, vous allez sans doute y trouver votre frisson si vous essayez cette lecture…

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Pocket de leur confiance et l’envoi de ce livre.

Un mariage américain, Tayari Jones.

Cher Mariage,

« La vérité allait me déchirer comme une morsure de chien. »

Je t’écris cette lettre à la table de mon jardin, près de mon olivier. Je suis seule. Seule à réfléchir à la souffrance, peut-être déjà en train de changer, à me questionner sur Toi, Mariage, et l’avenir…

Je réfléchis au vide, à l’amour qui s’enfuie, au trou que ça laisse dans le cœur. Tu ne rends pas la vie facile à tes adeptes, parfois. Mais si l’injustice même s’en mêle alors on pourrait carrément douter de toi. Tout s’effondre.

Pas évident d’être Un Mariage Américain quand le racisme, la discrimination, la ségrégation viennent obscurcir les lèvres de certains, et pourtant, tu restes encore un doux rêve pour les idéalistes. J’y ai cru en toi, en eux, en ta valeur. Et pourtant, comment résister face à l’emprisonnement?

Ce n’est qu’il y est vraiment de « mot sécurité », mais la vie commune a son importance pour un couple. Le besoin de contact et les cœurs à l’unisson. Or Roy et Celestial ont été tronqué de ce bonheur simple à cause d’une fausse accusation. Alors finalement, qu’est-ce qu’il peut bien rester de toi, cher Mariage, s’ils vivent avec une déchirure à l’intérieur. Ni dans l’abandon, ni dans le sacrifice digne, ils essaient, luttent, s’acharnent. Chacun dans un rôle qu’il n’a pas choisi. Entravé, enchaîné contre leur volonté, que va-t-il rester de toi?

Cher Mariage Américain, tu es une tornade qui frappe avec fureur. Ni amour mièvre ni vengeance acerbe, juste un moment d’intimité intense qui est venu me bouleverser bien au-delà des mots, qui est venu me toucher comme une marque-fantôme sur la peau.

Cher Mariage, cette lettre pour témoigner que l’amour peut prendre plusieurs formes, que ce n’est pas toi, Mariage, qui détermine la valeur des sentiments ou de la loyauté mais bien la vie et l’endroit où tu es né. Ça et ta couleur de peau parfois. C’est triste de voir que de si beaux jeunes amoureux, fougueux et pleins d’avenir se soient ainsi consumés sous nos yeux.

Mes salutations,

Un mariage américain de Tayari Jones

Je retourne auprès de mon arbre…

✨Stelphique🧚🏻‍♀️

L’île du diable, Nicolas Beuglet

« Et la vengeance se doit d’être équilibrée. Œil pour œil, dent pour dent. Rien de plus. »

Ce que j’ai ressenti:

Quel plaisir de retrouver Sara Geringën! C’est que l’on s’attache à nos personnages, nous les lecteurs, surtout quand ils ont autant de charisme…Même un an après, ils nous restent en tête, en prison ou pas, coupables ou innocents, on pense toujours à eux. Et pour moi, Sara est un de ces personnages-là. J’attend avec impatience, chaque année, qu’elle me revienne dans une aventure palpitante, une enquête qui la mènera, elle et moi donc, sur des chemins encore inexplorés…Là, on ira ensemble sur l’Ile du Diable, et je peux vous dire, que c’est une destination terrifiante…Je ne pensais pas que la vengeance pouvait prendre aussi cette forme-là, que les traumatismes pouvaient marquer à ce point et il est intéressant parfois, d’aller déterrer quelques secrets enfouis pour découvrir toute l’immensité de la cruauté de l’âme humaine…Encore une fois, Nicolas Beuglet nous entraîne dans un thriller passionnant où Histoire et Science nous en apprennent plus sur les comportements violents des hommes.

La vie n’est pas facile pour Sara, c’est le moins qu’on puisse dire! Pas assez qu’elle ai subi cette erreur judiciaire , en sortant de cette année de prison elle apprend la mort de son père. Enfin plutôt, son meurtre atroce et les mystères qui l’entourent…Là voilà partie pour une enquête non officielle mais soutenue par ses alliés, dans une sombre histoire. Son histoire de famille. C’est d’autant plus difficile de rester objective, mais Sara est déterminée à connaître tous les secrets, à se confronter au diable, à parler aux fantômes, à traverser toutes les frontières pour comprendre qui était son père et comment elle en est arrivée là, dans sa propre vie. Et bien sûr, Nicolas Beuglet n’a pas fini de nous surprendre avec les thèmes qu’il aborde comme la psychologie ou encore les avancées scientifiques…C’est tout simplement passionnant!

Un vrai page-turner qui se lit d’une traite ou presque…Nicolas Beuglet est toujours aussi bluffant et cette saga fait partie de mes incontournables! Certes, L’ile du Diable est une enquête moins dense que d’habitude, mais tout aussi intéressante. Elle est plus intime aussi, et c’est bien comme ça. C’est certain que ça ne sera pas mon préféré de la saga Geringën, étant donné le mega-giga-coup de cœur pour Complot et le fascinant Le cri, mais ça permet d’approfondir encore plus le lien avec ce personnage féminin. J’ai déjà hâte de lire le suivant et de retrouver Sara, surtout après ce final qui nous laisse dans le doute, mais qui donne terriblement envie la suite de ses aventures…

🧚🏻‍♀️ Ma note Plaisir de Lecture 8/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Pocket de leur confiance et l’envoi de ce livre.

Descension, Thomas Luksenberg

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Synopsis:

Un homme part seul en montagne.
Pour s’élever au-dessus des fantômes de son enfance?
Plutôt pour aller à leur rencontre et descendre dans les tréfonds de son âme.
Errance métaphysique au cœur de la roche et de la glace, Descension est le premier roman graphique de Thomas Luksenberg. Préface de Philippe Claudel.

Ce que j’ai ressenti:

➖Descension: action de descendre

➖(Rare)➖

.

Descendre en soi

De la montagne

Descendre en rappel

Dans les souvenirs

Descendre en solitude

Dans l’Intérieur

S’émerveiller de soi

De la montagne

S’émerveiller de la nature et son appel

Des grincements de souvenirs

S’émerveiller en solitude

Dans son Intérieur

Faire face à soi

À la montagne

Faire face à nos rappels

Aux vertiges de nos souvenirs

Faire face à la solitude

Pour rétablir son Intérieur.

Et toucher du doigt,

Dieu. Les démons. Soi.

Le blanc. Le gris. Les fantômes.

La roche. L’errance et la beauté.

Toucher ses peines et ses escarpements

Tomber. Se relever, retomber, se relever

Encore. Descendre plus bas, encore plus

Bas. Toucher le fond, s’élever. Descendre.

Descension c’est un ressenti, un moment de poésie, un temps à part.

Descension c’est la force des mots et le plaisir des yeux. C’est une expérience de lecture sensationnelle, sensorielle, intime.

Un moment de partage avec un homme égaré.

Descension c’est plonger loin en soi, avec lui.

Loin et profond.

C’est presque viscéral comme ça se vit cette émotion, cette descension.

Il faut du courage pour descendre à ce point là. Et Thomas Luksenberg nous offre un moment rare de grâce avec ce roman graphique sublime.

C’est à lire et à relire, à voir et à revoir. À s’imprégner. De la montagne et son attraction. De la solitude et son dépassement.

➖Serez-vous prêts pour la Descension?➖

Coup de cœur.❤️

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Ma note Plaisir de Lecture 10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les éditions Paulsen de leur confiance et l’envoi de ce livre.

Editions Paulsen

L’attrape-coeurs, J.D Salinger

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Synopsis:

Phénomène littéraire sans équivalent depuis les années 50, J. D. Salinger reste le plus mystérieux des écrivains contemporains, et son chef-d’oeuvre, « L’attrape-coeurs », roman de l’adolescence le plus lu du monde entier, est l’histoire d’une fugue, celle d’un garçon de la bourgeoisie new-yorkaise chassé de son collège trois jours avant Noël, qui n’ose pas rentrer chez lui et affronter ses parents. Trois jours de vagabondage et d’aventures cocasses, sordides ou émouvantes, d’incertitude et d’anxiété, à la recherche de soi-même et des autres. L’histoire éternelle d’un gosse perdu qui cherche des raisons de vivre dans un monde hostile et corrompu.

Ce que j’ai ressenti:

Faudrait pas qu’on croie que je l’ai lu par erreur et tout. J’ai choisi de lire L’attrape-coeurs dans le cadre du Café du Classique, avec beaucoup d’autres passionnés Bookstagram. Voilà, ça c’est au cas vous vous demandiez pourquoi lui et pourquoi maintenant. Donc, primo, il était dans ma Pal et il m’intriguait, j’avais la cafetière pleine, et plus on est de fous, plus on rit. On a bien rigolé et tout et tout…Et on a sans doute plus attrapé de fous rires que de cœurs. Ça m’a pas déprimé cette lecture!

C’est probable qu’il était comme ça, L’attrape-Coeurs, un Classique qui influence plusieurs générations de jeunes. Y avait des moments où vraiment il me faisait souffrir et d’autres où vraiment il me faisait m’attendrir. Parce qu’on s’attache à Holden Caufield. Ça m’a tué des fois. Mais des fois aussi, j’ai pas compris. C’est terrible. Il me tracassait pas mal ce personnage, cette façon de ne pas mettre comme il faut la négation, ces bizarreries. Y avait aussi cet élan de jeunesse et de naïveté qui venait me cueillir en même temps. C’est probable que je vous dise que j’ai bien aimé et tout.

Il a quelques soucis ce Holden. Des soucis d’appartenance, de vocabulaire, de comportement, de syntaxe, d’humeur et tout. Mais bon, on s’attache. Ce jeune, il a pas la vie facile et puis c’est pas de chance de se faire virer, et puis ça craint les parents, alors il prend la tangente…Il est donc livré à lui même pendant ces quelques jours qu’il nous partage et c’est pas de la tarte bicause ils sont un peu fous les gens dehors. Les bonnes comme les mauvaises rencontres s’accumulent au hasard des rues.

À 17 ans, on a un peu les hormones qui taquinent. (Si, si, rappelle-toi bien!). Holden ça le démange beaucoup et tout. En plus il a le cœur sensible et des interrogations plein la tête, et dans ses yeux, il y a tout plein de filles et de garçons qui se cherchent aussi. Ça l’aide pas vraiment, mais bon il regarde, il observe, il voudrait faire des choses mais bouge pas. Et puis, y a les souvenirs douloureux qui s’invitent quand tu les veux pas, les cicatrices qui s’écrivent mais qui guérissent pas, et puis, y a la môme Phoebé. Et ça change tout. Ça le fait revenir vers des idées moins sombres. C’est important les cœurs des mômes, même qu’à ça te ramène à l’essentiel et à la poésie. Ça t’aide à traverser les épreuves de la vie. C’est joli des moments à lire comme ça.

L’attrape-cœurs, c’est juste un truc un peu dingue. Vraiment dingue. Capable de traverser les années et de toucher au cœur, les gens. Fous, fieffés menteurs, dérangés ou pas. Probable que ca va te déstabiliser par son originalité ou te désarçonner par une certaine folie. M’enfin, ça serait bête de passer à côté de ce Classique.

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En Féérie, il brille quelques poussières…

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