Parasites, Ben H. Winters.

🕷Ce que j’ai ressenti:

« lespunaisesdelitnenaissentpastouteségalesnemecontactezplus »

Voilà, c’est dit.

« Les punaises de lit ne naissent pas toutes égales ne me contactez plus. »

Voilà. Ne me contactez plus. Parce que les punaises ont tout envahi. Mon espace, mon esprit, mes angoisses. Et c’est tenace, les punaises de lit. Et contagieux. Et obsessionnel. On peut y perdre jusqu’à ses amis, sa raison, son inspiration, son calme, son talent…Mais des fois, un SOS, peut faire la différence. Alors, je le lance maintenant:

🕷S🕷O🕷S🕷

Parasites sur vos tables de chevet, peut ouvrir des portes de l’ombre…Vous êtes prévenus…

Les punaises de lit, avant j’ignorais ce que c’était. C’est utile l’ignorance, parfois…Ça évite les phobies. Ce genre de phobie. L’obsession et ses petits désagréments…Parce que si jamais vous franchissiez le seuil du nouvel appartement de Susan et Alex Wendt, il se pourrait bien qu’une nouvelle angoisse, tout droit sortie de nulle part, vous assaille, pour un bon moment. Pour preuve, j’en ai même changé mes draps, entrepris un nettoyage de printemps en plein mois de juin, (malgré une chaleur épouvantable), mais je me sens bien mieux après cette inspection en bonne et due forme…

Pas de parasites à l’horizon, que ce soit dans les coins, les plis et les draps. Mais ça reste bel et bien dans la tête. Et c’est bien tout le problème. Susan les voit partout, se fait piquer, les traque de jour comme de nuit, à moins que ce ne soit l’inverse…

Comme vous pouvez le constater, ce thriller est efficace. Très efficace. Du bonheur de vivre dans un nouveau chez-soi à celui de vivre dans l’angoisse permanente, il n’y a qu’un seul…-(🕷pas de punaises de lit🕷)-heu, appartement…Mais bon, il n’était pas si cher, bien placé et avec une bienveillante propriétaire. Le rêve pour cette charmante petite famille, qui cherchait un nouveau souffle…Sauf que…

Un huis-clos surprenant et captivant, avec des bestioles qui s’insèrent partout, voilà de quoi, passer deux-trois nuits blanches, à moins que…

Je ne suis pas exterminatrice, pas scientifique, pas même médium mais je vais espérer de tout cœur que vous n’ayez jamais à devoir cohabiter avec ce genre de Parasites…

Je vous invite quand même à les faire rentrer. Oui parce que les punaises n’entrent qu’invitées…Alors, allez-vous prendre le risque?🕷

Voilà, c’est dit. Bonne découverte, et ne me contactez pas. Je ne gère pas l’extermination des Parasites…

« On n’arrivera jamais à s’en débarrasser, maintenant. On n’y arrivera jamais… »

🕷

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Sonatine de leur confiance et l’envoi de ce livre.

➖Si j’avais su➖

Nous, les survivants, Tash Aw

« Ce qui est né dans la violence s’achève dans la violence. »

Même si je vidais mon crâne sur ce bout de papier, il n’y aurait pas autant de matière que dans celui de Ah Hock. Parce qu’il vit seul, reclu, il va se confier à une jeune femme, lui délivrant les mots de la violence, la misère, les maux de l’immigration, les regrets, et le drame qui l’a mené, là, de sa vie. Il en est là, parce qu’il a tué un homme. Avec ces confidences, il nous raconte la Malaisie, son pays, son contexte, les paumés et les morts-vivants… À raconter ainsi son histoire, ses impressions, l’inexorable karma, les causes et les conséquences de la pauvreté, on arrive à la même évidence : Parfois, c’est la merde. On ne va pouvoir y changer quelque chose. C’est juste un fait. Mais, Nous, les survivants, c’est tout de même un espoir. Un espoir qui s’écrit dans des pages, pour que d’autres le saisissent…

J’ai saisi, mais j’y ai laissé un lambeau de mon cœur. Il a chuté. Comme Ah Hock, avec lui, à côté d’un morceau de bois…Mais ce n’est pas bien grave, ça en valait le coup. Les 14, ou la puissance d’une émotion qui dévaste tout…Ça le valait bien. Parce que parfois, on entend la lame de fond d’une voix, et elle enfle, se fait grande et traverse les frontières et vient se fracasser à nos oreilles…Et tous ses échos me reviennent, comme des vagues. Encore et encore. J’en suis encore submergée. Je ne crois pas pouvoir oublier cette déferlante, parce que Tash Aw a mis une telle puissance que même, sous le déchaînement des éléments et le magma de sentiments, je prie encore pour ces pauvres gens, la nuit.

Nous, les survivants, c’est un autre horizon, des autres paysages, des dynamiques différentes, mais c’est une histoire qui parle d’humanité. De son absence aussi. Peut-être qu’elle s’est perdue dans la nature, à coups de tsunamis et d’orages…Toujours est-il que certains doivent, pas seulement vivre dans la misère, mais survivre au jour le jour dans le néant…Parce que le destin est ainsi. Alors, oui. La merde est partout. Son odeur, sa marque, son fléau. Et faute de vider son cerveau, on est vite dépassé par une envie de vomir tenace. J’ai cru rendre plusieurs fois, mes tripes sous leurs pluies diluviennes…Comment peut-on en arriver là? Faire ça à d’autres humains? En faire des morts-vivants? Ignorer l’autre?

Je ne sais pas pourquoi les humains ne se tendent pas la main, pourquoi le racisme fait autant de ravages, mais si jamais, vous vouliez une histoire immersive et des envies d’ailleurs, écoutez le témoignage troublant et avisé de ce jeune homme…Il se pourrait qu’il y ait un monstre, des actes abominables, mais il y a aussi la beauté de l’intention, la force d’un constat, et une plume exaltante. Mon organisme n’était pas toujours prêt au choc, mais vous avoir confié ce trop-plein de débordements de tristesse et de conscience, ça me laisse un peu vidée, mais sereine. J’espère que le Vivant va vous parler, et vous laisser prendre le chemin de ces pages…Nous, les survivants, le méritent…

👅

Les Roches Rouges, Olivier Adam.

Je ne suis pas sûre que quelqu’un lira ceci. Est-ce-qu’au fond, on n’est jamais sûr de quelque chose dans cette vie, dans ce trop-plein de vie, dans ce trop-plein de terre et de sang, dans cette cavale infernale, dans ces karmas qui se croisent et se décroisent, dans ces moments de silence? Est-on jamais sûr de ce que sera la prochaine étape? Quel sera le prochain morceau qui va coincer, le grain de sable qui va enrayer plusieurs destins? Qui décide de cela? La vie?

Je suis sans cesse, en train de me demander comment ça se fait qu’une vie part à va-l’eau? Comment ça se fait que certaines vies stagnent? Comment ça se fait que si l’amour se pointe dans nos vies, pourquoi c’est toujours si compliqué? Je ne sais pas qui décide du bonheur de chacun, qui va déterminer la trajectoire d’une idylle, qui met des biches sur nos chemins ou des taureaux à nos trousses?

Leila et Antoine, aurait pu s’aimer en toute tranquillité, mais ils avaient chacun un passé lourd…Très lourd, et ils ont voulu un peu de légèreté, un peu de mer, un peu de roches rouges, une maison rose et des heures-refuges…Mais, la vie est faite de beautés autant que de violences, c’est pour ça que ses morceaux ne pourront jamais se joindre…

Ça aussi, ça me rend triste, de constater que la violence fait forcément partie de nos vies. Il y en a certains qui la subissent, la vivent au jour le jour, ne peuvent s’en défaire…Comment sortir de l’engrenage? C’est la grande question. Certains fuient…Loin. Quitte à y laisser quelques vagues regrets, quelques drames dans l’orage, quelques corps meurtris…Peut-être que la mer les emportera, se disent-ils…Loin. D’autres l’affrontent, contre vents et marées…

Mais la violence ne se noie pas, ne meurt pas. Elle est là. Aussi tranchante qu’un couteau. Elle s’empare des êtres, leur fait faire des morceaux de sang qui se mêlent à la terre, et alors Les Roches Rouges ne sont que le reflet d’Elle. Rouges Violences. Rouges Sang. Dangereuses, escarpées, comme les calanques…

Lire ce nouveau Olivier Adam, c’est avoir un vertige. C’est se confronter aux problèmes de la violence sous toutes ses formes, c’est ressentir, le vent dans les cheveux, un petit peu aussi. Presque un souffle de liberté, presque un espoir à l’horizon. Mais surtout, le vertige et l’écho du fracas sur Les Roches Rouges…J’écris ceci dans un carnet, même pas pour être lue, mais pour joindre dans la beauté du paysage marin, perchée sur le bord de la falaise abrupte, les morceaux de mon cœur que j’ai laissé balloter sur le courant…Et je m’emplis de bleu, de rouge, de sel, de transparence, de douceur…Je me relie.

Je me relis. De toute façon, personne ne le lira jamais…

Ma note Plaisir de Lecture 9/10

Le Carnaval des ombres, R.J Ellory

Monsieur Ellory,

Peut-être que j’ai creusé mon propre trou. Peut-être que je voulais juste être là, à lire votre nouveau roman, et me laisser ensevelir par les émotions. C’est fort les émotions. La peur, le doute, l’émerveillement, l’admiration. C’est terriblement puissant, surtout quand j’ouvre un de vos romans, parce que vous avez la magie en vous et le pouvoir de la transmettre. Quand j’ai pensé à ce nouveau roman, je voulais le coup de cœur. (Oui, je sais, je suis exigeante.) Mais j’y ai cru. Et ça c’est produit. C’était simple, évident même. Vous avez un don. Un don pour écrire des vérités, des histoires, des personnages, des cheminements, des illusions, et des romans noirs fascinants. Il nous vient des réflexions profondes sur la vie, l’amour, la transmission, le pardon et quelques autres émotions complexes qui font de nous, des humains. Et c’est peut-être ce qu’il fait, qu’on peut à nouveau croire en la magie grâce à votre talent. Vous avez l’empathie, l’intelligence empathique même, pour comprendre les gens, leurs travers, leurs singularités, leurs différences, leurs états d’âmes, leurs blessures. Et ce que je trouve incroyable, c’est la force inouïe de votre tolérance. C’est ça qui me touche en plein cœur, et c’est pour ça, qu’à chaque nouveau roman, je sais que quoi il arrive, quoi que vous choisissiez comme thème, période ou personnages, je le sais que vous allez m’éblouir, parce que vous avez cette bienveillance lumineuse en vous et dans votre plume…

Pour en revenir, à cette histoire précisément, j’ai pris une place pour 🎪Le Carnaval Diablo🎪, et j’ai profité du spectacle. Lentement, je me suis laissée embarquer par les illusions, les tours et le charme de cette troupe hors du commun. Tout m’a enchanté. La bizarrerie autant que l’audace, le décalé autant que le génie, le hors-norme autant que l’inattendu, les phénomènes autant que les fantômes. Je ne voulais pas essayer de comprendre pourquoi la magie opérait, je tenais juste à ce qu’elle opère. Je voulais lui laisser toute la place, qu’elle s’immisce dans mon regard et mon esprit, pour que j’en garde que le bonheur d’y avoir participé. De l’avoir vécue, en instantané. De l’avoir laissée me submerger. Et c’était fabuleux…

Mais il y avait aussi Travis, l’agent spécial senior Travis que j’ai suivi, pas à pas, dans ses doutes et ses peurs, dans cette enquête étrange qui le pousse à revoir complètement ses convictions et ses certitudes. Comme si ce cirque ambulant, avait le pouvoir de le désenchanter justement de son état trouble. De se dissocier de son traumatisme grâce à la malice ou le pouvoir féroce de la volonté. Il fallait qu’il se confronte à d’autres modes de vies, de pensées pour déconstruire tout son schéma de croyances. Et petit à petit, un seul drame est le catalyseur pour saisir tout le système nébuleux des services secrets d’Amérique…Nous sommes à Seneca Falls pour une enquête sur un meurtre, et nous finissons avec une levée de voile sur les grands mystères véreux des puissants qui dirigent le monde…Autant dire que c’est grandiose, et très intéressant.

Peut-être que certains aussi, ont creusé leurs propres trous, sont revenus de leurs illusions, ont découvert des vérités qui font mal, ont abandonné des ombres persistantes, ont appris des secrets vertigineux…Que ça leur plaise ou non, ils ont créé leurs vies…J’en suis là de ma vie, à réfléchir sur le pouvoir du corps et de l’esprit, a creusé mon trou, et j’ai découvert Le Carnaval des ombres…Et grâce à vous, Monsieur Ellory, j’ai trouvé un Coup de Cœur et de la poussière de magie, qui va réhabiliter pendant longtemps le souvenir de cette excellente lecture.

Bien amicalement,

Stelphique.

➖Illusion➖

➖Comme une vague➖

1991, Franck Thilliez

Clinique Elfique

2 impasse de la lecture

8210013456 Air Bulle

Monsieur Thilliez,

Par la présente, nous vous informons que votre affaire des Disparues, est peut être plus complexe encore que vous ne pouviez l’imaginer. En effet, nous comptons à ce jour, une nouvelle disparition et au vu du prédateur que vous décrivez, nous sommes très inquiets quant à l’enlèvement de notre fée Stelphique. Les nuits blanches nous tombent dessus, et la crasse et les ombres sont tellement partout, que nous craignons, une fois de plus, un non-retour inconcevable pour le monde féerique…

Nous avions comme prévu, préparer au mieux cette nouvelle expérience au sein de notre établissement. Nous avons respecté les mesures sanitaires de votre monde, qui semble-t-il souffre d’une forme de Pandemia très virulente, donc la distanciation sociale et les masques ont été obligatoires. Puis, nous avons remonté le temps, histoire de faire oublier ces temps confinés, à notre fée, pour une virée en 1991...Tout se passait bien: la lecture des plus grands auteurs classiques et en fond sonore, Le temps des fleurs assuraient une belle ambiance…Or, il a fallu démarrer une bulle…Et là, nous avons constaté que l’effervescence trop maléfique de votre capitale a eu raison de l’esprit de Stelphique…

Elle a commencé à faire des cauchemars puisque dans vos propres cliniques, il s’y passe des choses horribles, immondes, que je ne veux même pas nommer, tant ces pratiques sont abjectes…Puis, l’illusion s’en est mêlée, et il n’a plus été possible de discerner le vrai du faux, le mort du vivant, la damnation de l’enfer…Alors, dans des formes épistolaires, Stelphique nous laissait des bulles d’émotions, des impressions pour comprendre le spontané de ces réponses. Mais nous savions déjà que le mal avait été fait après son coup d’oeil, aux photos, les 23 et les autres…Après le carnage, elle n’a plus été la même, mais elle a tenu à nous laisser ces bulles. Comme s’il était encore possible de sortir de la paralysie qui la retenait dans cet entre-deux, elle écrivait…Mais, elle nous a échappé…Elle était toujours là, mais comme absente, dévitalisée. Presque éteinte. Toute l’équipe peut confirmer, nous avons cru à la Zombification. Nous, les êtres elfiques nous certifions sur l’honneur avoir vu de nos propres yeux, une zombie.

Rendez-vous bien compte, Monsieur Thilliez, de l’horreur de cette constatation. On ne peut pas faire cela au monde magique, sans compter, que vous essayer de faire fuiter en douce, les secrets de la magie, murmurer les mots de nos prêtresses, faire connaître à votre monde, les tours des plus grands magiciens. Mais vous êtes-vous seulement demandé si votre monde méritait de telles révélations? J’en doute…

Toujours est-il que nous avons un grave problème parce que nous entendons un canari piailler, et un coup de cœur de dingue, arriver…Vous savez ce qu’il en est, alors, s’il vous plaît, venez en aide à notre chère Disparue. Nous ne voudrions pas qu’elle soit un fantôme de plus qui bougerait dans les limbes…Soyons Méthodiques, ensemble, faisons sauter les verrous de la vérité, extrayons la beauté du mal, mettons toutes les chances de notre côté, Monsieur Thilliez, faisons le plus beau des abracadabras!

Il y avait aussi un message que nous sommes parvenus à décrypter à force de persévérance :« Vivons selon les règles de la magie », c’est la dernière bulle de love que vous envoie Stelphique de son carnet d’expérience 1991.

Cordialement,

L’équipe clinique Elfique.

La colline que nous gravissons, Amanda Gorman

Nous. Mot de quatre lettres.

Mot qui unifie, qui englobe

Les autres et moi, et Elle.

Elle qui porte un message

Plus fort qu’elle, plus fort

Qu’une nation, qu’un continent

Plus fort qu’une reconstruction.

Elle, Amanda Gorman, porteuse

De mots, de poésie, d’espoir

Nous donne tout ce qu’elle a. Elle

Fait vibrer ça en vers et émotions

Avec la pertinence d’un être de lumière

Une déclamation qui nous parvient

En plein dans nos cœurs, au plus

Profond de nos chairs, Nous

Ressentons le poids de chaque mot

De l’estrade jusqu’au bout du monde

Nous le recevons. Nous

L’entendons, l’appréhendons

Le ressentons avec le feu

Qui lui est dû, qui lui est dédié

Parce qu’il faut à un moment

Donné, au-delà des différences

Du passé, de la tristesse et de la

Douleur commune, gravir les reliefs

De nos désaccords et s’unir dans

Un Nous. Nous qui pourrons regarder

Un ciel dégagé et notre prochain

Sans Craindre.

Encore faut-il croire en cette

Possibilité de toutes nos forces…

Parce qu’il faut être le courage

D’être Nous.

Parce qu’il faut le courage de

Gravir cette colline pour voir

Une nouvelle aube pour ce monde…

Parce qu’il ne tient qu’à Nous

De le voir de nos yeux

Et de le ressentir dans

Un battement de cœur

Commun, universel.

.

Il ne tient plus qu’à vous

De lire ce poème fabuleux,

La colline que nous gravissons

D’amanda Gorman.

Ma note Plaisir de Lecture 10/10

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En Féérie, il brille quelques poussières…

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