Une nuit éternelle, David Khara.-Défi CannibElfique.

Couverture Une nuit éternelle

Pourquoi je l’ai choisi:

J’avais beaucoup aimé le premier tome, parce que avant, tout je l’ai trouvé original, donc à sa sortie en poche, dès le premier jour, j’ai couru en librairie, mais bon, on le sait maintenant, c’est la PAL qui a un super pouvoir et nous vampirise à sa façon…Cette LC avec ma binomette adorée était la plus que bienvenue!!!

Synopsis:

Barry Donovan, policier new yorkais, résout désormais ses enquêtes en équipe avec Werner von Lowinsky, un vampire aux méthodes particulières peu appréciées. Ainsi lorsqu’un crime barbare est commis à l’encontre d’un pasteur noir et de son fils, Barry demande à son ami de rester en dehors de l’enquête, car seul un monstre de l’espèce de Werner peut être à l’origine de ce type de meurtres.

Ce que j’ai ressenti:…Une nuit sang pour sang amitié….

Un duo que j’adore retrouver! Cette amitié qui va au delà du réel et des conventions: mon cœur devient guimauve…Mais pas le temps de s’attendrir dans ce nouveau roman de David Khara car les meurtres sordides frappent encore New-York et que les mystères s’épaississent quand le fantastique s’en mêle…Toujours en alternant les points de vues de Barry et Werner, on ressent en deux temps, une vision panoramique sous l’œil de faucon et une sensation plus urgente dans les actions, les causes et conséquences de cette résolution…

Un Coeur n’a pas besoin de battre pour saigner.
Le mien saigne depuis un siècle et demi.

Un vampire qui se repend avec un flic qui culpabilise, ça fait beaucoup d’émotions qui bouillonnent, mais les voir s’entraider, chacun à leur échelle, cela donne un joli cocktail d’aventures et j’ai adoré où ils m’ont menée: rien de moins que la légende des Templiers et une jolie virée dans le passé de Werner, tout en résolvant une affaire plutôt corsée aux rituels étranges…J’aime à voyager dans le temps, et avec un personnage aussi charismatique et érudit que Werner, le voyage est d’autant plus palpitant…

Je ne crois pas au bonheur comme état permanent. Tout au plus pouvons-nous prétendre à des instants de joie. À nous de les saisir, de les goûter et les savourer, sous peine de voir les affres incontournables de l’existence nous entraîner inexorablement vers le cynisme et la désespérance.

Au vu du quatuor qui clôt ce roman je peux vous dire que j’ai très envie de voir une suite arriver!!!J’ai été charmée par ce libraire, féru de légendes moyenâgeuses, et la jeune médecin, dépassée par les péripéties en cours… Je vois bien là, une saga prometteuse parce que cet auteur a su créer des personnages attachants, mais aussi, une veine de thrillers entre rétro et modernisme qui s’entrechoquent, tout en y mettant une foison d’émotions…Forcement, qu’on en redemande!!!!

La peine ne se hiérarchise pas.

Si jamais le cœur vous en dit, et que vous voulez que votre sang ne fasse qu’un tour en lisant ce policier fantastique, je vous recommande chaudement cette lecture!

J’aurai mis le monde à feu et à sang pour partager Ne fût-ce qu’une seconde avec elle.

Petit plus: Clairement, lire ce roman en Lecture Commune avec ma binomette, c’est un moment de complicité et d’amitié à l’image de ces deux personnages, et ça c’est juste extraordinaire! Quand je vous le dis, que mon cœur devient guimauve… Je souhaiterai une vie éternelle de lecture commune, nourries de cafés, de cornes de gazelles et de fous rires…Merci à ma Belette pour ces échanges: tu es la meilleure des coéquipières de lecture! ❤

(PS : mais de rien, le plaisir est partagé – Cannibal)

 

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

 

Titre : Une nuit éternelle

Auteur : David S. Khara
Édition : Fleuve Editions (13/11/2014)

Résumé :
Barry Donovan, policier new yorkais, résout désormais ses enquêtes en équipe avec Werner von Lowinsky, un vampire aux méthodes particulières peu appréciées.

Ainsi lorsqu’un crime barbare est commis à l’encontre d’un pasteur noir et de son fils, Barry demande à son ami de rester en dehors de l’enquête, car seul un monstre de l’espèce de Werner peut être à l’origine de ce type de meurtres.

Critique :
— Bonsoir, monsieur le vampire, que vous me semblez beau et élégant… Je serais tentée par le fait que vous me fassiez la conversation, mais voyez-vous, je crains pour mon joli cou fragile… Entre nous, je vous déconseillerais fortement de vous abreuver de mon sang qui doit charrier mille produits mauvais pour la santé ou autres insecticides dû à l’ingestion d’une nourriture que l’on m’a vantée comme bonne pour ma santé…

— Rassurez-vous, chère Belette, mon créateur m’a doté d’autres attributs et a fait en sorte que je ne ressemble pas aux vampires des vos livres : je ne dors pas dans un cercueil, le crucifix m’est égal et, désolé pour les midinettes, mais je ne suis pas prêt de tomber amoureux d’une mortelle !

Proposer un autre regard sur la condition de vampire, David Khara n’est ni le premier, ni le dernier à le faire, mais, contrairement à une certaine mode qui fait des vampires des êtres choupis et kawaï, lui nous propose une créature cultivée, avec une part d’ombre et ne devant pas s’abreuver sans cesse d’hémoglobine.

Et si un certain vampire Edward (pas celui aux mains d’argent) aimait une Bêla (on dit Bella ?), notre créature de la nuit, lui, s’est lié d’amitié avec un homme, un flic, et de ce binôme improbable va naître une fantastique enquête qui va les mener aux confins des portes de l’enfer, au propre comme au figuré.

David Khara possède un style d’écriture bien à lui et cette première lecture d’un de ses romans me laisse augurer encore quelques heures de plaisir livresque en poursuivant la découverte de tout ses romans.

Il y a de l’humour, du sérieux, du fantastique, des mythes et des légendes qui se croisent et se mêlent avec la réalité, augmenté de quelques récits dignes des plus grandes sagas, qu’elles soient réelles ou inventées.

Les personnages et l’histoire auraient pu bénéficier de quelques pages de plus afin que le plaisir dure plus longtemps, mais je ne dois pas me plaindre car en un peu plus de 300 pages, l’auteur arrive donner une densité énorme à ses personnages, un comme si nous les connaissions déjà, hors ce n’était pas mon cas.

Et bien oui, si au lieu de commencer – imbécile que je suis – par le tome 2, j’avais démarré par le tome 1, ces personnages seraient vraiment devenu des vieilles connaissances.

Pas de bol, suite à mon erreur lamentable, tout suspense me sera refusé lorsque j’ouvrirai le premier tome, puisque maintenant je sais tout du traître qui arpentait les pages dans « Les Vestiges de l’Aube ».

L’humour de l’auteur parsème les pages avec quelques petites saillies dans les dialogues, quelques réparties pas piquées des vers, ainsi que ces private joke envers quelques membres de la Ligue de l’Imaginaire : Bauwen en prend pour son grade, on aura aussi la bijouterie Loevenbruck’s et la ville imaginaire de Chatham.

Sans révolutionner le genre vampirique ou le roman fantastique, sans en chambouler les codes mais en les revisitant, on peut tout de même convenir que Khara nous offre là un petit roman bourré d’adrénaline, d’humour, de fantastique et de réalisme, avec des personnages que l’on apprécierait retrouver dans d’autres aventures (appel du pied) tant ils m’ont conquise.

Le Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018) , Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule.

 

Une nuit éternelle, David Khara.-Intro- Défi CannibElfique.

— La nuit éternelle devrait t’inspirer, chère Belette !
— Mais tout à fait, attends voir… *s’éclaircit la gorge* ♫ La nuit ♪ Quand revient la nuit ♫ Tout seul je m’ennuie ♪ Je pense à toi
— Pitié, pas du Johnny, tu vas tous les faire fuir !
— Et moi qui avait choisi une chanson moins connue d’Hallyday et pas l’archi connue telle que ♫ Retiens la nuit ♪
— On a dit « Pas Johnny » !
— Ok, j’ai plus d’une chanson dans mon sac, tu sais ! Tiens, le plus belge de siciliens par exemple : Adamo et ♫ La nuit tu m’apparais immense ♫ Je tends les bras pour te saisir Mais tu prends un malin plaisir À te jouer de mes avances ♫ La nuit je deviens fou, je deviens fou ♪
— Heu, on va éviter Adamo aussi… Je te sens moins en verve, ma Belette et je t’interdis de changer une consonne du mot « verve » !
— J’ai aussi de stock, et toujours sur la nuit, de la poésie qui ne laissera pas ton petit coeur de fée insensible :
Ça commence par un moment de flottement quand le soleil recule;
Un parfum d’hésitation qu’on appelle le crépuscule;
Les dernières heures du jour sont avalées par l’horizon;
Pour que la nuit règne sans partage , elle a gagné , elle a raison…

— Je lui parle de nuit éternelle et elle me sort Grand Corps Malade ! Nuit éternelle, ma Belette, ça n’éveille rien en toi ??
— Tu pensais à une nuit romantique avec monsieur Stelphique ? Une nuit éternelle que tu passerais avec lui à faire tchip tchip dans un chalet au Pôle ? Quelle santé quand on sait que leurs nuits peuvent durer 6 mois !
— Je te parle de vampires et tu me causes de nuit de sexe dans un pays nordique ! Tu ne penses qu’à ça ? Non, ne réponds pas s’il te plait, la question n’appelle pas de réponse, on la connait…
— Des vrais vampires ? Pas des vampires choupis kawaï de la Stephenie Meyer et de sa saga Twoilette ? Vrai de vrai ?
— Si j’en crois Yvan et David, pour ne pas les citer, on dirait bien qu’on a le mythe du vampire revisité, mais les connaissant, on ne doit pas avoir des vampires version marshmallow ou guimauve !
— Pléonasme…
— Quoi ?
— Marshmallow veut dire guimauve, donc, pléonasme…
— Belette ?
— Oui ?
— Lis et tais-toi !!!
— Chef oui chef !

La compassion du diable, Fabio M. Mitchelli. Défi CannibElfique.

Couverture La Compassion du Diable

Pourquoi je l’ai choisi:

J’avais gagné ce livre grâce à un concours sur l’excellent blog Collectif Polar! Et tout de suite, l’idée de la LC nous est venue avec ma binomette fidèle, Cannibal Lecteur , car on adore les histoires de tueurs en série!!!!

Synopsis:

Deux flics, un tueur. Des corps horriblement torturés. Deux enquêteurs le cannibale de Cleveland, une traque sans relâche…et vous. Vous et le diable. Plongez dans les secrets d’une âme criminelle dès le ventre de la mère. Dans la matrice du mal, tout au fond de l’enfer.

Inspiré du parcours sanglant du sérial killer américain Jeffrey Dahmer, la Compassion du diable est un thriller à la mécanique implacable. On le surnomme le « livre bleu ».

Ce que j’ai ressenti:…Mitonner un bon petit plat…

Au menu aujourd’hui: le petit thriller de Fabio M.Mitchelli cuisiné aux petits oignons, et c’est une invitation en grande pompe, puisque le diable s’invite à la table…Une fée qui rencontre un diable, une Cannibal qui en rencontre un autre quelque peu célèbre, ça commence à devenir une attablée plus que surprenante: mais, plus on est de fous, plus on rit, non?!!

Pour faire un bon repas, il faut de bons ingrédients…

Nous avons donc:

  •  un tueur en série. Et pas des plus inconnus, puisque c’est le fameux « Boucher de Cleveland ». Nous avons même son traçage et pedigree depuis le ventre de sa mère jusqu’à son ultime battement de cœur, toutes ses pensées les plus intimes, jusqu’à ses plus atroces actes de barbarie, et plus si affinités…Une belle pièce « Blake » du boucher qui sera mis en valeur par ses petits accompagnements…
  • Deux flics investis. Une enquête c’est avant tout une équipe avec ses petits piments de séduction/ répulsion. Une interaction de sucré/salé qui relève tous les goûts entre charme et sens aux aguets, nuits blanches ou remplies de cauchemars, et bien sûr, passé douloureux intimes qui laissent un petit arrière goût en bouche…
  • Un écrivain avide d’une bonne histoire maléfique. C’est la touche secrète de cette recette imaginée par Fabio Mitchelli pour faire de ce moment, une vengeance qui se mange bien froide…

Si la marmite est bonne, pleine de chapitres haletants, rythme soutenu et scènes cauchemardesques, je vais juste un peu chipoter:

Fabio Mitchelli nous offre un bon thriller, mais en voulant à tout prix maintenir son suspense, il prend des « raccourcis » dans ces mises en place de personnages et leurs passé, et du coup, nous y perdons un peu en émotions…Même pour l’ombre du diable, j’aurai aimé plus de folklore, plus de légende, qu’il prenne une plus grande place dans ses pages…C’était difficile de ressentir de la compassion pour le diable, ou la compassion du diable, car on reste beaucoup spectateur d’une folie sanglante…En fait, j’en aurai aimé plus de ses pages pour me lier davantage, mais je note quand même cet auteur dans mes agendas de lectrice compulsive car on sent un très grand  potentiel même si ce livre n’a pas été à la hauteur de mes attentes…

« On ne fait pas tomber le diable,Mac Callaugh. On l’évite ou on le subit , Mais on ne le fait pas tomber. Il est Bien Trop perfide et intelligent pour être démasqué , livré à la justice, jugé et condamné … »

Malgré ce chipotage d’elfe accro aux émotions, l’auteur a su me prendre aux tripes avec des scènes vraiment préparées avec soin, toutes plus noires et sanglantes les unes que les autres et disséquées en tranchant chapitres efficaces! Page-turner et violence implacable se marie bien sur cette assiette de bleu…Bon appétit surtout!

Ma note Plaisir de Lecture  7/10

 

Titre : La Compassion du Diable

Auteur : Fabio M. Mitchelli
Édition : Fleur Suvage (2014) / Milady (18/03/2016)

Résumé :
1963 – Une nuit dans l’Ohio… impulsive. Suivront des corps, dans des barils en plastique.

1981 – Deux enquêteurs, hantés par leur passé.
Le cannibale de Cleveland… et vous. Votre compassion… celle pour le diable.

Critique de Cannibal Lecteur : ici!
Pour lire et apprécier ce genre de roman, il vaut mieux avoir les tripes bien accrochées. Il est donc conseillé aux âmes trop sensibles de s’abstenir.

Pour le cas où des petits curieux à l’âme sensible voudraient tout de même lire ce roman, je préciserai qu’il s’inspire de la vie de Jeffrey Dahmer, serial-killer surnommé « Le cannibale de Milwaukee » et d’Anthony Sowell, qui n’a rien d’un enfant de cœur non plus.

Ici, on suivra les horreurs perpétrées par « Le boucher de Cleveland » (fiction) et je vous déconseille de faire vos courses chez lui, vous pourriez vous retrouver à déguster de la cuisse humaine, du pénis ou des testicules, bref, le genre de chose qui ferait ruer votre estomac et votre esprit aussi.

C’est un roman que j’ai lu en très peu de temps, faisant même le forcing pour le terminer avant d’aller dormir, me foutant pas mal des conséquences pour le lendemain car il a un côté addictif, surtout après la première moitié, lorsque le final monte en puissance et en suspense.

Les chapitres sont courts, rythmés, alternant entre ceux de 1981 qui concernent nos deux flics, Freddy Lawrence et Victoria Fletcher, et ceux des années 60, avec Blake Memoria pour titre et les premiers crimes de ce tueur fou et sans pitié qui se nomme Blake.

L’enquête commence fort avec la découverte d’un charnier par hasard et puis bingo, encore un autre en démolissant une maison ! Jour de chance pour les flics, les voici ayant décroché la timbale et avec du pain sur la planche.

Pour ma part, j’aurais aimé un peu plus de pages dans ce roman afin de pouvoir développer un peu plus les deux personnages que sont les flics Freddy Lawrence et Victoria Fletcher, et même celui d’Henrique, le flic hidalgo qui s’immisce dans l’enquête avec des révélations percutantes comme un poids lourd reçu en pleine tronche.

Et c’est là que le bât a blessé, car si j’adore être surprise dans un thriller ou un policier, il faut tout de même que cela reste cohérent et là, à un moment donné, j’ai quand même eu vachement du mal à y croire car cela ne correspondait pas à la réalité, dans mon esprit. Trop, c’est trop.

Malgré cela, j’ai été happée par la suite, me demandant comment ça allait se terminer pour notre flic qui remontait le fil de l’enquête et pour le journaliste, auteur d’un livre, avec le mystère que venait de lui transmettre un petit vieux dans un home, avant de passer l’arme à gauche.

Et ce fut durant une scène extrêmement violente, véritable confrontation au sommet, que j’ai perdu le fil de l’histoire, l’auteur me donnant l’impression qu’à force de vouloir brouiller les cartes pour nous mystifier et nous surprendre, en faisait trop pour nous faire perdre le fil de qui était qui, au point qu’à la fin, j’avais l’esprit tout chamboulé de découvrir que ce n’était pas ce que je venais de lire qu’il s’était passé.

Vous suivez toujours ?

Si l’épilogue n’était pas nécessaire, je dirais même plus, il n’avait pas de raison d’être, pour le reste, j’ai passé un sacré moment de lecture addictive, voulant absolument savoir qui était le cannibale et comment les flics allaient l’arrêter, ou découvrir son identité.

Mon seul bémol sera pour le côté un peu trop irréel dans la résolution de l’affaire et sur l’identité du tueur.

Le Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018) , Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule.

Le pays des rêves oubliés, Lavinia Petti.

Couverture Le pays des rêves oubliés

Pourquoi je l’ai choisi :

J’ai eu l’immense chance de gagner ce titre par le biais d’un concours Instagram  lancé par la maison d’éditions du  Seuil, j’avoue que j’ai complètement craqué sur cette couverture et le titre évocateur…Merci pour ce concours, j’ai découvert de ce fait, une de mes plus jolies lectures de 2017!

Synopsis :

« Il faut du courage pour oublier. Mais se souvenir… se souvenir, c’est le vrai supplice des êtres humains. Je me suis toujours demandé comment un homme peut vivre avec le fantôme de tout ce qu’il a été et le spectre de tout ce qu’il ne sera jamais. Il ne peut pas, voilà pourquoi il meurt. Nous ne vieillissons pas à force de vivre notre vie, mais à force de nous en souvenir. »

Les personnages:

Antonio Maria Fonte est un personnage qu’on adore détester, pour finalement, détester de l’adorer autant…Désagréable au possible, voire même irrespectueux, il n’attend plus rien de la vie, des relations sociales et encore moins de l’avenir…A presque 50 ans, il voudrait se laisser dépérir dans son petit « chez-soi », et surtout qu’on lui fiche une paix royale pour laisser courir son imagination d’écrivain…Mais quand l’imaginaire décide de lui jouer un tour, il n’a pas fini de lier et délier tous les fils qui tissent, toute une vie…

« Un homme sans passé, sans une histoire, est pire que mort. Il n’a jamais existé. »

Ce que j’ai ressenti:…Un émerveillement!

J’ai emprunté un chemin de brume sur des lignes de poésie et quand le brouillard s’est dissipé, il m’est resté un coup de cœur pour cette merveilleuse histoire…J’ai voulu retenir mes souvenirs d’oubli en prenant un temps exquis de patience pour cette lecture, juste pour ne pas sortir de ce Pays des rêves oubliés…Un mois presque à me délecter de cette ambiance entre onirisme et fantastique, entre réalité et imaginaire, entre écriture et néant enfoui, pour mieux apprécier l’univers riche que nous ouvre Lavinia Petti. Tout n’est que beauté et mystères dans ses pages, mais plus encore une belle quête d’identité avec de très jolies portes dérobées sur des questionnements intérieurs qu’on se plait à traverser tellement le voyage et le panorama imaginaire est époustouflant de métaphores…

-Il est toujours tard. Un océan d’or ne peut pas acheter une goutte de temps.

Il est des livres comme cela, qu’on se plaît à savourer, à arrêter volontairement pendant une période, pour ouvrir notre champ intérieur à recevoir, une belle histoire…Oublier, pendant un temps que le monde tourne à mille à l’heure et apprécier cet instant de lecture: où le regret est au centre de l’intrigue comme force et faiblesse, où les souvenirs deviennent perdus ou négociables comme un banal objet, où un vampire tente de capturer un voleur de brume, où même le nom qui nous définit peut disparaître…Tirnail, c’est le Pays des choses perdues, de toutes choses perdues…Du simple objet à nos plus grands espoirs déchus, d’une larme oubliée à nos plus intimes pensées inavouables, d’une lettre d’amour égarée à notre passé le plus douloureux…L’auteure a su créer un endroit unique, remarquable.

Si l’histoire prend son temps, pour mieux nous perdre dans ses illusions fantasmagoriques, j’ai été enchantée par cette expédition dans cet autre monde! Et puis, forcément, vient le point final de ce petit pavé réjouissant, et tu te rend compte que l’auteure a géré aussi bien, l’histoire personnelle de son personnage que l’univers parallèle qui s’ouvre subitement à lui, et qu’elle l’a fait avec brio, comme une magicienne, maître de son talent. Le réel embrasse l’irréel, et tu t’aperçois que tout est magie de mots, que raconter une histoire c’est aussi enchanter son public, que derrière le rideau pailleté se cache une réalité moins belle mais plus intéressante,  que l’on peut doser son degré d’imaginaire selon nos propres perceptions. En bref, qu’il était juste bon de se prendre dans les filets de ce Pays des Rêves Oubliés..

A lire et à relire, juste pour le plaisir!

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

En compagnie des hommes, Véronique Tadjo.

Couverture En compagnie des hommes

 

Synopsis:

Un virus mortel et incurable a mis l’espèce humaine face au danger de l’extinction. Baobab, arbre premier, arbre éternel, arbre symbole de grande sagesse, prend la parole et réveille la mémoire de l’humanité. Sous son ombre fraîche, hommes, femmes, enfants pris dans la tourmente, combattants farouches pour la survie, vont confier leur lutte contre les ravages d’Ebola : le docteur en combinaison d’astronaute qui, jour après jour, soigne les malades sous une tente ; l’infirmière sage-femme dont les gestes et l’attention ramènent un peu d’humanité ; les creuseurs de tombes qui, face à l’hécatombe, enterrent les corps dans le sol rouge ; les villageois renonçant à leurs coutumes ancestrales afin de repousser Ebola…

Ce que j’ai ressenti:…L’effroi derrière la poésie…

« Nous les arbres. (..). Nous sommes le lien qui unit les hommes au passé, au présent et au futur incertain. »

Si jamais, tu écoutais Baobab, il te conterait l’histoire du monde, l’essence même de la vie, la conscience collective…Il te raconterait des petits morceaux d’instants vécus, En compagnie des hommes, et tu verrais comme, soudain, le temps a retenu sa respiration, en voyant arriver la vague de contamination, partie du cœur de la forêt ancestrale: Ebola.

Ce roman polyphonique est à la fois poétique et ancré dans un réel effroyable. On sent la peur et le courage, le désespoir et l’envie de vivre, l’horreur et la beauté du monde. Contre le Virus mortel qui décime la population, des hommes et des femmes se mobilisent, enfilent un costume d’humanité et tendent une main de solidarité, tandis que d’autres rejettent, barricadent, ferment yeux et oreilles, aux cris de la souffrance…Un tour d’horizon à différentes échelles de la gérance de cette épidémie.

« Ils préfèrent nier la mort car ils n’ont plus le temps d’y songer. La mort est une faute parce qu’elle interrompt leur course effrénée. »

Derrière la sensibilisation au danger, il y a le désir de faire passer un message de paix et une volonté de vivre en harmonie avec la Nature. Entre la légende du conte, la poésie des mots et l’affreuse réalité du danger, ce livre est une petite collection de vies qui se sont vues confronter au pire des virus, juste des témoignages, juste l’essentiel… Il redéfinit notre place dans le monde, nous confronte à notre faiblesse, mais nous redonne aussi un certain souffle d’espérance et de soulagement…En refermant ses pages, on sent à quel point, nous avons frôlé la catastrophe mondiale et combien le bilan des pertes humaines est lourd…Souhaitons qu’ils reposent en paix, peut être à l’ombre d’un Baobab…

« Il faut la mort pour apprendre à retrouver la solidarité. »

J’ai beaucoup aimé la sensibilité de cette auteure, sa manière de voir le monde, sa façon de le ressentir. Je serai vraiment curieuse de voir le reste de ses écrits…Très jolie découverte!

Ma note Plaisir de Lecture  8/10

 

Remerciements :

Je tiens à remercier Muriel Poletti ainsi que les éditions Don Quichotte pour l’envoi de ce livre! Merci pour cette belle lecture!

La compassion du diable, Fabio M. Mitchelli (-Intro- Défi CannibElfique.)

— Le diable peut-il avoir de la compassion ? Tu en penses quoi, ma Belette Cannibal ?
— Avant tout, le diable existe-t-il vraiment ? Si oui, qu’est-il vraiment ? Un ange déchu par Dieu ? Un être malfaisant ? Ou bien n’est-ce qu’une invention de l’Homme afin de se trouver un bouc émissaire qui ne pourra jamais se défendre ?
— Heu…
— T’inquiètes, je n’ai pas les réponses à mes questions métaphysiques. Et toi ?
— Non plus… On devrait plutôt orienter la discussion sur le titre, ça nous éviterait les migraines sans fin et des réponses que nous n’aurons jamais.
— Qui sait si nous ne les aurons pas un jour, ces foutues réponses ? Alors, partons du principe que le Diable existe et qu’il fasse preuve de compassion… On revient alors dans l’hypothèse d’un ange déchu par Dieu pour avoir voulu…
— STOP, tu digresses la Belette !
— Sorry Stelphique… Ma foi, vu qu’il est noté dans le résumé « Le cannibale de Cleveland… et vous. Votre compassion… celle pour le diable », je me demande si le titre est bien trouvé car nous sommes plus devant de la compassion POUR le diable que la compassion DU diable réel… Si tant est que celui présent dans ces pages ait eu un jour de la compassion ou de la commisération pour ses victimes.
— Pas facile, hein, le jeu des intros ?
— C’est rien de le dire…
— Sinon, tu connais la dernière, ma Belette ? Je suis en train de lire ce roman à Lourdes…
— Arrêtes ton char Ben-Hur, je ne te crois pas ! Lire « la compassion du diable » à Lourdes, ce serait trop fort !
— Je te le jure ! De plus, j’ai « vue » sur le cimetière ! Tiens, en voici la preuve !
— Putain, là, ma Stelphique, tu déchires ta race et la mienne ! Elle est trop forte ma binômette !

Aliss, Patrick Senecal. Défi CannibElfique.

Aliss par Senécal

Chronique d’un abandon: Quand la lumière ne nous atteint pas, et que les crocs de l’intrigue ne tient pas ses lectrices…

Il était une fois deux blogueuses baroudeuses des pages et qui toujours, main dans la main, empruntent les chemins les plus sombres des livres noirs. Chacune avec leurs super pouvoirs, l’une avec ses dents acérées de Cannibal et l’autre avec ses ailes lumineuses d’Elfe pour éclairer l’obscurité …
Elles décident de se lancer sur les traces d’Aliss, de Patrick Senecal…
Dans les coulisses de leur loge d’amitié, il y eu cette discussion :
Stelphique, il y a un problème …
Ah bon , c’est quoi ??!
Ben Aliss …
Et ??!
C’est la revisite de Alice au pays des merveilles …
Oui, je le savais, j’adore ce genre de livres !
Je déteste …
Ah …*Grand flottement elfique*….
Quelques moments plus tard, Stelphique contacta la Belette Cannibal :
Moi aussi, j’ai un problème avec Aliss…
Ah, c’est quoi ?
Le personnage…Trop effrontée, je crois que je ne vais pas aimer les chemins qu’elle va prendre…
J’accroche pas de mon côté …
Il est trop tôt pour que Je m’en fasse une idée mais je te vois tu es plus loin que moi sur le chemin.
Oui, j’ai un rythme de coureuse de marathon en compétition quand je lis ! Je ne suis pas le Cannibal Lecteur pour rien !
Alors, Cannibal ? On abandonne Aliss à ses découvertes?
Ben oui …
J’ai quand même une note positive à soulever….
Ah oui ?
J’aimerai bien lire du Nietzsche maintenant…
*Cannibal qui botte en touche* Ouais Ben on verra ça plus tard, là on a un Fabio Mitchelli à commencer…
Il est dès fois, où la magie ne fonctionne pas, pourtant chacune aurait pu y trouver son compte pour différentes raisons, ça aurait pu être le livre de tous les feux d’artifices pour la fan des contes revisités ou pour la grande amatrice des sensations fortes avec cet auteur canadien talentueux, mais d’un commun accord, nous avons décidé de laisser vivre Aliss dans son pays des merveilles revisité, et continuer de notre côté à visiter d’autres lieux de perdition…

Titre : Aliss

Auteur : Patrick Senécal
Édition : ALIRE (01/09/2005) / Fleuve Noir

Résumé :
… Alice, une jeune fille curieuse, délurée, fonceuse et intelligente de Brossard. À dix-huit ans, poussée par son besoin d’affirmation de soi, elle décide qu’il est temps de quitter le cégep et le cocon familial pour aller vivre sa vie là où tout est possible, c’est-à-dire dans la métropole.

À la suite d’une rencontre fortuite dans le métro, Alice aboutit dans un quartier dont elle n’a jamais entendu parler et où les gens sont extrêmement bizarres. Mais c’est normal, non ? Elle est à Montréal et dans toute grande ville qui se respecte, il y a plein d’excentriques, comme Charles ou Verrue, d’illuminés, comme Andromaque ou Chess, et d’êtres encore plus inquiétants, comme Bone et Chair…

Alice s’installe donc et mord à pleines dents dans la vie, prête à tout pour se tailler une place. Or, elle ne peut savoir que là où elle a élu domicile, l’expression être « prêt à tout » revêt un sens très particulier…

Critique par Cannibal Lecteur: ici!
Caliss de criss d’Aliss ! Lorsque j’ai commencé la lecture de ce roman, je ne savais pas du tout où je mettais les pieds pour la bonne et simple raison que  je n’avais pas lu le résumé…

Je me savais dans un roman fantastique mais ne comprenant pas durant les premières pages où l’auteur m’emmenait, sans parler de mon impression bizarre de « déjà vu » et d’écriture sous acide, j’ai filé sur Babelio afin de savoir le fin mot de l’affaire.

Une réécriture, une relecture moderne et grinçante de « Alice aux pays des merveilles », le conte de Lewis Carroll revisité, voilà ce que j’avais en main !

Alice aux pays des merveilles que j’appelle toujours « Ça glisse au pays des merveilles » depuis un certain épisode de Friends (VF)…

Ce conte que j’ai en horreur depuis un certain dessin animé des studios Disney que j’avais vu petite et dont je n’avais rien capté, si ce n’est un espèce de traumatisme dès que j’entendais prononcer le titre de l’œuvre de Carroll.

J’avais déjà du mal avec le début du livre, n’arrivant pas entrer dans l’histoire, à apprécier les différents personnages et la suite fut encore pire puisque j’ai lâché prise et sauté des passages entiers du roman !

La faute n’en incombe pas à l’écriture qui avait un côté grinçant que j’apprécie d’ordinaire, les passages sexuels assez hot ne sont pas responsables non plus de mon abandon…

La faute ne vient pas non plus de la relecture que l’auteur fait du conte de Carroll car il y a de la créativité certaine, même une certaine créativité, de l’inventivité, de l’audace et tout les familiers de l’œuvre n’auront aucun mal à reconnaître les différents personnages, même ceux qui, comme moi, sont allergique à Alice et à son foutu pays des merveilles.

Chez moi, l’allergie doit toujours être bien présente et elle persistera jusqu’à la fin, sans aucun doute car je suis passé totalement à côté du roman. Abandon en cours de route donc, juste été lire la fin afin de savoir ce qu’il lui arrivait.

Il y a des jours, comme ça…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018).

Aliss, Patrick Senecal- Intro- Défi CannibElfique.

— Belette, ça te dit de lire Aliss ?
— Lire « Ça glisse au pays des merveilles » ?? Bien sûr que je suis partante pour lire ce truc !
— Mais non, banane (© Nath), pas « Alice au pays des merveilles » et encore moins ton titre porno ! Je te parle d’ALISS !
— ♫ Et j’ai crié, crié, oh, Aliss, pour qu’elle revienne ♪
— Stop, arrête de chanter, on va encore perdre Yvan, de plus, c’était pas « Aliss », la copine de Christophe, mais ALINE !
— Aline qui rime avec….
— NOOOOON ! Belette, tais-toi !
— *grommelle entre ses dents* On peut jamais dire de cochoncetés, ici… En plus, Aliss, on peut le faire rimer avec…
— Avec « complice », ce que nous sommes !
— *La Belette a les yeux qui pétillent et un sourire grivois] Comme disait la vielle anglaise en regardant amoureusement son mari « Mon vieux complice »….
— NON ! Pas les jeux de mots graveleux non plus ! Tout ce que je te demande, ma chère Belette Cannibal, c’est si tu veux lire Aliss de Sénécal avec moi, et si tu veux bien nous pondre une intro sympa et sans sexe !
— Sénécal, il ne viendrait pas de la patrie de Céline Dion et de son R’né ?
— J’ai déjà peur de te répondre oui…
— Bah, tant qu’il ne me dit pas « Va te crosser » ou « Suce ma graine », parce que crisse de câlice d’ostie de tabarnak, je serais pas contente ! Tiens, faudrait que je me mette à jour niveau jurons de là-bas, afin de pouvoir sacrer (jurer) comme eux ! Que me dit Internet sur les jurons québécois ???
…………………………………………………………………………………………………
— Zut, j’ai perdu la Belette, elle vient de filer sur le Net pour découvrir toutes les insultes et autres injures en québecois et c’est râpé pour l’intro ! Je vous jure, bosser avec la Belette, c’est épuisant ! Certes, elle niaise pas avec la puck, mais à chaque intro, j’ai la chienne qu’elle parte en couille !

De cauchemar et de feu, Nicolas Lebel. (Critique Défi CannibElfique).

Couverture De cauchemar et de feu

Pourquoi je l’ai choisi:

Nous étions impatientes de nous retrouver ma binomette et moi, pour une nouvelle LC spécial Lebel! Vous le savez, on s’est lancé dans cette saga à deux depuis le tout premier Merlicht, alors on ne change pas une habitude comme ça…Le number 4 sort, on se jette dessus en duo!!!!

Synopsis:

Paris, jeudi 24 mars 2016 : à quelques jours du dimanche de Pâques, le cadavre d’un homme d’une soixantaine d’années est retrouvé dans un pub parisien, une balle dans chaque genou, une troisième dans le front.À l’autopsie, on découvre sur son corps une fresque d’entrelacs celtiques et de slogans nationalistes nord-irlandais. Trois lettres barrent ses épaules : IRA.Le capitaine Mehrlicht fait la grimace. Enquêter sur un groupe terroriste irlandais en plein état d’urgence ne va pas être une partie de plaisir. D’autant que ce conflit irlandais remonte un peu.Dans ce quatrième opus, Nicolas Lebel nous entraîne sur la piste d’un un assassin pyromane, un monstre né dans les années 70 de la violence des affrontements en Irlande du Nord, qui sème incendie, chaos et mort dans son sillage, et revient aujourd’hui rallumer les feux de la discorde à travers la capitale.

Ce que j’ai ressenti:…Un feu de légende, dans un cauchemar réel…

Depuis, que j’ai découvert Monsieur Lebel, je ne peux plus me passer de ses répliques bien senties et de son personnage atypique le capitaine Merlicht! Toujours le plaisir de me plonger dans ses enquêtes qui fleurent bon les références littéraires et le goût du savoir-vivre! Je suis fan de cet auteur mais…Dans cet opus, j’ai moins retrouvé toutes les belles envolées de bons mots, j’ai cherché toute la magie qui fait que j’adore lire ses enquêtes, il m’a manqué la petite pétillance qui fait toute la différence…

-Laisse tomber, ce sont des tièdes. Je vomis les tièdes. Juste un trio de quiches! Des quiches tièdes.

Pour autant, l’auteur nous donne une enquête flamboyante, avec un travail de recherche précis et une mise en lumière d’un conflit brûlant! C’était très instructif! En plus, j’ai trouvé cela super intéressant de voir que le terrorisme peut avoir d’autres parallèles, influences et noms,  mais reste toujours  que le fanatisme religieux fait des ravages explosifs dans les esprits, et surtout, qui fait tomber bien des vies…

« Le bon combat est celui qui est engagé au nom de nos rêves. « 

Nicolas Lebel nous donne un ressenti de l’intérieur d’une cellule terroriste, il nous dévoile un jeune homme simple qui bascule…J’ai trouvé cela, très intéressant, puisque ce n’est pas un concept nébuleux d’une simple tuerie, mais tout un engrenage qui conduit à la catastrophe…Une approche donc plus intime, et un personnage qu’on voit lentement se perdre dans un éclair blanc…J’ai adoré aussi que la réalité se mélange au folklore, qu’on est, non seulement une approche politique et sociale de l’Irlande mais aussi, une légende imprégnée et furieuse, propre à ses terres…

Le Far Darrig est une créature de cauchemar et de feu.

L’équipe devra jouer avec les timing et les contrecoups pour garder un minimum de cohésion. En tout cas, je suis impatiente de lire la prochaine enquête, car il semblerait que l’osmose de groupe en est pris un coup, donc cette fin laisse présager quelques évolutions de personnages qui seront sans doute intéressant à découvrir…Pour autant, avec ma binomette, on reste plus unies que jamais, et le prochain Lebel sera sans doute lu en LC, parce que l’amitié, il n’y a que cela de vrai! (Je plussoie ! © Cannibal)

 

 

Ma note Plaisir de Lecture  7/10

 

Titre : De cauchemar et de feu

Auteur : Nicolas Lebel
Édition : Marabout (03/05/2017)

Résumé :
Paris, jeudi 24 mars 2016 : à quelques jours du dimanche de Pâques, le cadavre d’un homme d’une soixantaine d’années est retrouvé dans un pub parisien, une balle dans chaque genou, une troisième dans le front.

À l’autopsie, on découvre sur son corps une fresque d’entrelacs celtiques et de slogans nationalistes nord-irlandais. Trois lettres barrent ses épaules : IRA. Le capitaine Mehrlicht fait la grimace.

Enquêter sur un groupe terroriste irlandais en plein état d’urgence ne va pas être une partie de plaisir. D’autant que ce conflit irlandais remonte un peu.

Critique de Cannibal Lecteur : Ici!
Qui a dit que la lecture n’élevait pas l’esprit ? Et bien, j’invite tous ceux-là à ouvrir un roman de Nicolas Lebel afin de comprendre qu’il existe des lectures qui volent plus haut que certaines !

Mais pas sûr que ces gens-là comprendront… Ou alors, ça leur donnera mal à leurs petites pensées étriquées…

Lire un roman de Nicolas Lebel leur collera une migraine de puissance 10 sur l’échelle de Richter. Moi, j’adore et il ne me donne pas mal au crâne avec ses réflexions.

Son commissaire Mehrlicht n’est pas ce que l’on peut appeler un dieu grec (private joke) niveau physique. Il en est même l’opposé, lui qui ressemble à une grenouille qui se serait faite écrasée pas un camion, puis dessécher au soleil et enfin, mâchouillée ensuite par un renard…

Pourtant, c’est toujours un plaisir de retrouver ma petite grenouille fumeuse de Gitane et adepte de bons mots, ainsi que ses deux lieutenants, Latour, la jolie rousse et Dossantos, le bodybuildé adepte de séries et qui connait, pas cœur, le code pénal.

En découvrant un assassiné dans les chiottes d’un pub tenu par un irlandais à Paris, avec deux balles dans chacun des genoux, notre capitaine à la gueule chiffonnée ne pensait pas mettre les pieds dans un bordel pareil et suivre un tueur fou à la trace, suivant les cadavres, ses curieux dessins et ses inscriptions, écrites dans un sabir inconnu de notre flic de choc.

Non, « Na dean maggadh fum » n’est pas une future inscription sur les paquets de clopes. C’est du gaélique et si le conflit irlandais était loin dans votre mémoire, après lecture de ces pages hautement addictives, vous pourrez aller devant Julien Lepers et répondre à ses questions pour un champion tout en fredonnant « Ah ça IRA, ça IRA ».

Nicolas Lebel a cette fois-ci choisi de nous entraîner dans le passé, dans les années 60-70, dans une Irlande séparée, dans une Irlande déchirée, dans une Irlande du Nord en proie à l’envahisseur protestant qui n’est pas un tendre et qui a tout d’un criminel en puissance. La résistance s’organise et elle ne fera pas dans la dentelle non plus.

Alternant les sauts dans le passé et dans le temps, passant de l’Irlande d’hier au Paris d’aujourd’hui, l’auteur, avec sa verve habituelle, nous en donne pour nos sous niveau tension et les réflexions profondes de ses personnages sont aussi douces à l’esprit qu’un cappuccino crémeux l’est pour la gorge en souffrance.

Ça glisse tout seul dans ton cerveau non formaté par les médias et tu te dis qu’il y a encore des personnes qui ont un cerveau et qui savent mettre en page leurs pensées, leurs vérités, la réalité.

Du capitaine Mehrlicht pur jus, sans filtre, sans additifs, sans édulcorant et autres saloperies. Et du capitaine Mehrlicht, tu peux en fumer tant que tu veux, c’est bon pour la santé mentale ! Sauf si t’as pas de cerveau…

Maintenant, je me demande ce que le prochain opus nous réserve parce que notre « rebel » Lebel vient encore de placer la barre très haute avec une enquête qui était très bien menée, travaillée, addictive, intrigante, intéressante et qui, contrairement à ce que je pensais, n’était pas aussi simpliste que je le pensais  !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018).

De cauchemar et de feu, Nicolas Lebel ( Intro- Defi CannibElfique).

Ô toi Mehrlicht, capitaine chez les Pandores, capitaine ô combien emblématique de la maison poulaga…

Ton père littéraire aurait pu faire de toi un beau mec, un grand blond aux yeux bleux, avec des muscles, des tablettes de chocolat et le sourire ultrabright digne d’une pub de chez Colgate-Signal, qui, tel un phare dans la nuit, aurait fait échouer toutes les jolies poupées dans ton lit, tels des bateaux échoués par des naufrageurs une nuit de tempête (humide !!)…

Hélas, le « rebel » Lebel n’a rien trouvé de mieux que de faire de toi un petit homme moche comme un pou, avec des yeux globuleux, tels Kermit La Grenouille, et encore, d’après ce père indigne, il paraîtrait que la comparaison avec une rainette est encore flatteuse ! La comparaison avec la grenouille était flatteuse.

Les mauvaises langues disent que tu ressembles à une grenouille qui aurait agonisé de longues heures sous un soleil de plomb avant de passer sous une roue de camion. Puis d’être mâchée par un renard… Un zombie de grenouille que tu es, d’après ses descriptions.

Dans son grand sadisme, cet homme mesquin t’as pourvu d’une voie éraillée due au fait que tu es censé avoir fait la richesse du cigarettier Imperial Tobacco (Seita, maintenant, d’après mon pote Google) en fumant des Gitanes (sans filtres ?) sans relâche.

Comme si cela ne suffisait pas, ce père indigne t’a pourvu d’un caractère de cochon, d’une misogyne et d’une « stagiairigie » aigüe.

Tant qu’il y était, il t’a aussi doté d’une propension à aimer la boisson en provenance directe des vignes du Seigneur (Côtes Rôties) et, dans un de ses rares moment de mansuétude, il t’a affublé d’un ami qui me faisait rire…

Hélas, la gentillesse de ton père fut de courte durée et je n’oublie pas que je lui dois un chien de ma chienne – alors que pour son pote, le Dieu Grec, ce sera un chat de ma chatte… Et que les esprits mal tournés se calment !!

Pour un peu contrebalancer tout ces défauts horribles et cette gueule cassée, ton méchant père t’a aussi pourvu d’un fin palais qu’on se demande encore comment il arrive à discerner les goûts, vu que ta gorge doit ressembler à l’antichambre de la mine la plus profonde (voir le § « Mehrlicht est un fumeur de Gitane »).

Si le plumage n’est guère terrible et pourrait même faire peur au lecteur, tant ce policier semble cumuler les tares, son Lebel de Nicolas lui a fourni une culture générale à tout épreuve (Google, c’est lui), ainsi qu’un sens de l’humour digne des plus grands, puisque notre grenouille fumeuse de Gitane manie l’argot et les jurons mieux que personne et nous cite souvent Audiard dans le texte.

Mais il ne citera pas Julien Lepers… Top départ ! Je suis un capitaine de police exécrable tenant plus du capitaine Caverne que du capitaine Flam… (Nath, si tu nous lis…).

Jamais, ô mon cher Mehrlicht, je n’aurais cru prendre plaisir à te suivre, à t’entendre éructer après tes hommes, à te voir t’enquiller 36 paquets de Gitane (sans filtres ?) avec autant de plaisir !

Allez, une nouvelle enquête que je vais lire avec plaisir et j’ose penser que ce sera Label affaire !! Sinon, j’éparpillerai ton père littéraire façon puzzle !

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