Une nuit éternelle, David Khara.-Défi CannibElfique.

Couverture Une nuit éternelle

Pourquoi je l’ai choisi:

J’avais beaucoup aimé le premier tome, parce que avant, tout je l’ai trouvé original, donc à sa sortie en poche, dès le premier jour, j’ai couru en librairie, mais bon, on le sait maintenant, c’est la PAL qui a un super pouvoir et nous vampirise à sa façon…Cette LC avec ma binomette adorée était la plus que bienvenue!!!

Synopsis:

Barry Donovan, policier new yorkais, résout désormais ses enquêtes en équipe avec Werner von Lowinsky, un vampire aux méthodes particulières peu appréciées. Ainsi lorsqu’un crime barbare est commis à l’encontre d’un pasteur noir et de son fils, Barry demande à son ami de rester en dehors de l’enquête, car seul un monstre de l’espèce de Werner peut être à l’origine de ce type de meurtres.

Ce que j’ai ressenti:…Une nuit sang pour sang amitié….

Un duo que j’adore retrouver! Cette amitié qui va au delà du réel et des conventions: mon cœur devient guimauve…Mais pas le temps de s’attendrir dans ce nouveau roman de David Khara car les meurtres sordides frappent encore New-York et que les mystères s’épaississent quand le fantastique s’en mêle…Toujours en alternant les points de vues de Barry et Werner, on ressent en deux temps, une vision panoramique sous l’œil de faucon et une sensation plus urgente dans les actions, les causes et conséquences de cette résolution…

Un Coeur n’a pas besoin de battre pour saigner.
Le mien saigne depuis un siècle et demi.

Un vampire qui se repend avec un flic qui culpabilise, ça fait beaucoup d’émotions qui bouillonnent, mais les voir s’entraider, chacun à leur échelle, cela donne un joli cocktail d’aventures et j’ai adoré où ils m’ont menée: rien de moins que la légende des Templiers et une jolie virée dans le passé de Werner, tout en résolvant une affaire plutôt corsée aux rituels étranges…J’aime à voyager dans le temps, et avec un personnage aussi charismatique et érudit que Werner, le voyage est d’autant plus palpitant…

Je ne crois pas au bonheur comme état permanent. Tout au plus pouvons-nous prétendre à des instants de joie. À nous de les saisir, de les goûter et les savourer, sous peine de voir les affres incontournables de l’existence nous entraîner inexorablement vers le cynisme et la désespérance.

Au vu du quatuor qui clôt ce roman je peux vous dire que j’ai très envie de voir une suite arriver!!!J’ai été charmée par ce libraire, féru de légendes moyenâgeuses, et la jeune médecin, dépassée par les péripéties en cours… Je vois bien là, une saga prometteuse parce que cet auteur a su créer des personnages attachants, mais aussi, une veine de thrillers entre rétro et modernisme qui s’entrechoquent, tout en y mettant une foison d’émotions…Forcement, qu’on en redemande!!!!

La peine ne se hiérarchise pas.

Si jamais le cœur vous en dit, et que vous voulez que votre sang ne fasse qu’un tour en lisant ce policier fantastique, je vous recommande chaudement cette lecture!

J’aurai mis le monde à feu et à sang pour partager Ne fût-ce qu’une seconde avec elle.

Petit plus: Clairement, lire ce roman en Lecture Commune avec ma binomette, c’est un moment de complicité et d’amitié à l’image de ces deux personnages, et ça c’est juste extraordinaire! Quand je vous le dis, que mon cœur devient guimauve… Je souhaiterai une vie éternelle de lecture commune, nourries de cafés, de cornes de gazelles et de fous rires…Merci à ma Belette pour ces échanges: tu es la meilleure des coéquipières de lecture! ❤

(PS : mais de rien, le plaisir est partagé – Cannibal)

 

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

 

Titre : Une nuit éternelle

Auteur : David S. Khara
Édition : Fleuve Editions (13/11/2014)

Résumé :
Barry Donovan, policier new yorkais, résout désormais ses enquêtes en équipe avec Werner von Lowinsky, un vampire aux méthodes particulières peu appréciées.

Ainsi lorsqu’un crime barbare est commis à l’encontre d’un pasteur noir et de son fils, Barry demande à son ami de rester en dehors de l’enquête, car seul un monstre de l’espèce de Werner peut être à l’origine de ce type de meurtres.

Critique :
— Bonsoir, monsieur le vampire, que vous me semblez beau et élégant… Je serais tentée par le fait que vous me fassiez la conversation, mais voyez-vous, je crains pour mon joli cou fragile… Entre nous, je vous déconseillerais fortement de vous abreuver de mon sang qui doit charrier mille produits mauvais pour la santé ou autres insecticides dû à l’ingestion d’une nourriture que l’on m’a vantée comme bonne pour ma santé…

— Rassurez-vous, chère Belette, mon créateur m’a doté d’autres attributs et a fait en sorte que je ne ressemble pas aux vampires des vos livres : je ne dors pas dans un cercueil, le crucifix m’est égal et, désolé pour les midinettes, mais je ne suis pas prêt de tomber amoureux d’une mortelle !

Proposer un autre regard sur la condition de vampire, David Khara n’est ni le premier, ni le dernier à le faire, mais, contrairement à une certaine mode qui fait des vampires des êtres choupis et kawaï, lui nous propose une créature cultivée, avec une part d’ombre et ne devant pas s’abreuver sans cesse d’hémoglobine.

Et si un certain vampire Edward (pas celui aux mains d’argent) aimait une Bêla (on dit Bella ?), notre créature de la nuit, lui, s’est lié d’amitié avec un homme, un flic, et de ce binôme improbable va naître une fantastique enquête qui va les mener aux confins des portes de l’enfer, au propre comme au figuré.

David Khara possède un style d’écriture bien à lui et cette première lecture d’un de ses romans me laisse augurer encore quelques heures de plaisir livresque en poursuivant la découverte de tout ses romans.

Il y a de l’humour, du sérieux, du fantastique, des mythes et des légendes qui se croisent et se mêlent avec la réalité, augmenté de quelques récits dignes des plus grandes sagas, qu’elles soient réelles ou inventées.

Les personnages et l’histoire auraient pu bénéficier de quelques pages de plus afin que le plaisir dure plus longtemps, mais je ne dois pas me plaindre car en un peu plus de 300 pages, l’auteur arrive donner une densité énorme à ses personnages, un comme si nous les connaissions déjà, hors ce n’était pas mon cas.

Et bien oui, si au lieu de commencer – imbécile que je suis – par le tome 2, j’avais démarré par le tome 1, ces personnages seraient vraiment devenu des vieilles connaissances.

Pas de bol, suite à mon erreur lamentable, tout suspense me sera refusé lorsque j’ouvrirai le premier tome, puisque maintenant je sais tout du traître qui arpentait les pages dans « Les Vestiges de l’Aube ».

L’humour de l’auteur parsème les pages avec quelques petites saillies dans les dialogues, quelques réparties pas piquées des vers, ainsi que ces private joke envers quelques membres de la Ligue de l’Imaginaire : Bauwen en prend pour son grade, on aura aussi la bijouterie Loevenbruck’s et la ville imaginaire de Chatham.

Sans révolutionner le genre vampirique ou le roman fantastique, sans en chambouler les codes mais en les revisitant, on peut tout de même convenir que Khara nous offre là un petit roman bourré d’adrénaline, d’humour, de fantastique et de réalisme, avec des personnages que l’on apprécierait retrouver dans d’autres aventures (appel du pied) tant ils m’ont conquise.

Le Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018) , Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule.

 

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La compassion du diable, Fabio M. Mitchelli. Défi CannibElfique.

Couverture La Compassion du Diable

Pourquoi je l’ai choisi:

J’avais gagné ce livre grâce à un concours sur l’excellent blog Collectif Polar! Et tout de suite, l’idée de la LC nous est venue avec ma binomette fidèle, Cannibal Lecteur , car on adore les histoires de tueurs en série!!!!

Synopsis:

Deux flics, un tueur. Des corps horriblement torturés. Deux enquêteurs le cannibale de Cleveland, une traque sans relâche…et vous. Vous et le diable. Plongez dans les secrets d’une âme criminelle dès le ventre de la mère. Dans la matrice du mal, tout au fond de l’enfer.

Inspiré du parcours sanglant du sérial killer américain Jeffrey Dahmer, la Compassion du diable est un thriller à la mécanique implacable. On le surnomme le « livre bleu ».

Ce que j’ai ressenti:…Mitonner un bon petit plat…

Au menu aujourd’hui: le petit thriller de Fabio M.Mitchelli cuisiné aux petits oignons, et c’est une invitation en grande pompe, puisque le diable s’invite à la table…Une fée qui rencontre un diable, une Cannibal qui en rencontre un autre quelque peu célèbre, ça commence à devenir une attablée plus que surprenante: mais, plus on est de fous, plus on rit, non?!!

Pour faire un bon repas, il faut de bons ingrédients…

Nous avons donc:

  •  un tueur en série. Et pas des plus inconnus, puisque c’est le fameux « Boucher de Cleveland ». Nous avons même son traçage et pedigree depuis le ventre de sa mère jusqu’à son ultime battement de cœur, toutes ses pensées les plus intimes, jusqu’à ses plus atroces actes de barbarie, et plus si affinités…Une belle pièce « Blake » du boucher qui sera mis en valeur par ses petits accompagnements…
  • Deux flics investis. Une enquête c’est avant tout une équipe avec ses petits piments de séduction/ répulsion. Une interaction de sucré/salé qui relève tous les goûts entre charme et sens aux aguets, nuits blanches ou remplies de cauchemars, et bien sûr, passé douloureux intimes qui laissent un petit arrière goût en bouche…
  • Un écrivain avide d’une bonne histoire maléfique. C’est la touche secrète de cette recette imaginée par Fabio Mitchelli pour faire de ce moment, une vengeance qui se mange bien froide…

Si la marmite est bonne, pleine de chapitres haletants, rythme soutenu et scènes cauchemardesques, je vais juste un peu chipoter:

Fabio Mitchelli nous offre un bon thriller, mais en voulant à tout prix maintenir son suspense, il prend des « raccourcis » dans ces mises en place de personnages et leurs passé, et du coup, nous y perdons un peu en émotions…Même pour l’ombre du diable, j’aurai aimé plus de folklore, plus de légende, qu’il prenne une plus grande place dans ses pages…C’était difficile de ressentir de la compassion pour le diable, ou la compassion du diable, car on reste beaucoup spectateur d’une folie sanglante…En fait, j’en aurai aimé plus de ses pages pour me lier davantage, mais je note quand même cet auteur dans mes agendas de lectrice compulsive car on sent un très grand  potentiel même si ce livre n’a pas été à la hauteur de mes attentes…

« On ne fait pas tomber le diable,Mac Callaugh. On l’évite ou on le subit , Mais on ne le fait pas tomber. Il est Bien Trop perfide et intelligent pour être démasqué , livré à la justice, jugé et condamné … »

Malgré ce chipotage d’elfe accro aux émotions, l’auteur a su me prendre aux tripes avec des scènes vraiment préparées avec soin, toutes plus noires et sanglantes les unes que les autres et disséquées en tranchant chapitres efficaces! Page-turner et violence implacable se marie bien sur cette assiette de bleu…Bon appétit surtout!

Ma note Plaisir de Lecture  7/10

 

Titre : La Compassion du Diable

Auteur : Fabio M. Mitchelli
Édition : Fleur Suvage (2014) / Milady (18/03/2016)

Résumé :
1963 – Une nuit dans l’Ohio… impulsive. Suivront des corps, dans des barils en plastique.

1981 – Deux enquêteurs, hantés par leur passé.
Le cannibale de Cleveland… et vous. Votre compassion… celle pour le diable.

Critique de Cannibal Lecteur : ici!
Pour lire et apprécier ce genre de roman, il vaut mieux avoir les tripes bien accrochées. Il est donc conseillé aux âmes trop sensibles de s’abstenir.

Pour le cas où des petits curieux à l’âme sensible voudraient tout de même lire ce roman, je préciserai qu’il s’inspire de la vie de Jeffrey Dahmer, serial-killer surnommé « Le cannibale de Milwaukee » et d’Anthony Sowell, qui n’a rien d’un enfant de cœur non plus.

Ici, on suivra les horreurs perpétrées par « Le boucher de Cleveland » (fiction) et je vous déconseille de faire vos courses chez lui, vous pourriez vous retrouver à déguster de la cuisse humaine, du pénis ou des testicules, bref, le genre de chose qui ferait ruer votre estomac et votre esprit aussi.

C’est un roman que j’ai lu en très peu de temps, faisant même le forcing pour le terminer avant d’aller dormir, me foutant pas mal des conséquences pour le lendemain car il a un côté addictif, surtout après la première moitié, lorsque le final monte en puissance et en suspense.

Les chapitres sont courts, rythmés, alternant entre ceux de 1981 qui concernent nos deux flics, Freddy Lawrence et Victoria Fletcher, et ceux des années 60, avec Blake Memoria pour titre et les premiers crimes de ce tueur fou et sans pitié qui se nomme Blake.

L’enquête commence fort avec la découverte d’un charnier par hasard et puis bingo, encore un autre en démolissant une maison ! Jour de chance pour les flics, les voici ayant décroché la timbale et avec du pain sur la planche.

Pour ma part, j’aurais aimé un peu plus de pages dans ce roman afin de pouvoir développer un peu plus les deux personnages que sont les flics Freddy Lawrence et Victoria Fletcher, et même celui d’Henrique, le flic hidalgo qui s’immisce dans l’enquête avec des révélations percutantes comme un poids lourd reçu en pleine tronche.

Et c’est là que le bât a blessé, car si j’adore être surprise dans un thriller ou un policier, il faut tout de même que cela reste cohérent et là, à un moment donné, j’ai quand même eu vachement du mal à y croire car cela ne correspondait pas à la réalité, dans mon esprit. Trop, c’est trop.

Malgré cela, j’ai été happée par la suite, me demandant comment ça allait se terminer pour notre flic qui remontait le fil de l’enquête et pour le journaliste, auteur d’un livre, avec le mystère que venait de lui transmettre un petit vieux dans un home, avant de passer l’arme à gauche.

Et ce fut durant une scène extrêmement violente, véritable confrontation au sommet, que j’ai perdu le fil de l’histoire, l’auteur me donnant l’impression qu’à force de vouloir brouiller les cartes pour nous mystifier et nous surprendre, en faisait trop pour nous faire perdre le fil de qui était qui, au point qu’à la fin, j’avais l’esprit tout chamboulé de découvrir que ce n’était pas ce que je venais de lire qu’il s’était passé.

Vous suivez toujours ?

Si l’épilogue n’était pas nécessaire, je dirais même plus, il n’avait pas de raison d’être, pour le reste, j’ai passé un sacré moment de lecture addictive, voulant absolument savoir qui était le cannibale et comment les flics allaient l’arrêter, ou découvrir son identité.

Mon seul bémol sera pour le côté un peu trop irréel dans la résolution de l’affaire et sur l’identité du tueur.

Le Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018) , Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule.

Aliss, Patrick Senecal. Défi CannibElfique.

Aliss par Senécal

Chronique d’un abandon: Quand la lumière ne nous atteint pas, et que les crocs de l’intrigue ne tient pas ses lectrices…

Il était une fois deux blogueuses baroudeuses des pages et qui toujours, main dans la main, empruntent les chemins les plus sombres des livres noirs. Chacune avec leurs super pouvoirs, l’une avec ses dents acérées de Cannibal et l’autre avec ses ailes lumineuses d’Elfe pour éclairer l’obscurité …
Elles décident de se lancer sur les traces d’Aliss, de Patrick Senecal…
Dans les coulisses de leur loge d’amitié, il y eu cette discussion :
Stelphique, il y a un problème …
Ah bon , c’est quoi ??!
Ben Aliss …
Et ??!
C’est la revisite de Alice au pays des merveilles …
Oui, je le savais, j’adore ce genre de livres !
Je déteste …
Ah …*Grand flottement elfique*….
Quelques moments plus tard, Stelphique contacta la Belette Cannibal :
Moi aussi, j’ai un problème avec Aliss…
Ah, c’est quoi ?
Le personnage…Trop effrontée, je crois que je ne vais pas aimer les chemins qu’elle va prendre…
J’accroche pas de mon côté …
Il est trop tôt pour que Je m’en fasse une idée mais je te vois tu es plus loin que moi sur le chemin.
Oui, j’ai un rythme de coureuse de marathon en compétition quand je lis ! Je ne suis pas le Cannibal Lecteur pour rien !
Alors, Cannibal ? On abandonne Aliss à ses découvertes?
Ben oui …
J’ai quand même une note positive à soulever….
Ah oui ?
J’aimerai bien lire du Nietzsche maintenant…
*Cannibal qui botte en touche* Ouais Ben on verra ça plus tard, là on a un Fabio Mitchelli à commencer…
Il est dès fois, où la magie ne fonctionne pas, pourtant chacune aurait pu y trouver son compte pour différentes raisons, ça aurait pu être le livre de tous les feux d’artifices pour la fan des contes revisités ou pour la grande amatrice des sensations fortes avec cet auteur canadien talentueux, mais d’un commun accord, nous avons décidé de laisser vivre Aliss dans son pays des merveilles revisité, et continuer de notre côté à visiter d’autres lieux de perdition…

Titre : Aliss

Auteur : Patrick Senécal
Édition : ALIRE (01/09/2005) / Fleuve Noir

Résumé :
… Alice, une jeune fille curieuse, délurée, fonceuse et intelligente de Brossard. À dix-huit ans, poussée par son besoin d’affirmation de soi, elle décide qu’il est temps de quitter le cégep et le cocon familial pour aller vivre sa vie là où tout est possible, c’est-à-dire dans la métropole.

À la suite d’une rencontre fortuite dans le métro, Alice aboutit dans un quartier dont elle n’a jamais entendu parler et où les gens sont extrêmement bizarres. Mais c’est normal, non ? Elle est à Montréal et dans toute grande ville qui se respecte, il y a plein d’excentriques, comme Charles ou Verrue, d’illuminés, comme Andromaque ou Chess, et d’êtres encore plus inquiétants, comme Bone et Chair…

Alice s’installe donc et mord à pleines dents dans la vie, prête à tout pour se tailler une place. Or, elle ne peut savoir que là où elle a élu domicile, l’expression être « prêt à tout » revêt un sens très particulier…

Critique par Cannibal Lecteur: ici!
Caliss de criss d’Aliss ! Lorsque j’ai commencé la lecture de ce roman, je ne savais pas du tout où je mettais les pieds pour la bonne et simple raison que  je n’avais pas lu le résumé…

Je me savais dans un roman fantastique mais ne comprenant pas durant les premières pages où l’auteur m’emmenait, sans parler de mon impression bizarre de « déjà vu » et d’écriture sous acide, j’ai filé sur Babelio afin de savoir le fin mot de l’affaire.

Une réécriture, une relecture moderne et grinçante de « Alice aux pays des merveilles », le conte de Lewis Carroll revisité, voilà ce que j’avais en main !

Alice aux pays des merveilles que j’appelle toujours « Ça glisse au pays des merveilles » depuis un certain épisode de Friends (VF)…

Ce conte que j’ai en horreur depuis un certain dessin animé des studios Disney que j’avais vu petite et dont je n’avais rien capté, si ce n’est un espèce de traumatisme dès que j’entendais prononcer le titre de l’œuvre de Carroll.

J’avais déjà du mal avec le début du livre, n’arrivant pas entrer dans l’histoire, à apprécier les différents personnages et la suite fut encore pire puisque j’ai lâché prise et sauté des passages entiers du roman !

La faute n’en incombe pas à l’écriture qui avait un côté grinçant que j’apprécie d’ordinaire, les passages sexuels assez hot ne sont pas responsables non plus de mon abandon…

La faute ne vient pas non plus de la relecture que l’auteur fait du conte de Carroll car il y a de la créativité certaine, même une certaine créativité, de l’inventivité, de l’audace et tout les familiers de l’œuvre n’auront aucun mal à reconnaître les différents personnages, même ceux qui, comme moi, sont allergique à Alice et à son foutu pays des merveilles.

Chez moi, l’allergie doit toujours être bien présente et elle persistera jusqu’à la fin, sans aucun doute car je suis passé totalement à côté du roman. Abandon en cours de route donc, juste été lire la fin afin de savoir ce qu’il lui arrivait.

Il y a des jours, comme ça…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018).

Metro 2034, Dmitry Glukhovsky. Défi CannibElfique LC.

 

Couverture Métro 2034

Pourquoi je l’ai choisi:

Après l’intensité de la lecture de Metro 2033, nous étions impatientes de nous lancer dans cette suite prometteuse, avec ma Belette Binomette de lecture…

Synopsis:

La Sevastopolskaya, une des stations habitées les plus méridionales du métro moscovite, produit une grande part de l’ électricité qui alimente celui-ci. Harcelée par des monstres des tunnels sud, elle ne doit sa survie qu’au courage de ses défenseurs et à l’afflux constant de munitions en provenance de la Hanse. Cependant, la dernière caravane d’ approvisionnement n est jamais revenue de la ligne Circulaire, pas plus que les groupes de reconnaissance envoyés à sa recherche.

Ce que j’ai ressenti:…Au son de la musique, moins de peur…

Le véritable amour brise toute ta vie sans se soucier des circonstances.

L’ambiance et la Terreur, étant posé dans le premier tome, l’auteur se penche maintenant sur les humains qui se retrouvent coincés dans cet enfer. Une vision plus intime des ressentis des personnages, ce qui manquait un poil dans le premier tome, mais il n’en reste pas moins que j’ai préféré l’intensité de Metro 2033…Le Metro n’est plus le personnage principal, on a moins cet effet « oppresseur », il règne presque une flamme d’espoir dans les yeux de certains…Par contre, il reste toujours cette ouverture des réflexions qui fait que ce n’est plus seulement une saga passionnante, mais plus encore, une trilogie inspirante…

Mais la mort a ses propres motivations et elle n’aime pas ceux qui jouent avec elle.

Ici, nous avons un trio improbable qui se retrouvent ensemble et partage les péripéties des dangers souterrains. Ce ne sont pas des héros, juste des âmes en peine qui subissent leurs derniers jours à survivre ensemble, pour ne pas perdre la tête, et leurs dernières valeurs. Un homme âgé, une jeune fille et un presque damné qui essayent de sauver la dernière poignée d’humanité…Entre idéalisme et naïveté, ce trio avance avec leurs protections sommaires vers l’ultime catastrophe…

Ce n’est qu’un conte, après tout. Mais comment survivrions-nous sans contes?

Si on s’attache à Artyom dans le précédent tome, ici, on le retrouve que partiellement, au détour d’une page ou d’un virage ténébreux. Il laisse sa place de meneur, pour qu’on puisse s’attacher à Homère et ses histoires, Sacha et sa douceur, Hunter et son mystère…Ce tome 2 de la trilogie des Metro, est différent dans sa manière d’aborder cette catastrophe. Avec ce trio, il ressort une envie de transmission posthume, un élan de bien agir, le plaisir d’être unis pour une cause…Il contraste tellement du tome 1, que maintenant, je suis impatiente de lire Metro 2035, pour comprendre où Dmitry Glukhovsky, veut emmener son lecteur…

Il n’y a rien de plus précieux que la vie humaine.

Après le frisson intense de Metro 2033, Metro 2034 est une suite qui expérimente la différence entre peur et terreur avec un doux son de flûte qui enchante comme par magie, les milliers d’âmes qui restent au fin fond des tunnels. La conquête de la surface est presque un dernier espoir, mais la Cité d’Emeraude, une terre d’Eldorado qu’on espère bien fouler, après cette horrible ballade de santé avec combinaisons encombrantes et masques défaillants dans les vapeurs toxiques et la noirceur des rames moscovites…

La peur et la terreur sont deux choses bien distinctes. La peur vous donne un coup de fouet, vous oblige à agir, à faire preuve d’imagination. La terreur, elle, paralyse les membres, arrête les pensées, prive les hommes de leurs ressources.

 

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 7/10

Remerciements:

Je tiens à remercier Le livre de Poche Imaginaire pour l’envoi de ce livre! Ce fût une lecture frissonnante à souhait!

 

Titre : Métro 2034

Auteur : Dmitry Glukhovsky
Édition : Le Livre de Poche (05/04/2017)

Résumé :
La Sevastopolskaya, une des stations habitées les plus méridionales du métro moscovite, produit une grande part de l’électricité qui alimente celui-ci.

Harcelée par des monstres des tunnels sud, elle ne doit sa survie qu’au courage de ses défenseurs et à l’afflux constant de munitions en provenance de la Hanse.

Cependant, la dernière caravane d’approvisionnement n’est jamais revenue de la ligne Circulaire, pas plus que les groupes de reconnaissance envoyés à sa recherche.

Critique de Cannibal Lecteur: ICI!
On ne pourra pas dire que l’auteur ne m’a pas écouté !

Dans ma précédente chronique sur Métro 2033, je signalais qu’il était dommage que les femmes fussent si absentes du roman et dommage aussi que la quête d’Artyom ne se soit pas pas faite avec une sorte de confrérie de l’Anneau (jeu de mot avec la confrérie toute puissante de la Hanse qui se trouve sur l’Anneau du métro).

Les esprits les plus éclairés diront que lorsque ma chronique fut postée, l’auteur avait déjà depuis longtemps écrit et publié son livre… Qui sait, peut-être avait-il reçu les mêmes doléances ou a-t-il décidé de changer son AK47 d’épaule.

Dans ce tome 2, le personnage énigmatique de Hunter, le chasseur, le prédateur, l’ours croisé brièvement dans le premier tome est mis à l’honneur, ainsi que Homer, un nouveau personnage assez âgé et une jeune fille de 17 ans qui a le mérite de n’être ni une greluche chuineuse, ni une Tomb Raider.

Par contre, dans cet opus, notre personnage principal du premier qui était Artyom n’a qu’un rôle des plus secondaire et insignifiant, quasi. On aurait mis Dupont que ça serait revenu au même et là, je dois dire que j’ai râlé de ne pas le suivre dans cette aventure, même si les autres personnages développés étaient intéressants.

Leur ennemi commun ? Nous dirons que cette fois-ci, en plus des créatures bizarres qui hantent les couloirs des stations du métro moscovite, nous avons aussi une épidémie qui décime tout ceux qui en respirent ses bacilles.

Leur mission, s’ils l’acceptent ? Passez les stations contaminées par le feu ! Ou trouver un remède adéquat…

Si le lecteur n’est pas trop regardant, il passera un excellent moment de lecture car il y a peu de temps morts et quand ça cavale moins, on ne reste pas à peindre la girafe pour autant…

Là où le bât peut blesser, c’est dans le fait que notre trio de personnages (et ensuite ce sera au tour de deux duos lorsque Léonid le flûtiste entrera dans la danse) donnent l’impression de traverser les différentes stations de métro comme une fleur, avec quelques rencontres un peu dangereuses des différentes créatures qui habitent le métro, mais sensiblement plus facilement que notre pauvre Artyom !

À croire que tout le monde leur a ouvert le passage…

Si le scénario ne brille pas par son idée originale, si ça pourrait avoir des relents de blogbuster ou de films à sensations où quelques types doivent sauver le monde ou la ville (ici, des stations de métro), si on n’est pas trop exigeant, on peut passer un bon moment de lecture bien sympathique.

Il est un fait que l’auteur devait se renouveler et ne pas nous servir la même soupe qu’à l’aller et donc, exit les différentes sociétés qui peuplent les stations, leur politique, leur croyances et tout le brol qui va avec.

La philosophie est toujours présente dans les dialogues ou les pensées de nos personnages principaux qui ont de l’étoffe et du courage et je précise que ce tome peut se lire indépendamment du premier.

Un roman de SF aux émanations de fantastique, une écriture qui trace toujours sa route, une quête moins ralentie par les lourdeurs administratives, ce qui donne un rythme plus rapide à ce tome qui fait le pont entre le premier et le dernier tome de cette saga dont je me demande bien comment elle va se terminer et si Artyom reviendra dans le dernier.

Ayant beaucoup voyagé dans le noir des tunnels de métro, ayant croisé des bestioles bizarres et peu commodes, je pense remonter à la surface durant un certain temps avant de replonger avec curiosité dans le dernier tome !

 

Metro 2033, Dmitry Glukhovsky – Défi CannibElfique- LC.

Couverture Métro 2033

Pourquoi je l’ai choisi:

J’étais très curieuse de partir à la découverte d’un nouveau territoire…J’ai reçu les appels de phares , et je n’ai pu résister à l’attraction du post-apocalyptique de ce métro russe…Je suis très contente d’avoir convaincue ma binômette de se lancer dans ces tunnels, parce que seule, j’avais un peu la frousse….

Synopsis:

2033. Une guerre a décimé la planète. La surface, inha­bitable, est désor­mais livrée à des monstruo­sités mutantes. Moscou est une ville aban­don­née. Les survi­vants se sont réfu­giés dans les pro­fon­deurs du métro­politain, où ils ont tant bien que mal orga­nisé des micro­sociétés de la pénurie. Dans ce monde réduit à des stations en déli­quescence reliées par des tunnels où rôdent les dan­gers les plus insolites, le jeune Artyom entre­prend une mission qui pour­rait le conduire à sauver les derniers hommes d une menace obscure… mais aussi à se découvrir lui-même à travers les rencontres improbables qui l’attendent.

Les personnages:

C’est bien la première fois, que je me lie autant à un lieu, et pas forcément, aux personnages. Finalement, la force de ce roman, c’est que c’est le Métro lui même qui devient le personnage principal, et non pas les êtres qui crapahutent en ces tunnels…On a du mal à s’attacher à ses personnages sans élan héroïque, ils leur manquent un pointe de luminosité, même si je pense que c’est intentionnel, pour faire mieux briller ce lieu de ténèbres…C’est très original!

« L’important c’est de reste le même au fond de son cœur, ne pas renoncer, ne pas s’avilir… »

Ce que j’ai ressenti:…Une terrifiante traversée souterraine…

« Est-ce qu’un être humain qui n’a jamais vu d’étoiles peut imaginer l’infini? »

Bienvenue dans l’antichambre de l’Enfer, heu, dans le Métro russe, version post-apocalyptique!!! Comment vous dire?! Il ne fait pas bon vivre dans ses tunnels obscurs, avec l’ombre de la menace des Noirs, continuellement enfermés dans les ténèbres…Peu de place pour la rêverie, les bons sentiments et l’hospitalité…Il règne en ces lieux, une ambiance oppressante qui ne vous lâche plus! Saisissante, asphyxiante, viciée, chaque inspiration est une souffrance autant pour ses personnages que pour nous, lecteurs. Cette ballade dans ce Moscou revisité, est empreinte d’une menace sourde, presque surnaturelle, affreusement anxiogène…Tous nos sens sont aux aguets: le danger réel et irréel se glisse dans ses lignes, chaque détour est un abysse profond, chaque intersection, une angoisse supplémentaire…

« Maintenant qu’il mesurait l’ampleur de la déchéance humaine, sa foi dans les lendemains radieux s’était évanouie . »

De tous les romans dans ce genre, je crois que celui ci, se distingue vraiment par cette atmosphère plombée par cette peur ancestrale du noir, mais pas seulement le Noir, presque le Néant…Absence de lumière, de beauté, et a fortiori d’espoir… Le Metro devient le héros ténébreux, et  il nous dévoile ses pires recoins entre ses ombres monstrueuses, ses pièges nébuleux, ses inquiétantes voies, ses pires détracteurs…Ce qui m’a vraiment plu, c’est cette manière d’aborder le post-apocalyptique,  il ne reste Rien: rien à sauver, rien à valoriser, (presque plus) rien à Croire. On sent vraiment que c’est la Fin de tout, du monde mais aussi des moindres valeurs…Ici l’auteur se penche sur l’aspect spirituel de l’humain face à l’inéluctable, il nous donne matière à réfléchir sur les questions existentielles, et en même temps dresse un portrait peu reluisant de la nature humaine, la balance entre le Bien et le Mal penche affreusement d’un côté, et du coup offre un incroyable thriller d’une noirceur poisseuse…Avec cette intrigue, la claustrophobie te saisit au détour d’un rail, et elle ne te lâche plus jusqu’à la fin du voyage…

« Celui qui trouvera en lui-même assez de patience et de courage pour scruter toute sa vie les ténèbres sera le premier à y apercevoir un éclat de lumière. »

En suivant Artyom, jeune homme qui se lance dans une mission quasi suicidaire, on fait le tour des stations et des pires travers humains. Chaque voie empruntée par ce personnage, nous offre un panorama des violences  dans lequel l’Homme peut s’illustrer en tant de crise, autant psychologique que physique…En plus de l’absence de luminosité du lieu, cette excursion emprunte tous les cercles du vice et de la cruauté, se nourrit du sang et de l’incrédulité des plus faibles, et il parait, (selon une légende), qu’en creusant un peu, les Enfers seraient au centre de la Terre: on s’en approche dangereusement dans ses pages…

« Mais le diable a de ces blagues parfois! »

Un premier tome qui pose bien ses bases: On voyage dans les bas-fonds de la Russie, la philosophie prend le pas sur nos peurs les plus primales,  l’horreur rencontre un lieu parfait de perdition, on se délecte de cette tension de tous les instants…Alors bien sûr, on se jette sur la suite de ses aventures souterraines, histoire de se faire encore plus peur que nécessaire…Vite Metro 2034!

« Ce n’est pas la mort qui effraie. C’est son attente. »

Le petit plus: Le plan du Metro moscovite en couleurs! Déjà, il rend super à l’oeil, mais surtout, il est absolument nécessaire, pour cette lecture étant donné, la complexité des noms russes des stations. A chaque chapitre, on sait où l’on est, et c’est vraiment appréciable pour la visualisation de la progression…

 

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

 

Titre : Métro 2033

Auteur : Dmitry Glukhovsky
Édition : Livre de Poche (11/01/2017)

Résumé :
2014. Une guerre nucléaire a ravagé la Terre. 2033. Quelques dizaines de milliers de Moscovites survivent tant bien que mal dans le métro. Ils sont organisés en microsociétés qui habitent une ou plusieurs stations de métro, se dotent de diverses formes de gouvernement et de croyances.

Les tunnels sont laissés aux parias, aux rats et à tout ce qui rode dans les ténèbres.

Artème est l’un de ces survivants. Une menace plane de l’extérieur, sa portée est connue par quelques-uns, Artème est chargé de transmettre cette information et doit atteindre Polis – une communauté de stations qui préservent les derniers vestiges de la civilisation humaine. Il est le dernier espoir de survie de l’humanité.

Commence alors une quête homérique, une odyssée dans le métro moscovite, où il va croiser tour à tour trafiquants, mystiques, néo-nazis et leur quatrième Reich, la première brigade « interstationnale », des religieux, des sectaires.

Il baignera dans les légendes urbaines du métropolitain.

Critique de Cannibal Lecteur :
Toi qui ouvre ce livre, n’oublies pas de prendre avec toi un AK 47, des chargeurs avec des balles à profusion car dans ce monde souterrain, ce sera ta survie, mais aussi ta monnaie d’échange car les billets ne servent plus à rien, ou alors, à se torcher le cul.

Ça, c’est ce qu’il te faut si tu décides de te balader dans les tunnels du métro moscovite… On ne sait jamais qui on peut croiser dans les coursives.

Si tu désires aller prendre l’air dehors, pauvre fou, n’oublies pas d’enfiler une combinaison étanche et de te munir d’un masque à gaz ! Et d’un bazooka !

Tant que j’y suis, je te donne un conseil d’initié : si un mec commence à faire dans son froc en bégayant qu’il y a des Noirs dans le tunnel, tire à vue ! Non, ce n’est pas un acte raciste mais de survie car ces espèces de trucs n’ont rien d’humains.

Tant que vous y êtes, tirez aussi à vue sur les chiens et surtout sur les bibliothécaires ! Ces derniers sont des abominations et rien à voir avec vos livres rentrés en retard. Devant eux, un seul mot d’ordre « Fuyez, pauvres fous, mais en silence »… Ben oui, il est déconseillé d’être bruyant dans les biblios et paraît que le bruit attire ces sales trucs.

Ah, au fait, pas besoin d’abonnement du métro, votre passeport suffira et prévoyez assez bien de munitions, c’est le plus important.

Le post-apocalyptique n’est pas mon genre de prédilection, mais de temps en temps, j’aime sortir de ma zone de confort et m’encanailler ailleurs que dans des polars. Surtout quand l’idée vient de ma binôme de lecture.

Niveau angoisses, j’ai été plus que servie et je ne regarderai plus les stations de métro du même œil, dorénavant.

Après une guerre nucléaire qui a ravagé toute la terre (toute ?), les survivants se terrent dans le métro de Moscou, reproduisant à petite échelle les différentes sociétés telles qu’on les connait à grande échelle : entre les stations gouvernées par des nazis, des communistes, des Rouges, des mystiques, des tarés, des mafiosis, des commerçants, faites votre choix.

Le personnage principal, Artyom, est un jeune homme qui n’est jamais sorti de sa station et qui se voit confier une quête qui va lui faire traverser une partie du métro.

En se mettant en route, notre jeune homme, qui n’a rien d’un héros, ne sait pas qu’il va vivre sa plus fabuleuse aventure de toute sa life. Accroche tes mains à sa taille, pour pas que la chenille déraille… Et n’oublies pas de tirer à vue (et de bien viser) si jamais tu croises un truc pas net !

L’écriture est facile à suivre, agréable, elle vous entraîne dans les méandres du métro Moscovite, qui a tout d’un enfer, et heureusement qu’il y a un plan en première page, sinon, je m’y serais perdue, vu les nom des stations assez compliqué.

Là où j’ai tiqué, c’est que notre Artyom aurait pu mourir 20 fois et qu’à chaque fois, il a été tiré d’affaire pas la Providence qui a mis la bonne personne sur son chemin afin de le sauver… Bon, une fois, ça passe, deux fois, ça fait lourd, mais trois fois, faut arrêter car ça devient répétitif et moins plausible.

Autre chose que j’ai trouvée dommage, c’est que durant sa quête, les compagnons de marche d’Artyom ne fassent que de passer… Je ne dis pas qu’il fallait nous faire une fraternité de la quête de l’anneau, mais bon, j’aurais aimé voyager plus longtemps avec certains, dont Khan, et ne pas me contenter de les voir durant quelques chapitres avant qu’ils ne disparaissent en faisant pchiiitttt.

Tant que je suis dans l’énumération des petites choses qui dérangent, je me demande aussi où sont passées les femmes ?? Putain, on en croise pas des masses dans les couloirs, à croire qu’il ne reste plus que des mâles. La Nature a inversé les choses, ou alors c’est à cause de l’apocalypse, car après lecture, j’ai l’impression qu’on a 90% de bistouquettes pour 10% de nibards.

Malgré ces petits points noirs, le reste est passé comme une rame de métro sur des rails bien huilés : le voyage était intéressant, rempli de rencontres bizarres ou intéressantes, avec une bonne louche de mysticisme et d’ésotérisme, mâtiné de religions toutes plus folles les unes que les autres.

Avec quelques réflexions profondes et pas dénuées d’intérêts pour qui voudrait y réfléchir plus fort après sa lecture.

Je me suis attachée à Artyom, j’ai aimé son côté un peu adolescent, paumé, couard, pas très sûr de lui, et qui, malgré ses peurs, continue d’avancer en se tapant des kilomètres et des kilomètres de tunnels sombres de métros, avec tout les dangers qui s’y cachent, tapis dans l’ombre.

Si le début est un peu lent, s’il y a quelques passages un peu moins intéressants, je peux vous dire que les 200 dernières pages se lisent à la vitesse du TGV roulant sur des pelures de bananes ! Cours, Artyom, cours !! Mon cœur a palpité.

Alors oui, ce n’est pas de la toute grande littérature, ce n’est pas du post-apocalypse avec un message à la clé (le message est juste un peu plus long que 3 tweet de Donald), on a des moments de réflexions profondes, mais l’action ou la marche à pied sont plus présentes dans le récit que la philosophie. De plus, la succession des régimes politiques dans les stations pourraient devenir indigeste pour certains…

S’il y a du réalisme dans ce roman, il y a aussi une dose de fantastique ou de SF, à vous de voir dans quelle catégorie vous classerez le bestiaire des animaux qui ont mutés suite aux radiations nucléaires.

Un roman post-apocalypse qui n’a rien de la lecture de l’année, pourtant, j’ai apprécié la lecture, j’ai ressenti de l’effroi dans les tunnels sombres et habités par on ne sait pas trop quoi, j’ai eu de l’empathie pour ce brave Artyom, j’ai tremblé pour lui, j’ai armé ma Kalachnikov en même temps que lui et je compte bien redescendre sous terre pour les deux tomes suivants !!

Morwenna, Jo Walton. (LC avec Cannibal Lecteur).

Couverture Morwenna

Pourquoi je l’ai choisi:

Il me fallait un peu honorer mon petit Challenge Printemps Elfique, et il m’aura aussi fallu entraîner ma binomette avec moi, sous peine *de ne plus jamais lui parler*, pour lire ensemble ce livre que l’on décrit comme une merveille avec plein de fées dans ses pages….Mission réussie et timing parfait avant la clôture, nous finissons donc en beauté ce trimestre féerique!

Synopsis:

Morwenna Phelps, qui préfère qu’on l’appelle Mori, est placée par son père dans l’école privée d’Arlinghust, où elle se remet du terrible accident qui l’a laissée handicapée et l’a privé à jamais de sa sœur jumelle, Morganna. Loin de son pays de Galles natal, Mori pourrait dépérir, mais elle découvre le pouvoir des livres, notamment des livres de science-fiction. Samuel Delany, Roger Zelazny, James Tiptree Jr, Ursula K. Le Guin et Robert Silverberg peuplent ses journées, la passionnent. Alors qu’elle commence à reprendre du poil de la bête, elle reçoit une lettre de sa folle de mère : une photo sur laquelle Morganna est visible et sa silhouette à elle brûlée. Que peut faire une adolescente de seize ans quand son pire ennemi, potentiellement mortel, est sa mère ? Elle peut chercher dans les livres le courage de se battre.

Ce que j’ai ressenti:…Une envolée toute en pages et en ailes féériques…

« Qui pourrait vouloir d’un monde de marionnettes? »

Je me suis sentie très proche de ce personnage, dans sa manière de s’abandonner totalement dans ses lectures, en cette période critique de l’adolescence…J’ai trouvé que l’auteure arrivait à nous faire ressentir cette langueur qui empoisonne le quotidien de cette jeune fille, à subir la lenteur des jours sans enthousiasme, à ressentir le poids écrasant de cet enfermement dans ce pensionnat. Et finalement, sa liberté se trouve dans les livres, dans ce genre si particulier qu’est la Science-Fiction, qui lui ouvre les portes vers un imaginaire débordant…

« Ce qui m’a toujours plu dans la science-fiction, c’est qu’elle vous fait réfléchir et regarder les choses sous des angles auxquels vous n’auriez jamais penser. »

C’est très beau cette manière d’aimer autant la littérature, d’aller explorer d’autres univers, d’apprécier autant  le poids des mots, de rendre hommage aux plus grandes œuvres écrites…Chaque piste de lecture est à noter soigneusement et je serai bien partante pour m’en faire quelques unes, notamment Le Seigneur des Anneaux, puisque cette jeune fille le connait par cœur! Morwenna adore lire, et ça fait plaisir à voir! On se sent un peu complice de ses envolées, intéressée par toute cette ronde d’auteurs qu’elle nomme comme les plus passionnants, et j’aurai bien aimé participer à ce Karass/Club de Lecture entièrement animé au nom de la SF…

« J’avais des livres, de nouveaux livres, et je peux tout supporter tant que j’en ai. « 

Les fées que l’on découvre au sein de ses pages m’ont vraiment charmée. Dans cette façon d’être tangible sans l’être tout à fait, d’être imparfaites mais empreintes de merveilleux , d’illuminer le quotidien sans être lumineuses, d’avoir du pouvoir magique mais dépendante du monde humain…J’ai beaucoup aimé l’idée de l’auteure de faire un parallèle entre fées et fantômes, de ce besoin de se raccrocher au fantastique pour appréhender la douleur, de créer une sorte d’échappatoire féerique qui soulage de la souffrance du monde réel…

« Quoi qu’il en soit , si la plupart des gens ne voient pas les fées parce qu’ils n’y croient pas, les voir n’est pas une mauvaise chose. Certains des plus beaux êtres que j’ai jamais vus sont des fées. »

« Si vous aimez suffisamment les livres, les livres vous aimeront en retour. »

Dans ce journal intime, l’héroïne se dévoile, grandit, mûrit, guérit ses plus grandes blessures, affronte son passé bancal, mais garde farouchement son âme d’enfant, un pont indestructible vers l’imaginaire…Cette jeune adulte en devenir, nous offre ses plus intimes cheminements ainsi que de jolies réflexions, pour un moment de lecture tout en charme et en féerie.

… Dum spiro spero – « Tant que je respire, j’espère » …

Ma note Plaisir de Lecture  8/10

 

Couverture Morwenna Editions Denoël (Lunes d'encre) 2014Titre : Morwenna

Auteur : Jo Walton
Édition : Denoël (10/04/2014) – Folio SF (2 mai 2016)

Résumé :
Morwenna Phelps, qui préfère qu’on l’appelle Mori, est placée par son père dans l’école privée d’Arlinghurst, où elle se remet du terrible accident qui l’a laissée handicapée et l’a privée à jamais de sa sœur jumelle, Morganna.

Là, Mori pourrait dépérir, mais elle découvre le pouvoir des livres de science-fiction. Delany, Zelazny, Le Guin et Silverberg peuplent ses journées, la passionnent.

Un jour, elle reçoit par la poste une photo qui la bouleverse, où sa silhouette a été brûlée.

Que peut faire une adolescente de seize ans quand son pire ennemi, potentiellement mortel, est une sorcière, sa propre mère qui plus est ? Elle peut chercher dans les livres le courage de combattre.

Critique de Cannibal Lecteur :
Morwenna n’est pas ce que l’on peut appeler un page-turner que l’on ne peut reposer tant qu’on ne l’a pas terminé.

Ce n’est pas non plus un roman où l’on dévore 200 pages d »un coup, mais plus un roman où l’on picore des pages, se laissant même aller à en lire un autre livre durant sa lecture.

Non pas qu’il n’est pas intéressant ou que l’on s’ennuie durant sa lecture, non, que du contraire, on le lit avec plaisir.

Malgré le fait que l’intrigue soit inexistante et qu’il ne se passe pas grand-chose… hormis quelques rencontres avec des fées.

Ben malgré ça, j’ai passé un bon moment de lecture, pas impérissable, mais agréable.

Gardez à l’esprit que c’est un roman dont il faut prendre le temps de s’imprégner des personnages, des atmosphères, des légendes, des non-dits, des secrets de famille et surtout, ne vous attendez pas à avoir des retournements de situations ou des événements de folie.

Nous sommes en train de lire le journal intime de Morwenna, jeune fille de 15 ans qui a un lien privilégié avec les fées, qui les voit, leur parle. Une jeune fille renfermée depuis le décès de sa jumelle, une jeune fille qui a bien du mal à s’intégrer dans sa nouvelle école.

Morwenna adore la lecture, et plus particulièrement la SF. C’est une véritable serial-lectrice, une cannibale lectrice, car elle en lit plus que moi…

L’auteure, en faisant de son personnage principal une férue de littérature SF, a sans doute eu peur qu’on ne la prenne pas au sérieux, et de ce fait, elle nous balance des tonnes de références littéraires, par l’entremise de Morwenna qui nous donnera tous les titres de ses lectures.

Ça ne m’a pas trop dérangée durant ma lecture, mais je suis d’accord avec ma collègue Babeliotte (Boudicca) qui trouve que citer toutes les lectures de Morwenna, c’est exagéré.

Ça va, on a tout de suite compris que l’auteure connaissait son sujet, contrairement à d’autres qui font de leur héroïne des étudiantes en littératures et qui sont en fait des quiches (et pas des fatales).

Le personnage de Morwenna est complexe, difficile à cerner, au départ, et je pensais même que ses références à la magie et aux fées n’étaient que des élucubrations de son esprit pour justifier le comportement des adultes envers elle.

C’est un personnage touchant, comme bon nombre de personnes qui gravitent autour d’elle. Des portraits tout en finesse, réalistes, réussis.

Les choses que j’ai le plus apprécié, ce sont ses réflexions sur la lecture, sur les livres, sur sa compréhension du monde et des gens.

Elle est très mature pour une jeune fille de 15 ans et, tout comme moi, elle ne se trouve pas dans le groupe des filles populaires à l’école, passe plus de temps à lire qu’à avoir des contacts sociaux avec les autres étudiantes… qui, disons-le de suite, sont des pétasses crétines débiles. Ça valait pour les filles de ma classe aussi !

Anybref, ce n’est pas un roman que l’on dévore en bouffant les pages, il ne se passe rien de révolutionnant, ça se lit avec plaisir, mais je pense que d’ici quelques temps, il ne me restera pas grand-chose comme souvenirs marquants de cette lecture.

Pas de regrets de l’avoir lu, d’ailleurs, j’aurais pas osé ne pas le lire, ma binômette de lecture étant très persuasive pour me proposer de switcher la LC prévue en juin avec celle-ci qui comptera pour son challenge elfique.

Et vous le savez bien, j’ai peur !!! PTDR (mille pardons, ma Stelphique, ce fut un plaisir de faire ce switch, mais pas sûr qu’on va faire remonter le bazar chez Lord Arsenik ! – Je parle bien entendu de faire remonter ce livre dans sa PAL).

Le Mois Anglais (Juin 2017 – Saison 6) chez Lou et Cryssilda et le Challenge Printemps Elfique 2017 chez Stelphique.

Retour à Little Wing, Nickolas Butler (LC avec Cannibal Lecteur.)

Couverture Retour à Little Wing

Pourquoi je l’ai choisi:

J’avais repéré ce titre au hasard de mes découvertes sur la blogosphère, et puis quand j’ai vu que ma binôme l’avait sélectionnée dans son défilé des futures lectures à lire, je me suis empressée de lui proposer cette LC! Il faut sortir les livres de notre PAL, un peu, plutôt que toujours la remplir!!!!

Synopsis:

Ils étaient quatre. Inséparables, du moins le pensaient-ils. Arrivés à l’âge adulte, ils ont pris des chemins différents. Certains sont partis loin, d’autres sont restés. Ils sont devenus fermier, rock star, courtier et champion de rodéo. Une chose les unit encore : l’attachement indéfectible à leur ville natale, Little Wing, et à sa communauté. Aujourd’hui, l’heure des retrouvailles a sonné. Pour ces jeunes trentenaires, c’est aussi celle des bilans, de la nostalgie, du doute…

Les personnages:

Le synopsis oublie quand même tous les personnages féminins, alors qu’elles font briller ses quatre hommes. Beth, Felicia, Lucy et Chloé ne sont pas à négliger dans cette belle histoire. Nickolas Butler a soigné de très près ses personnages: il nous livre des êtres attachants, humains, sensibles. Un quatuor de personnalités d’hommes avec une pseudo « célébrité », qui ne sont finalement, qu’au plus près d’eux mêmes, que dans le regard de leurs amis…

Ce que j’ai ressenti:…Une petite douceur littéraire…

Il fait bon d’aller à Little Wing! Vous pouvez switchez le nom de cette petite ville rurale américaine, qu’il n’en reste pas moins que ce qui se dégage de ses pages, c’est le bonheur de vivre simplement dans un lieu de campagne, de connaître ce quotidien de tranquillité, d’apprécier les liens uniques qui soudent ses habitants…Et c’est juste cette douceur teintée de nostalgie, qui fait que ce Retour à Little Wing soit si plaisant à découvrir!

« La gauche, la droite, je me fiche de tout ça, c’est des foutaises. Tout ce que je demande, c’est d’être bienveillants. D’être honnêtes. De ne pas avoir les dents longues ».

On suit le parcours de vie de ses quatre personnages, qui se sont liés dans l’enfance. Chacun sa profession, mais toujours cette envie de retourner à l’essentiel: riches chacun à leurs manières, ils sont attirés comme des aimants par ce petit bout de terre. Loin des tumultes des grandes villes, ce lieu apparaît comme un havre de paix, où l’amitié n’arrête jamais son cours, elle reprend juste, au moment des retrouvailles. Trentenaires et pourtant, ce regain de mélancolie et cet attachement envers ce parfum d’autrefois. Pour autant, il m’a manqué un poil d’action et d’émotions pour rendre cette amitié plus vibrante: à force de non-dits et de pudeur dans les interactions avec chacun, on y perd un peu en ressentis de lecteur…

« Pour moi, c’est ça, l’Amérique : des pauvres gens qui jouent de la musique, partagent un repas et dansent, alors que leur vie entière a sombré dans le désespoir et dans une détresse telle qu’on ne penserait jamais qu’elle tolère la musique, la nourriture ou l’énergie de danser. On peut bien dire que je me trompe, que nous sommes un peuple puritain, évangélique et égoïste, mais je n’y crois pas. Je refuse d’y croire. »

J’ai beaucoup aimé l’apaisement et l’authenticité qui se dégage de ces pages, de cette petite ville. Une sorte de baume au cœur. C’est doux et serein…Si les personnages adorent faire ses Retour à Little Wing, personnellement, j’y serai bien restée moi, dans ce bel endroit à regarder les levers et couchers de soleil, à essayer d’entendre les notes de ces couleurs…

Laisse la porte ouverte dans une grande ville et tu réveilles à poil, sans un meuble. Laisse la porte ouverte ici et un coyote vient de demander l’aumône.

 

Ma note Plaisir de Lecture  7/10

 

Titre : Retour à Little Wing

Auteur : Nickolas Butler
Édition : Points (20/08/2015)

Résumé :
« Ces hommes qui sont tous nés dans le même hôpital, qui ont grandi ensemble, fréquenté les mêmes filles, respiré le même air. Ils ont développé une langue à eux, comme des bêtes sauvages ».

Ils étaient quatre. Inséparables, du moins le pensaient-ils. Arrivés à l’âge adulte, ils ont pris des chemins différents. Certains sont partis loin, d’autres sont restés. Ils sont devenus fermier, rock star, courtier et champion de rodéo.

Une chose les unit encore : l’attachement indéfectible à leur ville natale, Little Wing, et à sa communauté. Aujourd’hui, l’heure des retrouvailles a sonné. Pour ces jeunes trentenaires, c’est aussi celle des bilans, de la nostalgie, du doute…

Nickolas Butler signe un premier roman singulier, subtil et tendre, récit d’une magnifique amitié et véritable chant d’amour au Midwest américain.

Critique de Cannibal Lecteur :
Quelqu’un a-t-il trouvé les émotions promises dans ce roman ? Parce que moi, je les cherche encore… Alors, soit je suis passée royalement à côté (et ma binômette de LC aussi), soit elles n’y étaient pas !

Pourtant, nom de Zeus, vu le pitch, j’aurais dû en trouver des tonnes dans ces pages, avec ces quatre garçons qui se connaissent depuis l’enfance et qui, maintenant, sont devenus adultes, chacun suivant sa route, son chemin…

Autant l’histoire d’amitié dans « Rural Noir » m’avait émotionnée, autant celle dans « Retour à Oakpine » m’avait ému, autant ici je me suis baladée dans l’histoire sans ressentir beaucoup d’émotions.

Hormis le personnage de Ronny qui m’a émotionné et dont j’ai trouvé le portrait touchant, au niveau des autres, c’est mitigé.

Hank, le fermier, est un personnage avec lequel je me suis sentie en phase, même si je l’aurais volontiers baffé quand il a fait une fixation sur une certaine chose, Lee, le chanteur célèbre avait un côté émouvant dans sa quête du bonheur familial.

Quant à Kip, le courtier, il était très bon dans son rôle de « J’ai le cul entre deux chaises », et aurait mérité un plus ample développement, je trouve, car il symbolise bien ceux qui sont « du village » sans en être vraiment. Ceux qui sont plus froids, qui ne se mélangent pas avec les autres, ceux qui auraient aimé être accepté mais qui ne font rien pour, ou tout de travers.

Le problème avec ce roman ne vient donc pas des personnages, ni de l’écriture, mais du manque d’émotions ressenties lors de ma lecture, comme si je voyais ça de haut, sans arriver à m’immerger à 100% dans ces pages, qui pourtant, étaient remplies de promesses.

L’amitié n’est pas une chose éternelle, les enfants grandissent, se marient, cherchent leur voie, leur destinée, reviennent au bled, le quittent, y restent… Et rien ne dit que l’adulte sera toujours notre copain, comme à l’époque où l’on courait dans les champs en riant, insouciants.

Cela aurait pu donner un beau roman choral sur l’amitié qui évolue avec l’âge et la destinée, on aurait pu avoir un beau récit sur nos 4 garçons devenus adultes, sur leur amitié restée inchangée, mais j’ai eu l’impression qu’on tournait en rond, que l’on parlait parfois pour ne rien dire et que les émotions étaient toutes foutues le camp ailleurs.

J’ajouterai que ce roman choral n’est pas toujours facile à suivre car les intitulés de chapitre sont, non pas avec le prénom complet du narrateur, mais juste avec la première lettre de son prénom, ce qui ne rend pas toujours les choses très claires.

Un roman qui n’a rien de mauvais, qui se laisse lire, avec des moments plaisants… Un roman qui aurait pu frapper plus fort dans les émotions, aller plus loin dans l’histoire d’amitié… Un récit qui ne m’a pas retourné, hélas !

Ça se lit, sans plus… C’est pas mauvais, mais ça aurait pu être meilleur.

 

Impressions de lecture Retour à Little Wing, Nickolas Butler. (2/2).

Couverture Retour à Little Wing

Impressions de Stelphique de 1 à 186: En attente…

C’est tout mignon, et presque poétique…Voyons un peu, ce que ce quatuor nous réserve, avec chacun leurs destinées…

Impressions de lecture du Cannibal Lecteur (page 1 à 192) : Toute excitée à l’idée de lire ce récit d’amitié avec ma binômette.
Quatre garçons amis depuis l’enfance et maintenant, devenus adultes… J’entre doucement dans l’histoire, dans cette petite ville où tout le monde se connaît et je suis à la recherche des émotions que j’aimerais ressentir… Va me falloir un chien pisteur pour les trouver !

Impressions de Stelphique de 186 à fin:…J’attends toujours…

Ah mince, c’est fini????!!!Un bon petit moment de détente, mais j’aurai aimé un peu de twist…Allez viens ma Binomette, on va danser ♫Twist and Twist ♫ , parce que là, il me semble que ce soit que sur la piste de danse, qu’on aura un peu de feu ♫Twist Again ♫….Belette, prends les santiags, sur la couv’ hein….;)

Impressions de lecture du Cannibal Lecteur (page 193 à 384) : Mitigée et déçue…
Niveau émotions, elles ont dû foutre le camp sur le Blog ÉmOtionS d’Yvan, pas possible autrement car je n’en ai ressenti aucune ! Juste de l’empathie pour Ronny, l’un des 4 gars. Pour le reste, j’ai aimé le roman mais en l’effleurant, sans rien ressentir du tout. Il y en avait plus d’émotions dans « Rural Noir » ou dans « Retour à Oakpine ».

Le bazar des mauvais rêves, Stephen King. LC avec Cannibal Lecteur.

Couverture Le Bazar des mauvais rêves

Pourquoi je l’ai choisi:

*Chut, c’est un secret….Ma binomette fait de mauvais rêves , en lisant le King, alors la gentille fée que je suis, aime bien lui tenir la main, surtout que dans un Bazar, on a tôt fait de se perdre…*Oui, on adore se faire des LC Kingiesques!!!!!

Synopsis:

« J’ai écrit ces nouvelles rien que pour vous.
Mais attention ! Les meilleures ont des dents… »
Stephen King

Un homme qui revit sans cesse sa vie (et ses erreurs), un journaliste qui provoque la mort de ceux dont il prépare la nécrologie, une voiture qui dévore les badauds… 20 nouvelles pour la plupart inédites, précédées chacune d’une introduction du maître sur les coulisses de leur écriture.

Ce que j’ai ressenti: …Des cauchemars, à dévorer des yeux…

J’aime beaucoup l’incipit de ce synopsis, et finalement, ce qui rend cette lecture si intime avec cet auteur grandiose, ce sont toutes ses introductions qu’il nous livre juste avant, ces petits plaisirs de lecture délicieuses et qui accompagnent merveilleusement nos pires peurs…En effet, on apprend que le King était stressé de venir au Grand Rex devant ses fans, pendant que nous , nous trépignions d’impatience, de cette venue exceptionnelle à Paris…*ah ♫souvenir, ♫souvenirs♫* … Des jolis clins d’œil, des infos inédites, des instants partagés, cela rend cette ballade dans ce Bazar plus immersive dans l’imaginaire de cet écrivain génialissime!

Si je ne devais me rappeler que d’une seule, je choisirai Ur…J’aimerai bien justement trouvé ce Kindle rose et lire tous les inédits réels et fictifs de Stephen King justement!!!!Je pense que c’est le plus joli pouvoir qu’il est donné à un objet, et cette nouvelle m’a, non seulement plu, mais donné envie de découvrir Hemingway…Et sincèrement si je l’avais eu, moi je me serai contentée de garder jalousement ce secret, et de partager mes lectures d’un autre monde, avec ma binomette chérie… (mais qu’elle est chou, ma Stelphique ! ©Cannibal)…Qui a dit qu’au Bazar des Mauvais Rêves, on ne pouvais pas rêver tout court???!!!

Stephen King nous régale toujours de mettre en scène Objet ou Personnages exceptionnels, pour toujours repousser plus loin les limites de nos peurs. Que ce soit la voiture dévoreuse de Mile 81, Une Dune de sable devin , ou les enfants de Sale Gosse ou de Billy Barrage, son imagination nous emmène toujours plus loin. D’un rien, il refait un monde rempli d’ombres et de prédateurs à l’image de A la dure et Une mort ou Un Bus est un autre monde. Tout est fait pour qu’on ne voie plus le quotidien  comme il se doit, mais comme il pourrait devenir ( Premium Harmony, Morale, Après_vie, Nécro, Le tonnerre en été) . Il est aussi un fin connaisseur de la nature humaine et de ses travers, et nous donne tout en douceur des reflets de notre société malade ( Batman et Robin ont un accrochage,  Feux d’artifice imbibés, Hermann Wook est toujours en vie, Tommy Le petit dieu vert de l’agonie). Bref, vous l’aurez compris, c’est un grand panache de bonnes nouvelles et de jolis moments de lecture…

Et là, je suis juste agréablement surprise de savoir que le King écrit de la poésie!(Eglise d’ossements)!!Il est donc parfait cet auteur à mes yeux!!!Je vous l’avais bien dit!!!! Maintenant allez zou, piocher votre nouvelle préférée avant que des dents ne se referment sur vous…

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 8/10

Titre : Le bazar des mauvais rêves

Auteur : Stephen King
Édition : Albin Michel (12/10/2016)

Résumé :
Un recueil de nouvelles auscultant les paradoxes de l’Amérique et abordant des thèmes tels que les souffrances individuelles et collectives, la vieillesse et la mort, la culpabilité, etc

Critique de Cannibal Lecteur:
Le King reste toujours le King ! Qu’il écrive des histoires fantastique ou d’épouvante pour me faire dresser les cheveux sur la tête ou qu’il écrive « à la manière de », rien à faire, on retrouve sa patte bien à lui.

20 nouvelles, des plus courtes, des plus longues, sur tout les sujets que l’on pourrait penser car ici, les histoires ne servent pas qu’à nous faire peur ou à nous empêcher de dormir le soir.

Le King s’est fait plaisir et le plaisir transparaît dans son écriture car l’animal s’est essayé à plusieurs sortes de récits dans lesquels on n’a pas l’habitude de le voir.

De plus, moment orgasmique, le King s’adresse à nous, lecteur, au début de chaque histoire afin de nous en raconter la genèse, ce qui lui a donné l’idée de l’écrire, ou des moments de sa vie à lui qui ont fait que cette nouvelle est née.

C’est orgasmique parce que en le lisant, j’avais l’impression qu’il ne s’adressait qu’a moi seule ! Comme si lui et moi avions un petit aparté devant une bonne tasse de café (pour moi) et une autre boisson pour lui. Le pied !!

Mile 81 m’a collé la frousse, je l’avoue, car elle avait un petit air de Christine et j’en ai eu des sueurs froides. Le petit dieu vert de l’agonie m’a aussi collé des frissons sur la fin, quant à Nécro, elle m’a emportée et  je me suis surprise à rêver du même pouvoir durant un moment.

Par contre, beaucoup d’émotions avec Batman et Robin ont un accrochage que j’ai adorée, il en a été de même avec Sale Gosse qui est terriblement émouvante elle aussi, tout comme  À la dure où j’avais deviné le truc, mais malgré tout, ça m’a retourné.

La Dune m’a emballée, elle aussi, et le final m’a fait me décrocher ma mâchoire parce que je ne m’attendais pas à ça du tout ! Excellent ! Une mort avait tout d’un récit de Elmore Leonard et j’ai adoré le fait que le King s’essaie à l’exercice d’écrire à la manière de…

Une qui est terrible aussi, c’est Ur, avec la Kindle de couleur rose ! Depuis, je regarde ma Kobo d’un autre œil, même si elle ne vient pas de la même boite et est de couleur noire. On n’est jamais trop prudente !

Je ne les citerai pas toutes, il n’y en a qu’une que j’ai zappée, c’est Église d’ossements, sinon, j’ai pris mon pied avec les récits du King, récits qui se veulent différents et qui explorent aussi bien les gens qui tirent le diable par la queue que les problèmes d’alcoolisme, de la morale, de la vie après la mort, de l’apocalypse, du base-ball (magnifique Billy Barrage) et bien d’autres.

La plume du King, que ce soit celle des années 2000 ou celle antérieure, qu’il écrive selon son genre ou tente de rendre hommage au style des autres, cela reste malgré tout sa patte bien à lui et ses talents de conteur sont toujours aussi en forme.

En peu de pages, il arrive à donner vie à différents personnages et à nous donner un morceau de leur vie, même si, à la fin, le lecteur est toujours frustré que cela se termine.

Le Bazar des mauvais rêves, Stephen King: Impressions de Lecture 2/2.

Couverture Le Bazar des mauvais rêves

Petit jeu de binôme, en duo …Deux mots pour une nouvelle!

Trop contente d’avoir lancé un défi à ma Canlette préférée!!!!L’exercice le plus dur pour une pipelette comme elle…

Si Stephen King se joue de nos peurs avec son Bazar des Mauvais Rêves… Nous, on joue des mots pour vous donner envie de vous plonger dans ses nouvelles réjouissantes!!!!

 

 

 

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