Loups Solitaires, Serge Quadruppani.

Pourquoi je l’ai choisi:

J’ai une fascination pour le loup, et associé au plaisir de lire un polar contemporain de la collection Métailié Noir, ce choix me paraissait évident! Je trouve cette couverture juste magnifique.

Synopsis:

Pierre Dhiboun, membre des forces spéciales françaises infiltré dans un groupe djihadiste au nord du Mali, a disparu à son retour en France. Manifestement, il a déserté. Mais de quelle armée ? Beaucoup de monde aimerait le savoir : sa supérieure directe – une générale de gendarmerie qui ne rend compte qu’au président –, une mystérieuse organisation d’anciens contractants de toutes les guerres d’Orient et tous les services secrets français. Dhiboun est-il un loup solitaire ?
Or voici qu’il réapparaît près d’une base où les armées occidentales mènent d’étranges opérations à distance, aux côtés d’une rousse piquante et de son amant chirurgien en rupture de chirurgie.
Ce qui semblait une classique affaire de terrorisme cantonnée à des déserts lointains va muter brusquement en rencontrant le Limousin profond, ses marginaux foldingues, ses gendarmes clochemerlesques, et surtout ses animaux bien décidés à n’en faire qu’à leur tête.
Car un loup, un vrai, pénètre sur le plateau de Millevaches.

Ce que j’ai ressenti:…Une belle chasse contemporaine…

Entends-tu ce trot cadencé? Non, forcément, car c’est à pas de loup que Serge Quadruppani se déplace dans la forêt obscure du terrorisme, et qu’il traque sous couvert des arbres, l’ombre des djihadistes. Dans ce polar contemporain, aux thèmes plus que sensibles de l’actualité, il trottine avec la douceur de ses coussinets, mais la rage au ventre,  sur les territoires internationaux, devine les intentions des hautes sphères politiques, s’infiltre dans les réseaux sombres. Une petite touche d’audace par ci et, un humour mordant par là, c’est un réel plaisir de suivre ses Loups Solitaires.

J’ai beaucoup aimé le parallèle Nature/Humanité qui se dégage de ses pages. Entre la sauvagerie fascinante du loup, l’attachement des blaireaux, l’œil avisé du faucon ou les abeilles nerveuses, la faune nous étonnera toujours! Derrière cette apparence d’observation, on peut voir en miroir la complexité des comportements humains et Serge Quadruppani adore déstabiliser son lecteur à force de métaphores et de clins d’œil appuyés. Il joue de notre attention, de nos impressions, de notre concentration comme le ferait sans doute le chat Piano avec sa proie, mais l’auteur peut se faire Scorpion aussi, et balancer un dard de confusion dans vos esprits…

-Tu sais que la panique , ça vient de Pan, la divinité qui incarne les forces invisibles et mystérieuses de la nature?

Entre traque instinctive et chasse à l’homme, ce polar noir est un condensé d’énergie! L’auteur maîtrise , à coup de rebondissements hargneux, son intrigue explosive! En s’infiltrant dans l’ombre, il enchaîne les actions, les enjeux, les stratégies, et nous sert un roman d’espionnage vibrant, et dans ce jeu de dupes, ou les trahisons sont pléthores et les promesses rompues, il ne nous reste plus qu’à discerner le vrai du faux…Et c’est bien tout le plaisir du lecteur de chasser les doutes, pour espérer approcher de près la beauté du Loup.

« Je crois au besoin de croire. Je crois à la poésie qui exprime ce besoin. Je crois au besoin de règle. Mais je crois aussi à la règle du besoin. Et j’ai besoin de toi. »

 

Ma note Plaisir de Lecture  8/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les éditions Métailié de leur confiance et pour l’envoi de ce livre! Ce fût une lecture fascinante!

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Petit Renard, Nicolas Gouny

Couverture Petit Renard

Pourquoi nous l’avons choisi:

La couverture attire l’œil, et nous étions curieuses de voir où ce Petit Renard allait nous emmener….

Synopsis:

Petit Renard sort de son terrier et part à l’aventure.
Qui rencontrera-t-il ?

Ce que nous avons ressenti:…La Nature au service de la créativité…

En voilà, un très joli album! Toutes en feuilles automnales, et en petites explorations essentielles au développement de la curiosité…Un bonheur de lecture!!!!

Nous avons adoré cette petite histoire de découverte, d’aventure et de beauté artistique! Quel plaisir de voir ainsi la Nature sublimée, terrain de création et souffle d’imagination…J’ai adoré cette proposition d’illustration originale et colorée, tandis que Jazzelfique s’est beaucoup amusée à deviner les animaux cachés derrière ces feuilles…Je pense que c’est un bon moyen de sensibiliser les enfants au décor qui nous entoure, à l’image de ce Petit Renard, qui s’éloigne de son petit terrier…Notre Planète est belle, continuez à la mettre en valeur!!!

Quel joli moment passé à cette lecture, et bien sur, nous étions impatiente de nous mettre nous aussi à jouer le jeu proposé en fin d’album par l’auteur…Le duo Mère/Fille s’est donc lancé au ramassage de feuilles et de fleurs de la colline environnante…Donc voilà, je pense que ce petit livre a été une jolie impulsion: non seulement à la lecture et relecture, à la création artistique et à un très joli partage en famille …Pari réussi donc pour l’auteur!!!

Le petit plus de cet album: la qualité du papier! Nous sommes donc ravies de voir que Balivernes Editions apporte autant de soin à ses petits albums destinés aux tout-petits! C’est aussi agréable à la vue qu’au toucher de tourner ses pages! Merci de leur confiance et de ce partenariat!

Voici le résultat de la création de Jazzelfique et sa proposition d’ami à ce Petit Renard…

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La foret des 29, Irene Frain

Couverture La Forêt des 29

Pourquoi je l’ai choisi:

Qu’il est bon parfois de réarrangé sa bibliothèque personnelle….On tombe sur des merveilles oubliées…

Synopsis:

Cela se passait en Inde, il y a plus de cinq siècles. Dans ce pays aimé des poètes, les puissants ont tout saccagé. Pour leurs constructions mirifiques, ils ont déboisé les forêts, méprisé les forces de la terre et du ciel. Le vent s’engouffre dans les villages, la sécheresse s’installe, le fossé entre les riches et les pauvres devient intolérable, la misère rôde, la vie est en danger. Pourtant chacun courbe l’échine… Un jeune paysan va refuser la fatalité. Rejeté par les siens, Djambo a rejoint le peuple des Errants, connu la faim, la soif, la passion et l’inanité des rêves d’abondance. Avec quelques vagabonds, il fonde une communauté dont la survie tient à 29 principes simples. Leur ligne directrice : le respect de la Nature et de tous les êtres humains. Ces principes vont permettre au Pays de la Mort de ressusciter.

Les personnages:

Djambo, est un homme qui mérite notre respect, toute notre admiration. Son destin hors du commun, était passionnant à lire. Pas tout à fait, un prophète, pas totalement un maître spirituel, mais un homme qu’il nous faut suivre sans aucun doute. Je pense que ces résonances devraient être appliquées par chacun des humains vivants sur notre si belle planète bleue, et que de suite, le monde s’en porterait mieux.

Il s’est relevé et a regagné la route.En simple passager de la vie, comme il se savait désormais. Convaincu qu’il n’était pas grand chose. Le simple maillon d’une chaîne de vivants. Mais qui était mortelle, elle aussi. p275

Ce que j’ai ressenti…Une sérénité spirituelle….

Si tu n’imagines rien, ta vie reste comme elle est, immobile. p197

Ce livre a été pour moi, une grande découverte, autant qu’une formidable expérience de conscience de la Nature. Déjà, ultra sensible à l’environnement, et essayant de respecter autant que possible toutes directives qui ne nuirait pas à la planète, je pense que l’Enseignement des 29 a de quoi nous faire culpabiliser. Leurs 29 principes des Bishnois sont si limpides, si logiques et tellement spirituels, que s’y confronter nous éveille à un état de conscience accrue, voire même de méditation active.

Recommençons, comme avant, à nous mettre à l’écoute du ciel, des animaux, des nuages, des arbres, des insectes, des serpents, des fleurs, des plantes. Et puisque la vie et l’eau sont les seules vérités qui tiennent, occupons nous de la vie et de l’eau. p294.

Quand on y pense, ce n’est pas si dur, de vivre en harmonie avec la Nature, ce n’est pas si dur de choisir la Vie, sauf que pour cela, il faut se battre, défendre les Arbres au péril de sa vie. C’est ce qui m’a le plus fait mal physiquement autant qu’émotionnellement: le massacre des KheJarli. Le monde d’aujourd’hui court à sa perte, s’autodétruit à l’échelle grand V, toujours plus avide d’argent, n’ayant pas saisi que la seule vraie valeur de la Terre c’est : l’EAU. Je pleure aujourd’hui pour tous ses morts, ses sacrifiés, ses innocents défenseurs de l’évidence d’une vie. J’ai pleuré certes à ma lecture mais, je pleure encore aujourd’hui, car malheureusement le combat n’est jamais fini. Djambo, c’était il y a cinq siècles, mais à l’heure actuelle, un autre homme se bat pour les arbres d’Amazonie: Raoni. Son combat est loin d’être gagné , je vous laisse aller voir son site.

Ici l’auteure met en l’eau toute la richesse évidente, mais aussi, en parallèle,  une valeur plus métaphorique. C’est donc abreuvé de cette source qu’on suit le destin d’un homme hors du commun. Notre âme s’éveille, notre esprit est régénéré, nos sens s’accélèrent. Bref, notre corps est sensible à cet enseignement et en la beauté d’une telle Vérité.

Si l’on a pas bu l’Eau du Passé, si l’on n’est pas allé se désaltérer aux récits des Vieilles époques, on ne sait rien des hommes ni de la vie. p17

Vous l’aurez compris, ce livre a été une révélation. Non seulement il était intéressant de par son Histoire, mais il y avait dedans une grande poésie, une puissance narrative qui touche au cœur, un enjeu qu’il nous faudrait saisir avant le point de non retour.

Ma note Plaisir de lecture fee clochette 10/10

Le Journal intime d’un arbre, Didier Van Cauwelaert

Couverture Le Journal intime d'un arbre

Pourquoi je l’ai choisi:

Je sors ce livre des profondeurs de ma PAL grâce au challenge du Baccalauréat Littéraire auquel je m’éclate!!!

Synopsis:

« On m’appelle Tristan, j’ai trois cents ans et j’ai connu toute la gamme des émotions humaines.
Je suis tombé au lever du jour. Une nouvelle vie commence pour moi – mais sous quelle forme ? Ma conscience et ma mémoire habiteront-elles chacune de mes bûches, ou la statuette qu’une jeune fille a sculptée dans mon bois ? Ballotté entre les secrets de mon passé et les rebondissements du présent, lié malgré moi au devenir des deux amants dont je fus la passion commune, j’essaie de comprendre pourquoi je survis.
Ai-je une utilité, une mission, un moyen d’agir sur le destin de ceux qui m’ont aimé ? »

Les personnages:

Tristan, quel bel arbre, quel fantastique personnage !!!!Ce poirier est devenu un être magique a part entière ….J’aurais apprécié que sa relation avec Isolde soit plus exploitée, je les trouvais trop mignons…..

Ce que j’ai ressenti:

Je pense que ce livre est une lecture plaisante avec une idée de départ très originale. Cependant, j’ai trouvé que les meilleures idées n’étaient pas assez exploitées …Quel dommage! L’écriture est tout de même assez fluide, donc ça reste une lecture été divertissante…

Je parlerai du point le plus positif du livre: la personnification de cet arbre, ses moyens de communication, ses pensées…Donner la parole à un arbre, une voix à la nature et un réel pouvoir qui agissent sur les humains étaient de loin l’aspect le plus intéressant de ce livre…J’ai aimé entendre cet arbre, ses ressentis, son besoin d’être un compagnon de vie , son envie de partager avec les humains…Lui aussi veut échapper au néant de l’après vie, il se sent concerné par le destin des êtres qui l’ont entouré, mais surtout aimerai faire passer  le message que la Nature et les humains doivent agir main dans la main.

Malgré cela , j’ai été déçue de ce journal, car a mon avis, on est loin du journal intime, ce n’est pas tout a fait les impressions d’un arbre mais plutôt un fil de l’imagination De Yannis qui extrapole beaucoup sur des événements marquants de l’histoire mais c’est trop survole, pas assez approfondi…Peut être aurait-il fallu mettre moins de faits mais les rendre plus vivants?….J’ai vraiment eu du mal avec les personnages qui gravitent autour de Tristan avec leur morale un peu déviante: je ne m’étendrai pas sur le sujet car je préfère les êtres de valeurs….

 

Ma note fee clochette 5/10

 

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