Chacun sa vérité, Sara LÖvestam.

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Synopsis: 

« Si la police ne peut rien pour vous, n’hésitez pas à faire appel à moi. »
Pour gagner sa vie tout en restant sous les radars, Kouplan propose ses services comme détective privé. Se faire invisible, évoluer dans la jungle du Stockholm underground, il connaît :  ancien journaliste d’investigation dans son Iran natal, Kouplan est sans-papiers. La fillette de sa première cliente a disparu. Pour une raison mystérieuse, elle aussi souhaite éviter l’administration… Dès lors, de bête traquée, le clandestin se fait chasseur.

Cet ouvrage a reçu le Grand Prix de Littérature policière.


Ce que j’ai ressenti:

  • Un Fait divers: versions multiples.

Sara Lovestam nous propose un polar nordique rafraîchissant, où les vérités et les mensonges se mélangent, et captive notre attention sur deux personnages extrêmement touchants, suite à un drame: la disparition d’une enfant. Une mère éplorée faisant appel à un détective non conventionnel, par le biais d’une étrange annonce. Pernilla et Kouplan, duo improbable lancé dans une course contre la montre pour retrouver Julia, 6 ans.

Sans doute, parce qu’elle explore toute la complexité des vérités propres à chacun, selon leurs émotions et leurs références, Sara LÖvestam va au delà d’une simple enquête, elle y apporte plus de sensibilité, une dose d’humanité pour qu’enfin, nous puissions avoir conscience de la réalité de ses personnes ombrageuses et de ses visages de l’ombre.

Chacun sa vérité, certes, mais cette poursuite pour retrouver cette enfant disparue, va emmener les personnages vers une vérité plus tangible, et nous, lecteurs, vers des vérités plus sensibles…

-Le temps ne fait pas de pauses.

  • Un enquêteur singulier, en situation irrégulière.

S’il y a bien un point fort à dégager de cette lecture, c’est son personnage principal. Kouplan, jeune homme clandestin, affamé, traqué, immigré. Mais de loin, un des personnages les plus intéressants, que j’ai pu découvrir jusqu’à maintenant. Kouplan, jeune homme attachant, bouleversant, intrigant, venant de l’Iran. Il est évident que je vais poursuivre cette trilogie dédiée à ce personnage atypique dans la ville de Stockholm. Sara LÖvestam nous fait prendre conscience que la valeur d’une personne ne se mesure pas en chiffres, pas à des numéros d’identités, pas à des nombres inscrits sur des titres de séjour…

Ingen mÄnniska Är illegal, Un être humain n’est jamais illégal.

Sara LÖvestam se place du côté des sans-papiers et des exclus, nous parle de ces peurs sourdes, menaçantes et permanentes de leur quotidien, nous transmet avec force et émotions, de la difficulté de s’intégrer dans la société. Elle soulève des sujets brûlants d’actualité, et chaque fois, que tu crois détenir une vérité au sein de l’intrigue, elle l’emmène ailleurs pour mieux te déstabiliser, te faire voir toutes les facettes du problème…

A chacun sa sensibilité, à chacun son ressenti, et à Chacun sa vérité...

  • La solitude comme véritable catalyseur…

C’est parce qu’ils se sentent si seuls, que Pernilla et Kouplan se retrouvent, et s’apprivoisent, fuyant chacun à leur manière une réalité trop lourde et des échecs passés pesants. Une solitude tellement grande et deux coeurs brisés qui tente de se comprendre…Une infinité de trous béants et des faces cachées à découvrir au fond de leurs yeux. Et dans la douleur, voir naître, une entraide chaleureuse…

Tant de vérités et tant de mensonges, tant de conséquences et de vérités floues, tant d’actions menées et de mensonges doux. Et c’est parce que Sara LÖvestam avait une intention noble et une expérience de vie riche, qu’elle a pu nous éblouir avec ce polar noir. C’est parce qu’elle s’est frottée à cette réalité, que sa fiction sonne plus vraie.

Je vous conseille évidemment cette lecture, histoire d’aller vous confronter à d’autres réalités et de trouver votre Vérité. Puisque à Chacun sa vérité, la mienne, est que j’ai adoré cette lecture!

 

« Souviens-toi que c’est là où tu te sens le plus en sécurité que tu es le plus vulnérable. »

 

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les éditions Pocket pour leur confiance et l’envoi de ce livre. Il a été lu dans le cadre du Prix des Nouvelles Voix du Polar.

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Embruns, Louise Mey

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Synopsis:

Ils sont beaux, sportifs, complices. Mangent local. Achètent cher, mais pour durer. Un bon goût à toute épreuve. Monsieur et Madame Parfait et leurs enfants.
Quand les Moreau prennent possession, pour le week-end, d’une belle maison bretonne, sur cette île perdue en forme de haricot, tout annonce des vacances idéales. C’était compter sans la tempête, la disparition de Marion, le sang sur le couteau… Et l’étrange collaboration des habitants, pour lesquels « les Parisiens » font par-dessus tout un gibier parfait…


Ce que j’ai ressenti:

  • Coincés sur une île…

J’ai toujours adoré les histoires insulaires…Et les huis-clos salés. Embruns avait donc tout pour me séduire…

Louise Mey décide de faire partir la famille Moreau, en weekend détente, dans une maison au charme breton…Idyllique, la cellule familiale et cette perspective de vacances…Paradisiaque, le cadre…A MOINS QUE…

Il se pourrait bien que le charme perde de sa beauté, au fur et à mesure des heures qui passent, que le vent fasse disparaître les fillettes, que la terre avale le sang, que l’océan engloutisse les peurs…Ne laissant que dans le paysage, un brin de carnage…

ll se pourrait bien aussi, que les apparences soient plus que trompeuses, que les failles se craquellent, que les angoisses resurgissent, que les monstres se révèlent…

« -Commence plutôt à te creuser la tête pour trouver un moyen de se barrer d’ici. » 

  • Embruns…

Je reste sceptique sur le choix de ce titre. Avant ma lecture de ce roman, j’ai recherché la définition exacte de ce mot et j’ai entrevu une certaine promesse de poésie…Que je n’ai pas retrouvé dans les pages de ce polar…En revanche, on est vraiment dans un page-turner efficace, aux chapitres courts, tendus et tout aussi cinglants, que les vagues qui frappent cette île-Haricot. Il se lit à l’instar de la tempête qui fait rage, dans une ambiance de tension permanente, à essayer de cerner d’où le danger pourrait advenir…Tu t’en prend plein la figure, tu ne peux te raccrocher à rien, les éléments se déchaînent, les doutes t’emportent, même en tenant bon sur le rivage, la violence des impacts te saisit au fil de ses pages, dans un style sec et tranchant…

« Se cacher. Se cacher n’était pas faire quelque chose.« 

  • Ma doué, ça surprend!

Et en un rien de temps, tu tournes la dernière page…Captivée par les révélations, remontant les brides du filet que l’auteure a noué spécialement pour un final explosif, en gerbe d’eau et de sang…Spectaculaire.

C’est toujours délicat de parler d’un huis-clos, parce qu’on a peur de trop en révéler, alors je n’en dirai pas plus, sinon que j’ai été agréablement surprise par cette fin en twist. Lisez-le!

Est-ce que vous êtes tous. Aussi. Furieux que moi?

 

Ma note Plaisir de Lecture  8/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Pocket de leur confiance et l’envoi de ce livre! Cette lecture est réalisée dans le cadre du Prix des Nouvelles Voix du Polar 2018. 

 

L’éveil du Léviathan, James S.A Corey.

Couverture The expanse, tome 1 : L'éveil du leviathan

The Expanse 1 

Pourquoi je l’ai choisi:

La couverture était superbe, et puis partir vers les étoiles, c’est toujours une belle destination…

Synopsis:

Jim Holden est second sur un transport de glace qui effectue la navette entre les anneaux de Saturne et les stations installées dans la Ceinture. Quand son équipage et lui croisent la route du Scopuli, un appareil à l’abandon, ils se retrouvent en possession d’un secret qu’ils auraient souhaité ne jamais connaître. Un secret pour lequel certains sont prêts à tuer, et à une échelle impensable pour Jim et son équipage. La guerre dans tout le système solaire devient inévitable, à moins qu’il ne découvre qui a abandonné ce vaisseau, et pourquoi.

Les personnages:

Miller et Holden mènent les chapitres. Ce sont donc les deux personnages principaux de ce premier volet et ils sont tous les deux, excellents. C’est exactement le genre de personnages que j’adore.

Miller est un personnage complexe intéressant parce que c’est un sanguin, assoiffé de justice mais complètement désaxé avec la réalité, tandis que Holden est un meneur fort, intransigeant avec l’honnêteté, mais du coup, complètement désaxé avec la société. Ils sont tellement entiers, tellement rigides dans leurs qualités, que leur quotidien n’a de cesse de les malmener…

  • Miller est un inspecteur aguerri mais ingérable, qui se voit confier une mission secrète de sauvetage d’une jeune fille: Julie Mao. Elle en devient vite son obsession, le plongeant dans les affres de la folie…

« Quand cesse-t-on d’être humain? se demanda Miller. »

  • James Holden est un officier en second de vaisseau spatial le Canterbury, un chef charismatique et qui par souci de transparence suite à un sauvetage, se voit déclencher, la pire des guerres de l’espace…Entre sa culpabilité et son devoir, il n’aura de cesse de vouloir sauver un maximum de vies…

« C’est toujours une partie de plaisir…jusqu’à ce que quelqu’un riposte, songea Holden. »

 

Ce que j’ai ressenti:

L’éveil…: Et observer la nuit, regarder les étoiles et imaginer une grande guerre, là haut, dans l’Infini.

« Rêver ne faisait pas de mal. »

C’est ce que nous a concocté cet auteur, James S.A Corey, une belle et grande saga audacieuse The Expanse. Un premier tome très dense de 900 pages, L’éveil du Léviathan, est le point de départ d’un conflit interplanétaire grandiose, démesurément technologique, immensément dévastateur…Jeux de guerres et autres stratégies politiques sont de la partie, et c’est à coups d’armes de destruction massive et de revirements de vaisseaux volants, que se jouent le destin de milliers d’extraterrestres, et celui du berceau de cette nouvelle humanité: la Terre…

Propulseurs, stations spatiales et Flottes militaires ont permis aux hommes de s’approprier les astéroïdes, de s’adapter à ce nouvel environnement de gravité mouvante, et se réinventer des envies d’ailleurs…Et puisque l’ Infini s’ouvre à eux….Reste, le souci éternel des ressources et la source de tout conflit: la folie humaine….

« Tout semblait désormais possible, et cet espoir les séduisait. »

Du Léviathan…: Et faire naître une menace si grande, ancestrale, monstrueuse.

Rien que ce nom de « Léviathan » il fait trembler nos imaginaires, parce qu’il a la particularité de prendre plusieurs formes : s’immiscer dans nos pires cauchemars, prendre le visage de la Bête, se réincarner en monstre politique, dévorer nos âmes et peut être bien aussi, tenir la garde des enfers…Dans ces pages, la menace est visqueuse autant qu’effrayante, et ses métamorphoses entraînent un récit palpitant de créatures diverses à faire frissonner d’effroi! Notez bien que en plus, de pirates de l’espace survoltés,  vous aurez même quelques zombies vomisseurs, une pandémie mystérieuse, et autres réjouissances extraterrestres dont vous n’avez pas même pas idée…

« Pas de repos pour les méchants. Pas de paix pour les gentils. »

Pour un éveil, je le trouve plutôt explosif et survitaminé: ça envoie plutôt du lourd!!!! Les pages défilent aussi vite que les vaisseaux en pleine poussée, ajouté à cela la dynamique des dialogues, tout cela rend ce petit pavé des plus captivants. Entre thriller et science-fiction, cette virée dans l’infiniment grand est une aventure qui prend aux tripes, et il faudrait peut être, demander à nos chers personnages, de nous donner aussi un peu de jus, ce cocktail de drogue pour rester bien accroché dans les multiples rebondissements qu’offrent cette belle saga!

Dans l’espace, rien n’est jamais totalement immobile; on se mettait simplement en orbite inverse avec un autre objet.

J’ai adoré ce premier tome, et le tome 2 est d’ors et déjà en lecture en Féerie….

 

« J’offre les étoiles à l’humanité. »

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Léa ainsi que les éditions Livre de Poche Imaginaire pour cette lecture intense!

 

Le sang du suaire, Sam Christer. (Défi CannibElfique).

Couverture Le Sang du suaire

Pourquoi je l’ai choisi:

Nous avions ce livre, Ma Belette et moi même, dans la liste Défi CannibElfique pour déquiller en duo, et pour votre plaisir, les livres oubliés de notre PAL…Pour la petite histoire du livre-objet, il était encore emballé (depuis 2012, ça fait peur^^), donc j’ai eu le plaisir de le lire avec l’odeur d’un livre neuf…J’adore….

Synopsis:

Le Suaire de Turin est l’icône religieuse la plus controversée au monde.
D’où vient-il ? De quand date-t-il ? L’empreinte de ce corps martyrisé est-elle celle du corps du Christ ? C’est à ces questions que vont être confrontés deux inspecteurs américains. Lancés à la poursuite d’un tueur en série qui enveloppe ses victimes d’un fin linceul blanc, leur enquête va les mener de Los Angeles jusqu’au Vatican. Mais leurs découvertes risquent d’ébranler les fondements même de la chrétienté…

Ce que j’ai ressenti:

La première impression qu’il m’est venue, c’est cet effet « Too much ». Pas inintéressant. Pas mauvais, loin de là,  mais un poil de « Trop », et elle ne m’a pas quittée durant toute ma lecture. Finalement le personnage le plus réussi, est sans doute le « Méchant » de l’affaire parce que, lui, pour qu’il soit crédible, il valait mieux « trop » en faire que « pas assez »…Je pense qu’il m’a manqué un certain dosage de finesse dans la plume, c’était intéressant, mais ça l’aurait été plus sans cette surenchère de vouloir en faire trop. Pour ce qui est de l’enquête qui se joue autour du Suaire de Turin étant donné, que cette impression de « Too Much » est bien restée imprégnée, j’ai eu du mal à accrocher à cette théorie, même si on ne saura jamais le fin mot de l’Histoire, à part peut être, à notre Jugement Dernier…

L’orgueil précède la chute.

Pour ce qui est du thriller en lui même le rythme est bien dosé, les rebondissements bien sanglants et les stratèges bien infiltrés. C’était d’une belle efficacité, on ne s’ennuie pas à dénicher les petits secrets millénaires et un tueur en série quelque peu nauséabond…Ca suinte, ça découpe, ça dissimule à tout va, et j’ai tourné bien vite les pages (bien moins vite que ma binôme comme d’habitude, mais bon, c’est quasi impossible de rivaliser de vitesse avec elle, en lecture, et j’ai de l’entraînement pourtant depuis 3 ans de LC^^ ).

Très bientôt, la scène de crime aura disparue. Lavée par madame la marée, la vieille complice de tant de meurtres.

Au niveau des personnages, j’ai une préférence pour Mitzi, et je pense que c’est celle qui m’a le plus touchée, parce qu’elle est faible et forte à la fois, victime et à la fois, une femme forte qui ne s’en laisse pas compter. Son histoire personnelle et le cheminement vers sa nouvelle vie, est le petit fil qui m’a tenue toujours attentive. Pour les autres personnages, j’ai ressenti encore cet effet de « trop », qui m’a un peu enlevé l’attachement envers eux…Et la fin ne m’a pas du tout convaincue…

D’après mon expérience, le Mal ne fait pas sa propre publicité. Il reste caché et se déplace comme un criminel en fuite.

En bref, c’était dans l’ensemble une lecture agréable, prenante, mais j’ai eu un peu de mal avec la plume. Il ne me laissera pas un souvenir impérissable mais il a quand même rempli sa part du contrat, puisque j’ai voyagé de Los Angeles à Turin en passant par le Liban , j’ai appris quelques informations bien intéressantes sur la science et les trésors mystérieux de la religion chrétienne et puis j’ai lu ce livre en duo, et il n’est pas plus doux que de lire avec son amie <3.

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 6/10

 

Titre : Le sang du Suaire

Auteur : Sam Christer
Édition : France loisirs (2012) / MA (Pôle noir)
Édition Originale : The Turin Shroud Secret (2012)
Traducteur : Véronique Gourdon

Résumé :
Le Suaire de Turin est l’icône religieuse la plus controversée au monde. D’où vient-il ? De quand date-t-il ?

L’empreinte de ce corps martyrisé est-elle celle du corps du Christ ? C’est à ces questions que vont être confrontés deux inspecteurs américains.

Lancés à la poursuite d’un tueur en série qui enveloppe ses victimes d’un fin linceul blanc, leur enquête va les mener de Los Angeles jusqu’au Vatican.

Mais leurs découvertes risquent d’ébranler les fondements même de la chrétienté…

Le Sang du Suaire est un roman extrêmement bien documenté, riche de péripéties et de multiples rebondissements qui s’enchaînent à un rythme effréné.

Critique de Cannibal Lecteur: 
Alors, le suaire de Turin, est-ce une vraie relique qui aurait contenu le corps du Christ (amen) ?

Est-ce un faux habile ? Un vrai faux refait après la perte du vrai véritable ? Un vrai faux refait après le premier vrai faux qui aurait cramé dans un incendie ?

Besoin d’aspirines, peut-être ?

Anybref, les chercheurs scientifiques, après avoir brillamment résolu le mystère entourant les dessous des kilts écossais, compris le pourquoi du comment les jupes de Sa Très Gracieuse Majesté Elizabeth II ne se soulevaient jamais, même par grand vent et séchant sur le fait que les écossais ne prennent jamais froid aux couilles, ils se sont dit qu’ils se pencheraient bien un peu sur le suaire de Turin, qui était à Jésus Christ avant, enfin, on suppose. On suppute, même si certains disent que oui, il l’est !

Ce roman végétait sur mes étagères depuis des temps immémoriaux (6 ans) et c’est pour ma LC avec Stelphique que je l’ai sorti de l’endroit où il somnolait. En juin, faut sortir ses auteurs anglais !

Au départ, j’ai eu du mal à accrocher au duo de flics, surtout que nous avions de nouveau un grand torturé (l’inspecteur Nic Karakandez) et sa coéquipière (Mitzi Fallon) brutalisée par son abruti de mari alcoolo et chômeur de profession. Ça puait le déjà lu. De plus, on sentait à plein nez les flics américains que l’on voit dans les multiples séries en provenance de chez eux.

J’avais aussi la crainte de ce que l’auteur pourrait nous balancer sur le linceul gardé plus précieusement que l’hymen de Marie et le prépuce de Jésus (je finirai en enfer, moi) et entouré de tellement de mystères que toutes les hypothèses sont plausibles…

Ce que je ne voulais pas non plus, c’était une resucée du Da Vinci Code.

Emballée, je ne l’ai pas été au début, et puis, petit à petit, j’ai commencé à m’attacher à ces deux policiers, à craindre pour eux, à les encourager dans leur enquête, le cul entre deux pays et deux villes (Los Angeles en Amérique et Turin en Italie), à mener des investigations en leur compagnie, tout en suivant les pérégrinations d’un tueur en série qui rôde, d’un psychopathe zinzin qui se prend pour l’instrument de Dieu et pour anachorète qui doit provenir de chez les cénobite pas tranquille.

La question au sujet du suaire est ouverte, à vous de croire ce que vous voulez croire, de suivre les scientifiques ou les hommes à robe longue qui, dès qu’ils n’ont pas la réponse, invoquent le miracle (c’est un miracle Salomon, un vrai miracle).

Je ne sais si l’hypothèse émise dans le roman est plausible, mais elle passe bien et elle a eu le mérite de me faire sourire, tout en expliquant bien des choses. J’ai d’ailleurs envoyé un courrier à François pour lui demander son avis éclairé.

Au fur et à mesure, j’ai commencé à m’attacher aux personnages, au grand flic torturé, à sa collègue qui a des couilles, elle aussi et j’ai suivi leur enquête fébrilement, voulant savoir absolument la fin de l’histoire.

Bon, on a tout de même quelques airs de Da Vinci, mais depuis sa publication, qui n’en a pas vu qu’ils lui ressemblent tous, mais j’ai trouvé plus plausible le personnage de flic de Nic Karakandez que celui du professeur Langdon qui, sans jamais avoir donné un coup de poing de sa vie, a joué au James Bond Indiana Jones durant tout le roman !

Anybref, ça ne va pas casser trois pattes à un pape, ni déchirer le suaire ou déclencher une vague de protestations (hormis chez les coincés du culte), ni révolutionner le genre, mais je dois dire que ça se lit facilement, que c’est assez addictif et bourré de mystères avec le suaire et les meurtres violents qui ont lieu sans que l’on sache qui les commet.

En passant, je vais en profiter pour énoncer les petites choses qui fâchent, les petits trucs qui m’ont fait grincer des dents, comme, notamment, les expressions horrifiées affichées sur les visages des morts, ou, apaisées…

Nom de dieu, à notre mort, tout s’arrête et les muscles se relâchent, donnant cette impression d’apaisement et lorsque la rigor mortis arrive, les muscles peuvent se tendre à cause du manque d’eau et donner à nos traits des airs épouvantés ou torturés.

Mention « pas bien » au serial-killer qui a réussi à aller chier là où il mangeait, le crétin de bougre d’imbécile ! Là, je déposerai plainte devant l’auteur, c’était un peu poussé, comme le fait qu’il aille se rendre à la police aussi. J’ajouterai à cela les deux bonnes femmes, travailleuses dans une société, qui avaient tout de la caricature tant elles étaient méchantes et bêtes. Un peu de nuance n’aurait pas fait de mal !

Rien de transcendantal mais ça se lit avec plaisir, tout en se prenant la tête en tentant de résoudre les énigmes.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018) et Le Mois anglais saison 7 chez Lou et Cryssilda (juin 2018).

Les fantômes de Manhattan, R.J. Ellory.

Couverture Les fantômes de Manhattan

Pourquoi je l’ai choisi:

Ce n’est plus un secret, si vous suivez le blog, chaque nouveau livre de l’auteur R.J.Ellory est un grand événement en Féerie. Cette année encore, l’euphorie était au rendez-vous, peut être plus encore, en découvrant le synopsis…

Synopsis:

Annie O’Neill, 31 ans, est une jeune fille discrète. Elle tient une petite librairie en plein cœur de Manhattan, fréquentée par quelques clients aussi solitaires et marginaux qu’elle. Son existence est bouleversée par la visite d’un nommé Forrester, qui se présente comme un très bon ami de ses parents, qu’elle n’a pratiquement pas connus. L’homme est venu lui remettre un manuscrit. Celui-ci raconte l’histoire d’un certain Haim Kruszwica, adopté par un soldat américain lors de la libération de Dachau, devenu ensuite une des grandes figures du banditisme new-yorkais. Quel rapport avec l’histoire intime d’Annie ? Et pourquoi le dénommé Forrester est-il si réticent à lui avouer la vérité ? Lorsqu’elle lui sera enfin dévoilée, celle-ci sera plus inattendue et incroyable que tout ce qu’elle a pu imaginer.

Les personnages:

Annie O’Neil est une libraire paisible, qui voit son quotidien prendre une certaine effervescence et faire resurgir des souvenirs oubliés et de nouvelles passions. Peut être parce que c’est une femme, qu’elle a une certaine sensibilité et une passion pour les livres, j’ai eu un bon feeling avec cette héroïne.

Jack Sullivan est un ami extraordinaire, du genre de ceux, qu’on adorerait avoir dans la vie réelle….L’amitié qu’il éprouve envers Annie est jolie, pleine de tendresse et complètement désintéressée.

J’ai beaucoup aimé aussi les personnages de Harry Rose et son acolyte Johnnie Redbird dans leur duo d’escrocs « dignes »…

Ce que j’ai ressenti:…Hantée de passions…

Je ne me lasserai jamais de lire une histoire, racontée par R.J.Ellory. Tout simplement parce qu’il a l’art et la manière  d’écrire avec une poésie lumineuse de sombres romans noirs. Je suis conquise à chaque fois, parce qu’il a une façon bien particulière de connecter son imagination aux interrogations contemporaines, de faire revivre l’Histoire dans ses tragédies, et de voir encore, toute la beauté du monde et la simplicité de la vie…Les Fantômes de Manhattan est le deuxième roman écrit par cet auteur, et je me fais une joie de voir tous ses romans qui resurgissent de l’ombre, pour que nous puissions nous délecter du plaisir d’être emporté dans ses intenses lectures. Dixième roman de mon auteur favori publié par ma maison d’éditions Chouchou , Sonatine éditions , c’est une coïncidence heureuse puisqu’elle fête ses 10 ans, cette année. Alors, ça se fête en fanfare avec d’aussi belles publications, et je leur souhaite encore un bon anniversaire et pleins d’aussi jolies pépites à leur catalogue, (déjà bien riche!)…

« Elle les accueillait, tous autant qu’ils étaient, parce qu’il lui restait encore assez d’idéalisme pour croire qu’un livre avait le pouvoir de changer une vie. » p16 

Dans Les fantômes de Manhattan, les livres sont là, hantant les lieux, les pages, les personnages…Et puis, il y a les personnages de fiction dans la fiction, dansant autour du feu de l’intrigue…Les livres, encore et toujours, un moyen de mieux comprendre sa vie, de mieux se comprendre, mieux comprendre le monde qui nous entoure…Forrester, cet inconnu mystérieux, en apportant une histoire inachevée et inédite, et sous l’impulsion d’un Club de Lecture, va complètement réorienter le destin de Annie…Il arrive avec des lettres, qui viennent s’échouer sur des plages désertes de souvenirs personnels de cette jeune femme et ce manuscrit qui pèsent plus lourd en conséquences que l’idée de quelques feuilles volantes un peu noircies d’encre : en voilà un très bon départ vers des tourbillons d’émotions…Le pouvoir des mots et des histoires, qui racontent des morceaux d’Histoire, des destins mêlés, des horreurs et des beautés. La lecture au coeur de tout, ou tous nos amours dans les lectures: Annie va le vivre très intensément, à la lumière de la passion….

« Les fantômes s’en sont allés, se dit-elle. Enfin-et peut-être pour toujours-, les fantômes s’en sont allés. »

Ce que j’admire le plus dans les livres de R.J Ellory, et c’est d’autant plus vrai avec ce nouveau livre, c’est sa capacité à relier. Relier les événements, relier le monde, relier les histoires, relier les gens. Dans ses écrits, il s’efforce toujours de connecter ses intrigues dans un contexte historique et ici, on traverse le passé de l’Europe et de l’Amérique, dans ses parts sombres de violence, mais on retrouve également, cette petite étincelle d’espoir qui tend vers l’Autre. Cette Annie orpheline et solitaire, va au cours de ce roman , se rendre compte qu’elle fait partie de ce monde, qu’elle est la somme d’un amour, qu’elle n’est pas qu’un électron lambda, qu’elle est ici et maintenant sur la planète, et qu’il lui faut vivre sa vie, et non pas se laisser porter entre solitude et dépression…Elle n’est pas fantôme, mais bien vivante! C’est inspirant, mais sous la plume de cet auteur, c’est juste renversant…

« La femme que je suis maintenant aspire à un autre genre de vie. »p350

Pour la force de cette histoire et l’ingéniosité de cette intrigue, parce que cet auteur a un talent fou, ce livre est un Coup de Coeur.

« Pourquoi fallait-il que la profondeur de l’amour ne se mesure qu’à l’aune du malheur de la perte? »

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Muriel et les éditions Sonatine pour l’envoi de ce livre! Ce fut un coup de coeur!

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Sauvez-moi, Jacques Expert.

Couverture Sauvez-moi

Pourquoi je l’ai choisi:

On ne peut pas résister à un appel pareil…Sauvez-moi…Cette couverture autant que le message, interpelle énormément, et puis, on connaît bien le talent de Jacques Expert, à piéger ses lecteurs avec brio…Alors, forcément, je fonce sur cette nouvelle lecture Sonatine!

Synopsis:

Nicolas Thomas vient de fêter son cinquante-deuxième anniversaire lorsqu’il passe les portes de la centrale de Clairvaux. Après trente ans d’incarcération, il est enfin libre. Personne ne l’attend. Tous ceux qu’il connaissait l’ont abandonné depuis longtemps, depuis le jour où il a été reconnu coupable d’avoir sauvagement assassiné quatre jeunes femmes dans des conditions terribles. Sophie Ponchartrain est commissaire divisionnaire à Paris. Lorsqu’elle apprend la libération conditionnelle de Nicolas, elle se souvient de cette journée harassante de garde à vue où elle lui a arraché des aveux. C’est à elle seule, jeune recrue à la criminelle, qu’il avait confessé ses crimes avant de revenir soudainement sur sa déclaration. C’est en clamant son innocence qu’il a été condamné à la perpétuité. L’affaire ne tarde pas à la rattraper. En effet, quelques jours après sa libération, Nicolas disparaît. Et un nouveau meurtre est commis, en tous points semblable à ceux dont il a été accusé trente ans plus tôt. Sophie reçoit alors une nouvelle lettre de Nicolas, dans laquelle il nie être l’auteur des meurtres. Elle se conclut par ces mots : « Sauvez-moi ! » Au-delà de l’intrigue aux rebondissements saisissants et de personnages d’une terrifiante réalité, Jacques Expert, spécialiste reconnu des affaires judiciaires françaises, nous fait profiter ici d’une expérience qui donne à son récit une authenticité rare.

Les personnages: 

Pas d’histoire intéressante, s’il n’y a pas des personnages pour les incarner, et des chapitres à leur consacrer…Et à ce jeu là, Jacques Expert sait créer son petit lot des personnalités avec lesquelles, on passe par des montagnes russes d’interrogations et de suspicions…6 parties, et 5 personnages-clefs, qui ne cesseront de vous mettre mal à l’aise, avec leurs liens de dominant-dominé: c’est à qui aura le comportement le plus étrange, et à qui cachera le plus derrière le masque, de sombres secrets…Petite présentation en deux mots:

  1. Nicolas Thomas : Innocent ou Coupable?
  2. Sophie Ponchartrain : Téméraire ou Appliquée?
  3. Rachel Bachelard: Curieuse ou Dévouée?
  4. Guillaume Chambaraud: Dangereux ou Malchanceux?
  5. Nicolas Thomas: Coupable ou Innocent?
  6. André Laforgue: Samaritain ou Opportuniste?

 

Ce que j’ai ressenti:

Si vous vous lancez dans ce nouveau thriller trouble et efficace,

Attention, l’addiction et le malaise vous guette…

Un petit tour au cœur de la Justice et ses institutions:

Vous êtes tentés?

Expert Jacques vous a concocté un courrier piégé…

Zut… Vous croyiez détenir la clé? Vous vous croyiez plus malin?

Mais c’est sans compter sur le talent de cet auteur!

Oubliez vos certitudes et vos suppositions

Innocent ou Coupable : A vous de trancher…

Sauvez-Moi…Ou pas…Mais, lisez-moi.

 

Captivée, mais aussi dérangée par cette ambiance tendue, je n’ai pu lâcher ce roman.

Il est captivant, parce que j’ai senti qu’il y a plus profond derrière les évidences, et dérangeant parce que j’ai ressenti qu’il y a plus trouble devant les coïncidences.

« Ici ne peuvent survivre que des gens à la peine. » p125.

Jacques Expert sème le doute dès la première page, et tient son intrigue jusqu’à la fin, pour mieux nous surprendre mais surtout pour nous faire réfléchir plus intensément sur les failles d’un système, sans arrêt, tenu à des résultats…Et, à vouloir tout, trop vite, des grains de sables enrayent la machine judiciaire…

« On avançait, à pas de fourmis géantes. » p301 

Nous voulons tous savoir ce qui se cache derrière les portes des salles d’interrogatoires, connaître les petits secrets des modes opératoires des tueurs en série, déblayer un peu les dessous de ces métiers de la Justice, une curiosité, que Jacques étant un Expert dans ce domaine, assouvit avec une réalité effarante. Il nous glisse des appels et des cris de détresse venus du fin fond des cellules, et fait naître le doute sur ces prétendus innocents et ces reconnus coupables. A tort ou à raison, en présomption ou en conviction, à corps défendant ou à hurlements déchirants, avec ruse ou avec application, l’auteur nous fait explorer des chemins plus sombres, que ce qu’on veut bien nous faire croire, où l’Injustice se tapit dans les recoins.

Pendant toute cette lecture, l’auteur se joue de nous, et maîtrise son engrenage, pour nous faire douter sur les vérités et les coupables:

Qui est coupable de quoi? Qui dit la vérité?

Et toi, lecteur, tu n’as qu’une enveloppe froissée et un message : Sauvez-moi. Il est donc grand temps de te faire tes impressions sur cette lecture…

Ma note Plaisir de Lecture  8/10

 

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Muriel ainsi que les éditions Sonatine pour l’envoi de ce livre! Ce fût une lecture palpitante.

Une femme entre nous, Greer Hendricks/ Sarah Pekkanen

Couverture Une femme entre nous

Plus qu’un roman: un événement!

Pourquoi je l’ai choisi: 

Une couverture aussi jolie et un synopsis qui promet d’aussi belles surprises, j’étais déjà impatiente de faire cette lecture! Mais partager ce moment avec une copinaute ElodieUniverse,  aussi passionnée qu’adorable, ça double les plaisirs! Vous pouvez retrouver sa chronique ICI!

Synopsis:

En lisant ce livre, vous allez faire beaucoup de suppositions. Vous allez croire que c’est l’histoire d’une femme jalouse, délaissée par son mari. Vous allez penser qu’elle est obsédée par la maîtresse de celui-ci, une femme plus jeune qu’elle. Vous allez vous dire que vous connaissez déjà toutes les facettes d’un tel triangle amoureux. Un conseil : laissez tomber toutes vos hypothèses. Jamais vous ne pourrez imaginer ce qui se cache derrière les apparences, ni anticiper les multiples rebondissements qui émaillent ce livre. À la façon de Gillian Flynn, Greer Hendricks et Sarah Pekkanen ont élaboré une construction inédite, littéralement diabolique, afin de nous faire éprouver l’espoir et le désespoir des femmes, l’usure du couple, l’amitié féminine, tout cela sous couvert d’une intrigue captivante et de personnages bouleversants. Best-seller depuis sa sortie aux États-Unis, bientôt traduit dans plus de trente pays, en cours d’adaptation cinématographique par la maison de production de Steven Spielberg, plus qu’un roman : un événement !

Ce que j’ai ressenti:…A célébrer! 

Image associée

Un mariage est toujours un grand événement dans la vie…Prenez Rob, tiens, il se marie bientôt… Vous pouvez donc aller vous choisir votre plus belle tenue, et surtout n’oubliez pas vos invitations!!!!Ce n’est pas tous les jours qu’on assiste à une union d’un Prince Charmant des Temps Modernes…Et de sa jeune et jolie Dulcinée…La date est fixée au 24 mai, le cadre est parfait, le moment semble idéal…

Tenez bien votre bouquet de feuilles blanches et rouges, la passion pourrait déferler dans ses pages…Et comme dans tout mariage, vous aurez :

  • Un vin d’honneur avec une commande spéciale de Raveneau…
  • Un parfum de roses flottant, pour stimuler les souvenirs…(avec une légère odeur de fer?!…).
  • Des bijoux étincelants pour briller de mille feux (Et dissimuler un peu de bleu…)
  • Du blanc et des dentelles…(Les femmes aiment trop les robes…C’est bien connu…).
  • Le sourire des familles (et leurs gènes à tendance obsessionnel(le)s…).
  • Une ouverture de bal avec des danses triangulaires…
  • La surprise des jeunes mariés…(Et il y en aura plusieurs, mais le spoiler n’est pas de bon ton…)
  • La tension à son paroxysme…(Ah l’Amour, l’Amour…Ses jalousies, ses obsessions, ses tentations…) ❤
  • Des alliances posées sur un coussin (ou des mésalliances sur l’oreiller).
  • Des twists endiablés, (histoires machiavéliques de vous maintenir éveillés…).
  • Un menu concocté avec soin (quelques mises en bouches sucrées/salées suivi d’un plat copieux de vengeance).
  • Une pièce montée délicatement préparée par Mesdames Hendricks et Pekkanen.
  • Un wedding-cake vertigineux avec des soupçons de sucre glace tombés sur la piste de danse (ou peut être bien un vertige et des soupçons à vous glacer l’ambiance…).
  • Du champagne pour vous étourdir de plaisir…
  • Et le feu d’artifice : Une femme entre nous. 

Du coup, je ne suis pas sûre que ce mariage-là, ait tous les ingrédients pour une longue et sereine longévité…Mais pour ce qui est du thriller, tout juste sorti chez Sonatine Editions, vous pouvez prendre place pour le grand événement! C’est une lecture infernale, rythmée, et addictive! Je n’ai pas réussi à quitter mon livre, tellement on est pris dans ces histoires entrelacées, ses amours contrariés, ses intrigues survoltées…Un page-turner comme on les adore!

Résolument féminin, irrésistiblement surprenant, l’alliance de ses deux écrivaines est une belle réussite!

 

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Muriel ainsi que les éditions Sonatine pour l’envoi de ce livre!

Les diables de Cardona, Matthew Carr.

Couverture Les diables de Cardona

 

Synopsis:

1584. Le prêtre de Belamar de la Sierra, un petit village d’Aragon à la frontière avec la France, est assassiné, son église profanée. Sur les murs : des inscriptions en arabe. Est-ce l’œuvre de celui qui se fait appeler le Rédempteur, dont tout le monde ignore l’identité, et qui a promis l’extermination de tous les chrétiens, avec la même violence que celle exercée sur les musulmans ? La plupart des habitants de la région sont en effet des morisques, convertis de force au catholicisme, et qui pratiquent encore l’islam en secret.

À la veille d’une visite royale, Bernardo de Mendoza, magistrat à Valladolid, soldat et humaniste, issu d’une famille juive, est chargé de l’enquête. Très vite, les tensions s’exacerbent entre les communautés, une véritable guerre de religion se profile. Et les meurtres continuent, toujours aussi inexplicables. Entre l’Inquisition et les extrémistes morisques et chrétiens, la tâche de Mendoza va se révéler ardue.

Ce que j’ai ressenti:…Thriller sous haute tension…

« Souviens-toi de ce jour, petit- c’est à ça que ressemble l’enfer. » 

Matthew Carr m’a captivée de bout en bout, avec son thriller historique parce qu’il a su y implanter une atmosphère forte, imprégnée de caractère et de violence, qui nous emporte en Espagne, au cœur de son Inquisition ravageuse.  Rien qu’avec son premier chapitre, j’ai ressenti une tension palpable, urgente, fébrile qui s’est maintenue, pendant toute la lecture, mais également une beauté sensationnelle dans cette plume, qui nous emporte au cœur des passions, dans les guerres de religion et les amours stratégiques…C’est impressionnant, comme j’ai eu l’impression de presque sentir les odeurs du feu et du sang, les déplacements d’air nimbés de haine, les regards durs sous les tissus, les ventres vides et avides de réconfort…On peut vraiment affirmer que l’auteur a soigné son décor, son intrigue, ses personnages, pour nous rendre cette histoire tellement vivante…

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1584, L’Eglise et l’Etat sont souvent de mèche, et avancent, main dans la main, pour imposer leurs lois, leurs impôts, leurs idéologies…Et s’il prenait l’envie à ses sujets de faire entendre un murmure contraire, on redoublerait d’efforts et de tortures barbares, pour leur faire regretter ses élans de révolte, en invoquant la volonté de Dieu(x) et/ou du Roi…Alors forcément, ce climat de peur est omniprésent dans ses pages, et déjà, qu’il y a cette crainte d’un tueur en série aux intentions floues, il règne une atmosphère encore plus poisseuse à cause de tous ces jeux de pouvoirs implacables et brutaux, ses mensonges calculateurs et ses trahisons cupides… Belamar de la Sierra devient une porte ouverte sur les enfers, un village obscurci par les ombres et la cendre, un territoire étouffé de rage et de désespoir, dévoré de convoitise malsaine…

« -Les gens ont peur, et la peur engendre la haine. »

Cette petite expédition de justice menée par le licenciado Mendoza et son petit groupe de mercenaires, en amont d’un déplacement royal, ne pourra se dérouler que sous tension, étant donné les heurts et la rage dissimulée sous couvert d’oppressions diverses. Ce Rédempteur, ombre insaisissable, qui allumera des feux aussi brûlants que les autodafés, viendra aussi jeter de l’huile sur les mésententes entre morisques et chrétiens, fera couler le sang des vierges, anéantira toute illusion de cordialité entre les parties adverses…Il veut la guerre, et se donne les moyens d’attiser toutes les braises ardentes de la foi. A force de perspicacité et d’approches stratégiques, l’équipe chapeautée par Bernado de Mendoza, paiera très cher, cette danse avec Les diables de Cardona.

« Chez certains hommes, la peur de la mort était inséparable de la peur des enfers, mais l’au-delà ne l’inquiétait pas. »

Non seulement, c’est un thriller impeccable, mené d’une main de maître, avec des rebondissements en retour de flamme avec un assassin bien retors, mais, toute sa force tient à la richesse de son Histoire. Avec un sujet aussi délicat, que la guerre entre les religions monothéistes, l’auteur nous recrée une période sombre du passé avec brio et un travail de recherche qu’on devine jusque dans les moindres détails. En voilà, un page-turner immersif et sacrément époustouflant!

« Chacun d’entre nous doit faire ce choix librement. Si nous n’avions pas ce choix, alors la vertu et le ciel perdraient tout leur sens. »

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Muriel ainsi que les éditions Sonatine de leur confiance! Ce fut une lecture captivante!

Celle qui a tous les dons, M.R. Carey.

Celle qui a tous les dons par Carey

Pourquoi je l’ai choisi: 

J’ai adoré cette couverture, qui attire l’oeil, autant que ce titre intrigant…

Synopsis: 

Tous les dons ne sont pas une bénédiction.
Chaque matin, Melanie attend dans sa cellule qu’on l’emmène en cours. Quand on vient la chercher, le sergent Parks garde son arme braquée sur elle pendant que deux gardes la sanglent sur le fauteuil roulant. Elle dit en plaisantant qu’elle ne les mordra pas. Mais ça ne les fait pas rire.
Melanie est une petite fille très particulière…
Le roman de M. R. Carey a été adapté au cinéma en 2016 sous le titre The Last Girl, réalisé par Colm McCarthy.
Adrénaline et émotion alternent subtilement dans ce thriller d’une redoutable efficacité. La meilleure lecture de l’année. L’Écho.
Un bijou. Joss Whedon.

Ce que j’ai ressenti:…Don de Surprise! 

Le danger, tout le danger, réside dans le fait de l’ignorer. 

Quand l’effet de surprise tient toutes ses promesses. Je ne l’avais vu nulle part ce livre avant, n’en avait rien lu sur la blogosphère, et rien pour influencer ce choix de lecture, sauf peut être, cet attrait de la nouveauté!  C’est juste extraordinaire de mettre la main et se faire les dents pour donner envie aux lecteurs, avides d’émotions intenses, et de les lancer vers cette histoire très originale….Avec un titre pareil, et un synopsis flou, j’ai avancé un peu, à tâtons dans  cette intrigue, plus que curieuse, pour finir carrément ravie d’avoir été bluffée sur mes suppositions de départ…Je vais essayer de garder moi aussi, comme notre adorable personnage Mélanie, une certaine muselière pour ne pas trop laisser échapper  de sa boîte, les petits secrets de cette lecture… Tout ce que je vous dirais, c’est que j’ai dévoré ce livre, avec une sorte de frénésie, et le plaisir d’être repue d’un thriller post-apocalyptique bien appétissant d’adrénaline! Addict et Affam, j’ai juste adoré!

Si c’est là que réside le dernier espoir de l’humanité, mieux vaut sans doute le désespoir.

Mike Carey maîtrise son petit effet à la perfection: la minute d’avant nous sommes dans un thriller fantastique, celle d’après dans une ambiance d’horreur. Tout du long , il s’amuse à bousculer nos attentes… Même avec les personnages, il varie ses effets: N’est pas tout blanc qui veut, alors quand ce quatuor improbable  se retrouve en situation de crise, les monstres ne sont pas toujours ce que l’on croit… Et puis, cette atmosphère de fin du monde en veine d’idées scientifiques  est truffée de petites bombes à retardements en myciculture pour nos esprits, autant que pour ces derniers survivants…. J’ai beaucoup aimé ce cocktail énergique! On est vraiment dans la force d’un page-turner efficace, le but étant de captiver son lecteur par une ribambelle d’actions dynamiques et de dialogues pêchus, mais l’auteur y emmène aussi, par le biais de ces moments de tension extrême, à de jolies réflexions sur notre rapport en société et envers la planète…

« Personne ne sait. Pas plus qu’elle, personne ne sait où il va vraiment. »

En bref, je me suis régalée, mais voulant absolument vous maintenir le plaisir de cette découverte, je n’en dévoile pas plus, mais je suis d’hors et déjà impatiente de lire la suite de cet univers très particulier! Je ne serai jamais Celle qui a tous les dons, mais j’espère avoir eu, un peu le don, de vous orienter vers cette lecture captivante!

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements: 

Je tiens à remercier Léa ainsi que la maison d’éditions Le Livre de Poche Imaginaire pour l’envoi de ce livre! Ce fût une lecture addictive!

Glacé, Bernard Minier.

Couverture Glacé

Pourquoi je l’ai choisi :

Comme ça faisait trèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèès longtemps qu’il traînait dans nos PAL, nous nous sommes motivées à trois, cette fois ci pour faire enfin un sort à ce pavé Glacé. On sentait bien qu’il serait bien de le lire en hiver, pour rester dans l’ambiance, mais bon, le printemps n’a pas voulu s’installer… Donc c’est bien les pieds gelés et le plaid sur le corps que nous nous sommes jetées dans la poudreuse, en ouvrant ce livre….

Lu avec :

 

Synopsis:

Décembre 2008, dans une vallée encaissée des Pyrénées. Au petit matin, les ouvriers d’une centrale hydroélectrique découvrent le cadavre d’un cheval sans tête, accroché à la falaise glacée. Le même jour, une jeune psychologue prend son premier poste dans le centre psychiatrique de haute sécurité qui surplombe la vallée. Le commandant Servaz, 40 ans, flic hypocondriaque et intuitif, se voit confier cette enquête, la plus étrange de toute sa carrière. Pourquoi avoir tué ce cheval à 2 000 mètres d’altitude ? Serait-ce, pour Servaz, le début du cauchemar ? Une atmosphère oppressante, une intrigue tendue à l’extrême, une plongée implacable dans nos peurs les plus secrètes, ce premier roman est une révélation !

Ce que j’ai ressenti:

*G*ooooooooo! Le top départ a été lancé, et bien sûr, il vaut mieux se dépêcher de lire avec ces copinautes de lecture! En plus, Bernard Minier, maîtrise bien l’effet page-turner, alors finalement, ça a bien carburé dans les chaumières pour dégommer en un clin d’oeil ce petit pavé de 720 pages…Il est grand temps de se réchauffer au plaisir de lire ensemble, le premier tome qui met en scène le Commandant Servaz, personnage récurrent de ses thrillers de grands frissons…Le premier de la série qu’on compte bien faire passer dans nos grilles d’émotions, et certainement pas le dernier, au vu de nos ressentis communs!

A quoi rêvaient ces monstres, la nuit, dans leurs cellules? Quelles créatures glissantes, quels fantasmes nourrissaient leur sommeil?

*L*a petite touche de plaisir exquis a été sans aucun doute, cette ambiance teintée de féerie. Ça a été pour moi, la crème de la crème.  L’auteur réussi à non seulement créer une ambiance glacée de beauté cristallisée, tout en y insérant, de la fantaisie de conte de fées. Ici ou là, se glisse dans le décor  une Alice, un Perrault, un Grimm un Chaperon, qui renforce en atmosphère mi-inquiétante/ mi-fabuleuse des montagnes pyrénéennes. J’ai été époustouflée devant les descriptions de ces paysages silencieux et blancs, et de retrouver autour de ces lieux inquiétants, un reste de magie ancestrale inspirée de ces références enfantines…

Il se demanda s’il existait une ivresse des cimes. La beauté et la sauvagerie du site le frappèrent. Cette solitude minérale, ce désert lumineux et blanc.

*A*vec l’originalité de ce premier meurtre, je dois dire que cela intrigue fortement… On se rend bien compte que la cruauté n’a pas de limites en ce monde et j’ai trouvé les scènes de crimes saisissantes. Il y avait un vrai jeu de mise en scène et de « spectacle » carrément glaçant d’effroi. Le temps est comme arrêté face à l’horreur de ses crimes violents, et il reste toujours ce soupçon de malaise avec l’ombre de cet hôpital psychiatrique et ses dangereux pensionnaires…On galope de pistes en pistes, certaines plus abruptes que d’autres, et les cordes ne sont pas loin de se resserrer pour les deux protagonistes qui évoluent dans leurs domaines de compétences…Le danger est partout, de tous les instants, et la paranoïa est intimement liée à ces étrangetés surgies du grand froid…

« Le monde était devenu un immense champ d’expérimentations de plus en plus démentes que Dieu, le diable ou le hasard brassaient dans leurs éprouvettes. »

« *C*herchez le blanc« , c’est ce que Servaz découvre dans cette enquête, mais nous, en tant que lecteurs, ce sont les ombres noires qu’il nous faudra dénicher. Celles qui s’immisce dans les esprits, celles qui s’invitent dans la nuit, celles qui pourrissent les liens, celles qui détruisent les empires, celles qui brisent l’innocence…La richesse de ce roman est dans tous les éclats de lumières sur des phénomènes de société et quelques dérives politiques mais aussi dans les failles encaissées des domaines de la santé. La pureté du blanc est salie par une avalanche d’êtres sombres, et c’est ce qui rend ce thriller proprement effrayant!

Ces jeunes, on leur vendait du rêve et du mensonge à longueur de journée. On les leur vendait: on ne les leur donnait pas. Des marchands cyniques avaient fait de l’insatisfaction adolescente leur fonds de commerce. Médiocrité, pornographie, violence, mensonge, haine, alcool, drogue – tout était à vendre dans les vitrines clinquantes de la société de consommation de masse, et les jeunes étaient une cible de choix. 

*E*t, voilà…C’est la fin de cette lecture commune! Nous avons tremblé de peur, nous avons frissonné de froid mais nous avons surtout été bluffé par la plume et le talent de cet auteur! Il était grand temps que nous découvrions ce Bernard Minier que la blogosphère nous vantait tant!  Elle est quand alors, la prochaine lecture commune???! Même plus peur de ces pavés de plus de 700 pages, puisque nous avons adoré en coulisses faire mille et une hypothèses et pousser quelques coups de gueules ou cris d’angoisse…Trop impatiente de refaire un partage aussi intense, et une lecture aussi captivante!

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

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En Féérie, il brille quelques poussières…

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