Au fond de l’eau, Paula Hawkins.

Pourquoi je l’ai choisi:

Etant donné le succès retentissant de La fille du train, j’avais bien hâte de me plonger dans le nouveau livre de cette auteure qui maîtrise totalement l’art du thriller !

Synopsis:

Une semaine avant sa mort, Nel a appelé sa sœur, Julia. Qui n’a pas voulu lui répondre. Alors que le corps de Nel vient d’être retrouvé dans la rivière qui traverse Beckford, leur ville natale, Julia est effrayée à l’idée de revenir sur les lieux de son enfance. De quoi a-t-elle le plus peur ? D’affronter le prétendu suicide de sa sœur ? De s’occuper de Lena, sa nièce de quinze ans, qu’elle ne connaît pas ? Ou de faire face à un passé qu’elle a toujours fui ? Plus que tout encore, c’est peut-être la rivière qui la terrifie, ces eaux à la fois enchanteresses et mortelles, où, depuis toujours, les tragédies se succèdent.

Ce que j’ai ressenti:…Et au fond de l’eau, le Coup de Cœur…

Le bassin aux noyées, Stelphique

(Texte inédit)

Paula Hawkins s’est admirée dans le reflet de mon eau. Elle s’est tellement penchée qu’elle s’est retrouvée, immergée… La rivière de Beckford a ceci de mystérieux, c’est qu’elle s’est nourrie du sang de ces femmes, celles qui ont perdues la vie, celles qui se sont vues rappelées par le néant…Et qui mieux qu’une femme peut ressentir le flux des eaux, et entendre le cri de ses désespérées?

Je suis Le bassin aux noyées, et j’ai murmuré à cette auteure, la légende…

Je lui ai fait voir la beauté de ses lieux, avec son Vieux Moulin à proximité…Entendre le clapotis de la berge. Sentir le vertige de la falaise. Goûter son eau rafraîchissante. Toucher les algues douces…

Mais Paula Hawkins est tombée Au fond de l’eau…Elle raconte donc dans ce thriller choral, une version plus intime, plus profonde, plus sombre…Je suis tellement fier qu’elle est fait ressortir de ses pages, l’attraction de mon site, au delà même de son panorama, elle m’a rendu fascinant…En racontant sa version, elle a fait naître la peur, dissimulé l’endroit idyllique en traquenard mortel, restitué l’honneur de ses femmes…

Je suis Le bassin aux noyées, et j’ai dans mon flot, les âmes piégées de ces malheureuses…

Retenue le temps de ses 400 pages, vous aurez l’histoire de ma tragédie…Paula Hawkins a eu l’intuition, ou peut être même a t-elle entendue les voix d’outre-tombe, mais elle rend dans ses lignes avec brio, une atmosphère intrigante, les jeux de pulsion/répulsion qui régissent ce monde, la cruauté des hommes…Je lui ai donné de mon pouvoir, pour s’infiltrer dans les interstices de ces esprits tordus, devenir torrent pour attester de votre vigilance, prendre des tournants inattendus pour nourrir son intrigue, et je l’ai laissée se reposer, sur une plage de vérités…

Je suis Le bassin aux noyées, et vous allez connaître ma malédiction…

Pourrez-vous remonter à la surface?

Epilogue de Stelphique.

« Il est des personnes qui sont attirées par l’eau, des personnes qui entretiennent avec elle un rapport presque primal. Je crois en faire partie.p47 »

Avec cette lecture, je me suis laissée prendre au piège, de ses mots, de ces eaux…Entre souffle coupé, vertige et apnée, ce roman m’aura totalement imprégnée…J’ai plongé dans ce Bassin aux noyées avec délectation, me régalant des remous psychologiques et du savant coup de maître de l’auteure d’allier le jeu des mensonges et l’atmosphère vaseuse. J’ai nagé avec ses sœurs de détresse, me laissant conter leurs douleurs incommensurables…J’ai pleuré avec elles, tellement que j’en ai perdu mes moyens, et la surface m’a engloutie…Dans les eaux sombres, j’ai pourtant ressenti les rapports glaciaux entre ses personnes, vu les ombres de ses corps abandonnés au silence, saisi toutes les subtilités posées comme des galets blancs dans les profondeurs obscures du bassin…Et juste avant que le dernier souffle de mes lèvres couleur hématome me quitte, je vous crie le grand Coup de Cœur que j’ai trouvé Au fond de l’eau

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les Editions Sonatine pour l’envoi de ce livre! Ce fut une lecture envoûtante!

Elijah, Noel Boudou. WRC Dossier n°5.

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 – Par The Women’s Reading Club

 

                    Conception et idée originale : Stelphique, Mon féerique blog littéraire
                    Direction logistique: Belette, The Cannibal Lecteur
                    Direction artistique: Nathalie, Sous les pavés la page
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Rapport d’autopsie

 

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Lien vers le rapport original

Je soussigné, docteur Jack The Reader, Chef du Service de Médecine Légale; certifie avoir procédé à ce jour, en vertu de la réquisition du Cannibal Lecteur, à l’examen médico-légal du roman « Elijah » de Noël Boudou
Dossier n°05
Madame Ia Belette Cannibal Lecteur, Suite à votre réquisitoire du 22 janvier 2017, en cause j’ai l’honneur de vous faire savoir que j’accepte la mission que vous m’avez confiée.
Je jure de remplir ma mission en honneur et conscience avec exactitude et probité.
Nous avons accompli notre mission et consignons dans le présent rapport, les résultats de nos examens, observations et investigations.
Nous reprenons les éléments importants relevés au cours des examens externe et interne du roman.
Nous les commentons et tentons d’en tirer des hypothèses et/ou conclusions logiques.
Silence on autopsie un livre
Description du sujet autopsié :  Un Flamant Noir, pas rose et des traces de griffes sur du bois…
Date du crime d’édition : 27/02/2017 – corps récent !! Encore frais…
Arme du crime : Une plume qui se plante dans ton cœur.
Traumatismes :  Nombreux ! Dont un cœur et une âme en miette.
Suspects : Noël Boudou et quelques uns de ses personnages qui m’ont pris aux tripes.
Arme du crime probable : Tout est bon pour te faire souffrir
Modus operandi du crime : 222 pages (221b ?) de récit à l’état brut dont un gros pourcentage de pages violentes, comme si tout le gratin des salauds s’étaient donnés rendez-vous dans le roman de Noël.
Verdict du médecin légiste Jack ?
Putain Noël, pour un premier crime, tu fais fort ! Tu me permets de t’appeler par ton prénom puisque nous nous sommes déjà croisé dans les couloirs du Fesse Bouc. Et puis, je viens tout de même d’autopsier ton roman…
Autopsie réalisée d’une traite, sans déposer le bistouri. Addictif.
Le sujet autopsié est dur, violent, parfois même un peu trop violent, un peu trop trash, mais on sent qu’on a écrit ce bouquin avec des tripes et puis, quelles émotions dans ces pages !
Oui, la violence extrême côtoie sans vergogne la douceur la plus tendre et durant certains moments, qu’ils soient doux ou durs, on a envie de crier à son apprenti d’apporter cette foutue boite de kleenex parce qu’on a une grosse crasse dans l’œil.
Les personnages qui gravitent dans ces pages sont torturés, abîmés, lacérés et on se demande s’il y en a un qui a eu une enfance « normale », avec des parents autre que des brutes épaisses ou s’il y a autre chose que des salauds finis dans ces pages !
Heureusement qu’il y a Elijah, petit bonhomme handicapé et son frère dont nous ne saurons pas le prénom au départ.
Elijah, on l’aime de suite, on a envie d’être tendre avec lui, de le prendre sous notre aile. Et quand il s’adresse à nous dans son journal intime qui se déroule dans sa tête, on lève la tête du récit tant les émotions nous coincent la gorge.
Son frère, lui, c’est violence envers les monstres et tendresse envers son frère, sentiments opposés, qui, tel un maelström fougueux, se bousculent dans sa tête. Et pourtant, on l’aime aussi. Même s’il exagère grave avec les gens qui manquent de respect envers son petit frère handicapé.
Un roman percutant, violent, écrit au scalpel, avec des moments durs qui, selon moi, auraient pu ne pas être insérés dans le roman, mais qui, présentés ainsi, nous donnent une vision peu reluisante d’une certaine société, celle des nantis et des bobonnes qui veulent se faire défoncer la rondelle et pire, si affinités… Mais bon, tout le monde n’aime pas de sexe brutal, si ??
Mon seul bémol sera pour la violence extrême durant certaines scènes car comme on dit en Belgique « Trop is te veel » (« Trop c’est trop »), mais je pardonnerai ces erreurs ainsi que quelques clichés car Noël, de par son final, m’a mis le cœur en vrac, m’a serré la gorge et humidifiés les yeux.
Un autopsie de roman qui m’a laissé l’âme en morceaux et bon courage au légiste qui voudra reconstruire ce puzzle !
Verdict du détective Cannibal ?
Un premier roman percutant, des émotions à l’état brut, un roman écrit d’une plume qui manie aussi bien le sombre que le lumineux et qui les fait se côtoyer pour le meilleur et pour le pire, mais dieu que c’est bon !
Par contre, si un jour j’ai le bonheur de me faire dédicacer ce roman, j’assommerai ensuite Noël avec son roman pour avoir osé me faire chialer mon petit cœur d’artichaut !
Je  jure avoir rempli ma mission en honneur et conscience, avec exactitude et probité.
Jack The Reader, médecin légiste pour cette autopsie littéraire et Belette Cannibal Lecteur, consultant detective.

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Reportage de l’envoyée spéciale

 

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Journaliste à la Gazette Elfique, Stelphique fera quelques zooms sur ces comportements déviants des humains et mettra en lumière, la petite flamme qui anime pourtant ce roman très sombre qu’est Elijah de Noel Boudou…Il serait peut être temps aussi, de vous prévenir qu’une petite combinaison anti-coup, et un bouclier sont de rigueur pour découvrir ses pages….Attention, 5,4,3,2,1…Impact!!!!

Logo Psychique Elijah, ou « L’accident-miracle »…

Petit être chétif et victime avant même de naître, déformé avant même d’avoir respiré, il n’a aucune arme face à la violence du monde qui s’ouvre à lui. La noirceur il la devine, la pressent dans l’odeur de son frère qui fait tout pour lui rendre la vie moins dure…Le « Frère d’Elijah » , en se battant avec une ferveur sans faille, en lui vouant une attention continue, nous démontre que le handicap est encore source d’exclusion, de bêtise éhontée, de violence gratuite, et de soins quotidiens. Chaque minute de l’emploi du temps de ce frère dévoué,  est consacrée au bien-être de ce gamin, pour qui aucune action n’est une évidence, qui a besoin de l’attention d’autrui pour la moindre chose. Une belle leçon de vie. Ange presque sans parole, Elijah, nous livrera son petit journal intime intérieur, d’une fraîcheur agréable…

La violence conjugale où un fléau qui fragmente encore les familles…

les cycles de la violence conjugale 0

Des milliers de femmes meurent chaque jour sous les coups de son conjoint. C’est un fait. Ahurissant et implacable, mais une réalité insoutenable. Ici, Noel Boudou va explorer cette cellule, où l’homme devient monstre, la femme, victime, et les enfants, impuissants… Une famille fracassée…Dans ces deux cents pages, on subit les coups, spectateur de cette horreur qui se cache derrière les portes, terrassé par le réseau néfaste de la haine. Rien n’est épargné, à nous autres lecteurs, on aura chaque sensation, chaque blessure physique ou mentale, racontée avec une brutalité sans artifice. Le frère d’Elijah et Milo, nouveaux héros indestructibles, pour déconstruire cette toute puissance masculine, rallié à la cause féminine à leur petite échelle, duo de violence et frères de sang…. Ils foncent, poings serrés, dans ce gros tas d’immondices, et de vices de ses hommes qui ne craignent plus aucune perversion…La violence répond à la violence, mais cette fois-ci, elle est du côté des femmes et des enfants, qui sont meurtris intérieurement…

 

 Quand dans le Noir, naît la lumière…

La Terre est terre de contradiction, de Bien et de Mal, qui s’oppose parfois dans le même être…Dans le plus pur des sentiments humains, se trouve aussi une rage sans limites…En créant cet être imparfait, pétri des pires contradictions, ange déchu aux mais sanglantes, Noel Boudou nous ramène une pointe de douceur dans cet univers de ténèbres et d’horreur qui font qu’on a quelques bouffées d’oxygène d’Amour Rédempteur…Choquant, bouleversant, presque à vomir ses scènes atroces, mais il n’en reste pas moins qu’il y a une forme de lien très fort qui unit ses deux frères, qui nous renverse aussi le cœur…

Quand une elfe découvre les faits, et rien que l’effet de ces êtres humains en miettes, elle ne trouve plus les mots encore moins, les émotions pour décrire ses impressions. Mais les fées pleurent, c’est certain, sur cet état de fait et les répercussions de la violence de ces hommes haineux…

Plaidoirie de la partie civile

 


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Le brouhaha de la salle s’atténuait. Le rapport d’autopsie du médecin légiste et le témoignage de la presse avait enflammé la foule présente et le juge ne cessait de réclamer le silence afin de laisser la parole à l’avocate de la partie adverse. Droite dans sa robe, cette dernière savait que ses paroles allaient faire vendre du papier et que le peuple, allié à la cause de l’accusé, la livrerait à la vindicte populaire bien après la fin de son réquisitoire.

Elle se sentait seule mais elle se savait intègre. Alors que, le charisme et la gentillesse de l’accusé emportait l’adhésion de chacun, elle ne pouvait oublier et abandonner ses idéaux qui dictaient son choix aujourd’hui.

Elle connaissait son texte sur le bout des doigts, ses arguments étaient prêts. Tout l’amour et la tendresse que l’accusé avait pu mettre dans son texte était certes louable et extrêmement prégnant mais rien n’avait pu masquer toutes ces incohérences et ces redondances dans le texte. Rien n’avait pu lui faire oublier les lieux communs qui semblaient sourdre par toutes les pages.

Bien sûr, elle avait compris le dessein de l’accusé… Ce dernier ne souhaitait que mettre en exergue la force de l’amour et l’acceptation des différences et la femme en elle respectait cela. Son personnage principal ne faisait que chercher la rédemption et assurément, une certaine lumière s’échappait des protagonistes de l’affaire. Mais cette lumière n’avait pas adouci la noirceur et la violence extrême utilisée à outrance, ni ne l’avait empêchée de vouloir jeter ce roman au loin à plusieurs reprises afin d’éloigner d’elle toutes ce déchaînement et cette fureur. Grand mal lui en aurait fait, car elle avait une mission à accomplir. Elle n’avait pas failli.

Malgré toutes les preuves de l’innocence accumulées depuis le début du procès, elle allait tenter de déclamer son texte avec toute la conviction dont elle était capable. Elle allait dire haut et fort, mais avec indulgence car le casier de l’accusé était vierge, que ce roman n’avait pas su trouver le chemin de son cœur. Elle paraphraserait sans doute un peu, ferait quelques jeux de manches et regarderait les jurés, mais l’accusé lui-même aussi, droit dans les yeux pour leur asséner son réquisitoire.

Puis elle reprendrait sa place, attendant un verdict dont elle connaissait déjà la teneur. Le doute persistait dans le cœur du jury et lorsqu’il ne reste que le doute… on acquitte.

L’heure était venue. Elle releva la tête, inspira profondément et prit la parole…

Suréquipée, Grégoire Courtois.

Couverture Suréquipée

Pourquoi je l’ai choisi:

Quelle jolie couverture et un synopsis qui laisse pas mal de mystères…Bien sûr que je fonce à toute vitesse sur cette nouveauté Folio!!!!

Synopsis:

Lorsque la BlackJag a été mise en vente, il était évident qu’elle allait révolutionner le marché de l’automobile. Constitué uniquement de matériaux organiques, qui en font pour ainsi dire une voiture vivante, ce nouveau modèle a tout pour plaire. Le prototype qui a servi aux séances de démonstration devant la presse est aujourd’hui revenu en atelier : son propriétaire a disparu ; peut-être la BlackJag a-t-elle gardé en mémoire des éléments qui permettront de le retrouver. Écoutons-la nous raconter son histoire.

Ce que j’ai ressenti:…Emergence d’un nouveau concept…

La voiture…En voilà une possession qui n’est pas anodine pour certains êtres masculins…Prolongement de leur attribut et de leur réussite sociale, elle se doit d’être la plus féline, la plus séduisante dans ces courbes, la plus accrocheuse pour la vue. Forcement féminine, et diablement sexy… Grégoire Courtois réinvente cette attirance de l’homme envers sa voiture, dans un thriller qui flirte avec la science-fiction…

S’installer au volant de la BlackJag, c’est ronronner de plaisir à découvrir toutes les spécificités qui sont Elle, explorer de nouvelles lignes de conduites, caresser un nouveau mode de déplacement, aimer avec encore plus de passion…Nous faisons un saut dans le temps et dans les progrès génétiques, pour voir apparaître cette nouvelle génération de véhicule, Suréquipée de qualités organiques et presque vivantes, aux frontières du réel, et frôlant avec séduction toutes les notions d’éthique…Reine de la route, la BlackJag a tous les atouts pour vous séduire, hommes de peu de foi et accro aux nouvelles technologies, elle saura remplir toutes vos exigences…

A toute berzingue, le pied, enfoncé sur l’accélérateur, vous ne pourrez plus vous passez de ce rugissement de volupté qui saura vous accompagner pendant cette lecture qui fleure la sensualité, et l’enivrant danger de la conduite…Attention aux virages déviants…

Sous une forme originale de récit, on suit la route des indices qu’elle aura bien voulu enregistrer… Cette voiture Suréquipée ouvre la voie vers une réflexion consciente des potentiels de l’union entre la mécanique et la génétique, qu’il fait toujours bien d’emprunter avant le dernier voyage, cheveux au vent…

Ma note Plaisir de lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les Editions Folio pour l’envoi de ce livre! Ce fut une lecture survoltée!

Les Mystères d’Avebury, Robert Goddard.

Les mystères d'Avebury par Goddard

Les souvenirs peuvent parfois être aussi irréels que l’imagination.  

Pourquoi je l’ai choisi:

Rien que le mot Mystères avec une majuscules, ça me fait rêver…Je ne peux résister à cette très belle couverture et m’enfoncer dans cette forêt sombre….

Synopsis:

Été 1981. Un mystérieux correspondant a donné rendez-vous dans un petit village du Wiltshire à David Umber, un jeune étudiant, pour lui transmettre des informations inédites sur le sujet de sa thèse. Alors qu’il l’attend, David est témoin d’un fait divers qui va bouleverser son existence. Trois jeunes enfants qui se promenaient avec leur baby-sitter sont victimes d’une terrible agression. Un homme kidnappe Tamsin, deux ans, et s’enfuit à bord de son van. Alors qu’elle essaye de s’interposer, la petite Miranda, sept ans, est percutée par le véhicule. Tout se passe en quelques secondes. David, comme les deux autres témoins de la scène, n’a pas le temps de réagir. À peine peuvent-ils donner une vague description de l’agresseur. 

Printemps 2004, Prague. Après une histoire d’amour avortée avec la baby-sitter des enfants, David, qui a tout quitté pour refaire sa vie, est contacté par l’inspecteur Sharp, chargé à l’époque de l’enquête. Sharp lui demande de l’accompagner en Angleterre pour essayer de faire enfin la lumière sur la disparition de Tamsin. Littéralement hantés par cette affaire, les deux hommes reprennent un à un tous les faits. Bientôt, de nouvelles questions se posent sur la configuration des lieux, sur la présence des témoins, sur la personnalité des victimes. Le drame cache encore bien des secrets et ce nouvel éclairage risque fort d’être meurtrier. 

Ne voit-on jamais que ce que l’on a envie de voir ? Dans les histoires d’amour comme de meurtre, la réalité est souvent bien différente de ce qu’on aimerait qu’elle soit. À la façon de Ne le dis à personne, de Harlan Coben, le maître du thriller britannique tisse une intrigue passionnante où les rebondissements se succèdent sans répit jusqu’à la résolution finale. 

Ce que j’ai ressenti:

Les Mystères d’Avebury… Mais quelle jolie invitation pour démêler les zones d’ombres de ce village tranquille. Un village où les pierres peuvent vous entourer d’une certaine magie ancienne, mais où elles ne protègent pas les innocents…Avebury, théâtre d’un drame qui va bouleverser ses témoins pour toute leur vie…

« Tout commence, donc, dans un paysage où l’inexpliqué et l’inexplicable se confondent, où les témoignages d’un lointain passé, construit par l’homme, se rient du monde réglé et ordonné que voudrait être l’insaisissable, l’éphémère présent. »

J’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir cet auteur qui non seulement nous donne un bon thriller, mais en plus nous fait vivre une surprenante histoire familiale, et qui, en plus de cela, inclut son intrigue dans un contexte historique avec un secret à la clef…Tout un programme de bonne lecture et un page-turner incroyable! Depuis toujours, j’aime savoir les secrets, connaître les dessous de l’Histoire, ce qu’on nous cache derrière cette poudre aux yeux qu’on veut bien nous envoyer…Pour tout cela, je pense que cet auteur sera maintenant dans ma ligne de mire et prendra une plus grande place dans mon planning de lecture! Je me suis régalée autant en émotions qu’en réflexion personnelle. Jouer aux détectives historique aux côtés de Robert Goddard, c’est aussi agréable que de se réchauffer au thé So British

« Peut être qu’un ancien flic n’était jamais plus heureux que quand il posait des questions, quelles que soient les réponses qu’il obtenait. »

Avebury Wiltshire

Comment vous dire?! Cette ambiance…Cette atmosphère…Ces Mystères…Je ne voudrais pas gâcher la surprise, alors je vous le dis juste:  Quel thriller! En s’inspirant de ce Henge, l’auteur redonne de sa superbe à ce monument ancien en créant une sorte de jeu d’espace temps modulable, où les destins s’entremêlent. Il le fait vivre dans la force de ces personnages attachants, il lui souffle cet air mystérieux avec les écrits épistolaires de ce Junius, il le rend palpitant dans cette enquête et ces secrets familiaux…On déterre les pierres, autant que les damnés. Les écrits n’auront jamais été plus expressifs, même dans leur langage codé, plus mortel aussi…Entre faux-semblants et usage de faux, l’ombre devra user de toutes ses qualités pour faire toute la lumière sur cet événement qui a changé radicalement sa vie…

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les Editions Sonatine pour l’envoi de ce livre! Ce fut une lecture très intéressante!

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Contre moi, Lynn Steger Strong.

Couverture Contre moi

Comment pardonner à nos enfants?

Comment ne pas leur pardonner?

Pourquoi je l’ai choisi:

J’étais curieuse de voir ce que pouvait donner le pouvoir de pardon parental…

Synopsis:

Faire souffrir malgré soi, quoi de pire ? Et quel meilleur terrain pour cela que la famille ? Si Ellie, vingt ans, est animée des meilleures intentions envers ses parents, professeurs à Columbia, elle ne peut empêcher son existence de déraper. Mauvaises fréquentations, drogue, sa vie part peu à peu à vau-l’eau. Sa mère, Maya, décide de l’envoyer en Floride, afin de lui donner une chance de repartir à zéro. Si Ellie accepte bien volontiers cette seconde chance, elle va néanmoins commettre là-bas une erreur irréparable. Et plus rien ne sera jamais comme avant. Jusqu’où les parents portent-ils la responsabilité des erreurs de leurs enfants ? Pourquoi dans une famille les ressemblances sont-elles parfois plus lourdes à assumer que les différences ?

Ce que j’ai ressenti:…De la difficulté de la relation Mère/Fille…

« Juste ta peau, ma peau, et cette couche culotte minuscule. Je pensais que tout ce qui existe de beau dans ce monde était lié à ce sentiment que j’éprouvais quand je te tenais comme ça contre moi. »

Etre mère, c’est tout un programme! Se faire à cette nouvelle vie, à cette nouvelle relation, accepter un nouvel être près de soi, l’aimer…Il parait que ce serait instinctif, cet amour…Lynn Steger Strong met un grand coup de pied dans ces clichés et revisite la maternité dans un thriller qui prend son temps, un peu comme une relation entre une mère et sa fille…

« On se dit qu’il suffit de les aimer, quoi qu’il arrive. »

Dans ce roman, on suit Maya, la mère, et Ellie, la fille. Deux visions, différentes. Un avant/après teinté de drame opaque…Et cette relation particulière en déliquescence…Un amour certain les unit ces deux là, mais il est aussi très compliqué…Entre fuite et fusion, elles cherchent désespérément leurs places. Et c’est ce tourbillon de ressemblances/différences, qui les mènera dans des vagues destructrices, et peut être aussi rédemptrices…

« Il s’écoulera bien cent ans avant que Maya ne lâche de nouveau Ellie. »

J’ai aimé la manière de cette auteure de nous emmener au milieu de cette famille, de connaître leurs tracas, d’appréhender leurs souffrances, de saisir leurs vides intérieurs tout en les remplissant de gestes quotidiens. Elle donne à cette intrigue, une dimension humaine faite de mini interactions avec le monde, tout en parlant des vertiges profonds de ses êtres. Bouleversant, jusqu’à la dernière page, mais encore plus, en relecture, pour saisir toute l’intensité d’être Contre Moi

 

Ma note Plaisir de Lecture  8/10

 

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les Editions Sonatine pour l’envoi de ce livre! Ce fut une lecture enrichissante!

 

Carnaval, Ray Celestin.

Couverture Carnaval

Pourquoi je l’ai choisi:

J’ai gagné ce livre grâce à une blogueuse passionnée : Critiquesdeyuyine et je la remercie encore pour ce concours!!!Sitôt reçu en main, j’ai une proposition de Lecture Commune « dans l’instant », que je ne pouvais refuser, puisqu’il s’agit de mes copines de modération du compte Instagram Lu et Adoré! (Je vous en parlerai très bientôt dans un prochain post…;).) Voilà comme on se retrouve à bousculer son planning de lecture et attraper en cours une LC….

L’avis de Claire sur le blog Surbookee.com : ici!

L’avis de Laurie sur le blog La bibliotheque de Laurie: ici!

Synopsis:

Au coeur du Sud profond, La Nouvelle-Orléans, construite sur des marécages en dessous du niveau de la mer, a toujours été aux prises avec tornades, inondations et épidémies de toutes sortes. La nature du sol en fait une cité qui s’affaisse, où les morts ne peuvent être enterrés. Alligators, serpents, araignées hantent ses marais. Nombre de menaces ont toujours plané au-dessus de la ville. Et pourtant…
Lorsqu’en 1919 un tueur en série s’attaque à ses habitants en laissant sur les lieux de ses crimes des cartes de tarot, la panique gagne peu à peu. On évoque le vaudou. Les victimes étant siciliennes, les rivalités ethniques sont exacerbées. Un policier, Michael Talbot, un journaliste, John Riley, une jeune secrétaire de l’agence Pinkerton, Ida, et un ancien policier tout juste sorti de prison, Luca D’Andrea, vont tenter de résoudre l’affaire. Mais eux aussi ont leurs secrets… Alors qu’un ouragan s’approche de la ville, le tueur, toujours aussi insaisissable, continue à sévir. Le chaos est proche.

Ce que j’ai ressenti:…Invitation sombre dans les rues de la Nouvelle-Orléans…

Tout d’abord, je tiens à dire que j’adore la couverture! Oui, j’ai un petit faible pour les têtes de mort, allez savoir pourquoi ^^Et en peu de mots, elle entre dans mon viseur : Nouvelle-Orléans, Musique, Tueur….Il n’en fallait pas plus pour m’appâter…

« J’aime beaucoup le jazz. Aussi je jure par tous les diables résidant dans les Enfers, que seront épargnés tous ceux dont la demeure dansera au rythme d’un groupe de jazz. »

Et à l’ouverture de ses pages, l’annonce que la lettre du Tueur à la hache est authentique…Ca te file un de ses frissons, déjà, avant même de commencer…

« Je ne suis pas un être humain mais un esprit et un démon venu du tréfonds bouillonnant de l’Enfer. » Le Tueur à la hache.

J’ai adoré le charme de cette ville, aux multiples noms. Ville de tous les mélanges. Ville aux influences puissantes. La Nouvelle-Orléans, racontée par cet auteur est une invitation au voyage, une jolie façon de se remémorer son Histoire et ses dangers. D’autant plus sombre, qu’elle se situe dans les années où le racisme sévit grandement. Cette ville m’a toujours fascinée, on sent comme une ambiance entre superstitions et musique omniprésente, qui l’a rend presque envoutante. Autant dire que les descriptions de cet univers particulier ajoute un vrai plus à ce polar historique. Elle devient presque un personnage à part entière, tellement son influence est forte.

« La Nouvelle-Orléans est à la fois un miracle et la preuve de la ténacité de l’homme. C’est comme cela que la ville a gagné ses surnoms. »

On suit donc un trio de personnages, à la recherche d’un Tueur sanguinaire qui utilise des cartes de tarot pour signer ses crimes. Toujours à jouer sur les multiples vagues immigrantes, l’auteur réussit à brouiller les pistes évidentes, et nous donner un policier efficace mais très empreint de cette magie noire, qui effraie et soigne les maux. Le Vaudou ensorcelle encore ses habitants, mais ce Tueur à la hache est une sérieuse épine dans ces jeux de pouvoirs, et tous se démènent pour trouver cet assassin sans visage…

-Tu sais, on a un proverbe en Haïti : Complot plis fort passe ouanga.
(…)
-Ca veut dire : « le complot est plus fort que la sorcellerie. »

Si vous voulez mettre les pieds dans un marécage, sentir les odeurs nauséabondes du sang et de la pauvreté, voir un peu de pays, et écoutez un peu de bonne musique endiablée, laissez vous séduire par Carnaval! Un bon petit pavé dépaysant et bourré d’ouragans maléfiques…

Ma note Plaisir de Lecture  8/10

Fugitifs, Christopher Sorrentino.

Couverture Fugitifs

Quelle image voulez-vous donner de votre vie?

Pourquoi je l’ai choisi:

J’étais vraiment intriguée quand à cet aspect des légendes indiennes…Et cette jolie couverture…

Synopsis:

Romancier new-yorkais, Sandy Mulligan s’est mis au vert dans une petite ville du Nord Michigan pour terminer son nouveau livre.
D’origine indienne, John Salteau est un conteur hors pair dont les histoires et légendes fascinent les habitants de cette même ville.
Kat Danhoff est journaliste à Chicago et aimerait bien voir sa carrière décoller.
Tous trois semblent mener une vie tranquille, c’est du moins ce qu’ils voudraient faire croire à leurs contemporains. Mais pour le romancier, le conteur et la journaliste, raconter des histoires est devenu une seconde nature. Et ce qui se cache derrière leurs fictions est peut-être bien moins lisse que ce qu’ils veulent laisser paraître.

Qu’est-ce qui a vraiment poussé Sandy Mulligan à quitter New York pour disparaître dans cette petite ville perdue ? John Salteau est-il bien l’homme au-dessus de tout soupçon qu’il prétend être ou bien a-til quelque chose à voir avec un crime commis dans le voisinage ? C’est ce que croit Kat Danhoff qui a, elle aussi, quelques secrets à cacher.
Peut-on vraiment se réinventer et mettre en scène une nouvelle vie ?
Christopher Sorrentino, au sommet de son art, nous offre avec ce roman virtuose, un jeu de dupe aussi subtil qu’éblouissant.
Trois personnages en quête d’une nouvelle vie avec leurs silences, les histoires qu’ils se racontent à eux-mêmes et aux autres. Trois personnages formidablement attachants que leurs mensonges et leurs fautes vont entraîner dans une spirale infernale.

Ce que j’ai ressenti:…Tourbillon de parjures…

« Quelle image voulez-vous donner de votre vie? »: une bien belle question qui illustre à merveille ce roman…Les personnages croient que leurs sourires figés vont cacher leurs lourds secrets, que peut être s’ils ne remuent pas trop, on ne verra pas le fond de cette photographie instantanée de la première rencontre…Mais, une image ne dure qu’un instant, et la vie reprend vite son cours, et surtout nos bonnes vieilles habitudes reviennent toujours au galop…

« Il n’y a pire imbécile qu’un vieil imbécile ».

« Les gens choisissaient plus soigneusement leurs machines à expresso que leurs amants. »

Sandy, Kat et John vont jouer une nouvelle ronde, presque au feu de camp des légendes indiennes, et danser autour d’un drame brûlant, mais quand les conteurs parlent, on écoute et on se laisse bercer au son des voix maîtrisées…

« Quel genre de liberté? La liberté de s’en foutre. »

Avec l’alternance des personnages, on coltine les petits détails, les minuscules failles, la douceur étrange d’un mensonge, la beauté des intuitions, le gouffre d’une phrase anodine qui se cachait derrière le secret opaque…Et tout cela, avec une plume tantôt envolée, tantôt critique, mais très agréable à suivre dans cette orchestration de temps de paroles. En fait, plus que l’intrigue, c’est la peinture d’une ambiance américaine qui fait le charme de ce livre…Il y a comme un instant suspendu à voir Christopher Sorrentino,raconter un fait quotidien, une histoire, un conte indien: mille détours, de jolis moments à lire et relire des passages, des notes d’humour, des tranches de vies enfilées sur le fil de l’intrigue et des clins d’œil à l’actualité…Il y a du charme qui ressort de ses écrits, presque une connivence avec le lecteur: on croirait presque assister à une réunion multi ethnique autour d’un  grand feu, un parfum d’autrefois dans sa tradition orale, avec un talentueux conteur d’intrigues à rebondissements…Effet chaleureux et humain garanti!

« Le présent n’était qu’angoisse, le futur était la perspective annoncée d’une douleur inconcevable, et désormais le passé se faisait saillant dans son irrécupérabilité. »

Et quand vous aurez fini de voyager dans les petites routes perdues, d’écouter les élucubrations de chacun, et de manger de l’asphalte dans cette course à la vérité, vous aurez un final qui sera à la hauteur de ce chaotique et sinueux jeu de dupes.

« Le dernier homme sur Terre : continuerait-il à écrire des romans? »

Ma note Plaisir de Lecture  7/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les éditions Sonatine pour l’envoi de ce livre!

 

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Histoire d’une LC…Chapitre Final : Toxique, Niko Tackian.

Couverture Toxique

Pourquoi je l’ai choisi:

On s’était mis d’accord avec Gé qu’on devait lire un autre titre de Niko Takian étant donné notre bon ressenti suite à Quelque part avant l’enfer, son nouveau livre s’annonçant pour l’année 2017, on a foncé vers cette rougeoyante lecture…Je la remercie encore de ce génialissime cadeau d’anniversaire, et de tous les échanges qui sont venus avec!!!!

C’est une Lecture Commune, qu’on a voulu Spéciale et on s’est fait plaisir à lire et partager autrement avec ces petits articles…

Histoire d’une LC …

Histoire d’une LC…II.

Histoire d’une LC…III.

Nous vous livrons donc le Chapitre Final, maintenant!

Et celui de ma Magicienne par ici!!!!

Synopsis:

Ils aiment entrer dans votre vie, certains aiment exercer leur pouvoir sur vous, Certains aiment vous séduire pour vous détruire. Ce sont les toxiques. Janvier 2016. La directrice d’une école maternelle de la banlieue parisienne est retrouvée morte dans son bureau. Dans ce Paris meurtri par les attentats de l’hiver, le sujet des écoles est très sensible. La Crime dépêche le commandant Tomar Khan, chef de groupe de la section 3, surnommé le Pitbull et connu pour être pointilleux sur les violences faites aux femmes. À première vue, l’affaire est simple, « sera bouclée en 24 h », a dit un des premiers enquêteurs, mais les nombreux démons qui hantent Tomar ont au moins un avantage : il a développé un instinct imparable pour déceler une histoire beaucoup plus compliquée qu’il y paraît.

Ce que j’ai ressenti:

Niko Tackian tient toujours le fil rouge de l’onirique et des paraboles métaphoriques dans ce polar. Je trouve cela fascinant: ce minotaure avec ce labyrinthe…Mais il a aussi la capacité d’édulcorer son récit, de réel…Nous avons donc une histoire teintée du sang des attentats de Paris comme fond de décor, et bien sûr, le fameux Quai des orfèvres comme légendaire lieu de la résolution d’enquêtes difficiles…Toujours ce jeu de réalité et d’imaginaire en filagramme, à qui regarde bien…

« Que faire lorsque ce parasite qui vous étouffe fait partie de votre chair? Faut-il se mutiler pour vivre libre dans la souffrance ou accepter son sort et se résigner à mourir en esclave? »

Ses personnages sont torturés, abimés par leurs lourds passés… Leurs regards sont empreints du fond des abimes et, imperceptiblement, ils se reconnaissent entre eux…Que ce soit le flic intoxiqué par son histoire ou la Toxique qui joue de ses manipulations perverses, ce duo se risque sur des pentes qui les rongent aussi surement que de l’acide, et il devient pour nous, lecteurs, impensable de lâcher ce page-turner, de peur que les pages se désagrègent sous nos yeux…

L’empoisonnement de ses pages, tient à cet aspect presque psychologique, de tenir en haleine, tous ses êtres imparfaits…Nous avons dans ce roman la violence brute, mais également celle plus insidieuse qui se glisse entre les failles… Ce qui de prime abord, n’aurait été qu’une enquête de routine, se révèle une course poursuite contre l’invisible menace, un double effet qui va révéler au grand jour, l’état d’esprit d’une sociopathe…

« Faut se marrer, sinon la vie est trop grave. »

Ma note Plaisir de Lecture  8/10

Du feu de l’enfer, Sire Cédric.

Couverture Du feu de l'enfer

Pourquoi je l’ai choisi:

Ben ma foi, je suis fan! Je me jette dessus quand il sort!!!!!C’est un concept: Etre Fan….

Synopsis :

Manon maquille les cadavres, Ariel maquille les voitures. Elle est thanatopractrice, il est délinquant. Ils sont frère et soeur. Un jour, l’une des combines d’Ariel tourne mal et Manon se retrouve complice malgré elle. Lorsque les assassinats les plus sordides s’accumulent autour d’eux, traçant un jeu de piste sanglant vers une secte satanique, le capitaine Raynal s’intéresse à leur cas. Commence alors une traque qui brouillera les limites entre alliés et prédateurs et mettra à l’épreuve les liens du sang.

Ce que j’ai ressenti:…Une satanique aventure…

Si tu m’entends…

…Sache qu’ouvrir le dernier livre de Sire Cédric ne sera pas de tout repos. Il te faudra te confronter à ta part d’ombre, accepter l’horreur, qui pour une fois, sera bien réelle. Les monstres n’ont jamais fait aussi peur, et les masques aussi expressifs…Qu’une fois, les chiens lâchés, il est impossible de les retenir…Qu’Hellfire Club, renaît toujours de ses cendres…

Si tu m’entends…

…Sache que je crie Du feu de l’enfer . Que j’emprunte les rives tortueuses du Styx. Que des créatures acéphales affreuses m’entourent. Que des sacrifices sont menés. Que de pauvres bêtes subissent la folie des hommes. Mais que nos pleurs restent sourds face à leur impunité…

Si tu m’entends…

…Sache que les cauchemars ont envahi mes nuits. Que je vois des chairs scalpées. Que le sang salit les murs, et que des liens se nouent , se dénouent dans les épreuves. Que la mort est partout. C’est dans les heures sombres, que se jouent nos pires appréhensions, que le diable s’invite à leurs esprits torturés.

Si tu m’entends…

…Sache que les innocents seront confrontés à l’effroyable. Que leur douceur ne les épargnera pas pour autant. Qu’il te faudra lever le voile sur ses sociétés secrètes dangereuses. Que se battre contre des ombres est, éreintant. Que les légendes ancestrales prennent forme et contenance dans les lieux isolés…

Si tu m’entends…

Cher lecteur, il te faudra avoir le cœur bien accroché car ce petit pavé t’en met plein la vue, qu’il te jouera des scènes atroces, et intensément diabolique. Mais, toi seul saura, qu’il faut garder espoir dans ce monde de brutes épaisses, qu’il te faudra beaucoup de courage pour faire tomber les masques, ainsi que pas mal de perspicacité pour déjouer leurs manipulations…Je t’assure pourtant que ce moment sera une bonne lecture: haletante et addictive! Tout n’est que Emotions dans ses lignes : de la violence extrême, au plus grand respect , l’indifférence n’est pas de la partie dans ce thriller horrifique! Il se vit, ce roman, dans cette folie, dans ces plus fous chemins de traverses, dans ses plus sordides limites. Il te parle aux tripes, il te fend le cœur, il te chamboule l’esprit…Garde les yeux bien ouverts, cher lecteur, le spectacle se joue dans ses lignes. Il y aura une forte odeur de soufre qui se dégage, une pointe de rage dans un soupçon d’invisibilité…A toi, maintenant, de te laisser prendre au piège, dans les petites routes de Montpellier…

Si tu m’entends…

Monsieur Sire Cédric, il ne faudra jamais cesser de nous distribuer ses « histoires affreuses« , comme vous le dites dans vos remerciements. Sache qu’il y a eu une combustion de fée, au contact de ses flammes Du Feu de L’enfer…Un coup de cœur enflammé pour votre plume enténébrée…

« Manon savait qu’on arrêtait pas les cauchemars.
Ni maintenant, ni jamais.
Essayer de les affronter ne faisait que les rendre plus forts.
Essayer de remonter leur piste ne pouvait que ramener aux territoires insaisissables de l’âme et à la nuit absolue, insondable, dont ils étaient issus.
Insidieux.
Instoppables. »

 

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

 

Les Geôliers, Serge Brussolo.

Couverture Les geôliers

Pourquoi je l’ai choisi:

J’ai trouvé la couverture superbe, et assez inquiétante pour vouloir à tout prix savoir ce qui se cachait derrière cette forêt!

Synopsis:

Il y a quinze ans, Debbie Fevertown s’échappait de Dipton après avoir tué sans pitié son mari et ses deux fils. Aujourd’hui, Jillian Caine est engagée par le réalisateur Dieter Jürgen pour écrire le scénario d’un biopic retraçant la vie de la meurtrière. Jill rencontre des gens qui ont connu Debbie et ont partagé son quotidien, se rend sur les lieux du crime et découvre que la réalité n’est peut-être pas celle que les médias ont décrite à l’époque. Quels mystères recèle l’étrange ville de Dipton ? Que cache ce culte insolite dédié aux arbres ? Et qui sont ces mystérieux gardiens que l’on nomme – à voix basse – les Geôliers ?

Ce que j’ai ressenti:…Une autre façon de regarder la végétation…

« Je ne suis pas expert en botanique, mais je suis sûr d’un truc, des arbres comme ça, j’en ai jamais vu nulle part. »

S’il vous prend l’envie de vous promener en forêt, et pour une quelconque raison, vous apercevez un chêne au feuillage noir: Fuyez à toutes jambes… Courrez de toutes vos forces vers la lumière, car il se pourrait que cet arbre soit un éclaireur de Dipton. Et dans ce village, qui fleure l’obscurantisme, règne un secret ancestral gardé par des Geôliers, qui prennent leur mission, fanatiquement, au sérieux…

« Les gens en ont marre du factice, ils veulent qu’on leur montre la vérité. »

Les Geôliers, C’est:

  •   Un thriller qui se transforme en science-fiction. Par un talent magique, Serge Brussolo emmène son roman vers des frontières inconnues, dangereuses, oniriques, spectaculaires. Il métamorphose l’horreur en bataille ultime surréaliste, il construit une intrigue tentaculaire qui prend racine aux origines du monde, il jongle avec les codes pour époustoufler ses lecteurs. C’est incroyable cette force d’imagination d’une scène d’accroche haletante, l’auteur nous entraîne dans des méandres d’une intrigue noire et profonde, à l’image des racines de ses arbres…Fascinant!
  •  De fabuleux personnages à découvrir. Du cinéaste fantasque à une scénariste aux abois, en passant par une tueuse redoutable, l’aventure promet d’être mouvementée! Chaque nouvelle rencontre est surprenante! Ce qui semblait superficiel, prend peu à peu consistance, nous entraîne plus loin vers la connaissance des comportements humains, et l’inévitable déviance qui en découle…Passionnant!
  • Une ambiance sensationnelle, où la peur vous saisit à chaque coin de pages, ou peut être même, derrière l’arbre centenaire, qui se plante là, avec ses racines envahissantes. Elle vous étreint cette atmosphère de mystères, et vous fait perdre la notion de réalité. Il règne comme une sombre apesanteur irrespirable, malgré la chlorophylle de ses géants chênes verts, que vous risqueriez presque de finir absorber comme le dioxyde de carbone lors de la future photosynthèse….Hypnotique!
  • Une super lecture, et puis c’est tout! Un véritable maelström d’émotions vous attends dans ce superbe Inédit de Folio SF,  et vous auriez tort de vous priver de découvrir la folle aventure, qui se cache derrière Les Geôliers…

« Tu voulais toucher l’impossible du doigt. Un besoin impérieux. »

C’est le tout premier Serge Brussolo que je lis, et je dois dire que la rencontre avec sa plume fut une très agréable surprise! Ce thriller fantastique était tellement fascinant, que je suis certaine d’en lire d’autres très prochainement, mais en attendant, je vous invite fortement à découvrir cette lecture envoûtante…

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

 

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Les Editions Folio SF, pour l’envoi de ce livre! Merci infiniment de leur confiance !

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