Sharko, Franck Thilliez.

Couverture Franck Sharko & Lucie Hennebelle, tome 6 : Sharko

Pourquoi je l’ai choisi:

Cadeau de la fête des mères il traînait, dans les bas fonds de ma PAL, tournoyant comme un requin guettant sa proie: Moi! Mais quand j’entends l’appel d’une LC et le plaisir du partage, je ne sais résister…J’ai lu ce livre avec Siabelle, une babéliote passionnée, et on a échangé sans doute en ultrasons de MP, nos impressions, et voici, nos avis respectifs!

Synopsis :

Eux, c’est Lucie Henebelle et Franck Sharko, flics aux 36 quai des Orfèvres, unis à la ville comme à la scène, parents de deux petits garçons.
Lucie n’a pas eu le choix : en dehors de toute procédure légale, dans une cave perdue en banlieue sud de Paris, elle a tué un homme. Que Franck ignore pourquoi elle se trouvait là à ce moment précis importe peu : pour protéger Lucie, il a maquillé la scène de crime. Une scène désormais digne d’être confiée au 36, car l’homme abattu n’avait semble-t-il rien d’un citoyen ordinaire et il a fallu lui inventer une mort à sa mesure.
Lucie, Franck et leur équipe vont donc récupérer l’enquête et s’enfoncer dans les brumes de plus en plus épaisses de la noirceur humaine. Cette enquête autour du meurtre qu’à deux ils ont commis pourrait bien sonner le glas de leur intégrité, de leur équilibre, et souffler comme un château de cartes le fragile édifice qu’ils s’étaient efforcés de bâtir.

Ce que j’ai ressenti:…Un tour de sang…

Clinique Elfique

2 Impasse de la lecture

8210013456 Air Bulle

                                                               Monsieur Thilliez,

Nous avons été aux petits soins de notre chère patiente féerique durant tout ce temps, réparant les dégâts de ses incroyables lectures sorties, tout droit de votre imagination et ayant abîmé, un peu, son esprit « pailletant ». Malgré l’impatience de Stelphique, nous avons retenu autant que possible la prochaine expérience, mais en vain… Elle aura voulu sauter dans le bassin aux requins, comme ça, sans protection…

Transi d’effroi, l’équipe médicale elfique a surveillé le comportement d’une fée au plus près des Sharko, et dès le départ, une première mutilation: une entaille profonde à la main gauche. Dans un bassin de prédateurs, vous même, Monsieur Thilliez, pourrait juger de l’incompréhension d’un tel geste, presque comme si, notre amie ne connaissait plus la peur…Et c’est ce qui nous effraie le plus, une fée téméraire qui tente vos plongées les plus dangereuses dans l’univers scientifique, sans instinct de survie: nous craignons une perte inacceptable pour le monde elfique.

Nous vous demandons d’arrêter donc, toutes vos contaminations invisibles qui touchent en plein cœur, cette patiente et la pompe de tout son flux magique. En effet, je crois avoir observé chez elle, quelques modifications faciales des plus étranges, comme une pâleur cireuse maladive, ainsi qu’une transformation significative de sa dentition…Elle nous a dit voir ressurgir dans ses rêves une réminiscence des Cygnes noirs, et nous vous avons déjà envoyé un diagnostic alarmant à ce sujet, mais maintenant, elle dessine des rivières rouges, et se dit, je cite  « attirée irrésistiblement vers l’odeur ferreuse du sang »! Encore plus étrange, elle pleure sciemment, et conserve dans des tubes à essai, ses larmes…

Vous n’avez pas idée, Monsieur Thilliez, des conséquences de vos écrits, si jamais Stelphique perdait la richesse de son sang et l’essence même de ses émotions en paillettes de larmes, pour devenir une autre créature du monde fantastique, (je n’ose d’ailleurs pas la nommer en toutes lettres tellement cette menace est des plus abjectes et inenvisageable pour nous, Peuple ailé auréolé de lumière, face à la noirceur bouillonnante et les vents pires…), l’univers magique serait à jamais déséquilibré sans espoir de guérison, aucun…

On m’annonce à l’instant, après le conseil d’administration médicale, que notre patiente, aurait un regain d’énergie suite à une transfusion de votre talent dans les veines de votre irréprochable et méticuleux thriller. Il semblerait que le Coup de Cœur de Stelphique, soit sa possible rémission, face à des symptômes qui nous avaient alertés plus que de raison…Votre diabolique don de conteur d’aventures semble agir positivement en ce moment même sur le reflux vital de notre chère elfe bloggueuse, parce que son coup de sang est encore bien inspiré de poudre féerique…

A vos aiguilles et à votre plume, Monsieur Thilliez, les poches de transmissions de bonne ondes féeriques vous seront remises pour vous souffler l’inspiration de votre nouveau roman, que notre chère Stelphique attend avec impatience…

Cordialement,

L’équipe Clinique Elfique.

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Ne fais confiance à personne, Paul Cleave.

Couverture Ne fais confiance à personne

Il y a pire que de tuer quelqu’un : ne pas savoir si on l’a tué.

Pourquoi je l’ai choisi:

Paul Cleave est maintenant un de mes auteurs préférés, une valeur sûre dans mon univers des thrillers. Evidemment, quand je vois qu’il va sortir un nouveau livre, je suis plus qu’impatiente de le lire!!!!

Synopsis:

Les auteurs de thrillers ne sont pas des personnes très fréquentables. Ils jouent du plaisir que nous avons à lire d’abominables histoires, de notre appétit pour des énigmes qui le plus souvent baignent dans le sang. Ce jeu dangereux peut parfois prendre des proportions inquiétantes et favoriser un passage à l’acte aux conséquences funestes. Eux les premiers, qui pensent connaître toutes les ficelles du crime parfait, ne sont pas à l’abri de faire de leurs fictions une réalité.

Prenez par exemple Jerry Grey, ce célèbre romancier, qui ne sait plus très bien aujourd’hui où il en est. À force d’inventer des meurtres plus ingénieux les uns que les autres, n’aurait-il pas fini par succomber à la tentation ? Dans cette institution où on le traite pour un alzheimer précoce, Jerry réalise que la trame de son existence comporte quelques inquiétants trous noirs. Est-ce dans ses moments de lucidité ou dans ses moments de démence qu’il est persuadé d’avoir commis des crimes ? Quand la police commence à soupçonner les histoires de Jerry d’être inspirées de faits réels, l’étau commence à se resserrer. Mais, comme à son habitude, la vérité se révèlera bien différente et bien plus effroyable que ce que tous ont pu imaginer !

Ce que j’ai ressenti:…Une plongée vertigineuse dans la tête d’un écrivain de thriller!

« Le diable est dans les détails. »

Je prends un Carnet…Sur la nouvelle page , j’inscris:

  • Bonne nouvelle: j’ai encore toute ma tête pour lire le nouveau Paul Cleave!!!!
  • Mauvaise nouvelle: Je viens de le finir aussi vite que Jerry perd l’esprit…
  • Bonne nouvelle: J’ai adoré!!!!Je vais donc tout vous noter pour ne pas oublier que Paul Cleave m’a encore, et définitivement conquise par sa plume et son histoire aux frontières de l’oubli…

 

Ne fais confiance à personne est un thriller inoubliable qui exploite tous les chemins que Alzheimer peut ouvrir dans l’esprit d’un écrivain hanté par ses personnages de roman…Autant vous dire que Jerry souffre de ses absences et que chaque fois, qu’il ouvre les yeux, son quotidien est tourneboulé plus que de raison! Sa perception de la réalité va se flouter pour laisser place à ses fictions, et comme c’est un auteur de romans policier, il semblerait que les cadavres commencent à devenir envahissants, et bientôt, bien réels…Qu’à cela ne tienne, il prend sa plume et se lance dans un grand projet d’écriture, un Carnet très spécial….

-Donc, la démence c’est quand on commence à raconter tout un tas de conneries, c’est ça?

Pas facile de vivre et de résoudre des énigmes quand le Capitaine A, s’en mêle! Pauvre Jerry, lui, si fort pour monter le crime parfait dans ses romans va devoir batailler contre lui même, pour démêler le vrai du faux de ses perceptions et convictions qui tombent dans un néant sans fond…Ecrire son Carnet sera sa dernière bouée de sauvetage, à moins qu’il ne l’oublie…On sent bien l’effet implacable de Alzheimer: dans ses pages noircies de désespoir, on touche de près une des peurs les plus sourdes et d’autant plus effrayante: la perte de l’esprit…

Réfléchis. Réfléchis Jerry.
Réfléchis et rappelle toi.
De quoi te souviens-tu?

En tant que lectrice avide d’émotions fortes, je peux affirmer que ce Jerry m’a beaucoup touchée face à sa détresse, et que je reste encore une fois, scotchée par le talent fou de Paul Cleave qui nous sert un roman maîtrisé de bout en bout. On se perd avec délectation dans les méandres d’un esprit tourmenté, mais également en perte de vitesse. Toujours avec son humour noir, cet auteur nous régale de fausses pistes, vrais rebondissements et chemins détournés pour mieux piéger son lecteur. C’est un roman plus personnel, plus intime, plus mystérieux: un ouroboros de thriller passionnant! Just Perfect!

 

Ma note plaisir de Lecture  10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les Editions Sonatine pour l’envoi de ce livre! Ce fût une lecture addictive!

La compassion du diable, Fabio M. Mitchelli. Défi CannibElfique.

Couverture La Compassion du Diable

Pourquoi je l’ai choisi:

J’avais gagné ce livre grâce à un concours sur l’excellent blog Collectif Polar! Et tout de suite, l’idée de la LC nous est venue avec ma binomette fidèle, Cannibal Lecteur , car on adore les histoires de tueurs en série!!!!

Synopsis:

Deux flics, un tueur. Des corps horriblement torturés. Deux enquêteurs le cannibale de Cleveland, une traque sans relâche…et vous. Vous et le diable. Plongez dans les secrets d’une âme criminelle dès le ventre de la mère. Dans la matrice du mal, tout au fond de l’enfer.

Inspiré du parcours sanglant du sérial killer américain Jeffrey Dahmer, la Compassion du diable est un thriller à la mécanique implacable. On le surnomme le « livre bleu ».

Ce que j’ai ressenti:…Mitonner un bon petit plat…

Au menu aujourd’hui: le petit thriller de Fabio M.Mitchelli cuisiné aux petits oignons, et c’est une invitation en grande pompe, puisque le diable s’invite à la table…Une fée qui rencontre un diable, une Cannibal qui en rencontre un autre quelque peu célèbre, ça commence à devenir une attablée plus que surprenante: mais, plus on est de fous, plus on rit, non?!!

Pour faire un bon repas, il faut de bons ingrédients…

Nous avons donc:

  •  un tueur en série. Et pas des plus inconnus, puisque c’est le fameux « Boucher de Cleveland ». Nous avons même son traçage et pedigree depuis le ventre de sa mère jusqu’à son ultime battement de cœur, toutes ses pensées les plus intimes, jusqu’à ses plus atroces actes de barbarie, et plus si affinités…Une belle pièce « Blake » du boucher qui sera mis en valeur par ses petits accompagnements…
  • Deux flics investis. Une enquête c’est avant tout une équipe avec ses petits piments de séduction/ répulsion. Une interaction de sucré/salé qui relève tous les goûts entre charme et sens aux aguets, nuits blanches ou remplies de cauchemars, et bien sûr, passé douloureux intimes qui laissent un petit arrière goût en bouche…
  • Un écrivain avide d’une bonne histoire maléfique. C’est la touche secrète de cette recette imaginée par Fabio Mitchelli pour faire de ce moment, une vengeance qui se mange bien froide…

Si la marmite est bonne, pleine de chapitres haletants, rythme soutenu et scènes cauchemardesques, je vais juste un peu chipoter:

Fabio Mitchelli nous offre un bon thriller, mais en voulant à tout prix maintenir son suspense, il prend des « raccourcis » dans ces mises en place de personnages et leurs passé, et du coup, nous y perdons un peu en émotions…Même pour l’ombre du diable, j’aurai aimé plus de folklore, plus de légende, qu’il prenne une plus grande place dans ses pages…C’était difficile de ressentir de la compassion pour le diable, ou la compassion du diable, car on reste beaucoup spectateur d’une folie sanglante…En fait, j’en aurai aimé plus de ses pages pour me lier davantage, mais je note quand même cet auteur dans mes agendas de lectrice compulsive car on sent un très grand  potentiel même si ce livre n’a pas été à la hauteur de mes attentes…

« On ne fait pas tomber le diable,Mac Callaugh. On l’évite ou on le subit , Mais on ne le fait pas tomber. Il est Bien Trop perfide et intelligent pour être démasqué , livré à la justice, jugé et condamné … »

Malgré ce chipotage d’elfe accro aux émotions, l’auteur a su me prendre aux tripes avec des scènes vraiment préparées avec soin, toutes plus noires et sanglantes les unes que les autres et disséquées en tranchant chapitres efficaces! Page-turner et violence implacable se marie bien sur cette assiette de bleu…Bon appétit surtout!

Ma note Plaisir de Lecture  7/10

 

Titre : La Compassion du Diable

Auteur : Fabio M. Mitchelli
Édition : Fleur Suvage (2014) / Milady (18/03/2016)

Résumé :
1963 – Une nuit dans l’Ohio… impulsive. Suivront des corps, dans des barils en plastique.

1981 – Deux enquêteurs, hantés par leur passé.
Le cannibale de Cleveland… et vous. Votre compassion… celle pour le diable.

Critique de Cannibal Lecteur : ici!
Pour lire et apprécier ce genre de roman, il vaut mieux avoir les tripes bien accrochées. Il est donc conseillé aux âmes trop sensibles de s’abstenir.

Pour le cas où des petits curieux à l’âme sensible voudraient tout de même lire ce roman, je préciserai qu’il s’inspire de la vie de Jeffrey Dahmer, serial-killer surnommé « Le cannibale de Milwaukee » et d’Anthony Sowell, qui n’a rien d’un enfant de cœur non plus.

Ici, on suivra les horreurs perpétrées par « Le boucher de Cleveland » (fiction) et je vous déconseille de faire vos courses chez lui, vous pourriez vous retrouver à déguster de la cuisse humaine, du pénis ou des testicules, bref, le genre de chose qui ferait ruer votre estomac et votre esprit aussi.

C’est un roman que j’ai lu en très peu de temps, faisant même le forcing pour le terminer avant d’aller dormir, me foutant pas mal des conséquences pour le lendemain car il a un côté addictif, surtout après la première moitié, lorsque le final monte en puissance et en suspense.

Les chapitres sont courts, rythmés, alternant entre ceux de 1981 qui concernent nos deux flics, Freddy Lawrence et Victoria Fletcher, et ceux des années 60, avec Blake Memoria pour titre et les premiers crimes de ce tueur fou et sans pitié qui se nomme Blake.

L’enquête commence fort avec la découverte d’un charnier par hasard et puis bingo, encore un autre en démolissant une maison ! Jour de chance pour les flics, les voici ayant décroché la timbale et avec du pain sur la planche.

Pour ma part, j’aurais aimé un peu plus de pages dans ce roman afin de pouvoir développer un peu plus les deux personnages que sont les flics Freddy Lawrence et Victoria Fletcher, et même celui d’Henrique, le flic hidalgo qui s’immisce dans l’enquête avec des révélations percutantes comme un poids lourd reçu en pleine tronche.

Et c’est là que le bât a blessé, car si j’adore être surprise dans un thriller ou un policier, il faut tout de même que cela reste cohérent et là, à un moment donné, j’ai quand même eu vachement du mal à y croire car cela ne correspondait pas à la réalité, dans mon esprit. Trop, c’est trop.

Malgré cela, j’ai été happée par la suite, me demandant comment ça allait se terminer pour notre flic qui remontait le fil de l’enquête et pour le journaliste, auteur d’un livre, avec le mystère que venait de lui transmettre un petit vieux dans un home, avant de passer l’arme à gauche.

Et ce fut durant une scène extrêmement violente, véritable confrontation au sommet, que j’ai perdu le fil de l’histoire, l’auteur me donnant l’impression qu’à force de vouloir brouiller les cartes pour nous mystifier et nous surprendre, en faisait trop pour nous faire perdre le fil de qui était qui, au point qu’à la fin, j’avais l’esprit tout chamboulé de découvrir que ce n’était pas ce que je venais de lire qu’il s’était passé.

Vous suivez toujours ?

Si l’épilogue n’était pas nécessaire, je dirais même plus, il n’avait pas de raison d’être, pour le reste, j’ai passé un sacré moment de lecture addictive, voulant absolument savoir qui était le cannibale et comment les flics allaient l’arrêter, ou découvrir son identité.

Mon seul bémol sera pour le côté un peu trop irréel dans la résolution de l’affaire et sur l’identité du tueur.

Le Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018) , Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule.

De cauchemar et de feu, Nicolas Lebel. (Critique Défi CannibElfique).

Couverture De cauchemar et de feu

Pourquoi je l’ai choisi:

Nous étions impatientes de nous retrouver ma binomette et moi, pour une nouvelle LC spécial Lebel! Vous le savez, on s’est lancé dans cette saga à deux depuis le tout premier Merlicht, alors on ne change pas une habitude comme ça…Le number 4 sort, on se jette dessus en duo!!!!

Synopsis:

Paris, jeudi 24 mars 2016 : à quelques jours du dimanche de Pâques, le cadavre d’un homme d’une soixantaine d’années est retrouvé dans un pub parisien, une balle dans chaque genou, une troisième dans le front.À l’autopsie, on découvre sur son corps une fresque d’entrelacs celtiques et de slogans nationalistes nord-irlandais. Trois lettres barrent ses épaules : IRA.Le capitaine Mehrlicht fait la grimace. Enquêter sur un groupe terroriste irlandais en plein état d’urgence ne va pas être une partie de plaisir. D’autant que ce conflit irlandais remonte un peu.Dans ce quatrième opus, Nicolas Lebel nous entraîne sur la piste d’un un assassin pyromane, un monstre né dans les années 70 de la violence des affrontements en Irlande du Nord, qui sème incendie, chaos et mort dans son sillage, et revient aujourd’hui rallumer les feux de la discorde à travers la capitale.

Ce que j’ai ressenti:…Un feu de légende, dans un cauchemar réel…

Depuis, que j’ai découvert Monsieur Lebel, je ne peux plus me passer de ses répliques bien senties et de son personnage atypique le capitaine Merlicht! Toujours le plaisir de me plonger dans ses enquêtes qui fleurent bon les références littéraires et le goût du savoir-vivre! Je suis fan de cet auteur mais…Dans cet opus, j’ai moins retrouvé toutes les belles envolées de bons mots, j’ai cherché toute la magie qui fait que j’adore lire ses enquêtes, il m’a manqué la petite pétillance qui fait toute la différence…

-Laisse tomber, ce sont des tièdes. Je vomis les tièdes. Juste un trio de quiches! Des quiches tièdes.

Pour autant, l’auteur nous donne une enquête flamboyante, avec un travail de recherche précis et une mise en lumière d’un conflit brûlant! C’était très instructif! En plus, j’ai trouvé cela super intéressant de voir que le terrorisme peut avoir d’autres parallèles, influences et noms,  mais reste toujours  que le fanatisme religieux fait des ravages explosifs dans les esprits, et surtout, qui fait tomber bien des vies…

« Le bon combat est celui qui est engagé au nom de nos rêves. « 

Nicolas Lebel nous donne un ressenti de l’intérieur d’une cellule terroriste, il nous dévoile un jeune homme simple qui bascule…J’ai trouvé cela, très intéressant, puisque ce n’est pas un concept nébuleux d’une simple tuerie, mais tout un engrenage qui conduit à la catastrophe…Une approche donc plus intime, et un personnage qu’on voit lentement se perdre dans un éclair blanc…J’ai adoré aussi que la réalité se mélange au folklore, qu’on est, non seulement une approche politique et sociale de l’Irlande mais aussi, une légende imprégnée et furieuse, propre à ses terres…

Le Far Darrig est une créature de cauchemar et de feu.

L’équipe devra jouer avec les timing et les contrecoups pour garder un minimum de cohésion. En tout cas, je suis impatiente de lire la prochaine enquête, car il semblerait que l’osmose de groupe en est pris un coup, donc cette fin laisse présager quelques évolutions de personnages qui seront sans doute intéressant à découvrir…Pour autant, avec ma binomette, on reste plus unies que jamais, et le prochain Lebel sera sans doute lu en LC, parce que l’amitié, il n’y a que cela de vrai! (Je plussoie ! © Cannibal)

 

 

Ma note Plaisir de Lecture  7/10

 

Titre : De cauchemar et de feu

Auteur : Nicolas Lebel
Édition : Marabout (03/05/2017)

Résumé :
Paris, jeudi 24 mars 2016 : à quelques jours du dimanche de Pâques, le cadavre d’un homme d’une soixantaine d’années est retrouvé dans un pub parisien, une balle dans chaque genou, une troisième dans le front.

À l’autopsie, on découvre sur son corps une fresque d’entrelacs celtiques et de slogans nationalistes nord-irlandais. Trois lettres barrent ses épaules : IRA. Le capitaine Mehrlicht fait la grimace.

Enquêter sur un groupe terroriste irlandais en plein état d’urgence ne va pas être une partie de plaisir. D’autant que ce conflit irlandais remonte un peu.

Critique de Cannibal Lecteur : Ici!
Qui a dit que la lecture n’élevait pas l’esprit ? Et bien, j’invite tous ceux-là à ouvrir un roman de Nicolas Lebel afin de comprendre qu’il existe des lectures qui volent plus haut que certaines !

Mais pas sûr que ces gens-là comprendront… Ou alors, ça leur donnera mal à leurs petites pensées étriquées…

Lire un roman de Nicolas Lebel leur collera une migraine de puissance 10 sur l’échelle de Richter. Moi, j’adore et il ne me donne pas mal au crâne avec ses réflexions.

Son commissaire Mehrlicht n’est pas ce que l’on peut appeler un dieu grec (private joke) niveau physique. Il en est même l’opposé, lui qui ressemble à une grenouille qui se serait faite écrasée pas un camion, puis dessécher au soleil et enfin, mâchouillée ensuite par un renard…

Pourtant, c’est toujours un plaisir de retrouver ma petite grenouille fumeuse de Gitane et adepte de bons mots, ainsi que ses deux lieutenants, Latour, la jolie rousse et Dossantos, le bodybuildé adepte de séries et qui connait, pas cœur, le code pénal.

En découvrant un assassiné dans les chiottes d’un pub tenu par un irlandais à Paris, avec deux balles dans chacun des genoux, notre capitaine à la gueule chiffonnée ne pensait pas mettre les pieds dans un bordel pareil et suivre un tueur fou à la trace, suivant les cadavres, ses curieux dessins et ses inscriptions, écrites dans un sabir inconnu de notre flic de choc.

Non, « Na dean maggadh fum » n’est pas une future inscription sur les paquets de clopes. C’est du gaélique et si le conflit irlandais était loin dans votre mémoire, après lecture de ces pages hautement addictives, vous pourrez aller devant Julien Lepers et répondre à ses questions pour un champion tout en fredonnant « Ah ça IRA, ça IRA ».

Nicolas Lebel a cette fois-ci choisi de nous entraîner dans le passé, dans les années 60-70, dans une Irlande séparée, dans une Irlande déchirée, dans une Irlande du Nord en proie à l’envahisseur protestant qui n’est pas un tendre et qui a tout d’un criminel en puissance. La résistance s’organise et elle ne fera pas dans la dentelle non plus.

Alternant les sauts dans le passé et dans le temps, passant de l’Irlande d’hier au Paris d’aujourd’hui, l’auteur, avec sa verve habituelle, nous en donne pour nos sous niveau tension et les réflexions profondes de ses personnages sont aussi douces à l’esprit qu’un cappuccino crémeux l’est pour la gorge en souffrance.

Ça glisse tout seul dans ton cerveau non formaté par les médias et tu te dis qu’il y a encore des personnes qui ont un cerveau et qui savent mettre en page leurs pensées, leurs vérités, la réalité.

Du capitaine Mehrlicht pur jus, sans filtre, sans additifs, sans édulcorant et autres saloperies. Et du capitaine Mehrlicht, tu peux en fumer tant que tu veux, c’est bon pour la santé mentale ! Sauf si t’as pas de cerveau…

Maintenant, je me demande ce que le prochain opus nous réserve parce que notre « rebel » Lebel vient encore de placer la barre très haute avec une enquête qui était très bien menée, travaillée, addictive, intrigante, intéressante et qui, contrairement à ce que je pensais, n’était pas aussi simpliste que je le pensais  !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018).

Metro 2034, Dmitry Glukhovsky. Défi CannibElfique LC.

 

Couverture Métro 2034

Pourquoi je l’ai choisi:

Après l’intensité de la lecture de Metro 2033, nous étions impatientes de nous lancer dans cette suite prometteuse, avec ma Belette Binomette de lecture…

Synopsis:

La Sevastopolskaya, une des stations habitées les plus méridionales du métro moscovite, produit une grande part de l’ électricité qui alimente celui-ci. Harcelée par des monstres des tunnels sud, elle ne doit sa survie qu’au courage de ses défenseurs et à l’afflux constant de munitions en provenance de la Hanse. Cependant, la dernière caravane d’ approvisionnement n est jamais revenue de la ligne Circulaire, pas plus que les groupes de reconnaissance envoyés à sa recherche.

Ce que j’ai ressenti:…Au son de la musique, moins de peur…

Le véritable amour brise toute ta vie sans se soucier des circonstances.

L’ambiance et la Terreur, étant posé dans le premier tome, l’auteur se penche maintenant sur les humains qui se retrouvent coincés dans cet enfer. Une vision plus intime des ressentis des personnages, ce qui manquait un poil dans le premier tome, mais il n’en reste pas moins que j’ai préféré l’intensité de Metro 2033…Le Metro n’est plus le personnage principal, on a moins cet effet « oppresseur », il règne presque une flamme d’espoir dans les yeux de certains…Par contre, il reste toujours cette ouverture des réflexions qui fait que ce n’est plus seulement une saga passionnante, mais plus encore, une trilogie inspirante…

Mais la mort a ses propres motivations et elle n’aime pas ceux qui jouent avec elle.

Ici, nous avons un trio improbable qui se retrouvent ensemble et partage les péripéties des dangers souterrains. Ce ne sont pas des héros, juste des âmes en peine qui subissent leurs derniers jours à survivre ensemble, pour ne pas perdre la tête, et leurs dernières valeurs. Un homme âgé, une jeune fille et un presque damné qui essayent de sauver la dernière poignée d’humanité…Entre idéalisme et naïveté, ce trio avance avec leurs protections sommaires vers l’ultime catastrophe…

Ce n’est qu’un conte, après tout. Mais comment survivrions-nous sans contes?

Si on s’attache à Artyom dans le précédent tome, ici, on le retrouve que partiellement, au détour d’une page ou d’un virage ténébreux. Il laisse sa place de meneur, pour qu’on puisse s’attacher à Homère et ses histoires, Sacha et sa douceur, Hunter et son mystère…Ce tome 2 de la trilogie des Metro, est différent dans sa manière d’aborder cette catastrophe. Avec ce trio, il ressort une envie de transmission posthume, un élan de bien agir, le plaisir d’être unis pour une cause…Il contraste tellement du tome 1, que maintenant, je suis impatiente de lire Metro 2035, pour comprendre où Dmitry Glukhovsky, veut emmener son lecteur…

Il n’y a rien de plus précieux que la vie humaine.

Après le frisson intense de Metro 2033, Metro 2034 est une suite qui expérimente la différence entre peur et terreur avec un doux son de flûte qui enchante comme par magie, les milliers d’âmes qui restent au fin fond des tunnels. La conquête de la surface est presque un dernier espoir, mais la Cité d’Emeraude, une terre d’Eldorado qu’on espère bien fouler, après cette horrible ballade de santé avec combinaisons encombrantes et masques défaillants dans les vapeurs toxiques et la noirceur des rames moscovites…

La peur et la terreur sont deux choses bien distinctes. La peur vous donne un coup de fouet, vous oblige à agir, à faire preuve d’imagination. La terreur, elle, paralyse les membres, arrête les pensées, prive les hommes de leurs ressources.

 

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 7/10

Remerciements:

Je tiens à remercier Le livre de Poche Imaginaire pour l’envoi de ce livre! Ce fût une lecture frissonnante à souhait!

 

Titre : Métro 2034

Auteur : Dmitry Glukhovsky
Édition : Le Livre de Poche (05/04/2017)

Résumé :
La Sevastopolskaya, une des stations habitées les plus méridionales du métro moscovite, produit une grande part de l’électricité qui alimente celui-ci.

Harcelée par des monstres des tunnels sud, elle ne doit sa survie qu’au courage de ses défenseurs et à l’afflux constant de munitions en provenance de la Hanse.

Cependant, la dernière caravane d’approvisionnement n’est jamais revenue de la ligne Circulaire, pas plus que les groupes de reconnaissance envoyés à sa recherche.

Critique de Cannibal Lecteur: ICI!
On ne pourra pas dire que l’auteur ne m’a pas écouté !

Dans ma précédente chronique sur Métro 2033, je signalais qu’il était dommage que les femmes fussent si absentes du roman et dommage aussi que la quête d’Artyom ne se soit pas pas faite avec une sorte de confrérie de l’Anneau (jeu de mot avec la confrérie toute puissante de la Hanse qui se trouve sur l’Anneau du métro).

Les esprits les plus éclairés diront que lorsque ma chronique fut postée, l’auteur avait déjà depuis longtemps écrit et publié son livre… Qui sait, peut-être avait-il reçu les mêmes doléances ou a-t-il décidé de changer son AK47 d’épaule.

Dans ce tome 2, le personnage énigmatique de Hunter, le chasseur, le prédateur, l’ours croisé brièvement dans le premier tome est mis à l’honneur, ainsi que Homer, un nouveau personnage assez âgé et une jeune fille de 17 ans qui a le mérite de n’être ni une greluche chuineuse, ni une Tomb Raider.

Par contre, dans cet opus, notre personnage principal du premier qui était Artyom n’a qu’un rôle des plus secondaire et insignifiant, quasi. On aurait mis Dupont que ça serait revenu au même et là, je dois dire que j’ai râlé de ne pas le suivre dans cette aventure, même si les autres personnages développés étaient intéressants.

Leur ennemi commun ? Nous dirons que cette fois-ci, en plus des créatures bizarres qui hantent les couloirs des stations du métro moscovite, nous avons aussi une épidémie qui décime tout ceux qui en respirent ses bacilles.

Leur mission, s’ils l’acceptent ? Passez les stations contaminées par le feu ! Ou trouver un remède adéquat…

Si le lecteur n’est pas trop regardant, il passera un excellent moment de lecture car il y a peu de temps morts et quand ça cavale moins, on ne reste pas à peindre la girafe pour autant…

Là où le bât peut blesser, c’est dans le fait que notre trio de personnages (et ensuite ce sera au tour de deux duos lorsque Léonid le flûtiste entrera dans la danse) donnent l’impression de traverser les différentes stations de métro comme une fleur, avec quelques rencontres un peu dangereuses des différentes créatures qui habitent le métro, mais sensiblement plus facilement que notre pauvre Artyom !

À croire que tout le monde leur a ouvert le passage…

Si le scénario ne brille pas par son idée originale, si ça pourrait avoir des relents de blogbuster ou de films à sensations où quelques types doivent sauver le monde ou la ville (ici, des stations de métro), si on n’est pas trop exigeant, on peut passer un bon moment de lecture bien sympathique.

Il est un fait que l’auteur devait se renouveler et ne pas nous servir la même soupe qu’à l’aller et donc, exit les différentes sociétés qui peuplent les stations, leur politique, leur croyances et tout le brol qui va avec.

La philosophie est toujours présente dans les dialogues ou les pensées de nos personnages principaux qui ont de l’étoffe et du courage et je précise que ce tome peut se lire indépendamment du premier.

Un roman de SF aux émanations de fantastique, une écriture qui trace toujours sa route, une quête moins ralentie par les lourdeurs administratives, ce qui donne un rythme plus rapide à ce tome qui fait le pont entre le premier et le dernier tome de cette saga dont je me demande bien comment elle va se terminer et si Artyom reviendra dans le dernier.

Ayant beaucoup voyagé dans le noir des tunnels de métro, ayant croisé des bestioles bizarres et peu commodes, je pense remonter à la surface durant un certain temps avant de replonger avec curiosité dans le dernier tome !

 

Metro 2033, Dmitry Glukhovsky – Défi CannibElfique- LC.

Couverture Métro 2033

Pourquoi je l’ai choisi:

J’étais très curieuse de partir à la découverte d’un nouveau territoire…J’ai reçu les appels de phares , et je n’ai pu résister à l’attraction du post-apocalyptique de ce métro russe…Je suis très contente d’avoir convaincue ma binômette de se lancer dans ces tunnels, parce que seule, j’avais un peu la frousse….

Synopsis:

2033. Une guerre a décimé la planète. La surface, inha­bitable, est désor­mais livrée à des monstruo­sités mutantes. Moscou est une ville aban­don­née. Les survi­vants se sont réfu­giés dans les pro­fon­deurs du métro­politain, où ils ont tant bien que mal orga­nisé des micro­sociétés de la pénurie. Dans ce monde réduit à des stations en déli­quescence reliées par des tunnels où rôdent les dan­gers les plus insolites, le jeune Artyom entre­prend une mission qui pour­rait le conduire à sauver les derniers hommes d une menace obscure… mais aussi à se découvrir lui-même à travers les rencontres improbables qui l’attendent.

Les personnages:

C’est bien la première fois, que je me lie autant à un lieu, et pas forcément, aux personnages. Finalement, la force de ce roman, c’est que c’est le Métro lui même qui devient le personnage principal, et non pas les êtres qui crapahutent en ces tunnels…On a du mal à s’attacher à ses personnages sans élan héroïque, ils leur manquent un pointe de luminosité, même si je pense que c’est intentionnel, pour faire mieux briller ce lieu de ténèbres…C’est très original!

« L’important c’est de reste le même au fond de son cœur, ne pas renoncer, ne pas s’avilir… »

Ce que j’ai ressenti:…Une terrifiante traversée souterraine…

« Est-ce qu’un être humain qui n’a jamais vu d’étoiles peut imaginer l’infini? »

Bienvenue dans l’antichambre de l’Enfer, heu, dans le Métro russe, version post-apocalyptique!!! Comment vous dire?! Il ne fait pas bon vivre dans ses tunnels obscurs, avec l’ombre de la menace des Noirs, continuellement enfermés dans les ténèbres…Peu de place pour la rêverie, les bons sentiments et l’hospitalité…Il règne en ces lieux, une ambiance oppressante qui ne vous lâche plus! Saisissante, asphyxiante, viciée, chaque inspiration est une souffrance autant pour ses personnages que pour nous, lecteurs. Cette ballade dans ce Moscou revisité, est empreinte d’une menace sourde, presque surnaturelle, affreusement anxiogène…Tous nos sens sont aux aguets: le danger réel et irréel se glisse dans ses lignes, chaque détour est un abysse profond, chaque intersection, une angoisse supplémentaire…

« Maintenant qu’il mesurait l’ampleur de la déchéance humaine, sa foi dans les lendemains radieux s’était évanouie . »

De tous les romans dans ce genre, je crois que celui ci, se distingue vraiment par cette atmosphère plombée par cette peur ancestrale du noir, mais pas seulement le Noir, presque le Néant…Absence de lumière, de beauté, et a fortiori d’espoir… Le Metro devient le héros ténébreux, et  il nous dévoile ses pires recoins entre ses ombres monstrueuses, ses pièges nébuleux, ses inquiétantes voies, ses pires détracteurs…Ce qui m’a vraiment plu, c’est cette manière d’aborder le post-apocalyptique,  il ne reste Rien: rien à sauver, rien à valoriser, (presque plus) rien à Croire. On sent vraiment que c’est la Fin de tout, du monde mais aussi des moindres valeurs…Ici l’auteur se penche sur l’aspect spirituel de l’humain face à l’inéluctable, il nous donne matière à réfléchir sur les questions existentielles, et en même temps dresse un portrait peu reluisant de la nature humaine, la balance entre le Bien et le Mal penche affreusement d’un côté, et du coup offre un incroyable thriller d’une noirceur poisseuse…Avec cette intrigue, la claustrophobie te saisit au détour d’un rail, et elle ne te lâche plus jusqu’à la fin du voyage…

« Celui qui trouvera en lui-même assez de patience et de courage pour scruter toute sa vie les ténèbres sera le premier à y apercevoir un éclat de lumière. »

En suivant Artyom, jeune homme qui se lance dans une mission quasi suicidaire, on fait le tour des stations et des pires travers humains. Chaque voie empruntée par ce personnage, nous offre un panorama des violences  dans lequel l’Homme peut s’illustrer en tant de crise, autant psychologique que physique…En plus de l’absence de luminosité du lieu, cette excursion emprunte tous les cercles du vice et de la cruauté, se nourrit du sang et de l’incrédulité des plus faibles, et il parait, (selon une légende), qu’en creusant un peu, les Enfers seraient au centre de la Terre: on s’en approche dangereusement dans ses pages…

« Mais le diable a de ces blagues parfois! »

Un premier tome qui pose bien ses bases: On voyage dans les bas-fonds de la Russie, la philosophie prend le pas sur nos peurs les plus primales,  l’horreur rencontre un lieu parfait de perdition, on se délecte de cette tension de tous les instants…Alors bien sûr, on se jette sur la suite de ses aventures souterraines, histoire de se faire encore plus peur que nécessaire…Vite Metro 2034!

« Ce n’est pas la mort qui effraie. C’est son attente. »

Le petit plus: Le plan du Metro moscovite en couleurs! Déjà, il rend super à l’oeil, mais surtout, il est absolument nécessaire, pour cette lecture étant donné, la complexité des noms russes des stations. A chaque chapitre, on sait où l’on est, et c’est vraiment appréciable pour la visualisation de la progression…

 

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

 

Titre : Métro 2033

Auteur : Dmitry Glukhovsky
Édition : Livre de Poche (11/01/2017)

Résumé :
2014. Une guerre nucléaire a ravagé la Terre. 2033. Quelques dizaines de milliers de Moscovites survivent tant bien que mal dans le métro. Ils sont organisés en microsociétés qui habitent une ou plusieurs stations de métro, se dotent de diverses formes de gouvernement et de croyances.

Les tunnels sont laissés aux parias, aux rats et à tout ce qui rode dans les ténèbres.

Artème est l’un de ces survivants. Une menace plane de l’extérieur, sa portée est connue par quelques-uns, Artème est chargé de transmettre cette information et doit atteindre Polis – une communauté de stations qui préservent les derniers vestiges de la civilisation humaine. Il est le dernier espoir de survie de l’humanité.

Commence alors une quête homérique, une odyssée dans le métro moscovite, où il va croiser tour à tour trafiquants, mystiques, néo-nazis et leur quatrième Reich, la première brigade « interstationnale », des religieux, des sectaires.

Il baignera dans les légendes urbaines du métropolitain.

Critique de Cannibal Lecteur :
Toi qui ouvre ce livre, n’oublies pas de prendre avec toi un AK 47, des chargeurs avec des balles à profusion car dans ce monde souterrain, ce sera ta survie, mais aussi ta monnaie d’échange car les billets ne servent plus à rien, ou alors, à se torcher le cul.

Ça, c’est ce qu’il te faut si tu décides de te balader dans les tunnels du métro moscovite… On ne sait jamais qui on peut croiser dans les coursives.

Si tu désires aller prendre l’air dehors, pauvre fou, n’oublies pas d’enfiler une combinaison étanche et de te munir d’un masque à gaz ! Et d’un bazooka !

Tant que j’y suis, je te donne un conseil d’initié : si un mec commence à faire dans son froc en bégayant qu’il y a des Noirs dans le tunnel, tire à vue ! Non, ce n’est pas un acte raciste mais de survie car ces espèces de trucs n’ont rien d’humains.

Tant que vous y êtes, tirez aussi à vue sur les chiens et surtout sur les bibliothécaires ! Ces derniers sont des abominations et rien à voir avec vos livres rentrés en retard. Devant eux, un seul mot d’ordre « Fuyez, pauvres fous, mais en silence »… Ben oui, il est déconseillé d’être bruyant dans les biblios et paraît que le bruit attire ces sales trucs.

Ah, au fait, pas besoin d’abonnement du métro, votre passeport suffira et prévoyez assez bien de munitions, c’est le plus important.

Le post-apocalyptique n’est pas mon genre de prédilection, mais de temps en temps, j’aime sortir de ma zone de confort et m’encanailler ailleurs que dans des polars. Surtout quand l’idée vient de ma binôme de lecture.

Niveau angoisses, j’ai été plus que servie et je ne regarderai plus les stations de métro du même œil, dorénavant.

Après une guerre nucléaire qui a ravagé toute la terre (toute ?), les survivants se terrent dans le métro de Moscou, reproduisant à petite échelle les différentes sociétés telles qu’on les connait à grande échelle : entre les stations gouvernées par des nazis, des communistes, des Rouges, des mystiques, des tarés, des mafiosis, des commerçants, faites votre choix.

Le personnage principal, Artyom, est un jeune homme qui n’est jamais sorti de sa station et qui se voit confier une quête qui va lui faire traverser une partie du métro.

En se mettant en route, notre jeune homme, qui n’a rien d’un héros, ne sait pas qu’il va vivre sa plus fabuleuse aventure de toute sa life. Accroche tes mains à sa taille, pour pas que la chenille déraille… Et n’oublies pas de tirer à vue (et de bien viser) si jamais tu croises un truc pas net !

L’écriture est facile à suivre, agréable, elle vous entraîne dans les méandres du métro Moscovite, qui a tout d’un enfer, et heureusement qu’il y a un plan en première page, sinon, je m’y serais perdue, vu les nom des stations assez compliqué.

Là où j’ai tiqué, c’est que notre Artyom aurait pu mourir 20 fois et qu’à chaque fois, il a été tiré d’affaire pas la Providence qui a mis la bonne personne sur son chemin afin de le sauver… Bon, une fois, ça passe, deux fois, ça fait lourd, mais trois fois, faut arrêter car ça devient répétitif et moins plausible.

Autre chose que j’ai trouvée dommage, c’est que durant sa quête, les compagnons de marche d’Artyom ne fassent que de passer… Je ne dis pas qu’il fallait nous faire une fraternité de la quête de l’anneau, mais bon, j’aurais aimé voyager plus longtemps avec certains, dont Khan, et ne pas me contenter de les voir durant quelques chapitres avant qu’ils ne disparaissent en faisant pchiiitttt.

Tant que je suis dans l’énumération des petites choses qui dérangent, je me demande aussi où sont passées les femmes ?? Putain, on en croise pas des masses dans les couloirs, à croire qu’il ne reste plus que des mâles. La Nature a inversé les choses, ou alors c’est à cause de l’apocalypse, car après lecture, j’ai l’impression qu’on a 90% de bistouquettes pour 10% de nibards.

Malgré ces petits points noirs, le reste est passé comme une rame de métro sur des rails bien huilés : le voyage était intéressant, rempli de rencontres bizarres ou intéressantes, avec une bonne louche de mysticisme et d’ésotérisme, mâtiné de religions toutes plus folles les unes que les autres.

Avec quelques réflexions profondes et pas dénuées d’intérêts pour qui voudrait y réfléchir plus fort après sa lecture.

Je me suis attachée à Artyom, j’ai aimé son côté un peu adolescent, paumé, couard, pas très sûr de lui, et qui, malgré ses peurs, continue d’avancer en se tapant des kilomètres et des kilomètres de tunnels sombres de métros, avec tout les dangers qui s’y cachent, tapis dans l’ombre.

Si le début est un peu lent, s’il y a quelques passages un peu moins intéressants, je peux vous dire que les 200 dernières pages se lisent à la vitesse du TGV roulant sur des pelures de bananes ! Cours, Artyom, cours !! Mon cœur a palpité.

Alors oui, ce n’est pas de la toute grande littérature, ce n’est pas du post-apocalypse avec un message à la clé (le message est juste un peu plus long que 3 tweet de Donald), on a des moments de réflexions profondes, mais l’action ou la marche à pied sont plus présentes dans le récit que la philosophie. De plus, la succession des régimes politiques dans les stations pourraient devenir indigeste pour certains…

S’il y a du réalisme dans ce roman, il y a aussi une dose de fantastique ou de SF, à vous de voir dans quelle catégorie vous classerez le bestiaire des animaux qui ont mutés suite aux radiations nucléaires.

Un roman post-apocalypse qui n’a rien de la lecture de l’année, pourtant, j’ai apprécié la lecture, j’ai ressenti de l’effroi dans les tunnels sombres et habités par on ne sait pas trop quoi, j’ai eu de l’empathie pour ce brave Artyom, j’ai tremblé pour lui, j’ai armé ma Kalachnikov en même temps que lui et je compte bien redescendre sous terre pour les deux tomes suivants !!

Au fond de l’eau, Paula Hawkins.

Pourquoi je l’ai choisi:

Etant donné le succès retentissant de La fille du train, j’avais bien hâte de me plonger dans le nouveau livre de cette auteure qui maîtrise totalement l’art du thriller !

Synopsis:

Une semaine avant sa mort, Nel a appelé sa sœur, Julia. Qui n’a pas voulu lui répondre. Alors que le corps de Nel vient d’être retrouvé dans la rivière qui traverse Beckford, leur ville natale, Julia est effrayée à l’idée de revenir sur les lieux de son enfance. De quoi a-t-elle le plus peur ? D’affronter le prétendu suicide de sa sœur ? De s’occuper de Lena, sa nièce de quinze ans, qu’elle ne connaît pas ? Ou de faire face à un passé qu’elle a toujours fui ? Plus que tout encore, c’est peut-être la rivière qui la terrifie, ces eaux à la fois enchanteresses et mortelles, où, depuis toujours, les tragédies se succèdent.

Ce que j’ai ressenti:…Et au fond de l’eau, le Coup de Cœur…

Le bassin aux noyées, Stelphique

(Texte inédit)

Paula Hawkins s’est admirée dans le reflet de mon eau. Elle s’est tellement penchée qu’elle s’est retrouvée, immergée… La rivière de Beckford a ceci de mystérieux, c’est qu’elle s’est nourrie du sang de ces femmes, celles qui ont perdues la vie, celles qui se sont vues rappelées par le néant…Et qui mieux qu’une femme peut ressentir le flux des eaux, et entendre le cri de ses désespérées?

Je suis Le bassin aux noyées, et j’ai murmuré à cette auteure, la légende…

Je lui ai fait voir la beauté de ses lieux, avec son Vieux Moulin à proximité…Entendre le clapotis de la berge. Sentir le vertige de la falaise. Goûter son eau rafraîchissante. Toucher les algues douces…

Mais Paula Hawkins est tombée Au fond de l’eau…Elle raconte donc dans ce thriller choral, une version plus intime, plus profonde, plus sombre…Je suis tellement fier qu’elle est fait ressortir de ses pages, l’attraction de mon site, au delà même de son panorama, elle m’a rendu fascinant…En racontant sa version, elle a fait naître la peur, dissimulé l’endroit idyllique en traquenard mortel, restitué l’honneur de ses femmes…

Je suis Le bassin aux noyées, et j’ai dans mon flot, les âmes piégées de ces malheureuses…

Retenue le temps de ses 400 pages, vous aurez l’histoire de ma tragédie…Paula Hawkins a eu l’intuition, ou peut être même a t-elle entendue les voix d’outre-tombe, mais elle rend dans ses lignes avec brio, une atmosphère intrigante, les jeux de pulsion/répulsion qui régissent ce monde, la cruauté des hommes…Je lui ai donné de mon pouvoir, pour s’infiltrer dans les interstices de ces esprits tordus, devenir torrent pour attester de votre vigilance, prendre des tournants inattendus pour nourrir son intrigue, et je l’ai laissée se reposer, sur une plage de vérités…

Je suis Le bassin aux noyées, et vous allez connaître ma malédiction…

Pourrez-vous remonter à la surface?

Epilogue de Stelphique.

« Il est des personnes qui sont attirées par l’eau, des personnes qui entretiennent avec elle un rapport presque primal. Je crois en faire partie.p47 »

Avec cette lecture, je me suis laissée prendre au piège, de ses mots, de ces eaux…Entre souffle coupé, vertige et apnée, ce roman m’aura totalement imprégnée…J’ai plongé dans ce Bassin aux noyées avec délectation, me régalant des remous psychologiques et du savant coup de maître de l’auteure d’allier le jeu des mensonges et l’atmosphère vaseuse. J’ai nagé avec ses sœurs de détresse, me laissant conter leurs douleurs incommensurables…J’ai pleuré avec elles, tellement que j’en ai perdu mes moyens, et la surface m’a engloutie…Dans les eaux sombres, j’ai pourtant ressenti les rapports glaciaux entre ses personnes, vu les ombres de ses corps abandonnés au silence, saisi toutes les subtilités posées comme des galets blancs dans les profondeurs obscures du bassin…Et juste avant que le dernier souffle de mes lèvres couleur hématome me quitte, je vous crie le grand Coup de Cœur que j’ai trouvé Au fond de l’eau

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les Editions Sonatine pour l’envoi de ce livre! Ce fut une lecture envoûtante!

Elijah, Noel Boudou. WRC Dossier n°5.

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 – Par The Women’s Reading Club

 

                    Conception et idée originale : Stelphique, Mon féerique blog littéraire
                    Direction logistique: Belette, The Cannibal Lecteur
                    Direction artistique: Nathalie, Sous les pavés la page
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Rapport d’autopsie

 

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Lien vers le rapport original

Je soussigné, docteur Jack The Reader, Chef du Service de Médecine Légale; certifie avoir procédé à ce jour, en vertu de la réquisition du Cannibal Lecteur, à l’examen médico-légal du roman « Elijah » de Noël Boudou
Dossier n°05
Madame Ia Belette Cannibal Lecteur, Suite à votre réquisitoire du 22 janvier 2017, en cause j’ai l’honneur de vous faire savoir que j’accepte la mission que vous m’avez confiée.
Je jure de remplir ma mission en honneur et conscience avec exactitude et probité.
Nous avons accompli notre mission et consignons dans le présent rapport, les résultats de nos examens, observations et investigations.
Nous reprenons les éléments importants relevés au cours des examens externe et interne du roman.
Nous les commentons et tentons d’en tirer des hypothèses et/ou conclusions logiques.
Silence on autopsie un livre
Description du sujet autopsié :  Un Flamant Noir, pas rose et des traces de griffes sur du bois…
Date du crime d’édition : 27/02/2017 – corps récent !! Encore frais…
Arme du crime : Une plume qui se plante dans ton cœur.
Traumatismes :  Nombreux ! Dont un cœur et une âme en miette.
Suspects : Noël Boudou et quelques uns de ses personnages qui m’ont pris aux tripes.
Arme du crime probable : Tout est bon pour te faire souffrir
Modus operandi du crime : 222 pages (221b ?) de récit à l’état brut dont un gros pourcentage de pages violentes, comme si tout le gratin des salauds s’étaient donnés rendez-vous dans le roman de Noël.
Verdict du médecin légiste Jack ?
Putain Noël, pour un premier crime, tu fais fort ! Tu me permets de t’appeler par ton prénom puisque nous nous sommes déjà croisé dans les couloirs du Fesse Bouc. Et puis, je viens tout de même d’autopsier ton roman…
Autopsie réalisée d’une traite, sans déposer le bistouri. Addictif.
Le sujet autopsié est dur, violent, parfois même un peu trop violent, un peu trop trash, mais on sent qu’on a écrit ce bouquin avec des tripes et puis, quelles émotions dans ces pages !
Oui, la violence extrême côtoie sans vergogne la douceur la plus tendre et durant certains moments, qu’ils soient doux ou durs, on a envie de crier à son apprenti d’apporter cette foutue boite de kleenex parce qu’on a une grosse crasse dans l’œil.
Les personnages qui gravitent dans ces pages sont torturés, abîmés, lacérés et on se demande s’il y en a un qui a eu une enfance « normale », avec des parents autre que des brutes épaisses ou s’il y a autre chose que des salauds finis dans ces pages !
Heureusement qu’il y a Elijah, petit bonhomme handicapé et son frère dont nous ne saurons pas le prénom au départ.
Elijah, on l’aime de suite, on a envie d’être tendre avec lui, de le prendre sous notre aile. Et quand il s’adresse à nous dans son journal intime qui se déroule dans sa tête, on lève la tête du récit tant les émotions nous coincent la gorge.
Son frère, lui, c’est violence envers les monstres et tendresse envers son frère, sentiments opposés, qui, tel un maelström fougueux, se bousculent dans sa tête. Et pourtant, on l’aime aussi. Même s’il exagère grave avec les gens qui manquent de respect envers son petit frère handicapé.
Un roman percutant, violent, écrit au scalpel, avec des moments durs qui, selon moi, auraient pu ne pas être insérés dans le roman, mais qui, présentés ainsi, nous donnent une vision peu reluisante d’une certaine société, celle des nantis et des bobonnes qui veulent se faire défoncer la rondelle et pire, si affinités… Mais bon, tout le monde n’aime pas de sexe brutal, si ??
Mon seul bémol sera pour la violence extrême durant certaines scènes car comme on dit en Belgique « Trop is te veel » (« Trop c’est trop »), mais je pardonnerai ces erreurs ainsi que quelques clichés car Noël, de par son final, m’a mis le cœur en vrac, m’a serré la gorge et humidifiés les yeux.
Un autopsie de roman qui m’a laissé l’âme en morceaux et bon courage au légiste qui voudra reconstruire ce puzzle !
Verdict du détective Cannibal ?
Un premier roman percutant, des émotions à l’état brut, un roman écrit d’une plume qui manie aussi bien le sombre que le lumineux et qui les fait se côtoyer pour le meilleur et pour le pire, mais dieu que c’est bon !
Par contre, si un jour j’ai le bonheur de me faire dédicacer ce roman, j’assommerai ensuite Noël avec son roman pour avoir osé me faire chialer mon petit cœur d’artichaut !
Je  jure avoir rempli ma mission en honneur et conscience, avec exactitude et probité.
Jack The Reader, médecin légiste pour cette autopsie littéraire et Belette Cannibal Lecteur, consultant detective.

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Reportage de l’envoyée spéciale

 

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Journaliste à la Gazette Elfique, Stelphique fera quelques zooms sur ces comportements déviants des humains et mettra en lumière, la petite flamme qui anime pourtant ce roman très sombre qu’est Elijah de Noel Boudou…Il serait peut être temps aussi, de vous prévenir qu’une petite combinaison anti-coup, et un bouclier sont de rigueur pour découvrir ses pages….Attention, 5,4,3,2,1…Impact!!!!

Logo Psychique Elijah, ou « L’accident-miracle »…

Petit être chétif et victime avant même de naître, déformé avant même d’avoir respiré, il n’a aucune arme face à la violence du monde qui s’ouvre à lui. La noirceur il la devine, la pressent dans l’odeur de son frère qui fait tout pour lui rendre la vie moins dure…Le « Frère d’Elijah » , en se battant avec une ferveur sans faille, en lui vouant une attention continue, nous démontre que le handicap est encore source d’exclusion, de bêtise éhontée, de violence gratuite, et de soins quotidiens. Chaque minute de l’emploi du temps de ce frère dévoué,  est consacrée au bien-être de ce gamin, pour qui aucune action n’est une évidence, qui a besoin de l’attention d’autrui pour la moindre chose. Une belle leçon de vie. Ange presque sans parole, Elijah, nous livrera son petit journal intime intérieur, d’une fraîcheur agréable…

La violence conjugale où un fléau qui fragmente encore les familles…

les cycles de la violence conjugale 0

Des milliers de femmes meurent chaque jour sous les coups de son conjoint. C’est un fait. Ahurissant et implacable, mais une réalité insoutenable. Ici, Noel Boudou va explorer cette cellule, où l’homme devient monstre, la femme, victime, et les enfants, impuissants… Une famille fracassée…Dans ces deux cents pages, on subit les coups, spectateur de cette horreur qui se cache derrière les portes, terrassé par le réseau néfaste de la haine. Rien n’est épargné, à nous autres lecteurs, on aura chaque sensation, chaque blessure physique ou mentale, racontée avec une brutalité sans artifice. Le frère d’Elijah et Milo, nouveaux héros indestructibles, pour déconstruire cette toute puissance masculine, rallié à la cause féminine à leur petite échelle, duo de violence et frères de sang…. Ils foncent, poings serrés, dans ce gros tas d’immondices, et de vices de ses hommes qui ne craignent plus aucune perversion…La violence répond à la violence, mais cette fois-ci, elle est du côté des femmes et des enfants, qui sont meurtris intérieurement…

 

 Quand dans le Noir, naît la lumière…

La Terre est terre de contradiction, de Bien et de Mal, qui s’oppose parfois dans le même être…Dans le plus pur des sentiments humains, se trouve aussi une rage sans limites…En créant cet être imparfait, pétri des pires contradictions, ange déchu aux mais sanglantes, Noel Boudou nous ramène une pointe de douceur dans cet univers de ténèbres et d’horreur qui font qu’on a quelques bouffées d’oxygène d’Amour Rédempteur…Choquant, bouleversant, presque à vomir ses scènes atroces, mais il n’en reste pas moins qu’il y a une forme de lien très fort qui unit ses deux frères, qui nous renverse aussi le cœur…

Quand une elfe découvre les faits, et rien que l’effet de ces êtres humains en miettes, elle ne trouve plus les mots encore moins, les émotions pour décrire ses impressions. Mais les fées pleurent, c’est certain, sur cet état de fait et les répercussions de la violence de ces hommes haineux…

Plaidoirie de la partie civile

 


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Le brouhaha de la salle s’atténuait. Le rapport d’autopsie du médecin légiste et le témoignage de la presse avait enflammé la foule présente et le juge ne cessait de réclamer le silence afin de laisser la parole à l’avocate de la partie adverse. Droite dans sa robe, cette dernière savait que ses paroles allaient faire vendre du papier et que le peuple, allié à la cause de l’accusé, la livrerait à la vindicte populaire bien après la fin de son réquisitoire.

Elle se sentait seule mais elle se savait intègre. Alors que, le charisme et la gentillesse de l’accusé emportait l’adhésion de chacun, elle ne pouvait oublier et abandonner ses idéaux qui dictaient son choix aujourd’hui.

Elle connaissait son texte sur le bout des doigts, ses arguments étaient prêts. Tout l’amour et la tendresse que l’accusé avait pu mettre dans son texte était certes louable et extrêmement prégnant mais rien n’avait pu masquer toutes ces incohérences et ces redondances dans le texte. Rien n’avait pu lui faire oublier les lieux communs qui semblaient sourdre par toutes les pages.

Bien sûr, elle avait compris le dessein de l’accusé… Ce dernier ne souhaitait que mettre en exergue la force de l’amour et l’acceptation des différences et la femme en elle respectait cela. Son personnage principal ne faisait que chercher la rédemption et assurément, une certaine lumière s’échappait des protagonistes de l’affaire. Mais cette lumière n’avait pas adouci la noirceur et la violence extrême utilisée à outrance, ni ne l’avait empêchée de vouloir jeter ce roman au loin à plusieurs reprises afin d’éloigner d’elle toutes ce déchaînement et cette fureur. Grand mal lui en aurait fait, car elle avait une mission à accomplir. Elle n’avait pas failli.

Malgré toutes les preuves de l’innocence accumulées depuis le début du procès, elle allait tenter de déclamer son texte avec toute la conviction dont elle était capable. Elle allait dire haut et fort, mais avec indulgence car le casier de l’accusé était vierge, que ce roman n’avait pas su trouver le chemin de son cœur. Elle paraphraserait sans doute un peu, ferait quelques jeux de manches et regarderait les jurés, mais l’accusé lui-même aussi, droit dans les yeux pour leur asséner son réquisitoire.

Puis elle reprendrait sa place, attendant un verdict dont elle connaissait déjà la teneur. Le doute persistait dans le cœur du jury et lorsqu’il ne reste que le doute… on acquitte.

L’heure était venue. Elle releva la tête, inspira profondément et prit la parole…

Suréquipée, Grégoire Courtois.

Couverture Suréquipée

Pourquoi je l’ai choisi:

Quelle jolie couverture et un synopsis qui laisse pas mal de mystères…Bien sûr que je fonce à toute vitesse sur cette nouveauté Folio!!!!

Synopsis:

Lorsque la BlackJag a été mise en vente, il était évident qu’elle allait révolutionner le marché de l’automobile. Constitué uniquement de matériaux organiques, qui en font pour ainsi dire une voiture vivante, ce nouveau modèle a tout pour plaire. Le prototype qui a servi aux séances de démonstration devant la presse est aujourd’hui revenu en atelier : son propriétaire a disparu ; peut-être la BlackJag a-t-elle gardé en mémoire des éléments qui permettront de le retrouver. Écoutons-la nous raconter son histoire.

Ce que j’ai ressenti:…Emergence d’un nouveau concept…

La voiture…En voilà une possession qui n’est pas anodine pour certains êtres masculins…Prolongement de leur attribut et de leur réussite sociale, elle se doit d’être la plus féline, la plus séduisante dans ces courbes, la plus accrocheuse pour la vue. Forcement féminine, et diablement sexy… Grégoire Courtois réinvente cette attirance de l’homme envers sa voiture, dans un thriller qui flirte avec la science-fiction…

S’installer au volant de la BlackJag, c’est ronronner de plaisir à découvrir toutes les spécificités qui sont Elle, explorer de nouvelles lignes de conduites, caresser un nouveau mode de déplacement, aimer avec encore plus de passion…Nous faisons un saut dans le temps et dans les progrès génétiques, pour voir apparaître cette nouvelle génération de véhicule, Suréquipée de qualités organiques et presque vivantes, aux frontières du réel, et frôlant avec séduction toutes les notions d’éthique…Reine de la route, la BlackJag a tous les atouts pour vous séduire, hommes de peu de foi et accro aux nouvelles technologies, elle saura remplir toutes vos exigences…

A toute berzingue, le pied, enfoncé sur l’accélérateur, vous ne pourrez plus vous passez de ce rugissement de volupté qui saura vous accompagner pendant cette lecture qui fleure la sensualité, et l’enivrant danger de la conduite…Attention aux virages déviants…

Sous une forme originale de récit, on suit la route des indices qu’elle aura bien voulu enregistrer… Cette voiture Suréquipée ouvre la voie vers une réflexion consciente des potentiels de l’union entre la mécanique et la génétique, qu’il fait toujours bien d’emprunter avant le dernier voyage, cheveux au vent…

Ma note Plaisir de lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les Editions Folio pour l’envoi de ce livre! Ce fut une lecture survoltée!

Les Mystères d’Avebury, Robert Goddard.

Les mystères d'Avebury par Goddard

Les souvenirs peuvent parfois être aussi irréels que l’imagination.  

Pourquoi je l’ai choisi:

Rien que le mot Mystères avec une majuscules, ça me fait rêver…Je ne peux résister à cette très belle couverture et m’enfoncer dans cette forêt sombre….

Synopsis:

Été 1981. Un mystérieux correspondant a donné rendez-vous dans un petit village du Wiltshire à David Umber, un jeune étudiant, pour lui transmettre des informations inédites sur le sujet de sa thèse. Alors qu’il l’attend, David est témoin d’un fait divers qui va bouleverser son existence. Trois jeunes enfants qui se promenaient avec leur baby-sitter sont victimes d’une terrible agression. Un homme kidnappe Tamsin, deux ans, et s’enfuit à bord de son van. Alors qu’elle essaye de s’interposer, la petite Miranda, sept ans, est percutée par le véhicule. Tout se passe en quelques secondes. David, comme les deux autres témoins de la scène, n’a pas le temps de réagir. À peine peuvent-ils donner une vague description de l’agresseur. 

Printemps 2004, Prague. Après une histoire d’amour avortée avec la baby-sitter des enfants, David, qui a tout quitté pour refaire sa vie, est contacté par l’inspecteur Sharp, chargé à l’époque de l’enquête. Sharp lui demande de l’accompagner en Angleterre pour essayer de faire enfin la lumière sur la disparition de Tamsin. Littéralement hantés par cette affaire, les deux hommes reprennent un à un tous les faits. Bientôt, de nouvelles questions se posent sur la configuration des lieux, sur la présence des témoins, sur la personnalité des victimes. Le drame cache encore bien des secrets et ce nouvel éclairage risque fort d’être meurtrier. 

Ne voit-on jamais que ce que l’on a envie de voir ? Dans les histoires d’amour comme de meurtre, la réalité est souvent bien différente de ce qu’on aimerait qu’elle soit. À la façon de Ne le dis à personne, de Harlan Coben, le maître du thriller britannique tisse une intrigue passionnante où les rebondissements se succèdent sans répit jusqu’à la résolution finale. 

Ce que j’ai ressenti:

Les Mystères d’Avebury… Mais quelle jolie invitation pour démêler les zones d’ombres de ce village tranquille. Un village où les pierres peuvent vous entourer d’une certaine magie ancienne, mais où elles ne protègent pas les innocents…Avebury, théâtre d’un drame qui va bouleverser ses témoins pour toute leur vie…

« Tout commence, donc, dans un paysage où l’inexpliqué et l’inexplicable se confondent, où les témoignages d’un lointain passé, construit par l’homme, se rient du monde réglé et ordonné que voudrait être l’insaisissable, l’éphémère présent. »

J’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir cet auteur qui non seulement nous donne un bon thriller, mais en plus nous fait vivre une surprenante histoire familiale, et qui, en plus de cela, inclut son intrigue dans un contexte historique avec un secret à la clef…Tout un programme de bonne lecture et un page-turner incroyable! Depuis toujours, j’aime savoir les secrets, connaître les dessous de l’Histoire, ce qu’on nous cache derrière cette poudre aux yeux qu’on veut bien nous envoyer…Pour tout cela, je pense que cet auteur sera maintenant dans ma ligne de mire et prendra une plus grande place dans mon planning de lecture! Je me suis régalée autant en émotions qu’en réflexion personnelle. Jouer aux détectives historique aux côtés de Robert Goddard, c’est aussi agréable que de se réchauffer au thé So British

« Peut être qu’un ancien flic n’était jamais plus heureux que quand il posait des questions, quelles que soient les réponses qu’il obtenait. »

Avebury Wiltshire

Comment vous dire?! Cette ambiance…Cette atmosphère…Ces Mystères…Je ne voudrais pas gâcher la surprise, alors je vous le dis juste:  Quel thriller! En s’inspirant de ce Henge, l’auteur redonne de sa superbe à ce monument ancien en créant une sorte de jeu d’espace temps modulable, où les destins s’entremêlent. Il le fait vivre dans la force de ces personnages attachants, il lui souffle cet air mystérieux avec les écrits épistolaires de ce Junius, il le rend palpitant dans cette enquête et ces secrets familiaux…On déterre les pierres, autant que les damnés. Les écrits n’auront jamais été plus expressifs, même dans leur langage codé, plus mortel aussi…Entre faux-semblants et usage de faux, l’ombre devra user de toutes ses qualités pour faire toute la lumière sur cet événement qui a changé radicalement sa vie…

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les Editions Sonatine pour l’envoi de ce livre! Ce fut une lecture très intéressante!

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