Vox, Christina Dalcher.


Synopsis:

Jean McClellan est docteure en neurosciences. Elle a passé sa vie dans un laboratoire de recherches, loin des mouvements protestataires qui ont enflammé son pays. Mais, désormais, même si elle le voulait, impossible de s’exprimer : comme toutes les femmes, elle est condamnée à un silence forcé, limitée à un quota de 100 mots par jour. En effet, le nouveau gouvernement en place, constitué d’un groupe fondamentaliste, a décidé d’abattre la figure de la femme moderne. Pourtant, quand le frère du Président fait une attaque, Jean est appelée à la rescousse. La récompense ? La possibilité de s’affranchir – et sa fille avec elle – de son quota de mots. Mais ce qu’elle va découvrir alors qu’elle recouvre la parole pourrait bien la laisser définitivement sans voix…
Christina Dalcher nous offre avec Vox un roman dystopique glaçant qui rend hommage au pouvoir des mots et du langage.


Ce que j’ai ressenti:

❌Bavarde, je serai…❌

Dis, et toi si on t’enlevait tes mots? Tu ferais quoi, dis? Tu ferais quoi? J’ai besoin fou d’entendre des phrases, après cette lecture…Tu ferais quoi si tu n’en avais plus qu’une poignée de mots par jour? ❌100 mots❌…Dis, tu serais malade toi, si tu n’avais plus voix au chapitre, plus de voie à tracer, plus de mots à lire, dis? Tu rejoindrais le mouvement Vo❌?!

Ce soir, laissons le silence tout recouvrir.

Parce que le thème m’a de suite interpellée et que c’est avec une certaine curiosité que j’ai vu, des femmes, apparaître sur la toile avec des ❌ sur la bouche, que je me suis précipitée vers ce livre. C’est vrai que je ne suis pas très bavarde, mais bon, là j’aurai presque envie de hurler de bien gros mots…Car voir, dans ce roman, ces femmes sans mots, sans voix, sans libertés, il me vient des mots-colères en bouche, qu’un compteur ne saurai arrêter…

Alors calme-toi maintenant, et réfléchis à ce que tu dois faire pour rester libre.

❌Attentive, je deviendrai…❌

Ce qu’il y a de génial avec les romans Dystopie, c’est leur force, l’intention prioritaire de nous faire réagir en tant que lecteurs, de nous mettre face à une situation dérangeante. Vo❌ est de cette trempe là. Dérangeant. Très dérangeant. Je dirai même révoltant. Tout comme l’héroïne, Jean McClellan, on ne voit pas toujours le moment de basculement, entre ce qu’il y avait « avant » et « l’après », le point-clef de l’histoire où on nous enlève un droit. Avec cette idée puissante d’entrave à la parole, on aborde dans ses pages, le milieu des neurosciences et de la linguistique, mais surtout un possible futur, où les femmes subiraient un patriarcat asphyxiant. C’est une lecture très intense, qui hérisse les poils, et qui ne peut laisser insensible. Pas seulement pour son côté « féministe », mais pour prendre conscience que l’avidité du pouvoir peut mener aux pires folies.

Tu ne peux pas t’opposer à ce que tu ne vois pas venir.

❌En parler, ça ne tue pas…❌

J’ai été agréablement surprise et j’ai passé un bon moment avec VoX. Pour autant, si je trouve l’idée de départ géniale et que je comprends l’urgence de l’auteure à nous sensibiliser sur des problèmes de sociétés, il y a quelques bémols dans cette intrigue. Je regrette cette fin un poil expéditive et un manque de profondeur dans certains personnages. Je finis sur une note légèrement fade en bouche, parce que j’avais beaucoup d’attentes, mais je retiens la belle originalité de cette histoire. Et puis, j’ai encore la chance de lire et de vous en parler, et c’est tout ce qui m’importe après une telle lecture alarmante…De faire entendre ma VoX...

« Qu’est-ce que tu ferais pour rester libre, Jacko? Parce que là, moi je ferai n’importe quoi. »

Ma note Plaisir de Lecture 8/10.

La Daronne, Hannelore Cayre.


Synopsis:

Patience Portefeux, 53 ans, deux filles, un chien, un fiancé flic et une vieille mère en EHPAD. Patience trime, Patience est traductrice de l’arabe pour le ministère de la Justice. Des milliers d’heures à transcrire des écoutes entre petits dealers et grands bandits. Puis Patience franchit la ligne jaune : elle détourne une montagne de cannabis issue d’un Go Fast. Sans culpabilité ni effroi. Simplement une petite entorse morale. Et encore.

Et Patience devient la Daronne.

GRAND PRIX DE LITTÉRATURE POLICIÈRE

PRIX LE POINT DU POLAR EUROPÉEN


Ce que j’ai ressenti:

▪️L’histoire d’un karma…

« Pour nous, vous n’existez même pas. »

Pour le ministère de la Justice, elle n’existe pas. Traductrice de l’ombre, payée au noir, elle retranscrit de l’arabe au français, les conversations téléphoniques des dealers. Elle, c’est Patience Portefeux. Veuve éplorée , Mère débordée et Fille ingrate, mais c’est surtout une femme de cinquante ans, qui n’arrive pas à joindre les deux bouts, qui subit son karma de descendance véreuse et qui un jour, à force de pression, devient une dealeuse de cannabis. Elle se fait reine d’un réseau de drogue, grâce à sa faculté d’écoute. Elle, c’est la Daronne. Elle n’existe pas pour le ministère mais heureusement pour nous, lecteurs, Elle devient une figure incontournable dans le monde du polar. Et on adore sa langue bien pendue!

-Dans l’immeuble nous appeler vous le fantôme. Mais vous moins fantôme qu’avant. Beaucoup moins. 

▪️Une collectionneuse atypique.

Petite fille, c’était la collectionneuse de feux d’artifices…Avec sa sensibilité particulière, elle se met à goûter les saveurs de la misère mais, depuis quelque temps, sa vie devient une telle galère, son avenir un tel néant, qu’elle en est réduite à son âge, à collectionner surtout les emmerdes. Mais le feu de son caractère l’emporte sur un éventuel apitoiement. Et nous lecteurs, nous avons la chance de voir ses explosions d’humeur et d’humour, son point de vue acéré et sa colère face aux incohérences du système politique et social de la France. Et nous aussi, on devient collectionneurs de ses feux de fureur, de ses feux de détresse, de ses feux de compassion, de ses feux de couleurs et d’émotions qui illumine ce polar noir.

« Collectionner les feux d’artifices, et bien ça serait comme être au centre d’un gang bang géant avec tout l’univers.« 

▪️Les couleurs de l’Endless Summer.

La Daronne goûte donc au risque brun, au blanchiment d’argent et à la couleur effacée de l’honnêteté. Si vous ne deviez lire qu’un roman cet été, pensez à celui ci! Il est court, impactant, efficace. En à peine 175 pages, il nous encanaille à passer la ligne jaune, le temps d’une lecture! C’était une chouette découverte, un polar aux mille couleurs et aux saveurs amères et pourtant, il y avait une belle palette d’émotions qui font de cette histoire surprenante et audacieuse, un pur moment de délice!

On devrait carrément manger de l’argent, le hacher et en faire un complément alimentaire de luxe, comme la gélée royale me suis-je dit en me faisant rire toute seule. 

Ma note Plaisir de Lecture 9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Léatouchbook ainsi que  les éditions Points de leur confiance. Merci pour l’envoi de ce colis Découvrez Toutes les Couleurs du Noir. Je suis ravie de soutenir la couleur Rose et les romans noirs.

Le cercle Points - Créateurs de lecteurs

 

Circé, Madeline Miller.


Synopsis:

Fruit des amours d’un dieu et d’une mortelle, Circé la nymphe grandit parmi les divinités de l’Olympe. Mais son caractère étonne. Détonne. On la dit sorcière, parce qu’elle aime changer les choses. Plus humaine que céleste, parce qu’elle est sensible. En l’exilant sur une île déserte, comme le fut jadis Prométhée pour avoir trop aimé les hommes, ses pairs ne lui ont-ils pas plutôt rendu service ? Là, l’immortelle peut choisir qui elle est. Demi-déesse, certes, mais femme avant tout. Puissante, libre, amoureuse…


Ce que j’ai ressenti:

▪️Circé, femme d’action.

« Quand je suis née, le mot désignant ce que j’étais n’existait pas. »

❤ Circé ❤ . Pas un seul mot pour la désigner, mais plusieurs: Nymphe, Déesse, Magicienne, Sorcière. Tant de féminité et de pouvoir dans cette figure de la mythologie, qu’elle en devient éblouissante. Une héroïne moderne dans un univers de dieux impitoyables et d’hommes assoiffés d’aventures, qui se réinvente et prends en main son destin. Une femme forte, courageuse qui fera plier rien de moins qu’un dieu, un monstre invincible et toute une palanquée d’hommes avides, à la seule force de sa volonté. Circé la rebelle, ne veut pas de ce monde où les dieux déterminent la destinée des mortels, dictent la conduite des demi-divinités, imposent leurs caprices. Circé veut un monde où elle aurait une place, une fonction et elle travaillera à cela, jour et nuit s’il le faut, pour être une Pharmakis. Admirable Circé. Quand je vous le dis, une femme éblouissante…Forte, moderne, éternelle…

Je pensai: Je ne pourrai pas supporter ce monde un instant de plus.
Alors fabriques-en un autre, mon enfant.

▪️Circé ou le pouvoir des fleurs.

Rien qu’avec cette magnifique couverture de chez Pocket, on saisit déjà toute l’importance des fleurs dans cette histoire. En plus, pour ne rien gâcher, il sort au mois de mai, le moment où la nature sort ses plus beaux trésors de terre, et nous inonde de parfums et de couleurs. J’ai pris le temps de lire Circé, beaucoup de temps et de plaisir, à lire et à relire des passages. Durant tout le mois de mai, j’ai redécouvert le charme de l’Odyssée et me suis délectée de cette histoire mythologique revisitée et je n’aurai jamais imaginé meilleur moment pour cette lecture, pour être encore plus dans l’ambiance de ce roman. Une lecture donc au plus proche de l’environnement, entre contemplation et pouvoir magique. Je dirai même envoûtante comme si dans ces lignes, les sortilèges et le pouvoir de la poésie de Madeline Miller, m’avait ensorcelée…Un roman d’aventures et de passions! Un roman aussi qui résonne féministe et prône plus de bienveillance. Circé, ce n’est pas qu’une jolie fleur dans un coin d’histoire, c’est une magicienne audacieuse avec de l’empathie, une mère protectrice, une amante passionnée, une sorcière redoutable, une femme libre. Pour les siens et pour ses choix, elle n’hésite pas défier les dieux, inventer mille sorts, communiquer avec la faune et la flore, risquer sa propre vie…Une fleur qui s’épanouit à force de courage et d’amour, de confiance et de sérénité, Circé, la mauvaise graine, se révèle être la plus éclatante des éclosions de ce mois de mai.

« Il est difficile de décrire ce qui arriva ensuite. Une certitude monta dans les profondeurs de mes veines: elle murmurait que la force de ses fleurs résidait dans leur sève, qui transformerait n’importe quelle créature en son moi véritable. »

 

▪️Circé, une héroïne à découvrir ou redécouvrir.

Madeline Miller nous embarque au cœur de la mythologie grecque, dans les mondanités de l’Olympe, et autres secrets divins. En faisant rejaillir cette belle Circé, on est pris dans les flots des rivalités tragiques, on plonge dans les amours interdits, on nage dans le bonheur de voir revivre toutes ses figures d’un temps passé. Circé n’est pas seulement la femme qui transforme des hommes en porcs, non, elle est une puissante sorcière et une femme inspirante, à l’heure de nos jours. Il m’a été difficile de la quitter, de tourner la dernière page du livre, de poser mon ressenti, tellement j’ai été touchée par cette lecture. Circé est un coup de foudre, un coup de cœur et sans doute, une de mes héroïnes préférées à l’heure actuelle. Mon cœur s’est ouvert pour Circé, et je la garderai, à jamais, dans le jardin de mon imagination.

Y a-t-il un moment où un cœur s’ouvre?

 

Ma note Plaisir de Lecture 10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Emmanuelle ainsi que les éditions Pocket pour l’envoi de ce livre! Quel coup de cœur!

L’instant d’une vie, Sylvie Schenk.


Synopsis:

Dans l’Europe d’après-guerre, un amour impossible entre France et Allemagne… Un très beau roman d’émancipation féminine.
L’Instant d’une vie, c’est l’histoire de Louise. 
Née dans un petit village des Alpes au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Louise a dix-huit ans lorsqu’elle part s’installer à Lyon, où elle rencontre Henri, pianiste de jazz. Mais, après quelques mois d’amour, Henri et Louise se séparent : Henri, fils de résistants fusillés par les Allemands, reproche à Louise sa naïveté et son manque d’engagement politique.
L’été suivant, Louise se rapproche de Johann, étudiant allemand qu’elle décide de suivre dans son pays. Peu à peu, alors que la vie défile, mariage, années d’enseignements, enfants, décès, Louise est rattrapée par l’Histoire. Son mari parti enterrer son père, elle découvre dans la bibliothèque de son beau-père des livres qui portent le nom du père d’Henri… 
Un beau roman sur l’identité et le sentiment d’appartenance, l’enfance et ses blessures, et le poids du silence dans l’Allemagne de la fin du 20e siècle.


Ce que j’ai ressenti:

  • Quand je découvre l’originalité du Tu, comme pour mieux t’embarquer…

Tu pensais que cette lecture serait douce et sereine comme le bleu de la couverture, et ô combien tu t’es trompée…Parce que tu n’avais pas vu derrière la douceur de la vague de l’enfance, les ravages des premiers amours. Tu n’avais pas compris que les amitiés troubles pouvaient te bousculer plus que ce que tu pouvais imaginer. Mais tu as vu que le temps te rend plus lucide et que la vie réserve bien des surprises…Tu as regardé des jeunes s’éveiller à l’Amour, à la politique, à l’Histoire, à la musique. Et tu as été émue de l’instant d’une vie, des instants de leurs vies, de l’intensité de la vie.

« Ce qui ne trouve pas d’écho en toi n’existe pas pour toi, te dit-elle. »

  • Ouvre tes yeux, Louise…

Louise nous partage sa vie, et dans ces observations, nous dévoile un peu du climat social juste après la Seconde Guerre Mondiale. La place de la femme, surtout, et les débuts de son émancipation. Les tensions sourdes entre la France et l’Allemagne. Les rêves de la jeunesse. Et cette jeune fille, naïve et ignorante de ce poids du passé, qui se jette dans les grandes eaux de l’amour. Et si le début nous parait bien tendre, au fur et à mesure, de son expérience et de ses choix, elle nous partage toutes les difficultés et le déchirement de cette nouvelle vie.

« Il répond qu’on doit réaliser ses rêves, sinon les désirs les plus intimes restent prisonniers à l’intérieur de nous comme un tumeur à l’estomac. » 

  • L’amour n’a pas de frontières…

Une vie, ce sont des instants, et l’instant d’une vie passe tellement vite…Heureusement, il y a l’amour qui dépasse les frontières, les préjugés, les conflits, et les mentalités. Heureusement… Sylvie Schenk nous donne un roman émouvant entre introspection et tendresse, et c’est un instant de lecture doux/amer qui donne matière à réfléchir, sur les conséquences de l’Histoire. Il y a de la fraîcheur et de la poésie dans ses instantanés, mais aussi de cruelles réalités, des souffrances qui suintent encore sous les sourires de ce groupe de jeunes. J’ai été très touchée par la sensibilité de cette auteure et la façon singulière de nous décrire, un amour qui éclot juste après, une grande guerre.

« Doit-on aimer? L’amour est-il un phénomène de civilisation? »

 

 

Ma note Plaisir de Lecture 8/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Slatkine et Compagnie pour leur confiance et l’envoi de ce livre.

L’Outil et les Papillons, Dmitri Lipskerov

outil


Synopsis:

“ Arséni Andréiévitch, nu comme un ver, constata sans équivoque que l’organe le plus important du corps masculin manquait à son reflet. ”

Un beau matin, l’honorable Arseni Andréiévitch Iratov, célèbre architecte de cinquante ans dont le parcours rappelle celui d’un Rastignac soviétique, se réveille pour découvrir qu’il n’a plus de sexe. L’outil le plus essentiel de son anatomie a tout simplement disparu, ne laissant qu’une fente sur un bas-ventre désormais lisse. L’organe perdu réapparaît dans un petit village, où vivent une gamine de treize ans et sa grand-mère alcoolique. Le pénis a pris l’apparence d’un gnome, qui se transforme rapidement en beau jeune homme au visage angélique. La jeune fille décide de le garder comme animal domestique, avant d’en tomber amoureuse, de lui donner un nom français (Eugène) et de l’aider à réaliser son rêve: retrouver son propriétaire Iratov. Avec L’Outil et les Papillons, Dmitri Lipskerov entraîne le lecteur dans un carnaval fantastique échevelé, démoniaque et absurde, une variation hilarante sur Le Nez de Gogol.


Ce que j’ai ressenti:

  • Un seul outil vous manque…Et tout est dépeuplé.

Car à y perdre cette partie là de l’anatomie masculine, Arseni Andreiévitch ne pensait pas qu’il vivrait un tel drame! Mais le pire, c’est que ce manque parait épidémique… Imaginez un peu, un avenir sans testostérone et voyez, l’envol des perspectives…

Mais si en plus, les gnomes s’invitent et prennent la place dans les branle-bas des rendez-vous amoureux, que les diamants reluisent dans les ombres et que la guimauve n’adoucit plus les mœurs, il va en rester quoi de notre monde? Dmitri Lipskerov joue les tailleurs d’anatomie et fait danser les papillons, dans une histoire sucrée/salée aux allures de science-fiction.

-À quelque chose malheur est bon.

  • Une fable délicieuse…

Cette lecture est une friandise, tant par son originalité détonante, que par son absurdité délicieuse. Elle se fait poésie, et parfois délicatesse, comme une aile de papillon posée sur une peau. Et pourtant, c’est bel et bien une fantaisie presque démoniaque qui vient s’inviter dans ces pages! Cette petite pointe de provocation envers cette absence incongrue de sexe masculin, vient gratter quelque peu les clichés de notre société, et la féminité de fleurir avec panache. J’ai trouvé que l’auteur avait une perspicacité bien sentie et une plume rafraîchissante. Derrière un humour complètement décalé, il nous donne à réfléchir sous couvert de fantaisie, sur les modes de vies, l’histoire et les influences de la Russie.

Nous venons dans ce monde pour devenir meilleurs.

  • Un petit OLNI follement pétillant.

J’ai vraiment adoré ce mélange des genres entre contemporain, réécriture et dystopie. C’est à découvrir! Inclassable, intelligent, sensible et hilarant, c’était vraiment un chouette moment de lecture! J’avais vraiment été attirée par cette jolie couverture, et je ne regrette pas cette virée dans Moscou, grâce  cette histoire déjantée. Je suis conquise. Et ce final, tout en finesse et en poésie, c’était génial…En bref, une belle découverte!

-Je ne veux pas que tu gâches ta vie à t’occuper de ma folie!

 

Ma note Plaisir de Lecture 8/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Babelio ainsi que les éditions Agullo de leur confiance et l’envoi de ce livre.

Babelio

Des Hommes en Noir, Santiago Gamboa


Synopsis:

Le gamin perché dans son arbre a tout vu. Les trois véhicules aux vitres teintées attaqués à l’arme lourde, la riposte, les hommes qui tombent sous les balles, l’arrivée d’un hélicoptère qui évacue les passagers, deux femmes et un homme en noir. Le lendemain, la route a été nettoyée. Plus de cadavre, aucune trace de balles.
Le récit du gamin est pris au sérieux à Bogotá par Edilson Jutsiñamuy, le procureur d’origine indienne. Il demande de l’aide à une journaliste d’investigation, Julieta, qui part sur place avec son assistante Johana, une ex-guérillera des FARC. Leur enquête va dévoiler une inquiétante histoire entre la Colombie, le Brésil et la Guyane française, au coeur des puissantes Églises évangéliques qui ont envahi l’Amérique latine. La violence qui subsiste encore dans les bas-fonds de la société est prompte à jaillir et les enfants perdus, vestiges des histoires dramatiques que la fin de la guerre civile a révélées, n’ont pas fini de payer les pots cassés.
Sur cette toile de fond, l’auteur construit une intrigue musclée et spirituelle, avec une ironie et un humour dévastateurs, et deux héroïnes fortes, tendres et presque incorruptibles.
Un formidable polar dans les montagnes couvertes de jungle d’un pays magnifique.


Ce que j’ai ressenti:

▪️Passion Gamboa.

J’adore cet auteur. Je dirai même que je suis tombée « amoureuse » de sa plume, tellement il a de passion et d’humanité, dans ses écrits. Et la passion alliée à la poésie, je ne pouvais que succomber. Forcément…Il maîtrise les mots, enjolive les récits,  joue avec la petite touche de lumière dans cette noirceur…A chaque lecture, il me renverse…Depuis que je l’ai découvert, avec ce roman fabuleux Retourner dans l’obscure vallée, il fait partie de mes auteurs préférés. Tout simplement, je l’adore parce que je sais qu’il a cette énergie puissante qui va directement me toucher au cœur. Et voilà, qu’il arrive en avril, avec un nouveau polar noir, au cœur d’une Colombie, ravagée de violence. Des hommes en noir. J’étais évidemment très impatiente de le découvrir…Et parce qu’il y aura toujours en ce monde, de l’amour et du silence, du désamour et de la souffrance, de l’abandon et des blessures, il y aura toujours des auteurs pour sublimer ses émotions. Santiago Gamboa, fait cela, à merveille. Ses polars sont d’une intensité folle, et cette virée en Amérique Latine, va nous plonger dans une sombre histoire de pouvoir, au sein des Eglises évangéliques.

En regardant le ciel, vous voyez des étoiles, vous les trouvez belles, mais moi je n’y vois que des blessures qui fourmillent et brillent, des brûlures au visage, des eczémas, des cicatrices, les miennes et celles des autres.

▪️Et un jour, un enfant…

Perché dans un arbre, un enfant assiste à une scène de carnage. Une scène, comme il y en a tant malheureusement trop, dans ce pays, coincé entre un passé de guerre civile et un présent dramatique de corruption. Un enfant perdu, orphelin, comme il y en a tant aussi dans ses rues, certains cachés dans les manguiers et d’autres, oubliés sur un banc…Santiago Gamboa nous parle de cette jeunesse soumise aux vents impétueux, victime de solitude, témoin des pires atrocités, arrachée à l’innocence parce que le contexte politique et social ne leur permet pas une enfance tranquille. Avec ce nouveau roman, il nous conte avec brio, ses vies tourmentées, ces enfants égarés et ces adultes qui se cherchent…La religion et le charisme d’un pasteur peuvent, peut être, les sauver, voire montrer un nouveau chemin de guérison…Mais si, dans la foi, certains s’y retrouvent, d’autres s’y perdent également…Ces nouvelles branches du christianisme n’ont pas fini de plier sous le poids des personnes aux mauvaises intentions ou briller à  l’aube d’un espoir éclatant…Alors sang ou lumière, au bout du chemin? Haine ou rédemption, à la fin du discours? C’est ce qu’il vous reste à découvrir…

Tout dans ce monde prodigieux est fait de paroles et c’est la seule façon de comprendre, d’aimer ou de haïr.

▪️Des hommes en noir et des femmes lumineuses…

J’ai beaucoup apprécié de lire des héroïnes fortes et étonnantes dans ce nouveau roman. Julieta, Johanna, Wendy sont les atouts charme et elles ont, quelque chose de fascinant dans leurs failles, qui les rendent attachantes. Même écorchées, elles ont à coeur, de porter aux nues, la vérité et les valeurs du journalisme. Pendant ce temps, Des hommes en Noir, descendent toujours plus bas, dégringolent dans la violence et la corruption, sèment le trouble et le chaos, et font disparaître des scènes de crimes…

En bref, j’ai été, une fois de plus transportée par ce conteur hors pair. Une histoire noire et palpitante, pour mieux comprendre un pays, une vocation et, les humains, dans toutes leurs contradictions et leurs splendeurs. Certains passages sont magnifiques, et rien que pour le plaisir, je lis et relis ces moments de poésie incroyable…Fabuleux Santiago Gamboa. Encore, une fois, j’ai des étoiles plein les yeux…

Les amies écrivirent des phrases sur la vie, des idées optimistes et des vœux d’avenir.

 

Ma note Plaisir de Lecture 9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Métailié de leur confiance et pour l’envoi de ce livre.

 

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Son vrai visage, Karin Slaughter


Synopsis: 

Le métier de Laura consiste à soigner les troubles de la parole. Dans sa profession, elle est reconnue et admirée. Elle a pourtant plus de difficultés quand il s’agit de faire parler sa fille de trente ans, qui semble collectionner les échecs en tout genre. Il aura suffi qu’elle l’invite au restaurant pour avoir une vraie discussion mère-fille, Il aura suffi qu’un gamin armé entre en scène, Il aura suffi d’un unique coup de couteau, Pour que tout bascule. Andy vient de voir sa mère tuer un homme. Sans une once d’hésitation. Efficace. Calme. Andy vient de comprendre que sa mère n’est peut-être pas celle qu’elle prétend. Et, maintenant que les masques tombent, la voix de ces deux femmes pourrait bien ne plus jamais se faire entendre.


Ce que j’ai ressenti:

  • Par amour, rien n’est impossible…

Laura est la mère parfaite. Andy, sa fille, est un peu dépassée par la vie. Une discussion mère/fille s’engage alors, autour d’un repas, pour qu’enfin Andy vole de ses propres ailes et prenne son destin en main…Sauf que l’inattendu se produit, et le vernis de la mère parfaite se fissure, quand d’un geste assuré, elle tue ce jeune fou furieux, venu de nulle part, pour sauver sa fille. Elle tue sans aucune émotion. Le pire étant dans ses yeux: le néant. Andy voit enfin Son Vrai Visage. Le visage d’une personne qu’elle ne connaît pas. Alors Mère? Héroïne? Menteuse? Tueuse? Qui est vraiment cette femme, capable d’ôter une vie, sans rien laisser paraître, capable de s’interposer avec une assurance démesurée devant une arme braquée, pour sauver sa fille?

« Nous sommes tous deux sur cette terre depuis assez longtemps pour savoir que la vérité est sujette à interprétation. »

  • Par amour… Par amour…C’est tout ce que tu as pu dire…

Karin Slaughter parle d’amour dans son nouveau thriller! Et entre frisson et désir, il y a la passion. Cette forme d’amour tellement intense qu’elle en devient destructrice, ravageuse, violente. A un tel point d’amour, que la personne se perd dans l’autre, dépend de l’autre, devient son ombre, pour ne plus qu’exister aux seuls yeux, de l’être aimé. Et en trente ans, comme il peut changer une personne…De 1986 à 2018, ce thriller nous transperce au cœur. De secrets inavouables aux talents cachés, c’est tout une vie qui explose en mille morceaux, et qu’une fille tente de recoller, au péril de sa vie. Jusqu’où peut-on aller par amour? C’est tout le coeur du roman de Karin Slaughter. De la passion au bout des doigts aux bouleversements corporels, de l’emprise au charme, de la dépendance à la manipulation, de la tendresse à la haine, la richesse de ses sentiments contradictoires et pour autant complémentaires, n’a pas fini de nous émouvoir, et dans ce livre de plus de 500 pages, les vertiges sont époustouflants!

Chaque parcelle de moi est tienne.

  • Tel un yoyo…

Karin Slaughter joue avec nos nerfs, nos cœurs, nos émotions dans une course poursuite effrénée. Quel rythme! Avec son intrigue qu’elle déroule d’un geste du poignet, elle nous envoie valser du passé au présent, avec une élégance maîtrisée, au plus près d’un homme dangereux, mais ramène d’un coup sec, avec brio, tous les éclats d’une femme résiliente, sur un petit air de Classique grandiose. La manipulation par le talent d’écriture, et le charme opère, jusqu’au point final. J’ai adoré cette interprétation de la relation mère/fille, toutes les petites nuances dans les manières d’aimer, les petites piques bien plantées, les jeux dangereux et les scènes presque palpitantes qui se déroulent sous nos yeux… J’ai passé un super moment de lecture, et heureuse d’avoir vu Son vrai visage!

Elle avait toujours cru -avec véhémence, avec grande conviction-que l’unique moyen de changer le monde était de le détruire. 

 

 

Ma note Plaisir de Lecture 9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Babelio et les éditions Harper Colins France pour leur confiance et l’envoi de ce livre!

BabelioHARPERCOLLINS

 

Sombre avec moi, Chris Brookmyre.

Sombre avec moi par Brookmyre


Synopsis: 

Une femme fait face à ses juges. Pour le public, c’est un monstre.
Diana Jager n’est pas la reine de l’empathie, mais c’est une chirurgienne douée et respectée. Sous le nom de Scalpelgirl, elle dénonce le sexisme échevelé du milieu hospitalier dans un blog féroce et s’est réfugiée à Inverness, dans le nord de l’Écosse, pour échapper aux menaces des trolls qui ont dévoilé son identité.
Alors qu’elle désespérait de trouver l’amour, elle rencontre Peter et se marie très vite. Six mois plus tard, on retrouve la voiture de Peter au fond des Chutes de la Veuve, par un soir glacial. Fin du conte de fées.
La police s’étonne du peu de chagrin de cette jeune veuve, la sœur du disparu charge un journaliste à la réputation sulfureuse, Jack Parlabane, de mener une enquête, tandis que le docteur Jager raconte sa propre descente aux enfers : trois voix qui resserrent l’étau à chaque chapitre et vous clouent à la page.
Brookmyre construit une intrigue bluffante et pleine de twists, un thriller psychologique intense où le plaisir du suspense ne nuit ni aux personnages ni à la profondeur des thèmes abordés – et qui peut même être drôle. Ne faites jamais confiance à un auteur de polars.


Ce que j’ai ressenti: Un machiavélique thriller…

Quand ils ne sont pas dans la lumière, les monstres surgissent, et d’une voix douce, te murmure à l’oreille : « Sombre avec moi« …Parce qu’on ne sait jamais, d’où ils vont surgir: de la sphère familiale, ou au cœur de la société voire dans les méandres du net, ils nous surprennent et osent prendre plusieurs formes. Ils osent, oui, ils osent te déstabiliser, et même te sourire…Ou te soustraire à la lumière… »Sombre avec moi« …

Chris Brookmyre nous entraîne au fond d’une rivière, dans un thriller psychologique intense, ou les abominations ont lieux sous les surfaces. En près de 500 pages, il m’a bluffée par sa maîtrise jusqu’au final, la force de ses impacts, l’énergie puissante qu’il se dégage de ce petit pavé noir. Je l’ai refermé complètement sonnée, et très surprise! En cela, je pense que l’auteur a relevé haut la main son pari, avec cette nouvelle enquête de Jack Parlabane. Une réussite!

« Tout le monde a ses limites, une tolérance à la frustration au-delà de laquelle notre maîtrise de soi se fissure. »

Sans parler de la trame, et de peur de trop en dévoiler aussi, parce que c’est toujours extrêmement délicat de parler d’un thriller psychologique, j’aimerai vous parler de ce qui m’a le plus plu dans cette lecture:

  • Tout d’abord, le personnage principal. Diana Jager est une femme forte. Très forte. Elle ne s’en laisse pas compter et se fait une place de choix à la hauteur de ses ambitions, aux dépens de sa vie privée. Et ça ne plaît pas à tout le monde, cette nana qui dit haut et fort ce qu’elle pense! Tout à tour, monstre, abomination, victime, fragile, amoureuse, étonnante, admirée, détestée, condamnée, coupable…Au lecteur de trancher.

-Personne ne me voit jamais venir.

Chirurgienne reconnue mais aussi blogueuse controversée, Diana n’hésite pas à tailler dans les chairs ou les préjugés sexistes, à coup de scalpels. Et ça gratte bien, là où ça fait mal, et rien que pour cette audace, j’ai accroché dès les premières pages! L’auteur envoie des réflexions bien senties sur une réalité encore trouble de ces femmes qui réussissent et sont confrontées aux préjugés d’une société encore coincée dans un héritage patriarcal tenace… J’ai adoré  que l’auteur glisse au milieu de cette tension survoltée, le ressenti de cette femme. C’est à mon sens, la partie la plus intéressante, puisque on est de l’ordre de l’intime et de l’émotionnel, mais que l’auteur contrebalance brillamment, avec les points de vue plus extérieurs et les avancées de ce journaliste.

« Ils sont à peu près capables de concevoir un crime passionnel, un moment de folie. Mais une femme intelligente, calculatrice, à même de mettre au point un plan élaboré et perfide, est une éventualité bien plus choquante. »

  • Ensuite, j’ai beaucoup aimé que ce thriller soit actuel, dans l’air du temps, à l’ère des réseaux sociaux et de ses nouveaux dangers qui guettent la société. Des mots aux résonances anglaises qui ont peur (Sextape, Hacker, Blog… ) mais un fléau nouvelle génération, qui risque de faire tomber bien des gens au fin fond du gouffre… »Sombre avec moi« …

« On peut préférer l’illusion à la réalité. »

En bref, c’est un super moment de lecture! Jusqu’à la dernière page, le suspense est maintenu. On passe d’un scandale à un autre, d’une révélation à un twist stupéfiant, de pratiques douteuses à des violences sans nom, et cela, tout en intelligence et en finesse…J’ai été conquise! Une pépite de noir! Carrément, addict!

J’ai sombré avec toi, Thriller Métailié, et j’ai adoré ça!

 

 

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Metailie de leur confiance et l’envoi de ce livre! Ce fut une lecture bluffante!

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le soleil et ses fleurs, rupi kaur

Couverture The sun and her flowers


Synopsis: 

c’est la recette de la vie 
disait ma mère
lorsqu’elle me tenait dans ses bras quand je pleurais
pense à ces fleurs que tu plantes
dans le jardin chaque année
elles vont t’apprendre
que les gens eux aussi
doivent se faner
tomber
pourrir
se redresser
pour fleurir 

rupi kaur


Ce que j’ai ressenti:

  • sois ton propre soleil et deviens une de ses fleurs

Trouve la lumière en toi, resplendis autant qu’un astre, répands un parfum de bienveillance…C’est ainsi que j’interprète le message de Rupi Kaur à travers la poésie qu’elle diffuse au monde. Des mots et des illustrations qui s’épanouissent à chaque lecture dans nos cœurs. Des textes qu’elle lit et met en scène pour atteindre les esprits. Des mots pour apaiser. Des mots pour célébrer. Des mots pour nourrir. Des mots pour faire rayonner les femmes d’aujourd’hui et celles de demain.

le premier jour d’amour
tu m’as enveloppée du mot exquise

  • se faner et fleurir

Quand l’amour n’arrose plus les cœurs, les sentiments se fanent, alors il faut trouver les mots-pansements et les icônes inspirantes pour avoir l’envie et la force de refleurir. Rupi Kaur est de cette trempe-là, avec ses lignes douces et ses poèmes sensibles, elle a la lumière incandescente pour insuffler de l’espoir et l’eau nécessaire pour les fleurs de cette planète. Chaque page te touche, chaque ligne t’emporte dans une situation, au plus proche d’un sentiment que l’on a pu, tous ressentir à un moment…Parce que cette poétesse parle d’amour et de désir, de traumatisme et de guérison, elle brasse des bouquets d’émotions universelles et offre ses lumineuses éclosions.

  • tomber et se redresser

Ce recueil est une représentation artistique d’un voyage intérieur vers l’acceptation de soi. Il faut savoir intégrer le fait de tomber mais arriver à se redresser chaque fois plus fort de ses expériences. La transformation ne pourra se faire qu’une fois intégré, que la vie est un miracle et notre corps, une richesse. Elle nous rappelle qu’il est essentiel de prendre soin de nous, de la terre, et le rayonnement ensuite, sera notre avenir…

  • pourrir

C’est sans doute la partie de ce recueil qui m’a le plus touché parce que l’auteure aborde des thèmes sensibles comme l’immigration, le sort des réfugiés ou encore la douleur d’être née femme, sur cette terre. Grâce à son engagement, elle influence la condition féminine. Avec ses poèmes, la femme et la féminité explose de mille et une senteurs venues du monde et éclaire les yeux de celles qui les respirent dans les plus secrètes de leurs nuits, pour que le lendemain, elles s’en aspergent avec courage.

  • déguster lait et miel 

Son précédent recueil, Lait et Miel, est devenu mon livre de chevet, un coup de coeur absolu, et le soleil et ses fleurs est bien parti pour rejoindre le même chemin. Ce qui fait la force de ses textes, c’est cette bienveillance assumée et revendiquée. Rupi Kaur a une grande place dans mon cœur de lectrice. Dans les eaux de mes émotions, elle est une fleur éternelle qui illumine et apaise mes torrents intérieurs.

le dernier jour d’amour
mon cœur se brisa à l’intérieur de mon corps

Ma note Plaisir de Lecture 10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Emmanuelle des éditions Pocket ainsi que les éditions Nil pour leur confiance et l’envoi de ce colis spécial Rupi Kaur. Quand je l’ai reçu, mon coeur a explosé de bonheur!

lu-en-part-avec-la-me

pocketNil

Ça ne coûte rien de demander,Sara LÖvestam.

Couverture Ça ne coûte rien de demander


Synopsis: 

« Si la police ne peut rien pour vous, n’hésitez pas à faire appel à moi. » Kouplan, détective sans-papiers. 
Ça y est, l’autoproclamé « détective » Kouplan, immigré iranien à Stockholm, n’a plus un rond. Il en est réduit à collecter des canettes vides pour les revendre contre quelques pièces. 
En fouillant dans les poubelles du quartier huppé de Lidingö, il croise le chemin de Jenny Svärd, conseillère municipale aux dents longues, dont il surprend la conversation : Jenny vient de se faire escroquer par son amante, qui a disparu dans la nature avec deux cent mille couronnes. 
Puisque ça ne coûte rien de demander, Kouplan saute sur l’occasion pour lui proposer ses services d’enquêteur…


Ce que j’ai ressenti:

Il me semble que ça ne coûte rien de dire que j’ai adoré cette deuxième enquête de l’inspecteur Kouplan. Que j’ai été très heureuse de le retrouver, parce que finalement, c’est bien à ce personnage que l’on s’attache. On l’avait laissé sur une révélation inattendue en twist final dans Chacun sa vérité, et Sara Lovestam approfondit plus encore cette identité floue en donnant un caractère plus intime à ce roman. En brouillant ainsi les pistes, cette auteure bouscule les mentalités vers plus de tolérance. Certains passages sont bouleversants, et tout le long de cette intrigue, c’est dans cette fragilité qu’est la grande force de ce polar. Je suis totalement conquise par son style, son engagement pour les problèmes de société actuels, sa sensibilité. Au delà, d’une simple enquête à lire sous nos plaids, je pense que Sara Lovestam peut marquer l’univers du polar grâce à ce personnage atypique.

« Les circonstances nous rendent complexes, songe Kouplan. Comment se catégoriserait-il lui-même? Comment associer son passé, son corps et ses actes sous une seule et unique étiquette? » 

Le détective Kouplan  se voit confier une nouvelle mission dans l’ombre et puisque ça ne coûte rien de demander, il aborde lui même, Jenny Svard qui s’est vue délestée de deux cent mille couronnes par son amante. Toujours la peur et la faim au ventre, et sans doute d’autres bouleversements hormonaux, il avance dans les rues à couvert, et plonge dans le grand bain de la politique. Petit à petit, on est saisi par la force des mensonges énoncés et des vérités tues, par les révélations étranges et les actions volontaires, et par cette vengeance de femmes.

« En se consacrant au faux, on est en contradiction avec la vie qui est dans le vrai. Chaque mensonge est un instant volé à sa propre vie. »

Ça ne coûte rien de demander…la suite des aventures de Kouplan! Je suis tellement impatiente de découvrir l’évolution de ce personnage. Dans ce tome-ci, vérités et mensonges jouent encore sur les failles humaines et tout ce qu’il parait n’est jamais totalement ce qui est. Et c’est ce que j’adore! Etre déstabilisée, ne pas prévoir le prochain rebondissement, me laisser surprendre par des émotions nouvelles. Avec Sara Lovestam, je sais que j’aurai ces moments de doutes délicieux, où chacun peut ressentir sa vérité.

Ça ne coûte rien de demander, Kouplan. Il n’y a qu’à demander, l’univers te répondra. Sois ce que tu veux être, nous sommes les metteurs en scènes de nos propres vies. 

 

 

Ma note Plaisir de Lecture sticker-fee-libellule9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Emmanuelle des éditions Pocket pour sa confiance et l’envoi de ce livre! Ce fut une lecture passionnante!

lu-en-part-avec-la-me

pocket

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En Féérie, il brille quelques poussières…

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