Je te suivrai en Sibérie, Irène Frain.

Je te suivrai en Sibérie par Frain


Synopsis:

Pauline est de ces femmes qui brisent les obstacles. Risque-tout, elle quitte sa Lorraine natale à la fin de l’épopée napoléonienne pour rejoindre Moscou où, simple vendeuse de mode, elle est courtisée par un richissime aristocrate. Ivan Annenkov est un fervent admirateur de la France des Lumières et un farouche adversaire du servage. Il appartient à une société secrète qui rêve de renverser le tsar. Le complot échoue, les décabristes sont déportés en Sibérie. Ivan serait mort dans l’oubli le plus total si Pauline, comme sept autres femmes de condamnés, n’avait décidé de le rejoindre. La petite bande, qui deviendra légendaire, soutient si bien les conjurés qu’ils relèvent la tête et fondent, derrière les murs de leur prison, une minirépublique à la française… Qui était au juste cette Pauline qui croisa les hommes les plus célèbres de son temps, de Dumas à Dostoïevski, qu’elle fascina ? Irène Frain a suivi ses traces depuis la Lorraine jusqu’à la Transbaïkalie. Elle ressuscite son équipée et brosse avec feu et sensibilité le portrait d’une amoureuse endiablée.


Ce que j’ai ressenti:

▪️Par amour…

Suivre Irène Frain, c’est partir en voyage déjà…Peu importe le lieu, je le savais que j’allais partir loin, ailleurs…J’ai découvert cette auteure avec un de ces précédents romans qui m’avait beaucoup marquée: La Forêt des 29. Elle a la particularité de se lancer à la recherche d’un secret d’Histoire, d’aller sur le terrain débusquer des petites et grandes histoires qui vont changer notre monde et elle vient nous les faire revivre dans ses livres-émotions. J’aime beaucoup sa façon de puiser son inspiration autour de personnes extraordinaires. Avec un carnet de brouillon et une légende venue du froid, elle nous fait découvrir le destin incroyable d’une jeune française, Pauline Geuble. Cette expérience de lecture, c’est une sorte de carnet de voyage, de reportage et de mémoire que Irène Frain a, à cœur de ranimer. C’est dans les pas de Pauline, qui elle-même va suivre son amoureux emprisonné, jusqu’à Tchita, au fin fond de la Sibérie que nous découvrons, pourquoi cette histoire vaut le détour. Je te suivrai en Sibérie prend donc une double dimension avec ce titre. C’est fou d’ailleurs, ce que l’on peut accomplir par passion. Comment on peut défier toutes les autorités, tous les obstacles et s’épanouir dans l’adversité. C’est beau quand on peut retransmettre tout ça, par écrit. Ça pourrait être une fiction mais tout est réel, bien réel même, et encore plus bouleversant par la force des mots et des souffrances qui palpitent de nouveau dans ces pages-souvenirs. Pouvoir lire ce portrait de femme et ces quelques secrets d’Histoire ravivés, c’est déjà partir dans une grande aventure… De l’oppression aux enfers des prisons russes, dans le froid et le noir, cette virée en Russie est plutôt saisissante. Je te suivrai en Sibérie est une lecture enrichissante.

« Écrire, c’est résister. »

▪️Laisser une trace…

Qu’elles soient visibles ou bien cachées, le mystère des traces nous fascine. Irene Frain tient à suivre celles des « dekabristki » , ses huit femmes, qui ont tout quitté pour un homme. Une légende qui mérite d’être plus reconnue de ce côté du monde, parce qu’il y a déjà des poètes du grand froid, qui se sont emparés de ce mythe pour parler de ces princesses et femmes de cœur, qui se sont dépossédés de leurs richesses volontairement, pour faire naître l’Espoir au milieu de rien, dans le cœur de quelques hommes. Une histoire inspirante, de l’amour bienfaisant et ce désir intense de lutter contre l’oubli et des valeurs de liberté. Nous découvrons donc ce passé trouble, les décembristes, la dictature en Russie, la réalité de l’emprisonnement et les rêves de grandeur d’une jeunesse oppressée. Des traces de sang. Des traces de pleurs. Des traces de fer. Et de l’émotion brute qui nous parvient comme une bise glaciale par delà les frontières. Je les ai suivies, toutes les deux, jusqu’en Sibérie et c’était Magnifique et vraiment passionnant comme lecture. Dépaysement assuré mais aussi de jolis clins d’œil à la France. J’adore la manière de Irène Frain de mêler ses recherches sur Pauline, à sa propre expérience aventurière. Dans les petits détails ou dans les grandes lignes, elle retrace un joli destin de femme.

« J’aime les traces. Oui, elles finissent par s’effacer. Mais pas toutes. Et la mémoire, lorsqu’elle triomphe de l’oubli, est féroce. »

Ma note Plaisir de Lecture 9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Muriel ainsi que les éditions Paulsen de leur confiance et l’envoi de ce livre.

Editions Paulsen

La source de l’amour-propre, Toni Morrison.

La source de l'amour-propre par Morrison


Synopsis:

La Source de l’amour-propre réunit une quarantaine de textes écrits par Toni Morrison au cours des dernières décennies, où se donne à lire, dans toute son évidence, sa généreuse intelligence.
Elle s’implique, débat, ou analyse des thèmes aussi variés que le rôle de l’artiste dans la société, la question de l’imagination en littérature, la présence des Afro-Américains dans la culture américaine ou encore les pouvoirs du langage. On retrouve dans ces essais ce qui fait également la puissance de ses romans : l’examen des dynamiques raciales et sociales, sa grande empathie, et son pragmatisme politique.
La Source de l’amour-propre est à la fois une porte d’entrée dans l’œuvre de Toni Morrison et une somme où se donne à lire l’acuité combative de son autrice. C’est aussi, dans un style dont la vigueur ne cesse de nous éblouir, un puissant appel à l’action, au rêve, à l’espoir.


Ce que j’ai ressenti:

▪️Une source d’inspiration.

S’il y a une chose qui se démarque de ces textes réunis dans ce recueil, c’est qu’il est une grande source d’inspiration et de sagesse. J’ai lu avec beaucoup d’attention chaque mot, avec le respect immense qu’elle y met elle-même en les posant sur une feuille blanche. Et c’était lumineux et instructif. Un moment de méditation et de réflexions profondes sur les maux de notre temps, sur la culture américaine et sur le travail d’artiste. Être écrivain est une grande responsabilité et elle a pris certaines valeurs très à cœur pour en faire des textes puissants, qui continuent d’influencer et d’inspirer une nouvelle génération. La source de l’amour-propre, c’est une quarantaine de textes qui réunit les moments forts de sa vie, ses combats de femme, son talent et son intelligence qu’elle a mis au service de l’écriture. Sa générosité est immense et elle enveloppe de douceur.

La vie et l’oeuvre d’un écrivain ne sont pas un don fait à l’humanité: ils sont sa condition nécessaire.

▪️De l’Amour Ressource…

J’ai eu l’impression de trouver une véritable source d’amour en lisant ses pages. Des mots intenses, choisis avec soin, et qui soignent des plaies ouvertes. Ce livre est un outil pour saisir tous les obstacles et les fléaux de notre société qui entrave la tolérance et l’amour. Elle nous envoie de l’amour à la puissance de sa résilience, elle dépasse par la force de sa conviction les concepts destructeurs du racisme, du machisme, de la jalousie, de l’ignorance…Elle se fait Voix, d’un peuple ignoré et elle y met tout son cœur pour leur donner enfin une place dans la littérature. C’est une ambition tellement émouvante. J’ai été très touchée par tous ces messages. C’est une femme de cœur assurément, et ça se ressent dans ses mots. 400 pages de cœur battant et de pulsations inspirantes. Du cœur vers nos cœurs…Et c’est pour ce don d’amour, que ce livre est un coup de cœur.

Il n’y a plus d’excuses pour un cœur qui saigne quand son contraire est pas de cœur du tout. C’est avec plus d’humanité qu’il faut faire face au danger de perdre notre humanité.

▪️Conversation avec une auteure éblouissante.

« Il ne s’agit seulement de « vous »: il s’agit aussi de vous et moi. Rien que nous deux. »

Avoir entre ses mains ces textes, c’est un moment précieux de lecture. C’est comme si, elle était encore un peu avec nous, à discuter encore de ce qui divise dans notre monde. Un cadeau qu’elle nous aurait laissé juste avant de partir…Un monologue intime pour comprendre une femme au grand cœur. Elle nous offre ses plus belles pensées, ses plus jolis projets, sa passion et son talent, ses convictions et sa générosité. Pour qu’on puisse s’y référer en cas de doute, dans les moments sombres, et alors tout s’éclaire. C’est avec beaucoup d’humilité que j’ai lu ce recueil, intimidée par autant d’intelligence , de respect envers la littérature, d’amour pour l’humanité. Je sais aussi, que c’est ma première lecture du recueil mais que ce ne sera pas la dernière. Je sais déjà que l’objet livre sera « abîmé » de lectures et relectures…Parce que il y avait des sujets qu’il me faut approfondir, faire plus de recherches sur la littérature américaine et afro-américaine pour vraiment m’imprégner des notions qu’elles développent dans ces argumentations, mais déjà, ces textes là sont d’une grande richesse et éveille beaucoup d’élan artistique et suscite des envies de lectures. Je comptais ce mois-ci, justement lire Beloved, et dans ce recueil, elle m’en a encore plus convaincue. Toute une collection de ses romans est à prévoir dans les prochains jours, tellement j’ai aimé les intentions de cette auteure éblouissante.

Pour moi, ça sera un indispensable, parce que j’ai compris l’état d’esprit et les messages de paix qu’elle a voulu laisser au monde, et c’était magnifique. Merci, Toni Morrison.

« Ce ne sont pas vos parents qui vous ont rêvés: c’est vous. Je ne fais que vous inciter à poursuivre le rêve que vous avez commencé. Car rêver n’est pas irresponsable: c’est une activité humaine de premier ordre. Ce n’est pas du divertissement: c’est du travail. Quand Martin Luther King a dit : « Je fais un rêve. », il ne jouait pas, il était sérieux. Quand il l’a imaginé, visualisé, crée dans son propre esprit, ce rêve a commencé à exister, et nous aussi devons faire ce rêve, afin de lui donner le poids, l’étendue de la longévité qu’il mérite. Ne laissez personne, personne, vous persuadez que le monde est ainsi fait et que, par conséquent, c’est ainsi qu’il doit être. »

Ma note Plaisir de Lecture 10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Muriel ainsi que les éditions Christian Bourgois pour leur confiance et l’envoi de ce livre.

Editions Christian Bourgois

Sujet Inconnu, Loulou Robert.

Sujet inconnu


Synopsis:

Je. Tu. Elle. Sujet : inconnu. Au fond, elle ne sait pas qui elle est. Une gamine bizarre, grandie sans amis au fin fond du Grand Est. Ici, rien ne se passe jamais. Le vide, l’absurde. Alors il faut partir. Partir pour survivre, partir pour ressentir. Paris. La fac en solitaire. Et soudain, c’est lui. C’est toi. La peau pâle, jean noir et marinière : l’amour comme une urgence. L’urgence d’apprendre. Détruire, dit-elle. Écrire, enfin – car son sujet c’est elle, c’est lui.
Et dans la perte, se trouver.
« Elle confirme son style : abrupt, saccadé, urgent… irrésistible. » Sophie Rosemont – Vogue


Ce que j’ai ressenti:

  • Je.Tu.Elle.Nous.Vous.Ils.

Elle tue moi. Il tue Elle. Elle se Tu. Je Tu Elle. Sujet Verbe Complément. Nous, direct dans son chaos. Nous, direct dans son amour. Nous, dans les flots de ses mots. Eux, dans les fléaux de leurs maux.

Sujet Inconnu. Ils sont fracassants, les mots de cette jeune fille. Et dans ses points, alors c’est pire. Ce sont des coups de poings. Tous des gouffres, tous des bleus. C’est sans doute dans cette ponctuation que sont les plus fortes percussions. Inconnue et maintenant Sujet, à écrire.

Quand j’ai lu ce livre, ma respiration s’est arrêtée. Plus ça allait, et moins ça allait. En apnée, jusqu’au point final. C’est un style d’écriture puissant. À vif. Carrément écorché. Profondément urgent. Chaque point devient souffrances, et ces silences deviennent des instants de ressentis intenses. J’ai adoré Elle. Parce que c’est de l’intime et de l’émotion à l’état brut.

« Je » n’a pas de prénom. « Tu » n’as pas de prénom. Elle se meure de lui. Il arrache tout d’elle. Quand c’est, que ça va s’arrêter? Cancer, que tu dégages de nos vies? Et puis, c’est quoi l’amour? Un Nous inconnu, un Sujet tabou? Sujet Inconnu et part en vrille…

Mais Elle, cette histoire, elle devient oppressante au fil des pages. Elle prend tout l’espace, s’infiltre dans les cris et les murmures, prends vie dans les silences et se remplit dans l’abîme. C’est toxique. C’est violent. Une « Bad » romance.

« Tu » ne laisse pas de place à « Je ». « Je » ne peux se passer de « Tu ». Et Elle a choisi de tout dire, le choix de se donner corps et âme dans le Ressentir. Sans filtre. Sans concession. Une écrivaine est née. Dans la douleur. Dans l’abandon. Dans l’émotion. Une fulgurance. Et Je l’aime tant pour ça.

À la puissance Cœur. À la puissance Chair. À l’urgence d’écrire. À l’urgence de survivre. Insolente de vie. Insolente devant l’injustice de la vie. Folle d’amour. Folle de douleur. Elle a pris la plume parce que c’était ce qu’il fallait, pour la sortir de ses drames à répétitions. Tout plutôt l’ennui, tout plutôt que la morosité. Elle fait le choix de la passion. De L’émotion. Du danger aussi, mais elle y allait consciente. Tout plutôt que rien. Tout plutôt que le vide. À ses risques et périls, certes, mais, pour ressentir intensément. Écrire comme Survie.

Et pour nous, c’est un moment de lecture incroyable. Envoûtant et dérangeant. Mais un moment aussi, bouleversant. Et une plume sensationnelle, sensorielle, hypnotisante. Elle nous a tout donné dans ses lignes. Son cœur, son sang, ses tripes, son Moi, et je la remercie pour cela. Pour l’intensité. Pour cette folle intensité. Cette sensibilité à fleur de peau. Pour la vérité nue de ses maux. « A la fin du livre, ma vie continue ». La mienne aussi, mais elle aura eu quelques heures de lectures ressenties à la puissance 1000. Tu m’as déglingué le cœur et mon souffle, Sujet Inconnu...

Une écrivaine est née. J’aimerai beaucoup vous rencontrer, Loulou Robert.

Ma note Plaisir de Lecture 9/10.

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Pocket de leur confiance et l’envoi de ce livre.

Une bête au Paradis, Cécile Coulon


Synopsis: 

La vie d’Émilienne, c’est le Paradis. Cette ferme isolée au bout d’un chemin de terre. C’est là qu’elle élève seule, avec pour uniques ressources son courage et sa terre, ses deux petits-enfants, Blanche et Gabriel. Les saisons défilent, les petits grandissent. Jusqu’à ce que l’adolescence arrive, et, avec elle, le premier amour de Blanche, celui qui ravage tout sur son passage.
Il s’appelle Alexandre.
Leur couple se forge. Mais devenus adultes, la passion que Blanche voue au travail de la ferme, à la terre, à la nature, la contraint, la corsète, la domine. Quand Alexandre, dévoré par l’ambition, veut partir, attiré par la ville, alors, leurs deux mondes se fracassent.


Ce que j’ai ressenti:

Ça sent la terre, et ça sent l’orage…Une ambiance électrique pour un moment unique. Et puis, il y a la sensibilité de Cécile Coulon…Et ça, c’est comme une fleur sortant de terre. C’est de la magie.

Vous êtes arrivés au Paradis.

▪️Ça fait mal comme…L’Enfer…

Protéger. Tuer. Observer.

La vie au Paradis, c’est un petit enfer. Des heures de labeur et de journées harassantes. Émilienne, Blanche, Gabriel, Louis tournent dans une danse infernale, dans cette ferme, pour faire éclater un bout de terre. Tant de malheurs sur cette parcelle, et tant de beautés aussi. Il ne faut plus que la résignation et l’habitude pour donner sens à ce travail d’agriculteurs, une certaine rudesse dans la chair et l’esprit pour survivre. Ça sent la terre, et ça sent l’oubli. L’oubli de soi, l’oubli des autres pour de la terre. Mais grâce à Cécile Coulon, l’oubli s’éloigne, et laisse place à un moment d’intimité avec une famille recomposée de frêles assonances, décomposée de malheurs assourdissants: de la matière à orages.

Construire. Surmonter. Continuer.

Et deux femmes qui se donnent corps et âme dans ce domaine, parce que c’est leur Paradis. Leur raison de vivre. C’est ici qu’est leur amour, et c’est beau de les voir aimer avec autant de désespoir et de renoncement. De voir la vie jaillir de leurs mains travailleuses, de ressentir leurs dévouements sans faille.

▪️Ça fait mal comme… L’Amour…

Avoir faim. Aimer encore. Y croire.

Blanche et Alexandre. Ça pourrait ressembler à un amour inconditionnel, fait de jeunesse et de rapprochements physiques…Un amour si grand qu’il emporte tout, un sentiment si fort qu’il dure au delà de la raison. Une passion faite de caresses et de tendresse. Et puis, il y a Louis. L’épouvantail de cette terre Paradis. La pierre angulaire de l’amour. Ici et absent. Présent et distant. Spectateur impuissant.

Frapper. Pleurer. Venger.

Ça sent la terre, et ça sent le drame. Parce que dans l’amour, rien n’est tout à fait simple, rien n’est écrit d’avance, et rien ne se passe comme prévu. Ça fait toujours mal, l’amour. Parce que l’on est sur Terre, et non pas, au Paradis…Que les êtres se déchirent, se désirent, se détruisent. Cécile Coulon nous conte une histoire d’amour, ni belle, ni laide. Une histoire d’attirance comme tant d’autres, mais avec des personnages qui changent, qui se changent, qui se dérangent. Un trio improbable, mais qui se racontent comme une belle histoire dans les mots sensibles de Cécile Coulon.

▪️Ça fait mal comme…La Vie…

Vieillir. Soigner. Se tordre.

Et dans ses pages, il y a la vie. La vie tout simplement. Une vie de bêtes, une vie de rien, une vie de possibles. De la matière pour de l’amour et des trahisons, de l’amitié et des répulsions, de la jeunesse et de la mort, de l’émerveillement et de la vengeance. Un cycle de vies, des cycles de saisons qui prennent des mots dans la poésie et des racines dans la terre du Paradis.

Lire. Vaincre. Vivre.

J’avais lu Les Ronces et les mots m’avaient griffés. J’ai lu Une bête au Paradis, et la poésie s’est enracinée. Ça sent la terre, et ça sent le Coup de Coeur. Merveilleuse Cécile Coulon, merci pour ce joli roman. Je marche sur tes braises avec le cœur frappé…

« Ça fait mal comme de marcher sur une braise »

Ma note Plaisir de Lecture sticker-fee-libellule 10/10.

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Babelio ainsi que les éditions L’Iconoclaste pour leur confiance et l’envoi de ce livre.

Babelio

L’alchimie de la pierre, Ekaterina Sedia.

L'Alchimie de la pierre


Synopsis:

Une immense et sombre ville-État, dirigée par un duc auprès duquel les sociétés rivales des Mécaniciens et des Alchimistes se livrent une lutte d’influence acharnée, a été construite par les gargouilles, des êtres minéraux menacés d’extinction par un étrange mal. Dans la cité où la révolte gronde, leur unique chance de salut semble venir de Mattie, une automate douée de conscience établie comme Alchimiste, émancipée, mais contrôlée par son ancien maître qui détient la clé lui permettant d’être remontée.
« Roman subtil et d’une belle inventivité, steampunk féministe qui traite tout autant des fondements de la société que de l’avenir de celle-ci. Un très beau livre. » Bifrost


Ce que j’ai ressenti:

▪️L’alchimie comme passion.

En ce Mois de l’Imaginaire, pourquoi ne pas se laisser tenter par une histoire fabuleuse, mélange de Steampunk et de magie? L’univers de ce monde, qui prend vie sous nos yeux grâce à l’imagination débordante de Ekaterina Sedia, est soumis à la dualité des Alchimistes et des Mécaniciens, dans une ville où les gargouilles veillent à travers la pierre et nous parlent en confidences italiques, où le pouvoir fait rage et complots, où la robotique est quotidienne et prend une place prépondérante… C’est une ville peuplée d’ombres et de lumières, de machines et de fantômes, et il y règne un climat électrique de tensions diverses. Mattie est une automate suréquipée et sur le point, d’être émancipée. Elle se passionne pour l’alchimie, et par ce biais, elle sera l’espoir de tant d’âmes. Mais ce ne sera pas du goût de tout le monde…Autant vous le dire maintenant, c’est fantastique et carrément dément de lire une histoire aussi dense dans une ambiance gothique mystérieuse! Quelle imagination et que de beautés dans la plume de Ekaterina Sedia! Elle nous envoûte avec de très jolies descriptions et une poésie voluptueuse. J’ai aimé l’atmosphère prégnante qui se dégage de ce roman, avec toutes les petites touches de fabuleux qui viennent égayer la noirceur de la vie politique de cette cité.

Du coup, je m’interroge: faut-il un désastre pour nous rassembler? Sommes-nous si égoïstes, si recroquevillés sur nos petites vies personnelles? Cette société a-t-elle encore une raison d’exister?

▪️La féminité comme envol.

Mattie, c’est mon atout Cœur. Ni humaine, ni robot écervelé, elle est un personnage qui incarne la différence, l’avant-garde, le féminisme et le renouveau. Tant de qualités dans ce bout de femme, et pourtant, elle n’est à sa place dans aucune dynamique sociale ou politique, elle est une étrangeté qui dérange. Elle est unique. Avec cette sensibilité et cette capacité à ressentir la douleur, que son inventeur, Loharri, lui a programmé, son cœur qui tictacte et sa volonté de fer, Elle comprend le monde mieux qu’une machine, peut être plus intensément qu’une humaine, et de ce fait, elle se révèle être une femme plus forte. Ses atouts sont sa force et sa faiblesse. Et à trop laisser entendre son cœur, certains pourraient avoir envie de le faire taire…A jamais…C’est une jolie rencontre, avant tout. Cette Mattie, c’est le cœur de ce roman, et elle est aussi, mon « crush » du moment.

Je vous jure que ma féminité est aussi enracinée que la vôtre.

▪️Et chercher encore, la clef…

La clef du bonheur se trouve peut être là: dans une histoire hors du commun, avec une héroïne hors-norme, et le plaisir exquis d’avoir une si belle plume au service de cet imaginaire. Mattie court après sa clef, la clef de son indépendance et c’est une quête noble. J’étais de tout cœur avec cette fille mécanique pour qu’elle atteigne ses objectifs et quelle arrive enfin à détenir ce trésor. Un rêve de liberté, c’est toujours beau à lire, surtout s’il est emballé dans une poésie virevoltante. J’ai adoré toute ces étapes de transformations, les chuchotements des gargouilles, le cheminement du personnage principal. J’ai été sous le charme de la première à la dernière ligne.

Faute d’ustensile, elle écrasa tant bien que mal les figues avec ses doigts en murmurant les mots secrets appris d’Ogdéla-des mots qui, selon sa tutrice, guérirait le cœur du monde à condition de les prononcer avec une conviction suffisante.

Ma note Plaisir de Lecture 9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Charlotte ainsi que les éditions Pocket de leur confiance et l’envoi de ce livre.

Les prisonniers de la liberté, Luca Di Fulvio


Synopsis:

1913, trois jeunes gens embarquent pour l’Argentine. La rebelle Rosetta fuit son village italien. A la mort de ses parents, harcelée, elle n’a eu d’autre choix que d’abandonner sa ferme. Rocco, fier et fougueux jeune homme, laisse derrière lui sa Sicile natale. Il refuse de se soumettre à la Mafia locale. Raechel, petite juive russe, a vu sa famille décimée dans un pogrom. Elle n’emporte avec elle que le souvenir de son père. Le nouveau monde les réunira.

Après New York, Luca Di Fulvio nous emmène à Buenos Aires. Un parcours semé d’embuches, où amitié, amour et trahisons s’entremêlent…  Un grand Di Fulvio.


Ce que j’ai ressenti:

▪️3R. pRisonnieRs et libRes.

Les 3R. Rosetta. Raechel. Rocco. Tous épris de liberté et tous attachés aux poids de leurs passés… Par la force des choses et les caprices du destin, ils se retrouvent, tous les trois, à partir vers le Nouveau Monde, direction l’Argentine pour fuir leurs vies, leurs traqueurs, leurs malheurs. Luca Di Fulvio a une plume exceptionnelle, qui donne vie à des émotions extraordinaires, en nous. Il n’y a pas son pareil pour retranscrire avec autant d’intensité la vie des misérables, mais il met aussi tant de candeur dans ses personnages, que l’on s’attache démesurément à eux. Rosetta, comment ne pas admirer ta splendeur? Rocco, comment ne pas être sous le charme de ta détermination? Raechel, comment ne pas succomber à ton audace? Et je vous vois vous envoler vers cette nouvelle terre de promesses, mes 3R, danser, embrasser, vibrer, vous battre pour vos convictions, et je suis touchée en plein cœur. Passionnément. iRRRémédiablement…

Je veux devenir un être humain et rien d’autre.

▪️Buenos Aires, l’insoumise…

Il faut dire aussi que la destination est attirante, comme un aimant. Buenos Aires et sa fougue, son tango, ses éclats, son potentiel, son enfer. Cette ville a quelque chose d’hypnotisant, et pourtant, les drames et les trahisons courent les rues. Elle t’attire, Buenos Aires, pour mieux te fracasser, ensuite. Elle ne se donne pas cette ville, elle embrase les cœurs et broie les élans d’impertinences, elle arrache sans pitié l’innocence des enfants et la ferveur des plus braves. Et pourtant…Pourtant, en se retrouvant sur les quais du port, Raechel, Rocco, Rosetta, vont vite devoir s’adapter à cette ville, coûte que coûte. Apprendre à déjouer les fils du destin qui les poursuivent, tout en ne tombant pas dans de pires conditions de vies qu’au départ…Ils vont devoir changer cette ville et les mentalités ou règne trop de prostitutions, de violences et de corruptions. Une mission périlleuse pour ses trois jeunes gens, et leur détermination ne sera pas du goût de tout le monde… Mais qu’importe seul l’Amour guidera leurs chemins…Et dans leurs poings serrés, parfois, un bout de leur avenir…

Cette ville…engloutit les gens, elle les efface.

▪️Un coup de cœur magistral.

Sans doute, parce que les thèmes me touchent plus, je pense pouvoir affirmer que ce roman sera mon préféré de Luca di Fulvio. En mettant ainsi en avant, le pouvoir de la lecture et de l’écriture, en se positionnant pour la condition féminine, en faisant valdinguer les prédestinées de violence et en prônant dans son idéal, cette idée de liberté, il nous offre un roman flamboyant, illuminé de mille passions, magnifique autant que bouleversant…Un roman magistral!

Cet auteur a déjà emporté mon cœur, 3 fois d’affilée, avec Le Gang des rêves, Les enfants de Venise et Le soleil des rebelles… De par la densité et la richesse de ses histoires, les émotions qu’il transmet aussi à chacun de ses mots, j’étais sous le charme dès le premier roman…. Luca Di Fulvio touche, avec sa plume renversante, toutes les cordes sensibles pour que ça vibre en moi, pendant de longs mois même après, la lecture. Ses personnages nous accompagnent encore longtemps, dans notre imaginaire, parce qu’ils allument des braises incandescentes et des rêves étourdissants. Il est magique cet auteur. Mais avec Les prisonniers de la liberté, quatrième roman que j’ai le plaisir de lire, j’ai eu comme une conviction plus profonde de son talent gigantesque. C’est un auteur qui écrit passionnément, qui raconte la Passion, qui anime toutes les passions, qui leur fait danser tous les tangos du monde. Et moi, devant tant d’émotions, je ne peux que succomber, tomber éperdument en admiration devant la puissance et l’intention de ses messages d’amours et de libertés.

Je danse de joie d’avoir pu lire encore une si belle aventure, de connaitre une ville aussi pleine de vie, j’ai maintenant des nœuds dans le cœur et des rêves incroyables de liberté, et j’irai bien dire aux anges de continuer à inspirer cet auteur que j’adore passionnément…

Si les anges acceptent de s’en occuper, tu trouveras un nœud quelque part.

 

Ma note Plaisir de Lecture 10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Slatkine et Compagnie de leur confiance et l’envoi de ce livre. Ce fut un gigantesque coup de cœur!

Mon territoire, Tess Sharpe.

 

Chère Harley McKenna,

J’ai trente six ans la première fois que j’ai un coup de foudre pour toi, Harley. Tout comme toi, ma petite Harley, j’aime les bois, regarder le ciel et traîner dans mon jardin pour lire au calme, des romans noirs. Et je ne me remets pas encore de l’impact de Mon territoire, écrit avec brio par Tess Sharpe. Un roman qui continue de tourner en boucle dans Mon Territoire, ici en féerie, à me hanter par son émotion et sa puissance. Je ne m’attendais pas à un tel coup de cœur. C’est qu’il arrive direct. Bam. Comme une des balles que tu tires, Harley, toujours dans le mille. Bang dans ma tête, parce que c’est un Roman Noir intelligent et exaltant. Et bang dans mon cœur, parce que c’est une histoire palpitante et émouvante. Bang-Bang pour Mon Territoire qui bruisse des sons de la forêt, vibre aux coups de feux, et tremble de pures sensations. Bam.

J’aimerai serrer l’enfant en toi, parce que même si je n’ai jamais vu ma mère mourir ou mon père tuer un homme, que je n’ai pas eu un oncle qui a tenté de m’arracher à ce territoire de drogues et d’horreurs en tout genre, tes confidences, Harley, sur ton enfance me sont allées droit au cœur, l’ont un peu broyé mais j’essaierai, comme toi, de ne jamais montrer mes faiblesses.

J’aurai aimé aussi étreindre l’adolescente en toi, qui à force de regarder dans les yeux, la violence faite aux femmes, s’est vu hériter d’un rôle difficile à assumer pour une gamine de seize ans, mais tu l’as bien sûr, relevé, haut la main et les yeux furieux. Et armée jusqu’au dents. Les rubinettes auront donc un avenir plus radieux grâce à toi, ton nom, ta protection sans faille et ta détermination implacable.

Et quand j’ai vu ta manière de voir le monde, de le rendre meilleur, de le mener à ta façon, alors que tout te destinait, avec cet héritage et les liens du sang, à un futur sombre de violence et de dépendance, j’ai eu envie d’embrasser de toute la force de mes bras, la femme que tu es devenue. Forte, révolutionnaire, aimante, féministe, intelligente, époustouflante, tellement plus redoutable que le maître, et 100 fois plus meilleure…Le monde n’a plus qu’à bien se tenir.

Il est évident que je ne suis pas prête de t’oublier ma chère Harley, princesse de North County. Laisse ta marque partout où elle se doit. J’espère même qu’elle sera une inspiration pour d’autres princesses. Attise la confiance de ces âmes meurtries. Détruis la suffisance de ces esprits haineux. Sois la plus redoutable des reines. Construis un monde plus juste, mon Harley.

Si j’ai pris la plume aujourd’hui, ma chère Harley, c’est pour te laisser ce message d’admiration. Tu es un personnage de fiction, mais comme j’aimerai que tu sois vraie. Comme j’aimerai t’écrire ce genre de lettres, pour te persuader de continuer le combat. Tu disais « Je veux un putain de monde meilleur. » Et c’est peut être tout ce qu’on peut souhaiter, se souhaiter, te souhaiter ma chère Harley…Alors continue de toucher les cœurs. Contamine-les de ta ferveur, de ton amour, de ton audace. À cœur et à sang.

Merci pour l’émotion, ❤

Stelphique.

Peut-être que durcir un cœur est le problème . Pas la solution.


Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Sonatine de leur confiance et l’envoi de ce livre. Ce fut un méga coup de coeur!

Complot, Nicolas Beuglet.


Synopsis:

Un archipel isolé au nord de la Norvège, battu par les vents. Et, au bord de la falaise, le corps d’une femme. Les blessures qui déchirent sa chair semblent être autant de symboles mystérieux.
Quand l’inspectrice Sarah Geringën, escortée par les Forces spéciales, apprend l’identité de la victime, c’est le choc. Le cadavre est celui de la Première ministre. Qui en voulait à la chef de gouvernement ? Sarah, très vite, le pressent : la scène du crime signe le début d’une terrifiante série meurtrière. Dans son enquête, curieusement, quelqu’un semble toujours la devancer. Comme si cette ombre pouvait lire dans ses pensées. Le soupçon d’un complot implacable qui accompagne chacun de ses pas…
« Envoûtant. » Michel Primault – Femme actuelle
« Un thriller féministe et haletant. » Adeline Fleury – Le Parisien


Ce que j’ai ressenti:

 

Chère lectrice et cher lecteur,

Je vous prie de bien vouloir suivre sur-le-champ le talentueux Nicolas Beuglet jusqu’à la destination où il vous conduira.

Votre émotion y est requise avec la plus grande urgence.

Pour des raisons de transparence et de sécurité, la raison de votre collaboration vous sera demandée une fois sur place.

Mes plus respectueuses salutations.

Stelphique, Commandante des Forces Elfiques.

Qu’un Complot se dessine au sein des affaires d’Etats, ce n’est guère étonnant…Alors quand le cadavre de la Première Ministre de la Norvège est retrouvé sur le bord de la falaise de Vardo, la scène internationale va trembler d’effroi, et les suspicions de complots vont pleuvoir…Et ce n’est que le début d’une série de mystères, tous plus étranges les uns que les autres, plongeant dans les profondeurs du temps…

Nicolas Beuglet voit les choses en grand, en très grand. Le Complot de plus de 500 pages aura des allures de sacré. De féminin sacré…Cette histoire plus que toutes les autres va vibrer en moi, pendant très longtemps je pense et, c’est presque magique de voir un thriller avec cet engagement à l’heure actuelle…Une lecture avec autant de tolérance, de bienveillance, tout en gardant l’étincelle de suspense haletante qui te fait tourner les pages avec ardeur, je ne pouvais qu’adhérer…Il y a l’histoire et l’Histoire, et c’est ce qui fait le charme de cette lecture, parce qu’elle te pousse à des réflexions et des recherches intéressantes. Nicolas Beuglet nous a comploté un roman époustouflant, brillant.

Déjà avec Le Cri, il avait poussé loin les limites de son intrigue mais avec ce roman fraîchement sorti en Pocket et planté dans le décor norvégien, le choc glacial va se faire sentir dans toutes les strates de cette intrigue, bousculant jusqu’à nos convictions les plus profondes, déstabilisant toutes les manigances de ceux qui détiennent le Pouvoir. Totalement addictif et grisant.

Et, bien sûr, j’ai adoré ça. D’une enquête retorse à ce final grandiose, j’ai encore une fois, été bluffée par cet auteur. C’est intense, argumenté, rythmé, passionnant. Au cœur de l’action, en suivant Sara Geringën, j’ai été balayée par des vents violents, soulevée par des vagues déferlantes, fracassée des révélations bouleversantes. Et c’est bien pour ça, que je peux vous confier sur le promontoire de mon blog féerique, que ce livre est un coup de cœur. Un énorme coup de cœur.

« Et pourtant c’était l’exploit que les femmes accomplissaient chaque jour depuis des milliers d’années: se battre, mais sans effusion de sang. »

Ma note Plaisir de Lecture 10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Pocket pour leur confiance et l’envoi de ce livre.

De joie coulent mes larmes, Léna Walker.


Synopsis:

Romy a 27 ans, un amoureux, un job, des amis, une grand-mère qui l’a élevée et chez qui elle vit, dans le vieux Saint-Tropez. Une existence relativement insouciante.
Mais tout va voler en éclats. Elle surprend Nicolas dans les bras de sa meilleure amie, à quelques semaines de leurs fiançailles… Désespérée, elle lâche son travail de vendeuse chez un traiteur réputé pour ses délicieux soufflés et découvre que, même sous le soleil, la vie peut être morose. Heureusement, Paul, l’ami de toujours, va la forcer à prendre son destin en main. Elle a toujours rêvé d’être chroniqueuse à la télé ? Ça tombe bien, il lui a décroché un rendez-vous pour un casting, à Paris. Au pied du mur, Romy va devoir tenter sa chance, et réinventer sa vie…


Ce que j’ai ressenti:

▪️Une petite escapade douceur.

C’est sûr que l’on s’éloigne de mes préférences de lectures, mais c’est avec joie et sans larmes, que j’ai entamé cette lecture, voulant me mettre direct dans l’ambiance Feel-Good, sucrée et ensoleillée de ce livre. J’ai été attirée par l’idée de pouvoir réinventer sa vie après une déception, et Romy n’est pas épargnée côté « cœur ». Elle va devoir se mettre un coup de « boost » de motivation, pour réaliser son rêve, s’adapter à la vie parisienne et gérer ses émotions…Autant de nouvelles perspectives, qu’elle n’aurait pas prises sans le coup de pouce de son ami Paul et la bienveillance de sa grand-mère…

Agréable à suivre, cette jeune femme déboussolée qui se cherche, et nous emmène dans son petit monde. On visite dans ses pages, les rues de St-Tropez, l’effervescence de Paris, les quartiers new-yorkais. 3 destinations de rêve pour l’été…Escapade douceur, secrets de recettes avec de bons sentiments, c’était plutôt sympa comme découverte.

Peut-être que c’est ça, le bonheur ? Profiter pleinement des gens qu’on aime, parce que ensuite vient le temps des regrets, parce que ensuite vient le jour où les gens qu’on aime ne sont plus avec nous.

▪️L’effet bémol…

Il y avait tout de même, des lignes cousues de fil blanc, des rebondissements un peu légers, et puis je ne suis pas adepte des strass et paillettes, autant que de l’univers du show-biz. Donc, c’est sûr que je suis un peu passée à côté de cette lecture, parce que j’avais d’autres attentes pour le renouveau de la vie de Romy. Bien que le chemin personnel du personnage principal soit intéressant, je ressors mitigée.

J’ai décidé de vivre pleinement, de ne plus me poser de questions, d’arrêter de pleurnicher, de me faire du bien.

En bref, c’était une petite lecture de l’été que j’ai eu plaisir à découvrir, et même si je n’ai pas eu des larmes de joie qui ont couler pendant cette lecture, c’est tout de même un petit moment de détente avec des personnages attachants. Un feel-good sympa.

Ma note Plaisir de Lecture 5/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Pocket ainsi que l’auteure, pour l’envoi de ce livre.

Femme sur écoute, Hervé Jourdain.


Synopsis:

Strip-teaseuse et escort-girl, Manon Legendre ne mène qu’une bataille, celle de son avenir. Son plan : racheter une boutique sur les Champs-Élysées et, par la même occasion, sa respectabilité. Mais ça, c’était avant qu’on pirate sa vie.
Lola Rivière, quant à elle, est de l’autre côté de la barrière. Experte en cybercriminalité, elle vient de rejoindre une équipe de flics aguerris tout juste délogés du légendaire 36, quai des Orfèvres, pour un nouveau cadre aseptisé.
Sans connexion apparente, les deux femmes vont pourtant se rencontrer et naviguer dans les méandres de la cybersécurité, des écoutes et du jeu médiatique. Le plus dangereux prédateur n’est pas forcément celui qu’on croit…
« Avec Femme sur écoute, le capitaine Hervé Jourdain, ancien de la prestigieuse Crim’, signe un nouveau polar trépidant. » L’Express
Cet ouvrage a reçu le Prix Charette et le Grand Prix Sang d’encre


Ce que j’ai ressenti:

📼 Retranscription d’une enquête.

Hervé Jourdain est un ancien capitaine de police à la brigade criminelle de Paris, et pour notre plus grand plaisir, il se lance dans le roman policier. Autant vous dire, qu’on sent de suite, dans cette lecture, la puissance du vécu et tous les éléments d’une enquête passionnante, au plus près du réel. C’est bluffant. Avec Femme sur écoute, on plonge dans une affaire complexe, où la force des détails et la persévérance d’une équipe font toute la différence. De petits riens mis bout à bout, des mots cachés, des petits « pas grands-choses » donnent une intensité de tension électrique à l’ensemble de ce thriller. De plus, avec ce déménagement du 36 Quai des Orfèvres, on sent une certaine nostalgie à quitter cet endroit mythique. Mais pas le temps de s’émouvoir! Un bébé a disparu, des meurtres s’enchaînent et des femmes inversent les pôles…Prêts à rentrer dans l’intimité d’une enquête?! Hervé Jourdain s’occupe de la retranscription des pires jeux de politiques et nous tient au bout du fil…

« Les mots cachent toujours quelque chose »

☎️Conversations entendues.

Entendez-moi bien, j’ai beaucoup aimé l’originalité des écoutes téléphoniques retranscrites. Elles s’insèrent dans les pages comme autant de matière énergétique! Des vérités pas si bonnes à entendre et des mensonges à tour de lignes, des éclats de voix et de colères, des cris et des souffles interrompus, c’est pile poil dans le bon ton pour être crédible. Fleuries, sans fard mais sexy à souhait, ses écoutes sont parfois torrides, à l’image des nuits parisiennes, sans doute…Dans ce pavé de 500 pages, la cybercriminalité est au centre de l’intrigue et chaque piste nous emmène vers des endroits sans cesse plus sombres, jusqu’aux catacombes de Paris…Il est maintenant temps d’entendre ce que les dossiers ont à dire et les morts à dévoiler…La connexion est établie, écouterez-vous attentivement les dessous d’une affaire sulfureuse?! A bon entendeur, bien sûr!

-A savoir que la mort est en nous et qu’on a pas d’autres choix que de l’affronter, de l’apprivoiser.

📞Femmes sur les lignes.

Hervé Jourdain a du cœur. Du cœur pour les victimes et une belle sensibilité. Je trouve à ce polar, une jolie révérence aux femmes aussi. Dans ce métier encore trop masculin, l’auteur dénonce les pratiques de certains, rétablit un certain équilibre avec cette fiction, emmène un peu de douceur et de charme dans une enquête bien sombre de course aux profits. Ce métier est difficile, prenant, éreintant: c’est indéniable. On le sent dans chaque page: la violence est omniprésente et les enquêteurs souffrent…Entre les insomnies, la charge mentale et le stress, sans compter la pression personnelle, ce métier est chronophage autant que dangereux…Il serait dommage de se passer d’une aide, au prétexte, qu’elle serait féminine…Hervé Jourdain met en avant, cette complémentarité des sexes, avec cette équipe investie, et c’est une belle ligne de conduite!

La violence est masculine, et la souffrance est féminine; 
Voilà les conclusions qu’elle tirait de cette affaire.

☎️Du coup, on se passe un coup de fil, et on en discute de ce super polar?! Moi, j’ai adoré!

Ma note Plaisir de Lecture 9/10

Remerciements:

Livre reçu dans le cadre du Prix Nouvelle Voix du Polar. Je remercie très chaleureusement, les éditions Pocket de leur confiance.

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En Féérie, il brille quelques poussières…

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