Ecoute la ville tomber, Kate Tempest.

Couverture Ecoute la ville tomber


Synopsis: 

Becky, Harry, Leon. Ils quittent Londres en pleine nuit, une valise d’argent pour seule ressource, avec la furieuse envie d’échapper à tout et de se réinventer. Comment en sont-ils arrivés là ? Que cherchent-ils à fuir ? Kate Tempest attrape le lecteur à chaque phrase en évoquant ces enfants du désordre, abîmés par la solitude et les déceptions avant même d’avoir trente ans, mais qui s’obstinent à poursuivre leurs rêves. Vendre de la drogue, danser, s’étourdir, ne sont que des manières d’essayer de vivre, intensément, éperdument.


Ce que j’ai ressenti:

  • Entends l’effondrement des rêves…

C’est Becky, Pete, Harry, Léon et Londres…Mais ça pourrait être toi, moi, tes amis, ta ville…Tellement ce roman, il s’inscrit dans la réalité de nos jours. Vibrant, étonnant, puissant…Une réalité de jeunes trentenaires qui se débattent dans un quotidien absurde de superficialité, nimbée d’ombres d’addictions, avec une perspective d’avenir nébuleux…Une génération désenchantée. Ils n’ont pas encore renoncé à leurs rêves, mais ils ne l’ont pas encore touché du doigt non plus, alors ils se fracassent entre drogue et alcool, se drapent de fierté et donnent un dernier élan pour essayer d’atteindre leurs objectifs…Mais regarde les murs se craquellent…Et Ecoute la ville tomber

« La ville bâille, fait craquer ses phalanges. Regarde quelques pauvres âmes sombrer, par sa faute, dans la spirale de la folie. »

  • Entends la voix de Kate…

J’avais déjà eu un coup de foudre pour la plume de Kate Tempest avec Les nouveau anciens, et d’ailleurs elle y fait un très joli clin d’œil à la fin de son premier roman.  Dans Ecoute la ville tomber, on sent encore sa volonté de nous parler de la jeunesse soumise à des désordres affectifs et sociaux, mais avec une rage de vivre étourdissante. Addictif, violent, percutant. Kate Tempest arrive à capturer les états d’âmes écorchés, les ambitions folles, les corps meurtris, les rêves idéalistes, les cœurs brisés et les idées fulgurantes qui animent ses citadins et nous renvoie tout cela, dans une poésie fracassante…Entre le béton, les gris de l’âme, les bleus au corps, l’asphalte sans fin, le sang versé, les illusions perdues, Londres ne reluit pas vraiment, mais que veux-tu? …Ecoute la ville tomber

« Regarde la ville s’écrouler pour se relever à travers la brume et les mains rouges de sang. »

  • Entends le coup de coeur.

C’est le genre de lecture qui ne laisse pas indemne. Tu reçois en pleine figure, un coup de poing de solitude mortifiante et un uppercut de désespoir englué par les conséquences d’une ville vorace, et tu le ressens puissance Poésie, parce que l’écrivaine a un talent fou pour transmettre les mots et les émotions. Elle te rend accro aussi bien que groggy, d’intentions et d’instants suspendus. Je suis touchée par l’énergie qu’elle a d’être aussi à vif, et de le rendre en choc littéraire…Pour moi, même si je ressors un peu KO et bien vacillante à l’issue de cette lecture, je n’ai rien eu de moins, qu’un énorme coup de cœur…

 

« Chacun cherche cette étincelle qui donnera du sens à sa vie. Cette miette de perfection fuyante qui fera peut-être battre leur cœur plus fort. »

 

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

 

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Leurs enfants après eux, Nicolas Mathieu.

 

 

L’effroyable douceur d’

A laisser venir la nostalgie, près des canoës,
Pauvre jeunesse désenchantée, sur la plage Déchetterie,
Pataugeant dans leurs rêves de platitude…
A laisser s’épanouir le bourdon de leurs vies grises,
Rends toi compte de leurs frissons adolescents,
Tournoyant dans un cloaque de résignation.
Epanche-toi, sur ce doux roman d’initiation,
N‘oublies rien, de leurs résidus d’émotions charnelles…
Immersive, leur condition d’immobilité sociale,
Respire leurs vies, entre désir et désespoir.

« Et de même , leurs enfants après eux. »

 

Anthony et les autres rament leurs destins étriqués,
Sur un lac absorbant leur fol espoir de liberté…
Nicolas Mathieu leur donne le sel d’une existence,
A fleur de maux, à cœur de peaux, à grain de plaisance.

 

 

Remerciements:

Je remercie Rakuten France et son défi des Matchs de la Rentrée littéraire, pour m’avoir sélectionnée pour ce livre qui se révèle être, une belle lecture. Pour remplir la mission de création, j’ai fait une chronique/poème, à la dérive avec un acrostiche…Merci encore de leur confiance, et pour l’envoi rapide de ce livre!

La fille du cryptographe, Pablo de Santis.


Synopsis: 

Miguel Dorey est atteint d’un défaut d’audition qui l’amène à mettre en doute la réalité de ce qu’il entend. Il est obsédé par les langages secrets des civilisations oubliées tout autant que par les codes de l’espionnage. Avec ses camarades du cours du professeur Colina Ross, il fonde un Cercle des cryptographes qui gagne une petite réputation internationale. 
L’agitation étudiante de 1968 va permettre à Miguel de rencontrer Eleonora, une jeune fille pleine de secrets. Mais l’instauration de la dictature dans les années 70 et l’irruption de Victor Crámer, un vieil ennemi du professeur, transforment le paisible Cercle en une organisation proche de la lutte armée qui finira par tomber aux mains des militaires. 
Emprisonnés, isolés du monde, les étudiants sont chargés de déchiffrer tous les écrits confisqués par l’armée, et Miguel découvre des secrets qu’il doit cacher. 
Pour la première fois Pablo de Santis crée un monde ancré dans une époque historique, bien réelle, où son héros lunaire finit par agir sur la vraie vie. Une trame solide et dense nous raconte de façon magistrale le climat sombre, les amours complexes de Miguel et Eleonora, la rivalité, le soupçon et la délation.


Ce que j’ai ressenti:

 

  • Fallait-il être sourd pour entendre les secrets?

Doté d’un don, plus qu’un handicap, Miguel Dorey est un passionné de cryptologie, tellement obnubilé par les mondes enfouis, les mots perdus, les messages cachés, qu’il prend la décision de créer un groupe, Le Cercle des Cryptographes. Un cercle d’intellectuels où les rivalités font rage, où les secrets font et défont l’énergie de cohésion. Et en plus, la beauté et le mystère de La fille du cryptographe vont emmener les membres les plus investis sur des chemins de traverse obscurs…Entre amitiés opportunistes et jalousies dissimulées, la magie des secrets n’aura jamais autant briller…

« La cryptographie nous intéresse parce que nous ne savons pas ce que pensent ceux qui nous entourent et parce que souvent nous ne savons pas ce que nous même nous pensons. »

  • Fallait-il être fasciné pour s’y entendre en cryptographie?

Chercher les lettres, deviner les mots, inventer les codes…Une activité qui peut susciter tellement de convoitise en temps trouble…Pablo de Santis nous embarque en Argentine, aux frontières d’une dictature et d’une révolution naissante, et place son petit groupe de passionnés au centre de toutes les attentions. Des services secrets à la politique, ils veulent tous exploiter, leurs talents…Mais jusqu’où peut-on aller en temps de crise? Et les décryptages ont-ils la même valeur? Jusqu’à quel point un secret peut t-il hanter? Autant de questions, qui laissera à Miguel, un curieux goût de sel…

(…) mais la vie est si prolixe et si changeante que ce qui n’était pas continûment présent s’évaporait dans l’air.

  • Fallait-il être subjugué pour adorer La fille du cryptographe? 

Ceci est une lecture des plus intéressantes, une lecture qu’il faut apprécier, lire et relire pour en saisir toute la symbolique cachée. Prendre des notes, relever toutes les citations, faire des recherches personnelles sur le contexte, se laisser prendre aux jeux des secrets, cela fait deux semaines, que je l’ai fini, et  je n’arrivais pas à quitter cet univers, pour justement en saisir toute l’essence…Tellement riche qu’une première lecture ne peut suffire, il faut extraire le sens premier pour deviner la portée, plus intense, de cette intrigue…C’est rare quand un livre fait ce genre d’impression forte…Alors, j’ai apprécié ce moment…Subjuguée, par l’évanescence de La fille du cryptographe.

Il n’y a pas de message secret dans cette affirmation: Initiez-vous à la cryptographie, lisez cette nouveauté Metailié!

« La folie, c’est poursuivre dans le temps ce qui n’a plus la moindre suite. »

 

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Camille ainsi que les éditions Métailié pour l’envoi de ce livre!

 

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Nirliit, Julianna Léveillé-Trudel

Couverture Nirliit


Synopsis: 

Une jeune femme du Sud qui, comme les oies, fait souvent le voyage jusqu’à Salluit, parle à Eva, son amie du Nord disparue, dont le corps est dans l’eau du fjord et l’esprit, partout. Le Nord est dur – «il y a de l’amour violent entre les murs de ces maisons presque identiques» – et la missionnaire aventurière se demande «comment on fait pour guérir son cœur». Elle s’active, s’occupe des enfants qui peuplent ses journées, donne une voix aux petites filles inuites et raconte aussi à Eva ce qu’il advient de son fils Elijah, parce qu’il y a forcément une continuité, une descendance, après la passion, puis la mort. Juliana Léveillé-Trudel livre un récit d’amour et d’amitié beau et rude comme la toundra. Nirliit partage la « beauté en forme de coup de poing dans le ventre » qu’exhale le Nord.


Ce que j’ai ressenti:

  • Jour et Nuit en peuple Inuit…

Eva est au centre du récit. Vivante et absente à la fois. Au cœur d’un peuple en souffrance et fantôme d’amitié. Incarnation d’un visage Inuit et disparition d’une culture ancestrale. Eva, jeune fille aimante…

Elijah est au centre des commérages. Père ou amant, qui saura vraiment? Au coeur de la vie et des tourments d’amour. Témoin de la vie et Effacement devant la peine. Elijah, future descendance…

Deux façons d’appréhender la vie du côté Nord, entre anthropologie et intimité des coeurs, nous voyageons jusqu’à Salluit. Là où la nuit ne vient pas, là où le froid rythme le quotidien, là où la toundra donne ses présents…

Julianna Léveillé-Trudel met beaucoup de coeur et de mystère dans son écriture, une sincérité désarmante, pour que l’on puisse ressentir toutes les qualités et les contradictions de cette population, entre la richesse des mots empruntés à la langue Inuit, l’Anglais et le Québécois, nous avons un joli panel qui nous emmène, tout simplement, en Evasion. Qu’il est doux de partir à l’autre bout du monde, de lire d’autres paysages éblouissants, de connaître d’autres mœurs…

« Vas-y, frappe, c’est rien à côté de ce que j’ai enduré. » 

  • Un coeur qui s’arrête et des oies qui s’envolent…

Je suis trop sensible, et ça me joue des tours…Des tours de sang, des loopings au coeur, des vertiges au corps…Il est difficile de lire que toute une jeunesse est désenchantée, que leur avenir se fracasse sur la violence, la drogue et l’alcool…Les seuls dérivatifs qu’on leur a proposé à leur culture, après leur avoir volé leurs terres…Du vent et de la superficialité contre la richesse de leur enseignement face à un climat rude…De la frivolité contre le froid.

J’ai trouvé Juliana Léveillé-Trudel avait une écriture incisive mais aussi une immense douceur…Un curieux mélange entre dénonciation et fascination. C’est un cri de détresse, un ultime cri d’amour et de déchirement pour que l’on prenne conscience au delà des frontières, d’une réalité brute. Et pourtant, au delà de la rudesse, il y a aussi de la tendresse, pour décrire l’enchantement qu’elle ressent à faire ses allers-retours en terre froide…Nirliit, où le vol au dessus des fjords…

« Tout le monde veut toujours entendre le sordide, le scandaleux, le juteux, le violent, le troublant. »

  • Ulluriaq is born…

J’ai mis du temps à écrire cette chronique, parce que l’impact de cette lecture a été plus intense que l’on aurait pu le croire…175 pages, et un coeur en miettes, c’est le résultat de ce bouleversement…Je suis à la fois révoltée et remplie d’une douceur protectrice envers ces enfants, ceux du village, ceux qui appartiennent à tout le monde, mais que personne ne protège…Tellement de peine à voir le sort de ses jeunes filles, tellement de mal à réaliser que, encore de nos jours, de telles pratiques soient commises…J’avais une appréhension à les quitter à leur triste sort…Mais, si vous découvrez cette histoire, il se peut aussi, que la glace réchauffe vos sangs…En tout cas, Julianna Léveillé-Trudel a captivée mon attention avec ce premier roman…

J’ai ressenti une myriade d’émotions, j’espère vous en avoir fait passer quelques unes, pour que vous preniez un envol prochain pour Salluit…

« Je manque toi » Eva, et je t’admire Nirliit, petit étoile mauve de cette rentrée littéraire…

 

« (…), mais peut-on empêcher un cœur d’aimer? »

 

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Sylvie Pereira ainsi que les éditions La Peuplade pour l’envoi de ce livre.

 

 

 

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Le cercle, Bernard Minier.

Couverture Le Cercle


Synopsis: 

Un coup de fil surgi du passé, un e-mail énigmatique, qui signe peut-être le retour du plus retors des serial-killers, précipitent le commandant Martin Servaz dans une enquête dangereuse, la plus personnelle de sa vie.
Un professeur de civilisation antique assassiné, un éleveur de chiens dévoré par ses animaux… Pourquoi la mort s acharne-t-elle sur Marsac, petite ville universitaire du Sud-Ouest, et son cercle d étudiants réunissant l élite de la région ?
Confronté à un univers terrifiant de perversité, Servaz va rouvrir d anciennes et terribles blessures et faire l apprentissage de la peur, pour lui-même comme pour les siens.


Ce que j’ai ressenti:

*LE* moment est venu de se refaire une Lecture en trio pour notre plus grand plaisir et retrouver notre cher commandant Servaz, tout juste remis de ses émotions, après son tête-à-tête avec Julian Hirtmann. On en est là, à plonger dans Le Cercle infernal, tome 2 de la série avec ce policier très instruit, au plus près de son histoire personnelle, et, il aura chaud aux fesses, après le Glacé, ce changement de température n’est pas pour nous déplaire…Une Mordue, Une Cannibale et une Elfe dans une ronde endiablée, c’est partiiiiiiiiiiiiiii!

*C*ommençons donc sur les chapeaux de roues, avec une mise en scène des plus macabres, mais présentée avec panache…On dirait bien que la patte de l’auteur est bel et bien de soigner ses effets. De l’effet de style à un drôle d’effet, ce thriller va tout simplement vous bluffer… Ça devient presque une habitude, Monsieur Minier, dis donc! Et on en redemande forcément!

*E*lite universitaire, poésie et culture littéraire. Tant de jolies références…J’ai carrément craqué sur le personnage de Oliver Winshaw, et son habitude, d’un poème par jour…Il se pourrait bien que cette attitude m’inspire…En tout cas, j’ai vraiment apprécié que l’auteur nous emmène sur d’autres sentiers lyriques et fasse quelques délicieuses révérences aux plus grands, tout en gardant une impulsion populaire avec l’engouement pour le ballon rond. Mélange de genres, mélange d’ambiances, Bernard Minier agrémente son décor de piques bien senties pour le foot et la coupe du monde…. Et ça clashe bien! Fous rires à l’appui….

*R*ien de moins que 700 pages qui ont été lues en un clin d’oeil par certaines (Suivez mon regard, Belette<— ), et un peu plus lentement par d’autres (Suivez mon regard, Escargot <—) et une Mordue qui ne s’est pas laissée déstabilisée par nos incessantes discussions en coulisses, et l’a fini dans le temps imparti…Lire en Lecture Commune permet d’échanger idées, du plaisir et parfois même de la Poésie…Il nous aura bien fait parler cet auteur, (déjà que nous étions de sacrées pipelettes) et créer des haïkus survoltés…Clairement, Bernard Minier a réveillé notre créativité et raccourci aussi nos tranches de sommeil, avec un pareil page-turner… Jouer avec lui, avec « tel est pris, qui croyait prendre » se révèle un des jeux les plus attrayants…

*C*erclé ou encerclé. Dans le cercle ou à l’extérieur. Une fois, plongé dedans, il est difficile d’en sortir… Addictif et rythmé. Puissant et musical. Il flotte une ambiance permanente de danger avec cette ombre menaçante mais aussi un parfum d’amour et de désir irrépressible…Tant d’attirances et de répulsions, tant de fascinations et d’immersions. Il est des jeux aimantés, qu’il vaudrait parfois, mieux éviter mais cela les personnes vont l’apprendre à leurs dépens….Et pourtant, chaque joueur veut ambiancer sa partie, quitte à y laisser un peu d’ADN sur le terrain…

*L*e twist final est, on ne peut plus rafraîchissant! Bravo à cet auteur talentueux de manier avec habileté, toutes les petites afflictions, les défauts honteux, les passions démesurées de ces hommes…Non seulement, l’intrigue dribble toutes nos suppositions, mais ce tour d’horizon de notre société glace quelque peu, nos élans de victoire…

*E*t bien voilà, les amis bloggueurs,  encore une bonne lecture de faite, et un nouveau rendez vous de pris, car il est absolument hors de question de laisser Servaz à ses tourments! On se prévoit pour très bientôt, le troisième tome…

 

Ma note Plaisir de Lecture  8.5/10

 

Le poids du monde, David Joy.

Couverture Le Poids du monde


Synopsis:

Après avoir quitté l’armée et l’horreur des champs de bataille du Moyen-Orient, Thad Broom revient dans son village natal des Appalaches. N’ayant nulle part où aller, il s’installe dans sa vieille caravane près de la maison de sa mère, April, qui lutte elle aussi contre de vieux démons. Là, il renoue avec son meilleur ami, Aiden McCall. Après la mort accidentelle de leur dealer, Thad et Aiden se retrouvent soudain avec une quantité de drogue et d’argent inespérée. Cadeau de Dieu ou du diable ?

Après Là où les lumières se perdent (Sonatine Éditions, 2016), unanimement salué par la critique, David Joy nous livre un nouveau portrait saisissant et désenchanté de la région des Appalaches, d’un réalisme glaçant. Un pays bien loin du rêve américain, où il est devenu presque impossible d’échapper à son passé ou à son destin. Plus encore qu’un magnifique « rural noir », c’est une véritable tragédie moderne, signée par l’un des plus grands écrivains de sa génération.


Ce que j’ai ressenti:

  • …Un nuage de désespoir…

Parce que le ciel est d’un gris sinistre et que la pluie de malchance a déjà déversée plusieurs fois son lot de désolations sur le destin de ces deux paumés des Appalaches, tout Le poids du monde m’est tombé dessus, comme un seau d’eau glacée. A vivre ainsi, dans une caravane, au gré des intempéries et des tumultes de la vie, Aiden et Thad, deviennent des frères de misère, pour lutter contre l’acharnement des cieux. Quelle est triste leur vie, à en pleurer des larmes de sang, parce qu’il n’est pas concevable que cette agonie d’immobilité forcée et tous ses rêves étouffés soit, le quotidien de jeunes de 24 ans…

Troublant. Electrique. Désespérant.

On le voit s’amonceler ce mauvais temps, ce maudit karma des laisser-pour-comptes. On aimerait leur tendre un parapluie de mille couleurs, pour contrer un tant soit peu, cette tempête de noirceur qui semble s’accrocher à eux…Mais malheureusement, pour certains, la vie est un rebut de l’enfer…

« La seule chose qui différenciait une personne d’une autre, c’était le fait d’avoir quelqu’un pour sauter à l’eau et vous empêcher de vous noyer. »

  • …Et le ciel s’obscurcit encore…

« L’argent ne fait pas le bonheur, mais il contribue…« …Foutaises, que ce dicton! Si le sang t’a marqué et que l’argent tombe du ciel, il est plus que probable que c’est encore un mauvais tour du destin, une bonne vieille blague du diable, tiens! Déjà qu’ils les accumulaient les emmerdes, Aiden et Thad dans un effet boule de neige dramatique, alors là, ça ne va pas s’arranger de sitôt, avec cette malchance poisseuse…La malédiction du sang entache irrémédiablement leurs galères et même, s’ils sont si près de toucher un peu du doigt cet espoir d’envol, la chute n’en sera que plus lourde, plus fracassante encore que tous les coups de tonnerre du monde.

Éclair de feu. Tempête d’adrénaline. Brouillard de blanche.

Jouer avec les démons n’a jamais été aussi dangereux et ne pas suivre le bon chemin dans ces montagnes, peut vous emmener vite, sur les chemins de la perdition….Il sonne comme une urgence dans ce roman, mais face aux résonances de l’alcool, de la violence et de la drogue, rien ne semble pouvoir laisser entendre les plaintes dissimulées dans les failles de chacun…Et il te reste, à la fin de ses pages, un goût de fer en bouche…

« Au bout du compte , c’est toujours le sang qui parle. »

  • …Pour un roman des plus Noirs…

C’était Le roman que j’attendais avec le plus d’impatience en cette rentrée littéraire! Le roman que je souhaitais lire le plus ardemment, après l’excellent  Là où les lumières se perdent. Et c’est donc Le roman qui m’aura le plus captivée pendant ses derniers jours, tellement il a une aura de désespérance, une noirceur pesante qui annihile tout futur lumineux…Alors, il ne tient qu’à nous de lire ce roman, parce que ensemble et unis, porter Le poids du monde, ne devrait plus être un si lourd fardeau…. Enjoy for David Joy! Faites tourner l’immense talent de cet auteur, portez le aux nues!

« J’essaie juste de survivre chaque jour sans me tirer une balle. »

 

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Sonatine de leur confiance et pour l’envoi de ce livre. Ce fut une lecture saisissante!

 

 

 

Balles Perdues, Jennifer Clement.

Balles perdues par Clement


Synopsis:

Sur le parking d’un camp de caravanes, en plein cœur de la Floride, Pearl vit à l’avant d’une Mercury avec sa mère Margot qui dort sur le siège arrière. Elles se sont créé un quotidien à deux, fait de chansons d’amour, de porcelaine de Limoges, d’insecticide Raid et de lait en poudre. Outre ce lien fusionnel, l’adolescente peut aussi compter sur sa meilleure amie, Avril May, avec qui elle fume des cigarettes volées au bord d’une rivière pleine d’alligators, et sur les autres personnages excentriques des caravanes voisines. Mais cet équilibre fragile bascule à mesure que Pearl prend conscience du trafic d’armes qui s’organise autour d’elle, tandis que sa mère s’abîme dans sa liaison avec Eli, un mystérieux Texan au passé trouble qui prend peu à peu sa place dans la Mercury. 

Dans Balles perdues, Jennifer Clement signe un nouveau roman au lyrisme engagé. À travers le regard d’une jeune fille à peine sortie de l’enfance, elle dénonce avec humour et poésie le sort imposé aux plus démunis et les ravages causés par le marché de l’armement aux États-Unis.


Ce que j’ai ressenti:

  • Balles Perdues, Filles aux vents…

Ce roman est une peinture contemporaine, en monochrome de sucre blanc et poudre noire, d’une Amérique confrontée à la montée en puissance du trafic d’armes. La violence et la vengeance à portée d’un doigt, viennent assombrir ce tableau idyllique de la fusion d’une mère célibataire et de sa fille étrangement diaphane. Margot et Pearl, perdues au milieu de rien, vivent de rêves et de chansons d’amour, au fin fond d’une Mercury Topaz, pendant que les tirs de fusils claquent à toutes heures. Une Perle demoiselle qui danse avec des fusils, et une Demoiselle Douceur se frottant à l’amour sifflant: il est des moments de grâce, qui ne dure qu’un temps…Et cette désynchronisation, s’appelle… Eli.

« -Pearl, mon bébé, a-t-elle dit, je crois au coup de foudre, à l’amour au premier regard. Alors fais bien attention à ce que tu regardes. »

  • Tant de douceur…

Jennifer Clement a une plume guimauve, elle panse avec de jolis mots, les pires traumatismes et, lire cette histoire, c’est sentir le pétillement des grains de saccharose fondre dans la bouche…J’ai adoré la douceur qu’il se dégage de ses pages, et même s’il n’en reste pas moins que l’auteure dénonce un vrai problème de société, cette vie de marginales parfumée au spray Raid et auréolée de souffle magique d’empathie, a su me toucher en plein coeur. Plus efficace encore, que le tir d’une balle meurtrière…J’ai aimé la sensibilité et la manière poétique de Jennifer Clement d’enrober de moelleux, l’énergie négative de ces vies, à l’orée de la société…Il y avait du charme dans ces vies singulières, et je me suis régalée de découvrir une autre façon de vivre, un peu moins commode certes, mais avec un sachet de plus, en liberté suave…

« Ne sois pas trop prudente. On n’est que de la poussière d’étoiles, tu sais. »

  • …Dans un monde de brutes…

On a pleinement conscience, malgré ses deux anges égarées qui voltigent sur la décharge, que la peur et la violence prennent leurs aises, que les accidents sont trop vite arrivés, que la haine envahie les paysages, que les armes font partie du quotidien. Omniprésentes. Clinquantes. Fatales. Le décor est saturé de poudre, d’yeux-revolvers, de détonations assourdissantes, elle est tellement là, cette banalisation de port d’armes, que même la jeunesse n’en mesure même plus les dangers, et se perdent dans ses affres…Cela en est désolant…

« La vie est toujours juste au bord de la mort. » 

Un cri d’alarme, une jolie rencontre féminine, je suis conquise…Il me tarde de lire d’autres livres de Jennifer Clement, et notamment, curieuse de découvrir ses poésies…

 

 

Ma note plaisir de Lecture  9/10

 

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Babelio ainsi que les éditions Flammarion pour leur confiance et l’envoi de ce livre! Ce fut une lecture pleine de charme.

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Arckos- tome 2- La Traque. Paolo Postman.

Arckos - Tome 2 - La Traque par Postman


 

Synopsis: 

Comment apporter la Lumière quand nous rêvons d’Obscurité? 

L’élu de Labiana est bien là! Arckos a réussi à reforger les alliances des cinq races paisibles. Oria reprend enfin espoir. Mais Talek n’a pas l’intention de le laisser faire. Il déchaîne ses plus puissantes et cruelles créatures. Tandis que notre jeune héros poursuit sa Deuxième mission. Il va devenir la cible d’une traque sans merci.

L’aventure continue et nous amène dans une spirale de troubles et de doutes! 


Ce que j’ai ressenti:

  • Et l’aventure continue…

Rappelez-vous, je vous avais déjà parlé de ce jeune héros, Arckos, et il nous revient, plus hardi que jamais, pour nous faire voir toutes les batailles de l’Entre-Faune, que se livrent, Labiana, Déesse de Lumière et Talek, Maître des Ténèbres. Fort de son expérience, et des combats qu’il a réussi à mener, ce jeune marseillais, s’active à réussir sa deuxième Mission. Il forge à coup de chance et d’audace, une alliance d’amitié et d’objets magiques pour faire reculer les Fléaux, les Monstres et le Mal sous quelque forme que ce soit…Et c’est plutôt éblouissant : L’épée de Labiana n’a de cesse de croiser le fer avec des adversaires redoutables, et de briller de lumière dorée…

« La vérité et le mensonge sont des instruments qui, une fois contrôlés, peuvent servir d’armes diaboliques. »

  • Un second tome qui détonne…

Plus pêchu, Ackos , La Traque, est au centre d’une trilogie, et l’on sent, dans ce petit pavé de 700 pages, plus d’actions qui s’enchaînent, plus de dynamisme dans les scènes de batailles, plus de stratégies, entrevues déjà dans le premier volume, qui se densifient. Les contrées brûlent, des feux nouveaux de doute et de confiance s’embrasent, les personnages se dévoilent sous des cieux violets…Il y a des souffles de dragons, des combats de créatures monstrueuses, des formules magiques murmurées et des secrets arrachés aux dieux…Arckos est traqué par delà, toutes les frontières visibles et invisibles, mais son assurance croissante, fait plaisir à voir. Moins naïf, plus audacieux, il prend les rennes de son destin avec fermeté, quitte à, en envoyer certains, valser dans des éclairs de jaune lumière…Si les démons se déchaînent et les Fléaux s’énervent, les amitiés prennent en contrepartie plus de poids: la force de ce petit groupe devient lentement, mais sûrement, une épine gênante, dans les projets de chaos de Talek.

*Mention spéciale à Mallate, mon petit héros préféré, qui continue de m’étonner avec ses interventions magiques et malicieuses.*

  • Vivement le prochain…

J’ai passé un bon moment encore, dans ce monde fantastique, et j’ai bien hâte de voir ce que l’auteur va nous réserver comme surprise pour clôturer cette trilogie pleine de magie! J’ai été très intriguée par les pouvoirs de ses Instruments, leurs potentiels d’enchantements, et je suis curieuse de voir qui de la Lumière ou de l’Obscurité va l’emporter dans ce monde imaginaire….

Ma note Plaisir de Lecture  8/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement l’auteur, Paolo Postman ,de m’avoir confié son héros lumineux!

 

L’enfant de poussière, Patrick K Dedney. (LC avec Cannibal Lecteur).

Couverture L'enfant de poussière


Synopsis:

La mort du roi et l’éclatement politique qui s’ensuit plongent les primeautés de Brune dans le chaos. Orphelin des rues qui ignore tout de ses origines, Syffe grandit à Corne-Brune, une ville isolée sur la frontière sauvage. Là, il survit librement de rapines et de corvées, jusqu’au jour où il est contraint d’entrer au service du seigneur local. Tour à tour serviteur, espion, apprenti d’un maître-chirurgien, son existence bascule lorsqu’il se voit accusé d’un meurtre. En fuite, il épouse le destin rude d’un enfant-soldat.


Pourquoi je l’ai choisi:

J’avais repéré cette lecture, chez une autre copinaute passionnée Dealer de lignes et elle m’a convaincue de découvrir cet auteur, puis quand ma binôme préférée adorée, Belette ET Cannibale,  a accepté ma demande de LC, j’étais encore plus motivée! Clairement cette couverture sublime, est la raison de mon attirance vers cette lecture! Je tiens à remercier très chaleureusement Babelio ainsi que les éditions Le diable Vauvert qui m’ont permis de découvrir ce livre, via l’opération Masse critique!

 

Ce que j’ai ressenti:…Naître Poussière, et devenir Lumière…. 

  • Lune Tranquille: Syffe, L’enfant de Poussière vivote dans les rues de Corne-Brune, avec l’insouciance de l’enfance, accompagné de sa fratrie d’infortune: Cardou, Brindille et Merle. D’amitiés sincères en amour naissant, il grandit chichement, mais relativement heureux au sein de la ferme Tarron. Mais le temps de l’innocence va bientôt se finir et, à force de courir les rues et afficher une curiosité sans vergogne: les Lunes vont changer…

« L’espoir de jours meilleurs n’étaient pas une chose intangible, lorsqu’on attendait, comme nous, après de minuscules bonheurs. »

  • Lune des neiges: 4 livres/ 4 lunes changeantes, et autant d’étapes de vie difficile pour cet enfant syffelin un peu trop malin pour son propre bien…. Il va tour à tour, être sous l’influence de trois hommes charismatiques, (Hesse, Nahirsipal et Uldrick) qui vont tantôt l’initier, le former, le manipuler, mais l’aimer aussi, un peu, malgré les coups (durs) qui pleuvent…C’est un très beau roman d’apprentissage qui nous raconte avec une plume magnifique, le parcours d’un enfant miséreux. D’espion en apprenti chirurgien, à graine de guerrier, Syffe est un gamin attachant, au destin étrange, dans un Moyen-âge revisité où les conditions de vies sont rudes, mais pire encore, est cette atmosphère permanente de violences dans lequel, il essaye de se faire une place…

« Il y avait l’odeur aussi, l’odeur âcre de la civilisation, qui reniflait le feu et l’ordure et la merde moisie. »

  • Lune des labours: Dans ce premier tome de Fantasy, l’enseignement de Syffe est riche d’expériences et de savoirs, mais surtout il ouvre la voie sur la perspective de penser par soi-même. Il y a des graines lancées au vent, qui fleurissent dans son esprit, et il grandit, avide de leçons et de lectures, avec plus de perspicacité sur la religion, la politique, la notion de liberté. Malgré cette vie de rien, faite de trahisons blessantes et de pertes effroyables, l’intérêt de cette lecture se situe bel et bien, dans le lent cheminement du héros de pouvoir s’affranchir de la haine, de la servitude, de l’ignorance.

« Un bel esprit ne sert à rien, si on ne s’en sert pas. »

  • Lune glanante: S’il est vrai que ce livre recèle de richesses indéniables, on peut y sentir aussi quelques longueurs. Il y a une beauté exceptionnelle, des scènes de vies époustouflantes, des émotions bouleversantes, mais quelques fois, cela manque de dynamisme. Pour autant, je me suis attaché à cet enfant et il y a beaucoup de mystères encore à découvrir, (j’ai hâte d’en savoir plus sur Elle),alors je serai très curieuse de lire la suite de ce Cycle de Syffe…

« C’est une chose étrange, la vie. »(…). « Les certitudes changent. Même celles pour lesquelles on a donné le plus. » 

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

 

Titre : L’enfant de poussière

Auteur : Patrick K. Dewdney
Édition : Au diable Vauvert (17/05/2018)

Résumé :
La mort du roi et l’éclatement politique qui s’ensuit plongent les primeautés de Brune dans le chaos. Orphelin des rues qui ignore tout de ses origines, Syffe grandit à Corne-Brune, une ville isolée sur la frontière sauvage.

Là, il survit librement de rapines et de corvées, jusqu’au jour où il est contraint d’entrer au service du seigneur local. Tour à tour serviteur, espion, apprenti d’un maître-chirurgien, son existence bascule lorsqu’il se voit accusé d’un meurtre.

En fuite, il épouse le destin rude d’un enfant-soldat.

Critique de Cannibal Lecteur
Une petite incursion dans le monde de la Fantasy, ça ne fait jamais de mal quand on apprécie le genre.

Je pense que même ceux qui n’ont pas l’habitude de ce style là trouveront à boire et à manger dans ce roman car l’univers décrit est plus proche du Moyen-Âge que de la fantasy pure et dure, car ici, pas de magie.

Commençons par ce qui m’a plu dans le roman, notamment les personnages, surtout celui de Syffe, jeune orphelin de dix ans, plus habitué à recevoir des insultes (il est « teinté ») ou la menace de se faire couper la main, que de recevoir de l’aide ou des marques d’amitié.

Syffe n’a rien d’un héros, il est maigrichon, grognon (parfois), faible, se laisse emporter par ses émotions et dans ce monde qui ne fait pas de cadeau, ce monde où il faut essayer de survivre, les enfants doivent vite passer au stade « adultes » et Syffe devra le devenir, lui aussi, à l’âge de dix ans.

L’écriture de Dewdey m’a enchanté, c’est un excellent conteur, mais, et c’est là que le bât a blessé, j’ai trouvé que ce pavé de 625 pages avaient un peu trop de longueurs et j’ai eu du mal à en venir à bout tant certaines parties étaient longues.

Ajoutons à cela que durant trois jours, je n’ai pas eu le temps de lire une seule ligne (réanimez-en certains, c’est violent ce que je viens de confesser), vous comprendrez que j’étais contente d’en venir à bout, surtout que le côté politique de l’histoire m’a un peu barbé (pour une fois que la politique me barbe dans un roman !!).

C’est donc fort mitigée que j’ai terminé ce roman. Pas de regrets de l’avoir découvert, d’avoir rencontré des personnages intéressants (Syffe, Uldrick le guerrier Var, le première-lame Hesse, le chirurgien Nahirsipal Eil Asshuri), d’avoir fait un long voyage semé d’embûches et de quelques réflexions philosophique.

Oui, j’ai apprécié le voyage, l’aventure, ainsi que les révélations qui parsèment le roman, quand notre jeune Syffe reçoit la lumière de Sherlock Holmes et comprend ce que nous n’avions pas toujours soupçonné, mais purée, que c’était long et même sur la fin, alors que ça bougeait beaucoup plus, j’avais du mal à terminer, un peu comme un cheval qui a marché trop longtemps et qui peine à arriver à l’écurie.

Dommage parce que ce roman trônait en haut de ma PAL et qu’il avait reçu des bons échos de la part de copinautes.

À voir maintenant si je continuerai la route avec Syffe, afin de ne pas rester sur cet insoutenable suspense, ou si je passerai mon tour.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019) et Le challenge British Mysteries (Janvier 2018 – décembre 2018) chez My Lou Book (auteur anglais).

 

Monsieur Fée, Morgane de Cadier/ Florian Pigé.

Monsieur Fée par Cadier

Pourquoi nous l’avons choisi:

Dès qu’il s’agit de féerie, nous, on fonce! Maman et Princesse Fée attendait ce petit album avec beaucoup d’impatience!

Synopsis:

Toutes les fées vivent dans la forêt. Chacune a un don et toutes sont différentes : il y a la Fée du Matin, la Fée des Bisous, la Fée du Courage…

Et puis, il y a Monsieur Fée.

Ce que nous avons ressenti:

Forcément, un Monsieur Fée, ça intrigue… La féerie ça nous attire, et découvrir ses membres est toujours un plaisir fantastique… Et un Monsieur Fée qui fait son entrée dans le royaume des fées, nous étions plus que curieuses et impatientes d’entendre son histoire…Mais surtout, un Monsieur Fée représenté en Éléphant, nous a fait mourir de rire…Parce que ce n’est pas banal, ça, un éléphant avec des ailes…Et Monsieur Fée n’est pas banal, nous serions même d’accord Mère et Fille, pour dire que ce Monsieur Fée est la fée la plus adorable du royaume!

Pour vous le présenter, nous pourrions vous dire que c’est un personnage magique qui remplit la vie de ses amis, de sucre rosé et de rires en cascades…Vaste programme réjouissant, mais il ne le sait pas, Monsieur Fée!!!! Il ignore qu’il est aussi génial…Alors maussade, il quitte la forêt et part à l’aventure, loin des siens…Mais un être qui pétille, illuminera toujours tout, sur son passage…Même dans une ville morose, il fera éclater les couleurs, et enfin, va apprendre à mieux se connaître! A sa manière, il est une fée, et c’est bien là tout l’intérêt!

Nous avons adoré! Qu’il est plaisant de lire en duo cet album, où les fées sont d’apparences différentes! Parce qu’il est original et inattendu, ce Monsieur Fée est une lecture plaisante et recèle de qualités qu’il faudra dénicher au détour des pages, tout comme ce personnage ailé qu’on a adoré rencontrer!

Il est fort possible que le sourire vous viendra, comme par magie…

Notre Note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Balivernes pour cet envoi. Merci de leur confiance! Ce fût une lecture féerique.

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En Féérie, il brille quelques poussières…

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