Regarde, Hervé Commère.

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Synopsis:

Jadis, Mylène a aimé un homme. Ensemble, ils ont fait les 400 coups. Jusqu’au braquage raté d’une bijouterie en Espagne, au cours duquel les deux amoureux se sont fait prendre. Mylène n’a jamais revu Paco : il a été poignardé dans sa cellule un soir.
Aujourd’hui, Mylène est libre. Elle travaille dans un dépôt-vente en banlieue parisienne, et vit dans une chambre de bonne. Parfois, le temps d’un week-end, elle loue un appartement quelque part, et s’imagine une autre vie. Celle qu’elle aurait pu avoir si elle n’avait pas commis les mêmes erreurs. Elle rêve.
Ce week-end pourtant, Mylène ne rêve pas : dans la roulotte qu’elle a louée, tout la ramène à Paco. Les meubles, les objets, il y a même une photo de lui au mur. Cela semble inconcevable, mais on dirait qu’elle est chez lui.

Ce que j’ai ressenti:

« Il n’y a que deux raisons, l’amour ou l’argent! »

Sauf, que si l’un des deux te tient, tu perds toute raison…Ah l’Amour, l’amour, l’amour…Ah l’argent, l’argent…Ça peut rendre fou mais cette fois-ci, c’est bien Mylène qui risque d’en faire les frais et y perdre aussi son cœur dans cette affaire. Regarde plutôt ça : une caravane qui disparaît et des souvenirs qui refont surface…Et oui, c’est bel et bien le nouveau roman de Hervé Commère que je viens de dévorer en deux jours, top chrono. Un page-turner tellement efficace qui vient nous rappeler combien justement, l’amour et l’argent mènent le monde. À moins que…

On retrouve donc le quatuor de personnages du précédent thriller de l’auteur avec cette fois-ci, le passé quelque peu sulfureux de Mylène…C’est toujours agréable d’avoir d’autres perspectives et de connaître mieux des personnages auxquels on s’est attaché. En plus Mylène, elle m’avait beaucoup intriguée dans Sauf. J’ai adoré la suivre dans ces amours passés dans la douceur d’un univers musical, revivre la force passionnée de ces souvenirs et comprendre un peu sa façon de vivre très particulière. En proie avec ses sentiments, entre doute raisonnable et espoir inconcevable, Mylène ne sait plus où donner de la tête et son cœur s’affole de trop…Perdue dans un mirage, elle se laisse dériver…Heureusement, qu’elle peut compter sur ses amis pour la remettre sur la route de la raison…Mais cela ne se fera pas sans mal et encore moins sans peine…

Hervé Commère m’a encore bluffée, Sauf que c’est toujours aussi plaisant! Avec les memes ingrédients toujours aussi efficaces, il nous emmène là où il l’a décidé avec ce petit quelque chose de pétillant, qui fait qu’on tourne les pages sans voir le temps qui passe, qu’à chaque fin de chapitre on est piégé dans l’euphorie d’en savoir plus et qu’on ne peut soupçonner cette fin…Ce roman est peut être plus accès sur les sentiments, mais il reste un roman noir troublant. En mélangeant souvenirs douloureux et destins fauchés, il vient nous cueillir avec subtilité, faisant tressaillir la corde sensible et Regarde comme c’est doux d’être touché au cœur…Regarde comme en mélangeant les épanchements insensés et les horizons différents, on peut découvrir entre ces pages, un joli portrait de femme forte…Regarde bien, c’est un auteur à suivre qui j’en suis persuadée nous réserve encore plein de surprise à venir…Regarde…

Ma note Plaisir de Lecture 8/10

La Religion, Tim Willocks.

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Synopsis:

 « La Religion « , c’est le nom que se donne l’ordre des Hospitaliers, mais c’est aussi la bannière sous laquelle se rallie parfois la folie des hommes. En 1565, claustrés sur leur petit archipel au sud de la Sicile, les chevaliers de Malte s’apprêtent à recevoir les furieux assauts de l’armée ottomane. À un contre cinq, les chrétiens tiennent le siège au prix de combats effroyables. Un déchaînement de violence dans lequel se trouve entraîné Mattias Tannhauser, un ancien janissaire qui a connu les deux camps. Pour les beaux yeux de la comtesse Carla La Penautier, le trafiquant d’armes et d’opium embarque pour l’enfer…

Ce que j’ai ressenti:

« Plonge dedans, disait l’obscurité. »

Alors j’ai plongé. J’ai plongé dans les enfers, rencontré quelques démons, et j’ai ressenti à l’intérieur les vents dispersants. Et quelle fabuleuse invitation! A se frotter ainsi, aux guerres de religions qui font rage au cours de l’Histoire, en plongeant justement dans ce thriller noir qui retrace un de ses plus sanglantes batailles, on en revient jusqu’à en avoir l’odeur nauséabonde dans les narines….Tim Willocks, décide de nous faire revivre l’enfer du siège de l’île de Malte en 1565, opposant l’élite des troupes ottomanes aux puissants chevaliers de l’ordre, dans ces moindres détails et il ne nous épargne rien de l’horreur du carnage. D’un côté comme de l’autre, les combattants sont déterminés, acharnés, convaincus jusqu’à la pointe de leurs épées du bien fondé de leurs actions…D’un côté, comme de l’autre, les souffrances seront atroces et les pertes considérables. D’un côté comme de l’autre, ils se battent au nom de dieu. Et, à la frontière de l’un comme de l’autre, un devshirmé, Mattias Tannhauser.

« Sache que tu es en enfer. Et que nous sommes ses démons. »

Et comme l’Histoire se vit aussi, dans les petites histoires, en suivant le parcours semé d’embûches de ce mystérieux héros Tannhauser, on aura notre comptant de passions, d’amours, d’intrigues, de trahisons, d’amitiés, de dangers, d’honneurs, de rébellions, de rédemptions…Tout ce qui fait l’énergie palpitante des bonnes histoires. Tout ce qui nous anime au creux de nos tripes. Impossible de lâcher ses pages, tellement le sort de ces personnages nous importent dans leurs cheminements personnels. Tous autant qu’ils sont, ils nous donnent à ressentir, une émotion différente de par leur sensibilité, en ce temps affreux de guerre impitoyable. Et puis, comme pour sublimer le tout, la beauté s’en vient en musique et en poésie…Et là, c’est comme un souffle de fraîcheur, entre deux respirations dysharmonieuses. Un instant précieux…

« Dans l’éternité, lui dit-il, il n’y a pas de chagrin. »

C’est fascinant, cette faculté de faire transparaître ainsi autant de sensations, autant de sentiments. Tout est démultiplié. On s’en prend plein les yeux, le nez, la bouche, le cœur, l’esprit…C’est tellement intense! Chaque scène est plus grandiose que la précédente, chaque phrase plus percutante que celle d’avant et mérite qu’on s’y arrête pour les relire. Et l’apprécier encore et encore. Méditer dessus, presque. Ce roman est grandiose. Démesurément, grandiose. J’ai déjà eu des coups de cœur, mais celui là, il dépasse tellement en profondeur et en force, que c’est presque difficile de trouver les mots…La plume est tantôt enflammée, poétique, sensuelle, percutante, charmeuse et bouleversante. Ce contexte historique est tellement imprégné de violences, d’urgences, et d’espérances…Tant de passions et de densité dans ce pavé noir, c’est absolument prodigieux. Une lecture sacrément magistrale.

« Dans des temps comme aujourd’hui voués à de si grands maux, lorsqu’on peut entendre et sentir partout les ailes de l’ange de la mort, de petits actes de gentillesses sont comme des joyaux du ciel, et tout autant pour celui qui les réalise que pour celui qui les reçoit (…). »

Ma note Plaisir de Lecture 10/10.

Changer le sens des rivières, Murielle Magellan.

Synopsis:

Marie est serveuse dans une brasserie du Havre. À peine diplômée d’un bac pro, esclave d’un père malade et de fins de mois difficiles, son quotidien ressemble à de la survie. Et si elle ne connaît rien au cinéma, ça ne l’empêche pas de se faire des films. Alors, quand le jeune Alexandre entre dans son collimateur de rêveuse, elle y voit la perspective d’un ailleurs. Mais l’histoire dérape. Et mise au pied du mur, Marie doit accepter le marché d’un juge : pour effacer sa dette vis-à-vis de la société, lui servir de chauffeur particulier pendant quelques mois . Elle est loin d’imaginer que c’est peut-être la chance de sa vie…

Ce que j’ai ressenti:

La nuit tombe tôt ce soir, et je m’étonne encore. Je m’étonne encore de petits riens, d’un livre qui t’attire juste pour son titre, juste parce qu’en ce moment, le mot « sens » devient plus urgent, plus présent que jamais…Changer le sens des rivières, que de poésie déjà et quelle audace aussi! Alors je m’étonne, et je commence cette lecture. Toute la force du mot sens prend sens, dans les directions contrariées de Marie, dans les valeurs fondamentales de la vie et puis l’ébullition du corps quand l’amour se pointe droit devant. C’est tellement tendre que ça me colle au siège de la petite Fiesta, et que je me dis en avant pour l’aventure! Impossible de lâcher ce livre, Marie a quelque chose qui nous ramène à elle obstinément, et la plume de Murielle Magellan a tout ce que j’aime, avec des notes de vigueur et ce brin de poésie, et je m’étonne juste, de ne pas l’avoir lue avant…

Tu en vois, toi, des poètes? Hein?

Parce que le juge Doutremont, lui, ne s’étonne plus de rien, alors je contrebalance en m’étonnant de son aspect bourru, d’homme qui en a trop vu. Marie le fait aussi, à sa manière, et avec tellement de douceur que dans cette relation d’entraide un peu farfelue, ils y trouvent tous les deux, assez de bénéfices pour continuer à sillonner les routes, à regarder ensemble la nuit qui tombe, à parler de musique et autres paraboles…

Ce Alexandre par contre, il ne m’a pas étonnée, avec ses grands airs là…Et puis, Marie qui s’accroche à lui jusqu’à qu’il lui mange le cœur…J’aurai voulu encore m’étonner des bizarreries de l’amour, de ces choix étranges et de ces relations qui ne mènent nulle part…Mais non, je savais bien que l’amour à ses raisons, sa dynamique incompréhensible et des mystères qu’on ne comprendra jamais…

On ne peut pas lui manger le cœur impunément.

Sans trop vouloir vous spoiler, je dirai que ce livre m’a étonnée et que j’ai adoré ça! C’était pétillant! J’aime cette façon de voir la vie en couleurs, de ne pas se laisser enfermer dans un cadre, d’aller toujours plus loin grâce à la volonté, de mettre la culture et la persévérance à l’honneur. Bravo Murielle Magellan vous m’avez captivée et peut être aussi, redonné un peu de sens dans ma douceur, que je ne m’étonne plus de transmettre avant que la nuit ne tombe trop tôt…

Rien ne l’oblige au désespoir.

Ma note Plaisir de Lecture 9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Emmanuelle et les Éditions Pocket pour leur confiance et l’envoi de ce livre.

Les fureurs invisibles du cœur, John Boyne.

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Synopsis:

Cyril n’est pas « un vrai Avery » et il ne le sera jamais – du moins, c’est ce que lui répètent ses parents, Maude et Charles. Mais s’il n’est pas un vrai Avery, qui est-il ? Né d’une fille-mère bannie de la communauté rurale irlandaise où elle a grandi, devenu fils adoptif des Avery, un couple dublinois aisé et excentrique, Cyril se forge une identité au gré d’improbables rencontres et apprend à lutter contre les préjugés d’une société irlandaise où la différence et la liberté de choix sont loin d’être acquises.

Ce que j’ai ressenti:

850 pages. Un roman-fleuve qui nous dépeint l’évolution politique et sociale de l’Irlande de 1945 à 2015, à travers les yeux d’un homme, Cyril Avery. Il semble difficile de raconter toutes les émotions qui sont venues me chopper comme ça au fil des pages, parce que ça se joue dans les grandes lignes de l’Histoire et dans les petits détails des conversations des personnages. De l’amour et de la haine, de la peur et de la violence, le rejet et l’intolérance, l’homophobie et le sexisme, c’est tout ça, condensé dans ce pavé et encore, ça ne suffirait pas pour tout vous décrire mais c’est un roman riche qui vient déchaîner toutes Les Fureurs Invisibles du Cœur! Et nos cœurs souffrent avec chacun, ces hommes et ces femmes, et pire encore ces enfants confrontés aux esprits malveillants, étriqués, et discriminants. Un roman grandiose!

Ils craignent un changement dans l’ordre du monde.

J’ai adoré suivre la quête d’identité de Cyril, pas tout à fait « un vrai Avery ». C’est un personnage terriblement attachant qui nous retrace ses 70 printemps, par tranche de 7 ans, en nous donnant à lire des souvenirs entre amertume et tendresse. De l’amertume, il en a parce qu’il a mal de voir son Irlande coincée dans un puritanisme restrictif, mais de la tendresse aussi, parce qu’il constate que les mentalités évoluent aussi au fil des décennies même si Cyril a souffert de toute cette intolérance virulente, au cours de sa vie. Dans ces rencontres, on verra qu’il est amené à rencontrer des personnalités fabuleuses tout autant que horripilantes, et qu’elles le feront avancer vers la paix de son cœur.

« L’idée de passer toute mon existence à mentir me pesait terriblement et dans ces moments-là, j’envisageai sérieusement de disparaître à jamais. »

Le point fort de ce roman, c’est la grande amitié entre Cyril et Julian. Même contrariée et avec tous les non-dits qu’elle porte en elle, c’est une histoire qui nous prend aux tripes, parce qu’on espère tellement que ces deux-là vont finir par se comprendre. Mais rien n’est simple dans l’amitié et encore moins dans l’amour, et le temps n’arrange rien si le poids du secret s’en mêle. John Boyne nous donne un grand moment d’émotion, entre rires et larmes, avec ce duo de garçons qui toutes leurs vies seront liés envers et malgré tout…

-Je me souviens qu’un de mes amis m’a dit un jour que nous haïssons ce qui nous effraie en nous-même.

Tout simplement, j’ai adoré ce roman. Je le conseille ardemment pour toute la palette de sentiments qu’il nous donne à ressentir. C’est puissant autant que mélancolique, bouleversant autant qu’attendrissant. Chaque fois, que je me laissais prendre dans la fureur de ces pages, je ne voulais plus en sortir…C’est invisible le lien qui nous lie à un livre, mais c’est mon cœur qui vous conseille cette magnifique lecture!

Ma note Plaisir de Lecture 9/10

L’Institut, Stephen King.

Synopsis:

Bienvenue à l’Institut.
Quand les enfants y entrent, ils n’en sortent plus. Au cœur de la nuit, à Minneapolis, des intrus pénètrent dans la maison de Luke Ellis, jeune surdoué de 12 ans, tuent ses parents et le kidnappent. Luke se réveille à l’Institut, dans une chambre semblable à la sienne, sauf qu’elle n’a pas de fenêtre. Dans le couloir, d’autres portes cachent d’autres enfants, dotés comme lui de pouvoirs psychiques. Que font-ils là ? Qu’attend-on d’eux ? Et pourquoi aucun de ces enfants ne cherche-t-il à s’enfuir ? Aussi angoissant que Charlie, d’une puissance d’évocation égale à Ça, L’Institut nous entraîne dans un monde totalitaire… qui ressemble étrangement au nôtre. Le nouveau chef-d’œuvre de Stephen King.

Ce que j’ai ressenti:

Bonjour. Vous m’entendez?

Je veille sur une bande de gamins, dans mes nuits. Pas n’importe lesquels de gamins, non. Une bande de gamins aux pouvoirs psychiques. Vous savez bien de quoi je parle si vous avez déjà lu du King. Il en a fait une spécialité depuis des années maintenant, et là, il nous revient en force, et peut être plus ancré encore dans la réalité que dans le fantastique, avec un Institut vraiment pas commun, et qui risque de bousculer sérieusement l’ordre du monde…Stephen King nous raconte, entre rétro et avant-garde, un enfer sans nom, où les enfants sont prisonniers dans un Avant-Arrière effroyable!

Holà? Me escuchas?

J’attends de recevoir leur appel.Je suis prête et déterminée à répondre à leur appel, parce que vous savez comme il est bon d’avoir des amis…Comme des personnages des fois, dépassent le cadre de la fiction, et comme on s’attache à eux. J’attends près du gros Téléfone. J’attends, j’attends, je me concentre pour le prochain synchronisme…Mais en attendant, j’essaye de vous transmettre mes tendres pensées et j’espère que vous serez près de vos téléphones pour entendre cet appel au ralliement: la puissance de la lecture. Parce que tout seul, on n’est rien, et encore une fois, ce livre là, et bien il nous le démontre avec cette histoire d’amitié et d’entraide! Avec ce qu’il faut d’horreur et de perspicacité, avec cette pointe de nostalgie et de mystère, avec ce talent inouï, forcément que l’appel du King a été pour moi une évidence…600 pages de pure évasion…

Ciao! Mi senti? MI SENTI?

Je ne sais pas si vous allez m’entendre, parce que j’ai plein de lumières dans les yeux, une migraine affreuse, des piqûres partout, encore un peu d’eau dans les poumons, et certainement, enfermée comme ça, sans même une fenêtre pour laisser échapper un appel à l’aide, je doute que vous entendrez quelque chose…Mais je décide de ne pas me lamenter sur mon sort malgré les douleurs…Certes, je n’ai pas l’intelligence de Luke ou le super pouvoir de L’avorton, mais je peux enfiler le Manteau de Griffin, et laisser comme une bouteille à la mer, un dernier message désespéré sur la toile, pour combattre avec eux dans la bataille de l’esprit… « LISEZ ce livre! ».

Hoor je me? Hoor je me? Vous m’entendez? Allô, vous m’entendez? Lisez L’Institut! Vous m’entendez? Lisez L’institut! Allô?!

Ma note Plaisir de Lecture 9/10

Sauf, Hervé Commère.


Synopsis:

L’année de ses six ans, à l’été 1976, Mat a perdu ses parents dans l’incendie de leur manoir en Bretagne. Rien n’a survécu aux flammes, pas le moindre objet.
Mat est aujourd’hui propriétaire d’un dépôt-vente. Comme à chaque retour de congés, il passe en revue les dernières acquisitions. La veille, ses employés ont récupéré un album photos à couverture de velours. Sur chaque page de cet album, des photos de lui enfant. Sauf que cet album ne devrait plus exister. Il ne peut pas exister. Et pourtant…
Mat a toujours aimé se raconter des histoires, mais à quarante ans passés, il semblerait que la sienne lui ait échappé. De Montreuil à la pointe du Finistère, cherchant à comprendre quel message la vie veut lui adresser, il traquera les vérités, ses vérités, celles que recèle un album de famille resurgi brutalement des décombres.

Ce que j’ai ressenti:

▪️À brûler des intérieurs…

Mathieu est hanté par de sombres souvenirs. Sauf qu’il essaye de s’en sortir. Bien qu’il est une vie heureuse, il a été marqué par trop de drames et les flammes de la violence. Il lutte depuis, contre cette nature profonde, chaque jour…Jusqu’à ce que le passé se rappelle a lui. Sauf qu’il est virulent, cet impact. Il se glisse dans les pages d’un album photo comme si de rien n’était! Sauf qu’il bouleverse de beaucoup les illusions enfouies et renverse les convictions établies. Avec ses amis et sa douce, le petit Matelot va marcher sur les cendres de ses souvenirs, mais il ne sait pas encore que l’incendie le guette…

Mais nous n’avons plus le choix. Je n’ai plus le choix. Et puis les démons sont là, et bien là, ça n’est pas nous qui les réveillons.

▪️L’amour ou L’argent. Et le chiffre 6.

Les vérités sont aussi limpides que évidentes. Avec ce thriller ultra rythmé, on s’aperçoit encore plus que l’amour et l’argent mènent le monde dans une course folle…Mais lequel des deux est le plus fort?! Je vous laisse voir ça, mais sachez qu’il y a beaucoup de mystères et de profits à la clef, d’amours et d’amitiés, de paysages grandioses et le chiffre 6. C’est extrêmement troublant, je l’ai relevé à plusieurs reprises et comme l’auteur m’a posé une question dans sa dédicace, j’aimerai en faire de même pour savoir pourquoi ce chiffre en particulier revient comme une obsession? Pour vous, il vous reste à ouvrir ses pages pour tenter d’approcher les questions soulevées par cette histoire : Est-on prisonnier de son enfance? De son ADN? Des personnes qui nous aiment? Des perspectives d’argent? Mathieu va le découvrir au péril de sa vie et les réponses pourraient bien vous brûler les doigts aussi, comme elles l’ont fait pour moi. Mais j’ai adoré ça!

Il est six heures du matin et je n’ai pas le droit d’être là, il me l’a rappelé dans son bureau, puis dans sa voiture en roulant jusqu’ici.

▪️Sauf, que c’était génial!!!!

J’ai beaucoup aimé cette lecture. Elle est dynamique autant que passionnée, et les secrets s’enchaînent les uns après les autres. À la fin de chaque chapitre, le seul truc que je voulais faire , c’était lire la prochaine page! C’était fou, sauf que c’était génial! Bref, c’est un page-turner très efficace! Hervé Commère a une plume addictive et j’ai aimé les chemins sur lesquels il m’a mené en moto ou dans une vieille voiture, avec des personnages qui ont parfois dépasser les limites, mais qu’on se plait à suivre dans leurs cheminements personnels…J’ai d’ailleurs toujours eu un faible pour les histoires avec les manoirs, et celui-ci avec sa mer de travers et son ombre de mystères a réussi à me faire rêver aux falaises bretonnes et norvégiennes…Jusqu’à la vérité vertigineuse!

J’avais 6 ans quand c’est arrivé.

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Ma note Plaisir de Lecture 8/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Emmanuelle ainsi que toute la Team Pocket. J’ai eu la chance de recevoir ce roman avec une dédicace de l’auteur, j’étais Joie. Merci pour cette douce attention!

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Rouge Tango, Charles Aubert.


Synopsis:

Niels Hogan s’est retiré loin du monde, dans une cabane de pêcheurs, au cœur d’un Sud encore sauvage. Quarantenaire bourru, il n’a que peu d’amis : son voisin Vieux Bob, pêcheur lui aussi, la fille de Bob, la détonante Lizzie, et le jeune geek Malik. Alors, quand ce dernier est porté disparu, il n’en faut pas plus pour que notre héros ordinaire reprenne du service. Son enquête le conduira sur la piste d’une vieille affaire liée au grand banditisme marseillais. De dangereux personnages viendront s’inviter à la fête, et troubler la vie si paisible que Niels s’est choisie.


Ce que j’ai ressenti:

Danse le rouge, 

Soupire le temps

Et l’étang se calcine…

*Stelphique*

▪️On pourrait vivre tout simplement…

Dans une cabane, au bord de l’étang Moures, à fabriquer des leurres pour la pêche, on aimerait bien vivre aussi sereinement que Niels…Quelle joie de retrouver ce personnage dans une nouvelle enquête palpitante. Comme dans Bleu Calypso, il semblerait que le destin avait d’autres projets que de le laisser se prélasser dans son kayak, en solitaire…Les tornades et les cadavres viennent distraire la quiétude de Niels et c’est avec joie que je me suis replongée dans l’univers polar serein et poétique de Charles Aubert. Les descriptions sont sublimes et apaisantes tout comme l’énergie positive qui se dégage de cette atmosphère. C’est un plaisir de lire autant de douceur et de bienveillance, aux côtés de ces personnages attachants. Et puis que de révélations! On se plait à les suivre dans leurs histoires d’amitiés et de cœur, même si l’heure est grave et que la montre semble plus que redoutable…

Ce monde était désespérant. On aurait dit qu’il était plus attiré par l’obscurité que par la lumière.

▪️Coincé dans un entre-deux…

De Montpellier à Marseille, Niels et sa bande d’amis subissent les souvenirs du passé…Ils s’invitent tous dans le présent de manière intrusive et violente. Et que de rebondissements! Tic-tac. Pas le temps de se reposer ou de soigner un lumbago, de méditer ou de d’apprécier un rituel de thé, il va falloir retrouver un membre de la bande et dénicher quelques secrets dans un timing très serré, dans les bas-fonds du net ou ceux de Marseille. Et vous savez, comme j’aime cette ville plus que tout, alors je me suis régalée de bout en bout, parce qu’il y a un charme fou à lire des histoires dans sa ville préférée, à découvrir les lieux dans les yeux d’un autre. J’ai apprécié chaque minute de ce polar parce qu’il est maîtrisé, surprenant, rythmé jusqu’au final…Tic-tac. C’est l’heure de se dépêcher et vous précipiter pour mettre la main sur un leurre Rouge Tango!

Il faut penser à se ranger, à laisser derrière soi autre chose que du sang et des larmes.

▪️A regarder, un ciel s’embraser…

Il me la fallait cette reconnexion. Il me fallait la sérénité et la méditation contemplative que Charles Aubert a l’art d’installer dans ses lignes. Juste pour commencer en beauté cette année, ce polar est une belle pêche. C’était sans doute un des livres que j’attendais le plus pour cette rentrée 2020, et je suis comblée par cette suite. Si le meilleur reste encore à venir, alors j’ai vraiment hâte de voir du vert, Monsieur Aubert! D’une autre manière, mais tout aussi intensément, après le coup de cœur en Bleu, j’ai adoré le Rouge. En attendant, je m’en irai bien admirer un coucher de soleil sur l’étang Moures, pour être au plus près de cette philosophie apaisante qui anime Niels…

Ce paysage était invraisemblable, je n’arrivais pas à m’en lasser. De l’eau partout et un ciel très haut, très bleu. Ces jeux de miroirs et ces espaces infinis donnaient une impression de vertige.

 

Ma note Plaisir de Lecture 10/10

 

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Marion ainsi que les éditions Slatkine et Compagnie de leur confiance et l’envoi de ce livre.

Aslak et les gloutons, Florence Marguerie.


Synopsis:

Embarquement immédiat pour Rovaniemi, l’incroyable ville du Père Noël en Laponie finlandaise !
Avec ses amis Sunniva et Aslak, Victor y découvre un monde féerique et peuplé d’animaux où le soleil brille à minuit. Des rennes sauvages, un raton-laveur, des ours bruns et de redoutables gloutons, les rencontres étonnantes ne vont pas manquer.
Es-tu assez intrépide pour te joindre à eux ? Comme Aslak, ce voyage pourrait bien te transformer…
Ce roman te propose de découvrir la culture des Sames, éleveurs de rennes en Laponie. Des explications te permettront d’en savoir plus sur ce peuple et sa langue. Tu auras même la recette d’un plat à déguster en famille !


Ce que j’ai ressenti:

J’ai toujours rêvé de partir en Laponie, pour aller voir les paysages enneigés et surtout la maison du Père Noël. En choisissant cette lecture, j’espérais accentuer « l’effet magique » de ces périodes de fêtes avec notre complicité Mère/Fille, autour de cette aventure au Grand Froid avec Aslak, Sunniva et Victor. Et quelle belle surprise!

Je suis vraiment étonnée de la richesse de ce livre pour enfants, car on a vraiment une mine d’informations sur les habitants de la Laponie Finlandaise, avec leurs cultures, leurs croyances, leurs faunes et flores et même leurs cuisines. C’était très intéressant d’en apprendre plus sur le peuple des Sames et de découvrir un animal que nous ne connaissions pas encore: le glouton. Et puis, il y a aussi une sensibilisation sur les dérèglements climatiques, je trouve que c’est vraiment super de pouvoir en parler, avec des mots simples, à nos enfants.

C’était une lecture douce avec trois enfants qui se découvrent, chacun avec une histoire personnelle, et qui se voient vivre un moment exceptionnel de communion avec la nature. Il reste encore de l’émerveillement à se confronter à un paysage, une scène privilégiée avec un animal dans son environnement naturel, à comprendre le cycle de la vie, à attendre patiemment, le spectacle que nous offre ces terres du froid. Et bien sûr, le petit tour dans le village du Père Noël, avec ses lutins et ses sculptures de glaces, est un petit plaisir exquis!

Je recommande cette histoire pour rajouter de la féerie en attendant, Rudolphe au nez rouge et ses copains volants dans le ciel…

Ma note Plaisir de Lecture 8/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions In Octavo ainsi que Babelio et sa Masse critique.

Babelio

L’histoire d’un cœur qui apprit à battre, Allison.L.Kennedy.


Synopsis:

Marie grandit dans une ville merveilleuse où planent des cerfs-volants comme des oiseaux de paradis. Elle a pour ami Lanmò, un serpent doré aux yeux rubis qui terrifient les hommes. Lui n’a jamais aimé que cette enfant. Bientôt, la ville de Marie s’attriste, quand les bombes s’abattent et que le spectre de la guerre la dévore.
Le puissant Lanmò aurait-il commis une imprudence en s’attachant à un être si fragile ? Et si cette humaine au destin vacillant recélait un précieux mystère ?


Ce que j’ai ressenti:

Quand plus aucun cerf-volants ne voleront au-dessus des toits. Quand les rues seront devenues toutes silencieuses. Quand les buildings deviendront des tas de gravats abandonnés. Quand les villes et les nations seront tombées de la main de l’homme…

Alors, s’il te plaît, à ce moment là, raconte-moi une histoire de cœur.

S’il te plaît. Raconte-moi encore L’histoire d’un cœur qui apprit à battre. Je l’écouterai bien encore une fois, ce conte sensible et magnifique qui parle d’une ville empreinte au chaos, on ne sait où elle se trouve, mais quelle importance…C’est cette fable simple et fabuleuse que je voudrais réentendre puisqu’elle nous parle avec douceur, des aléas de la vie.

Parce que cette petite fille Marie et cet immensément beau Lanmò m’ont touché avec leur amitié non-conforme, avec leur exquise complicité, avec leur façon de s’apprivoiser l’un et l’autre, au fil du temps. Ils égayent de leurs présences, cette ville qui se meurt. Ils prennent une telle prestance dans nos cœurs, qui le font battre avec une, plus poétique intention.

Ce n’est pas mon genre de faire des promesses. Mais je promets que je m’arrêterai dans ce petit bout de jardin, je n’y ferai même pas un pas, et je laisserai mes pensées vagabonder encore avec cette adorable enfant et son ami doré. J’apprendrai de leur sagesse et de leur innocence, je lancerai des rêves heureux et je pleurerai sur les écailles des serpents. Je laisserai l’amour terrible me prendre entière, je lui laisserai mon cœur s’il en veut bien. Ça serait étrange mais sait-on jamais, je lui laisserai quand même…Parce que sentir battre son cœur, c’est beaucoup trop extraordinaire pour passer à côté de cette sensation. Peut-être que j’essaierai de réapprendre à aimer les hommes malgré leurs défauts comme l’ont si bien fait Lanmò et Marie…

Et puisque certains mangent à leur faim quand d’autres non. Et puisque certains tuent pour de faux prétextes quand d’autres essayent de survivre avec de faux espoirs. Et puisque les villes ne conviennent qu’aux oiseaux et non plus aux gens…Mais aussi puisque, tant qu’il y aura des enfants pour regarder le monde avec amour. Mais tant qu’il y aura des animaux pour s’entourer à leurs petites mains. Mais tant qu’il naîtra des amitiés hors du commun pour dépasser les torts de la vie…Alors peut être que…

Alors il sera sûrement venu, le temps d’aller apprendre à faire battre son cœur, quand penses-Tu?

Allez, s’il te plaît, raconte-moi L’histoire d’un coeur qui apprit à battre…Juste comme ça. Par pur plaisir. Elle est tellement jolie. Dessine-moi même un monde meilleur, Allison.L. Kennedy avec un serpent qui parle et une petite fille aventurière…Et n’oublies pas d’y mettre ce petit quelque chose de merveilleux, terrible et étrange qui en fait toute la magie.

Ma note Plaisir de Lecture 9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Emmanuelle ainsi que les éditions Pocket de leur confiance et l’envoi de ce livre.

Le dernier grenadier du monde, Bakhtiar Ali.


Synopsis:

Muzafari, officier supérieur des Peshmergas, n’a jamais connu son fils qui n’avait que quelques jours au moment où il sauve la vie de son meilleur ami, célèbre chef révolutionnaire kurde. Cette action lui vaut vingt et un ans de captivité à l’isolement dans le désert.
Quand il retrouve la liberté, il s’embarque pour un voyage dans le champ de mines qu’est devenu son pays, qu’il ne reconnaît plus. Un voyage, à la recherche de son fils, dans les histoires de ses amis et leurs secrets. Il va y découvrir l’existence de trois fragiles grenades de verre, qui le guideront dans sa quête, écouter chanter deux sœurs énigmatiques et fortes, apprendre l’histoire cruelle de la “guerre des charrettes” du bazar et de leur jeune Maréchal. Comprendre jusqu’où peut aller la trahison des puissants et l’insoutenable douleur de la guerre. Un voyage qui l’amène à faire ce que des milliers d’autres ont fait avant lui : traverser la Méditerranée, pour aller en Europe.
Dans ce texte magnifiquement poétique, Muzafari apprend à écouter le désert, le vent et le sable qui sont ses seuls interlocuteurs pendant sa captivité. Mais le retour à la réalité se fait aussi par un récit plein de maisons enchantées, de personnages fantastiques et touchants, qui emportent le lecteur dans un autre Orient. Toutefois entièrement impliqué dans l’époque moderne.


Ce que j’ai ressenti:

▪️L’émotion à l’état brut.

J’ai beaucoup hésité à faire cette chronique, parce que ce livre a été réveiller des émotions profondes à l’intérieur de moi et de mon imaginaire. C’est tellement puissant que ça me laisse un peu confuse pour raconter cette sensation. Ce livre t’envoie en méditation intense, dans un espace de solitude où pousse Le dernier grenadier du monde, et où la poésie éblouit tout le paysage. C’est de l’émotion à l’état brut. Un voyage à l’intérieur de soi, dans une intimité épurée, un temps d’arrêt pour repenser à notre place, maintenant, dans cet instant si court entre la vie et la mort. Un vide nécessaire, apaisant et riche. Un néant à atteindre. C’est vertigineux comme sensation, parce que tu te délestes de tout, comme Mouzaffar. Tu deviens Tout et Rien. L’infini et le néant. Et juste là, tu vois à travers les yeux de ce personnage, le dernier grenadier du monde, qui lui même, voit venir auprès de son ombre, les tourments des gamins de « rien », des enfants avec tout l’avenir devant eux, et une grenade de verre dans leurs mains…C’est sublime.

« Heure après heure, son cœur se fracture davantage. Entre les éclats de verre de son cœur, les failles se creusent. Au lever du soleil, il s’endort au milieu du sang, de la pluie et des larmes et, dans son sommeil, il rêve d’un arbre qui a pour nom « le dernier grenadier du monde ». « 

▪️A travers le verre…

Ce roman extraordinaire, c’est l’histoire d’un homme qui cherche son fils après 21 ans de captivité, qui se cherche aussi, parce qu’il a tout laissé au désert et dans les murs de sa prison. C’est la seule chose qui lui reste de cet enfermement, l’espoir de trouver son fils. Toute l’ingéniosité de ce roman noir, c’est de ressentir un climat étouffant de guerre civile, de massacres et de violences extrêmes mais de ne jamais en voir la couleur, parce que Bakhtiar Ali, en mettant une telle force dans ces mots, une telle fantaisie dans ces métaphores, une telle magie dans son histoire, arrive avec délicatesse à t’épargner des scènes ignobles, pour ne garder que l’essentiel: la beauté. C’est renversant. Tu n’as que la grâce d’une plume brillante et l’élégance d’une poésie envoûtante pendant 300 pages. Ce livre, c’est la beauté.

« Il existe deux sortes de secrets, ceux qui assombrissent le monde et nous aveuglent et ceux qui nous emmènent plus loin et plus profond. »

▪️Plus qu’un coup de cœur…

Parce que cette lecture apporte une poésie venue d’ailleurs, une puissance de sérénité et la magie d’une belle histoire, ce livre va me marquer longtemps et je sais qu’il sera lu et relu…Parce que on ne peut se passer de beauté. Il y a parfois des coups de foudres, comme ça qui viennent te surprendre…Ça fait des étincelles en toi, des feux d’artifices même, et c’est juste incroyable. Que de richesse comma ça, à aller découvrir les lectures du monde. Mon premier essai avec la littérature kurde est un coup de cœur fulgurant! J’aimerai maintenant m’abriter auprès du dernier grenadier du monde, enfiler une robe blanche et chanter comme les sœurs Spi envers et contre tout, méditer et me réinventer en grain de sable, tenter de connaître les secrets de l’univers, perdre mon nom et le retrouver dans des légendes, jouer avec les clefs de Mohammad Delchoucha, ressentir l’énergie de la nature. C’est cela, oui, aller m’asseoir près de cet arbre extraordinaire, et essayer de saisir toute la beauté que Bakhtiar Ali nous fait passer dans ce roman très dense.

« Oui, c’était le dernier grenadier du monde, sur ce sommet où la terre prenait fin et où commencer les vastes contrées magiques de Dieu. C’était un endroit qui faisait naître en toi une sensation infiniment étrange de finitude et d’infinitude à la fois. Ce grenadier avait poussé à la lisière de deux royaumes, le royaume de la vérité et le royaume de l’imagination, la terre de la réalité et le ciel des contes. »

 

Ma note Plaisir de Lecture 10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Metailie de leur confiance et l’envoi de ce livre.

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