Le bazar des mauvais rêves, Stephen King. LC avec Cannibal Lecteur.

Couverture Le Bazar des mauvais rêves

Pourquoi je l’ai choisi:

*Chut, c’est un secret….Ma binomette fait de mauvais rêves , en lisant le King, alors la gentille fée que je suis, aime bien lui tenir la main, surtout que dans un Bazar, on a tôt fait de se perdre…*Oui, on adore se faire des LC Kingiesques!!!!!

Synopsis:

« J’ai écrit ces nouvelles rien que pour vous.
Mais attention ! Les meilleures ont des dents… »
Stephen King

Un homme qui revit sans cesse sa vie (et ses erreurs), un journaliste qui provoque la mort de ceux dont il prépare la nécrologie, une voiture qui dévore les badauds… 20 nouvelles pour la plupart inédites, précédées chacune d’une introduction du maître sur les coulisses de leur écriture.

Ce que j’ai ressenti: …Des cauchemars, à dévorer des yeux…

J’aime beaucoup l’incipit de ce synopsis, et finalement, ce qui rend cette lecture si intime avec cet auteur grandiose, ce sont toutes ses introductions qu’il nous livre juste avant, ces petits plaisirs de lecture délicieuses et qui accompagnent merveilleusement nos pires peurs…En effet, on apprend que le King était stressé de venir au Grand Rex devant ses fans, pendant que nous , nous trépignions d’impatience, de cette venue exceptionnelle à Paris…*ah ♫souvenir, ♫souvenirs♫* … Des jolis clins d’œil, des infos inédites, des instants partagés, cela rend cette ballade dans ce Bazar plus immersive dans l’imaginaire de cet écrivain génialissime!

Si je ne devais me rappeler que d’une seule, je choisirai Ur…J’aimerai bien justement trouvé ce Kindle rose et lire tous les inédits réels et fictifs de Stephen King justement!!!!Je pense que c’est le plus joli pouvoir qu’il est donné à un objet, et cette nouvelle m’a, non seulement plu, mais donné envie de découvrir Hemingway…Et sincèrement si je l’avais eu, moi je me serai contentée de garder jalousement ce secret, et de partager mes lectures d’un autre monde, avec ma binomette chérie… (mais qu’elle est chou, ma Stelphique ! ©Cannibal)…Qui a dit qu’au Bazar des Mauvais Rêves, on ne pouvais pas rêver tout court???!!!

Stephen King nous régale toujours de mettre en scène Objet ou Personnages exceptionnels, pour toujours repousser plus loin les limites de nos peurs. Que ce soit la voiture dévoreuse de Mile 81, Une Dune de sable devin , ou les enfants de Sale Gosse ou de Billy Barrage, son imagination nous emmène toujours plus loin. D’un rien, il refait un monde rempli d’ombres et de prédateurs à l’image de A la dure et Une mort ou Un Bus est un autre monde. Tout est fait pour qu’on ne voie plus le quotidien  comme il se doit, mais comme il pourrait devenir ( Premium Harmony, Morale, Après_vie, Nécro, Le tonnerre en été) . Il est aussi un fin connaisseur de la nature humaine et de ses travers, et nous donne tout en douceur des reflets de notre société malade ( Batman et Robin ont un accrochage,  Feux d’artifice imbibés, Hermann Wook est toujours en vie, Tommy Le petit dieu vert de l’agonie). Bref, vous l’aurez compris, c’est un grand panache de bonnes nouvelles et de jolis moments de lecture…

Et là, je suis juste agréablement surprise de savoir que le King écrit de la poésie!(Eglise d’ossements)!!Il est donc parfait cet auteur à mes yeux!!!Je vous l’avais bien dit!!!! Maintenant allez zou, piocher votre nouvelle préférée avant que des dents ne se referment sur vous…

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 8/10

Titre : Le bazar des mauvais rêves

Auteur : Stephen King
Édition : Albin Michel (12/10/2016)

Résumé :
Un recueil de nouvelles auscultant les paradoxes de l’Amérique et abordant des thèmes tels que les souffrances individuelles et collectives, la vieillesse et la mort, la culpabilité, etc

Critique de Cannibal Lecteur:
Le King reste toujours le King ! Qu’il écrive des histoires fantastique ou d’épouvante pour me faire dresser les cheveux sur la tête ou qu’il écrive « à la manière de », rien à faire, on retrouve sa patte bien à lui.

20 nouvelles, des plus courtes, des plus longues, sur tout les sujets que l’on pourrait penser car ici, les histoires ne servent pas qu’à nous faire peur ou à nous empêcher de dormir le soir.

Le King s’est fait plaisir et le plaisir transparaît dans son écriture car l’animal s’est essayé à plusieurs sortes de récits dans lesquels on n’a pas l’habitude de le voir.

De plus, moment orgasmique, le King s’adresse à nous, lecteur, au début de chaque histoire afin de nous en raconter la genèse, ce qui lui a donné l’idée de l’écrire, ou des moments de sa vie à lui qui ont fait que cette nouvelle est née.

C’est orgasmique parce que en le lisant, j’avais l’impression qu’il ne s’adressait qu’a moi seule ! Comme si lui et moi avions un petit aparté devant une bonne tasse de café (pour moi) et une autre boisson pour lui. Le pied !!

Mile 81 m’a collé la frousse, je l’avoue, car elle avait un petit air de Christine et j’en ai eu des sueurs froides. Le petit dieu vert de l’agonie m’a aussi collé des frissons sur la fin, quant à Nécro, elle m’a emportée et  je me suis surprise à rêver du même pouvoir durant un moment.

Par contre, beaucoup d’émotions avec Batman et Robin ont un accrochage que j’ai adorée, il en a été de même avec Sale Gosse qui est terriblement émouvante elle aussi, tout comme  À la dure où j’avais deviné le truc, mais malgré tout, ça m’a retourné.

La Dune m’a emballée, elle aussi, et le final m’a fait me décrocher ma mâchoire parce que je ne m’attendais pas à ça du tout ! Excellent ! Une mort avait tout d’un récit de Elmore Leonard et j’ai adoré le fait que le King s’essaie à l’exercice d’écrire à la manière de…

Une qui est terrible aussi, c’est Ur, avec la Kindle de couleur rose ! Depuis, je regarde ma Kobo d’un autre œil, même si elle ne vient pas de la même boite et est de couleur noire. On n’est jamais trop prudente !

Je ne les citerai pas toutes, il n’y en a qu’une que j’ai zappée, c’est Église d’ossements, sinon, j’ai pris mon pied avec les récits du King, récits qui se veulent différents et qui explorent aussi bien les gens qui tirent le diable par la queue que les problèmes d’alcoolisme, de la morale, de la vie après la mort, de l’apocalypse, du base-ball (magnifique Billy Barrage) et bien d’autres.

La plume du King, que ce soit celle des années 2000 ou celle antérieure, qu’il écrive selon son genre ou tente de rendre hommage au style des autres, cela reste malgré tout sa patte bien à lui et ses talents de conteur sont toujours aussi en forme.

En peu de pages, il arrive à donner vie à différents personnages et à nous donner un morceau de leur vie, même si, à la fin, le lecteur est toujours frustré que cela se termine.

Du feu de l’enfer, Sire Cédric.

Couverture Du feu de l'enfer

Pourquoi je l’ai choisi:

Ben ma foi, je suis fan! Je me jette dessus quand il sort!!!!!C’est un concept: Etre Fan….

Synopsis :

Manon maquille les cadavres, Ariel maquille les voitures. Elle est thanatopractrice, il est délinquant. Ils sont frère et soeur. Un jour, l’une des combines d’Ariel tourne mal et Manon se retrouve complice malgré elle. Lorsque les assassinats les plus sordides s’accumulent autour d’eux, traçant un jeu de piste sanglant vers une secte satanique, le capitaine Raynal s’intéresse à leur cas. Commence alors une traque qui brouillera les limites entre alliés et prédateurs et mettra à l’épreuve les liens du sang.

Ce que j’ai ressenti:…Une satanique aventure…

Si tu m’entends…

…Sache qu’ouvrir le dernier livre de Sire Cédric ne sera pas de tout repos. Il te faudra te confronter à ta part d’ombre, accepter l’horreur, qui pour une fois, sera bien réelle. Les monstres n’ont jamais fait aussi peur, et les masques aussi expressifs…Qu’une fois, les chiens lâchés, il est impossible de les retenir…Qu’Hellfire Club, renaît toujours de ses cendres…

Si tu m’entends…

…Sache que je crie Du feu de l’enfer . Que j’emprunte les rives tortueuses du Styx. Que des créatures acéphales affreuses m’entourent. Que des sacrifices sont menés. Que de pauvres bêtes subissent la folie des hommes. Mais que nos pleurs restent sourds face à leur impunité…

Si tu m’entends…

…Sache que les cauchemars ont envahi mes nuits. Que je vois des chairs scalpées. Que le sang salit les murs, et que des liens se nouent , se dénouent dans les épreuves. Que la mort est partout. C’est dans les heures sombres, que se jouent nos pires appréhensions, que le diable s’invite à leurs esprits torturés.

Si tu m’entends…

…Sache que les innocents seront confrontés à l’effroyable. Que leur douceur ne les épargnera pas pour autant. Qu’il te faudra lever le voile sur ses sociétés secrètes dangereuses. Que se battre contre des ombres est, éreintant. Que les légendes ancestrales prennent forme et contenance dans les lieux isolés…

Si tu m’entends…

Cher lecteur, il te faudra avoir le cœur bien accroché car ce petit pavé t’en met plein la vue, qu’il te jouera des scènes atroces, et intensément diabolique. Mais, toi seul saura, qu’il faut garder espoir dans ce monde de brutes épaisses, qu’il te faudra beaucoup de courage pour faire tomber les masques, ainsi que pas mal de perspicacité pour déjouer leurs manipulations…Je t’assure pourtant que ce moment sera une bonne lecture: haletante et addictive! Tout n’est que Emotions dans ses lignes : de la violence extrême, au plus grand respect , l’indifférence n’est pas de la partie dans ce thriller horrifique! Il se vit, ce roman, dans cette folie, dans ces plus fous chemins de traverses, dans ses plus sordides limites. Il te parle aux tripes, il te fend le cœur, il te chamboule l’esprit…Garde les yeux bien ouverts, cher lecteur, le spectacle se joue dans ses lignes. Il y aura une forte odeur de soufre qui se dégage, une pointe de rage dans un soupçon d’invisibilité…A toi, maintenant, de te laisser prendre au piège, dans les petites routes de Montpellier…

Si tu m’entends…

Monsieur Sire Cédric, il ne faudra jamais cesser de nous distribuer ses « histoires affreuses« , comme vous le dites dans vos remerciements. Sache qu’il y a eu une combustion de fée, au contact de ses flammes Du Feu de L’enfer…Un coup de cœur enflammé pour votre plume enténébrée…

« Manon savait qu’on arrêtait pas les cauchemars.
Ni maintenant, ni jamais.
Essayer de les affronter ne faisait que les rendre plus forts.
Essayer de remonter leur piste ne pouvait que ramener aux territoires insaisissables de l’âme et à la nuit absolue, insondable, dont ils étaient issus.
Insidieux.
Instoppables. »

 

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

 

La fin de l’histoire, Luis Sepulveda.

Couverture La fin de l'histoire

Pourquoi je l’ai choisi:

C’était une totale surprise qui était dans ma boite aux lettres…Merveilleuse surprise: Un auteur et une maison d’éditions que je voulais tenter depuis un moment…Merci infiniment à Alina Gurdiel pour sa confiance et l’envoi de ce livre…

Synopsis:

Juan Belmonte a mené toutes les batailles de la fin du xxe siècle sur le continent sud-américain, d’abord aux côtés d’Allende, puis des sandinistes au Nicaragua. Depuis des années il a déposé les armes et vit en Patagonie près de la mer avec sa compagne, Verónica, qui ne s’est pas encore complètement relevée des tortures qu’elle a subies sous la dictature de Pinochet.Mais son passé le rattrape, et les services secrets russes qui connaissent ses talents d’agent clandestin et de sniper vont le forcer à leur prêter main forte.À l’autre bout du monde, un groupe de cosaques nostalgiques a décidé de libérer le descendant du dernier ataman, Miguel Krassnoff. Fils des cosaques russes qui ont participé à la Deuxième Guerre mondiale dans les régiments ss, Krassnoff est devenu général de l’armée de Pinochet, avant d’être emprisonné à Santiago pour sa participation à la répression et à la torture pendant la dictature militaire.Et Belmonte a de bons motifs de haïr “le cosaque”, des motifs très personnels.

Ce que j’ai ressenti:…Une fin d’histoire sous haute tension…

Avec ce livre , je découvre un auteur avec une plume magnifique, qui nous raconte toute la noirceur du monde. Ce polar, on ne peut plus sombre, nous transporte d’une contrée à une autre, dans les plus grands conflits du XXe siècle. Les pires horreurs sont commises pendant les guerres, de génocides en tortures, tout est prétexte à la violence inouïe,  et c’est sur ce fond d’Histoire, que Luis Sepulveda nous livre La fin de l’histoire. Avec talent, il intègre la fiction dans ce lourd passé qui oppose le Chili à la Russie, et nous livre dans ce court roman, une puissance d’écriture et un tour d’horizon sanglant, dans une ultime mission d’espionnage palpitante.

« La littérature raconte ce que l’histoire officielle dissimule. »

Juan Belmonte, est un guérillero, plus qu’un torero, mais il est retranché maintenant en Patagonie, essayant de réparer les blessures indéfectibles de sa bien aimée…Mais quand on est maître dans son domaine, et que votre ombre vous poursuit, fatalement, les vautours se rappellent à votre souvenir, et il est obligé de rempiler pour une dernière mission…C’est un personnage  fort, auquel on se lie, malgré son passé sombre… Il a cette petite lumière, ce brin d’humanité qui nous fait trembler à ses côtés, même s’il a le coup sûr du sniper aguerri…

« Quelles que soient les routes que l’on prend, l’ombre de ce que nous avons été nous poursuit avec la ténacité d’une malédiction. « 

Je pense que si cette lecture a été aussi percutante, c’est que l’on sent entre les lignes, un certain vécu, une déchirure à parler de ce climat chilien irrespirable, à subir la tyrannie et la folie de certains hommes enivrés de pouvoir. Krassnof, c’est l’ombre noire aux mains rougies de tout ce sang versé, et Luis Sepulveda, attire notre regard dans cette lunette de sniper, pour dénoncer les agissements d’un dictateur sans scrupule. Il se fait un devoir de mettre en lumière l’horrible réalité historique, avec un humour noir et une ritournelle poétique, et cette lecture devient de ce fait, une étonnante plongée dans les services secrets russes et un polar noir captivant.

-La vérité, c’est qu’on va se faire un petit plaisir que l’Histoire semblait nous avoir refusé pour toujours, tovaritch. On va écrire la fin de l’histoire.

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 9/10

Winter People, Jennifer McMahon

Couverture Les visiteurs de l'autre rive / Winter people

Pourquoi je l’ai choisi:

Recevoir le jour de la St Valentin , ce livre qui parle d’amour et d’hiver, j’ai trouvé que c’était le timing parfait…

Synopsis:

« J’avais aussi compris qu’il valait mieux éviter de la contrarier. Tantine s’emportait vite et n’appréciait guère qu’on la contredise. Quand quelqu’un refusait de la payer, elle versait une poudre noire tirée d’une de ses bourses en cuir sur sa maison en marmonnant d’étranges incantations. (…)
— S’il te plaît, réponds-moi, Tantine. Est-ce qu’on peut faire revenir les morts ? ai-je insisté en jetant une poignée de têtes-de-violon dans son panier.
Elle m’a dévisagée longuement de ses petits yeux noirs, la tête penchée.
— Oui, il y a bien un moyen. Les rares qui le connaissent le transmettent à leurs enfants. Et puisque tu es ce que j’ai de plus proche d’une fille, je te transmettrai le secret. »
 
Et si l’amour était vraiment plus fort que la mort ? Et si l’on avait la possibilité de ramener de l’au-delà l’être qu’on aime le plus au monde ?
Un suspense terrifiant pour un sujet grave. Une histoire qu’on ne peut lâcher et qui nous plonge dans l’effroi.

Les personnages:

Des personnages en pleine détresse, fracassés de douleurs, hantés par leur amour: toute la puissance de ce roman vient de là…Une sphère de quatre points de vue qui raconte, l’impensable, l’incommensurable chagrin…Et Gertie, qui court dans la neige…

« Ah la folie! Quelle belle excuse quand on veut infliger d’horribles choses à quelqu’un, a dit Tantine avec un sourire mauvais. »

Ce que j’ai ressenti:…Quand tu ne fermes plus l’œil de la nuit…

Quand les revenants grattent à votre porte, vous ouvrez, ou pas??!

Je suis de celle qui leur ouvre bien grand, mon imaginaire et je me régale toujours de voir ce gouffre qui s’amenuise entre vivants et morts, dans la plume de ses écrivains inspirés, qui jouent de la douleur de ses personnages, pour ouvrir une brèche entre réalité et surnaturel. Jusqu’où peut-on aller par amour? Toute la question se trouve là, dans ce déchirement de perdre l’être qu’on aime le plus au monde, et de se voir offrir une chance,  même folle de passer encore quelques heures avec lui. Mais ça ne se fera pas sans conséquences, on s’en doute, car jouer avec les fantômes, c’est un cache-cache dangereux…

Jennifer McMahon nous ouvre le passage de La Main du Diable, où une génération se voit quelque peu, gênée par la malédiction des Winter People. Elle arrive à créer une ambiance forte, un nœud de tension et pouvoirs occultes, qui n’a de cesse de vous agripper  dans vos nuits, lorsque vos yeux se ferment…Une rare intensité vous happe dans ses lignes, et ce que j’ai adoré c’est qu’elle ne vous lâche pas jusqu’à la dernière page, et peut être aussi, au-delà…Nous, lecteurs, nous retrouvons aussi détenteurs de ce manuscrit mystérieux, possesseurs de ce savoir envahissant, presque membre de cette chasse aux sorcières… La construction de son récit, rend cette histoire passionnante, avec ce qu’il faut de terrifiant, pour trembler de plaisir à suivre Sara et Les visiteurs de l’autre rive, dans ce bout de terre, qui a de drôles de façons de faire sortir ce qu’il y a de plus profond en nous…

« Autant souhaiter l’impossible. »

J’adore plus que tout, ses romans, où l’ambiance noire et mystérieuse, vous enveloppe comme une brume inquiétante, où l’on peut presque sentir l’odeur de la terre retournée, le silence de la forêt, presque saisir l’ombre qui se glisse dans votre champ de vision, sursauter au moindre bruit de la nuit…La magie de cette histoire tient à ce jeu d’apparitions et de disparitions soudaines, à cette pesanteur sombre qui se glisse au fur et à mesure de l’intrigue, à ce talent de laisser planer un doute raisonnable sur les dormeurs

Je vous laisse à vos cauchemars, et je vais maintenant essayer de retrouver, un semblant de quiétude, tout en vous chuchotant, histoire de ne pas réveiller les ombres obscures,  que ce livre est un beau coup de cœur…

 

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 10/10

 

Remerciements:

Je tiens à remercier les éditions Le livre de Poche Imaginaire pour l’envoi de ce livre! Merci infiniment de leur confiance, ce fut une lecture Coup de Cœur!

Le jeu de l’ombre, Sire Cédric.

Couverture Le jeu de l'ombre

Pourquoi je l’ai choisi:

Je me suis fait dédicacer ce tome en Septembre, et comme c’était le petit dernier à rentrer dans ma Pal, j’avais hâte de me caler, en ces froides soirées, un peu d’angoisse façon Sire Cédric…

Synopsis:

Mais que pouvait bien chercher Malko Swann cette nuit-là ? Une overdose d’adrénaline, la sensation ultime, le sentiment de liberté ?
Pourquoi roulait-il aussi vite en pleine nuit sur une route de campagne étroite et sinueuse jusqu’à faire une chute de trente mètres en bas du pont du Diable ?
Atteint d’un traumatisme inexplicable, le musicien est désormais incapable d’entendre la musique. Mais il ne s’agit que du début de sa déchéance. Dans l’ombre, quelqu’un l’observe… quelqu’un qui veut jouer avec lui. Un jeu au goût de sang… Il s’engage alors dans un combat désespéré.

Ce que j’ai ressenti:…Une invitation à danser un Rock endiablé sur un pont de toutes les malédictions…

J’adore la légende du Pont du Diable, j’aime beaucoup ses ponts vertigineux qui enflamme l’imagination des gens, et comme les fées ne sont pas sujettes au vertige, aller y faire un tour, quand un, se présente sur mon chemin…Après de là, à le prendre à 170km/h comme Malko, je ne m’y risquerais pas…Mais l’emprunter dans l’imagination de cet auteur, je fonce à tire d’ailes…..

Le pont du Diable, oui. On raconte que cet endroit attire les âmes en peine.

Sire Cédric arrive toujours à insérer dans ses thrillers, une part de fantastique et de légendes, qu’on adore voir revisiter sous sa belle plume. Ici, la toile de fond a une aura de mystère et de danger diabolique, et j’ai apprécié cette ambiance sombre et musicale: l’autre côté des paillettes, la part des ténèbres des génies inspirés, les failles insondables des hommes…Il a ce souci du détail, des petits « riens » qu’il te posent au détour de son intrigue, pour la rendre juste ce qu’il faut d’intriguante, à la limite du réel…C’est indéniable, j’aime son style…

Malko est comme ça, un accro aux sensations fortes, un drogué à l’adrénaline. Et sa musique est comme lui. Directe et entière, éclatante dans ses excès.

Il a vraiment un problème ce Swann, et ici, on adore le détester car il incarne tout ce qu’il y a d’horripilant dans ces stars égoïstes et imbus de leurs personnages, et plus que tout, qui ne respectent rien, ni personne…Je pense d’ailleurs décerner à ce personnage, la palme de la goujaterie…Même dans sa détresse, même dans ses tourments, même quand il marche en enfer, il est difficile de ressentir une empathie pour cette pseudo Rock star…Par contre, si je souffrais de cette cécité, je crois que j’en mourrai, donc oui, un minimum de peine quand même pour cette amusie dont il souffre…

Sans musique, la vie serait une erreur. Friedrich Nietzsche.

Voici donc un thriller efficace et dynamique, avec cette fangeuse ombre qui lance son petit jeu sanglant, et on se surprend à dévorer plus vite que ce bolide lancé à toute allure, vers cette fin de pont, où le Diable vous attendra peut être, un sourire aux lèvres, et une musique de fond en deux temps…Rock’n’roll, cette lecture…

L’odeur de la mort le cherche. Elle le suit, où qu’il aille, il le sait maintenant.

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 8/10

Puzzle, la BD, MIG et Franck Thilliez.

Pourquoi je l’ai choisi:

Quand le Père Noel/Daniella m’offre un livre de mon auteur préféré, cela donne beaucoup d’euphorie et un livre à peine rentré dans la PAL, qu’il est déjà sorti!!!!La magie a bien opérée, et le Puzzle a pris une autre forme de lecture inédite…

Synopsis :

Ilan et Chloé, deux jeunes gens spécialistes des chasses au trésor ont rêvé des années durant de participer à la partie ultime, d’un jeu mystérieux dont on ne connaît pas les règles, dont on ne connaît pas l’entrée, et dont on ne sait même pas s’il existe. Mais dont on connaît le nom : Paranoïa. Après un premier jeu de pistes dans Paris, les deux amis sont enfin sélectionnés. C’est alors qu’ils découvrent la règle numéro 1 : « Quoiqu’il arrive, rien de ce que vous allez vivre n’est la réalité. Il s’agit d’un jeu. », rapidement suivie, à leur arrivée sur les lieux du jeu – un gigantesque bâtiment isolé en pleine montagne appelé Complexe psychiatrique de Swanessong – de la règle numéro 2 : « L’un d’entre vous va mourir. ». Et Paranoia peut alors réellement commencer…

Ce que j’ai ressenti:…Une euphorie paranoïaque…

Je ne lis JAMAIS, mais alors, jamais de BD…Mais là, Franck Thilliez oblige, il me fallait cette adaptation de Puzzle, car c’est LE livre que j’ai adoré ,plus que tout, avec ce jeu de pistes dans cet hôpital psychiatrique haletant…

Et donc en une seule soirée, il était lu et apprécié!!!Cette nouvelle expérience de lecture fut bien plus agréable que je ne m’y attendais…En 200 pages de dessins, on revit notre plus grand thriller qui nous avait complètement glacé…Et d’ailleurs, le monochrome de blanc/bleu rend à merveille l’ambiance froide et hivernale de la course paranoïaque aux cygnes noirs…La BD reste fidèle au roman, mais on sent la touche artistique de MIG, et le mix fait plutôt merveille, sans compter que la qualité du papier et sa couverture cartonnée en fait un fantastique objet de collection pour tout fan qui se respecte…

J’ai été donc ravie de me replonger dans cette folle aventure, me balader dans les couloirs froids et cauchemardesques du Complexe Psychiatrique de Swanessong, de revivre autrement le jeu Paranoia, de mettre des images sur les personnages qui m’ont marqué…Le coup de tournevis, heu pardon, le coup de coeur est encore au rendez-vous pour cette histoire aux frontières de la folie et ses pièces de puzzle rouges, heu pardon, de bulles blanches vous fera entrevoir toutes les couleurs de l’arc-en-ciel grâce à sa lumière sur les événements marquants de ce jeu dangereux…

« Règle numéro 1 : « Quoiqu’il arrive, rien de ce que vous allez vivre n’est la réalité. Il s’agit d’un jeu.  » 

 Je ressors de cette lecture avec l’envie de voir d’autres thrillers mis en bulles, (et ça , c’était pas gagné d’avance, donc le pari est gagné pour Monsieur Thilliez)! Je pense que l’auteur peut être très fier de ce joli projet, et je pense qu’il n’a pas fini de combler ses lecteurs, s’il emprunte ainsi d’autres expériences en tant qu’écrivain…

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 10/10

Lux, Maud Mayeras

Couverture Lux

Pourquoi je l’ai choisi:

En deux livres seulement, elle est devenue , mon auteure préférée…Deux livres coup de poing… Le troisième sort: il me le faut d’urgence…Sinon je meurs…*Mais non, je n’exagère même pas*;) ….Merci ma sœur d’amour qui s’est empressée de m’avoir fait cette excellente surprise!!!En mode *Gollum*: mon préciiiiiiiiieux…..

Synopsis:

C’est l’histoire d’un retour, d’une sentence et d’une vague qui monte à l’horizon. 2016. Antoine Harelde débarque à Ceduna, dans les terres arides du sud de l’Australie. Vingt ans auparavant, il a passé un été dans cette petite ville perdue et, en l’espace de trois mois qui l’ont vu quitter l’adolescence, il a connu la joie, l’amitié, l’amour et l’horreur. Aujourd’hui il est un homme. Il n’a pas oublié, il n’a rien pardonné. Mais la justice prend d’étranges et inquiétantes couleurs à la lumière de l’apocalypse. Ballade meurtrière sur fond de fin des temps, Lux est le roman de la confirmation d’une jeune auteure au sommet de son art.

Ce que j’ai ressenti:…Un océan de sensations….

(Je retourne en enfance…).Clapotis, clapotas dans la mer, juste au bord de l’eau…Je regarde l’océan qui borde l’Australie, je respire ce souffle étrange des déserts arides, je goûte ce parfum d’éternité dans ces lignes…

Le ressac fait doucement son va-et-vient, je me berce à ce doux son, me prend d’affection pour ses trois mômes que je vois crapahuter sur les reliefs de Ceduna…

Et puis la vague Mayeras arrive…Le tsunami Maud s’empare de cette espèce de tranquillité pour mieux la ravager…Clap de fin sur l’enfance, clap de fin sur le monde…

Le monde est fini.

Elle ensevelie toute l’innocence et la beauté  dans leurs yeux, elle te mitraille les entrailles à force de situations épouvantables, te fait ressentir toutes les failles de l’être humain, te les expose dans chaque interstice où l’eau peut s’infiltrer…Les monstres se réveillent dans ces paysages d’apocalypse, ils prennent plus de pouvoir  dans ce chaos. Chaque goutte à la force titanesque, à l’instar de ses mots qui ont la puissance de t’atteindre, de t’envoyer chaque fois plus profondément dans tes retranchements…Et toi, pauvre lecteur, tu essayes de respirer entre deux chapitres courts, tu as de la chance l’auteure te les a fractionnés minutieusement, de reprendre ton souffle dans la déferlante de cette vague dévastatrice, de surnager dans ce flot de sensations contradictoires qui t’assaillent…Je te laisse te débattre dans la vague, moi j’ai préféré me laisser porter, me laisser submerger, lâcher prise, et laisser le roulement MaudMayeras me chambouler, la sentir me prendre la main dans ses ténèbres, et tenir comme le plus précieux des trésor, Lux…

La vague s’est retirée, certes… Mais elle te laisse un traumatisme à l’intérieur de ton esprit…Tu reposes ce livre encore chancelant, mais tu t’inclines encore une fois devant ta Reine de ton univers livresque…

Maud Mayeras se paye encore le Lux de faire un troisième sans faute à mes yeux…Coup de cœur!!!

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 10/10

Charlie, Stephen King (LC Interactive avec Cannibal Lecteur).

Couverture Charlie

Pourquoi je l’ai choisi:

C’est la proposition de ma binômette pour se mettre dans l’ambiance de Halloween….Et bien sur, j’ai suivi parce que c’est le King, et qu’on est toujours moins effrayée à se faire un livre d’horreur à deux…

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Synopsis:

Dès l’enfance, le terrible pouvoir de la petite Charlie s’est révélé : qu’un objet, un animal, un être humain provoque en elle la moindre crainte, la moindre tension… et il se trouve aussitôt livré aux flammes ! Aujourd’hui la douce et jolie Charlie a sept ans et le cauchemar demeure. Certes, elle sait à présent que son pouvoir est un mal qu’elle doit combattre sans relâche pour en être un jour libérée, délivrée. Alors, de toutes ses forces, Charlie lutte, mais la pulsion souvent l’emporte et déferle. Indomptable, criminelle. Et l’enfant cède au désespoir… Comment ses parents pourraient-ils lui avouer l’atroce vérité – cette imprudence fatale qu’ils ont commise avant sa naissance ? A quel destin Charlie est-elle vouée ?

Ce que j’ai ressenti:…Petite brûlure au bout des doigts…

  • -Vous avez senti ce changement de température?

C’est l’automne qui s’installe…Et quoi de mieux que pour accompagner nos plaids et boissons chaudes, la lecture d’un bon King? Jusqu’à ce jour, je n’ai pas encore trouvé mieux! Charlie, je ne l’avais encore jamais lu, 600 pages en même temps, ça fait peur, et en plus il est classé horreur…Bouh, en cette période pré-Halloween, il paraissait idéal…

Il pleura, versant des larmes de terreur.

  • -Vous avez senti ce changement de température?

C’est le feu qui crépite doucement dans vos cheminées…Ah vous n’en avez pas? C’est sans doute, la chaleur de l’amour alors…Andy est un homme aimant et aimé par ses deux petites femmes…C’est tout mignon tout plein, cette fifille à son papa, il sont soudés envers et contre tous, et dès fois, on ne sait plus qui protège l’autre. De quoi réchauffer les petits cœurs…Sans compter les dossiers brûlants, les sociétés secrètes, les petits arrangements du gouvernements: AÏiiiiiie ça brûle, là dans la Boite…

La vie est dure quand on ne veux pas faiblir.

  • -Vous avez senti ce changement de température?

C’est juste que la mignonne petite fille, se transforme en torche vivante, pardi!!!C’est ça, ce changement de température, cette lente montée du mercure, c’est de son cerveau que ça sort…Un pouvoir un peu déjà vu chez le King, mais c’est toujours aussi efficace: la fin apocalyptique, explosive et enflammée…Ca monte en puissance, et puis d’un seul coup, c’est tout feu, tout flamme….

Les fins de parties étaient souvent les plus amusantes.

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Je tempère un peu cette chaleur étouffante, en préférant le personnage de Andy: j’aurai aimé qu’il soit plus poussé! Je l’ai bien aimé cette petite Charlie, mais bon, j’avais déjà Carrie comme pyromane et coup de foudre…Je me serai contentée d’un livre entièrement animé par cet homme souffrant, se débattant avec son pouvoir, et cette transformation d’ADN…C’est un bon King, à n’en pas douter, mais on est loin de sa classification Horreur…J’ai bien aimé cette lecture, même si ce n’est pas le personnage principal qui m’a plu le plus, mais bien les secondaires, surtout les hommes (Rainbird, Irv Manders et bien sur Andy…).

Comment évalue-t-on le temps dans l’obscurité absolue?

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 7/10

 

 

charlie-stephen-king_4516Critique par le Cannibal Lecteur  :
Épouvante, épouvante ? Est-ce que ce roman a une tête d’épouvante ?? Ben non ! Pourtant, c’est noté sur la couverture… Sans doute que les gens de l’époque étaient vite effrayés…

Ma foi, on est loin d’un roman d’épouvante, bien que certaines choses fassent frissonner, mais pas de là à se planquer sous le lit !

Pourtant, si un tel pouvoir existait chez l’Homme, je pense que trouverions ça horrible, monstrueux et que nous aurions la pétoche…

L’Humain n’aimant déjà pas trop les petites différences, alors, celle que possède Charlie, soit ça le fait flipper, soit ça lui donne des mauvaises idées.

Parce qu’ils avaient besoin d’un peu de fric et qu’ils étaient jeunes, Andy McGee et Vicky Tomlinson, deux des cobayes, se sont portés volontaires pour une expérience, ils se sont aimés et reproduit : Charlene (Charlie) était née.

“Mais où est Charlie?” se demandent justement les gens de La Boite, sorte d’accouplement contre nature entre la CIA, Big Brother et la NSA. Oui, c’était un plan cul à trois…

Pourquoi veulent-ils attraper cette petite fille de 8 ans ? Parce qu’elle peut leur allumer tous leurs barbecs ou leur rôtir leurs poulets sans problème et sans s’énerver sur les allumettes ou sortir les boute-feu.

Enfin, j’ai l’air de le prendre tout ça à la légère, mais l’espèce de savant fou qui a participé aux expériences sur le Lot 6 (où se trouvaient les futurs parents de Charlie), est persuadé qu’elle pourrait déclencher une apocalypse de feu si elle le voulait. Oui, elle a le don de pyrokinésie. Pratique pour les barbeucs, comme je disais.

Pourtant, Charlie n’est pas une méchante fille, elle n’aime pas se servir de son don, elle sait que c’est mal. Fini ses grosses crises de colère d’enfant ou de bébé.

De plus, elle n’aime pas s’en servir parce que les gens, lorsqu’ils apprennent ce dont elle est capable, la traitent de monstre ou de sorcière.

“Science sans conscience n’est que ruine de l’âme” et l’Homme scientifique a voulu tenter le diable avec des expériences sur des humains, sans imaginer un jour qu’un être doté d’un tel pouvoir pourrait naître.

Même si le roman est prenant, on est loin de l’épouvante ou de l’horreur d’un ÇA, d’un Simetierre ou d’un Peur Bleue !

Pourtant, une chose fout la trouille : La Boite ! Une organisation qui a beaucoup de pouvoirs et qui a l’air d’agir sans filet, sans mors, sans contrôle, employant des barbouzes qui manient le flingue comme d’autre le rouleau à pâtisserie.

Oui, les pleins pouvoirs, quasi. Et ça fout la trouille, croyez-moi ! Le King devait viser les agences gouvernementales (CIA, NSA, FBI) et il tire dessus à boulets rouges tout en restant dans le réalisme pour cette organisation.

Niveau Méchants, on est des gros gâtés car ces derniers sont travaillés, chacun ayant son degré de méchanceté, que ce soit des tarés malades froid comme le serpent (Rainbird), le chef de la Boite qui à l’air bienveillant (Cap Hollister), le psy du service qui devrait consulter un confrère (Dr Pynchot), le Docteur Joseph Wanless ou Hockstetter.

Des méchants dont on n’aimerait pas croiser la route, sans pour autant que ce soit des méchants sanguinaires, mais ils fichent la trouille. Et ce genre de malade existe dans la nature, nous en avons sans doute croisé dans notre vie.

Les personnages principaux que sont Andy et sa fille Charlie, ils sont attachants, plaisants, on aimerait les aider, les héberger, les soustraire de ces tarés d’agents du gouvernement qui les pourchassent sans cesse.

J’ai eu du mal à les quitter à la fin du livre. J’avais un gros faible pour Charlie, qui, du haut de ses 8 ans, est déjà très mature comme fille, obligée qu’elle était de grandir d’un coup.

Entre nous, j’aimerais bien posséder le don de suggestion d’Andy, moi : je pousserais mon boss à quintupler mon salaire et à tripler mes jours de congés… Dommage que ce pouvoir donne des migraines carabinées…

Un roman qui n’a rien d’épouvantable et qui se lit facilement, tant le King a bien ordonné son récit, nous plongeant dans la traque du présent et revenant sur le passé pour nous dire comment tout à commencé.

Pas mon roman préféré du King, mais un roman dont j’ai pris plaisir à découvrir, où je me suis attachée aux personnages, et dans lequel notre auteur critique la société américaine avec des petites piques bien senties.

Étoile 3,5

Hell.Com, Patrick Senécal : La saga infernale de votre rentrée -Une LC Mortelle!

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Toute entrée est définitive.

En Lecture Commune avec LilieBookAddict , Régnante en chef,  du blog

Mes polars et Compagnie.

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Première partie: Les mortels.

-Qui êtes vous exactement? -Nous sommes Hell.com.

Partant du même principe de cette citation, nous nous présenterons succinctement:

Mortelle n°1: Lilie BookAddict .

Lilie, mi-ange, mi-démon, administratrice du blog « Mes Polars & Compagnie ». Passionnée par la littérature noire. Exit les histoires d’amour et autres romans à l’eau de rose, ce que j’aime, c’est plonger dans la noirceur humaine à grands coups de thrillers et de polars.

Mortelle n°2: Stelphique .

Stelphique, la Fée qui se balade sur l’océan de livres et éclaire de sa poussière, l’univers souvent noir des polars et thrillers.

Deuxième partie: Les démons.

Comme chaque année, les démons sont convoqués à venir s’amuser avec les damnés. Réservation avant le 25 août.

-L’invitation démoniaque?

-Oui, certainement…Et pourtant…

Stelphique:

J’ai voulu tester enfin cet auteur Patrick Senécal, au vu des excellentes chroniques que j’ai pu lire. Hell.Com m’a semblé le choix le plus puissant certes, et le plus évident pour commencer (bien que Le Vide m’attends depuis un moment dans ma PAL). Mais c’est surtout grâce au concours Instagram lancé par Fleuve Editions, et l’accord enthousiaste de Lilie pour cette proposition de Lecture Commune que nous nous sommes retrouvées sur ce joli partage. Je la remercie d’ailleurs d’avoir fait le pari de cette amitié bloggueste!

Lilie:

Patrick Senécal est un auteur dont j’ai entendu beaucoup parler ces derniers temps sur les réseaux sociaux à travers des avis pour la très grande majorité clairement positifs. Un univers décrit comme ultra violent et où beaucoup, après lecture, ont eu ce petit avertissement : âmes sensibles s’abstenir !! Tiens donc. Je suis d’une nature plutôt sensible dans la vie au quotidien mais paradoxalement, dans mes lectures, j’aime me confronter à la noirceur et à la violence humaine. C’est un sujet qui m’a toujours passionné. Pourquoi ? Pour tenter d’en comprendre les raisons sans doute. Toujours est-il que tous ce avis ont forcément attiser ma curiosité concernant cet auteur et je ne pouvais pas passer à côté de ses livres. Bien que « Le vide » figure dans ma PAL depuis de longues semaines, j’ai décidé de m’initier à la plume de Senécal avec Hell.com. Un roman gagné grâce à ma copinaute, Stelphique, qui m’a identifié sur la publication Instagram des éditions Fleuve Noir qui organisait un concours. Une proposition de lecture commune de ma Fée préférée, ah mais oui j’y cours !! Un grand merci à elle pour avoir pensé à moi.

Troisième partie: Les damnés.

-Le mot de passe? -Inferni.

A nous, les petites questions infernales….

Les questions de Lilie à Stelphique:

Comment as tu perçu le personnage de Daniel ? As-tu éprouvé au fil de la Lecture un sentiment d’empathie et de pitié à son égard?

Stelphique: Alors comment te dire, je n’aime pas trop être aussi méchante, mais non, Daniel je l’ai détesté! Même si son évolution est « bonne », je n’ai pas oublié ses actions…Elles sont impardonnables, même dans le repentir, il m’a dégoutée…Ouais je sais, j’ai la dent dure. Maintenant, j’ai apprécié de le suivre dans sa quête de rédemption, et surtout de le voir se démener pour sauver la future génération.

Les questions de Stelphique à Lilie:

As tu eu ton compte d’horreur? En as tu appris plus sur le genre humain? Et cet enfer t’a t-il effrayée?

Lilie:

Niveau horreur, oui j’ai eu largement ma dose. Patrick Senécal ne nous épargne rien et nous impose les pires vices que l’homme puisse être capable avec son lot de descriptions parfois à la limite du soutenable. Je n’avais pas non plus envie de tomber dans un livre violent pour être violent. La barbarie gratuite qui ne sert pas à l’histoire sans apporter une certaine réflexion ne m’intéresse pas forcément non plus. Et dans ce sens-là, Hell.com, au-delà de l’Enfer dans lequel il nous plonge nous amène aussi à réfléchir sur le genre humain. Je ne dirais pas qu’à la lecture de ce livre j’en ai appris plus, mais plutôt que cette histoire a confirmé ma vision des choses. La soif de pouvoir et l’argent « pourrissent » notre société. Certains pour leurs intérêts personnels seraient prêts à tout même à vendre père et mère. La notion du bien et du mal est quelque chose d’assez relative. Chacun a sa propre vision des choses, ses propres limites en fonction de ses valeurs et de ses croyances. Alors comment définir la limite à ne pas franchir ? Comme on dit, « L’homme est un loup pour l’homme », et j’en suis intimement convaincu. Il existe aussi parmi nous des hommes foncièrement mauvais, qui prennent aussi plaisir à faire souffrir les autres comme ça, gratuitement. C’est difficilement imaginable mais pourtant c’est un fait. Je m’intéresse beaucoup aux faits-divers et certains sont justes incroyables et dépassent l’entendement. Alors oui, forcément c’est effrayant, car ces « monstres »  sont des gens en apparence comme n’importe quelle autre personne. Cela peut être ton voisin, ton collègue, des personnes apparemment bien sous tous rapports. Et pourtant…

Quatrième partie: Le diable.

-Il est là, monsieur.

-Oui, mais quoi? le Diable?  

-Ben non,  Notre avis sur ce livre….;)

Stelphique:

Me balader dans l’Enfer fut une épreuve. J’aurai eu envie de fermer les yeux, ne pas voir, ne pas pleurer et ne pas laisser dériver mon imagination dans ce lieu de perdition. J’ai eu beaucoup de mal à certains passages, surtout quand j’ai vu écrit: 1 catégorie, 4 mots… Là j’ai cru que mon cœur ne s’en remettrai jamais… Malgré toutes les horreurs à l’intérieur de ce roman, je pense que c’est ce qui m’a le plus choqué et pourtant il n’entre pas dans les détails…

Hell.com c’est se confronter aux pires dérives de l’âme humaine, leurs plus bas instincts, leurs plus viles exécutions. Un thriller qui vous en fait voir de tous les pires cercles et immondices, mais que vous ne pouvez en aucun cas lâcher, simplement parce que l’écriture de cet auteur vous souffle une envie irrésistible d’enrayer cette lente descente, on voudrait du moins y  croire, mais le Diable s’invite trop souvent aux tables des Puissants.

Il est d’une violence diabolique, d’une répercussion infernale. On sent comme un enfer virtuel aux conséquences plus que réelles. On sent bien qu’il y a une iniquité sociale, psychologique et cette notion de pouvoir est très déstabilisante durant cette lecture. On comprend son cheminement, son impact, ses conséquences. Plus rien n’a de limites…Le Darkness vous avale plus vite que le Leviathan, et Satan se marre trop, de voir, ses humains, sans morale, succomber à ses avances.

Lilie:

Hell.com ou comment plonger dans la noirceur et la violence humaine dans ce qu’elle a de plus abominable. Une plongée dans les abysses du mal qui laisse forcément des traces dans l’esprit du pauvre lecteur qui a osé franchir les portes de L’Enfer.

Daniel Saul pensait être maître de sa vie et son destin. La quarantaine, milliardaire, charismatique, PDG d’une des sociétés les plus influentes du Québec, tout lui réussi ! Un homme de pouvoir et d’argent qui aime jouer de sa puissance lors de parties fines dans des clubs échangistes et écraser quiconque se mettra sur son chemin. Mais c’était sans compter l’irruption dans sa vie de Martin Charron, ancien camarade de classe , qui va l’initier à la VRAIE puissance ! Celle réservée à l’élite. Comment ? En devenant membre de Hell.com. Un site internet ultra select. Tout y est possible, aucune limite à assouvir ses fantasmes les plus primaires. Sexe, drogues, paris truqués, vendetta, prostitution, pédophilie, sadomasochisme et autres horreurs…on peut TOUT y faire, TOUT y trouver sous réserve d’allonger les billets.

En devant membre de Hell.com, Daniel Saul, s’est senti pousser des ailes. Lui qui aime dominer le monde ne pouvait pas rêver mieux mais très vite sa vie va basculer dans un véritable cauchemar. Une longue descente aux enfers qui ne sera pas sans conséquence.

Daniel Saul pensait être maître de sa vie et de son destin mais en franchissant les portes de l’Enfer, il a vendu son âme au diable !

Au vu des différentes critiques lues sur ce livre, j’en attendais beaucoup. L’envie de me confronter à ce qu’il y a de plus horrible dans la perversion humaine. J’avais envie d’un livre qui me bouscule, me secoue mais j’étais loin d’imaginer le degré d’horreur dans lequel j’allais plonger. Ce livre est d’une noirceur diabolique. C’est malsain, glauque, gore, terrifiant, dérangeant et j’en passe. Certaines scènes sont à la limite du soutenable sans parler de celles qui sont seulement suggérées (et heureusement). Un musée des horreurs version site internet où TOUT est permis, aucune limite, aucune censure. Nous sommes confrontés aux côtés obscurs les plus primitifs de l’homme. Où commence la vérité et où s’arrête la fiction ? Cette question m’a hanté tout au long de ma lecture et je ne suis même pas sûre d’avoir envie de connaître la réponse.  Au-delà de cette violence omniprésente, Senécal nous amène à réfléchir sur le monde qui nous entoure et sur la nature humaine. Le bien, le mal, la culpabilité, la rédemption …autant de sujets qui encore aujourd’hui, après avoir fini ce livre depuis presque une semaine, tournent encore dans mon esprit. 

Epilogue: Dieu.

-Je suis le plus puissant.

Conclusion Stelphique:

Un thriller plus efficace qui vous laisse des traces, vous hantera longtemps après cette lecture, mais un indispensable pour tous les amateurs de sensations fortes! Je passe donc en mode ***recueillement et prière*** à partir d’aujourd’hui, que Dieu nous vienne en aide…Et juste comme ça, parce que c’est trop drôle, c’est juste mon 666eme article!!!!Qui a dit bizarre??? Le Diable s’emparerait-il de mon blog???!!!

Conclusion de Lilie:

Un thriller horrifique à ne pas mettre entre toutes les mains dont on ne peut clairement sortir indemne et qui nous amène à beaucoup de réflexions sur la nature humaine. Si vous êtes plutôt d’une nature sensible, je n’ai qu’une chose à vous dire : attention ! Une plume efficace et addictive qui me donne envie de continuer d’explorer l’univers sombre et dérangeant de Patrick Senécal. 

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Bosch, Le jugement dernier.

Remerciements.

Merci à Fleuve éditions pour son concours Instagram et l’envoi de ce livre d’Enfer!

 

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La liste des sept, Mark Frost (LC avec Ju lit les mots et Cannibal Lecteur).

Couverture La liste des sept

Pourquoi je l’ai choisi:

Nous avions vu l’article chez Collectif polar, qui en vantait les mérites, et au vu de ses impressions et son synopsis, j’étais vraiment tentée, mais là, petite proposition de LC de la part de Ju, qui veut faire un plan à 3, et Belette d’accepter…Voilà comment on se retrouve sur cette lecture, après beaucoup de MP en coulisses, et d’organisations journalières en LC Trinominale….*Ouais je sais, il existe même pas ce mot!!!!Mais Est-ce important?*

Synopsis:

Qui veut la peau d’Arthur Conan Doyle ? En quelques jours son appartement est dévasté par une explosion ectoplasmique, sa voisine est assassinée et lui-même manque de se faire dévorer par une espèce de gargouille gothique ! Voilà qui dépasse l’entendement du brave Claude Leboux, un inspecteur de Scotland Yard peu habitué à combattre les puissances des ténèbres. Pour Jack Sparks, en revanche, tout ceci est très clair, élémentaire même… Mais peut-on faire confiance à un individu qui sort d’un asile d’aliénés, consomme de la cocaïne et affirme recevoir ses ordres de la reine Victoria ?

Mystère, action, suspense, amour et amitié, ce roman, à la manière des aventures de Sherlock Holmes avec un zeste d’Umberto Eco, est un grand divertissement.

Les personnages:

Je ne pourrais tous les nommer, tellement il y en a une pelletée….Tous oubliés d’ailleurs, à la fermeture de ce livre….

Ce que j’ai ressenti:….Un ennui, mais un Ennui d’une force……

Je tenais à dire que ce genre de livres c’est vraiment mon petit plaisir, habituellement…Tout ce qui touche à l’ésotérisme, au fantastique, la Magie, c’est vraiment un petit péché mignon que j’aime à lire à l’occasion avec plaisir….Mais là, je ne sais pas ce qu’il s’est passé ou pas passé d’ailleurs, je suis restée à côté, mais, TOUT le long…Je me disais « Allez force toi un peu, tes collègues l’ont déjà fini » (ah oui, parce que dans le genre escargot, je les ai fait attendre, peuchère :()….Et comme on ne dévoile pas nos impressions « en cours » pour ne pas s’influencer, je croyais qu’elles étaient à fond, vu la vitesse à laquelle elles l’ont lu…..(pfff, je me marre maintenant…).

« il vaut mieux passer pour un imbécile en se taisant que de dissiper le doute en ouvrant la bouche. »

On va dire que tant que ce n’était que Doyle, et sa vie réinventée, ça allait…..Mais c’est dans la suite des évènements que j’ai décroché…Trop de rebondissements et de situations non vraisemblables…Trop de personnages qui viennent se greffer, (et je crois que j’ai failli vomir en voyant arriver le Bram Stoker)….Trop, c’est trop….Faut arrêter au bout d’un moment…Déjà qu’il faut ingérer le coté fantastique, la touche d’époque et les agissements malsains, en plus on nous colle de la philosophie à deux francs, qui sorties de leur contexte pourraient être intéressantes, mais là, comme elles interviennent, ça va pas….Enfin, c’est trop pour moi….

« Nous n’avons pas conscience que nos idées, nos sentiments ne sont pas réellement les nôtres, sinon comment pourrions nous jour après jour répéter des simulacres, nous plier à des rites qui nous stérilise au lieu de nous vivifier? »

J’ai mis une plombe à le finir, je me suis vraiment forcée car je suis en LC, mais sinon sans cet impératif, dès les premières pages je l’aurai laissé tomber…J’ai bien conscience que ce livre pourrait plaire à certains lecteurs, mais moi, je suis complètement passée à côté. C’est le genre de livres qu’on aime ou qu’on déteste, le mieux c’est que chacun s’en fasse son propre avis…

 « il est plus facile d’éviter le premier pas sur le chemin de la ruine que de résister aux milliers d’autres qui suivent inéluctablement. »

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Auteur : Mark Frost
Éditeur : 10/18
Date de parution : 1998
Pages : 552
Prix : 9,10€

Qui veut la peau d’Arthur Conan Doyle ? En quelques jours son appartement est dévasté par une explosion ectoplasmique, sa voisine est assassinée et lui-même manque de se faire dévorer par une espèce de gargouille gothique ! Voilà qui dépasse l’entendement du brave Claude Leboux, un inspecteur de Scotland Yard peu habitué à combattre les puissances des ténèbres. Pour Jack Sparks, en revanche, tout ceci est très clair, élémentaire même… Mais peut-on faire confiance à un individu qui sort d’un asile d’aliénés, consomme de la cocaïne et affirme recevoir ses ordres de la reine Victoria ?
Mystère, action, suspense, amour et amitié, ce roman, à la manière des aventures de Sherlock Holmes avec un zeste d’Umberto Eco, est un grand divertissement.

J’ai repéré ce bouquin, sur le blog de Collectif Polar qui en parle tellement bien que j’ai immédiatement eu envie de le lire et comme Stelphique en avait envie et que chez le Cannibal lecteur le bouquin prenait la poussière, j’ai émis une drôle d’idée !

A force de voir le plaisir (haha) livresque qu’elles prenaient à faire leur lecture commune, je me suis dis que moi aussi j’avais envie de goûter à ce plaisir !

*********  Avis   *********

Malgré un début prometteur, au bout de 60 pages j’ai vraiment commencé à m’ennuyer ferme, mais je me disais « Na » c’est juste une mauvaise impression ça va décoller…

Trop d’imagination tue l’imagination. Tout est dans l’excès…

« N’oubliez pas ceci : quand le chemin vous semblera impraticable, quand vos espoirs seront anéantis, quand la mort elle*même paraîtra imminente, vous n’aurez d’autre solution que de raser la montagne. C’est ainsi, et ainsi seulement, que vous pénétrerez dans le nouveau pays… »

Au départ je pensais lire un roman d’aventure de Sherlock Holmes, je me suis retrouvée dans un mélange entre l’exagération du film Alice aux pays des Merveilles et les aventures de Harry Potter ! bref trop de rebondissements qui n’apportent rien, qui brouillent les pistes et embrouillent le lecteur…

Un rebondissement, toutes les  trois pages avec des meurtres, des morts vivants, un complot contre la royauté, des adorateurs d’une créature des Ténèbres, qui ne demande qu’à revenir dans le monde des vivants … On entre là dans une fiction complètement tarabiscotée (yes j’ai réussi à placer ce mot ).

« Un complot exige le secret; or la nature humaine étant ce qu’elle est, plus de gens s’en mêlent, moins le secret est préservé. »

Euhhh y a même une locomotive, en parfait état de marche??? !!!! Grâce à laquelle les personnages se déplacent aussi facilement que si les voitures modernes existaient ! Et j’exagère à peine …

Désolée Geneviève, mais je me suis noyée dans un océan d’incompréhension ! Trop tiré par les cheveux pour moi…

 » L’enseignement spiritualiste est de la foutaise. Nous devons assumer dans ce monde la personnalité que nous possédons en naissant… »

J’ai bien failli laisser tomber ma lecture à plusieurs reprises, avec cette sensation que plusieurs écrivains s’étaient glissés dans la peau de l’unique auteur de ce roman, une surenchère d’évènements jalonnent la route de ces apprentis aventuriers qui ne savent même pas où ils vont.

Bizarrement, la toute fin amène une « certaine cohérence » à l’ensemble… dommage que ce livre soit aussi fouillis.

« Le génie du mal rôde dans ce monde et j’avais vécu sous son ombre. »

Dommage que cette fin « cohérente » donne une justification à une horreur historique qui pourrait en choquer plus d’un puisqu’on « donne » à cet homme une « excuse » pour les crimes de masse qu’il fera commettre au nom de son idéologie !

« Alors même que nous nous congratulons de notre raffinement, la misère et la souffrance accablent les hommes à un jet de pierre de ces fenêtres. Comment ne pas s’interroger ? Nos réussites comptent-elles pour rien si tant d’hommes ne peuvent encore en bénéficier ? Quelle valeur accorder à notre passage dans cette vie ? Quel héritage – si héritage il y a – notre époque lèguera-t-elle aux générations futures ? »

Bon j’ai pris mon pied avec cette lecture commune et bien rigolé aussi.

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******** Bio de l’auteur ********

L’auteur : Mark Frost est né en 1953 à New York. Il est romancier, producteur et scénariste. Publié une première fois par Plon en 1995, son premier roman, La Liste des Sept, est immédiatement devenu culte. On lui doit également Les Six Messies (Plon, 1997) et Le Second Objectif (First, 2008).

 

****** Avis du Cannibal lecteur ******

Critique :

Pour cette LC en triumvirat, on s’était laissée tenter par la proposition de Collectif Poalr. Alors, verdict ?

Je ne suis pas opposée au fait que l’on réécrive le canon holmésien dans un roman et que l’on change des points importants comme la personne qui inspira le personnage de Sherlock Holmes.

Ma foi, on peut violer le canon holmésien si c’est pour lui faire de beaux enfants (citation de Dumas mise à la sauce adéquate).

Hors, ici, j’ai l’impression que le canon holmésien s’est fait monter dessus par le Da Vinci Code, Harry Potter, Indiana Jones et James Bond. Après, d’autres lui sont passé dessus en long, en large et en travers, notamment la Malédiction de la Momie en version Walking Dead pour ne citer qu’eux.

De cette partouze livresque, il n’est sorti rien de bon.

Pour résumer, on a du sous Da Vinci Code avec ses réflexions ésotériques, ses pensées philosophiques à deux balles et un rapide procès à charge sur la religion catho qui n’a même pas droit à un avocat pour assurer sa défense (les droits de l’accusé sont bafoués).

De notre Harry Potter, il n’est resté que la locomotive de la voie 9 3/4 et les gardiens d’Azkaban en version moins éthérée.

Quand à Indiana Jones (sans fouet et sans chapeau) on a un truc qui ressemblerait aux Aventuriers du Canon Holmésien Perdu dans le Temple Maudit de la Dernière Croisade Au Service Secret de Sa Majesté.

Que ce Conan Doyle de fiction ait pris pour modèle un certain Jack Sparks pour nous inventer son Sherlock Holmes, je suis pour. Sparks en a la force de caractère, il traque les criminels et possède des fiches sur eux, a un certain sens de la déduction, sait se déguiser, se pique à la cocaïne et joue du violon (en fait, on pourrait dire que c’est l’auteur qui s’est inspiré du personnage de Holmes pour son Sparks).

Qu’il lui arrive des tas d’aventures mélangeant du Indiana Jones et du Bond, le tout servi à la sauce fantastique, ça commence à coincer grave (surtout sans vaseline)… Au Grand Complot Satanique, là, j’ai sauté du train en marche.

Aucune cohérence, des événements fantastiques qui n’ont pas l’air d’émouvoir notre Conan Doyle, même après la dévastation de son appart par une explosion ectoplasmique.

Nos personnages, poursuivis par des créatures non vivantes, découvrent un passage secret et une locomotive en état de marche sous terre, qui les ramènera à Londres, mais pas sur la voie 9 3/4… Et j’en passe des bien pires.

Niveau Graaand Méchant, il n’a pas l’étoffe d’un salopard genre Ramsay Snow-Bolton (GOT, pour les absents) mais on se doute qu’il donnera naissance au personnage littéraire de Moriarty.

Et à la fin, on croise un bébé qu’on aurait envie de jeter dans les chutes de Reichenbach mais qui à l’avantage de « clore » l’affaire car nous savons QUI il est et ce qu’il fera. Mais de cette manière, on l’absout des horreurs qu’il mettra en place au siècle suivant et là, je coince encore plus.

Anybref… On a mélangé des ingrédients fantastiques, policiers, des personnages réels (Conan Doyle et Bram Stoker) et de fictions, des tas de trucs disparates qui donnent au final une soupe indigeste qu’on avale parce qu’il faut bien étant donné que les copines de la LC boive le même vin jusqu’à la lie.

Un vrai ragoût insipide aux relents fantastiques un peu trop exagérés pour être crédibles, le tout assorti d’une sauce hollywoodienne avec des retournements de situation toutes les dix pages et des créatures des enfers tous les chapitres pour nous donner un Gros Complot Mondial ET Satanique. Bla-bla-bla…

Chez Harry Potter, ça passe, dans Indiana Jones aussi, chez James Bond pareil, mais faut dire aussi que l’écriture et les scénarios étaient plus relevés que ce qu’on tente de nous faire avaler ici.

Le créateur de Twin Peaks a voulu mélanger les genres et trop d’imagination tue l’imagination et surtout le roman.

Si j’ai un meuble à caler…

Étoile 1

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Victorien » chez Camille, Le « Challenge US » chez Noctembule, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et « A year in England » chez Titine.

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