Le Sans Dieu, Virginie Caillé-Bastide

Le Sans Dieu


Synopsis: 

En cette année 1709, c’est un hiver cruel qui s’installe, escorté par une famine plus cruelle encore, qui supplicie la Bretagne… Et emporte avec lui le dernier fils d’Arzhur de Kerloguen, brisant la foi dudit Seigneur et la santé mentale de sa femme.
Six ans plus tard, le Sans Dieu écume les mers des Caraïbes, semant la mort et la terreur. À son bord : la plus farouche assemblée de canailles, d’assassins, de réprouvés, menés par celui que ses hommes appellent l’Ombre. La prise d’un galion espagnol et le rapt d’un père jésuite, miraculeusement épargné, vont bientôt faire tanguer le bateau. Car entre l’homme de Dieu et l’incarnation du diable, une joute verbale des plus féroces s’engage…


Ce que j’ai ressenti:

  • Pirates!

Oyé, Oyé, les aventuriers! Je vous ai trouvé une embarcation orangée, sur laquelle souffle un vent démoniaque,  quelques relents de rudesse, et des cris de rage de vivre… Un navire redoutable, où l’Ombre tient bon la barre, et où son équipage n’a que vénération pour ce capitaine sans foi, ni loi. Il est grand temps de monter à bord de, Le Sans Dieu et de prendre la vie côté pirates, à chercher des trésors enfouis, piller les navires nantis de richesses, grappiller quelques heures douces à terre, se noyer dans des verres de rhum, mais surtout: prendre le large et se retrouver au milieu de l’immensité, démunis devant toute sa beauté grandiose et ses éléments déchaînés…Virginie Caillé-Bastiste nous embarque sur les mers des Caraïbes, avec une plume exquise, un brin rétro et carrément époustouflante, dans un galion rempli de canailles aux surnoms improbables, pour une aventure des plus euphorisantes!

« -Vous n’êtes qu’un misérable écumeur des mers et ne m’effrayez point. Alors, battez-vous! « 

  • Le Sans Dieu, où Dieu et sa présence…

J’ai particulièrement aimé cette virée aquatique, et les douces escales philosophiques. Dieu est là partout, même dans l’absence de foi…L’auteure malmène son capitaine, en lui envoyant des tempêtes d’eaux salines et des vagues de turbulences religieuses, ébranlant ainsi toutes ses convictions et le but même de son projet d’exil…Arzhur est un homme meurtri, cruellement blessé, fatalement athée, mais dans ses affrontements musclés et tactiques avec le Padre, il panse ses blessures purulentes et saccagées par le sel malin…Un duel au sommet des croyances, zébré d’éclairs de colères et d’accalmies ondoyantes, ses deux-là se livrent un combat virulent de mots acérés sur un plateau de noires terreurs et blanches rédemptions…Captivant!

Votre Dieu, mille diables!

  • Le Sans Dieu où la quête de liberté…

Parce qu’elle est pleine de rebondissements, de trahisons et d’amitiés, cette histoire m’a emportée. Virginie Caillé-Bastide, y met tellement de passions contraires, de forces exaltées, de port d’attaches historiques, que lire ce récit de piraterie ravive nos envies d’ailleurs et l’appel de la mer devient, plus que pressant…Même malmenée par des turbulences de grossièretés et des claquements de violences, ces flibustiers m’ont touché en plein cœur…Il y a dans ces vies de pirates, un absolu de liberté qui me fascine…C’est un coup de cœur flamboyant!

 

« Tous étaient devenus hommes du présent. Dès lors, l’action seule importait car leur choix de vie n’oscillait plus qu’entre liberté et potence. »

 

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Emmanuelle ainsi que les éditions Pocket de leur confiance et pour l’envoi de ce livre!

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Chacun sa vérité, Sara LÖvestam.

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Synopsis: 

« Si la police ne peut rien pour vous, n’hésitez pas à faire appel à moi. »
Pour gagner sa vie tout en restant sous les radars, Kouplan propose ses services comme détective privé. Se faire invisible, évoluer dans la jungle du Stockholm underground, il connaît :  ancien journaliste d’investigation dans son Iran natal, Kouplan est sans-papiers. La fillette de sa première cliente a disparu. Pour une raison mystérieuse, elle aussi souhaite éviter l’administration… Dès lors, de bête traquée, le clandestin se fait chasseur.

Cet ouvrage a reçu le Grand Prix de Littérature policière.


Ce que j’ai ressenti:

  • Un Fait divers: versions multiples.

Sara Lovestam nous propose un polar nordique rafraîchissant, où les vérités et les mensonges se mélangent, et captive notre attention sur deux personnages extrêmement touchants, suite à un drame: la disparition d’une enfant. Une mère éplorée faisant appel à un détective non conventionnel, par le biais d’une étrange annonce. Pernilla et Kouplan, duo improbable lancé dans une course contre la montre pour retrouver Julia, 6 ans.

Sans doute, parce qu’elle explore toute la complexité des vérités propres à chacun, selon leurs émotions et leurs références, Sara LÖvestam va au delà d’une simple enquête, elle y apporte plus de sensibilité, une dose d’humanité pour qu’enfin, nous puissions avoir conscience de la réalité de ses personnes ombrageuses et de ses visages de l’ombre.

Chacun sa vérité, certes, mais cette poursuite pour retrouver cette enfant disparue, va emmener les personnages vers une vérité plus tangible, et nous, lecteurs, vers des vérités plus sensibles…

-Le temps ne fait pas de pauses.

  • Un enquêteur singulier, en situation irrégulière.

S’il y a bien un point fort à dégager de cette lecture, c’est son personnage principal. Kouplan, jeune homme clandestin, affamé, traqué, immigré. Mais de loin, un des personnages les plus intéressants, que j’ai pu découvrir jusqu’à maintenant. Kouplan, jeune homme attachant, bouleversant, intrigant, venant de l’Iran. Il est évident que je vais poursuivre cette trilogie dédiée à ce personnage atypique dans la ville de Stockholm. Sara LÖvestam nous fait prendre conscience que la valeur d’une personne ne se mesure pas en chiffres, pas à des numéros d’identités, pas à des nombres inscrits sur des titres de séjour…

Ingen mÄnniska Är illegal, Un être humain n’est jamais illégal.

Sara LÖvestam se place du côté des sans-papiers et des exclus, nous parle de ces peurs sourdes, menaçantes et permanentes de leur quotidien, nous transmet avec force et émotions, de la difficulté de s’intégrer dans la société. Elle soulève des sujets brûlants d’actualité, et chaque fois, que tu crois détenir une vérité au sein de l’intrigue, elle l’emmène ailleurs pour mieux te déstabiliser, te faire voir toutes les facettes du problème…

A chacun sa sensibilité, à chacun son ressenti, et à Chacun sa vérité...

  • La solitude comme véritable catalyseur…

C’est parce qu’ils se sentent si seuls, que Pernilla et Kouplan se retrouvent, et s’apprivoisent, fuyant chacun à leur manière une réalité trop lourde et des échecs passés pesants. Une solitude tellement grande et deux coeurs brisés qui tente de se comprendre…Une infinité de trous béants et des faces cachées à découvrir au fond de leurs yeux. Et dans la douleur, voir naître, une entraide chaleureuse…

Tant de vérités et tant de mensonges, tant de conséquences et de vérités floues, tant d’actions menées et de mensonges doux. Et c’est parce que Sara LÖvestam avait une intention noble et une expérience de vie riche, qu’elle a pu nous éblouir avec ce polar noir. C’est parce qu’elle s’est frottée à cette réalité, que sa fiction sonne plus vraie.

Je vous conseille évidemment cette lecture, histoire d’aller vous confronter à d’autres réalités et de trouver votre Vérité. Puisque à Chacun sa vérité, la mienne, est que j’ai adoré cette lecture!

 

« Souviens-toi que c’est là où tu te sens le plus en sécurité que tu es le plus vulnérable. »

 

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les éditions Pocket pour leur confiance et l’envoi de ce livre. Il a été lu dans le cadre du Prix des Nouvelles Voix du Polar.

Embruns, Louise Mey

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Synopsis:

Ils sont beaux, sportifs, complices. Mangent local. Achètent cher, mais pour durer. Un bon goût à toute épreuve. Monsieur et Madame Parfait et leurs enfants.
Quand les Moreau prennent possession, pour le week-end, d’une belle maison bretonne, sur cette île perdue en forme de haricot, tout annonce des vacances idéales. C’était compter sans la tempête, la disparition de Marion, le sang sur le couteau… Et l’étrange collaboration des habitants, pour lesquels « les Parisiens » font par-dessus tout un gibier parfait…


Ce que j’ai ressenti:

  • Coincés sur une île…

J’ai toujours adoré les histoires insulaires…Et les huis-clos salés. Embruns avait donc tout pour me séduire…

Louise Mey décide de faire partir la famille Moreau, en weekend détente, dans une maison au charme breton…Idyllique, la cellule familiale et cette perspective de vacances…Paradisiaque, le cadre…A MOINS QUE…

Il se pourrait bien que le charme perde de sa beauté, au fur et à mesure des heures qui passent, que le vent fasse disparaître les fillettes, que la terre avale le sang, que l’océan engloutisse les peurs…Ne laissant que dans le paysage, un brin de carnage…

ll se pourrait bien aussi, que les apparences soient plus que trompeuses, que les failles se craquellent, que les angoisses resurgissent, que les monstres se révèlent…

« -Commence plutôt à te creuser la tête pour trouver un moyen de se barrer d’ici. » 

  • Embruns…

Je reste sceptique sur le choix de ce titre. Avant ma lecture de ce roman, j’ai recherché la définition exacte de ce mot et j’ai entrevu une certaine promesse de poésie…Que je n’ai pas retrouvé dans les pages de ce polar…En revanche, on est vraiment dans un page-turner efficace, aux chapitres courts, tendus et tout aussi cinglants, que les vagues qui frappent cette île-Haricot. Il se lit à l’instar de la tempête qui fait rage, dans une ambiance de tension permanente, à essayer de cerner d’où le danger pourrait advenir…Tu t’en prend plein la figure, tu ne peux te raccrocher à rien, les éléments se déchaînent, les doutes t’emportent, même en tenant bon sur le rivage, la violence des impacts te saisit au fil de ses pages, dans un style sec et tranchant…

« Se cacher. Se cacher n’était pas faire quelque chose.« 

  • Ma doué, ça surprend!

Et en un rien de temps, tu tournes la dernière page…Captivée par les révélations, remontant les brides du filet que l’auteure a noué spécialement pour un final explosif, en gerbe d’eau et de sang…Spectaculaire.

C’est toujours délicat de parler d’un huis-clos, parce qu’on a peur de trop en révéler, alors je n’en dirai pas plus, sinon que j’ai été agréablement surprise par cette fin en twist. Lisez-le!

Est-ce que vous êtes tous. Aussi. Furieux que moi?

 

Ma note Plaisir de Lecture  8/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Pocket de leur confiance et l’envoi de ce livre! Cette lecture est réalisée dans le cadre du Prix des Nouvelles Voix du Polar 2018. 

 

L’enfant de poussière, Patrick K Dedney. (LC avec Cannibal Lecteur).

Couverture L'enfant de poussière


Synopsis:

La mort du roi et l’éclatement politique qui s’ensuit plongent les primeautés de Brune dans le chaos. Orphelin des rues qui ignore tout de ses origines, Syffe grandit à Corne-Brune, une ville isolée sur la frontière sauvage. Là, il survit librement de rapines et de corvées, jusqu’au jour où il est contraint d’entrer au service du seigneur local. Tour à tour serviteur, espion, apprenti d’un maître-chirurgien, son existence bascule lorsqu’il se voit accusé d’un meurtre. En fuite, il épouse le destin rude d’un enfant-soldat.


Pourquoi je l’ai choisi:

J’avais repéré cette lecture, chez une autre copinaute passionnée Dealer de lignes et elle m’a convaincue de découvrir cet auteur, puis quand ma binôme préférée adorée, Belette ET Cannibale,  a accepté ma demande de LC, j’étais encore plus motivée! Clairement cette couverture sublime, est la raison de mon attirance vers cette lecture! Je tiens à remercier très chaleureusement Babelio ainsi que les éditions Le diable Vauvert qui m’ont permis de découvrir ce livre, via l’opération Masse critique!

 

Ce que j’ai ressenti:…Naître Poussière, et devenir Lumière…. 

  • Lune Tranquille: Syffe, L’enfant de Poussière vivote dans les rues de Corne-Brune, avec l’insouciance de l’enfance, accompagné de sa fratrie d’infortune: Cardou, Brindille et Merle. D’amitiés sincères en amour naissant, il grandit chichement, mais relativement heureux au sein de la ferme Tarron. Mais le temps de l’innocence va bientôt se finir et, à force de courir les rues et afficher une curiosité sans vergogne: les Lunes vont changer…

« L’espoir de jours meilleurs n’étaient pas une chose intangible, lorsqu’on attendait, comme nous, après de minuscules bonheurs. »

  • Lune des neiges: 4 livres/ 4 lunes changeantes, et autant d’étapes de vie difficile pour cet enfant syffelin un peu trop malin pour son propre bien…. Il va tour à tour, être sous l’influence de trois hommes charismatiques, (Hesse, Nahirsipal et Uldrick) qui vont tantôt l’initier, le former, le manipuler, mais l’aimer aussi, un peu, malgré les coups (durs) qui pleuvent…C’est un très beau roman d’apprentissage qui nous raconte avec une plume magnifique, le parcours d’un enfant miséreux. D’espion en apprenti chirurgien, à graine de guerrier, Syffe est un gamin attachant, au destin étrange, dans un Moyen-âge revisité où les conditions de vies sont rudes, mais pire encore, est cette atmosphère permanente de violences dans lequel, il essaye de se faire une place…

« Il y avait l’odeur aussi, l’odeur âcre de la civilisation, qui reniflait le feu et l’ordure et la merde moisie. »

  • Lune des labours: Dans ce premier tome de Fantasy, l’enseignement de Syffe est riche d’expériences et de savoirs, mais surtout il ouvre la voie sur la perspective de penser par soi-même. Il y a des graines lancées au vent, qui fleurissent dans son esprit, et il grandit, avide de leçons et de lectures, avec plus de perspicacité sur la religion, la politique, la notion de liberté. Malgré cette vie de rien, faite de trahisons blessantes et de pertes effroyables, l’intérêt de cette lecture se situe bel et bien, dans le lent cheminement du héros de pouvoir s’affranchir de la haine, de la servitude, de l’ignorance.

« Un bel esprit ne sert à rien, si on ne s’en sert pas. »

  • Lune glanante: S’il est vrai que ce livre recèle de richesses indéniables, on peut y sentir aussi quelques longueurs. Il y a une beauté exceptionnelle, des scènes de vies époustouflantes, des émotions bouleversantes, mais quelques fois, cela manque de dynamisme. Pour autant, je me suis attaché à cet enfant et il y a beaucoup de mystères encore à découvrir, (j’ai hâte d’en savoir plus sur Elle),alors je serai très curieuse de lire la suite de ce Cycle de Syffe…

« C’est une chose étrange, la vie. »(…). « Les certitudes changent. Même celles pour lesquelles on a donné le plus. » 

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

 

Titre : L’enfant de poussière

Auteur : Patrick K. Dewdney
Édition : Au diable Vauvert (17/05/2018)

Résumé :
La mort du roi et l’éclatement politique qui s’ensuit plongent les primeautés de Brune dans le chaos. Orphelin des rues qui ignore tout de ses origines, Syffe grandit à Corne-Brune, une ville isolée sur la frontière sauvage.

Là, il survit librement de rapines et de corvées, jusqu’au jour où il est contraint d’entrer au service du seigneur local. Tour à tour serviteur, espion, apprenti d’un maître-chirurgien, son existence bascule lorsqu’il se voit accusé d’un meurtre.

En fuite, il épouse le destin rude d’un enfant-soldat.

Critique de Cannibal Lecteur
Une petite incursion dans le monde de la Fantasy, ça ne fait jamais de mal quand on apprécie le genre.

Je pense que même ceux qui n’ont pas l’habitude de ce style là trouveront à boire et à manger dans ce roman car l’univers décrit est plus proche du Moyen-Âge que de la fantasy pure et dure, car ici, pas de magie.

Commençons par ce qui m’a plu dans le roman, notamment les personnages, surtout celui de Syffe, jeune orphelin de dix ans, plus habitué à recevoir des insultes (il est « teinté ») ou la menace de se faire couper la main, que de recevoir de l’aide ou des marques d’amitié.

Syffe n’a rien d’un héros, il est maigrichon, grognon (parfois), faible, se laisse emporter par ses émotions et dans ce monde qui ne fait pas de cadeau, ce monde où il faut essayer de survivre, les enfants doivent vite passer au stade « adultes » et Syffe devra le devenir, lui aussi, à l’âge de dix ans.

L’écriture de Dewdey m’a enchanté, c’est un excellent conteur, mais, et c’est là que le bât a blessé, j’ai trouvé que ce pavé de 625 pages avaient un peu trop de longueurs et j’ai eu du mal à en venir à bout tant certaines parties étaient longues.

Ajoutons à cela que durant trois jours, je n’ai pas eu le temps de lire une seule ligne (réanimez-en certains, c’est violent ce que je viens de confesser), vous comprendrez que j’étais contente d’en venir à bout, surtout que le côté politique de l’histoire m’a un peu barbé (pour une fois que la politique me barbe dans un roman !!).

C’est donc fort mitigée que j’ai terminé ce roman. Pas de regrets de l’avoir découvert, d’avoir rencontré des personnages intéressants (Syffe, Uldrick le guerrier Var, le première-lame Hesse, le chirurgien Nahirsipal Eil Asshuri), d’avoir fait un long voyage semé d’embûches et de quelques réflexions philosophique.

Oui, j’ai apprécié le voyage, l’aventure, ainsi que les révélations qui parsèment le roman, quand notre jeune Syffe reçoit la lumière de Sherlock Holmes et comprend ce que nous n’avions pas toujours soupçonné, mais purée, que c’était long et même sur la fin, alors que ça bougeait beaucoup plus, j’avais du mal à terminer, un peu comme un cheval qui a marché trop longtemps et qui peine à arriver à l’écurie.

Dommage parce que ce roman trônait en haut de ma PAL et qu’il avait reçu des bons échos de la part de copinautes.

À voir maintenant si je continuerai la route avec Syffe, afin de ne pas rester sur cet insoutenable suspense, ou si je passerai mon tour.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019) et Le challenge British Mysteries (Janvier 2018 – décembre 2018) chez My Lou Book (auteur anglais).

 

L’éveil du Léviathan, James S.A Corey.

Couverture The expanse, tome 1 : L'éveil du leviathan

The Expanse 1 

Pourquoi je l’ai choisi:

La couverture était superbe, et puis partir vers les étoiles, c’est toujours une belle destination…

Synopsis:

Jim Holden est second sur un transport de glace qui effectue la navette entre les anneaux de Saturne et les stations installées dans la Ceinture. Quand son équipage et lui croisent la route du Scopuli, un appareil à l’abandon, ils se retrouvent en possession d’un secret qu’ils auraient souhaité ne jamais connaître. Un secret pour lequel certains sont prêts à tuer, et à une échelle impensable pour Jim et son équipage. La guerre dans tout le système solaire devient inévitable, à moins qu’il ne découvre qui a abandonné ce vaisseau, et pourquoi.

Les personnages:

Miller et Holden mènent les chapitres. Ce sont donc les deux personnages principaux de ce premier volet et ils sont tous les deux, excellents. C’est exactement le genre de personnages que j’adore.

Miller est un personnage complexe intéressant parce que c’est un sanguin, assoiffé de justice mais complètement désaxé avec la réalité, tandis que Holden est un meneur fort, intransigeant avec l’honnêteté, mais du coup, complètement désaxé avec la société. Ils sont tellement entiers, tellement rigides dans leurs qualités, que leur quotidien n’a de cesse de les malmener…

  • Miller est un inspecteur aguerri mais ingérable, qui se voit confier une mission secrète de sauvetage d’une jeune fille: Julie Mao. Elle en devient vite son obsession, le plongeant dans les affres de la folie…

« Quand cesse-t-on d’être humain? se demanda Miller. »

  • James Holden est un officier en second de vaisseau spatial le Canterbury, un chef charismatique et qui par souci de transparence suite à un sauvetage, se voit déclencher, la pire des guerres de l’espace…Entre sa culpabilité et son devoir, il n’aura de cesse de vouloir sauver un maximum de vies…

« C’est toujours une partie de plaisir…jusqu’à ce que quelqu’un riposte, songea Holden. »

 

Ce que j’ai ressenti:

L’éveil…: Et observer la nuit, regarder les étoiles et imaginer une grande guerre, là haut, dans l’Infini.

« Rêver ne faisait pas de mal. »

C’est ce que nous a concocté cet auteur, James S.A Corey, une belle et grande saga audacieuse The Expanse. Un premier tome très dense de 900 pages, L’éveil du Léviathan, est le point de départ d’un conflit interplanétaire grandiose, démesurément technologique, immensément dévastateur…Jeux de guerres et autres stratégies politiques sont de la partie, et c’est à coups d’armes de destruction massive et de revirements de vaisseaux volants, que se jouent le destin de milliers d’extraterrestres, et celui du berceau de cette nouvelle humanité: la Terre…

Propulseurs, stations spatiales et Flottes militaires ont permis aux hommes de s’approprier les astéroïdes, de s’adapter à ce nouvel environnement de gravité mouvante, et se réinventer des envies d’ailleurs…Et puisque l’ Infini s’ouvre à eux….Reste, le souci éternel des ressources et la source de tout conflit: la folie humaine….

« Tout semblait désormais possible, et cet espoir les séduisait. »

Du Léviathan…: Et faire naître une menace si grande, ancestrale, monstrueuse.

Rien que ce nom de « Léviathan » il fait trembler nos imaginaires, parce qu’il a la particularité de prendre plusieurs formes : s’immiscer dans nos pires cauchemars, prendre le visage de la Bête, se réincarner en monstre politique, dévorer nos âmes et peut être bien aussi, tenir la garde des enfers…Dans ces pages, la menace est visqueuse autant qu’effrayante, et ses métamorphoses entraînent un récit palpitant de créatures diverses à faire frissonner d’effroi! Notez bien que en plus, de pirates de l’espace survoltés,  vous aurez même quelques zombies vomisseurs, une pandémie mystérieuse, et autres réjouissances extraterrestres dont vous n’avez pas même pas idée…

« Pas de repos pour les méchants. Pas de paix pour les gentils. »

Pour un éveil, je le trouve plutôt explosif et survitaminé: ça envoie plutôt du lourd!!!! Les pages défilent aussi vite que les vaisseaux en pleine poussée, ajouté à cela la dynamique des dialogues, tout cela rend ce petit pavé des plus captivants. Entre thriller et science-fiction, cette virée dans l’infiniment grand est une aventure qui prend aux tripes, et il faudrait peut être, demander à nos chers personnages, de nous donner aussi un peu de jus, ce cocktail de drogue pour rester bien accroché dans les multiples rebondissements qu’offrent cette belle saga!

Dans l’espace, rien n’est jamais totalement immobile; on se mettait simplement en orbite inverse avec un autre objet.

J’ai adoré ce premier tome, et le tome 2 est d’ors et déjà en lecture en Féerie….

 

« J’offre les étoiles à l’humanité. »

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Léa ainsi que les éditions Livre de Poche Imaginaire pour cette lecture intense!

 

Le chat Teaud’sable, Stéphanie Dunand-Pallaz/ Sophie Turrel

CouvRVB ChatTeaudsable 10cm

Pourquoi nous l’avons choisi:

Ça y est, c’est l’été!!!! Alors l’envie de chat Teaud’sable, c’est l’évidence! Surtout qu’on l’adore, ce petit chat malicieux!

Synopsis:

Il était une fois un chaton bâtisseur,
avec de grandes idées ; formidable rêveur, 
il était plein d’envies, de projets enchanteurs.
On appelait chat Teaud’sable ce joyeux créateur.

Ce que nous avons ressenti:

Nous avons été ravie de retrouver notre cher matou, cette fois ci, en couleur sable, pour une aventure sur la plage de Beau Soleil. Édifiant des châteaux de sables, tous plus beaux les uns que les autres, notre cher petit héros aux grands yeux, s’étonne de les voir en pâtée, chaque matin…Mais qui donc écrabouille ces monuments montés avec tant d’enthousiasme?  C’est que va découvrir Chat Teaud’sable…Cela, et bien plus encore…

Afin que Jazzelfique prenne encore plus de plaisir à cette lecture, j’ai emmené ce petit album au bord de la plage, histoire de combiner lecture et mise en situation…Quelques coup de râteaux plus tard et les pieds dans le sable mouillé, nous avons lu ces pages fleurant bon l’été, parsemées de coquillages et crustacés…Qu’il est doux de se sentir aussi proche de ce petit chat, dans la chaleur du soleil estival, et faire comme lui, des sculptures de queues de sirènes à sa maman, tout en essayant de faire un château de sable digne de ce nom! On dirait bien que Chat Teaud’sable a un coup de pelle plus efficace, et on aimerait bien apprendre à ses côtés, à en monter de si jolis! Quelle dextérité, ce Chat Teaud’sable!

L’auteure et la dessinatrice nous ont encore émerveillées de rimes et de couleurs vitaminées, avec toujours des petites leçons de vies utiles et pleines de bienveillance. Ce petit livre apporte, en plus du plaisir des activités de la plage, des valeurs essentielles, comme le dépassement de soi, l’entraide et l’envie de rêver en grand… Nous adorons vraiment cette collection! On adopte, Mère et Fille, ce matou persévérant et la morale de cette histoire!

 

… les rêves sont exactement comme les châteaux : 
s’ils se font piétiner ou casser en morceaux, 
il suffit d’en bâtir de plus grands, de plus beaux !

Notre note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Les éditions Balivernes pour l’envoi de ce livre!

Le mystère Van Gogh, Antoine George

Le mystère Van Gogh : Qui a volé ma gloire ? par George

Qui a volé ma gloire? 

 

Synopsis: 

Mise en situation des deux frères Van Gogh dans les dernières 48 heures précédant la mort de Vincent, alors que Théo a découvert des écrits dans la sacoche du peintre .A partir ce contexte, Antoine George établit un passionnant échange très documenté entre Théo et Vincent, dans lequel chacun défend son point de vue. Vincent tente de faire comprendre sa souffrance face à l’incompréhension et au jugement de sa famille depuis son adolescence tandis que Théo, revient sur l’aide financière et morale qu’il lui a apporté apportée tout en réalisant ce qu’il eut pu faire de plus. Dans ce huis-clos douloureux et fraternel, les deux frères avancent leurs arguments et la réponse se construit peu à peu dans un dialogue haletant.

Ce que j’ai ressenti: 

 

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J’ai toujours été intriguée par ce peintre : Vincent Van Gogh. Il faut dire que, quand tu entends qu’il s’est tranché l’oreille, et qu’il peignait sa chambre de l’asile psychiatrique où, il finit ses jours…Ça laisse une forte impression…En deux tableaux phares, on sent une très grande souffrance… Voilà, pourquoi j’ai poussé la curiosité vers cette lecture pour en savoir plus sur l’homme derrière l’aura de peintre mondialement reconnu…

Pour nous, le ciel est noir et les étoiles éteintes.

Dans un échange de lettres, deux frères se renvoient amour et colère, à demi-mots sous des couches de non-dits, et ce qui aurai pu faire le succès de chacun, se retrouve leur pire échec larvé sous les sourires. J’ai été éblouie par la noirceur brute de Vincent mais on comprend la position délicate de Théo… Alors que cette forme épistolaire vient panser les plaies de ses deux hommes, on en apprend plus sur le destin tragique de ce peintre prolixe, qui n’a jamais vu la reconnaissance arriver…C’est saisissant comme leur malheur en duo, ne tient à presque rien, mais comme il les a tous les deux, condamnés…Ses dernières lettres écrites, avec cette tragédie suspendue, ajoute un malaise supplémentaire à leurs culpabilités sourdes et pourtant, il y a encore une petite touche d’amour fraternel, qui les lient, jusqu’au bout de leurs souffles.

Lorsqu’on a le feu en soi, on ne peut pas le garder sous l’éteignoir-on préfère brûler qu’étouffer.

Fascinant Van Gogh. Un homme entier, sans concession, brûlant de mal-être et étincelant de génie. Asocial et dépressif, mais encore émerveillé par la beauté de la vie, il est en lutte perpétuelle: contre lui même en premier lieu, mais aussi contre sa famille, son entourage, ses pairs, la société…Il idéalise tout, et ne se plie à aucune règle, toujours dans la démesure, et hanté par une ombre tenace, qui lui cache la lumière, il est un homme malheureux toute sa vie, mais un artiste follement bouleversant. Fascinant Van Gogh. La gloire ne l’a pas touchée de son vivant, mais aujourd’hui, il brille telle une étoile, dans le cercle très fermé de l’art…

J’ai vécu debout : pauvre, humilié, méprisé, moqué, mais debout.

Antoine George dans ce roman épistolaire imaginaire, nous en apprend plus sur le quotidien d’un des peintres les plus connus au monde, Vincent Van Gogh, un homme en totale souffrance qui voulait juste vivre de sa peinture dans laquelle il y mettait tant de passions et d’acharnement artistique. Le contraste entre ses ombres intérieures et sa vivacité d’esprit nous fait comprendre que la vie d’artiste n’est pas sans difficultés…C’est une lecture qui a su me captiver entre cette vocation de peintre contrariée, et l’incompatibilité de cet homme à se faire valoir, à cause de son caractère sulfureux: c’était fort intéressant! Vincent Van Gogh n’a pas fini de me fasciner, bien au contraire….

Je ne suis que pesanteurs. Depuis l’origine, rien ne m’est simple. Ma vie est un chemin de croix que je parcours au plus profond de la douleur. Mon combat est sans fin.

 

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 9/10

Remerciements: 

Je tiens à remercier Laure de C2laure Communication pour sa confiance et l’envoi de ce livre. Ce fut une lecture intéressante.

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Monsieur Fée, Morgane de Cadier/ Florian Pigé.

Monsieur Fée par Cadier

Pourquoi nous l’avons choisi:

Dès qu’il s’agit de féerie, nous, on fonce! Maman et Princesse Fée attendait ce petit album avec beaucoup d’impatience!

Synopsis:

Toutes les fées vivent dans la forêt. Chacune a un don et toutes sont différentes : il y a la Fée du Matin, la Fée des Bisous, la Fée du Courage…

Et puis, il y a Monsieur Fée.

Ce que nous avons ressenti:

Forcément, un Monsieur Fée, ça intrigue… La féerie ça nous attire, et découvrir ses membres est toujours un plaisir fantastique… Et un Monsieur Fée qui fait son entrée dans le royaume des fées, nous étions plus que curieuses et impatientes d’entendre son histoire…Mais surtout, un Monsieur Fée représenté en Éléphant, nous a fait mourir de rire…Parce que ce n’est pas banal, ça, un éléphant avec des ailes…Et Monsieur Fée n’est pas banal, nous serions même d’accord Mère et Fille, pour dire que ce Monsieur Fée est la fée la plus adorable du royaume!

Pour vous le présenter, nous pourrions vous dire que c’est un personnage magique qui remplit la vie de ses amis, de sucre rosé et de rires en cascades…Vaste programme réjouissant, mais il ne le sait pas, Monsieur Fée!!!! Il ignore qu’il est aussi génial…Alors maussade, il quitte la forêt et part à l’aventure, loin des siens…Mais un être qui pétille, illuminera toujours tout, sur son passage…Même dans une ville morose, il fera éclater les couleurs, et enfin, va apprendre à mieux se connaître! A sa manière, il est une fée, et c’est bien là tout l’intérêt!

Nous avons adoré! Qu’il est plaisant de lire en duo cet album, où les fées sont d’apparences différentes! Parce qu’il est original et inattendu, ce Monsieur Fée est une lecture plaisante et recèle de qualités qu’il faudra dénicher au détour des pages, tout comme ce personnage ailé qu’on a adoré rencontrer!

Il est fort possible que le sourire vous viendra, comme par magie…

Notre Note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Balivernes pour cet envoi. Merci de leur confiance! Ce fût une lecture féerique.

Kant tu ne sais plus quoi faire, il reste la philo, Marie Robert.

Kant tu ne sais plus quoi faire il reste la philo par Robert

Pourquoi je l’ai choisi: 

Au hasard d’une ballade Instagram, j’ai repéré le compte de cette professeure de philosophie. J’ai adoré la sensibilité de ces posts, et l’idée que @philosophyissexy. Poussée par la curiosité, j’ai voulu découvrir son livre. Je remercie chaleureusement Babélio et les éditions Flammarion pour cet envoi via la Masse Critique!

Synopsis: 

Passer toute sa journée chez Ikea, rencontrer ses beaux-parents, se faire larguer au café, cohabiter avec son ado, faire un peu trop la fête… Autant de situations qui peuvent nous déboussoler. Que faire pour éviter la crise de nerf ou de larmes ?
Et si vous invitiez Platon, Spinoza, Nietzsche et leurs amis pour évoquer toutes ces questions du quotidien ? Qu est-ce que Kant aurait répondu à un texto de rupture ? Aristote aurait-il repris une vodka ? L’herbe est-elle plus verte chez Épicure ? Les philosophes quittent enfin leurs bibliothèques pour devenir nos complices. 
Douze récits, douze concepts, douze philosophies pour nous aider à réagir avec humour à toutes les surprises de la vie. 
Marie Robert enseigne la philosophie et le français aussi bien à l’université qu’au lycée.

Ce que j’ai ressenti: …Un apaisement bienfaiteur…

Kant, tu te sens oppressée par un quotidien morne, il reste encore…les enseignements des plus sages qui sont passés avant toi. Ces philosophes qui ont vu leurs écrits traverser le temps, parce qu’ils parlaient d’une certaine vérité…Alors, Kant tu ne sais plus quoi faire, il reste la philosophie pour t’aider à mieux comprendre les turbulences des sentiments humains…

La fièvre du samedi soir, qu’importe le taux d’ivresse pourvu qu’on ait l’euphorie.

Marie Robert dans ce recueil de philosophie remet au goût du jour, avec des exemples bien concrets de nos vies actuelles, les courants de pensées. Et sans doute, parce qu’elle le fait avec tellement de respect et de simplicité, que Kant et autres penseurs deviennent accessibles, compréhensibles, follement inspirants . Quelques petits encadrés concis, la fraîcheur et du pep’s en plus, cette professeure nous donne l’envie de les connaître mieux ces philosophes, nous enseigne en 12 points, la force de leurs idées et nous déculpabilise face à nos petites manies quotidiennes. Un programme réjouissant et une belle introduction à la philo!

Le bonheur, c’est se recentrer sur les choses simples autour de nous, les apprécier et savoir se réjouir du fait qu’on existe.

J’ai adoré parce que c’est fun, actuel, et très instructif. C’est une façon intéressante d’aborder la philosophie, et elle devient d’autant plus efficace car, on comprend mieux son effet bienfaiteur, apaisant. Je ressors de cette lecture avec plus de perspicacité, plus de sagesse, et plus de calme en moi. Il y a dans la vie, une course effrénée (et épuisante)  pour atteindre le bonheur, l’amour, le dépassement de soi, la résilience, l’acceptation de la mort et que toutes ses étapes de vies sont autant de sources d’angoisse, mais avec ce petit livre, j’ai eu quelques clefs pour appréhender au mieux, ses moments de stress intenses. Merci Marie Robert et, surtout merci aux 12 philosophes pour avoir laissé au monde, une trace de leurs réflexions intenses…Qu’elles nous inspirent encore longtemps…

Mill mercis pour ce cadeau.

 

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

 

Le langage de la nuit, Ursula K. Le Guin

Couverture Le langage de la nuit : Essais sur la science-fiction et la fantasy / Le langage de la nuit

Pourquoi je l’ai choisi:

Par simple curiosité. Quand on a appris sa mort, j’ai vu que c’était une dame très respectée, et j’ai voulu découvrir ses écrits, car depuis quelques années, mes lectures prennent souvent le chemin de l’imaginaire et de la science-fiction…

Synopsis:

En 1979, Ursula K. Le Guin est au sommet de sa gloire : ses romans de science fiction et de fantasy se sont imposés comme des chefs d’œuvres et elle est une des romancières américaines les plus primées. Toutefois, parallèlement à ces succès publics, elle a la réputation d’être une théoricienne hors pair, et une oratrice remarquable. Elle parcourt alors universités, congrès, bibliothèques et librairies pour parler des sujets qui la passionnent : le féminisme, l’anarchisme, le rôle humaniste de la littérature, et, surtout, la fonction des littératures de l’imaginaire. Le Langage de la nuit est le recueil d’essais littéraires qui résument sa pensée et composent un manifeste pour l’imaginaire, car si nous pensons et parlons le jour, la moitié de notre vie se passe la nuit, où se réfugient la poésie et l’imaginaire. Pourquoi les littératures de l’imaginaire ont cessé, au vingtième siècle, d’être le cœur de la littérature ? Que permet la science-fiction ? Quelle est la place de la littérature jeunesse dans la littérature ? Autant de questions qui occupent les lecteurs depuis cinquante ans et qui trouvent des réponses dans ce volume, préfacé par le romancier Martin Winckler, fin connaisseur de la science-fiction, et grand admirateur de l’humanisme merveilleux de Le Guin.

Ce que j’ai ressenti:

Je me sens encore trop novice pour appréhender les points-clefs, les griefs et les thématiques qui touchent à la littérature de l’imaginaire, mais grâce à ce petit recueil de pensées sur la science-fiction et la fantasy écrit par Ursula K Le Guin, je comprends mieux les auteurs de ce genre bien particulier, dans leurs démarches, mais aussi dans leur façon d’être perçus dans le milieu littéraire. Cette dame n’avait clairement pas la langue dans sa poche, et sa passion pour cette littérature fait plaisir à lire! Que l’on partage ou pas ses opinions, c’est un essai réussi puisque il nous fait réfléchir et prendre conscience du rôle de ces lectures. Elle est passionnée et passionnante, j’ai vraiment eu plaisir à lire cet essai!

« Un enfant sait très bien que les licornes n’existent pas, mais il sait aussi qu’un livre qui parle de licornes, s’il est bien écrit, dit la vérité. »

De ce que j’en ai compris, c’est effectivement le PLAISIR qui prédomine, pour ceux qui les écrivent et, évidemment pour ceux qui les lisent. Lire de La SF et/ou de la Fantasy, est réjouissant qu’on se le dise! Il offre un moment d’évasion véritable pour l’esprit, loin des réalités plombantes de notre quotidien. Ursula Le Guin, pense même que c’est une nécessité, une nourriture pour nos esprits.  C’est une des plus jolies argumentations de ce livre, puisqu’elle parle de pouvoir de l’imagination qu’il faut entretenir et préserver, grâce à cette forme de lecture tournée vers l’inconnu…Si il y a bien une partie que j’ai adoré c’est celle de L’Enfant et l’Ombre. En parlant de contes, de beauté, de poésie, de psychanalyse et d’éveil intérieur, Ursula Le Guin m’a captivée, et mis en lumière Le langage de la nuit. Avec ses intenses réflexions, nous en savons plus sur sa manière d’écrire, sur son parcours d’écrivain, les difficultés mais aussi sur les prix prestigieux qu’elle a reçu.

« Après tout, comme nous l’ont affirmé les plus grands scientifiques, et comme le savent tous les enfants, l’imagination permet mieux que tout de percevoir, de compatir, et d’espérer. »

Composé de 10 parties distinctes, cet essai sur la science-fiction/fantasy offre des éclairages lumineux et un décodage intéressant sur les œuvres des plus grands auteurs de l’imaginaire. Déjà, que j’avais l’intention de lire Le seigneur des anneaux de Tolkien (Petit clin d’œil à ma binôme de lecture), je pense que, désormais, j’irai avec une meilleure compréhension de cette lecture, et sans doute aussi, plus perspicace sur mes autres incursions en littérature fantastique…. J’ai découvert, (trop tard hélas), cette auteure, et j’aurai sans doute adoré voir une de ses conférences, mais je vais maintenant me tourner vers ses grandes sagas qu’elles nous a laissées, comme des douceurs exquises pour nos imaginaires….

« L’art n’a jamais nourri personne-souvent elle ne nourrit même pas l’artiste. La moitié de la planète ne mange pas à sa faim, et l’art fournit à l’esprit seulement une substance immatérielle. Des mots. Des mots, encore des mots. J’ai bien peur que l’on me dise que je me paye de mots. » 

 

Ma note Plaisir de Lecture  8/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Léa des éditions Le livre de Poche Imaginaire pour sa confiance et l’envoi de ce livre.

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En Féérie, il brille quelques poussières…

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