Battle Royale, Koushun Takami

Couverture Battle royale

Pourquoi je l’ai choisi:

Considéré comme une référence, je tenais absolument à découvrir cet ouvrage. Depuis la folie Hunger Games, je l’avais vu maintes fois cité comme le précurseur du genre, et puis je l’ai vu en coup de coeur recommandé par Le livre de Poche Imaginaire…J’ai succombé à la tentation….

Synopsis:

Dans un pays asiatique imaginaire existe un programme gouvernemental connu sous le nom de « Battle Royale ». Chaque année, une classe de 3ème est choisie au hasard, emmenée sur une île coupée du monde, et les collégiens doivent combattre entre eux jusqu’à ce qu’il ne reste qu’un survivant…
Ceci afin de servir d’exemple à la population, à la jeunesse particulièrement, et aussi de recueillir des statistiques sur le temps mis par le champion à éliminer ses camarades.

Les personnages:

42 élèves. 42 enfants. 21 filles. 21 garçons.

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Le lieu :

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Ce que j’ai ressenti:…Foudroyante Battle de coeurs battants…

 

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Au final, il n’en restera qu’un…

Ceci n’est pas une mauvaise blague, ni la bande annonce de « The Voice »… Les « Battle » sont bel et bien mortels, cruellement réels, sauvagement sanglants. Cette classe de 3ème n’aurait jamais pensé être l’élue du Programme, et pourtant, il va falloir à ses jeunes gens beaucoup de courage et de détermination, pour ce réveil effroyable sur cette île retirée, terrain de jeu miné, il faudra survivre… Survivre aux autres.

« Aujourd’hui, mes petits amis, vous allez vous amuser à vous entre-tuer! »

Quand tu tiens en main ce beau volume de quelques 800 pages et que tu devines par avance, que ça ne va pas être de la guimauve: prévois-toi dans ton planning, une sacrée plage de moments dans lequel tu vas pouvoir te confronter à l’ignoble, à l’éventuel monde imaginaire de violence extrême , et appréhender une nouvelle façon de jouer. Je te mets juste en garde, ô toi le lecteur curieux,  parce que ça envoie niveau émotions diverses ainsi que mises en scènes atroces…Et pourtant, il y a une certaine addiction qui se crée, car tu ne peux laisser à leur triste sort, ses enfants…Jusqu’à la dernière page, tu espères : que le jeu s’enraye, que l’humanité triomphe…

Ni peur, ni doute, jamais…

Koushun Takami ne se contente pas de livrer une histoire morbide sans morale, non, il nous livre dans cette trame d’horreur, une étude psychologique de la peur, avec en exemple, des adolescents pleins de sentiments contraires dû à leur âge difficile, sur une aire prédéterminée, avec une règle du jeu implacable. Il nous fait réaliser à quel point le doute peut envahir les esprits fragiles, comme il s’insère insidieusement dans les comportements, jusqu’à quel point, il peut rendre fou…Une classe entière de gamins, plus ou moins unis dans le quotidien va être contrainte d’éliminer, un à un, ses camarades, au dépit de l’amitié, au détriment de l’amour…Il suffit d’une étincelle, parfois, pour que le carnage se déclenche…L’auteur réussit le pari à créer cette atmosphère de tension très particulière de confiance bafouée, au delà des volontés premières des participants. C’est le Jeu, parce que l’Autre le joue. C’est l’Instinct de survie qui domine parce que les règles sont ainsi. Toute l’horreur se tient là, toute l’intensité se joue là. Dans cet unique sentiment: la peur…

Parce que si tu commences à douter, alors oui, tu peux douter de tout, absolument de la moindre petite chose, tu peux douter. Mais si tu doutes de tout, il faudra que tu t’entoures de tellement de précautions que tu ne pourras bientôt plus bouger le petit doigt.

Si les minutes et l’espace de jeu se réduisent inexorablement pour ces petits héros malgré eux, pour toi aussi, lecteur, le temps prend soudain une autre forme, il s’étire aux souffles de vie qui se perdent… Te voilà confronté à un régime politique totalitaire, à une hécatombe d’innocents, à l’horreur de Battle Royale. J’ai lu ses pages, avec la gorge serrée, heureusement qu’il y avait des notes de douceur auxquelles se raccrocher parfois, mais clairement ce livre te hante. Cette folie t’accompagne dans ton espace intérieur, te déstabilise dans cette illusion de jeunesse candide, te frappe aussi sûrement que le plus déterminé des joueurs, t’atteint en plein cœur de tes convictions utopistes…

S’il n’en restait qu’une, pour vous convaincre de lire ce livre, je serai celle là…

Ma note Plaisir de Lecture  10/10.

Remerciements:

Je tiens à remercier Ninon, adorable attachée de presse chez Le Livre de Poche Imaginaire, qui m’a fait parvenir cet ouvrage que j’ai cherché partout en librairie sans pouvoir mettre la main dessus. Merci de sa confiance, merci pour cette attention!

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L’oeuf ou la poule, Przemystaw Wechterowicz

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Pourquoi nous l’avons choisi:

Nous avons flashé sur cette couverture pétillante et lumineuse!

Synopsis:

Même un poussin peut se poser une question existentielle : 
Qui est arrivé en premier, 
L’œuf ou la poule ?

Ce que nous avons ressenti:

Pour cette grande question : »Qui de l’œuf ou la poule est arrivé en premier? », nous avons un adorable Poussinet déterminé et curieux, qui va nous guider en suivant les réponses des habitants de la basse-cour. C’est un joli album plein de pep’s avec un petit côté rétro dans les illustrations, un rien d’intemporel s’y glisse, des pointes grainées  parfait cet effet entre ancien et modernité…Le dynamisme des couleurs et les mouvements noircis en pointillisme des pelages d’animaux, c’est un vrai plaisir visuel de tourner les pages et de faire leur connaissance…

Chaque page tournée nous fait rencontrer des personnages , mais surtout des réponses originales et drôles pour une question presque philosophique…Nous avons adoré les tantes caquetantes, la chèvre « Lennon », l’épouvantail aux pensées dorées…C’était très agréable de partager ce moment complice avec Jazzelfique qui essayait de deviner ce secret universel, passant d’une réponse à l’autre, tentant de saisir la FAMEUSE bonne réponse…Ce petit album a même fait un petit tour dans sa salle de classe, et rencontrer un vif succès d’intérêt!

Malgré cette interrogation qui reste en l’air et cette boucle infinie, cette rencontre avec ce poussin tout mignon, fût une très belle découverte et quelques rires bien sentis avec l’humour qui se dégage de ses pages flashy a illuminé notre Histoire du Soir! Mère et fille, on conseille cette nouveauté tout droit sortie du catalogue Balivernes Editions…

Notre note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les éditions Balivernes pour l’envoi de ce livre! Ce fût une découverte très amusante!

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Les perséides, Robert Charles Wilson.

Couverture Les perséides

Pourquoi je l’ai choisi:

Grâce aux bons conseils de Yvan, Robert Charles Wilson est devenu un auteur que j’adore particulièrement. Forcément, quand j’ai vu cette proposition de lecture dans le cadre du Club de l’Imaginaire Folio SF, je n’ai pas hésité un seul instant, ne tenant même pas compte du résumé, tellement je fais confiance à son talent! Je remercie d’ailleurs très chaleureusement les éditions Folio de leur confiance!

Synopsis:

Toronto. Cité pluriethnique où l’on peut croiser des centaines de personnes tout en restant terriblement seul. Ville tentaculaire que l’on sillonne chaque nuit en faisant de nouvelles découvertes et où l’indicible n’est jamais très loin. 
Au cœur de cette métropole se niche une petite librairie plutôt étrange : Finders. Vous y trouverez sans aucun doute les livres que vous cherchiez depuis toujours et aussi, qui sait?, certains que vous n’imaginiez même pas. Porte ouverte sur des mondes qui n’existent pas, ou pas encore, Finders est un endroit à nul autre pareil. Poussez la porte, si vous l’osez… 

Avec ce recueil de neuf nouvelles liées plus ou moins étroitement les unes aux autres, Robert Charles Wilson nous offre une œuvre très personnelle, ancrée dans le réel et pourtant véritable déclaration d’amour à la science-fiction, laboratoire de tous les possibles.

Ce que j’ai ressenti:…Elargir son horizon étoilé des possibles…

« L’univers mesure-t-il l’intention? »

Neufs nouvelles pour mieux appréhender la science-fiction, et le chemin des étoiles pour aller s’y perdre, avec la jolie plume de Robert Charles Wilson…Inutile de dire que ce livre, j’étais très impatiente de le commencer, car depuis que j’ai découvert cet auteur, je me régale de son imagination foisonnante, je suis admirative des mondes qu’il ouvre à ses lecteurs, et de la portée de ses écrits pour notre perception de la vie. Même le livre refermé, il me reste encore une impression très forte d’avoir confronté mon imaginaire au néant, de lui avoir laissé une chance de rentrer dans un quotidien toujours plus prenant…Étourdissant comme sensation…

« Est-ce que c’est l’univers qui se dilate ou l’observateur qui rétrécit?  » 

Lire des nouvelles est assez exceptionnel chez moi, mais quand c’est un auteur chouchou tel que RC Wilson, je fonce les yeux fermés, et bien sûr, la magie a encore opérée…Il arrive à me transporter à chaque fois, dans un espace parallèle de pure science-fiction avec une pointe de fantastique qui fait de ce moment, une boucle de plaisir de lecture…J’aime sa façon d’exploiter l’étrange, de décrire l’humain dans ses incroyables contradictions, de passer toutes les frontières pour mieux apprendre de notre monde…De l’infiniment grand à l’infiniment petit, des paradoxes possibles et impossibles, avec une finesse d’écriture, il nous réinvente Les Perséides, dans une pluie de mots étincelantes…

« Au bout d’un moment, on apprend à en tirer réconfort. Si nous ne sommes rien, alors il n’y a rien dont avoir peur. Nous n’intéressons pas les étoiles. »

Une ville et une librairie comme point d’ancrage de cette série d’histoires toutes plus intéressantes les unes que les autres, car elle ouvre sur les champs des possibles intangibles, des probabilités anticipées dérangeante, voir même effrayantes. Un envol direct pour l’infini et au delà, avec des théories opaques qui prennent vie dans ses pages. Ce recueil de nouvelles est une plongée vertigineuse dans les rues de Toronto et ses recoins sombres et des portes de mots qui s’ouvrent sur des mondes insoupçonnés qui laisse des traces de vaporeuses angoisses dans nos nuits blanches. On en ressort forcément troublé, car derrière ses petits textes, se cachent les grandes questions existentielles, quand nous tournons notre regard vers le ciel étoilé…

« Les gens de la ville ne comprennent pas. En agglomération, le ciel est gris, vierge comme une ardoise et légèrement lumineux : on dirait un feu d’ordures qui couve. Les quelques corps célestes qu’on parvient à voir briller malgré la pollution sont à peu près aussi excitant qu’un poisson échoué sur la plage. Mais en s’éloignant suffisamment de la ville, on voit encore le ciel de la même manière que nos ancêtres, comme un abîme au-delà du bout du monde dans lequel les étoiles évoluent, aussi implacables et inabordables que les âmes des morts d’antan. »

J’ai bien entendu mes préférences en termes de textes qui m’ont plus touchée que d’autres, (comme La ville dans la ville et L’observatrice) , mais j’ai été agréablement surprise de la cohérence de ce recueil qui propose toujours une ligne conductrice entres ses nouvelles, même infime, dont l’incroyable fascination pour la librairie Finders…Robert Charles Wilson se plaît à prendre carrément l’univers comme espace de jeu, avec toutes les propositions originales ou frissonnantes qui peuvent nous atteindre, pour nous donner quelques matières à penser, lors de nos ballades nocturnes, au clair de lune.

« Au bout d’un moment, on apprend à en tirer réconfort. Si nous ne sommes rien, alors il n’y a rien dont avoir peur. Nous n’intéressons pas les étoiles. »

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

 

 

 

Trois oboles pour Charon, Franck Ferric.

Pourquoi je l’ai choisi:

Au premier coup d’œil, pour la couverture! Il faut dire aussi que ce synopsis avec cet homme qui dupe les dieux a attisé ma curiosité…

Synopsis:

Pour avoir offensé les dieux et refusé d’endurer ma simple vie de mortel, je suis condamné à perpétuellement subir ce que j’ ai cherché à fuir : l’absurdité de l’existence et les vicissitudes de l’Humanité. Rendu amnésique par les mauvais tours de Charon – le Passeur des Enfers qui lui refuse le repos -, je traverse les âges du monde, auquel je ne comprend rien, fuyant la guerre qui finit toujours par me rattraper, tandis que les dieux s’effacent du ciel et que le sens même de ma malédiction disparaît avec eux. Dans une ambiance proche du premier Highlander de Russel Malcahy, Trois oboles pour Charon nous fait traverser l’Histoire, des racines mythologiques de l’Europe jusqu’à la fin du monde, en compagnie du seul mortel qui ait jamais dupé les dieux.

Ce que j’ai ressenti :…Un voyage tourbillonnant de poésie…

 « Toi qui arrives au Froid Pays : trois oboles pour le Passeur, ou bien une éternité de langueur ? »

♫ Il faut laisser le temps au temps ♫… Pour le Géant de cette histoire, il sera sa pire malédiction, sa némésis, sa torpeur… Une éternité à subir les violences, à se retrouver au milieu des pires conflits de l’Histoire, à chercher les réponses à ses questions…Toujours aux frontières de la vie et de la mort, essayant de saisir la déraison ou comprendre la raison d’un tel châtiment, à voguer sur le fleuve de Léthé indéfiniment, à s’acquitter d’une dette de passage mystérieuse…Cet homme aux multiples surnoms se balade sur le fil du temps, retombe chaque fois dans le chaos, et se relève dans un néant sans but…

« Il n’est de punition plus terrible qu’une éternité de travail sans but ni espoir. »

Je fais un petit aparté spécial pour signaler que je préfère le synopsis de Folio, car du coup, j’ai pu apprécier à sa juste valeur, la surprise de l’identité de cet homme maudit par les dieux, et donc encore plus aimé la pertinence de la construction de l’intrigue. Franck Ferric réinterprète la légende d’un personnage de la mythologie grecque, joue des effets de répétition qui sont le propre de cette spirale infernale, mais en plus, il le fait avec une poésie moderne expressive qui fait un joli clin d’oeil à l’oeuvre originale.

Mais attention à vous. La poésie, parfois, ça griffe, ça mord, ça cogne. 
Et c’est même un peu sale.

Nous avons dans ce roman des scènes de bataille époustouflantes, et une compréhension de l’Humanité qui mène à de belles réflexions philosophiques. Une lecture des plus intéressantes avec une beauté lyrique qui nous emporte au sein de l’Histoire, des histoires et des mythes légendaires. Je suis encore admirative de la proposition originale de cet auteur! Un moment suspendu dans le cycle infernal de la vie, une jolie vogue de lecture avec une réinterprétation intelligente, qui en fait, un petit trésor personnel, mais qui ne vous sera d’aucune utilité devant votre passage devant Charon…A moins que…

« Avec nos armes et nos passions nous taillons nos vies à nos mesures. Je crains qu’il ne faille bien plus , à ceux qui viendront après nous, pour élargir les vies qu’on voudra bien leur donner. »

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

 

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les éditions Folio pour l’envoi de ce livre et de leur confiance pour faire partie de leur Club de l’Imaginaire.

La mémoire des morts, Eric Berg.

Couverture La mémoire des morts

Pourquoi je l’ai choisi:

Il est arrivé comme par magie dans mon univers….  Je trouve cette couverture en monochrome, très attirante, et j’ai bien fait d’aller me perdre sur ces rives froides…

Synopsis:

Sortie de l’hôpital partiellement amnésique, une jeune femme retourne sur les lieux de son accident. Sa soeur y a perdu la vie à ses côtés.
Sur cette petite île de la Baltique, paradis perdu de leur adolescence, elle mène l’enquête, retrouve un à un ses amis et cherche à reconstituer la bande, le clan des sept. Ils ont changé, vieilli. Et à remuer l’écume des amours enfantines, les souvenirs remontent. Tout ce qu’on a enfoui. Tout ce qu’on aurait dû oublier. La mémoire des morts.

Ce que j’ai ressenti :…Troubles eaux du passé…

J’adore l’ambiance très particulière des îles : petit bout de terre isolé au coeur des mers, vivant de ses habitudes et de ses contraintes dû à cet éloignement…Poel a tout du charme de la Baltique, un lieu où La mémoire des morts hante les ruines d’un « palais » ancien, un bâtiment précieux pour une amitié de gamins à la soif d’échanges…  7 enfants qui forment une bande, partageant délires et amours, joies et peines, drames et réussites. Il se retrouvent une vingtaine d’années après pour essayer de sauver leur lieu d’amitié, essayer de faire renaître ce qu’il reste de souvenirs, se retrouver une nouvelle fois ensemble, dans les vestiges d’un lieu prisé par la pince impitoyable du capitalisme…

« Il était plus facile de se soumettre que de résister, de suivre la pente de la lâcheté plutôt que celle du courage. »

Eric Berg tient les rênes de son thriller psychologique:  il nous balade dans son intrigue en nous faisant tomber dans des trous d’oublis, ravivant les feux d’amour adolescents, frictionnant les étincelles de jalousies enfantines, soufflant sur l’embrasement des échecs adultes…Clairement, on voit au fur et à mesure de l’évolution du récit, s’insinuer, les entrelacs de la discorde, de nouvelles affinités insoupçonnées, la nouvelle donne de cette amitié multiple…En suivant les pas de Léa, amnésique et endeuillée, on revisite avec ses yeux d’artiste et ses flous souvenirs, les miettes de la dynamique de ce groupe d’enfants…Tout le talent de cet auteur, tient à cette montée de suspense et de drames enfouis, qui se réveillent dans les mémoires, et de la fine délicatesse qu’il a de nous les dévoiler au compte goutte…

« Vivre, ce n’était que trimer et vieillir, après quoi on dépérissait lentement ou on tombait raide mort. »

Au risque de trop en révéler du charme et  des mystères qui entourent cette île, je voudrais juste dire que ce thriller est impeccablement mené, de surprises en rebondissements, je me suis laissée surprendre par cette histoire. Je me suis régalée de voir les grains de sable enrayer l’édifice de cette entente idéale, admiré les flots de la turbulence adulte réorganiser les relations passées, fascinée par le souffle de la culpabilité fermentée…En bref, j’ai adoré, et je le recommande bien chaudement!

« Comme toutes les enfances, la sienne s’était enfuie sans bruit, il ne savait quand ni comment. » 

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

 

Remerciements: 

Je tiens à remercier chaleureusement les éditions Slatkine et Compagnie, de leur confiance et pour l’envoi de ce livre en avant-première! Ce fût une lecture palpitante!

L’essence du mal, Luca D’andrea.

Couverture L'essence du mal

Pourquoi je l’ai choisi:

Abonnée au compte Instagram de la maison d’éditions Denoel, j’avais repéré ce titre avec  les teasing bien accrocheurs! D’ailleurs, un disait : « Surtout n’y allez pas », et comme je ne suis pas du genre à écouter ^^, et que j’ai toute confiance aux parutions Denoel, je me suis précipitée lors de la Masse Critique Babélio, de cocher justement cette destination en Sueurs Froides…Je remercie d’ailleurs le site Babelio et la maison d’éditions Denoel pour l’envoi de ce livre!

Synopsis:

En 1985, dans les montagnes hostiles du Tyrol du Sud, trois jeunes gens sont retrouvés morts dans la forêt de Bletterbach. Ils ont été littéralement charcutés pendant une tempête, leurs corps tellement mutilés que la police n’a pu déterminer à l’époque si le massacre était l’oeuvre d’un humain ou d’un animal. On se transmet de génération en génération de terribles histoires sur cette forêt de Bletterbach.
Trente ans plus tard, Jeremiah Salinger, réalisateur américain de documentaires marié à une femme de la région, entend cette histoire et décide de partir à la recherche de la vérité. À Siebenhoch, petite ville des Dolomites où ils se sont installés, les habitants font tout — parfois de manière menaçante — pour qu’il abandonne ses recherches. Même son beau-père, Werner, ancien responsable de la brigade de secours alpin, qui a découvert les trois cadavres. Même sa femme, inquiète pour la sécurité de son mari et de leur fille Carla. Le triple meurtre est comme porteur d’une malédiction. 
Comme si, à Bletterbach, une force meurtrière qu’on pensait disparue s’était réveillée. Une force aussi ancienne que la Terre elle-même.

Ce que j’ai ressenti:…Jeux de mots et Grands frissons…

Je lisais beaucoup de livres, que diable. Il ne pouvait rien m’arriver de mal. Je croyais que là-haut, au ciel, il existait une divinité qui protégeait les amoureux des livres des malheurs de la vie terrestre.

ADDICTIF…(8 lettres), Ça faisait un moment que la sensation Thriller Page-Turner irrépressible ne m’avait pas saisie…Il aura fallu une Montagne et la Bête, pour sentir monter la vertigineuse envie de dévorer les pages captivantes de ce premier roman d’un auteur italien Luca D’andrea. Presque deux soirées pour m’imprégner de blanc et de sang… Il souffle dans ses lignes un froid saisissant, et une peur sourde se réveille du fin fond de nos inconscients, car là-haut, perdu au milieu de ce lieu hostile, l’effroi prend bien des formes…L’originalité de ce roman tient à cette exploitation sensorielle de toutes nos pires tourments intérieurs. L’auteur prend un malin plaisir à nous pétrifier, et on se laisse volontiers entraîner vers le son guttural d’un monstre rugissant…

C’est toujours comme ça. Dans la glace, d’abord on entend la voix de la Bête, ensuite on meurt.

CRAPAHUTER...(10 lettres). Si « la montagne, ça vous gagne », il semblerait que dans le Bletterbach, elle fasse perdre la raison ou la vie à certains de ses habitants. Jeremiah, étranger à peine toléré dans ce village inhospitalier , décide de lever le voile sur ces paysages enneigés, à ses risques et périls, jusqu’à l’obsession dévorante…30 ans de mystères autour d’un massacre, ça en fait des années de lourds secrets pour cette petite communauté et ce lieu reculé…L’ambiance entre silence et glace, devient un incroyable décor pour faire rejaillir L’essence du Mal, comme si le temps n’avait pas de prise sur le pire, comme si une bulle spacio-temporelle sanglante était là, comme si nous étions Dans le ventre de la Bête

-La folie stratifie et ensuite la haine la griffe jusqu’à faire naître une soif de sang. Un processus lent et froid.

ADORE…(5 lettres). Au delà, d’un thriller mené impeccablement, c’est l’atmosphère maléfique que j’ai le plus apprécié. Que ce soit les personnages touchants, taiseux, unis dans la tourmente, ou le charme électrique de la Montagne du Tyrol du Sud, on allie la douceur de vivre à l’adrénaline énergique des sauvetages de l’extrême,  l’idée de la recherche vers l’essentiel à L’essence du mal, tout en se laissant surprendre par l’intense frisson du danger enfoui dans les entrailles de la terre…Il y a un certain alliage pour cette ascension vers le summum de nos peurs et l’auteur a une plume résolument cinématographique et époustouflante qui rende ce moment de lecture juste hypnotisant…

Un père ne peut offrir que deux choses à sa fille : le respect d’elle-même et de bons souvenirs.

 

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

La forêt en mon coeur, Adolfo Serra

Synopsis:

Un enfant entreprend un voyage dans la forêt, accompagné par un ami énigmatique. Ils atteignent la ville où tous deux se transforment, puis retournent à la forêt. Quelle est la place de chacun dans la Nature ? Car dans nos villes, chaque jour, nous l’oublions alors qu’elle nous rend plus humain. Et parce qu’un texte peut parfois être un chemin trop étroit limitant le lecteur dans sa découverte du livre, des sensations et des sentiments qu’il peut apporter, il n’y en a pas ici. 
Cette absence laisse toute liberté à chacun de compléter et faire sienne cette histoire, devenant ainsi un auteur-partenaire guidé par le parti pris très fort des illustrations à l’encre, eau et aquarelle inspirées par la Nature, ses formes et ses couleurs.

Ce que nous avons ressenti:

L’art se passe de mots, il se ressent, il se regarde…L’expérience de La forêt en mon cœur nous le fait en quelques pages, juste des scènes peintes, sans mots, sans explications, et ce fût une découverte intéressante. En ouvrant ce petit album, on plonge dans un monde en monochrome, entre ombres et lumières, au cœur de la forêt, en suivant un enfant et une ombre massive dans une expédition qui nous ouvre le chemin entre Nature et Ville. C’est un album aux illustrations magnifiques, tellement intenses….

Du fait, de ce non-texte , notre imagination devient actrice dans ses pages, et Maman et Fille de se raconter dans ses sombres dessins, une possible interprétation, devient création et un moment encore plus complice, puisque l’on peut tout en dire, et en rire…Pour Jazzelfique, la magie s’est maintenue pendant la moitié du livre, mais il semblerait que la fin lui soit trop insaisissable, tandis que Maman a adoré la ritournelle du temps qui se joue. Mais toutes deux s’accordent sur la beauté féerique de ces illustrations, et d’ailleurs, le côté artistique de Princesse s’est réveillé puisque elle s’est lancée dans l’aquarelle…

C’était une totale découverte que cette lecture sans mot, pourtant le plaisir a été de la partie. Nos yeux en ont pris plein la vue, les sens sont tous en éveil, et le message passe aussi bien que s’il avait été écrit…La Forêt en mon cœur, c’est un appel pour cet espace de vie et de merveilles visibles ou invisibles, selon les heures de la journée, et pourtant, toujours là, Essentielles. Indispensables.

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les éditions Balivernes pour l’envoi de ce livre! Ce fût une très jolie découverte!

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Côté Guetto, Jill Leovy

Côté Ghetto par Leovy

 

Pourquoi je l’ai choisi:

J’ai suivi le conseil de Michael Connelly, parce que vraiment cette phrase « Tout le monde doit lire ce livre » m’a plus qu’interpellée…

Synopsis:

Dans la lignée des livres et des séries de David Simon (Homicide, The Wire), une œuvre magistrale de journalisme littéraire, élu meilleur document de l’année par le New York Times et le Washington Post.

South Central, Los Angeles. Le Ghetto. À la fois un lieu et un destin. Un quartier où les jeunes, noirs pour la plupart, sont souvent plus en sécurité en prison que dans les rues. Un état d’esprit, également, avec une culture bien implantée, où les plus violents sont les héros, et les victimes laissées pour compte. Sauf peut-être pour quelques hommes, qui considèrent encore ces victimes comme des fils, des frères, des êtres humains à part entière. Ces hommes, ce sont les policiers du quartier qui, dans le marasme ambiant, s’accrochent comme ils le peuvent pour donner un sens à leur métier, luttant tout autant contre le meurtre que contre une administration déconnectée de la réalité.
Ainsi lorsqu’un jeune Noir du quartier, Bryant Tennelle, est abattu sur un trottoir, non loin de son domicile, l’inspecteur John Skaggs, en dépit des moyens dérisoires dont il dispose et de la résignation ambiante, va tout faire pour éviter que ce jeune garçon ne soit qu’un nom de plus inscrit sur la liste annuelle des milliers d’assassinats non résolus de jeunes Afro-Américains.
 
À partir de ce simple fait divers et de milliers d’heures de témoignage, Jill Leovy nous livre un document criant d’humanité. Pourquoi un jeune Noir a-t-il quinze fois plus de chance de se faire tuer qu’un Blanc aux États-Unis ? C’est toute la « peste américaine » qu’elle dissèque avec ce portrait intime et bouleversant, fait de morts absurdes et impunies, de proches dévastés et d’enquêteurs acharnés mais démunis. Une analyse forte et humaine, un livre coup de poing, aussi dévastateur que le plus réaliste des romans.

Les personnages:

 Jill Leovy, nous décrit des personnalités fortes et des quotidiens sombres. Elle ose se pencher sur l’âme humaine, rendre hommage aux victimes, mais aussi rendre un peu de couleurs à ses habitants vivant dans le Guetto. Elle nous raconte ses mères éplorées, ses flics impuissants, ses rivalités obscures, les destins fracassés…
John Skaggs, si tous les flics du monde était comme lui, le monde tournerait mieux sans aucun doute. Quel flic admirable, dans sa pugnacité,  dans son dévouement, un exemple à suivre…J’ai été très touchée par ce personnage, cet homme qui n’hésite pas à vivre au milieu du chaos, et à défendre coûte que coûte, les vies humaines sans distinction de couleurs et d’origine. Par sa lumière incandescente, il irradie de sa bonne volonté toute
 un ensemble de personnes, pour un effet boule de neige bienfaiteur, qui réchauffe le coeur…Tous les enquêteurs (Tenelle, Kouri, La Barbera, Marullo…) ont leur importance dans cette histoire, mais c’est vrai que cet altruisme chez Skaggs, il m’a plus émue…

Ce que j’ai ressenti:

Côté Guetto fut une lecture difficile, forte, intense: certains passages m’ont brûlé les yeux, d’autres m’ont arraché le coeur…C’était tellement bouleversant, et d’autant plus, parce que réel,  que je devais parfois fermer le livre, pour ne pas sombrer…Jill Leovy a réussi le pari de nous rendre une vérité déchirante, dans un travail d’investigation journalistique d’une qualité incroyable. On sent presque les heures s’écouler dans ces mots, la minutie du détail dans chaque ligne, l’importance de rendre justice à tous ses vies tombées dans le guetto, dans ce récit noyé de sang coagulé…On lit des centaines de noms, des centaines d’affrontements sanglants, des centaines de meurtres qui ne seront jamais résolus…Autant vous dire que c’est un déchirement que de se rendre compte de cette « peste américaine », la réalité de ses quartiers est juste insupportable…

« Il y a cette idée que les Noirs font ça entre eux, et que si je suis blanc ça ne m’affecte pas » dit-il. Ses yeux s’animèrent d’une colère soudaine. « Et bien, figurez vous que si: ça m’affecte. »

Bryant Tennelle, adolescent tué pour rien, vie fauchée dans les règlements de comptes nébuleux de ses gangs, devient la pierre angulaire de ce roman,  une sorte d’exemple pour illustrer l’innommable, une sorte d’espoir face à l’océan d’indifférence des autorités légales. Lien conducteur pour expliquer le quotidien des rues de South Central, de voir l’investissement de ses policiers qui forcent le respect, de changer un tant soit peu les mentalités…Bryant, petite flamme, que Jill Levy a pris dans le creux de ses mains, et nous tend pour qu’elle ne s’éteigne pas dans l’oubli…

« Il croyait fermement que, à condition d’y mettre du sien, on pouvait améliorer les choses. »

Malgré les milliers de pertes, on sent un réel besoin d’enrayer ces faits divers effroyables,  Jill Leovy dans son blog The Homicide Report  , tente de faire sortir du néant, les noms et les visages de ses victimes, et dans ce livre, on sent toute son humanité, le cri courageux d’une femme qui souhaite voir un monde plus juste où chaque vie a de l’importance…Je peux vous dire que de mon côté, le message est passé en force, et que même si j’ai fini ce récit la gorge serrée, je vous le recommande chaudement. Indispensable.

Au contraire, il n’y avait en lui que de la souffrance. Les larmes lui tendaient des embuscades plusieurs fois par jour.

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les éditions Sonatine pour l’envoi de ce livre! Ce fût une lecture bouleversante!

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Un autre regard 2, Emma.

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Pourquoi je l’ai choisi : 

La petite surprise de la semaine! La suite des réflexions de Emma, blogueuse engagée, sort son nouveau bébé, et quelle bonne surprise! Je remercie Muriel ainsi que les éditions Massot de leur confiance et de l’envoi de cette BD….

Synopsis: 

Il y a toujours un moment dans les discussions entre femmes où l’on s’en remet aux dessins d’Emma, sur le ton de : « C’est exactement ce qui m’est arrivé. » 
Après son formidable succès en librairie Un autre regard, cette bédéaste amateur revient sur le devant de la scène médiatique avec une BD, publiée sur internet, intitulée « La charge mentale ». Elle y décortique ce qui pèse sur les femmes, contraintes d’organiser les tâches ménagères et leur éventuel partage. Sur Facebook, son histoire a été « likée » 76.000 fois, partagée 215.000 fois et commentée par 21.000 internautes. Des chiffres colossaux. Un article sur l’express.fr a été lu 1million 800000 fois le record depuis la création du site. 
J’ai été un peu dépassée par le succès de cette BD, je ne m’y attendais pas. J’ai eu du mal à répondre à tout le monde, alors que d’habitude, j’essaye de le faire, nous explique Emma. Je suis ravie que le sujet soit sorti du seul cercle féministe et que ça ait touché des femmes pas du tout engagées. Cela me donne de l’espoir pour la suite. » 

Ce que j’ai ressenti: 

Revoici donc Emma, avec Un autre regard 2 , qui nous en apprend plus sur la charge mentale! Et c’est édifiant! Je vous en avais parlé en mai sur le blog de sa BD aux couleurs acidulées et elle revient en force avec des bulles tout aussi drôles et incisives, dans la lignée de son précédent, et quel plaisir! 5 mini histoires vu dans ses yeux, c’est 5 façons de voir différemment les « couacs » des relations hommes-femmes, mais surtout du regard de la société envers les femmes…Ainsi donc on pourra, en feuilletant ses pages, en apprendre plus sur la charge mentale et la manipulation émotionnelle, connaître une histoire de seins, se poser les bonnes questions sur notre utilité dans le monde du travail…

Sur les planches, on pourrait entendre claquer les talons hauts du féminisme, et voir danser de joie une bonne partie de la gent féminine…Enfin, une nana qui n’a pas froid aux yeux, qui dénonce les injustices et incohérences de notre société, et qui le fait avec un humour décapant, tout en étant avisée sur ces comportements aux limites douteuses. Elle met les mots et n’hésite pas à se mettre en scène, en image,  pour dénoncer les malaises des femmes, dans le seul but d’une équité idéale harmonieuse…

Entre dérision et engagement politique, cette petite BD est un condensé de bonne humeur! Parce qu’il faudrait un peu dépoussiérer notre manière de voir le monde, Emma se charge de le faire avec simplicité et une impertinence bienveillante !

Vous pouvez vous en faire une idée en passant voir son blog : Emmaclit.com 

 

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 8/10

 

Miss Pook et les enfants de la lune, Bertrand Santini.

Pourquoi je l’ai choisi :

Cette magnifique couverture m’a tapée dans l’œil, et cet auteur Jeunesse, j’avais hâte de le découvrir enfin, étant donné les bons retours des lecteurs…

Synopsis:

Paris, 1907…
Miss Pook est une sorcière. Sous l’apparence trompeuse et charmante d’une jeune fille anglaise, elle se fait embaucher comme gouvernante par une riche famille parisienne. Manipulatrice hors pair, Miss Pook a le projet diabolique d’enlever les enfants dont elle a la charge. Sa nouvelle victime se prénomme Elise et Miss Pook parvient à convaincre cette fillette de dix ans de quitter la terre pour vivre avec elle dans son château, sur la lune. Elise découvrira bientôt que la lune est une « résidence d’âmes » et fera la rencontre de personnages de légendes tels que le Sphinx, le Faune, un dragon ou des Vampires…

Ce que j’ai ressenti:…Extraordinaire envolée enchanteresse…

Laissez votre imagination vagabonder dans les rues de Paris, en 1907, sous les pieds de la Tour Eiffel, et levez un peu vos yeux, vers le ciel…Est-ce qu’une excursion à dos de dragon ne serait pas la plus palpitante des aventures? Et cette destination lunaire, ne serait-elle pas la plus fabuleuse? Et si vous tentiez le temps d’une lecture, de replonger dans les plaisirs de l’enfance insouciante, est-ce que vous suivriez, vous aussi, l’extravagante Miss Pook?  Voudriez-vous bien connaître, vous aussi,  le secret des Enfants de la Lune?

Nous ne voulons plus faire partie d’un monde où règnent la cupidité et l’injustice. 

J’ai tenté ce voyage fantastique, et je dois dire que je reviens de cette expédition avec des étoiles plein les yeux, et quelques bonnes impressions dans le sac à dos, mais surtout avec un petit carnet bestiaire de créatures légendaires plutôt fourni! Cette première virée sur les anneaux de Goldorillon fût une enrichissante surprise, toute autant qu’un plaisir de faire la connaissance d’êtres de la Nuit, exilés sur la Lune, encrassé sous la poussière terrible de l’oubli…

J’ai adoré la sensibilité et la plume de Bertrand Santini, sa façon de revisiter les mythes et légendes pour émerveiller son jeune public, la portée philosophique et humaine qui se cache entre les lignes. Il a une folle imagination qui joue souvent entre ombres et lumières, balaie toutes les attentes d’un revers de queue de dragon, souffle sur le feu de l’intrépidité et envoie du rêve quand la réalité est trop brutale… Dans les failles de l’extraordinaire, il glisse de jolies pensées pertinentes, tout en injectant une bonne dose d’amour et fait la part belle à ses tourments intérieurs qui habitent la petite enfance…C’est un vrai souffle de fraîcheur que ce premier épisode de ses enfants perdus…Vite, vite la suite, je veux retourner sur la Lune…

La haine est une défaite, mes enfants. 

 

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Madame Vanguelov ainsi que les éditions Grasset Jeunesse pour l’envoi de ce livre! Merci de leur confiance, ce fût une lecture féerique!

 

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