Retourner dans l’obscure vallée, Santiago Gamboa.

Couverture Retourner dans l'obscure vallée

Pourquoi je l’ai choisi:

Tout d’abord, j’ai complètement craqué sur cette magnifique couverture et quand j’ai vu que ce livre abordait le thème de la poésie, j’ai tout de suite voulu en savoir plus…

Synopsis:

Ils étaient venus en Europe pour échapper au chaos et pouvoir vivre et penser, mais le monde a tourné, les crises et le terrorisme ont changé les gens et les perspectives. Il y a Manuela qui fuit son enfance saccagée dans la poésie et les livres, Tertuliano, le fils du Pape, philosophe messianique, populiste et violent, créateur d’une théologie de l’harmonie des Maîtres Anciens, le prêtre Palacios à l’obscur passé paramilitaire qui aspire au pardon, le consul et Juana l’aventureuse qui se poursuivent, se désirent, liés par des sentiments indéfinis. Parmi eux, l’ombre de Rimbaud, poète précoce et génial qui marche et se cherche dans des voyages sans répit. Ils se rencontrent, se racontent, décident d’une vengeance et d’un retour vers la Colombie où la paix s’est installée. Vagabonds insatiables, blessés, épuisés, tous cherchent à retourner quelque part, les mondes qu’ils ont quittés ont disparu, tous savent que revenir est impossible, sauf peut-être dans la littérature. Et pourquoi pas à Harar. Roman polyphonique vital et plein d’énergie, ce retour à l’intrigue haletante et magistralement construite nous fait voyager dans les êtres, les sociétés et au plus profond de nous-mêmes.

Ce que j’ai ressenti:…Marcher dans l’ombre de Rimbaud…

« Je suis quelqu’un dont personne ne s’attend à ce qu’il existe ».

Poète de génie et vagabond dans l’âme, suivre les traces de Rimbaud, c’est un peu comprendre ses textes, la puissance de ses mots, le vertige de ses frasques…En toile de fond, sa vie et son œuvre, comme inspiration et une jolie invitation au voyage…On parcourt dans ses lignes les routes européennes, on s’éloigne en Afrique, on se retrouve en Colombie…Santiago Gamboa nous éclaire les chemins sombres de la haine, en tournoyant dans les recoins obscurs des intérieurs humains ravagés, mais qui nous fait la grâce d’y mettre toute une poésie lumineuse, grâce à une plume d’une sensibilité étonnante…Un grand moment de lecture, tout en multiples références littéraires, hommage aux poètes français et respect envers les plus grands textes…

Quand l’ouragan de la réalité rencontre des âmes fracassées et nous font Retourner dans l’obscure vallée: la Poésie, comme catalyseur à la violence, le dernier rempart face au souffle venteux du fanatisme, ultime bouclier contre l’obscurantisme…Pour ceux qui sont sensible à son chant, cette invitation est un flux de remous contraire d’émotions fortes qui sublime tout en beauté, mais malmène ses plus grands adeptes de cette forme de création…On sent que c’est un art qui se mérite, qui prend au cœur, qui, presque, déchire les âmes qu’Elle emprisonne dans des tourments intenses…Santiago Gamboa a saisi toute la fureur qui anime ces artistes, toute cette vibration au son des mots et, bien souvent, le fatal tourbillon qui en résulte…

Il y a dans la poésie un besoin d’absolu , un appel mystique qui donne à la réalité un certain éclat symbolique, car Rimbaud voulait passionnément croire en quelque chose. Son unique foi était la poésie, donc devait se dilater et donner toutes les réponses. Il avait déjà perçu qu’elle lui permettait une curieuse alchimie: transformer les souffrances et la pourriture de la vie en un métal précieux.

J’ai été sacrement bouleversée par deux des personnages dans ce roman. Manuela, et sa façon de vivre la poésie et Tertuliano,  et sa façon de voir le monde. Leur parcours est tellement jonché de violences, qu’il nous faut apprivoiser cette haine qui entoure leurs esprits, essayer de comprendre leurs souffrances, se confronter à leurs cheminements intérieurs…Et de ce fait, le lecteur devient plus actif car, poussé vers une réflexion plus profonde, il y a comme un devoir de mémoire devant ce passé hanté par le terrorisme et les guerres. Ce sont des passages très difficiles, mais heureusement, que ces blessures vont guérir avec le temps et qu’elles ont connues Les Illuminations des poètes: pour ne plus jamais tomber dans les pièges de l’intolérance et que la puissance de leur génie créatif traverse les siècles pour ne jamais oublier cet élan d’espoir qu’ils sont allé chercher aux fins fonds d’eux mêmes, après Une saison en enfer

« L’oubli est aussi nécessaire que l’espoir, mec, seul celui qui oublie peut croire en quelque chose et aller de l’avant. »

C’est une lecture toute en intensité, cet écrivain a le talent fou de nous envoyer un vent d’émotions fortes, tout en intelligence…Tout ce que j’adore et ce que je recherche en fait, et ici, on est servi quant à ces attentes…Ce livre, c’est redécouvrir Rimbaud,( et d’ailleurs, relire sa poésie, pendant cette lecture, est un plaisir immense,) mais ce livre c’est aussi une incroyable aventure humaine qui mène un quatuor de personnages vers un rêve, un désir fou de voyage, un port d’espoir…L’ombre d’une liberté sans limites…

Si au bout du chemin il n’y a rien, qu’est-ce qui peut éclairer le cœur d’un homme?

Un coup de cœur littéraire d’une rare intensité, et un auteur que je m’empresse de noter dans mes futures découvertes tellement l’énergie et l’intensité de ses écrits m’ont captivée…

 

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier Alina Gurdiel pour sa confiance ainsi que les éditions Métailié pour l’envoi de ce livre ! Ce fût une lecture enrichissante!

 

Le livre des Radieux 1, Brandon Sanderson.

Couverture Les archives de Roshar, tome 2 : Le livre des radieux, partie 1

Pourquoi je l’ai choisi:

J’avais tellement eu le coup de cœur pour le premier cycle de la saga, que j’étais très impatiente de retourner en Roshar…

Synopsis:

 Roshar, terre de pierres et de tempêtes. Des siècles ont passé depuis la chute des Chevaliers Radieux, mais leurs avatars, des épées et des armures mystiques qui transforment des hommes ordinaires en guerriers invincibles, sont toujours là.
Au cœur des Plaines Brisées, Kaladin lutte depuis dix ans dans une guerre insensée. Dalinar, le chef d’une des armées, est fasciné par un texte ancien, La Voie des rois. Au-delà de l’océan, la jeune Shallan apprend la magie et découvre certains secrets des Chevaliers Radieux…

Les personnages:

Sans trop spolier, on perd un des personnages qui m’avait vraiment intrigué dans le premier cycle et sur lequel je misai beaucoup dans son évolution…C’est dire à quel point, je suis attachée à tous les membres…J’en pleurerai presque, mais c’est comme ça, dans les romans fleuves, certains partent d’autres viennent, et c’est pour cela qu’on les adore autant, ces petits pavés…

Heureusement, notre héros charismatique Kaladin, prend encore une certaine lumière, malgré ses doutes, et un repos un peu forcé…

Dans ce tome ci, il y a enfin la rencontre entre tous les différents personnages-clefs…Leurs chemins les mènent enfin à un seul endroit, et je peux vous dire que ces rencontres ne manquent pas de charme et d’actions…

Ce que j’ai ressenti:…Un Radieux coup de cœur!

Cet endroit en vaut un autre, du moment qu’on est libres.

J’aimerai vous prendre par la main, et vous emmener à Roshar… J’ai fait le voyage en près de 800 pages, et je ne suis qu’à la moitié du périple et pourtant, j’aimerai te conter ses contrées venteuses, ses tempêtes de pluies, la poussière soulevées lors des combats épiques, les couleurs encore inédites qui dépasseront ton imagination…Mais si tu ne lances pas dans cette aventure incroyable, jamais tu ne pourras sentir la richesse des intrigues de cour, la puissance des duels d’épées, la magie qui se révèle dans ses endroits improbables, la beauté d’un monde Fantasy fascinant …

-Pour l’heure, vous n’êtes encore qu’une promesse, répondit Jasnah. Une chrysalide qui renferme un potentiel de grandeur.

Brandon Sanderson m’a encore piégée dans les recoins de son imaginaire, pour que je m’y perde avec bonheur et admiration…Le premier cycle s’était conclu sur cette ombre de Désolation, et ici, un mystérieux compte à rebours semble jeter une urgence supplémentaire dans les actions…J’aime beaucoup comment s’imbrique les feux des intrigues avec les différents points de vues des parties adverses. On voit évoluer nos personnages dans leurs quêtes, mais ce ne sont que des pièces du grand puzzle de ce royaume en proie au futur chaos, et c’est cela qui nous tient en haleine, d’avoir les tenants et aboutissements d’une micro-royauté avec toutes ses influences politiques et militaires.

Dans mon expérience, c’est par la parole que s’amorcent la plupart des changements.

Et ce qui me plaît par dessus tout dans son écriture, c’est que bien que nous soyons dans une grande aventure foisonnante et complexe de fantasy, l’auteur ouvre, (malgré les pluies torrentielles ^^ ) des portes sur des courants de pensées philosophiques et des fenêtres respectueuses sur l’Art sous toutes ses formes. Tout en étant pris dans les rebondissements des actions spectaculaires, on touche la grâce et notre esprit s’éveille sur la complexité des vérités et des mensonges…

La meilleure chance que je puisse leur donner, c’est de semer le chaos.

Et si Brandon Sanderson soigne aussi bien le cadre, l’intrigue, les personnages, force est de constater qu’il est aussi doué dans les menus détails…La moindre petite idée prend forme, naît dans un mouvement, prend de l’ampleur et devient une force dans son originalité…Je l’avais déjà dit, Syl est un coup de cœur!!! Elle est intangible, et pourtant la moindre de ses tirades est un plaisir, une petite douceur…Presque qu’une fée, une sprène qui m’enchante…La rencontre avec Motif est tout aussi charmante…J’aime particulièrement la naissance et l’évolution de ses êtres éthérés qui éclairent comme des petits cailloux scintillants, cette étendue de roches hantées par des monstres…

Qui se soucie de savoir comment nous sommes nés? Je suis capable de penser, ça me suffit.

Je pars donc confiante dans la suite de cette saga qui nous réserve, j’en suis certaine quelques autres bonnes surprises…La suite au prochain tome…

Moments préférés du livre:

  • La scène où l’Epine Noire se retrouve face à l’Assassin en Blanc. Un combat qui défit la loi de la gravité, et où on est juste suspendu aux effets des Fluxs…Magique!
  • L’éveil de l’autorité de Shallan et son désir de rencontrer le santhide. En croyant enfin en elle, elle se dépasse et touche de près l’impossible, voit la beauté…

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier Le Livre de Poche Imaginaire pour l’envoi de ce livre, ce fût une lecture passionnante!

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Le pays des rêves oubliés, Lavinia Petti.

Couverture Le pays des rêves oubliés

Pourquoi je l’ai choisi :

J’ai eu l’immense chance de gagner ce titre par le biais d’un concours Instagram  lancé par la maison d’éditions du  Seuil, j’avoue que j’ai complètement craqué sur cette couverture et le titre évocateur…Merci pour ce concours, j’ai découvert de ce fait, une de mes plus jolies lectures de 2017!

Synopsis :

« Il faut du courage pour oublier. Mais se souvenir… se souvenir, c’est le vrai supplice des êtres humains. Je me suis toujours demandé comment un homme peut vivre avec le fantôme de tout ce qu’il a été et le spectre de tout ce qu’il ne sera jamais. Il ne peut pas, voilà pourquoi il meurt. Nous ne vieillissons pas à force de vivre notre vie, mais à force de nous en souvenir. »

Les personnages:

Antonio Maria Fonte est un personnage qu’on adore détester, pour finalement, détester de l’adorer autant…Désagréable au possible, voire même irrespectueux, il n’attend plus rien de la vie, des relations sociales et encore moins de l’avenir…A presque 50 ans, il voudrait se laisser dépérir dans son petit « chez-soi », et surtout qu’on lui fiche une paix royale pour laisser courir son imagination d’écrivain…Mais quand l’imaginaire décide de lui jouer un tour, il n’a pas fini de lier et délier tous les fils qui tissent, toute une vie…

« Un homme sans passé, sans une histoire, est pire que mort. Il n’a jamais existé. »

Ce que j’ai ressenti:…Un émerveillement!

J’ai emprunté un chemin de brume sur des lignes de poésie et quand le brouillard s’est dissipé, il m’est resté un coup de cœur pour cette merveilleuse histoire…J’ai voulu retenir mes souvenirs d’oubli en prenant un temps exquis de patience pour cette lecture, juste pour ne pas sortir de ce Pays des rêves oubliés…Un mois presque à me délecter de cette ambiance entre onirisme et fantastique, entre réalité et imaginaire, entre écriture et néant enfoui, pour mieux apprécier l’univers riche que nous ouvre Lavinia Petti. Tout n’est que beauté et mystères dans ses pages, mais plus encore une belle quête d’identité avec de très jolies portes dérobées sur des questionnements intérieurs qu’on se plait à traverser tellement le voyage et le panorama imaginaire est époustouflant de métaphores…

-Il est toujours tard. Un océan d’or ne peut pas acheter une goutte de temps.

Il est des livres comme cela, qu’on se plaît à savourer, à arrêter volontairement pendant une période, pour ouvrir notre champ intérieur à recevoir, une belle histoire…Oublier, pendant un temps que le monde tourne à mille à l’heure et apprécier cet instant de lecture: où le regret est au centre de l’intrigue comme force et faiblesse, où les souvenirs deviennent perdus ou négociables comme un banal objet, où un vampire tente de capturer un voleur de brume, où même le nom qui nous définit peut disparaître…Tirnail, c’est le Pays des choses perdues, de toutes choses perdues…Du simple objet à nos plus grands espoirs déchus, d’une larme oubliée à nos plus intimes pensées inavouables, d’une lettre d’amour égarée à notre passé le plus douloureux…L’auteure a su créer un endroit unique, remarquable.

Si l’histoire prend son temps, pour mieux nous perdre dans ses illusions fantasmagoriques, j’ai été enchantée par cette expédition dans cet autre monde! Et puis, forcément, vient le point final de ce petit pavé réjouissant, et tu te rend compte que l’auteure a géré aussi bien, l’histoire personnelle de son personnage que l’univers parallèle qui s’ouvre subitement à lui, et qu’elle l’a fait avec brio, comme une magicienne, maître de son talent. Le réel embrasse l’irréel, et tu t’aperçois que tout est magie de mots, que raconter une histoire c’est aussi enchanter son public, que derrière le rideau pailleté se cache une réalité moins belle mais plus intéressante,  que l’on peut doser son degré d’imaginaire selon nos propres perceptions. En bref, qu’il était juste bon de se prendre dans les filets de ce Pays des Rêves Oubliés..

A lire et à relire, juste pour le plaisir!

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

En compagnie des hommes, Véronique Tadjo.

Couverture En compagnie des hommes

 

Synopsis:

Un virus mortel et incurable a mis l’espèce humaine face au danger de l’extinction. Baobab, arbre premier, arbre éternel, arbre symbole de grande sagesse, prend la parole et réveille la mémoire de l’humanité. Sous son ombre fraîche, hommes, femmes, enfants pris dans la tourmente, combattants farouches pour la survie, vont confier leur lutte contre les ravages d’Ebola : le docteur en combinaison d’astronaute qui, jour après jour, soigne les malades sous une tente ; l’infirmière sage-femme dont les gestes et l’attention ramènent un peu d’humanité ; les creuseurs de tombes qui, face à l’hécatombe, enterrent les corps dans le sol rouge ; les villageois renonçant à leurs coutumes ancestrales afin de repousser Ebola…

Ce que j’ai ressenti:…L’effroi derrière la poésie…

« Nous les arbres. (..). Nous sommes le lien qui unit les hommes au passé, au présent et au futur incertain. »

Si jamais, tu écoutais Baobab, il te conterait l’histoire du monde, l’essence même de la vie, la conscience collective…Il te raconterait des petits morceaux d’instants vécus, En compagnie des hommes, et tu verrais comme, soudain, le temps a retenu sa respiration, en voyant arriver la vague de contamination, partie du cœur de la forêt ancestrale: Ebola.

Ce roman polyphonique est à la fois poétique et ancré dans un réel effroyable. On sent la peur et le courage, le désespoir et l’envie de vivre, l’horreur et la beauté du monde. Contre le Virus mortel qui décime la population, des hommes et des femmes se mobilisent, enfilent un costume d’humanité et tendent une main de solidarité, tandis que d’autres rejettent, barricadent, ferment yeux et oreilles, aux cris de la souffrance…Un tour d’horizon à différentes échelles de la gérance de cette épidémie.

« Ils préfèrent nier la mort car ils n’ont plus le temps d’y songer. La mort est une faute parce qu’elle interrompt leur course effrénée. »

Derrière la sensibilisation au danger, il y a le désir de faire passer un message de paix et une volonté de vivre en harmonie avec la Nature. Entre la légende du conte, la poésie des mots et l’affreuse réalité du danger, ce livre est une petite collection de vies qui se sont vues confronter au pire des virus, juste des témoignages, juste l’essentiel… Il redéfinit notre place dans le monde, nous confronte à notre faiblesse, mais nous redonne aussi un certain souffle d’espérance et de soulagement…En refermant ses pages, on sent à quel point, nous avons frôlé la catastrophe mondiale et combien le bilan des pertes humaines est lourd…Souhaitons qu’ils reposent en paix, peut être à l’ombre d’un Baobab…

« Il faut la mort pour apprendre à retrouver la solidarité. »

J’ai beaucoup aimé la sensibilité de cette auteure, sa manière de voir le monde, sa façon de le ressentir. Je serai vraiment curieuse de voir le reste de ses écrits…Très jolie découverte!

Ma note Plaisir de Lecture  8/10

 

Remerciements :

Je tiens à remercier Muriel Poletti ainsi que les éditions Don Quichotte pour l’envoi de ce livre! Merci pour cette belle lecture!

Metro 2034, Dmitry Glukhovsky. Défi CannibElfique LC.

 

Couverture Métro 2034

Pourquoi je l’ai choisi:

Après l’intensité de la lecture de Metro 2033, nous étions impatientes de nous lancer dans cette suite prometteuse, avec ma Belette Binomette de lecture…

Synopsis:

La Sevastopolskaya, une des stations habitées les plus méridionales du métro moscovite, produit une grande part de l’ électricité qui alimente celui-ci. Harcelée par des monstres des tunnels sud, elle ne doit sa survie qu’au courage de ses défenseurs et à l’afflux constant de munitions en provenance de la Hanse. Cependant, la dernière caravane d’ approvisionnement n est jamais revenue de la ligne Circulaire, pas plus que les groupes de reconnaissance envoyés à sa recherche.

Ce que j’ai ressenti:…Au son de la musique, moins de peur…

Le véritable amour brise toute ta vie sans se soucier des circonstances.

L’ambiance et la Terreur, étant posé dans le premier tome, l’auteur se penche maintenant sur les humains qui se retrouvent coincés dans cet enfer. Une vision plus intime des ressentis des personnages, ce qui manquait un poil dans le premier tome, mais il n’en reste pas moins que j’ai préféré l’intensité de Metro 2033…Le Metro n’est plus le personnage principal, on a moins cet effet « oppresseur », il règne presque une flamme d’espoir dans les yeux de certains…Par contre, il reste toujours cette ouverture des réflexions qui fait que ce n’est plus seulement une saga passionnante, mais plus encore, une trilogie inspirante…

Mais la mort a ses propres motivations et elle n’aime pas ceux qui jouent avec elle.

Ici, nous avons un trio improbable qui se retrouvent ensemble et partage les péripéties des dangers souterrains. Ce ne sont pas des héros, juste des âmes en peine qui subissent leurs derniers jours à survivre ensemble, pour ne pas perdre la tête, et leurs dernières valeurs. Un homme âgé, une jeune fille et un presque damné qui essayent de sauver la dernière poignée d’humanité…Entre idéalisme et naïveté, ce trio avance avec leurs protections sommaires vers l’ultime catastrophe…

Ce n’est qu’un conte, après tout. Mais comment survivrions-nous sans contes?

Si on s’attache à Artyom dans le précédent tome, ici, on le retrouve que partiellement, au détour d’une page ou d’un virage ténébreux. Il laisse sa place de meneur, pour qu’on puisse s’attacher à Homère et ses histoires, Sacha et sa douceur, Hunter et son mystère…Ce tome 2 de la trilogie des Metro, est différent dans sa manière d’aborder cette catastrophe. Avec ce trio, il ressort une envie de transmission posthume, un élan de bien agir, le plaisir d’être unis pour une cause…Il contraste tellement du tome 1, que maintenant, je suis impatiente de lire Metro 2035, pour comprendre où Dmitry Glukhovsky, veut emmener son lecteur…

Il n’y a rien de plus précieux que la vie humaine.

Après le frisson intense de Metro 2033, Metro 2034 est une suite qui expérimente la différence entre peur et terreur avec un doux son de flûte qui enchante comme par magie, les milliers d’âmes qui restent au fin fond des tunnels. La conquête de la surface est presque un dernier espoir, mais la Cité d’Emeraude, une terre d’Eldorado qu’on espère bien fouler, après cette horrible ballade de santé avec combinaisons encombrantes et masques défaillants dans les vapeurs toxiques et la noirceur des rames moscovites…

La peur et la terreur sont deux choses bien distinctes. La peur vous donne un coup de fouet, vous oblige à agir, à faire preuve d’imagination. La terreur, elle, paralyse les membres, arrête les pensées, prive les hommes de leurs ressources.

 

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 7/10

Remerciements:

Je tiens à remercier Le livre de Poche Imaginaire pour l’envoi de ce livre! Ce fût une lecture frissonnante à souhait!

 

Titre : Métro 2034

Auteur : Dmitry Glukhovsky
Édition : Le Livre de Poche (05/04/2017)

Résumé :
La Sevastopolskaya, une des stations habitées les plus méridionales du métro moscovite, produit une grande part de l’électricité qui alimente celui-ci.

Harcelée par des monstres des tunnels sud, elle ne doit sa survie qu’au courage de ses défenseurs et à l’afflux constant de munitions en provenance de la Hanse.

Cependant, la dernière caravane d’approvisionnement n’est jamais revenue de la ligne Circulaire, pas plus que les groupes de reconnaissance envoyés à sa recherche.

Critique de Cannibal Lecteur: ICI!
On ne pourra pas dire que l’auteur ne m’a pas écouté !

Dans ma précédente chronique sur Métro 2033, je signalais qu’il était dommage que les femmes fussent si absentes du roman et dommage aussi que la quête d’Artyom ne se soit pas pas faite avec une sorte de confrérie de l’Anneau (jeu de mot avec la confrérie toute puissante de la Hanse qui se trouve sur l’Anneau du métro).

Les esprits les plus éclairés diront que lorsque ma chronique fut postée, l’auteur avait déjà depuis longtemps écrit et publié son livre… Qui sait, peut-être avait-il reçu les mêmes doléances ou a-t-il décidé de changer son AK47 d’épaule.

Dans ce tome 2, le personnage énigmatique de Hunter, le chasseur, le prédateur, l’ours croisé brièvement dans le premier tome est mis à l’honneur, ainsi que Homer, un nouveau personnage assez âgé et une jeune fille de 17 ans qui a le mérite de n’être ni une greluche chuineuse, ni une Tomb Raider.

Par contre, dans cet opus, notre personnage principal du premier qui était Artyom n’a qu’un rôle des plus secondaire et insignifiant, quasi. On aurait mis Dupont que ça serait revenu au même et là, je dois dire que j’ai râlé de ne pas le suivre dans cette aventure, même si les autres personnages développés étaient intéressants.

Leur ennemi commun ? Nous dirons que cette fois-ci, en plus des créatures bizarres qui hantent les couloirs des stations du métro moscovite, nous avons aussi une épidémie qui décime tout ceux qui en respirent ses bacilles.

Leur mission, s’ils l’acceptent ? Passez les stations contaminées par le feu ! Ou trouver un remède adéquat…

Si le lecteur n’est pas trop regardant, il passera un excellent moment de lecture car il y a peu de temps morts et quand ça cavale moins, on ne reste pas à peindre la girafe pour autant…

Là où le bât peut blesser, c’est dans le fait que notre trio de personnages (et ensuite ce sera au tour de deux duos lorsque Léonid le flûtiste entrera dans la danse) donnent l’impression de traverser les différentes stations de métro comme une fleur, avec quelques rencontres un peu dangereuses des différentes créatures qui habitent le métro, mais sensiblement plus facilement que notre pauvre Artyom !

À croire que tout le monde leur a ouvert le passage…

Si le scénario ne brille pas par son idée originale, si ça pourrait avoir des relents de blogbuster ou de films à sensations où quelques types doivent sauver le monde ou la ville (ici, des stations de métro), si on n’est pas trop exigeant, on peut passer un bon moment de lecture bien sympathique.

Il est un fait que l’auteur devait se renouveler et ne pas nous servir la même soupe qu’à l’aller et donc, exit les différentes sociétés qui peuplent les stations, leur politique, leur croyances et tout le brol qui va avec.

La philosophie est toujours présente dans les dialogues ou les pensées de nos personnages principaux qui ont de l’étoffe et du courage et je précise que ce tome peut se lire indépendamment du premier.

Un roman de SF aux émanations de fantastique, une écriture qui trace toujours sa route, une quête moins ralentie par les lourdeurs administratives, ce qui donne un rythme plus rapide à ce tome qui fait le pont entre le premier et le dernier tome de cette saga dont je me demande bien comment elle va se terminer et si Artyom reviendra dans le dernier.

Ayant beaucoup voyagé dans le noir des tunnels de métro, ayant croisé des bestioles bizarres et peu commodes, je pense remonter à la surface durant un certain temps avant de replonger avec curiosité dans le dernier tome !

 

Le loup et le chevalier, Tullio Corda.

Pourquoi nous l’avons choisi:

Nous avons de suite bien accroché à cette couverture un peu loufoque et pleine de douceur!

Synopsis:

Petit ours demande à son papa : « Tu me racontes une histoire ? ». Papa ours alors commence d’inventer son histoire, mais ne veut pas mettre de loup dedans. Attirés par le conte, les animaux de la forêt s attroupent peu à peu autour et l histoire prend forme. Mais papa ours est constamment interrompu par tout le monde qui tente de deviner la suite de l’histoire et surtout, qui demandent si vraiment, il n’y aurait pas un loup dans ce récit… C’est alors qu’un véritable loup arrive près d’eux. Papa ours va alors continuer l’histoire en transformant le lapin en chevalier pour aller affronter l’animal. Et il participera aussi pour l’aider et en allant assommer le loup. Et petit ours n’aura qu une envie : « Tu me racontes une autre histoire ? »

Ce que nous avons ressenti:…En avant pour les aventures!!!!

Cet album, c’est une histoire vivante! Partant comme un conte, avec la très célèbre formule magique « Il était une fois…. », elle se vit quand même avec l’échange de dialogue dynamique et aventureux! Le moment complice Mère/Fille a vu se dérouler une histoire où il est de bon ton de trouver un loup et une fée , tout en ayant des personnages qui jouent plus que leurs rôles d’acteurs sur cette scène improvisée…Plaisir de l’intonation et situations cocasses, les fous rires ne sont pas loin de ce rendez vous impromptu!

Avoir un Papa Ours qui sait inventer une histoire pareille, ça ne s’invente pas!!!Surtout que le petit a un brin d’espièglerie, et saura lui donner quelques matières pour pimenter ce moment d’échange! Nous avons donc une charmante petite histoire qui se construit sous nos yeux ébahis, où Le Loup et le Chevalier vont vivre une aventure bien malgré eux!

Jazzelfique a beaucoup aimé les illustrations. Cette forêt verte et bleue, où les animaux se réunissent autour du conteur avec cet écureuil, qui réclame à tout va, le silence pour entendre la fin de l’histoire…Tout est en simplicité, et c’est ce qui parle aux enfants avant tout…Maman Stelphique a apprécié l’humour et le côté protecteur de ce Papa Ours…

Un très chouette moment de lecture où le plaisir du théâtre plaira, aux petits curieux et aux impatients, d’entendre et vivre enfin leur histoire du soir rêvée…

Notre Note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les Editions Balivernes pour l’envoi de cet album! Nous avons adoré !!!

Les enfants de Venise, Luca Di Fulvio

Couverture Les enfants de Venise

Pourquoi je l’ai choisi:

J’avais enfin hâte de me faire mon avis sur cet auteur qui a bouleversé tant de cœurs…Hâte d’embarquer vers Venise en ce début d’été, pour mieux voyager dans le temps et les émotions….

Synopsis:

« Quand Mercurio s’était jeté dans le canal, Giuditta avait eu la tentation de le retenir. Ou de s’y jeter avec lui. Elle ne voulait pas renoncer à la sensation de sa main dans la sienne. Elle ne voulait pas renoncer à lui. Déjà, les nuits précédentes, dans le chariot, elle avait senti une forte attraction pour les yeux de cet étrange garçon. Qui était-il ? Il n’était pas prêtre, il le lui avait avoué. Quels mots avait-il dits en sautant du bateau ? Elle se souvenait à peine. Sa tête se faisait légère. “Je te retrouverai”, voilà ce qu’il avait dit. »

Ce que j’ai ressenti: ♫Je te promets une histoire différente des autres, J’ai tant besoin d’y croire encore…♫

« Il n’y a pas de rêves trop grands… »

Drôle d’impression que de vouloir toujours rester dans un livre, avoir envie de le terminer et en même temps ne jamais vouloir qu’il se finisse…J’aurai voulu rester à voguer indéfiniment à Venise, ramasser mon cœur en miettes que j’ai dû sans doute perdre sur un pavé, prendre la main d’un enfant des rues et lui offrir la douceur d’un regard…Peut-être oserais-je même vous chuchoter que ce livre est un chef d’œuvre, qu’il m’a tellement émue que je peux affirmer que c’est un de mes plus grands coups de cœurs littéraires, que la plume de cet auteur est si emplie de passion, que j’ai cru défaillir lors de ce moment de lecture, mourir un peu plus pour mieux revivre l’instant d’après, et qu’en plus, elle monte en crescendo…Toute l’Italie est là: vivante, vibrante…

« La vie est simple. Quand elle devient compliquée, ça veut dire qu’on se trompe quelque part. Ne l’oublie jamais. Si la vie devient compliquée, c’est parce que c’est nous qui la compliquons. Le bonheur et la souffrance, le désespoir et l’amour sont simples. Il n’y a rien de difficile. »

Il a ce goût du premier amour, celui de deux adolescents qui passent de l’enfance à l’âge adulte, et qui aime démesurément, presque avec cet élan si intense qu’il en devient dangereux, mais aussi qui va au delà de toute forme d’obstacle, qui combat dans un battement palpitant commun…L’amour tragique ou la tragédie de l’amour, en fait, peu importe c’est ce qui soulève les cœurs…En voici deux, de cœurs purs, qui d’un regard ouvre l’infiniment beau, l’infiniment romantique et qui même, cent fois contrarié se retrouvent toujours…Il y a comme une urgence à s’aimer ainsi, comme si cette intensité qui les submerge pouvait aussi bouleverser les mentalités…

« L’amour nourrit et engraisse. La haine consume et creuse. L’amour enrichit, la haine soustrait. »

Les enfants de Venise, et particulièrement ce quatuor de personnages apporte un souffle de candeur et de vie, pour mieux apprivoiser cette lumière d’innocence au milieu de cette misère écrasante. Mercurio est un magnifique personnage, ce petit arnaqueur vous volera aussi votre cœur, tant son intention de grandeur, est sincère. Il trompe avec panache, il se trompe avec naïveté , mais il a toujours cette flamme d’honneur qui l’anime envers et contre tout, et curieusement, il contamine dans le Bien, son entourage…Cette petite graine, est sûrement né, dans la boue fangeuse, mais il fleurit dans notre esprit, comme un petit trésor d’idéalisme…Avec ses quatre orphelins, on explore toutes les couches sociales de cette ville en expansion, et avec leur regard neuf, les failles sont encore plus perceptibles, plus malignes encore, peut être plus féroces pour notre esprit…Toute cette violence, cet éclat de chaos, cette misère, leur destin et les chemins qu’ils empruntent n’en sont que plus passionnant à suivre…

« Devenir riche, ça ne veut rien dire. Tu dois vouloir quelque chose qui nourrit le cœur. Ou tu mourras à l’intérieur. »

Luca Di Fulvio a su insuffler la passion dans cette Histoire, nous faire revivre avec émotion le Venise du XVIeme siècle, avec tout le cadre politique, religieux et social. Antisémitisme, jeux de pouvoirs, corruption, inégalités et injustices sont le quotidien de cette Italie en proie au fanatisme, et cette faille entre l’Etat et l’Eglise voit ses pires détracteurs…Arpenter ses pages, c’est revivre le poids de l’Inquisition, se confronter à la pauvreté, respirer de cette misère infâme et porter un regard sans doute plus profond dans ces eaux salies par le sang de l’intolérance. Autant vous le dire de suite avant que vous ouvriez ces pages: une lecture qui ne laisse pas indemne, tellement belle qu’elle vous renversera, tellement intense que vous voguerez au souffle de la Liberté…

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les éditions Slatkine et Compagnie pour l’envoi de ce livre! J’ai rarement lu, livre plus beau que celui ci! Merci de votre confiance, ce fut une révélation cet auteur…

Port d’âmes, Lionel Davoust.

Couverture Port d'âmes

Pourquoi je l’ai choisi:

J’ai trouvé la couverture magnifique, et quand on lit ce roman, on s’aperçoit qu’elle colle parfaitement à l’histoire. Bravo aux éditions Folio, pour cette très jolie représentation!  Chaque fois que je la regardais, je partais dans un voyage brumeux…

Synopsis:

Rhuys ap Kaledán a été condamné, adolescent, à huit ans de servitude dans la Marine. À vingt-deux ans il est toujours en vie mais a tout perdu : sa demeure, sa famille, ses titres de noblesse… Lorsqu’il débarque à Aniagrad, la Cité franche, il a la tête pleine d’idéaux et est bien décidé à se faire un nom et, qui sait, à retrouver la place qui aurait dû être la sienne. Mais la cité du mensonge va vite le faire déchanter. S’il veut survivre, Rhuys devra faire bien des concessions et, même, prendre les prédateurs qui le chassent à leurs propres pièges.

Ce que j’ai ressenti:… un souffle enchanteur…

Aniagrad , ville marchande par excellence. Tout se négocie des plus infâmes talents aux plus retorses pouvoirs, de la plus grande douceur à la plus pure des intentions,  cette ville portuaire a une vie propre et un fonctionnement qui étourdissent les curieux. Doté d’une philosophie et d’une Administration qui régissent son fonctionnement, elle exerce une forte attraction sur les voyageurs qui arpentent ses ruelles sombres. Sans compter que la ville cache des Anges. Une attraction de plus…En somme, une ville aux mille dangers pour qui, ne respecte ses règles…

« L’existence aurait probablement été plus simple avec des ailes. »

Du plus petit mensonge au plus audacieux stratagème, notre héros a de quoi trembler pour sa vie. Manipulations, jeux de pouvoirs, investissements et politique, ce jeune homme en quête d’identité et de justice, va devoir jouer très serré avec tous ses Prédateurs qui rôdent et tiennent la main mise sur sa bourse. J’ai beaucoup apprécié l’évolution de Ruys, de sa naïveté il en ressort grandit, grâce à son idéalisme. C’est un héros, plaisant à suivre, car au centre de toutes sortes d’attentions, mais aussi en proie à ces plus intimes épreuves personnelles. Entre ombres et lumière, désir et réalité, ce héros tient toute notre attention grâce à cette imbrication de faits et d’émotions.

« La liberté livrée à elle-même finit toujours par se dévorer toute seule. »

Port d’âmes, rien que le titre emmène de la poésie, une ouverture vers la beauté et une énigmatique quête de l’esprit…Et c’est bien là, ce que je retiens essentiellement de cette lecture: une enivrante plongée nébuleuse et vaporeuse que j’ai adoré emprunter avec la Vendeuse et Rhuys, dans cet échange très particulier. Tout le charme et le mystère du Transfert, m’ont laissé une forte impression, j’étais friande de tous ses fragments déposés dans ses lignes, voulant aussi les adopter, les faire miens, pour mieux vous convaincre de vous laisser guider par cette bien trop généreuse offre…Valeur inestimable et instant suspendu, on est presque du domaine de la méditation, comme une parenthèse de rêverie au milieu du chaos et de la corruption, c’est juste saisissant, ces petites touches de magie, cette douceur du souvenir, cette poétique vibration…

Peut-être était-ce là la première leçon du Transfert: chaque histoire était unique.

Entre l’effet dynamique de ses jeux de pouvoirs, et cette ouverture mystique sur une nouvelle méthode d’échanges, Port d’âmes possède beaucoup d’atouts pour porter durant ses 600 pages, toute notre âme d’enfant en soif d’aventures et de nouveaux horizons, grâce à la plume très inspirée de cet auteur…

« J’ai parlé à la nuit et la nuit m’a répondu. »

Ma note Plaisir de Lecture  8/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les éditions Folio SF, pour l’envoi de ce livre! Ce fut une lecture envoûtante!

Cœurs Artificiels, Laura Lam.

Couverture Coeurs artificiels

Pourquoi je l’ai choisi:

Je dirais que tout s’est joué au premier coup d’œil: je trouve la couverture superbe, et à la fin de cette lecture on voit bien qu’elle illustre à merveille, ce roman!

Synopsis:

Élevées dans une secte refusant toute technologie, les soeurs siamoises Taema et Tila rêvent d’une vie libre. À seize ans, elles fuient à San Francisco, où elles sont séparées et dotées chacune d’un coeur artificiel.
Dix ans plus tard, Tila rentre un soir chez sa jumelle, terrifiée et couverte de sang. Elle est arrêtée pour meurtre – le premier commis par un civil depuis des années. Tila est soupçonnée de frayer avec le Ratel, organisation criminelle impliquée dans le trafic d’une drogue interdite. Une substance permettant d’assouvir les pulsions les plus violentes… dans les rêves. Taema a la possibilité de se faire passer pour sa soeur afin de l’innocenter mais, autrefois incapables de se mentir, les jumelles vont découvrir le véritable prix des secrets…

Ce que j’ai ressenti:

  • Cœurs Artificiels mais grand Amour Fraternel.

Faire deux personnages aussi atypiques et aussi liés, presque en symbiose, c’était intense comme découverte. Semblables et si différentes. Siamoises et si contraires. Présentes et effacées dans l’ombre de l’autre. J’ai trouvé que cette découpe de chapitres, avec la personnalité de chacune des T, rend superbement, cet amour qui les unit, sans compter que cet effet cranté d’émotions rajoute à notre attachement à ces jeunes filles, qui n’ont pas eu une vie paisible…

« J’ai souvent rêvé de ressembler davantage à ma sœur, d’être plus forte, plus courageuse, plus sûre de moi, au lieu de toujours douter. »

  • Cœurs Artificiels mais  Rêve Futuriste.

J’ai été agréablement surprise de trouver dans cette histoire autant de science-fiction. C’est un San Francisco revisité, une vision futuriste et chimérique des potentialités de la drogue et de l’asservissement par les pouvoirs de l’esprit. C’était immersif et étrangement inquiétant. On intègre un nouveau monde, de nouveaux modes de communications. Le cerveau comme nouvelle exploitation de possibilités, les rêves comme vecteurs de soupapes à la violence: ces thèmes ouvrent la voie sur de bien jolies réflexions intérieures…Cette lecture se fait le cœur palpitant et l’esprit bien ouvert, pour en saisir toutes les voies de la Méditation…

« Que ressent-on, quand on est inconscient dans un monde irréel? »

  • Cœurs Artificiels mais Dynamique Thriller.

En intégrant presque malgré elles, un réseau criminel, on se retrouve spectateur d’une mission à haut risque d’infiltration dans la pire des sphères du pouvoir, et c’est juste un page-turner incroyable! Peu de temps mort dans cette mafia stratégique, une course poursuite vers la vérité au prix de dangers réels et irééls, tout cela en tempo des battements de cœurs, on ressent un sacré flot d’adrénaline!

« Le monde est tout autour de toi. Tu peux le changer. Deviens ce changement. »

En bref, Cœurs Artificiels, c’est une Lecture Sensationnelle, avant-gardiste mélange de corps et d’esprits…

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Les éditions Livre de Poche Imaginaire pour l’envoi de ce livre! Ce fût une lecture palpitante!

Accueil

 

L’ombre du pouvoir, Fabien Cerutti.

Couverture Le bâtard de Kosigan, tome 1 : L'ombre du pouvoir

Pourquoi je l’ai choisi:

J’avoue que la couverture accroche bien l’œil par son dynamisme mais quand j’ai vu que le synopsis annonçait des princesses elfiques, j’étais plus que partante de me lancer dans cette découverte! Une lecture qui rentre dans mon petit challenge!

Synopsis:

Le chevalier assassin, Pierre Cordwain de Kosigan, dirige une compagnie de mercenaires d’élite triés sur le volet. Surnommé le « Bâtard », exilé d’une puissante lignée bourguignonne et pourchassé par les siens, il met ses hommes, ses pouvoirs et son art de la manipulation au service des plus grandes maisons d’Europe.

En ce mois de novembre 1339, sa présence en Champagne, dernier fief des princesses elfiques d’Aëlenwil, en inquiète plus d’un. De tournois officiels en actions diplomatiques, de la boue des bas fonds jusqu’au lit des princesses, chacun de ses actes semble servir un but précis.

À l’évidence, un plan de grande envergure se dissimule derrière ces manigances. Mais bien malin qui pourra déterminer lequel…

Ce que j’ai ressenti:…Jeux d’ailes et d’épées…

Autant vous le dire tout de suite, j’ai adoré le personnage principal! Le Bâtard de Kosigan est un filou de première, quasi irrespectueux des conventions, secret et manipulateur, charmeur et irrésistible, plus intelligent que ce que ses adversaires peuvent croire!  Donc, à suivre un bout-en-train avec une épée à la main et de sacrées cartes dissimulées dans son jeu de pouvoir, cela nous donne une lecture énergique et pleine de rebondissements chevaleresques!

« Plus grands sont les pouvoirs que l’on cherche à contrôler et plus grandes sont les contreparties que l’on doit être prêts à concéder pour les obtenir. »

Mercenaire émérite, et sacré adversaire en joute, ce Bâtard à la réputation sulfureuse, va séduire les femmes, mais va mener la vie dure aux hommes! Surtout qu’il possède quelques jolis avantages attribués par la Nature et, en fricotant avec les Elfes, il se peut que ces pouvoirs en seront sûrement augmentés, mais cela il faudra sans doute le vérifier avec la suite que je suis déjà impatiente de découvrir! En tout cas, c’est lui qui mène la danse, et même en situation délicate, il sort son épingle du jeu, grâce à son équipe tout aussi truffée de talents que son chef!

« Dieu est au cœur de chaque homme, apparemment. Mais, la plupart du temps, il demeure trop bien caché pour qu’on puisse le trouver. »

J’ai une passion pour le Moyen-Age et ici, je trouve que l’auteur rend bien cet esprit de stratégies et de complots en ces périodes troubles de lutte pour le Pouvoir et le Règne, avec ses mariages arrangés, ses trahisons et meurtres commandités. Ces jeux d’honneur et ses duels à l’arme blanche auront toujours ce charme particulier qui rende palpitante cette lecture. Les scènes de combats sont vivantes, les alliances se font et se défont au gré du son trébuchant de l’or des bourses, mais la victoire reste incertaine et tout est question de timing, très serré…

« Celui qui vit par l’épée finit presque toujours par s’en prendre une dans le ventre. Il y a là comme une sorte de règle. »

J’ai bien sûr été agréablement surprise de trouver dans cette revisite historique, une pointe féérique! Parmi les bassesses humaines, ses elfes donnent une certaine envolée pleine de charme et de magie. Je suis enchantée du projet de la Comtesse Elfique Catherine, et il me tarde d’en savoir plus…

La Magie est de ses pages, le Féérique tournoie en robe aussi à ses tournois de croisées d’épées, sans compter que l’impertinence pétillante des dialogues et la croisade fantastique nous donne un spectacle en mille mots et couleurs. Un roman d’aventure comme on les aime!

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier les éditions Folio SF pour l’envoi de ce livre! Ce fut une lecture palpitante!

 

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