L’ossuaire, Fiona Cummins.

Synopsis:

Cela fait cent jours que la petite Clara Foyle, cinq ans, a été enlevée sur le chemin de l’école. Clara est atteinte d’ectrodactylie, une maladie également appelée syndrome des mains en » pince de crabe « . Le principal suspect, Brian Howley, surnommé » Le boucher de Bromley « , est toujours en fuite, après avoir échappé à la surveillance de la police. Jakey Frith, six ans, a aussi été la victime de Howley. Lui souffre du terrible syndrome de » l’homme de pierre » : une maladie génétique responsable du dédoublement de ses cartilages. Il a été secouru dans la maison des Howley quelques instants seulement avant que celle-ci ne soit détruite par un incendie. Hélas, malgré la tenacité de l’inspectrice Ella Fitzroy, Clara Foyle demeure introuvable. Une terrible chasse à l’homme commence. Avec son style au scalpel, Fiona Cummins dissèque l’âme du psychopathe, nous plonge dans l’attente des familles et questionne nos responsabilités.

Ce que j’ai ressenti:

Rappelez-vous Le Collectionneur…Je n’ai pas pu l’oublier, personnellement, après cette lecture bouleversante…Il revient pour compléter sa collection bien particulière et hanter nos nuits…Mais il doit la jouer plus fine et même s’il change de nom, il n’en reste pas moins redoutable…Un deuxième tome que j’ai littéralement dévoré, puisqu’on retrouve l’ambiance flippante et les personnages tourmentés par un nouveau drame: la disparition de Clara Foyle, cinq ans, atteinte du syndrome de « pince de crabe »…Le temps est compté, le ciel en est témoin, et le craquement des os se fait entendre dans l’atmosphère…Cric-crac, le temps se gâte…Tic-Tac, le temps s’affole…Et Bloody Bones rôde…

Que valait la vie sans risques?

Le problème avec une collection, c’est qu’il en faut toujours plus, il lui faut aussi un lieu sûr, loin des convoitises et quelque fois, un gardien pour veiller sur le trésor…C’est puissant une collection. Elle peut occuper tout ton temps. Être une obsession. Ça déclenche toute sortes de passions, une collection…On n’a pas idée comme parfois, une collection, ça t’emmène à faire des choses terribles…Et toi, tu collectionnes quoi? Parce que si tu voyais la collection de Brian Howley, à mon avis, tu collectionnerais des frissons d’effroi…

Dans le cœur du Collectionneur, le bonheur bat des ailes et prend son envol.

Fiona Cummins m’a encore bluffée avec son nouveau thriller. C’est une suite à la hauteur du premier tome et c’est tout à fait le genre de saga dont on devient accro, tant pour son serial-killer que pour son inspectrice tenace Fitzroy…Si la dernière fois, j’avais adoré la trame autour de la maternité, cette fois-ci, l’aspect psychologique de la transmission filiale est tout aussi intéressante. J’aime l’efficacité de la plume de cette auteure, le timing millimétré de l’enquête, le côté retord et intime du tueur en série et la poésie du ciel qui vient se glisser dans cette sombre histoire, ça donne un mélange étonnamment atypique et terriblement addictif. En bref, à découvrir sans tarder!!

La mort, proprement administrée, ne prend pas beaucoup de temps.

Ma note Plaisir de Lecture 9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Slatkine et Compagnie de leur confiance et l’envoi de ce livre.

Les Fils des Ténèbres, Dan Simmons

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Synopsis:

1990, le régime sanguinaire de Ceaucescu est tombé, mais le pays est à l’agonie. Dans les orphelinats, les enfants se comptent par dizaines de milliers, et ceux atteints du sida sont abandonnés à leur funeste sort. Kate Neuman, brillante hématologiste, est intriguée par le cas d’un bébé dont l’état de santé s’améliore à chaque transfusion sanguine. Aidée du père Mike O’Rourke, elle parvient à emmener l’enfant, qu’elle a désormais adopté, aux États-Unis. Mais le petit Joshua est enlevé et ramené en Roumanie par la mystérieuse Famille. Commence alors une course-poursuite en terre de légende vampirique…

Ce que j’ai ressenti:

▪️Cauchemar de sang et de ténèbres…

Ce fut mon premier moment de tressaillement: une histoire de vampires. Remonter le fil d’une légende, voir de plus près les yeux d’un fou sanguinaire, sentir le pouvoir, cette toute puissance avide de vie et de mort sur les gens qu’il avait et qu’il a transmis par la force du sang à sa descendance…Rien ne semble étancher sa soif de vengeance et de sang. Surtout celle du sang. C’est toute une ambiance de terreur qui s’invite dans ces pages, une ambiance tendue entre violence et horreur, mais quand même fascinante, parce que le mythe de Dracula agit sur mes sensations, comme de l’adrénaline…J’ai adoré le travail de recherche de l’auteur qui nous offre un voyage époustouflant en Transylvanie.

– La banalité du mal, murmurai-je.
– Quoi ?
– La banalité du mal. » Je me retournai et adressai un grand sourire au médecin. « Dracula, ce serait une belle histoire. Mais des centaines de milliers de victimes de l’insanité politique, de la bureaucratie, de la stupidité, c’est seulement… un désagrément.
« 

▪️Rêves de sang et d’espoir…

Puis vint, le deuxième tressaillement: une histoire d’orphelinat. Remonter les fils de l’adoption, voir de plus près les yeux de cet enfant innocent, sentir le petit coeur de Joshua, cette fragilité de vie et cette défaillance dans le sang. Rien ne semble entacher la détermination de Kate et la passion pour son métier. Le sang comme spécialité…Docteur brillant en hématologie, elle décide de s’investir encore plus, en adoptant carrément un enfant malade, et elle devient de ce fait, une mère prête à tout! Kate est une héroïne forte et attachante, je me suis vraiment passionnée à la suivre dans ces péripéties en territoire vampire, mais plus encore dans ses combats de femme. Avec ce sujet sensible des rapts d’enfants et de conditions de vies dans les orphelinats, j’ai été extrêmement touchée…Un déchirement serait le mot exact…Surtout quand on sait que la réalité est plus atroce encore que la fiction.

Parfois, dit-il d’une voix très lasse, je pense que la seule chose à laquelle on puisse croire et que l’on puisse demander, c’est la chance.

▪️Et dans le fer et le sang…

Et finalement, le troisième tressaillement: une histoire de monstres. Parce que ce n’est jamais tout à fait, ceux auxquels, on pense…Dan Simmons revisite le mythe du vampire avec brio, et nous entraîne donc en Roumanie, dans un contexte anxiogène de régime totalitaire déchu, à la recherche d’un antidote, où le sang est au centre de cette histoire. Entre avancée médicale et horreur sanguinaire, ce roman réveille nos sangs et nous fait terriblement palpiter…Il est temps maintenant pour moi, d’aller essayer de dormir, en espérant ne pas entendre dans mes nuits, les cris des strigoi…

« J’ai aimé les étoiles trop tendrement pour craindre la nuit. »

Ma note Plaisir de lecture 9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Charlotte ainsi que les éditions Pocket Imaginaire pour leur confiance et l’envoi de ce livre.

La vie secrète des écrivains, Guillaume Musso.

Synopsis:

“Tout le monde a trois vies : une vie privée, une vie publique et une vie secrète…”
Gabriel García Márquez. En 1999, après avoir publié trois romans devenus cultes, le célèbre écrivain Nathan Fawles annonce qu’il arrête d’écrire et se retire à Beaumont, une île sauvage et sublime au large des côtes de la Méditerranée. Automne 2018. Fawles n’a plus donné une seule interview depuis vingt ans. Alors que ses romans continuent de captiver les lecteurs, Mathilde Monney, une jeune journaliste suisse, débarque sur l’île, bien décidée à percer son secret. Le même jour, un corps de femme est découvert sur une plage et l’île est bouclée par les autorités. Commence alors entre Mathilde et Nathan un dangereux face à face, où se heurtent vérités occultées et mensonges assumés, où se frôlent l’amour et la peur…Une lecture inoubliable, un puzzle littéraire fascinant qui se révèle diabolique lorsque l’auteur y place sa dernière pièce.

Ce que j’ai ressenti:

▪️Et un jour, un écrivain

Retranché sur une île à ressasser ces souvenirs, Nathan Fawles ne veut plus entendre parler d’écriture, il ne cherche plus que la tranquillité insulaire de Beaumont, tout amoureux de cette vie d’ermite…C’est l’écrivain qui n’écrivait plus…Mais la vie a tôt fait de contrecarrer ses désirs et les secrets qu’il croyait avoir bien enfouis, de refaire surface…Avec ce qu’il faut de malice et de tacles bien appuyés, ce Nathan Fawles ne mène pas la vie facile à ses fans, ni à ses détracteurs…Et un jour, un cadavre fait surface dans les eaux méditerranéennes, près de la retraite de Fawles…Jusqu’où est-on capable d’aller pour connaître la vie secrète des écrivains? Et pourquoi un écrivain célèbre décide-t-il d’arrêter subitement d’écrire? C’est tout le mystère de Fawles, mais est-ce vraiment un mystère?! Guillaume Musso revient avec un thriller plus intime où les vérités et les mensonges se confondent…Et c’est à nous, lecteurs, de faire marcher notre imagination…

– Un roman, c’est de l’émotion, pas de l’intellect.

▪️Je t’aime, moi non plus…

J’ai essayé de retrouver l’engouement que j’avais à lire cet auteur, on ne peut pas dire que ça a été la révélation, mais ce fut quand même une lecture agréable dans l’ensemble. On cherche à comprendre les choix de Nathan, on espère avec Raphaël et Mathilde intrigue par ses stratagèmes, il n’y a pas à s’en faire, Guillaume Musso connaît les ficelles pour appâter son lecteur, le séduire et même le faire chavirer…Mais peut-être qu’à force, et ce n’est que mon impression, je ne suis plus surprise comme j’ai pu l’être avec cet auteur, et du coup, je l’avais un peu boudé ces dernières années…Mais avec celui-ci, dans la mesure, où je l’ai trouvé plus « impliqué » dans l’histoire, peut-être plus nostalgique aussi de ses débuts d’écrivain, et bien, je me suis laissée porter, et je n’ai pas regretté cette petite incursion dans le puzzle qu’il nous a concocté. Je lui ai retrouvé un peu du charme d’antan, bien que je sois moins convaincue de son virage dans l’univers thriller…

Les livres sont aussi facteurs de séparation. Ils n’abattent pas seulement des murs. Ils en contruisent. Plus souvent qu’on ne le croit, les livres blessent, brisent et tuent. Les livres sont des soleils trompeurs…

▪️Les trois aspects d’une vie…

L’idéalisation de la vie d’un écrivain est tellement facile, et pourtant, Guillaume Musso tente de nous enlever toute idée reçue sur ce métier…En créant, le personnage de Nathan Fawles, il nous fait voir la réalité du défi de l’écriture et écorche cette idée glamour qu’on pourrait en avoir. J’ai aimé cet aspect là dans ce roman: tout ce qui fait référence à la littérature, les petits secrets de nos auteurs chouchous, cette recherche permanente de l’inspiration et ou d’où vient-elle vraiment? On se rend mieux compte du parcours semé d’embûches qu’un écrivain peut avoir à être publié, lu, ou encore apprécié…Et peut-être qu’il serait bon et sans doute plus sage, pour un auteur, d’avoir effectivement une vie compartimentée, où le privé et le public ne viennent pas se mélanger, mais j’adorerai connaître par contre, la vie secrète des écrivains!

Depuis l’enfance, la lecture et l’écriture avaient été mes bouées de sauvetage pour endurer la médiocrité et l’absurdité du monde.

Ma note Plaisir de Lecture 7/10

Un amour parfait, Gilda Piersanti

Synopsis:

De tous les bars de tous les hôtels de la Terre, il a fallu qu’elle entre dans celui-là.
Avec le même sourire, la même beauté ravageuse qu’il y a trente ans.
Laura.
Un mariage et deux enfants plus tard, Lorenzo ne l’a pas oubliée. C’était son premier amour, sa première folie. Il aurait tué, pour elle. Et maintenant qu’elle le lui demande, sur cette plage de la côte génoise parcourue de parfums violents, il se pourrait bien qu’il le fasse…

Ce que j’ai ressenti:

Un amour parfait. Existe-t-il vraiment? Un amour parfait est-il envisageable quand la nature humaine est aussi imparfaite? Jusqu’où peut-on aller par amour? Autant de questions et d’addictions qui viennent bousculer un homme à priori, heureux…Lorenzo va connaître les ravages d’un retour de flamme avec son premier amour Laura, mais jusqu’à où va-t-il se perdre par amour? Ce thriller sent le drame à plein nez, rien qu’à la première phrase du livre, et puis tout du long, l’ambiance est chargée en désir mais aussi en une certaine fatalité dont on en peut se soustraire…

« Il n’est pas difficile de tuer un homme lorsque l’amour s’en mêle. Nous ne savons pas qui nous sommes tant que la vie ne nous a pas mis devant le choix duquel notre vie dépend.« 

C’est un page-turner efficace. Un amour même imparfait reste de l’amour. Et parce qu’il en sera toujours ainsi, l’amour fait tourner les têtes jusqu’aux contrées les plus obscures, parfois…Gilda Piersanti m’a bluffée avec cette histoire d’adultère passionnée et tragique. J’étais prise dans le courant de la passion, et j’ai trouvé cela addictif…Même s’il est difficile de s’attacher réellement à cet homme infidèle, l’auteure nous décrit avec sensualité et perspicacité, l’engrenage amoureux et complètement fou de leur attirance fusionnelle. Et on comprend aisément, cette descente aux enfers des amants maudits. Jusqu’au final…Exquis!

« Elle m’avait enflammé, brûlé, puis réduit en cendres. J’ai eu néanmoins le temps, entre les flammes et les cendres, de connaître le bonheur.« 

J’ai dévoré ce roman, complètement accro à comprendre les dangers de l’amour, ses illusions, et ses mensonges. A repérer ses stratagèmes et ses conditions ultimes. Et j’ai compris que peut-être si on le touchait du doigt, un amour parfait pouvait exister. Oui. Dans une chanson ou dans une réalité. Mais la vraie question, c’est qu’en ferions-nous si on le tenait entre les mains? Ce polar se déguste comme un carreau de chocolat. Oubliez la modération le temps de 300 pages…Et appréciez la saveur du noir…

L’obscurité lui provoquait des vertiges.

Ma note Plaisir de Lecture 9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Pocket de leur confiance et l’envoi de ce livre.

Ça fait longtemps qu’on s’est jamais connu, Pierre Terzian.

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Synopsis:

Fraîchement débarqué au Québec, un écrivain français se retrouve catapulté dans le monde remuant des garderies montréalaises.
Croisant la route de Lulu l’hyperactif, de Mathieu le Zen Master ou de Tiah la princesse inuit, il apprend à connaître « la Belle Province » à travers ses enfants, ses éducatrices, ses routines et ses grèves.
Galerie de portraits, compilation poétique et mordante de deux cents journées de travail, Ça fait longtemps qu’on s’est jamais connu est la découverte d’un Québec carrefour pacifique de toutes les cultures, où les langues se mêlent dans un joyeux désordre identitaire. Un Québec frappé de plein fouet par l’austérité, qui « ferme sa yeule et s’organise ». C’est aussi le témoignage d’un infiltré parmi des êtres fragiles, bouillonnants. Une déclaration d’amour aux petites gens, résistants magnifiques, excentriques et exaltants.

Ce que j’ai ressenti:

▪️Des perles d’enfants…

On le sait garder des enfants, ce n’est pas de tout repos…Pierre Terzian va l’apprendre, jour après jour, en faisant des remplacements dans des structures de garde d’enfants, tout en essayant de vivre de sa plume. Et quel meilleur sujet que les enfants dans toute la splendeur de leur innocence? En collectant ainsi toutes les perles de ces enfants Québécois, avec leurs expressions bien particulières, leurs syntaxes déstructurées et leurs vocabulaires punchline, ça donne un moment de lecture hilarant et rafraîchissant. Les enfants sont fascinants, ils nous rappellent que le temps se vit à l’instant présent: on ne parle pas de demain, puisque c’est l’heure de la collation, on ne parle pas de futur, parce qu’il faut enfiler maintenant, un costume de super-héros, et hier, est déjà vieux, puisque on ne s’en rappelle même plus…C’est eux, les enfants, qui nous rappellent ses évidences et de profiter de chaque instant. Et l’auteur nous les rappelle aussi, avec ces portraits d’êtres fragiles autant que surprenants.

-Zoé, est-ce qu’on a le droit de crier à la garderie?
-C’est pas moi qui a crié. C’est ma tête.

(Zoé, consigne)

▪️Des adultes dépassés…

Ces journées de travail montrent qu’il y a des failles dans le système. Les adultes sont dépassés par la charge de travail, manquent de moyens et d’écoute, sont souvent négligés en termes de salaires et de considération. Et pourtant, leur investissement est immense. Guider, protéger, faire apprendre, encadrer, soigner un enfant est éreintant, pour tous ceux qui l’ont fait savent bien de quoi il en retourne…Mais les gouvernements, que ce soit au Québec ou ailleurs, rognent les aides, et de ce fait, entament largement l’engouement de ces personnes qui auraient pour vocation ces métiers de l’enfance…Et c’est bien triste. Car les enfants sont notre avenir…Derrière l’humour et la dérision, l’auteur pointe avec finesse et intelligence, tous les tracas de ce secteur d’activité.

Personne n’ose le dire, mais les enfants, en vrai, c’est une bande skins dans une ruelle. Tu te fais marave.

▪️Une lecture pleine de charme…

En fait, cette lecture c’était le fun! On s’attache à cet homme parce qu’il y a quelque chose de touchant dans sa façon d’être attendri par cette jeunesse, on comprend son isolement et on sourie à ses maladresses…Mais surtout, ce livre c’est des éclats de rire assurés, parce que c’est de la bonne humeur à l’état pur. C’est des enfants, avec leurs logiques étranges, leurs jeux farfelus, leurs sensibilités démesurées, leurs phrases déconcertantes…200 pages de rires et de bonheur!

Je recommande vivement!

Aujourd’hui, je suis heureux.

Ma note Plaisir de Lecture 8/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Quidam Éditeur pour leur confiance et l’envoi de ce livre.

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Les disparus de Pukatapu, Patrice Guirao.

Synopsis:

Pukatapu, c’est un paradis de sable blanc, de corail et de cocotiers perdu dans le Pacifique, à des milliers de kilomètres de Tahiti. Le long de ses eaux turquoise, une poignée de maisons colorées abritent quinze hommes, neuf femmes et, étrangement, pas un seul enfant. Lilith, photographe, et Maema, journaliste à La Dépêche de Papeete, y effectuent un reportage sur les conséquences du réchauffement climatique. Elles croient avoir trouvé l’éden, jusqu’au jour où, sur la plage, Lilith découvre une petite main coupée. Mais sur l’îlot, nulle trace d’un cadavre et personne ne manque à l’appel…

Ce que j’ai ressenti:

Ce matin, un ange est venu me parler de la Polynésie. Il m’a dit que je ferai un voyage immersif et passionnant dans ces îles…Je serai sans doute à l’étroit, pas tout à fait confinée, mais que je serai aussi, bien tranquille au soleil…Que j’allais rencontrer de nouvelles personnes, des artistes incroyables, de nouvelles façons de vivre. Alors, j’ai pris la navette vers Pukatapu et je suis allée marcher dans le sable blanc. Époustouflant de beauté. J’aurai voulu lui dire que ça ressemblait étrangement au paradis…

Puis, il y a eu la découverte.

Je lui ai fait part de mon angoisse quand j’ai vu ce morceau de main putréfiée, mais il m’a dit de ne pas m’en soucier, que le duo Lilith/Maema, allait s’en occuper, en temps voulu…Je n’étais pas vraiment rassurée mais bon, je n’allais pas contredire un ange…Et puis, je connaissais déjà ses deux femmes fortes et déterminées, et je leur faisais confiance pour lever le voile sur les mystères de cette petite île perdue…

Puis un autre morceau de corps est venu s’échouer sur le sable blanc, alors je lui ai parlé de diablerie. Il m’a dit, avec un calme et une sérénité poétique, que ce n’est pas tant la peine de s’en faire, les croyances étaient personnelles et puis de toute façon, je parlais bien aux anges, alors…Je n’ai pas su que répondre à cela, mais enfin, les peurs ont été quelque peu apaisées..

Il m’a raconté, par contre, des choses affreuses qui se déroulent dans l’océan Pacifique, au large, bien à l’abri des regards…Je n’osais croire à de telles horreurs, mais pourtant je sentais dans sa voix qu’il y avait des accents de vérités. Il n’a même pas tenté de me rassurer, il m’a dit tu sais les hommes, de tout temps, ils ont été irrespectueux envers la nature, l’écosystème, les animaux, les traditions culturelles, alors un peu plus ou un peu moins… Alors j’ai un peu chialé en pensant à ces disparitions en tout genre, que l’on cumulent au fil des années. Force est de constater que même au paradis, des larmes tombent, l’espoir en des jours meilleurs, aussi…Il m’a laissé là pourtant, pour que j’intègre bien cette prise de conscience…

Et puis, l’enquête a avancé et les tempêtes se sont déchaînées…Le deuxième soleil s’est levé sur les flots…En bref, ce fut sacrément mouvementé, mais il a fallu tenir le coup face la folie, à l’immonde, aux châtiments divins, à la solitude, aux dangers qui frappent de plein fouet, sans prévenir…

Il est revenu l’ange, et il m’a demandé comment étaient les disparus de Pukatapu…Je lui ai dit, vous savez, Patrice Guirao, votre roman noir azur, il m’a fait chavirer le cœur…Je l’ai tant aimé, tant aimé…

Ma note Plaisir de Lecture 9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Babelio ainsi que les éditions La Bête Noire/Robert Laffont de leur confiance et l’envoi de ce livre.

L’homme qui aimait trop les livres, Allison Hoover Bartlett.

Synopsis:

Un voleur de livres rares, un libraire obstiné, l’histoire d’une traque haletante entre deux amoureux du livre.

Jusqu’où iriez-vous pour mettre la main sur le livre de vos rêves ? Mieux encore, jusqu’où iriez-vous pour avoir une bibliothèque remplie de vos livres préférés ?
L’Américain John Gilkey a dérobé pour 200 000 dollars de livres anciens. Son but, réunir une collection à son image. C’était compter sans la ténacité de Ken Sanders, libraire irascible, qui s’improvise détective et mène l’enquête.
À travers le récit de cette traque, l’auteur nous plonge dans l’univers fascinant du livre ancien en se posant toujours cette question : de quoi serions-nous capables par amour des livres ?

Ce que j’ai ressenti:

En tant que passionnée de livres, lire cette aventure palpitante au cœur des livres, c’est un peu comme un feu d’artifice, une joie dans la joie. Allison Hoover Bartlett, avec son enquête nous pousse à nous remettre en question et à réfléchir sur nos propres comportements de bibliophiles et de bibliomanes. Jusqu’où iriez-vous pour votre passion des livres? Parce que si l’on comprend aisément, l’idée qu’un homme puisse « aimer trop les livres », qu’en est-il si cet amour le pousse à les voler? Jusqu’à quel point peut-on aimer ces petits carrés de magie?

On en apprend beaucoup sur une personne en regardant sa bibliothèque.

John Gilkey est un voleur de livres. C’est un homme qui m’a laissée perplexe tout autant que cette écrivaine qui va consacrer des années à compiler des preuves, des entretiens et des heures à essayer de comprendre l’esprit perturbé de ce cleptomane endurci. Cette collection de livres anciens dans laquelle il se jette à corps perdu avec un idéal de grandeur, le dépasse tellement qu’il en oublie la frontière entre le bien et le mal. Mais l’amour des livres est puissant, nous savons bien cela, et d’autres amoureux de la littérature vont s’associer pour déjouer les plans de la frénésie de John Gilkey en essayant de rétablir l’equlibre et la justice, notamment grâce à un libraire tenace Ken Sanders.

« Tout livre rare est un livre volé. »

J’ai adoré cette lecture! C’était passionnant! Toute cette énergie déployée pour protéger la culture, les trésors de la littérature, la magie d’une belle histoire, la puissance ensorcelante d’un livre, tout est fascinant dans cet univers des livres anciens . Allison Hoover Bartlett nous emmène à l’intérieur de cet univers de collectionneurs chevronnés pour nous enivrer de cette odeur caractéristique du pouvoir de la lecture. Il y a vraiment des passionnés en ce monde et ça fait plaisir à lire! C’était un reportage et une enquête vraiment édifiante, j’ai appris tellement sur les livres et ceux qui les aiment TROP…Je recommande vivement cette lecture à tous ceux qui aiment les livres, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie…

Les livres ne sont pas des objets inertes mais portent en eux autant de vie que l’âme qui les a fait naître, en effet ils conservent, comme dans une fiole, la puissance et l’essence de l’intellect qui leur a donné le jour.

Ma note Plaisir de Lecture 9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Pocket de leur confiance et l’envoi de ce livre.

La Voix des Vagues, Jackie Copleton.

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Synopsis:

Lorsque par un froid matin d’hiver, un homme défiguré frappe à la porte d’Amaterasu Takahashi et lui annonce qu’il est son petit-fils, elle ne peut le croire…Tout le passé de la vieille dame pénètre à sa suite. Celui d’avant l’Amérique. Celui d’avant ce 9 août 1945, à Nagasaki où le feu du ciel lui prit sa fille, son petit-fils – cherchés sans répit dans le ruines, et jamais retrouvés.Quarante ans plus tard, l’inconnu au visage brûlé ravive les plaies qu’elle a tant voulu oublier. La culpabilité. Le mensonge. Les secrets. Qu’a-t-il à lui dire ? Qu’a-t-elle encore à lui offrir ?

Ce que j’ai ressenti:

À tous ceux qui liront cette lettre,

Tout d’abord, je dois vous dire que ce livre est une merveille. Un raz-de-marée aussi. Une découverte troublante et une beauté d’ailleurs. C’est l’histoire d’une famille brisée par un drame pulvérisant. Le monde a changé radicalement après « ça ». Jackie Copleton nous donne une vague de douceur en nous contant cette tragédie avec la puissance poétique de cette fiction.

Pikadon, c’est le terme qu’ils emploient pour parler de cette journée. Le jour où le cœur du Japon a explosé. Peu de mots permettent de décrire l’horreur de Nagasaki. Comment mettre des termes pour décrire une telle destruction? Tout ce qui n’a pas été anéanti, réduit en cendres, a fini en miettes. Les édifices, la nature, les peaux. La vie de milliers de gens en bing-bang.

Alors je vous dirai avec humilité, que le chagrin de ces survivants a quelque chose d’admirable. Il est fait de vœux, de donations, d’entraide et de résilience. Une inspiration en somme. Leurs arts comme leurs bontés sont des modèles à suivre…J’ai tellement aimé les définitions en japonais qui ouvrent les débuts de chapitres. C’est une invitation à mieux apprendre cette culture, et je lui trouve une musicalité exquise pour faire résonner la voix de ses vagues de mélancolie et d’amour.

Finalement, en écrivant cette lettre, je me rend compte que j’ai passé un doux moment, même si accompagné de beaucoup de tristesse, avec Amaterasu et sa famille. J’ai lu leurs mots, leurs confidences, leurs secrets inavoués, leurs doutes et leurs rêves…J’ai partagé un parapluie avec eux, le temps de 400 pages. Un rapprochement réconfortant au plus près de leurs intimités. Et même, si ce peuple est doté d’une grande pudeur, j’ai apprécié la force de leurs sentiments. L’amour est au centre de leurs vies. Même maladroit, même dissimulé, même monstrueux, il se lit comme une évidence au fond de leurs cœurs.

Je ne saurai que trop vous conseiller de découvrir à votre tour, cette perle littéraire…Féériquement vôtre, en toute sincérité,

Stelphique.

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Emmanuelle ainsi que les éditions Pocket de leur confiance et l’envoi de ce livre.

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El Niño de Hollywood, Oscar et Juan José Martinez.

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Synopsis:

Quelle est la relation entre le gouvernement de Ronald Reagan et un membre d’un gang en Amérique centrale qui a assassiné plus de 50 personnes ? Quel est le lien entre la Californie et le fait que le Salvador soit le pays le plus meurtrier au monde ? Comment un groupe d’immigrés à Los Angeles – fans absolus de heavy metal – est devenu l’embryon du gang le plus dangereux de monde ? Dans ce document poignant de réalité, les frères Óscar et Juan José Martínez – l’un reporter, l’autre anthropologue – racontent la vie de Miguel Ángel Tobar, dit El Niño de Hollywood, un tueur sanguinaire appartenant au seul gang faisant partie de la liste noire du département du Trésor aux Etats-Unis, la Mara Salvatrucha 13. Cette histoire brutale du Niño de Hollywood permet surtout aux auteurs de livrer les dynamiques sous-jacentes du phénomène des gangs aux États-Unis et en Amérique centrale, et de montrer comment des processus globaux construisent une infinité d’histoires microscopiques qui ont, elles, des conséquences bien réelles. Entre thriller, récit documentaire et enquête historique, les auteurs nous plongent au cœur des ténèbres – peuplées de mysticisme, codes d’honneur, tatouages et trahisons – pour essayer de déchiffrer les racines d’une violence qui semblerait inexplicable mais qui ne l’est pas. Des mauvaises décisions, des décisions stupides ont été prises et personne ne semble avoir conscience des erreurs. La fin d’une guerre n’est pas nécessairement le début de la paix. A travers des scènes d’une réalité féroce, nourries par des centaines d’heures d’interviews et de terrain, les frères Martínez font honneur à la terrible réponse qu’ils ont donné au Niño de Hollywood lorsque celui-ci leur a demandé pourquoi ils s’intéressaient à lui :  » Parce que, malheureusement, nous croyons que ton histoire est plus importante que ta vie… « 

Ce que j’ai ressenti:

▪️Pour certains, la paix est impossible…

« Je hais donc j’existe. »

Puisque on en est à parler épidémie, il faudrait que je vous parle aussi de celle-ci…L’épidémie du Salvador, le pays le plus meurtrier au monde…Ce livre est un choc. Je suis totalement sortie de ma zone de confort pour découvrir la violence extrême. Avec ce récit documentaire, les frères Martinez nous emmène au plus près du gang le plus dangereux du monde: la Mara Salvatrucha 13, et sur les traces de l’un de ses membres les plus terribles, El Niño de Hollywood. C’est un documentaire édifiant et terriblement choquant. Les chiffres et les statistiques s’affolent et défient tout entendement: autant de morts pour un si petit pays, ça fait froid dans le dos, et c’est pour cela que le mot Épidémie, lui est associé, avec ce nombre ahurissant de victimes. En retraçant ainsi, grâce aux entretiens et au travail d’enquête minutieux de ces deux auteurs sur les origines de la formation de ce gang, on s’aperçoit que pour certains, le mot paix n’a pas de place dans leurs vocabulaires. Miguel Angel Tobar est El Niño de Hollywood et son histoire est importante pour comprendre le fléau qui sévit au Salvador.

Ils naissent et ils meurent comme ça.

Mais ces morts étaient des morts pauvres. Des morts de règlements de comptes entre gangs. Morts de cette guerre entre miséreux.

▪️Sauf que c’étaient des gamins…

J’avais déjà entendu parler du phénomène des « baby-gang » en Italie avec la duologie Roberto Saviano (Piranhas et Baiser Féroce), mais même sur d’autres frontières, ce mal se répand aussi, malheureusement. Utiliser des enfants pour répandre la haine. La misère, bien sûr, a été le terreau de ce phénomène dévastateur…À force de recherches et d’entretiens, les deux frères Martinez nous démontrent que l’embrigadement se fait dès le plus jeune âge, et comme ce sont des « gamins de rien » livrés à eux-mêmes, qu’ils n’ont personne pour les protéger de ces figures manipulatrices, ils tombent vite sous la coupe des gangs…Et dans leurs totales inconsciences, dans leur total dévouement, ils font pire que les « grands », et n’ont de cesse de faire monter cette violence en escalade, jusqu’au bain de sang, pour nourrir la Bête. C’est la haine, leurs moteurs de vie. Parce qu’ils n’ont rien d’autre que ça, ces enfants perdus. Ils dévorent et se font dévorer pour cette idée d’appartenance à un clan. Et ils ne peuvent pas s’en sortir, une fois que La Bête les a marqués, c’est définitif. Aucune échappatoire possible. Souvent, ils prennent alors un nom avec une majuscule, pour faire courir la légende et semer la mort, partout. El Niño de Hollywood est un assassin avec plus de 50 meurtres à son actif. Un enfant-tueur, victime et bourreau de La Bête.

De la chair fraîche et agressive pour faire grossir la Mara Salvatrucha, La Bête.

▪️Comprendre la création du gang le plus dangereux du monde…

Bien que le sujet soit très difficile, c’est un livre que je recommande à qui voudrait comprendre l’histoire et la formation du gang de la Mara Salvatrucha 13. J’ai pris le temps de lire avec attention cette lecture. C’est un récit très documenté et fort en émotions parce que l’on voit à travers les yeux et les ressentis de El Niño de Hollywood.

La mort appelle la mort. Pas partout, mais au Salvador, si. La mort a la mort en héritage. Des petites histoires de famille à l’histoire récente du pays, le Salvador est construit sur des morts qui ont généré d’autres morts.

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Metailie de leur confiance et l’envoi de ce livre.

Editions Métailié : en novembre, on lit, on lit ! L'automne s ...

Furie, Grazyna Plebanek.

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Synopsis:

Congolaise originaire de Kinshasa, Alia a cinq ans quand elle arrive à Bruxelles. C’est un nouveau monde, hostile, que découvre la petite fille. Son père, un fan de Mohamed Ali, l’initie à la boxe, qui devient pour elle le moyen de réprimer sa colère.
Devenue adulte, elle entre dans la police. Mais c’est un milieu machiste, et où une majorité de ses collègues sont atteints par un racisme viscéral. Car s’ils acceptent la jeune femme comme l’une des leurs, ils veulent éliminer les migrants, qu’ils torturent grâce à une milice de policiers qui ne sont pas d’origine belge. Débarrasser le pays des étrangers grâce aux étrangers, tel est le but de cette organisation. Et Alia en fait partie.
Pour s’imposer dans ce jeu de pouvoir, elle va commettre l’irréparable. Avec Furie, l’écrivaine Grazyna Plebanek nous offre un livre puissant et un inoubliable portrait de femme.

Ce que j’ai ressenti:

C’est l’histoire d’une femme forte, celle d’Alia. C’est moi, Stelphique, conteuse du monde Fairy, qui vous la raconte, cette rencontre avec la Furie Futée…

Un jour, dans un pays pas si lointain, à vrai dire, collé à nous autres, une petite fille a appris le poids des mots et la force de frappe, grâce à son père mais à cause de la vie aussi, qui s’est occupée de la faire grandir avec ses deux puissances au creux de ses mains. À coups de poings dans la gueule, à coups de pieds dans ses rêves, Alia s’endurcit. Elle ne s’est pas laissé abattre, la petite Futée, elle a déjoué les attaques et s’est forgé un mental d’acier…Je n’ai pas son talent à la Furie Futée pour conter ses exploits devant un public médusé, il vous faut donc, absolument l’écouter, parce qu’elle y met des mots sauvages et poétiques sur ces histoires urbaines, et c’est tellement fort que ça vient te frapper direct…Sept fois! Sept fois sous le plexus. Sept et encore sept fois plus. Crochet du droit, crochet du gauche, danses et rugissements, laissant son adversaire, chaos. Et nous, avec.

« N’aie pas peur de la douleur. »

Elle avait des racines, cette Furie, mais on les lui a arraché…Elle avait l’innocence, mais on le lui a subtilisé. Elle avait la peau noire, mais on lui a inculqué le blanc. Elle avait deux pays dans le cœur, mais on ne lui a laissé de la place, nulle part. Elle avait une famille mais on lui a éclatée aux quatre vents…Alors, il lui est resté, que de la colère…Des gants de boxe et la rue. Parce que dans ce monde qui ne va pas bien, elle a voulu essayer de le changer. Trop furieuse de voir le racisme, la misogynie, l’injustice, la cruauté, elle a laissé la fureur la submerger…Et a réussi à la transformer…Mais une menace plane sur elle, car il est dit qu’elle serait la suivante…

Fais quelque chose, Alia. Oppose-toi à ça!

La Furie est devenue une femme combattante dans un monde d’hommes. Sans artifice avec la rage au ventre, elle a troqué ses atouts de féminité pour se faire respecter sur le ring et dans les rues. Elle avait des multiples possibilités, elle choisit le chemin le plus ardu. Parce que c’est une guerrière, Alya, une petite légende des temps ordinaires qui vous apparaîtra sans doute extraordinaire, une fois, que vous découvrirez, je l’espère, qui se cache derrière les contes de la Furie Futée qui vient de partout…

Vivre dans la séparation, dans les marges, sentir que tu ne correspond à rien, qu’ils n’ont pas besoin de toi…personne ne veut ça.

Ainsi se termine ma rencontre avec la Furie Futée et il n’y a pas de morale à en tirer. Il y avait du mal et il y avait du vrai, tout cela, dans une certaine ébullition d’émotions. C’était tellement dur parfois de lire la violence et ses effets. Il est à découvrir ce roman!

Remerciements:

Je tiens à remercier William et les éditions Le livre de poche pour leur confiance et l’envoi de ce livre.

Le monde entre vos mains

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En Féérie, il brille quelques poussières…

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