Il est à toi ce beau pays, Jennifer Richard.

Synopsis:

À qui est-il, ce beau pays ?
Aux Livingstone, Stanley, Brazza qui l’explorèrent et s’y perdirent – aux intrépides découvreurs des antipodes ?
Aux Léopold, Victoria ou Jules Ferry, chefs d’États aux appétits voraces – grands saigneurs, esclavagistes, pilleurs et fossoyeurs de tout un continent au nom de la « civilisation » ?
Aux descendants des Africains déportés aux États-Unis et devenus citoyens américains ? 
À tous, sans doute, sauf à Ota Benga, pygmée et bête de foire, arraché à sa forêt natale et emporté par-delà l’océan, là-bas où il n’est rien. Ce beau pays qu’on dépèce, entre deux siècles sanglants, c’est le sien, pourtant.
Ce roman le lui rend.

Ce que j’ai ressenti:

▪️Elle est à toi, cette sensation…

C’est l’un des livres qui m’a été le plus difficile de lire, parce que j’avais l’impression d’avoir sous mes yeux, une blessure à vif…Une blessure ouverte, purulente…La condition du peuple noir est alarmante, et c’est encore malheureusement d’actualité… Ils ont subi au cours des siècles et sur tous les continents, l’esclavage, la ségrégation, l’indifférence, la haine. Avec ce roman-fleuve, qui retrace 20 ans d’Histoire, on va ouvrir les portes de ce beau pays qu’est le Congo, pour savoir que même avec l’abolition de l’esclavage, leurs sorts et leurs considérations ne se sont pas améliorés pour autant…J’ai eu la sensation d’une hypocrisie écoeurante en découvrant ce que ces hommes blancs conquérants ont mis derrière le mot « civilisation », et c’était loin d’être agréable d’aller voir ça de si près…Des fois, il m’a fallu poser le livre, parce que c’était trop d’émotions, trop de souffrances et qu’on ne se remet jamais tout à fait de cette sensation qui vient te perforer le cœur…C’était hier, mais c’est tellement aujourd’hui aussi, ce fléau raciste. Je ne sais pas encore combien de temps, ce roman va me hanter. Longtemps…Indéfiniment, j’imagine…

On ne se remet pas de tant de souffrance. Si on n’y perd pas la vie, on y laisse son âme.

▪️Elle est à toi, cette admiration…

Jennifer Richard nous offre un roman magistral, aussi dense que remarquable. Entre aventure et histoire, légendes et réalité effroyable, on explore les terres africaines avec tout ce qu’elles recèlent de richesses, de folklore et de beautés pour un voyage absolument inoubliable. Pour autant, ce livre est aussi époustouflant que bouleversant…Parce que l’auteure nous raconte aussi toutes les horreurs possibles et inimaginables que l’Afrique a pu endurer pendant des années. La violence est omniprésente, les ravages considérables et l’ampleur des dégâts monstrueux. Plus je lisais, plus j’étais admirative de son style, de la puissance évocatrice, de sa perspicacité et son travail de recherche. Il est à toi ce beau pays, c’est une plongée immédiate et profonde dans la réalité de la colonisation du Congo, avec tout ce que ça comporte d’enjeux politiques, socials et économiques au détriment du peuple, de l’environnement et de ses valeurs.

La nuit camouflerait peut-être la misère.

▪️Il est à moi, ce coup au cœur…

C’est un conseil, c’est sans aucun doute une évidence pour moi, il faut lire ce livre. Je pensais faire un voyage paisible avec un titre aussi joli, mais non…Et pourtant je ne regrette aucune minute de ce temps que j’ai accordé à cette lecture…Il est fort en émotions, très fort même, j’ai cru ramasser les miettes de mon cœur parfois dans des passages mais effectivement, il est beau ce pays. Dépecé, magique, brûlé, envoûtant, saccagé, mais incontestablement beau à en faire venir les larmes jusqu’à mes yeux. Ce beau pays. Et Jennifer Richard lui rend toute sa splendeur en près de 800 pages.

Le danger, quand on vous aime trop, est de ne plus toucher terre.
Ma note Plaisir de Lecture 10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Pocket de leur confiance et l’envoi de ce livre.

La Religion, Tim Willocks.

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Synopsis:

 « La Religion « , c’est le nom que se donne l’ordre des Hospitaliers, mais c’est aussi la bannière sous laquelle se rallie parfois la folie des hommes. En 1565, claustrés sur leur petit archipel au sud de la Sicile, les chevaliers de Malte s’apprêtent à recevoir les furieux assauts de l’armée ottomane. À un contre cinq, les chrétiens tiennent le siège au prix de combats effroyables. Un déchaînement de violence dans lequel se trouve entraîné Mattias Tannhauser, un ancien janissaire qui a connu les deux camps. Pour les beaux yeux de la comtesse Carla La Penautier, le trafiquant d’armes et d’opium embarque pour l’enfer…

Ce que j’ai ressenti:

« Plonge dedans, disait l’obscurité. »

Alors j’ai plongé. J’ai plongé dans les enfers, rencontré quelques démons, et j’ai ressenti à l’intérieur les vents dispersants. Et quelle fabuleuse invitation! A se frotter ainsi, aux guerres de religions qui font rage au cours de l’Histoire, en plongeant justement dans ce thriller noir qui retrace un de ses plus sanglantes batailles, on en revient jusqu’à en avoir l’odeur nauséabonde dans les narines….Tim Willocks, décide de nous faire revivre l’enfer du siège de l’île de Malte en 1565, opposant l’élite des troupes ottomanes aux puissants chevaliers de l’ordre, dans ces moindres détails et il ne nous épargne rien de l’horreur du carnage. D’un côté comme de l’autre, les combattants sont déterminés, acharnés, convaincus jusqu’à la pointe de leurs épées du bien fondé de leurs actions…D’un côté, comme de l’autre, les souffrances seront atroces et les pertes considérables. D’un côté comme de l’autre, ils se battent au nom de dieu. Et, à la frontière de l’un comme de l’autre, un devshirmé, Mattias Tannhauser.

« Sache que tu es en enfer. Et que nous sommes ses démons. »

Et comme l’Histoire se vit aussi, dans les petites histoires, en suivant le parcours semé d’embûches de ce mystérieux héros Tannhauser, on aura notre comptant de passions, d’amours, d’intrigues, de trahisons, d’amitiés, de dangers, d’honneurs, de rébellions, de rédemptions…Tout ce qui fait l’énergie palpitante des bonnes histoires. Tout ce qui nous anime au creux de nos tripes. Impossible de lâcher ses pages, tellement le sort de ces personnages nous importent dans leurs cheminements personnels. Tous autant qu’ils sont, ils nous donnent à ressentir, une émotion différente de par leur sensibilité, en ce temps affreux de guerre impitoyable. Et puis, comme pour sublimer le tout, la beauté s’en vient en musique et en poésie…Et là, c’est comme un souffle de fraîcheur, entre deux respirations dysharmonieuses. Un instant précieux…

« Dans l’éternité, lui dit-il, il n’y a pas de chagrin. »

C’est fascinant, cette faculté de faire transparaître ainsi autant de sensations, autant de sentiments. Tout est démultiplié. On s’en prend plein les yeux, le nez, la bouche, le cœur, l’esprit…C’est tellement intense! Chaque scène est plus grandiose que la précédente, chaque phrase plus percutante que celle d’avant et mérite qu’on s’y arrête pour les relire. Et l’apprécier encore et encore. Méditer dessus, presque. Ce roman est grandiose. Démesurément, grandiose. J’ai déjà eu des coups de cœur, mais celui là, il dépasse tellement en profondeur et en force, que c’est presque difficile de trouver les mots…La plume est tantôt enflammée, poétique, sensuelle, percutante, charmeuse et bouleversante. Ce contexte historique est tellement imprégné de violences, d’urgences, et d’espérances…Tant de passions et de densité dans ce pavé noir, c’est absolument prodigieux. Une lecture sacrément magistrale.

« Dans des temps comme aujourd’hui voués à de si grands maux, lorsqu’on peut entendre et sentir partout les ailes de l’ange de la mort, de petits actes de gentillesses sont comme des joyaux du ciel, et tout autant pour celui qui les réalise que pour celui qui les reçoit (…). »

Ma note Plaisir de Lecture 10/10.

La Voix des Vagues, Jackie Copleton.

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Synopsis:

Lorsque par un froid matin d’hiver, un homme défiguré frappe à la porte d’Amaterasu Takahashi et lui annonce qu’il est son petit-fils, elle ne peut le croire…Tout le passé de la vieille dame pénètre à sa suite. Celui d’avant l’Amérique. Celui d’avant ce 9 août 1945, à Nagasaki où le feu du ciel lui prit sa fille, son petit-fils – cherchés sans répit dans le ruines, et jamais retrouvés.Quarante ans plus tard, l’inconnu au visage brûlé ravive les plaies qu’elle a tant voulu oublier. La culpabilité. Le mensonge. Les secrets. Qu’a-t-il à lui dire ? Qu’a-t-elle encore à lui offrir ?

Ce que j’ai ressenti:

À tous ceux qui liront cette lettre,

Tout d’abord, je dois vous dire que ce livre est une merveille. Un raz-de-marée aussi. Une découverte troublante et une beauté d’ailleurs. C’est l’histoire d’une famille brisée par un drame pulvérisant. Le monde a changé radicalement après « ça ». Jackie Copleton nous donne une vague de douceur en nous contant cette tragédie avec la puissance poétique de cette fiction.

Pikadon, c’est le terme qu’ils emploient pour parler de cette journée. Le jour où le cœur du Japon a explosé. Peu de mots permettent de décrire l’horreur de Nagasaki. Comment mettre des termes pour décrire une telle destruction? Tout ce qui n’a pas été anéanti, réduit en cendres, a fini en miettes. Les édifices, la nature, les peaux. La vie de milliers de gens en bing-bang.

Alors je vous dirai avec humilité, que le chagrin de ces survivants a quelque chose d’admirable. Il est fait de vœux, de donations, d’entraide et de résilience. Une inspiration en somme. Leurs arts comme leurs bontés sont des modèles à suivre…J’ai tellement aimé les définitions en japonais qui ouvrent les débuts de chapitres. C’est une invitation à mieux apprendre cette culture, et je lui trouve une musicalité exquise pour faire résonner la voix de ses vagues de mélancolie et d’amour.

Finalement, en écrivant cette lettre, je me rend compte que j’ai passé un doux moment, même si accompagné de beaucoup de tristesse, avec Amaterasu et sa famille. J’ai lu leurs mots, leurs confidences, leurs secrets inavoués, leurs doutes et leurs rêves…J’ai partagé un parapluie avec eux, le temps de 400 pages. Un rapprochement réconfortant au plus près de leurs intimités. Et même, si ce peuple est doté d’une grande pudeur, j’ai apprécié la force de leurs sentiments. L’amour est au centre de leurs vies. Même maladroit, même dissimulé, même monstrueux, il se lit comme une évidence au fond de leurs cœurs.

Je ne saurai que trop vous conseiller de découvrir à votre tour, cette perle littéraire…Féériquement vôtre, en toute sincérité,

Stelphique.

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Emmanuelle ainsi que les éditions Pocket de leur confiance et l’envoi de ce livre.

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Les femmes et le pouvoir. Un manifeste, Mary Beard.

Les Femmes et le pouvoir par Beard

Synopsis:

« Mère, retourne dans tes appartements, reprends tes travaux […] discourir est l’affaire des hommes. » Ainsi dans l’Odyssée d’Homère, Télémaque s’adresse-t-il à Pénélope. Révolte adolescente ou misogynie systémique ?
Pour mieux cerner la violence exercée sur les femmes afin de leur intimer le silence, Mary Beard puise dans l’histoire de Méduse, d’Elizabeth Ire ou d’Hillary Clinton. Elle revisite ainsi, avec humour, la question de l’égalité des sexes et explique pourquoi, depuis deux mille ans, l’on a des femmes qui s’expriment et revendiquent le pouvoir une image détestable.

Ce que j’ai ressenti:

▪️L’envie d’en savoir plus sur notre Histoire au féminin…

Dans le cadre des challenges qui fleurissent en ce mois de mars sur Instagram, avec #marsaufeminin et #femmesdelettresalhonneur , et par un heureux hasard, mon hashtag aussi #lireetcelebrerlesfemmes, j’ai pioché cette mini-lecture pour en savoir plus sur cette vague de féminisme, et sans doute être plus attentive à leurs voix, plus compréhensive face à leurs engagements. Mary Beard s’appuie sur des textes antiques, aiguille notre regard sur la peinture et ses plus grands chef-d’œuvres pour étayer son manifeste: Les femmes et le pouvoir, et on sent qu’elle a à cœur de défendre le droit des femmes. C’est un essai très intéressant qui pousse ma curiosité à en apprendre plus sur la place des femmes dans l’Histoire, et rien que ça, c’est déjà un bel objectif personnel pour les semaines à venir…

▪️Deux grandes lignes sur la scène…

Les deux grands points que Mary Beard abordent sont la voix publique des femmes et leurs pouvoirs. On voit bien que la voix des femmes est particulièrement difficile à faire entendre, et si jamais elles y arrivent, c’est très limité dans leur influence…- ou alors elles sont carrément poussées vers la sortie, comme notre chère Pénélope-. Il en est de même pour leur place dans la sphère politique et sociale tout au long de l’Histoire. Les hommes au cours des siècles, ont tellement empreint de leur autorité virile et leur sexisme ravageur tous les domaines, qu’il est encore aujourd’hui, quasi mission impossible pour les femmes de se sortir de ce silence imposé. Avec des références au travers de tous les arts, nous entrevoyons combien, les femmes, même les plus érudites, ont du mal à avoir accès au plaisir de discourir et celui de prendre des mesures nécessaires pour plus d’équité.

C’est un essai assez bref, dynamique et illustré. Mais c’est surtout un manifeste pour les femmes pour qu’elles aient le droit à la parole, comme tout un chacun. J’ai beaucoup aimé, c’était instructif et aussi révélateur du malaise qui se fait sentir en ce moment même dans notre actualité.

A découvrir et parlez-en!

Par définition, dans la plupart des circonstances, une femme parlant en public n’était pas une femme.

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Pocket de leur confiance et l’envoi de ce livre.

La Cité de Feu, Kate Mosse.

La Cité de feu


Synopsis:

Une course haletante au cœur des guerres de Religion : le grand retour de la reine du roman historique.
France, 1562. Les tensions entre catholiques et protestants s’exacerbent, le royaume se déchire. Le prince de Condé et le duc de Guise se livrent un combat sans merci. Les huguenots sont persécutés, les massacres se succèdent. À Carcassonne, Marguerite Joubert, la fille d’un libraire catholique, fait la connaissance de Piet, un protestant converti dont la vie est en danger. Alors que la violence commence à se déchaîner dans la région, le couple se retrouve bientôt au centre d’un vaste complot lié à une sainte relique. Leur quête va les mener vers une ancienne forteresse, où sommeille un secret enterré depuis des décennies.
Après Labyrinthe, vendu à plusieurs millions d’exemplaires, Kate Mosse nous propose une nouvelle fresque érudite et captivante. Elle y donne la parole à ces figures féminines trop souvent oubliées par l’histoire officielle. D’une efficacité redoutable, La Cité de feu confirme l’inimitable maestria narrative de son auteur.

Ce que j’ai ressenti:

Le nouveau Kate Mosse est là. Dans le feu et les flammes, son nouveau titre en lettres noires: La Cité de Feu.

Il était temps!

À l’intérieur, des rêves de pouvoir, d’amour et d’émancipation. Des temps pour haïr et tuer. Des temps pour aimer et embrasser. Des temps pour bâtir et embraser. Des temps pour nourrir et faire mourir tous les feux.

Des voix me disent que vous allez adorer ce petit pavé de 600 pages!

Mais Dieu saura, lui. Il voit tout.

▪️Il y a un temps pour…Une belle joie!

Quand j’ai vu que Kate Mosse sortait un nouveau roman, vous ne pouvez pas savoir comme j’étais joie! Je suis passionnée par l’histoire des religions et pouvoir lire un thriller historique de sa plume, c’est un plaisir que je voulais vraiment apprécier à sa juste valeur. Alors j’ai pris le temps, beaucoup de temps même, pour me plonger dans une nouvelle aventure dans les rues de Carcassonne et Toulouse. Et quelle lecture! Dense, captivante et surtout, brûlante! Repartir comme ça dans un passé sulfureux et ressentir les feux de cette période tourmentée par des affrontements entre catholiques et protestants, c’est toucher de près, le carnage des guerres de religions qui sévissent dans le Sud de la France en 1562. Les scènes sont grandioses, le souci du détail très minutieux, bref, c’est un grand roman, et ce n’est que le début d’une prometteuse trilogie! Il était vraiment temps qu’elle nous revienne Kate Mosse!

Comme il est facile d’arrêter le battement d’un cœur.

▪️Il y a un temps pour…une grande histoire.

S’il est vrai qu’elle a un talent fou pour raviver les feux de l’Histoire, Kate Mosse sait aussi nous conter mille et une histoires avec des personnages auxquels on se lie passionnément. Que ce soit du côté des « gentils » ou des « méchants », ils sont tous agréables à suivre dans leurs cheminements personnels. D’ailleurs, j’ai tout autant adoré Minou que Blanche, alors qu’elles s’opposent dans ce conflit d’intérêts…Mais elles ont chacune à leur manière, une lumière qui les caractérise. Tous, autant qu’ils sont, vivent au plus près de leurs espoirs, leurs amours, leurs vengeances…On est dans un temps de révolte, et elles sont nombreuses à gronder dans les rues…Kate Mosse explore avec subtilité, les passions du cœur et de l’esprit et c’est qui fait de ce roman, un moment de lecture grandiose. De plus, j’ai vraiment adoré le vent de fraîcheur de féminisme qui souffle entre tous ses feux d’intolérances.

Lorsque l’amour tourne à la haine, c’est la plus puissante et la plus violente des émotions.

▪️Il y a un temps pour…Vous dire…

Qu’il serait bien temps que vous alliez frôler les feux du passé, que vous alliez mieux découvrir les secrets de ces villes qui se sont enflammées sous des brasiers de haine. Qu’il serait plus que temps que vous vous risquiez à lire un livre d’une puissance narrative bouleversante. Il serait temps pour vous de regarder au fin fond de leurs yeux, les drames de l’inquisition et les ravages d’une guerre religieuse. Kate Mosse a réussi avec brio, à me captiver pendant ces 600 pages flamboyantes, et je vous passe maintenant le feu, pour que vous le passiez à votre tour! Tant de passions, ça se partage, alors je vous invite au cœur des pages de La Cité de Feu…Une lecture exceptionnelle. Amen.

Je ne laisserai pas fleurir l’hérésie.

Ma note Plaisir de Lecture 9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Muriel ainsi que les éditions Sonatine pour leur confiance et l’envoi de ce livre.

La boîte de Pandore, Bernard Werber.

La boîte de Pandore par Werber


Synopsis:

Alors qu’il assiste à un spectacle d’hypnose, un homme est choisi dans l’assistance pour participer au numéro final. Dubitatif mais intrigué, René se plie au jeu et se retrouve soudain plongé dans une vie antérieure. Ce n’est que la première…
Au fil de ses découvertes, il comprend que ce qu’il a vécu dans ses vies précédentes peut influer sur sa vie présente. Professeur d’histoire, un nouveau défi passionnant se pose à lui : peut-il changer le cours de l’histoire, le réécrire et modifier ainsi la mémoire collective ?
De Paris à l’Égypte, en passant par l’Atlantide, un roman drôle et audacieux sur les mécanismes de la mémoire – individuelle ou générale – et le sens de l’histoire.


Ce que j’ai ressenti:

▪️10….9…8…

Fermez les yeux. Détendez-vous. Respirez profondément. L’hypnose peut commencer…

Bernard Werber va vous mener devant la porte de votre mémoire profonde, pour un voyage dans vos vies antérieures. Avec La boîte de Pandore, il explore les secrets de l’Histoire et les voies mystérieuses de l’hypnose. J’ai été de suite happée dans cette histoire, partante pour une aventure hors norme et je ne regrette pas cette virée! Quelle imagination! D’un point de départ simple où René est choisi bon gré mal gré dans le public dans un spectacle, Bernard Weber nous emmène à une exploration grandiose de notre culture universelle. C’est ambitieux mais il relève le défi en nous embarquant dans cette histoire palpitante! Et si notre richesse était finalement en nous, cachée dans nos talents enfouis, dissimulée dans nos inconscients? Alors êtes-vous prêts pour une régression? Sensations garantis et plus si affinités…

« Il y a trois visions de toutes les histoires: la mienne, la tienne et la vérité. »

▪️7…6…5…

Descendez les marches. Ouvrez la porte de votre inconscient. Derrière cette porte, se trouve un couloir avec d’autres portes. Faites un vœu.

Quelle traversée fantastique! Que l’on soit dans les eaux du Déluge, sur les plages de l’Atlandide, dans les souterrains de la Grande Guerre, au fin fond d’une grotte oubliée, sur les sables chauds de L’Egypte, on VOYAGE pour notre plus grand plaisir dans des émotions intenses. C’était passionnément dépaysant et démesurément euphorisant. L’imaginaire est extraordinaire et ça, Bernard Weber l’a bien compris! Il nous crée des illusions pétillantes et des panoramas vivifiants pour réveiller nos mémoires. Et ça vaut le détour! J’ai adoré découvrir la civilisation atlante et marcher sur des lignes du temps oubliées. Et si nous réinventions nos modes de vies, peut-être que nos histoires prendraient d’autres formes, loin des peurs et des paysages défigurés…Le temps de cette lecture, en tout cas, on pourrait presque le croire…

« Depuis ce jour, ainsi que l’enseigne le mythe de la boîte de Pandore, les hommes souffrent et n’ont comme seul réconfort que l’espérance. »

▪️4…3…2…1.

La porte s’éclaire. Il est temps d’aller vous plonger dans cette lecture!

Je vous souhaite une belle découverte, soit de cette expérience d’hypnose, soit de l’univers passionnant de cet auteur! J’ai aimé qu’il m’emmène plus loin qu’une simple histoire, qu’il donne quelques clefs pour réfléchir autrement nos certitudes, qu’il bouscule nos convictions et qu’il nous illumine avec son savoir. Pour une première avec cet auteur, j’ai été très agréablement surprise! J’ai ouvert toutes les portes, les boites, les vies, les émotions tout en-dedans, et j’en ressors avec une tonne d’espoir et du sel encore dans les cheveux, en vous disant de vous jeter dans ses pages! Un livre vraiment intéressant qui m’a bluffé dans ces chemins loin des sentiers battus…Il y a là, 112 raisons de vous laisser séduire par une expérience de lecture sensationnelle et une fée qui ferme les yeux, respire amplement et s’essaye à l’auto-hypnose…

« J’irai chercher mon destin. Trouver ma vraie route. Changer ce qui doit être changé. Exprimer qui je suis vraiment par-delà le regard et le jugement des autres. »

Ma note Plaisir de Lecture 9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement William ainsi que les éditions Le Livre de Poche de leur confiance et l’envoi de ce livre.

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1793, Niklas Natt och Dag

Couverture 1793


Synopsis:

1793. Le vent de la Révolution française souffle sur les monarchies du nord. Un an après la mort du roi Gustav III de Suède, la tension est palpable. Rumeurs de conspirations, paranoïa, le pays est en effervescence. C’est dans cette atmosphère irrespirable que Jean Michael Cardell, un vétéran de la guerre russo-suédoise, découvre dans un lac de Stockholm le corps mutilé d’un inconnu. L’enquête est confiée à Cecil Winge, un homme de loi tuberculeux. Celui-ci va bientôt devoir affronter le mal et la corruption qui règnent à tous les échelons de la société suédoise, pour mettre à jour une sombre et terrible réalité. Puissant, noir et fiévreux, 1793 évoque les univers de James Ellroy, de Tim Willocks et d’Umberto Eco. En tête des ventes dès sa sortie en Suède, célébré par une critique dithyrambique dans plus de trente pays, c’est un coup de maître. On n’a pas fini d’en entendre parler.


Ce que j’ai ressenti:

  • Une année de vents et de colères…

En quatre saisons, Niklas Natt och Dag rend avec grandeur, l’instabilité d’une année de violences en Suède. 1793. Ce thriller historique nous emmène dans une enquête sombre et tendue, au plus près, d’un monstre sanguinaire. 1793. Un climat de colère et de frustration bouillonne dans les rues de Stockholm…De l’automne avec un fantôme, à l’hiver avec des loups, le temps semble faire valser les furies, damner les papillons de nuits, piéger les lapins…Cecil Winge et Jean Michael Cardell, vont devoir apprendre à unir leurs forces et dissimuler leurs faiblesses pour mettre fin à cette vague de Mal dont souffre cette ville au bord du chaos et, qui ramène en son port, des ondes de colères révolutionnaires…1793 va marquer l’univers du polar! Il nous vient du Nord mais c’est une pépite brûlante, à aimer sans modération!

« Où irait le monde si même nous autres qui allons bientôt mourir ne nous serrions pas les coudes? »

  • Ivresse de rouge…

Ce qui rend ce thriller fascinant, c’est l’énergie palpitante de ces lignes. Sang versé. Sang perdu. Sang craché. Sang mêlé et liens du Sang viennent soulever toutes les fureurs de vie. L’auteur a une plume sensorielle qui donne des scènes d’actions absolument grandioses ou éprouvantes, presque vivante parfois! Ça pulse, ça saigne, mais qu’est-ce que c’est beau quand c’est écrit avec autant de passion. Cette lecture est hypnotisante. Cette atmosphère intrigante entre vie et mort, et le passage entre ses deux zones floues où les fantômes peuvent se faufiler, rend ce roman captivant! S’il vous reste un goût de fer en bouche, c’est que Niklas Natt och Dag a un don! Il m’a littéralement scotchée sur mon canapé, alors que j’ai vécu de l’intérieur, des violences et des tourments fiévreux…Ça vie, ça meurt, ça souffre: c’est tellement vibrant!

« Il ne devrait pas être enterré sans nom. C’est comme ça qu’on sème les revenants. »

  • Une rencontre fulgurante!

Maintenant, que je vous ai parlé du contexte historique et du travail de recherche que l’on sent monumental, ainsi que de cette plume fabuleuse et poétique d’un tout nouvel auteur qu’il faudra surveiller de très près, étant donné son talent incroyable , il me reste à vous dire, ô combien, ce duo de personnages est INOUBLIABLE et combien j’espère le revoir, un jour, dans un prochain roman (même si cela semble très peu probable). Entre Cecil Winge et sa maladie et Jean Michael Cardell et son infirmité, ce sont deux fortes têtes, épris de justice et dévoués à leurs victimes, que j’ai été ravie de rencontrer dans les couloirs du palais Indebetou. Ils ont su me toucher parce qu’ils ont toujours dans l’optique de ne pas laisser une victime mourir, sans nom ni sépulture convenable, aux dépens même de leurs problèmes de santé: ils se jettent à corps perdu dans cette enquête dangereuse, quitte à y laisser de leur personne. J’ai adoré leur intelligence, leur altruisme, leur bonté d’âme.

Ce livre, c’est une bombe! Tout y maîtrisé, de l’émotion aux rebondissements. La juste dose entre récit historique passionnant et thriller efficace. Petite et grande histoire se mêlent pour donner un moment de lecture exceptionnel. Gros Coup de Coeur!

« Haut les cœurs, que diable! »

Post-scriptum: Ce livre aura forcément, une saveur particulière, parce que j’ai pu rencontrer cet auteur, pendant ma lecture! Je l’ai fait dédicacer au festival Quais du Polar, le 31/3! Une rencontre magique, avec une touche de Love <3.

 

Ma note Plaisir de Lecture 10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Sonatine de leur confiance et l’envoi de ce livre.

 

Séance infernale, Jonathan Skariton

Couverture Séance infernale


Synopsis: 

Quelle est la teneur de Séance infernale, film mythique aujourd’hui perdu ? Et qu’est-il arrivé à son réalisateur, le Français Augustin Sekuler, mystérieusement disparu en 1890 lors d’un voyage en train entre la Bourgogne et Paris ? Le film est-il lié à une série de meurtres qui endeuillent la ville d’Édimbourg ?

Telles sont quelques-unes des questions auxquelles Alex Whitman, chercheur de reliques cinématographiques pour riches collectionneurs, tente de répondre, sans se douter des dangers auxquels il s’expose. De Los Angeles à Genève en passant par Paris, un puzzle diabolique se met en place, sur lequel apparaît peu à peu l’incroyable vérité qui se cache derrière ce film maudit.


Ce que j’ai ressenti:

  • Résultat de recherche d'images pour "clap cinema"Clap de début!

Et commencer dès le premier chapitre, à sentir l’euphorie d’une course contre la montre, une enquête bien spéciale dans le milieu très privé du cinéma, à la recherche d’un film perdu: Séance Infernale. Jonathan Skariton envoie déjà mille étincelles dans nos yeux, pour captiver toute notre attention! Ça a claqué: les avances d’argent sont tombées, le jeu de piste brûlant, et surtout l’enjeu clairement établi. Notre détective Alex Whitman DOIT trouver ce film, envers et contre tout, à n’importe quel risque, (puisque le prix n’est pas un problème… ). Mais a-t-il seulement existé ce film?!…Et nous, lecteurs, on sent qu’on tient sans doute là, un secret historique bien croustillant! Alors prenez vous, un petit paquet de pop-corn à portée de main, et partons dans les coulisses infernales des balbutiements d’une révolution visuelle…

« -aucun ne se rendait compte du trésor qui soupirait non loin d’eux.« 

  • Résultat de recherche d'images pour "clap cinema" Clap ouvert…

Loin de se contenter de mettre la lumière sur des secrets bien enfouis dans les pellicules poussiéreuses, Jonathan Skariton nous balance dans ses pages, une intrigue retorse dans une atmosphère de flou mystérieux. Deux histoires effroyables qui se jouent dans les temps, les instants oubliés, l’innocence perdue, les images subliminales… Une étrange ressenti de rien pouvoir saisir, de capter à peine un détail qu’il est déjà parti, alors forcément ce livre devient vite, une ritournelle obsédante….Tant de questions nous viennent au cours de cette lecture : Où est la vérité? Combien faudra-t-il enlever d’artifices pour la  voir dans toute sa nudité? Combien de feux vont prendre pour étouffer la brillante découverte? Qui est le vrai Prince?

« Tout ce temps passé à écumer l’endroit pour finalement ne pas en saisir la véritable essence. »

  • Résultat de recherche d'images pour "clap cinema"Clap fermé…

A voir ses milieux très fermés, où tous les coups sont permis, on se rend bien compte des dangers que Alex Whitman va essuyer…Il a été touché par la tragédie, et aucune blessure de ce genre ne guérit jamais, mais ici, le piège se referme sur ces plaies, et on sent que chaque attaque est un tourment de plus à son enfer personnel. Donc lancé sur des pistes occultes et autres travers opaques, il se peut qu’il réveille un ou deux démons (Convoitise, Cauchemar ou encore Pouvoir) dans son sillage…En principe, si les secrets sont bien cachés, c’est que des personnes se sont donnés beaucoup de mal pour les dissimuler, surtout dans la course aux brevets des inventions…Alors, aller remuer les cendres froides du passé, est carrément fou…Bravo Jonathan Skariton pour cette passionnante enquête au cœur des rouleaux d’images!

« Quand un homme se sent sur le point de mourir d’une mort absurde, il perd toute notion de bon sens. »

  • Résultat de recherche d'images pour "clap cinema"Clap de fin!

J’ai adoré! Jonathan Skariton nous donne un puissant thriller, où l’on devine un travail de recherche minutieux, et des heures de recensement pour coller au plus près de la réalité, et d’un véritable mystère. J’ai été captivée par cette lecture, et je noterais aussi que j’ai été agréablement surprise par l’originalité  des « effets » de mise en pages qui se sont glissés dans les lignes, notamment la partition.

En bref, allez le voir, partez le lire, collectionnez les petits secrets, et découvrez, peut être, le vrai pionnier du cinéma…

 

♫ la Tempête était là, qu’elle vienne, que vienne la Tempête, qu’elle arrive. Putain, qu’elle arrive maintenant. ♫

 

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Sonatine de leur confiance et pour l’envoi de ce livre!

 

 

 

Les fantômes de Manhattan, R.J. Ellory.

Couverture Les fantômes de Manhattan

Pourquoi je l’ai choisi:

Ce n’est plus un secret, si vous suivez le blog, chaque nouveau livre de l’auteur R.J.Ellory est un grand événement en Féerie. Cette année encore, l’euphorie était au rendez-vous, peut être plus encore, en découvrant le synopsis…

Synopsis:

Annie O’Neill, 31 ans, est une jeune fille discrète. Elle tient une petite librairie en plein cœur de Manhattan, fréquentée par quelques clients aussi solitaires et marginaux qu’elle. Son existence est bouleversée par la visite d’un nommé Forrester, qui se présente comme un très bon ami de ses parents, qu’elle n’a pratiquement pas connus. L’homme est venu lui remettre un manuscrit. Celui-ci raconte l’histoire d’un certain Haim Kruszwica, adopté par un soldat américain lors de la libération de Dachau, devenu ensuite une des grandes figures du banditisme new-yorkais. Quel rapport avec l’histoire intime d’Annie ? Et pourquoi le dénommé Forrester est-il si réticent à lui avouer la vérité ? Lorsqu’elle lui sera enfin dévoilée, celle-ci sera plus inattendue et incroyable que tout ce qu’elle a pu imaginer.

Les personnages:

Annie O’Neil est une libraire paisible, qui voit son quotidien prendre une certaine effervescence et faire resurgir des souvenirs oubliés et de nouvelles passions. Peut être parce que c’est une femme, qu’elle a une certaine sensibilité et une passion pour les livres, j’ai eu un bon feeling avec cette héroïne.

Jack Sullivan est un ami extraordinaire, du genre de ceux, qu’on adorerait avoir dans la vie réelle….L’amitié qu’il éprouve envers Annie est jolie, pleine de tendresse et complètement désintéressée.

J’ai beaucoup aimé aussi les personnages de Harry Rose et son acolyte Johnnie Redbird dans leur duo d’escrocs « dignes »…

Ce que j’ai ressenti:…Hantée de passions…

Je ne me lasserai jamais de lire une histoire, racontée par R.J.Ellory. Tout simplement parce qu’il a l’art et la manière  d’écrire avec une poésie lumineuse de sombres romans noirs. Je suis conquise à chaque fois, parce qu’il a une façon bien particulière de connecter son imagination aux interrogations contemporaines, de faire revivre l’Histoire dans ses tragédies, et de voir encore, toute la beauté du monde et la simplicité de la vie…Les Fantômes de Manhattan est le deuxième roman écrit par cet auteur, et je me fais une joie de voir tous ses romans qui resurgissent de l’ombre, pour que nous puissions nous délecter du plaisir d’être emporté dans ses intenses lectures. Dixième roman de mon auteur favori publié par ma maison d’éditions Chouchou , Sonatine éditions , c’est une coïncidence heureuse puisqu’elle fête ses 10 ans, cette année. Alors, ça se fête en fanfare avec d’aussi belles publications, et je leur souhaite encore un bon anniversaire et pleins d’aussi jolies pépites à leur catalogue, (déjà bien riche!)…

« Elle les accueillait, tous autant qu’ils étaient, parce qu’il lui restait encore assez d’idéalisme pour croire qu’un livre avait le pouvoir de changer une vie. » p16 

Dans Les fantômes de Manhattan, les livres sont là, hantant les lieux, les pages, les personnages…Et puis, il y a les personnages de fiction dans la fiction, dansant autour du feu de l’intrigue…Les livres, encore et toujours, un moyen de mieux comprendre sa vie, de mieux se comprendre, mieux comprendre le monde qui nous entoure…Forrester, cet inconnu mystérieux, en apportant une histoire inachevée et inédite, et sous l’impulsion d’un Club de Lecture, va complètement réorienter le destin de Annie…Il arrive avec des lettres, qui viennent s’échouer sur des plages désertes de souvenirs personnels de cette jeune femme et ce manuscrit qui pèsent plus lourd en conséquences que l’idée de quelques feuilles volantes un peu noircies d’encre : en voilà un très bon départ vers des tourbillons d’émotions…Le pouvoir des mots et des histoires, qui racontent des morceaux d’Histoire, des destins mêlés, des horreurs et des beautés. La lecture au coeur de tout, ou tous nos amours dans les lectures: Annie va le vivre très intensément, à la lumière de la passion….

« Les fantômes s’en sont allés, se dit-elle. Enfin-et peut-être pour toujours-, les fantômes s’en sont allés. »

Ce que j’admire le plus dans les livres de R.J Ellory, et c’est d’autant plus vrai avec ce nouveau livre, c’est sa capacité à relier. Relier les événements, relier le monde, relier les histoires, relier les gens. Dans ses écrits, il s’efforce toujours de connecter ses intrigues dans un contexte historique et ici, on traverse le passé de l’Europe et de l’Amérique, dans ses parts sombres de violence, mais on retrouve également, cette petite étincelle d’espoir qui tend vers l’Autre. Cette Annie orpheline et solitaire, va au cours de ce roman , se rendre compte qu’elle fait partie de ce monde, qu’elle est la somme d’un amour, qu’elle n’est pas qu’un électron lambda, qu’elle est ici et maintenant sur la planète, et qu’il lui faut vivre sa vie, et non pas se laisser porter entre solitude et dépression…Elle n’est pas fantôme, mais bien vivante! C’est inspirant, mais sous la plume de cet auteur, c’est juste renversant…

« La femme que je suis maintenant aspire à un autre genre de vie. »p350

Pour la force de cette histoire et l’ingéniosité de cette intrigue, parce que cet auteur a un talent fou, ce livre est un Coup de Coeur.

« Pourquoi fallait-il que la profondeur de l’amour ne se mesure qu’à l’aune du malheur de la perte? »

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Muriel et les éditions Sonatine pour l’envoi de ce livre! Ce fut un coup de coeur!

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Les derniers jours de l’émerveillement, Graham Moore.

 

Couverture Les derniers jours de l'émerveillement

Synopsis:

New York, 1888. Les lampadaires à gaz éclairent les rues de la ville, l’électricité en est à ses balbutiements. Celui qui parviendra à en contrôler la distribution sait déjà qu’il gagnera une fortune considérable et sa place dans l’histoire. Deux hommes s’affrontent pour emporter la mise : Thomas Edison et George Westinghouse. Tous les coups sont permis. Lorsqu’un jeune avocat, Paul Cravath, aidé par le légendaire Nikola Tesla, se mêle à ce combat homérique, il va bientôt se rendre compte qu’autour de lui toutes les apparences sont trompeuses et que chacun a des intentions cachées. À la façon d’Erik Larson, Graham Moore s’’est appuyé sur des documents historiques peu connus pour nous livrer un récit d’’une incroyable efficacité, qui se lit comme un thriller, tout en offrant une profondeur passionnante à ces personnages qui ont façonné notre modernité. Une formidable histoire où l’’on constatera que la réalité dépasse toujours la fiction.

Ce que j’ai ressenti:…Et la lumière fût…

  • Projecteur sur les personnages : un quatuor de personnalités et quatre façons d’appréhender l’Invention.

Tout d’abord, l’affront direct entre Edison VS Westinghouse. La guerre entre ses deux hommes, le grand Sorcier face au Géant du concept, est clairement établie, on se dispute le fameux sésame du brevet, et tous les coups sont permis.Viennent ensuite, un jeune et ambitieux avocat qui devra rentrer dans la danse et se faire un nom , et enfin, gravite autour le grand génie Nikola Tesla, inventeur à profusion, mais plutôt ingérable, question sociabilité. Chacun avec sa personnalité influence le monde moderne, et la course folle à l’électrique passion nous donne une aventure rayonnante! 4 hommes à suivre , à admirer, à soutenir. On s’attache tellement à leurs passions, chacun allant au bout de son rêve, qu’on comprend tous leurs sacrifices. J’ai eu une infime petite préférence pour Tesla, grâce à des pointes d’humour, et sa douce façon de concevoir la recherche, mais cette affection ne se joue à pas grand chose tellement, Graham Moore a su recréer ses incroyables personnalités disparues, et nous en faire un quatuor de personnages attachants.

La fiction est l’outil rassurant qui nous permet de rendre compréhensible le monde chaotique qui nous entoure.

  • Projecteur sur le roman: Dynamisme d’une fiction et réalité historique.

S’il y a un gros point fort à ressortir de ses pages, c’est l’énergie virevoltante! Dès le départ, le ton est donné, c’est une lutte féroce qui est engagée entre deux puissances, et on suit avec plaisir chaque branle bas de combat juridique, politique et humain qu’ils se livrent pour s’arracher l’ultime pouvoir sur l’électricité, et personne ne recule devant rien!  De la plus petite illumination, à la maîtrise des courants, chaque rencontre est une vive altercation qui fait des milliers d’étincelles. J’admire la tenue véridique des faits réels qui se mélange à la trame fictionnelle, l’auteur tient tellement à être au plus proche de la réalité qu’il nous fait une liste des détails techniques (à la fin du roman) qu’il a dû diluer pour tenir l’efficacité de cette incroyable fiction historique, et ça se joue à peu de choses…C’est presque magique, car non seulement on est happé dans ce procès de la folie des grandeurs, mais on en apprend beaucoup sur un évènement qui a bouleversé notre mode de vie significativement…C’était un intense moment de lecture!

Le pouvoir était un besoin si impérieux chez certains que rien, absolument rien, ne les empêcherait de le conquérir. Dans ses circonstances, la victoire n’était pas une question de volonté, mais de temps.

Si le monde des affaires et la course à la modernité vous branche, je vous conseille vivement d’explorer les lignes à haute voltage et de pousser la curiosité vers Les derniers jours de l’émerveillement. La tension magnétique est palpable, et vous risquerez de ne plus fermer l’œil de la nuit, tellement cette puissance est lumineuse. Votre folle envie de rêve risque de se réveiller à la lueur de ses concepteurs flamboyants…

« L’anticipation est une forme remarquable de réalité: à partir du moment où l’on croit en une chose, elle devient réelle. » Bill Gates

Petit plus: A chaque début de chapitre, on retrouve des citations des hommes les plus influents de notre monde moderne. Juste des petites perles!

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Les éditions Cherche Midi Editeur pour l’envoi de ce livre! Ce fût une lecture lumineuse!

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En Féérie, il brille quelques poussières…

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