Histoire d’une LC…Chapitre Final : Toxique, Niko Tackian.

Couverture Toxique

Pourquoi je l’ai choisi:

On s’était mis d’accord avec Gé qu’on devait lire un autre titre de Niko Takian étant donné notre bon ressenti suite à Quelque part avant l’enfer, son nouveau livre s’annonçant pour l’année 2017, on a foncé vers cette rougeoyante lecture…Je la remercie encore de ce génialissime cadeau d’anniversaire, et de tous les échanges qui sont venus avec!!!!

C’est une Lecture Commune, qu’on a voulu Spéciale et on s’est fait plaisir à lire et partager autrement avec ces petits articles…

Histoire d’une LC …

Histoire d’une LC…II.

Histoire d’une LC…III.

Nous vous livrons donc le Chapitre Final, maintenant!

Et celui de ma Magicienne par ici!!!!

Synopsis:

Ils aiment entrer dans votre vie, certains aiment exercer leur pouvoir sur vous, Certains aiment vous séduire pour vous détruire. Ce sont les toxiques. Janvier 2016. La directrice d’une école maternelle de la banlieue parisienne est retrouvée morte dans son bureau. Dans ce Paris meurtri par les attentats de l’hiver, le sujet des écoles est très sensible. La Crime dépêche le commandant Tomar Khan, chef de groupe de la section 3, surnommé le Pitbull et connu pour être pointilleux sur les violences faites aux femmes. À première vue, l’affaire est simple, « sera bouclée en 24 h », a dit un des premiers enquêteurs, mais les nombreux démons qui hantent Tomar ont au moins un avantage : il a développé un instinct imparable pour déceler une histoire beaucoup plus compliquée qu’il y paraît.

Ce que j’ai ressenti:

Niko Tackian tient toujours le fil rouge de l’onirique et des paraboles métaphoriques dans ce polar. Je trouve cela fascinant: ce minotaure avec ce labyrinthe…Mais il a aussi la capacité d’édulcorer son récit, de réel…Nous avons donc une histoire teintée du sang des attentats de Paris comme fond de décor, et bien sûr, le fameux Quai des orfèvres comme légendaire lieu de la résolution d’enquêtes difficiles…Toujours ce jeu de réalité et d’imaginaire en filagramme, à qui regarde bien…

« Que faire lorsque ce parasite qui vous étouffe fait partie de votre chair? Faut-il se mutiler pour vivre libre dans la souffrance ou accepter son sort et se résigner à mourir en esclave? »

Ses personnages sont torturés, abimés par leurs lourds passés… Leurs regards sont empreints du fond des abimes et, imperceptiblement, ils se reconnaissent entre eux…Que ce soit le flic intoxiqué par son histoire ou la Toxique qui joue de ses manipulations perverses, ce duo se risque sur des pentes qui les rongent aussi surement que de l’acide, et il devient pour nous, lecteurs, impensable de lâcher ce page-turner, de peur que les pages se désagrègent sous nos yeux…

L’empoisonnement de ses pages, tient à cet aspect presque psychologique, de tenir en haleine, tous ses êtres imparfaits…Nous avons dans ce roman la violence brute, mais également celle plus insidieuse qui se glisse entre les failles… Ce qui de prime abord, n’aurait été qu’une enquête de routine, se révèle une course poursuite contre l’invisible menace, un double effet qui va révéler au grand jour, l’état d’esprit d’une sociopathe…

« Faut se marrer, sinon la vie est trop grave. »

Ma note Plaisir de Lecture  8/10

La fin de l’histoire, Luis Sepulveda.

Couverture La fin de l'histoire

Pourquoi je l’ai choisi:

C’était une totale surprise qui était dans ma boite aux lettres…Merveilleuse surprise: Un auteur et une maison d’éditions que je voulais tenter depuis un moment…Merci infiniment à Alina Gurdiel pour sa confiance et l’envoi de ce livre…

Synopsis:

Juan Belmonte a mené toutes les batailles de la fin du xxe siècle sur le continent sud-américain, d’abord aux côtés d’Allende, puis des sandinistes au Nicaragua. Depuis des années il a déposé les armes et vit en Patagonie près de la mer avec sa compagne, Verónica, qui ne s’est pas encore complètement relevée des tortures qu’elle a subies sous la dictature de Pinochet.Mais son passé le rattrape, et les services secrets russes qui connaissent ses talents d’agent clandestin et de sniper vont le forcer à leur prêter main forte.À l’autre bout du monde, un groupe de cosaques nostalgiques a décidé de libérer le descendant du dernier ataman, Miguel Krassnoff. Fils des cosaques russes qui ont participé à la Deuxième Guerre mondiale dans les régiments ss, Krassnoff est devenu général de l’armée de Pinochet, avant d’être emprisonné à Santiago pour sa participation à la répression et à la torture pendant la dictature militaire.Et Belmonte a de bons motifs de haïr “le cosaque”, des motifs très personnels.

Ce que j’ai ressenti:…Une fin d’histoire sous haute tension…

Avec ce livre , je découvre un auteur avec une plume magnifique, qui nous raconte toute la noirceur du monde. Ce polar, on ne peut plus sombre, nous transporte d’une contrée à une autre, dans les plus grands conflits du XXe siècle. Les pires horreurs sont commises pendant les guerres, de génocides en tortures, tout est prétexte à la violence inouïe,  et c’est sur ce fond d’Histoire, que Luis Sepulveda nous livre La fin de l’histoire. Avec talent, il intègre la fiction dans ce lourd passé qui oppose le Chili à la Russie, et nous livre dans ce court roman, une puissance d’écriture et un tour d’horizon sanglant, dans une ultime mission d’espionnage palpitante.

« La littérature raconte ce que l’histoire officielle dissimule. »

Juan Belmonte, est un guérillero, plus qu’un torero, mais il est retranché maintenant en Patagonie, essayant de réparer les blessures indéfectibles de sa bien aimée…Mais quand on est maître dans son domaine, et que votre ombre vous poursuit, fatalement, les vautours se rappellent à votre souvenir, et il est obligé de rempiler pour une dernière mission…C’est un personnage  fort, auquel on se lie, malgré son passé sombre… Il a cette petite lumière, ce brin d’humanité qui nous fait trembler à ses côtés, même s’il a le coup sûr du sniper aguerri…

« Quelles que soient les routes que l’on prend, l’ombre de ce que nous avons été nous poursuit avec la ténacité d’une malédiction. « 

Je pense que si cette lecture a été aussi percutante, c’est que l’on sent entre les lignes, un certain vécu, une déchirure à parler de ce climat chilien irrespirable, à subir la tyrannie et la folie de certains hommes enivrés de pouvoir. Krassnof, c’est l’ombre noire aux mains rougies de tout ce sang versé, et Luis Sepulveda, attire notre regard dans cette lunette de sniper, pour dénoncer les agissements d’un dictateur sans scrupule. Il se fait un devoir de mettre en lumière l’horrible réalité historique, avec un humour noir et une ritournelle poétique, et cette lecture devient de ce fait, une étonnante plongée dans les services secrets russes et un polar noir captivant.

-La vérité, c’est qu’on va se faire un petit plaisir que l’Histoire semblait nous avoir refusé pour toujours, tovaritch. On va écrire la fin de l’histoire.

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 9/10

Les infâmes, Jax Miller (LC avec Cannibal Lecteur ).

Pourquoi je l’ai choisi:

Ce livre nous tentait depuis sa sortie avec ma chère binôme, mais faute de temps, et toujours plus de tentations livresques chaque jour passant, on ne lui a pas trouvé une place avant, dans notre planning….Réparation faite…;)

Synopsis:

Freedom Oliver, alcoolique et suicidaire, a passé dix-huit ans à se cacher dans une petite ville de l’Oregon, sous protection du FBI. Hantée par son passé douloureux et la mort brutale de son mari, elle souffre d’avoir abandonné ses deux enfants pour échapper à la vengeance de son beau-frère. En apprenant la disparition de sa fille Rebekah, élevée par un pasteur aux croyances radicales, elle part avec l’énergie du désespoir pour le Kentucky. Après tant d’années à se cacher, quitter l’anonymat c’est laisser à son bourreau l’occasion de la retrouver. Et de se venger.

Entre les paumés magnifiques, les flics indélicats, les dégénérés de sa belle-famille et de dangereux fanatiques religieux, son périple tourne à l’odyssée.

Ce que j’ai ressenti:…Une fureur contagieuse…

Freedom… Sentez un peu ce brin de liberté dans votre face…Ah, mais vous allez me dire qu’il y a un certain relent de vapeur nauséabonde, et je vous répondrai « mais à quoi tu t’attendais avec un titre pareil??!!!!Exit la féérie, bienvenue au Kentucky! Une plongée spectaculaire dans les bas-fond de la nature humaine, et prends toi un bon verre pour accompagner le tout, c’est un sacré rodéo d’émotions fortes qui t’attend en ouvrant ses pages….

-Est-ce qu’il y a encore des gens normaux?

Les infâmes : mais que de promesses tenues avec ce titre évocateur…Ils ont tous un grain, sont tous difficilement appréciables et forcement tous un peu bourrés, voire sacrement barrés….Pas vraiment une ballade calme en ces lieux perdus de l’Oregon, ni de rencontres charmantes sont au programme…Infamies, affamés, fin fanatique, forme fatale de folie : un bien sombre panorama de l’Amérique profonde…Jax Miller nous fait un tour d’horizon sociétal américain avec une certaine fureur, un grand talent,  et une belle dose d’humour noir, et on comprend ce titre gagné pour ce premier roman dynamique et déjanté!

« – Je bois pas d’eau . Les poissons baisent dedans. »

S’il est évident qu’on ne se prend pas beaucoup d’affection de prime abord avec cette dame (cf, le prologue bien frappé ), avec le temps, j’ai été souvent fan de ses répliques, et je me suis attachée à ce bout de femme, qui décide d’avancer coûte que coûte, au mépris des lois, du danger, ou de la raison…L’auteure ne prend pas le parti de créer une simple intrigue policière avec un enquêteur plus ou moins lisse, non, elle envoie une mère folle furieuse, complètement désaxée, et avec cet instinct presque animal de protéger sa progéniture  dans un road-trip qui vous retourne à peu près chaque particule de votre corps et de votre esprit! Et avec sa détermination, on la suit dans ses dangereuses péripéties, sur sa moto, bravant même l’univers pour retrouver sa fille, et même si le voyage est une horreur de tension et d’angoisse pour Freedom, nous, pauvres lecteurs, on se laisse prendre par ce roman d’une noirceur infamante, avec cette plume impertinente…Un régal à lire!!!

 « Tout ce que je sais, c’est qu’il faut que je reste en mouvement; que je bouge. Sinon, je sauterai. Je m’écraserai. Je mourrai. » 

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 9/10

infames-les-jax-millerTitre : Les infâmes

Auteur : Jax Miller
Édition : Ombres Noires (2015)

Résumé :
Freedom Oliver, alcoolique et suicidaire, a passé dix-huit ans à se cacher dans une petite ville de l’Oregon, sous protection du FBI. Hantée par son passé douloureux et la mort brutale de son mari, elle souffre d’avoir abandonné ses deux enfants pour échapper à la vengeance de son beau-frère.

En apprenant la disparition de sa fille Rebekah, élevée par un pasteur aux croyances radicales, elle part avec l’énergie du désespoir pour le Kentucky. Après tant d’années à se cacher, quitter l’anonymat c’est laisser à son bourreau l’occasion de la retrouver. Et de se venger.

SKULL - Game OverCritique de Cannibal Lecteur :
Quand noir c’est noir et qu’il te reste même plus l’espoir, moi j’ai du mal à croire au gris de l’ennui…

Ami lecteur, si tu veux du bonheur, n’ouvre pas ce roman, il est rempli de noir, de désespoir, de violence et d’alcool pour aider à oublier le gris de la vie, de vies de merde et tout ce qui fait que la vie est vraiment pourrie pour certains.

Freedom Olivier à décroché le gros lot à la loterie merdique de la vie : de jeune fille bien qui a terminé ses études major de sa promotion, là voilà serveuse dans un bouge infâme pour motards roulant les mécaniques et éclusant l’alcool comme d’autres boivent de la flotte.

Freddom, tu t’en doutes, ce n’est pas son vrai nom. Le programme de protection des témoins lui a changé et elle a choisi celui-là, tu sauras plus tard pourquoi. Mais quand je te dis que sa vie est pourrie de misère, d’envie de suicide et d’alcool, je suis encore gentille. Sa vie est une horreur depuis de nombreuses années.

D’entrée de jeu, Freedom frappe fort puisqu’elle se présente et qu’elle t’envoie dans les gencives un uppercut maousse kosto « J’ai tué ma fille ».

Comment tu veux arriver à apprécier un personnage principal qui te balance ça dans les incisives ? Et bien, en vérité je te le dis, Freedom Oliver, tu vas l’apprécier, même dans ses délires de femme bourrée, même dans son côté borderline, dans tout, tu vas apprécier cette bonne femme qui a été brisée par la vie, mais surtout, par des êtres humains et des mauvais choix.

Après, pour elle, tout est parti en couille.

De toute façon, quand tu vois les personnages qui hantent ces pages, tu te dis que Freedom Oliver, c’est un ange, un agneau, comparée à certains, dont ses beaux-frères qui  n’ont de beaux et de frères que le nom. Quant à la mère de ces bâtards, l’espèce de grosse truie de 300 kg, on se surprend à avoir envie qu’elle s’étrangle avec son cubi de vin.

Que du sombre dans ces pages, que du désespoir, des vies de merde, et pourtant, dans le fond de ce putain de tunnel sans fin, tout au bout, brille une loupiote : l’espoir qui a réussi à se faufiler dans toute cette noircitude (néologisme offert en cadeau).

Un roman noir, très noir, où trainent en effet des paumés magnifiques, des flics indélicats et véreux, des dégénérés de mecs et, pire que tout ça, un dangereux fanatique religieux qui a tourné les Écritures dans son sens… À se demander si le plus pire ce n’est pas Virgil Paul, le prédicateur qui dit que Dieu lui parle.

Freedom va devoir accomplir un putain de dangereux périple pour retrouver ses enfants qui sont adultes… Ses enfants qu’elle a dû abandonner. Une véritable odyssée sans véritables héros pour l’aider..

Et toi, pauvre lecteur, tu la suivras dans son périple fou, dans son odyssée flamboyante, dans sa quête, dans son envie de rédemption, dans sa rage de mère qui ne veut que la vengeance.

Tu la suivras dans ses combats, tu prieras pour qu’elle y arrive, tu remercieras l’auteur d’avoir pensé à lui envoyer des gens pour l’aider dans sa tâche et à la fin, tu poseras le livre, secoué, laminé, mais avec cette lueur d’espoir qui brillera aux fonds de tes yeux.

Étoile 4

 

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Chance, Kem Nunn

Couverture Chance

Sait-on jamais où commence la folie?

Pourquoi je l’ai choisi:

J’ai craqué rien que pour la couverture!!!!Elle attire l’œil, et ce titre me semblait très prometteur pour commencer l’année….Un peu de Chance en 2017, ça ne peut pas faire de mal….

Synopsis:

À San Francisco, la vie bien ordonnée du docteur Eldon Chance est en train de partir à vau-l’eau. À bientôt cinquante ans, le brillant neuropsychiatre récemment divorcé commence à trouver son quotidien ennuyeux. Ce vide est bientôt comblé par la soudaine fascination qu’il éprouve pour une de ses patientes, la très séduisante mais très instable Jaclyn Blackstone. Hélas pour lui, le mari de celle-ci, un flic corrompu et dangereux de la brigade criminelle, est d’une jalousie féroce et personne ne souhaite l’avoir pour ennemi. Peu à peu, l’obsession que Chance nourrit pour Jaclyn va l’entraîner dans une histoire autrement plus sombre et complexe que ce qu’il avait imaginé…

Hommage à Sueurs froides d’Alfred Hitchcock, le nouveau thriller de Kem Nunn pousse le suspense à son paroxysme. On retrouve avec bonheur son style fait d’humour et de lyrisme, ainsi que son exceptionnelle acuité psychologique dans un récit dérangeant et obsédant.

Ce que j’ai ressenti:…Une folle coïncidence, une Chance de thriller!

CHANCE:II. Tour favorable ou défavorable, mais de soi imprévisible et livré au hasard que peut prendre ou que prend effectivement une situation ou un événement; issue heureuse ou malheureuse d’une situation donnée.

Si le Vendredi 13 est un jour à jouer au loto, ça serait bien aussi de passer en librairie , histoire d’avoir quand même la Chance de lire un bon thriller, faute de gagner des millions….

Voyons un peu ce que la donne nous a distribué:

  • Un psychiatre malchanceux dans sa vie personnelle.
  • Une trop mystérieuse jeune femme attirante mais dérangée.
  • Un flic corrompu et jaloux.

Un tiercé donc improbable et scabreux, mais réjouissant pour nous, lecteurs, qui nous délecterons de voir comment une folle aventure devient une véritable histoire de fous…Jetez un D sur le plateau, et vous aurez évidemment, le grain de sable qui enraye les perspectives et les plans de chacun, qu’il se faisait de sa propre vie et rend la partie d’autant plus palpitante et aléatoire…

On finit tous par mourir. Ce qui compte, c’est ce qu’on fait du temps qu’il nous reste.

Non, je n’ai pas un souci d’orthographe, D est un personnage qui reconditionne les lignes de vies, et c’est sûrement mon personnage préféré de ce roman noir! Sa puissance, son aura, son côté décalé, il a tout pour attirer notre regard, même s’il reste enfermé au fond d’une boutique…Jaclyn aussi, est un personnage qui attire tous les regards, enfin surtout les masculins: une femme aux multiples facettes qui sait se servir de tous ses atouts pour attirer les mâles de son entourage…Et bien sûr, le combat de coq entre Eldon et Raymond qui se dispute toute l’attention de Madame, au prix fort, et ne reculant devant rien, surtout pas les lois, pour arriver à acculer son adversaire….De biens jolies cartes en main pour tout amateur de suspense!!!!

Il y a deux catégories de douleurs dans la vie. La douleur de la discipline et la douleur du remords.

Si comme au bingo, il faut tirer le bon numéro, attirez vous donc un brin de Chance, et choisissez celui ci! Laissez vous , vous entraîner dans une folle partie d’adrénaline où les sueurs et l’angoisse vous accompagneront dans ses pages. Pour remporter la mise, il vous faudra emprunter des sentiers dérangés, vous cacher dans des coins sombres, marcher sur les fils instables de l’esprit, et subir tous les jeux de violence, et peut être même se faire mettre au tapis…Vous avez de la Chance, l’année commence fort en thriller obsessionnel et obsédant, et ce livre rougeoyant a toutes les chances de vous plaire si vous aimez les romans noirs psychologiques! Une très bonne pioche, alors n’hésitez pas à mettre la main dessus!

Parfois, l’essentiel est de croire en quelque chose. C’est le conseil de base qu’on donne aux malades en phase terminale.

 

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 8/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les éditions Sonatine pour l’envoi de ce livre! Merci de m’avoir donné un peu de Chance en ce début d’année! Ce fut une lecture palpitante!

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Mr Mercedes, Stephen King.

Couverture Mr Mercedes

Pourquoi je l’ai choisi:

J’ai gagné ce livre via un concours sur Instagram, et d’ailleurs je remercie chaleureusement les éditions Livre de Poche Imaginaire pour cet envoi et l’idée originale de leur concours! Je me suis éclatée de mettre en scène un Stephen King pour le thème Halloween en Poche.

Synopsis:

Midwest 2009. Un salon de l’emploi. Dans l’aube glacée, des centaines de chômeurs en quête d’un job font la queue. Soudain, une Mercedes rugissante fonce sur la foule, laissant dans son sillage huit morts et quinze blessés. Le chauffard, lui, s’est évanoui dans la brume avec sa voiture, sans laisser de traces. Un an plus tard. Bill Hodges, un flic à la retraite, reste obsédé par le massacre. Une lettre du tueur à la Mercedes va le sortir de la dépression et de l’ennui qui le guettent, le précipitant dans un redoutable jeu du chat et de la souris.

Ce que j’ai ressenti:…Une course folle, en polar…

Mr Mercedes, c’est foncer à 100 km à l’heure dans un thriller énergique, rouler sur des charbons ardents de peurs délirantes, faire des dérapés sifflants sur la route des préjugés de société, et rentrer de manière fracassante sur la monotonie de votre vie…Serrez-vous bien au virage, car cet opus est le top départ d’une saga contemporaine qui va sans doute déménager, et va vous en faire voir de toutes les couleurs, dont un rouge poisseux difficile à enlever de vos esprits….

Les jeux de pistes vous emmènent  sur des jeux de mots, pistes psychotiques et toujours dans une ambiance que seul le grand King sait créer! Une voiture folle, un duel bancal, mais une belle détermination de chacun, pour atteindre leurs buts, voilà toute la recette de ce petit pavé de 600 pages, qui vous tient en haleine pendant toute la lecture…Ce jeu du chat et de la souris dans l’ombre, presque décalé du monde réel, sous un parapluie virtuel est un grand moment de plaisir à se faire bien au chaud, en cette période hivernale!

Ces deux hommes, qui n’ont plus rien à perdre, forment un duo qu’on adore suivre! Ce flic bedonnant et dépressif depuis sa retraite, et ce tueur fou en manque de reconnaissance vont se lancer dans une dernière tentative pour briller un tant soit peu…Mais si l’un a des intentions nobles, l’autre beaucoup moins, mais leur attitudes imparfaites prennent beaucoup de grâce à nos yeux… On aime la force de ces deux personnages mais les secondaires ne sont pas en reste: j’ai adoré l’humour de Jérôme, le côté décalé de Holly, la douceur de Janey…

Stephen King aime jouer avec nos peurs les plus profondes (c’est son plus grand talent!!!)  et je peux dire que tout le passage sur le concert est terriblement asphyxiant! Je n’ai plus d’ongles et j’ai fini l’année avec les cheveux hérissés… Encore une fois, cet auteur m’a conquise avec cette histoire noire, et j’ai hâte de lire le troisième volet de cette trilogie consacrée Off-Ret Hodges…

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 8/10

 

Le cycle clandestin, I , DOA.

Couverture Le cycle clandestin, I

Pourquoi je l’ai choisi:

Je tenais absolument à découvrir cet auteur, car je le vois beaucoup passer sur la blogosphère, et j’avais hâte de découvrir un autre style de policier.

Synopsis:

Ce volume contient : Citoyens clandestins – Le serpent aux mille coupures.

Une véritable petite saloperie chimique se balade dans la nature et il ne s’agit plus seulement de sauver des vies. L’État français ou certains de ses représentants sont prêts à tout pour éviter ce qui pourrait déclencher une hécatombe et un formidable scandale. La journaliste Amel Balhimer ou l’apprenti djihadiste Karim ne le savent pas encore mais leurs destins sont liés et pourraient devenir matière à gros titres. Ailleurs, un homme braque la lunette de son fusil high-tech sur la fenêtre d’une ferme. Démarre alors un effrayant compte à rebours… …Six heures après l’heure H, à Moissac, paisible bourgade viticole du Quercy, trois criminels sud-américains sont tués. Pour le lieutenant-colonel de gendarmerie Massé du Réaux, aucun doute, c’est le travail d’un professionnel. Règlement de comptes ou drame du hasard, le mauvais endroit au mauvais moment?

Les personnages:

C’est le seul bémol que je noterais: il y en a trop! J’ai eu du mal à fixer toute mon attention avec autant de personnages, autant de sigles et de spécificités à retenir. Quand je lis, j’ai besoin d’apprendre autant que de me détendre, du coup, ce trop-plein d’informations, et cette succession de paragraphes, m’a un peu dérangée… En fait, je pense qu’il fallait prendre des notes ou faire un organigramme pour mieux appréhender l’intrigue, mais je ne suis pas ce genre de lectrice, donc il y a forcément des éléments qui m’ont échappé….

Pour autant, chacun des personnages reste très intéressant à suivre, et je pense qu’ils sont tous nécessaires pour rendre cette intrigue aussi palpitante, mais cette forme là, de présentation, n’est pas la plus facile à appréhender.

Ce que j’ai ressenti:…Une plongée immersive dans un conflit complexe…

« La chance repasse rarement deux fois les plats. »

Malgré cette gène , dû aux multiples personnages que l’on suit dans leurs missions, j’ai adoré en apprendre plus sur un conflit actuel et brûlant qui se joue sur la planète. Au lendemain du 11 Septembre, et avec la peur des attentats possibles, cette fiction prend vite des airs de couperet étouffant. Elle sonne tellement juste , et comme, c’est encore une blessure ouverte, les petits rappels de cette actualité sont, du sel que l’on frotte dessus, mais ils sont à mon sens, indispensable pour mieux comprendre les enjeux de cette guerre de l’ombre…

« Parce qu’à ce moment là , il n’y a que la peur. Ou la folie. Furieuse, meurtrière, celle qui appelle la fin des choses , l’entropie. »

J’aime à découvrir de nouveaux styles de policier, et là, renter dans les méandres de la politique et des services secrets m’a vraiment bluffée. Toutes ses visions polyphoniques qui nous donnent un ensemble dense et prenant, devient un grand moment de lecture, puisqu’il nous en apprend plus sur les différents réseaux qui luttent contre les djihadistes et  personne ne sera épargné dans ses pages: que ce soit la petite journaliste naïve, au discret infiltré djihadiste, en passant par tous les acteurs de la Défense, il semblerait que peu d’espoir soit à prévoir dans cette lutte du nouveau millénaire. Le réalisme de tous ses conflits dissimulés, manœuvres cachées, et double jeux de ses grandes institutions nous rend ce polar remarquable!

Il fut un temps où ce décalage avec la normalité l’amusait. Fendre des foules inconscientes, savoir ce que les autres ignorent, participer d’une réalité dissimulée à l’homme du commun, éternel dommage collatéral d’une guerre clandestine, permanente et violente. Tout cela paraissait très excitant. Il avait souscrit au mythe de la caste des seigneurs, une belle histoire. Une excuse pratique.

J’ai apprécié l’écriture nerveuse de l’auteur, on sent qu’il a fait un super travail de documentation. C’est tout à fait saisissant! Une bombe française apparaît dans cette intrigue , mais il semblerait qu’elle soit aussi dans le nouveau paysage policier…DOA nous offre un pavé intense de 900 pages aussi vivant, vibrant, dérangeant mais qui annonce que les prémices de son talent…Un auteur à suivre, donc!

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 7/10

 

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement le site Livraddict ainsi que les éditions Folio pour ce joli partenariat! Ce fut une lecture palpitante !

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Un cœur sombre, R.J.Ellory.

Couverture Un Coeur sombre

Pourquoi je l’ai choisi:

Je l’ai choisi uniquement par ce qu’il y a marqué: R.J.Ellory… Oui, en mode *Fan Attitude*, je ne regarde même plus les résumés, je me laisse guider par cet auteur que j’adore…

Synopsis:

Sous sa façade respectable, Vincent Madigan, mauvais mari et mauvais père, est un homme que ses démons ont entraîné dans une spirale infernale. Aujourd’hui, il a touché le fond, et la grosse somme d’argent qu’il doit à Sandià, le roi de la pègre d’East Harlem, risque de compromettre son identité officielle, voire de lui coûter la vie. Il n’a plus le choix, il doit cette fois franchir la ligne jaune et monter un gros coup pour pouvoir prendre un nouveau départ. Il décide donc de braquer 400 000 dollars dans une des planques de Sandià. Mais les choses tournent très mal, il doit se débarrasser de ses complices, et un enfant est blessé lors d’échanges de tirs. Comble de malchance, le NYPD confie l’enquête à la dernière personne qu’il aurait souhaité. Rongé par l’angoisse et la culpabilité, Madigan va s’engager sur la dernière voie qu’il lui reste : celle d’une impossible rédemption.

Ce que j’ai ressenti:…Une lueur dans une sombre histoire…

« Il y a d’ordinaire une manière de bien faire les choses, mais il y a d’innombrables façons de les foirer. »

 Prendre un R.J.Ellory en main, et aller chercher un cœur sombre est une aventure qui ne se fera pas sans risque: une jolie virée en montagne russe de turbulences sensationnelles…Accrochez vous bien le votre, de cœur, car vous risqueriez de le perdre au détour d’une page, ou d’une action. Il a un don cet auteur: un don d’écriture extraordinaire, une sensibilité humaine exacerbée, un conteur d’émotion. Je suis surprise à chaque fois d’être autant touchée par sa plume, mais c’est indéniable, la magie opère…

« Cinq minutes en ta compagnie constitueraient le meilleur argument possible en faveur de la stérilisation obligatoire . »

Cet auteur arrive à nous faire aimer l’impossible, à raconter l’incroyable, à partager l’intime. Son personnage principal frôle tous les codes du pire, mais avec cette petite once d’espoir de rédemption, on se met à l’apprécier, à se ranger du côté de ses pensées, à traverser tous les enfers de ses rues sombres. Même avec ses addictions douteuses, ses actions foireuses, et sa vision d’avenir nébuleuse, on veut y croire à, ce sursaut de conscience. C’est tout le talent de Monsieur Ellory, arriver à nous suggérer de l’empathie pour un homme qui, à première vue, ne le mérite pas…

« La vie est négative. Les gens sont négatifs.
Réveille-toi et sens l’odeur du désespoir. « 

La tension de ce livre tient autant à ,cette partie d’échecs ultra serrée entre ses deux hommes qui sont passés de l’autre côté de la ligne, mais aussi, à cette envie de voir le genre humain obtenir, une seconde chance…Elle est autant rythmée que psychologique, c’est pour cela, que Un cœur, même sombre, se doit d’être là, bien accroché. Impossible donc de lâcher ce livre, les actions s’enchaînent trop vite, avec trop d’impacts sur les personnages bien sur, mais sur nous, lecteurs également. On traverse l’envers du décor du métier de flic, on sent leur pouvoir restreint, et on ressent leur échec…Et c’est très dérangeant, ce sentiment qui nous accompagne, car c’est bel et bien le reflet de notre société.

Je trouve que le proverbe suivant illustre à merveille ce roman: « L’enfer est pavé de bonnes intentions ». Ce grand auteur nous le prouve en près de 500 pages, nous emmenant toujours plus loin dans un enfer de rues, de mafia, de violence, de drogues et d’affrontements sanglants. Tenu en haleine par cette atmosphère étouffante, cette lecture laisse des traces sur nos esprits, et assombrit le cœur, mais pour ce qui est du plaisir de lire un excellent polar, on touche de près la perfection.

Coup de cœur pour Cœur sombre!

 

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Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 10/10

 

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les éditions Sonatine pour cet envoi. Merci de leur confiance, ce fut une lecture passionnante!

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Le crime était signé, Lionel Olivier

Couverture Le crime était signé

Pourquoi je l’ai choisi:

Voilà, un livre qui me fait de l’œil (oui, elle était facile celle là!!!), depuis des mois…Et, là j’avais une petite panne livresque dû à un boulot chronophage….Il était donc tout indiqué pour me remettre sur les rails du policier…

Synopsis:

À peine seize ans, cette gamine retrouvée nue, étranglée près du cimetière… Et ces pervers qui s’exhibent entre les tombes… Et ce fumier qui croit séquestrer l’innocence qu’il a perdue…

Morte d’avoir trop ou mal aimé ?
Des halls de banlieue, zones de non-droit, à la propriété somptueuse d’aristocrates au-dessus des lois, la Crim’ est malmenée, impuissante à répondre au drame des parents ! Alors que l’ADN reste muet, un témoin « signe » une vérité singulièrement humaine…

Auteur de plusieurs romans policiers, Lionel OLIVIER excelle à révéler les coulisses d’une enquête, à mettre en scène avec émotion les doutes des policiers comme l’énergie recouvrée du « 36 ».

Ce que j’ai ressenti:…Je ne sais même pas l’expliquer…

C’est en fait à l’ouverture de ce livre que tout se fait…Le style direct, sans fioritures, l’embarquement immédiat dans une enquête avec des thématiques plutôt intéressantes: j’accroche bien…Tu lis, tu lis, tu dévore presque les pages… Tu te laisses prendre au jeu des fausses pistes, tu apprends deux, trois données concrètes et réelles sur le vrai métier de flics. Sûr de ta trouvaille puisque c’est quand même, le gagnant du Prix du Quai des Orfèvres. 2 soirées auront suffi pour mettre le point final à cette lecture…

Oui, mais voilà…Tu as lu, tu as aimé la dynamique, l’écriture franche et directe, mais ça coince…Pourquoi? ???!!!

  • Aucun feeling avec l’équipe: c’est assez rare, mais là, rien ne se passe. Il a beau y avoir des « dîners », de légères rétrospectives, ça passe pas…Rien.
  • La fin est décevante: ce final m’a laissée un peu perplexe, on n’a pas les réelles motivations du tueur, c’était peut être aussi que c’est du « déjà-vu » quand au dévoilement de celui ci…et puis il y a des zones d’ombres encore, sans compter des détails un peu tiré par les cheveux…Bref, décevant.
  •  Il manque aussi une cruelle émotion pour les victimes. J’ai besoin d’empathie envers ces victimes, un minimum de psychologie, et là, rien. Même quant à leurs « choix », ça reste flou. Même par rapport au titre, on aimerait plus de prise de position, plus de liant, et …Rien.
  • Le tueur: on aimerait qu’il est plus de carrure, plus de poids dans cette histoire. Hop, une pirouette et c’est fini…Non je suis désolée, c’est sans intérêt ce méchant…Il ne fait ni peur, ni n’est crédible…Décevant.

Et là, tu remarques qu’il y a plus de points négatifs alors que tu as passé, « à priori », un moment de lecture assez plaisant ( deux soirs pour 350 pages, c’est quand même pas mal)…Je n’ai rien compris…Ce livre me laisse perplexe, c’est la première fois que j’ai un tel sentiment…Quand je le lisais, ça allait, et à la fermeture, je me dis qu’il manquait d’âme, ou tout simplement d’émotions. C’est peut être que l’auteur s’est trop tenu à la « vérité » d’une enquête, mais n’a pas assez exploité les nœuds sociologiques qu’il pose à son intrigue…Je ne sais pas trop expliquer, c’est comme ça: j’ai certainement dû passer à côté…

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette fachee

La liste des sept, Mark Frost (LC avec Ju lit les mots et Cannibal Lecteur).

Couverture La liste des sept

Pourquoi je l’ai choisi:

Nous avions vu l’article chez Collectif polar, qui en vantait les mérites, et au vu de ses impressions et son synopsis, j’étais vraiment tentée, mais là, petite proposition de LC de la part de Ju, qui veut faire un plan à 3, et Belette d’accepter…Voilà comment on se retrouve sur cette lecture, après beaucoup de MP en coulisses, et d’organisations journalières en LC Trinominale….*Ouais je sais, il existe même pas ce mot!!!!Mais Est-ce important?*

Synopsis:

Qui veut la peau d’Arthur Conan Doyle ? En quelques jours son appartement est dévasté par une explosion ectoplasmique, sa voisine est assassinée et lui-même manque de se faire dévorer par une espèce de gargouille gothique ! Voilà qui dépasse l’entendement du brave Claude Leboux, un inspecteur de Scotland Yard peu habitué à combattre les puissances des ténèbres. Pour Jack Sparks, en revanche, tout ceci est très clair, élémentaire même… Mais peut-on faire confiance à un individu qui sort d’un asile d’aliénés, consomme de la cocaïne et affirme recevoir ses ordres de la reine Victoria ?

Mystère, action, suspense, amour et amitié, ce roman, à la manière des aventures de Sherlock Holmes avec un zeste d’Umberto Eco, est un grand divertissement.

Les personnages:

Je ne pourrais tous les nommer, tellement il y en a une pelletée….Tous oubliés d’ailleurs, à la fermeture de ce livre….

Ce que j’ai ressenti:….Un ennui, mais un Ennui d’une force……

Je tenais à dire que ce genre de livres c’est vraiment mon petit plaisir, habituellement…Tout ce qui touche à l’ésotérisme, au fantastique, la Magie, c’est vraiment un petit péché mignon que j’aime à lire à l’occasion avec plaisir….Mais là, je ne sais pas ce qu’il s’est passé ou pas passé d’ailleurs, je suis restée à côté, mais, TOUT le long…Je me disais « Allez force toi un peu, tes collègues l’ont déjà fini » (ah oui, parce que dans le genre escargot, je les ai fait attendre, peuchère :()….Et comme on ne dévoile pas nos impressions « en cours » pour ne pas s’influencer, je croyais qu’elles étaient à fond, vu la vitesse à laquelle elles l’ont lu…..(pfff, je me marre maintenant…).

« il vaut mieux passer pour un imbécile en se taisant que de dissiper le doute en ouvrant la bouche. »

On va dire que tant que ce n’était que Doyle, et sa vie réinventée, ça allait…..Mais c’est dans la suite des évènements que j’ai décroché…Trop de rebondissements et de situations non vraisemblables…Trop de personnages qui viennent se greffer, (et je crois que j’ai failli vomir en voyant arriver le Bram Stoker)….Trop, c’est trop….Faut arrêter au bout d’un moment…Déjà qu’il faut ingérer le coté fantastique, la touche d’époque et les agissements malsains, en plus on nous colle de la philosophie à deux francs, qui sorties de leur contexte pourraient être intéressantes, mais là, comme elles interviennent, ça va pas….Enfin, c’est trop pour moi….

« Nous n’avons pas conscience que nos idées, nos sentiments ne sont pas réellement les nôtres, sinon comment pourrions nous jour après jour répéter des simulacres, nous plier à des rites qui nous stérilise au lieu de nous vivifier? »

J’ai mis une plombe à le finir, je me suis vraiment forcée car je suis en LC, mais sinon sans cet impératif, dès les premières pages je l’aurai laissé tomber…J’ai bien conscience que ce livre pourrait plaire à certains lecteurs, mais moi, je suis complètement passée à côté. C’est le genre de livres qu’on aime ou qu’on déteste, le mieux c’est que chacun s’en fasse son propre avis…

 « il est plus facile d’éviter le premier pas sur le chemin de la ruine que de résister aux milliers d’autres qui suivent inéluctablement. »

fee clochette fachee

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Auteur : Mark Frost
Éditeur : 10/18
Date de parution : 1998
Pages : 552
Prix : 9,10€

Qui veut la peau d’Arthur Conan Doyle ? En quelques jours son appartement est dévasté par une explosion ectoplasmique, sa voisine est assassinée et lui-même manque de se faire dévorer par une espèce de gargouille gothique ! Voilà qui dépasse l’entendement du brave Claude Leboux, un inspecteur de Scotland Yard peu habitué à combattre les puissances des ténèbres. Pour Jack Sparks, en revanche, tout ceci est très clair, élémentaire même… Mais peut-on faire confiance à un individu qui sort d’un asile d’aliénés, consomme de la cocaïne et affirme recevoir ses ordres de la reine Victoria ?
Mystère, action, suspense, amour et amitié, ce roman, à la manière des aventures de Sherlock Holmes avec un zeste d’Umberto Eco, est un grand divertissement.

J’ai repéré ce bouquin, sur le blog de Collectif Polar qui en parle tellement bien que j’ai immédiatement eu envie de le lire et comme Stelphique en avait envie et que chez le Cannibal lecteur le bouquin prenait la poussière, j’ai émis une drôle d’idée !

A force de voir le plaisir (haha) livresque qu’elles prenaient à faire leur lecture commune, je me suis dis que moi aussi j’avais envie de goûter à ce plaisir !

*********  Avis   *********

Malgré un début prometteur, au bout de 60 pages j’ai vraiment commencé à m’ennuyer ferme, mais je me disais « Na » c’est juste une mauvaise impression ça va décoller…

Trop d’imagination tue l’imagination. Tout est dans l’excès…

« N’oubliez pas ceci : quand le chemin vous semblera impraticable, quand vos espoirs seront anéantis, quand la mort elle*même paraîtra imminente, vous n’aurez d’autre solution que de raser la montagne. C’est ainsi, et ainsi seulement, que vous pénétrerez dans le nouveau pays… »

Au départ je pensais lire un roman d’aventure de Sherlock Holmes, je me suis retrouvée dans un mélange entre l’exagération du film Alice aux pays des Merveilles et les aventures de Harry Potter ! bref trop de rebondissements qui n’apportent rien, qui brouillent les pistes et embrouillent le lecteur…

Un rebondissement, toutes les  trois pages avec des meurtres, des morts vivants, un complot contre la royauté, des adorateurs d’une créature des Ténèbres, qui ne demande qu’à revenir dans le monde des vivants … On entre là dans une fiction complètement tarabiscotée (yes j’ai réussi à placer ce mot ).

« Un complot exige le secret; or la nature humaine étant ce qu’elle est, plus de gens s’en mêlent, moins le secret est préservé. »

Euhhh y a même une locomotive, en parfait état de marche??? !!!! Grâce à laquelle les personnages se déplacent aussi facilement que si les voitures modernes existaient ! Et j’exagère à peine …

Désolée Geneviève, mais je me suis noyée dans un océan d’incompréhension ! Trop tiré par les cheveux pour moi…

 » L’enseignement spiritualiste est de la foutaise. Nous devons assumer dans ce monde la personnalité que nous possédons en naissant… »

J’ai bien failli laisser tomber ma lecture à plusieurs reprises, avec cette sensation que plusieurs écrivains s’étaient glissés dans la peau de l’unique auteur de ce roman, une surenchère d’évènements jalonnent la route de ces apprentis aventuriers qui ne savent même pas où ils vont.

Bizarrement, la toute fin amène une « certaine cohérence » à l’ensemble… dommage que ce livre soit aussi fouillis.

« Le génie du mal rôde dans ce monde et j’avais vécu sous son ombre. »

Dommage que cette fin « cohérente » donne une justification à une horreur historique qui pourrait en choquer plus d’un puisqu’on « donne » à cet homme une « excuse » pour les crimes de masse qu’il fera commettre au nom de son idéologie !

« Alors même que nous nous congratulons de notre raffinement, la misère et la souffrance accablent les hommes à un jet de pierre de ces fenêtres. Comment ne pas s’interroger ? Nos réussites comptent-elles pour rien si tant d’hommes ne peuvent encore en bénéficier ? Quelle valeur accorder à notre passage dans cette vie ? Quel héritage – si héritage il y a – notre époque lèguera-t-elle aux générations futures ? »

Bon j’ai pris mon pied avec cette lecture commune et bien rigolé aussi.

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******** Bio de l’auteur ********

L’auteur : Mark Frost est né en 1953 à New York. Il est romancier, producteur et scénariste. Publié une première fois par Plon en 1995, son premier roman, La Liste des Sept, est immédiatement devenu culte. On lui doit également Les Six Messies (Plon, 1997) et Le Second Objectif (First, 2008).

 

****** Avis du Cannibal lecteur ******

Critique :

Pour cette LC en triumvirat, on s’était laissée tenter par la proposition de Collectif Poalr. Alors, verdict ?

Je ne suis pas opposée au fait que l’on réécrive le canon holmésien dans un roman et que l’on change des points importants comme la personne qui inspira le personnage de Sherlock Holmes.

Ma foi, on peut violer le canon holmésien si c’est pour lui faire de beaux enfants (citation de Dumas mise à la sauce adéquate).

Hors, ici, j’ai l’impression que le canon holmésien s’est fait monter dessus par le Da Vinci Code, Harry Potter, Indiana Jones et James Bond. Après, d’autres lui sont passé dessus en long, en large et en travers, notamment la Malédiction de la Momie en version Walking Dead pour ne citer qu’eux.

De cette partouze livresque, il n’est sorti rien de bon.

Pour résumer, on a du sous Da Vinci Code avec ses réflexions ésotériques, ses pensées philosophiques à deux balles et un rapide procès à charge sur la religion catho qui n’a même pas droit à un avocat pour assurer sa défense (les droits de l’accusé sont bafoués).

De notre Harry Potter, il n’est resté que la locomotive de la voie 9 3/4 et les gardiens d’Azkaban en version moins éthérée.

Quand à Indiana Jones (sans fouet et sans chapeau) on a un truc qui ressemblerait aux Aventuriers du Canon Holmésien Perdu dans le Temple Maudit de la Dernière Croisade Au Service Secret de Sa Majesté.

Que ce Conan Doyle de fiction ait pris pour modèle un certain Jack Sparks pour nous inventer son Sherlock Holmes, je suis pour. Sparks en a la force de caractère, il traque les criminels et possède des fiches sur eux, a un certain sens de la déduction, sait se déguiser, se pique à la cocaïne et joue du violon (en fait, on pourrait dire que c’est l’auteur qui s’est inspiré du personnage de Holmes pour son Sparks).

Qu’il lui arrive des tas d’aventures mélangeant du Indiana Jones et du Bond, le tout servi à la sauce fantastique, ça commence à coincer grave (surtout sans vaseline)… Au Grand Complot Satanique, là, j’ai sauté du train en marche.

Aucune cohérence, des événements fantastiques qui n’ont pas l’air d’émouvoir notre Conan Doyle, même après la dévastation de son appart par une explosion ectoplasmique.

Nos personnages, poursuivis par des créatures non vivantes, découvrent un passage secret et une locomotive en état de marche sous terre, qui les ramènera à Londres, mais pas sur la voie 9 3/4… Et j’en passe des bien pires.

Niveau Graaand Méchant, il n’a pas l’étoffe d’un salopard genre Ramsay Snow-Bolton (GOT, pour les absents) mais on se doute qu’il donnera naissance au personnage littéraire de Moriarty.

Et à la fin, on croise un bébé qu’on aurait envie de jeter dans les chutes de Reichenbach mais qui à l’avantage de « clore » l’affaire car nous savons QUI il est et ce qu’il fera. Mais de cette manière, on l’absout des horreurs qu’il mettra en place au siècle suivant et là, je coince encore plus.

Anybref… On a mélangé des ingrédients fantastiques, policiers, des personnages réels (Conan Doyle et Bram Stoker) et de fictions, des tas de trucs disparates qui donnent au final une soupe indigeste qu’on avale parce qu’il faut bien étant donné que les copines de la LC boive le même vin jusqu’à la lie.

Un vrai ragoût insipide aux relents fantastiques un peu trop exagérés pour être crédibles, le tout assorti d’une sauce hollywoodienne avec des retournements de situation toutes les dix pages et des créatures des enfers tous les chapitres pour nous donner un Gros Complot Mondial ET Satanique. Bla-bla-bla…

Chez Harry Potter, ça passe, dans Indiana Jones aussi, chez James Bond pareil, mais faut dire aussi que l’écriture et les scénarios étaient plus relevés que ce qu’on tente de nous faire avaler ici.

Le créateur de Twin Peaks a voulu mélanger les genres et trop d’imagination tue l’imagination et surtout le roman.

Si j’ai un meuble à caler…

Étoile 1

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Victorien » chez Camille, Le « Challenge US » chez Noctembule, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et « A year in England » chez Titine.

Rever, Franck Thilliez

Couverture Rêver

Pourquoi je l’ai choisi:

Mais qui pose encore cette question???!!!!Mais c’est Franck Thilliez et son NOUVEAU roman!!!!Evidemment que je me précipite dès le jour de la sortie!!!!!(*fan attitude*).

Synopsis:

Si ce n’étaient ses cicatrices et les photos étranges qui tapissent les murs de son bureau, on pourrait dire d’Abigaël qu’elle est une femme comme les autres.
Si ce n’étaient ces moments où elle chute au pays des rêves, on pourrait jurer qu’Abigaël dit vrai.
Abigaël a beau être cette psychologue qu’on s’arrache sur les affaires criminelles difficiles, sa maladie survient toujours comme une invitée non désirée. Une narcolepsie sévère qui la coupe du monde plusieurs fois par jour et l’emmène dans une dimension où le rêve empiète sur la réalité. Pour les distinguer l’un de l’autre, elle n’a pas trouvé mieux que la douleur.

Comment Abigaël est-elle sortie indemne de l’accident qui lui a ravi son père et sa fille ? Par quel miracle a-t-on pu la retrouver à côté de la voiture, véritable confetti de tôle, le visage à peine touché par quelques bris de verre ? Quel secret cachait son père qui tenait tant, ce matin de décembre, à s’exiler pour deux jours en famille ? Elle qui suait sang et eau sur une affaire de disparitions depuis quelques mois va devoir mener l’enquête la plus cruciale de sa vie. Dans cette enquête, il y a une proie et un prédateur : elle-même.

Ce que j’ai ressenti:…Un étonnant voyage cauchemardesque…

 

Clinique Elfique des virus

2 impasse de la lecture

8210013456 Air bulle

Monsieur Thilliez,

Voilà, près de trois mois que nous n’avions pas vu traîner Stelphique dans nos locaux, mais cette date du 26 mai était marquée en surbrillance dans son planning. En effet, comment rater votre dernière expérience Rêver? Rêver et surtout dormir paisiblement, semble un lointain mirage à présent, pour notre féerique amie…

Vous aviez conseillé cette lecture « au calme, lumières allumées, une petite musique en fond sonore » , ce sont bien dans ces conditions que nous l’avions installée et nous lui avons même fourni un carnet vierge, pour qu’elle puisse en faire un Journal des rêves.

Si dans les premiers moments, Stelphique s’est sentie un peu désorientée de par les chapitres séquentiels désordonnés , il semblerait qu’elle aie correctement répondu aux stimuli, elle s’est tellement impliquée dans cette expérience qu’elle a revu son pire cauchemar: Freddy. Nous savions qu’elle avait déjà un antécédent avec ce monstre de la nuit, et du coup, ses phases d’endormissements se sont allongées…Jusqu’à devenir incontrôlables et totalement handicapantes…Entre les paralysies et les hallucinations hypnagogiques, elle ne discernait plus la frontière entre rêve et réalité…

Nous avons donc essayer de lui donner un peu de Propydol…Les conséquences ont été désastreuses, Monsieur Thilliez, vous n’avez pas idée de ce que donne une fée droguée en manque de sommeil réparateur…Je n’ose vous exposer ici, les multiples ravages qu’elle s’est infligée , mais c’est très inquiétant pour le corps médical elfique qui n’a jamais encore à gérer ce genre de phénomènes. Les brûlures sur ses membres ainsi que les diverses piqûres, lui déforment les bras et sont très longues à cicatriser, mais surtout, et c’est bien le but de cette lettre, nous avons interrompu In extremis, la pire des automutilations pour une fée, la section définitive de ses ailes par une étrange mais très fonctionnelle guillotine…

Ci joint, des extraits de son Journal des rêves:

« Tout ce qui écrit sur cette feuille EST la réalité.

Brûlure 1: Franck Thilliez, écrivain, existe.

Brûlure 2: Franck Thilliez a quelque chose à se reprocher: son trop grand talent. »

Petit poème écrit à l’encre bleue:

« Je ne veux pas te faire peur,

Mais je vais bientôt Rever,

Je ne le dis pas souvent,

Je t’adore, mon écrivain préféré. »

Rêve n° 297:

« Je suis au milieu d’un incendie, d’un feu dévastateur, celui de l’amour. Il dégage une chaleur incroyable, perturbant mon sommeil, et recréant mes pires cauchemars…Rêver n’est plus qu’une illusion, mais Aimer reste tangible…Le croquemitaine m’accompagne dans les chemins sombres, mais un guide talentueux sera toujours là, pour plonger avec moi dans les replis les plus sombres de l’esprit humain, mais m’en faire ressortir plus forte que jamais, ce cher Franck Thilliez…Je sais qu’à la fin de cette expérience, j’aurai cette joie d’avoir fait un bon voyage thrillersque et que dès l’année prochaine, je revivrai encore une folle aventure qui marquera mon esprit autant qu’un tatouage inscrit à l’intérieur de la cuisse droite… »

Nous savons que vous êtes déjà en train de préparer votre prochain livre, nous le redoutons autant que nous l’attendons, car vous savez maintenant que chaque roman détruit un peu plus l’esprit scintillant de Stelphique et qu’il nous est difficile de voir notre amie elfique s’infliger ses tortures …Le sommeil féerique est un don précieux, nous espérons qu’elle retrouvera les doux chemins du rêve paradoxal…

Bien à vous,

L’équipe Clinique Elfique.

 

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 10/10

 

 

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