Hope and Red, Jon Skovron.

Couverture L'empire des tempêtes, tome 1 : Hope & Red

L’empire des Tempêtes 1 

Pourquoi je l’ai choisi:

J’ai adoré cette couverture, en rouge et noir! Les destins troubles et leurs intentions plus intrigantes, encore…

J’ai lu cette lecture en LC avec l’adorable Elodie Universe, et je vous invite à passer voir son avis: ICI!

Synopsis:

Hope est l’unique survivante du massacre de son village, dévasté par les terrifiants biomanciens, serviteurs mystiques de l’empereur. Recueillie par un soldat vinchen, elle a suivi un entraînement secret, faisant d’elle une guerrière qui ne vit que pour la vengeance.
Red est un orphelin adopté par une ancienne mercenaire issue de la pègre. Il est devenu un voleur et un escroc au talent inégalé.
Quand un chef de bande sanguinaire passe un marché avec les biomanciens pour contrôler les bas-fonds de la dangereuse cité de Laven, les destins de Hope et de Red se croisent. Et leur alliance improbable va faire autant d’étincelles que de dégâts…

 

Ce que j’ai ressenti:

  • Hope, où quand tu as bon espoir…

Cela s’est joué dès le premier chapitre, c’est rare, et c’était presque magique…J’ai senti comme une affinité, une connexion entre mon envie d’évasion et cette promesse d’une lecture pleine d’aventures…En même temps, l’univers de la piraterie, j’adore…Donc, en peu de pages et avec la rencontre de Hope, puis de Red, j’ai eu un espoir exaucé…Mais évidemment, le charme ne s’est pas arrêté avec ses deux personnages principaux, qui vont voir leurs destins se croiser, mais bien avec tous! L’auteur réussi le pari de nous les faire tous aimer parce qu’ils ont de l’audace, de la personnalité, des noms originaux, des histoires passionnantes!  On est pris dans leurs tourments, leurs passés douloureux, leurs avenirs incertains, leurs présents dangereux…

« Celui qui est assez brave pour s’aventurer aveuglément dans les ténèbres disparaîtra dans les ténèbres et les ténèbres disparaîtront en lui. »

  • Red, où quand tu vois rouge…

Quand on rêve de vengeance ou de justice, il est comme un fléau qui l’accompagne presque fatalement: le sang versé…Et du rouge et du sang, il y en a dans ces pages: sur la couverture, dans les couchers de soleil, dans les levées d’épées, au fin fond d’une ruelle obscure, sur des pontons lessivés, derrière des portes de monastères, dans les villages isolés…On baigne dans une ambiance rougeoyante, poisseuse où règne de rouges colères et des brasiers de haine qui n’attendent qu’une étincelle pour s’embraser….Ce livre, c’est un condensé de vents et marées, de rébellions et de pudeur, de joies et de peines, de rivalités et d’amitiés, de combats et d’amours. Un diamant Rouge Passion! 

« Les Vinchens pensent qu’il est préférable de perdre avec honneur plutôt que de gagner dans la honte. Parce que si le nectar de la victoire est souillé, il laisse un goût amer dans la bouche. »

  • Hope et Red, où quand ça devient soleil…

C’est un univers Fantasy d’une richesse incroyable. Entre les complots politiques, les batailles en mer, les affronts de rues, les rixes de quartiers, il ne manque pas d’actions dans cet Empire des Tempêtes! Et pourtant, il y a aussi de la douceur, de la tendresse, du respect, de la tolérance et même une parité homme-femme éblouissante! J’aime le dynamisme de l’ensemble, ses personnages qui prennent leurs vies en main envoyant en l’air, les prédestinées étriquées dans lesquelles on a voulu les contraindre… Alors forcément, il souffle des tempêtes de rage, et des étincelles de liberté, et dans ses lignes noires, il en ressort une fantastique aventure!

« Un soupçon de chaos apporte le changement, et le changement est parfois salutaire. »

Les habitants de Cercle Paradis diront certainement que « C’est Soleil », mais moi, j’ajouterai que c’est:  « Coup de Coeur »!

En avant, toute! Foncez, vers Laven La Nouvelle!

 

Ma note plaisir de Lecture  10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Léa des éditions Le Livre de Poche Imaginaire! Ce fut une lecture passionnante!

 

Vous n’aurez pas ma haine, Antoine Leiris.

Couverture Vous n'aurez pas ma haine

Pourquoi je l’ai choisi:

Ce titre m’intriguait énormément, mais n’ayant pas Facebook, je n’ai pas vu cette fameuse lettre, mais je ne regrette pas que ce livre soit tombé dans mes mains.

Synopsis:

Antoine Leiris a perdu sa femme, Hélène Muyal-Leiris, le 13 novembre dernier assassinée au Bataclan. Alors que le pays était endeuillé, à la recherche de mots pour dire l’horreur, il publiait sur les réseaux sociaux une lettre destinée aux terroristes intitulée Vous n’aurez pas ma haine. Dans celle-ci, il promettait à ces « âmes mortes » de ne pas leur accorder sa haine ni celle de leur fils de dix-sept mois, Melvil. Son message fait le tour du monde. Accablé par la perte, Antoine Leiris, journaliste de 34 ans, n’a qu’une arme : sa plume. L’horreur, le manque et le deuil ont bouleversé sa vie. Mais, à l’image de la lueur d’espoir et de douceur que fut sa lettre, il nous dit que malgré tout, la vie doit continuer. C’est ce quotidien, meurtri mais tendre, entre un père et son fils, qu’il nous offre dans ce témoignage poignant.

Ce que j’ai ressenti:…Un coup au cœur, un coup de cœur…

Choisir ce livre alors que l’horreur des attentats est encore une blessure ouverte, n’est-ce pas mettre un peu plus de sel sur nos plaies? Je vous rassure de suite, ce témoignage, c’est un baume au cœur.

Je lis très peu ce genre de récit, car souvent j’y perds trop de larmes. Alors oui, j’en ai donné, ma vue a été plus que brouillée en lisant ses lignes, et pourtant ce n’est pas parce que ce texte est mélodramatique ou qu’il appuie sur les cordes les plus sensibles, non, c’est qu’il est d’une beauté éblouissante.

Vous n’aurez pas ma haine…On peut se poser la question, mais alors, vous aurez quoi?

  • Un texte bouleversant d’un homme qui perd la femme de sa vie, la mère de son enfant. Une déclaration d’amour qui vous chavire d’un homme ordinaire qui aime au delà de tout.
  • Une leçon de vie d’un père qui se battra, sans armes à feu, pour nos plus belles valeurs, qui les fera passer à la future génération.
  • un partage douloureux d’une intimité ravagée par le chagrin, mais jamais ô grand jamais, de haine. Aucune réponse négative ou colérique dictée par une vengeance aveugle. L’Amour contre la Haine. La Liberté contre la Peur.

J’ai admiré cet homme, le père qu’il sera, la force de son courage. C’est un témoignage renversant et une belle ôde à l’Amour et à la Liberté. Magnifique.

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 10/10

Nous rêvions juste de liberté, Henri Loevenbruck

Couverture Nous rêvions juste de liberté

Pourquoi je l’ai choisi:

J’adore cet auteur, et j’étais contente de le retrouver sur un thème aussi fort! Suite à la chronique contagieuse (cf ICI), je me suis précipité sur cette lecture.

Synopsis:

« Nous avions à peine vingt ans, et nous rêvions juste de liberté. » Ce rêve, la bande d’Hugo va l’exaucer en fuyant la petite ville de Providence pour traverser le pays à moto. Ensemble, ils vont former un clan où l’indépendance et l’amitié règnent en maîtres. Ensemble ils vont, pour le meilleur et pour le pire, découvrir que la liberté se paye cher.

Nous rêvions juste de liberté réussit le tour de force d’être à la fois un roman initiatique, une fable sur l’amitié en même temps que le récit d’une aventure. Avec ce livre d’un nouveau genre, Henri Lœvenbruck met toute la vitalité de son écriture au service de ce road movie fraternel et exalté.

Les personnages:

Bohem, un personnage que je ne suis pas prête d’oublier tellement il nous chuchote à nos rêves, un souffle de grandeur. Gros gros coup de cœur pour cet homme droit sur ses jambes, et fort spirituellement.

Ce que j’ai ressenti:

LIBERTE.

Liberté. Un mot à lui seul qui fait rêver. Il y a tant de possibilités dans ce seul mot, et pourtant peu de marge de manœuvre aussi. On nous la casse à chaque instant, on nous la tue aussi (cf. la liberté d’expression: je ne peux m’empêcher de penser à ce sanglant 8 Janvier), mais c’est toujours l’Idéal vers lequel on tend, car à chaque génération, à chaque époque, un héros se lève… Ici, c’est Bohem. Et quel héros de roman, je vous jure, à vous donner le grand frisson!

Plus le temps passe, plus j’ai l’impression de voir nos libertés s’abîmer, comme un buisson auquel on fait rien que de couper les branches, « pour son bien ». p11

En touchant ses pages, il me reste sur les doigts un peu d’ADN de Bohem: il me la transmit de toutes ses pores, de son sang versé, de ses larmes amères. Il s’est mêlé à mon âme, et y restera éternellement. Plus que l’émotion qu’il m’a transmise, ce petit gars écorché, c’est la vibration de son être qui m’a bouleversée. On oublie trop facilement que la vie des sédentaires n’est pas pour Nous, il Nous faut de grands espaces, sentir le vent dans nos cheveux…Hugo la rêve à sa façon, sa liberté en brûlant la vie par les deux bouts, en n’ayant rien d’autre que  sa bécane qui le mène droit devant, mais il a quelque chose au fond des yeux, de magique. Une rage de vivre, de ressentir, d’aimer sans entrave. Il brûle telle une étoile filante, on le suit car il a une magnifique lumière en lui. Cette combustion là est forcément fatale: à être trop entier, trop excessif dans ses idéaux, les autres ne peuvent plus suivre. Il a une place de modèle, d’icône, de légende, mais dans la vraie vie ce genre d’homme, ils font peur autant qu’ils fascinent: mais faudrait pas donner trop d’idées aux 99% restants surtout, hein?!!!!…

Quand on dit que la bécane c’est la liberté, là ma parole, ça prenait tout son sens. Je bouffais l’asphalte, je bouffais le vent, je bouffais le soleil d’avril, les bras écartés je lâchai le guidon comme si je voulais embrasser le monde entier d’un seul coup et me baigner à poil dedans. Mes cheveux s’envolaient et mes yeux pleuraient et toute ma gueule était fouettée par la liberté, qui était comme une débauche tellement il y en avait partout. p146

Ce livre est un bonheur à lire. Avec une plume fine et directe, Henri Loevenbruck  nous badigeonne de cambouis, nous déboulonne nos certitudes, nous rappelle la douceur de l’amitié sans chichis, nous enivre de testostérones, nous chavire d’amour débridé, nous broie le cœur, nous embraye une souffle de liberté, pour nous faire passer à la vitesse utopique d’une vie sans interdictions.

Allez je vais de ce pas, vivre mon rêve, même si je n’ai plus 20 ans…Enfourcher une Harley et sillonner les routes à l’image du motard sauvage. Peut être rencontrerais-je les Spitfires, mais de ceux, qui mangent la route et ont un cœur pur…..

En bref, j’ai tellement apprécié cette lecture que je me gardais des pages, pour ne jamais quitter la sensation, les personnages, les motards….Je l’ai hautement savourée dans chaque mot et chaque idée. Elle m’a emmenée ailleurs cette lecture, un peu sur la route, mais plus haut aussi que les étoiles. Un livre que je me relirai sans aucun doute un nombre incalculable de fois, car c’est une petite pépite qui vient de rentrer dans ma bibliothèque.

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier sincèrement les éditions Flammarion ainsi que Madame Ajame pour l’envoi de ce livre! Merci de leur confiance ce livre a été un coup de cœur monumental!!!!!

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En Féérie, il brille quelques poussières…

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