Brume, Stephen King.

Couverture Brume

Pourquoi je l’ai choisi:

C’est un des rares que je n’avais pas encore lu, et je me suis dit qu’avec la sortie de la série, ça serait bien de voir d’un peu plus près cette ambiance de Brume…..

Synopsis:

Imaginez une brume qui s’abat soudainement sur une petite ville, une brume si épaisse que les clients d’un supermarché hésitent à en ressortir. Il n’en faut pas davantage au maître de l’épouvante pour nous plonger dans le cauchemar avec un réalisme hallucinant.
Chacune des nouvelles de ce volume possède le même pouvoir ensorcelant. Vous aurez peur d’un petit singe en peluche qui joue des cymbales. Vous redouterez de voir surgir le fantôme d’un camion. Vous saurez de quoi est capable un naufragé solitaire, lorsque la faim le tenaille et que la drogue décuple son courage.
L’art de Stephen King est de faire surgir l’effrayant ou le surnaturel au cœur d’un monde rassurant et prosaïque. Les superbes décors du Maine, où vit Stephen King, se révèlent une fois encore peuplés de sortilèges et de malédictions ?

Ce que j’ai ressenti:…Enveloppez-vous, de Cauchemars et de Brume….

-Elles vont attendre dans la brume…Et si vous n’arrivez pas à rentrer, elles vont vous manger. Comme dans les histoires.

(Brume.)

Il y a peu de mot qui décrit le plaisir d’ouvrir un Stephen King, un petit pavé qui plus est! Tu t’entoures de Brume et de plaid pour mieux t’avancer dans les ombres froides de la nuit, et tu t’aperçois quand tu relèves ton nez de ses pages, que les heures passent aussi sûrement que les monstres t’ont rejoint…Ah Nostalgie d’une époque où tu te faisais des nuits blanches pour lire ses histoires inimitables et effrayantes, et là, comme par magie, l’effet te revient, toujours aussi intense, toujours aussi vrai…Et même si 30 ans ont passé, ce petit recueil vintage réédité n’a rien perdu de sa superbe, et j’ai eu la grande chance de retrouver cette euphorie de me plonger dans l’épouvante, jusqu’aux petites heures du matin, l’emmener partout avec moi, pour rester dans l’ambiance, le lire dans mes pauses déjeuners…Juste retrouver l’immense plaisir de me lire ma petite « Histoire du soir » conté par le grand King, juste rêver un peu plus en journée et trembler la nuit…Juste aimer par dessus tout, ces instants de lecture…

Il y a le zéro, l’éternité, la mortalité, mais l’ultime, ça n’existe pas.

(Le raccourci de Mme Todd.)

Petit aparté personnel: Brume aura forcément ma préférence du recueil, déjà parce que cette nouvelle est juste excellente, (et d’ailleurs j’aimerai beaucoup voir maintenant la série évènement: The Mist) , mais comme c’est assez rare et que ça fait toujours plaisir, son héroïne s’appelle  Stéphanie…Du coup, après la belle introduction au recueil qui parle directement au lecteur et ensuite voir ses petits clins d’œil de prénom, je dirai que forcément tu t’attaches d’autant plus, comme si une petite connivence se créait avec l’auteur…J’ai remarqué que souvent, dans les recueils de nouvelles, Stephen King se livrait plus, que ce soit en introduction ou en conclusion, et pour tout fan qui se respecte ses petites notes pour mieux connaître son écrivain préféré sont juste des petits plaisirs! Bien que ce type de narration n’est pas ma préférence habituellement, je ne résiste pas à celles du Maître de l’épouvante, car je sais qu’il les soigne particulièrement, que ce soit en description cauchemardesques, ou études des comportements humains, on y trouve toujours son compte de réjouissances livresques!

Il faut manger le monde ou le monde vous mange et c’est très bien dans les deux cas.

(La révolte de CaÏn).

 

Brume, c’est donc 22 nouvelles hallucinantes, 1 poème paranoïaque et 862 pages de pur bonheur, qui t’entraînent au royaume des peurs enfouies. Même celles que tu ne soupçonnais pas! Depuis le King, tu ne regardes plus les clowns de la même manière? Oh et bien là, un simple jouet Singe à cymbales risque de te donner le frisson…Et c’est cela, le talent du King, d’un détail, il te transforme les objets, les gens, l’ambiance pour basculer dans un monde parallèle effrayant…Je ne me lasse jamais de ces écrits fantastiques, de ces histoires qui t’ensorcellent! Petits formats ou roman fleuve, Stephen King a cette effervescence divine d’écriture, avec des gadgets d’inspiration, il nous balance telle une boule magique rouler dans les méandres de son imagination débordante! Faites un vœu, Stephen King s’occupe de la ballade…Vers vos plus sombres désirs….

Une femme, ce qu’elle désire surtout, c’est ne rien devoir à personne.

 

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Le livre de poche Imaginaire pour l’envoi de ce livre! Je suis ravie de compléter ma collection de Stephen King!!!!

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La voie des rois, Tome 1, Brandon Sanderson.

Couverture Les archives de Roshar, tome 1 : La voie des rois, partie 1

Les archives de Roshar

Pourquoi je l’ai choisi:

C’est le mois Brandon Sanderson chez Le livre de Poche Imaginaire. L’occasion de découvrir un auteur talentueux!

Synopsis:

Roshar, terre de pierres et de tempêtes. Des siècles ont passé depuis la chute des Chevaliers Radieux, mais leurs avatars, des épées et des armures mystiques qui transforment des hommes ordinaires en guerriers invincibles, sont toujours là.
Au cœur des Plaines Brisées, Kaladin lutte depuis dix ans dans une guerre insensée. Dalinar, le chef d’une des armées, est fasciné par un texte ancien, La Voie des rois. Au-delà de l’océan, la jeune Shallan apprend la magie et découvre certains secrets des Chevaliers Radieux…
Avec des romans vendus à plus de cinq millions d’exemplaires dans le monde, récompensés par de nombreux prix et comparés à ceux de G.R.R. Martin (Le Trône de fer) et de Robert Jordan (La Roue du Temps), Brandon Sanderson est un auteur phare de sa génération. La Voie des rois ouvre avec brio sa nouvelle saga-événement.

Les personnages:

Kaladin a un grand charisme, portant autant le pont que ses hommes, il a toute mon attention , et bien sur, ma préférence, car on espère que du fin fond du gouffre d’où il vient, il devienne plus grand que certains Princes….

« -On ne peut pas mettre de prix sur la vie des gens. »

Shallan, intrigante jeune femme, qui s’associe à une autre femme tout aussi mystérieuse, Jasnah. Elles ont le « beau rôle » entre ce qu’elles sont puissantes, et pleines de savoir…

Dalinar : Haut-Prince à l’esprit torturé, il essaye de combattre avec ses fils pour acquérir toujours plus de richesses et de terres, mais ses visions ne lui laissent que peu de répit. Son intuition d’Union est très forte, mais rien ne semble lui donner raison…

Syl, c’est la touche féerique, c’est ma petite chouchou de l’histoire, la Sprène qui essaye de comprendre les hommes…

« -Les gens sont la discorde, déclara Syl. »

Malice, j’ai toujours aimé les fous du roi…Et celui ci, est vraiment génial avec ses jeux d’esprits, sa manière de provoquer, son intelligence beaucoup plus grande qu’il n’y parait…

Ce que j’ai ressenti:…Une voie vers le Coup de Coeur…

« Ne te contente pas des rêves mesquins des autres hommes. »

20 ans d’écriture pour cette histoire et près de 2000 pages, ça force le respect. Surtout que Brandon Sanderson réinvente tout, dans Roshar, même la couleur du vin…Dans ce tome 1, nous voilà avec un petit pavé de 1000 pages, et un grand roman épique…

Chaque personnage est intéressant à suivre: ils ont tous comme une urgence à vivre, une désespérance dans leurs actions, un magnétisme intense qui nous donne mille émotions diverses. Les suivre, c’est se confronter à tout une expérience de vie, et différentes façons de penser…On suit autant les Princes, que les plus insignifiants hommes, les érudites autant que les plus vils assassins. Tout tourne autour d’un Roi assassiné, sa politique et son royaume laissé en plein chaos… Finalement, on pressent la richesse d’un ancien monde mais aussi, celui en devenir dans les regards de ces personnages: on en ressent chaque inspiration, chaque souffrance, autant que leurs espérances…Flashs-backs et Présent actif, rendent ce récit captivant!

« Agissez avec honneur, et l’honneur vous aidera. »

Un roman de Capes et d’épées, où l’honneur est le mot d’ordre et où les personnages sont tous plus intéressants les uns que les autres, voilà tout un beau programme de lecture! Je ne vous dis pas comme il est bon de lire des scènes de combats où le sang ne coule pas, où les monstres s’invitent dans les lieux sombres, où les stratégies se jouent sur les champs de batailles immenses. La magie s’invite aussi dans ses pages ce qui rend d’autant plus fabuleux, le moment, et finalement on ressort de cette lecture, des étoiles pleins les yeux, le cœur palpitant, et déjà avide de lire le prochain tome, car malgré l’épaisseur du livre, on est finalement qu’au milieu de l’action…C’est un fort roman de Fantasy, où tous les bons ingrédients sont réunis, mais comme tout bonne chose se mérite, il faudra prendre le temps de découvrir tout le folklore et les coutumes, pour mieux en apprécier l’inestimable richesse et complexité de cette saga…

« Toutes les guerres sont des jeux. le meilleur jeu qui soit, où les pièces perdues sont des vies véritables, où les trophées valent une véritable fortune! C’est là l’existence à laquelle aspirent les hommes. Se battre, tuer, gagner. »

Je trouve que l’auteur a su rendre son histoire très attrayante de par la construction de son intrigue, mais aussi la force de ses petits détails. Par exemple, je suis totalement sous le charme des Sprènes. Je visualise parfaitement ses menues apparitions. Après la grandeur de ses guerres à l’arme blanche, sont époustouflantes. Les lieux battus par les vents et les tempêtes ravageuses, ajoutent encore à l’épaisseur de cette ambiance à couper à l’épée…Quand on rentre dans cet univers, il est incroyablement difficile d’en sortir! On est pris dans les actions, les tourments intérieurs des personnages, la beauté réinventée de ses terres hostiles. Minutieusement conté, l’auteur gère d’une main de maître, son milieu, en y mettant de très belles valeurs en avant!

« Il n’y a aucun profit à tirer de la paix. »

Je finis donc ce premier tome, en totale euphorie et très curieuse de découvrir les secrets qui se cache derrière :Porte-Eclat, Lames, Voie des rois, Cœur de-Gemme, Spiricante, Fulgiflamme…Encore donc de belles heures d’aventures que je vais m’empresser de découvrir! Vite le Tome 2!!!!!

Meilleurs moments du livre:

  • La scène Dix battements de cœur. Cette bataille contre le démon des gouffres est sensationnelle, autant au niveau visuel que émotionnel. On est totalement hypnotisé par cet instant de fureur et, synchroniser cette lutte à coup de pulsions organiques, rend un effet encore plus viscéral!
  • Les illustrations: J’ai adoré trouver au détour des pages, et même en début de chaque chapitre, ces dessins. Elles apportent encore du « plus », à la qualité de l’ouvrage.

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier Le livre de Poche Imaginaire pour l’envoi de ce livre! Ce fût une lecture palpitante!

 

 

Accueil

 

 

Du feu de l’enfer, Sire Cédric.

Couverture Du feu de l'enfer

Pourquoi je l’ai choisi:

Ben ma foi, je suis fan! Je me jette dessus quand il sort!!!!!C’est un concept: Etre Fan….

Synopsis :

Manon maquille les cadavres, Ariel maquille les voitures. Elle est thanatopractrice, il est délinquant. Ils sont frère et soeur. Un jour, l’une des combines d’Ariel tourne mal et Manon se retrouve complice malgré elle. Lorsque les assassinats les plus sordides s’accumulent autour d’eux, traçant un jeu de piste sanglant vers une secte satanique, le capitaine Raynal s’intéresse à leur cas. Commence alors une traque qui brouillera les limites entre alliés et prédateurs et mettra à l’épreuve les liens du sang.

Ce que j’ai ressenti:…Une satanique aventure…

Si tu m’entends…

…Sache qu’ouvrir le dernier livre de Sire Cédric ne sera pas de tout repos. Il te faudra te confronter à ta part d’ombre, accepter l’horreur, qui pour une fois, sera bien réelle. Les monstres n’ont jamais fait aussi peur, et les masques aussi expressifs…Qu’une fois, les chiens lâchés, il est impossible de les retenir…Qu’Hellfire Club, renaît toujours de ses cendres…

Si tu m’entends…

…Sache que je crie Du feu de l’enfer . Que j’emprunte les rives tortueuses du Styx. Que des créatures acéphales affreuses m’entourent. Que des sacrifices sont menés. Que de pauvres bêtes subissent la folie des hommes. Mais que nos pleurs restent sourds face à leur impunité…

Si tu m’entends…

…Sache que les cauchemars ont envahi mes nuits. Que je vois des chairs scalpées. Que le sang salit les murs, et que des liens se nouent , se dénouent dans les épreuves. Que la mort est partout. C’est dans les heures sombres, que se jouent nos pires appréhensions, que le diable s’invite à leurs esprits torturés.

Si tu m’entends…

…Sache que les innocents seront confrontés à l’effroyable. Que leur douceur ne les épargnera pas pour autant. Qu’il te faudra lever le voile sur ses sociétés secrètes dangereuses. Que se battre contre des ombres est, éreintant. Que les légendes ancestrales prennent forme et contenance dans les lieux isolés…

Si tu m’entends…

Cher lecteur, il te faudra avoir le cœur bien accroché car ce petit pavé t’en met plein la vue, qu’il te jouera des scènes atroces, et intensément diabolique. Mais, toi seul saura, qu’il faut garder espoir dans ce monde de brutes épaisses, qu’il te faudra beaucoup de courage pour faire tomber les masques, ainsi que pas mal de perspicacité pour déjouer leurs manipulations…Je t’assure pourtant que ce moment sera une bonne lecture: haletante et addictive! Tout n’est que Emotions dans ses lignes : de la violence extrême, au plus grand respect , l’indifférence n’est pas de la partie dans ce thriller horrifique! Il se vit, ce roman, dans cette folie, dans ces plus fous chemins de traverses, dans ses plus sordides limites. Il te parle aux tripes, il te fend le cœur, il te chamboule l’esprit…Garde les yeux bien ouverts, cher lecteur, le spectacle se joue dans ses lignes. Il y aura une forte odeur de soufre qui se dégage, une pointe de rage dans un soupçon d’invisibilité…A toi, maintenant, de te laisser prendre au piège, dans les petites routes de Montpellier…

Si tu m’entends…

Monsieur Sire Cédric, il ne faudra jamais cesser de nous distribuer ses « histoires affreuses« , comme vous le dites dans vos remerciements. Sache qu’il y a eu une combustion de fée, au contact de ses flammes Du Feu de L’enfer…Un coup de cœur enflammé pour votre plume enténébrée…

« Manon savait qu’on arrêtait pas les cauchemars.
Ni maintenant, ni jamais.
Essayer de les affronter ne faisait que les rendre plus forts.
Essayer de remonter leur piste ne pouvait que ramener aux territoires insaisissables de l’âme et à la nuit absolue, insondable, dont ils étaient issus.
Insidieux.
Instoppables. »

 

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

 

L’océan au bout du chemin, Neil Gaiman.

Couverture L'océan au bout du chemin

Pourquoi je l’ai choisi:

Il me tentait depuis sa sortie…Quand il est arrivé dans ma PAL grâce au Père Noël/Daniella, je n’avais qu’une hâte: le découvrir…

Synopsis:

« Les adultes suivent les chemins. Les enfants explorent. »
De retour dans le village de sa jeunesse, un homme se remémore les évènements survenus l’année de ses sept ans. Un suicide dans une voiture volée. L’obscurité qui monte. Et Lettie, la jeune voisine, qui soutient que la mare au bout du chemin est un océan…

Ce que j’ai ressenti:…La déception au bout de la lecture…

Quand tu te fais toute une attente, tout un plaisir, que tu libères ton planning lecture ultra serré pour faire une place au livre que tu attendais avec impatience depuis des mois…Que tu sautes de joie, quand tu reçois enfin cette pépite… Et que… c’est une déception….Tout s’effondre….Je déteste avoir ce sentiment …

Peut être que c’est parce que j’en avais trop d’attentes, peut être me l’a -t-on trop vendu? Ce qui est sûr, c’est que je suis complètement passée à côté de cette intrigue, la magie ne s’est pas révélée, l’horreur ne m’a pas saisie, le conte ne m’a pas enchantée…Tout le long de cette lecture, j’ai cherché où l’auteur voulait nous mener, les mots et les sens cachés derrière et entre les lignes, je n’y ai rien trouvé…J’ai attendu très longtemps LA révélation, mais en refermant ce livre, il faut croire qu’elle ne m’a pas illuminée, la vague de cet océan ne m’a pas embarquée, et même le cercle des fées ne m’a pas attirée…

Loin de moi, l’idée de critiquer cet auteur mondialement reconnu, donc je me dis qu’il faut absolument que je découvre un autre titre de Neil Gaiman car j’ai adoré les adaptations cinématographiques de ses œuvres, mais pour cette histoire-ci, je n’ai pas compris tout l’enthousiasme des lecteurs, mais bien sûr, ce n’est que mon ressenti, et n’hésitez pas à passer voir toutes les chroniques qui en parlent si bien….

Liens vers les chroniques qui ont aimé cette lecture : Le Bibliocosme , Xapur .

 

 

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette fachee

Le jeu de l’ombre, Sire Cédric.

Couverture Le jeu de l'ombre

Pourquoi je l’ai choisi:

Je me suis fait dédicacer ce tome en Septembre, et comme c’était le petit dernier à rentrer dans ma Pal, j’avais hâte de me caler, en ces froides soirées, un peu d’angoisse façon Sire Cédric…

Synopsis:

Mais que pouvait bien chercher Malko Swann cette nuit-là ? Une overdose d’adrénaline, la sensation ultime, le sentiment de liberté ?
Pourquoi roulait-il aussi vite en pleine nuit sur une route de campagne étroite et sinueuse jusqu’à faire une chute de trente mètres en bas du pont du Diable ?
Atteint d’un traumatisme inexplicable, le musicien est désormais incapable d’entendre la musique. Mais il ne s’agit que du début de sa déchéance. Dans l’ombre, quelqu’un l’observe… quelqu’un qui veut jouer avec lui. Un jeu au goût de sang… Il s’engage alors dans un combat désespéré.

Ce que j’ai ressenti:…Une invitation à danser un Rock endiablé sur un pont de toutes les malédictions…

J’adore la légende du Pont du Diable, j’aime beaucoup ses ponts vertigineux qui enflamme l’imagination des gens, et comme les fées ne sont pas sujettes au vertige, aller y faire un tour, quand un, se présente sur mon chemin…Après de là, à le prendre à 170km/h comme Malko, je ne m’y risquerais pas…Mais l’emprunter dans l’imagination de cet auteur, je fonce à tire d’ailes…..

Le pont du Diable, oui. On raconte que cet endroit attire les âmes en peine.

Sire Cédric arrive toujours à insérer dans ses thrillers, une part de fantastique et de légendes, qu’on adore voir revisiter sous sa belle plume. Ici, la toile de fond a une aura de mystère et de danger diabolique, et j’ai apprécié cette ambiance sombre et musicale: l’autre côté des paillettes, la part des ténèbres des génies inspirés, les failles insondables des hommes…Il a ce souci du détail, des petits « riens » qu’il te posent au détour de son intrigue, pour la rendre juste ce qu’il faut d’intriguante, à la limite du réel…C’est indéniable, j’aime son style…

Malko est comme ça, un accro aux sensations fortes, un drogué à l’adrénaline. Et sa musique est comme lui. Directe et entière, éclatante dans ses excès.

Il a vraiment un problème ce Swann, et ici, on adore le détester car il incarne tout ce qu’il y a d’horripilant dans ces stars égoïstes et imbus de leurs personnages, et plus que tout, qui ne respectent rien, ni personne…Je pense d’ailleurs décerner à ce personnage, la palme de la goujaterie…Même dans sa détresse, même dans ses tourments, même quand il marche en enfer, il est difficile de ressentir une empathie pour cette pseudo Rock star…Par contre, si je souffrais de cette cécité, je crois que j’en mourrai, donc oui, un minimum de peine quand même pour cette amusie dont il souffre…

Sans musique, la vie serait une erreur. Friedrich Nietzsche.

Voici donc un thriller efficace et dynamique, avec cette fangeuse ombre qui lance son petit jeu sanglant, et on se surprend à dévorer plus vite que ce bolide lancé à toute allure, vers cette fin de pont, où le Diable vous attendra peut être, un sourire aux lèvres, et une musique de fond en deux temps…Rock’n’roll, cette lecture…

L’odeur de la mort le cherche. Elle le suit, où qu’il aille, il le sait maintenant.

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 8/10

Hell.Com, Patrick Senécal : La saga infernale de votre rentrée -Une LC Mortelle!

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Toute entrée est définitive.

En Lecture Commune avec LilieBookAddict , Régnante en chef,  du blog

Mes polars et Compagnie.

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Première partie: Les mortels.

-Qui êtes vous exactement? -Nous sommes Hell.com.

Partant du même principe de cette citation, nous nous présenterons succinctement:

Mortelle n°1: Lilie BookAddict .

Lilie, mi-ange, mi-démon, administratrice du blog « Mes Polars & Compagnie ». Passionnée par la littérature noire. Exit les histoires d’amour et autres romans à l’eau de rose, ce que j’aime, c’est plonger dans la noirceur humaine à grands coups de thrillers et de polars.

Mortelle n°2: Stelphique .

Stelphique, la Fée qui se balade sur l’océan de livres et éclaire de sa poussière, l’univers souvent noir des polars et thrillers.

Deuxième partie: Les démons.

Comme chaque année, les démons sont convoqués à venir s’amuser avec les damnés. Réservation avant le 25 août.

-L’invitation démoniaque?

-Oui, certainement…Et pourtant…

Stelphique:

J’ai voulu tester enfin cet auteur Patrick Senécal, au vu des excellentes chroniques que j’ai pu lire. Hell.Com m’a semblé le choix le plus puissant certes, et le plus évident pour commencer (bien que Le Vide m’attends depuis un moment dans ma PAL). Mais c’est surtout grâce au concours Instagram lancé par Fleuve Editions, et l’accord enthousiaste de Lilie pour cette proposition de Lecture Commune que nous nous sommes retrouvées sur ce joli partage. Je la remercie d’ailleurs d’avoir fait le pari de cette amitié bloggueste!

Lilie:

Patrick Senécal est un auteur dont j’ai entendu beaucoup parler ces derniers temps sur les réseaux sociaux à travers des avis pour la très grande majorité clairement positifs. Un univers décrit comme ultra violent et où beaucoup, après lecture, ont eu ce petit avertissement : âmes sensibles s’abstenir !! Tiens donc. Je suis d’une nature plutôt sensible dans la vie au quotidien mais paradoxalement, dans mes lectures, j’aime me confronter à la noirceur et à la violence humaine. C’est un sujet qui m’a toujours passionné. Pourquoi ? Pour tenter d’en comprendre les raisons sans doute. Toujours est-il que tous ce avis ont forcément attiser ma curiosité concernant cet auteur et je ne pouvais pas passer à côté de ses livres. Bien que « Le vide » figure dans ma PAL depuis de longues semaines, j’ai décidé de m’initier à la plume de Senécal avec Hell.com. Un roman gagné grâce à ma copinaute, Stelphique, qui m’a identifié sur la publication Instagram des éditions Fleuve Noir qui organisait un concours. Une proposition de lecture commune de ma Fée préférée, ah mais oui j’y cours !! Un grand merci à elle pour avoir pensé à moi.

Troisième partie: Les damnés.

-Le mot de passe? -Inferni.

A nous, les petites questions infernales….

Les questions de Lilie à Stelphique:

Comment as tu perçu le personnage de Daniel ? As-tu éprouvé au fil de la Lecture un sentiment d’empathie et de pitié à son égard?

Stelphique: Alors comment te dire, je n’aime pas trop être aussi méchante, mais non, Daniel je l’ai détesté! Même si son évolution est « bonne », je n’ai pas oublié ses actions…Elles sont impardonnables, même dans le repentir, il m’a dégoutée…Ouais je sais, j’ai la dent dure. Maintenant, j’ai apprécié de le suivre dans sa quête de rédemption, et surtout de le voir se démener pour sauver la future génération.

Les questions de Stelphique à Lilie:

As tu eu ton compte d’horreur? En as tu appris plus sur le genre humain? Et cet enfer t’a t-il effrayée?

Lilie:

Niveau horreur, oui j’ai eu largement ma dose. Patrick Senécal ne nous épargne rien et nous impose les pires vices que l’homme puisse être capable avec son lot de descriptions parfois à la limite du soutenable. Je n’avais pas non plus envie de tomber dans un livre violent pour être violent. La barbarie gratuite qui ne sert pas à l’histoire sans apporter une certaine réflexion ne m’intéresse pas forcément non plus. Et dans ce sens-là, Hell.com, au-delà de l’Enfer dans lequel il nous plonge nous amène aussi à réfléchir sur le genre humain. Je ne dirais pas qu’à la lecture de ce livre j’en ai appris plus, mais plutôt que cette histoire a confirmé ma vision des choses. La soif de pouvoir et l’argent « pourrissent » notre société. Certains pour leurs intérêts personnels seraient prêts à tout même à vendre père et mère. La notion du bien et du mal est quelque chose d’assez relative. Chacun a sa propre vision des choses, ses propres limites en fonction de ses valeurs et de ses croyances. Alors comment définir la limite à ne pas franchir ? Comme on dit, « L’homme est un loup pour l’homme », et j’en suis intimement convaincu. Il existe aussi parmi nous des hommes foncièrement mauvais, qui prennent aussi plaisir à faire souffrir les autres comme ça, gratuitement. C’est difficilement imaginable mais pourtant c’est un fait. Je m’intéresse beaucoup aux faits-divers et certains sont justes incroyables et dépassent l’entendement. Alors oui, forcément c’est effrayant, car ces « monstres »  sont des gens en apparence comme n’importe quelle autre personne. Cela peut être ton voisin, ton collègue, des personnes apparemment bien sous tous rapports. Et pourtant…

Quatrième partie: Le diable.

-Il est là, monsieur.

-Oui, mais quoi? le Diable?  

-Ben non,  Notre avis sur ce livre….;)

Stelphique:

Me balader dans l’Enfer fut une épreuve. J’aurai eu envie de fermer les yeux, ne pas voir, ne pas pleurer et ne pas laisser dériver mon imagination dans ce lieu de perdition. J’ai eu beaucoup de mal à certains passages, surtout quand j’ai vu écrit: 1 catégorie, 4 mots… Là j’ai cru que mon cœur ne s’en remettrai jamais… Malgré toutes les horreurs à l’intérieur de ce roman, je pense que c’est ce qui m’a le plus choqué et pourtant il n’entre pas dans les détails…

Hell.com c’est se confronter aux pires dérives de l’âme humaine, leurs plus bas instincts, leurs plus viles exécutions. Un thriller qui vous en fait voir de tous les pires cercles et immondices, mais que vous ne pouvez en aucun cas lâcher, simplement parce que l’écriture de cet auteur vous souffle une envie irrésistible d’enrayer cette lente descente, on voudrait du moins y  croire, mais le Diable s’invite trop souvent aux tables des Puissants.

Il est d’une violence diabolique, d’une répercussion infernale. On sent comme un enfer virtuel aux conséquences plus que réelles. On sent bien qu’il y a une iniquité sociale, psychologique et cette notion de pouvoir est très déstabilisante durant cette lecture. On comprend son cheminement, son impact, ses conséquences. Plus rien n’a de limites…Le Darkness vous avale plus vite que le Leviathan, et Satan se marre trop, de voir, ses humains, sans morale, succomber à ses avances.

Lilie:

Hell.com ou comment plonger dans la noirceur et la violence humaine dans ce qu’elle a de plus abominable. Une plongée dans les abysses du mal qui laisse forcément des traces dans l’esprit du pauvre lecteur qui a osé franchir les portes de L’Enfer.

Daniel Saul pensait être maître de sa vie et son destin. La quarantaine, milliardaire, charismatique, PDG d’une des sociétés les plus influentes du Québec, tout lui réussi ! Un homme de pouvoir et d’argent qui aime jouer de sa puissance lors de parties fines dans des clubs échangistes et écraser quiconque se mettra sur son chemin. Mais c’était sans compter l’irruption dans sa vie de Martin Charron, ancien camarade de classe , qui va l’initier à la VRAIE puissance ! Celle réservée à l’élite. Comment ? En devenant membre de Hell.com. Un site internet ultra select. Tout y est possible, aucune limite à assouvir ses fantasmes les plus primaires. Sexe, drogues, paris truqués, vendetta, prostitution, pédophilie, sadomasochisme et autres horreurs…on peut TOUT y faire, TOUT y trouver sous réserve d’allonger les billets.

En devant membre de Hell.com, Daniel Saul, s’est senti pousser des ailes. Lui qui aime dominer le monde ne pouvait pas rêver mieux mais très vite sa vie va basculer dans un véritable cauchemar. Une longue descente aux enfers qui ne sera pas sans conséquence.

Daniel Saul pensait être maître de sa vie et de son destin mais en franchissant les portes de l’Enfer, il a vendu son âme au diable !

Au vu des différentes critiques lues sur ce livre, j’en attendais beaucoup. L’envie de me confronter à ce qu’il y a de plus horrible dans la perversion humaine. J’avais envie d’un livre qui me bouscule, me secoue mais j’étais loin d’imaginer le degré d’horreur dans lequel j’allais plonger. Ce livre est d’une noirceur diabolique. C’est malsain, glauque, gore, terrifiant, dérangeant et j’en passe. Certaines scènes sont à la limite du soutenable sans parler de celles qui sont seulement suggérées (et heureusement). Un musée des horreurs version site internet où TOUT est permis, aucune limite, aucune censure. Nous sommes confrontés aux côtés obscurs les plus primitifs de l’homme. Où commence la vérité et où s’arrête la fiction ? Cette question m’a hanté tout au long de ma lecture et je ne suis même pas sûre d’avoir envie de connaître la réponse.  Au-delà de cette violence omniprésente, Senécal nous amène à réfléchir sur le monde qui nous entoure et sur la nature humaine. Le bien, le mal, la culpabilité, la rédemption …autant de sujets qui encore aujourd’hui, après avoir fini ce livre depuis presque une semaine, tournent encore dans mon esprit. 

Epilogue: Dieu.

-Je suis le plus puissant.

Conclusion Stelphique:

Un thriller plus efficace qui vous laisse des traces, vous hantera longtemps après cette lecture, mais un indispensable pour tous les amateurs de sensations fortes! Je passe donc en mode ***recueillement et prière*** à partir d’aujourd’hui, que Dieu nous vienne en aide…Et juste comme ça, parce que c’est trop drôle, c’est juste mon 666eme article!!!!Qui a dit bizarre??? Le Diable s’emparerait-il de mon blog???!!!

Conclusion de Lilie:

Un thriller horrifique à ne pas mettre entre toutes les mains dont on ne peut clairement sortir indemne et qui nous amène à beaucoup de réflexions sur la nature humaine. Si vous êtes plutôt d’une nature sensible, je n’ai qu’une chose à vous dire : attention ! Une plume efficace et addictive qui me donne envie de continuer d’explorer l’univers sombre et dérangeant de Patrick Senécal. 

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Bosch, Le jugement dernier.

Remerciements.

Merci à Fleuve éditions pour son concours Instagram et l’envoi de ce livre d’Enfer!

 

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Rever, Franck Thilliez

Couverture Rêver

Pourquoi je l’ai choisi:

Mais qui pose encore cette question???!!!!Mais c’est Franck Thilliez et son NOUVEAU roman!!!!Evidemment que je me précipite dès le jour de la sortie!!!!!(*fan attitude*).

Synopsis:

Si ce n’étaient ses cicatrices et les photos étranges qui tapissent les murs de son bureau, on pourrait dire d’Abigaël qu’elle est une femme comme les autres.
Si ce n’étaient ces moments où elle chute au pays des rêves, on pourrait jurer qu’Abigaël dit vrai.
Abigaël a beau être cette psychologue qu’on s’arrache sur les affaires criminelles difficiles, sa maladie survient toujours comme une invitée non désirée. Une narcolepsie sévère qui la coupe du monde plusieurs fois par jour et l’emmène dans une dimension où le rêve empiète sur la réalité. Pour les distinguer l’un de l’autre, elle n’a pas trouvé mieux que la douleur.

Comment Abigaël est-elle sortie indemne de l’accident qui lui a ravi son père et sa fille ? Par quel miracle a-t-on pu la retrouver à côté de la voiture, véritable confetti de tôle, le visage à peine touché par quelques bris de verre ? Quel secret cachait son père qui tenait tant, ce matin de décembre, à s’exiler pour deux jours en famille ? Elle qui suait sang et eau sur une affaire de disparitions depuis quelques mois va devoir mener l’enquête la plus cruciale de sa vie. Dans cette enquête, il y a une proie et un prédateur : elle-même.

Ce que j’ai ressenti:…Un étonnant voyage cauchemardesque…

 

Clinique Elfique des virus

2 impasse de la lecture

8210013456 Air bulle

Monsieur Thilliez,

Voilà, près de trois mois que nous n’avions pas vu traîner Stelphique dans nos locaux, mais cette date du 26 mai était marquée en surbrillance dans son planning. En effet, comment rater votre dernière expérience Rêver? Rêver et surtout dormir paisiblement, semble un lointain mirage à présent, pour notre féerique amie…

Vous aviez conseillé cette lecture « au calme, lumières allumées, une petite musique en fond sonore » , ce sont bien dans ces conditions que nous l’avions installée et nous lui avons même fourni un carnet vierge, pour qu’elle puisse en faire un Journal des rêves.

Si dans les premiers moments, Stelphique s’est sentie un peu désorientée de par les chapitres séquentiels désordonnés , il semblerait qu’elle aie correctement répondu aux stimuli, elle s’est tellement impliquée dans cette expérience qu’elle a revu son pire cauchemar: Freddy. Nous savions qu’elle avait déjà un antécédent avec ce monstre de la nuit, et du coup, ses phases d’endormissements se sont allongées…Jusqu’à devenir incontrôlables et totalement handicapantes…Entre les paralysies et les hallucinations hypnagogiques, elle ne discernait plus la frontière entre rêve et réalité…

Nous avons donc essayer de lui donner un peu de Propydol…Les conséquences ont été désastreuses, Monsieur Thilliez, vous n’avez pas idée de ce que donne une fée droguée en manque de sommeil réparateur…Je n’ose vous exposer ici, les multiples ravages qu’elle s’est infligée , mais c’est très inquiétant pour le corps médical elfique qui n’a jamais encore à gérer ce genre de phénomènes. Les brûlures sur ses membres ainsi que les diverses piqûres, lui déforment les bras et sont très longues à cicatriser, mais surtout, et c’est bien le but de cette lettre, nous avons interrompu In extremis, la pire des automutilations pour une fée, la section définitive de ses ailes par une étrange mais très fonctionnelle guillotine…

Ci joint, des extraits de son Journal des rêves:

« Tout ce qui écrit sur cette feuille EST la réalité.

Brûlure 1: Franck Thilliez, écrivain, existe.

Brûlure 2: Franck Thilliez a quelque chose à se reprocher: son trop grand talent. »

Petit poème écrit à l’encre bleue:

« Je ne veux pas te faire peur,

Mais je vais bientôt Rever,

Je ne le dis pas souvent,

Je t’adore, mon écrivain préféré. »

Rêve n° 297:

« Je suis au milieu d’un incendie, d’un feu dévastateur, celui de l’amour. Il dégage une chaleur incroyable, perturbant mon sommeil, et recréant mes pires cauchemars…Rêver n’est plus qu’une illusion, mais Aimer reste tangible…Le croquemitaine m’accompagne dans les chemins sombres, mais un guide talentueux sera toujours là, pour plonger avec moi dans les replis les plus sombres de l’esprit humain, mais m’en faire ressortir plus forte que jamais, ce cher Franck Thilliez…Je sais qu’à la fin de cette expérience, j’aurai cette joie d’avoir fait un bon voyage thrillersque et que dès l’année prochaine, je revivrai encore une folle aventure qui marquera mon esprit autant qu’un tatouage inscrit à l’intérieur de la cuisse droite… »

Nous savons que vous êtes déjà en train de préparer votre prochain livre, nous le redoutons autant que nous l’attendons, car vous savez maintenant que chaque roman détruit un peu plus l’esprit scintillant de Stelphique et qu’il nous est difficile de voir notre amie elfique s’infliger ses tortures …Le sommeil féerique est un don précieux, nous espérons qu’elle retrouvera les doux chemins du rêve paradoxal…

Bien à vous,

L’équipe Clinique Elfique.

 

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 10/10

 

 

L’évangile des ténèbres, Jean-Luc Bizien [LC Interactive avec Cannibal Lecteur]

Couverture L'Evangile des ténèbres

Pourquoi je l’ai choisi:

Avec ma chère binôme de lecture Cannibal Lecteur, nous avons suivi les bons conseils de Smadj (et son influence contagieuse), qui souhaitait nous voir disséquer Bizien et sa trilogie des ténèbres…..

Synopsis:

Seth Ballahan, rédacteur en chef d’un quotidien américain, apprend que Michaël Wong, l’un de ses collaborateurs, est piégé en Corée du Nord. Face à l’absence de réaction de se hiérarchie, Ballahan voit rouge. Contre vents et marées, il décide de secourir le jeune Wong. Dans Pyongyang, la capitale fantôme où les hommes ne sont que ces ombres, il cherche de l’aide auprès de Suzan, ravissante correspondante d’une O.N.G. canadienne. C’est alors que le Mal absolu surgit : un tueur monstrueux laisse dans son sillage une longue suite de cadavres atrocement mutilés. Paik Dong-Soo, billant militaire nord-coréen, se lance sur ses traces. Ils se retrouveront tous, à l’issue d’un parcours halluciné, en un lieu oublié. Celui qu’annonce l’Evangile des ténèbres….

Les personnages:

Paik Dong-Soo, j’ai beaucoup aimé ce personnage. Même dans son regard posé sur la nature, c’est un insoumis dans l’âme, après il fait avec les moyens du bord, mais je l’ai trouvé convainquant en tant qu’enquêteur!

Seth Ballahan,  je l’aurai bien giflé à bien des reprises pour tout cet assemblement de défauts!!!!On peut même dire qu’il les collectionne!!! « -Faut croire que la connerie, c’est dans les gènes! », ben lui, il a sacré package génétique!!!!!Malgré tout, l’humain est perfectible (mmmhh, pourquoi je sens un doute là?!!! ), bon , et bien disons qu’on peut faire évoluer les personnages, et j’ai aimé son « amélioration » au fil des pages, je me dis que peut etre à la fin de la trilogie, on va sans doute l’adorer….

Le « Chasseur », chacune de ses interventions vous plongent dans des abimes de sang….. »Dans sa tête, des créatures célestes entamaient un chant révolutionnaire sublime, qu’il reprit à voix basse. « 

Ce que j’ai ressenti:…Une ballade dépaysante…

On tue un homme, on est un assassin.
On tue des milliers d’hommes, on est un conquérant.
On les tue tous, on est un dieu.

Première impression comme ça à chaud, j’ai du mal à m’expliquer le titre. Pour ce qui est des ténèbres, ouais, jusque là j’ai suivi, on peut carrément dire que ça colle, mais L’évangile????!!!!^^ …Une trilogie ,donc, des ténèbres, avec ce premier tome, on traverse déjà un long parcours effroyable et sombre, au fin fond de la pire cruauté humaine. Difficile de reprendre son souffle dans ses pages! Et ça attaque dès le prologue!!!!Il faut s’accrocher, ou plutôt avoir un cœur (à moins que ce ne soit un rein???!!!) à toute épreuve! Certains passages sont insoutenables, on sent l’horreur du régime totalitaire, et en fait, si on en apprend pas tant que ça en terme de sévices et immondices, puisque nous l’avons vécu dans l’Europe, on est juste horrifié de voir un tel calvaire se dérouler encore de nos jours sur notre planète. Faut vraiment croire que l’Histoire continuera de se répéter encore et encore, et que ce sont, bien sur, les innocents qui en pâtiront. C’est donc avec tristesse et fatalisme que nous découvrons une Corée du Nord en proie à un dictateur impitoyable, et je peux vous dire que ça vous remue les tripes de lire que l’eugénisme, la folie des grandeurs, les camps de concentrations et autres horreurs sont encore en vigueur de nos jours…Le spectre et les ambitions de Hitler n’ont pas fini de nous hanter……

— Que savez-vous de lui ? l’interrogea-t-elle.
— Pas grand-chose, avoua Seth.
— Kim Jong était tout jeune quand il a perdu sa mère. Il n’a jamais connu l’amour maternel.
— Et alors ? intervint Seth. Si tous les mômes qu’on n’a pas dorlotés devenaient des dictateurs… Ce n’est quand même pas parce qu’on ne l’a pas suffisamment bercé qu’il a décidé d’asservir tout un peuple !

En cela, je trouve que l’auteur s’est admirablement débrouillé! Son cadre, l’ambiance lourde et pesante, la qualité de ses personnages également sont vraiment des points forts de ce roman! Il nous tient en haleine par des chapitres courts, efficaces, saisissants.Oui, mais voilà, le thriller en lui même ne m’a pas complètement convaincue. Il a tellement soigné son atmosphère, et, est parti tellement fort dans sa première partie de roman, que je reste un peu sur ma faim, à la fin…..

« Il fallait dominer la peine, l’asservir, la réduire à néant. « 

Sans spoiler, j’ai trouvé son « Chasseur » très bien mis en scène, il a une vraie carrure, (un monstre comme on les aime), mais pour ma part, j’aurai aimé une fin plus travaillée, plus d’explications sur ses réelles motivations, car s’il garde tout son mystère du fait qu’il ne soit jamais identifié, on pourrait au moins en savoir plus sur sa psychologie….J’ai trouvé que ça se finissait sur une pirouette un peu grosse, et pour nous avoir mener aussi loin avec toute la richesse de son univers, Jean-Luc Bizien aurait pu, nous offrir un final en apothéose… On démarre si bien, que ça nous laisse en bouche une pointe d’amertume sur le final. Bon après, c’est moi qui bloque sur les fins, elle pourra convenir à bien des lecteurs, mais pour mes attentes, ça a été un peu décevant…

Bon, ça ne m’empêchera de poursuivre avec ma binôme, cette trilogie!!!Je suis très impatiente de retrouver les acteurs des ténèbres, en espérant que les prochains tomes soient tout aussi riche en matière, et leur final plus explosif!

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 8/10

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Titre : L’évangile des ténèbres

Auteur : Jean-Luc Bizien
Édition : Toucan (2011)

Résumé :
Seth Ballahan, rédacteur en chef d’un quotidien américain, apprend que Michaël Wong, l’un de ses collaborateurs, est piégé en Corée du Nord.

Face à l’absence de réaction de se hiérarchie, Ballahan voit rouge. Contre vents et marées, il décide de secourir le jeune Wong.

Dans Pyongyang, la capitale fantôme où les hommes ne sont que ces ombres, il cherche de l’aide auprès de Suzan, ravissante correspondante d’une O.N.G. canadienne.

C’est alors que le Mal absolu surgit : un tueur monstrueux laisse dans son sillage une longue suite de cadavres atrocement mutilés. Paik Dong-Soo, brillant militaire nord-coréen, se lance sur ses traces. Ils se retrouveront tous, à l’issue d’un parcours halluciné, en un lieu oublié.

Celui qu’annonce l’Évangile des ténèbres…

ev_teneCritique du Cannibal Lecteur : 
Me voici de retour, saine et sauve, de ma petite virée dans le pays du Cher Leader, autrement dit Kim Jong-Il et de son rejeton, Kim Jong-un (qui n’était pas encore sur le trône au moment de l’action du roman).

Deux enquêtes : d’un côté, celle de Seth Ballahan, rédacteur en chef américain parti à la recherche de Michaël Wong, disparu en Corée du Nord et de l’autre, celle de Paik Dong-Soo, officier coréen (du Nord) qui recherche un tueur.

Ce que j’ai aimé ? La partie se déroulant en Corée du Nord (et j’en ai eu pour mon argent).

Là, rien à dire, j’en ai appris plus que si j’avais acheté un Guide du Routard. La misère des gens est grande, la famine y a fait des ravages, les habitants sont endoctrinés et tenu serré en laisse. Une horreur de vie…

Adoré frissonner avec les premiers moments passés avec le chasseur, quand il traque et éviscère ses proies. Un homme sans pitié, sans empathie, un psychopathe, un tueur froid et implacable. Mais de là à lui donner le titre de “Mal absolu” dans le 4ème de cover, il y avait un pas à ne pas franchir !

J’ai aimé aussi tous les passages avec le jeune Michaël Wong et celui qu’il nomma le monstre. On ne sait pas qui il est et le mystère était total.

Là où le bât à blessé sérieusement ?? Le personnage de Seth Ballahan m’est sorti par les trous de nez ! Lui, c’est LA caricature de l’américain, imbu de lui-même, soupe au lait, égocentrique, macho, con, tête brûlée, rempli de préjugés et persuadé de sa toute puissance. Il était en Corée du Nord et il croyait qu’il ferait bien tout seul, ce gros imbécile prétentieux !

À lui tout seul il a failli faire tout capoter au moins 36 fois, regardait tout le monde de haut et l’entendre parler ou penser me donnait envie de lui éclater la cervelle qu’il n’avait pas.

Purée, c’est sur un coup de tête (et de sang) qu’il a décidé de partir récupérer le jeune Wong en Corée. Quel imbécile ! On ne part pas en Corée du Nord comme on va à Disneyland. Bref, si l’auteur a voulu qu’on le déteste, c’est réussi.

L’enquête de Paik Dong-Soo était haletante, le personnage agréable à souhait, tenace, prêt à tout pour faire éclater la vérité, alors que bon, dans son pays, c’est assez risqué !

Par contre, la fin était, pour moi, totalement bâclée ! Comme si l’auteur, dans les dernières lignes, s’était dit “Mon dieu, je ne leur ai pas donné l’explication”… Allez hop, viens-y que j’te ponde maximum 10 lignes pour résumer l’affaire, sans même que l’on sache QUI était le tueur. Cool… *ironie*

Autre soucis, le style de l’écriture qui avait tendance, à certains moments, à diminuer en qualité. Le petit ressort de “la voix dans la tête” revient trop souvent et des mots comme “Monstre ou démon” sont trop utilisés, ils perdent de leur force à la fin.

Et Seth, bordel de dieu, qui continuait toujours sur le même registre !!

Au fait, j’ai pas croisé d’évangile des ténèbres, moi, dans le récit ? J’aurais sauté une page ? Une ligne où on en parle ??

Bon, ceci ne m’empêchera pas de continuer à lire la trilogie pour voir ce que les autres me réservent : même soupe ou avec une pointe de crème pour relever le goût ??

Étoile 2

Avec tes yeux, Sire Cédric

Couverture Avec tes yeux

Pourquoi je l’ai choisi:

J’avais beaucoup aimé ma précédente lecture de cet auteur et je voulais réitérer l’expérience pour savoir si ça se confirmait dans le temps….

Synopsis:

Thomas ne croit que ce qu’il voit, mais personne ne le croit. Depuis quelque temps, Thomas fait des rêves atroces. D’épouvantables rêves qui le réveillent en sursaut et morcellent son sommeil qu’il a déjà fragile. Si ce n’était que ça ! Après une séance d’hypnose destinée à régler ses problèmes d’insomnie, il est en proie à des visions. Il se voit, à travers les yeux d’un autre, torturant une jeune femme… Persuadé qu’un meurtre est effectivement en train de se produire, il part à la recherche de la victime. Le cauchemar de Thomas ne fait que commencer.

Les personnages:

Thomas a vraiment de quoi perdre la boule!!!!Je n’aurai pas aimé vivre cette expérience là dans la vie réelle!!!!!

Nathalie est une jeune gendarme qui en veut, un petit oiseau qui prend doucement son envol dans ses pages!

Il sont tous les deux très attachants dans leur duo pour la vérité! La compassion envers eux, ne nous quitte pas. De très jolis personnages créés…

Fox apporte aussi cette touche de féminité et de mystère, qui rend l’intrigue plus actuelle.

Ce que j’ai ressenti: …Une hypnose sous tension!!!!

Petit dernier de l’auteur, avec des thèmes qui me sont chers, entre tueur en série et visions extralucides, il m’en fallait pas moins, pour me jeter dessus!!!!Et quelle lecture!!!!!Vraiment c’était intense!!!!Encore mieux qu’un film d’horreur, plus percutant qu’un thriller, un cauchemar qui prend vie: du grand Sire Cédric encore!!!!!!J’ai été conquise, car son livre est incroyablement effrayant mais rythmé comme une enquête! Aucun ennui en ses pages!!!!!

Sire Cédric a une belle écriture, qui nous emmène aux frontières du réel, vers des contrées sombres et mystérieuses…Il sait nous faire flipper comme jamais, nous ramener vers nos peurs les plus profondes, créer des monstres crédibles et effroyables, choisir les mots qui font mal.

Nous voilà donc en face d’un thriller incroyable, avec sa pointe de fantastique, Avec tes yeux, il t’en fait voir de toutes les couleurs, heu, que dis-je, de toutes les douleurs….C’est ce double effet qui me plaît tant en ouvrant ses livres, mélangeant horreur, légendes, suspense, hémoglobine, on en redemande tellement c’est vibrant et palpitant! Tout est mené d’une main de maître, l’angoisse vous envahit, tout comme vos cauchemars qui en seront deux fois plus saisissants.

  • Conseil n°1:Fermez bien vos yeux!!! La nuit, le jour on n’est jamais trop sur de ce qu’il nous reste à voir, mais si c’est ce que voit Thomas, je crois que ce serait plutôt insoutenable!
  • Conseil n°2: Evitez l’hypnose! On ne sait jamais à quoi on peut être confronté à l’intérieur de notre esprit!
  • Conseil n°3: Lisez ce livre ! Frissons et plaisir garantis!!!!!!

Alors, je dirai que j’ai été convaincue 99 % du temps de ma lecture, ce qui est honorable, mais pour que je puisse crier au génie, au coup de cœur, il m’a manqué le fameux 1% ….Alors ce n’est pas grave en soi, mais ça fait la deuxième fois, que il me manque Le petit « truc » de la fin qui clôture en apothéose. On y est proche, très proche même, mais ce n’est pas encore ça, j’ai donc beaucoup d’espoir sur le prochain!!!!!C’est un tout petit bémol, car il se joue seulement sur l’épilogue, mais pour moi, quand j’ai été aussi envolée, il faut que je reste perchée!

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 9/10

Ça (tome 1 et 2), Stephen King , LC avec Cannibal Lecteur

 

Couverture Ça

Pourquoi je l’ai choisi:

Je voulais le relire depuis un moment, et profiter de cette LC Interactive presque 20 ans plus tard, m’a fait le lire avec un regard nouveau, tout en ayant les réminiscences de la peur adolescente….

Synopsis:

Tout avait commencé juste avant les vacances d’été quand le petit Browers avait gravé ses initiales au couteau sur le ventre de son copain Ben Hascom.
Tout s’était terminé deux mois plus tard dans les égouts par la poursuite infernale d’une créature étrange, incarnation même du mal. Mais aujourd’hui tout recommence. Les enfants terrorisés sont devenus des adultes. Le présent retrouve le passé, le destin reprend ses droits, l’horreur resurgit. Chacun retrouvera dans ce roman à la construction saisissante ses propres souvenirs, ses angoisses et ses terreurs d’enfant, la peur de grandir dans un monde de violence.

Les personnages:

Le Club des Ratés est un groupe de 7 personnages tous plus intéressants les uns que les autres. On est forcés de s’attacher à chacun d’eux dans leur individualité de par leur histoire tout en souffrance, mais le groupe en lui même a aussi une grande force. L’amitié qui les unit est admirable, elle m’en a donné des papillons dans le ventre, on a envie d’être le 8eme membre. Chacun d’eux tient son rôle avec brio, entre humour douteux, fous rires hystériques, peur viscérale, chacune de leur interaction nous émeut.

« Les gens de bonne compagnie sont une rareté, mais dans un boui-boui comme celui ci, où le niveau de conversations est en dessous du niveau de la mer, ce sont de vrais merles blancs. »

Un petit coup de cœur pour Grippe-Sou et son humour jaune (avec des pompons oranges bien sur!!!!). Tu veux un ballon?!!!!!

Ce que j’ai ressenti:

« Mon père me disait souvent que Dieu aimait les rochers, les mouches, le chiendent, et les pauvres gens plus que tout le reste de sa Création, et que c’était pour ça qu’il y en avait autant. »

Comme dit plus haut, c’est une relecture….Mais comme mon cerveau commence à sérieusement faire des trous de gruyère dans ma mémoire, il ne me restait comme souvenir: la peur des clowns au sourire pointu et ses yeux argents hypnotisant, une vague idée de la forme ultime de Ça, et l’histoire personnelle de Beverly. Si on y regarde de plus près, ça ne fait pas grand chose, donc je peux vous dire d’ors et déjà que le plaisir de cette lecture fut un vrai cataclysme, un coup de cœur, même mieux, je suis retombée amoureuse de l’écriture du King. J’avais lu ce livre dans mon adolescence (comme beaucoup d’ailleurs…), et le relire près de 20 ans plus tard, c’est comme vivre et revivre la même expérience que les personnages. Tout comme eux, j’en avais oublié le passé, mais c’est sans compter le talent de cet auteur et la puissance de Grippe-Sou, pour faire resurgir les peurs infantiles.

« Les souvenirs commencèrent soudain à se bousculer en lui. Comme si un sac noir, au fond de son esprit se mettait à gonfler et à menacer de cracher de méphitiques images tirées de son inconscient pour les faire surgir dans le champ de vision mentale que commandait son esprit rationnel de veille; si cela se produisait d’un seul coup, il deviendrait fou. « 

J’ai bien eu la frousse, celle qui vous terrorise la nuit, regarder les étendues d’eaux avec un mauvais œil, sursauter au moindre bruit nocturne, et comme le cirque s’est invité par chez moi, je vous dis pas, je ne voulais pas voir le clown!!!!!Je crois que chacun s’en prend pour son compte coté terreur, entre la peur du noir, la claustrophobie et celle de l’inconnu en général…Il est certain que j’éviterais les égouts en général, mais encore plus ceux de Derry. D’ailleurs, je ne crois pas faire  de tourisme de ce coté là, tout simplement. Le Maine a l’air indubitablement trop dangereux à mon gout, un brin trop ténébreux.

« Il avait un T-shirt sur lequel on lisait: LE MAINE C’EST BIEN, DERRY C’EST MIEUX! « 

Mais au delà de tout Ça, (c’est le cas de le dire!!!), ce qui m’a le plus effrayé, cette fois ci, c’est l’horreur de leur quotidien. Aujourd’hui en tant qu’adulte, ce n’est plus le clown qui m’effraie, mais bien la Violence qui  se dégage de ses lignes. Le malaise venait de ce que ses enfants subissaient, Ça, ça m’a crevé d’angoisse! Désolée, par avance des spoilers, mais moi, c’est l’intolérance, le racisme, l’antisémitisme, le harcèlement, la maltraitance entre couple qui me fait mal, mais là où j’ai failli perdre mon cœur, c’est pour les enfants Corcoran! J’en avais envie de chialer comme une madeleine, pas simplement par ce qu’on était dans la fiction, mais parce que c’est la réalité de nos jours: tant d’enfants meurent sous les coups de leur proches, alors qu’ils ne sont que amour et dévotion pour cet adulte innommable…

Tout le génie de cet auteur est là, je crois que dans ces mille pages, il y a mit ses tripes, dénonçant les pires atrocités de ce monde, mais gardant une note d’espoir qu’il met dans ces enfants. Il reste une sorte de candeur à travers ce Club de 7 , une innocence qui fait chaud au cœur. Nous avons droit à de l’horreur pure, quelle que soit votre peur (irrationnelle ou non), vous aurez forcement votre petit frisson, mais on ressort grandi de cette lecture. L’épreuve du passage à l’âge adulte se fait avec eux, et résonnent dans notre inconscient.

On peut vivre avec la peur (…)Peut être pas toujours, mais en tous cas longtemps, très longtemps.

Ça flotte à l’intérieur de nous, suite à cette lecture, on sent bien l’écho de ses cris, le gout de son sang poisseux, il nous attire quoiqu’il arrive vers les profondeurs noires et pestilentielles, même si ce n’est que dans nos cauchemars, il possède un grand pouvoir: celui de nous effrayer de toute les façons inimaginables!

Qui saura regarder dans les yeux Sa Peur, et lire ce grand Classique?!!!

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 10/10

 

Titre : Ça – Tomes 1 & Tome 2                                                     big_5

Auteur : Stephen King
Édition : Livre de Poche (2002)

Résumé :
Enfants, dans leur petite ville de Derry, Ben, Eddie, Richie et la petite bande du « Club des ratés », comme ils se désignaient, ont été confrontés à l’horreur absolue ça, cette chose épouvantable, tapie dans les égouts et capable de déchiqueter vif un garçonnet de six ans…

Vingt-sept ans plus tard, l’appel de l’un d’entre eux les réunit sur les lieux de leur enfance. Car l’horreur, de nouveau, se déchaîne, comme si elle devait de façon cyclique et régulière frapper la petite cité.

Petit plus : Entre le passé et le présent, l’enfance et l’âge adulte, l’oubli des terreurs et leur insoutenable retour, l’auteur de « Sac d’os » nous convie à un fascinant voyage vers le Mal, avec une de ses œuvres les plus amples et les plus fortes.

 

Critique de Cannibal Lecteur :
Ça n’est pas qu’un livre d’épouvante, Ça est bien plus. Ça est aussi un livre sur le courage, l’amitié, la perte de l’innocence de la jeunesse.

Ça risque de vous faire replonger dans les affres de vos années jeunesse : vous allez vous remémorer vos joies de gosse, mais aussi vos chapelets de souffrances à l’école, vos tombereaux de doutes sur l’avenir, les questions que vous vous posiez, vos premiers émois, ainsi que votre je-m’en-foutisme.

 

Mais c’est aussi un grand roman sur l’amitié et sur le fait que l’union fera toujours la force. Surtout si on est persécuté à l’école ou aux prises avec un clown terrifiant qui prend l’apparence de vos peurs les plus profondes.

Ce roman prenait les poussières sur mes étagères, trop couillonne que j’étais pour oser l’ouvrir, malgré mon âge adulte. Oui, je pensais – à tort – que Ça n’était qu’un livre d’épouvante.

Ça, on peut dire que je me suis mise le doigt dans l’œil jusqu’au coude parce que bien qu’ayant des passages qui font monter la tension et l’adrénaline, ce roman possède une profondeur dans son récit et ses personnages.

Première surprise, le King ne nous propose pas un récit linéaire avec une continuité dans le temps de la narration. Je m’attendais à avoir tout le récit de la jeunesse de nos 7 gamins en 1958 et puis passer ensuite à leur vie d’adultes (en 1985) lors de leur retour dans la ville de Derry pour tuer Ça.

Et bien non, le King fait mieux que Ça : il alterne, il joue avec le temps, vous faisant voyager sans cesse au fil des chapitres, et vous passez sans soucis de 1958 à 1985 (inversion des deux derniers chiffres, marrant), faisant même de brèves incursions dans les années 30-40 et même plus loin dans le temps.

En plus d’avoir cette superbe narration qui va et qui vient, non pas entre tes reins, mais entre deux époques différentes, elle se permet aussi de l’être à travers les points de vue de sept personnages principaux différents.

Mieux, sur la fin, le King finissait un chapitre et le dernier mot était celui qui commençait le suivant (après un saut dans le temps).

Ça est un récit gigantesque, titanesque, même (mais Ça ne coulera pas !) et, bien que les égouts de la ville de Derry furent inondés, jamais le récit ne prendra l’eau, lui ! L’auteur se permet même d’inclure des souvenirs dans son récit et le tout reste cohérent.

Une écriture qui arrive à vous transporter, à vous coller la frousse, à vous faire rire, souffrir, compatir, qui vous donne l’impression que ce n’est pas un adulte qui vous parle, mais 7 jeunes gamins (dont une gamine).

Un récit qui vous prend aux tripes et qui ne vous lâche pas, qui jamais ne vous lasse.

Des personnages travaillés, même si certains ont plus de présence que d’autres (notamment, Bill, Beverly, Ben, Richie, Eddie et le salaud d’Henry). Des gamins qu’on ne pourra pas oublier, même si eux oublieront toute l’histoire, avec le temps.

Ça n’est pas facile de vous dire combien j’ai aimé ce roman et combien il est riche de plein de choses.

Et puis, le King qui, sur la même page, parle de Sherlock Holmes et d’une belette, Ça à le mérité d’être souligné. Quel hommage il m’a rendu. Et à Holmes aussi, car son nom se retrouve souvent dans le roman.

— Je me suis pris pour Sherlock Holmes pendant une minute. Puis pour une star du rock. Tes yeux sont tellement rouges que c’en est incroyable.
— Les tiens aussi. Un vrai couple de belettes dans un poulailler, c’est nous, ça.

Bref, un putain de coup de cœur et une aiguille de tensiomètre fichée dans le plafond, mais le roman en valait le coup.

BILAN - LC réussie - OK

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