Morwenna, Jo Walton. (LC avec Cannibal Lecteur).

Couverture Morwenna

Pourquoi je l’ai choisi:

Il me fallait un peu honorer mon petit Challenge Printemps Elfique, et il m’aura aussi fallu entraîner ma binomette avec moi, sous peine *de ne plus jamais lui parler*, pour lire ensemble ce livre que l’on décrit comme une merveille avec plein de fées dans ses pages….Mission réussie et timing parfait avant la clôture, nous finissons donc en beauté ce trimestre féerique!

Synopsis:

Morwenna Phelps, qui préfère qu’on l’appelle Mori, est placée par son père dans l’école privée d’Arlinghust, où elle se remet du terrible accident qui l’a laissée handicapée et l’a privé à jamais de sa sœur jumelle, Morganna. Loin de son pays de Galles natal, Mori pourrait dépérir, mais elle découvre le pouvoir des livres, notamment des livres de science-fiction. Samuel Delany, Roger Zelazny, James Tiptree Jr, Ursula K. Le Guin et Robert Silverberg peuplent ses journées, la passionnent. Alors qu’elle commence à reprendre du poil de la bête, elle reçoit une lettre de sa folle de mère : une photo sur laquelle Morganna est visible et sa silhouette à elle brûlée. Que peut faire une adolescente de seize ans quand son pire ennemi, potentiellement mortel, est sa mère ? Elle peut chercher dans les livres le courage de se battre.

Ce que j’ai ressenti:…Une envolée toute en pages et en ailes féériques…

« Qui pourrait vouloir d’un monde de marionnettes? »

Je me suis sentie très proche de ce personnage, dans sa manière de s’abandonner totalement dans ses lectures, en cette période critique de l’adolescence…J’ai trouvé que l’auteure arrivait à nous faire ressentir cette langueur qui empoisonne le quotidien de cette jeune fille, à subir la lenteur des jours sans enthousiasme, à ressentir le poids écrasant de cet enfermement dans ce pensionnat. Et finalement, sa liberté se trouve dans les livres, dans ce genre si particulier qu’est la Science-Fiction, qui lui ouvre les portes vers un imaginaire débordant…

« Ce qui m’a toujours plu dans la science-fiction, c’est qu’elle vous fait réfléchir et regarder les choses sous des angles auxquels vous n’auriez jamais penser. »

C’est très beau cette manière d’aimer autant la littérature, d’aller explorer d’autres univers, d’apprécier autant  le poids des mots, de rendre hommage aux plus grandes œuvres écrites…Chaque piste de lecture est à noter soigneusement et je serai bien partante pour m’en faire quelques unes, notamment Le Seigneur des Anneaux, puisque cette jeune fille le connait par cœur! Morwenna adore lire, et ça fait plaisir à voir! On se sent un peu complice de ses envolées, intéressée par toute cette ronde d’auteurs qu’elle nomme comme les plus passionnants, et j’aurai bien aimé participer à ce Karass/Club de Lecture entièrement animé au nom de la SF…

« J’avais des livres, de nouveaux livres, et je peux tout supporter tant que j’en ai. « 

Les fées que l’on découvre au sein de ses pages m’ont vraiment charmée. Dans cette façon d’être tangible sans l’être tout à fait, d’être imparfaites mais empreintes de merveilleux , d’illuminer le quotidien sans être lumineuses, d’avoir du pouvoir magique mais dépendante du monde humain…J’ai beaucoup aimé l’idée de l’auteure de faire un parallèle entre fées et fantômes, de ce besoin de se raccrocher au fantastique pour appréhender la douleur, de créer une sorte d’échappatoire féerique qui soulage de la souffrance du monde réel…

« Quoi qu’il en soit , si la plupart des gens ne voient pas les fées parce qu’ils n’y croient pas, les voir n’est pas une mauvaise chose. Certains des plus beaux êtres que j’ai jamais vus sont des fées. »

« Si vous aimez suffisamment les livres, les livres vous aimeront en retour. »

Dans ce journal intime, l’héroïne se dévoile, grandit, mûrit, guérit ses plus grandes blessures, affronte son passé bancal, mais garde farouchement son âme d’enfant, un pont indestructible vers l’imaginaire…Cette jeune adulte en devenir, nous offre ses plus intimes cheminements ainsi que de jolies réflexions, pour un moment de lecture tout en charme et en féerie.

… Dum spiro spero – « Tant que je respire, j’espère » …

Ma note Plaisir de Lecture  8/10

 

Couverture Morwenna Editions Denoël (Lunes d'encre) 2014Titre : Morwenna

Auteur : Jo Walton
Édition : Denoël (10/04/2014) – Folio SF (2 mai 2016)

Résumé :
Morwenna Phelps, qui préfère qu’on l’appelle Mori, est placée par son père dans l’école privée d’Arlinghurst, où elle se remet du terrible accident qui l’a laissée handicapée et l’a privée à jamais de sa sœur jumelle, Morganna.

Là, Mori pourrait dépérir, mais elle découvre le pouvoir des livres de science-fiction. Delany, Zelazny, Le Guin et Silverberg peuplent ses journées, la passionnent.

Un jour, elle reçoit par la poste une photo qui la bouleverse, où sa silhouette a été brûlée.

Que peut faire une adolescente de seize ans quand son pire ennemi, potentiellement mortel, est une sorcière, sa propre mère qui plus est ? Elle peut chercher dans les livres le courage de combattre.

Critique de Cannibal Lecteur :
Morwenna n’est pas ce que l’on peut appeler un page-turner que l’on ne peut reposer tant qu’on ne l’a pas terminé.

Ce n’est pas non plus un roman où l’on dévore 200 pages d »un coup, mais plus un roman où l’on picore des pages, se laissant même aller à en lire un autre livre durant sa lecture.

Non pas qu’il n’est pas intéressant ou que l’on s’ennuie durant sa lecture, non, que du contraire, on le lit avec plaisir.

Malgré le fait que l’intrigue soit inexistante et qu’il ne se passe pas grand-chose… hormis quelques rencontres avec des fées.

Ben malgré ça, j’ai passé un bon moment de lecture, pas impérissable, mais agréable.

Gardez à l’esprit que c’est un roman dont il faut prendre le temps de s’imprégner des personnages, des atmosphères, des légendes, des non-dits, des secrets de famille et surtout, ne vous attendez pas à avoir des retournements de situations ou des événements de folie.

Nous sommes en train de lire le journal intime de Morwenna, jeune fille de 15 ans qui a un lien privilégié avec les fées, qui les voit, leur parle. Une jeune fille renfermée depuis le décès de sa jumelle, une jeune fille qui a bien du mal à s’intégrer dans sa nouvelle école.

Morwenna adore la lecture, et plus particulièrement la SF. C’est une véritable serial-lectrice, une cannibale lectrice, car elle en lit plus que moi…

L’auteure, en faisant de son personnage principal une férue de littérature SF, a sans doute eu peur qu’on ne la prenne pas au sérieux, et de ce fait, elle nous balance des tonnes de références littéraires, par l’entremise de Morwenna qui nous donnera tous les titres de ses lectures.

Ça ne m’a pas trop dérangée durant ma lecture, mais je suis d’accord avec ma collègue Babeliotte (Boudicca) qui trouve que citer toutes les lectures de Morwenna, c’est exagéré.

Ça va, on a tout de suite compris que l’auteure connaissait son sujet, contrairement à d’autres qui font de leur héroïne des étudiantes en littératures et qui sont en fait des quiches (et pas des fatales).

Le personnage de Morwenna est complexe, difficile à cerner, au départ, et je pensais même que ses références à la magie et aux fées n’étaient que des élucubrations de son esprit pour justifier le comportement des adultes envers elle.

C’est un personnage touchant, comme bon nombre de personnes qui gravitent autour d’elle. Des portraits tout en finesse, réalistes, réussis.

Les choses que j’ai le plus apprécié, ce sont ses réflexions sur la lecture, sur les livres, sur sa compréhension du monde et des gens.

Elle est très mature pour une jeune fille de 15 ans et, tout comme moi, elle ne se trouve pas dans le groupe des filles populaires à l’école, passe plus de temps à lire qu’à avoir des contacts sociaux avec les autres étudiantes… qui, disons-le de suite, sont des pétasses crétines débiles. Ça valait pour les filles de ma classe aussi !

Anybref, ce n’est pas un roman que l’on dévore en bouffant les pages, il ne se passe rien de révolutionnant, ça se lit avec plaisir, mais je pense que d’ici quelques temps, il ne me restera pas grand-chose comme souvenirs marquants de cette lecture.

Pas de regrets de l’avoir lu, d’ailleurs, j’aurais pas osé ne pas le lire, ma binômette de lecture étant très persuasive pour me proposer de switcher la LC prévue en juin avec celle-ci qui comptera pour son challenge elfique.

Et vous le savez bien, j’ai peur !!! PTDR (mille pardons, ma Stelphique, ce fut un plaisir de faire ce switch, mais pas sûr qu’on va faire remonter le bazar chez Lord Arsenik ! – Je parle bien entendu de faire remonter ce livre dans sa PAL).

Le Mois Anglais (Juin 2017 – Saison 6) chez Lou et Cryssilda et le Challenge Printemps Elfique 2017 chez Stelphique.

Suréquipée, Grégoire Courtois.

Couverture Suréquipée

Pourquoi je l’ai choisi:

Quelle jolie couverture et un synopsis qui laisse pas mal de mystères…Bien sûr que je fonce à toute vitesse sur cette nouveauté Folio!!!!

Synopsis:

Lorsque la BlackJag a été mise en vente, il était évident qu’elle allait révolutionner le marché de l’automobile. Constitué uniquement de matériaux organiques, qui en font pour ainsi dire une voiture vivante, ce nouveau modèle a tout pour plaire. Le prototype qui a servi aux séances de démonstration devant la presse est aujourd’hui revenu en atelier : son propriétaire a disparu ; peut-être la BlackJag a-t-elle gardé en mémoire des éléments qui permettront de le retrouver. Écoutons-la nous raconter son histoire.

Ce que j’ai ressenti:…Emergence d’un nouveau concept…

La voiture…En voilà une possession qui n’est pas anodine pour certains êtres masculins…Prolongement de leur attribut et de leur réussite sociale, elle se doit d’être la plus féline, la plus séduisante dans ces courbes, la plus accrocheuse pour la vue. Forcement féminine, et diablement sexy… Grégoire Courtois réinvente cette attirance de l’homme envers sa voiture, dans un thriller qui flirte avec la science-fiction…

S’installer au volant de la BlackJag, c’est ronronner de plaisir à découvrir toutes les spécificités qui sont Elle, explorer de nouvelles lignes de conduites, caresser un nouveau mode de déplacement, aimer avec encore plus de passion…Nous faisons un saut dans le temps et dans les progrès génétiques, pour voir apparaître cette nouvelle génération de véhicule, Suréquipée de qualités organiques et presque vivantes, aux frontières du réel, et frôlant avec séduction toutes les notions d’éthique…Reine de la route, la BlackJag a tous les atouts pour vous séduire, hommes de peu de foi et accro aux nouvelles technologies, elle saura remplir toutes vos exigences…

A toute berzingue, le pied, enfoncé sur l’accélérateur, vous ne pourrez plus vous passez de ce rugissement de volupté qui saura vous accompagner pendant cette lecture qui fleure la sensualité, et l’enivrant danger de la conduite…Attention aux virages déviants…

Sous une forme originale de récit, on suit la route des indices qu’elle aura bien voulu enregistrer… Cette voiture Suréquipée ouvre la voie vers une réflexion consciente des potentiels de l’union entre la mécanique et la génétique, qu’il fait toujours bien d’emprunter avant le dernier voyage, cheveux au vent…

Ma note Plaisir de lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les Editions Folio pour l’envoi de ce livre! Ce fut une lecture survoltée!

La cité du futur, Robert Charles Wilson.

Couverture La Cité du futur

Pourquoi je l’ai choisi:

J’ai découvert cet auteur récemment, mais il fait déjà partie de mes chouchous. Je ne pouvais donc pas passer à côté de cette nouvelle sortie du mois!

Synopsis:

Pour cinq ans seulement, jusqu’en 1877, la cité de Futurity dresse ses immenses tours jumelles au-dessus des grandes plaines de l’Illinois. Depuis Futurity, des hommes du futur viennent visiter le XIXe siècle. Et, contre une fortune en métaux précieux, les autochtones peuvent dormir dans la tour n° 1, véritable vitrine technologique d’un incompréhensible XXIe siècle.
C’est dans cette cité, construite à partir d’un futur parallèle, que travaille, comme agent de sécurité, Jesse Cullum, un autochtone. Parce qu’il a sauvé le président Ulysse Grant d’une tentative d’assassinat, Jesse se voit proposer une promotion : assisté d’une femme du XXIe siècle, il va devoir mener l’enquête.
Mais que va-t-il réellement découvrir? Un complot pour tuer le président… ou les inavouables secrets de Futurity?

Ce que j’ai ressenti:…Quand la ligne du temps se brouille…

 

Retour dans le passé ou Retour vers le futur…On ne saisit plus bien la frontière avec ce nouveau livre de Robert Charles Wilson…Passé,Futur comme des personnages de théâtre où joue le Présent réinventé par un auteur, conteur funambule, qui désire que l’on pose un regard plus vif sur nos acquis, autant matériel que spirituel. Deux tours plantées, là, défrayant ainsi dans le panorama de l’Illinois de 1876. Une cité futuriste du XXIe siècle dans le passé du XIXe…Un Miroir mystérieux, passage entre deux espace-temps…

« Il s’endormit, comme souvent, en réfléchissant à la complexité du voyage dans le temps. C’était un soporifique bien plus efficace que le comptage de moutons. »

Jesse et Elizabeth, agissent main dans la main, agents du passé et du futur dans une mission périlleuse, où le danger vient, bien sur, de cette frontière plus tellement imperméable, au crime et à l’attraction du profit…Fuyant un quotidien qui leur pèse plus que de raison, ce duo improbable va donc se lancer à l’encontre de cette nouvelle forme de recels avec un tel engouement qu’il déboussole leur passé personnel, autant que celui historique…C’est dans cette bulle de Présent qu’ils vont agir et réconcilier le double effet de Futurity, dans un temps très compté…

« Des hommes bien meilleurs que moi ont vécu et sont morts sans laisser de trace. Je ne suis pas en mauvaise compagnie. »

Robert Charles Wilson revient avec une histoire qui joue avec les voyages dans le temps, nous livrant un récit d’aventures futuristes, mais aux questionnements étiques contemporains, tout en gardant à l’œil cette Histoire qui s’est déroulée…Je suis toujours admirative de voir les pistes de pensées qu’il nous ouvre, ces courants de réflexions qu’il peut insuffler à nous, lecteurs. A se balader sur cette ligne du temps, on prend toute la mesure du terme Progrès: Le passé serait-il la nouvelle ruée vers l’Or? Le présent actuel, l’Utopie de nos ancêtres? Le Futur, le guérisseur du Passé? C’est tout l’intérêt de la Science-Fiction, et dans ce royaume très fermé de ce genre si particulier, Robert Charles Wilson est un Roi, humaniste et bienveillant avec ses sujets…

« -Le problème, c’est la dérive historique. »

Je ne peux que vous conseiller de vous enfermer dans un cocon du présent,pour apprécier La cité du Futur.

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier les éditions Denoël pour l’envoi de ce livre! Merci de leur confiance! Ce fût une lecture intéressante!

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LES EDITIONS DENOËL

 

La voie des rois, Tome 1, Brandon Sanderson.

Couverture Les archives de Roshar, tome 1 : La voie des rois, partie 1

Les archives de Roshar

Pourquoi je l’ai choisi:

C’est le mois Brandon Sanderson chez Le livre de Poche Imaginaire. L’occasion de découvrir un auteur talentueux!

Synopsis:

Roshar, terre de pierres et de tempêtes. Des siècles ont passé depuis la chute des Chevaliers Radieux, mais leurs avatars, des épées et des armures mystiques qui transforment des hommes ordinaires en guerriers invincibles, sont toujours là.
Au cœur des Plaines Brisées, Kaladin lutte depuis dix ans dans une guerre insensée. Dalinar, le chef d’une des armées, est fasciné par un texte ancien, La Voie des rois. Au-delà de l’océan, la jeune Shallan apprend la magie et découvre certains secrets des Chevaliers Radieux…
Avec des romans vendus à plus de cinq millions d’exemplaires dans le monde, récompensés par de nombreux prix et comparés à ceux de G.R.R. Martin (Le Trône de fer) et de Robert Jordan (La Roue du Temps), Brandon Sanderson est un auteur phare de sa génération. La Voie des rois ouvre avec brio sa nouvelle saga-événement.

Les personnages:

Kaladin a un grand charisme, portant autant le pont que ses hommes, il a toute mon attention , et bien sur, ma préférence, car on espère que du fin fond du gouffre d’où il vient, il devienne plus grand que certains Princes….

« -On ne peut pas mettre de prix sur la vie des gens. »

Shallan, intrigante jeune femme, qui s’associe à une autre femme tout aussi mystérieuse, Jasnah. Elles ont le « beau rôle » entre ce qu’elles sont puissantes, et pleines de savoir…

Dalinar : Haut-Prince à l’esprit torturé, il essaye de combattre avec ses fils pour acquérir toujours plus de richesses et de terres, mais ses visions ne lui laissent que peu de répit. Son intuition d’Union est très forte, mais rien ne semble lui donner raison…

Syl, c’est la touche féerique, c’est ma petite chouchou de l’histoire, la Sprène qui essaye de comprendre les hommes…

« -Les gens sont la discorde, déclara Syl. »

Malice, j’ai toujours aimé les fous du roi…Et celui ci, est vraiment génial avec ses jeux d’esprits, sa manière de provoquer, son intelligence beaucoup plus grande qu’il n’y parait…

Ce que j’ai ressenti:…Une voie vers le Coup de Coeur…

« Ne te contente pas des rêves mesquins des autres hommes. »

20 ans d’écriture pour cette histoire et près de 2000 pages, ça force le respect. Surtout que Brandon Sanderson réinvente tout, dans Roshar, même la couleur du vin…Dans ce tome 1, nous voilà avec un petit pavé de 1000 pages, et un grand roman épique…

Chaque personnage est intéressant à suivre: ils ont tous comme une urgence à vivre, une désespérance dans leurs actions, un magnétisme intense qui nous donne mille émotions diverses. Les suivre, c’est se confronter à tout une expérience de vie, et différentes façons de penser…On suit autant les Princes, que les plus insignifiants hommes, les érudites autant que les plus vils assassins. Tout tourne autour d’un Roi assassiné, sa politique et son royaume laissé en plein chaos… Finalement, on pressent la richesse d’un ancien monde mais aussi, celui en devenir dans les regards de ces personnages: on en ressent chaque inspiration, chaque souffrance, autant que leurs espérances…Flashs-backs et Présent actif, rendent ce récit captivant!

« Agissez avec honneur, et l’honneur vous aidera. »

Un roman de Capes et d’épées, où l’honneur est le mot d’ordre et où les personnages sont tous plus intéressants les uns que les autres, voilà tout un beau programme de lecture! Je ne vous dis pas comme il est bon de lire des scènes de combats où le sang ne coule pas, où les monstres s’invitent dans les lieux sombres, où les stratégies se jouent sur les champs de batailles immenses. La magie s’invite aussi dans ses pages ce qui rend d’autant plus fabuleux, le moment, et finalement on ressort de cette lecture, des étoiles pleins les yeux, le cœur palpitant, et déjà avide de lire le prochain tome, car malgré l’épaisseur du livre, on est finalement qu’au milieu de l’action…C’est un fort roman de Fantasy, où tous les bons ingrédients sont réunis, mais comme tout bonne chose se mérite, il faudra prendre le temps de découvrir tout le folklore et les coutumes, pour mieux en apprécier l’inestimable richesse et complexité de cette saga…

« Toutes les guerres sont des jeux. le meilleur jeu qui soit, où les pièces perdues sont des vies véritables, où les trophées valent une véritable fortune! C’est là l’existence à laquelle aspirent les hommes. Se battre, tuer, gagner. »

Je trouve que l’auteur a su rendre son histoire très attrayante de par la construction de son intrigue, mais aussi la force de ses petits détails. Par exemple, je suis totalement sous le charme des Sprènes. Je visualise parfaitement ses menues apparitions. Après la grandeur de ses guerres à l’arme blanche, sont époustouflantes. Les lieux battus par les vents et les tempêtes ravageuses, ajoutent encore à l’épaisseur de cette ambiance à couper à l’épée…Quand on rentre dans cet univers, il est incroyablement difficile d’en sortir! On est pris dans les actions, les tourments intérieurs des personnages, la beauté réinventée de ses terres hostiles. Minutieusement conté, l’auteur gère d’une main de maître, son milieu, en y mettant de très belles valeurs en avant!

« Il n’y a aucun profit à tirer de la paix. »

Je finis donc ce premier tome, en totale euphorie et très curieuse de découvrir les secrets qui se cache derrière :Porte-Eclat, Lames, Voie des rois, Cœur de-Gemme, Spiricante, Fulgiflamme…Encore donc de belles heures d’aventures que je vais m’empresser de découvrir! Vite le Tome 2!!!!!

Meilleurs moments du livre:

  • La scène Dix battements de cœur. Cette bataille contre le démon des gouffres est sensationnelle, autant au niveau visuel que émotionnel. On est totalement hypnotisé par cet instant de fureur et, synchroniser cette lutte à coup de pulsions organiques, rend un effet encore plus viscéral!
  • Les illustrations: J’ai adoré trouver au détour des pages, et même en début de chaque chapitre, ces dessins. Elles apportent encore du « plus », à la qualité de l’ouvrage.

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier Le livre de Poche Imaginaire pour l’envoi de ce livre! Ce fût une lecture palpitante!

 

 

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Royaume de vent et de colères, Jean-Laurent Del Socorro.

Couverture Royaume de vent et de colères

Pourquoi je l’ai choisi:

J’avais repéré ce livre sur Babélio, où les avis sont tous plus enthousiastes les uns que les autres…Et puis, il a été proposé en Masse Critique…J’ai été ravie d’être sélectionnée pour cette lecture! Merci donc à l’équipe Babélio et aux éditions J’ai lu pour l’envoi de ce livre!

Synopsis:

1596. Deux ans avant l’édit de Nantes qui met fin aux guerres de Religion, Marseille la catholique s’oppose à Henri IV, l’ancien protestant. Une rébellion, une indépendance que ne peut tolérer le roi. À La Roue de Fortune se croisent des passés que l’on cherche à fuir et des avenirs incertains : un chevalier usé et reconverti, une vieille femme qui dirige la guilde des assassins, un couple de magiciens amoureux et en fuite, et la patronne, ancienne mercenaire qui s’essaie à un métier sans arme. Les pions sont en place. Le mistral se lève. La pièce peut commencer.

Ce que j’ai ressenti:…Quand le Mistral souffle de colère…

Un royaume mis à sac par la guerre de religion, un saut dans le temps conséquent, une ville d’indépendance, un brin de magie: autant dire que le cocktail avait de quoi m’attirer!

« Les plaies se referment et les os se ressoudent, mais enlève-moi l’honneur et je ne vaudrai guère plus qu’un chien. »

Marseille, la belle…Marseille, la rebelle…C’était presque une évidence de lire ce livre de Jean-Laurent Del Socorro! Il nous la rend tour à tour charmante, dangereuse, mystique, magique, colérique. 5 adjectifs comme les doigts d’une main, et cette main se referme sur un complot qui refoule des odeurs nauséabondes politiques et religieuses. Inutile de dire que ça gronde pas mal dans les rues du Panier, et Marseille vibre, et n’aura pas peur de faire couler le sang jusqu’au port, qu’il en ferait changer la couleur de ses eaux…Marseille, l’insoumise…

« Oui, demain Marseille deviendra folle, la tempête soufflera plus fort encore pour abattre ses murs comme un château de cartes. »

Les personnages sont la partie immergée de ce conflit, les acteurs de l’ombre. 5 comme les doigts d’une main, qui feront justement changer la Main du Destin, en enrayant tels des grains de sables, les rouages du pouvoir français. Ils sont aussi forts que le mistral, d’une froideur à couper à couper au couteau, mais le cœur bouillonnant…Tour à tour mis en lumière, leurs petits talents personnels nous éblouissent au milieu de ses ténèbres…La Roue de la Fortune livre sa plus belle galerie rotative de personnages forts et attachants…

« Lire et écrire, ça sert à être libre Axelle. Moi, j’sais pas lire. Toi, tu n’auras besoin de personne pour déchiffrer les mots. Tu feras seule tes propres choix. »

De par sa construction originale, ce roman est un vrai plaisir de lecture! C’est à la fois court, percutant et précis, bourré d’humour aussi, mais l’auteur arrive surtout à saisir toute une époque, à retranscrire toute une ambiance de sang et de chaos saisissante! Et si on se réjouit d’en savoir plus le contexte de guerre qui ont fait rage en ces temps anciens, il n’en reste pas moins que l’on a aussi une touche de magie qui nous ensorcelle…La force du Tarot de Marseille va battre ses cartes sur l’échiquier politique, et ses figures ont plus d’un tour dans leur sac, et les mains armées…

Il ne faut qu’une main, 5 doigts pour tenir cette petite pépite de science-fiction, et vous dire au cas, où il vous manquerait encore une bonne raison, que c’est un coup de cœur!!!

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

 

La panse, Léo Henry.

Couverture La Panse

Pourquoi je l’ai choisi:

J’ai adoré cette couverture et j’avais hâte d’aller voir ce qui se cachait au bout de ce tunnel…

Synopsis:

Bastien Regnault part à la recherche de Diane, sa soeur jumelle, dont la famille n’a plus de nouvelles depuis plusieurs mois. Des indices convergents le mènent très vite à la Défense. Le quartier d’affaires, chargé d’histoire, va, petit à petit, se dévoiler à lui, lui révélant un monde inconnu et souterrain, où, semble-t-il, officie une mystérieuse et très ancienne société secrète : la Panse.

Après Le casse du continuum, Léo Henry poursuit, avec La Panse, son exploration des genres dits « populaires ». Il propose cette fois un thriller d’infiltration lovecraftien ancré dans l’ici et maintenant, un roman remarquable, qu’on ne lâche plus une fois entamé, preuve, s’il en était encore besoin, de son immense talent.

Ce que j’ai ressenti:…Un malaise sous-jacent, dans les profondeurs de Paris…

« J’ai fait un cauchemar. »  Telle est la première phrase de ce thriller inédit de Léo Henry. Et ce cauchemar, il nous le livre en près de 290 pages…

Quand La Panse est à la Défense, je pense à Paris…Qu’elle est improbable cette visite de la capitale, improbable et …mystérieuse. Je serai curieuse maintenant de visiter ses lieux après l’immense traversée nébuleuse de ce quartier dans les yeux de ce Léo Henry…Tantôt dangereuse, tantôt élitiste, la Panse se révèle une secte au pouvoir insoupçonné… Cette invitation à découvrir d’un autre œil , cet amas d’architectures parisien, nous entraîne dans les tripes, de ses légendes urbaines…

« Nous voilà sur le seuil, dit-il encore. Nous sommes devant la porte. Suivez-moi, je vous mène au-delà. »

Je me suis laissée prendre aux jeux des rêves troubles et des réalités floues pour suivre Bastien, héros sans prétention, qui se lance à la recherche de sa sœur. Petit à petit, une nouvelle perspective s’ouvre, et nous plongeons avec lui, vers des souterrains de conscience obscure, et bien dissimulés. Il y a une espèce d’ambiance sourde, presque d’inaction latente, qui vous tombe dessus, et j’ai trouvé cet effet saisissant. Léo Henry a une plume hypnotisante.  Plus que la vérité sur cette étrange disparition, c’est bien toute cette opaque chape de noirceur qui m’a vraiment chamboulée. Lentement, sûrement, les méandres de cette société secrète s’insinue dans la vie de cet personnage un peu paumé, lui enlève presque sournoisement, ses capacités d’actions et de pensées, tout en l’emmenant vers les vertiges du savoir…Double effet, qui est d’autant plus effrayant, que cette menace est presque invisible…

« Le labyrinthe comme le cercle sont des formes d’architecture qui gaspille de l’espace. Ce sont des figures irrationnelles et inefficaces, donc inattendues. Elles déroutent les énergies et piègent les flux. Elles ont le pouvoir de dissimuler et de rendre invisible. »

La Panse est une lecture immersive et dérangeante. Si vous empruntez ses tunnels, faites bien attention à avoir l’estomac bien accroché, car il semblerait que les pires horreurs sont à digérer dans ses souterrains vacillants. La poudre dorée n’est assurément pas de la poussière de fée, même si elle semble ouvrir sur d’autres mondes: je vous conseille donc cette étrange virée dans ce Paris revisité à la sauce imaginaire…

Personne ne revient de cet endroit où tu t’es rendu. Personne ne s’échappe jamais de la Panse.

Ma note Plaisir de Lecture  8/10

Remerciements:

Je tiens à remercier les Editions Folio pour l’envoi de ce livre! Merci de leur confiance, ce fut une lecture palpitante!

 

Membrane, Chi Ta-Wei.

Couverture Membrane

Pourquoi je l’ai choisi:

J’aime sortir de ma zone de confort parfois, pour découvrir d’autres univers …

Synopsis:

Momo, une jeune esthéticienne réputée mais solitaire et marginale, vit à T-Ville, cité sous-marine d’un futur proche où la surface de la Terre est devenue inhabitable. Elle propose à ses patients de leur appliquer sur la peau une M-Skin : une membrane extraordinaire qui permet de protéger parfaitement la peau contre les agressions extérieures. Ce que Momo ne révèle pas à ses patients, c’est que grâce à la M-Skin, elle connaît tout de leur intimité la plus profonde et peut vivre leurs expériences charnelles. Momo, atteinte d’une grave maladie, ne sort presque plus de chez elle, jusqu’au jour où sa mère, avec qui les liens avaient été coupés, reprend contact avec elle…
Dans ce monde entièrement artificiel où les corps, les identités et les sexes se métamorphosent et se réinventent, les humains sont-ils encore maîtres de leur mémoire et de leur avenir ? Les prodigieuses membranes dont elle fait usage auraient-elles une fonction insoupçonnée ?

Les Personnages:

Momo, fruit du pêcher, et jeune avant-gardiste de l’esthétisme. Solitaire et passionnée. On se lie forcément à cette jeune fille qui essaye de se construire une réputation, une place dans la société, une identité propre…

Maman, son ombre plane toujours derrière Momo, comme si elles étaient indissociables. Et pourtant…

Cette relation mère-fille laisse place à beaucoup de doutes et mystères, qu’on a plaisir à découvrir, au fur et à mesure des pages écrites, sur des discolivres…

« Ce que l’on appelait « amour maternel » n’était-il pas une idée d’essence culturelle? »

Ce que j’ai ressenti:…Une jolie découverte…

J’ai grandement apprécié L’avant-propos et la Postface qui accompagne ce texte, car il permet de mieux comprendre l’œuvre, de la situer dans le temps et la polémique sociale. Membrane est un petit texte de science-fiction, qui nous fait découvrir un univers alternatif, mais surtout qui nous parle des dérives du progrès scientifique. Près de 20 ans, ce sont écoulées depuis l’écriture de ce texte, et il n’en reste pas moins que ce jeune homme avait déjà pressenti les problématiques du monde à venir, et qu’il a encore des accents de vérités dans notre présent.

« (…) mais les experts étaient très clairs: quand bien même, les humains arriveraient à réduire la pollution atmosphérique , cela ne ferait tout au plus que freiner la dégradation de l’environnement, on ne pouvait pas l’éradiquer… »

Il y a une certaine poésie qui se dégage de ce texte, mais surtout de grands combats qu’on devine derrière ces lignes. C’est toujours intéressant de découvrir dans la littérature, un autre pays, d’autres pensées, la manière de les exprimer. Dans les textes asiatiques, il y a toujours cette douceur, cette pudeur, qui ressort, et ici, les métaphores employées mettent en valeur, la force de l’engagement de cet auteur Taiwanais.

« Pourquoi était-on obligé de grandir?
Pourquoi existait-il dans le monde des hommes des règles de vie aussi tyranniques? »

C’est une lecture qui ouvre sur les frontières, autant virtuelles que réelles, qui nous fait toucher du doigt une membrane flexible, où la tolérance prend toute sa place… Rien n’est plus pareil dans ce monde post-apocalyptique, et pourtant, il se dégage comme un plaidoyer sur l’Identité, la perception de ce qui fait de nous, un humain, comme l’ultime couche d’espoir qu’on étalerait sur nos peaux, à la manière de la M-Skin…

 

Ma note Plaisir de Lecture  7/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les éditions Le livre de Poche Imaginaire pour l’envoi de ce livre! Ce fut une lecture très intéressante.

Accueil

Les Geôliers, Serge Brussolo.

Couverture Les geôliers

Pourquoi je l’ai choisi:

J’ai trouvé la couverture superbe, et assez inquiétante pour vouloir à tout prix savoir ce qui se cachait derrière cette forêt!

Synopsis:

Il y a quinze ans, Debbie Fevertown s’échappait de Dipton après avoir tué sans pitié son mari et ses deux fils. Aujourd’hui, Jillian Caine est engagée par le réalisateur Dieter Jürgen pour écrire le scénario d’un biopic retraçant la vie de la meurtrière. Jill rencontre des gens qui ont connu Debbie et ont partagé son quotidien, se rend sur les lieux du crime et découvre que la réalité n’est peut-être pas celle que les médias ont décrite à l’époque. Quels mystères recèle l’étrange ville de Dipton ? Que cache ce culte insolite dédié aux arbres ? Et qui sont ces mystérieux gardiens que l’on nomme – à voix basse – les Geôliers ?

Ce que j’ai ressenti:…Une autre façon de regarder la végétation…

« Je ne suis pas expert en botanique, mais je suis sûr d’un truc, des arbres comme ça, j’en ai jamais vu nulle part. »

S’il vous prend l’envie de vous promener en forêt, et pour une quelconque raison, vous apercevez un chêne au feuillage noir: Fuyez à toutes jambes… Courrez de toutes vos forces vers la lumière, car il se pourrait que cet arbre soit un éclaireur de Dipton. Et dans ce village, qui fleure l’obscurantisme, règne un secret ancestral gardé par des Geôliers, qui prennent leur mission, fanatiquement, au sérieux…

« Les gens en ont marre du factice, ils veulent qu’on leur montre la vérité. »

Les Geôliers, C’est:

  •   Un thriller qui se transforme en science-fiction. Par un talent magique, Serge Brussolo emmène son roman vers des frontières inconnues, dangereuses, oniriques, spectaculaires. Il métamorphose l’horreur en bataille ultime surréaliste, il construit une intrigue tentaculaire qui prend racine aux origines du monde, il jongle avec les codes pour époustoufler ses lecteurs. C’est incroyable cette force d’imagination d’une scène d’accroche haletante, l’auteur nous entraîne dans des méandres d’une intrigue noire et profonde, à l’image des racines de ses arbres…Fascinant!
  •  De fabuleux personnages à découvrir. Du cinéaste fantasque à une scénariste aux abois, en passant par une tueuse redoutable, l’aventure promet d’être mouvementée! Chaque nouvelle rencontre est surprenante! Ce qui semblait superficiel, prend peu à peu consistance, nous entraîne plus loin vers la connaissance des comportements humains, et l’inévitable déviance qui en découle…Passionnant!
  • Une ambiance sensationnelle, où la peur vous saisit à chaque coin de pages, ou peut être même, derrière l’arbre centenaire, qui se plante là, avec ses racines envahissantes. Elle vous étreint cette atmosphère de mystères, et vous fait perdre la notion de réalité. Il règne comme une sombre apesanteur irrespirable, malgré la chlorophylle de ses géants chênes verts, que vous risqueriez presque de finir absorber comme le dioxyde de carbone lors de la future photosynthèse….Hypnotique!
  • Une super lecture, et puis c’est tout! Un véritable maelström d’émotions vous attends dans ce superbe Inédit de Folio SF,  et vous auriez tort de vous priver de découvrir la folle aventure, qui se cache derrière Les Geôliers…

« Tu voulais toucher l’impossible du doigt. Un besoin impérieux. »

C’est le tout premier Serge Brussolo que je lis, et je dois dire que la rencontre avec sa plume fut une très agréable surprise! Ce thriller fantastique était tellement fascinant, que je suis certaine d’en lire d’autres très prochainement, mais en attendant, je vous invite fortement à découvrir cette lecture envoûtante…

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

 

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Les Editions Folio SF, pour l’envoi de ce livre! Merci infiniment de leur confiance !

Les damnés de l’asphalte, Laurent Whale.

Couverture Les damnés de l'asphalte

Pourquoi je l’ai choisi:

Etant donné que je me régale bien en ce moment avec la SF, et que je trouve que la couverture est juste géniale, j’ai foncé à toute allure, comme ce bateau sur la route…

Synopsis:

Quinze ans ont passé depuis l’invasion venue du Nord, mais le monde ne s’est pas amélioré, bien au contraire… La misère et la famine règnent sur un pays ravagé. Villes fantômes, bandes organisées, soldats de fortune et sectes d’illuminés en tout genre se partagent la route du Sud. Il faudrait être fou pour l’emprunter. Fou… ou déterminé.
Lorsque son frère est porté disparu, Miki, le jeune mécano, se met en tête de rallier la péninsule ibérique. A ses côtés, Toni, le pilote, et Cheyenne, le hors-mur, reprennent du service !
Commence pour eux un périple à travers un pays en proie aux flammes et au chaos. Et, alors que les survivants se disputent les miettes de la civilisation, une menace resurgit des abysses du monde d’avant. Un cauchemar sans nom qui pourrait bien barrer la route aux damnés de l’asphalte…

Les personnages:

Ce que je retiens essentiellement des personnages, c’est la dynamique de groupe! C’est rare de trouver cette symbiose entre chacun, sans tomber dans le cliché des places pré-attribuées, tout en les voyant s’épanouir individuellement, voire en duo…Miki est un très bon chef, Cheyenne a, mon petit coup de cœur, avec son côté indispensable mais taiseux, les dames qui ne s’en laissent pas compter, et le petit jeune qui se frotte à l’autorité sans anicroche…Ce groupe est plaisant à suivre dans ses péripéties de vie sociale, mais encore plus lorsqu’ils ne forment qu’un bloc indestructible face à l’ennemi…Redoutable, cette association d’errants du béton!

Rien dans ce monde n’est beau. Seuls les sentiments témoignent encore parfois d’une bride d’humanité.

Ce que j’ai ressenti:…Une chevauchée endiablée…

Oui, nous sommes un peuple de la route. Condamnés à transhumer éternellement dans un monde où les pâturages eux-mêmes se déplacent. Troupeau maigre et frénétique, broutant le goudron. Errants qui s’ignorent. Des damnés de l’asphalte.

Quelle lecture!!!! Présenté comme un roman post-apocalyptique, je lui ai trouvé un vent de folie qui fleure bon, l’aventure…Si partir vers l’inconnu, à dos de cheval, sans peur du lendemain, et avec quelques pauvres réserves dans le sac à dos, vous branche: ce livre est fait pour vous!!!L’effet endiablé de cette route interminable et gelée, nous emmène vers une Espagne irrespirable où le fanatisme a pris ces quartiers dans chaque recoin de terre maudite…Au détour d’un virage, on voit se lever cruels dangers et pires immondices, mais aussi quelques imaginaires créatures qui donnent tout le charme de cette  chevauchée de science-fiction! Un régal…

« Mais les spectres n’obéissent pas aux humains, c’est connu. »

Apparemment, suite de Les étoiles s’en balancent, on peut lire ces romans, indépendamment. J’ai hâte de reprendre dès le début ce monde réinventé par Laurent Whale, tellement j’ai apprécié la plume de cet auteur. On sent derrière les mots, un humour, une dérision tout autant qu’un œil avisé sur la nature humaine, et cet entrain ne se dément pas au fil de ce petit pavé! Il a le chic pour décrire des personnages justes et de les intégrer dans un décor ravagé. C’est prenant, on court cheveux crispés au froid, on gémit de douleur, on se réveille courbaturés, bref, on vit ce road-trip avec ce groupe, car ils ont dans leur cœur, la valeur de la vie…

« Tentez le diable et il viendra. »

S’il est vrai que le plus important c’est le voyage et non pas la destination, je regrette juste un peu que la fin se résume en presque deux pages…C’est le seul bémol que je mettrai dans ce ressenti (et encore il est petit…) , mais je pense avoir vu que le clan Costa est prévu pour d’autres aventures, alors ceci peut être, expliquant cela, je serai donc heureuse de repartir avec eux pour d’autres réjouissances….En tout cas, je suis mordue de ce monde entre futur ravagé et le rétro des cavaliers à la sauce Western…Vivement la suite!

Mais le diable a encore des tours dans sa manche.

Et juste comme ça, pour vous montrer un peu de son humour dont il nous régale dans ce livre, j’ai trouvé cela dans ses remerciements:

« Enfin, l’Humanité, dans son ensemble, pour son inépuisable source d’inspiration sur la bêtise élevée au rang d’art. « 

 

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Livraddict pour m’avoir sélectionnée pour ce partenariat, ainsi que les éditions Folio pour l’envoi de ce livre! Ce fut une lecture palpitante!

Les chemins de Damas, Pierre Bordage (LC avec Cannibal Lecteur.)

Couverture La Trilogie des Prophéties, tome 3 : Les Chemins de Damas

Pourquoi je l’ai choisi:

On se devait de finir en binôme cette trilogie noire mais très intéressante : une lecture commune de plus qui nous aura bien remuée avec Cannibal Lecteur! On doit être un peu cinglées sur les bords, à se faire peur, toujours plus….

Synopsis:

Après la grande guerre contre les nations musulmanes, l’Europe est dominée par les mouvements évangéliques venus des Etats-Unis. Délocalisations, prolifération des milices et des bandes, misère et corruption généralisées : le vieux continent s’enfonce dans la crise. Divorcée, Jemma vit dans une résidence protégée au cœur de Paris. Un jour, sa fille disparaît, comme des milliers d’autres enfants avant elle. Désemparée, la jeune femme part à sa recherche aux côtés de l’énigmatique Luc, vers ce Moyen-Orient diabolisé, impénétrable…

Les personnages:

Ils sont nombreux, parfois éphémères, mais donnent toujours des petites touches d’éclairages sur les ténèbres de ce monde d’après-guerre.

J’ai été touchée par la douleur de Jemma, même si dès fois, elle est assez énervante dans son incapacité à prendre sa vie en main, je me dis que ce n’est pas évident de trouver sa place dans cette configuration d’avenir. Je ne saurai pas quelle serait mes propres réactions, alors je ne la blâme pas, mais je lui aurai bien tendu au moins une arme blanche à travers les pages, ça me semble le minimum…Pacifique, mais pas naïve la fée…^^

Luc garde un poil trop de mystères, on ne sait pratiquement pas ses réelles motivations. C’est peut être le plus intéressant des personnages, mais c’est dommage qu’on en sache pas plus sur lui….

Ce que j’ai ressenti:…Au bout du tunnel enténébré , la lumière, et au-delà….

L’humanité a un besoin urgent de rêveurs.

Nous finissons une trilogie qui nous parle des dangers et dérives que peuvent faire les hommes de la religion et la foi. C’était une lecture visionnaire, actuelle, et riche de pistes sur les enjeux politiques de ce monde. On ressort rincés, plus critique sur notre société. Cet auteur arrive à mettre en fiction, dans un avenir proche, toutes les failles de notre système de lois qui régissent le capitalisme, des aspirations sombres que projettent des dizaines d’années à l’avance les puissants de ce monde, l’immense désarroi auquel les individus lambda de cette planète se retrouve confrontés. Quand on vous disait que cette lecture fait peur, c’est parce qu’elle est trop réaliste, trop prévisible, trop effrayante…

– Je crois que l’Europe n’a plus d’avenir, reprit Flamand. Le libéralisme avait entrepris de démanteler ses structures, la guerre les a définitivement rasées. Il faudrait pour les relever une vraie volonté politique. Des visionnaires. Pas une clique de politiciens vendus aux grandes entreprises. Tant que les intérêts des capitaux l’emporteront sur les intérêts humains, l’Europe poursuivra sa descente aux enfers.

Nous, revoici, dans la chronologie du temps, quelques années après la guerre, et elle n’est pas annonciatrice de glorieuse période…Les hommes sont encore plus esclaves, plus pauvres, plus résignés, plus contrits…L’espoir n’est pas de mise, et en plus, un grand fléau frappe toutes les contrées du monde: la disparition des enfants…Pfiou…. Envolés, sans laisser de traces….Ca laisse perplexe, mais c’est diablement addictif, car c’est bien connu, les enfants sont l’avenir, et sans eux, et déjà que ce présent là est ténébreux, on frôle la catastrophe ultime…

La guerre avait opéré une sélection des espèces à rebours : les meilleurs avaient péri sur le Front, il ne restait plus que les médiocres, les planqués et les crétins.

Avec cette quête désespérée , on est happé dans les routes inhospitalières où chaque pas est un danger sous-jacent et l’horizon qui s’ouvre à nous, pas beaucoup plus nauséabond, que sous la bâche où se trouve ce duo de personnages, déterminés à lever le voile sur un phénomène inexplicable…Là, encore dans ce tome, peu de place, à la lumière, si ce n’est, un peu cette fin, presque surnaturelle, pour essayer de contrer le Mal de notre temps…

L’amour n’est pas un sentiment qu’on marchande, c’est un état, une intelligence en action, la merveilleuse intelligence de l’univers.

Au sortir de cette lecture, je me dis que j’ai grandement apprécié l’univers que sait créer cet auteur, sa façon de voir sans artifices, le monde qui nous entoure… J’ai hâte de lire une autre de ses aventures, et j’espère que j’aurai encore plus de plaisir à lire, le prochain qui m’attend dans ma PAL…Pour une première approche, je pense que ces tomes sont un peu inégaux, mais que dans l’ensemble, ça reste une lecture très instructive! La trilogie des Prophéties porte presque trop bien son nom, et je suis bien contente que ma binôme m’est tenue la main pendant cette traversée chaotique d’un avenir possible…. (La binôme signale qu’elle avait la trouille aussi !!! – Cannibal)

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 7/10

 

Titre : Les chemins de Damas

Auteur : Pierre Bordage
Édition : Le Livre De Poche (2007)

Résumé :
Après la grande guerre contre les nations musulmanes, l’Europe est dominée par les mouvements évangéliques venus des Etats-Unis.

Délocalisations, prolifération des milices et des bandes, misère et corruption généralisées : le vieux continent s’enfonce dans la crise.

Divorcée, Jemma vit dans une résidence protégée au cœur de Paris. Un jour, sa fille disparaît, comme des milliers d’autres enfants avant elle.

Désemparée, la jeune femme part à sa recherche aux côtés de l’énigmatique Luc, vers ce Moyen-Orient diabolisé, impénétrable…

trilogie-des-propheties-t3-les-chemins-de-damas-t3-bordage-pierre-lpCritique :
Et c’est repartit pour un roman où toute la Terre est dévastée ! Toute ? Oui, toute, personne n’a aperçu l’ombre d’un village gaulois qui résisterait encore et toujours… Hélas.

Allez, disons que c’est moins grave dans la patrie de Donald Trump (j’aurais toujours du mal à le dire), mais pour y arriver, c’est Tintin et Milou avec car l’océan Atlantique est gelé, rapport au Gulf Stream en grève…

Bref, la Terre a été dévastée par une guerre imbécile (comme elles le sont souvent) qui a eu lieu entre les différentes religions. La plupart des gens, qui vivent dans la misère ou tirent le diable par la queue, s’en sortent tant bien que mal, vivant de délits, d’expédients ou se laissant glisser dans la misère la plus noire.

Il lui arrivait de plus en plus souvent d’envier les hommes fauchés par la mitraille sous ses yeux, leur étrange sérénité dans la mort, eux dont les traits se tordaient d’épouvante quelques secondes avant l’assaut. Leur vie s’était brisée à l’âge de dix-huit ou vingt ans, mais ils ne subissaient plus la tragique imbécillité humaine, ils flottaient, libres, aériens, au-dessus du cul-de-basse-fosse où les hommes, sous le vernis civilisateur, s’abandonnaient à leurs instincts les plus vils. […] C’était pire depuis que les partis évangéliques avaient conquis l’Europe, de l’amour plein la bouche et de la merde plein le cœur.

Ce troisième roman est différent des deux autres de par le fait que la Guerre est terminée, que les pays tentent, tant bien que mal, de se reconstruire, que les populations sont dans la merde, et ceux qui ont encore de la chance d’avoir un job vivent quasi retranché dans des quartiers ou des cités protégés.

La guerre avait opéré une sélection des espèces à rebours : les meilleurs avaient péri sur le Front, il ne restait plus que les médiocres, les planqués et les crétins.

Il est différent aussi car il y a une multitude de personnages qui vont croiser notre route, rendant par là un attachement à l’un où l’autre plus difficile, même si, dans l’absolu, nous suivrons plus le périple de Jemma, dont sa fille a disparu mystérieusement et de Luc, venu l’aider. Eux, on risque grandement de s’y attacher, même si j’avais parfois envie de baffer Jemma.

Les autres personnages ne seront que de passage pour nous montrer la vie telle qu’elle est maintenant à Paris où ailleurs : pas rose, morose avec des personnes engluées dans des nouvelles croyances frisant le fanatisme. Ces personnes passeront dans le roman et nous ne saurons pas toujours ce qu’elles sont advenues.

La force du récit se trouve, une fois de plus, dans le réalisme. Lorsque les mots percutent notre esprit, les images arrivent en bloc – souvenirs de films ou de reportages – et de suite, le récit devient plus oppressant car on sait, au fond de nous, que ce genre d’horreur nous pend sans doute au nez…

Avantage aussi, c’est que l’auteur ne sombre pas dans le grand n’importe quoi, il reste cohérent dans ses personnages et dans le message qu’il tente de nous faire passer, message qui n’est jamais que la vérité dans toute sa nudité.

Nous avons beau avoir passé le 20ème siècle et posséder tout sous la main afin de vérifier les infos qu’on nous donne à ruminer, les gens ne possèdent plus (ou pas) d’esprit critique et gobent tout, tel des ânes mangeant leur foin et répétant ce qu’ils ont entendu ou ce qu’on leur a laissé entendre.

— Ceux qui vantent les mérites de la mort sont toujours les derniers à partir, vous avez remarqué ?

Les gens ont toujours tendance à suivre la masse et à crier haro sur le baudet, cherchant plus volontiers des boucs émissaires que les véritables coupables, cherchant plus à apaiser, vite fait bien fait, leurs colères et leurs douleurs que de tenter de comprendre comment cela a pu se produire et QUI nous a manipulé pour tenter de nous emmener là où on voulait que l’on aille. Cherchons à qui profite le crime…

Plus la population serait inquiète, plus elle accepterait les solutions radicales imposées par les extrémistes religieux, le retour à un ordre moral strict, l’abandon de la liberté individuelle, la fin de l’utopie démocratique.

— Les extrémistes que vous, les Européens, appeliez les terroristes islamiques se sont servis de l’islam pour impliquer l’ensemble des populations musulmanes, mais leur but principal était de virer les régimes mis en place par les Occidentaux. La seule façon d’unir le monde arabe et, plus largement le monde musulman, c’était de les agréger autour de la religion et, donc, de faire monter un peu partout dans le monde, le sentiment islamophobe, de séparer l’humanité en deux camps ennemis, de stimuler le vieux réflexe grégaire.

— Il faut toujours chercher à qui profite le crime, n’est-ce pas, et le crime, ici, a fait plus de cinquante millions de morts. Deux puissances ont volé en éclats, l’Europe et la grande nation musulmane en cours de formation, trois, si on classe l’ONU dans la catégorie des puissances. Les bénéficiaires de l’opération : les États-Unis, et j’inclus ici Israël, que je considère comme un État américain, la Chine, qui poursuit tranquillement sa croissance et dont les États-Unis sont devenus les fournisseurs et les clients principaux, l’Inde, qui vient de rompre son autarcie pour signer les accords commerciaux du Trident.

Dans ce roman, la critique de notre société est cruelle, mais véridique. Celle des politiques/politiciens aussi. Ça cogne juste là où il faut, en plein dans le plexus, les médias ne seront pas épargnées non plus, tout comme nos Sociétés bien pensantes qui croient que c’est chez les autres qu’on ne respecte pas l’autre moitié de l’humanité (la femme) ou que c’est l’autre, le barbare…

— Ne croyez pas tout ce que les médias vous chantent, ne confondez pas fanatisme religieux et tactique insurrectionnelle […] Les extrémistes se sont emparés de l’islam parce qu’ils avaient besoin d’une bannière fédératrice, incontestable, mais il s’agissait d’une action politique, d’une lutte d’influence, d’une course au pouvoir. Ils cherchaient avant tout à se débarrasser des dynasties mises en place par les Occidentaux pour ménager les intérêts occidentaux.

Elles la mettaient au défi, elle, la femme européenne, la femme libre, de passer dans l’autre pièce et de rapporter la semence d’un homme sans attirer l’attention des autres. Elles lui signifiaient qu’elles, les femmes condamnées au silence et au secret, faisaient ce qu’elles voulaient des mâles vaniteux et bornés, qu’elles pouvaient aller avec n’importe lequel d’entre eux sans que leur mari ou leur père ne s’en aperçoivent. Les hommes imposaient aux femmes la virginité, la fidélité, la soumission, croyant ainsi garantir leur paternité, marquer leur territoire génétique, mais elles étaient les maîtresses absolues des corps et des plaisirs, elles les trompaient et les bafouaient quand bon leur semblait, c’était leur revanche, la vengeance des ombres.

C’est un récit assez violent, cru, sans concession, réaliste, écrit avec une plume acérée, une plume qui écrit, noir sur blanc, des vérités jamais belles à entendre. On ne sort jamais tout à fait indemne de ces romans aux relents trop réalistes qui nous dresse les poils sur les bras (et partout ailleurs) tant il fiche les chocottes.

La vision cyclique, la perspective historique auraient dû nous enseigner l’humilité, mais l’homme est pétri d’orgueil, il s’estime l’égal de Dieu, il veut immortels les monuments érigés à sa gloire et les frontières de ses empires, il espère dompter la matière et suspendre le temps, il oublie qu’il est aussi éphémère qu’un insecte ou une fleur, un grain de poussière qui retournera à la poussière.

L’auteur ne tire pas à boulets rouges sur les religions, mais sur ceux qui les utilisent à mauvais escient, pour leur besoins personnels, pour des fins politiques, toujours pour leurs profits à eux, jamais pour aider les autres, le tout sous les regards de la masse qui n’a rien compris et hurle sur des textes au lieu de se révolter sur les mauvais utilisateurs.

Mon Dieu, avaient-ils donc oublié que Jésus prônait l’humilité, le renoncement, l’abolition du jugement et l’amour du prochain ? Que le mal qu’on faisait au plus petit de ses frères, c’était au Christ lui-même qu’on le faisait ?

— Christ juger. Christ revenir et décider.
— Si c’est à lui de décider, pourquoi le faites-vous à sa place ?

— […] Dans une église stupide où l’on parle sans cesse du Christ mais où on n’aime pas le Christ !

— Ne croyez pas tout ce que les médias vous chantent, ne confondez pas fanatisme religieux et tactique insurrectionnelle […]

Comme disait l’autre « On ne nous dit pas tout » et j’ajouterai qu’on nous dit ce qu’on veut bien entendre et que la réalité est déformée par un prisme ou par cette course folle de celui qui sera le premier à poster l’info, vraie ou fausse, tout le monde s’en moque.

Malgré tout ce cynisme et celle plume trempée dans de l’acide, tout au fond de ce récit noir, j’ai entrevu une lueur d’espoir… Une belle lueur d’espoir.

Une trilogie qui vaut la peine d’être découverte et que je suis contente d’avoir lue ! Des romans différents, chacun ayant quelque chose à nous apporter.

— Je crois que l’Europe n’a plus d’avenir, reprit Flamand. Le libéralisme avait entrepris de démanteler ses structures, la guerre les a définitivement rasées. Il faudrait pour les relever une vraie volonté politique. Des visionnaires. Pas une clique de politiciens vendus aux grandes entreprises. Tant que les intérêts des capitaux l’emporteront sur les intérêts humains, l’Europe poursuivra sa descente aux enfers.

— […] L’autre nous paraît hostile parce qu’il n’appartient pas à la même race, au même peuple, à la même religion, à la même histoire, au même sexe, au même âge que nous. Nous ne le percevons qu’à travers nos filtres, chrétien, juif, musulman, hindouiste, bouddhiste, animiste, athée, homme, femme, vieux, jeune, beau, laid, nous ne lui accordons pas de vraie légitimité, l’autre nous regarde au travers de ses filtres et ne nous accorde pas de vraie légitimité. [..]

Ceux qui parlent en mon nom voient le diable dans mes œuvres et me voient dans les œuvres du diable.

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Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), , Le Mois du polar 2017 chez Sharon (Février 2017) et le RAT a Week Winter Edition Saison 2 chez Chroniques Littéraires (504 pages).

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