Vagabond, Franck Bouysse.

Vagabond par Bouysse

Synopsis:

L’homme est traqué.
L’homme joue du blues chaque soir dans un obscur bar de la rue des Martyrs à Limoges.
Lorsqu’il dérive vers son hôtel, au milieu de la nuit, il lui arrive de dialoguer avec des clochards et autres esprits égarés.
Il lui arrive de s’effondrer sur les pavés des ruelles antiques et de s’endormir, ivre ou épuisé.
Il lui arrive aussi de ne jouer sur scène que pour une femme qu’il semble être le seul à voir.
Mais l’homme est traqué
Pas par un tueur. Ni par un flic. Quelque chose comme des ombres.

Ce que j’ai ressenti:

Le temps est au confinement. Il est à l’introspection. Mais surtout le temps est ouvert aux poètes. Et en ces temps, la poésie noire de Franck Bouysse m’est indispensable. Dans ce presque-silence, j’ai voulu ses mots et vagabonder sur quelques notes de musique…

J’ai voulu juste rester là, au milieu du carnage de ce vide, à attendre les mensonges de la nuit, et regarder sombrer un artiste dans ses pires passions…Vagabond, c’est les errances d’un homme, ni mauvais ni bon, même pas ange ni démon, juste un homme dans ses contradictions. Un homme amoureux, peut-être. Un homme malheureux plus vraisemblablement. Hanté de blues, déchu d’un amour trop puissant, accroché à sa guitare comme un forcené, victime d’une forme fantôme divine, il dégringole dans les ténèbres entre souvenirs douloureux et chagrins insurmontables…Il joue, il improvise, il invente…La musique, bouée indispensable, dans ses dérives…

Je pense au printemps et aux hommes qui se déracinent. Je pense au temps que les hommes déciment. Je pense à la mort entêtante. Je pense à la poésie, à la beauté d’un choix de mots, à la force qui vient te perforer, là où tu n’avais pas conscience, encore hier…Le temps que les hommes tue, les hommes qui se tuent dans le temps…Ce beau temps où les hommes écrivent, des chansons ou des romans, qui parleront de ces sombres temps-tourments.

Je pense à ses drames qui courent les rues. Aux minutes gagnées dans la création, aux heures perdues qu’il faut aussi compter, pour faire une œuvre aussi puissante. En près de 100 pages. Je pense au dépassement physique et mental qu’il faut pour trouver l’équilibre. Je pense à cet artiste maudit qui joue Rue des Martyrs. Je pense que des fois, un seul mot suffit. Merci.

Merci Franck Bouysse pour ce temps précieux que vous nous donnez à lire. J’adore chaque minute de ce temps passé avec vos romans. Un coup de cœur.

Ma note Plaisir de Lecture 10/10

Le bûcher de Moorea, Patrice Guirao.

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Synopsis:

Dans le lagon de Moorea, les eaux calmes et bleues bercent quelques voiliers tranquilles. Les cocotiers dansent au vent. Les tiarés exhalent leur parfum. Pourtant, à l’abri de la forêt, des flammes se fraient un chemin vers le ciel. Lilith Tereia, jeune photographe, tourne son appareil vers le bûcher. Devant son objectif, des bras, des jambes, des troncs se consument. Et quatre têtes.
Pour quels dieux peut-on faire aujourd’hui de tels sacrifices ? Avec Maema, journaliste au quotidien de Tahiti, Lilith est happée dans le tourbillon de l’enquête. Les deux vahinés croiseront le chemin d’un homme venu de France chercher une autre vie. Un homme qui tutoie la mort. Derrière chaque paradis, il y a un enfer. Bienvenue en Polynésie !

Ce que j’ai ressenti:

▪️Avant que j’oublie...

Il y a des magies qui se lovent dans le souffle de la terre.

Avant que j’oublie, j’aimerai vous dire que je me suis approchée d’un peu trop près des flammes. Et la conséquence, c’est que je me suis brûlée les ailes sur Le bûcher de Moorea. J’ai piqué un peu trop les fleurs de tiaré dans mes cheveux, j’ai couru un peu trop rapidement sur ses plages: je me suis étourdie de Polynésie. Et pourtant, le feu continuait de prendre des vies innocentes ou coupables dans la tombée du soir…

Avant que j’oublie, j’aimerai vous parler de la douceur de vivre de cette île. Un lieu que je n’aurai jamais voulu quitter. Même avec un charnier en plein milieu du paysage, même avec une jambe disparue ou des jeunes égarés, j’y serai bien restée. Pourtant, tout ne fait pas rêver, il y a des réalités que j’ai dû occulter pour n’y voir qu’un idéal fantasmé. Alors même si on me demandait à quoi ressemble le Paradis, j’aurai bien dit: oui, c’est ici.

Avant que j’oublie Lilith, Naël ou Gaspard, et puis tous les autres…J’aimerai leur dire que j’ai fait de belles rencontres. J’ai aimé être à leurs côtés dans leurs aventures, être au plus près de leurs façons de penser. Pourtant, ils sont différents, fascinants, indépendants, dangereux, voire originaux. Mais je ne me suis pas lassée d’eux, de leurs particularités, de leurs manières d’aimer et de leurs façons de sombrer dans L’Enfer. Peut-être qu’ils sont juste, libres, en fait…

Avant que j’oublie que je me suis trop abîmé les yeux dans toutes les nuances de bleu, jusqu’à attendre le Noir…Alors que j’ai trop patienté de ressentir le mana dans ma peau, j’ai entraperçu ce qu’il y avait du charme de la Mort et de l’art de prendre la Vie. Tant de vie auprès de la mort, tant de morts reviennent à la vie, et dans le miroir, est-ce un visage qui me ressemble?! Et toujours, le ciel donne ses dégradés dans l’azur, mais les ancêtres continuent de murmurer des bruits affamés et pleurent l’infini.

En revanche, ce que je ne pourrais jamais oublier c’est la poésie qui est entrée par effraction, comme une boule de feu, dans le creux de mon ventre. Combien Patrice Guirao sait la mettre en valeur dans des passages tout à fait éblouissants, comme il a l’amour des mots et à l’art de les faire vibrer dans ce thriller. J’ai été soufflée, émerveillée même par moment. La rencontre avec cette plume a été un coup de foudre, et puis finalement, je me suis aperçue que je la connaissais déjà depuis des années, que je chantais ses mots avec un enthousiasme certain (à tue-tête et complètement faux dans les vocalises aussi, mais qu’importe…)…Alors ce n’est qu’un coup de foudre qui frappe deux fois au même endroit, il ne fait que Prendre Racine dans mon cœur. Je me suis brûlée les ailes dans Le Bûcher de Moorea, et je voudrais ne jamais l’oublier.

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Ma note Plaisir de Lecture 10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Pocket pour leur confiance et l’envoi de ce livre.

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Inconditionnelles, Kate Tempest.

Synopsis:

Dans une prison pour femmes, Chess et Serena partagent la même cellule. Elles s’aiment. Quand Serena obtient sa libération conditionnelle, les deux femmes sont dévastées. Pour s’évader, Chess chante et écrit des chansons. Elle pense à son crime et sa blessure, et compose une chanson pour sa fille. Dans sa quête de rédemption par la musique, elle n’aurait jamais imaginé être rattrapée par son propre passé.

Ce que j’ai ressenti:

J’aime inconditionnellement cette poétesse, Kate Tempest. Encore une fois, elle a su me toucher au plus près, déclencher la tempête sous le plexus. Avec cette pièce de théâtre, elle mélange musique et poésie, pour que la condition des femmes en prison évolue. A chaque fois, elle m’emporte parce qu’elle réveille les braises des rêves éteints. Pour les raviver, tel un incendie.

Inconditional Love, Kate Tempest

.

Elle s’échauffe, je cherche le tempo

Elle s’emmure, je cherche le ciel

Elle cherche son souffle derrière les barreaux

Je cherche mon rythme dans Inconditionnelles

▪️

J’attrape sa scène ouverte, quelques mots

J’attrape le manque et des notes à Elle

J’attrape son Kids, des silences nouveaux

J’attrape de la liberté avec conditionnel…

▪️

❤️-Rien ne me manque en vrai-❤️

Qu’importe les murs, si sous la peau,

Si dans le cœur, ça tempête vrai…

▪️

Certes. Kate nous chante des rêves brisés

Une histoire de femmes enfermées

Des cris de douleurs et des cœurs enclavés

Des heures vides et des jours bétonnés.

▪️

❤️-Rien ne me manque en vrai-❤️

Qu’importe les murs, si sous la peau,

Si dans le cœur, ça Tempest vrai.

▪️

Puisque elle met aussi des fenêtres d’espoir

Des couleurs musicales au milieu du noir

Des samples tournoyant dans le soir

Des notes libératrices pour y croire…

▪️

❤️-Rien ne me manque en vrai-❤️

Mais j’aimerai chantonner pour Elles.

Chanter « Be Braver » pour Chess et Serena

Les gardiennes, Silver et aussi Kayla

Pour toutes ces femmes, qui ont perdu

derrière les portes closes, le feu ténu

A l’intérieur. Putain. Donnez-leur des ailes.

.

✨Stelphique✨

Ma note Plaisir de Lecture 10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Claire ainsi que L’arche éditeur de leur confiance et l’envoi de ce livre!

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Boire le temps, Stéphan Causse.

Boire le temps par Causse


Synopsis:

Juste le constat lucide de la disparition
Du temps, il en fout.
Du temps, on en veut tant.
Une illusion de plus ?
Qui soit ?
Lisons, écrivons un peu,
vivons beaucoup.
C’est moins la vérité qui importe, que la fuite de celle-ci. Et bien sûr, lui courir après comme un dératé ne sert à rien. Les poètes le savent bien.
Éclairons la cheminée avant de retrouver le berceau anonyme de notre vie. Le secret ne doit pas être totalement aboli pour les orphelins du feu.
Point d’amertume.
Juste le constat lucide de la disparition.
Au milieu de cet imbroglio métaphysique : la vérité est absente, pas la volupté. C’est pourquoi la lumière vespérale souvent, la lumière aurorale parfois baignent la plupart des poèmes du recueil. Une invite à la rêverie pour explorer le temps.
Au Fond, un poète est un astrophysicien, comme lui amoureux de la matière noire et de la lueur des étoiles.


Ce que j’ai ressenti:

La poésie, c’est une émotion. Que l’on ressent ou pas. C’est tellement propre à chacun. J’ai été attirée immédiatement par le synopsis, il me fallait en savoir plus. À la première lecture de ce recueil, il m’a manqué la connexion, et puis finalement j’ai pris le temps. De boire un peu. De Boire le temps, peut-être…Et il en est resté ceci…Sans doute, écrit sur un morceau de sable, et peut-être à lire avant que la vague l’emporte…Un poème qui répond à un recueil de poèmes, c’est ma façon de dire en émotions ce qui vous attend…

 

À l’heure ordinaire de lire

La poésie de Stéphan Causse

Il me vient l’envie de dire

Que les temps se gaussent

Des vers débordants d’eau-

De vie, mer et autres pinots

À contresens pour la chute

À contre-ciel pour l’exulte

Les vérités se boivent, s’aiment

Les vagues décuvent les peines.

💧

À l’heure ordinaire de lire

Les poèmes de Stéphan Causse

Me vient l’envie bleutée de dire

Que les corps se dévoilent

Dans les instants fugaces et voile

Toute dehors, la brise rehausse

Les tutoiements des temps suspendus

Et l’émotion d’une heure parfois trop bue.

💧

À l’heure ordinaire de la poésie

Me vient l’enivrante envie

De vers-mer et de proses de vie

D’admirer le ciel et d’écrire

Un ressenti poétique et relire

Encore une fois, dans le vent

À contresens et, Boire le temps…

Stelphique

Finalement, on dirait bien qu’en féerie, ce soit une lecture réussie. C’est un recueil de poésie à découvrir. D’abord, à laisser décanter et à appréciez avec le temps…

 

Ma note Plaisir de Lecture 7/10.

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Babelio ainsi que Jacques André Éditeur pour l’envoi de ce recueil de poésie.

Je suis le fleuve, T.E.Grau.

Je suis le fleuve par Grau


Synopsis:

Subir. Survivre.

Depuis la fin de la guerre du Vietnam, Israel Broussard survit tant bien que mal à Bangkok. Cinq ans plus tôt, il a participé à la mystérieuse opération Algernon, au cœur de la jungle laotienne. Ce qui s’est passé là-bas ? Il ne s’en souvient plus, il ne veut plus s’en souvenir.
Et pourtant, l’heure est venue de s’expliquer…
L’intensité et la crudité dérangeante de sa prose font de Je suis le fleuve une expérience de lecture à nulle autre pareille. Ce voyage halluciné et sans retour à travers les méandres d’une psyché dévastée évoque irrésistiblement Apocalypse Now.


Ce que j’ai ressenti:

▪️Il est le Cauchemar…

C’est incroyable, le nombre de remords qui voudraient s’immiscer dans ses nuits…Ça prend des formes et des noms étranges, des consonances d’ailleurs et des odeurs de jungle. Je suis le fleuve, est un roman qui parle de soldats, de syndrome-post traumatique, de rancœurs et d’oublis. C’est l’histoire d’un homme hanté par le poids de la culpabilité et les horreurs de la guerre du Vietnam. Et au moment d’en parler, les souvenirs s’effacent, se confondent, de distordent, se superposent parce que la douleur est trop gigantesque. Elle emporte tout sur son passage et elle prend parfois, l’allure d’un fleuve en feu. L’enfer s’ouvre dans ses confidences. Israel Broussard n’est plus le même homme qu’au départ, il tente de réapprendre à vivre mais l’opération Algernon a laissé des impacts dans son esprit…Et le Molosse-Noir veille sa proie…

Tu ne crois pas que j’ai souffert chaque seconde de ma vie, depuis? Les morts ont le beau rôle. Ils se contentent de disparaître dans le néant. Ce sont les vivants qui écopent de toute la souffrance. 

▪️Il est le Noir Sublime…

C’est l’intensité de ce roman qui m’a renversée. Dès les premières pages, j’ai ressenti une force incroyable. Il est « habité » ce roman, non seulement par des fantômes et des anges furieux, mais par une prouesse poétique qui est venue me submerger comme un tsunami, à l’intérieur pour ne plus me lâcher. Ce n’est pas tant l’histoire qui est déjà en soi, est une bouleversante lecture, mais c’est dans la manière de la raconter avec une puissance dans les mots qui frappe au cœur. Il y a des passages absolument magnifiques et pourtant très sombres. Un mélange entre beauté et horreur qui s’entrelacent pour mieux perturber les sensations que j’imaginais dans la violence des combats. Des moments terribles où un enfer sans nom s’ouvre dans l’esprit du héros et rendent une atmosphère saisissante de Noir profond. Il laisse une forte impression ce roman, même une fois refermé, même quelques jours après…Mais au moment de la découverte, à l’instant même où je lisais ses lignes, c’est vraiment cette intensité et la force des mots posées que je retiendrais… Comme un vertige, un abysse sans fond. Qui aurait la fureur de toutes les eaux et de tous les feux du monde…Magnifique.

Ce Fleuve brûlant, à la surface jonchée de flammes.(…). Le voilà. Le noir vient m’emporter, et je suis trop épuisé pour continuer de lutter. Trop fatigué pour me servir encore de la peur. Le Fleuve tumultueux monte et m’engloutit, de plus en plus bruyant tandis que je m’enfonce. Trempé et froid.

▪️Il est la fabrique à émotions…

Vous le savez maintenant, j’ai un amour infini pour la poésie et j’aime quand mes émotions sont mises à l’épreuve, en lecture…Alors évidemment, avec cette expérience de lecture que fut Je suis le fleuve, c’est allé bien au-delà de mes attentes, et je reviens complètement éblouie par cette plume sensationnelle, puissante et imaginative. Mon cœur de ténèbres à moi se trouve là, dans ses pages, dans ce fleuve enflammé…Allier la beauté du noir à tant de lyrisme, c’est juste sublime. C’est un coup de cœur, comme on les espère: gigantesque et démesuré.

Son cœur des ténèbres à lui se trouvait en Afrique, mais nombreux sont les cœurs qui battent à l’intérieur de nombreuses teintes de ténèbres, certaines plus noires et plus froides que tout ce qu’un écrivain  pouvait concevoir ou expérimenter personnellement, pour ensuite y survivre et coucher cela sur le papier.

Ma note Plaisir de Lecture 10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Muriel et  les éditions Sonatine pour leur confiance et l’envoi de ce livre.

Chauffer le dehors, Marie-Andrée Gill.


Synopsis:

Dans le blizzard d’une peine d’amour, un texte unique qui renoue avec la vie. Elle souhaiterait faire encore partie du décor, s’inscrire dans l’ordinaire de chaque jour avec lui, trouver un remède aux morsures de sa douceur. Elle a peur de le croiser au dépanneur du village et que leurs corps provoquent une perpétuelle dernière fois. Dans sa tête, une question joue en boucle : Comment se retrouver dans l’étendue de la fin ? Le dehors est posé comme seule réponse au dedans à broil. Pendant que la tempête gronde et que le temps panse lentement la déchirure, la voix de la forêt et des saisons donne à entendre quelque chose comme un début d’apaisement et de gratitude. Le coeur ouvert aux souffles des bélugas et des ski-doos, Marie-Andrée Gill se réfugie dans l’écriture pour accepter l’impossibilité de l’amour, pour exister quelque part, dans le rappel des moments fous.


Ce que j’ai ressenti:

Si vous vous demandez où je suis maintenant…

Comme si de rien n’était

Je lisais, un soir tantôt plus cendré

La poésie de Marie-Andrée Gill

Quelque chose de subtil…

Un petit espace en dedans

Pour faire éclater les blancs.

Imaginer, le Chauffer le dehors

Dans les lignes noires, et alors

J’ai vu le solfège des tempêtes

Le cœur anxieux des jours de fêtes

Qui n’en sont plus. Elle s’écrie

Des émeutes de sensations inouïes

Sur des paysages violines

Et des miettes de corps en abîme

Sur des forêts de promesses…

Dans les poèmes qu’elle nous laisse

Ça tourne, ça s’enflamme, ça crash

Dans des silences anthracite flash

Parle d’un futur qui hausse les épaules

Des nuits à peine plus sucrées folles

Qu’une femme laisse s’échapper

Par les fenêtres sans volets

Des petits instants de beauté

A qui voudra bien les attraper…

.

« Le dehors est la seule réponse que j’ai trouvé au dedans. »

.

Moi aussi, Marie-Andrée Gill, moi aussi. Et maintenant, j’essaye de réchauffer mon dedans avec les jolies couleurs que tu as mis dans ce recueil.

Des surchauffes en-dedans en regardant l’étrange en-dehors,

des émotions du-dedans à voir le calme du-dehors,

et je laisse s’accrocher des mots

sur des paysages nouveaux

où la douceur dévore les peaux.

.

Si vous me demandez où je suis maintenant,

C’est moi qui essaie d’écrire de quoi de beau avec les paillettes de ma féerie.

.

✨Stelphique✨

Ma note Plaisir de Lecture 9/10.

Les Roses de la Nuit, Arnaldur Indridason.


Synopsis:

A la sortie d’un bal, un couple pressé se réfugie dans le vieux cimetière, mais au cours de leurs ébats la jeune femme voit un cadavre sur une tombe et aperçoit une silhouette qui s’éloigne. Elle appelle la police tandis que son compagnon, lui, file en vitesse. Le commissaire Erlendur et son adjoint Sigurdur Oli arrivent sur les lieux pour découvrir la très jeune morte abandonnée sur la tombe fleurie d’un grand homme politique originaire des fjords de l’Ouest.
La victime a 16 ans, personne ne la connaît, elle se droguait. Erlendur questionne sa fille Eva Lind, qui connaît bien les milieux de la drogue pour en dépendre. Elle lui fournit des informations précieuses et gênantes à entendre pour un père. Il s’intéresse aussi à la tombe du héros national et va dans les fjords de l’Ouest où il découvre une amitié enfantine et une situation sociale alarmante. La vente des droits de pêche a créé un grand chômage et une émigration intérieure massive vers Reykjavík, dont les alentours se couvrent d’immeubles modernes pour loger les nouveaux arrivants. Sigurdur Oli, lui, s’intéresse plutôt à la jeune femme qui les a appelés.
Le parrain de la drogue, vieux rocker américanisé et proxénète, est enlevé au moment où la police révèle ses relations avec un promoteur immobilier amateur de très jeunes femmes. 
Avec son duo d’enquêteur emblématique et classique, Erlendur, le râleur amoureux de l’Islande, et Sigurdur Oli, le jeune policier formé aux États-Unis, Indridason construit ses personnages et nous révèle leur passé, tout en développant une enquête impeccable dans laquelle on perçoit déjà ce qui fait l’originalité de ses romans : une grande tendresse pour ses personnages et une économie de l’intrigue exceptionnelle.


Ce que j’ai ressenti:

▪️Dans les terres et mers islandaises…

Un cadavre dans un cimetière. C’est sa place, vous allez me dire…Et pourtant, non. Il dérange ce corps sans vie posé là sur la tombe du président Jon Sigurdsson. Le duo Erlendur/ Sigurdur Oli vont devoir élucider un meurtre atroce, celui d’une jeune fille dont tout le monde se fout totalement. Une paumée, une droguée, trop jeune, trop seule: une ombre abandonnée…Arnaldur Indridason nous revient avec une enquête sensible, opaque et alarmante au cœur des fjords islandais. Un moment encore unique de lecture entre charme et nostalgie qui m’a encore profondément touchée. Une danse d’âmes en peine, de jeunes qui s’autodétruisent, de violences et de corruptions, qui vont faire pâlir la couleur de nos jours et faner Les roses de la nuit

Mais ce qui fait le plus mal, c’est l’injustice.

▪️Toutes les couleurs du Noir…

Dans ce roman noir, les victimes se comptent par dizaines: c’est une qui meurent pour cents autres perdues…La jeunesse islandaise n’a que peu de perspectives d’avenirs, à cause de ces quotas de pêches et la montée du chômage dans leurs villages. Les jeunes doivent fuir leurs terres, parce qu’il n’y a plus grand chose à en tirer…Alors l’exode vers la ville est inévitable, mais aussi terriblement cruel avec cette génération qui vient des rêves pleins les yeux et se retrouvent avec rien pour les faire vivre. Les dangers de la ville sont donc à portée de main, dans de la poudre blanche, sur le gris du bitume, au fin fond des eaux noires…Un triste sort pour des adolescents en quête de sensations fortes et d’un semblant d’exaltation qu’ils n’ont pas trouver dans leurs foyers. C’est d’une tristesse…Ça m’a pris au cœur pour ne plus me lâcher, parce que Arnaldur Indridason y met une intensité bouleversante à te conter l’envers du décor. Il nous rend visible les oubliés de la rue, les victimes de la malchance, la réalité de cette jeunesse écorchée prise dans les fléaux de la course aux profits. C’est un roman dense qui détache ses pétales de noirceur dans les tourbillons de l’économie et son parfum tenace m’est resté sur les doigts. 250 pages qui me hantent encore…

Il se rappelait ce qu’il avait pensé: C’est ça, mourir?

▪️Tombent comme les nuits…

Arnaldur Indridason est en passe de devenir, un auteur incontournable de mon petit monde. J’aime sa manière d’écrire sur des sujets difficiles, de nous sensibiliser sur des réalités sociales tout en y laissant des instants de poésie éblouissants. Tout en douceur et par la profondeur de ses thèmes, il vient colorer mes nuits de beautés et de conscience éclairée. Rien que pour cela, je lui enverrai bien un bouquet de roses aux couleurs des nuits d’automnes…Et je m’en vais collectionner toutes les autres enquêtes de ce duo d’enquêteurs. Depuis que les elfes m’ont soufflé le pouvoir enchanteur de ces polars islandais, je ne me lasse pas de découvrir les légendes de ce pays, et j’adore!

Quand on veut mentir, il faut réfléchir et se préparer, vous comprenez?

 

Ma note Plaisir de Lecture 9/10

 

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Metailie de leur confiance et l’envoi de ce livre. Ce fut une très belle lecture.

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L’alchimie de la pierre, Ekaterina Sedia.

L'Alchimie de la pierre


Synopsis:

Une immense et sombre ville-État, dirigée par un duc auprès duquel les sociétés rivales des Mécaniciens et des Alchimistes se livrent une lutte d’influence acharnée, a été construite par les gargouilles, des êtres minéraux menacés d’extinction par un étrange mal. Dans la cité où la révolte gronde, leur unique chance de salut semble venir de Mattie, une automate douée de conscience établie comme Alchimiste, émancipée, mais contrôlée par son ancien maître qui détient la clé lui permettant d’être remontée.
« Roman subtil et d’une belle inventivité, steampunk féministe qui traite tout autant des fondements de la société que de l’avenir de celle-ci. Un très beau livre. » Bifrost


Ce que j’ai ressenti:

▪️L’alchimie comme passion.

En ce Mois de l’Imaginaire, pourquoi ne pas se laisser tenter par une histoire fabuleuse, mélange de Steampunk et de magie? L’univers de ce monde, qui prend vie sous nos yeux grâce à l’imagination débordante de Ekaterina Sedia, est soumis à la dualité des Alchimistes et des Mécaniciens, dans une ville où les gargouilles veillent à travers la pierre et nous parlent en confidences italiques, où le pouvoir fait rage et complots, où la robotique est quotidienne et prend une place prépondérante… C’est une ville peuplée d’ombres et de lumières, de machines et de fantômes, et il y règne un climat électrique de tensions diverses. Mattie est une automate suréquipée et sur le point, d’être émancipée. Elle se passionne pour l’alchimie, et par ce biais, elle sera l’espoir de tant d’âmes. Mais ce ne sera pas du goût de tout le monde…Autant vous le dire maintenant, c’est fantastique et carrément dément de lire une histoire aussi dense dans une ambiance gothique mystérieuse! Quelle imagination et que de beautés dans la plume de Ekaterina Sedia! Elle nous envoûte avec de très jolies descriptions et une poésie voluptueuse. J’ai aimé l’atmosphère prégnante qui se dégage de ce roman, avec toutes les petites touches de fabuleux qui viennent égayer la noirceur de la vie politique de cette cité.

Du coup, je m’interroge: faut-il un désastre pour nous rassembler? Sommes-nous si égoïstes, si recroquevillés sur nos petites vies personnelles? Cette société a-t-elle encore une raison d’exister?

▪️La féminité comme envol.

Mattie, c’est mon atout Cœur. Ni humaine, ni robot écervelé, elle est un personnage qui incarne la différence, l’avant-garde, le féminisme et le renouveau. Tant de qualités dans ce bout de femme, et pourtant, elle n’est à sa place dans aucune dynamique sociale ou politique, elle est une étrangeté qui dérange. Elle est unique. Avec cette sensibilité et cette capacité à ressentir la douleur, que son inventeur, Loharri, lui a programmé, son cœur qui tictacte et sa volonté de fer, Elle comprend le monde mieux qu’une machine, peut être plus intensément qu’une humaine, et de ce fait, elle se révèle être une femme plus forte. Ses atouts sont sa force et sa faiblesse. Et à trop laisser entendre son cœur, certains pourraient avoir envie de le faire taire…A jamais…C’est une jolie rencontre, avant tout. Cette Mattie, c’est le cœur de ce roman, et elle est aussi, mon « crush » du moment.

Je vous jure que ma féminité est aussi enracinée que la vôtre.

▪️Et chercher encore, la clef…

La clef du bonheur se trouve peut être là: dans une histoire hors du commun, avec une héroïne hors-norme, et le plaisir exquis d’avoir une si belle plume au service de cet imaginaire. Mattie court après sa clef, la clef de son indépendance et c’est une quête noble. J’étais de tout cœur avec cette fille mécanique pour qu’elle atteigne ses objectifs et quelle arrive enfin à détenir ce trésor. Un rêve de liberté, c’est toujours beau à lire, surtout s’il est emballé dans une poésie virevoltante. J’ai adoré toute ces étapes de transformations, les chuchotements des gargouilles, le cheminement du personnage principal. J’ai été sous le charme de la première à la dernière ligne.

Faute d’ustensile, elle écrasa tant bien que mal les figues avec ses doigts en murmurant les mots secrets appris d’Ogdéla-des mots qui, selon sa tutrice, guérirait le cœur du monde à condition de les prononcer avec une conviction suffisante.

Ma note Plaisir de Lecture 9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Charlotte ainsi que les éditions Pocket de leur confiance et l’envoi de ce livre.

Plateau, Franck Bouysse.

Couverture Plateau


Synopsis:

Sur ce plateau de Haute-Corrèze, Virgile et Judith ne sont plus qu’un vieux couple de paysans. Auprès d’eux vit Georges, ce neveu dont les parents sont morts d’un accident de voiture et qu’ils ont élevé comme leur fils. Aujourd’hui, c’est Georges qui s’occupe de la terre. Mais lorsqu’une jeune femme qui fuit son passé vient se réfugier chez eux, lorsqu’un ancien boxeur tiraillé entre ses pulsions sexuelles et sa croyance en Dieu s’installe dans le hameau, lorsqu’un mystérieux chasseur commence à rôder alentour, le plateau devient le théâtre d’un huis clos où toutes les passions se déchaînent.
Prenant pour cadre ce territoire où la sauvagerie de la nature fait écho à l’apreté des hommes, Franck Bouysse nous livre une œuvre ciselée comme un joyau noir.


Ce que j’ai ressenti:

▪️La poésie du noir sur un Plateau…

Et dans « Cet endroit, on s’y jette avec dévotion »...Je dirai pour ma part, que moi, dans ses livres, je m’y jette aussi avec dévotion. Ces livres, c’est ceux de Franck Bouysse évidemment. Depuis les 30 premières lignes lues de Grossir le ciel, cet écrivain a fait chavirer mon cœur de lectrice avec sa façon bouleversante d’écrire la vie rurale. Sa manière singulière de réaliser la prouesse de nous décrire la lenteur et la vie des habitants sur le Plateau de Millevaches. La langueur de leurs amours, leurs rêves étouffés, leurs désirs enfouis, leurs espoirs fracturés, et leurs drames étouffants. Une poésie du noir fascinante. Je pourrai bien aller me balader sur un Plateau, entendre grossir le Ciel, Vagabonder sur les routes, aimer tendrement une Rose, m’engluer dans la Glaise, si c’est Franck Bouysse qui me le raconte, je m’y jette avec émotion…Que d’émotions d’ailleurs! C’est fou comme un morceau de terre peut faire ressortir comme merveille…

L’idée de la mort n’existe pas pour eux, et jamais ils ne feront le lien entre elle et la peur qu’ils ont du monde, avant qu’elle ne les prenne.

▪️Dans la souffrance, résister…

Que ce soit Judith et Virgile, avec cet amour qui se délite, Georges avec ces souvenirs hantés, Karl avec ses démons intérieurs, Cory et sa passion destructrice, les personnages de ce roman sont tourmentés. Très tourmentés. Et dans le silence du Plateau, et les non-dits de leurs souffrances, ils s’abîment un peu plus, s’enfonçant encore plus dans les profondeurs de leurs douleurs, et nous, on les regarde, impuissants, lutter. C’est triste et magnifique. Tu te prends un uppercut et un shoot de poésie, en même temps et avec la même puissance. Franck Bouysse mêle dans leurs histoires de famille, la beauté du Plateau et la rudesse de la vie, et ça t’éclate la tête et le cœur. KO de lyrisme et sonné par la fatalité, tu es obligé d’en tomber à la renverse…

Devenir une étoile morte. Devenir. Renaître. Enfin.

▪️Et boom, le coup de feu…

C’est brutal, un coup de feu. Mais un coup de cœur aussi. Ça commence certes, à devenir une habitude, mais c’est une habitude extraordinaire. D’être toujours aussi émerveillée par l’intensité et le talent de cet auteur. Et je voudrais cette habitude encore et encore, parce que c’est dingue et follement incroyable…Plateau a réussi à m’éblouir dans ses descriptions autant que me toucher par les sentiments qui se dévoilent au fil des pages…Ce sont des vies simples exposées, explosées, magnifiées dans ce roman noir. Et ça fait, boom dans mon cœur…

Georges avait fini par penser que son cœur battait par défaut, jusqu’à la perfection de ce moment. Ce sentiment en lui qui rend les actes plus légers, puisqu’ils prennent un sens dépassant leur simple cadre. Une sorte d’accord sublime, qui le ferait presque pleurer.

Ma note Plaisir de Lecture 10/10

Estuaire, Lídia Jorge.


Synopsis:

Edmundo Galeano a 25 ans, il a parcouru le monde, participé à une mission humanitaire et est revenu dans la maison paternelle avec une main estropiée. Il est revenu pour écrire et passe ses jours à essayer d’élaborer littérairement son témoignage. Un roman qui expliquera le monde et l’empêchera de courir à sa perte.

Sa famille passe par une série de vicissitudes économiques qui mettent en danger la maison familiale, refuge de tous. Il y a l’aîné qui a mis sur pied un projet destiné à sauver la fortune de la famille en transformant deux bateaux, mais l’autorisation de l’administration se fait attendre depuis des années. Il a tenté de conjurer le sort et attend une bonne nouvelle. Un cadet avocat et dandy dont les affaires déclinent et qui essaie de sauver son cheval du naufrage de sa fortune. Le frère suivant qui réhabilite des immeubles vétustes pour les louer à des clandestins et est amoureux d’une belle Estonienne enceinte de lui et qui a besoin de place pour le bébé. La jeune sœur divorcée, avec un enfant de 8 ans fasciné par la baleine 52 Hertz, un enfant qui ne ressemble pas à son père mais au grand amour de sa mère. Et la tante Titi qui a sacrifié sa vie pour élever ses neveux et dont la vieillesse et la présence sont maintenant encombrantes. Lorsque le père de famille, armateur ruiné, baisse les bras, tout se précipite et chacun est confronté à ses échecs et à ses culpabilités. Edmundo prend alors conscience que ses aventures lointaines et son projet littéraire sont en relation directe avec les batailles privées qui se déroulent autour de lui.

Ce superbe roman choral nous montre, avec tendresse et ironie pour l’apprenti écrivain, le processus de la création littéraire, ses embûches, ce que représente le travail d’écriture. Il nous montre aussi comment les vies quotidiennes dépendent de ce qui se passe bien loin d’elles-mêmes et des décisions prises à d’autres échelles. Lídia Jorge, qui a toujours pratiqué un « réalisme aux portes ouvertes », nous trouble en introduisant des éléments fantastiques et irrationnels dans ses personnages et nous montre que la passion amoureuse va plus loin qu’on ne pourrait le penser. Elle montre le plus proche pour atteindre l’universel.

Après avoir exploré l’Histoire et les façons d’en rendre compte, Lídia Jorge revient à l’exploration des actions et des sentiments qui constituent les vies ordinaires et les abîmes qu’elles recouvrent. Un grand roman écrit par une très grande romancière.


Ce que j’ai ressenti:

💙Un Souffle de turbulences…

La famille Galeo connaît des jours nuageux et sombres. Dans la maison de leur enfance, la maison du Largo do Corpo Santo, ils se retrouvent, tous. Joâo. Silvio. Edmundo. Charlotte. David, Titi. Manuel. Un peu par dépit, beaucoup par commodité, mais surtout, dans le malheur d’un quotidien qu’il faut réévaluer à l’aube de la ruine familiale. Et forcément, ça crée des tensions pour les espaces de vies. Mais chacun, imagine un avenir radieux, auprès des siens, avec si possible, des petits bonheurs privés à atteindre, tout en faisant parti d’un tout. De la cellule familiale, de la vie en communauté, avec la beauté du paysage et des rêves-embruns, Lídia Jorge nous offre un roman choral sublime.

Là où il y avait des hommes, il y avait des perfidies, les perfidies étaient les fils de la toile d’araignée qui se tisse entre les hommes.

🔵 Et dans une sphère bleue…

Edmundo Galeano a une envie étourdissante d’écrire. D’écrire un livre. D’écrire « Le » livre. Avec cette folle audace en tête et la main mutilée fort impatiente, il regarde grossir une sphère bleue plutôt que sa famille…Il sent jaillir cette boule bleue en lui et l’entourer plus haut dans ses ambitions. Son foyer subissant multiples tempêtes pourtant, lui, il continue de chercher l’inspiration et l’appelle de toutes ses forces…Et à force d’écriture et d’introspection, il touche son rêve de ses doigts…

Lídia Jorge raconte la beauté ensoleillée de l’écriture créative, l’envie tenace de prendre la plume, les flux d’ardeur et de désespoir face au projet d’un livre à travers son personnage et c’est sublime. Le cœur de l’intention d’écriture. Tout en racontant, les peines de cette famille, elle nous démontre que c’est dans le quotidien parfois, qu’on peut puiser les idées, qu’on peut trouver avec un œil attentif, la richesse d’une belle histoire. J’ai adoré sa sensibilité d’écrivaine, sa façon de décrire avec des images fortes ou dans le plus infime détail, l’énergie qu’il faut déployer pour se dépasser avec la littérature.

La beauté. il savait qu’il devrait conquérir la beauté pour que son livre apporte une leçon. Ce qui lui semblait facile.

🌊Une ode à la mer…

Entre fleuve et océan, Estuaire est un roman qui t’embarque par sa beauté et son intensité. La plume de Lídia Jorge est puissante, suggestive, alarmante, poétique. Il y avait de la douceur dans les mots et puis d’un coup, des impacts tonitruants. J’ai adoré. Parce que c’était la vie avec ses coups durs, parce que c’était la mer avec sa magnificence , parce que c’était vrai, sincère dans chaque mot.

Les hommes devaient ficher la paix à la mer, la mer et ses fonds et ses abîmes, ses jardins secrets, ses nappes d’algues, ses créatures d’une infinie variété, son eau pure avec sa pointe de sel.

Ma note Plaisir de Lecture 9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Metailie de leur confiance et l’envoi de ce livre.

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En Féérie, il brille quelques poussières…

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