En compagnie des hommes, Véronique Tadjo.

Couverture En compagnie des hommes

 

Synopsis:

Un virus mortel et incurable a mis l’espèce humaine face au danger de l’extinction. Baobab, arbre premier, arbre éternel, arbre symbole de grande sagesse, prend la parole et réveille la mémoire de l’humanité. Sous son ombre fraîche, hommes, femmes, enfants pris dans la tourmente, combattants farouches pour la survie, vont confier leur lutte contre les ravages d’Ebola : le docteur en combinaison d’astronaute qui, jour après jour, soigne les malades sous une tente ; l’infirmière sage-femme dont les gestes et l’attention ramènent un peu d’humanité ; les creuseurs de tombes qui, face à l’hécatombe, enterrent les corps dans le sol rouge ; les villageois renonçant à leurs coutumes ancestrales afin de repousser Ebola…

Ce que j’ai ressenti:…L’effroi derrière la poésie…

« Nous les arbres. (..). Nous sommes le lien qui unit les hommes au passé, au présent et au futur incertain. »

Si jamais, tu écoutais Baobab, il te conterait l’histoire du monde, l’essence même de la vie, la conscience collective…Il te raconterait des petits morceaux d’instants vécus, En compagnie des hommes, et tu verrais comme, soudain, le temps a retenu sa respiration, en voyant arriver la vague de contamination, partie du cœur de la forêt ancestrale: Ebola.

Ce roman polyphonique est à la fois poétique et ancré dans un réel effroyable. On sent la peur et le courage, le désespoir et l’envie de vivre, l’horreur et la beauté du monde. Contre le Virus mortel qui décime la population, des hommes et des femmes se mobilisent, enfilent un costume d’humanité et tendent une main de solidarité, tandis que d’autres rejettent, barricadent, ferment yeux et oreilles, aux cris de la souffrance…Un tour d’horizon à différentes échelles de la gérance de cette épidémie.

« Ils préfèrent nier la mort car ils n’ont plus le temps d’y songer. La mort est une faute parce qu’elle interrompt leur course effrénée. »

Derrière la sensibilisation au danger, il y a le désir de faire passer un message de paix et une volonté de vivre en harmonie avec la Nature. Entre la légende du conte, la poésie des mots et l’affreuse réalité du danger, ce livre est une petite collection de vies qui se sont vues confronter au pire des virus, juste des témoignages, juste l’essentiel… Il redéfinit notre place dans le monde, nous confronte à notre faiblesse, mais nous redonne aussi un certain souffle d’espérance et de soulagement…En refermant ses pages, on sent à quel point, nous avons frôlé la catastrophe mondiale et combien le bilan des pertes humaines est lourd…Souhaitons qu’ils reposent en paix, peut être à l’ombre d’un Baobab…

« Il faut la mort pour apprendre à retrouver la solidarité. »

J’ai beaucoup aimé la sensibilité de cette auteure, sa manière de voir le monde, sa façon de le ressentir. Je serai vraiment curieuse de voir le reste de ses écrits…Très jolie découverte!

Ma note Plaisir de Lecture  8/10

 

Remerciements :

Je tiens à remercier Muriel Poletti ainsi que les éditions Don Quichotte pour l’envoi de ce livre! Merci pour cette belle lecture!

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Journal d’un vampire en pyjama, Mathias Malzieu.

Couverture Journal d'un vampire en pyjama

Pourquoi je l’ai choisi:

J’adore la plume et l’univers de cet auteur, quand je l’ai vu à la bibliothèque, je me suis jetée dessus, impatiente de lire son nouveau livre et totalement ignorante de ce qu’il pouvait renfermer…

Synopsis:

« Me faire sauver la vie est l’aventure la plus extraordinaire que j’aie jamais vécue. »

Ce que j’ai ressenti:…Au vent mauvais, un Coup au Cœur…

 » Je viens de traverser l’enfer en stop. Le véritable enfer. Pas celui avec du feu et des types à cornes qui écoutent du heavy métal, non, celui où tu ne sais plus si ta vie va continuer. »

Etre une Fée Lectrice, c’est voleter dans les mondes imaginaires de tous ses auteurs…Aujourd’hui, j’ai traversé l’enfer avec un Vampire en Pyjama, embarquer sur un vaisseau de poésie, et admirer des nymphes guérisseuses…Journal d’un Vampire en Pyjama, c’est un journal de bord tenu par un bout-en-train roux, qui ne connaît pas le repos : un « Dragon qui fait le con en skateboard »…Un témoignage vibrant, émouvant, hypnotisant.

« Tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts. Nous abîme aussi parfois. »

Je ne sais pas résister à la poésie de cet auteur, à l’enchantement de ses histoires. Même, ici, alors qu’il se bat contre la maladie, il nous délivre encore du rêve et de la féérie. Rien que pour cela, je me suis promis de ne pas pleurer en lisant ses lignes, parce qu’il combat l’implacable, avec panache! Il continue de créer , voir le monde en couleurs, distribuer de l’espoir…Alors, en tant que ElfeLectrice, on admire cet homme qui a gardé son âme d’enfant, on voudrait lui offrir de la poudre de fée pour qu’il s’envole encore plus haut avec son Œuf, on souhaite juste ne pas perdre cet illusionniste de l’amour!

« Moi qui ai tant rêvé de chimères, géants, monstres amoureux et autres sirènes, me voici au combat pour un retour à la normalité. Le plus intense des contes de fées. « 

« Faire le con poétiquement est un métier formidable. »

Je me rappelle l’euphorie de découvrir Jack et la mécanique du cœur au cinéma, et avoir voulu absolument lire La mécanique du cœur, avant ce visionnage, c’est drôle la vie, quand on y pense, pendant que ce doux rêveur nous donnait un de ses plus jolis cadeaux d’artiste, lui vivait le carcan, presque en revivant comme une prémonition, ses plus intenses histoires…

« Ils ont raison au fond. C’est d’ailleurs exactement parce qu’ils ont raison qu’ils ne prennent pas en compte la passion. »

Quand le corps ne suit plus cet esprit hyperactif, La mécanique de mon petit cœur connaît un petit raté, les larmes coulent dans l’autre sens, mais j’ai encore le sourire aux lèvres car ce Journal, c’est une bouffée d’optimisme, une transfusion de magie, une greffe d’amour…C’est certainement le plus personnel de ces écrits, le plus touchant parce qu’il sonne plus urgent, plus pressant, que l’on sent avec plus d’ardeur que la vie a un compte à rebours fatal…Donner un peu de sang à ce vampire là, et il le transforme en pétillante joie de vivre, nous offre une arme de rage constructive face à cette Dame, nous montre un chemin de paix électrisée au quotidien extraordinaire…

« Je croise mon reflet dans le miroir des toilettes, je suis plus pâle que Dracula. »

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

La maison des morts, Sarah Pinborough

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Une chronique faite par Daniella Fantasy.

La Maison des morts par Pinborough

COUP DE COeUR !!! Ce livre est bouleversant !
Ayant déjà lu la première sage de Sarah Pinborough (Poison, Charme, Beauté) j’ai beaucoup aimé sa façon d’écrire et j’ai donc demandé au « Père Noël » alias ma soeur Stelphique de m’acheter son nouveau livre et je ne le regrette pas du tout. MERCI !
Les enfants porteurs actif du gène Déficient sont amenés au manoir que l’on appelle « la maison des morts » et attendent de savoir s’ils vont mourir. Ils sont installés dans des dortoirs où chacun reste dans son coin n’essayant pas de connaître les autres patients des autres dortoirs et vivent tous dans la crainte de tomber malade et de finir au sanatorium d’où personne ne revient.
Toby et ses amis, du dortoir 4, ont créé un lien entre eux, dont ce dernier et le chef et les protège. Chacun passe le temps comme il peut jusqu’à l’arrivée d’un nouveau groupe d’enfants dont Clara qui va bouleverser la vie de Toby et lui redonner le goût de la vie. Même si la fin est proche, la vie vaut toujours la peine d’être vécue à fond.
Ne connaissant pas ce qu’est un sanatorium, j’ai fait des recherches sur internet ce qui m’a permis de mieux comprendre l’environnement, leur maladie et l’intérêt de l’éloignement des villes.
Mais revenons-en au livre…
Déjà il m’avait plu par sa couverture brillante et ses pages noires. Et on comprend cette noirceur car la mort est omniprésente.
Toby est un jeune homme plutôt solitaire et agressif mais qui ne le serait pas en étant dans la Maison des Morts !
Il va faire la connaissance de Clara qui est son opposée, elle est gentille et représente la joie de vivre.
Tous les opposent mais une affinité va se créer petit à petit entre eux et l’auteure nous laisse le temps de nous faire à leur amour naissant.
La matrone est détestable mais avec son équipe d’infirmière l’ambiance est très oppressante : entre les pilules que les patients doivent prendre, la peur qui règne constamment, le stress de la maladie et d’atterrir au sanatorium tous les ingrédients sont là !
Mais contrairement à tous les autres enfants Toby et Clara décident de ne pas prendre leurs pilules et vivent pleinement leur vie en profitant de chaque instant surtout la nuit car le monde leur appartiennent.
On ne connaît pas les dessous de sanatorium, on ne sait pas ce qui se passe réellement en haut de cet ascenseur mais on s’en doute fortement alors je n’ai pas trouvé nécessaire de rentrer plus dans la souffrance de la mort et j’ai apprécié la façon dont l’auteure est restée soft sur le sujet.
J’ai adoré ce livre. Il est touchant, bouleversant et émouvant ! On passe par de nombreux sentiments et on s’attachent à la vie de ces jeunes malades et à leur destin. L’amour, la peur, l’angoisse, la haine ou la crainte. Tout y est pour passer un bon moment de lecture.
Pour les personnes émotives, je vous conseille des mouchoirs pour la fin car elle est triste mais tellement magnifique. L’amour peut-il être plus fort que la mort ?

 

Exodes, Jean-Marc Ligny.

Couverture Exodes

Pourquoi je l’ai choisi:

Je souhaitais connaître enfin cet auteur de Science-fiction, et bien sûr la couverture et le résumé ont fini de me convaincre à tenter cette aventure bien réchauffée à point. Je tiens à remercier chaleureusement donc, le site Babélio et son opération Masse Critique, qui m’a permise de découvrir un gros coup de cœur littéraire, ainsi que les éditions Folio pour l’envoi de ce livre!

Synopsis:

Le réchauffement climatique s’est emballé au point que la Terre devient une planète hostile à la vie. Partout la civilisation s’effondre, les hommes n’en ont plus pour longtemps, et ils le savent. Va-t-on, comme Pradeesh Gorayan et sa famille, dans l’enclave sous dôme de Davos, poursuivre notre train-train comme si de rien n’était ? Va-t-on, comme Mercedes Sanchez, en Espagne, se réfugier dans la religion et attendre des Anges venus du ciel qu’ils nous emportent au jardin d’Éden ? Va-t-on, comme Fernando, le fils de Mercedes, rejoindre les Boutefeux et précipiter notre destruction dans une orgie de feu et de violence ? Va-t-on, comme l’Italienne Paula Rossi, vendre corps et âme pour quelques médicaments ? Va-t-on, comme Mélanie Lemoine, consacrer nos ultimes forces à sauver les derniers animaux ? Va-t-on, comme le marin Olaf Eriksson et sa femme, fuir les îles Lofoten et chercher une terre un peu plus hospitalière, vierge de toute présence humaine ? C’est le temps des exodes, et, tels des termites sur une bûche enflammée, les derniers hommes courent en tous sens pour échapper à l’enfer.

Ce que j’ai ressenti:…Un sombre exode vers un coup de cœur…

Six destins qui nous racontent l’Europe en post-apocalyptique, cela nous donne 600 pages d’une intensité incroyable, un livre qui ne s’oublie pas, une lecture qui marque les consciences.

« A croire que se défoncer est devenu plus vital que manger. »

Qu’on se prenne d’affection pour cette douce Mélanie, qu’on allume le feu comme Fernando, que l’on se prosterne devant les anges comme Mercedes, que l’on navigue sur les flots comme le couple Eriksson, que l’on protège ses enfants avec une rage maternelle convaincante comme Paula, que l’on se batte pour la survie de l’humanité comme Pradeesh: suivre ses personnages, c’est traverser des terres hostiles, des mentalités ravagées, des corps meurtris avec pour seul objectif de rentrer, à l’abri, dans les dômes, et échapper à l’enfer sur Terre.

« Mais comme dit le proverbe, si le pire n’est jamais sûr, le meilleur l’est encore moins. »

Mais quel roman!!!!Sombre et suffocant, il n’en reste pas moins que c’est une lecture qui vous imprègne! Un triste constat de la nature humaine qui ne reflète que trop bien, des probables conséquences que ces humains, sans foi ni loi, font subir aujourd’hui à la Nature. On reste abasourdis de ce monde chaotique décrit, fatal résultat du réchauffement climatique, et ses lieux de perdition deviennent  le théâtre des pires atrocités. La fin des temps a sonné dans ses pages, et l’heure n’est plus à l’espoir, mais en même temps, les Hommes l’ont bien cherché…Jean-Marc Ligny se permet donc de leur faire subir toutes sortes de châtiments pour leurs comportements irresponsables actuels, en leur faisant entrevoir dans ce roman d’anticipation, une évolution future qui pourrait advenir: du déchaînement météorologique, en passant par la faune mutante et une flore inexistante, les humains vivent un vrai calvaire…Et le pire chez eux, va en ressortir…Les chocs seront empreints d’une incroyable violence, et le moindre rapprochement sera teinté de fatalité implacable…

« Maintenant, c’est la vie entière qui est une catastrophe, et toute l’humanité qui en est victime. »

Dans la mesure, où l’on ressent de plein fouet, toutes sortes d’émotions diverses, mais ô combien bouleversantes, que la plume de cet auteur et son intention sont d’une grande intelligence, je peux clairement affirmer que ce livre est un gros coup de cœur. Je me suis attachée à chacun de ses personnages, même les plus sombres, je ne voulais pas sortir de ce monde, pourtant hostile, et j’ai pris un grand plaisir à faire durer cette lecture, pour mieux l’apprécier. Ses Exodes nous font voyager, autant que trembler: c’est tout le bonheur de se caler tranquillement un bon pavé de Science-Fiction…Je le recommande avec toute l’intensité d’un Boutefeu…

« Ce qui était encore apocalyptique il y a vingt ans est devenu banal aujourd’hui. »

Meilleurs Moments du livre:

  • J’ai adoré la vie auprès de Mélanie, sa douceur, son engagement. J’ai admiré sa force dans sa tendresse, et j’ai eu un énorme coup de cœur pour ce bout de femme. C’était ma petite lueur dans ces ténèbres.

« Et maintenant qu’elle a arraché un Boutefeu à sa propre folie, elle compte bien ne pas en rester là: elle va lui apprendre les gestes qui sauvent, les gestes qui soignent, les gestes d’amour. « 

  • Le bateau du couple Eriksson qui traverse les villes allemandes. Je pense que c’est vraiment mon passage préféré du livre, j’ai visualisé à la perfection cette intrusion navale dans les rues, autant dire que l’auteur a une vraie force pour ouvrir notre imaginaire et donner une scène saisissante…

« Peut-être est-il mort, il ne s’en est pas rendu compte avec ce capharnaüm, et maintenant il chevauche l’écume de la mer en compagnie des dieux… « 

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 10/10

 

Après tout, je ne fais de mal à personne. Nadia Baudoin Bekkari

Couverture Après tout, je ne fais de mal à personne

Pourquoi je l’ai choisi:

J’ai gagné ce livre lors du concours lancé par ReadLookHear lancé pour les 1 an de son blog! Merci encore pour cette opération, j’ai découvert un livre et une auteure intéressante. Je vous invite à passer son blog, bien évidemment!

Synopsis:

Schizophrénie, hallucinations…
Il n’y a que Rebecca pour aimer à ce point sa maladie.
Mais s’intégrer à la société et y vivre de façon normale n’est pas facile. Elle doit faire face à ses craintes, ses peurs, ses doutes…
De son côté, Josselin, infirmier en hôpital psychiatrique, est empreint d’une représentation de la santé mentale formatée par son travail.
Pourtant, ces deux êtres que tout oppose vont se rencontrer.
Malgré leurs différences, un sentiment unique va naître, si intense qu’il abolit toute raison. 
Ne dit-on pas que l’amour, le vrai, rend fou ?

Ce que j’ai ressenti:…Une folle histoire d’amour…

Ce fut une lecture intéressante. L’auteure se lance dans une histoire d’amour entre deux êtres… mais où la maladie fait partie de l’équation. Et cette maladie est mentale: la schizophrénie…Plus rien n’est donc banal, le rendez vous a des apparences droguées, un confrontation réservée, une peur sourde…

Nous suivons donc deux jeunes gens en apparence avec leur temps, avec les mêmes attentes, les mêmes rêves…Sauf que Jessica est malade et Josselin, infirmier en hôpital psychiatrique, mais c’est le coup de foudre. Nous suivons donc par jeu alternatif, leur ressentis, grâce aux petits symboles universels d’Homme/Femme.

On sent que l’auteure travaille dans le milieu, elle se donne la peine de nous rendre accessible tous les termes médicaux et abréviations propres à la psychiatrie, du coup, nous appréhendons mieux cette maladie méconnue qui garde encore de multiples mystères. J’ai aimé sa façon de voir la schizophrénie en terme « positif ». Jessica aime sa maladie, et ça, c’est le point fort de cette approche. C’était surprenant, et suivre toute son évolution psychologique et comportementale , était passionnant.

Contrairement à beaucoup de malades, j’aime ma maladie, elle me permet constamment de m’évader, d’accéder à un autre univers, fait de bonheur, de beauté, de musique, de couleur. Tout y est parfait. Il n’y a pas de place pour le chagrin ou la douleur, rien n’est négatif.

J’ai été peinée aussi qu’il n’y ai pas beaucoup d’évolution dans la notion de s’occuper de ses malades si particuliers. On drogue, on emprisonne avant même de parler, et à l’heure d’aujourd’hui, je trouve que c’est dommage, puisque nous avons fait d’énormes avancées sur la santé, la psychologie. Il nous reste donc encore à faire beaucoup de progrès dans ce domaine, et je suis surprise qu’on mélange encore les différentes pathologies sur un même lieu. Vous l’avez compris, c’est une lecture qui bouleverse.

En ce qui concerne à proprement parler de l’intrigue, j’avais un peu plus d’attentes…Nous avons un premier roman intéressant, mais j’aurai préféré sans doute plus de mystères, plus de profondeur que juste, cette histoire d’amour…J’aurai aimé que l’auteure joue plus de ses rebondissements et ses symboles, plus de mises en scènes, peut être plus de place à ses visions spectaculaires, juste un peu plus de « spectacle » à cette histoire. Ce ne sont bien sur, que des critiques encourageantes envers cette auteure qui s’autoédite, et j’espère qu’elle continuera dans cette voie…

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 6/10

 

L’horizon à l’envers, Marc Levy

Couverture L'horizon à l'envers

Pourquoi je l’ai choisi:

Je ne rate plus ce rendez vous de l’année avec cet auteur, et comme la sortie du livre coïncide presque avec la Saint Valentin, c’est souvent le cadeau tout trouvé! Quoi de mieux que de lire une romance à cette date qui fête l’amour???!!!

Synopsis:

Où se situe notre conscience ?
Est-ce qu’on peut la transférer et la sauvegarder ?
Hope, Josh et Luke, étudiants en neurosciences, forment un trio inséparable, lié par une amitié inconditionnelle et une idée de génie. Lorsque l’un des trois est confronté à une mort imminente, ils décident d’explorer l’impossible et de mettre en oeuvre leur incroyable projet.
Émouvante, mystérieuse, pleine d’humour aussi… une histoire d’amour hors du temps, au dénouement inoubliable, et si originale qu’il serait dommage d’en dévoiler plus.
Un roman sur la vie, l’amour et la mort… parce que, après, plus rien n’est pareil.

Les personnages:

Hope et Josh forme un couple de jeunes aux idées idéalistes qui ne se pose pas la question de l’interdit, des barrières, de l’impossible. Ils vivent chaque jour comme une chance, comme deux fous, ont des rêves pleins la tête, et un amour fou au fond de leur cœur! Avec l’aide de leur meilleur ami Luke, ils vont pouvoir se dépasser.

« Les trios sont toujours source de rivalités. Un contre deux, deux contre un, chacun pour soi, mais rarement trois cœurs battant à l’unisson et encore moins trois esprits. La rivalité est rageuse, source de créativité, d’énergie augmentée ».

Ce que j’ai ressenti:…Un coup de cœur!

En voilà, un auteur qui me ravi à chaque fois! J’adore son intention de nous faire voir la vie sous un angle plein d’espoir et de promesses heureuses. Ce nouvel opus reste toujours dans la même veine que ses précédents, mais il m’a émue au bord des larmes à de multiples reprises, j’avais l’impression de ne pouvoir les contenir. Il est des histoires comme cela qui nous « parle » plus que d’autres, qui ont un terrible écho dans nos quotidiens, qui nous permettent de poser nos souffles et de s’apaiser le temps de quelques lignes. A l’envers, c’est bien l’effet qu’il m’a fait, retournée la Stelphique, par cette histoire incroyable!

Ce n’est plus un secret, je suis une inconditionnelle romantique. C’est pourquoi cette relation entre Josh et Hope qui va défier le temps et l’espace, leur amour qui va se conjuguer à l’infini et qui dépassera l’entendement avait de grande chance de me plaire, plus que de raison! Entre prouesse scientifique et quotidien de jeunesse, l’auteur arrive à nous entrouvrir un horizon d’impossibles réalisable.

« Rien n’est plus imminent que l’impossible.  » Victor Hugo (citation en début de roman).

J’ai beaucoup aimé évoluer dans ce monde de recherches, de neurosciences, de centre futuriste. Ca lui donne un « cachet », on est presque du domaine de la science fiction et pourtant, Marc Levy sait nous raconter les « petites choses de la vie ». Presque un brin philosophe, en tout cas, de bons conseils sur :comment nous aider à penser autrement notre vision du futur. J’aime cette ouverture qu’il laisse à nos esprits de réfléchir à plus grand: sur l’éthique, la moralité, sur la maladie, sur nos relations avec autrui.

Et la dernière chose que j’ai adoré, c’est cette vision poétique de l’Horizon à l’envers. Très joli concept. Bon et bien je crois que vous l’avez vu venir de loin, mais c’est bel et bien un coup de cœur 2016! Entre l’émotion (très mouillée) et une réflexion qui va au delà de ses pages, j’avais tout pour l’élire dans mon top de l’année! Merci Monsieur Levy pour ses doux moments que vous nous permettez de vivre dans ce roman!

« Ce sera ton tour de m’offrir un moment d’éternité. »

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 10/10

Ligne de vie, David Menasche

Couverture Ligne de vie : La dernière leçon d'un prof hors norme.

Pourquoi je l’ai choisi:

Je lis très peu de témoignage, mais avec ce synopsis, j’étais curieuse de voir cet homme défiant pendant 8 ans, la date butoir, un peu comme s’il y avait un secret de longévité derrière ses pages. Et effectivement, …………..

Synopsis:

David Menasche est un professeur de littérature aux méthodes atypiques et efficaces, pour qui l’’enseignement est plus qu’’une vocation. À trente-quatre ans, il apprend qu’’il est atteint d’’une tumeur au cerveau. Cela ne l’’empêchera pas d’’enseigner pendant 6 ans, avant d’’être forcé d’’arrêter lorsque sa vue se détériore terriblement.
Alors il envoie valser traitements et hôpitaux, contacte ses anciens élèves dispersés dans les différents États et s’’embarque dans un voyage touchant d’’optimisme et d’’amour pour faire de la vie sa salle de classe.
Le 20 novembre 2014, il est décédé des suites d’’un cancer du cerveau, après huit ans de lutte acharnée contre la maladie. Sa disparition a suscité de très nombreuses manifestations de sympathie, d’’admiration et de soutien.

 

Ce que j’ai ressenti: Un magnifique témoignage!

David Menasche

Ce Monsieur a de quoi forcer le respect, plus qu’un homme, je trouve qu’il avait l’apparence d’un ange aux ailes invisibles. Un enseignant d’abord touché par la grâce et détenant une vocation qui l’aura inspiré jusqu’à la fin de sa vie ainsi qu’un homme tout simplement, face à la maladie, défiant de sa seule volonté, le cancer.

Je savais que le cancer me changerait, mais je refusais qu’il m’arrache mes meilleures qualités, l’optimisme et l’empathie.

Au lieu d’y voir de la tristesse, on admire sa Passion, et sa luminosité intérieure. En refusant de se voir victime, et adoptant plutôt une rage de vivre ce professeur ne s’est jamais laissé abattre par l’annonce effroyable. Il a vécu chaque jour comme le dernier, en continuant d’enseigner coûte que coûte. Sa ferveur sera admirée par tous ses élèves, qui lui rendent hommage dans les différentes lettres qui jalonnent ce récit. On rêve tous de pouvoir en connaître un de sa trempe, car c’est souvent ce genre de personnes qui nous aide à nous révéler! Mais l’ascenseur sera rendu à cet homme quand un jour, il décide de se rappeler à leur souvenir et à leur générosité. Inspiré et inspirant par les plus grands auteurs, David Menasche nous rend plus large le champ de la vie et ses possibles.

La seule manière de combattre le cancer, c’était de refuser qu’il m’empêche de faire ce que j’aimais.

J’ai trouvé beaucoup d’amour, de partage, de force intérieure dans ses pages. Nous avons tous, au moins une fois dans notre vie, un proche qui souffre de cette nébuleuse maladie… Ce récit nous donne une vision, une leçon de vie, l’expérience d’un homme qui refuse de se perdre lui même, et nous offre par la même occasion, un certain espoir, une douce lueur à transmettre ou à faire ressentir à ceux qui sont touchés par ce malheur.

 

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier Babélio pour m’avoir sélectionnée lors de la Masse Critique. Merci à la team, ainsi que la maison d’éditions Delpierre pour l’envoi de ce livre.

 

Deuils de miel, Franck Thilliez

Couverture Franck Sharko, tome 2 : Deuils de miel

Pourquoi je l’ai choisi:

Je reprends les premières enquêtes de Sharko….Avant d’entamer (relire) celles de Hennebelle…..

Synopsis:

Après le décès accidentel de sa femme et de sa fille, le commissaire Sharko est un homme brisé. Insomnies, remords, chagrin… Difficile dans ces conditions de reprendre du service. Mais une macabre découverte va brutalement le ramener à la réalité : une femme est retrouvée morte, agenouillée, nue, entièrement rasée dans une église. Sans blessures apparentes, ses organes ont comme implosé. Amateur d’énigmes, le tueur est aussi un orfèvre de la souffrance. Et certainement pas prêt à s’arrêter là. Pour Sharko, déjà détruit par sa vie personnelle, cette enquête ne ressemblera à aucune autre, car elle va l’entraîner au plus profond de l’âme humaine : celle du tueur… et la sienne.

 

Ce que j’ai ressenti:

 

Clinique Elfique des virus

2 impasse de la lecture

8210013456 Air Bulle

 

Monsieur Thilliez,

 

C’est devenu une habitude maintenant, Stelphique vient pour son rendez vous mensuel d’adrénaline en se plongeant dans vos enquêtes à nulle autre pareille. Pandémia avait, en fait, une genèse, Deuils de miel. La transmission des virus, l’horreur du danger invisible est un des sujets qui a de quoi effrayer toutes les populations, y compris celles des elfes.

Nous pensions que notre chère amie, ne pouvait plus avoir aussi peur, depuis ses trois dernières expériences, comme si on pouvait être moins touché parce que l’on connaît, enfin, de quoi vous êtes capable.Mais c’était sans compter sans votre imagination fourbe et terriblement efficace, à toujours aller chercher plus loin dans les terreurs des humains. En effet, mêler les araignées, la maladie incurable, les gouffres noirs et profonds , et un tueur « orfèvre de la souffrance », moi, Directeur de cette Clinique spéciale, je ne peux plus calmer à ce jour, les terribles cauchemars dont souffre Stelphique, ni ses pires stigmates qui commencent à prendre possession de son corps. Elle ne répond plus aux stimuli correctement, son regard reste absent de longues heures, ses cris déchirent la nuit, et elle prétend que les trains envahissent les couloirs de ses synapses. Nous sommes inquiets, très inquiets même! Au lieu de décroître, on dirait que les symptômes de Pandémia et de Vertige se sont associés, et Stelphique a perdu de son essence de par cette angoisse décuplée. Nous lançons donc un cri d’alarme contre votre talent d’écriture magiquement contagieux!

Tous les elfes ont admiré votre façon de mettre en scène la Nature. Les personnages qui se connectent enfin aux chants des arbres, la description des lents processus de vie et de mort, la dimension poétique des vols de papillons, les chiffres tourbillonnants de pattes d’insectes, la douceur enivrante du miel. Il semblerait que vous aussi, soyez sensible aux secrets elfiques : votre univers n’est pas incompatible avec celui des fées, non, c’est une certitude! En tout cas, nous vous surveillerons de près à ce jour, car nous souhaitons garder certains éléments, sous cape. En effet, il ne faudrait pas dévoiler à l’espèce humaine, les mystères qui entourent notre monde.

Dire que Stelphique et votre inspecteur Sharko présente des similitudes de comportements serait un euphémisme. C’est pourquoi, notre chère patiente, affiche encore un Coup de Cœur (à droite?) de par les thèmes présents dans cette enquête et son côté très mystique qui se dégage des énigmes aux allures bibliques. Estomaquée par cette fin surprenante et teintée d’étrangeté, on peut assurément affirmer que ce voyage aux tréfonds de l’âme humaine saura séduire plus d’un lecteur, notamment s’il reste une note sucrée en bouche.

Cordialement,

L’équipe Clinique Elfique.

 

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 10/10

 

Pandémia, Franck Thilliez

Couverture Franck Sharko & Lucie Hennebelle, tome 5 : Pandemia

Comme tous les matins, Amandine a quitté sa prison de verre stérile pour les locaux de l’Institut Pasteur. En tant que scientifique à la Cellule d’intervention d’urgence de l’Institut, elle est sommée, en duo avec son collègue Johan, de se rendre à la réserve ornithologique de Marquenterre pour faire des prélèvements sur trois cadavres de cygnes. Un sac avec des ossements est trouvé dans l’étang.

Clinique Elfique des virus

2 impasse de la lecture

8210013456 Air bulle

Monsieur Thilliez,

Nous vous adressons ce courrier pour vous signifier que le virus Pandémia a encore muté. En effet, vous n’êtes pas sans savoir qu’il passe aisément d’un oiseau, à un porc, et contamine les humains. Aujourd’hui nous savons qu’il peut attaquer aussi une autre espèce.

Nous avons reçu dans nos locaux la très féérique Stelphique le 23/8/2015 qui tenait absolument à connaître les effets de Pandémia. Son cas, et les études que nous avons menés durant ses deux jours ont été des plus intéressants.

Tout d’abord, Stelphique a très bien répondu aux stimuli et tests variés. Elle avait de légères démangeaisons nerveuses, dessiner des cercles concentriques, admirer avec concentration les cygnes. Tous les symptômes se sont ensuite significativement accélérer. Elle se grattait jusqu’au sang, prenait des douches qui lui ébouillantait la peau, souffrait de cauchemars terribles, crier sans aucune raison le prénom Franck. Elle nous racontait voir dans les ombres, un Homme-Oiseau, nager dans des ténèbres abyssales. Ses délires paranoïaques n’avaient plus de limites. Nous l’avons tenu donc à l’isolement pendant ses 48h, mais rien n’y faisait les troubles obsessionnels n’ont fait qu’empirer….

A ce jour, nous avons perdu sa trace. Elle s’est enfui du royaume des fées, avec pour mission de revendiquer son coup de cœur. Elle nous a laissé un mot où elle stipulait qu’elle murmurerait à l’oreille des Hommes, l’excellence de Pandémia, la lente montée d’adrénaline, sa clairvoyance dans les nouvelles ténèbres. Ses propos sont pour nous incohérents.

Voilà où nous en sommes, aujourd’hui Monsieur Thilliez, en créant ce virus Pandémia, vous avez contaminé même le monde Elfique. Nous  connaissons assez Stelphique et ses pouvoirs pour affirmer qu’elle saura faire passer l’épidémie à ses congénères et déclencher la pandémie que vous espériez.

Recevez, Monsieur Thilliez, toutes nos pires inquiétudes quant à garder le monde féérique tel que nous le connaissons aujourd’hui, et l’influence qu’il pourrait avoir sur celui des Hommes. Vous avez déclenché un virus invisible, puissant, et nous ne pouvons plus enrayer ce fléau. Pandémia continuera de faire d’autres victimes innocentes, et nous connaissons aussi une autre des potentielles transmissions: le bouche à oreilles.

L’équipe clinique Elfique.

Métamorphose en bord de ciel, Mathias Malzieu

Couverture Métamorphose en bord de ciel

Pourquoi je l’ai choisi:

Je continue de voguer dans le monde de cet auteur…Pour mon plus grand plaisir…..

Synopsis:

Cloudman est sans conteste le plus mauvais cascadeur du monde. Ses performances de voltige involontairement comiques lui valent des jours heureux. Jusqu’à ce qu’un médecin le soignant pour une énième fracture décèle chez lui une maladie incurable.Commence alors pour Tom un long séjour hospitalier pour tenter de venir à bout de ce qu’il appelle « la Betterave ». Lors d’une de ses déambulations nocturnes dans les couloirs de l’hôpital, cet homme qui a toujours rêvé de dévorer les nuages rencontre une étrange créature, mi-femme mi-oiseau, qui lui propose le pacte suivant : « Je peux vous transformer en oiseau, ce qui vous sauverait, mais cela ne sera pas sans conséquences. Pour déclencher votre métamorphose vous devrez faire l’amour avec moi. De cette union naîtra peut-être un enfant. Un risque à accepter. » Dans la tradition de ces contes pour grands enfants, Mathias Malzieu nous raconte l’histoire merveilleuse d’un homme qui veut tuer la mort et tutoyer les cieux. Ce faisant il nous livre une réflexion rare sur le pouvoir de la vie, et de l’amour.

Les personnages:

Tom, il m’a chamboulée ce personnage, a toujours vouloir s’approcher de son rêve quasiment en vain…Il ne baisse jamais les bras, ou les ailes, espérons que son voyage soit à la hauteur de ses espérances. Je lui souhaite, ainsi qu’à tous ceux qui prennent leur envol…

Ce que j’ai ressenti:

Je suis une de fois de plus conquise par l’univers de Malzieu. J’ai lu d’une traite ce petit livre plein de douceur et de fantaisie: il est impossible de le lâcher, sinon c’est que vous n’avez pas de cœur!!!!! C’est une lumière, une vague de bonheur et d’espérance qui submerge tout sur son passage, un cataplasme pour ceux qui restent….

Dès les premières pages, j’ai été émue aux larmes. Et oui, pour moi plus que la fin, c’est le début de la maladie qui m’oppresse, le lent et implacable destin d’un être condamné…Après, on admire son courage, ce besoin de vouloir toujours plus s’envoler vers « autre-chose »…La fin nous apporte la note d’espoir que, tout un chacun, désire secrètement face à la même situation….En somme, un joli conte qui m’a beaucoup plus bouleversée que son précédent livre,  je reste stupéfaite par son talent et sa sensibilité. Entre rêve et réalité, il arrive tel un funambule a nous emporter au delà de la souffrance tout en beauté et élégance.

Cet auteur nous offre un vrai moment de poésie et de grâce exquise, une belle envolée imaginaire pour mettre des mots doux et réconfortants sur la fin de vie en milieu hospitalier. Alors que ça pourrait être triste, l’auteur nous offre une parenthèse merveilleuse grâce à cette jolie hyperbole de la Femme-oiseau. J’ai de suite adhéré à son folklore, à cette image rougeoyante qui atténue la fatalité. Son écriture a la légèreté d’une plume, le génie de la folie douce inspirée, mais laisse une trace indélébile qui touche en plein cœur. Je garde donc en mémoire, l’essentiel de son message derrière la pureté de cet instant pour apaiser ma peine personnelle .

Le petit plus: Coup de cœur à lire et à relire, surtout quand la vie est implacable…..

Le petit bémol: R.A.S

 

Ma note fee clochette10/10

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