Max et la grande illusion, Emanuel Bergmann.

Max et la grande illusion par Bergmann

Synopsis:

Audacieux et original, un premier roman qui nous entraîne dans un voyage rocambolesque, du Prague des années trente au Los Angeles de nos jours. Histoire d’une amitié improbable entre un enfant aux rêves plein la tête et un vieil homme perdu, une oeuvre lumineuse, pleine d’émotion, de drôlerie et d’une irrésistible tendresse. Prague, 1934. Mosche Goldenhirsch, fils de rabbin, mène une existence bien triste et bien monotone. Sa mère adorée vient de mourir et les relations avec son père sont de plus en plus houleuses. Quand un cirque débarque à Prague, il décide de se lancer dans l’aventure et de suivre la troupe. Mosche se voue corps et âme à sa nouvelle passion et apprend toutes les ficelles du métier avec son maître, l’Homme demi-lune. Il rêve aussi à la très belle assistante, Julia… Et de fil en aiguilles, Mosche Goldenhirsch devient le Grand Zabbatini, ce magicien que tout le monde veut voir, Adolph Hitler y compris… Los Angeles, 2007. Max Cohn a 11 ans et sa vie vient de basculer : ses parents vont divorcer. Le jeune garçon est effondré, surtout qu’il est persuadé d’être responsable du drame. En fouillant dans les vieilleries de son père, il tombe sur un CD du Grand Zabbatini et découvre son célèbre tour :  » le sortilège de l’amour éternel « . Max en est sûr, seul un magicien peut faire des miracles et réparer l’irréparable, alors il part à la recherche de celui qui représente son dernier espoir…

Ce que j’ai ressenti:…Douceur d’un tour de piste magique…

Malgré les preuves accablantes du contraire, Max tenait bon: il croyait à l’impossible.

Si je ne devais ne choisir qu’un mot pour vous parler de ce livre, je dirai: Douceur. Le miel d’une belle histoire, la magie d’une rencontre intergénérationnelle, le plaisir de croire encore à l’illusion de nos rêves….Max, c’est un gamin touchant qui voit le monde encore avec ses yeux d’enfant, se nourrit d’imaginaire et croit en l’impossible pour éviter une dure réalité. Mosche était un grand magicien, mais son présent est obscurci par la vieillesse et un sentiment de désespoir. Le destin va les faire se rencontrer, et le choc est pour le moins explosif!

Notre monde, dit-il, est un lieu magique! Seul un voile très fin nous sépare des rêves qui sommeillent en notre for intérieur.

Asseyez vous, prenez place dans les gradins, le Cirque magique va vous en mettre plein la vue! J’ai toujours adoré cette ambiance toute particulière de chapiteaux, l’euphorie du spectacle, les tours de pistes qui s’enchaînent…Ici, on passe en coulisses pour tenter de dévoiler les petits secrets des magiciens, et même si on ne saura pas leurs astuces, on comprend ce qui fait leur passion pour cette discipline…Enchantée par cette atmosphère de jeux et lumières, tours de mains et jeux de cartes, princesse dissimulée dans une malle avec double fond, et représentation théâtrale clownesque… L’auteur a su recréer la magie du cirque, leurs petites chamailleries, leurs idéaux dans ses pages avec beaucoup de justesse et c’est un plaisir de profiter de ce dynamisme communicatif de la piste du Cirque Magique.

« Bienvenue au plus grand spectacle du monde, claironna l’homme. N’ayez plus confiance en rien, mesdames et messieurs, car vos yeux vont vous mentir. Tout ce que vous allez voir ici est réel, mais rien n’est vrai. »

S’il est vrai, que nous avons beaucoup de douceur et quelques jolis moments cousus de fils blancs, l’auteur aborde des thèmes profonds et plutôt bouleversants cachés par la poudre aux yeux de l’illusion. Derrière le rideau d’étoiles scintillantes se cachent toute la douleur de la Shoah, les ravages d’une extermination injuste, l’horreur des camps de concentration. Ce n’est plus simplement un vieil homme et un enfant qui s’entraident, mais deux personnages qui concilient devoir de mémoire et espoir d’un monde meilleur, en se tendant juste la main.

Mais, pour ce qui était des mésaventures, le destin avait des réserves presque inépuisables.

En conclusion, j’ai été touchée par ce duo de personnages candides et la manière dont l’auteur a su maîtriser, malgré la tragédie sur fond d’Histoire, la pureté de l’innocence. La grande illusion d’un rêve ou le rêve de la grande illusion, Max et Mosche vous les offriront le temps de cette lecture.

Ma note Plaisir de Lecture  8/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement le site Babélio ainsi que les éditions Belfond pour l’envoi de ce livre! Ce fût une douce lecture !

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Retourner dans l’obscure vallée, Santiago Gamboa.

Couverture Retourner dans l'obscure vallée

Pourquoi je l’ai choisi:

Tout d’abord, j’ai complètement craqué sur cette magnifique couverture et quand j’ai vu que ce livre abordait le thème de la poésie, j’ai tout de suite voulu en savoir plus…

Synopsis:

Ils étaient venus en Europe pour échapper au chaos et pouvoir vivre et penser, mais le monde a tourné, les crises et le terrorisme ont changé les gens et les perspectives. Il y a Manuela qui fuit son enfance saccagée dans la poésie et les livres, Tertuliano, le fils du Pape, philosophe messianique, populiste et violent, créateur d’une théologie de l’harmonie des Maîtres Anciens, le prêtre Palacios à l’obscur passé paramilitaire qui aspire au pardon, le consul et Juana l’aventureuse qui se poursuivent, se désirent, liés par des sentiments indéfinis. Parmi eux, l’ombre de Rimbaud, poète précoce et génial qui marche et se cherche dans des voyages sans répit. Ils se rencontrent, se racontent, décident d’une vengeance et d’un retour vers la Colombie où la paix s’est installée. Vagabonds insatiables, blessés, épuisés, tous cherchent à retourner quelque part, les mondes qu’ils ont quittés ont disparu, tous savent que revenir est impossible, sauf peut-être dans la littérature. Et pourquoi pas à Harar. Roman polyphonique vital et plein d’énergie, ce retour à l’intrigue haletante et magistralement construite nous fait voyager dans les êtres, les sociétés et au plus profond de nous-mêmes.

Ce que j’ai ressenti:…Marcher dans l’ombre de Rimbaud…

« Je suis quelqu’un dont personne ne s’attend à ce qu’il existe ».

Poète de génie et vagabond dans l’âme, suivre les traces de Rimbaud, c’est un peu comprendre ses textes, la puissance de ses mots, le vertige de ses frasques…En toile de fond, sa vie et son œuvre, comme inspiration et une jolie invitation au voyage…On parcourt dans ses lignes les routes européennes, on s’éloigne en Afrique, on se retrouve en Colombie…Santiago Gamboa nous éclaire les chemins sombres de la haine, en tournoyant dans les recoins obscurs des intérieurs humains ravagés, mais qui nous fait la grâce d’y mettre toute une poésie lumineuse, grâce à une plume d’une sensibilité étonnante…Un grand moment de lecture, tout en multiples références littéraires, hommage aux poètes français et respect envers les plus grands textes…

Quand l’ouragan de la réalité rencontre des âmes fracassées et nous font Retourner dans l’obscure vallée: la Poésie, comme catalyseur à la violence, le dernier rempart face au souffle venteux du fanatisme, ultime bouclier contre l’obscurantisme…Pour ceux qui sont sensible à son chant, cette invitation est un flux de remous contraire d’émotions fortes qui sublime tout en beauté, mais malmène ses plus grands adeptes de cette forme de création…On sent que c’est un art qui se mérite, qui prend au cœur, qui, presque, déchire les âmes qu’Elle emprisonne dans des tourments intenses…Santiago Gamboa a saisi toute la fureur qui anime ces artistes, toute cette vibration au son des mots et, bien souvent, le fatal tourbillon qui en résulte…

Il y a dans la poésie un besoin d’absolu , un appel mystique qui donne à la réalité un certain éclat symbolique, car Rimbaud voulait passionnément croire en quelque chose. Son unique foi était la poésie, donc devait se dilater et donner toutes les réponses. Il avait déjà perçu qu’elle lui permettait une curieuse alchimie: transformer les souffrances et la pourriture de la vie en un métal précieux.

J’ai été sacrement bouleversée par deux des personnages dans ce roman. Manuela, et sa façon de vivre la poésie et Tertuliano,  et sa façon de voir le monde. Leur parcours est tellement jonché de violences, qu’il nous faut apprivoiser cette haine qui entoure leurs esprits, essayer de comprendre leurs souffrances, se confronter à leurs cheminements intérieurs…Et de ce fait, le lecteur devient plus actif car, poussé vers une réflexion plus profonde, il y a comme un devoir de mémoire devant ce passé hanté par le terrorisme et les guerres. Ce sont des passages très difficiles, mais heureusement, que ces blessures vont guérir avec le temps et qu’elles ont connues Les Illuminations des poètes: pour ne plus jamais tomber dans les pièges de l’intolérance et que la puissance de leur génie créatif traverse les siècles pour ne jamais oublier cet élan d’espoir qu’ils sont allé chercher aux fins fonds d’eux mêmes, après Une saison en enfer

« L’oubli est aussi nécessaire que l’espoir, mec, seul celui qui oublie peut croire en quelque chose et aller de l’avant. »

C’est une lecture toute en intensité, cet écrivain a le talent fou de nous envoyer un vent d’émotions fortes, tout en intelligence…Tout ce que j’adore et ce que je recherche en fait, et ici, on est servi quant à ces attentes…Ce livre, c’est redécouvrir Rimbaud,( et d’ailleurs, relire sa poésie, pendant cette lecture, est un plaisir immense,) mais ce livre c’est aussi une incroyable aventure humaine qui mène un quatuor de personnages vers un rêve, un désir fou de voyage, un port d’espoir…L’ombre d’une liberté sans limites…

Si au bout du chemin il n’y a rien, qu’est-ce qui peut éclairer le cœur d’un homme?

Un coup de cœur littéraire d’une rare intensité, et un auteur que je m’empresse de noter dans mes futures découvertes tellement l’énergie et l’intensité de ses écrits m’ont captivée…

 

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier Alina Gurdiel pour sa confiance ainsi que les éditions Métailié pour l’envoi de ce livre ! Ce fût une lecture enrichissante!

 

Là où les lumières se perdent, David Joy

Couverture Là où les lumières se perdent

Pourquoi je l’ai choisi:

Ce livre m’a tapé dans l’œil, avant tout, pour cette sublime couverture et le titre. Il y a dès fois des coups de foudre juste visuel, et j’avais hâte de savoir ce qui se cachait derrière ses lumières…

Synopsis:

L’histoire sombre, déchirante et sauvage d’un jeune homme en quête de rédemption.

Caroline du Nord. Dans cette région perdue des Appalaches, McNeely est un nom qui fait peur, un nom qui fait baisser les yeux. Plus qu?un nom, c’est presque une malédiction pour Jacob, dix-huit ans, fils de Charly McNeely, baron de la drogue local, narcissique, violent et impitoyable. Amoureux de son amie d’enfance, Maggie Jenkins, Jacob préfère garder ses distances. Il est le dauphin, il doit se faire craindre et respecter, régler les affaires de son père de la façon la plus expéditive qui soit. Après un passage à tabac qui tourne mal, Jacob se trouve confronté à un dilemme : doit-il prendre ses responsabilités et payer pour ses actes ou bien suivre la voie paternelle ? Alors que le filet judiciaire se resserre autour de lui, Jacob a encore l’espoir de sauver son âme pour mener une vie normale avec Maggie. Mais cela ne pourra se faire sans qu’il affronte son père, bien décidé à le retenir près de lui.

Ce que j’ai ressenti:…La lueur d’un roman noir…

Jacob est un jeune homme, pris entre deux feux: il va lutter donc contre son sang, son lieu de naissance, sa destinée. Faire mentir coûte que coûte les statistiques qui le condamnent à cette vie entravée par la violence et le désespoir. Il va se prendre à rêver très fort, pour se sortir de son lot de misère de départ, et c’est cette volonté qu’on admire, cette petite lueur qui vacille souvent, mais qui a le mérite de ne jamais disparaître…L’Amour sera son île, son phare, son ultime lieu de repos…

« Le sang est plus épais que l’eau, et je me noyais dedans. Je sombrais dans ce sang, et une fois que j’aurais touché le fond personne ne me retrouverait. » p162

Toutes les lumières ne sont pas perdues, non, dans cette histoire pourtant très sombre…Certaines s’allument dans ce grand tunnel ténébreux entaché de sang poisseux. Personnellement, j’en ai vu deux, de lumières, qui sont très importantes à mes yeux c’est: Poésie et Espoir. L’auteur nous offre quelques jolis moments de douceur et de rêve dans son écriture pourtant abrupte et féroce. Le quotidien dans ces contrées profondes n’est pas à envier, on sent comme un fatalisme indélébile, mais quelque fois, le ciel s’ouvre et on aperçoit une étincelle dans ce roman Noir, à moins que ce ne soit une lumière fantôme qui sorte, inexplicablement du sommet d’une montagne…

David Joy nous fait cadeau d’un roman puissant, avec un personnage qui nous ouvre son intimité, ses doutes, ses attentes. C’est un jeune avec une certaine destinée malléable, il est au seuil de son passage à l’âge adulte et de la voie qu’il est encore en mesure de choisir…La force de ce livre est là, dans cet éventail de possibilités. Son avenir se tient là dans ses lignes, entre nos mains…

Et regarder en arrière vous ralentit. Regarder en arrière vous empêche de voir clairement. Regarder en arrière peut signer votre arrêt de mort.p155

J’ai adoré cette lecture pour ce qu’elle nous emmène à réfléchir. Et je voulais juste dire que le final est juste MAGNIFIQUE. Un auteur à suivre, sans aucun doute, avec un talent déjà certain. Pour un premier roman, j’ai trouvé qu’il en connaissait déjà un rayon sur les âmes en perdition…

Je me disais que certaines âmes n’étaient pas dignes d’être sauvées. Il est des âmes auxquelles même le diable ne veut rien avoir affaire.p162

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les éditions Sonatine pour l’envoi de ce livre! Merci de leur confiance ce fut une lecture enivrante!

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Hortense, Jacques Expert

Couverture Hortense

Pourquoi je l’ai choisi:

J’avais hâte de découvrir cet auteur et j’étais intriguée surtout par le côté « inspiré d’une histoire réelle ».

Synopsis:

Tu ne la reverras plus.

1993 : Sophie Delalande est folle d’amour pour sa fille Hortense, presque trois ans, qu’elle élève seule. Celle-ci lui permet d’oublier les rapports difficiles qu’elle entretient avec le père de cette dernière, Sylvain, un homme violent qui l’a abandonnée alors qu’elle était enceinte et à qui elle refuse le droit de visite. Un jour, pourtant, Sylvain fait irruption chez elle et lui enlève Hortense. « Regarde-la. Nous allons disparaître et tu ne la reverras plus. »

2015 : après des années de recherches vaines, Sophie ne s’est jamais remise de la disparition d’Hortense. Fonctionnaire au ministère de l’Éducation, elle mène une existence morne et très solitaire. Jusqu’au soir où une jeune femme blonde la bouscule dans la rue. Sophie en est sûre, c’est sa fille, c’est Hortense. Elle la suit, l’observe sans relâche. Sans rien lui dire de leur lien de parenté, elle sympathise avec la jeune femme, prénommée Emmanuelle, tente d’en savoir plus sur elle. La relation qui se noue alors va vite devenir l’objet de bien des mystères. Sophie ne serait-elle pas la proie d’un délire psychotique qui lui fait prendre cette inconnue pour sa fille ? Et la jeune femme est-elle aussi innocente qu’elle le paraît ? 

Avec ce nouveau roman, inspiré d’une histoire réelle, on retrouve le génie de Jacques Expert pour transformer les faits divers en romans captivants. Comme à son habitude, il ne se contente pas de faire preuve d’une extrême justesse psychologique mais multiplie les pistes, enchaîne les rebondissements jusqu’à un dénouement complètement imprévisible.

Ce que j’ai ressenti: …Entre une ombre et une lueur, l’ambiance est électrique…

Sophie et Hortense sont deux personnages mystérieux, au passé obscur. J’adore cette découpe de chapitre avec le point de vue alternatif de l’une ou l’autre. Ses deux femmes sont à fleur de peau, à fleur de maux…  On se prend au jeu de leurs attentes, de leurs espoirs, de leurs émotions (souvent contrariées), mais surtout on les comprend…On suit avec avidité leur rencontre, jusqu’à dévorer ce livre…

Il y a une forte dualité dans ce livre: Une Ombre Fatale face à un Espoir Fou. On sent comme un malaise dans ses lignes, on le devine, on l’appréhende, et en même temps on veut y croire à cette petite lueur qui s’éclaire… Les fils de l’intrigue se déroulent, les émotions nous tiraillent, le mystère reste jusqu’à la toute fin : entier, déstabilisateur…

L’amour est au centre de ce thriller. L’amour et les relations filiales. Rien n’est évident dans les rapports humains, et Jacques Expert rend à merveille ce sentiment. Il nous balade de piste en piste sur fond de drame, et nous offre une jolie palette de comportements psychologiques sur le fil du rasoir. J’ai été touchée par Sophie et son amour plus que fusionnel avec sa fille. Les non-dits des personnages et leurs sentiments nous touchent, mais cet amour inconditionnel d’une mère pour son enfant est d’une telle puissance qu’au delà des mots écrits sur la page, il vient nous saisir au cœur, pour notre plus grand plaisir…

« On ne donne jamais assez d’amour à son enfant. p36 »

Plus que tout, c’est cette ambiance oppressante que je retiendrai de ce livre. Il y a comme une tension indescriptible, on aimerait tenir la conclusion, mais c’est bel et bien l’auteur qui nous tient au creux de sa main, le temps de 300 pages intenses…

Hortense est à paraître le 9 Juin dans vos librairies, et je vous conseille de courir vite déceler le secret qui se cache derrière ce joli prénom…

 

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 9/10

 

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les éditions Sonatine de leur confiance. Merci pour cet envoi, ce fut une lecture palpitante!

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Spin, Robert Charles Wilson

Pourquoi je l’ai choisi:

Après la très jolie découverte qu’a été Julian, j’ai voulu pousser plus loin la découverte de cet auteur talentueux!

Synopsis:

Une nuit d’octobre, Tyler Dupree, douze ans, et ses deux meilleurs amis, Jason et Diane Lawton, quatorze ans, assistent à la disparition soudaine des étoiles. Bientôt, l’humanité s’aperçoit que la Terre est entourée d’une barrière à l’extérieur de laquelle le temps s’écoule des millions de fois plus vite. La Lune a disparue, le Soleil est un simulacre, les satellites artificiels sont retombés sur terre. Mais le plus grave, c’est qu’à la vitesse à laquelle vieillit désormais le véritable Soleil, l’humanité n’a plus que quelques décennies à vivre…
Qui a emprisonné la Terre derrière le Bouclier d’Octobre? Et s’il s’agit d’extraterrestres, pourquoi ont-ils agi ainsi ?

Les personnages:

Tyler, Diane, Jason est un trio qu’il est plaisant à suivre. Leur interaction mène avec brio l’intrigue. Entre amitié, admiration, amour inavoué, tant d’éléments qui mènent à de jolis rebondissements.

Ce que j’ai ressenti: …Incontestablement, une lecture fascinante!

Imaginez vous ne plus pouvoir tourner la tête vers le ciel, ne plus être ébloui par la beauté d’une nuit étoilée. Etre privé de la chaleur du soleil, de la douce lumière lunaire, de la multitude d’étoiles éclatantes…

Nous avions toutefois perdu quelque chose de plus subtil que quelques lumières dans le ciel. Nous avions perdu l’impression de connaître avec certitude notre place dans l’univers. La Terre est ronde, la lune tourne autour, la Terre elle même orbite autour du Soleil: les gens n’en savaient en général pas davantage sur le plan cosmologique, et je doute que lus d’une personne sur cent y repensait après le lycée. Mais cela les a déconcertés qu’on les en ait privés.

C’est ainsi que commence le roman de Robert Charles Wilson, et avec lequel il génère une escalade d’éléments scientifiques, biologiques et même psychologiques pour nous faire monter en pression vers l’extinction de la planète Terre. Cet auteur nous offre non seulement un livre de science fiction remarquable, mais une histoire pleine d’humanisme. C’est ce double effet qui me donne envie de dire que c’est peut être le livre le plus merveilleux que j’ai lu.

Si dans Julian, j’avais déploré le manque de SF, là, on peut dire qu’il y en avait bien au delà de mes attentes. Entre le Spin et son mystère, la terraformation de la planète Mars et cet univers comme terrain de jeux des machines autoréplicantes, je me suis bien régalée! Totalement dépaysée, c’est vraiment l’effet que j’en attendais, tout ce que j’espérais en ouvrant ce genre! J’ai trouvé que l’auteur allait loin dans ses raisonnements, qu’il ne se contentait pas de cacher les étoiles, mais de faire jouer tout l’aspect politique en y incluant une interaction avec le Temps, et faire du néant un nouvel espace à conquérir.

« L’étoile mortelle mère de toute vie était passée dans une sénescence sanglante et nous tuerait sans conscience. »

Ce livre est d’une rare beauté, un brin poétique, un soupçon philosophique… J’adore cet auteur, sa façon de nous emmener à penser différemment, à s’élever vers des réflexions profondes, à voir plus haut que le bout de son nez. On se sent minuscule face à l’immensité de l’univers, mais avec ce livre on approche d’un peu plus près les secrets du cosmos.Et quelle sensation euphorisante, mais aussi apaisante…Qu’importe nos agissements, nous ne restons que poussières face à l’Infini, il sera encore là que nous, humains avec son petit système solaire, auront disparu. Il reste l’acteur principal, l’Hypothétique souverain éternel, et c’est pour cela qu’il est aussi bon de regarder une nuit étoilée, juste parce que, en tant d’années humaines, il est toujours là, immuable, tour à tour effrayant ou rassurant, au dessus de nous, nous fixant de ses milliards yeux étincelants.

« Nous sommes aussi éphémères que des gouttes de pluie. Nous tombons tous, et nous atterrissons tous quelque part. »

Suivre donc ce trio de personnages, c’est se plonger dans l’humain, ses peurs, ses failles ,ses croyances. C’est approcher au plus près nos propres sensations si jamais la fin du monde était là à quelques poignées d’heures. Je me suis retrouvée en Jason pour cette soif de connaissance (bien que je sois très loin d’être aussi intelligente ou influente que lui), en Diane aussi pour cette recherche de Foi et l’amour sans faille qu’elle voue à son mari ,et en Tyler pour son amitié indéfectible. C’est dire la force de ses personnages, le talent de l’auteur à nous faire ressentir les émotions humaines.

« J’imagine qu’on a tous quelque chose qu’on craint de laisser filer. »

En bref, une histoire hors du commun, hors norme, hors du temps, mais ô combien passionnante, enivrante, fascinante! Un plaisir de lecture exquis et grandiose! J’ai adoooooooooooooré et je compte vite me replonger dans cet univers, puisque la trilogie est posée sur ma table de chevet!!!!!

« Un bon bouquin vaut presque un ami. »

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 10/10

L’alchimiste, Paulo Coelho :LC:Impressions de lecture 2/2

Impressions de lecture du Cannibal Lecteur (page 1 à 100) : Prise en main avec circonspection…
Entrée dans le livre très vite car j’avais allumé mon cœur d’enfant, ouvert mon esprit aussi grand que si j’allais entamer la lecture d’un conte. La magie a opéré. Oui, Magie, c’est le mot.

Impressions de Stelphique (page 1 à 100) : Nostalgie….
C’est avec nostalgie que je relis ce livre, près de 10 ans après, mais pour la treizième fois. Quel apaisement dans ses lignes… Un homme a la recherche de son chemin personnel dans un monde compliqué. Aller au bout de ses rêves, se donner la peine de les accomplir, et garder foi en l’avenir… Que de jolies philosophies abordées…. Allez je vais me confronter au désert….

Impressions du Cannibal Lecteur (pages 101 à fin) : La quête !! (un mot que j’aime bien, phonétiquement parlant… je sors !)
Ah, le désert, les chevauchées fantastiques, les cheveux au vent, le chèche dans le cou, les Touaregs… Plus quelques enseignements que je connaissais déjà. Dévoré le roman en une fois, d’un coup, avec mon âme d’enfant, et digestion ensuite…

Impressions de Stelphique (pages 100/à fin) : Apaisement.
En plus de lire une belle histoire, c’est un flot d’apaisement qui nous envahit à la lecture de ses lignes. Une certaine magie nous envahit, une féérie du désert qui opère, une forme de spiritualité qui nous éveille sur le monde. Un merveilleux moment de lecture.

La foret des 29, Irene Frain

Couverture La Forêt des 29

Pourquoi je l’ai choisi:

Qu’il est bon parfois de réarrangé sa bibliothèque personnelle….On tombe sur des merveilles oubliées…

Synopsis:

Cela se passait en Inde, il y a plus de cinq siècles. Dans ce pays aimé des poètes, les puissants ont tout saccagé. Pour leurs constructions mirifiques, ils ont déboisé les forêts, méprisé les forces de la terre et du ciel. Le vent s’engouffre dans les villages, la sécheresse s’installe, le fossé entre les riches et les pauvres devient intolérable, la misère rôde, la vie est en danger. Pourtant chacun courbe l’échine… Un jeune paysan va refuser la fatalité. Rejeté par les siens, Djambo a rejoint le peuple des Errants, connu la faim, la soif, la passion et l’inanité des rêves d’abondance. Avec quelques vagabonds, il fonde une communauté dont la survie tient à 29 principes simples. Leur ligne directrice : le respect de la Nature et de tous les êtres humains. Ces principes vont permettre au Pays de la Mort de ressusciter.

Les personnages:

Djambo, est un homme qui mérite notre respect, toute notre admiration. Son destin hors du commun, était passionnant à lire. Pas tout à fait, un prophète, pas totalement un maître spirituel, mais un homme qu’il nous faut suivre sans aucun doute. Je pense que ces résonances devraient être appliquées par chacun des humains vivants sur notre si belle planète bleue, et que de suite, le monde s’en porterait mieux.

Il s’est relevé et a regagné la route.En simple passager de la vie, comme il se savait désormais. Convaincu qu’il n’était pas grand chose. Le simple maillon d’une chaîne de vivants. Mais qui était mortelle, elle aussi. p275

Ce que j’ai ressenti…Une sérénité spirituelle….

Si tu n’imagines rien, ta vie reste comme elle est, immobile. p197

Ce livre a été pour moi, une grande découverte, autant qu’une formidable expérience de conscience de la Nature. Déjà, ultra sensible à l’environnement, et essayant de respecter autant que possible toutes directives qui ne nuirait pas à la planète, je pense que l’Enseignement des 29 a de quoi nous faire culpabiliser. Leurs 29 principes des Bishnois sont si limpides, si logiques et tellement spirituels, que s’y confronter nous éveille à un état de conscience accrue, voire même de méditation active.

Recommençons, comme avant, à nous mettre à l’écoute du ciel, des animaux, des nuages, des arbres, des insectes, des serpents, des fleurs, des plantes. Et puisque la vie et l’eau sont les seules vérités qui tiennent, occupons nous de la vie et de l’eau. p294.

Quand on y pense, ce n’est pas si dur, de vivre en harmonie avec la Nature, ce n’est pas si dur de choisir la Vie, sauf que pour cela, il faut se battre, défendre les Arbres au péril de sa vie. C’est ce qui m’a le plus fait mal physiquement autant qu’émotionnellement: le massacre des KheJarli. Le monde d’aujourd’hui court à sa perte, s’autodétruit à l’échelle grand V, toujours plus avide d’argent, n’ayant pas saisi que la seule vraie valeur de la Terre c’est : l’EAU. Je pleure aujourd’hui pour tous ses morts, ses sacrifiés, ses innocents défenseurs de l’évidence d’une vie. J’ai pleuré certes à ma lecture mais, je pleure encore aujourd’hui, car malheureusement le combat n’est jamais fini. Djambo, c’était il y a cinq siècles, mais à l’heure actuelle, un autre homme se bat pour les arbres d’Amazonie: Raoni. Son combat est loin d’être gagné , je vous laisse aller voir son site.

Ici l’auteure met en l’eau toute la richesse évidente, mais aussi, en parallèle,  une valeur plus métaphorique. C’est donc abreuvé de cette source qu’on suit le destin d’un homme hors du commun. Notre âme s’éveille, notre esprit est régénéré, nos sens s’accélèrent. Bref, notre corps est sensible à cet enseignement et en la beauté d’une telle Vérité.

Si l’on a pas bu l’Eau du Passé, si l’on n’est pas allé se désaltérer aux récits des Vieilles époques, on ne sait rien des hommes ni de la vie. p17

Vous l’aurez compris, ce livre a été une révélation. Non seulement il était intéressant de par son Histoire, mais il y avait dedans une grande poésie, une puissance narrative qui touche au cœur, un enjeu qu’il nous faudrait saisir avant le point de non retour.

Ma note Plaisir de lecture fee clochette 10/10

Replay, Ken Grimwood

Couverture Replay

Pourquoi je l’ai choisi:

Yvan/Gruz a lancé l’idée de la LC commune pour le mois d’août. Et moi, les LC j’adoooooooooore, et le livre me disait bien suite aux très bonnes critiques des blogs potes.

Synopsis:

À 43 ans, Jeff Winston meurt subitement d’une crise cardiaque, laissant derrière lui une vie médiocre et un mariage à la dérive. Quelle n’est pas sa stupeur lorsqu’il se réveille… dans sa chambre d’étudiant, âgé de 18 ans. Dans le passé, sa vie recommence comme avant. Sauf qu’il a gardé le souvenir de sa précédente existence…
Qui n’a jamais rêvé de pouvoir revivre son passé fort de son expérience d’aujourd’hui ?

Les personnages:

Jeff est un personnage attachant. On suit avec plaisir cette suite de vies avortées passionnantes, voire des fois passionnées, mais profondément, imparfaitement, humaines.

Paméla, elle est un rayon de soleil: toute cette passion intérieure, la force de son espoir dans la vie, sa nature si féminine irrésistible.

Ce que j’ai ressenti…Comme une boucle éternelle…

Je l’ai dévoré en moins de deux!!!!!Un de ces rares moments ou l’on vit dans sa bulle entre introspection et imaginaire, je me suis enfoncée dans les profondeurs des éventualités. J’admire la façon si simple de rentrer dans l’histoire, voire même l’Histoire et de nous fournir un instant d’ouverture d’esprit. A chaque Replay, j’étais plus intriguée, plus encore imprégnée dans la spirale du temps, et totalement ravie de la richesse de l’intrigue. Une lecture surprenante, qui ne ressemble à aucune autre, un tourbillonnant et enivrant plaisir!

C’est sans surprise que l’on voit le personnage masculin (l’Homme dans toute sa splendeur) foncer dans les abîmes, se dégrader, ou volontairement baisser les bras. Et a contrario, la Femme vouloir s’élever spirituellement, faire avancer la marche du monde. J’ai été émue du projet StarSea de Pamela. En cela leur union, entre rêve actif et regard passif, était passionnante à voir se construire.

Peut être avait-il, en secret, accueillit avec soulagement cette fin de vie. A présent, tout allait simplement continuer comme avant: l’insatisfaction, l’absence désolante d’ambition et d’espoir.

Maintenant, il est temps de passer à l’étape suivante. Il est temps de modifier la conscience du monde et je peux le faire.

Enfin, aile contre aile, ils s’élevèrent dans le ciel froid et pur, au-dessus du pic du mont Shasta, énigmatique et sans âge.

Mountshasta_CrownChakra_SacredTour

Le monde dans lequel nous vivons n’est régi que par la violence et l’argent. On sent bien à quel point dans ses pages. Même quand Jeff essaye de faire levier sur les évènements les plus tragiques, cela n’entraîne que plus de catastrophes, que plus de morts innocentes, que plus de fluctuations financières corrompues. Alors extraterrestre ou bestialité humaine, qui dirige finalement notre monde? Je crois que la réponse est bien trop effrayante à écrire….

En bref, j’ai adoré cette lecture pour les perspectives de réflexions qu’elle offre, la pointe de fantastique et de science fiction qui se dégage, le soupçon d’amour qui adoucit la trop présente réalité violente de notre Histoire.

 

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 9/10

Cantique de Noel, Charles Dickens

Couverture de Cantique de noël

Plus connu sous le titre Un chant de Noel / Le drôle Noel de Scrooge

Pourquoi je l’ai choisi:

Il me semblait indispensable de lire enfin ce très grand Classique en cette période!!!!!

Synopsis:

Un soir de Noël, Scrooge, vieil homme d’affaires avare et cupide, a une hallucination en rentrant chez lui : il voit le fantôme de Jacob Marley, son associé décédé des années auparavant, dans le marteau de la porte. Sans s’inquiéter outre mesure de cette « sottise », Scrooge s’apprête à se mettre au lit lorsque la sonnette qui servait autrefois à appeler les domestiques se met à tinter. Or, cette sonnette aboutit à une pièce condamnée depuis bien longtemps, et personne n’a donc pu en tirer la ficelle…

Voici le conte de Noël le plus connu de l’auteur, une belle histoire à lire au coin du feu, chaque année, juste avant Noël…

Ce que j’ai ressenti:

Un livre fantastique qui réchauffe le cœur et ouvre notre esprit aux simples plaisirs de Noel!!!!Un livre merveilleux à lire et relire pour ne jamais oublier le message d’amour et de partage qui ressort de ses pages…Un livre magique qui fait du bien à l’âme, et nous apporte un fol espoir d’avenir meilleur si seulement on y mettait du nôtre…

Je n’ai pas encore compris pourquoi je ne découvre ce livre que maintenant….Avec toutes les adaptations ciné ou revisites, il est vraiment étrange que je sois passée à coté, alors même que je sais que j’adore l’écriture de ce Monsieur Dickens…Je suis bien heureuse de l’avoir découvrir aujourd’hui!!!!Ce fut un total bonheur de lecture!!!

J’ai tout adoré dans ce livre: l’écriture d’une incroyable richesse, les personnages même ce bourru de Scrooge, l’intrigue avec l’intervention de ses esprits de Noel, la jolie morale qui nous fait réfléchir sur les travers de notre monde capitaliste, et l’ambiance avec le doux rayonnement de cette fête si lumineuse !!!

En bref, comme j’en ai délecté chaque mot, ma note ne sera une surprise pour personne, et je souhaite, comme un joli clin d’œil à ce livre, un « gai noËl «  à tous!!!!!!

Ma note Plaisir de Lecture ad80033f 10/10

Chambre 2, Julie Bonnie

Couverture Chambre 2

Pourquoi je l’ai choisi:

Il m’intriguait beaucoup avec ce cadre de la maternité…

Synopsis:

Une maternité. Chaque porte ouvre sur l’expérience singulière d’une femme tout juste accouchée. Sensible, vulnérable, Béatrice, qui travaille là, reçoit de plein fouet ces moments extrêmes.

Les chambres 2 et 4 ou encore 7 et 12 ravivent son passé de danseuse nue sillonnant les routes à la lumière des projecteurs et au son des violons. Ainsi réapparaissent Gabor, Paolo et d’autres encore, compagnons d’une vie à laquelle Béatrice a renoncé pour devenir normale. Jusqu’à ce qu’elle ne puisse plus supporter la violence du quotidien de l’hôpital.

Un hommage poignant au corps des femmes, et un regard impitoyable sur ce qu’on lui impose.

Les personnages:

Beatrice, j’ai été touchée par ce personnage. Tout en elle n’est qu’amour et grâce…

Ce que j’ai ressenti:

Encore un livre que j’ai lu d’une traite, impossible de le lâcher!!!!!

Chaque chambre ouvre sur une version différente d’être mère, alors que l’on pourrait croire que ses femmes là, sont lumineuses et épanouies, on entrevoie le revers de la médaille. La souffrance de ses femmes est palpable, le coté sombre nous est dévoilé sans détour, tout n’est pas si simple dans la maternité et grâce à ce petit bout d’entrebâillement de porte, on se rend compte des difficultés que peuvent ressentir les femmes.

Devant ses vies mises à nues, j’ai été touchée en plein cœur. Peut être, parce que je suis déjà par là, mais chacune des naissances, est et sera différente en tous points. Il y  avait dans ses mots, une énergie, un instant délicat, une éclosion de vérités. Porter la vie est une des choses les plus difficiles qui soient mais aussi un miracle. C’est ce double effet entre souffrance et bonheur, qui rend la maternité si belle…On espère toutes être dans la chambre 7, mais dès fois la vie en décide autrement…

La vie anticonformiste de Béatrice et sa façon d’être mère, m’a beaucoup plu…Elle mêle son expérience, son amour inconditionnel pour cet homme, une vie de bohème et de liberté qui fait plaisir à voir. Je me suis envolée avec elle lors de ces danses, elle a  l’élégance d’un ange…Son écriture est poétique et aérienne quand elle se raconte lors de ces transes…Magnifique…

Le petit plus: Un instant magique, une parenthèse féminine à découvrir….

Le petit bémol: R.A.S

Ma note fee clochette 9/10

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