-Etes-vous psychopathe? , Jon Ronson.

Couverture Êtes-vous psychopathe ?

Pourquoi je l’ai choisi:

Au premier coup d’œil, j’ai adoré cette couverture! Je la trouve juste géniale, et j’étais curieuse de voir ce qu’elle cachait derrière!

Synopsis:

Voyage d’un candide au pays des désordres mentaux.
Jon Ronson, l’auteur reconnu des Chèvres du Pentagone s’aventure dans un voyage rocambolesque au pays des désordres mentaux pour essayer de savoir si notre société n’est pas animée au final, plus par la folie que par la raison, par les névroses que par l’intelligence.
Pour ce faire, il rencontre des psychopathes remarquables, des psychiatres un peu cinglés, des hommes d’affaires qui, du narcissisme à l’asociabilité, doivent leur réussite à leurs névroses. Cette épopée aussi loufoque qu’éclairante le conduit chez le célèbre psychologue canadien Robert D. Hare, l’inventeur du test du psychopathe, moyen infaillible de mesurer notre degré de folie.
Entre Woody Allen et Hunter S. Thompson, Jon Ronson se promène dans l’antichambre de la démence avec une autodérision et un humour caustique et pose des questions dérangeantes sur nos désordres. Pouvons-nous échapper à l’un des 374 types de troubles mentaux répertoriés ? Sommes-nous tous fous ? Dans cette exploration aussi désopilante qu’irrévérencieuse, il questionne la notion de normalité dans notre société et la façon dont cette notion floue a donné lieu à une économie florissante.

Ce que j’ai ressenti:…Etonnant voyage au sein de la folie.

« Ce livre traite de la folie. »

Oubliez toutes vos certitudes, branchez-vous sur l’humour et l’auto-dérision, et visitons ensemble, les joies de nos névroses! Voici comme l’auteur aurait pu présenter son nouveau livre, ou plutôt sa passionnante enquête au sein des psychopathes reconnus, (ou pas)…

« Il est terriblement plus difficile, m’a expliqué Tony, de convaincre les gens qu’on est sain d’esprit que de les convaincre qu’on est fou. »

En se basant sur son expérience et ses rencontres, Jon Ronson, parle de maladie mentale. Se basant sur un véritable test de pshychologie, il chemine des prisons, en passant par des hôpitaux psychiatriques, les hautes sphères du pouvoir, et même parfois en introspection pour mieux appréhender, le concept de cette étiquette utilisée à tort et travers: Psychopathe.

« Je me suis demandé si parfois la différence entre un psychopathe en hôpital et un psychopathe à Wall Street était que l’un avait eu la chance de naître dans une famille stable et aisée. »

Le mot est bien souvent lancé, quand un comportement déviant est observé, mais selon le lieu ou le domaine, il ne sera pas perçu de la même manière. C’est cette étrangeté et ses jeux de vocabulaires, autant que d’interprétations hasardeuses que l’auteur veut  mettre en lumière, et c’est bien tout l’intérêt de ce livre, c’est qu’il devient passionnant autant qu’intéressant, car tout est question de perception. La réponse est aux lecteurs: Etes-vous psychopathe? Etes-vous, entouré de, psychopathes? Saurez-vous simplement les reconnaître, si seulement vous en croisiez un?

S’il est vrai que Jon Ronson utilise l’humour dans ce sujet délicat, on s’aperçoit aussi en allant dénicher, les multiples références sur le Net, que l’auteur a fait un sacré travail de recherche! C’est bien plus agréable d’apprendre en s’amusant, et du coup, on admire d’autant plus sa démarche. J’ai été ravie d’en apprendre plus sur la psychologie, la médecine, et les moyens parfois douteux, de guérir des patients.

Une lecture enrichissante!

-Oh, vous savez comment sont les blogueurs. Ils passent leur temps à écrire. Je me demande pourquoi, vu qu’ils ne sont pas payés pour.

Ma note Plaisir de Lecture  8/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les éditions Sonatine pour l’envoi de ce livre! Merci de leur confiance, ce fût une lecture passionnante!

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Les Geôliers, Serge Brussolo.

Couverture Les geôliers

Pourquoi je l’ai choisi:

J’ai trouvé la couverture superbe, et assez inquiétante pour vouloir à tout prix savoir ce qui se cachait derrière cette forêt!

Synopsis:

Il y a quinze ans, Debbie Fevertown s’échappait de Dipton après avoir tué sans pitié son mari et ses deux fils. Aujourd’hui, Jillian Caine est engagée par le réalisateur Dieter Jürgen pour écrire le scénario d’un biopic retraçant la vie de la meurtrière. Jill rencontre des gens qui ont connu Debbie et ont partagé son quotidien, se rend sur les lieux du crime et découvre que la réalité n’est peut-être pas celle que les médias ont décrite à l’époque. Quels mystères recèle l’étrange ville de Dipton ? Que cache ce culte insolite dédié aux arbres ? Et qui sont ces mystérieux gardiens que l’on nomme – à voix basse – les Geôliers ?

Ce que j’ai ressenti:…Une autre façon de regarder la végétation…

« Je ne suis pas expert en botanique, mais je suis sûr d’un truc, des arbres comme ça, j’en ai jamais vu nulle part. »

S’il vous prend l’envie de vous promener en forêt, et pour une quelconque raison, vous apercevez un chêne au feuillage noir: Fuyez à toutes jambes… Courrez de toutes vos forces vers la lumière, car il se pourrait que cet arbre soit un éclaireur de Dipton. Et dans ce village, qui fleure l’obscurantisme, règne un secret ancestral gardé par des Geôliers, qui prennent leur mission, fanatiquement, au sérieux…

« Les gens en ont marre du factice, ils veulent qu’on leur montre la vérité. »

Les Geôliers, C’est:

  •   Un thriller qui se transforme en science-fiction. Par un talent magique, Serge Brussolo emmène son roman vers des frontières inconnues, dangereuses, oniriques, spectaculaires. Il métamorphose l’horreur en bataille ultime surréaliste, il construit une intrigue tentaculaire qui prend racine aux origines du monde, il jongle avec les codes pour époustoufler ses lecteurs. C’est incroyable cette force d’imagination d’une scène d’accroche haletante, l’auteur nous entraîne dans des méandres d’une intrigue noire et profonde, à l’image des racines de ses arbres…Fascinant!
  •  De fabuleux personnages à découvrir. Du cinéaste fantasque à une scénariste aux abois, en passant par une tueuse redoutable, l’aventure promet d’être mouvementée! Chaque nouvelle rencontre est surprenante! Ce qui semblait superficiel, prend peu à peu consistance, nous entraîne plus loin vers la connaissance des comportements humains, et l’inévitable déviance qui en découle…Passionnant!
  • Une ambiance sensationnelle, où la peur vous saisit à chaque coin de pages, ou peut être même, derrière l’arbre centenaire, qui se plante là, avec ses racines envahissantes. Elle vous étreint cette atmosphère de mystères, et vous fait perdre la notion de réalité. Il règne comme une sombre apesanteur irrespirable, malgré la chlorophylle de ses géants chênes verts, que vous risqueriez presque de finir absorber comme le dioxyde de carbone lors de la future photosynthèse….Hypnotique!
  • Une super lecture, et puis c’est tout! Un véritable maelström d’émotions vous attends dans ce superbe Inédit de Folio SF,  et vous auriez tort de vous priver de découvrir la folle aventure, qui se cache derrière Les Geôliers…

« Tu voulais toucher l’impossible du doigt. Un besoin impérieux. »

C’est le tout premier Serge Brussolo que je lis, et je dois dire que la rencontre avec sa plume fut une très agréable surprise! Ce thriller fantastique était tellement fascinant, que je suis certaine d’en lire d’autres très prochainement, mais en attendant, je vous invite fortement à découvrir cette lecture envoûtante…

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

 

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Les Editions Folio SF, pour l’envoi de ce livre! Merci infiniment de leur confiance !

Dompteur d’anges, Claire Favan.

Couverture Dompteur d'anges

Pourquoi je l’ai choisi:

Une lecture magiquement arrivée dans mon monde grâce à Yvan, d’Emotions, blog littéraire et musical.  Un Merci elfique, évidemment!!!!;) Sa chronique passionnée pour Dompteur d’anges.

Synopsis:

On ne choisit pas sa famille. Encore moins celle de son ravisseur…
Condamné pour un meurtre qu’il n’a pas commis, Max Ender a été jeté en pâture à ses codétenus par ceux-là mêmes censés assurer l’ordre et la discipline au sein de la prison. Lorsqu’il est reconnu innocent et libéré, ce n’est plus le même homme. Il n’a désormais plus qu’une seule idée en tête : se venger de cette société qu’il hait par-dessus tout.
Pour frapper ses bourreaux au coeur, il va enlever leurs enfants et, méthodiquement, au fil des ans, faire de ces petits anges des bêtes féroces avant de les envoyer punir ses tortionnaires à sa place. Tout se déroulera selon ses plans jusqu’à ce qu’une de ses créatures lui échappe et disparaisse dans la nature…

Ce que j’ai ressenti:…Trop d’émotions pour une fée sensible…

On peut vraiment dire que Claire Favan sait y faire en tant que provocatrice d’émotions…Son nouveau thriller va vous en faire vivre de ses montagnes russes de sentiments et ressentiments contradictoires qu’il vous sera difficile de quitter ses pages…Efficace et puissant jusqu’à la dernière ligne…

Elle joue avec son lecteur pour lui faire un jeu de manège tourbillonnant intense…

  • Première partie abrupte avec Le dompteur. Une mise en bouche déjà bien dérangeante et un personnage avec lequel on tisse un lien d’empathie…Montée lente mais vertigineuse, dans cette fameuse machine infernale…
  • Deuxième partie asphyxiante avec les Anges. Naissance d’une ligue spéciale et virages à 90° degré avec cette découpe du lien fraternel…On n’arrête plus la course folle de ce manège, lancé à toute berzingue, et le flot d’intenses variations de chutes et de soulèvements du palpitant…

Comme je l’ai dit, c’est un super thriller psychologique et noir à souhait pour les amateurs de sensations fortes…J’ai trouvé cette vengeance totalement folle, rudement bien menée, et le titre qui colle parfaitement à cette intrigue sanglante…Elle est suffisamment dérangeante pour attiser cette frénésie de tourner la page suivante, mais les répercussions sur nos esprits, sont autant de marques au fer rouge….

La pauvre a eu le temps de voir la mort rôder tout près d’elle et picorer son âme.

Il n’empêche que pour moi, j’ai « presque » failli laisser de coté cette lecture, pas parce qu’elle n’était pas bien , mais peut être trop bien écrite justement, trop suggestive à mon imaginaire … A un certain moment, mon cœur de mère d’un petit bout’chou, justement de cinq ans, a sur-réagi à une certaine scène, et il m’a fallu un certain temps pour passer l’horreur et toutes ses images toxiques qu’elle a fait naître en moi.

Je t’ai choisi pour que tu deviennes plus fort que tu ne l’aurais jamais été sans mon aide. Je vais t’apprendre à voir la société telle qu’elle est vraiment : corrompue, profondément injuste, autodestructrice, mauvaise… Grâce à moi, tu sauras éviter ses pièges et frapper avant qu’on ne te fasse du mal. Je vais te transformer en un super-prédateur apte à survivre.

Tout cela pour dire, que cette auteure a du talent et le pouvoir de vous bouleverser avec ses romans, qu’il n’est pas anodin de choisir ces histoires de tueurs qu’elle vous concocte avec passion: la passion du thriller…A bon entendeur, bonne lecture!

Ma note Plaisir de Lecture  7/10

Les infâmes, Jax Miller (LC avec Cannibal Lecteur ).

Pourquoi je l’ai choisi:

Ce livre nous tentait depuis sa sortie avec ma chère binôme, mais faute de temps, et toujours plus de tentations livresques chaque jour passant, on ne lui a pas trouvé une place avant, dans notre planning….Réparation faite…;)

Synopsis:

Freedom Oliver, alcoolique et suicidaire, a passé dix-huit ans à se cacher dans une petite ville de l’Oregon, sous protection du FBI. Hantée par son passé douloureux et la mort brutale de son mari, elle souffre d’avoir abandonné ses deux enfants pour échapper à la vengeance de son beau-frère. En apprenant la disparition de sa fille Rebekah, élevée par un pasteur aux croyances radicales, elle part avec l’énergie du désespoir pour le Kentucky. Après tant d’années à se cacher, quitter l’anonymat c’est laisser à son bourreau l’occasion de la retrouver. Et de se venger.

Entre les paumés magnifiques, les flics indélicats, les dégénérés de sa belle-famille et de dangereux fanatiques religieux, son périple tourne à l’odyssée.

Ce que j’ai ressenti:…Une fureur contagieuse…

Freedom… Sentez un peu ce brin de liberté dans votre face…Ah, mais vous allez me dire qu’il y a un certain relent de vapeur nauséabonde, et je vous répondrai « mais à quoi tu t’attendais avec un titre pareil??!!!!Exit la féérie, bienvenue au Kentucky! Une plongée spectaculaire dans les bas-fond de la nature humaine, et prends toi un bon verre pour accompagner le tout, c’est un sacré rodéo d’émotions fortes qui t’attend en ouvrant ses pages….

-Est-ce qu’il y a encore des gens normaux?

Les infâmes : mais que de promesses tenues avec ce titre évocateur…Ils ont tous un grain, sont tous difficilement appréciables et forcement tous un peu bourrés, voire sacrement barrés….Pas vraiment une ballade calme en ces lieux perdus de l’Oregon, ni de rencontres charmantes sont au programme…Infamies, affamés, fin fanatique, forme fatale de folie : un bien sombre panorama de l’Amérique profonde…Jax Miller nous fait un tour d’horizon sociétal américain avec une certaine fureur, un grand talent,  et une belle dose d’humour noir, et on comprend ce titre gagné pour ce premier roman dynamique et déjanté!

« – Je bois pas d’eau . Les poissons baisent dedans. »

S’il est évident qu’on ne se prend pas beaucoup d’affection de prime abord avec cette dame (cf, le prologue bien frappé ), avec le temps, j’ai été souvent fan de ses répliques, et je me suis attachée à ce bout de femme, qui décide d’avancer coûte que coûte, au mépris des lois, du danger, ou de la raison…L’auteure ne prend pas le parti de créer une simple intrigue policière avec un enquêteur plus ou moins lisse, non, elle envoie une mère folle furieuse, complètement désaxée, et avec cet instinct presque animal de protéger sa progéniture  dans un road-trip qui vous retourne à peu près chaque particule de votre corps et de votre esprit! Et avec sa détermination, on la suit dans ses dangereuses péripéties, sur sa moto, bravant même l’univers pour retrouver sa fille, et même si le voyage est une horreur de tension et d’angoisse pour Freedom, nous, pauvres lecteurs, on se laisse prendre par ce roman d’une noirceur infamante, avec cette plume impertinente…Un régal à lire!!!

 « Tout ce que je sais, c’est qu’il faut que je reste en mouvement; que je bouge. Sinon, je sauterai. Je m’écraserai. Je mourrai. » 

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 9/10

infames-les-jax-millerTitre : Les infâmes

Auteur : Jax Miller
Édition : Ombres Noires (2015)

Résumé :
Freedom Oliver, alcoolique et suicidaire, a passé dix-huit ans à se cacher dans une petite ville de l’Oregon, sous protection du FBI. Hantée par son passé douloureux et la mort brutale de son mari, elle souffre d’avoir abandonné ses deux enfants pour échapper à la vengeance de son beau-frère.

En apprenant la disparition de sa fille Rebekah, élevée par un pasteur aux croyances radicales, elle part avec l’énergie du désespoir pour le Kentucky. Après tant d’années à se cacher, quitter l’anonymat c’est laisser à son bourreau l’occasion de la retrouver. Et de se venger.

SKULL - Game OverCritique de Cannibal Lecteur :
Quand noir c’est noir et qu’il te reste même plus l’espoir, moi j’ai du mal à croire au gris de l’ennui…

Ami lecteur, si tu veux du bonheur, n’ouvre pas ce roman, il est rempli de noir, de désespoir, de violence et d’alcool pour aider à oublier le gris de la vie, de vies de merde et tout ce qui fait que la vie est vraiment pourrie pour certains.

Freedom Olivier à décroché le gros lot à la loterie merdique de la vie : de jeune fille bien qui a terminé ses études major de sa promotion, là voilà serveuse dans un bouge infâme pour motards roulant les mécaniques et éclusant l’alcool comme d’autres boivent de la flotte.

Freddom, tu t’en doutes, ce n’est pas son vrai nom. Le programme de protection des témoins lui a changé et elle a choisi celui-là, tu sauras plus tard pourquoi. Mais quand je te dis que sa vie est pourrie de misère, d’envie de suicide et d’alcool, je suis encore gentille. Sa vie est une horreur depuis de nombreuses années.

D’entrée de jeu, Freedom frappe fort puisqu’elle se présente et qu’elle t’envoie dans les gencives un uppercut maousse kosto « J’ai tué ma fille ».

Comment tu veux arriver à apprécier un personnage principal qui te balance ça dans les incisives ? Et bien, en vérité je te le dis, Freedom Oliver, tu vas l’apprécier, même dans ses délires de femme bourrée, même dans son côté borderline, dans tout, tu vas apprécier cette bonne femme qui a été brisée par la vie, mais surtout, par des êtres humains et des mauvais choix.

Après, pour elle, tout est parti en couille.

De toute façon, quand tu vois les personnages qui hantent ces pages, tu te dis que Freedom Oliver, c’est un ange, un agneau, comparée à certains, dont ses beaux-frères qui  n’ont de beaux et de frères que le nom. Quant à la mère de ces bâtards, l’espèce de grosse truie de 300 kg, on se surprend à avoir envie qu’elle s’étrangle avec son cubi de vin.

Que du sombre dans ces pages, que du désespoir, des vies de merde, et pourtant, dans le fond de ce putain de tunnel sans fin, tout au bout, brille une loupiote : l’espoir qui a réussi à se faufiler dans toute cette noircitude (néologisme offert en cadeau).

Un roman noir, très noir, où trainent en effet des paumés magnifiques, des flics indélicats et véreux, des dégénérés de mecs et, pire que tout ça, un dangereux fanatique religieux qui a tourné les Écritures dans son sens… À se demander si le plus pire ce n’est pas Virgil Paul, le prédicateur qui dit que Dieu lui parle.

Freedom va devoir accomplir un putain de dangereux périple pour retrouver ses enfants qui sont adultes… Ses enfants qu’elle a dû abandonner. Une véritable odyssée sans véritables héros pour l’aider..

Et toi, pauvre lecteur, tu la suivras dans son périple fou, dans son odyssée flamboyante, dans sa quête, dans son envie de rédemption, dans sa rage de mère qui ne veut que la vengeance.

Tu la suivras dans ses combats, tu prieras pour qu’elle y arrive, tu remercieras l’auteur d’avoir pensé à lui envoyer des gens pour l’aider dans sa tâche et à la fin, tu poseras le livre, secoué, laminé, mais avec cette lueur d’espoir qui brillera aux fonds de tes yeux.

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Chance, Kem Nunn

Couverture Chance

Sait-on jamais où commence la folie?

Pourquoi je l’ai choisi:

J’ai craqué rien que pour la couverture!!!!Elle attire l’œil, et ce titre me semblait très prometteur pour commencer l’année….Un peu de Chance en 2017, ça ne peut pas faire de mal….

Synopsis:

À San Francisco, la vie bien ordonnée du docteur Eldon Chance est en train de partir à vau-l’eau. À bientôt cinquante ans, le brillant neuropsychiatre récemment divorcé commence à trouver son quotidien ennuyeux. Ce vide est bientôt comblé par la soudaine fascination qu’il éprouve pour une de ses patientes, la très séduisante mais très instable Jaclyn Blackstone. Hélas pour lui, le mari de celle-ci, un flic corrompu et dangereux de la brigade criminelle, est d’une jalousie féroce et personne ne souhaite l’avoir pour ennemi. Peu à peu, l’obsession que Chance nourrit pour Jaclyn va l’entraîner dans une histoire autrement plus sombre et complexe que ce qu’il avait imaginé…

Hommage à Sueurs froides d’Alfred Hitchcock, le nouveau thriller de Kem Nunn pousse le suspense à son paroxysme. On retrouve avec bonheur son style fait d’humour et de lyrisme, ainsi que son exceptionnelle acuité psychologique dans un récit dérangeant et obsédant.

Ce que j’ai ressenti:…Une folle coïncidence, une Chance de thriller!

CHANCE:II. Tour favorable ou défavorable, mais de soi imprévisible et livré au hasard que peut prendre ou que prend effectivement une situation ou un événement; issue heureuse ou malheureuse d’une situation donnée.

Si le Vendredi 13 est un jour à jouer au loto, ça serait bien aussi de passer en librairie , histoire d’avoir quand même la Chance de lire un bon thriller, faute de gagner des millions….

Voyons un peu ce que la donne nous a distribué:

  • Un psychiatre malchanceux dans sa vie personnelle.
  • Une trop mystérieuse jeune femme attirante mais dérangée.
  • Un flic corrompu et jaloux.

Un tiercé donc improbable et scabreux, mais réjouissant pour nous, lecteurs, qui nous délecterons de voir comment une folle aventure devient une véritable histoire de fous…Jetez un D sur le plateau, et vous aurez évidemment, le grain de sable qui enraye les perspectives et les plans de chacun, qu’il se faisait de sa propre vie et rend la partie d’autant plus palpitante et aléatoire…

On finit tous par mourir. Ce qui compte, c’est ce qu’on fait du temps qu’il nous reste.

Non, je n’ai pas un souci d’orthographe, D est un personnage qui reconditionne les lignes de vies, et c’est sûrement mon personnage préféré de ce roman noir! Sa puissance, son aura, son côté décalé, il a tout pour attirer notre regard, même s’il reste enfermé au fond d’une boutique…Jaclyn aussi, est un personnage qui attire tous les regards, enfin surtout les masculins: une femme aux multiples facettes qui sait se servir de tous ses atouts pour attirer les mâles de son entourage…Et bien sûr, le combat de coq entre Eldon et Raymond qui se dispute toute l’attention de Madame, au prix fort, et ne reculant devant rien, surtout pas les lois, pour arriver à acculer son adversaire….De biens jolies cartes en main pour tout amateur de suspense!!!!

Il y a deux catégories de douleurs dans la vie. La douleur de la discipline et la douleur du remords.

Si comme au bingo, il faut tirer le bon numéro, attirez vous donc un brin de Chance, et choisissez celui ci! Laissez vous , vous entraîner dans une folle partie d’adrénaline où les sueurs et l’angoisse vous accompagneront dans ses pages. Pour remporter la mise, il vous faudra emprunter des sentiers dérangés, vous cacher dans des coins sombres, marcher sur les fils instables de l’esprit, et subir tous les jeux de violence, et peut être même se faire mettre au tapis…Vous avez de la Chance, l’année commence fort en thriller obsessionnel et obsédant, et ce livre rougeoyant a toutes les chances de vous plaire si vous aimez les romans noirs psychologiques! Une très bonne pioche, alors n’hésitez pas à mettre la main dessus!

Parfois, l’essentiel est de croire en quelque chose. C’est le conseil de base qu’on donne aux malades en phase terminale.

 

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 8/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les éditions Sonatine pour l’envoi de ce livre! Merci de m’avoir donné un peu de Chance en ce début d’année! Ce fut une lecture palpitante!

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Puzzle, la BD, MIG et Franck Thilliez.

Pourquoi je l’ai choisi:

Quand le Père Noel/Daniella m’offre un livre de mon auteur préféré, cela donne beaucoup d’euphorie et un livre à peine rentré dans la PAL, qu’il est déjà sorti!!!!La magie a bien opérée, et le Puzzle a pris une autre forme de lecture inédite…

Synopsis :

Ilan et Chloé, deux jeunes gens spécialistes des chasses au trésor ont rêvé des années durant de participer à la partie ultime, d’un jeu mystérieux dont on ne connaît pas les règles, dont on ne connaît pas l’entrée, et dont on ne sait même pas s’il existe. Mais dont on connaît le nom : Paranoïa. Après un premier jeu de pistes dans Paris, les deux amis sont enfin sélectionnés. C’est alors qu’ils découvrent la règle numéro 1 : « Quoiqu’il arrive, rien de ce que vous allez vivre n’est la réalité. Il s’agit d’un jeu. », rapidement suivie, à leur arrivée sur les lieux du jeu – un gigantesque bâtiment isolé en pleine montagne appelé Complexe psychiatrique de Swanessong – de la règle numéro 2 : « L’un d’entre vous va mourir. ». Et Paranoia peut alors réellement commencer…

Ce que j’ai ressenti:…Une euphorie paranoïaque…

Je ne lis JAMAIS, mais alors, jamais de BD…Mais là, Franck Thilliez oblige, il me fallait cette adaptation de Puzzle, car c’est LE livre que j’ai adoré ,plus que tout, avec ce jeu de pistes dans cet hôpital psychiatrique haletant…

Et donc en une seule soirée, il était lu et apprécié!!!Cette nouvelle expérience de lecture fut bien plus agréable que je ne m’y attendais…En 200 pages de dessins, on revit notre plus grand thriller qui nous avait complètement glacé…Et d’ailleurs, le monochrome de blanc/bleu rend à merveille l’ambiance froide et hivernale de la course paranoïaque aux cygnes noirs…La BD reste fidèle au roman, mais on sent la touche artistique de MIG, et le mix fait plutôt merveille, sans compter que la qualité du papier et sa couverture cartonnée en fait un fantastique objet de collection pour tout fan qui se respecte…

J’ai été donc ravie de me replonger dans cette folle aventure, me balader dans les couloirs froids et cauchemardesques du Complexe Psychiatrique de Swanessong, de revivre autrement le jeu Paranoia, de mettre des images sur les personnages qui m’ont marqué…Le coup de tournevis, heu pardon, le coup de coeur est encore au rendez-vous pour cette histoire aux frontières de la folie et ses pièces de puzzle rouges, heu pardon, de bulles blanches vous fera entrevoir toutes les couleurs de l’arc-en-ciel grâce à sa lumière sur les événements marquants de ce jeu dangereux…

« Règle numéro 1 : « Quoiqu’il arrive, rien de ce que vous allez vivre n’est la réalité. Il s’agit d’un jeu.  » 

 Je ressors de cette lecture avec l’envie de voir d’autres thrillers mis en bulles, (et ça , c’était pas gagné d’avance, donc le pari est gagné pour Monsieur Thilliez)! Je pense que l’auteur peut être très fier de ce joli projet, et je pense qu’il n’a pas fini de combler ses lecteurs, s’il emprunte ainsi d’autres expériences en tant qu’écrivain…

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 10/10

Exodes, Jean-Marc Ligny.

Couverture Exodes

Pourquoi je l’ai choisi:

Je souhaitais connaître enfin cet auteur de Science-fiction, et bien sûr la couverture et le résumé ont fini de me convaincre à tenter cette aventure bien réchauffée à point. Je tiens à remercier chaleureusement donc, le site Babélio et son opération Masse Critique, qui m’a permise de découvrir un gros coup de cœur littéraire, ainsi que les éditions Folio pour l’envoi de ce livre!

Synopsis:

Le réchauffement climatique s’est emballé au point que la Terre devient une planète hostile à la vie. Partout la civilisation s’effondre, les hommes n’en ont plus pour longtemps, et ils le savent. Va-t-on, comme Pradeesh Gorayan et sa famille, dans l’enclave sous dôme de Davos, poursuivre notre train-train comme si de rien n’était ? Va-t-on, comme Mercedes Sanchez, en Espagne, se réfugier dans la religion et attendre des Anges venus du ciel qu’ils nous emportent au jardin d’Éden ? Va-t-on, comme Fernando, le fils de Mercedes, rejoindre les Boutefeux et précipiter notre destruction dans une orgie de feu et de violence ? Va-t-on, comme l’Italienne Paula Rossi, vendre corps et âme pour quelques médicaments ? Va-t-on, comme Mélanie Lemoine, consacrer nos ultimes forces à sauver les derniers animaux ? Va-t-on, comme le marin Olaf Eriksson et sa femme, fuir les îles Lofoten et chercher une terre un peu plus hospitalière, vierge de toute présence humaine ? C’est le temps des exodes, et, tels des termites sur une bûche enflammée, les derniers hommes courent en tous sens pour échapper à l’enfer.

Ce que j’ai ressenti:…Un sombre exode vers un coup de cœur…

Six destins qui nous racontent l’Europe en post-apocalyptique, cela nous donne 600 pages d’une intensité incroyable, un livre qui ne s’oublie pas, une lecture qui marque les consciences.

« A croire que se défoncer est devenu plus vital que manger. »

Qu’on se prenne d’affection pour cette douce Mélanie, qu’on allume le feu comme Fernando, que l’on se prosterne devant les anges comme Mercedes, que l’on navigue sur les flots comme le couple Eriksson, que l’on protège ses enfants avec une rage maternelle convaincante comme Paula, que l’on se batte pour la survie de l’humanité comme Pradeesh: suivre ses personnages, c’est traverser des terres hostiles, des mentalités ravagées, des corps meurtris avec pour seul objectif de rentrer, à l’abri, dans les dômes, et échapper à l’enfer sur Terre.

« Mais comme dit le proverbe, si le pire n’est jamais sûr, le meilleur l’est encore moins. »

Mais quel roman!!!!Sombre et suffocant, il n’en reste pas moins que c’est une lecture qui vous imprègne! Un triste constat de la nature humaine qui ne reflète que trop bien, des probables conséquences que ces humains, sans foi ni loi, font subir aujourd’hui à la Nature. On reste abasourdis de ce monde chaotique décrit, fatal résultat du réchauffement climatique, et ses lieux de perdition deviennent  le théâtre des pires atrocités. La fin des temps a sonné dans ses pages, et l’heure n’est plus à l’espoir, mais en même temps, les Hommes l’ont bien cherché…Jean-Marc Ligny se permet donc de leur faire subir toutes sortes de châtiments pour leurs comportements irresponsables actuels, en leur faisant entrevoir dans ce roman d’anticipation, une évolution future qui pourrait advenir: du déchaînement météorologique, en passant par la faune mutante et une flore inexistante, les humains vivent un vrai calvaire…Et le pire chez eux, va en ressortir…Les chocs seront empreints d’une incroyable violence, et le moindre rapprochement sera teinté de fatalité implacable…

« Maintenant, c’est la vie entière qui est une catastrophe, et toute l’humanité qui en est victime. »

Dans la mesure, où l’on ressent de plein fouet, toutes sortes d’émotions diverses, mais ô combien bouleversantes, que la plume de cet auteur et son intention sont d’une grande intelligence, je peux clairement affirmer que ce livre est un gros coup de cœur. Je me suis attachée à chacun de ses personnages, même les plus sombres, je ne voulais pas sortir de ce monde, pourtant hostile, et j’ai pris un grand plaisir à faire durer cette lecture, pour mieux l’apprécier. Ses Exodes nous font voyager, autant que trembler: c’est tout le bonheur de se caler tranquillement un bon pavé de Science-Fiction…Je le recommande avec toute l’intensité d’un Boutefeu…

« Ce qui était encore apocalyptique il y a vingt ans est devenu banal aujourd’hui. »

Meilleurs Moments du livre:

  • J’ai adoré la vie auprès de Mélanie, sa douceur, son engagement. J’ai admiré sa force dans sa tendresse, et j’ai eu un énorme coup de cœur pour ce bout de femme. C’était ma petite lueur dans ces ténèbres.

« Et maintenant qu’elle a arraché un Boutefeu à sa propre folie, elle compte bien ne pas en rester là: elle va lui apprendre les gestes qui sauvent, les gestes qui soignent, les gestes d’amour. « 

  • Le bateau du couple Eriksson qui traverse les villes allemandes. Je pense que c’est vraiment mon passage préféré du livre, j’ai visualisé à la perfection cette intrusion navale dans les rues, autant dire que l’auteur a une vraie force pour ouvrir notre imaginaire et donner une scène saisissante…

« Peut-être est-il mort, il ne s’en est pas rendu compte avec ce capharnaüm, et maintenant il chevauche l’écume de la mer en compagnie des dieux… « 

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 10/10

 

Le fantôme qui écrivait des romans,Eric Sanvoisin.

Couverture Le fantôme qui écrivait des romans

Pourquoi je l’ai choisi:

Rien que le titre, j’étais fortement intriguée, et je souhaitais découvrir cet auteur, dont je vois passer quelque fois sur la blogosphère, ses romans Jeunesse.

Synopsis:

C’est l’histoire d’un auteur paranormal qui…

C’est aussi l’histoire d’une fille emprisonnée par elle-même dans son corps qui…

C’est enfin l’histoire du héros d’un livre étrange qui…

Antonin est un fantôme. Assassiné alors qu’il était adolescent, il hante la maison abandonnée par la secte de son père. Il parvient un jour à interagir avec un ordinateur. Touche de clavier après touche de clavier, il écrit un roman qu’il parviendra à faire éditer sous couvert de l’anonymat offert par internet. Très loin de là, en Nouvelle-Calédonie, Emilia, une jeune fille anorexique, tombe amoureuse de Leï, le personnage du roman d’Antonin. Elle parvient à contacter l’auteur par email et lui demande d’écrire la suite du livre qu’elle a tant aimé… En parallèle, le lecteur lit le roman d’Antonin et découvre l’histoire de Leï et de son chien qui lui raconte des histoires pour l’aider à vivre sa vie. Un récit à trois voix où le lecteur lit le roman d’Antonin en suivant son héros Lei qui doit se construire une nouvelle vie, l’existence d’Antonin lui-même qui par l’écriture et ses échanges avec Emilia, sa lectrice, trouvera le courage de dénoncer son meurtrier et bien sûr Emilia, cette jeune fille anorexique qui veut continuer d’exister en dépit de la maladie… Un récit à trois voix où la réalité rejoint la fiction ou l’inverse…

Ce que j’ai ressenti:…Un belle rencontre avec un auteur pas commun…

Quand on ne peut pas parler, écrire, c’est magique.

J’ai trouvé à ce roman Jeunesse, beaucoup de douceur et une écriture toute en poésie. Cette histoire réunit trois jeunes adolescents, avec leurs maux, qui se laisse porter par les mots…C’était un très joli ouroboros d’énergie, de partage, et d’échange autour du thème de la lecture. J’aime quand, l’histoire devient histoires et se prête à l’inattendu.

La lecture était sa meilleure amie. Sa seule amie.

On sent beaucoup de souffrance et de mal-être, dans chacun de ses personnages, et chacun arrive à nous toucher à sa manière dans leurs imperfections, leurs espoirs déçus, leurs attentes plombées. L’auteur en apportant cette touche de fantastique arrive à rendre plus agréable cette lecture, derrière des thèmes aussi fort que l’anorexie, le sacrifice, la folie…J’ai trouvé dans son écriture, énormément de sensibilité qui vient presque par magie, panser toutes les blessures de cet âge si difficile, où l’acception de Soi est tellement insurmontable, pour ses jeunes si fragiles psychologiquement…J’ai été touchée, parce qu’on sent que l’auteur fait attention à poser des mots délicats sur ses ravages qui peuvent toucher cette tranche d’âge, et en refermant ses pages, j’étais triste d’en quitter certains…

Il essaya de retenir la mort en saisissant un coin de sa robe de brume.

-Personne ne sait où commencent les pouvoirs de l’esprit et où ils s’arrêtent.

J’ai aimé partir vers la Nouvelle-Calédonie, pays qui me tente réellement de découvrir, et connaître un peu plus de leurs coutumes, leurs histoires, leurs cultures. Ce sont de petites touches qui jalonnent plaisamment le récit, et cette contrée me laisse toujours plus rêveuse et désireuse d’aller un jour, y balader mes ailes elfiques…La vie dans ces squats me parait presque idyllique…

On peut se passer de beaucoup de choses, sauf de chaleur humaine.

Vous l’aurez compris, ce Fantôme qui écrivait des romans, est un livre qui m’aura émue, et je suis ravie de pouvoir encore avoir de belles surprises en Jeunesse! Je le recommande chaudement!

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 9/10

 

Remerciements :

Je tiens à remercier  chaleureusement les Editions Balivernes pour l’envoi de ce livre! Ce fut une lecture émouvante!

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Après tout, je ne fais de mal à personne. Nadia Baudoin Bekkari

Couverture Après tout, je ne fais de mal à personne

Pourquoi je l’ai choisi:

J’ai gagné ce livre lors du concours lancé par ReadLookHear lancé pour les 1 an de son blog! Merci encore pour cette opération, j’ai découvert un livre et une auteure intéressante. Je vous invite à passer son blog, bien évidemment!

Synopsis:

Schizophrénie, hallucinations…
Il n’y a que Rebecca pour aimer à ce point sa maladie.
Mais s’intégrer à la société et y vivre de façon normale n’est pas facile. Elle doit faire face à ses craintes, ses peurs, ses doutes…
De son côté, Josselin, infirmier en hôpital psychiatrique, est empreint d’une représentation de la santé mentale formatée par son travail.
Pourtant, ces deux êtres que tout oppose vont se rencontrer.
Malgré leurs différences, un sentiment unique va naître, si intense qu’il abolit toute raison. 
Ne dit-on pas que l’amour, le vrai, rend fou ?

Ce que j’ai ressenti:…Une folle histoire d’amour…

Ce fut une lecture intéressante. L’auteure se lance dans une histoire d’amour entre deux êtres… mais où la maladie fait partie de l’équation. Et cette maladie est mentale: la schizophrénie…Plus rien n’est donc banal, le rendez vous a des apparences droguées, un confrontation réservée, une peur sourde…

Nous suivons donc deux jeunes gens en apparence avec leur temps, avec les mêmes attentes, les mêmes rêves…Sauf que Jessica est malade et Josselin, infirmier en hôpital psychiatrique, mais c’est le coup de foudre. Nous suivons donc par jeu alternatif, leur ressentis, grâce aux petits symboles universels d’Homme/Femme.

On sent que l’auteure travaille dans le milieu, elle se donne la peine de nous rendre accessible tous les termes médicaux et abréviations propres à la psychiatrie, du coup, nous appréhendons mieux cette maladie méconnue qui garde encore de multiples mystères. J’ai aimé sa façon de voir la schizophrénie en terme « positif ». Jessica aime sa maladie, et ça, c’est le point fort de cette approche. C’était surprenant, et suivre toute son évolution psychologique et comportementale , était passionnant.

Contrairement à beaucoup de malades, j’aime ma maladie, elle me permet constamment de m’évader, d’accéder à un autre univers, fait de bonheur, de beauté, de musique, de couleur. Tout y est parfait. Il n’y a pas de place pour le chagrin ou la douleur, rien n’est négatif.

J’ai été peinée aussi qu’il n’y ai pas beaucoup d’évolution dans la notion de s’occuper de ses malades si particuliers. On drogue, on emprisonne avant même de parler, et à l’heure d’aujourd’hui, je trouve que c’est dommage, puisque nous avons fait d’énormes avancées sur la santé, la psychologie. Il nous reste donc encore à faire beaucoup de progrès dans ce domaine, et je suis surprise qu’on mélange encore les différentes pathologies sur un même lieu. Vous l’avez compris, c’est une lecture qui bouleverse.

En ce qui concerne à proprement parler de l’intrigue, j’avais un peu plus d’attentes…Nous avons un premier roman intéressant, mais j’aurai préféré sans doute plus de mystères, plus de profondeur que juste, cette histoire d’amour…J’aurai aimé que l’auteure joue plus de ses rebondissements et ses symboles, plus de mises en scènes, peut être plus de place à ses visions spectaculaires, juste un peu plus de « spectacle » à cette histoire. Ce ne sont bien sur, que des critiques encourageantes envers cette auteure qui s’autoédite, et j’espère qu’elle continuera dans cette voie…

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 6/10

 

Carnets noirs Stephen King (LC avec Cannibal Lecteur.)

Carnets noirs par King

Pourquoi je l’ai choisi:

Une proposition de lecture de ma binômette, ça ne se refuse pas ! Même si je n’ai pas accroché avec le premier tome, je fonce toujours pour un King en duo!!!

Synopsis:

En prenant sa retraite, John Rothstein a plongé dans le désespoir les millions de lecteurs des aventures de Jimmy Gold. Rendu fou de rage par la disparition de son héros favori, Morris Bellamy assassine le vieil écrivain pour s’emparer de sa fortune, mais surtout, de ses précieux carnets de notes. Le bonheur dans le crime ? C’est compter sans les mauvais tours du destin… et la perspicacité du détective Bill Hodges.

Après Misery, King renoue avec un de ses thèmes de prédilection : l’obsession d’un fan. Dans ce formidable roman noir où l’on retrouve les protagonistes de Mr. Mercedes (prix Edgar 2015), il rend un superbe hommage au pouvoir de la fiction, capable de susciter chez le lecteur le meilleur… ou le pire.

Ce que j’ai ressenti: …Etre fan…Et lire tous les écrits de ton auteur préféré…

Etre fan….C’est un art. C’est vivre, ressentir, aimer. Mais jusqu’à quel point, peut on parler de fan attitude, et de la distinguer de la folie furieuse? Stephen a déjà emprunté ce chemin (il doit certainement savoir de quoi il parle….L’obsession des fans…),une fois déjà avec Misery, mais là, Carnets noirs vous emporte aussi surement que son prédécesseur sur les routes tortueuses des comportements border line des lecteurs.

En peu de temps je suis toujours aussi surprise d’accrocher autant au King: il a un talent indéniable, une imagination de dingue, une force d’écriture qui vous happe! J’en suis fan…Ahhhhhhhh mais maintenant, je vais craindre de dire une chose pareille: et s’il croyait que je suis de la trempe de Morrie???!!!!

 L’une des révélations les plus électrisantes dans la vie de lecteur, c’est de découvrir qu’on est un lecteur – pas seulement capable de lire, mais amoureux de la lecture. Éperdument. Raide dingue. Le premier livre qui donne cette impression ne s’oublie jamais et chacune de ses pages semble apporter une nouvelle révélation, une révélation qui brûle et qui enivre : Oui ! C’est ça ! Oui ! Je l’avais vu aussi ! Et bien sûr : C’est exactement ce que je pense ! C’est ce que je RESSENS !

Plus sérieusement, j’ai beaucoup aimé cette lecture, car le King rend hommage à la lecture, aux mots, à la force d’une passion, à quelques auteurs. On aimerait détenir ce petit trésor de Moleskine, le découvrir, le choyer et pouvoir le partager(Ben, oui, moi je suis contraire à l’égoïsme et l’exclusivité: Partageons tous en cœur!)…De Pete à Mollie, nous faisons un tour d’horizon de l’Amérique, ses difficultés , ses angoisses. Par la passion de la lecture, ses deux héros s’unissent autour d’une œuvre cachée, et nous entraine dans leur course folle.

J’ai hâte de découvrir le troisième tome, car il annonce un peu plus de fantastique, une note un peu plus troublante…Et c’est bien comme cela que je préfère le King!

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 8/10

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Titre : Carnets noirs

Auteur : Stephen King
Édition : Albin Michel (2016)

Résumé :
En prenant sa retraite, John Rothstein a plongé dans le désespoir les millions de lecteurs des aventures de Jimmy Gold.

Rendu fou de rage par la disparition de son héros favori, Morris Bellamy assassine le vieil écrivain pour s’emparer de sa fortune, mais surtout, de ses précieux carnets de notes.

Le bonheur dans le crime ?

C’est compter sans les mauvais tours du destin… et la perspicacité du détective Bill Hodges.

81ejz58t3clCritique du Cannibal (Stelphique plus bas) :
J’avais eu quelques appréhensions en voyant le résumé du nouveau roman du King qui avait des relents de l’excellent Misery, avec un fan obsédé par un écrivain et qui refusait la destinée que l’auteur avait réservée à son personnage.

Ce roman m’a fait réfléchir et je me suis demandée ce que j’aurais fait, si par le plus grand des hasards j’avais eu Arthur Conan Doyle devant moi ?

Lui aurais-je mis un révolver sur la tempe pour l’obliger à écrire une scène où Sherlock Holmes culbutait la belle Irene Adler sur le bureau de Watson, faisant voler tout le bric-à-brac par terre ?

Ou l’aurais-je abattu d’une balle dans la tête pour lui avoir donné, noir sur blanc, une destinée que je n’aurais pas aimé (les chutes de Rechenbach, si j’avais vécu en 1893) ?? Ma foi, la question restera ouverte.

— Oh, je t’en prie. Toute son histoire c’est rien d’autre qu’une longue épopée vers le conformisme. Le but de la culture américaine, c’est de créer une norme, Morris. Ce qui veut dire que les gens hors norme doivent être recadrés, et c’est ce qui arrive à Jimmy. Il finit publicitaire, bordel. Si c’est pas les meilleurs agents de la norme dans ce pays de dégénérés ! C’est le propos central de Rothstein. » Il secoua la tête. « Si c’est de l’optimisme que tu cherches, achète un roman Harlequin. »

Morrie Bellamy a basculé carrément du côté obscur, lui. Un vrai malade mental incapable de se rendre compte qu’il est lui même le responsable de ses déboires, mais souffrant de mauvaise foi chronique, il préfère dire que c’est de la faute de sa mère, qu’elle l’a énervé, qu’à cause d’elle il a bu et qu’ensuite, il a pété les plombs.

Le petit Saubers a lu ce qui était destiné à Morris et à Morris seul. C’est une grave injustice, qui doit être punie.

Alors oui, je peux dire que je viens de lire un bon roman policier, j’ai apprécié l’atmosphère, les personnages que je connais bien, les nouveaux (un faible pour Peter), la trame était bien présentée avec quelques retours dans le passé dans la première partie, le tout s’imbriquant bien l’un dans l’autre.

Certes, pas de courses poursuites ou de rythme à la 24 heures chrono, mais le roman se lit tout seul et le final est tendu comme le string d’une demoiselle qui aurait pris des kilos dans les fesses.

Mais… Oui, il y a un gros mais qui n’a rien à voir avec le roman en lui-même, enfin, pas tout à fait.

Stephen King, c’est l’homme de mes premiers frissons (Albator et Holmes aussi, mais pas du même acabit), celui qui me fit une Peur Bleue, celui à cause duquel j’avais peur de traverser un parking à l’orée du soir, non pas pour les rencontres mauvaises avec des humains, mais avec des voitures ! (Christine).

Lorsque j’ouvre un roman du King, c’est pour y trouver quelque chose de bien précis : des frissons, de la peur, de l’angoisse, du fantastique, des personnages qui foutent la trouille (Annie Wilkes), des personnages qui m’entrainent dans leur vie (Dolores Claiborne), des clowns maléfiques (ÇA) ou des histoires qui me font chialer (La Ligne Verte, Simetierre).

Que le King ait envie de changer de registre, c’est son droit, mais lire un roman policier écrit par la King, ça me fait tout drôle, un peu comme si Jim Thompson ou Dashiell Hammet écrivaient un Harlequin. Un bon Harlequin, mais du Harlequin quand même.

J’avoue que le King assène quelques vérités dans son roman, que l’on voit des traces de ses pattes, mais j’ai l’impression qu’il se fait trop aider et qu’à force d’écouter les autres, il se dilue, il s’égare, il se police et on se retrouve avec du King à dose homéopathique.

— Regarde les opposants à la guerre du Vietnam. La plupart d’entre eux vivent des vies de petits-bourgeois maintenant. Gros et gras, heureux et républicains. Ceux qui ont refusé de se soumettre sont en prison. Ou en cavale, comme Katherine Ann Power.

Au final, un bon roman policier qui m’a fait passer un excellent moment, j’ai eu aussi des temps de réflexion avec son fan totalement barré, j’ai apprécié les personnages, mais un autre auteur de romans policiers aurait pu l’écrire, sans que la patte du King nous manque.

Allez, Stephen, reviens à tes premiers amours ! Sinon, je vais être obligée de relire tes anciens écrits pour retrouver l’essence de toi-même… Heureusement qu’il m’en reste des non-lus que je garde précieusement, telles des provisions de guerre.

En le tuant, il avait obéi à sa croyance intime : que l’écriture est en quelque sorte plus importante que l’écrivain.

– C’est là que tu te trompes. Un bon romancier ne guide pas ses personnages, il les suit. Un bon romancier ne crée pas les événements de son histoire, il les regarde se dérouler et ensuite il les écrit. Un bon romancier finit par réaliser qu’il est secrétaire, et non pas Dieu.
– C’est pas le personnage de Jimmy ! Ce connard de Rothstein l’a changé ! Il en a fait un bouffon ! Il en a fait un… un Monsieur-tout-le-monde !

L’une des révélations les plus électrisantes dans une vie de lecteur, c’est de découvrir qu’on est un lecteur – pas seulement capable de lire (ce que Morris savait déjà), mais amoureux de la lecture. Éperdument. Raide dingue.

Étoile 3,5

 

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