Le gang des rêves, Luca Di Fulvio.

Couverture Le gang des rêves

Pourquoi je l’ai choisi:

Sitôt fini Les enfants de Venise et après ce gigantesque coup de cœur, je n’ai pas pu résister à l’envie de découvrir son précédent roman. Ma tendre moitié a couru en librairie le jour même, car il a bien senti, qu’avec cet auteur là, il y avait eu une vraie révélation…

Synopsis:

New York! En ces tumultueuses années 1920, pour des milliers d’Européens, la ville est synonyme de « rêve américain ». C’est le cas pour Cetta Luminita une italienne qui, du haut de son jeune âge, compte bien se tailler une place au soleil avec Christmas, son fils. Dans une cité en plein essor où la radio débute à peine et le cinéma se met à parler, Christmas grandit entre gangs adverses, violence et pauvreté, avec ses rêves et sa gouaille comme planche de salut. L’espoir d’une nouvelle existence s’esquisse lorsqu’il rencontre la belle et riche Ruth. Et si, à ses cotés Christmas trouvait la liberté, et dans ses bras, l’amour?

Ce que j’ai ressenti:…Adoption d’un Gang et Déferlement d’émotions…

« Et les gens croient à mes histoires parce qu’ils aiment rêver. »

Diamond Dogs, c’est un gang, c’est un rêve…Que la lumière soit faite sur cette belle lecture, car elle mérite toute votre attention: Bonsoir New-York! Petit diamant brut de littérature, Luca Di Fulvio m’a encore conquise par son audace et sa passion! Laissez vous guider par cette belle voix qui vous susurre de rejoindre le Gang, elle ne veut que votre bien, et pourtant, il se chuchote aussi que cette voix, c’est le porte parole de l’obscurité, des rues mal famées, des jeunes gens non fréquentables…Mais Christmas compte bien jouer avec son destin, comme avec sa pièce d’un demi-dollar, et déjouer les pronostics malheureux qui menace cette jeune génération de l’immigration ! Un cheval fou et indomptable qui va faire des ravages sur les bords de Manhattan, mais qui insufflera aussi, sa force de persuasion…

New-York, et cette belle idée du « rêve américain », terre d’exil et de tous les possibles, terre d’accueil et tremplin dynamique vers l’artistique…New-York, comme scène de théâtre qui s’ouvre entre ombres et lumières, où la poussière côtoie les paillettes, où les gangsters effleurent l’amour…Enthousiasme-toi pour le théâtre, danse avec Fred Astaire, encanaille-toi dans les bas-fonds de la ville, vibre pour le cinéma parlant, écoute la radio clandestine: Ressens le New-York des années 1920, Luca Di Fulvio te livre une fresque tumultueuse faite de rage et d’envie! Tant de vies fracassées sur le seuil de la violence, et pourtant, toujours ce regard tourné vers le dépassement de soi, toujours à chercher à vaincre l’intolérance, toujours à croire en un matin lumineux…Les pieds dans la misère, mais le bras tendu vers la lune…

Rien n’est une évidence dans ces pages, ni la trame, ni les destins. 900 pages de tourments, d’amitié, d’élans et de violence qui se fracturent sur un début de siècle en pleine expansion…Rêves et Réalités s’affrontent dans les regards noirs, Libertés et Désespoirs s’arrachent à coup d’affrontements musclés, Différences et Espoirs se lient dans les cœurs sombres…L’amour, n’aura jamais été plus belle conquête, l’espoir, plus intense ligne de conduite…

Cette lecture est un condensé d’émotions fortes, contradictoires, surprenantes, vibrantes, mielleuses, violentes…Luca Di Fulvio t’arrache ton cœur vierge, le roule dans la poussière de l’asphalte, et quand il a fini de jouer avec, par tant de sentiments forts , il te le rend un brin cabossé, mais rougeoyant de passion, et toi, pauvre lecteur, tu le regardes les yeux béats d’admiration et tu es juste ravi d’avoir ressenti, l’irrésistible plaisir du feu de la vie!

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

Les enfants de Venise, Luca Di Fulvio

Couverture Les enfants de Venise

Pourquoi je l’ai choisi:

J’avais enfin hâte de me faire mon avis sur cet auteur qui a bouleversé tant de cœurs…Hâte d’embarquer vers Venise en ce début d’été, pour mieux voyager dans le temps et les émotions….

Synopsis:

« Quand Mercurio s’était jeté dans le canal, Giuditta avait eu la tentation de le retenir. Ou de s’y jeter avec lui. Elle ne voulait pas renoncer à la sensation de sa main dans la sienne. Elle ne voulait pas renoncer à lui. Déjà, les nuits précédentes, dans le chariot, elle avait senti une forte attraction pour les yeux de cet étrange garçon. Qui était-il ? Il n’était pas prêtre, il le lui avait avoué. Quels mots avait-il dits en sautant du bateau ? Elle se souvenait à peine. Sa tête se faisait légère. “Je te retrouverai”, voilà ce qu’il avait dit. »

Ce que j’ai ressenti: ♫Je te promets une histoire différente des autres, J’ai tant besoin d’y croire encore…♫

« Il n’y a pas de rêves trop grands… »

Drôle d’impression que de vouloir toujours rester dans un livre, avoir envie de le terminer et en même temps ne jamais vouloir qu’il se finisse…J’aurai voulu rester à voguer indéfiniment à Venise, ramasser mon cœur en miettes que j’ai dû sans doute perdre sur un pavé, prendre la main d’un enfant des rues et lui offrir la douceur d’un regard…Peut-être oserais-je même vous chuchoter que ce livre est un chef d’œuvre, qu’il m’a tellement émue que je peux affirmer que c’est un de mes plus grands coups de cœurs littéraires, que la plume de cet auteur est si emplie de passion, que j’ai cru défaillir lors de ce moment de lecture, mourir un peu plus pour mieux revivre l’instant d’après, et qu’en plus, elle monte en crescendo…Toute l’Italie est là: vivante, vibrante…

« La vie est simple. Quand elle devient compliquée, ça veut dire qu’on se trompe quelque part. Ne l’oublie jamais. Si la vie devient compliquée, c’est parce que c’est nous qui la compliquons. Le bonheur et la souffrance, le désespoir et l’amour sont simples. Il n’y a rien de difficile. »

Il a ce goût du premier amour, celui de deux adolescents qui passent de l’enfance à l’âge adulte, et qui aime démesurément, presque avec cet élan si intense qu’il en devient dangereux, mais aussi qui va au delà de toute forme d’obstacle, qui combat dans un battement palpitant commun…L’amour tragique ou la tragédie de l’amour, en fait, peu importe c’est ce qui soulève les cœurs…En voici deux, de cœurs purs, qui d’un regard ouvre l’infiniment beau, l’infiniment romantique et qui même, cent fois contrarié se retrouvent toujours…Il y a comme une urgence à s’aimer ainsi, comme si cette intensité qui les submerge pouvait aussi bouleverser les mentalités…

« L’amour nourrit et engraisse. La haine consume et creuse. L’amour enrichit, la haine soustrait. »

Les enfants de Venise, et particulièrement ce quatuor de personnages apporte un souffle de candeur et de vie, pour mieux apprivoiser cette lumière d’innocence au milieu de cette misère écrasante. Mercurio est un magnifique personnage, ce petit arnaqueur vous volera aussi votre cœur, tant son intention de grandeur, est sincère. Il trompe avec panache, il se trompe avec naïveté , mais il a toujours cette flamme d’honneur qui l’anime envers et contre tout, et curieusement, il contamine dans le Bien, son entourage…Cette petite graine, est sûrement né, dans la boue fangeuse, mais il fleurit dans notre esprit, comme un petit trésor d’idéalisme…Avec ses quatre orphelins, on explore toutes les couches sociales de cette ville en expansion, et avec leur regard neuf, les failles sont encore plus perceptibles, plus malignes encore, peut être plus féroces pour notre esprit…Toute cette violence, cet éclat de chaos, cette misère, leur destin et les chemins qu’ils empruntent n’en sont que plus passionnant à suivre…

« Devenir riche, ça ne veut rien dire. Tu dois vouloir quelque chose qui nourrit le cœur. Ou tu mourras à l’intérieur. »

Luca Di Fulvio a su insuffler la passion dans cette Histoire, nous faire revivre avec émotion le Venise du XVIeme siècle, avec tout le cadre politique, religieux et social. Antisémitisme, jeux de pouvoirs, corruption, inégalités et injustices sont le quotidien de cette Italie en proie au fanatisme, et cette faille entre l’Etat et l’Eglise voit ses pires détracteurs…Arpenter ses pages, c’est revivre le poids de l’Inquisition, se confronter à la pauvreté, respirer de cette misère infâme et porter un regard sans doute plus profond dans ces eaux salies par le sang de l’intolérance. Autant vous le dire de suite avant que vous ouvriez ces pages: une lecture qui ne laisse pas indemne, tellement belle qu’elle vous renversera, tellement intense que vous voguerez au souffle de la Liberté…

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les éditions Slatkine et Compagnie pour l’envoi de ce livre! J’ai rarement lu, livre plus beau que celui ci! Merci de votre confiance, ce fut une révélation cet auteur…

L’ombre du pouvoir, Fabien Cerutti.

Couverture Le bâtard de Kosigan, tome 1 : L'ombre du pouvoir

Pourquoi je l’ai choisi:

J’avoue que la couverture accroche bien l’œil par son dynamisme mais quand j’ai vu que le synopsis annonçait des princesses elfiques, j’étais plus que partante de me lancer dans cette découverte! Une lecture qui rentre dans mon petit challenge!

Synopsis:

Le chevalier assassin, Pierre Cordwain de Kosigan, dirige une compagnie de mercenaires d’élite triés sur le volet. Surnommé le « Bâtard », exilé d’une puissante lignée bourguignonne et pourchassé par les siens, il met ses hommes, ses pouvoirs et son art de la manipulation au service des plus grandes maisons d’Europe.

En ce mois de novembre 1339, sa présence en Champagne, dernier fief des princesses elfiques d’Aëlenwil, en inquiète plus d’un. De tournois officiels en actions diplomatiques, de la boue des bas fonds jusqu’au lit des princesses, chacun de ses actes semble servir un but précis.

À l’évidence, un plan de grande envergure se dissimule derrière ces manigances. Mais bien malin qui pourra déterminer lequel…

Ce que j’ai ressenti:…Jeux d’ailes et d’épées…

Autant vous le dire tout de suite, j’ai adoré le personnage principal! Le Bâtard de Kosigan est un filou de première, quasi irrespectueux des conventions, secret et manipulateur, charmeur et irrésistible, plus intelligent que ce que ses adversaires peuvent croire!  Donc, à suivre un bout-en-train avec une épée à la main et de sacrées cartes dissimulées dans son jeu de pouvoir, cela nous donne une lecture énergique et pleine de rebondissements chevaleresques!

« Plus grands sont les pouvoirs que l’on cherche à contrôler et plus grandes sont les contreparties que l’on doit être prêts à concéder pour les obtenir. »

Mercenaire émérite, et sacré adversaire en joute, ce Bâtard à la réputation sulfureuse, va séduire les femmes, mais va mener la vie dure aux hommes! Surtout qu’il possède quelques jolis avantages attribués par la Nature et, en fricotant avec les Elfes, il se peut que ces pouvoirs en seront sûrement augmentés, mais cela il faudra sans doute le vérifier avec la suite que je suis déjà impatiente de découvrir! En tout cas, c’est lui qui mène la danse, et même en situation délicate, il sort son épingle du jeu, grâce à son équipe tout aussi truffée de talents que son chef!

« Dieu est au cœur de chaque homme, apparemment. Mais, la plupart du temps, il demeure trop bien caché pour qu’on puisse le trouver. »

J’ai une passion pour le Moyen-Age et ici, je trouve que l’auteur rend bien cet esprit de stratégies et de complots en ces périodes troubles de lutte pour le Pouvoir et le Règne, avec ses mariages arrangés, ses trahisons et meurtres commandités. Ces jeux d’honneur et ses duels à l’arme blanche auront toujours ce charme particulier qui rende palpitante cette lecture. Les scènes de combats sont vivantes, les alliances se font et se défont au gré du son trébuchant de l’or des bourses, mais la victoire reste incertaine et tout est question de timing, très serré…

« Celui qui vit par l’épée finit presque toujours par s’en prendre une dans le ventre. Il y a là comme une sorte de règle. »

J’ai bien sûr été agréablement surprise de trouver dans cette revisite historique, une pointe féérique! Parmi les bassesses humaines, ses elfes donnent une certaine envolée pleine de charme et de magie. Je suis enchantée du projet de la Comtesse Elfique Catherine, et il me tarde d’en savoir plus…

La Magie est de ses pages, le Féérique tournoie en robe aussi à ses tournois de croisées d’épées, sans compter que l’impertinence pétillante des dialogues et la croisade fantastique nous donne un spectacle en mille mots et couleurs. Un roman d’aventure comme on les aime!

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier les éditions Folio SF pour l’envoi de ce livre! Ce fut une lecture palpitante!

 

Les dieux du tango, Carolina De Robertis.

Couverture Les Dieux du tango

Pourquoi je l’ai choisi:

J’ai été séduite immédiatement par le synopsis, et j’avais hâte de connaître les débuts du Tango…Je remercie d’ailleurs chaleureusement Babélio ainsi que les éditions Cherche Midi pour l’envoi de ce livre! J’ai trouvé la couverture magnifique!

Synopsis:

Février 1913. Leda a dix-sept ans. Elle quitte son petit village italien pour rejoindre en Argentine son cousin Dante, qu’elle vient d’épouser. Dans ses maigres bagages, le précieux violon de son père.
Mais à son arrivée, Dante est mort. Buenos Aires n’est pas un lieu pour une jeune femme seule, de surcroît veuve et sans ressources : elle doit rentrer en Italie. Pourtant, quelque chose la retient… Leda brûle d’envie de découvrir ce nouveau monde et la musique qui fait bouillonner les quartiers chauds de la ville, le tango, l’envoûte. Passionnée par ce violon interdit aux femmes, Leda décide de prendre son destin en main. Un soir, vêtue du costume de son mari, elle part, invisible, à travers la ville.
Elle s’immerge dans le monde de la nuit, le monde du tango. Elle s’engage tout entière dans un voyage qui la mènera au bout de sa condition de femme, de son art, de la passion sous toutes ses formes, de son histoire meurtrie. Un voyage au bout d’elle-même.

Les personnages:

Leda, jeune fille timide, seule dans un autre pays par la force du Destin, elle prendra son courage à deux mains et son instrument pour faire de son rêve une réalité…Elle aurait pu être un coup de cœur par la force de son courage et sa détermination, mais finalement, je l’ai trouvé un peu trop effacée, il m’a manqué un tout petit quelque chose pour qu’elle soit chère à mon cœur…Pour autant, elle nous ouvre avec délicatesse, ce monde d’hommes…

Ce que j’ai ressenti:…Une danse en demi-teinte…

« Dans le plus grand des silences, elle jeta ces pensées à la face de la nuit.
Et la nuit dressa une barricade d’étoiles. « 

Quand j’ai vu ce titre et cette couverture avec ces fleurs rouges énormes, je m’attendais à plus de musique, plus de divin, plus de rougeoyante robes…C’est vrai que ce livre retrace la naissance du Tango, avec diverses influences, et multiples adaptations, mais j’attendais peut être qu’il prenne plus, le devant de la scène, plus de résonances, plus de légendes…Que ce violon de Naples joue avec plus d’intensité…

« On fait avec ce qu’on a pour tenir le chaos à distance, disait La Strega. Et le chaos est partout. On en a jamais fini avec ça. »

Carolina De Robertis a une plume délicate, féminine, poétique. J’ai pris beaucoup de plaisir à lire certains passages aux envolées musicales et lyriques, mais surtout très sensuelle, à l’image du Tango…En nous faisant vivre à travers son héroïne non conventionnelle, sa passion pour cette musique, on retrace les origines même de cette danse des conventillo, son imprégnation des bas-fonds de Buenos Aires, sa force dans cet esprit de liberté…Les nuits en Argentine sont muy caliente en ce début de siècle

« Toutes les créatures sur Terre dorment le jour ou la nuit, mais Buenos Aires ne dormait jamais. C’était donc une créature qui n’était pas de ce monde. »

Ce roman parle de déracinement, de la recherche perpétuelle de son identité. Leda jouera tous les codes, prendra tous les chemins de traverses pour essayer de trouver sa place dans ce pays en plein essor, où trop d’étrangers voient trop grand, ce rêve des Amériques…Dans la musique, et par son instrument, elle aura l’impression qu’elle pourrait bien faire entendre un son qui mettrait tout le monde d’accord, qui réunirait sur la piste tous les corps, qui ferait pourquoi pas danser Les Dieux du Tango, eux même…

 « La musique était une flèche qui transperçait les murs les plus épais. La musique faisait oublier les inégalités. La musique transcendait les siècles. C’était le nectar des démons, l’ambroisie de Dieu. »

Ma note Plaisir de Lecture  7/10

Les Mystères d’Avebury, Robert Goddard.

Les mystères d'Avebury par Goddard

Les souvenirs peuvent parfois être aussi irréels que l’imagination.  

Pourquoi je l’ai choisi:

Rien que le mot Mystères avec une majuscules, ça me fait rêver…Je ne peux résister à cette très belle couverture et m’enfoncer dans cette forêt sombre….

Synopsis:

Été 1981. Un mystérieux correspondant a donné rendez-vous dans un petit village du Wiltshire à David Umber, un jeune étudiant, pour lui transmettre des informations inédites sur le sujet de sa thèse. Alors qu’il l’attend, David est témoin d’un fait divers qui va bouleverser son existence. Trois jeunes enfants qui se promenaient avec leur baby-sitter sont victimes d’une terrible agression. Un homme kidnappe Tamsin, deux ans, et s’enfuit à bord de son van. Alors qu’elle essaye de s’interposer, la petite Miranda, sept ans, est percutée par le véhicule. Tout se passe en quelques secondes. David, comme les deux autres témoins de la scène, n’a pas le temps de réagir. À peine peuvent-ils donner une vague description de l’agresseur. 

Printemps 2004, Prague. Après une histoire d’amour avortée avec la baby-sitter des enfants, David, qui a tout quitté pour refaire sa vie, est contacté par l’inspecteur Sharp, chargé à l’époque de l’enquête. Sharp lui demande de l’accompagner en Angleterre pour essayer de faire enfin la lumière sur la disparition de Tamsin. Littéralement hantés par cette affaire, les deux hommes reprennent un à un tous les faits. Bientôt, de nouvelles questions se posent sur la configuration des lieux, sur la présence des témoins, sur la personnalité des victimes. Le drame cache encore bien des secrets et ce nouvel éclairage risque fort d’être meurtrier. 

Ne voit-on jamais que ce que l’on a envie de voir ? Dans les histoires d’amour comme de meurtre, la réalité est souvent bien différente de ce qu’on aimerait qu’elle soit. À la façon de Ne le dis à personne, de Harlan Coben, le maître du thriller britannique tisse une intrigue passionnante où les rebondissements se succèdent sans répit jusqu’à la résolution finale. 

Ce que j’ai ressenti:

Les Mystères d’Avebury… Mais quelle jolie invitation pour démêler les zones d’ombres de ce village tranquille. Un village où les pierres peuvent vous entourer d’une certaine magie ancienne, mais où elles ne protègent pas les innocents…Avebury, théâtre d’un drame qui va bouleverser ses témoins pour toute leur vie…

« Tout commence, donc, dans un paysage où l’inexpliqué et l’inexplicable se confondent, où les témoignages d’un lointain passé, construit par l’homme, se rient du monde réglé et ordonné que voudrait être l’insaisissable, l’éphémère présent. »

J’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir cet auteur qui non seulement nous donne un bon thriller, mais en plus nous fait vivre une surprenante histoire familiale, et qui, en plus de cela, inclut son intrigue dans un contexte historique avec un secret à la clef…Tout un programme de bonne lecture et un page-turner incroyable! Depuis toujours, j’aime savoir les secrets, connaître les dessous de l’Histoire, ce qu’on nous cache derrière cette poudre aux yeux qu’on veut bien nous envoyer…Pour tout cela, je pense que cet auteur sera maintenant dans ma ligne de mire et prendra une plus grande place dans mon planning de lecture! Je me suis régalée autant en émotions qu’en réflexion personnelle. Jouer aux détectives historique aux côtés de Robert Goddard, c’est aussi agréable que de se réchauffer au thé So British

« Peut être qu’un ancien flic n’était jamais plus heureux que quand il posait des questions, quelles que soient les réponses qu’il obtenait. »

Avebury Wiltshire

Comment vous dire?! Cette ambiance…Cette atmosphère…Ces Mystères…Je ne voudrais pas gâcher la surprise, alors je vous le dis juste:  Quel thriller! En s’inspirant de ce Henge, l’auteur redonne de sa superbe à ce monument ancien en créant une sorte de jeu d’espace temps modulable, où les destins s’entremêlent. Il le fait vivre dans la force de ces personnages attachants, il lui souffle cet air mystérieux avec les écrits épistolaires de ce Junius, il le rend palpitant dans cette enquête et ces secrets familiaux…On déterre les pierres, autant que les damnés. Les écrits n’auront jamais été plus expressifs, même dans leur langage codé, plus mortel aussi…Entre faux-semblants et usage de faux, l’ombre devra user de toutes ses qualités pour faire toute la lumière sur cet événement qui a changé radicalement sa vie…

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les Editions Sonatine pour l’envoi de ce livre! Ce fut une lecture très intéressante!

lu-en-part-avec-la-me

c26ac-sonatine_logo

Royaume de vent et de colères, Jean-Laurent Del Socorro.

Couverture Royaume de vent et de colères

Pourquoi je l’ai choisi:

J’avais repéré ce livre sur Babélio, où les avis sont tous plus enthousiastes les uns que les autres…Et puis, il a été proposé en Masse Critique…J’ai été ravie d’être sélectionnée pour cette lecture! Merci donc à l’équipe Babélio et aux éditions J’ai lu pour l’envoi de ce livre!

Synopsis:

1596. Deux ans avant l’édit de Nantes qui met fin aux guerres de Religion, Marseille la catholique s’oppose à Henri IV, l’ancien protestant. Une rébellion, une indépendance que ne peut tolérer le roi. À La Roue de Fortune se croisent des passés que l’on cherche à fuir et des avenirs incertains : un chevalier usé et reconverti, une vieille femme qui dirige la guilde des assassins, un couple de magiciens amoureux et en fuite, et la patronne, ancienne mercenaire qui s’essaie à un métier sans arme. Les pions sont en place. Le mistral se lève. La pièce peut commencer.

Ce que j’ai ressenti:…Quand le Mistral souffle de colère…

Un royaume mis à sac par la guerre de religion, un saut dans le temps conséquent, une ville d’indépendance, un brin de magie: autant dire que le cocktail avait de quoi m’attirer!

« Les plaies se referment et les os se ressoudent, mais enlève-moi l’honneur et je ne vaudrai guère plus qu’un chien. »

Marseille, la belle…Marseille, la rebelle…C’était presque une évidence de lire ce livre de Jean-Laurent Del Socorro! Il nous la rend tour à tour charmante, dangereuse, mystique, magique, colérique. 5 adjectifs comme les doigts d’une main, et cette main se referme sur un complot qui refoule des odeurs nauséabondes politiques et religieuses. Inutile de dire que ça gronde pas mal dans les rues du Panier, et Marseille vibre, et n’aura pas peur de faire couler le sang jusqu’au port, qu’il en ferait changer la couleur de ses eaux…Marseille, l’insoumise…

« Oui, demain Marseille deviendra folle, la tempête soufflera plus fort encore pour abattre ses murs comme un château de cartes. »

Les personnages sont la partie immergée de ce conflit, les acteurs de l’ombre. 5 comme les doigts d’une main, qui feront justement changer la Main du Destin, en enrayant tels des grains de sables, les rouages du pouvoir français. Ils sont aussi forts que le mistral, d’une froideur à couper à couper au couteau, mais le cœur bouillonnant…Tour à tour mis en lumière, leurs petits talents personnels nous éblouissent au milieu de ses ténèbres…La Roue de la Fortune livre sa plus belle galerie rotative de personnages forts et attachants…

« Lire et écrire, ça sert à être libre Axelle. Moi, j’sais pas lire. Toi, tu n’auras besoin de personne pour déchiffrer les mots. Tu feras seule tes propres choix. »

De par sa construction originale, ce roman est un vrai plaisir de lecture! C’est à la fois court, percutant et précis, bourré d’humour aussi, mais l’auteur arrive surtout à saisir toute une époque, à retranscrire toute une ambiance de sang et de chaos saisissante! Et si on se réjouit d’en savoir plus le contexte de guerre qui ont fait rage en ces temps anciens, il n’en reste pas moins que l’on a aussi une touche de magie qui nous ensorcelle…La force du Tarot de Marseille va battre ses cartes sur l’échiquier politique, et ses figures ont plus d’un tour dans leur sac, et les mains armées…

Il ne faut qu’une main, 5 doigts pour tenir cette petite pépite de science-fiction, et vous dire au cas, où il vous manquerait encore une bonne raison, que c’est un coup de cœur!!!

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

 

Carnaval, Ray Celestin.

Couverture Carnaval

Pourquoi je l’ai choisi:

J’ai gagné ce livre grâce à une blogueuse passionnée : Critiquesdeyuyine et je la remercie encore pour ce concours!!!Sitôt reçu en main, j’ai une proposition de Lecture Commune « dans l’instant », que je ne pouvais refuser, puisqu’il s’agit de mes copines de modération du compte Instagram Lu et Adoré! (Je vous en parlerai très bientôt dans un prochain post…;).) Voilà comme on se retrouve à bousculer son planning de lecture et attraper en cours une LC….

L’avis de Claire sur le blog Surbookee.com : ici!

L’avis de Laurie sur le blog La bibliotheque de Laurie: ici!

Synopsis:

Au coeur du Sud profond, La Nouvelle-Orléans, construite sur des marécages en dessous du niveau de la mer, a toujours été aux prises avec tornades, inondations et épidémies de toutes sortes. La nature du sol en fait une cité qui s’affaisse, où les morts ne peuvent être enterrés. Alligators, serpents, araignées hantent ses marais. Nombre de menaces ont toujours plané au-dessus de la ville. Et pourtant…
Lorsqu’en 1919 un tueur en série s’attaque à ses habitants en laissant sur les lieux de ses crimes des cartes de tarot, la panique gagne peu à peu. On évoque le vaudou. Les victimes étant siciliennes, les rivalités ethniques sont exacerbées. Un policier, Michael Talbot, un journaliste, John Riley, une jeune secrétaire de l’agence Pinkerton, Ida, et un ancien policier tout juste sorti de prison, Luca D’Andrea, vont tenter de résoudre l’affaire. Mais eux aussi ont leurs secrets… Alors qu’un ouragan s’approche de la ville, le tueur, toujours aussi insaisissable, continue à sévir. Le chaos est proche.

Ce que j’ai ressenti:…Invitation sombre dans les rues de la Nouvelle-Orléans…

Tout d’abord, je tiens à dire que j’adore la couverture! Oui, j’ai un petit faible pour les têtes de mort, allez savoir pourquoi ^^Et en peu de mots, elle entre dans mon viseur : Nouvelle-Orléans, Musique, Tueur….Il n’en fallait pas plus pour m’appâter…

« J’aime beaucoup le jazz. Aussi je jure par tous les diables résidant dans les Enfers, que seront épargnés tous ceux dont la demeure dansera au rythme d’un groupe de jazz. »

Et à l’ouverture de ses pages, l’annonce que la lettre du Tueur à la hache est authentique…Ca te file un de ses frissons, déjà, avant même de commencer…

« Je ne suis pas un être humain mais un esprit et un démon venu du tréfonds bouillonnant de l’Enfer. » Le Tueur à la hache.

J’ai adoré le charme de cette ville, aux multiples noms. Ville de tous les mélanges. Ville aux influences puissantes. La Nouvelle-Orléans, racontée par cet auteur est une invitation au voyage, une jolie façon de se remémorer son Histoire et ses dangers. D’autant plus sombre, qu’elle se situe dans les années où le racisme sévit grandement. Cette ville m’a toujours fascinée, on sent comme une ambiance entre superstitions et musique omniprésente, qui l’a rend presque envoutante. Autant dire que les descriptions de cet univers particulier ajoute un vrai plus à ce polar historique. Elle devient presque un personnage à part entière, tellement son influence est forte.

« La Nouvelle-Orléans est à la fois un miracle et la preuve de la ténacité de l’homme. C’est comme cela que la ville a gagné ses surnoms. »

On suit donc un trio de personnages, à la recherche d’un Tueur sanguinaire qui utilise des cartes de tarot pour signer ses crimes. Toujours à jouer sur les multiples vagues immigrantes, l’auteur réussit à brouiller les pistes évidentes, et nous donner un policier efficace mais très empreint de cette magie noire, qui effraie et soigne les maux. Le Vaudou ensorcelle encore ses habitants, mais ce Tueur à la hache est une sérieuse épine dans ces jeux de pouvoirs, et tous se démènent pour trouver cet assassin sans visage…

-Tu sais, on a un proverbe en Haïti : Complot plis fort passe ouanga.
(…)
-Ca veut dire : « le complot est plus fort que la sorcellerie. »

Si vous voulez mettre les pieds dans un marécage, sentir les odeurs nauséabondes du sang et de la pauvreté, voir un peu de pays, et écoutez un peu de bonne musique endiablée, laissez vous séduire par Carnaval! Un bon petit pavé dépaysant et bourré d’ouragans maléfiques…

Ma note Plaisir de Lecture  8/10

Jours Barbares, William Finnegan

Couverture Jours Barbares

Pourquoi je l’ai choisi:

Avec ce synopsis et une folle envie de voyage, je ne pouvais pas passer à côté de cette histoire…Belle pioche trouvée sur les réseaux sociaux…

Synopsis:

Le surf ressemble à Un sport, un passe-temps. Pour ses initiés, c’est bien plus : une addiction merveilleuse, une initiation exigeante, un art de vivre. Élevé en Californie et à Hawaï, William Finnegan a commencé le surf enfant. Après l’université, il a traqué les vagues aux quatre coins du monde, errant des îles Fidji à l’Indonésie, des plages bondées de Los Angeles aux déserts australiens, des townships de Johannesburg aux falaises de l’île de Madère. D’un gamin aventureux, passionné de littérature, il devint un écrivain, un reporter de guerre pour le New Yorker. À travers ses mémoires, il dépeint une vie à contre-courant, à la recherche d’une autre voie, au-delà des canons de la réussite, de l’argent et du carriérisme ; et avec une infinie pudeur se dessine le portrait d’un homme qui aura trouvé dans son rapport à l’océan une échappatoire au monde et une source constante d’émerveillement. Ode à l’enfance, à l’amitié et à la famille, Jours Barbares formule une éthique de vie, entre le paradis et l’enfer des vagues, où l’océan apparaît toujours comme un purgatoire. Un livre rare dont on ne ressort pas tout à fait indemne, entre Hell’s Angels de Hunter S. Thompson et Into The Wild de Jon Krakauer.

William Finnegan a acquis ses galons de journaliste lors de la guerre civile au Soudan, en Afrique du Sud pendant l’Apartheid, dans les Balkans ou à Mogadiscio. Ses reportages sur les théâtres d’opérations sont le fruit de longues immersions et de patientes observations, ou, comme il aime à le résumer : “Je fouine, je parle aux gens, j’attends.” Il a reçu en 2016 pour Jours Barbares le prestigieux Prix Pulitzer.

Ce que j’ai ressenti:… Screamer de coup de cœur

« Les surfeurs sont des fétichistes de la perfection. »

Imaginez… Fermez les yeux… Et laissez la Vague Finnegan vous emporter…Il n’est lecture plus immersive, tempétueuse, dangereuse, mais aussi, plus follement addictive et sensationnelle…Du moment, où tu ouvres ces pages, tes pieds se posent sur la planche de surf de ce jeune gamin, et elle t’envoie dans les tourments de l’océan, te valdingue dans les déchaînements du temps, te transportent au delà des continents…Tu retiens ta respiration, tu vibres d’une fureur fébrile, tu ressens un vent de liberté, tu t’en prends plein la vue…Un voyage à l’intérieur des tubes et une splendeur extérieure à couper le souffle, racontés au rythme du reflux d’une vie épanouie, au contact de la mer…Génialissime!

« A l’instar des roses ou des diamants, les vagues sont des objets immuables de la nature. »

Tout l’enchantement de cette lecture tient à cette force d’écriture, au pouvoir incroyable qui te rend palpable toutes les sensations de ce sport exigeant. Même vertigineuses, ses descriptions sont époustouflantes! William Finnegan rend fabuleuses ses mémoires, avec cette passion de tous les dangers, cette invitation au voyage, cette petite porte ouverte pour comprendre cette envie démentielle de se confronter toujours, aux forces maritimes de la nature. Dans le ride, l’émerveillement , au top-turn, l’adrénaline, au Pull-out, la douleur...On fait le tour des émotions de ses hommes qui n’ont pas peur de se mouiller, qui osent défier les lois de la gravité avec leurs planches sur des hauteurs instables, qui affrontent vents et marées…Plus de 500 pages, pour saisir toute l’immensité d’une addiction aux chocs des vagues…

« Le nouvel idéal émergeant était la solitude, la pureté, la perfection des vagues, loin de la civilisation.(…) C’était une piste qui nous éloignait de la citoyenneté au sens archaïque du terme, pour nous conduire vers une frontière à demi effacée où nous pourrions vivre comme des barbares de la fin des temps. »

Journaliste de guerre, nous avons presque en vision trouble, le théâtre des pires conflits mondiaux cachés derrière ses lignes. On devine la violence, elle est là, sous-jacente, mais l’auteur décide de nous parler que de beauté. C’est un homme avant tout, qui se frotte au danger, autant dans son métier que dans sa passion : il a comme une urgence dans sa manière de vivre, il a en lui, une fureur tranquille à louvoyer aux quatre coins du monde et affronter les aléas de la vie. Chaque vague se teinte du panorama d’une ville, chaque article s’empreinte des larmes versées, mais toujours le plaisir salvateur de la glisse…C’est un fascinant tour de force que de rendre ses océans démontés, un lieu de rendez-vous d’amitié et de félicité…

« On ne peut que haïr la façon dont le monde tourne. »

C’est une lecture qui ouvre sur le monde, ses joyaux et ses atrocités. Un récit de vie intense et mouvementé…Un roman qui te tient éveillé la nuit, et qui t’attire irrésistiblement vers les flots, le jour. L’appel du large devient violent et libérateur…Jours Barbares est un coup de cœur!

« L’enchantement me porterait là où il voudrait. »

Petit plus: Merci pour le glossaire du surf à la fin!

 

 

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

Remerciements :

Je tiens à remercier chaleureusement Les éditions du Sous-Sol pour l’envoi de ce livre! Ce fut une lecture captivante!

 

logo-Editions-du-sous-sol

 

 

La fin de l’histoire, Luis Sepulveda.

Couverture La fin de l'histoire

Pourquoi je l’ai choisi:

C’était une totale surprise qui était dans ma boite aux lettres…Merveilleuse surprise: Un auteur et une maison d’éditions que je voulais tenter depuis un moment…Merci infiniment à Alina Gurdiel pour sa confiance et l’envoi de ce livre…

Synopsis:

Juan Belmonte a mené toutes les batailles de la fin du xxe siècle sur le continent sud-américain, d’abord aux côtés d’Allende, puis des sandinistes au Nicaragua. Depuis des années il a déposé les armes et vit en Patagonie près de la mer avec sa compagne, Verónica, qui ne s’est pas encore complètement relevée des tortures qu’elle a subies sous la dictature de Pinochet.Mais son passé le rattrape, et les services secrets russes qui connaissent ses talents d’agent clandestin et de sniper vont le forcer à leur prêter main forte.À l’autre bout du monde, un groupe de cosaques nostalgiques a décidé de libérer le descendant du dernier ataman, Miguel Krassnoff. Fils des cosaques russes qui ont participé à la Deuxième Guerre mondiale dans les régiments ss, Krassnoff est devenu général de l’armée de Pinochet, avant d’être emprisonné à Santiago pour sa participation à la répression et à la torture pendant la dictature militaire.Et Belmonte a de bons motifs de haïr “le cosaque”, des motifs très personnels.

Ce que j’ai ressenti:…Une fin d’histoire sous haute tension…

Avec ce livre , je découvre un auteur avec une plume magnifique, qui nous raconte toute la noirceur du monde. Ce polar, on ne peut plus sombre, nous transporte d’une contrée à une autre, dans les plus grands conflits du XXe siècle. Les pires horreurs sont commises pendant les guerres, de génocides en tortures, tout est prétexte à la violence inouïe,  et c’est sur ce fond d’Histoire, que Luis Sepulveda nous livre La fin de l’histoire. Avec talent, il intègre la fiction dans ce lourd passé qui oppose le Chili à la Russie, et nous livre dans ce court roman, une puissance d’écriture et un tour d’horizon sanglant, dans une ultime mission d’espionnage palpitante.

« La littérature raconte ce que l’histoire officielle dissimule. »

Juan Belmonte, est un guérillero, plus qu’un torero, mais il est retranché maintenant en Patagonie, essayant de réparer les blessures indéfectibles de sa bien aimée…Mais quand on est maître dans son domaine, et que votre ombre vous poursuit, fatalement, les vautours se rappellent à votre souvenir, et il est obligé de rempiler pour une dernière mission…C’est un personnage  fort, auquel on se lie, malgré son passé sombre… Il a cette petite lumière, ce brin d’humanité qui nous fait trembler à ses côtés, même s’il a le coup sûr du sniper aguerri…

« Quelles que soient les routes que l’on prend, l’ombre de ce que nous avons été nous poursuit avec la ténacité d’une malédiction. « 

Je pense que si cette lecture a été aussi percutante, c’est que l’on sent entre les lignes, un certain vécu, une déchirure à parler de ce climat chilien irrespirable, à subir la tyrannie et la folie de certains hommes enivrés de pouvoir. Krassnof, c’est l’ombre noire aux mains rougies de tout ce sang versé, et Luis Sepulveda, attire notre regard dans cette lunette de sniper, pour dénoncer les agissements d’un dictateur sans scrupule. Il se fait un devoir de mettre en lumière l’horrible réalité historique, avec un humour noir et une ritournelle poétique, et cette lecture devient de ce fait, une étonnante plongée dans les services secrets russes et un polar noir captivant.

-La vérité, c’est qu’on va se faire un petit plaisir que l’Histoire semblait nous avoir refusé pour toujours, tovaritch. On va écrire la fin de l’histoire.

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 9/10

Ramses, Le fils de la lumière, Christian Jacq

Couverture Ramsès, tome 1 : Le Fils de la lumière

Pourquoi je l’ai choisi:

J’attaque enfin ma première lecture pour le petit Challenge Automne Pharaonique que j’ai lancé sur le blog!!!!Et, il semblait évident de faire une place de choix à Christian Jacq…

Synopsis:

Ramsès. Son nom incarne l’éclat et la puissance de la civilisation pharaonique. Fils du soleil et du dieu vivant, il a régné pendant plus de soixante ans et porté l’Egypte à un degré de grandeur jamais atteint dans l’Histoire. Pour l’heure, l’enfant-dieu n’a que quatorze ans. Comment succédera-t-il au pharaon Séthi, son père? Quelles seront les étapes surprenantes de son initiation secrète ? Saura-t-il choisir entre Iset la Belle et la mystérieuse Néfertari ? Dans sa marche vers le trône, Ramsès ne peut compter que sur de rares amis : Améni, le scribe, Sétaou, le charmeur de serpents, et Moïse, son condisciple hébreu. Romancier magique, Christian Jacq sort l’Antiquité des manuels scolaires, et offre au lecteur un immense territoire de rêve, d’action et de poésie.

Ce que j’ai ressenti:…♫Souvenirs, ♫souvenirs♫….

Christian Jacq, il m’a fait rêver ,étant adolescente, de l’Egypte. Tant de passions dans ses écrits qu’il nous la fait vivre et ressuscite le temps d’un livre toute la grandeur des pharaons. C’est sans doute un peu grâce à lui, si mon plus grand désir était de toucher les fameuses pyramides, et d’avoir pu le réaliser, il y a quelque temps….Donc, oui, cet auteur est particulier pour moi, et, ouvrir mon challenge avec Christian Jacq, était une évidence…

Dieu avait créé le désert pour que l’homme se taise et entende la voix du feu secret.

Ramsès est une saga en 5 tomes, et dans Le fils de la lumière, nous avons toute la jeunesse et l’apprentissage d’un jeune prince, sous l’aile de Sethi. Que de belles descriptions, que de jolies valeurs véhiculées et apprises à côté de ce grand roi, que de beauté dans ces paysages et dans ses lignes…Mais le Pouvoir n’est pas de tout repos, il faut d’abord survivre aux autres, avant de penser à se repaître de puissance. L’Egypte des pharaons est une période de jeux princiers et de lutte pour cette fameuse divinité, et ce n’est pas de tout repos pour les aspirants…

L’homme détruira tout autour de lui , y compris ses semblables, le fort anéantira le faible, l’injustice triomphera, la violence et la laideur s’imposeront partout.

C’est sous un soleil accablant et une chaleur étouffante que se jouent les pires complots et jeux de manipulations pour empêcher ce jeune homme aux nombreuses qualités d’accéder à la place suprême: Pharaon de l’Egypte. Et bien sur, ses petites mesquineries et grands stratagèmes sont de véritables rebondissements passionnants  qui en font une lecture très agréable! Il me tarde de lire la suite, car elle présage encore plus de piment, et autant de violence latente, ne peut que se transformer en affrontements musclés.

Petit homme ridicule face au mystère et à la grandeur du site , il perçut néanmoins la présence d’un au-delà qui nourrissait au lieu de détruire .

On s’attache à cet adolescent humble, mais plein d’ambitions, et ce premier tome est une belle aventure à suivre en pays égyptien, ou Sagesse s’oppose à Guerre, ou même la fratrie n’est jamais une place tranquille, et où l’amour prend une place surprenante….

Tu te cachais dans ma main comme une étoile ;aujourd’hui , j’ouvre les doigts. Brille ou disparais.

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 8/10

image1 (2)

Previous Older Entries

Enter your email address to follow this blog and receive notifications of new posts by email.

Rejoignez 180 autres abonnés