Le pays des rêves oubliés, Lavinia Petti.

Couverture Le pays des rêves oubliés

Pourquoi je l’ai choisi :

J’ai eu l’immense chance de gagner ce titre par le biais d’un concours Instagram  lancé par la maison d’éditions du  Seuil, j’avoue que j’ai complètement craqué sur cette couverture et le titre évocateur…Merci pour ce concours, j’ai découvert de ce fait, une de mes plus jolies lectures de 2017!

Synopsis :

« Il faut du courage pour oublier. Mais se souvenir… se souvenir, c’est le vrai supplice des êtres humains. Je me suis toujours demandé comment un homme peut vivre avec le fantôme de tout ce qu’il a été et le spectre de tout ce qu’il ne sera jamais. Il ne peut pas, voilà pourquoi il meurt. Nous ne vieillissons pas à force de vivre notre vie, mais à force de nous en souvenir. »

Les personnages:

Antonio Maria Fonte est un personnage qu’on adore détester, pour finalement, détester de l’adorer autant…Désagréable au possible, voire même irrespectueux, il n’attend plus rien de la vie, des relations sociales et encore moins de l’avenir…A presque 50 ans, il voudrait se laisser dépérir dans son petit « chez-soi », et surtout qu’on lui fiche une paix royale pour laisser courir son imagination d’écrivain…Mais quand l’imaginaire décide de lui jouer un tour, il n’a pas fini de lier et délier tous les fils qui tissent, toute une vie…

« Un homme sans passé, sans une histoire, est pire que mort. Il n’a jamais existé. »

Ce que j’ai ressenti:…Un émerveillement!

J’ai emprunté un chemin de brume sur des lignes de poésie et quand le brouillard s’est dissipé, il m’est resté un coup de cœur pour cette merveilleuse histoire…J’ai voulu retenir mes souvenirs d’oubli en prenant un temps exquis de patience pour cette lecture, juste pour ne pas sortir de ce Pays des rêves oubliés…Un mois presque à me délecter de cette ambiance entre onirisme et fantastique, entre réalité et imaginaire, entre écriture et néant enfoui, pour mieux apprécier l’univers riche que nous ouvre Lavinia Petti. Tout n’est que beauté et mystères dans ses pages, mais plus encore une belle quête d’identité avec de très jolies portes dérobées sur des questionnements intérieurs qu’on se plait à traverser tellement le voyage et le panorama imaginaire est époustouflant de métaphores…

-Il est toujours tard. Un océan d’or ne peut pas acheter une goutte de temps.

Il est des livres comme cela, qu’on se plaît à savourer, à arrêter volontairement pendant une période, pour ouvrir notre champ intérieur à recevoir, une belle histoire…Oublier, pendant un temps que le monde tourne à mille à l’heure et apprécier cet instant de lecture: où le regret est au centre de l’intrigue comme force et faiblesse, où les souvenirs deviennent perdus ou négociables comme un banal objet, où un vampire tente de capturer un voleur de brume, où même le nom qui nous définit peut disparaître…Tirnail, c’est le Pays des choses perdues, de toutes choses perdues…Du simple objet à nos plus grands espoirs déchus, d’une larme oubliée à nos plus intimes pensées inavouables, d’une lettre d’amour égarée à notre passé le plus douloureux…L’auteure a su créer un endroit unique, remarquable.

Si l’histoire prend son temps, pour mieux nous perdre dans ses illusions fantasmagoriques, j’ai été enchantée par cette expédition dans cet autre monde! Et puis, forcément, vient le point final de ce petit pavé réjouissant, et tu te rend compte que l’auteure a géré aussi bien, l’histoire personnelle de son personnage que l’univers parallèle qui s’ouvre subitement à lui, et qu’elle l’a fait avec brio, comme une magicienne, maître de son talent. Le réel embrasse l’irréel, et tu t’aperçois que tout est magie de mots, que raconter une histoire c’est aussi enchanter son public, que derrière le rideau pailleté se cache une réalité moins belle mais plus intéressante,  que l’on peut doser son degré d’imaginaire selon nos propres perceptions. En bref, qu’il était juste bon de se prendre dans les filets de ce Pays des Rêves Oubliés..

A lire et à relire, juste pour le plaisir!

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

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Le gang des rêves, Luca Di Fulvio.

Couverture Le gang des rêves

Pourquoi je l’ai choisi:

Sitôt fini Les enfants de Venise et après ce gigantesque coup de cœur, je n’ai pas pu résister à l’envie de découvrir son précédent roman. Ma tendre moitié a couru en librairie le jour même, car il a bien senti, qu’avec cet auteur là, il y avait eu une vraie révélation…

Synopsis:

New York! En ces tumultueuses années 1920, pour des milliers d’Européens, la ville est synonyme de « rêve américain ». C’est le cas pour Cetta Luminita une italienne qui, du haut de son jeune âge, compte bien se tailler une place au soleil avec Christmas, son fils. Dans une cité en plein essor où la radio débute à peine et le cinéma se met à parler, Christmas grandit entre gangs adverses, violence et pauvreté, avec ses rêves et sa gouaille comme planche de salut. L’espoir d’une nouvelle existence s’esquisse lorsqu’il rencontre la belle et riche Ruth. Et si, à ses cotés Christmas trouvait la liberté, et dans ses bras, l’amour?

Ce que j’ai ressenti:…Adoption d’un Gang et Déferlement d’émotions…

« Et les gens croient à mes histoires parce qu’ils aiment rêver. »

Diamond Dogs, c’est un gang, c’est un rêve…Que la lumière soit faite sur cette belle lecture, car elle mérite toute votre attention: Bonsoir New-York! Petit diamant brut de littérature, Luca Di Fulvio m’a encore conquise par son audace et sa passion! Laissez vous guider par cette belle voix qui vous susurre de rejoindre le Gang, elle ne veut que votre bien, et pourtant, il se chuchote aussi que cette voix, c’est le porte parole de l’obscurité, des rues mal famées, des jeunes gens non fréquentables…Mais Christmas compte bien jouer avec son destin, comme avec sa pièce d’un demi-dollar, et déjouer les pronostics malheureux qui menace cette jeune génération de l’immigration ! Un cheval fou et indomptable qui va faire des ravages sur les bords de Manhattan, mais qui insufflera aussi, sa force de persuasion…

New-York, et cette belle idée du « rêve américain », terre d’exil et de tous les possibles, terre d’accueil et tremplin dynamique vers l’artistique…New-York, comme scène de théâtre qui s’ouvre entre ombres et lumières, où la poussière côtoie les paillettes, où les gangsters effleurent l’amour…Enthousiasme-toi pour le théâtre, danse avec Fred Astaire, encanaille-toi dans les bas-fonds de la ville, vibre pour le cinéma parlant, écoute la radio clandestine: Ressens le New-York des années 1920, Luca Di Fulvio te livre une fresque tumultueuse faite de rage et d’envie! Tant de vies fracassées sur le seuil de la violence, et pourtant, toujours ce regard tourné vers le dépassement de soi, toujours à chercher à vaincre l’intolérance, toujours à croire en un matin lumineux…Les pieds dans la misère, mais le bras tendu vers la lune…

Rien n’est une évidence dans ces pages, ni la trame, ni les destins. 900 pages de tourments, d’amitié, d’élans et de violence qui se fracturent sur un début de siècle en pleine expansion…Rêves et Réalités s’affrontent dans les regards noirs, Libertés et Désespoirs s’arrachent à coup d’affrontements musclés, Différences et Espoirs se lient dans les cœurs sombres…L’amour, n’aura jamais été plus belle conquête, l’espoir, plus intense ligne de conduite…

Cette lecture est un condensé d’émotions fortes, contradictoires, surprenantes, vibrantes, mielleuses, violentes…Luca Di Fulvio t’arrache ton cœur vierge, le roule dans la poussière de l’asphalte, et quand il a fini de jouer avec, par tant de sentiments forts , il te le rend un brin cabossé, mais rougeoyant de passion, et toi, pauvre lecteur, tu le regardes les yeux béats d’admiration et tu es juste ravi d’avoir ressenti, l’irrésistible plaisir du feu de la vie!

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

Les enfants de Venise, Luca Di Fulvio

Couverture Les enfants de Venise

Pourquoi je l’ai choisi:

J’avais enfin hâte de me faire mon avis sur cet auteur qui a bouleversé tant de cœurs…Hâte d’embarquer vers Venise en ce début d’été, pour mieux voyager dans le temps et les émotions….

Synopsis:

« Quand Mercurio s’était jeté dans le canal, Giuditta avait eu la tentation de le retenir. Ou de s’y jeter avec lui. Elle ne voulait pas renoncer à la sensation de sa main dans la sienne. Elle ne voulait pas renoncer à lui. Déjà, les nuits précédentes, dans le chariot, elle avait senti une forte attraction pour les yeux de cet étrange garçon. Qui était-il ? Il n’était pas prêtre, il le lui avait avoué. Quels mots avait-il dits en sautant du bateau ? Elle se souvenait à peine. Sa tête se faisait légère. “Je te retrouverai”, voilà ce qu’il avait dit. »

Ce que j’ai ressenti: ♫Je te promets une histoire différente des autres, J’ai tant besoin d’y croire encore…♫

« Il n’y a pas de rêves trop grands… »

Drôle d’impression que de vouloir toujours rester dans un livre, avoir envie de le terminer et en même temps ne jamais vouloir qu’il se finisse…J’aurai voulu rester à voguer indéfiniment à Venise, ramasser mon cœur en miettes que j’ai dû sans doute perdre sur un pavé, prendre la main d’un enfant des rues et lui offrir la douceur d’un regard…Peut-être oserais-je même vous chuchoter que ce livre est un chef d’œuvre, qu’il m’a tellement émue que je peux affirmer que c’est un de mes plus grands coups de cœurs littéraires, que la plume de cet auteur est si emplie de passion, que j’ai cru défaillir lors de ce moment de lecture, mourir un peu plus pour mieux revivre l’instant d’après, et qu’en plus, elle monte en crescendo…Toute l’Italie est là: vivante, vibrante…

« La vie est simple. Quand elle devient compliquée, ça veut dire qu’on se trompe quelque part. Ne l’oublie jamais. Si la vie devient compliquée, c’est parce que c’est nous qui la compliquons. Le bonheur et la souffrance, le désespoir et l’amour sont simples. Il n’y a rien de difficile. »

Il a ce goût du premier amour, celui de deux adolescents qui passent de l’enfance à l’âge adulte, et qui aime démesurément, presque avec cet élan si intense qu’il en devient dangereux, mais aussi qui va au delà de toute forme d’obstacle, qui combat dans un battement palpitant commun…L’amour tragique ou la tragédie de l’amour, en fait, peu importe c’est ce qui soulève les cœurs…En voici deux, de cœurs purs, qui d’un regard ouvre l’infiniment beau, l’infiniment romantique et qui même, cent fois contrarié se retrouvent toujours…Il y a comme une urgence à s’aimer ainsi, comme si cette intensité qui les submerge pouvait aussi bouleverser les mentalités…

« L’amour nourrit et engraisse. La haine consume et creuse. L’amour enrichit, la haine soustrait. »

Les enfants de Venise, et particulièrement ce quatuor de personnages apporte un souffle de candeur et de vie, pour mieux apprivoiser cette lumière d’innocence au milieu de cette misère écrasante. Mercurio est un magnifique personnage, ce petit arnaqueur vous volera aussi votre cœur, tant son intention de grandeur, est sincère. Il trompe avec panache, il se trompe avec naïveté , mais il a toujours cette flamme d’honneur qui l’anime envers et contre tout, et curieusement, il contamine dans le Bien, son entourage…Cette petite graine, est sûrement né, dans la boue fangeuse, mais il fleurit dans notre esprit, comme un petit trésor d’idéalisme…Avec ses quatre orphelins, on explore toutes les couches sociales de cette ville en expansion, et avec leur regard neuf, les failles sont encore plus perceptibles, plus malignes encore, peut être plus féroces pour notre esprit…Toute cette violence, cet éclat de chaos, cette misère, leur destin et les chemins qu’ils empruntent n’en sont que plus passionnant à suivre…

« Devenir riche, ça ne veut rien dire. Tu dois vouloir quelque chose qui nourrit le cœur. Ou tu mourras à l’intérieur. »

Luca Di Fulvio a su insuffler la passion dans cette Histoire, nous faire revivre avec émotion le Venise du XVIeme siècle, avec tout le cadre politique, religieux et social. Antisémitisme, jeux de pouvoirs, corruption, inégalités et injustices sont le quotidien de cette Italie en proie au fanatisme, et cette faille entre l’Etat et l’Eglise voit ses pires détracteurs…Arpenter ses pages, c’est revivre le poids de l’Inquisition, se confronter à la pauvreté, respirer de cette misère infâme et porter un regard sans doute plus profond dans ces eaux salies par le sang de l’intolérance. Autant vous le dire de suite avant que vous ouvriez ces pages: une lecture qui ne laisse pas indemne, tellement belle qu’elle vous renversera, tellement intense que vous voguerez au souffle de la Liberté…

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les éditions Slatkine et Compagnie pour l’envoi de ce livre! J’ai rarement lu, livre plus beau que celui ci! Merci de votre confiance, ce fut une révélation cet auteur…

Les dieux du tango, Carolina De Robertis.

Couverture Les Dieux du tango

Pourquoi je l’ai choisi:

J’ai été séduite immédiatement par le synopsis, et j’avais hâte de connaître les débuts du Tango…Je remercie d’ailleurs chaleureusement Babélio ainsi que les éditions Cherche Midi pour l’envoi de ce livre! J’ai trouvé la couverture magnifique!

Synopsis:

Février 1913. Leda a dix-sept ans. Elle quitte son petit village italien pour rejoindre en Argentine son cousin Dante, qu’elle vient d’épouser. Dans ses maigres bagages, le précieux violon de son père.
Mais à son arrivée, Dante est mort. Buenos Aires n’est pas un lieu pour une jeune femme seule, de surcroît veuve et sans ressources : elle doit rentrer en Italie. Pourtant, quelque chose la retient… Leda brûle d’envie de découvrir ce nouveau monde et la musique qui fait bouillonner les quartiers chauds de la ville, le tango, l’envoûte. Passionnée par ce violon interdit aux femmes, Leda décide de prendre son destin en main. Un soir, vêtue du costume de son mari, elle part, invisible, à travers la ville.
Elle s’immerge dans le monde de la nuit, le monde du tango. Elle s’engage tout entière dans un voyage qui la mènera au bout de sa condition de femme, de son art, de la passion sous toutes ses formes, de son histoire meurtrie. Un voyage au bout d’elle-même.

Les personnages:

Leda, jeune fille timide, seule dans un autre pays par la force du Destin, elle prendra son courage à deux mains et son instrument pour faire de son rêve une réalité…Elle aurait pu être un coup de cœur par la force de son courage et sa détermination, mais finalement, je l’ai trouvé un peu trop effacée, il m’a manqué un tout petit quelque chose pour qu’elle soit chère à mon cœur…Pour autant, elle nous ouvre avec délicatesse, ce monde d’hommes…

Ce que j’ai ressenti:…Une danse en demi-teinte…

« Dans le plus grand des silences, elle jeta ces pensées à la face de la nuit.
Et la nuit dressa une barricade d’étoiles. « 

Quand j’ai vu ce titre et cette couverture avec ces fleurs rouges énormes, je m’attendais à plus de musique, plus de divin, plus de rougeoyante robes…C’est vrai que ce livre retrace la naissance du Tango, avec diverses influences, et multiples adaptations, mais j’attendais peut être qu’il prenne plus, le devant de la scène, plus de résonances, plus de légendes…Que ce violon de Naples joue avec plus d’intensité…

« On fait avec ce qu’on a pour tenir le chaos à distance, disait La Strega. Et le chaos est partout. On en a jamais fini avec ça. »

Carolina De Robertis a une plume délicate, féminine, poétique. J’ai pris beaucoup de plaisir à lire certains passages aux envolées musicales et lyriques, mais surtout très sensuelle, à l’image du Tango…En nous faisant vivre à travers son héroïne non conventionnelle, sa passion pour cette musique, on retrace les origines même de cette danse des conventillo, son imprégnation des bas-fonds de Buenos Aires, sa force dans cet esprit de liberté…Les nuits en Argentine sont muy caliente en ce début de siècle

« Toutes les créatures sur Terre dorment le jour ou la nuit, mais Buenos Aires ne dormait jamais. C’était donc une créature qui n’était pas de ce monde. »

Ce roman parle de déracinement, de la recherche perpétuelle de son identité. Leda jouera tous les codes, prendra tous les chemins de traverses pour essayer de trouver sa place dans ce pays en plein essor, où trop d’étrangers voient trop grand, ce rêve des Amériques…Dans la musique, et par son instrument, elle aura l’impression qu’elle pourrait bien faire entendre un son qui mettrait tout le monde d’accord, qui réunirait sur la piste tous les corps, qui ferait pourquoi pas danser Les Dieux du Tango, eux même…

 « La musique était une flèche qui transperçait les murs les plus épais. La musique faisait oublier les inégalités. La musique transcendait les siècles. C’était le nectar des démons, l’ambroisie de Dieu. »

Ma note Plaisir de Lecture  7/10

Le Purgatoire, Dante Alighieri.

Couverture La divine comédie, tome 2 : Le purgatoire

Pourquoi je l’ai choisi:

Je poursuis ma lecture de La Divine Comédie…En lecture commune avec Tautiton, son avis: Ici! Je vous invite à passer voir son ressenti , qui se trouve être un coup de cœur!

Synopsis:

Quand Virgile et Dante, à l’aube du dimanche de Pâques de l’année 1300, débarquent sur la plage de l’Anti-purgatoire, après avoir traversé les cercles infernaux et reparcouru, à travers un boyau obscur, tout l’espace du centre de la terre à sa surface, l’impression de bonheur est intense, quasi paradisiaque… Au contraire, les récits de voyages imaginaires de la même époque décrivent des purgatoires qui sont des sortes d’enfers : mêmes feux, mêmes tortures – seulement écourtées, seulement  » à terme  » Dante rompt brutalement avec cette tradition ; son Purgatoire semble plutôt tendre vers le Paradis. Malgré les tourments racontés, la mémoire du lecteur garde l’image d’une montagne au milieu de la mer, dans la lumière du soleil, habitée par les anges, rythmée par les manifestations de l’art – sculptures, chants, rencontres de poètes, image d’un lieu où devenir bon signifie devenir léger…

Ce que j’ai ressenti:…Comme une envie de poésie…

« Courez vers la montagne et lavez cette croûte
qui cache à vos regards le visage de Dieu. »

« Il ralentit enfin sa marche, car la hâte,
ternit la dignité de tous nos mouvements;
et l’esprit, jusqu’alors content de peu de choses,

ressentit l’aiguillon de la soif de connaître
et me fit diriger le regard vers la cime
qui s’élance des eaux vers le ciel le plus haut. « 

Grimpez sur la montagne du Purgatoire,
Délaissez votre charge de péchés,
En chantant les louanges obligatoires,
Les inscriptions seront bien effacées.

L’ange Saint lavera vos fronts, des Capitaux,
A chaque terrasse franchie, marche accomplie,
Pleurant sur vos fautes repenties,
Vous brillerez sûrement aux yeux du Très Haut.

Troquer la colère contre la douceur,
Changer le vice en humilité,
Disparaître l’envie aux joies du cœur…
Ressentez la Sagesse et la Paix.

Dante nous offre une ascension libératrice,
Toute en poésie et joies bienfaitrices,
Nous sensibilisant aux chants et à la piété,
Et délivrer ainsi notre âme de nos vils péchés.

D’où vient que ton orgueil lève si haut la crête,
oubliant que tu n’es qu’un avorton d’insecte,
un vers dont la nature a raté la façon?

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 8/10

 

La nuit derrière moi, Giampaolo Simi

Couverture La nuit derrière moi

Pourquoi je l’ai choisi:

A force de voir, les bons avis traînant sur les blogs que j’adore suivre, je me suis dit que ce livre était fait pour moi!

Synopsis:

« J’ai une deuxième vie : celle de Furio Guerri, le monstre. » C’est ainsi que commence la confession du héros de ce livre, commercial dans une société d’imprimerie, bien sous tous rapports. Soigner son sourire et ses chaussures, tel est le secret, selon lui, du bon vendeur. Il a une belle maison dans la province de Pise, une femme qu’il aime, une fille pour qui il s’efforce d’être un père présent et compréhensif. Un modèle.

Mais, derrière les apparences, il y a la face obscure de Furio, qui passe certaines de ses journées sous une identité d’emprunt, rôde pour une raison obscure près d’un lycée, et épie les jeunes filles.

Quand il commence à connaître quelques soucis professionnels et qu’il découvre que sa femme, Elisa, lui cache des choses, le vernis de respectabilité commence peu à peu à se craqueler. La tension monte, jusqu’à devenir insupportable. Va-t-il parvenir à se contrôler encore longtemps ?

Avec ce roman à la construction magistrale, Giampaolo Simi entraîne le lecteur dans un engrenage diabolique où abondent les secrets inavouables, jusqu’à un final inoubliable. La subtilité de l’analyse psychologique dont il fait preuve, alliée au suspense oppressant, place d’emblée La Nuit derrière moi parmi les incontournables du genre.

Les personnages:

Furio…..Déjà, rien qu’avec un prénom comme ça, tu m’étonnes qu’il ne soit pas tranquille! Furio….Ca ressemble tellement à Fureur… Oui, une fureur profonde qui est ressortie dès que les petits soucis de la vie quotidienne, se sont dressés sur son chemin. Je ne crois pas qu’il sera un jour Guerri, heu, qu’il s’en sorte avec sa noirceur, malgré les gouttes…

Et là, Furio Guerri, ce soir tu es un homme surpris par le bonheur de pouvoir espionner ta propre chance. p16

Ce que j’ai ressenti:…Une bonne pioche sur la blogosphère!

Un roman Noir, donc, où le jour et la Nuit finissent par s’entremêler jusqu’au bain de sang, où les personnalités se confrontent dans un clair obscur, où les caractères se révèlent dans les ténèbres. Je trouve cette couverture très à propos, on n’a pas idée de ce qui peut se passer derrière les rideaux d’une maison, de ce que cet homme seul, dehors et dans cette obscurité, est en train de penser….En poussant votre curiosité vers ce livre vous découvrirez, un homme au sourire et chaussures impeccables, mais qui pourrait, derrière les failles se révéler plus monstrueux que ce que vous pouviez imaginer!

A bord de la Duetto année 1970, ce VRP italien vous mènera par le bout du nez dans tous les travers du Sud, la fierté jusqu’au bout des ongles: la belle femme, la belle voiture, les belles chaussures, le père gaga, la carrière au tacle…Cette atmosphère est suffocante, mais elle ne manque pas de charme ni  de richesse!

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Plus qu’un roman noir, quand le psychologique prend le pas, ça nous donne une lecture des plus réjouissante! La première personne du singulier rencontre la deuxième, rendant plus déstabilisante encore notre aversion envers un monstre caché. Quel régal ce montage de narration, et quelle tenue sur toute la ligne! On adore voir comment la lente dégringolade du quotidien parfait de cet homme, va le faire devenir un tout un autre homme…

On dit que beaucoup d’hommes ont une deuxième vie.

Je suis l’un d’eux.

Il est certain que très peu d’entre eux peuvent la raconter.

Je suis l’un d’eux.

Mon nom est Furio Guerri.

Petit plus: D’habitude, je lis des romans noirs américains, mais souvent je perds un peu de plaisir à ne pas me reconnaître dans leurs références. Ici, j’ai vraiment apprécié à sa juste valeur, et pour une fois, enfin dans mon temps, les multiples clins d’œil. Je me sentais en phase, souriant enfin de connivence avec l’humour de l’auteur!

En bref, une lecture à découvrir!!! A découvrir de nuit, de préférence, histoire de voir de vrais monstres cachés derrière la porte de votre chambre!

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 8.5/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Madame Varlet des éditions Sonatine pour cette lecture intéressante! Merci de leur confiance!

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Inferno, Dan Brown

Dans Brown et la couverture du livre « Inferno » ©danbrown.com

Pourquoi je l’ai choisi:

J’attendais avec impatience le nouveau Dan Brown!!!!!Je suis fan de ses enquêtes depuis le Da Vinci Code…

L’ambiance:

Robert Langdon va devoir plonger dans une enquête à haut risque malgré l’amnésie qui le frappe. Heureusement qu’une jolie médécin veille sur lui…A moins qu’elle ne le mène aux portes de l’Enfer………

Les personnages:

Robert Langdon, il est toujours  aussi parfait , intelligent , gentleman et il connaît tout sur tout!!Bon c’est vrai que je l’adore, surtout ses références en matière d’Art, mais j’ai trouvé un peu abusé qu’il connaisse aussi par cœur tous les passages secrets du monde!!!Il n’a plus de surprise ou quoi ce type dans notre petit monde?????

Sienna Brooks, je ne voudrais pas trop en dire, mais je l’ai trouvé super et en meme temps très énervante….Elle est parfaite ou quoi???C’est quoi le délire de Dan Brown ???Nous faire souffrir d’un complexe d’infériorité??? hein??!!!!lol

Ce que j’ai ressenti:

Depuis les Ames brulées d’Andrew Davidson qui rend largement hommage à La Divine Comédie de Dante, j’avais très envie de lire cette œuvre, mais je recule sans cesse cette lecture alors que je me le suis acheté 2 fois!!!!!!!!!!!!!Du coup, j’ai deux fois plus envie de lire cette œuvre monumentale, aujourd’hui, pour me faire mon opinion dessus (je l’ai d’ailleurs un peu lu en parallèle sans pour autant aller au delà de quelques pages…).

Donc quand j’ai su que le nouveau Dan Brown sortait (ouais!!!!!!!) avait pour trame l’Inferno et que ce serait une nouvelle enquête de Robert Langdon, je n’avais qu’une envie, sauter dessus!!!Je me suis littéralement éclater avec ce fond d’enfer, des multiples références poétiques et la plongée dans les visions de Boticelli! L’Italie (oui je sais c’est le sang qui parle) a quelque chose de fascinant et a vu naître dans ses terres des hommes exceptionnels, il y a un vrai concentré de merveille là bas!!!

J’adore le style de l’auteur , cette façon de nous raconter les œuvres artistiques du monde, de nous plonger dans nos réflexions profondes, il est vraiment trop fort et on a beau le critiquer, moi j’adhère!!!!!!!!!!Je me suis régalée de me promener dans Florence avec ses yeux car je trouve qu’il a une façon particulière de décrire les monuments, les peintures qui font qu’on est qu’une envie c’est soit d’y aller en direct live, soit de taper frénétiquement sur les touches pour aller voir de quoi il retourne sur le Net. Rien que pour cela, je pense que l’auteur gagne son pari, puisque derrière ses recherches à mon avis,  titanesques, il sensibilise son public à l’Art en tout genre!!!!Je n’y connais rien en peinture ni en architecture mais du coup, cette ville italienne rentre dans mes futures « villes à ne pas manquer de visiter » grâce à lui, bon juste après le Vatican et Rome (là encore grâce à ses livres…)

Florence

Par contre si je conseille ce livre pour passer un bon moment, je ne le conseille pas aux personnes souffrants de dépression ou ayant des tendances suicidaires…Franchement, ça fait froid dans le dos, cette théorie de démographie exponentielle!!!!J’ai vraiment eu peur pour l’avenir du monde, et déjà que je voulais m’arrêter à un seul enfant, je vais rester sur mes positions!!!!Rien que d’imaginer que la sauvagerie humaine va s’empirer, alors je pense bien que l’enfer est bien ici sur Terre!!!!

Evolution démographique depuis le néolythique

 

En bref, encore un thriller efficace et instructif que j’ai dévoré en peu de temps car il est allé partout avec moi, tellement je ne  pouvais pas lâcher cette descente aux enfers!!!!

Le petit plus: Un livre génial de plus!!!

Le petit bémol: R.A.S

Ma note fee clochette 8/10

Accabadora, Michela Murgia

Pourquoi je l’ai choisi:

La quatrième de couverture parlait de mystères à découvrir, et j’adore savoir les secrets….

L’ambiance:

La nuit, une ombre se déplace… Dans un petit village Sarde, L’Accabadora oeuvre, mais toujours à couvert, emmenant le plus souvent la paix puis les pleurs dans les chaumières…

Les personnages:

Tzia, mère adoptive d’une enfant délaissée par sa famille, se révélera une mère sage et bienfaitrice , lui apprenant de fil en aiguille , les subtilités de la vie…

Maria, fillus de anima, (je ne connaissais pas ce terme), et même si cet échange de mère a de quoi choquer, au moins la vie de Maria, aura été plus douce, moins insignifiante…

Anna Teresa Listru, que dire de cette mère qui troque sa progéniture contre des pommes de terres???? Vaut mieux pas me poser la question!!!!!!!!!!

Ce que j’ai ressenti:

Un livre troublant sur un sujet sensible, mais qui mérite que l’on s’y penche dessus…

J’ai été charmée par le cadre italien, avec toutes ses valeurs, ses traditions… Il y a dans ce livre une vraie magie qui conte les légendes de la Sardaigne, une jolie manière de rentrer dans le quotidien de ses gens simples aux coutumes parfois oubliées…Je pense surtout aux pleureuses qui étaient à l’époque très recherchées et qui, aujourd’hui n’ont plus leurs places dans les maisons en deuil…

Ce livre est court, il n’y a que quelques portes ouvertes sur quelques scènes importantes, mais du coup, il est difficile de se lier vraiment avec les personnages… Trop peu d’explications , de raisons justifiant les pourquoi??? Comment devient-on Accabadora (celle qui finit, la dernière mère)???Il m’a manqué un peu de sentiments, et d’anecdotes pour vraiment ressentir tout le coté sensible de ces deux femmes confrontés à la détresse humaine…

Il n’empêche que j’ai apprecié de découvrir le secret de ce livre: c’est un sujet encore bouillant, mais les Anges de la Mort sont-ils encore nécessaires dans notre société???L’euthanasie doit-elle etre condamnée??? Cette femme est -elle une tueuse, ou une femme douée de trop de compassion??? En tout cas , l’auteur nous laisse répondre à ses questions, toute en finesse et poésie, abordant le sujet mais presque sans rien en dire, honorant ainsi la pudeur farouche des italiens…

Le petit plus: Un roman facile à lire: court mais efficace!!!

Le petit bémol:R.A.S

Ma note 6/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les Editions Points, ainsi que Livraddict, pour m’avoir permis de découvrir un livre très interressant avec ce partenariat.

Marie Madeleine, le livre du poète, Kathleen McGowan

Maureen Pascal et ses visions, tome3

Encore un tome passionnant, plein d’Amour et de rebondissements…

On peut saluer le travail d’historienne de cette auteure qui est vraiment minutieux et juste. Elle nous fait revivre Florence et l’explosion de l’art de le renaissance en incarnant des personnages comme  Laurent le Magnifique ,Sandro Boticelli, Léonard de Vinci etc…Les peintures sont décrites comme des oeuvres, mais en plus s’inscrivent dans l’histoire personnelle de ses talentueux artistes, ce qui nous permet de mieux les comprendre….

Maureen Pascal a de nouveau des visions qui l’emmènent cette fois ci sur les traces de Laurent le Magnifique et la célèbre famille des Medicis….Elle va comprendre grâce à ses recherches, que le temps revient, que les prophéties sont puissantes, que dans l’Histoire on privilégie le devoir, mais que c’est l’Amour qui devrait triompher de tout, selon le Libro Rosso……

Dévoré en quelques heures, j’adore le message de cette auteure qui fait triompher l’Amour, se bat pour remettre la place de Marie Madeleine comme l’égale des apôtres et nous fait revivre des moments clefs de l’Histoire…..

Pour notre plus grand bonheur, il y aurait meme une suite à cette trilogie, plus que passionnnante, avec cette fois ci Anne Boleyn, premiere femme de Henry8…..Il me tarde………

Marie Madeleine, Le Livre de l’Amour, Kathleen McGowan

Maureen Pascal et ses visions, tome2

Suite à une lettre reçue, Maureen  se retrouve plongée au 11ème siecle , après la sulfureuse guerrière Matilda De Canossa qui réclame le « livre le plus précieux de l’humanité ».

Cette intrigue restitue l’Amour, et la place des femmes avec une dévotion exceptionnelle, Marie Madeleine est a l’honneur tout comme cette femme courageuse Matilda de Toscane…Le Libro Rosso serait le véritable enseignement de Jésus, écrit de sa main, codée et lisible uniquement par les Elues, (Maureen se révélera être une de celle ci), il prône depuis des siècles le pouvoir de l’Amour et du couple comme union sacrée et divine…Une société secrète protégerait ce secret ou les femmes tiennent place de déesse autant que celle de l’homme, et que Marie Madeleine serait l’âme soeur de Jésus, unis devant Dieu, grâce a l’union sacrée…Pas du tout au goût de l’Église…………

Un chef d’oeuvre……..

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