Balles Perdues, Jennifer Clement.

Balles perdues par Clement


Synopsis:

Sur le parking d’un camp de caravanes, en plein cœur de la Floride, Pearl vit à l’avant d’une Mercury avec sa mère Margot qui dort sur le siège arrière. Elles se sont créé un quotidien à deux, fait de chansons d’amour, de porcelaine de Limoges, d’insecticide Raid et de lait en poudre. Outre ce lien fusionnel, l’adolescente peut aussi compter sur sa meilleure amie, Avril May, avec qui elle fume des cigarettes volées au bord d’une rivière pleine d’alligators, et sur les autres personnages excentriques des caravanes voisines. Mais cet équilibre fragile bascule à mesure que Pearl prend conscience du trafic d’armes qui s’organise autour d’elle, tandis que sa mère s’abîme dans sa liaison avec Eli, un mystérieux Texan au passé trouble qui prend peu à peu sa place dans la Mercury. 

Dans Balles perdues, Jennifer Clement signe un nouveau roman au lyrisme engagé. À travers le regard d’une jeune fille à peine sortie de l’enfance, elle dénonce avec humour et poésie le sort imposé aux plus démunis et les ravages causés par le marché de l’armement aux États-Unis.


Ce que j’ai ressenti:

  • Balles Perdues, Filles aux vents…

Ce roman est une peinture contemporaine, en monochrome de sucre blanc et poudre noire, d’une Amérique confrontée à la montée en puissance du trafic d’armes. La violence et la vengeance à portée d’un doigt, viennent assombrir ce tableau idyllique de la fusion d’une mère célibataire et de sa fille étrangement diaphane. Margot et Pearl, perdues au milieu de rien, vivent de rêves et de chansons d’amour, au fin fond d’une Mercury Topaz, pendant que les tirs de fusils claquent à toutes heures. Une Perle demoiselle qui danse avec des fusils, et une Demoiselle Douceur se frottant à l’amour sifflant: il est des moments de grâce, qui ne dure qu’un temps…Et cette désynchronisation, s’appelle… Eli.

« -Pearl, mon bébé, a-t-elle dit, je crois au coup de foudre, à l’amour au premier regard. Alors fais bien attention à ce que tu regardes. »

  • Tant de douceur…

Jennifer Clement a une plume guimauve, elle panse avec de jolis mots, les pires traumatismes et, lire cette histoire, c’est sentir le pétillement des grains de saccharose fondre dans la bouche…J’ai adoré la douceur qu’il se dégage de ses pages, et même s’il n’en reste pas moins que l’auteure dénonce un vrai problème de société, cette vie de marginales parfumée au spray Raid et auréolée de souffle magique d’empathie, a su me toucher en plein coeur. Plus efficace encore, que le tir d’une balle meurtrière…J’ai aimé la sensibilité et la manière poétique de Jennifer Clement d’enrober de moelleux, l’énergie négative de ces vies, à l’orée de la société…Il y avait du charme dans ces vies singulières, et je me suis régalée de découvrir une autre façon de vivre, un peu moins commode certes, mais avec un sachet de plus, en liberté suave…

« Ne sois pas trop prudente. On n’est que de la poussière d’étoiles, tu sais. »

  • …Dans un monde de brutes…

On a pleinement conscience, malgré ses deux anges égarées qui voltigent sur la décharge, que la peur et la violence prennent leurs aises, que les accidents sont trop vite arrivés, que la haine envahie les paysages, que les armes font partie du quotidien. Omniprésentes. Clinquantes. Fatales. Le décor est saturé de poudre, d’yeux-revolvers, de détonations assourdissantes, elle est tellement là, cette banalisation de port d’armes, que même la jeunesse n’en mesure même plus les dangers, et se perdent dans ses affres…Cela en est désolant…

« La vie est toujours juste au bord de la mort. » 

Un cri d’alarme, une jolie rencontre féminine, je suis conquise…Il me tarde de lire d’autres livres de Jennifer Clement, et notamment, curieuse de découvrir ses poésies…

 

 

Ma note plaisir de Lecture  9/10

 

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Babelio ainsi que les éditions Flammarion pour leur confiance et l’envoi de ce livre! Ce fut une lecture pleine de charme.

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Kant tu ne sais plus quoi faire, il reste la philo, Marie Robert.

Kant tu ne sais plus quoi faire il reste la philo par Robert

Pourquoi je l’ai choisi: 

Au hasard d’une ballade Instagram, j’ai repéré le compte de cette professeure de philosophie. J’ai adoré la sensibilité de ces posts, et l’idée que @philosophyissexy. Poussée par la curiosité, j’ai voulu découvrir son livre. Je remercie chaleureusement Babélio et les éditions Flammarion pour cet envoi via la Masse Critique!

Synopsis: 

Passer toute sa journée chez Ikea, rencontrer ses beaux-parents, se faire larguer au café, cohabiter avec son ado, faire un peu trop la fête… Autant de situations qui peuvent nous déboussoler. Que faire pour éviter la crise de nerf ou de larmes ?
Et si vous invitiez Platon, Spinoza, Nietzsche et leurs amis pour évoquer toutes ces questions du quotidien ? Qu est-ce que Kant aurait répondu à un texto de rupture ? Aristote aurait-il repris une vodka ? L’herbe est-elle plus verte chez Épicure ? Les philosophes quittent enfin leurs bibliothèques pour devenir nos complices. 
Douze récits, douze concepts, douze philosophies pour nous aider à réagir avec humour à toutes les surprises de la vie. 
Marie Robert enseigne la philosophie et le français aussi bien à l’université qu’au lycée.

Ce que j’ai ressenti: …Un apaisement bienfaiteur…

Kant, tu te sens oppressée par un quotidien morne, il reste encore…les enseignements des plus sages qui sont passés avant toi. Ces philosophes qui ont vu leurs écrits traverser le temps, parce qu’ils parlaient d’une certaine vérité…Alors, Kant tu ne sais plus quoi faire, il reste la philosophie pour t’aider à mieux comprendre les turbulences des sentiments humains…

La fièvre du samedi soir, qu’importe le taux d’ivresse pourvu qu’on ait l’euphorie.

Marie Robert dans ce recueil de philosophie remet au goût du jour, avec des exemples bien concrets de nos vies actuelles, les courants de pensées. Et sans doute, parce qu’elle le fait avec tellement de respect et de simplicité, que Kant et autres penseurs deviennent accessibles, compréhensibles, follement inspirants . Quelques petits encadrés concis, la fraîcheur et du pep’s en plus, cette professeure nous donne l’envie de les connaître mieux ces philosophes, nous enseigne en 12 points, la force de leurs idées et nous déculpabilise face à nos petites manies quotidiennes. Un programme réjouissant et une belle introduction à la philo!

Le bonheur, c’est se recentrer sur les choses simples autour de nous, les apprécier et savoir se réjouir du fait qu’on existe.

J’ai adoré parce que c’est fun, actuel, et très instructif. C’est une façon intéressante d’aborder la philosophie, et elle devient d’autant plus efficace car, on comprend mieux son effet bienfaiteur, apaisant. Je ressors de cette lecture avec plus de perspicacité, plus de sagesse, et plus de calme en moi. Il y a dans la vie, une course effrénée (et épuisante)  pour atteindre le bonheur, l’amour, le dépassement de soi, la résilience, l’acceptation de la mort et que toutes ses étapes de vies sont autant de sources d’angoisse, mais avec ce petit livre, j’ai eu quelques clefs pour appréhender au mieux, ses moments de stress intenses. Merci Marie Robert et, surtout merci aux 12 philosophes pour avoir laissé au monde, une trace de leurs réflexions intenses…Qu’elles nous inspirent encore longtemps…

Mill mercis pour ce cadeau.

 

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

 

L’année la plus longue, Daniel Grenier.

L'année la plus longue par Grenier

Pourquoi je l’ai choisi:

J’ai été intriguée par ce synopsis, et les petits avis positifs que j’ai vu jusqu’à maintenant. J’ai eu envie de me laisser prendre au jeu, de compter différemment…

Synopsis:

Thomas Langlois, né comme son aïeul Aimé Bolduc une année bissextile, ne fête son anniversaire qu’’une année sur quatre. Mais est-il pour autant, comme l’’espère vivement son père, promis au même destin que son ancêtre qui, lui, ne vieillissait que d’’une année tous les quatre ans ? En suivant les vies de ces deux personnages d’’exception, L’’année la plus longue traverse, de Chattanooga à Montréal, des Great Smokies aux monts Chic-Chocs, près de trois siècles d’’histoire de l’’Amérique. De la prise de Québec par les Britanniques en 1760 au 11 septembre 2001, de la capitulation des Indiens au combat des Noirs américains, c’’est l’’âme du continent tout entier qui s’’invite et s’’anime dans cette fresque épique et familiale.
Ce premier roman, œoeuvre d’un immense conteur, réussit le pari fou de nous plonger au cœoeur de la grande histoire et, au-delà, de nous en peindre mille et une autres.

Ce que j’ai ressenti:…Un sentiment mitigé…

J’ai un peu de mal à expliquer mon ressenti: j’ai aimé certaines choses, et d’autres moins…

Je me suis attachée à un personnage en particulier, Aimé, son histoire, son destin, sa vie hors norme. J’ai bien accroché à cet anniversaire extraordinaire, au côté fantastique, à sa participation à l’Histoire des Etats-Unis. Qui ne rêverait pas de toucher presque l’immortalité?

Aimé avait traversé deux fins de siècle, deux débuts de siècle, ces périodes troubles où tout était à la fois mourant et plein de vie, où la déchéance des uns côtoyait le renouveau optimiste des autres.

J’ai apprécié cette plume, au rythme soutenu. Il y avait beaucoup de jolis passages, et j’ai aimé l’originalité de cette date si particulière, qui fait qu’on traverse les siècles avec un seul et même personnage. C’était intense, intéressant.

Il y a toujours de l’inconscience dans le courage, bien sûr, ce n’est pas moi qui vais dire le contraire.

Oui, mais voilà, Aimé Bolduc et son destin ce n’est que la partie centrale, le corps du roman. Reste que je me suis ennuyée, au début et à la fin du roman. Au début, c’est gênant forcement, car on risque de laisser tomber cette lecture, mais plus encore la fin, car c’est la dernière impression qu’il nous reste…

Pourtant, Thomas, c’est le descendant de cet être exceptionnel, leurs vies s’entremêlent, mais je n’ai pas accroché. Je ne m’explique pas pourquoi, un personnage plutôt que l’autre…

En refermant ce livre, je me dis, que ce que j’en retiendrai essentiellement, c’est le grand panorama historique des évènements marquants qui ont bouleversé les Etats Unis. On a de très beaux moments mis en scène, mais peut être que la façon de les mettre en place dans le récit m’a fait décrocher à de nombreuses reprises. Ce qui est sur, c’est que je suis certainement passée à côté de quelque chose, et que c’est un livre qui ne laisse pas indifférent. Le mieux est encore de vous en faire votre propre avis…

Certes, ce n’était pas sa guerre, mais la guerre était grandiose et enlevante quand on y pensait.

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 6/10

 

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement, le site Babelio et son opération Masse critique, ainsi que les éditions Flammarion pour l’envoi de ce livre. Merci de leur confiance.

Le plus petit baiser jamais recensé, Mathias Malzieu

Pourquoi je l’ai choisi:

Je ne sais résister à la poésie de cet auteur….Il traînait sur les étagères de la Bibliothèque, je m’en suis saisie, et je l’ai commencé, malgré la montagne de ma PAL….Impossible de résister, vous disais-je….

Synopsis:

L’histoire d’amour entre une fille qui disparaît quand on l’embrasse et un inventeur dépressif. Alors qu’ils échangent le plus petit baiser jamais recensé, elle se volatilise. Aidé d’un détective à la retraite et d’un perroquet hors du commun, l’inventeur part à sa recherche.

Ce que j’ai ressenti:…Une douceur instantanée…

« Tes yeux sont trop grands, on voit ton cœur à travers quand tu ris. »

Si je devais caractériser l’écriture de cet auteur, je vous parlerai d’abord de la poésie de ses mots, puis de la fantaisie de ses histoires, et enfin, de la douceur qu’il nous apporte en nos cœurs. La magie opère à chaque fois, on est emporté dans ses délires, dans son esprit loufoque, réinterprétant la réalité comme un conte, piégeant les humeurs les plus douloureuses de la vie, dans un enchantement de délicatesse.

« Le problème c’est que ma tête n’est jamais reposée. Mon cerveau est une maison de campagne pour démons. Ils y viennent souvent et de plus en plus nombreux. Ils se font des apéros à la liqueur de mes angoisses. Ils se servent de mon stress car ils savent que j’en ai besoin pour avancer. Tout est question de dosage. Trop de stress et mon corps explose. Pas assez, je me paralyse. »

Les baisers auront ici un goût de chocolat et d’orange sanguine, la fille de ses rêves est invisible, un perroquet comme moyen de communication, il en a de l’imagination cet auteur! J’admire sa totale folie, son style extraverti, ses mondes colorés. Je ne me lasse pas de ses histoires qui m’apporte cette touche de pep’s merveilleux agréable. Une friandise est toujours bonne à prendre dans cette période de crise….

« Le plus petit baiser jamais recensé. Un millième de seconde, pulpe et duvet compris. A peine une effleure, un origami. Une esquisse de court-circuit. Un taux d’humidité incroyablement proche de zéro, quelque chose de l’ordre de la poussière d’ombre. Le plus petit baiser jamais recensé. »

S’il est vrai que j’adore cet auteur, avec cette histoire, j’ai été néanmoins un peu moins convaincue que pour les autres, même si ça n’enlève rien à son talent. Ce coté amour hésitant, m’a moins charmée…Je suis une incroyable romantique, j’aime quand les histoires d’amour sont intemporelles, magiques mais surtout uniques…Oui, j’ai un petit coté « un homme+une femme= amour éternel », pas les histoires d’amours aux équations multiples….

« À vivre trop longtemps avec un bunker à la place du coeur, on s’habitue à l’obscurité. »

En bref, j’ai aimé le voyage en poésie, mais pas forcément le fil conducteur de ce roman « polar romantique ».

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 6/10

Avant la haine, Thierry Cohen.

Couverture Avant la haine

Synopsis:

Deux enfants, un juif, un musulman, deviennent amis.
Ils grandissent, apprennent, se découvrent, s’intègrent. Ils ont des rêves, des espoirs, des luttes communes. Des amours aussi.
Puis apparaissent les fissures, naissent les désaccords, s’expriment les ressentiments, s’insinue la violence.
Jusqu’où ?
Jusqu’à la haine ?
Avant, Raphaël et Mounir se voyaient comme des frères.
Peuvent-ils renouer avec l’amitié dont ils étaient si fiers… ou bien est-il déjà trop tard ?

Ce que j’ai ressenti:

En première approche, je vois le résumé, et là je me dis, mais qui s’aventure sur un terrain aussi glissant? Et là je regarde, et je vois le nom de Thierry Cohen, un auteur que j’adore pour ses jolies histoires pleines d’amour et d’espoir. Quelle surprise de le voir dans le sujet le plus brûlant du moment, et puis je me décide à lire ce qu’il pourrait en dire…Je remercie d’ailleurs Babélio et sa Masse Critique pour m’ avoir donné l’opportunité de le lire en avant première! Merci de leur confiance, ainsi qu’aux éditions Flammarion pour cet envoi.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce roman est aux antipodes de ce que l’auteur a pu nous habituer jusqu’à maintenant. Certains passages étaient très éprouvants, je n’ai pas aimé tout ce que j’y ai lu, pas aimé y voir autant de violence, autant d’actes révoltants et idées noires. Certes, c’est un sujet qui tient beaucoup à cet auteur, on peut aisément le comprendre, (et d’ailleurs comment rester insensible???!!!). Mais moi, j’ai regretté cette forme de narration, pas assez « romancé », trop de ressentiments passent en force, on est pris entre ses deux feux sans avoir le temps de souffler.

L’auteur se base beaucoup sur l’actualité et nous fait revivre les heures noires qui ont jalonnés l’Histoire. Il met l’accent sur les incompréhensions entre deux peuples qui les a conduits à une crise faite d’actes qui montent crescendo vers les pires horreurs . 30 ans de conflits qui oppose juifs et musulmans et la haine qui s’installe dans le Monde…Intéressant sur bien des aspects…. Il m’arrive souvent de pleurer devant les infos quand de tels actes de racisme mènent jusqu’aux meurtres, mais au delà de tout aspects politiques et religieux, c’est juste de voir des innocents du monde entier se faire tuer. Je rêve d’un monde de paix, tous citoyens d’une planète à chouchouter et à défendre. Jouer le jeu des puissants, journalistes, fanatiques, c’est perdre à tous les coups, se retrouver dans des guerres qui nous dépassent. Leur amitié aurait dû pouvoir tout surmonter, car elle était riche de tolérance, de discussions et d’entraide, mais les influences extérieures ont tout gâcher. C’est d’un triste pour l’avenir, même si l’espoir est encore permis…

Une lecture contemporaine, éprouvante, brûlante, dérangeante. Une amitié entre attraction et répulsion. Avant la HAINE, c’est un cri d’alarme sur notre situation actuelle, car si c’était, Avant la haine, là, on sent bien qu’elle est là, implantée, ancrée dans notre présent, à nous d’en faire un Après sans elle, un futur épuré de ce sentiment infructueux….

Nous rêvions juste de liberté, Henri Loevenbruck

Couverture Nous rêvions juste de liberté

Pourquoi je l’ai choisi:

J’adore cet auteur, et j’étais contente de le retrouver sur un thème aussi fort! Suite à la chronique contagieuse (cf ICI), je me suis précipité sur cette lecture.

Synopsis:

« Nous avions à peine vingt ans, et nous rêvions juste de liberté. » Ce rêve, la bande d’Hugo va l’exaucer en fuyant la petite ville de Providence pour traverser le pays à moto. Ensemble, ils vont former un clan où l’indépendance et l’amitié règnent en maîtres. Ensemble ils vont, pour le meilleur et pour le pire, découvrir que la liberté se paye cher.

Nous rêvions juste de liberté réussit le tour de force d’être à la fois un roman initiatique, une fable sur l’amitié en même temps que le récit d’une aventure. Avec ce livre d’un nouveau genre, Henri Lœvenbruck met toute la vitalité de son écriture au service de ce road movie fraternel et exalté.

Les personnages:

Bohem, un personnage que je ne suis pas prête d’oublier tellement il nous chuchote à nos rêves, un souffle de grandeur. Gros gros coup de cœur pour cet homme droit sur ses jambes, et fort spirituellement.

Ce que j’ai ressenti:

LIBERTE.

Liberté. Un mot à lui seul qui fait rêver. Il y a tant de possibilités dans ce seul mot, et pourtant peu de marge de manœuvre aussi. On nous la casse à chaque instant, on nous la tue aussi (cf. la liberté d’expression: je ne peux m’empêcher de penser à ce sanglant 8 Janvier), mais c’est toujours l’Idéal vers lequel on tend, car à chaque génération, à chaque époque, un héros se lève… Ici, c’est Bohem. Et quel héros de roman, je vous jure, à vous donner le grand frisson!

Plus le temps passe, plus j’ai l’impression de voir nos libertés s’abîmer, comme un buisson auquel on fait rien que de couper les branches, « pour son bien ». p11

En touchant ses pages, il me reste sur les doigts un peu d’ADN de Bohem: il me la transmit de toutes ses pores, de son sang versé, de ses larmes amères. Il s’est mêlé à mon âme, et y restera éternellement. Plus que l’émotion qu’il m’a transmise, ce petit gars écorché, c’est la vibration de son être qui m’a bouleversée. On oublie trop facilement que la vie des sédentaires n’est pas pour Nous, il Nous faut de grands espaces, sentir le vent dans nos cheveux…Hugo la rêve à sa façon, sa liberté en brûlant la vie par les deux bouts, en n’ayant rien d’autre que  sa bécane qui le mène droit devant, mais il a quelque chose au fond des yeux, de magique. Une rage de vivre, de ressentir, d’aimer sans entrave. Il brûle telle une étoile filante, on le suit car il a une magnifique lumière en lui. Cette combustion là est forcément fatale: à être trop entier, trop excessif dans ses idéaux, les autres ne peuvent plus suivre. Il a une place de modèle, d’icône, de légende, mais dans la vraie vie ce genre d’homme, ils font peur autant qu’ils fascinent: mais faudrait pas donner trop d’idées aux 99% restants surtout, hein?!!!!…

Quand on dit que la bécane c’est la liberté, là ma parole, ça prenait tout son sens. Je bouffais l’asphalte, je bouffais le vent, je bouffais le soleil d’avril, les bras écartés je lâchai le guidon comme si je voulais embrasser le monde entier d’un seul coup et me baigner à poil dedans. Mes cheveux s’envolaient et mes yeux pleuraient et toute ma gueule était fouettée par la liberté, qui était comme une débauche tellement il y en avait partout. p146

Ce livre est un bonheur à lire. Avec une plume fine et directe, Henri Loevenbruck  nous badigeonne de cambouis, nous déboulonne nos certitudes, nous rappelle la douceur de l’amitié sans chichis, nous enivre de testostérones, nous chavire d’amour débridé, nous broie le cœur, nous embraye une souffle de liberté, pour nous faire passer à la vitesse utopique d’une vie sans interdictions.

Allez je vais de ce pas, vivre mon rêve, même si je n’ai plus 20 ans…Enfourcher une Harley et sillonner les routes à l’image du motard sauvage. Peut être rencontrerais-je les Spitfires, mais de ceux, qui mangent la route et ont un cœur pur…..

En bref, j’ai tellement apprécié cette lecture que je me gardais des pages, pour ne jamais quitter la sensation, les personnages, les motards….Je l’ai hautement savourée dans chaque mot et chaque idée. Elle m’a emmenée ailleurs cette lecture, un peu sur la route, mais plus haut aussi que les étoiles. Un livre que je me relirai sans aucun doute un nombre incalculable de fois, car c’est une petite pépite qui vient de rentrer dans ma bibliothèque.

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier sincèrement les éditions Flammarion ainsi que Madame Ajame pour l’envoi de ce livre! Merci de leur confiance ce livre a été un coup de cœur monumental!!!!!

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Contes de Noel, Paulo Coelho

Contes de Noël

Pourquoi je l’ai choisi:

C’est un de mes auteurs préférés et il fait un recueil d’histoires de Noël: comment résister?????!!!!

Synopsis:

Au cours des dernières décennies, les œuvres de Paulo Coelho ont accompagné des millions de lecteurs. Dans ses livres comme dans les colonnes de journaux publiées dans divers médias internationaux, l’auteur brésilien a partagé ses expériences, son parcours personnel et ses réflexions avec une communauté formée de personnes du monde entier. L’édition spéciale des Contes de Noël de Paulo Coelho rassemble, pour la première fois en un seul volume, diverses histoires de Noël de l’écrivain parues dans la presse entre 1998 et 2008. Ces contes tournent autour de la joie, de la générosité, de l’humilité et des petits et grands miracles que nous vivons dans notre quotidien. Les mots, les observations et les réflexions que partage Paulo Coelho assistent ceux qui ont déjà commencé à marcher sur le chemin de leur vie et, en même temps, invitent de nouveaux lecteurs à se mettre en route.

Ce que j’ai ressenti:

Je me laisse toujours prendre dans les filets de la « Bonne Lumière » que diffuse les histoires de Paulo Coelho….C’est tellement beau, joliment dit avec un tel message d’amour et de paix…Ce tout petit recueil d’un trentaine de pages est juste merveilleux…J’aurai tant souhaité qu’il y en ai beaucoup plus!!!On est ébloui par l’intensité des messages délivrés, Dieu n’est jamais très loin, Noël et sa Magie opère à 100 % grâce à ce talentueux conteur…Un livre qui du bien au cœur et à l’âme….Touchée encore une fois, par l’enseignement de ce philosophe des temps modernes….

A B C D est sans doute mon plus joli coup de cœur avec l’histoire de Humi qui en voulait toujours plus…En tout cas, c’est de celles ci que je m’en souviendrai le plus longtemps…..Elles ne sont pas à proprement parlé de Noël, mais si jolies dans le message….

Ma note Plaisir de lecture ad80033f 9/10

Métamorphose en bord de ciel, Mathias Malzieu

Couverture Métamorphose en bord de ciel

Pourquoi je l’ai choisi:

Je continue de voguer dans le monde de cet auteur…Pour mon plus grand plaisir…..

Synopsis:

Cloudman est sans conteste le plus mauvais cascadeur du monde. Ses performances de voltige involontairement comiques lui valent des jours heureux. Jusqu’à ce qu’un médecin le soignant pour une énième fracture décèle chez lui une maladie incurable.Commence alors pour Tom un long séjour hospitalier pour tenter de venir à bout de ce qu’il appelle « la Betterave ». Lors d’une de ses déambulations nocturnes dans les couloirs de l’hôpital, cet homme qui a toujours rêvé de dévorer les nuages rencontre une étrange créature, mi-femme mi-oiseau, qui lui propose le pacte suivant : « Je peux vous transformer en oiseau, ce qui vous sauverait, mais cela ne sera pas sans conséquences. Pour déclencher votre métamorphose vous devrez faire l’amour avec moi. De cette union naîtra peut-être un enfant. Un risque à accepter. » Dans la tradition de ces contes pour grands enfants, Mathias Malzieu nous raconte l’histoire merveilleuse d’un homme qui veut tuer la mort et tutoyer les cieux. Ce faisant il nous livre une réflexion rare sur le pouvoir de la vie, et de l’amour.

Les personnages:

Tom, il m’a chamboulée ce personnage, a toujours vouloir s’approcher de son rêve quasiment en vain…Il ne baisse jamais les bras, ou les ailes, espérons que son voyage soit à la hauteur de ses espérances. Je lui souhaite, ainsi qu’à tous ceux qui prennent leur envol…

Ce que j’ai ressenti:

Je suis une de fois de plus conquise par l’univers de Malzieu. J’ai lu d’une traite ce petit livre plein de douceur et de fantaisie: il est impossible de le lâcher, sinon c’est que vous n’avez pas de cœur!!!!! C’est une lumière, une vague de bonheur et d’espérance qui submerge tout sur son passage, un cataplasme pour ceux qui restent….

Dès les premières pages, j’ai été émue aux larmes. Et oui, pour moi plus que la fin, c’est le début de la maladie qui m’oppresse, le lent et implacable destin d’un être condamné…Après, on admire son courage, ce besoin de vouloir toujours plus s’envoler vers « autre-chose »…La fin nous apporte la note d’espoir que, tout un chacun, désire secrètement face à la même situation….En somme, un joli conte qui m’a beaucoup plus bouleversée que son précédent livre,  je reste stupéfaite par son talent et sa sensibilité. Entre rêve et réalité, il arrive tel un funambule a nous emporter au delà de la souffrance tout en beauté et élégance.

Cet auteur nous offre un vrai moment de poésie et de grâce exquise, une belle envolée imaginaire pour mettre des mots doux et réconfortants sur la fin de vie en milieu hospitalier. Alors que ça pourrait être triste, l’auteur nous offre une parenthèse merveilleuse grâce à cette jolie hyperbole de la Femme-oiseau. J’ai de suite adhéré à son folklore, à cette image rougeoyante qui atténue la fatalité. Son écriture a la légèreté d’une plume, le génie de la folie douce inspirée, mais laisse une trace indélébile qui touche en plein cœur. Je garde donc en mémoire, l’essentiel de son message derrière la pureté de cet instant pour apaiser ma peine personnelle .

Le petit plus: Coup de cœur à lire et à relire, surtout quand la vie est implacable…..

Le petit bémol: R.A.S

 

Ma note fee clochette10/10

Le livre secret, Gregory Samak

Couverture Le livre secret

Pourquoi je l’ai choisi:

J’étais trop intriguée par le résumé, et ce fameux Livre de la Vie…

Synopsis:

Au soir de sa vie, Elias Ein se retire dans un village perdu en Autriche. À peine installé, il fait une découverte prodigieuse : celle du Livre de la Vie, l’ouvrage sacré dans lequel Dieu lui-même inscrit le destin de chaque être humain… Elias est fasciné : les facultés extraordinaires de ce livre secret lui donnent le pouvoir d’agir sur le cours de l’Histoire. Il va essayer de sauver les siens. Mais c’est surtout le destin de tout un peuple qui est en jeu.

Les personnages:

Elias Ein, un vieux Monsieur plein de Sagesse mais c’est son innocence qui m’a le plus touchée.

Thomas, j’ai trouvé que c’était le même que Elias en miroir; il a perdu son innocence mais sa perspicacité en fait un modèle de Sagesse….

Ce que j’ai ressenti:

Je ne sais pas à quoi je m’attendais, mais déjà pas à cela!!!Je suis très réticente à lire des livres sur le nazisme car je suis trop sensible…La cruauté de notre Histoire me soulève encore trop le cœur, alors que je n’en ai rien connu, mais faut croire que les cours du collège auront fait leurs effets sur au moins une personne….

J’ai bien vu que ça prenait une tournure plutôt dramatique mais l’écriture de cet auteur m’a quand même embarquée vers le passé, et je l’en remercie car il est vrai que ce devoir de mémoire est terriblement important!!!Sans rien reveler du livre, je peux vous dire que j’ai presque sauté de joie en voyant disparaître,même si ce n’était que l’espace d’un instant, un certain monstre (bien que ce ne soit en rien une véritable réponse) …J’ai vraiment apprécié sa façon de toucher l’Histoire, ou même nos croyances, mais sans en ébranler pourtant le cheminement…Tout est écrit peut être, mais nous, pauvres humains, n’avons pas le cœur assez pur pour modifier nos destinées même avec le Livre de la Vie en nos mains…Dieu merci!

J’ai bien aimé le contexte, cette rencontre avec ce Livre de la Vie et je visualisais tellement bien cette bibliothèque circulaire, qu’on aurait pu croire que j’y étais allé moi même!!!!L’auteur a une écriture douce qui relate les peines et espoirs d’un homme qui a trop vécu, ou du moins trop dans la peine…C’est émouvant de voir sa simplicité et sa foi en son Dieu…En tous cas, je me suis laissé attendrir et j’ai voyagé dans le temps comme Elias, pour ne pas oublier une époque bien trop triste et meurtrière…

Le petit plus: Un petit livre simple mais qui fait son effet!!

Le petit bémol: R.A.S

Ma note fee clochette 7/10

Le bonheur en prime , Emmanuelle De Boysson

Couverture Le bonheur en prime

Pourquoi je l’ai choisi:

J’ai fait totalement confiance au choix de Sandie pour cette lecture et je la remercie car ce fut une lecture agréable!

Synopsis:

Depuis trente ans, Gaspard est le majordome de Jules Berlingault, vieux monsieur loufoque et richissime qui décide, sur un coup de dé, de lui léguer sa fortune. Mais rien ne va plus dans son immeuble : querelles de palier, déprimes, couple en crise… Jules se prend d’affection pour ses voisins, Patrick, Rose, Antoine, Luna, et les invite à l’île de Ré pour les vacances de Pâques. Après une arrivée explosive, il leur propose un incroyable marché : s’ils parviennent à prouver qu’ils sont heureux en restant unis, ils hériteront de tous ses biens. Dès lors, Gaspard, le narrateur à cran, n’aura de cesse de faire capoter cette comédie du bonheur. Entre doutes, duplicité et jeux de rôle, ses nouveaux amis se plieront-t-ils aux lubies de ce cher Berlingault, à la fois Pygmalion et farceur ? Une folle parenthèse où la fantaisie est une invitation à se dépasser, malgré l’inconnu. Un roman original et optimiste qui nous rappelle que le bonheur est un pari sans risque.

Les personnages:

Gaspard est Majordome. Il est parfait dans ce rôle !!!Dévoué, attentionné , aimant….J’ai beaucoup d’admiration pour ce métier d’autrefois!

Jules, bien sur que mon coup de cœur va vers ce personnage, tellement altruiste, fantasque, un brin idéaliste…Je l’ai adoré!!!!!

Le quatuor Antoine, Patrick, Luna et Rose, réserve de bons moments de complicité touchante…

Ce que j’ai ressenti:

Une jolie histoire ensoleillée!!!

On se laisse facilement prendre au jeu, jusqu’où peut -on aller pour l’appât du gain????Qui est fou? Qui joue mieux que les autres? Quel est le degré d’authenticité derrière les sourires???Autant de questions qui nous assaillent, et le chemin qui nous y emmène est réjouissant, plein de fantaisie! Le théâtre de Berlingault ouvre ses portes et nous dévoile un spectacle à la fois léger et plein de fraîcheur, mais en même temps profond et émouvant….

J’ai beaucoup aimé l’écriture de l’auteure, ce coté un peu rétro qui côtoie fatalement les comportements d’aujourd’hui, ce vocabulaire typique « Jet-set » avec ses grandes marques et leurs habitudes de riches, et pourtant tant de belles choses ressortent de ce livre! L’auteure nous dépeint un quatuor ordinaire, qui avec un peu d’aide et surtout de la bonne volonté de chacun d’entre eux, en devient  EXTRAORDINAIRE!!!Le bonheur est à la portée de chacun de nous, et grâce à ce livre , on s’aperçoit qu’il ne tient qu’à nous de le saisir!!!Un vrai baume au cœur!!!Une jolie leçon à tirer sur le comportement humain en général!

Vous l’aurez compris, j’ai apprécié cette lecture, même si au départ, ce n’est pas le genre de livre que je lis. J’aime les histoires optimistes !!! Si jamais le Bonheur vous tente aussi, prenez quelques heures de bon temps en lisant ce livre !!!

Le petit plus: L’efficacité et le dévouement de Gaspard m’ont convaincue de me mettre au Grand ménage…C’est mon mari qui va être content!!!

Le petit bémol: La couverture n’est pas terrible…

Ma note fee clochette 7/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les éditions Flammarion pour l’envoi de ce livre! Merci milles fois pour la confiance qu’ils m’accordent!

lu-en-part-avec-la-me

 

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En Féérie, il brille quelques poussières…

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