Bienvenue dans mon univers!

Egérie de mon blog littéraire, elle sera la pour laisser une trace de poussière de fée au milieu de ma sélection de livres….Ne vous fiez pas à l’aspect enfantin, car mes préférences vont, le plus souvent, vers les thrillers…..

clochette-1.jpg

« Chaque fois que quelqu’un dit: Je ne crois pas aux contes de fées, il y a une petite fée quelque part qui tombe raide morte. « 

J.M.Barrie, Peter Pan

Membrane, Chi Ta-Wei.

Couverture Membrane

Pourquoi je l’ai choisi:

J’aime sortir de ma zone de confort parfois, pour découvrir d’autres univers …

Synopsis:

Momo, une jeune esthéticienne réputée mais solitaire et marginale, vit à T-Ville, cité sous-marine d’un futur proche où la surface de la Terre est devenue inhabitable. Elle propose à ses patients de leur appliquer sur la peau une M-Skin : une membrane extraordinaire qui permet de protéger parfaitement la peau contre les agressions extérieures. Ce que Momo ne révèle pas à ses patients, c’est que grâce à la M-Skin, elle connaît tout de leur intimité la plus profonde et peut vivre leurs expériences charnelles. Momo, atteinte d’une grave maladie, ne sort presque plus de chez elle, jusqu’au jour où sa mère, avec qui les liens avaient été coupés, reprend contact avec elle…
Dans ce monde entièrement artificiel où les corps, les identités et les sexes se métamorphosent et se réinventent, les humains sont-ils encore maîtres de leur mémoire et de leur avenir ? Les prodigieuses membranes dont elle fait usage auraient-elles une fonction insoupçonnée ?

Les Personnages:

Momo, fruit du pêcher, et jeune avant-gardiste de l’esthétisme. Solitaire et passionnée. On se lie forcément à cette jeune fille qui essaye de se construire une réputation, une place dans la société, une identité propre…

Maman, son ombre plane toujours derrière Momo, comme si elles étaient indissociables. Et pourtant…

Cette relation mère-fille laisse place à beaucoup de doutes et mystères, qu’on a plaisir à découvrir, au fur et à mesure des pages écrites, sur des discolivres…

« Ce que l’on appelait « amour maternel » n’était-il pas une idée d’essence culturelle? »

Ce que j’ai ressenti:…Une jolie découverte…

J’ai grandement apprécié L’avant-propos et la Postface qui accompagne ce texte, car il permet de mieux comprendre l’œuvre, de la situer dans le temps et la polémique sociale. Membrane est un petit texte de science-fiction, qui nous fait découvrir un univers alternatif, mais surtout qui nous parle des dérives du progrès scientifique. Près de 20 ans, ce sont écoulées depuis l’écriture de ce texte, et il n’en reste pas moins que ce jeune homme avait déjà pressenti les problématiques du monde à venir, et qu’il a encore des accents de vérités dans notre présent.

« (…) mais les experts étaient très clairs: quand bien même, les humains arriveraient à réduire la pollution atmosphérique , cela ne ferait tout au plus que freiner la dégradation de l’environnement, on ne pouvait pas l’éradiquer… »

Il y a une certaine poésie qui se dégage de ce texte, mais surtout de grands combats qu’on devine derrière ces lignes. C’est toujours intéressant de découvrir dans la littérature, un autre pays, d’autres pensées, la manière de les exprimer. Dans les textes asiatiques, il y a toujours cette douceur, cette pudeur, qui ressort, et ici, les métaphores employées mettent en valeur, la force de l’engagement de cet auteur Taiwanais.

« Pourquoi était-on obligé de grandir?
Pourquoi existait-il dans le monde des hommes des règles de vie aussi tyranniques? »

C’est une lecture qui ouvre sur les frontières, autant virtuelles que réelles, qui nous fait toucher du doigt une membrane flexible, où la tolérance prend toute sa place… Rien n’est plus pareil dans ce monde post-apocalyptique, et pourtant, il se dégage comme un plaidoyer sur l’Identité, la perception de ce qui fait de nous, un humain, comme l’ultime couche d’espoir qu’on étalerait sur nos peaux, à la manière de la M-Skin…

 

Ma note Plaisir de Lecture  7/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les éditions Le livre de Poche Imaginaire pour l’envoi de ce livre! Ce fut une lecture très intéressante.

Accueil

Top Départ!!!!!

C’est aujourd’hui!!!!!!!

Sentez cette odeur exquise de fleurs qui s’ouvrent…C’est le printemps!!!Et ça sera notre petit secret: c’est bien les fées qui sont derrière ce très joli enchantement de la Nature…Pour leur rendre hommage, nous avions envie Daniella Fantasy et moi-même, de leur consacrer un Challenge tout spécial:

Le Challenge Printemps Elfique 2017!

challenge printemps 2On vous souhaite une belle saison et de très jolies découvertes livresques! La chasse aux fées est lancée, il est temps d’aller les débusquer: Top Départ!!!!

Stelphique et Daniella Fantasy.

 

Les Geôliers, Serge Brussolo.

Couverture Les geôliers

Pourquoi je l’ai choisi:

J’ai trouvé la couverture superbe, et assez inquiétante pour vouloir à tout prix savoir ce qui se cachait derrière cette forêt!

Synopsis:

Il y a quinze ans, Debbie Fevertown s’échappait de Dipton après avoir tué sans pitié son mari et ses deux fils. Aujourd’hui, Jillian Caine est engagée par le réalisateur Dieter Jürgen pour écrire le scénario d’un biopic retraçant la vie de la meurtrière. Jill rencontre des gens qui ont connu Debbie et ont partagé son quotidien, se rend sur les lieux du crime et découvre que la réalité n’est peut-être pas celle que les médias ont décrite à l’époque. Quels mystères recèle l’étrange ville de Dipton ? Que cache ce culte insolite dédié aux arbres ? Et qui sont ces mystérieux gardiens que l’on nomme – à voix basse – les Geôliers ?

Ce que j’ai ressenti:…Une autre façon de regarder la végétation…

« Je ne suis pas expert en botanique, mais je suis sûr d’un truc, des arbres comme ça, j’en ai jamais vu nulle part. »

S’il vous prend l’envie de vous promener en forêt, et pour une quelconque raison, vous apercevez un chêne au feuillage noir: Fuyez à toutes jambes… Courrez de toutes vos forces vers la lumière, car il se pourrait que cet arbre soit un éclaireur de Dipton. Et dans ce village, qui fleure l’obscurantisme, règne un secret ancestral gardé par des Geôliers, qui prennent leur mission, fanatiquement, au sérieux…

« Les gens en ont marre du factice, ils veulent qu’on leur montre la vérité. »

Les Geôliers, C’est:

  •   Un thriller qui se transforme en science-fiction. Par un talent magique, Serge Brussolo emmène son roman vers des frontières inconnues, dangereuses, oniriques, spectaculaires. Il métamorphose l’horreur en bataille ultime surréaliste, il construit une intrigue tentaculaire qui prend racine aux origines du monde, il jongle avec les codes pour époustoufler ses lecteurs. C’est incroyable cette force d’imagination d’une scène d’accroche haletante, l’auteur nous entraîne dans des méandres d’une intrigue noire et profonde, à l’image des racines de ses arbres…Fascinant!
  •  De fabuleux personnages à découvrir. Du cinéaste fantasque à une scénariste aux abois, en passant par une tueuse redoutable, l’aventure promet d’être mouvementée! Chaque nouvelle rencontre est surprenante! Ce qui semblait superficiel, prend peu à peu consistance, nous entraîne plus loin vers la connaissance des comportements humains, et l’inévitable déviance qui en découle…Passionnant!
  • Une ambiance sensationnelle, où la peur vous saisit à chaque coin de pages, ou peut être même, derrière l’arbre centenaire, qui se plante là, avec ses racines envahissantes. Elle vous étreint cette atmosphère de mystères, et vous fait perdre la notion de réalité. Il règne comme une sombre apesanteur irrespirable, malgré la chlorophylle de ses géants chênes verts, que vous risqueriez presque de finir absorber comme le dioxyde de carbone lors de la future photosynthèse….Hypnotique!
  • Une super lecture, et puis c’est tout! Un véritable maelström d’émotions vous attends dans ce superbe Inédit de Folio SF,  et vous auriez tort de vous priver de découvrir la folle aventure, qui se cache derrière Les Geôliers…

« Tu voulais toucher l’impossible du doigt. Un besoin impérieux. »

C’est le tout premier Serge Brussolo que je lis, et je dois dire que la rencontre avec sa plume fut une très agréable surprise! Ce thriller fantastique était tellement fascinant, que je suis certaine d’en lire d’autres très prochainement, mais en attendant, je vous invite fortement à découvrir cette lecture envoûtante…

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

 

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Les Editions Folio SF, pour l’envoi de ce livre! Merci infiniment de leur confiance !

Histoire d’une LC…II.

 

Couverture Toxique

 

Deux filles de l’hiver lancées dans une lecture rouge et noire, cela donne des éclats de magie et des liens indéfectibles d’amitié…

graphic

La Magicienne Gé, essaie à coup de sortilèges de maîtriser un Minotaure tandis que la Fée Stelphique, essaie de voler par dessus le labyrinthe pour en trouver la sortie…Telles sont les missions qu’elles mènent de front, tout en gardant le fil (d’Arianne) de l’intrigue…

https://i2.wp.com/www.easystic.com/91-233-thickbox/stickers-labyrinthe.jpg

Mais la toxicité de ce roman se cache dans les lignes, et elles devront mener leur ultime combat, qu’elles seront prêtes à vous révéler dans leurs grimoires, d’ici peu de temps, afin d’ informer la jeune génération des dangers, qu’ils pourront croiser au détour d’un virage de pages, ou de l’issue de ce dédale…

Et elles commencèrent leurs écritures respectives…

La suite au prochain épisode…

Jean Hengland, Dans la forêt. (WRC: Dossier n°4.)

 

 

 

           
 WRC-LOGO-2

 – Par The Women’s Reading Club

 

                    Conception et idée originale : Stelphique, Mon féerique blog littéraire
                    Direction logistique: Belette, The Cannibal Lecteur
                    Direction artistique: Nathalie, Sous les pavés la page
rie

 

Rapport d'autopsie

Rapport d’autopsie

LOGO-BELETTE-3

Je soussigné, docteur Jack The Reader, Chef du Service de Médecine Légale; certifie avoir procédé à ce jour, en vertu de la réquisition du Cannibal Lecteur, à l’examen médico-légal du roman « Dans la forêt » de Jean England

Dossier n°04

Madame Ia Belette Cannibal Lecteur, Suite à votre réquisitoire du 22 janvier 2017, en cause j’ai l’honneur de vous faire savoir que j’accepte la mission que vous m’avez confiée.

Je jure de remplir ma mission en honneur et conscience avec exactitude et probité.Silence on autopsie un livre

Nous avons accompli notre mission et consignons dans le présent rapport, les résultats de nos examens, observations et investigations.

Nous reprenons les éléments importants relevés au cours des examens externe et interne du roman.

Nous les commentons et tentons d’en tirer des hypothèses et/ou conclusions logiques.

Description du sujet autopsié : Rien n’est plus comme avant : le monde tel qu’on le connaît semble avoir vacillé, plus d’électricité ni d’essence, les trains et les avions ne circulent plus. Des rumeurs courent, les gens fuient. Nell et Eva, dix-sept et dix-huit ans, vivent depuis toujours dans leur maison familiale, au cœur de la forêt.

Quand la civilisation s’effondre et que leurs parents disparaissent, elles demeurent seules, bien décidées à survivre. Il leur reste, toujours vivantes, leurs passions de la danse et de la lecture, mais face à l’inconnu, il va falloir apprendre à grandir autrement, à se battre et à faire confiance à la forêt qui les entoure, emplie d’inépuisables richesses.

Date du crime d’édition : Janvier 2017, tout récent.

Arme du crime : Un black-out total dont nous ne saurons rien de plus

Traumatismes : Oui, parce que ça pourrait aussi nous arriver, mais cadavre moins traumatisant que d’autres (Black-Out, Extinction, The End of the world, Résilience).

Suspects : L’auteur qui, de son cerveau fécond, nous a écrit ces pages, il y a 20 ans. Et puis, sans aucun doute l’Homme es ses excès, l’Homme qui, de par son comportement, court à sa perte.

Arme du crime probable : Inconnue. Toutes les pistes sont bonnes à prendre, aucune indication sur le cadavre autopsié.

Modus operandi du crime : Un pays (États-Unis) qui a perdu l’électricité. Deux jeunes filles et leur père livrés à la survie dans leur maison, perdue près des bois. Le père décède et ensuite, nos deux jeunes filles vont devoir se démerder seules avec ce qu’elles possèdent et changer radicalement de vie.

Verdict du médecin légiste Jack ?
Encore une roman post-apocalyptique ? Ça commence à bien faire, non ? C’est mon je-ne-sais-quantième roman du genre qui passe sur ma table d’autopsie !

Rassurez-vous, vous ne devrez pas parcourir La Route pour aller de Pétouachnoc à une grande ville. Vous ne devrez pas non plus défendre, armes à la main, votre dernier Carambar, votre dernier Oréo ou votre dernière bouteille d’eau face à une meute de voisins enragés et devenus agressifs à cause de la peur de leur Extinction prochaine.

Certes, c’est un véritable Black-Out auquel nous serons confrontés, mais il a commencé doucement, et tout le monde pensait que tout allait se rétablir… Erreur, grave erreur.

Vu que nous nous trouvons dans une maison isolée près d’une grande forêt, ce roman a tout de la survie à la Robinson plutôt que de celle d’un The end of the world puisqu’ici, pas de fuite : le roman se déroulera quasi en huis-clos avec un père et ses deux filles – Nell et Eva – et puis, juste leur deux.

Nell est la narratrice et elle nous conte un récit fort réaliste sur une civilisation qui a perdu l’électricité sans que l’on sache jamais comment ou à cause de quoi celle-ci a disparu, le récit se concentrant exclusivement sur la survie des deux sœurs dans la maison parentale.

Un huis-clos oppressant, surtout lors de leurs disputes ou pendant qu’elles se cherchent des occupations durant leurs journées. Nous ne les quitterons jamais, sauf à suivre les récits d’avant le black-out raconté par Nell ou des récits de leur enfance, avec papa et maman, au temps de l’insouciance.

Nous ne saurons pas vraiment ce qu’il s’est passé dans la ville voisine de 50km, mais l’auteur, avec peu de mots et de descriptions nous fera comprendre l’horreur que cela a dû être pour les habitants face à une telle situation.

On s’attache aux filles, on les suit dans leur survie, dans leurs espoirs, dans leurs souffrances, dans leurs peurs, le tout sans tomber dans un pathos larmoyant.

Un roman qui nous conte la chute d’une société, un effondrement total, en nous laissant entendre que, comme d’habitude, une autre se relèvera sur les cendres de la précédant puisque, c’est vrai, cela fait seulement depuis 130 ans que l’Homme utilise l’électricité et à vécu plus longtemps SANS elle que AVEC elle.

Un superbe récit de survie qui se dévore avec avidité et qui ne ressemble en rien aux autres romans post-apocalypse déjà lu et autopsié.

Verdict du détective Cannibal ?
Pour une fois, le médecin et le détective sont d’accord !

Je  jure avoir rempli ma mission en honneur et conscience, avec exactitude et probité.

Jack The Reader, médecin légiste pour cette autopsie littéraire et Belette Cannibal Lecteur, consultant detective.

Sans titre 7

Reportage de l'envoyée spéciale

Reportage de l’envoyée spéciale

 


LOGO-STELPHIQUE-4

Lien vers l’article original

C’est avec une grande joie, que notre reporter elfique, Stelphique nous expose du haut de son grand sequoia, ses points lumineux sur cette forêt mystérieuse…Ses ailes sont aises de vibrer au grand air américain, et dans un parfait Nature Writing, on sent comme une vraie reconnexion avec l’essence même de la vie…
Résultat de recherche d'images pour "soeurs jumelles dessin"

La fratrie… ou comment deux sœurs s’apprivoisent…

Il est parfois difficile de se différencier de sa sœur, surtout quand elles sont si proches en âge, qu’on pourrait presque les prendre pour des jumelles… Vaste question que cette forme de fratrie, entre amour et déchirement pour la quête du soi. Nell et Eva ont cette relation de répulsion/attraction qui ne se fait pas, sans quelques fractures de ce lien, unique et fort, du sang…En se noyant dans leurs passions et leurs ambitions dévorantes, elles se construisent une identité, à force de renoncement à l’autre, et pourtant l’amour qui les unit parait indéfectible. Le roman tourne autour de ce cercle familial, entre souvenirs passés et avenir à reconsidérer, et cette micro-cellule de liens humains est une onde de choc et d’émotions qui nous est donné de lire dans ce journal intime, dernier vestige laissé au monde comme la preuve de leurs passages sur Terre…
Résultat de recherche d'images pour "dessin post apocalyptique"

Le post-apocalyptique… ou comment la solitude envahit le quotidien…

Un recul désiré, puis forcé dans cette maison…La fin du monde poursuit sa course folle de manque et de cécité, pendant que cette famille vit au gré des saisons, proche de la Nature…En fait,  le post-apocalyptique se ressent dans ces privations, dans ces coupures, dans ces absences…C’est plus, la solitude, et l’étiolement des liens sociaux qui frappe dans ce livre, que les réelles raisons de ce nouveau monde…Petit à petit, les commodités et les ressources s’amenuisent, seule la survie compte, mais la vie se charge toujours d’infliger mille dangers et heurts, qui reconditionnent la vision de cette fratrie. S’il n’est pas forcé d’entendre de la musique pour danser, ou de concentration pour apprendre, il faut que ses jeunes filles trouvent assez de force en elles pour affronter cette nouvelle vie sans but, et c’est dans ce néant qu’elles devront apprendre à vivre…C’est là, que le post-apocalyptique prend tout son sens et que la force de ce roman vous atteint en plein coeur…
Résultat de recherche d'images pour "dessin foret"

La forêt… ou comment cet environnement devient lieu de vie…

De tout temps, la forêt a généré peur et fascination. On a juste oublié qu’autrefois, elle a été lieu de vie pour les peuples, avant qu’on ne s’en éloigne pour lui préférer les villes…La forêt est source de légendes, génératrice de vie, domaine des plus étranges créatures…Elle est à la fois bienfaitrice et cruelle, car il se cache dans ses arbres, des formes de dangers soudains, autant que de mauvaises rencontres, mais aussi mille merveilles…Eva et Nell l’apprendront, souvent à leur dépend, que la nature donne autant qu’elle reprend, distribue autant qu’elle inflige…La beauté de cette lecture tient à cette rencontre avec ce lieu majestueux, la connexion avec l’essentiel, l’abondance du don…
En conclusion, cette lecture parle de dépouillement, de violence, et de lâcher prise…Elle se veut intime et c’est presque dans un murmure qu’elle nous souffle que Dans la forêt, se trouve sans doute, notre salut…
Plaidoirie de la partie civile

Plaidoirie de la partie civile


LOGO-NATH-3

 

Madame le Juge,

Lors du réquisitoire de la partie adverse, j’ai imaginé de multiples scénarios quant à la conclusion de ce procès…


J’ai vu la perpétuité pour ce roman car le consumérisme outrancier était cause de sa lente agonie. Il pourrissait au fond d’une cellule sombre et humide, ses pages se gondolant et jaunissant au rythme des saisons. Il attendait la fin, son encre déliquescente condamnée à ne plus être frôlée par un seul regard humain. Sa couverture se désagrégeait et bientôt il ne restait plus de lui que quelques feuilles trop fines pour résister au passage du temps. Il était oublié de tous, étouffé par tant de romans parlant de l’apocalypse et se putréfiait autant que cette humanité qui gangrenait le monde…

J’ai vu une condamnation indulgente et une liberté conditionnelle après 20 ans de silence pour cette histoire contée avec tant de douceur et de poésie. Le huis clos oppressant était pardonné et ce livre purgeait une peine de principe dans une forêt oubliée où le retour à des valeurs plus saines et plus proches de la nature le guidait vers de nouveaux courants de pensée. La punition divine était évoquée mais seul lui importait la rédemption et la reconnaissance de ses pairs. Seul lui importait d’être à nouveau touché par des doigts avides de tourner ses pages.

Enfin… j’ai vu l’acquittement. Sous la redondance du sujet et l’ennui de la première partie, les jurés s’apercevaient du fond si important de ce roman. Celui qui parle de deuil et de survie, celui qui évoque la perte si cruelle de ses parents, celui qui pousse à la résilience et qui confronte le lecteur à la mort : Celle de ses proches ou bien la sienne. Le roman sortait triomphalement de ce tribunal, l’espoir chevillé aux pages de prouver au monde entier qu’il existait. Il s’exhibait fièrement sur les rayons des librairies, sa couverture bombée bravant les chalands. Il se sentait unique, et au final : il l’était je vous l’affirme.

Je plaide aujourd’hui pour ce dernier scénario afin que le petit monde que nous représentons découvre les véritables atours de ce roman ainsi que les messages si emplis d’humanité qu’il transporte dans son for intérieur. L’acquittement est de mise, Madame le Juge. Laissez, je vous prie, le monde découvrir cette histoire.

Croire au merveilleux, Christophe Ono-Dit-Biot.

A11832

Pourquoi je l’ai choisi:

Il n’a pas été difficile de me pencher sur cette lecture, avec ce titre si évocateur….

Synopsis :

« Je veux bien avoir été distrait ces temps-ci, mais je sais que si j’avais croisé cette fille-là dans l’ascenseur ou le hall d’entrée, je m’en serais souvenu. Et puisque je me souviens d’elle, c’est que je l’ai vue ailleurs. »

César a décidé de mourir. Mais une jeune femme sonne à sa porte et contrarie ses plans. Étudiante en architecture, grecque, elle se prétend sa voisine, alors qu’il ne l’a jamais vue. En est-il si sûr ? Pourquoi se montre-t-elle si prévenante envers lui, quadragénaire en deuil de Paz, la femme aimée, persuadé qu’il n’arrivera pas à rendre heureux l’enfant qu’ils ont eu ensemble, et qui lui ressemble tant ? Pourquoi est-elle si intéressée par sa bibliothèque d’auteurs antiques ? D’un Paris meurtri aux rivages solaires de l’Italie en passant par quelques îles proches et lointaines, Croire au merveilleux, en dialogue intime avec Plonger, est l’histoire d’un homme sauvé par son enfance et le pouvoir des mythes. Un homme qui va comprendre qu’il est peut-être temps, enfin, de devenir un père. et de transmettre ce qu’il a de plus cher.

Ce que j’ai ressenti:…Invitation à la rêverie et au voyage…

Etre lu, c’est être caressé.

La perte d’un être cher et la douleur de celui qui reste…Toute cette histoire tourne autour de cette reconstruction après le drame d’un duo qui n’a pas fini de s’aimer…César, c’est l’homme brisé qui veut en finir avec cette souffrance, en dépit de tout ce qui lui reste…Mais la vie réserve parfois de jolies surprises, aussi délicieuse qu’une Nana impertinente…

Est-ce que c’est ça le deuil? Etre confronté au silence? Se fracasser constamment contre le mur de l’absence? Chialer tout en conservant l’espoir d’un miracle?

J’ai particulièrement apprécié de retrouver dans ses pages, la beauté et la simplicité de vie qui règne dans les îles Grecques, de ressentir encore l’émerveillement devant ses paysages époustouflants, ainsi que me remémorer ses légendes antiques. Rien que pour cet instant de souvenir ravivé, j’ai adoré cette lecture. Cette ambiance de sérénité devant une douceur de climat méditerranéen: l’envoûtement de l’air marin, le réconfort d’un soleil brillant, l’ensorcellement de la pierre ancienne…C’est une invitation au voyage mais aussi une plongée immersive dans les textes mythiques, et le flot nous emporte vers des sirènes, les demi-dieux aux destins fabuleux, la poésie des aventures extraordinaires dans ses livres poussiéreux…Croire au merveilleux, quelle bien jolie idée…

« J’aime les mots, leur sens ancien, les passerelles que ça crée. L’impression d’un ordre, d’une cohérence, d’un enracinement, le seul qui tienne dans ce monde de folie. »

Ca et là, posés comme des ailes de papillons, des citations en lettres grecques, pour nous rappeler la force de ses écrits, qui ont réussi à traverser les siècles comme une envie de se relier à l’ancien pour mieux appréhender le présent…Ce roman est hanté par l’ombre des attentats, et on ressent malgré cette perpétuation de la violence, le doux espoir, qu’au regard des chaos du passé, on saura garder la vaillance de ses héros fantastiques, et surtout le besoin de transmettre leurs vraies valeurs…Ces textes « magiques », derniers remparts vacillants face à l’heure de la surconsommation et la surenchère d’informations, qu’il nous faut pourtant réveiller pour la génération future…Tel est le joli message que cet auteur passionné, essaye de faire passer…

« -C’est quand même, il faut l’avouer, rempli de livres que plus personne ne lit. Que plus personne ne lira.
-Pourquoi dites vous ça? C’est idiot. Les enfants aimeront toujours ces récits fabuleux.
-J’espère que vous avez raison. »

Quel moment d’apaisement que cette lecture qui finit en beauté sur une touche des plus romantiques et poétiques…C’est bien le cœur battant, qu’on referme ce livre avec cette impression d’avoir dégusté un petit instant mielleux, un bonbon merveilleux…

Ma note Plaisir de Lecture  8/10

 

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Alina Gurdiel de sa confiance ainsi que les Editions Gallimard pour l’envoi de ce livre.

Dompteur d’anges, Claire Favan.

Couverture Dompteur d'anges

Pourquoi je l’ai choisi:

Une lecture magiquement arrivée dans mon monde grâce à Yvan, d’Emotions, blog littéraire et musical.  Un Merci elfique, évidemment!!!!;) Sa chronique passionnée pour Dompteur d’anges.

Synopsis:

On ne choisit pas sa famille. Encore moins celle de son ravisseur…
Condamné pour un meurtre qu’il n’a pas commis, Max Ender a été jeté en pâture à ses codétenus par ceux-là mêmes censés assurer l’ordre et la discipline au sein de la prison. Lorsqu’il est reconnu innocent et libéré, ce n’est plus le même homme. Il n’a désormais plus qu’une seule idée en tête : se venger de cette société qu’il hait par-dessus tout.
Pour frapper ses bourreaux au coeur, il va enlever leurs enfants et, méthodiquement, au fil des ans, faire de ces petits anges des bêtes féroces avant de les envoyer punir ses tortionnaires à sa place. Tout se déroulera selon ses plans jusqu’à ce qu’une de ses créatures lui échappe et disparaisse dans la nature…

Ce que j’ai ressenti:…Trop d’émotions pour une fée sensible…

On peut vraiment dire que Claire Favan sait y faire en tant que provocatrice d’émotions…Son nouveau thriller va vous en faire vivre de ses montagnes russes de sentiments et ressentiments contradictoires qu’il vous sera difficile de quitter ses pages…Efficace et puissant jusqu’à la dernière ligne…

Elle joue avec son lecteur pour lui faire un jeu de manège tourbillonnant intense…

  • Première partie abrupte avec Le dompteur. Une mise en bouche déjà bien dérangeante et un personnage avec lequel on tisse un lien d’empathie…Montée lente mais vertigineuse, dans cette fameuse machine infernale…
  • Deuxième partie asphyxiante avec les Anges. Naissance d’une ligue spéciale et virages à 90° degré avec cette découpe du lien fraternel…On n’arrête plus la course folle de ce manège, lancé à toute berzingue, et le flot d’intenses variations de chutes et de soulèvements du palpitant…

Comme je l’ai dit, c’est un super thriller psychologique et noir à souhait pour les amateurs de sensations fortes…J’ai trouvé cette vengeance totalement folle, rudement bien menée, et le titre qui colle parfaitement à cette intrigue sanglante…Elle est suffisamment dérangeante pour attiser cette frénésie de tourner la page suivante, mais les répercussions sur nos esprits, sont autant de marques au fer rouge….

La pauvre a eu le temps de voir la mort rôder tout près d’elle et picorer son âme.

Il n’empêche que pour moi, j’ai « presque » failli laisser de coté cette lecture, pas parce qu’elle n’était pas bien , mais peut être trop bien écrite justement, trop suggestive à mon imaginaire … A un certain moment, mon cœur de mère d’un petit bout’chou, justement de cinq ans, a sur-réagi à une certaine scène, et il m’a fallu un certain temps pour passer l’horreur et toutes ses images toxiques qu’elle a fait naître en moi.

Je t’ai choisi pour que tu deviennes plus fort que tu ne l’aurais jamais été sans mon aide. Je vais t’apprendre à voir la société telle qu’elle est vraiment : corrompue, profondément injuste, autodestructrice, mauvaise… Grâce à moi, tu sauras éviter ses pièges et frapper avant qu’on ne te fasse du mal. Je vais te transformer en un super-prédateur apte à survivre.

Tout cela pour dire, que cette auteure a du talent et le pouvoir de vous bouleverser avec ses romans, qu’il n’est pas anodin de choisir ces histoires de tueurs qu’elle vous concocte avec passion: la passion du thriller…A bon entendeur, bonne lecture!

Ma note Plaisir de Lecture  7/10

Challenge Printemps Elfique 2017-Session 2.

 

Etant donné le petit succès de l’année, nous relançons, (Daniella Fantasy et Stelphique  ), ce challenge qui fleure bon la Féérie et les beaux jours:

Le Challenge Printemps Elfique 2017

Les inscriptions pourront se faire sur le blog ou/et sur le forum de Livraddict….Nous vous invitons donc à choisir vos envies de lectures avec ses paliers féeriques.  

Au plaisir de partager…

 

Perle de fée.

fee-elfes-fee-noire-enfermee-big

La vie est une histoire de perte (…). La perte de cette innocence infantile avec laquelle nous naissons tous, la perte des gens que nous aimons, de notre santé, de nos capacités physiques, et enfin -évidemment- la perte de notre propre vie.

Un cri sous la glace, Camilla Grebe.

Le Purgatoire, Dante Alighieri.

Couverture La divine comédie, tome 2 : Le purgatoire

Pourquoi je l’ai choisi:

Je poursuis ma lecture de La Divine Comédie…En lecture commune avec Tautiton, son avis: Ici! Je vous invite à passer voir son ressenti , qui se trouve être un coup de cœur!

Synopsis:

Quand Virgile et Dante, à l’aube du dimanche de Pâques de l’année 1300, débarquent sur la plage de l’Anti-purgatoire, après avoir traversé les cercles infernaux et reparcouru, à travers un boyau obscur, tout l’espace du centre de la terre à sa surface, l’impression de bonheur est intense, quasi paradisiaque… Au contraire, les récits de voyages imaginaires de la même époque décrivent des purgatoires qui sont des sortes d’enfers : mêmes feux, mêmes tortures – seulement écourtées, seulement  » à terme  » Dante rompt brutalement avec cette tradition ; son Purgatoire semble plutôt tendre vers le Paradis. Malgré les tourments racontés, la mémoire du lecteur garde l’image d’une montagne au milieu de la mer, dans la lumière du soleil, habitée par les anges, rythmée par les manifestations de l’art – sculptures, chants, rencontres de poètes, image d’un lieu où devenir bon signifie devenir léger…

Ce que j’ai ressenti:…Comme une envie de poésie…

« Courez vers la montagne et lavez cette croûte
qui cache à vos regards le visage de Dieu. »

« Il ralentit enfin sa marche, car la hâte,
ternit la dignité de tous nos mouvements;
et l’esprit, jusqu’alors content de peu de choses,

ressentit l’aiguillon de la soif de connaître
et me fit diriger le regard vers la cime
qui s’élance des eaux vers le ciel le plus haut. « 

Grimpez sur la montagne du Purgatoire,
Délaissez votre charge de péchés,
En chantant les louanges obligatoires,
Les inscriptions seront bien effacées.

L’ange Saint lavera vos fronts, des Capitaux,
A chaque terrasse franchie, marche accomplie,
Pleurant sur vos fautes repenties,
Vous brillerez sûrement aux yeux du Très Haut.

Troquer la colère contre la douceur,
Changer le vice en humilité,
Disparaître l’envie aux joies du cœur…
Ressentez la Sagesse et la Paix.

Dante nous offre une ascension libératrice,
Toute en poésie et joies bienfaitrices,
Nous sensibilisant aux chants et à la piété,
Et délivrer ainsi notre âme de nos vils péchés.

D’où vient que ton orgueil lève si haut la crête,
oubliant que tu n’es qu’un avorton d’insecte,
un vers dont la nature a raté la façon?

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 8/10

 

Previous Older Entries

Enter your email address to follow this blog and receive notifications of new posts by email.

Rejoignez 161 autres abonnés