Bienvenue dans mon univers!

Egérie de mon blog littéraire, elle sera la pour laisser une trace de poussière de fée au milieu de ma sélection de livres….Ne vous fiez pas à l’aspect enfantin, car mes préférences vont, le plus souvent, vers les thrillers…..

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« Chaque fois que quelqu’un dit: Je ne crois pas aux contes de fées, il y a une petite fée quelque part qui tombe raide morte. « 

J.M.Barrie, Peter Pan

La Voix des Vagues, Jackie Copleton.

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Synopsis:

Lorsque par un froid matin d’hiver, un homme défiguré frappe à la porte d’Amaterasu Takahashi et lui annonce qu’il est son petit-fils, elle ne peut le croire…Tout le passé de la vieille dame pénètre à sa suite. Celui d’avant l’Amérique. Celui d’avant ce 9 août 1945, à Nagasaki où le feu du ciel lui prit sa fille, son petit-fils – cherchés sans répit dans le ruines, et jamais retrouvés.Quarante ans plus tard, l’inconnu au visage brûlé ravive les plaies qu’elle a tant voulu oublier. La culpabilité. Le mensonge. Les secrets. Qu’a-t-il à lui dire ? Qu’a-t-elle encore à lui offrir ?

Ce que j’ai ressenti:

À tous ceux qui liront cette lettre,

Tout d’abord, je dois vous dire que ce livre est une merveille. Un raz-de-marée aussi. Une découverte troublante et une beauté d’ailleurs. C’est l’histoire d’une famille brisée par un drame pulvérisant. Le monde a changé radicalement après « ça ». Jackie Copleton nous donne une vague de douceur en nous contant cette tragédie avec la puissance poétique de cette fiction.

Pikadon, c’est le terme qu’ils emploient pour parler de cette journée. Le jour où le cœur du Japon a explosé. Peu de mots permettent de décrire l’horreur de Nagasaki. Comment mettre des termes pour décrire une telle destruction? Tout ce qui n’a pas été anéanti, réduit en cendres, a fini en miettes. Les édifices, la nature, les peaux. La vie de milliers de gens en bing-bang.

Alors je vous dirai avec humilité, que le chagrin de ces survivants a quelque chose d’admirable. Il est fait de vœux, de donations, d’entraide et de résilience. Une inspiration en somme. Leurs arts comme leurs bontés sont des modèles à suivre…J’ai tellement aimé les définitions en japonais qui ouvrent les débuts de chapitres. C’est une invitation à mieux apprendre cette culture, et je lui trouve une musicalité exquise pour faire résonner la voix de ses vagues de mélancolie et d’amour.

Finalement, en écrivant cette lettre, je me rend compte que j’ai passé un doux moment, même si accompagné de beaucoup de tristesse, avec Amaterasu et sa famille. J’ai lu leurs mots, leurs confidences, leurs secrets inavoués, leurs doutes et leurs rêves…J’ai partagé un parapluie avec eux, le temps de 400 pages. Un rapprochement réconfortant au plus près de leurs intimités. Et même, si ce peuple est doté d’une grande pudeur, j’ai apprécié la force de leurs sentiments. L’amour est au centre de leurs vies. Même maladroit, même dissimulé, même monstrueux, il se lit comme une évidence au fond de leurs cœurs.

Je ne saurai que trop vous conseiller de découvrir à votre tour, cette perle littéraire…Féériquement vôtre, en toute sincérité,

Stelphique.

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Emmanuelle ainsi que les éditions Pocket de leur confiance et l’envoi de ce livre.

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Le nouveau western, Marc Fernandez.

Le nouveau western par Fernandez

Synopsis:

Rodrigo Díaz de Vivar, plus connu sous le nom du Cid, n’est pas que le héros d’une pièce de théâtre. Ce fut un chevalier. Un vrai. Banni par le roi Alphonse VI, il a traversé l’Espagne au XIe siècle. Il a gagné des batailles. Contre les Musulmans, et avec eux. Un mercenaire avant l’heure. Un combattant légendaire. Si le Cid voyageait à cheval, c’est sur son VTT – baptisé Tornado – que Marc Fernandez suit sa route de Burgos, ville natale du chevalier, jusqu’à Valence, où il mourut en 1099. Une épreuve et un défi pour l’auteur, à la découverte d’une partie méconnue de l’Espagne, médiévale, immensément vide. 900 kilomètres à vélo, 11 302 mètres de dénivelé positif dans un décor de western, pour retracer la vie extraordinaire d’une figure mythique digne d’un personnage de polar.

Ce que j’ai ressenti:

En avant, Tornado!

En ce moment, on ne va pas se mentir, toute aventure est bonne à prendre! Même virtuelle, même imaginaire, l’aventure a toujours ce pouvoir attractif. Une virée en vélo à travers l’Espagne sur les traces du Cid, je vous l’avoue ça me tente bien, là tout de suite! Mais bon, je dois me contenter, pour le moment, de pédaler sur mon vélo d’appartement et suivre la folle expédition de Marc Fernandez en lecture! Et quelle virée! On sent qu’il a adoré ce défi, même si ça ne c’est pas fait sans douleurs…900 kilomètres et un timing plutôt serré, c’est un parcours osé que l’auteur s’impose pour revivre un peu de la vie de ce grand héros qu’est Le Cid. Entre carnet de voyage personnel et revisite des œuvres littéraires autour de ce grand chevalier, on explore avec Marc Fernandez, la beauté des terres espagnoles, en 14 étapes. C’était intéressant, surtout que j’ignorais presque tout de ce combattant légendaire, donc cette virée à vélo, m’a apporté un espace d’évasion et encore plus de curiosité par rapport à ce héros qui en a inspiré plus d’un!

Nous repartons nous aussi et roulons quelques kilomètres dans un paysage qui nous renvoie mille ans en arrière.

Démarches aventurières.

Depuis quelques mois, j’ai plaisir à découvrir les parutions de la maison d’éditions Paulsen. Elles me permettent de voyager en lecture, en Corée ou en Amérique du Nord, et maintenant en Espagne avec celui-ci. À travers leurs écrits, les auteurs nous entraînent dans des défis complètement fous, et j’adore les suivre! Ce qui rend leurs voyages encore plus beaux, c’est leurs ouvertures d’esprits et leurs bienveillances. En ces temps compliqués, ces lectures sont de belles fenêtres ouvertes sur le monde et ses richesses, une manière différente de vivre par les Hommes, pour un temps…Je compte bien ne pas m’arrêter en si bon chemin, et j’ai hâte de pouvoir lire d’autres aventures Paulsen.

Une sensation de bien-être, que j’ai rarement ressenti, m’envahit. Ce voyage en vélo me procure un sentiment de liberté. Si le Cid chevauchait vers son rêve, nous faisons de même. Presque mille ans nous séparent, mais comment ne pas se sentir bien devant le spectacle que nous offre ce parc naturel de toute beauté?

En bref, il me reste de cette aventure, la poésie de Emmanuel de Saint-Albin, une envie de rencontre avec le Cid, quelques courbatures et des images de paysages que je ne verrai sans doute pas dans l’immédiat…Il me reste une bouffée d’air frais avec Le Nouveau Western. Et puis, cette soif d’aventures et de liberté…Merci Marc Fernandez d’avoir fait la route pour nous…

Ma note Plaisir de Lecture 8/10

Remerciements:

Je tiens à remercier Muriel ainsi que les éditions Paulsen pour leur confiance et l’envoi de ce livre.

Editions Paulsen

La servante écarlate, Margaret Atwood.

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Synopsis:

Devant la chute drastique de la fécondité, la république de Gilead, récemment fondée par des fanatiques religieux, a réduit au rang d’esclaves sexuelles les quelques femmes encore fertiles. Vêtue de rouge, Defred, « servante écarlate » parmi d’autres, à qui l’on a ôté jusqu’à son nom, met donc son corps au service de son Commandant et de son épouse. Le soir, en regagnant sa chambre à l’austérité monacale, elle songe au temps où les femmes avaient le droit de lire, de travailler… En rejoignant un réseau secret, elle va tout tenter pour recouvrer sa liberté.

Ce que j’ai ressenti:

▪️Avant que cela ne devienne ordinaire…

Parce que sans doute que cela le deviendra, alors je reprends mes nuits. Parce que je me le dois, et parce que je le fais pour Elles. Parce que je crois en nos nuits.

J’effeuillerai les mots dans mon lit. J’effeuillerai les pétales de pissenlit aussi. À moins que ce ne soit des marguerites…Je prendrai chaque mot, et je les ferai éternité…Un pétale pour chaque servante. Une pensée pour Alma, Janine, Dolorès, Moira, June.

Pendant ce temps infini- Pendant cette quantité de temps qui nous est offert-Pendant tout ce temps qui tient dans nos mains et qui j’espère ne sera plus vain.

Sans doute que l’on s’habituera à ces nuits stériles, immobiles…Peut-être qu’on s’habituera à ce confinement. Sans doute, qu’on sera là bien chez nous, à apprécier Nuits…Toute en intimité. En minimalisme. Je me contenterai de rester à la maison.

J’écrirai des lettres à Toi. Des lettres où tu te reconnaîtras…Des milliers de lettres que tu ne verras pas mais qui auraient nos résonances…Des lettres avec tant de nos résiliences. Des poèmes comme des alliances.

Je blanchirai mes nuits et je me parerai de rouge. L’écarlate sera notre étendard avec tatoué de nos cris silencieux, cette phrase d’un temps ancien « Nolite te salopardes exterminum ». Et désormais, ces Nuits-là me seront précieuses…

Ça ne me fera même pas mal de ne plus dormir et de me nourrir de solitude. Ça ne me fera même plus peur tout ce temps à perdre. L’heure des lunes sera ma prière…

J’inscrirai à mes nuits et aux siennes, tous nos amours contenus. Je délivrerai vos mutismes et je soufflerai sur vos désirs des étincelles de passion. Je déchiffrerai vos sourires de sang. Je leur offrirai la douceur…Je trouverai du sens au vide…Et je volerai des libertés quand enfin, je rêverai avec mes sœurs…Tout cela dans mes nuits.

Et J’aurai espoir. Je jure que j’aurai espoir…

▪️-Cela deviendra ordinaire-

Mais avant cela, il y aura eu des milliers de lecteurs qui se sont lancés dans la découverte de la Servante Écarlate et ce qui est extraordinaire, c’est qu’elle continue de fasciner avec autant de force, même trois décennies après…J’ai lu à mon tour, dans mes nuits confinées, ce chef d’œuvre dystopique. Comme vous pouvez le constater, il m’a fait forte impression. Je me suis dirigée vers lui, spontanément. J’ai laissé parler mon intuition. Je voulais tellement quelque chose de spécial pour cette période trouble de notre actualité, alors j’ai mis la main sur les pages écarlates. Une inspiration. J’ai été troublée qu’il y ait tellement de profondeur et de similitudes dans les nuits de Gilead, et dans les miennes. J’ai tellement tremblé de peur pour ces femmes mais j’ai adoré me confronter à leurs manières de chercher du sens dans leurs actions. C’était presque extraordinaire, ce temps partagé…Et je ne voudrais pas que cela devienne ordinaire, ce Coup de Coeur Écarlate.

« Y a-t-il des questions? »

El Niño de Hollywood, Oscar et Juan José Martinez.

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Synopsis:

Quelle est la relation entre le gouvernement de Ronald Reagan et un membre d’un gang en Amérique centrale qui a assassiné plus de 50 personnes ? Quel est le lien entre la Californie et le fait que le Salvador soit le pays le plus meurtrier au monde ? Comment un groupe d’immigrés à Los Angeles – fans absolus de heavy metal – est devenu l’embryon du gang le plus dangereux de monde ? Dans ce document poignant de réalité, les frères Óscar et Juan José Martínez – l’un reporter, l’autre anthropologue – racontent la vie de Miguel Ángel Tobar, dit El Niño de Hollywood, un tueur sanguinaire appartenant au seul gang faisant partie de la liste noire du département du Trésor aux Etats-Unis, la Mara Salvatrucha 13. Cette histoire brutale du Niño de Hollywood permet surtout aux auteurs de livrer les dynamiques sous-jacentes du phénomène des gangs aux États-Unis et en Amérique centrale, et de montrer comment des processus globaux construisent une infinité d’histoires microscopiques qui ont, elles, des conséquences bien réelles. Entre thriller, récit documentaire et enquête historique, les auteurs nous plongent au cœur des ténèbres – peuplées de mysticisme, codes d’honneur, tatouages et trahisons – pour essayer de déchiffrer les racines d’une violence qui semblerait inexplicable mais qui ne l’est pas. Des mauvaises décisions, des décisions stupides ont été prises et personne ne semble avoir conscience des erreurs. La fin d’une guerre n’est pas nécessairement le début de la paix. A travers des scènes d’une réalité féroce, nourries par des centaines d’heures d’interviews et de terrain, les frères Martínez font honneur à la terrible réponse qu’ils ont donné au Niño de Hollywood lorsque celui-ci leur a demandé pourquoi ils s’intéressaient à lui :  » Parce que, malheureusement, nous croyons que ton histoire est plus importante que ta vie… « 

Ce que j’ai ressenti:

▪️Pour certains, la paix est impossible…

« Je hais donc j’existe. »

Puisque on en est à parler épidémie, il faudrait que je vous parle aussi de celle-ci…L’épidémie du Salvador, le pays le plus meurtrier au monde…Ce livre est un choc. Je suis totalement sortie de ma zone de confort pour découvrir la violence extrême. Avec ce récit documentaire, les frères Martinez nous emmène au plus près du gang le plus dangereux du monde: la Mara Salvatrucha 13, et sur les traces de l’un de ses membres les plus terribles, El Niño de Hollywood. C’est un documentaire édifiant et terriblement choquant. Les chiffres et les statistiques s’affolent et défient tout entendement: autant de morts pour un si petit pays, ça fait froid dans le dos, et c’est pour cela que le mot Épidémie, lui est associé, avec ce nombre ahurissant de victimes. En retraçant ainsi, grâce aux entretiens et au travail d’enquête minutieux de ces deux auteurs sur les origines de la formation de ce gang, on s’aperçoit que pour certains, le mot paix n’a pas de place dans leurs vocabulaires. Miguel Angel Tobar est El Niño de Hollywood et son histoire est importante pour comprendre le fléau qui sévit au Salvador.

Ils naissent et ils meurent comme ça.

Mais ces morts étaient des morts pauvres. Des morts de règlements de comptes entre gangs. Morts de cette guerre entre miséreux.

▪️Sauf que c’étaient des gamins…

J’avais déjà entendu parler du phénomène des « baby-gang » en Italie avec la duologie Roberto Saviano (Piranhas et Baiser Féroce), mais même sur d’autres frontières, ce mal se répand aussi, malheureusement. Utiliser des enfants pour répandre la haine. La misère, bien sûr, a été le terreau de ce phénomène dévastateur…À force de recherches et d’entretiens, les deux frères Martinez nous démontrent que l’embrigadement se fait dès le plus jeune âge, et comme ce sont des « gamins de rien » livrés à eux-mêmes, qu’ils n’ont personne pour les protéger de ces figures manipulatrices, ils tombent vite sous la coupe des gangs…Et dans leurs totales inconsciences, dans leur total dévouement, ils font pire que les « grands », et n’ont de cesse de faire monter cette violence en escalade, jusqu’au bain de sang, pour nourrir la Bête. C’est la haine, leurs moteurs de vie. Parce qu’ils n’ont rien d’autre que ça, ces enfants perdus. Ils dévorent et se font dévorer pour cette idée d’appartenance à un clan. Et ils ne peuvent pas s’en sortir, une fois que La Bête les a marqués, c’est définitif. Aucune échappatoire possible. Souvent, ils prennent alors un nom avec une majuscule, pour faire courir la légende et semer la mort, partout. El Niño de Hollywood est un assassin avec plus de 50 meurtres à son actif. Un enfant-tueur, victime et bourreau de La Bête.

De la chair fraîche et agressive pour faire grossir la Mara Salvatrucha, La Bête.

▪️Comprendre la création du gang le plus dangereux du monde…

Bien que le sujet soit très difficile, c’est un livre que je recommande à qui voudrait comprendre l’histoire et la formation du gang de la Mara Salvatrucha 13. J’ai pris le temps de lire avec attention cette lecture. C’est un récit très documenté et fort en émotions parce que l’on voit à travers les yeux et les ressentis de El Niño de Hollywood.

La mort appelle la mort. Pas partout, mais au Salvador, si. La mort a la mort en héritage. Des petites histoires de famille à l’histoire récente du pays, le Salvador est construit sur des morts qui ont généré d’autres morts.

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Metailie de leur confiance et l’envoi de ce livre.

Editions Métailié : en novembre, on lit, on lit ! L'automne s ...

Furie, Grazyna Plebanek.

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Synopsis:

Congolaise originaire de Kinshasa, Alia a cinq ans quand elle arrive à Bruxelles. C’est un nouveau monde, hostile, que découvre la petite fille. Son père, un fan de Mohamed Ali, l’initie à la boxe, qui devient pour elle le moyen de réprimer sa colère.
Devenue adulte, elle entre dans la police. Mais c’est un milieu machiste, et où une majorité de ses collègues sont atteints par un racisme viscéral. Car s’ils acceptent la jeune femme comme l’une des leurs, ils veulent éliminer les migrants, qu’ils torturent grâce à une milice de policiers qui ne sont pas d’origine belge. Débarrasser le pays des étrangers grâce aux étrangers, tel est le but de cette organisation. Et Alia en fait partie.
Pour s’imposer dans ce jeu de pouvoir, elle va commettre l’irréparable. Avec Furie, l’écrivaine Grazyna Plebanek nous offre un livre puissant et un inoubliable portrait de femme.

Ce que j’ai ressenti:

C’est l’histoire d’une femme forte, celle d’Alia. C’est moi, Stelphique, conteuse du monde Fairy, qui vous la raconte, cette rencontre avec la Furie Futée…

Un jour, dans un pays pas si lointain, à vrai dire, collé à nous autres, une petite fille a appris le poids des mots et la force de frappe, grâce à son père mais à cause de la vie aussi, qui s’est occupée de la faire grandir avec ses deux puissances au creux de ses mains. À coups de poings dans la gueule, à coups de pieds dans ses rêves, Alia s’endurcit. Elle ne s’est pas laissé abattre, la petite Futée, elle a déjoué les attaques et s’est forgé un mental d’acier…Je n’ai pas son talent à la Furie Futée pour conter ses exploits devant un public médusé, il vous faut donc, absolument l’écouter, parce qu’elle y met des mots sauvages et poétiques sur ces histoires urbaines, et c’est tellement fort que ça vient te frapper direct…Sept fois! Sept fois sous le plexus. Sept et encore sept fois plus. Crochet du droit, crochet du gauche, danses et rugissements, laissant son adversaire, chaos. Et nous, avec.

« N’aie pas peur de la douleur. »

Elle avait des racines, cette Furie, mais on les lui a arraché…Elle avait l’innocence, mais on le lui a subtilisé. Elle avait la peau noire, mais on lui a inculqué le blanc. Elle avait deux pays dans le cœur, mais on ne lui a laissé de la place, nulle part. Elle avait une famille mais on lui a éclatée aux quatre vents…Alors, il lui est resté, que de la colère…Des gants de boxe et la rue. Parce que dans ce monde qui ne va pas bien, elle a voulu essayer de le changer. Trop furieuse de voir le racisme, la misogynie, l’injustice, la cruauté, elle a laissé la fureur la submerger…Et a réussi à la transformer…Mais une menace plane sur elle, car il est dit qu’elle serait la suivante…

Fais quelque chose, Alia. Oppose-toi à ça!

La Furie est devenue une femme combattante dans un monde d’hommes. Sans artifice avec la rage au ventre, elle a troqué ses atouts de féminité pour se faire respecter sur le ring et dans les rues. Elle avait des multiples possibilités, elle choisit le chemin le plus ardu. Parce que c’est une guerrière, Alya, une petite légende des temps ordinaires qui vous apparaîtra sans doute extraordinaire, une fois, que vous découvrirez, je l’espère, qui se cache derrière les contes de la Furie Futée qui vient de partout…

Vivre dans la séparation, dans les marges, sentir que tu ne correspond à rien, qu’ils n’ont pas besoin de toi…personne ne veut ça.

Ainsi se termine ma rencontre avec la Furie Futée et il n’y a pas de morale à en tirer. Il y avait du mal et il y avait du vrai, tout cela, dans une certaine ébullition d’émotions. C’était tellement dur parfois de lire la violence et ses effets. Il est à découvrir ce roman!

Remerciements:

Je tiens à remercier William et les éditions Le livre de poche pour leur confiance et l’envoi de ce livre.

Le monde entre vos mains

Sauf, Hervé Commère.


Synopsis:

L’année de ses six ans, à l’été 1976, Mat a perdu ses parents dans l’incendie de leur manoir en Bretagne. Rien n’a survécu aux flammes, pas le moindre objet.
Mat est aujourd’hui propriétaire d’un dépôt-vente. Comme à chaque retour de congés, il passe en revue les dernières acquisitions. La veille, ses employés ont récupéré un album photos à couverture de velours. Sur chaque page de cet album, des photos de lui enfant. Sauf que cet album ne devrait plus exister. Il ne peut pas exister. Et pourtant…
Mat a toujours aimé se raconter des histoires, mais à quarante ans passés, il semblerait que la sienne lui ait échappé. De Montreuil à la pointe du Finistère, cherchant à comprendre quel message la vie veut lui adresser, il traquera les vérités, ses vérités, celles que recèle un album de famille resurgi brutalement des décombres.

Ce que j’ai ressenti:

▪️À brûler des intérieurs…

Mathieu est hanté par de sombres souvenirs. Sauf qu’il essaye de s’en sortir. Bien qu’il est une vie heureuse, il a été marqué par trop de drames et les flammes de la violence. Il lutte depuis, contre cette nature profonde, chaque jour…Jusqu’à ce que le passé se rappelle a lui. Sauf qu’il est virulent, cet impact. Il se glisse dans les pages d’un album photo comme si de rien n’était! Sauf qu’il bouleverse de beaucoup les illusions enfouies et renverse les convictions établies. Avec ses amis et sa douce, le petit Matelot va marcher sur les cendres de ses souvenirs, mais il ne sait pas encore que l’incendie le guette…

Mais nous n’avons plus le choix. Je n’ai plus le choix. Et puis les démons sont là, et bien là, ça n’est pas nous qui les réveillons.

▪️L’amour ou L’argent. Et le chiffre 6.

Les vérités sont aussi limpides que évidentes. Avec ce thriller ultra rythmé, on s’aperçoit encore plus que l’amour et l’argent mènent le monde dans une course folle…Mais lequel des deux est le plus fort?! Je vous laisse voir ça, mais sachez qu’il y a beaucoup de mystères et de profits à la clef, d’amours et d’amitiés, de paysages grandioses et le chiffre 6. C’est extrêmement troublant, je l’ai relevé à plusieurs reprises et comme l’auteur m’a posé une question dans sa dédicace, j’aimerai en faire de même pour savoir pourquoi ce chiffre en particulier revient comme une obsession? Pour vous, il vous reste à ouvrir ses pages pour tenter d’approcher les questions soulevées par cette histoire : Est-on prisonnier de son enfance? De son ADN? Des personnes qui nous aiment? Des perspectives d’argent? Mathieu va le découvrir au péril de sa vie et les réponses pourraient bien vous brûler les doigts aussi, comme elles l’ont fait pour moi. Mais j’ai adoré ça!

Il est six heures du matin et je n’ai pas le droit d’être là, il me l’a rappelé dans son bureau, puis dans sa voiture en roulant jusqu’ici.

▪️Sauf, que c’était génial!!!!

J’ai beaucoup aimé cette lecture. Elle est dynamique autant que passionnée, et les secrets s’enchaînent les uns après les autres. À la fin de chaque chapitre, le seul truc que je voulais faire , c’était lire la prochaine page! C’était fou, sauf que c’était génial! Bref, c’est un page-turner très efficace! Hervé Commère a une plume addictive et j’ai aimé les chemins sur lesquels il m’a mené en moto ou dans une vieille voiture, avec des personnages qui ont parfois dépasser les limites, mais qu’on se plait à suivre dans leurs cheminements personnels…J’ai d’ailleurs toujours eu un faible pour les histoires avec les manoirs, et celui-ci avec sa mer de travers et son ombre de mystères a réussi à me faire rêver aux falaises bretonnes et norvégiennes…Jusqu’à la vérité vertigineuse!

J’avais 6 ans quand c’est arrivé.

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Ma note Plaisir de Lecture 8/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Emmanuelle ainsi que toute la Team Pocket. J’ai eu la chance de recevoir ce roman avec une dédicace de l’auteur, j’étais Joie. Merci pour cette douce attention!

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Noir Volcan, Cécile Coulon.

Ce que j’ai ressenti:

Je veux écrire à peine, à volcan explosif. Les nerfs secoués. Je veux écrire à peine, pour dire que l’angoisse passe en lisant de la poésie. C’est la seule chose qui me calme, mais ce n’est qu’un volcan endormi…Parfois, la terre tremble juste à deux pas de chez-soi mais aux abords des frontières, un mal a marché en nos lieues. Ce peut être le debut de quelque chose, confiné comme ça, un temps pour soi, un printemps plutôt étrange, une étreinte timide vers le bonheur? Ce peut être juste la voix de la douceur. Merci Cécile pour ce moment de frisson Nature.

Je veux écrire à peine, à volcan explosif. La tête plein de ronces. Je veux écrire à peine, pour dire que le Noir ne fait plus peur, que la poésie veille sur nos trajets, les granges et les fleurs. C’est un peu de quotidien, des naissances de matins, des pardons du soir qui s’ouvrent par ma fenêtre…Parfois le désir prend le dessus et envoie des baisers aux géants, puisent l’essence dans nos campagnes. Ce peut être l’orangeraie, un coin de foin, des tranches de vies qui inspirent…Ce peut être juste un fameux nouveau monde, et après…Merci Mademoiselle pour ces fureurs de douceurs.

Je veux écrire à peine, à volcan explosif. Mon cœur reconnecté. Je veux écrire à peine pour dire le bien-être de trouver en ces lignes, un peu d’éclats noirs et de magie volcanique. C’est tellement beau ce nouveau courant de lyrisme. Je ramasse en morceau de ce qu’elle a laissé tombé entre nos mains. Des couleurs pour nos journées confinées, des mots pour apaiser les efforts piétinés. Ce peut être de la tendresse ou des joies retrouvées, un peu de câlins silencieux. Ce peut être des appels en une syllabes. Merci Noir Volcan d’avoir réveiller les feux en-dedans.

Je veux écrire à peine, à volcan explosif. Je ne peux rien faire sinon être en Love total devant ce recueil de poésie. Ma main dans un mouvement énergique, trouvera bien quoi écrire demain.

L’envers du décor, Tatiana de Rosnay.

Synopsis:

Le vrai, le faux. Le décor, son envers. La vie comme un théâtre. Il y a celles qui cachent, sous leurs grands airs d’actrices, d’horribles et noirs secrets. D’autres dont la mémoire en friche court après un regret, un remords, une minute adorée – abhorrée.
Alors on joue. La même scène, encore et encore. Jusqu’à la rupture. Un grain de sel et tout chancelle. Un nom à la radio, le roman d’une inconnue, un mot d’amour, une rue d’avant, un basculement, et la comédie s’arrête. Avec son sens aigu de la chute, son écriture romanesque et son talent pour créer des atmosphères uniques, Tatiana de Rosnay, à travers ces nouvelles, nous plonge dans son univers, alliant fiction et souvenirs personnels, anecdotes enfantines et pulsions adultes. Un régal.

Ce que j’ai ressenti:

Je ne sais pas vraiment où on est. Dans quel cercle ou heure trouble, bleue ou contaminée, mais tant qu’à être dans le confinement total, je vous conseille d’aller caresser les voiles couleurs pastel de L’envers du décor. 12 nouvelles pour découvrir la douceur au féminin…Et que dire de cette sublime couverture avec cet espoir de lumière à portée de main? Une femme à la fenêtre, c’est un peu comme nous toutes, en ce moment…Alors, j’ai quitté ce carré d’évasion pour apprécier la grâce d’une plume, enveloppée dans un plaid, et j’ai lu les réalités sont en « stand by » pour le moment: celles où l’on pouvait encore jouer la comédie devant des spectateurs, celles où l’on pouvait embrasser à pleine bouche dans les rues…Mais ça, c’était avant…Avant que l’on soit tous, confinés…

-Hello, beauté, comment vas-tu ce matin?

Il y a des nuances de nostalgie, des notes de passions et quelques fragrances de souvenirs dans ce recueil, et puis au centre de tout ça, l’énergie de lire et d’écrire…Une énergie douce et bienveillante que Tatiana de Rosnay possède et qu’elle insuffle à ces personnages…Et forcément ça vient nous toucher comme une caresse…De Conversation impossible avec un zouave ou un trouble fête, des mots-prisons à l’envers du décor, il y a des textes qui viennent te parler au creux de l’oreille, des scènes de vies qui prennent forme sous nos yeux et des éclats de rires qui sonnent comme un espoir…Et puis certaines nouvelles qui viennent te frapper ou te mordre comme un jaguar…Mais ce moment de lecture, se déguste avec délice, et finalement c’est parfait, parfait, parfait…

Tu t’esquintes les yeux, mais tu t’en moques. Les livres sont ta drogue. Impossible d’y renoncer.

Ce que j’en retiendrais, c’est l’élégance de cette plume. Tout est dans la suggestion, le charme et la douceur…12 nouvelles de tailles variables qui parle de féminité, d’ailleurs, d’évasions ou de bibliothèques…Un tas de trésors que l’on peut encore découvrir en ouvrant un livre…Et puis, le souvenir de ce parfum que j’ai tant aimé qu’elle me rappelle…Je veux de L’heure Bleue encore à mes poignets…Et je m’en retourne à la fenêtre, où les voiles se soulèvent dans le vent…

Pour la première fois, depuis longtemps, j’ai ressenti de l’espoir. Un espoir timide, fragile, si beau. J’ai eu envie de pleurer. De rire, aussi. Un sourire et des larmes. Comme un arc-en-ciel qui prenait son envol.

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Pocket pour leur confiance et l’envoi de ce livre.

Chez Nous, Louise Candlish.

Synopsis:

Inconnu(e) à cette adresse.
 Fiona et Bram Lawson pensaient s’être séparés « intelligemment ». Ils avaient, en tout cas, trouvé un accord : ils habiteraient à tour de rôle avec leurs enfants dans leur belle demeure de Trinity Avenue, dans le sud de Londres. Mais l’histoire a mal tourné. Très mal tourné.
Un jour d’hiver, en rentrant chez elle, Fiona tombe sur des déménageurs. Tous ses meubles ont disparu, il y a des gens dans sa maison – un couple qu’elle n’a jamais vu lui annonce qu’il en est le nouveau propriétaire. Fiona essaie immédiatement de joindre Bram, mais son numéro est hors service. Et ses enfants, eux aussi, sont introuvables. Cauchemar éveillé ? Cela ne fait que commencer !
Entre Desperate Housewives et Les Apparences, Chez nous est un thriller redoutablement addictif, qui tient son lecteur en haleine jusqu’à la dernière page.

Ce que j’ai ressenti:

▪️Un livre de circonstance…

Parce que la nouvelle vient de tomber, il va falloir qu’on reste Chez Nous. Mais ce thriller parle de foyer usurpé, de famille éclatée, le « Chez Nous » n’est plus qu’une illusion qui s’envole…La malchance de ce Vendredi 13 semble s’abattre sur les Lawson! Fi est éjectée de sa belle maison de Trinity Avenue et, elle vit très mal d’être dans cet inconfort. Mais qui lui a volé sa plus belle fierté, qui lui a enlevé ce Chez nous si cher à son cœur?…Et puis, où sont ses enfants? Où est son mari? Et pourquoi une nouvelle famille a pris possession de son Nid? Chez Nous, c’est une ambiance particulière, de faits et dires qui s’étiolent, sans maîtrise aucune, et pourtant il va bien falloir comprendre comment Chez Nous, on va pouvoir déterminer les circonstances de cette perte de leur Chez Eux…Tout est parti en vrille, entre les mensonges et les non-dits, et c’est Fi, La Victime. Et vous, que feriez-vous sans votre Chez-Vous? Vers qui, vous retourniez-vous pour faire face?

La survie aussi provisoire quelle soit, tenait beaucoup à la compartimentation, et je commençais à devenir un expert dans l’art de rendre chaque joint de ces compartiments parfaitement étanche.

▪️Nouvelles formes de vies…

Ce que j’ai particulièrement aimé dans ce thriller, c’est qu’il est très contemporain, tout en ayant un effet très rétro. Des nouvelles formes de communications avec les podcasts, à des confidences Word, le couple Lawson utilise les outils à leurs portées pour se défendre, mais la tourmente est lancée à trop vive allure pour esquiver le drame. Il y a toute une ambiance So British, avec ce charme indéniable de savoir poser une atmosphère lente, mystérieuse. On le sait pour ça, les auteurs anglais savent y faire pour créer un suspense sournois avec peu de choses et Louise Candlish est de cette trempe d’écrivaine qui maîtrise parfaitement ce talent puisque ce roman est complètement addictif! Et puis à côté de ça, il y a également une évolution dans les mœurs.On sent que l’époque a changée que les foyers sont au cœur des préoccupations. A l’heure d’aujourd’hui, être plus à l’écoute des besoins de la famille, gérer au mieux le bien-être des enfants lors d’une séparation comme le met en place Fiona Lawson nous démontre que la société tend vers plus de resserrements des liens familiaux. Et c’est tellement réconfortant de pouvoir lire ce genre d’intelligence protectrice. Mais ce thriller domestique fait éclater les vernis de cette illusion de famille parfaite, et c’est souvent au fond du jardin, que se délite leurs belles alliances…

Ce n’était pas que les mères avaient le monopole de la dévotion parentale, c’était juste qu’elles ressentaient plus profondément les choses.

▪️Keep calm and Restons Chez Nous…

En cette période de confinement, rester Chez Nous est essentiel. Prenez donc un bon livre, comme celui-ci par exemple, et prenez soin de vous et de vos proches. Que l’on soit Chez Nous, ne doit pas nous empêcher de rester vigilants face à ces nouvelles formes d’arnaques, de prendre soin de nos proches et plus particulièrement, les plus vulnérables…Restez dans vos nids. Les apparences peuvent être tellement trompeuses et dans le sud de Londres, près d’un magnolia, j’ai eu tellement de plaisir à passer du temps devant la façade de la belle demeure de Trinity Avenue. Je ne vais pas en dire plus sur cette intrigue efficace et réussie, je vous laisse la découvrir…Je retourne à mon confinement en vous envoyant mes plus douces pensées…

Le cœur a une mémoire comme tous les autres muscles et, je dois l’admettre, le mien s’est serré en le voyant ainsi.

Ma note Plaisir de Lecture 8/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Sonatine de leur confiance et l’envoi de ce livre.

Richesse Oblige, Hannelore Cayre.

Synopsis:

Dans les petites communautés, il y en a toujours un par génération qui se fait remarquer par son goût pour le chaos. Pendant des années l’engeance historique de l’île où je suis née, celle que l’on montrait du doigt lorsqu’un truc prenait feu ou disparaissait, ça a été moi, Blanche de Rigny. C’est à mon grand-père que je dois un nom de famille aussi singulier, alors que les gens de chez moi, en allant toujours au plus près pour se marier, s’appellent quasiment tous pareil. Ça aurait dû m’interpeller, mais ça ne l’a pas fait, peut-être parce que notre famille paraissait aussi endémique que notre bruyère ou nos petits moutons noirs… Ça aurait dû pourtant…Au XIXe siècle, les riches créaient des fortunes et achetaient même des pauvres afin de remplacer leurs fils pour qu’ils ne se fassent pas tuer à la guerre. Aujourd’hui, ils ont des petits-enfants encore plus riches, et, parfois, des descendants inconnus toujours aussi pauvres, mais qui pourraient légitimement hériter ! La famille de Blanche a poussé tel un petit rameau discret au pied d’un arbre généalogique particulièrement laid et invasif qui s’est nourri pendant un siècle et demi de mensonges, d’exploitation et de combines. Qu’arriverait-il si elle en élaguait toutes les branches pourries ?

Ce que j’ai ressenti:

▪️Talent oblige…

Hannelore Cayre nous revient en ce mois de mars, avec encore des personnages féminins très forts. Elle a vraiment le chic cette auteure pour faire briller les femmes, toutes les femmes. Et plus particulièrement, elle fait sortir de l’ombre ces femmes qu’on oublie, ces femmes ordinaires que l’on regarde à peine, mais qui sont pourtant tellement fabuleuses pour un peu qu’on s’y intéresse…Je trouve qu’elle a un super pouvoir cette Hannelore Cayre, celui de magnifier les femmes dites « invisibles ». Lire son roman noir pendant ce Mars au féminin, c’est de régaler d’avoir à vivre le temps d’une lecture avec des personnalités bien campées et hautes en couleurs et de rire à leurs côtés de leurs audaces… Donc que je vous présente: Blanche de Rigny, son amie Hildegarde et leur petite protégée Juliette dans leur sillage, des femmes fortes et déglinguées, avec un redoutable sens de l’efficacité et déterminées plus que jamais, à sauver le monde…Toutes différentes qu’elles sont, ce duo de nanas, qui a l’art et la manière de « faire chier », donne un sacré coup de pied, là où ça fait bien mal et nous, lecteurs, on en redemande forcément!

-C’est bien la jeunesse, ça, de courtiser le désastre!

▪️Généalogie oblige…

En point de départ, un nom de famille pour le moins étrange. De Rigny. C’est vrai, que ça résonne bizarrement comme un nom de la noblesse, alors Blanche s’interroge et va se concentrer sur son arbre généalogique et faire bouger les branches en secouant bien fort pour faire tomber les fruits pourris…Vous savez ce genre de secrets de famille qu’on planque sous les tapis à coups de pots-de-vins et autres petites « arrangements » que les riches peuvent se permettre pour un peu qu’on y mette le prix?!…C’est la toute première fois que j’entends parler de « remplacement militaire », et je dois dire que je ressors choquée, outrée même qu’on puisse acheter une vie, switcher son destin parce qu’on a l’argent et le pouvoir, pour le faire, mais ce n’est pas le seul thème que cette auteure aborde, pour nous faire bondir de nos chaises… Elle en a sous le pied Hannelore!!… Avec ces sauts dans le temps de 1870 à nos jours, on s’aperçoit que les histoires passées ont toujours l’emprise sur nos présents, et que le futur ne pourra changer que si l’on se bouge, même à notre petite échelle, même entravé, avec des idéaux plus sains que ce que la Richesse oblige

Un prix des hommes existe toujours, mais son calcul ne répond plus aussi directement à la loi de l’offre et la demande.

▪️Karma oblige…

Après le détonant roman noir et son personnage inoubliable de La Daronne, je confirme que Hannelore Cayre fait partie de mon paysage du polar. Elle a une plume énergique, incisive et avec du caractère! Pour moi, une incontournable! Elle dénonce avec un sacré bagout, les problèmes de sociétés d’hier et d’aujourd’hui et nous surprend avec un humour noir et brillant de mille feux. Loin de moi, l’idée de vous obliger à quoi que ce soit, mais je vous conseille de découvrir cette auteure parce qu’en fait, elle est tout simplement, géniale!

Croche dedans si tu peux, il n’y en aura pas pour toutes!

Ma note Plaisir de Lecture 9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Metailie de leur confiance et l’envoi de ce livre.

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En Féérie, il brille quelques poussières…

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