Bienvenue dans mon univers!

Egérie de mon blog littéraire, elle sera la pour laisser une trace de poussière de fée au milieu de ma sélection de livres….Ne vous fiez pas à l’aspect enfantin, car mes préférences vont, le plus souvent, vers les thrillers…..

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« Chaque fois que quelqu’un dit: Je ne crois pas aux contes de fées, il y a une petite fée quelque part qui tombe raide morte. « 

J.M.Barrie, Peter Pan

Intuitions, Paul Cleave

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Synopsis:

Rien ne sert de fermer les yeux.

Inspecteur aux homicides de Christchurch, Mitchell Logan est sur la piste de l’assassin d’une jeune femme, qu’il soupçonne d’être un tueur en série. Au moment de l’appréhender, Logan se fait tuer. Conformément à ses dernières volontés, un don d’organes permet à son fils adoptif, Joshua, 16 ans, de retrouver la vue. L’opération se déroule parfaitement mais Joshua devient vite la proie de mystérieuses visions. Les yeux qu’on lui a greffés auraient-ils une mémoire ? S’il est maintenant capable de voir le monde qui l’entoure, c’est dans des ténèbres beaucoup plus dangereuses qu’il va pénétrer en essayant de percer les secrets de l’inspecteur Logan et de mener à bien une enquête aux rebondissements incessants. Prenant pour toile de fond la mémoire cellulaire, Paul Cleave nous propose un nouveau puzzle diabolique, aux pièces plus intrigantes et effrayantes les unes que les autres.

Ce que j’ai ressenti:

Aujourd’hui, les Intuitions promettent d’être grandioses. Quelque chose comme un déchirement. Je préfère vous prévenir. Et puis, il ne faut pas négliger aussi, la malédiction. C’est tenace, en plus, les malédictions…On pourrait presque croire que les ténèbres sont en proie à vos corps, qu’Elles s’immiscent, qu’Elles remplissent un nouvel espace insoupçonné…On ne dirait pas comme ça, mais on s’approche de très près d’une lecture démente où il vaudrait mieux garder l’œil ouvert. Méfiez-vous du cinquième jour, ça pourrait être le début d’une nouvelle vie…Paul Cleave nous emmène dans le noir, et c’est à nous de retrouver nos sens dans ce chaos. Et j’ai comme l’intuition que ça risque de vous électriser aussi sûrement que les orages se déchaînent…

C’est vrai que certaines choses en ce monde sont injustes. Les privations, le mauvais sort, la malchance, l’aveuglement, les mauvaises rencontres…Mais quelque fois, certains s’efforcent de rétablir l’équilibre. L’équilibre fragile entre la rage et la bienveillance, l’équilibre incertain entre le Bien et le Mal…À quel prix? C’est toute la question. Une question d’éthique. Une question de volonté aussi. Parce que la faille est si mince…Alors, oui jusqu’à quel prix certains sont prêts à mettre pour rétablir un semblant d’équilibre? Il va vous falloir le découvrir par vous-même parce que je ne pourrais pas vous en dire trop, mais j’ai gardé les yeux bien ouverts et certaines choses en ce monde sont immondes, et je me serai bien passée de les voir, d’aussi près…C’est presque viscéral comme ça fait mal.

Et pourtant, avec Joshua, on réapprend à regarder le monde, avec curiosité et admiration. Même s’il est complètement fou, dangereux, peuplés d’êtres violents, le monde reste un monde fascinant…La force de ce thriller, c’est qu’il est sensoriel et sensible, et ces deux critères, très précisément, qui font que je suis entièrement conquise par cette lecture. J’avais l’intuition que ce nouveau roman de Paul Cleave allait me faire chavirer, parce que je suis absolument fan de cet auteur depuis le début…Et, il ne dément pas son talent, j’en reviens encore époustouflée. Admirative. C’était prédestiné. Ce matin, il y a, gravé à la lame d’un scalpel sur mes rétines, un peu de chaos magnifique. Donc merci pour cela, Monsieur Paul Cleave, pour les rêves étranges et l’émotion puissante.

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Sonatine éditions de leur confiance et l’envoi de ce livre.

Les prophètes du fjord de l’Éternité, Kim Leine

Extrait du Journal de Stelphique. (Automne 2020 en excursion en Hiver au Groenland 1793).

La chronique se fait. Et l’Éternité. Qui suis-je? Je suis un point d’exclamation au milieu du monde, perdue entre histoire et froid, en terre hostile, priant aussi fort que le jeune Morten Pedersen Falck, répétant inlassablement les 10 commandements mais cherchant d’autres réponses en regardant du côté de la théologie et le comportement humain. Qu’on me donne un peu d’encre et d’inspiration, qu’on m’ouvre un passage au cœur des ténèbres. Au cœur du froid, de la lumière, du temps. Un passage où les jours s’allongent de trop. Un passage fabuleux, au travers du temps et de l’espace, que trace comme une prouesse, Kim Leine: un passage vers le Groenland.

Et je n’aurai rien que le Désir. De vous parler de la faim, la soif. Le désespoir, le repentir. La beauté du paysage, l’âpreté des gens. La lumière qui tombe. Car en vérité, je vous le dis, TOUT CHUTE. T’as beau te lever, lutter, prier. Aimer, manger, boire et prier encore. Tout chute. En vérité, je vous le dis, il y a aussi des fantômes tenaces, des feux qu’on n’éteint pas, des prières que tu t’efforces de répéter, des prophètes que tu t’encourage à écouter. Mais tout chute. Parce que les hommes ne sont rien de moins que des hommes, ni pires ni meilleurs, et que tous les prêches du monde, même prononcés au fin fond des fjords n’y pourront rien changer. Il en va ainsi des hommes et des femmes, mais les revenants s’accrochent. Et je chante des requiem en langue de l’éternité. Mais des fois, je jure aussi comme une charretière parce que la misère absolue, elle malmène les corps et les âmes.

Et ce matin, je me lève avec l’espoir de vous voir lire ce bijou littéraire. Je ne cesserai de prier pour cette humanité tourmentée, ces gens d’hier et d’aujourd’hui qui souffrent et se perdent en des ténèbres profondes. Morten Falck est un Palasi au village des prophètes du fjord de l’Éternité, il s’accroche à sa mission de pasteur, dessine, maudit, observe, étudie, écrit, prie, s’imagine poète, lutte contre l’inévitable…C’est tellement fort que des fois, ça coupe la respiration. C’est tellement intense que des fois, il te faut prendre un temps de recul. C’est tellement violent, que des fois, ça te perfore. C’est tellement spectaculaire que des fois, tu te brûles en ces pages. C’est tellement passionnant, que tu voudrais partager avec le plus grand nombre, l’émotion en ébullition que tu ressens. Puissions-nous maintenant nous extasier devant une si belle lecture.

Mais en fait, suis-je aussi un point d’interrogation au milieu de l’éternité? Qui suis-je? Un point? Un point revenant? Aussi vivante que toi, j’écris, et c’est déjà quelque chose. En vérité, donc j’ai à cœur de vous dire, que de tous les passages, c’est celui-ci que je garde. Le passage entre la vie et la mort. Même si la lumière tombe, même si l’obscurité arrive, en vérité, je fais le choix de vous dire que je suis ivre d’amour pour ce livre.

« Aucune instance terrestre ne pourra rompre les liens noués au ciel. »

Agir et Penser comme un chat, Stéphane Garnier.

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Synopsis:

Stéphane Garnier observe son chat depuis une quinzaine d’années et chaque jour il apprend ! Il le fascine car le chat est libre, calme, observateur, prudent, élégant, charismatique, indépendant, fier…
Stéphane Garnier a noté une quarantaine de qualités indissociables du chat et entièrement applicables dans notre quotidien d’humain.
À votre tour de mieux vivre au quotidien en vous inspirant du chat !
Au bureau, en famille ou entre amis, le chat va vous apprendre comment résister au stress, garder votre indépendance, ne jamais vous départir de votre charisme, avoir une influence sur les choses tout en restant discret… et efficace !
Un livre étonnant et bigrement efficace !
Et si votre meilleur coach pour mieux vivre au quotidien était un chat ? Chat alors !

Ce que j’ai ressenti:

Et si félinement,

Je retenais les griffes de ma patte

Que je me baladais sur vos cœurs

Amoureux ou pas, curieuse,

De vos trop-pleins d’émotions

J’aurais deux morceaux de soleils

Qui veilleraient sur vos maisons

Je me rêverais in-dé-pen-dante

Et je m’émerveillerais de tout

Que vous me regardiez ou pas,

Je disparaîtrais sous vos yeux

Pour revenir, vous contempler…

Et si, j’agissais comme un chat

Que je m’essayais à la simplicité

Comme une grande criminelle

Je me pavanerais avec élégance

Et vous trouveriez ça, fascinant…

Solitaire, libre et aimante,

Je vous contaminerais de silence

Et vous apprendriez la sagesse

Le calme, le bien-être, le être-Soi

Tout simplement, tout en charme

Et si vous saviez, moi, comme eux

Je me fous du luxe et des biens matériels

Je me concentre sur l’Essentiel, comme eux

Essentiel dans mes amitiés, en mon foyer

Essentiels et, prendre le temps de vivre…

Et si, je croyais penser comme un chat

Je ne lâcherais rien, tenace et têtue

Indifférente, courageuse mais prudente

Je me soustrairais à vos ordres mais

J’écouterais avec empathie, à l’aise

Vos bruits et vos déplacements incessants

Et je m’en détournerais avec grâce…

Faudrait que je me dois de vous faire confiance

Et en toute bienveillance, je vous conseille

Agir et Penser comme un chat

Une lecture félinement charismatique!

Stéphane Garnier et Ziggy ont des choses à nous apprendre! Entre humour et méditation, ce petit guide original vous aidera sans doute à adopter le comportement incroyablement enviable de notre animal de compagnie préféré!

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement William des éditions Le Livre de Poche pour sa confiance et l’envoi de cette box!

Le monde entre vos mains

Patagonie route 203, Eduardo Fernando Varela

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Synopsis:

Un formidable road-trip à travers les routes les plus inhospitalières et sidérantes du sud du monde où rien ni personne n’est ce qu’il semble être.
Un merveilleux premier roman.

Au volant de son camion, un énigmatique saxophoniste parcourt la géographie folle des routes secondaires de la Patagonie et subit les caprices des vents omniprésents. Perdu dans l’immensité du paysage, il se trouve confronté à des situations aussi étonnantes et hostiles que le paysage qui l’entoure. Saline du Désespoir, La Pourrie, Mule Morte, Indien Méchant et autres lieux favorisent les rencontres improbables avec des personnages peu aimables et extravagants : un journaliste qui conduit une voiture sans freins et cherche des sous-marins nazis, des trinitaires anthropophages qui renoncent à la viande, des jumeaux évangéliques boliviens gardiens d’un Train fantôme, un garagiste irascible et un mari jaloux… Au milieu de ces routes où tout le monde semble agir avec une logique digne d’Alice au pays des merveilles, Parker tombe amoureux de la caissière d’une fête foraine. Mais comment peut-on suivre à la trace quelqu’un dans un monde où quand on demande son chemin on vous répond : « Vous continuez tout droit, le jeudi vous tournez à gauche et à la tombée de la nuit tournez encore à gauche, tôt ou tard vous allez arriver à la mer » ? Ce fabuleux premier roman est un vrai voyage à travers un mouvement perpétuel de populations dans un paysage dévorant, auquel le lecteur ne peut résister.

Ce que j’ai ressenti:

« Il faut qu’on fasse quelque chose. »

Pourquoi ne pas partir en road-trip pour la Patagonie, emprunter des chemins de traverse, éviter un peu les gens, autant que possible, se remplir de solitude et temps hantés, se laisser charmer par le paysage voire un joli sourire, se laisser surprendre par les rencontres que la vie nous réserve…Pourquoi ne pas rouler au gré du vent, de l’envie, des intersections aux noms étranges, prendre des détours, tester des indications improbables, s’éloigner des villes et de la civilisation…S’offrir à la méditation, au minima, aux étoiles, au désert, au néant. Essayer de vivre autrement. Fuir ou se retrouver dans le même temps au milieu de cet espace immense et désertique. Il faut qu’on fasse quelque chose, c’est parler de ce magnifique premier roman, de sa force évocatrice et de cette errance troublante, de son originalité et de sa mystérieuse route 203…

« J’ai l’impression qu’on s’est perdus », lui dit soudain la voix dans le miroir.

J’ai été envoûtée comme un voyage inoubliable, à mi-chemin entre rêves et réalité. Le sable et les étoiles qui te collent à la peau, les mannequins et les fantômes qui te poursuivent, et le silence et le vide qui t’obsèdent…C’est un lieu de perdition mais aussi d’infinie beauté, une certaine forme de bonheur inattendu, à bord d’un camion…Il règne en ces pages, une sorte d’attente miraculeuse, de langueur douce et cette route prend des allures de réflexions intenses sur la vie et ses drôles de surprises. Que ce soit l’amour qui s’invite, une histoire, un fantôme, un sous-marin ou encore une catastrophe, tout semble pouvoir arriver sur cette route et pourtant, le paysage défile indifférent, aride et sauvage devant nos yeux. Et je me suis laissée aspirer par ces étendues infinies, par la liberté grandiose qui s’y déploie, par la poésie d’Eduardo Fernando Varela….C’est vertigineux!

« Fais gaffe, la Patagonie, c’est pas pour n’importe qui, ça peut coûter très cher aux imbeciles. »

Je vous conseille vivement ce bout de route avec Parker, Maytén et tous les autres personnages un peu fous qui cherchent tous un « quelque chose » de plus, sur ce morceau de steppe maudite, loin de tout…Alors si le soleil et le désert vous attire irrésistiblement, les étoiles à perte de vue et quelques manèges effrayants de fête foraine ne vous rebutent pas, si partir sans point de départ ni d’arrivée ne vous fait pas peur, si jamais vous vouliez un temps fort de lecture, il va vous falloir parcourir cette route. La 203. Puissiez-vous la trouver, y trouver aussi ce que vous cherchez, à moins que ce ne soient quelques humains-mi-spectres qui vous trouvent, mais je n’en dis pas plus…Je vous laisse faire ces rencontres et découvrir les mystères de la Patagonie….

Midnight Sun, Stephenie Meyer

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Synopsis:

Midnight Sun est le roman tant attendu par les fans de la saga Twilight, où Edward Cullen raconte de son point de vue l’histoire relatée dans Fascination, le premier tome du cycle.

La rencontre entre Edward Cullen et Bella Swan dans Fascination, le premier tome de la saga Twilight, a donné naissance à une histoire d’amour iconique. Mais jusqu’à présent, les fans n’avaient pu lire de cette histoire que la version de Bella. Ce conte inoubliable prend, à travers le regard d’Edward, un tour nouveau et résolument sombre. La rencontre de Bella constitue dans sa longue vie de vampire l’expérience la plus intrigante et la plus troublante qui soit. Plus nous apprenons de détails sur le passé d’Edward et la complexité de son monde intérieur, mieux nous comprenons que cet événement constitue le combat déterminant de son existence.

Ce que j’ai ressenti:

« Court-on un risque? »

Court-on un risque à s’émerveiller encore devant un crépuscule? Court-on un risque à entendre le murmure séducteur des vampires? Court-on un risque à retourner à la nuit pour rêver que ma jeunesse ne s’en pas allée trop loin? Laissez-moi un peu d’obscurité pour voir Edward Cullen se consumer d’amour pour Bella…Laissez-moi être éblouie par un soleil de minuit en mangeant des graines de grenades…Est-ce que je cours vraiment un risque à me laisser toucher par la nostalgie? Est-ce que je cours un risque à me laisser bercer par une tendre mélodie? Je voulais revivre la Fascination. Je voulais réitérer cette passion pour une histoire d’amour hors du commun, je voulais prendre le risque quinze après de replonger dans cette saga fantastique, je voulais avoir les émotions de Edward…Et Stephenie Meyer a écrit Midnight Sun...Et j’ai couru attraper le soleil, le crépuscule, les minuits, les Enfers, la fièvre, la combustion, la sensation du purgatoire, l’inextinguible soif, la part d’éblouissement, les signes évidents de l’amour, le charme du vampirisme, le désespoir de l’éternité et les espoirs de l’immortalité…Court-on un risque à désirer ardemment? Court-on un risque à être accro à un prédateur? Court-on un risque à souffrir de douleur d’amour? Court-on un risque à être fleur bleue devant un monstre? L’arôme de la Grenade est puissant, l’odeur du sang l’est tout autant, et voilà que se ramène le crépuscule, l’heure ou les vampires sortent jouer…Qui alors courra le risque d’aller goûter le venin des démons?…J’ai couru le risque de vous faire ce retour qui fleure des accents de douleurs grenadine et de tendresse exquise, avant que le crépuscule ne s’enlève de ma vie, avant que le Midnight Sun ne se lève dans mon coeur pour ma nouvelle véritable éternité…

« -C’est le crépuscule. Encore une fois. Une autre fin. Aussi parfait qu’ait été le jour, il faut qu’il meure. »

La Femme mystifiée, Betty Friedan

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Synopsis:

Dans cet essai passionnant, fruit d’innombrables entretiens et d’une longue et minutieuse enquête, la journaliste féministe Betty Friedan met des mots sur l’indicible malaise féminin : loin de la plénitude de la femme au foyer célébrée par l’American Way of Life, la femme noie ses frustrations, intellectuelles, culturelles, sexuelles, dans l’alcool et les psychotropes, réduite au rôle de procréatrice silencieuse par un système patriarcal sournoisement oppressant, coupable d’être malheureuse dans une société qui prétend tout faire pour la combler.
Plus de cinquante ans plus tard, la voix de Betty Friedan résonne toujours. Une lecture essentielle pour mesurer le chemin parcouru et comprendre les enjeux de notre époque. Le combat n’est pas terminé !

Ce que j’ai ressenti:

Mystifier: Tromper, berner (quelqu’un de naïf) généralement pour s’amuser à ses dépens. Abuser (une personne ou une collectivité) en déformant ou en embellissant la réalité.

Aujourd’hui, il n’est plus possible d’ignorer le désespoir de tant de femmes…Une telle souffrance ne peut plus être niée, même si c’est devenu « le problème qui n’a pas de nom », ce malaise féminin doit pouvoir s’écrire, être reconnu et disparaître…Betty Friedan a mené une enquête révolutionnaire, et écrit un essai féministe percutant, il y a plus de cinquante ans aux États-Unis. Il est une référence et a connu un énorme succès dès sa parution. Lire ce livre de 600 pages, c’est comprendre le sentiment de vide de milliers de femmes, pouvoir mettre des mots sur un mal-être oppressant qui les détruit lentement, et considerer que le bonheur n’est peut être pas dans le foyer, là où on nous a « vendu » qu’il était…La Femme mystifiée, ou comment mettre la lumière sur les stratégies de la société pour brider les ambitions féminines…À force d’entretiens, d’études et de références fortes, elle nous démontre que le combat contre le patriarcat et les inégalités hommes-femmes est loin d’être terminé, et qu’il n’en tient qu’à nous de relever d’autres défis en faveur des droits de la femme.

« Il n’est que temps de comprendre que l’état de ménagère à lui seul crée chez la femme un sentiment de vide, de non-existence, de néant. »

Ce livre est un choc et un furieux plaidoyer! J’ai été bluffée par la force des propos et des idées défendues. Il y a quelque chose de foncièrement actuel et d’urgent dans cet essai, et il serait temps que les femmes prennent conscience de leurs valeurs et de leurs capacités pour un avenir plus radieux, pour chacune d’entre nous. Après avoir lu ce livre passionnant, j’aurai envie de murmurer à l’oreille de chacune des femmes de la terre: ayez courage de vos rêves et de vos ambitions, trouvez votre place dans le monde, résistez. J’aimerai que la mystique de la femme ne fasse plus autant de dégâts, que le néant dans nos intérieurs s’en aille, que l’éducation revienne au centre de nos vies. Je vous recommande vivement cette lecture! C’était enrichissant.

« Il semble que personne et elle encore moins que les autres ne se rende bien compte de ce qu’elle est en train de devenir sous l’effet de cette curieuse métamorphose qui mue une poétesse en mégère. »

Remerciements:

Je tiens à remercier la Team Pocket de leur confiance et l’envoi de ce livre.

Pocket

Mangoustan, Rocco Giudice

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Synopsis:

Trois femmes fragiles et puissantes.
Après trente ans de vie commune, Laure est larguée par son mari, parti avec une employée de maison. Ukrainienne ambitieuse, Irina est l’épouse d’un Genevois de bonne famille, qui ne manque pas une occasion de lui faire sentir sa basse extraction. Ex-mannequin slovène, Melania a épousé un Priape à la crinière de feu et se retrouve First Lady contre son gré. Quels liens unissent ces trois femmes qui ne se connaissent pas? Des maris dominateurs et la volonté de s’émanciper ? Sans doute. Mais aussi un typhon répondant au doux nom de Mangoustan. Il s’apprête à balayer Hong Kong le week-end où chacune d’elles est venue s’y ressourcer.

Ce que j’ai ressenti:

« Prends ton mal en patience »…Oui, jusqu’à un certain point. La patience envers vos mâles, mesdames, il va falloir la trouver et vite parce que ça urge là: ils annoncent un avis de gros temps…J’irai bien crier aussi que j’ai un besoin urgent de « pa-ra-ce-ta-mol ». Mais des fois, ce n’est plus possible de garder le mal, ce n’est plus possible de rester patiente, et même un peu de « painkiller » n’y pourra rien y changer. Je sais aussi, mesdames, être femme. C’est usant, mais je sais…Alors vos petites victoires, vos coups de gueules, vos hésitations, vos peurs et vos espoirs, je les connais. Irina, Mélania et Laure, je vous ai entendus, vous êtes de papier certes, (quoique, avec ta veste kaki Zara, tu es resplendissante Melania), mais vous êtes des personnages féminins forts et fragiles. Vous êtes surtout, un message puissant, une tempête future si les vents tournent favorables à l’avenir… Je sais que ça gronde à l’intérieur de vous, mesdames. Vous êtes à des carrefours de vos vies, perdues dans la fureur des éléments, confrontés aux tempêtes du machisme ambiant. Alors, oui qu’Il s’emmène le super-typhon! Qu’il s’emmène Mangoustan! Il ne sera jamais plus redoutable que nos colères profondes de femmes. Il est gros temps des changements, alors Mangoustan ou pas, c’est le moment de regarder dans l’œil du cyclone. Bien en face, et choisissez bien vos tenues quand vous sortez! Sait-on jamais si quelqu’un en a quelque chose à faire…

C’est indécent de te lamenter, alors que lui s’amuse, […]. Tu dois t’interdire de pleurer celui qui, sur toi, ne verse pas de larmes.

J’ai été charmée de découvrir les histoires de ces trois femmes actives, qui parcourent le globe et ne s’en laissent pas compter. Même si parfois leurs marges de manœuvres sont minces, quoi qu’il arrive, elles résistent. Elles résistent à leurs conjoints, à leurs conforts, au pouvoir en tête. Elles résistent de manière subtile ou aveuglante, avec courage ou un brin ivre, mais elles ne laissent plus rien passer, et ça c’est un véritable vent de fraîcheur à lire!

Le temps qui passe rétrécit les rêves.

Remerciements:

Je tiens remercier la Team Pocket de leur confiance et l’envoi de ce livre!

La Vie Seule, Stella Benson

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Synopsis:

Londres, 1918: la guerre n’en finit pas, les bombardements tétanisent la ville. Solitaire, désargentée et de santé vacillante, Sarah Brown oeuvre sans grande conviction au sein d’un comité de bienfaisance où les ladies de la bonne société dispensent aux pauvres une charité assortie de leçons de morale.La magie va faire irruption dans son morne quotidien lorsqu’une sorcière lui propose de s’installer à La Vie Seule, la curieuse pension dont elle est la tenancière. Aventures fantastiques et rencontres plus ou moins enchanteresses succèderont à cette installation, qui éclaireront pour quelque temps, à défaut de l’abolir, l’essentielle solitude de Sarah Brown.
Mêlant incursions satiriques, politiques et sociales à des considérations sur l’intime, l’espace domestique, les liens sociaux et les relations humaines, La vie Seule est une délicieuse curiosité littéraire qui exalte les vertus de l’indépendance et la fonction réparatrice de la magie.

Ce que j’ai ressenti:

« Ceci n’est pas un vrai livre. (…) il ne doit en aucun cas être lu par de vraies personnes.»

Je pense que j’étais une victime prédestinée de la magie…Je ne sais déterminer si je suis une demi-fée, une Demi-sorcière, une Demi-femme, mais la magie me parle doucement à l’oreille à demi-mots…Ai-je trop d’impressions, un cœur trop fatigué? Assurément. Et peut-être même que je vous lancerai des sorts puissamment chargés pour vous faire adopter La Vie Seule. Ça sera terrrable pour que l’envoûtement ait lieu dans vos maisons…

Elle écrivit un mot dans l’air avec son doigt et dessina une fioriture sous son mot. Cette fioriture fleurit et se répandit tout autour d’elle en descendant jusqu’à ses orteils.

-La Vie Seule- Vivre en parfaite petite ermite en ces temps difficiles…C’est ce qu’on vit. Nous sommes plein de solitudes et les interactions sociales semblent compliquées en ce confinement. Mais il nous reste la magie. Bénie soit la magie. In extremis, j’ai craqué pour cette nouveauté et quel Bonheur! Une histoire originale, loufoque, féministe, ensorcelée et pleine de fantaisie, c’est tout ce qu’il me fallait pour affronter la vie seule…Et la magie a tôt fait de faire le reste sur mes impressions et mon cœur un peu trop fatigué…

Pour moi, la magie, c’est l’ingrédient principal dans la recette du Bonheur.

Imaginez une sorcière, un balai et quelques aventures extraordinaires au-dessus des nuages, saupoudrez d’une pointe de mystères et d’improbables rencontres, quelques dialogues hilarants et décalés, et vous comprendrez qu’on est dans le Hors du commun, mais pour agrémentez le tout, je ne vous ai pas encore parlé de la poésie qui se dégage de ses pages…Bénie soit la magie et la poésie en des temps aussi sombres…Du ciel tombe la pluie, des éclairs et des bombes, Londres subit le déferlement des éléments et les assauts des attaques ennemies. C’est la première guerre mondiale qui gronde dans le décor, mais quelques rares rêveurs s’accrochent à la magie.

Plus le monde se précipite vers le pire, plus la magie va se développer pour nous sauver. La magie ne peut mourir que dans un monde tiède et sans saveur. Je pense qu’il y a aujourd’hui plus de magie dans le monde qu’il n’y en a jamais eu.

Je voudrais que cet intrus de petit livre devienne envahissant. Dans vos mains, sur vos tables de chevet, dans vos bibliothèques, sur vos cœurs. Puisse la magie vous éclairer, vous toucher. En tant que vraie rêveuse, je voudrais habiter dans un pensionnat tel que celui-ci, traîner dans la solitude argentée de ces jardins, boire les gouttes pleines de clair de Lune, entendre encore un peu le chant soudain des oiseaux, même si je perds aussi l’audition comme Sarah Brown…Je voudrais voir le Mal reculer dans nos maisons, ressentir encore mon cœur chavirer, oublier la boue à mes pieds, m’émerveiller encore de Bonheur, redonner le moral comme une bonne fée…Rester un tout petit peu sur Terre pour lire des livres aussi fabuleux.

Le monde se balançait comme une fleur en haut d’une fine tige de fumée…

Marche ou Crève, Stephen King.

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Synopsis:

Mieux que le marathon… la Longue Marche. Cent concurrents au départ, un seul à l’arrivée. Pour les autres, une balle dans la tête. Marche ou crève. Telle est la morale de cette compétition… sur laquelle une Amérique obscène et fière de ses combattants mise chaque année deux milliards de dollars. Sur la route, le pire, ce n’est pas la fatigue, la soif, ou même le bruit des half-tracks et l’aboiement des fusils. Le pire c’est cette créature sans tête, sans corps et sans esprit qu’il faut affronter : la foule, qui harangue les concurrents dans un délire paroxystique de plus en plus violent. L’aventure est formidablement inhumaine. Les participants continuent de courir en piétinant des corps morts, continuent de respirer malgré l’odeur des cadavres, continuent de vouloir gagner en dépit de tout., Mais pour quelle victoire ?

Ce que j’ai ressenti:

➖Pourquoi le zéro absolu est-il aussi attirant?➖

Parce que des fois, on n’a pas d’autres choix. Parce que même à l’heure des sorcières ou des réflexions profondes, il nous faut faire le choix de marcher, envers et contre tous. Parce que des fois, il nous faut faire le choix de marcher plutôt que celui de crever…Quitte à en crever.

➖Pourquoi fait-on des remparts?➖

Parce que des fois, il y a des routes plus difficiles à emprunter que d’autres. Parce que faire la Longue Marche, c’est se confronter aux intempéries, aux autres, à soi. 100 jeunes vont faire le choix (par défi, par dépit, par folie) de marcher. Longuement. Jusqu’à épuisement. Jusqu’au bout. Le bout de tout. Chacun avec leurs chances et leurs déterminations, chacun avec leurs stratégies et leurs énergies. Parce qu’il y a la Récompense.

➖Pourquoi marche-t-on dans un monde fou?➖

Parce qu’il y a les avertissements, les soldats du half-track, les suggestions, les préparations et les imprévus, le départ et une ligne d’arrivée quelque part, ces jeunes devront avancer au péril de leurs vies. Parce que c’est la règle du jeu. Parce que c’est la règle de la Longue Marche imaginée par un fou. Parce que c’est Marche ou Crève.

➖Pourquoi faut-il que la volonté se brise?➖

Parce qu’il est des romans qui ne laisse pas indifférent. Parce que la vie et la mort, le mental et le physique, l’abandon et la persévérance est au cœur de cette Longue Marche. Parce que c’est tout simplement dément. Parce qu’on est tenu en haleine, car il paraît INCONCEVABLE de laisser ses jeunes comme ça, marcher, sans nous, sans notre compassion. On marche avec eux. On marche au plus près, en pensée, et notre empathie grandit au fil des heures. J’ai marché auprès de Garatty, Olson, Barkovitch, McVries, Stebbins et tous les autres…Ceux avec des noms, ceux avec des histoires, ceux avec des rêves et tous les autres, mais tu sais aussi, que tôt ou tard, ils seront fantômes. Parce qu’ils vont te hanter encore. Parce qu’ils seront morts d’avoir essayer de défier ainsi le corps et l’esprit. J’étais avec eux dans leurs colères, dans leurs souffrances, dans leurs espoirs, dans leurs ténacités, dans leurs envies de vivre. Parce qu’il le fallait. Parce que la peur de crever est de loin la plus forte. Parce que nous ne sommes prédestinés à nous laisser crever. Alors tu marches avec eux. Loin. Fort. Intensément. Désespérément.

➖Pourquoi la pulsation d’un cœur?➖

Parce que c’est Stephen King. Parce qu’il n’en faut pas plus comme raison. Parce que c’est lui. Parce que c’est dément. Parce que c’est le Maître. Parce que maintenant, il me faut courir vous dire que ce roman est une pulsation. Parce que même si je vais mourir morceau par morceau, je ne voudrais pas crever sans avoir écrit mon expérience pendant la Longue Marche, et laisser quelques lignes et un coup de cœur. Parce que tout simplement, il me faut un rempart tout feu tout flamme.

Anne de Green Gables, Lucy Maud Montgomery

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Synopsis:

Cheveux désespérément roux, visage constellé de taches de rousseur, Anne Shirley est une petite fille curieuse, pleine d’énergie, souvent perdue dans ses pensées, parfois d’une gravité solennelle, sans aucun doute intemporelle. Difficile de résister à ce petit bout d’humanité de onze ans parfaitement imparfait, héroïne d’une série de romans qui a su conquérir des millions de lecteurs à travers le monde, Anne de Green Gables, écrit par Lucy Maud Montgomery, et dont le premier tome parut en 1908. Orpheline à l’esprit vif, à l’imagination sans bornes et qui adore employer de « grands mots », Anne se retrouve par erreur chez Marilla et Matthew Cuthbert qui attendaient un garçon pour les aider à la ferme. Féministe involontaire, romantique impénitente, elle est impulsive, dramatique, maligne, drôle, et telle une authentique naïve, elle va bousculer le calme et la monotonie de la vie à Green Gables, en semant partout joies et rêveries, en dénichant la beauté dans les moindres recoins, en ne s’exprimant qu’en points d’exclamation, même dans « les affres du désespoir ». Parce que l’existence d’Anne a aussi une face sombre, hantée par la mort de ses parents et les abandons, qui lui donne son énergie folle, parfois hallucinée, et qui rend son idéalisme et son indignation si poignants et si convaincants. Si le regard d’Anne transcende le monde sur lequel il se pose, Anne de Green Gables, c’est la transformation magique, presque mystique, que seul l’amour peut opérer sur les hommes et les femmes. C’est l’histoire d’une petite fille qui parvient à se faire aimer de tous (Josie Pye exceptée), et de nous les premiers.

Ce que j’ai ressenti:

« j’imagine que j’étais une fée de glace », et alors moi, j’imaginerai que je pourrai te regarder, ma jolie Anne Shirley, au travers de ce miroir de fées et qu’on aurait un sourire complice…Nous deux, tellement semblables, quant à la façon de voir encore et toujours le monde avec tant d’émerveillements. Je me dirai que comme toi, je suis fée aussi, et que je refuse de me laisser marcher sur les pieds, que je refuse l’injustice et que je refuse de n’être plus encore éblouie par la beauté de l’instant présent. J’imagine que c’est pour cela que le rôle de fées nous va si bien, parce qu’on laisse l’imagination prendre le pouvoir qui lui est dû. Tu es Reine des fées, Anne de Green Gables, et je t’ai tellement admirée durant cette lecture.

Je serai l’Espérance, les mains jointes -comme ça- et les yeux levés au ciel.

Mais Anne, laisse-moi te dire que tu es surtout une héroïne comme on les aime tendrement au travers du temps et pour toujours. Fille espiègle à la langue bien pendue, sensible et rebelle, nous te suivons avec plaisir pendant quelques années, à te voir grandir auprès de Marilla et Mathew. Nous te voyons tomber, pester, embellir, enrichir, aimer, pleurer au rythme de tes expériences sur les terres de ses deux agriculteurs qui font le choix de t’adopter. Et on s’attache à toi Anne avec un « e », parce que tu es si entière, candide et obstinée, tant lumineuse! Personne ne peut te résister, même dans tes emportements tu es encore plus intéressante, même dans tes maladresses tu es attachante, même avec tes cheveux roux et tes robes simples, tu es splendide, je te le dis! Que ce soit tes proches ou encore la littérature, on ne peut se passer de toi, Anne de Green Gables!

C’est évident qu’il vaut mieux être bienveillante.

Ce livre est un enchantement. Je ne trouve pas d’autre mot plus adéquat. Lucy Maud Montgomery a su imaginer un roman d’apprentissage étonnant entre féminisme, rêveries, poésie et bons sentiments qui vient nous mettre du baume au cœur. J’ai été émerveillée par la qualité du récit, l’objet-livre, la portée symbolique, l’ouverture sur l’imaginaire, la fantaisie et l’intelligence de cette histoire. On ne voudrait ne plus partir de ce domaine, avec les nouveaux noms rebaptisées par cette petite fille extraordinaire et hypersensible. On aimerait encore avoir cette force intérieure de magnifier le quotidien avec presque rien. Il me semble que Anne de Green Gables a tout simplement compris le secret du bonheur, et il ne tient qu’à nous de s’en inspirer…Un coup de cœur ❤️!

L’important n’est pas ce que le monde nous réserve, mais ce qu’on y apporte.
Lucy Maud de Montgomery

Remerciements:

Je tiens à remercier Babelio et les éditions Monsieur Toussait Louverture pour leur confiance et l’envoi de ce livre magnifique!

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En Féérie, il brille quelques poussières…

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