Bienvenue dans mon univers!

Egérie de mon blog littéraire, elle sera la pour laisser une trace de poussière de fée au milieu de ma sélection de livres….Ne vous fiez pas à l’aspect enfantin, car mes préférences vont, le plus souvent, vers les thrillers…..

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« Chaque fois que quelqu’un dit: Je ne crois pas aux contes de fées, il y a une petite fée quelque part qui tombe raide morte. « 

J.M.Barrie, Peter Pan

Le Sang du Monstre, Ali Land

Couverture Le sang du monstre

Pourquoi je l’ai choisi:

Tout s’est joué entre le Titre et le Synopsis! Comment résister à l’attraction des supers thrillers de Sonatine Editions???!!!

Synopsis:

Après avoir dénoncé sa mère, une tueuse en série, Annie, quinze ans, a été placée dans une famille d’accueil aisée, les Thomas-Blythe. Elle vit aujourd’hui sous le nom de Milly Barnes et a envie, plus que tout, de mener une existence normale et d’être quelqu’un de bien. Elle a néanmoins beaucoup de difficultés à communiquer avec les ados de son âge et préfère les enfants plus jeunes, plus particulièrement une petite fille vulnérable du voisinage. Sous son nouveau toit, elle est la proie des brimades de Phoebe, la fille des Thomas-Blythe, qui ignore tout de sa véritable identité. À l’ouverture du procès de la mère de Milly, qui fait déjà la une de tous les médias, la tension monte d’un cran pour la jeune fille dont le comportement va bientôt se faire de plus en plus inquiétant.

Ce que j’ai ressenti:…Comme un étau qui se resserre irrémédiablement autour de ton cou…

Toi…Comme une ombre…

Toi…Comme une menace sous-jacente de tous les instants…

Toi…L’inconcevable…

Toi…Ce Monstre…

Et Elle, Annie, comme une proie, qui nous raconte sa nouvelle vie, ses états d’esprits…

Saisissant…

Voilà bien un thriller qui m’aura bouleversée pendant ses deux jours…Impossible de lâcher ses pages! C’est incroyable, l’effet qu’il vous donne…Entre empathie et répulsion, entre Bien et Mal, entre enfance et adolescence: tout est millimétré pour vous mettre mal à l’aise, ne sachant jamais ce qui vous attend, vous tournez les pages plus vite que l’ombre qui vous surveille par le trou dans le mur…Perturbante cette lecture, à bien des égards… Elle vous laisse en bouche , une amertume…Le goût et le Sang du Monstre

Un monstre…Toi…Il n’est pas plus effrayant que ce monstre qu’on ne peut nommer. Qui est Présence, Trace indélébile, Marque ineffaçable, mais aussi substance non tangible, presque palpable mais jamais tout à fait…Un fantôme, une ombre, un danger sans visage…Tout le chef d’œuvre tient de là, ce thriller oppressant qui te dérange, mais qui referme sa main sur ton esprit sans que tu le sentes, qui s’insinue dans tes veines sans que tu en prennes conscience…

« Il n’y a pas plus grande trahison que lorsqu’on trahit son propre sang. »

Ali Land maîtrise autant le suspense que les comportements souvent inquiétants des adolescents. Elle arrive à nous faire rentrer dans son histoire en même temps que dans les esprits perturbés de l’entre-deux âges. J’ai été soufflée de lire cette connaissance de cet âge difficile, de ces moments transitoires de la recherche d’identité, ses émotions à contre sens qui les submergent, des actes violents qui caractérisent ce passage à l’âge adulte. En 350 pages, on revient vers cette période de tous les possibles, on explore toutes les phases de cette construction du Moi: Moi, par rapport aux autres, Moi après Toi, Moi dans cette société, Moi après l’Innommable…Annie, c’est un personnage fort, incarné, hypnotique.

Coup de cœur pour cette lecture cadencée d’une main de maître, entre psychologie et violence tapie, j’ai été secouée mais j’ai adoré ça!!!Je ne vous raconterai pas tout mais je vous dirai juste de vous jeter sur ce thriller monstrueux et efficace en cette rentrée littéraire!

J’ai raconté l’histoire, encore. Et encore. Je leur ai tout raconté. Enfin. Presque tout.

 

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 10/10

 

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les éditions Sonatine de leur confiance. J’ai plus qu’adoré cette lecture! Bon maintenant, il me reste plus qu’à essayer de dormir…Sans cauchemars…;)

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Challenge Automne Pharaonique 2016

C’est parti!!!!!

Le lancement est pour Aujourd’hui, Maintenant….Laissez vous tenter par des lectures antiques….

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Daniella13 et Stelphique se rejoignent à nouveau, pour créer un challenge spécial inspiré de nos passions :

Le Challenge Automne Pharaonique 2016

Revivons ensemble le temps d’un trimestre l’Histoire de l’Égypte ancienne et les grands « Dieux » qui ont marqué toute une civilisation. Ranimons par nos lectures la flamme de ses conquérants aux ambitions démesurées.

Le but de ce challenge étant de lire un maximum de romans ayant attrait aux pharaons. Chaque chronique seront relayées ici sur le blog, ainsi que sur le forum de livraddict ou encore la page Facebook prévue à cet effet.

Petite indication : Nous ne comptabiliserons que les livres qui se déroulent au temps des pharaons (Égypte antique, Dieu égyptien, pharaons…). Les livres qui ne parleraient que de l’Égypte ne seront pas pris en compte.

 

Pour les inscriptions et autres renseignements, j’ai ouvert une page spéciale sur le blog😉

Bon Challenge!!!!

Carnets noirs Stephen King (LC avec Cannibal Lecteur.)

Carnets noirs par King

Pourquoi je l’ai choisi:

Une proposition de lecture de ma binômette, ça ne se refuse pas ! Même si je n’ai pas accroché avec le premier tome, je fonce toujours pour un King en duo!!!

Synopsis:

En prenant sa retraite, John Rothstein a plongé dans le désespoir les millions de lecteurs des aventures de Jimmy Gold. Rendu fou de rage par la disparition de son héros favori, Morris Bellamy assassine le vieil écrivain pour s’emparer de sa fortune, mais surtout, de ses précieux carnets de notes. Le bonheur dans le crime ? C’est compter sans les mauvais tours du destin… et la perspicacité du détective Bill Hodges.

Après Misery, King renoue avec un de ses thèmes de prédilection : l’obsession d’un fan. Dans ce formidable roman noir où l’on retrouve les protagonistes de Mr. Mercedes (prix Edgar 2015), il rend un superbe hommage au pouvoir de la fiction, capable de susciter chez le lecteur le meilleur… ou le pire.

Ce que j’ai ressenti: …Etre fan…Et lire tous les écrits de ton auteur préféré…

Etre fan….C’est un art. C’est vivre, ressentir, aimer. Mais jusqu’à quel point, peut on parler de fan attitude, et de la distinguer de la folie furieuse? Stephen a déjà emprunté ce chemin (il doit certainement savoir de quoi il parle….L’obsession des fans…),une fois déjà avec Misery, mais là, Carnets noirs vous emporte aussi surement que son prédécesseur sur les routes tortueuses des comportements border line des lecteurs.

En peu de temps je suis toujours aussi surprise d’accrocher autant au King: il a un talent indéniable, une imagination de dingue, une force d’écriture qui vous happe! J’en suis fan…Ahhhhhhhh mais maintenant, je vais craindre de dire une chose pareille: et s’il croyait que je suis de la trempe de Morrie???!!!!

 L’une des révélations les plus électrisantes dans la vie de lecteur, c’est de découvrir qu’on est un lecteur – pas seulement capable de lire, mais amoureux de la lecture. Éperdument. Raide dingue. Le premier livre qui donne cette impression ne s’oublie jamais et chacune de ses pages semble apporter une nouvelle révélation, une révélation qui brûle et qui enivre : Oui ! C’est ça ! Oui ! Je l’avais vu aussi ! Et bien sûr : C’est exactement ce que je pense ! C’est ce que je RESSENS !

Plus sérieusement, j’ai beaucoup aimé cette lecture, car le King rend hommage à la lecture, aux mots, à la force d’une passion, à quelques auteurs. On aimerait détenir ce petit trésor de Moleskine, le découvrir, le choyer et pouvoir le partager(Ben, oui, moi je suis contraire à l’égoïsme et l’exclusivité: Partageons tous en cœur!)…De Pete à Mollie, nous faisons un tour d’horizon de l’Amérique, ses difficultés , ses angoisses. Par la passion de la lecture, ses deux héros s’unissent autour d’une œuvre cachée, et nous entraine dans leur course folle.

J’ai hâte de découvrir le troisième tome, car il annonce un peu plus de fantastique, une note un peu plus troublante…Et c’est bien comme cela que je préfère le King!

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 8/10

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Titre : Carnets noirs

Auteur : Stephen King
Édition : Albin Michel (2016)

Résumé :
En prenant sa retraite, John Rothstein a plongé dans le désespoir les millions de lecteurs des aventures de Jimmy Gold.

Rendu fou de rage par la disparition de son héros favori, Morris Bellamy assassine le vieil écrivain pour s’emparer de sa fortune, mais surtout, de ses précieux carnets de notes.

Le bonheur dans le crime ?

C’est compter sans les mauvais tours du destin… et la perspicacité du détective Bill Hodges.

81ejz58t3clCritique du Cannibal (Stelphique plus bas) :
J’avais eu quelques appréhensions en voyant le résumé du nouveau roman du King qui avait des relents de l’excellent Misery, avec un fan obsédé par un écrivain et qui refusait la destinée que l’auteur avait réservée à son personnage.

Ce roman m’a fait réfléchir et je me suis demandée ce que j’aurais fait, si par le plus grand des hasards j’avais eu Arthur Conan Doyle devant moi ?

Lui aurais-je mis un révolver sur la tempe pour l’obliger à écrire une scène où Sherlock Holmes culbutait la belle Irene Adler sur le bureau de Watson, faisant voler tout le bric-à-brac par terre ?

Ou l’aurais-je abattu d’une balle dans la tête pour lui avoir donné, noir sur blanc, une destinée que je n’aurais pas aimé (les chutes de Rechenbach, si j’avais vécu en 1893) ?? Ma foi, la question restera ouverte.

— Oh, je t’en prie. Toute son histoire c’est rien d’autre qu’une longue épopée vers le conformisme. Le but de la culture américaine, c’est de créer une norme, Morris. Ce qui veut dire que les gens hors norme doivent être recadrés, et c’est ce qui arrive à Jimmy. Il finit publicitaire, bordel. Si c’est pas les meilleurs agents de la norme dans ce pays de dégénérés ! C’est le propos central de Rothstein. » Il secoua la tête. « Si c’est de l’optimisme que tu cherches, achète un roman Harlequin. »

Morrie Bellamy a basculé carrément du côté obscur, lui. Un vrai malade mental incapable de se rendre compte qu’il est lui même le responsable de ses déboires, mais souffrant de mauvaise foi chronique, il préfère dire que c’est de la faute de sa mère, qu’elle l’a énervé, qu’à cause d’elle il a bu et qu’ensuite, il a pété les plombs.

Le petit Saubers a lu ce qui était destiné à Morris et à Morris seul. C’est une grave injustice, qui doit être punie.

Alors oui, je peux dire que je viens de lire un bon roman policier, j’ai apprécié l’atmosphère, les personnages que je connais bien, les nouveaux (un faible pour Peter), la trame était bien présentée avec quelques retours dans le passé dans la première partie, le tout s’imbriquant bien l’un dans l’autre.

Certes, pas de courses poursuites ou de rythme à la 24 heures chrono, mais le roman se lit tout seul et le final est tendu comme le string d’une demoiselle qui aurait pris des kilos dans les fesses.

Mais… Oui, il y a un gros mais qui n’a rien à voir avec le roman en lui-même, enfin, pas tout à fait.

Stephen King, c’est l’homme de mes premiers frissons (Albator et Holmes aussi, mais pas du même acabit), celui qui me fit une Peur Bleue, celui à cause duquel j’avais peur de traverser un parking à l’orée du soir, non pas pour les rencontres mauvaises avec des humains, mais avec des voitures ! (Christine).

Lorsque j’ouvre un roman du King, c’est pour y trouver quelque chose de bien précis : des frissons, de la peur, de l’angoisse, du fantastique, des personnages qui foutent la trouille (Annie Wilkes), des personnages qui m’entrainent dans leur vie (Dolores Claiborne), des clowns maléfiques (ÇA) ou des histoires qui me font chialer (La Ligne Verte, Simetierre).

Que le King ait envie de changer de registre, c’est son droit, mais lire un roman policier écrit par la King, ça me fait tout drôle, un peu comme si Jim Thompson ou Dashiell Hammet écrivaient un Harlequin. Un bon Harlequin, mais du Harlequin quand même.

J’avoue que le King assène quelques vérités dans son roman, que l’on voit des traces de ses pattes, mais j’ai l’impression qu’il se fait trop aider et qu’à force d’écouter les autres, il se dilue, il s’égare, il se police et on se retrouve avec du King à dose homéopathique.

— Regarde les opposants à la guerre du Vietnam. La plupart d’entre eux vivent des vies de petits-bourgeois maintenant. Gros et gras, heureux et républicains. Ceux qui ont refusé de se soumettre sont en prison. Ou en cavale, comme Katherine Ann Power.

Au final, un bon roman policier qui m’a fait passer un excellent moment, j’ai eu aussi des temps de réflexion avec son fan totalement barré, j’ai apprécié les personnages, mais un autre auteur de romans policiers aurait pu l’écrire, sans que la patte du King nous manque.

Allez, Stephen, reviens à tes premiers amours ! Sinon, je vais être obligée de relire tes anciens écrits pour retrouver l’essence de toi-même… Heureusement qu’il m’en reste des non-lus que je garde précieusement, telles des provisions de guerre.

En le tuant, il avait obéi à sa croyance intime : que l’écriture est en quelque sorte plus importante que l’écrivain.

– C’est là que tu te trompes. Un bon romancier ne guide pas ses personnages, il les suit. Un bon romancier ne crée pas les événements de son histoire, il les regarde se dérouler et ensuite il les écrit. Un bon romancier finit par réaliser qu’il est secrétaire, et non pas Dieu.
– C’est pas le personnage de Jimmy ! Ce connard de Rothstein l’a changé ! Il en a fait un bouffon ! Il en a fait un… un Monsieur-tout-le-monde !

L’une des révélations les plus électrisantes dans une vie de lecteur, c’est de découvrir qu’on est un lecteur – pas seulement capable de lire (ce que Morris savait déjà), mais amoureux de la lecture. Éperdument. Raide dingue.

Étoile 3,5

 

index LC

 

La nuit appartient au tigre, Michel Honaker

Couverture La nuit appartient au tigre

Pourquoi je l’ai choisi:

Je pense que c’est cette couverture au départ qui a attiré mon œil, mais en voyant la quatrième de couverture, je n’avais qu’une hâte, ouvrir ses pages…

Synopsis:

Ancien des forces spéciales, Derek Ardo cherche à fuir son lourd passé. Reconverti dans l’humanitaire, il est engagé par une fondation pour prendre la tête d’une médiathèque dans un quartier neuf d’Aramsha, en Inde. Hormis Aparajita, une petite fille au caractère bien trempé, et Trishna, une jeune femme bannie par sa famille pour avoir fui un mariage forcé, les visiteurs sont rares, et sa vie s’annoncerait des plus tranquilles s’il n’y avait la présence d’un tigre mangeur d’hommes, dont les victimes se multiplient. Un climat de méfiance et de peur s’installe en ville, et Derek engage alors une guerre personnelle contre le fauve.

Ce que j’ai ressenti:…Un voyage enchanteur…pour rugir de plaisir…

Dépaysement:

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  • Partons en Inde…Apprenons à dessiner des kolam , manger du poulet épicé, rencontrer une civilisation différente…Je suis toujours partante pour voir d’autres Horizons, d’autres Ailleurs, mais celui ci de voyage, m’a enivrée!

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« Le monde appartient aux Hommes, mais la nuit appartient au Tigre. »

  • Rencontrons un être fascinant: le Tigre. Presque une Divinité, un Danger latent, une Peur ancestrale. Laissons le prendre son territoire, nous fasciner, nous effrayer. La nuit lui appartient, et vous découvrirez à quel point, si vous ouvrez ce roman enchanteur. Il impose un respect, ce Tigre, une ambiance électrisante. Connaître ses pensées, c’est se confronter aux nôtres…

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« Vous êtes ainsi, Hommes, fascinés par ce qui est médiocre et futile. »

C’est presque un conte. Et les contes ont toujours sur moi, cet effet fascinant. C’est presque un roman d’aventures. Et quel plaisir de parcourir d’autres Terres. Je me suis délectée de chaque mot. J’ai adoré où l’auteur nous emmène, ce qu’il nous apprend sur l’Inde, sa fascination pour la Nature. Il donne une voix puissante, une magie imprégnante à son texte, un œil avisé sur les travers de l’Homme. J’aime beaucoup cette forme de texte merveilleux, qui cache souvent une réalité pas tout à fait reluisante, les messages forts qui passe derrière le folklore, les leçons qu’on en tire une fois la dernière page tournée…En fait, il est difficilement à mettre dans une case avec une étiquette: il est juste envoûtant.

Plus que tout, j’ai adoré la fin, qui nous pousse inexorablement à relire une fois encore, ce roman fascinant!

Je le mets en coup de cœur forcement, car tout un tas d’émotions diverses m’a traversée durant cette lecture: de la peur avec l’ombre du Tigre, de la peine pour la condition des femmes indiennes, de l’émerveillement pour cette jungle luxuriante, de la joie pour ce projet de mettre à disposition la Lecture dans ce coin reculé, de l’enthousiasme de suivre un auteur talentueux…

« Tout le problème est là, de la difficulté d’entraîner les enfants vers le savoir et non vers la servitude. »

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 10/10

 

Carnets noirs, Stephen King: LC avec Cannibal Lecteur:Les impressions de lectures 2/2

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Impressions du Cannibal Lecteur (page 1 à 216) : On entre doucement dans l’histoire et la folie d’un jeune fan.
On alterne les époques, 1978 et un bref retour sur les événements dramatiques de 2009, lus dans Mr. Mercedes. À défaut de notre Bill Hodges, on s’attache au jeune Peter et on frémit devant la folie de Morrie Bellamy (mais qui est loin de celle d’Annie Wilkes !).

Impressions de Stelphique (page 1 à 216) : ♫ Fan…♫ Être fan…♫
Le King, encore et toujours, il m’entraîne dans ses folles histoires… Pourtant, je n’avais pas du tout accroché à son livre Mr Mercedes…. Vous me direz donc : « Ben pourquoi tu lis la suite ? » je suis une fana, c’est tout ! Un petit moins psychopathe que son personnage principal, mais bon une fan quand même, qui se régale de voir d’autres fans se corrompre pour quelques écrits inédits….

Impressions du Cannibal Lecteur (page 217 à 432) : Du mal à me détacher du livre !
Bill Hodges est entré en action, par une autre porte, et on a suivi toutes les péripéties de notre jeune Peter Saubers, les ennuis financiers de ses parents et la vie à l’ombre des barreaux de Morrie. Pour le final, je ne lâchais plus rien ! Un bon roman policier qui aurait pu être écrit par un autre que le King, bien que j’y retrouve un peu sa patte, mais trop lisse…

Impressions de Stelphique (page 217 à 432) : Impatience…
La passion de la lecture, ou la lecture de la passion… Lire Stephen King, c’est un plaisir sans fin. Le tome 3 laisse présager une suite un petit peu plus fantastique, et c’est bien dans ce domaine là que je le préfère…Alors j’attendrais ♫ le jour et la nuit ♫ j’attendrais…♫… La suite avec impatience…

Vous n’aurez pas ma haine, Antoine Leiris.

Couverture Vous n'aurez pas ma haine

Pourquoi je l’ai choisi:

Ce titre m’intriguait énormément, mais n’ayant pas Facebook, je n’ai pas vu cette fameuse lettre, mais je ne regrette pas que ce livre soit tombé dans mes mains.

Synopsis:

Antoine Leiris a perdu sa femme, Hélène Muyal-Leiris, le 13 novembre dernier assassinée au Bataclan. Alors que le pays était endeuillé, à la recherche de mots pour dire l’horreur, il publiait sur les réseaux sociaux une lettre destinée aux terroristes intitulée Vous n’aurez pas ma haine. Dans celle-ci, il promettait à ces « âmes mortes » de ne pas leur accorder sa haine ni celle de leur fils de dix-sept mois, Melvil. Son message fait le tour du monde. Accablé par la perte, Antoine Leiris, journaliste de 34 ans, n’a qu’une arme : sa plume. L’horreur, le manque et le deuil ont bouleversé sa vie. Mais, à l’image de la lueur d’espoir et de douceur que fut sa lettre, il nous dit que malgré tout, la vie doit continuer. C’est ce quotidien, meurtri mais tendre, entre un père et son fils, qu’il nous offre dans ce témoignage poignant.

Ce que j’ai ressenti:…Un coup au cœur, un coup de cœur…

Choisir ce livre alors que l’horreur des attentats est encore une blessure ouverte, n’est-ce pas mettre un peu plus de sel sur nos plaies? Je vous rassure de suite, ce témoignage, c’est un baume au cœur.

Je lis très peu ce genre de récit, car souvent j’y perds trop de larmes. Alors oui, j’en ai donné, ma vue a été plus que brouillée en lisant ses lignes, et pourtant ce n’est pas parce que ce texte est mélodramatique ou qu’il appuie sur les cordes les plus sensibles, non, c’est qu’il est d’une beauté éblouissante.

Vous n’aurez pas ma haine…On peut se poser la question, mais alors, vous aurez quoi?

  • Un texte bouleversant d’un homme qui perd la femme de sa vie, la mère de son enfant. Une déclaration d’amour qui vous chavire d’un homme ordinaire qui aime au delà de tout.
  • Une leçon de vie d’un père qui se battra, sans armes à feu, pour nos plus belles valeurs, qui les fera passer à la future génération.
  • un partage douloureux d’une intimité ravagée par le chagrin, mais jamais ô grand jamais, de haine. Aucune réponse négative ou colérique dictée par une vengeance aveugle. L’Amour contre la Haine. La Liberté contre la Peur.

J’ai admiré cet homme, le père qu’il sera, la force de son courage. C’est un témoignage renversant et une belle ôde à l’Amour et à la Liberté. Magnifique.

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 10/10

Carnets noirs, Stephen King (LC avec Cannibal Lecteur-Intro).

Couverture Carnets noirs

— STELPHIIIIIIIQUE !!!! STELPHIIIIIIIQUE !!!! STELPHIIIIIIIQUE !!!!
— Rhââ, mais ne crie pas si fort, Cannibal, j’étais juste à la machine à café !
— C’est pas une machine à café mais une à mojito !
— Oui, mais faut pas le dire, ça ferait des envieuses et on pourrait nous la cambrioler…
— En parlant de cambriolage, lis-moi un peu le résumé de Carnets Noirs, du King, notre prochaine LC… Ça ne te fait pas penser à un autre roman de lui ?
— Ben…
— On dirait du Misery pur jus, non ?
— Oui, mais je n’osais pas le souligner parce qu’ici, on assassine l’écrivain tandis que dans Misery, Annie Wilkes le forçait à écrire la résurrection, plausible, de Misery Chastain, son héroïne romantique. Ici, rien de tel, pas de huis clos sombre et angoissant !
— Je suis d’accord, mais nous sommes de nouveau parti sur un fan obsédé par un auteur et par le fait que celui-ci n’ait pas continué les aventures de Jimmy Gold.
— Tu penses que nous aurons de nouveau droit à une infirmière folle, meurtrière, dingue, malade, souffrant de troubles mentaux et maniant la hache pour couper le pied sur l’herbe de Sheldon ?
— Rhôô, quel humour noir Stelphique ! Bon, Paul Sheldon ne pourra plus sucer son pouce, non plus…
— MDR ! Mais on ne devrait pas rire de ce grand roman du King et nous concentrer sur le nouveau qui, bien que parlant de l’obsession d’un fan pour un auteur, nous donnera autre chose et pas du déjà-lu !
— Si c’est de la resucée, je fais une crise de nerf et je me mets aux Harlequin !
— Misery ne fait-il pas partie de tes meilleurs livres de tous les temps, Cannibal ?
— Si et justement, il est unique ! Alors, sus aux carnets noirs et à l’enquête de Bill Hodges.

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Misery, roman du King publié en 1987. Une tuerie de huis clos !

Carnets noirs (titre original : Finders Keepers) est un roman policier de Stephen King paru aux États-Unis le 2 juin 2015 puis le 2 mars 2016 en France.

Ce roman est, après Mr. Mercedes, le deuxième tome d’une trilogie centrée sur le personnage de Bill Hodges, policier à la retraite.

Après Misery, King renoue avec un de ses thèmes de prédilection : l’obsession d’un fan. Dans ce formidable roman noir où l’on retrouve les protagonistes de Mr. Mercedes (prix Edgar 2015), il rend un superbe hommage au pouvoir de la fiction, capable de susciter chez le lecteur le meilleur… ou le pire.

Résumé : En prenant sa retraite, John Rothstein a plongé dans le désespoir les millions de lecteurs des aventures de Jimmy Gold.

Rendu fou de rage par la disparition de son héros favori, Morris Bellamy assassine le vieil écrivain pour s’emparer de sa fortune, mais surtout, de ses précieux carnets de notes.

Le bonheur dans le crime ? C’est compter sans les mauvais tours du destin… et la perspicacité du détective Bill Hodges.

 

Maligne, Noémie Caillault.

Couverture Maligne

Pourquoi je l’ai choisi:

J’imagine qu’on ne choisit pas ce livre par hasard, seulement si on y est confronté, et malheureusement, les cas se multiplient…

Synopsis:

Quand on a 27 ans et qu’on apprend qu’on a une boule de six centimètres dans le sein gauche, forcément on a peur. Et puis on se bagarre. Et on pleure. Et on en rit. Maligne, c’est l’histoire de Noémie. C’est l’histoire de l’imprévu. C’est l’histoire d’un corps. C’est l’histoire d’une jeune femme bouleversante qui se bat contre le cancer avec la plus belle des armes : l’amour de la vie.

Ce que j’ai ressenti:

C’est très dur pour moi de mettre des mots sur mon ressenti de lecture, puisque ce cas touche une personne proche, plus que proche…27 ans c’est trop tôt, pour avoir ce genre de coup de massue…A 27 ans, nous sommes encore à l’aube de notre vie, en train de construire l’avenir, et non de combattre une boule envahissante de 6 centimètres…

Je ne suis pas triste.Je suis révoltée! A mon age, je ne devrais pas penser à cela.Je devrais me prendre la tête pour savoir si je suis amoureuse, si…

L’auteure de ce joli témoignage, nous parle certes de la maladie, mais aussi du regard des autres. De leur stigmatisations, de leurs réflexions blessantes, ou simplement de leur ignorance.  C’est affligeant, la bêtise humaine…Mais surtout ce petit bout de femme, se révolte, rit, vit intensément chaque minute, et nous offre une très belle leçon de vie…Elle souhaite juste n’être pas réduite à ce constat, à cet état, car elle est beaucoup plus que cela, et ce cri, il s’entend dans chacune de ses lignes…

En peu de pages, elle fait le tour de son expérience, avec humour, dérision. C’est un joli souffle d’apaisement. C’est une battante, et quand on sait que la pensée positive fait aussi partie de la guérison, on lui souhaite forcément, avec beaucoup d’espoir, un prompt rétablissement.

Elle est admirable cette femme forte, et à toutes celles qui se battent au quotidien,ne baissez jamais les bras!!!Combattons, chaque jour, le fléau du cancer….

A celle qui se reconnaîtra, Je t’aime… Dans mes yeux, il n’y a jamais eu d’avant/ après, juste Toi. Tu es une partie de moi, la plus forte évidemment…

Quelle expression signifie le fait de tomber vite amoureux ?

 

De fièvre et de sang, Sire Cédric.

Couverture De fièvre et de sang

Pourquoi je l’ai choisi:

J’ai rencontré l’auteur, le week-end dernier, au cours d’un salon littéraire…Ma collection a donc été complétée et deux dédicaces plus tard, je me dis qu’il est temps que je découvre enfin son enquêtrice,  (tout sauf banale), Eva Svarta, et enchaîner les tomes à la suite!!!

Synopsis:

Une jeune fille se réveille entièrement nue et entravée sur un matelas couvert de sang. Elle sait qu’elle va mourir, toute tentative de fuite semble inutile. La douleur n’est rien en comparaison de la peur panique qui s’est emparée d’elle…
Le commandant Vauvert mène l’enquête en compagnie d’une profileuse albinos, Eva Svärta. Personnage excentrique et hors-norme, Eva a un véritable sixième sens qui fait d’elle une redoutable traqueuse de l’ombre. Ensemble, ils vont tenter de remonter la piste d’un tueur en série qu’ils croyaient mort et qui a pour habitude de vider entièrement ses victimes de leur sang. S’agit-il d’une réincarnation, d’un spectre, d’un homme, d’une femme, d’une créature d’un autre monde ?

Ce que j’ai ressenti:…Laisse moi …apprécier la Fièvre et le Sang…

 

Laisse moi…

…Poser mes ailes sur le rebord de mon blog. Emprunter le temps d’un instant la robe ajustée de la comtesse Báthory. Mettre un masque de porcelaine, froid, glacé. Devenir un monstre, le temps d’un instant.

Laisse moi…

…Basculer dans le monde étrange de la nuit. Prier des dieux oubliés. Leur adresser mes rêves fous, mes espoirs inavouables, les actes qui craignent la lumière du jour. Passer de l’autre côté du miroir. Envahir les ombres.

Laisse moi…

…Caresser la fourrure des loups. Plonger dans leurs regards hypnotisants. Sentir leur odeur fauve. Les soumettre à ma volonté.

Laisse moi…

…Toucher du doigt la profondeur des abysses de l’âme humaine. Me noyer dans la folie. Traverser des mondes obscurs. Rencontrer une nouvelle forme de vampires.

Laisse moi…

…Gouter au Sang. Etre prise de fièvre.Ne voir plus que le rouge et ses dégradés. Me baigner dans un bain écarlate. Ressentir la puissance du pouvoir. Infliger la peur. Faire couler à flots, la vie.

Laisse moi…

…Admirer un auteur qui m’a entraînée jusqu’au bout de son imagination, jusqu’au bout de l’horreur. Aimer les lignes sombres qu’il trace, la puissance de son univers.M’enfermer dans cette bulle de terreur. Trembler de  plaisir en me confrontant à mes pires cauchemars. Ronger mes ongles quand la tension est trop intense.  Partir au delà de la raison, de la logique,de la réalité. Juste apprécier ce moment de lecture exceptionnel.

Laisse moi …

…Redevenir Stelphique, et hurler à la lune, mon coup de cœur, pour ce thriller fantastique.

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 10/10

 

Hell.Com, Patrick Senécal : La saga infernale de votre rentrée -Une LC Mortelle!

9782265099166

Toute entrée est définitive.

En Lecture Commune avec LilieBookAddict , Régnante en chef,  du blog

Mes polars et Compagnie.

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Première partie: Les mortels.

-Qui êtes vous exactement? -Nous sommes Hell.com.

Partant du même principe de cette citation, nous nous présenterons succinctement:

Mortelle n°1: Lilie BookAddict .

Lilie, mi-ange, mi-démon, administratrice du blog « Mes Polars & Compagnie ». Passionnée par la littérature noire. Exit les histoires d’amour et autres romans à l’eau de rose, ce que j’aime, c’est plonger dans la noirceur humaine à grands coups de thrillers et de polars.

Mortelle n°2: Stelphique .

Stelphique, la Fée qui se balade sur l’océan de livres et éclaire de sa poussière, l’univers souvent noir des polars et thrillers.

Deuxième partie: Les démons.

Comme chaque année, les démons sont convoqués à venir s’amuser avec les damnés. Réservation avant le 25 août.

-L’invitation démoniaque?

-Oui, certainement…Et pourtant…

Stelphique:

J’ai voulu tester enfin cet auteur Patrick Senécal, au vu des excellentes chroniques que j’ai pu lire. Hell.Com m’a semblé le choix le plus puissant certes, et le plus évident pour commencer (bien que Le Vide m’attends depuis un moment dans ma PAL). Mais c’est surtout grâce au concours Instagram lancé par Fleuve Editions, et l’accord enthousiaste de Lilie pour cette proposition de Lecture Commune que nous nous sommes retrouvées sur ce joli partage. Je la remercie d’ailleurs d’avoir fait le pari de cette amitié bloggueste!

Lilie:

Patrick Senécal est un auteur dont j’ai entendu beaucoup parler ces derniers temps sur les réseaux sociaux à travers des avis pour la très grande majorité clairement positifs. Un univers décrit comme ultra violent et où beaucoup, après lecture, ont eu ce petit avertissement : âmes sensibles s’abstenir !! Tiens donc. Je suis d’une nature plutôt sensible dans la vie au quotidien mais paradoxalement, dans mes lectures, j’aime me confronter à la noirceur et à la violence humaine. C’est un sujet qui m’a toujours passionné. Pourquoi ? Pour tenter d’en comprendre les raisons sans doute. Toujours est-il que tous ce avis ont forcément attiser ma curiosité concernant cet auteur et je ne pouvais pas passer à côté de ses livres. Bien que « Le vide » figure dans ma PAL depuis de longues semaines, j’ai décidé de m’initier à la plume de Senécal avec Hell.com. Un roman gagné grâce à ma copinaute, Stelphique, qui m’a identifié sur la publication Instagram des éditions Fleuve Noir qui organisait un concours. Une proposition de lecture commune de ma Fée préférée, ah mais oui j’y cours !! Un grand merci à elle pour avoir pensé à moi.

Troisième partie: Les damnés.

-Le mot de passe? -Inferni.

A nous, les petites questions infernales….

Les questions de Lilie à Stelphique:

Comment as tu perçu le personnage de Daniel ? As-tu éprouvé au fil de la Lecture un sentiment d’empathie et de pitié à son égard?

Stelphique: Alors comment te dire, je n’aime pas trop être aussi méchante, mais non, Daniel je l’ai détesté! Même si son évolution est « bonne », je n’ai pas oublié ses actions…Elles sont impardonnables, même dans le repentir, il m’a dégoutée…Ouais je sais, j’ai la dent dure. Maintenant, j’ai apprécié de le suivre dans sa quête de rédemption, et surtout de le voir se démener pour sauver la future génération.

Les questions de Stelphique à Lilie:

As tu eu ton compte d’horreur? En as tu appris plus sur le genre humain? Et cet enfer t’a t-il effrayée?

Lilie:

Niveau horreur, oui j’ai eu largement ma dose. Patrick Senécal ne nous épargne rien et nous impose les pires vices que l’homme puisse être capable avec son lot de descriptions parfois à la limite du soutenable. Je n’avais pas non plus envie de tomber dans un livre violent pour être violent. La barbarie gratuite qui ne sert pas à l’histoire sans apporter une certaine réflexion ne m’intéresse pas forcément non plus. Et dans ce sens-là, Hell.com, au-delà de l’Enfer dans lequel il nous plonge nous amène aussi à réfléchir sur le genre humain. Je ne dirais pas qu’à la lecture de ce livre j’en ai appris plus, mais plutôt que cette histoire a confirmé ma vision des choses. La soif de pouvoir et l’argent « pourrissent » notre société. Certains pour leurs intérêts personnels seraient prêts à tout même à vendre père et mère. La notion du bien et du mal est quelque chose d’assez relative. Chacun a sa propre vision des choses, ses propres limites en fonction de ses valeurs et de ses croyances. Alors comment définir la limite à ne pas franchir ? Comme on dit, « L’homme est un loup pour l’homme », et j’en suis intimement convaincu. Il existe aussi parmi nous des hommes foncièrement mauvais, qui prennent aussi plaisir à faire souffrir les autres comme ça, gratuitement. C’est difficilement imaginable mais pourtant c’est un fait. Je m’intéresse beaucoup aux faits-divers et certains sont justes incroyables et dépassent l’entendement. Alors oui, forcément c’est effrayant, car ces « monstres »  sont des gens en apparence comme n’importe quelle autre personne. Cela peut être ton voisin, ton collègue, des personnes apparemment bien sous tous rapports. Et pourtant…

Quatrième partie: Le diable.

-Il est là, monsieur.

-Oui, mais quoi? le Diable?  

-Ben non,  Notre avis sur ce livre….;)

Stelphique:

Me balader dans l’Enfer fut une épreuve. J’aurai eu envie de fermer les yeux, ne pas voir, ne pas pleurer et ne pas laisser dériver mon imagination dans ce lieu de perdition. J’ai eu beaucoup de mal à certains passages, surtout quand j’ai vu écrit: 1 catégorie, 4 mots… Là j’ai cru que mon cœur ne s’en remettrai jamais… Malgré toutes les horreurs à l’intérieur de ce roman, je pense que c’est ce qui m’a le plus choqué et pourtant il n’entre pas dans les détails…

Hell.com c’est se confronter aux pires dérives de l’âme humaine, leurs plus bas instincts, leurs plus viles exécutions. Un thriller qui vous en fait voir de tous les pires cercles et immondices, mais que vous ne pouvez en aucun cas lâcher, simplement parce que l’écriture de cet auteur vous souffle une envie irrésistible d’enrayer cette lente descente, on voudrait du moins y  croire, mais le Diable s’invite trop souvent aux tables des Puissants.

Il est d’une violence diabolique, d’une répercussion infernale. On sent comme un enfer virtuel aux conséquences plus que réelles. On sent bien qu’il y a une iniquité sociale, psychologique et cette notion de pouvoir est très déstabilisante durant cette lecture. On comprend son cheminement, son impact, ses conséquences. Plus rien n’a de limites…Le Darkness vous avale plus vite que le Leviathan, et Satan se marre trop, de voir, ses humains, sans morale, succomber à ses avances.

Lilie:

Hell.com ou comment plonger dans la noirceur et la violence humaine dans ce qu’elle a de plus abominable. Une plongée dans les abysses du mal qui laisse forcément des traces dans l’esprit du pauvre lecteur qui a osé franchir les portes de L’Enfer.

Daniel Saul pensait être maître de sa vie et son destin. La quarantaine, milliardaire, charismatique, PDG d’une des sociétés les plus influentes du Québec, tout lui réussi ! Un homme de pouvoir et d’argent qui aime jouer de sa puissance lors de parties fines dans des clubs échangistes et écraser quiconque se mettra sur son chemin. Mais c’était sans compter l’irruption dans sa vie de Martin Charron, ancien camarade de classe , qui va l’initier à la VRAIE puissance ! Celle réservée à l’élite. Comment ? En devenant membre de Hell.com. Un site internet ultra select. Tout y est possible, aucune limite à assouvir ses fantasmes les plus primaires. Sexe, drogues, paris truqués, vendetta, prostitution, pédophilie, sadomasochisme et autres horreurs…on peut TOUT y faire, TOUT y trouver sous réserve d’allonger les billets.

En devant membre de Hell.com, Daniel Saul, s’est senti pousser des ailes. Lui qui aime dominer le monde ne pouvait pas rêver mieux mais très vite sa vie va basculer dans un véritable cauchemar. Une longue descente aux enfers qui ne sera pas sans conséquence.

Daniel Saul pensait être maître de sa vie et de son destin mais en franchissant les portes de l’Enfer, il a vendu son âme au diable !

Au vu des différentes critiques lues sur ce livre, j’en attendais beaucoup. L’envie de me confronter à ce qu’il y a de plus horrible dans la perversion humaine. J’avais envie d’un livre qui me bouscule, me secoue mais j’étais loin d’imaginer le degré d’horreur dans lequel j’allais plonger. Ce livre est d’une noirceur diabolique. C’est malsain, glauque, gore, terrifiant, dérangeant et j’en passe. Certaines scènes sont à la limite du soutenable sans parler de celles qui sont seulement suggérées (et heureusement). Un musée des horreurs version site internet où TOUT est permis, aucune limite, aucune censure. Nous sommes confrontés aux côtés obscurs les plus primitifs de l’homme. Où commence la vérité et où s’arrête la fiction ? Cette question m’a hanté tout au long de ma lecture et je ne suis même pas sûre d’avoir envie de connaître la réponse.  Au-delà de cette violence omniprésente, Senécal nous amène à réfléchir sur le monde qui nous entoure et sur la nature humaine. Le bien, le mal, la culpabilité, la rédemption …autant de sujets qui encore aujourd’hui, après avoir fini ce livre depuis presque une semaine, tournent encore dans mon esprit. 

Epilogue: Dieu.

-Je suis le plus puissant.

Conclusion Stelphique:

Un thriller plus efficace qui vous laisse des traces, vous hantera longtemps après cette lecture, mais un indispensable pour tous les amateurs de sensations fortes! Je passe donc en mode ***recueillement et prière*** à partir d’aujourd’hui, que Dieu nous vienne en aide…Et juste comme ça, parce que c’est trop drôle, c’est juste mon 666eme article!!!!Qui a dit bizarre??? Le Diable s’emparerait-il de mon blog???!!!

Conclusion de Lilie:

Un thriller horrifique à ne pas mettre entre toutes les mains dont on ne peut clairement sortir indemne et qui nous amène à beaucoup de réflexions sur la nature humaine. Si vous êtes plutôt d’une nature sensible, je n’ai qu’une chose à vous dire : attention ! Une plume efficace et addictive qui me donne envie de continuer d’explorer l’univers sombre et dérangeant de Patrick Senécal. 

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Bosch, Le jugement dernier.

Remerciements.

Merci à Fleuve éditions pour son concours Instagram et l’envoi de ce livre d’Enfer!

 

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