Bienvenue dans mon univers!

Egérie de mon blog littéraire, elle sera la pour laisser une trace de poussière de fée au milieu de ma sélection de livres….Ne vous fiez pas à l’aspect enfantin, car mes préférences vont, le plus souvent, vers les thrillers…..

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« Chaque fois que quelqu’un dit: Je ne crois pas aux contes de fées, il y a une petite fée quelque part qui tombe raide morte. « 

J.M.Barrie, Peter Pan

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Les buveurs de lumière, Jenni Fagan.

Couverture Les buveurs de lumière

 

Synopsis:

Le monde entre dans l’âge de glace, il neige à Jérusalem et les icebergs dérivent le long des côtes. Pour les jours sombres qui s’annoncent, il faut faire provision de lumière – neige au soleil, stalactites éclatantes, aurores boréales.
Dylan, géant barbu et tatoué, débarque au beau milieu de la nuit dans la petite communauté de Clachan Fells, au nord de l’Écosse. Il a vécu toute sa vie dans un cinéma d’art et essai à Soho, il recommence tout à zéro. Dans ce petit parc de caravanes, il rencontre Constance, une bricoleuse de génie au manteau de loup dont il tombe amoureux, et sa fille Stella, ex-petit garçon, en pleine tempête hormonale, qui devient son amie. Autour d’eux gravitent quelques marginaux, un taxidermiste réac, un couple de satanistes, une star du porno.

Les températures plongent, les journaux télévisés annoncent des catastrophes terribles, mais dans les caravanes au pied des montagnes, on résiste : on construit des poêles, on boit du gin artisanal, on démêle une histoire de famille, on tente de s’aimer dans une lumière de miracle.

Dans ce roman éblouissant au lyrisme radical, peuplé de personnages étranges et beaux, Jenni Fagan distille une tendresse absolue qui donne envie de hâter la fin du monde.

Ce que j’ai ressenti:…Coup de cœur cristallisé…

-C’est juste une saloperie d’ère glaciaire, camarade, c’est ça, la une d’aujourd’hui!

Le monde décline, le soleil se divise, le froid s’installe…Jenni Fagan nous conte la fin du monde avec poésie et fracas. Les paysages se cristallisent de beauté sous sa plume, alors que des blocs de grossièretés viennent se fracturer sur les lignes, et l’Ecosse devient plus belle encore, dans ce silence absolu, qui prend tout l’espace…Dans ses pages, on sent que la vie se suspend, et cette auteure lui apporte la grâce d’une écriture lyrique qui t’illumine de l’ultime aurore, avant l’extinction du monde…Le temps s’étire vers l’apocalypse, mais ce décor a des allures de magnificences, et les dernières lumières se boivent avec ivresse…La synergie de ce livre tient à cette fascination à voir un dernier spectacle naturel magique, fait d’aurores boréales, de parhélie, de chutes de neiges éblouissantes, tout en ayant, une infinie tendresse d’une humanité qui ne veut pas s’éteindre, alors même que l’instant fatal se profile…

Le soleil descend en spirale à travers la cime des arbres, révélant des sédiments de poussière argentée et ambrée. Un étang gelé. Des boucles de glace forment une fleur de givre sur une branche tombée. Chaque pétale glacé est parfaitement recourbé et transparent. L’hiver les a sculpté pendant la nuit. Les a placé là.

Parhélie…Si le soleil se triple, les personnages aussi…L’ombre d’une descendance sur trois générations, rencontre un trio éclaté d’un noyau de famille et tente de devenir une nouvelle cellule triangulaire. Chiens de soleils et fantômes de vie…Dylan le géant est hanté par le souvenir de sa mère et sa grand-mère, tandis que Constance l’hyperactive est tiraillée entre les deux hommes de sa vie, tandis que Stella l’adolescente erre entre les aspects de son hermaphrodisme. Tout comme le vent qui s’infiltre sous la glace laisse des traces noires, au plus on creuse dans le passé de ses habitants de Clachan Fells au plus on voit les destins qui comptent, leurs parts d’ombres…Lentement, les secrets craquent sous leur poids écrasant, dans ce compte à rebours glacial, pour se fondre en un nouvel environnement familial réinventé par la destinée…

-L’amour est ce qui donne un sens aux choses les plus étranges.

Jenni Fagan m’a enchantée avec cette anticipation enneigée et verglaçante de mystères. On sent qu’elle a maîtrisé, de bout en bout, la construction de son intrigue qui va de pair avec l’évolution de ses personnages atypiques. Petit à petit, le cercle social et géographique se rétrécit pour laisser place à l’essentiel: le miracle de la tolérance. Les buveurs de lumière est un roman d’une rare beauté, un texte expressif  avec une poésie moderne qui m’a bouleversée. C’est un énorme coup de cœur! J’ai encore du mal à quitter cet endroit, ces personnages, cette plume…Cela fait une semaine que je lis et que je relis ces pages, que je m’enivre des splendeurs, des vertiges, des lumières, peut être suis-je devenue, une buveuse de lumière aussi…

Tous les humains sont des pèlerins de la lumière.

 

 

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les éditions Métailié pour l’envoi de ce livre! Ce fut une magnifique découverte!

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Barbara, roman Julie Bonnie.

Couverture Barbara, roman

Pourquoi je l’ai choisi:

J’ai été très touchée de recevoir ce livre dédicacé par l’auteure, encore une fois, c’est une très belle surprise! Je remercie du fond du cœur, Julie Bonnie ainsi que la maison d’éditions Grasset, qui me régale de cette jolie attention. C’est toujours un plaisir!

Synopsis:

« Ma mère écoutait Barbara, le dimanche matin, fenêtres grandes ouvertes, volume à fond. Depuis toute petite, je suis imprégnée de ses mots, de sa voix, de ses mélodies. En grandissant, ses paroles ont pris de nouveaux sens mais ne m’ont jamais quittée, jusqu’à ce que je devienne chanteuse, jusqu’à ce que j’écrive mes propres chansons.
Dans ce roman, inspiré de ses débuts, je voulais percer le mystère de l’énergie exceptionnelle qui habitait Barbara, une alternance de néant sombre et d’explosion de lumière. Je voulais raconter sa quête, sa détermination malgré les failles, malgré les drames.
Je me suis immergée dans ce personnage que j’admire profondément, pour la comprendre, lui rendre hommage.
J’ai joué avec la réalité, sa biographie, ce qui a été dit, ce qu’elle-même a dit dans ses mémoires, et la fiction, la place que Barbara prenait dans mon imagination. Je l’ai mise en scène, j’ai inventé, afin de me trouver au plus près d’elle, de transformer cette partie de sa vie en roman.
Barbara est née Monique Serf. La chanteuse illustre est une création, une extension d’elle-même. Pendant des années, elle s’est cherchée, elle a tourné autour de son personnage. Pendant des années, la vie l’a propulsée sur scène, jusqu’à ne lui laisser aucun choix.
De l’enfant juive cachée pendant la guerre à la création de la chanson Nantes, comment est-elle devenue Barbara ? »

Ce que j’ai ressenti:…Déploiement d’ailes noires…

 

« Un beau jour ou peut être une nuit
Près d’un lac, je m’étais endormie,
Quand soudain, semblant crever le ciel,
Et venant de nulle part, surgit un aigle noir »

Ces paroles, cette voix…Répertoire incontournable de la chanson française…Mais si on connaît la chanson, connait-on l’artiste tourmentée qui se cache derrière?  Julie Bonnie nous raconte le destin d’une petite fille jusqu’à la grande dame en noir, en toute intimité, presque comme une confidence, avec pudeur et toute la douceur dont elle a le secret…Entre biographie et romance, on plonge dans l’histoire d’une femme, qui a un rêve :devenir chanteuse. Dans ses pages, on se rend compte des sacrifices, des tourments qu’elle a subi, tout ce qu’elle vit avant: la consécration…On découvre Monique avant Barbara, la personne avant l’artiste, la petite fille avant la femme…

Souvent derrière les paillettes, se cache de grandes blessures, de profonds traumatismes et pourtant, on n’en voie rien, une fois que le rideau se lève. On sent toute l’admiration de Julie Bonnie pour Barbara, et elle nous dévoile toute l’intimité de cette artiste, ses failles, son histoire. C’est touchant, parfois bouleversant. On retrouve la plume sensible de cette auteure, sa manière de mettre en lumière la féminité, un bien joli hommage!

Comme à chaque fois, j’ai lu d’une traite le dernier roman de Julie Bonnie. J’ai apprécié sa manière poétique de présenter la musique, écouter à travers les lignes ce piano bienfaiteur, entendre derrière les paroles, toute la violence en noir…Barbara a pris son envol, pour vivre son rêve, et même avec un cœur chagrin, on lui souhaite encore de tournoyer avec magnificence dans les enceintes…

« Joue, piano, joue. »

Ma note de Plaisir  8/10

 

Brume, Stephen King.

Couverture Brume

Pourquoi je l’ai choisi:

C’est un des rares que je n’avais pas encore lu, et je me suis dit qu’avec la sortie de la série, ça serait bien de voir d’un peu plus près cette ambiance de Brume…..

Synopsis:

Imaginez une brume qui s’abat soudainement sur une petite ville, une brume si épaisse que les clients d’un supermarché hésitent à en ressortir. Il n’en faut pas davantage au maître de l’épouvante pour nous plonger dans le cauchemar avec un réalisme hallucinant.
Chacune des nouvelles de ce volume possède le même pouvoir ensorcelant. Vous aurez peur d’un petit singe en peluche qui joue des cymbales. Vous redouterez de voir surgir le fantôme d’un camion. Vous saurez de quoi est capable un naufragé solitaire, lorsque la faim le tenaille et que la drogue décuple son courage.
L’art de Stephen King est de faire surgir l’effrayant ou le surnaturel au cœur d’un monde rassurant et prosaïque. Les superbes décors du Maine, où vit Stephen King, se révèlent une fois encore peuplés de sortilèges et de malédictions ?

Ce que j’ai ressenti:…Enveloppez-vous, de Cauchemars et de Brume….

-Elles vont attendre dans la brume…Et si vous n’arrivez pas à rentrer, elles vont vous manger. Comme dans les histoires.

(Brume.)

Il y a peu de mot qui décrit le plaisir d’ouvrir un Stephen King, un petit pavé qui plus est! Tu t’entoures de Brume et de plaid pour mieux t’avancer dans les ombres froides de la nuit, et tu t’aperçois quand tu relèves ton nez de ses pages, que les heures passent aussi sûrement que les monstres t’ont rejoint…Ah Nostalgie d’une époque où tu te faisais des nuits blanches pour lire ses histoires inimitables et effrayantes, et là, comme par magie, l’effet te revient, toujours aussi intense, toujours aussi vrai…Et même si 30 ans ont passé, ce petit recueil vintage réédité n’a rien perdu de sa superbe, et j’ai eu la grande chance de retrouver cette euphorie de me plonger dans l’épouvante, jusqu’aux petites heures du matin, l’emmener partout avec moi, pour rester dans l’ambiance, le lire dans mes pauses déjeuners…Juste retrouver l’immense plaisir de me lire ma petite « Histoire du soir » conté par le grand King, juste rêver un peu plus en journée et trembler la nuit…Juste aimer par dessus tout, ces instants de lecture…

Il y a le zéro, l’éternité, la mortalité, mais l’ultime, ça n’existe pas.

(Le raccourci de Mme Todd.)

Petit aparté personnel: Brume aura forcément ma préférence du recueil, déjà parce que cette nouvelle est juste excellente, (et d’ailleurs j’aimerai beaucoup voir maintenant la série évènement: The Mist) , mais comme c’est assez rare et que ça fait toujours plaisir, son héroïne s’appelle  Stéphanie…Du coup, après la belle introduction au recueil qui parle directement au lecteur et ensuite voir ses petits clins d’œil de prénom, je dirai que forcément tu t’attaches d’autant plus, comme si une petite connivence se créait avec l’auteur…J’ai remarqué que souvent, dans les recueils de nouvelles, Stephen King se livrait plus, que ce soit en introduction ou en conclusion, et pour tout fan qui se respecte ses petites notes pour mieux connaître son écrivain préféré sont juste des petits plaisirs! Bien que ce type de narration n’est pas ma préférence habituellement, je ne résiste pas à celles du Maître de l’épouvante, car je sais qu’il les soigne particulièrement, que ce soit en description cauchemardesques, ou études des comportements humains, on y trouve toujours son compte de réjouissances livresques!

Il faut manger le monde ou le monde vous mange et c’est très bien dans les deux cas.

(La révolte de CaÏn).

 

Brume, c’est donc 22 nouvelles hallucinantes, 1 poème paranoïaque et 862 pages de pur bonheur, qui t’entraînent au royaume des peurs enfouies. Même celles que tu ne soupçonnais pas! Depuis le King, tu ne regardes plus les clowns de la même manière? Oh et bien là, un simple jouet Singe à cymbales risque de te donner le frisson…Et c’est cela, le talent du King, d’un détail, il te transforme les objets, les gens, l’ambiance pour basculer dans un monde parallèle effrayant…Je ne me lasse jamais de ces écrits fantastiques, de ces histoires qui t’ensorcellent! Petits formats ou roman fleuve, Stephen King a cette effervescence divine d’écriture, avec des gadgets d’inspiration, il nous balance telle une boule magique rouler dans les méandres de son imagination débordante! Faites un vœu, Stephen King s’occupe de la ballade…Vers vos plus sombres désirs….

Une femme, ce qu’elle désire surtout, c’est ne rien devoir à personne.

 

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Le livre de poche Imaginaire pour l’envoi de ce livre! Je suis ravie de compléter ma collection de Stephen King!!!!

Sharko, Franck Thilliez.

Couverture Franck Sharko & Lucie Hennebelle, tome 6 : Sharko

Pourquoi je l’ai choisi:

Cadeau de la fête des mères il traînait, dans les bas fonds de ma PAL, tournoyant comme un requin guettant sa proie: Moi! Mais quand j’entends l’appel d’une LC et le plaisir du partage, je ne sais résister…J’ai lu ce livre avec Siabelle, une babéliote passionnée, et on a échangé sans doute en ultrasons de MP, nos impressions, et voici, nos avis respectifs!

Synopsis :

Eux, c’est Lucie Henebelle et Franck Sharko, flics aux 36 quai des Orfèvres, unis à la ville comme à la scène, parents de deux petits garçons.
Lucie n’a pas eu le choix : en dehors de toute procédure légale, dans une cave perdue en banlieue sud de Paris, elle a tué un homme. Que Franck ignore pourquoi elle se trouvait là à ce moment précis importe peu : pour protéger Lucie, il a maquillé la scène de crime. Une scène désormais digne d’être confiée au 36, car l’homme abattu n’avait semble-t-il rien d’un citoyen ordinaire et il a fallu lui inventer une mort à sa mesure.
Lucie, Franck et leur équipe vont donc récupérer l’enquête et s’enfoncer dans les brumes de plus en plus épaisses de la noirceur humaine. Cette enquête autour du meurtre qu’à deux ils ont commis pourrait bien sonner le glas de leur intégrité, de leur équilibre, et souffler comme un château de cartes le fragile édifice qu’ils s’étaient efforcés de bâtir.

Ce que j’ai ressenti:…Un tour de sang…

Clinique Elfique

2 Impasse de la lecture

8210013456 Air Bulle

                                                               Monsieur Thilliez,

Nous avons été aux petits soins de notre chère patiente féerique durant tout ce temps, réparant les dégâts de ses incroyables lectures sorties, tout droit de votre imagination et ayant abîmé, un peu, son esprit « pailletant ». Malgré l’impatience de Stelphique, nous avons retenu autant que possible la prochaine expérience, mais en vain… Elle aura voulu sauter dans le bassin aux requins, comme ça, sans protection…

Transi d’effroi, l’équipe médicale elfique a surveillé le comportement d’une fée au plus près des Sharko, et dès le départ, une première mutilation: une entaille profonde à la main gauche. Dans un bassin de prédateurs, vous même, Monsieur Thilliez, pourrait juger de l’incompréhension d’un tel geste, presque comme si, notre amie ne connaissait plus la peur…Et c’est ce qui nous effraie le plus, une fée téméraire qui tente vos plongées les plus dangereuses dans l’univers scientifique, sans instinct de survie: nous craignons une perte inacceptable pour le monde elfique.

Nous vous demandons d’arrêter donc, toutes vos contaminations invisibles qui touchent en plein cœur, cette patiente et la pompe de tout son flux magique. En effet, je crois avoir observé chez elle, quelques modifications faciales des plus étranges, comme une pâleur cireuse maladive, ainsi qu’une transformation significative de sa dentition…Elle nous a dit voir ressurgir dans ses rêves une réminiscence des Cygnes noirs, et nous vous avons déjà envoyé un diagnostic alarmant à ce sujet, mais maintenant, elle dessine des rivières rouges, et se dit, je cite  « attirée irrésistiblement vers l’odeur ferreuse du sang »! Encore plus étrange, elle pleure sciemment, et conserve dans des tubes à essai, ses larmes…

Vous n’avez pas idée, Monsieur Thilliez, des conséquences de vos écrits, si jamais Stelphique perdait la richesse de son sang et l’essence même de ses émotions en paillettes de larmes, pour devenir une autre créature du monde fantastique, (je n’ose d’ailleurs pas la nommer en toutes lettres tellement cette menace est des plus abjectes et inenvisageable pour nous, Peuple ailé auréolé de lumière, face à la noirceur bouillonnante et les vents pires…), l’univers magique serait à jamais déséquilibré sans espoir de guérison, aucun…

On m’annonce à l’instant, après le conseil d’administration médicale, que notre patiente, aurait un regain d’énergie suite à une transfusion de votre talent dans les veines de votre irréprochable et méticuleux thriller. Il semblerait que le Coup de Cœur de Stelphique, soit sa possible rémission, face à des symptômes qui nous avaient alertés plus que de raison…Votre diabolique don de conteur d’aventures semble agir positivement en ce moment même sur le reflux vital de notre chère elfe bloggueuse, parce que son coup de sang est encore bien inspiré de poudre féerique…

A vos aiguilles et à votre plume, Monsieur Thilliez, les poches de transmissions de bonne ondes féeriques vous seront remises pour vous souffler l’inspiration de votre nouveau roman, que notre chère Stelphique attend avec impatience…

Cordialement,

L’équipe Clinique Elfique.

188 mètres sous Berlin, Magdalena Parys.

Couverture 188 mètres sous Berlin

 

Synopsis:

Berlin, 1998. Klaus Kreifeld reçoit la visite d’un certain Foerster, accompagné de son garde du corps. Peu après, il est assassiné. Vingt ans auparavant, en 1981, Klaus avait été chargé de diriger la construction d’un tunnel de 188 mètres de long entre Berlin Ouest et Berlin Est. L’objectif officiel de l’opération était d’organiser l’évasion d’un haut fonctionnaire communiste, le trouble Franz. Peter, un des membres de l’équipe ayant participé à la mise en œuvre de cette entreprise périlleuse, décide de mener l’enquête pour découvrir le meurtrier de son ami. Persuadé que la mort de Klaus est liée au tunnel, il retrouve ses camarades de l’époque et recueille leurs témoignages pour tenter de faire toute la lumière sur cette étrange aventure souterraine.

Dans ce roman choral, l’auteur, telle une dentellière, tisse sa trame avec précision et finesse, brossant un panorama de destins allemands et polonais croisés sur trois générations. Un polar atypique et un thriller politique qui nous offre un voyage dans les profondeurs de l’Histoire européenne de 1945 à nos jours. 

Ce que j’ai ressenti:…Secrète expédition souterraine…

188 mètres sous Berlin, c’est un petit polar qui vous dévoile les bas fonds de l’Histoire dans un pays en souffrance, divisé en deux: l’Allemagne. L’auteure Magdalena Parys construit son intrigue à la manière d’un tunnel: dans l’obscurité et pleins de détours  et d’impasses sombres. Un chemin qui s’ouvre vers le passé pour mieux comprendre le présent, et peut être, le meurtre de Klaus…En recueillant méticuleusement les souvenirs et les témoignages des personnes qui ont aidés à la réalisation du projet de cette plongée souterraine d’une manière ou d’une autre, Peter nous ouvre les portes dissimulées de ce tunnel qui relie clandestinement la RFA à la RDA…

La vie peut être parfois tellement tordue qu’on y comprend pas grand chose. Mieux vaut donc ne pas trop réfléchir, mais en profiter, écouter des chansons agréables et toujours choisir les solutions les plus simples.

1 tunnel, 8 personnages, 8 destinées: 188 mètres sous Berlin où comment creuser au plus près dans les ambitions de chacun…

Klaus Magda Victoria Franz Roman Peter Thorsten Johannes. Ils sont le nœud vivant de cette aventure clandestine. Chacun, éclairé  tour à tour dans ce roman choral et petit à petit on découvre les jeux et les enjeux politiques et humains, qui ont permis ce déblaiement de terre et de secrets bien enfouis…Entre amours contrariés, liens du sang fracturés, amitiés opportunistes et manipulations à distance, ce livre offre un moment de lecture à multiples facettes tout en ayant un panorama étonnant sur plus de 60 ans d’histoire internationale. Dans ces pages, on gratte les blessures de la deuxième guerre mondiale, on se fracasse contre le Mur et on ramasse les cadavres à la pelle…

Mais de l’amour à la haine, il n’y a qu’un pas.

J’ai beaucoup aimé la forme et le fond de ce roman, car d’un meurtre sordide isolé, on ressort de cette lecture avec une compréhension plus intime des relations entre la Pologne et l’Allemagne, grâce à une jolie toile tissée de ce recueil de vies. Plus conscients également que derrière de jolis idéaux de liberté, se cachent les pires corruptions, alors tous à vos petits carnets, notez les petits détails, et lancez vous dans les mystérieux secrets du « tunnel 29″…

Sed fugit intera, Fugit irreparible tempus.

Ma note Plaisir de Lecture  8/10

Remerciements:

Je tiens à remercier Muriel pour l’envoi de ce livre ainsi que les éditions Agullo pour l’envoi de ce livre! Ce fut une lecture instructive.

Ne fais confiance à personne, Paul Cleave.

Couverture Ne fais confiance à personne

Il y a pire que de tuer quelqu’un : ne pas savoir si on l’a tué.

Pourquoi je l’ai choisi:

Paul Cleave est maintenant un de mes auteurs préférés, une valeur sûre dans mon univers des thrillers. Evidemment, quand je vois qu’il va sortir un nouveau livre, je suis plus qu’impatiente de le lire!!!!

Synopsis:

Les auteurs de thrillers ne sont pas des personnes très fréquentables. Ils jouent du plaisir que nous avons à lire d’abominables histoires, de notre appétit pour des énigmes qui le plus souvent baignent dans le sang. Ce jeu dangereux peut parfois prendre des proportions inquiétantes et favoriser un passage à l’acte aux conséquences funestes. Eux les premiers, qui pensent connaître toutes les ficelles du crime parfait, ne sont pas à l’abri de faire de leurs fictions une réalité.

Prenez par exemple Jerry Grey, ce célèbre romancier, qui ne sait plus très bien aujourd’hui où il en est. À force d’inventer des meurtres plus ingénieux les uns que les autres, n’aurait-il pas fini par succomber à la tentation ? Dans cette institution où on le traite pour un alzheimer précoce, Jerry réalise que la trame de son existence comporte quelques inquiétants trous noirs. Est-ce dans ses moments de lucidité ou dans ses moments de démence qu’il est persuadé d’avoir commis des crimes ? Quand la police commence à soupçonner les histoires de Jerry d’être inspirées de faits réels, l’étau commence à se resserrer. Mais, comme à son habitude, la vérité se révèlera bien différente et bien plus effroyable que ce que tous ont pu imaginer !

Ce que j’ai ressenti:…Une plongée vertigineuse dans la tête d’un écrivain de thriller!

« Le diable est dans les détails. »

Je prends un Carnet…Sur la nouvelle page , j’inscris:

  • Bonne nouvelle: j’ai encore toute ma tête pour lire le nouveau Paul Cleave!!!!
  • Mauvaise nouvelle: Je viens de le finir aussi vite que Jerry perd l’esprit…
  • Bonne nouvelle: J’ai adoré!!!!Je vais donc tout vous noter pour ne pas oublier que Paul Cleave m’a encore, et définitivement conquise par sa plume et son histoire aux frontières de l’oubli…

 

Ne fais confiance à personne est un thriller inoubliable qui exploite tous les chemins que Alzheimer peut ouvrir dans l’esprit d’un écrivain hanté par ses personnages de roman…Autant vous dire que Jerry souffre de ses absences et que chaque fois, qu’il ouvre les yeux, son quotidien est tourneboulé plus que de raison! Sa perception de la réalité va se flouter pour laisser place à ses fictions, et comme c’est un auteur de romans policier, il semblerait que les cadavres commencent à devenir envahissants, et bientôt, bien réels…Qu’à cela ne tienne, il prend sa plume et se lance dans un grand projet d’écriture, un Carnet très spécial….

-Donc, la démence c’est quand on commence à raconter tout un tas de conneries, c’est ça?

Pas facile de vivre et de résoudre des énigmes quand le Capitaine A, s’en mêle! Pauvre Jerry, lui, si fort pour monter le crime parfait dans ses romans va devoir batailler contre lui même, pour démêler le vrai du faux de ses perceptions et convictions qui tombent dans un néant sans fond…Ecrire son Carnet sera sa dernière bouée de sauvetage, à moins qu’il ne l’oublie…On sent bien l’effet implacable de Alzheimer: dans ses pages noircies de désespoir, on touche de près une des peurs les plus sourdes et d’autant plus effrayante: la perte de l’esprit…

Réfléchis. Réfléchis Jerry.
Réfléchis et rappelle toi.
De quoi te souviens-tu?

En tant que lectrice avide d’émotions fortes, je peux affirmer que ce Jerry m’a beaucoup touchée face à sa détresse, et que je reste encore une fois, scotchée par le talent fou de Paul Cleave qui nous sert un roman maîtrisé de bout en bout. On se perd avec délectation dans les méandres d’un esprit tourmenté, mais également en perte de vitesse. Toujours avec son humour noir, cet auteur nous régale de fausses pistes, vrais rebondissements et chemins détournés pour mieux piéger son lecteur. C’est un roman plus personnel, plus intime, plus mystérieux: un ouroboros de thriller passionnant! Just Perfect!

 

Ma note plaisir de Lecture  10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les Editions Sonatine pour l’envoi de ce livre! Ce fût une lecture addictive!

Nulle part sur la terre, Mickael Farris Smith.

Couverture Nulle part sur la terre

Pourquoi je l’ai choisi:

Je me suis laissée tenter par les retours de lecture plus que positifs pour ce roman, piochés ça et là sur la toile…J’ai une confiance presque aveugle quant à la qualité des parutions de la maison d’éditions Sonatine, alors c’est presque une évidence de découvrir leur dernier petit chouchou…

Synopsis:

Une femme marche seule avec une petite fille sur une route de Louisiane. Elle n’a nulle part où aller. Partie sans rien quelques années plus tôt de la ville où elle a grandi, elle revient tout aussi démunie. Elle pense avoir connu le pire. Elle se trompe.

Russel a lui aussi quitté sa ville natale, onze ans plus tôt. Pour une peine de prison qui vient tout juste d’arriver à son terme. Il retourne chez lui en pensant avoir réglé sa dette. C’est sans compter sur le désir de vengeance de ceux qui l’attendent.

Dans les paysages désolés de la campagne américaine, un meurtre va réunir ces âmes perdues, dont les vies vont bientôt ne plus tenir qu’à un fil.

Ce que j’ai ressenti:…Cap vers la Route du Désespoir…

« Fais ce que tu as envie de faire et ne regarde pas en arrière, se dit-il. »

Je m’en vais suivre ce conseil pour aller Nulle part sur la terre…Et je n’aurai voulu être nulle part d’autre sur la terre, que dans ma bulle d’air, pour apprécier au mieux cette petite pépite…

« Le soir parfois je m’asseyais sur la véranda et ce que j’entendais c’était comme si la fin du monde avait eu lieu et qu’il y avait plus personne sur terre. »

Le gros point fort de ce roman, c’est son ambiance. Pesante. Poussiéreuse. Couleur d’asphalte…Il règne dans ses pages, un temps presque arrêté, un espace temps suspendu, et il nous faut prendre le temps d’en apprécier toute sa richesse. A l’heure où tourne le monde, avec sa folle frénésie de course contre le temps, cet effet « lenteur » est salvateur: les mots appuyés, le rythme maîtrisé…Juste ce qu’il faut pour en faire un roman noir prenant, nourri de lumière grise…

Mississipi, un lac…Cette étendue d’eau a des effets apaisants incroyables, comme si elle pouvait sonder la profondeur des âmes et peut être enfouir les plus noirs secrets, tout en gardant son hypnotisante beauté. Entre son calme et les bouillonnantes émotions de ce village perdu au milieu de rien, ce lieu devient le rendez vous des désespoirs lumineux, des lumières imperceptibles…Un cadre naturel pour le théâtre vivant des plus destructrices querelles passées et ses répercussions présentes…

Regarder le mal en face, pour rester à l’écart du mal. Autant que possible.

Maben tirant sa fille Annalee, avec l’énergie de la fatalité, luttant contre l’inactivité, pour ne pas que le monde l’avale, pour éviter les mauvaises rencontres du destin. Elle avance envers et contre tout, pour ne pas tomber, en essayant de remplir ses journées d’un amour maternel instinctif, comme on se raccroche à une bouée au milieu du néant…Tandis que Russel voudrait un semblant de calme, qu’il pense ne pas mériter, et se perd dans les routes américaines aux heures les plus sombres, pour essayer de trouver la paix. En vain…Ce trio de personnages, qui nous éclaire de leurs espoirs, nous inonde de leurs sentiments contraires est des plus intéressant à suivre car la route de la rédemption et de la culpabilité dévorante sera semée de plus d’épreuves que prévues, de virages inopinés qui laissera voir un panorama intense de violence et de douceur combinés…

« S’asseoir sur la véranda, regarder le jour décliner et le soir tomber sur la terre comme une couverture descendue la border pour la nuit. »

En ayant choisi des personnages complexes qui touchent le fond mais qui gardent une petite lueur d’espérance,  Michael Farris Smith, nous offre un roman magnifique car il explore toutes les lignes floues entre le bien et le mal, tout en laissant son lecteur, maître de ses émotions face à ces contradictions humaines. On est, peut être Nulle part sur la Terre, mais on est très bien accompagné si on tient entre ces mains, cette belle lecture pleine d’humanité…

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les Editions Sonatine de leur confiance, et de l’envoi de ce livre! Ce fût une lecture intense!

 

Retourner dans l’obscure vallée, Santiago Gamboa.

Couverture Retourner dans l'obscure vallée

Pourquoi je l’ai choisi:

Tout d’abord, j’ai complètement craqué sur cette magnifique couverture et quand j’ai vu que ce livre abordait le thème de la poésie, j’ai tout de suite voulu en savoir plus…

Synopsis:

Ils étaient venus en Europe pour échapper au chaos et pouvoir vivre et penser, mais le monde a tourné, les crises et le terrorisme ont changé les gens et les perspectives. Il y a Manuela qui fuit son enfance saccagée dans la poésie et les livres, Tertuliano, le fils du Pape, philosophe messianique, populiste et violent, créateur d’une théologie de l’harmonie des Maîtres Anciens, le prêtre Palacios à l’obscur passé paramilitaire qui aspire au pardon, le consul et Juana l’aventureuse qui se poursuivent, se désirent, liés par des sentiments indéfinis. Parmi eux, l’ombre de Rimbaud, poète précoce et génial qui marche et se cherche dans des voyages sans répit. Ils se rencontrent, se racontent, décident d’une vengeance et d’un retour vers la Colombie où la paix s’est installée. Vagabonds insatiables, blessés, épuisés, tous cherchent à retourner quelque part, les mondes qu’ils ont quittés ont disparu, tous savent que revenir est impossible, sauf peut-être dans la littérature. Et pourquoi pas à Harar. Roman polyphonique vital et plein d’énergie, ce retour à l’intrigue haletante et magistralement construite nous fait voyager dans les êtres, les sociétés et au plus profond de nous-mêmes.

Ce que j’ai ressenti:…Marcher dans l’ombre de Rimbaud…

« Je suis quelqu’un dont personne ne s’attend à ce qu’il existe ».

Poète de génie et vagabond dans l’âme, suivre les traces de Rimbaud, c’est un peu comprendre ses textes, la puissance de ses mots, le vertige de ses frasques…En toile de fond, sa vie et son œuvre, comme inspiration et une jolie invitation au voyage…On parcourt dans ses lignes les routes européennes, on s’éloigne en Afrique, on se retrouve en Colombie…Santiago Gamboa nous éclaire les chemins sombres de la haine, en tournoyant dans les recoins obscurs des intérieurs humains ravagés, mais qui nous fait la grâce d’y mettre toute une poésie lumineuse, grâce à une plume d’une sensibilité étonnante…Un grand moment de lecture, tout en multiples références littéraires, hommage aux poètes français et respect envers les plus grands textes…

Quand l’ouragan de la réalité rencontre des âmes fracassées et nous font Retourner dans l’obscure vallée: la Poésie, comme catalyseur à la violence, le dernier rempart face au souffle venteux du fanatisme, ultime bouclier contre l’obscurantisme…Pour ceux qui sont sensible à son chant, cette invitation est un flux de remous contraire d’émotions fortes qui sublime tout en beauté, mais malmène ses plus grands adeptes de cette forme de création…On sent que c’est un art qui se mérite, qui prend au cœur, qui, presque, déchire les âmes qu’Elle emprisonne dans des tourments intenses…Santiago Gamboa a saisi toute la fureur qui anime ces artistes, toute cette vibration au son des mots et, bien souvent, le fatal tourbillon qui en résulte…

Il y a dans la poésie un besoin d’absolu , un appel mystique qui donne à la réalité un certain éclat symbolique, car Rimbaud voulait passionnément croire en quelque chose. Son unique foi était la poésie, donc devait se dilater et donner toutes les réponses. Il avait déjà perçu qu’elle lui permettait une curieuse alchimie: transformer les souffrances et la pourriture de la vie en un métal précieux.

J’ai été sacrement bouleversée par deux des personnages dans ce roman. Manuela, et sa façon de vivre la poésie et Tertuliano,  et sa façon de voir le monde. Leur parcours est tellement jonché de violences, qu’il nous faut apprivoiser cette haine qui entoure leurs esprits, essayer de comprendre leurs souffrances, se confronter à leurs cheminements intérieurs…Et de ce fait, le lecteur devient plus actif car, poussé vers une réflexion plus profonde, il y a comme un devoir de mémoire devant ce passé hanté par le terrorisme et les guerres. Ce sont des passages très difficiles, mais heureusement, que ces blessures vont guérir avec le temps et qu’elles ont connues Les Illuminations des poètes: pour ne plus jamais tomber dans les pièges de l’intolérance et que la puissance de leur génie créatif traverse les siècles pour ne jamais oublier cet élan d’espoir qu’ils sont allé chercher aux fins fonds d’eux mêmes, après Une saison en enfer

« L’oubli est aussi nécessaire que l’espoir, mec, seul celui qui oublie peut croire en quelque chose et aller de l’avant. »

C’est une lecture toute en intensité, cet écrivain a le talent fou de nous envoyer un vent d’émotions fortes, tout en intelligence…Tout ce que j’adore et ce que je recherche en fait, et ici, on est servi quant à ces attentes…Ce livre, c’est redécouvrir Rimbaud,( et d’ailleurs, relire sa poésie, pendant cette lecture, est un plaisir immense,) mais ce livre c’est aussi une incroyable aventure humaine qui mène un quatuor de personnages vers un rêve, un désir fou de voyage, un port d’espoir…L’ombre d’une liberté sans limites…

Si au bout du chemin il n’y a rien, qu’est-ce qui peut éclairer le cœur d’un homme?

Un coup de cœur littéraire d’une rare intensité, et un auteur que je m’empresse de noter dans mes futures découvertes tellement l’énergie et l’intensité de ses écrits m’ont captivée…

 

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier Alina Gurdiel pour sa confiance ainsi que les éditions Métailié pour l’envoi de ce livre ! Ce fût une lecture enrichissante!

 

Le livre des Radieux 1, Brandon Sanderson.

Couverture Les archives de Roshar, tome 2 : Le livre des radieux, partie 1

Pourquoi je l’ai choisi:

J’avais tellement eu le coup de cœur pour le premier cycle de la saga, que j’étais très impatiente de retourner en Roshar…

Synopsis:

 Roshar, terre de pierres et de tempêtes. Des siècles ont passé depuis la chute des Chevaliers Radieux, mais leurs avatars, des épées et des armures mystiques qui transforment des hommes ordinaires en guerriers invincibles, sont toujours là.
Au cœur des Plaines Brisées, Kaladin lutte depuis dix ans dans une guerre insensée. Dalinar, le chef d’une des armées, est fasciné par un texte ancien, La Voie des rois. Au-delà de l’océan, la jeune Shallan apprend la magie et découvre certains secrets des Chevaliers Radieux…

Les personnages:

Sans trop spolier, on perd un des personnages qui m’avait vraiment intrigué dans le premier cycle et sur lequel je misai beaucoup dans son évolution…C’est dire à quel point, je suis attachée à tous les membres…J’en pleurerai presque, mais c’est comme ça, dans les romans fleuves, certains partent d’autres viennent, et c’est pour cela qu’on les adore autant, ces petits pavés…

Heureusement, notre héros charismatique Kaladin, prend encore une certaine lumière, malgré ses doutes, et un repos un peu forcé…

Dans ce tome ci, il y a enfin la rencontre entre tous les différents personnages-clefs…Leurs chemins les mènent enfin à un seul endroit, et je peux vous dire que ces rencontres ne manquent pas de charme et d’actions…

Ce que j’ai ressenti:…Un Radieux coup de cœur!

Cet endroit en vaut un autre, du moment qu’on est libres.

J’aimerai vous prendre par la main, et vous emmener à Roshar… J’ai fait le voyage en près de 800 pages, et je ne suis qu’à la moitié du périple et pourtant, j’aimerai te conter ses contrées venteuses, ses tempêtes de pluies, la poussière soulevées lors des combats épiques, les couleurs encore inédites qui dépasseront ton imagination…Mais si tu ne lances pas dans cette aventure incroyable, jamais tu ne pourras sentir la richesse des intrigues de cour, la puissance des duels d’épées, la magie qui se révèle dans ses endroits improbables, la beauté d’un monde Fantasy fascinant …

-Pour l’heure, vous n’êtes encore qu’une promesse, répondit Jasnah. Une chrysalide qui renferme un potentiel de grandeur.

Brandon Sanderson m’a encore piégée dans les recoins de son imaginaire, pour que je m’y perde avec bonheur et admiration…Le premier cycle s’était conclu sur cette ombre de Désolation, et ici, un mystérieux compte à rebours semble jeter une urgence supplémentaire dans les actions…J’aime beaucoup comment s’imbrique les feux des intrigues avec les différents points de vues des parties adverses. On voit évoluer nos personnages dans leurs quêtes, mais ce ne sont que des pièces du grand puzzle de ce royaume en proie au futur chaos, et c’est cela qui nous tient en haleine, d’avoir les tenants et aboutissements d’une micro-royauté avec toutes ses influences politiques et militaires.

Dans mon expérience, c’est par la parole que s’amorcent la plupart des changements.

Et ce qui me plaît par dessus tout dans son écriture, c’est que bien que nous soyons dans une grande aventure foisonnante et complexe de fantasy, l’auteur ouvre, (malgré les pluies torrentielles ^^ ) des portes sur des courants de pensées philosophiques et des fenêtres respectueuses sur l’Art sous toutes ses formes. Tout en étant pris dans les rebondissements des actions spectaculaires, on touche la grâce et notre esprit s’éveille sur la complexité des vérités et des mensonges…

La meilleure chance que je puisse leur donner, c’est de semer le chaos.

Et si Brandon Sanderson soigne aussi bien le cadre, l’intrigue, les personnages, force est de constater qu’il est aussi doué dans les menus détails…La moindre petite idée prend forme, naît dans un mouvement, prend de l’ampleur et devient une force dans son originalité…Je l’avais déjà dit, Syl est un coup de cœur!!! Elle est intangible, et pourtant la moindre de ses tirades est un plaisir, une petite douceur…Presque qu’une fée, une sprène qui m’enchante…La rencontre avec Motif est tout aussi charmante…J’aime particulièrement la naissance et l’évolution de ses êtres éthérés qui éclairent comme des petits cailloux scintillants, cette étendue de roches hantées par des monstres…

Qui se soucie de savoir comment nous sommes nés? Je suis capable de penser, ça me suffit.

Je pars donc confiante dans la suite de cette saga qui nous réserve, j’en suis certaine quelques autres bonnes surprises…La suite au prochain tome…

Moments préférés du livre:

  • La scène où l’Epine Noire se retrouve face à l’Assassin en Blanc. Un combat qui défit la loi de la gravité, et où on est juste suspendu aux effets des Fluxs…Magique!
  • L’éveil de l’autorité de Shallan et son désir de rencontrer le santhide. En croyant enfin en elle, elle se dépasse et touche de près l’impossible, voit la beauté…

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier Le Livre de Poche Imaginaire pour l’envoi de ce livre, ce fût une lecture passionnante!

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Une nuit éternelle, David Khara.-Défi CannibElfique.

Couverture Une nuit éternelle

Pourquoi je l’ai choisi:

J’avais beaucoup aimé le premier tome, parce que avant, tout je l’ai trouvé original, donc à sa sortie en poche, dès le premier jour, j’ai couru en librairie, mais bon, on le sait maintenant, c’est la PAL qui a un super pouvoir et nous vampirise à sa façon…Cette LC avec ma binomette adorée était la plus que bienvenue!!!

Synopsis:

Barry Donovan, policier new yorkais, résout désormais ses enquêtes en équipe avec Werner von Lowinsky, un vampire aux méthodes particulières peu appréciées. Ainsi lorsqu’un crime barbare est commis à l’encontre d’un pasteur noir et de son fils, Barry demande à son ami de rester en dehors de l’enquête, car seul un monstre de l’espèce de Werner peut être à l’origine de ce type de meurtres.

Ce que j’ai ressenti:…Une nuit sang pour sang amitié….

Un duo que j’adore retrouver! Cette amitié qui va au delà du réel et des conventions: mon cœur devient guimauve…Mais pas le temps de s’attendrir dans ce nouveau roman de David Khara car les meurtres sordides frappent encore New-York et que les mystères s’épaississent quand le fantastique s’en mêle…Toujours en alternant les points de vues de Barry et Werner, on ressent en deux temps, une vision panoramique sous l’œil de faucon et une sensation plus urgente dans les actions, les causes et conséquences de cette résolution…

Un Coeur n’a pas besoin de battre pour saigner.
Le mien saigne depuis un siècle et demi.

Un vampire qui se repend avec un flic qui culpabilise, ça fait beaucoup d’émotions qui bouillonnent, mais les voir s’entraider, chacun à leur échelle, cela donne un joli cocktail d’aventures et j’ai adoré où ils m’ont menée: rien de moins que la légende des Templiers et une jolie virée dans le passé de Werner, tout en résolvant une affaire plutôt corsée aux rituels étranges…J’aime à voyager dans le temps, et avec un personnage aussi charismatique et érudit que Werner, le voyage est d’autant plus palpitant…

Je ne crois pas au bonheur comme état permanent. Tout au plus pouvons-nous prétendre à des instants de joie. À nous de les saisir, de les goûter et les savourer, sous peine de voir les affres incontournables de l’existence nous entraîner inexorablement vers le cynisme et la désespérance.

Au vu du quatuor qui clôt ce roman je peux vous dire que j’ai très envie de voir une suite arriver!!!J’ai été charmée par ce libraire, féru de légendes moyenâgeuses, et la jeune médecin, dépassée par les péripéties en cours… Je vois bien là, une saga prometteuse parce que cet auteur a su créer des personnages attachants, mais aussi, une veine de thrillers entre rétro et modernisme qui s’entrechoquent, tout en y mettant une foison d’émotions…Forcement, qu’on en redemande!!!!

La peine ne se hiérarchise pas.

Si jamais le cœur vous en dit, et que vous voulez que votre sang ne fasse qu’un tour en lisant ce policier fantastique, je vous recommande chaudement cette lecture!

J’aurai mis le monde à feu et à sang pour partager Ne fût-ce qu’une seconde avec elle.

Petit plus: Clairement, lire ce roman en Lecture Commune avec ma binomette, c’est un moment de complicité et d’amitié à l’image de ces deux personnages, et ça c’est juste extraordinaire! Quand je vous le dis, que mon cœur devient guimauve… Je souhaiterai une vie éternelle de lecture commune, nourries de cafés, de cornes de gazelles et de fous rires…Merci à ma Belette pour ces échanges: tu es la meilleure des coéquipières de lecture! ❤

(PS : mais de rien, le plaisir est partagé – Cannibal)

 

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

 

Titre : Une nuit éternelle

Auteur : David S. Khara
Édition : Fleuve Editions (13/11/2014)

Résumé :
Barry Donovan, policier new yorkais, résout désormais ses enquêtes en équipe avec Werner von Lowinsky, un vampire aux méthodes particulières peu appréciées.

Ainsi lorsqu’un crime barbare est commis à l’encontre d’un pasteur noir et de son fils, Barry demande à son ami de rester en dehors de l’enquête, car seul un monstre de l’espèce de Werner peut être à l’origine de ce type de meurtres.

Critique :
— Bonsoir, monsieur le vampire, que vous me semblez beau et élégant… Je serais tentée par le fait que vous me fassiez la conversation, mais voyez-vous, je crains pour mon joli cou fragile… Entre nous, je vous déconseillerais fortement de vous abreuver de mon sang qui doit charrier mille produits mauvais pour la santé ou autres insecticides dû à l’ingestion d’une nourriture que l’on m’a vantée comme bonne pour ma santé…

— Rassurez-vous, chère Belette, mon créateur m’a doté d’autres attributs et a fait en sorte que je ne ressemble pas aux vampires des vos livres : je ne dors pas dans un cercueil, le crucifix m’est égal et, désolé pour les midinettes, mais je ne suis pas prêt de tomber amoureux d’une mortelle !

Proposer un autre regard sur la condition de vampire, David Khara n’est ni le premier, ni le dernier à le faire, mais, contrairement à une certaine mode qui fait des vampires des êtres choupis et kawaï, lui nous propose une créature cultivée, avec une part d’ombre et ne devant pas s’abreuver sans cesse d’hémoglobine.

Et si un certain vampire Edward (pas celui aux mains d’argent) aimait une Bêla (on dit Bella ?), notre créature de la nuit, lui, s’est lié d’amitié avec un homme, un flic, et de ce binôme improbable va naître une fantastique enquête qui va les mener aux confins des portes de l’enfer, au propre comme au figuré.

David Khara possède un style d’écriture bien à lui et cette première lecture d’un de ses romans me laisse augurer encore quelques heures de plaisir livresque en poursuivant la découverte de tout ses romans.

Il y a de l’humour, du sérieux, du fantastique, des mythes et des légendes qui se croisent et se mêlent avec la réalité, augmenté de quelques récits dignes des plus grandes sagas, qu’elles soient réelles ou inventées.

Les personnages et l’histoire auraient pu bénéficier de quelques pages de plus afin que le plaisir dure plus longtemps, mais je ne dois pas me plaindre car en un peu plus de 300 pages, l’auteur arrive donner une densité énorme à ses personnages, un comme si nous les connaissions déjà, hors ce n’était pas mon cas.

Et bien oui, si au lieu de commencer – imbécile que je suis – par le tome 2, j’avais démarré par le tome 1, ces personnages seraient vraiment devenu des vieilles connaissances.

Pas de bol, suite à mon erreur lamentable, tout suspense me sera refusé lorsque j’ouvrirai le premier tome, puisque maintenant je sais tout du traître qui arpentait les pages dans « Les Vestiges de l’Aube ».

L’humour de l’auteur parsème les pages avec quelques petites saillies dans les dialogues, quelques réparties pas piquées des vers, ainsi que ces private joke envers quelques membres de la Ligue de l’Imaginaire : Bauwen en prend pour son grade, on aura aussi la bijouterie Loevenbruck’s et la ville imaginaire de Chatham.

Sans révolutionner le genre vampirique ou le roman fantastique, sans en chambouler les codes mais en les revisitant, on peut tout de même convenir que Khara nous offre là un petit roman bourré d’adrénaline, d’humour, de fantastique et de réalisme, avec des personnages que l’on apprécierait retrouver dans d’autres aventures (appel du pied) tant ils m’ont conquise.

Le Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018) , Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule.

 

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