Bienvenue dans mon univers!

Egérie de mon blog littéraire, elle sera la pour laisser une trace de poussière de fée au milieu de ma sélection de livres….Ne vous fiez pas à l’aspect enfantin, car mes préférences vont, le plus souvent, vers les thrillers…..

clochette-1.jpg

« Chaque fois que quelqu’un dit: Je ne crois pas aux contes de fées, il y a une petite fée quelque part qui tombe raide morte. « 

J.M.Barrie, Peter Pan

Publicités

Hier, les oiseaux, Kate Wilhem.

Hier, les oiseaux

 

Synopsis:

La planète est exsangue, ravagée par la pollution, la guerre, la maladie. Les Sumner, de riches propriétaires terriens, pressentent que l’effondrement du monde est proche. Ils décident de construire à Bear Creek, dans leur domaine de Virginie, un centre de recherches scientifiques et d’y organiser la vie en autarcie. Après le cataclysme, les hommes et les femmes se révèlent stériles et disparaissent en quasi-totalité. Créer des bébés par clonage semble pallier la reproduction sexuée. Mais, au fil des générations, les clones sont-ils encore des humains  ? Le retour inflexible de la Nature va-t-il obliger une microsociété à bout de ressources à franchir les frontières pour explorer le monde  ?
Publié en 1976, Hier, les oiseaux, devenu un classique de la science-fiction, interroge avec une implacable acuité un avenir possible de l’humanité.
Prix Nebula et prix Hugo du meilleur roman.

Les personnages: 

Parce qu’ils sont différents, David, Molly, et Mark sont les trois meneurs de cette histoire. Il faut croire que j’ai une préférence pour les marginaux, car ils ont une sensibilité artistique et une manière différente de voir le monde…A tous les trois, ils nous font voir la Nature, les Arts et l’Avenir avec plus de poésie, plus de passion, plus d’intérêt, les possibilités de notre environnement, en allant à chaque fois, au delà du cadre établi, même si eux, le payent en isolement et exil déchirant…

« Eux, ils ne peuvent pas entendre cet autre soi-même qui, sans cesse, murmure. »

Ce que j’ai ressenti:

Hier, les oiseaux est un roman qui nous plonge dans les temps. Publié d’abord en 1977, il nous revient ,enfin, en 2018 avec Le livre de Poche Imaginaire, avec une couverture rouge et inquiétante pour notre plus grand plaisir, car c’est un roman d’anticipation qui a reçu deux prix prestigieux dans le monde de la science-fiction, et pourtant, on dirait presque qu’il est passé inaperçu, depuis…C’est toujours intéressant d’avoir une approche près de 40 ans plus tard, et de voir que cette lecture visionnaire n’a pas vieillie, et heureusement, oserai-je dire, que nous sommes encore loin, d’un avenir aussi sombre…

-Nous sommes tous morts. Aujourd’hui ou demain. Pourquoi prolonger? 

Découpé en trois parties, il m’a semblé, malgré ce thème de clonage en masse, que le schéma traditionnel familial était bel et bien en filigrane, dans ce roman, comme un fil ténu dans l’intrigue. Certes, c’est une toute nouvelle forme de famille et de cellule sociale à cause de cette énigmatique maladie qui frappe l’humanité, mais j’ai ressenti comme dans cette découpe de chapitres, une partie « Père » avec David, « Mère » avec Molly et « Enfant » avec Mark, comme un idéal à atteindre… Trois personnages donc, qui se passent le relais pour appréhender un futur très controversé et des situations difficiles, mais qui éclairent, chacun à leur façon et grâce à leur différence, le nébuleux avenir…

« Un jour, tu monteras ici, et tu poseras ta main sur cet arbre, et reconnaîtras ton ami, exactement comme il a été le mien toute ma vie. »

Dans ce récit post-apocalyptique, on trouve un monde ravagé, sans espoir, sans amour, sans génie, sans passion…Cette lecture, elle nous touche dans toutes les réflexions d’éthiques qu’elles engendrent, plus que dans son histoire, je trouve… De pouvoir se projeter dans cette atmosphère dénuée de richesse culturelle, et complètement déstructurée dans ces structures sociales, est étonnamment dérangeante. C’est cela que j’aime retrouver dans la lecture de la science-fiction, c’est le danger possible des dérives poussées à l’extrême, et ici, Kate Wilhem survole un monde bien triste, ou la liberté n’a plus son envolée inspirante, et si Hier, les oiseaux étaient dans le ciel, dans cette lecture, les piqués sont vertigineux et catastrophiques…Mais, un espoir, même tout petit, pourrait quand même s’élever…

Comme des millions d’autres avant lui, il était impressionné par la complexité de la nature. 

A découvrir!

Pendant quelques minutes, il se permit de rêver, puis il s’assit. 

 

Ma note Plaisir de Lecture  7/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Léa et les éditions Le Livre de Poche Imaginaire pour l’envoi de ce livre.

Noli me tangere Ne me touche pas, Andrea Camilleri

Pourquoi je l’ai choisi:

J’ai adoré cette couverture! Elle est très réussie, et attire le regard. Je craque souvent sur les couvertures à dominante rouge…

Synopsis:

« Je suis fille du vent et du désert. Et cette rose ne mourra jamais. »

Laura, belle et brillante épouse d’un grand écrivain, disparaît alors qu’elle était sur le point de finir son premier roman. Son mari s’inquiète, la presse s’emballe et toute une ribambelle d’amants en profitent pour dire tout le mal qu’ils pensent d’elle.

Mais Laura est-elle cette séductrice cruelle et sans cervelle, cette femme calculatrice et superficielle, ce monstre d’égoïsme que décrivent ses amants ? Ou bien un être tourmenté et absolu, avide de spiritualité, chroniquement affligé de crises de mélancolie, de ghibli, comme elle dit, qui l’obligent à se retrancher du monde et des hommes ?

Le subtil commissaire Maurizi mène une enquête discrète sur les traces d’une femme mystérieuse, fascinée par la fresque de Fra Angelico, Noli me tangere, qui a magistralement orchestré sa propre disparition.

Construit comme un kaléidoscope de dialogues, articles, lettres qui tentent tour à tour d’approcher l’insaisissable Laura, ce court roman est un formidable hommage à une femme libre et à la possibilité qu’a tout un chacun de se réinventer radicalement.

Ce que j’ai ressenti:…Quand le ghibli t’emporte…

Tu sais pourquoi le ghibli souffle sur toi? Parce que c’est toi, le désert. 

  • J’ai aimé ce roman parce qu’il est insaisissable, tout comme son personnage principal Laura…Elle tourbillonne dans le vent, voltige d’hommes en hommes, tournoie dans les musées, se couche avec le ghibli…Ô Laura, comme tu les as fait tourner les cœurs et les têtes, Ô Laura, comme tu les as rendu tous fous de toi, mais ô combien, ils ne t’ont jamais comprise…Parce que tu es une personne complexe, Laura, un de mes plus jolies rencontres féminines littéraires… Raffinée, séductrice, légère, belle, étrange, disparue, souriante, présente, sensuelle, apathique, aimante, intelligente, sensible, cruelle, indifférente, intéressée, Noli me tangere…Mais tout cela, les hommes ne le saisissent pas, alors ils parlent de toi avec véhémence ou douceur, violence ou candeur, mais toi Laura, tu vis dans l’air du temps, tu es même carrément le vent du désert, s’infiltrant entre les lignes que ses personnes ont écrites, en pensant à toi…Ô Fascinante Laura…

« Je suis fille du vent et du désert. Et cette rose ne mourra jamais. »

Résultat de recherche d'images pour "rose des sables"

  • En partant à la découverte de cette femme et de son inquiétante disparition, nous partons aussi au cœur de l’Art et des villes européennes…Un voyage initiatique pour comprendre les œuvres qui ont inspiré plus d’un artiste, autour d’une scène mythique de la Bible, Noli Me tangere. L’auteur a su créer une sorte d’affinité énigmatique entre Laura et la fresque de Fra Angelico, qui renforce le mystère de ce petit roman épistolaire. Entre intuition et étude, cette virée soufflée au plus près de la peinture, s’avère des plus intéressantes à découvrir en toile de fond pieuse, et forcément une envie de petit détour culturel se lève de cette plume esquissée par un auteur passionné…

 

  • Parce qu’il a cette aura impalpable, parce qu’il a aussi une forme et une originalité tellement mystérieuse, ce Noli me tangere/ Ne me touche pas de Andrea Camilleri m’a captivée tout en gardant, ses petits secrets…Et c’est ce qui fait tout son charme: ce souffle insaisissable et ses tourments fascinants…

« Ce qui est, à bien y penser, une forme d’absolu. » 

 

Ma note Plaisir de Lecture  8/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les éditions Metailié de leur confiance et pour l’envoi de ce livre!

lu-en-part-avec-la-me

Image associée

Le ciel est à nous, Luke Allnutt.

Couverture Le ciel est à nous

Pourquoi je l’ai choisi:

J’ai adoré la poésie du titre, et quand j’ai vu le mot Ciel, j’ai de suite pensé à mon amie Sany-Lee, qui lui voue une passion infinie…. Et ni une ni deux, l’idée de la lecture commune s’est imposée…Très joli moment partagé qu’on espère renouveler au plus vite!

Synopsis:

Rob Coates vit en Cornouailles et partage son existence solitaire entre l’alcool et les aventures d’un soir. La brume ne se lève que lors de ses promenades aux airs de pèlerinages : Rob retourne sur les lieux où il a emmené son jeune fils Jack. Il prend alors des photos panoramiques qu’il poste sur son site, baptisé  » Le ciel est à nous « . Derrière ces rares moments de grâce se dévoile, par instantanés, ce que cache la détresse de Rob : l’amour avec Anna, son ex-femme, la réussite professionnelle, un fils chéri, leur complicité partagée. Et puis le drame, et un champ de ruines. 
Rob fait de son mieux pour se détruire à petit feu, mais une découverte va le forcer à se remettre en question. Il lui faudra revenir aux sources de sa peine et projeter une lumière nouvelle sur son histoire. Au-delà du chagrin et de la culpabilité, pourra-t-il trouver la paix et se réconcilier avec le monde ?
Le ciel est à nous a été écrit alors que Luke Allnutt, époux et père de famille, débutait une chimiothérapie. Dans ce voyage jusqu’au bout de la peine et de l’acceptation, c’est pourtant la beauté de la vie qu’Allnutt nous donne à voir au travers d’une écriture hyperréaliste profondément émouvante. Cette voix est celle d’un homme ordinaire, confronté au défi immense de se pardonner pour réapprendre à aimer. Comparé à Nos étoiles contraires et Un jour, le manuscrit a été vendu à une vingtaine d’éditeurs à travers le monde lors d’enchères fiévreuses.

Les personnages:

Rob. Anna. Jack: Petite cellule familiale qui nous ouvre les portes de leur foyer et nous fait lever les yeux vers l’immensité bleutée…

Dans ce roman nous avons le point de vue du père, Rob. Il nous raconte sous forme de flash-back, la relation qu’il a avec sa femme Anna. Des avants/après qui nous évoque leur complicité, la solidité de leur couple et enfin Jack, fruit de leur amour, après les vents contraires…

« Nous n’étions pas juste tombés amoureux, nous avions sombré. »

Ce que j’ai ressenti:

Parce qu’elle m’aura marquée cette lecture, voici une chronique en ping-pong Citations/Émotions:

« Je suis désolée, je ne voulais pas te faire pleurer. »

Cette phrase est adressée à Rob, à un moment charnière de cette histoire, mais elle vient cueillir la lectrice que je suis me surprenant tout autant que le personnage, à verser des larmes presque malgré nous. Pleurer en même temps que les personnages, crée une sorte d’alchimie complice, un lien intime avec le livre. Ce livre est émouvant de par son drame, mais finalement, on se rend compte que c’est dans l’instantané des petites choses de la vie qu’il arrive à nous renverser. Ce père qui se déraisonne, qui s’emprisonne dans son chagrin, mais qui cherche encore obstinément  la beauté de la vie, est un souffle de fraîcheur dans la noirceur de sa dépression. C’est touchant, et c’est le passage le plus intense de ce livre, car ses deux personnages qui s’aiment mais encore déchirés, arrivent à passer par dessus les difficultés, et à se dire encore mille merveilles intimes…

« Le ciel aussi, il est à nous? »

Peut être que dans cette simple question enfantine, se cache l’idée fédératrice d’union, sous une même voûte, sous le même toit. Sans doute qu’un peu plus de tolérance et de mains tendues vers son prochain, profiter de la vie aussi dans chaque instant, est la philosophie qui se dégage derrière les lignes de ce livre et du blog artistique de Rob… L’art est un moyen de mettre en valeur la beauté du monde, et avec cette intuition qui le traverse au delà de la peine immense et violente qu’il ressent, Rob se préoccupe encore de photographier le ciel, dans le flou opaque de son quotidien, et de l’offrir aux autres…Le ciel est à nous…Comme une bouée de sauvetage, comme un devoir de mémoire, il s’évertue à trouver les nuances de lumières et d’éclats, les petits bouts de souvenirs qui le feront triompher, à force de temps et de patience, de la tragédie.

« C’est possible en rêve. C’est possible tout court. »

Les rêves sont plus forts que la maladie. Ils ont cette force incroyable de nous emmener, au delà de la douleur. L’auteur a écrit ce livre en étant en chimiothérapie, et je dirais que l’on ressent dans ses pages à quel point cette plume est réaliste, comme chaque choc et espoir incertain, est palpable. Pour autant, Luke Allnutt tend vers un message de paix et de résilience, pour des cieux plus doux et des amours apaisés…Parce que l’on sait que de telles tempêtes peut frapper n’importe qui, et n’importe quand, j’ai eu des orages au cœur et des pluies torrentielles dans les yeux, mais quand je me tourne vers le bleu, je sais que Le ciel est à nous

 

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement le site Babelio et ses opérations Masses Critiques, qui nous permettent de faire toujours de très belles découvertes livresques. Merci aussi infiniment à la maison d’éditions Cherche-Midi éditeur pour l’envoi de ce livre! Ce fût une lecture très émouvante qui va me marquer longtemps.

Babelio

Image associée

Passage des ombres, Arnaldur Indridason

 

Synopsis:

Un vieil homme solitaire est retrouvé mort dans son lit. Il semble avoir été étouffé sous son oreiller. Dans ses tiroirs, des coupures de presse sur la découverte du corps d’une jeune couturière dans le passage des Ombres en 1944, pendant l’occupation américaine.

Pourquoi cet ancien crime refait-il surface après tout ce temps ? La police a-t-elle arrêté un innocent ?

Soixante ans plus tard, l’ex-inspecteur Konrad décide de mener une double enquête. Jumeau littéraire d’Erlendur, il a grandi en ville, dans ce quartier des Ombres si mal famé, avec un père escroc, vraie brute et faux spirite. Il découvre que l’Islande de la « situation » n’est pas tendre avec les jeunes filles, trompées, abusées, abandonnées, à qui on souffle parfois, une fois l’affaire consommée, « tu diras que c’était les elfes ».

Un polar prenant qui mêle avec brio deux époques et deux enquêtes dans un vertigineux jeu de miroirs. Où l’on découvre que les elfes n’ont peut-être pas tous les torts et que les fééries islandaises ont bon dos…

 

Ce que j’ai ressenti:…Le souffle des elfes…

Et dans la bise glaciale, un elfe m’a soufflé
Les secrets de l’Islande, et ses contes populaires…
Il m’a raconté ses jeunes filles téméraires
Qui se mettent dans la situation, et après,
Divaguent, se laissent bercer de légendes insulaires
En perdant d’elles-même, au détour d’une aire…

Et dans le froid hivernal, un elfe m’a soufflé
L’horreur des passages hantés par des drames violents
Les tables et les vautours qui tournent inlassablement
Autour de la peine et des disparitions éhontées…
Il m’a parlé de destins brisés, il a plus de 65 ans,
Et de la culpabilité qui s’enracine dans le temps…

Et dans cette nature hostile, un elfe m’a soufflé
La puissance des liens du sang, l’odeur ferreuse
Qui suinte de ses histoires de Guerre désastreuses…
Il m’a conté dans les coulisses d’un Théâtre abandonné
Que les musiques des orgues basaltiques, fiévreuses,
Résonnaient de concert, avec les plaintes des malheureuses…

Tu diras que c’était les elfes qui t’ont soufflé
De te précipiter sur ce polar islandais…
Le Passage des Ombres s’ouvre sur deux enquêtes noires
Mais où, la féerie s’immisce et laisse croire
Que les phénomènes surnaturels sont de la partie…
Tu diras que c’était les elfes qui t’ont soufflé
Qu’il y a eu un coup de cœur chez la fée!

 

 

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Camille ainsi que les éditions Métailié de leur confiance et l’envoi de ce livre! Ce fût une lecture féerique!

Image associée

 

 

 

Celle qui n’avait pas peur de Cthulhu, Karim Berrouka.

Couverture Celle qui n'avait pas peur de Chtulhu

Pourquoi je l’ai choisi: 

Quand je vois que Karim Berrouka sort un nouveau livre, je n’ai qu’une envie: me précipiter sur cette lecture car je sais à l’avance que je vais passer un super moment entre fous rires et traits d’esprits . Fan de ses univers déjantés, j’avais hâte de savoir où il allait m’emmener cette fois-ci, après Le club des punks contre l’apocalypse zombie et Fées Weed et Guillotines, que j’avais adoré.

Synopsis: 

Qu’est-ce qui est vert, pèse 120 000 tonnes, pue la vase, n’a pas vu le ciel bleu depuis quarante siècles et s’apprête à dévaster le monde ? Ingrid n’en a aucune idée. Et elle s’en fout. Autant dire que lorsque des hurluberlus lui annoncent qu’elle est le Centre du pentacle et que la résurrection de Cthulhu est proche, ça la laisse de marbre. Jusqu’à ce que les entités cosmiques frappent à sa porte… 

Après avoir réalisé une étude sociologique des fées (Fées, weed et guillotines, prix Elbakin.net) et converti les zombies au pogo (Le Club des punks contre l’apocalypse zombie, prix Julia Verlanger), Karim Berrouka revient pour relever un terrible défi : convaincre Ingrid d’aller éclater du Grand Ancien pour sauver l’humanité.

Ce que j’ai ressenti: 

Karim Berrouka nous revient encore plus déjanté et barré que jamais, et fait une jolie révérence à un monstre de l’univers SF: Cthulhu. Sauf que son héroïne Ingrid, elle ne le voit pas du même oeil, et aurait plutôt tendance à se détourner du grand mythe, au grand dam de ses adorateurs…Celle qui n’avait pas peur de Cthulhu, se retrouve malgré elle, au centre de ses histoires venues d’ailleurs, voyage en Europe et explore des pointes de pentacles, et pourrait même en songes immergés, sauver l’humanité…Elle dépareille énormément au milieu de tous ses illuminés et « fana » absolus  de Cthulhu, et je reconnais bien là, le style de l’auteur, à prendre à rebrousse-écailles les légendes et les remettre à sa sauce façon « Berrouka ».

Ainsi va le monde, comme les hommes. Ils endurent, ils subissent . Puis, un jour , c’est le chaos.

En ce moment on le voit partout: Lovecraft est à l’honneur dans l’univers livresque, et pourtant, je n’ai pas encore lu une de ses œuvres. En bonne élève studieuse, je me suis procurée vite fait, Les contes et légendes du mythe Cthulhu, et j’ai essayé de lire en parallèle, mais faute de temps et de l’aspect très particulier, j’ai eu du mal à m’imprégner de cet univers. Tout est question de rendez-vous en littérature, et celui ci a sans doute été manqué, mais je retenterai à l’occasion, car je ne doute pas que Lovecraft pourrait envahir ma bibliothèque… Du coup, cela s’est ressenti dans ma lecture de ce nouvel opus de Karim Berrouka, je suis sans doute un peu passée à côté des subtilités et j’ai eu du mal à saisir les tentacules de ces références. C’est une belle introduction pour se familiariser avec cette grosse bête verte des profondeurs, mais ça n’a pas été le coup de foudre avec les abysses marines lovecraftiennes…Pas encore, du moins…

La puissance de l’amour est plus forte que les préceptes des univers, plus puissante que la physique des mondes, plus éternelle que la mort elle même.

Pour autant, Karim Berrouka nous  propose une histoire divertissante, pleine de pep’s et de rebondissements rafraîchissants. Il a une espièglerie enfantine et une intelligence vive dans sa plume, qui fait que chacun de ses livres, est un grand moment de plaisir. Encore une fois, il est arrivé à me faire rire, grâce à ses répliques piquantes, et je suis impatiente déjà de lire son prochain livre, en espérant que je sois plus réceptive à l’univers, que je ne l’ai été pour celui ci…

En bref, je suis fan du style de l’auteur, mais je suis passée à côté de l’ambiance, alors ça ne sera qu’une lecture en demi-teinte, même si je conseille quand même cette lecture.

Meilleur Moment du livre: 

  • Le passage sur la Mélopée. J’ai trouvé que l’auteur parlait avec beaucoup de poésie et de sensibilité sur les artistes…

Ma note Plaisir de Lecture  7/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Babelio ainsi que les éditions ActuSF pour l’envoi de ce livre. Ce fut une découverte sympathique.

 Babelio 

 

 

Le prince charmant , c’est vous! Isabelle Saporta.

Couverture Le prince charmant, c'est vous !

Pourquoi je l’ai choisi:

Une belle surprise, arrivée sur son destrier dans mon petit monde féerique…Une bien charmante attention de Sylvie Pereira et des éditions Fayard que je remercie très chaleureusement!

Synopsis:

Elle vient d’avoir quarante ans. Elle est journaliste et sillonne la France pour ses enquêtes. Elle a deux adorables petites filles. Et un mari qui, bien heureusement, ne travaille pas et s’occupe de leurs enfants. Enfin, « bien heureusement », c’est ce qu’elle se raconte à elle-même, parce qu’au fond elle est au bord du burn-out. « Mais comment ça ? lui clame son entourage. Tu as tout pour être heureuse ! Des enfants fabuleux, un mari attentionné, un travail passionnant ! » Oui, mais voilà. Shiva en a plein les bras. De ce mari adorable mais glandeur. De sa culpabilité abyssale de mère qui travaille. De la pression qu’elle se met sur les épaules pour faire bouillir la marmite. Sans compter les mille et une choses du quotidien qui incombent toujours aux femmes… Elle n’en peut plus et rêve d’une nouvelle vie. Sous le regard attentif de son psy à l’érudition désuète, de son meilleur ami homosexuel rosse et drôle, de sa tante sexagénaire gentiment indigne et d’une copine un peu loufoque, elle met tout en œuvre – et souvent le pire ! – pour s’en sortir. Elle se cogne contre tous les murs et rêve d’un être miraculeux seul capable, croit-elle, de la sauver. Jusqu’au jour où, enfin, elle comprend que… le prince charmant, c’est elle.

Ce que j’ai ressenti:…Un humour bien charmant…

Une lecture pleine de pep’s! Notre héroïne est dynamique et survoltée, et cette lecture l’est tout autant! Grâce à l’humour, Isabelle Saporta pose une petite couronne bien charmante sur nos têtes de femmes modernes, et ça fait plaisir à lire!Une plume bien enjouée pour une comédie où le prince charmant prend une autre forme et envoie valser un peu plus loin, les discours culpabilisants. Être femme, maman et avoir une jolie carrière professionnelle, c’est possible, si on sait jongler avec tous ses rôles, et qu’on arrive à dénicher un peu d’aide de l’entourage…Un psychologue compréhensif, un ami gay attentionné, une amie adorable et une famille unie…Sauf, qu’eux leurs rôles, ils vont vite en changer, et du coup, ça sera d’autant plus dur à gérer pour cette dame carrément débordée….

« Lui seul sait que la femme prétendument forte qui lui fait face n’est qu’un bric-à-brac instable de névroses. »

De fous rires en situations cocasses, cette auteure nous régale de situations improbables qui s’accumulent autant que les petits soucis de cette quadragénaire. Et pourtant, derrière cet incessant jeu de zygomatiques, Isabelle Saporta nous parle de sujets sensibles tels que la charge mentale et des nouveaux rôles au sein de la cellule familiale, de cette pression que la société impose à ses femmes bosseuses, des attentes plus ou moins claires et restrictives de l’entourage. Une jolie façon de dire en souriant, qu’il est grand temps que ça change dans les mentalités, pour équilibrer et tendre vers plus de parité.

« Ben, ma foi, on a connu des psychopathes heureux, non? Si, si, cherche, il doit bien y en avoir. Chez les artistes, non…? »

Un chick-lit agréable à découvrir, avec des personnages drôles et décalés, mais surtout, terriblement toxiques…Alors forcément, Le prince charmant, c’est vous!  Puisque dans la vraie vie, les princes ça ne court plus les rues, les chevaux blancs non plus, Hissons donc nos couronnes, Mesdames, Isabelle Saporta, nous souffle un rafraîchissement bleuté de pages hilarantes!

 

Ma note Plaisir de Lecture  7/10

 

Résultat de recherche d'images pour "editions fayard"

 

Trailer : Passage des ombres, Arnaldur Indridason.

Parce qu’il y a tout ce que j’aime: des Ombres et des Elfes…Un petit trailer pour vous donner  envie de vous laisser charmer par la douceur islandaise…Indridason revient avec un nouveau roman, plein de mystère…On en reparle très bientôt….

« Tu diras que c’était les elfes. » 

Lien Youtube: Passage des ombres: Indridason. 

Ectasy and Me, la folle autobiographie d’Hedy Lamarr.

Ecstasy and me : La folle autobiographie d'Hedy Lamarr par Lamarr

 

Synopsis:

Beauté vénéneuse, filmographie fournie et amants célèbres : Hedy Lamarr avait tout pour figurer au panthéon des reines d’Hollywood. Mais, quoiqu’elle fût sacrée « plus belle femme du monde », tournât aux côtés de Clark Gable et Spencer Tracy, et inventât le système de télécommunications à l’origine du wifi, Hedy Lamarr semble avoir joué de malchance. Sans doute était-elle trop sulfureuse pour l’Amérique des années 1940. Elle accède à la notoriété en mimant pour la première fois un orgasme au cinéma ; fuit son premier époux, déguisée en femme de chambre ; se marie six fois ; revendique sa bisexualité ; prend pour amants les plus grandes stars ; abuse de la chirurgie esthétique ; dilapide sa fortune ; se retire de la vie publique à 40 ans, ne réapparaissant qu’au gré de ses condamnations pour vol à l’étalage. Dans cette autobiographie controversée, elle livre les détails de son ascension spectaculaire, brossant un portrait décadent de l’âge d’or d’Hollywood.

Récit au style incisif, Ecstasy and Me retrace le destin d’une femme qui s’épuisa à essayer d’être libre.

Ce que j’ai ressenti:…Sous le charme…

« Hedy: Pour moi, la beauté est avant tout intérieure. La beauté extérieure comme vous le savez, ne dure qu’un temps. Elle vous donne un temps d’avance au départ de la course à l’échalote, mais il faut savoir la conserver. »

C’est rare que je lise des autobiographies mais, celle ci, je l’ai trouvé passionnante! Hedy Lamarr m’a captivée, déjà avec cette photo superbe, en noir et blanc de la couverture, et forcément, je me suis précipitée pour en savoir plus sur le film Extase qui a fait connaître celle qu’on nommera plus tard « La plus belle femme du monde« . Ecstasy and Me, c’est les mémoires d’une femme qui a touché les étoiles, qui a révolutionné son temps, et qui est retournée dans les ombres, un peu, comme une héroïne de cinéma sur toute une vie, s’éteignant silencieusement, après avoir brillé de mille feux…Une star sublime désenchantée…

Résultat de recherche d'images pour "hedy lamarr"

Avec cette lecture, j’ai découvert une femme forte, sulfureuse, libre, avant-gardiste, et surtout avec un caractère bien trempé! Elle défraye la chronique avec Extase, bouscule les mentalités, attire tous les regards, et toutes les caméras sont braquées sur elle: et ça tombe bien, parce que Hedy veut devenir actrice et désirable…Déterminée et audacieuse, elle va se faire sa place à Hollywood, tenir la tête aux plus grands de ces lieux mythiques, et tourner aux côtés des plus célèbres acteurs de sa génération…Une vie de strass et paillettes faite de joies étincelantes et de déceptions amères…Une dame qui ne s’en laisse pas compter, qui dépense son énergie sans calculer, qui multiplie les plaisirs, mais qui paye aussi cette image de beauté de marbre, dans sa vie privée et professionnelle…

Être bien informé, être sensible, être conscient sont souvent la source de beaucoup de malheurs. 

En fait, ce que j’ai le plus apprécié, c’est cette sincérité avec laquelle elle écrit sa vie, où l’intimité de son rôle de femme se mélange avec ses rôles de cinéma, où l’effervescence de la célébrité se conjugue avec sa vie familiale. J’ai été surtout stupéfaite par ces entretiens retranscrits avec son psychologue, comme ses mots résonnent encore, et pourraient être écrits de nos jours, alors qu’ils ont été enregistrés il a près de 60 ans. C’est sans doute mon passage préféré, plus que ses frasques maritales, c’est cette pensée libre qui la caractérise: détonante!…Intelligente, belle et sensible, ce livre retrace une partie de sa vie sans faux-semblants, avec quelques levers de rideaux sur les « petits secrets » de cette industrie du cinéma: un regard féminin et acéré dans les coulisses d’Hollywood…

Passionnante et folle autobiographie d’Hedy Lamarr!

J’aime les gens, mais je me rends compte que plus je leur donne, moins je reçois, plutôt que l’inverse.  

Ma note Plaisir de Lecture  8/10

Remerciements:

Je tiens à remercier Alina Gurdiel ainsi que les éditions Seguier pour l’envoi de ce livre!

lu-en-part-avec-la-me

Résultat de recherche d'images pour "éditions séguier"

Prendre Soin, François Chevet.

Prendre soin par Chevet

Synopsis:

« J’avais vingt-trois ans lorsque je fus engagé comme kinésithérapeute dans le centre de réadaptation de Coubert. J’y restai quinze ans. Quinze ans qui résonnent en moi intensément, comme une peine purgée à mon corps défendant. Durant cette période, la blouse blanche m’a placé du côté des matons, libres en apparence, telles des sentinelles dressées face au handicap déferlant ; libres, ou presque.

J’ai dû apprendre à dire que non, ce ne serait plus jamais comme avant. Je me suis protégé. Je me suis fait envahir. J’ai nourri ma vie de trajectoires bouleversantes et de fulgurantes leçons. J’ai mesuré l’infortune, prolongé les efforts, soutenu les regards, ouvert mon être pour tenter de donner un sens aux mots “prendre soin”. »

Ce que j’ai ressenti:

La vie est miracle, la mort est mathématique.

Prendre Soin est un témoignage émouvant et fort d’un kinésithérapeute dans un centre de réadaptation. Un lieu où le handicap sévère est derrière toutes les portes des chambres, alors le personnel soignant se doit d’être encore plus Patients, plus présents, plus intimement liés…En chapitres courts et intenses, il nous présente son quotidien et les personnes qui ont traversé son chemin de vie. C’est très intense niveau émotionnel, parce qu’il nous pousse à voir la vie dans les yeux de ceux qui sont entravés et nous parle de son combat journalier colossal, pour des mini-victoires sur la fatalité…

Ecoutez vos anciens, saluez vos voisins, caressez votre chat.

Entre rire et drame, François Chevet nous parle de ces corps meurtris, mais aussi de ces regards qui ne se résignent pas. Quand il porte sa blouse blanche, il apporte l’espoir et le réconfort à ces personnes qui ont perdu leur autonomie, et on se rend bien compte que c’est l’essentiel, dans une étape de guérison. Le temps d’une période, il les accompagne avec des gestes compétents et des mots encourageants pour tendre vers une certaine forme de liberté:  où les corps et les esprits peuvent bouger…Il y a beaucoup d’échanges positifs, intrinsèques entre les patients et ce kinésithérapeute qui nous montre la beauté de ce métier.

J’ai appris le sens des mots « prendre soin ».

J’ai aimé la douceur et l’allant que cet homme a pour les autres. Sa façon de Prendre Soin, les caresses de ses mots, ses gestes de générosité: c’est une vocation pour lui et ça se ressent dans son écriture. Je dirai qu’en plus, de cet altruisme palpable à travers les lignes, j’ai été charmée par sa plume pétillante de petites étincelles culturelles. C’est un récit vivant, rempli de moments drôles ou douloureux, mais raconté avec un surplus d’humanité.

Et bang, vous changerez le monde.

Meilleurs moments du livre: 

  •  Le slam du para
  • La préface de Grand Corps Malade.

 

Ma note Plaisir de Lecture  8/10

Remerciements:

Je tiens à remercier Muriel ainsi que les éditions Don Quichotte pour l’envoi de ce livre! Ce fût une lecture émouvante.

Résultat de recherche d'images pour "don quichotte edition"

Robinson, Peter Sis.

Robinson par Sis

Pourquoi nous l’avons choisi:

Nous avons adoré cette couverture toute en bleue, et c’était l’occasion de découvrir ce héros, un premier bain, avant de partir à la conquête de la vie sauvage….

Synopsis:

Le petit héros de cette histoire vraie, tout droit sortie des souvenirs d’enfance de Peter Sís, est fin prêt pour la grande fête costumée de son école : sa mère lui a confectionné un magnifique costume de Robinson Crusoé. Mais lorsqu’il arrive, ses camarades se moquent de lui : ils ne connaissent pas l’histoire de Robinson, et ne comprennent pas son déguisement… Triste et désemparé, le petit garçon trouve un peu de réconfort en se réfugiant sous sa couette. Et si tout cela était en fait le point de départ d’un voyage extraordinaire ? Et si les pouvoirs de l’imagination étaient immenses et magiques ?

Ce que nous avons ressenti:

En avant toute! Embarquez sur ce bateau, toutes voiles de livre ouvert, et voguez  sur les flots de l’imaginaire! Peter Sis, nous raconte un de ses souvenirs de carnaval et sa passion pour Robinson Crusoé, et il nous y emmène en illustrations colorées et touches de nostalgie d’aventures, vers cette île si chère à son coeur…Fébrile et timide, il tente de faire passer son admiration pour un héros, qui a une drôle de tenue, mais un profond respect pour la Nature…

Les animaux étaient gentils: nous sommes devenus amis. 

C’est un album plein de couleurs et de représentations simples, qui nous parle de différence, d’envie d’ailleurs et d’amitié. Par la force  de la lecture, Peter Sis arrive à se projeter dans de folles histoires de pirates, mais il a aussi, un autre héros, plus inspirant encore qu’un jour, il décide d’incarner…Robinson…Sauf, que ces amis ne le connaissent pas, mais toute la magie de l’amitié et les joies de l’innocence vont faire ce petit miracle de tolérance et de curiosité…

Comment allais-je survivre? 

Nous avons adoré ce souvenir attendrissant, raconté en images et en mots.Un grand bravo pour cette qualité de papier et ce format qui en jette plein les yeux..Ses grandes pages aux évasions exotiques nous a permis de discuter du pouvoir de l’imagination et ses dérives enchanteresses…Robinson Crusoé a encore de beaux jours devant lui, et parions que cette expédition flottante va en émerveiller plus d’un! Encore un très joli moment partagé entre Mère et Fille, et une Histoire du Soir,  qu’on se régale à lire et à relire!

Notre note Plaisir de Lecture  8/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Valeria ainsi que les éditions Grasset Jeunesse pour l’envoi de ce livre! Ce fut une douce lecture.

 

Image associée

Previous Older Entries

Enter your email address to follow this blog and receive notifications of new posts by email.

Rejoignez 197 autres abonnés