Bienvenue dans mon univers!

Egérie de mon blog littéraire, elle sera la pour laisser une trace de poussière de fée au milieu de ma sélection de livres….Ne vous fiez pas à l’aspect enfantin, car mes préférences vont, le plus souvent, vers les thrillers…..

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« Chaque fois que quelqu’un dit: Je ne crois pas aux contes de fées, il y a une petite fée quelque part qui tombe raide morte. « 

J.M.Barrie, Peter Pan

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Moi, j’irai dans la lune et autres innocentines. René de Obaldia

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Pourquoi nous l’avons choisi:

Cette proposition de lecture est tombée à pic dans notre petit univers! Entre curiosité de la poésie et illustrations farfelues, j’avais bien hâte de faire découvrir tout cela, à ma petite Princesse…

Synopsis:

Poèmes pour enfants et quelques adultes. 

Morceaux choisis des Innocentines, poésies facétieuses de René de Obaldia, membre de l’académie française, délicieusement illustrés par Emanuelle Houdart.

Ce que nous avons ressenti:

Un peu de folie douce, un pince d’imagination, une tasse d’innocence et une destination de rêve : Moi, j’irai dans la lune est un souffle d’air frais dans le rayon Jeunesse, et c’est plaisant à se laisser embarquer sur les vagues de rimes! Entre les illustrations adorablement rétro et les mots désuets, ce voyage en innocentines, a un petit goût de passé mais reste encore une très belle découverte actuelle, et cette réédition avec sa double couverture est si mignonne…On saute à pieds joints dans l’enfance, ses petites interrogations mutines, cette irrésistible gourmandise et la joie virevoltante: une délicieuse sucrerie dans un petit format de 60 pages.

Mais d’un seul coup j’ai bien vu
Un navire dans le ciel
Traîné par une sauterelle
Sur des vagues d’arc-en-ciel!

Nous avions comme une envie de poésie avec Jazzelfique, alors ce titre c’était une bonne expérience pour la sensibiliser aux rimes, à la douceur et aux rires enfantins. C’est tantôt drôle, et quelques fois impertinent, rétro mais toujours dans le vent, ce petit recueil est un plaisir à découvrir dans ce moment si particulier de l’histoire du soir entre mère et fille. Nous avons apprécié les ritournelles, les jeux de mots malicieux, les découvertes du vocabulaire ancien ou réinventé. A haute voix, la poésie prend du sens, des intonations toniques, de la musique, nous nous sommes régalées!

Nous sommes tombées d’accord sur notre poésie préférée « Petite conversation téléphonique » qui était remplie d’humour et d’espièglerie. On vous conseille bien sûr, cette drôle de lecture pour égayer vos « Ouiquenne », et peut essayer de spike angliche, de faire de belles aventures aux cotés de Pétronille, tout en vous délectant de confituresPassez un joli moment avec René de Obaldia !

Notre note Plaisir de Lecture  8/10

Remerciements:

Je tiens à remercier les éditions Grasset Jeunesse pour l’envoi de ce livre! Ce fut une lecture très plaisante!

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Taqawan , Eric Plamondon

Taqawan par Plamondon

 

Synopsis:

« Ici, on a tous du sang indien et quand ce n’est pas dans les veines, c’est sur les mains. »
Le 11 juin 1981, trois cents policiers de la sûreté du Québec débarquent sur la réserve de Restigouche pour s’emparer des filets des Indiens mig’maq. Emeutes, répression et crise d’ampleur : le pays découvre son angle mort.
Une adolescente en révolte disparaît, un agent de la faune démissionne, un vieil Indien sort du bois et une jeune enseignante française découvre l’immensité d’un territoire et toutes ses contradictions. Comme le saumon devenu taqawan remonte la rivière vers son origine, il faut aller à la source…
Histoire de luttes et de pêche, d’amour tout autant que de meurtres et de rêves brisés, Taqawan se nourrit de légendes comme de réalités, du passé et du présent, celui notamment d’un peuple millénaire bafoué dans ses droits.

Ce que j’ai ressenti:…Une très bonne pêche…

En langue mi’gmaq, on nomme taqawan un saumon qui revient dans sa rivière natale pour la première fois. 

J’ai remonté la rivière du temps, tel un taqawan pour m’imprégner d’un conflit qui a fait de moult remous sanguinolents, dans les années 80 au Québec. Avec cette lecture, j’ai redécouvert la culture indienne, ressenti la puissance de ses transes, entendu la Nature me parler à travers leurs traditions, mais plus que tout, j’ai vu tout ce sang versé et des droits bafoués…A frétiller ainsi dans ses eaux troubles, on ressent tellement d’injustices, tellement de violences, elles nous frappent aussi sûrement que des flèches en plein coeur. L’Homme Blanc encore et toujours dans sa folle conquête en vient à vouloir rayer toute une communauté de ses terres, à bannir tout un savoir générationnel, à tuer envers et contre toute logique. Un peuple parqué, déraciné, humilié: les Indiens d’Amérique. Des lois biscornues, des ordres incohérents, des actes impardonnables…Eric Plamondon redessine la toile de cet affrontement en un patchwork de textes, et d’histoires qui nous explique les causes et les conséquences des émeutes de la réserve de Restigouche.

Avec elle, Océane avait commencé à comprendre que le pouvoir des uns reposait sur la résignation des autres.

Ce polar original dans sa forme est aussi une très belle histoire humaine avec des personnages  en marge de ces deux cultures qui s’affrontent…J’ai trouvé ce quatuor touchant, avec chacun leurs passés, leurs failles, leurs différences mais qui choisissent l’Essentiel avant leurs cultures, les valeurs de la Vie avant le sang dans les veines, la Protection avant les batailles…Derrière tous les points de vues politiques et sociaux, l’auteur nous montre que les frontières entre les deux opposants sont parfois floues, et c’est ce qui rend ce récit si bouleversant : il laisse le lecteur, se faire sa propre opinion, tout en lui faisant ressentir une flopée d’émotions…

« Ici, on a tous du sang indien et quand ce n’est pas dans les veines, c’est sur les mains. »

J’ai lu cette nouveauté quasiment d’une traite, tellement le sujet était passionnant! J’ai adoré partir en ces lieux, découvrir les petites habitudes et astuces de la pêche aux saumons, m’enivrer encore de ses grands espaces de nature, comprendre ce conflit. Instructif et à la fois sensible, Eric Plamondon a su m’emporter dans ses filets de pages!

 

Ma note Plaisir de lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier Muriel ainsi que les éditions Quidam pour l’envoi de ce livre. Ce fut une lecture très intéressante!

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Il n’en revint que trois, Gudbergur Bergsson

Il n'en revint que trois par Bergsson

Pourquoi je l’ai choisi:

J’aime à découvrir de nouveaux horizons, de nouveaux auteurs…Depuis les énormes coup de cœurs de l’année 2017 dénichés chez les éditions Metailié , j’ai une totale confiance en leurs choix. Partir en Islande, en plein mois de Janvier, ça force l’ambiance…

Synopsis:

Une ferme perdue en Islande, à des kilomètres du premier village, entre un champ de lave, des montagnes et des rivages désolés. Le ciel est vide et les visiteurs sont rares.
Mais l’écho de la Deuxième Guerre mondiale ne va pas tarder à atteindre ses habitants. Soudain soldats, déserteurs, espions débarquent, mais aussi radio, route, bordels et dollars. Puis viendront les touristes. L’ordre ancien vacille et ne se relèvera jamais. 
Les personnages de Bergsson sont tout d’une pièce, rugueux et âpres comme la terre qui les a vus naître. Il y a ceux qui partent, ceux qui restent, ceux qui reviennent. Faut-il s’arracher à ce morceau de terre où rien ne pousse ? Ou guetter le renard en ignorant les secousses de l’histoire ? 
Un texte sec et fort qui décrit le basculement brutal de l’Islande dans la modernité, les bégaiements de l’histoire, la force magnétique de certains paysages, qui sont comme des gardiens de la tradition familiale : nul n’y échappe.

« Une histoire du peuple islandais du XXe siècle : le livre le plus fort et le plus remarquable de Gudbergur Bergsson. » Fréttabladid. 

Les personnages:

Il y a « Le vieux » « Les gamines » « La grand-mère » « Le fils » « le gamin »…Un choix original de pronoms pour désigner ses personnages, et sans doute une volonté de l’auteur de nous relier d’une façon plus  familière avec leurs émotions. Et c’est réussi, ils sont tous attachants dans leur manières: taiseux et résignés, mais également aimants et résilients, tout cela dans une pudeur savoureuse…

J’ai eu une petite préférence pour La grand-mère avec, sa volonté d’instruire ses protégées avec son livret, et  son immense détermination à le faire seule, même si les avenirs sont incertains, elle se bat contre l’ignorance…

Ce que j’ai ressenti:

J’ai une fascination pour les paysages enneigés…Une sorte d’attraction, que j’adore pouvoir ressentir en lecture. Cette fois-ci, je suis partie vers un horizon qui m’est encore inconnu, voir un peu les mentalités de ces fermiers qui vivent loin de tout… Si on se laisse séduire incontestablement par le panorama époustouflant du lieu dans laquelle la ferme se situe, la solitude tient quand même une grande place, et c’est sur ses habitants qu’elle abattra, son ombre mordante…Car, vivre dans en ces lieux, implique des sacrifices  qui se mesurent en pertes et en retrouvailles, en deuils et naissances, en fuites et retour aux racines. Un espace nourri en attentes interminables et petites joies éphémères, un temps qui s’étire en longueur, une nature impitoyable, et puis soudain, le grondement de la Seconde Guerre Mondiale qui vient perturber encore plus, cet équilibre fragile…Une ligne temporelle de monotonie qui joue des boucles, et aux points reliés, continue son Histoire: cette guerre redistribue les rôles, régurgite des objets nouveaux, et l’Islande se modernise lentement…L’auteur raconte avec finesse, les bouleversements de cette petite communauté, reculée…

On a besoin d’énergie qu’on soit en guerre ou en paix, la vie se nourrit de notre énergie et de celle de la nature, répondit le vieux, épuisé.

J’ai trouvé l’écriture de Gudbergur Bergsson très sensible et aussi, très riche. Un roman noir dans la blancheur des neiges, des destins sombres imbriqués dans l’âtre d’une ferme isolée. Dans cet espace réduit et une vie de labeur sans fin, il nous capte intensément avec le poids écrasant de cette continuelle patience inconsciente de « ceux qui restent »…Une patience aiguisée dans leurs contemplations de la faune et de la flore qui les bousculent, nourrie de la sagesse de ses temps de respect, rompue aux trop nombreux abandons de « ceux qui s’en vont »…Finalement, la magie de la  plume de Bergsson nous raconte milles trésors d’enseignements d’humilité,  et illumine dans leurs yeux, la joie de voir « ceux qui s’en reviennent » et…Il n’en revint que trois.

« Parce que être libre signifie à la fois jouir de certains droits et être garant de la liberté et des droits d’autrui. »

Une lecture qui ne se laisse pas apprivoiser facilement, à l’image de cette renarde blanche qui gambade autour de ses lignes et d’une grotte mystérieuse… Toute beauté se mérite, c’est bien connu, et ici, elle prend forme dans les reliefs escarpés de l’Islande… La patience sera une vertu nécessaire pour l’ultime récompense: le plaisir de saisir toute la poésie de ce nouveau roman fraîchement sorti pour cette rentrée littéraire de Janvier 2018.

Les lecteurs comme toi aiment les histoires qui sentent la poussière d’os.

 

 

Ma note Plaisir de Lecture  8/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Métailié de leur confiance et l’envoi de ce livre! Ce fût une lecture intéressante.

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Une vie sans fin, Frédéric Beigbeider.

Une vie sans fin

Pourquoi je l’ai choisi : 

J’étais très curieuse de connaître enfin cet auteur. J’adore la couverture, mais à réception, quelle joie de voir une édition avec la couverture cartonnée: toujours un plaisir d’avoir un livre tout spécial…

Synopsis:

«  La vie est une hécatombe. 59 millions de morts par an. 1,9 par seconde. 158  857 par jour. Depuis que vous lisez ce paragraphe, une vingtaine de personnes sont décédées dans le monde – davantage si vous lisez lentement. L’humanité est décimée dans l’indifférence générale.
Pourquoi tolérons-nous ce carnage quotidien sous prétexte que c’est un processus naturel  ? Avant je pensais à la mort une fois par jour. Depuis que j’ai franchi le cap du demi-siècle, j’y pense toutes les minutes.
Ce livre raconte comment je m’y suis pris pour cesser de trépasser bêtement comme tout le monde. Il était hors de question de décéder sans réagir.  »
  F.  B.

Contrairement aux apparences, ceci n’est pas un roman de science-fiction.

Ce que j’ai ressenti: 

La mort est une image fractale: on plonge dans une figure mathématique qui se démultiplie à l’infini. 

Si la perspective de l’immortalité vous branche, Frédéric Beigbeder se fera votre guide dans cette quête incroyable, et Une vie sans fin, prend soudain des airs de vérités stupéfiantes. Derrière une peur atroce de son extinction, il explore toutes les options dont la science dispose pour enrayer un phénomène irrévocable, avec une tendresse touchante. Un homme revenu de ses frasques, effrayé, plus sage, amoureux et père aimant, qui veut tenir une promesse utopiste faite à sa fille: celle de ne pas mourir…S’ouvre ainsi des voyages de par le monde, et des rencontres totalement incroyables: Une expédition aux frontières du réel…

« La mort est un truc de paresseux, il n’y a que les fatalistes pour la croire inéluctable. »

Ce que je retiendrais de cette lecture, c’est la folle avancée de la science et mes éclats de rires. J’ai adoré l’humour de cet homme, et c’était un sacré baume en voyant les vertigineuses possibilités aux limites très floues de la morale, qui dépassent carrément la science-fiction. L’auteur nous ouvre un espace très privé des chercheurs, où le transhumanisme s’invite à la table, où leurs projets deviennent fous presque insensés, il met la lumière sur leurs travaux en cours et les futures possibilités pour la santé…Les recherches sur l’ADN, les études de pointes des gènes et du sang, les essais de greffes et des implants: toutes ses expériences donne quelque peu le tournis, surtout que l’on sait qu’elles ne sont pas toutes légales à l’heure d’aujourd’hui, mais seront bel et bien le futur de demain…Une virée très enrichissante, mais avec l’impertinence de ce Monsieur Beidbeder en prime, cela donne un cocktail explosif détonnant pour encore plus de plaisir de lecture!

Aurais-je perdu le goût du vide?

Pour une première découverte de cet auteur, c’est une belle surprise! J’ai eu mon compte d’émotions fortes entre rires, douceur, et frissons.  Flirtant étrangement entre fiction et science-fiction, cette lecture lève le voile sur une infinité de possibilités futures pour troubler la fatalité de la mort, et c’est fascinant!  Souhaitons à cet homme, un poil névrosé mais terriblement touchant, le succès d’Une vie sans fin

Depuis que chaque être humain est un média, tout le monde veut exercer cette domination sur son prochain. Partout. 

Meilleurs moments du livre:

  • La théorie pertinente sur Le Selfisme. Frédéric Beigbeder m’a bluffée par tant de perspicacité sur ce phénomène de société actuel, qu’il illustre d’exemples et d’arguments avec une grande intelligence.
  • Les listes glissées dans l’intrigue qui viennent rajouter une touche de fraîcheur décalée.

 

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 8/10

 

Remerciements: 

Je tiens à remercier Alina Gurdiel ainsi que les éditions Grasset pour l’envoi de ce livre! ce fut une lecture enrichissante.

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Lait et miel, Rupi Kaur

Lait et miel par Kaur

Pourquoi je l’ai choisi:

Je le voyais beaucoup passé sur le réseau social Instagram, et déclencher de méga coup de coeur…Il est arrivé, ce petit recueil Lait et Miel, avec le bonhomme en rouge, et la magie de Noël a été éclairé d’une poésie sensible, qui a illuminé ma journée…Depuis, je suis cette jeune artiste sur le réseau social qui l’a révélée et qui a rendu possible l’édition et la traduction de ses post inspirés et inspirants…

Synopsis:

voici le voyage d’une
survie grâce à la poésie
voici mes larmes, ma sueur et mon sang
de vingt et un ans
voici mon coeur
dans tes mains
voici la blessure
l’amour
la rupture
la guérison

– rupi kaur –

Ce que j’ai ressenti:

Parce que ouvrir ses cadeaux de Noël, est une sensation euphorisante et qu’une envie de poésie n’attend pas, j’ai lu ce recueil dans un moment magique: en étant entourée des miens dans la chaleur de Noël, bercée aux sons de leurs rires, de leurs jeux et des cris de joies. Mon moment à moi de Lait et Miel. Je souhaitais pour ses fêtes, un livre spécial: il était idéal…

Rupi Kaur est une jeune fille de 21 ans qui nous propose une série de poèmes destructurés, sur fond de noir et blanc. Sa sensibilité à fleur de peau, toute en délicatesse et graphisme artistique vient nous cueillir, gratte où ça fait bien mal, apaise d’une caresse, insuffle une nouvelle étincelle, illumine nos yeux de bienveillance…Une femme qui parle de féminité, qui la fait rejaillir sur toutes ses formes, qui la porte aux nues, qui l’entoure d’une telle douceur que l’on devient toutes des sœurs, fières d’être si femme, si sensible, si résiliente, si extraordinaire…

En quatre parties: Souffrir. Aimer. Rompre. Guérir. Cette jeune poète, nouvelle génération, dévoile, se dévoile et dévoilera sans doute, une artiste aux talents multiples à suivre de près. En mots et en images, elle offre des petites pépites, une nouvelle forme de poésie, des moments bouleversants, des instants magiques, d’atroces blessures, des faits et méfaits révoltants, une envolée féministe, de l’amour tout simplement…

La poésie, on y vient et on y revient, longtemps encore je lirai ses pages car la poésie a ce pouvoir : elle te berce, elle te hante, elle revient te réveiller la nuit, elle t’emporte sur d’autres rivages…J’aimerai bien qu’elle dérive jusqu’à vous, que vous sentiez l’incroyable effet mielleux et lacté de la poésie résolument contemporaine de Rupi Kaur.

Petit Aparté: Je n’ai pas mis volontairement de citations parce que cela ne rendrait pas grâce à son talent, mais je peux partager avec ceux qui possèdent ce recueil, mes pages préférées…P87, 171, 153, 45, 199. Et celles qui m’ont le plus touchée: P140, 179, 109…

 

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Larmes, Lauren Kate.

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Une chronique de Daniella Fantasy. 

Larmes, Tome 1 : Larmes par Kate

Que feriez-vous si le monde dépendait de vos larmes ? Que l’Atlantide pourrait refaire surface avec vos pleurs ? Plongez au cœur de l’histoire d’Eureka et laissez-vous guider…

Eureka est une jeune adolescente qui a survécu à une vague scélérate provoquée par les Veilleurs, laissant sa mère Diana dans les profondeurs. Pour survivre à cette perte, elle est entourée de ses amis Cat et Brooks. Mais un matin, sa voiture est heurtée par celle d’Ander, un jeune homme charmant et mystérieux qui ne cesse de s’excuser. Mais quel est donc cette chose qu’il a à se reprocher…
De son côté Eureka va hériter de trois objets ayant appartenu à sa mère : Un médaillon, un livre et une pierre de foudre qui semblent être liés à l’Atlantide…

Tout d’abord, je dois dire que la couverture de ce roman est magnifique. Les éditions Bayard ont su piquer au vif ma curiosité avec leur image qui reflète bien la teneur du roman.
Lauren Kate a une écriture très agréable à lire et nous emmène dans son histoire avec beaucoup de facilité et de plaisir. On ne peut qu’être charmé en tournant les pages mais aussi en trouvant l’histoire d’un autre livre à l’intérieur de son roman…. The book of love… On est tellement captivé par l’histoire de ce livre ancien qu’on a juste envie de connaître la suite au plus vite.
Au niveau des personnages, on est relativement servi. Nous avons tout d’abord, notre héroïne Eureka. Elle a perdu sa mère, fait une tentative de suicide et se retrouve au cœur d’une histoire qui la dépasse totalement. On passe donc par divers sentiments comme la tristesse, la compassion puis l’envie de lui donner toute l’aide dont elle a besoin pour traverser les différents obstacles qui se dressent devant elle. J’ai bien aimé son personnage. Un peu complexe mais qui a une belle évolution.
J’ai adoré le rôle de Mme Blavatski, je dois dire que pour moi j’ai commencé à vraiment être captivée avec son apparition. C’est elle qui va nous faire la traduction du fameux livre écrit dans une langue étrangère. Je me suis attachée à son personnage, un peu dérangé mais très mystérieux et avec toujours la bonne parole. Dommage qu’elle n’apparaisse pas plus au fil de l’histoire.
Nous avons aussi Brooks qui est l’ami d’enfance d’Eureka et son meilleur ami. Ils ont une relation très étroite et on ne sait pas sur quel pied danser avec lui. Jusqu’à ce que l’on comprenne ce qu’il se passe vraiment… il est gentil et protecteur et toujours attentionné. C’était agréable de voir son personnage prendre une autre tournure.
Et nous avons Ander, le garçon très mystérieux qui est toujours près à sauver Eureka et qui va changer son destin.
Ils représentent un trio amoureux infernal. On ne sait pas si le cœur d’Eureka balance plus vers Brooks ou vers Ander…
Il y a le père et la belle mère d’Eureka mais je n’ai pas trop accroché à leur rôle si ce n’est que la belle-mère est toujours détestable comme la plupart du temps.

J’ai donc beaucoup aimé l’histoire même si elle était longue à démarrer et je vais lire de suite le deuxième tome car j’ai envie de savoir ce qu’il va se passer avec chacun de nos personnages.
« La chaîne des larmes » n’attend plus que vous alors laissez vous tenter par ce roman qui vous fera passer un agréable moment.

Les Ferrailleurs, tome 1: Le Château, Edward Carey.

Couverture Les ferrailleurs, tome 1 : Le château

Pourquoi je l’ai choisi:

J’avais repéré ce livre depuis sa sortie, parce que je me doutais qu’avec les avis de la blogospère, il pourrait vraiment me plaire…En plus, j’adore cette couverture, avec son coté monochrome et le relief gondolé au toucher.

Synopsis:

Au milieu d’un océan de détritus composé de tous les rebuts de Londres se dresse la demeure des Ferrayor. Le Château, assemblage hétéroclite d’objets trouvés et de bouts d’immeubles prélevés à la capitale, abrite cette étrange famille depuis des générations. Selon la tradition, chacun de ses membres, à la naissance, se voit attribuer un objet particulier, dont il devra prendre soin toute sa vie. Clod, notre jeune héros, a ainsi reçu une bonde universelle – et, pour son malheur, un don singulier : il est capable d’entendre parler les objets, qui ne cessent de répéter des noms mystérieux…
Tout commence le jour où la poignée de porte appartenant à Tante Rosamud disparaît ; les murmures des objets se font de plus en plus insistants ; dehors, une terrible tempête menace ; et voici qu’une jeune orpheline se présente à la porte du Château…

Ce que j’ai ressenti:…Un univers incroyablement fascinant!…

Dès les premières pages, j’ai été envoûtée par cette ambiance sombre et originale…Tous ses mystères autour de ses objets qui parlent, ses deux adolescents qui se racontent, tour à tour, au sein de cette décharge, la puissance de l’imagination de l’auteur…Bienvenue dans une nouvelle saga : les Ferrailleurs! En plein dans un Londres revisité et très empreint de dangers grisâtres, on explore un lieu atypique fait de bric et broc. Totalement dépaysant et surprenant, on se perd avec un certain plaisir dans cette avalanche d’immondices, de montagnes de noms, de destins parlants qui régissent les Ferrayor.

« Nous étions comme des puces, des abeilles, des moucherons ou des scarabées bourdonnant, des cancrelats, des fourmis-scarabées, des phalènes cornues, qui tous vivent peu de temps, battent des ailes, s’affolent, rampent, mangent, vivent, aiment puis meurent, un petit tour et puis s’en vont, tout ce petit monde périt, et il n’en reste qu’une salissure. »

J’ai lu ce livre en plein mois de décembre, autant dire que j’étais dans l’ambiance de noël, et voir une bonde ou encore un sofa murmurer, ça force la magie…Il y avait ce qu’il faut de gothique et de féerie pour que je sois emportée dans cette tempête bien particulière, que je veuille découvrir tous les recoins sombres du Château, et que je m’émeuve devant la naïveté touchante de Lucy et Clod. Clairement, il y a des rendez-vous réussi, et cette lecture en périodes de fêtes, c’était le bon timing…

As-tu jamais désiré jouer le rôle principal dans ta propre histoire?

Je suis d’ors et déjà impatiente de poursuivre les aventures de ces lieux lugubres, et de ressentir les envolées lumineuses de nos deux héros maladroits et voir s’épanouir les paraboles de Edward Carey. J’ai été très touchée par la sensibilité que l’auteur met dans cet océan de vies et de déchets, enchantée par l’étincelle qu’il peut faire jaillir pour ses vies effacées, troublée par la douceur candide de cet amour naissant.

 Mais elle, c’est une pensée, la plus belle des pensées. Les meilleures pensées que j’aie jamais eues sont mes pensées pour Lucy Pennant.

Le petit Plus: Les illustrations de l’auteur en début de chapitres. 

 

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les éditions Le Livre de Poche Imaginaire pour l’envoi de ce livre! Ce fût une lecture fascinante.

TAG: Je lis donc je suis…

JE LIS DONC JE SUIS…

Je me prête à ce jeu littéraire, repéré chez une copinaute Mes pages Versicolores et qui m’a paru bien sympa!  Il consiste à se décrire avec des titres de livres lus dans l’année, histoire de revoir en s’amusant mes lectures de cette année 2017 . Mon bilan de l’année s’élève à 101 livres, j’ai donc réussi mon petit challenge personnel, et voici donc les réponses toutes spéciales….Beaucoup sont des coups de coeurs et les autres se prêter bien à ce jeu….J’invite tous les blogopotes à le faire, histoire de voir comme ils se débrouillent avec ce jeu ludique des lectures 2017!

 

Décris-toi : La fille qui tomba sous féerie et y mena les festoiements.

Comment te sens-tu ? Au bois dormant. 

Décris où tu vis actuellement : Nulle part sur la terre. 

Si tu pouvais aller où tu veux, où irais-tu ? Entre deux mondes. 

Ton moyen de transport préféré : Brume. 

Ton/ta meilleur(e) ami(e) est: Sharko. 

Comment est le temps ? De cauchemar et de feu. 

Quel est ton moment préféré de la journée ? Lait et Miel. 

Qu’est la vie pour toi ? Le pays des rêves oubliés. 

Ta peur? Les derniers jours de l’émerveillement. 

Quel est le conseil que tu as à donner ? Ne fais confiance à personne. 

La pensée du jour : Croire au merveilleux. 

Comment aimerais-tu mourir ? Retourner dans l’obscure vallée. 

Ton rêve ? La cité du futur. 

Ariane, Myriam Leroy.

Ariane par Leroy

 

Synopsis:

« Quand j’ai eu douze ans, mes parents m’ont inscrite dans une école de riches. J’y suis restée deux années. C’est là que j’ai rencontré Ariane. Il ne me reste rien d’elle, ou presque. Trois lettres froissées, aucune image. Aucun résultat ne s’affiche lorsqu’on tape son nom sur Google. Ariane a vécu vingt ans et elle n’apparaît nulle part. Quand j’ai voulu en parler, l’autre jour, rien ne m’est venu. J’avais souhaité sa mort et je l’avais accueillie avec soulagement. Elle ne m’avait pas bouleversée, pas torturée, elle ne revient pas me hanter. C’est fini. C’est tout. » 

Elles sont collégiennes et s’aiment d’amour dur. L’une vient d’un milieu modeste et collectionne les complexes. L’autre est d’une beauté vénéneuse et mène une existence légère entre sa piscine et son terrain de tennis. L’autre, c’est Ariane, jeune fille incandescente avec qui la narratrice noue une relation furieuse, exclusive, nourrie par les sévices qu’elles infligent aux autres. Mais leur histoire est toxique et porte en elle un poison à effet lent, mais sûr. 
Premier roman sur une amitié féroce, faite de codes secrets et de signes de reconnaissance, à la vie à la mort. 

Ce que j’ai ressenti:…Un tourbillon…

« J’ai intégré que l’amour était une humeur hormonale utile à la perpétuation de l’espèce, le désir soluble dans l’habitude et l’amitié une disposition occupationnelle. « 

Un roman d’amitié intense, passionnel, empoisonné de destructeurs « Je t’aime, moi non plus ». Deux jeunes adolescentes qui se frottent aux relents nauséabonds d’une amitié déchirante, où chaque jour, elles s’enfoncent toujours plus loin dans les tourments d’une relation toxique. Une amitié forte , née d’une furieuse envie de contrer la banalité, d’exister plus intensément, d’explorer dangereusement tous les sentiments fusionnels qui unissent deux êtres…Une amitié empoisonnée qui se compose et se décompose sous nos yeux mais plus encore dans les deux coeurs de ses jeunes filles…

Ariane, c’est la Belle, la beauté vénéneuse qui prend dans ses filets, les âmes innocentes. Elle saura aussi vous subjuguer dans ses affres, avant d’entraîner dans un tourbillon de galères, sa meilleure amie qui la bade. Autant vous dire, que ce roman contemporain est tout dans l’émotion et qu’il a une force d’attraction intense. Myriam Leroy nous décrit toutes les contradictions de cet âge difficile entre urgence de vivre et vertige de mort, dans les fracas d’amour et de haine. L’auteure met une telle puissance dans ses mots, qu’il m’a été impossible de quitter ses jeunes filles pendant ses 200 pages, en suivant presque en apnée, leurs pied-de-nez à leur quotidien qu’elles ressentent sans saveurs, inventant presque autant de façons de se confronter à tous les ressacs que le destin peut mettre sur leur route, en le défiant avec toujours plus d’effronterie…

En plus, de l’effet captivant de cette amitié hors-norme, il y a eu dans cette lecture, tout un spectre de résonance des références de ma génération. J’ai eu comme une sorte de connivence avec cette jeune auteure qui me précède d’un an, et qui m’ont rappelée avec ces petits clins d’oeil, ma propre adolescence. Que c’est doux, le souvenir…

Les dernières pages du livre m’ont bouleversée, car elle nous parle d’une jeunesse fracassée, en mal de vivre et d’adaptation, un rappel d’un morceau de vie charnière, où tous les possibles sont envisageables, et c’est avec une certaine nostalgie que l’on quitte les remous bouillonnants de cette adolescence, tout en se disant que cette Myriam Leroy a su nous conter avec justesse une histoire d’amitié étonnamment violente, et incroyablement vibrante…

 

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements: 

Je tiens à remercier Muriel ainsi que les éditions Don Quichotte pour l’envoi de ce livre! Merci de leur confiance.

 

 

La ménagerie de papier, Ken Liu.

Couverture La ménagerie de papier

Pourquoi je l’ai choisi:

Je me suis laissée tenter ça et là, par les critiques élogieuses sur la blogosphère…

Synopsis:

Serait-il possible de décrypter les algorithmes de l’amour ? Peut-être les tentaculaires compagnies de l’Internet y parviendront-elles un jour ? Elles sauraient, alors, dire si deux personnes sont vraiment faites pour être ensemble. Et si l’immortalité nous était offerte, quelle trajectoire serions-nous amenés à suivre ? Sans doute la route vers les étoiles s’ouvrirait-elle à nous ? D’immenses vaisseaux se dirigeraient vers 61 Virginis pour y trouver… quoi ? Mais les plus beaux des voyages sont peut-être ceux que l’on fait grâce à la mémoire, à l’aide de jouets nés des mains et de l’amour d’une mère : une merveilleuse ménagerie de papier.

Ce recueil de dix-neuf nouvelles, récompensé par le Grand Prix de l’Imaginaire en 2016, révèle le talent d’un auteur avec lequel il faudra compter à l’avenir. Abordant indifféremment la science-fiction ou la fantasy, Ken Liu a réussi un triplé historique pour le texte qui donne son titre au recueil : prix Hugo, prix Nebula et World Fantasy Award.

Ce que j’ai ressenti:

J’ai de suite adhéré à l’intention de Ken Liu avec son avant-propos, qui offre une connexion entre l’auteur et ses lecteurs. Il a une manière très singulière de rendre ce moment magique, et pour une première découverte du style de cet auteur, on dirait bien que le charme a bien pris…C’est toujours très intéressant de partir à la découverte d’une culture différente, à travers les sensibilités dans les écrits, car on se rend mieux compte des modes de pensées et de ses jolis folklores.

« Le chagrin est un sentiment puissant qui modifie notre regard sur le monde. »

La magie a été là dans son ensemble…Mais, pas à tous les coups, pas à tous les textes. Dans ce recueil de nouvelles, il en est qui m’ont touchée et d’autres plus ou moins ennuyée, parce que ce format de textes est trop aléatoire dans ses longueurs pour vraiment susciter l’émotion chez moi… Elles ouvrent quand même pour beaucoup sur une autre manière d’appréhender les grandes dynamiques de notre monde, et s’emparent des plus grands rêves un peu fous des humains mais laisse toujours la part belle aux lecteurs, de s’en faire sa propre expérience…En cela, c’est une richesse puisque nous avons des thèmes abordés tels que l’amour, l’immortalité, la liberté, la connaissance du futur, la fatalité,  et l’éphémère de nos existences…Toutes ses nouvelles nous en parlent avec douceur, poésie, paraboles: tout en mots et étoiles où se perdre…Un plaisir de lecture comme un paquet de sucreries variées.

Le bateau, suspendu à cette enveloppe, prit son envol pour descendre lentement le long du bord du monde.

En terme de préférence, la nouvelle qui donne son nom au recueil, vaut clairement le détour! J’ai été émue par l’univers poétique et fantastique qui se joue dans cette ménagerie de papier, la force de son pouvoir imaginatif, l’art de l’origami dans la délicatesse d’une plume sensible: Juste Magnifique! J’ai beaucoup aimé aussi Le Golem au GMS et La trajectoire et Faits pour être ensemble. Lire des nouvelles restent encore une exception dans mes habitudes de lectures, mais ce recueil fût une très jolie surprise, même si je suis dès fois passée à côté de certaines, on devine quand même un auteur à suivre, et j’ai hâte de me plonger dans un de ses romans, qui j’en suis certaine saura m’emporter sur des terres encore inconnues entre science-fiction et fantastique…

Le corps humain, c’est une merveille à récréer. L’esprit par contre, n’est qu’une vaste blague. Croyez-moi, je m’y connais.

 

Ma note Plaisir de Lecture  7/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement l‘équipe Folio de leur confiance pour m’avoir intégrer dans son Club de l’Imaginaire. Ce fût une lecture  bien intéressante.

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