Hope and Red, Jon Skovron.

Couverture L'empire des tempêtes, tome 1 : Hope & Red

L’empire des Tempêtes 1 

Pourquoi je l’ai choisi:

J’ai adoré cette couverture, en rouge et noir! Les destins troubles et leurs intentions plus intrigantes, encore…

J’ai lu cette lecture en LC avec l’adorable Elodie Universe, et je vous invite à passer voir son avis: ICI!

Synopsis:

Hope est l’unique survivante du massacre de son village, dévasté par les terrifiants biomanciens, serviteurs mystiques de l’empereur. Recueillie par un soldat vinchen, elle a suivi un entraînement secret, faisant d’elle une guerrière qui ne vit que pour la vengeance.
Red est un orphelin adopté par une ancienne mercenaire issue de la pègre. Il est devenu un voleur et un escroc au talent inégalé.
Quand un chef de bande sanguinaire passe un marché avec les biomanciens pour contrôler les bas-fonds de la dangereuse cité de Laven, les destins de Hope et de Red se croisent. Et leur alliance improbable va faire autant d’étincelles que de dégâts…

 

Ce que j’ai ressenti:

  • Hope, où quand tu as bon espoir…

Cela s’est joué dès le premier chapitre, c’est rare, et c’était presque magique…J’ai senti comme une affinité, une connexion entre mon envie d’évasion et cette promesse d’une lecture pleine d’aventures…En même temps, l’univers de la piraterie, j’adore…Donc, en peu de pages et avec la rencontre de Hope, puis de Red, j’ai eu un espoir exaucé…Mais évidemment, le charme ne s’est pas arrêté avec ses deux personnages principaux, qui vont voir leurs destins se croiser, mais bien avec tous! L’auteur réussi le pari de nous les faire tous aimer parce qu’ils ont de l’audace, de la personnalité, des noms originaux, des histoires passionnantes!  On est pris dans leurs tourments, leurs passés douloureux, leurs avenirs incertains, leurs présents dangereux…

« Celui qui est assez brave pour s’aventurer aveuglément dans les ténèbres disparaîtra dans les ténèbres et les ténèbres disparaîtront en lui. »

  • Red, où quand tu vois rouge…

Quand on rêve de vengeance ou de justice, il est comme un fléau qui l’accompagne presque fatalement: le sang versé…Et du rouge et du sang, il y en a dans ces pages: sur la couverture, dans les couchers de soleil, dans les levées d’épées, au fin fond d’une ruelle obscure, sur des pontons lessivés, derrière des portes de monastères, dans les villages isolés…On baigne dans une ambiance rougeoyante, poisseuse où règne de rouges colères et des brasiers de haine qui n’attendent qu’une étincelle pour s’embraser….Ce livre, c’est un condensé de vents et marées, de rébellions et de pudeur, de joies et de peines, de rivalités et d’amitiés, de combats et d’amours. Un diamant Rouge Passion! 

« Les Vinchens pensent qu’il est préférable de perdre avec honneur plutôt que de gagner dans la honte. Parce que si le nectar de la victoire est souillé, il laisse un goût amer dans la bouche. »

  • Hope et Red, où quand ça devient soleil…

C’est un univers Fantasy d’une richesse incroyable. Entre les complots politiques, les batailles en mer, les affronts de rues, les rixes de quartiers, il ne manque pas d’actions dans cet Empire des Tempêtes! Et pourtant, il y a aussi de la douceur, de la tendresse, du respect, de la tolérance et même une parité homme-femme éblouissante! J’aime le dynamisme de l’ensemble, ses personnages qui prennent leurs vies en main envoyant en l’air, les prédestinées étriquées dans lesquelles on a voulu les contraindre… Alors forcément, il souffle des tempêtes de rage, et des étincelles de liberté, et dans ses lignes noires, il en ressort une fantastique aventure!

« Un soupçon de chaos apporte le changement, et le changement est parfois salutaire. »

Les habitants de Cercle Paradis diront certainement que « C’est Soleil », mais moi, j’ajouterai que c’est:  « Coup de Coeur »!

En avant, toute! Foncez, vers Laven La Nouvelle!

 

Ma note plaisir de Lecture  10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Léa des éditions Le Livre de Poche Imaginaire! Ce fut une lecture passionnante!

 

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Hier, les oiseaux, Kate Wilhem.

Hier, les oiseaux

 

Synopsis:

La planète est exsangue, ravagée par la pollution, la guerre, la maladie. Les Sumner, de riches propriétaires terriens, pressentent que l’effondrement du monde est proche. Ils décident de construire à Bear Creek, dans leur domaine de Virginie, un centre de recherches scientifiques et d’y organiser la vie en autarcie. Après le cataclysme, les hommes et les femmes se révèlent stériles et disparaissent en quasi-totalité. Créer des bébés par clonage semble pallier la reproduction sexuée. Mais, au fil des générations, les clones sont-ils encore des humains  ? Le retour inflexible de la Nature va-t-il obliger une microsociété à bout de ressources à franchir les frontières pour explorer le monde  ?
Publié en 1976, Hier, les oiseaux, devenu un classique de la science-fiction, interroge avec une implacable acuité un avenir possible de l’humanité.
Prix Nebula et prix Hugo du meilleur roman.

Les personnages: 

Parce qu’ils sont différents, David, Molly, et Mark sont les trois meneurs de cette histoire. Il faut croire que j’ai une préférence pour les marginaux, car ils ont une sensibilité artistique et une manière différente de voir le monde…A tous les trois, ils nous font voir la Nature, les Arts et l’Avenir avec plus de poésie, plus de passion, plus d’intérêt, les possibilités de notre environnement, en allant à chaque fois, au delà du cadre établi, même si eux, le payent en isolement et exil déchirant…

« Eux, ils ne peuvent pas entendre cet autre soi-même qui, sans cesse, murmure. »

Ce que j’ai ressenti:

Hier, les oiseaux est un roman qui nous plonge dans les temps. Publié d’abord en 1977, il nous revient ,enfin, en 2018 avec Le livre de Poche Imaginaire, avec une couverture rouge et inquiétante pour notre plus grand plaisir, car c’est un roman d’anticipation qui a reçu deux prix prestigieux dans le monde de la science-fiction, et pourtant, on dirait presque qu’il est passé inaperçu, depuis…C’est toujours intéressant d’avoir une approche près de 40 ans plus tard, et de voir que cette lecture visionnaire n’a pas vieillie, et heureusement, oserai-je dire, que nous sommes encore loin, d’un avenir aussi sombre…

-Nous sommes tous morts. Aujourd’hui ou demain. Pourquoi prolonger? 

Découpé en trois parties, il m’a semblé, malgré ce thème de clonage en masse, que le schéma traditionnel familial était bel et bien en filigrane, dans ce roman, comme un fil ténu dans l’intrigue. Certes, c’est une toute nouvelle forme de famille et de cellule sociale à cause de cette énigmatique maladie qui frappe l’humanité, mais j’ai ressenti comme dans cette découpe de chapitres, une partie « Père » avec David, « Mère » avec Molly et « Enfant » avec Mark, comme un idéal à atteindre… Trois personnages donc, qui se passent le relais pour appréhender un futur très controversé et des situations difficiles, mais qui éclairent, chacun à leur façon et grâce à leur différence, le nébuleux avenir…

« Un jour, tu monteras ici, et tu poseras ta main sur cet arbre, et reconnaîtras ton ami, exactement comme il a été le mien toute ma vie. »

Dans ce récit post-apocalyptique, on trouve un monde ravagé, sans espoir, sans amour, sans génie, sans passion…Cette lecture, elle nous touche dans toutes les réflexions d’éthiques qu’elles engendrent, plus que dans son histoire, je trouve… De pouvoir se projeter dans cette atmosphère dénuée de richesse culturelle, et complètement déstructurée dans ces structures sociales, est étonnamment dérangeante. C’est cela que j’aime retrouver dans la lecture de la science-fiction, c’est le danger possible des dérives poussées à l’extrême, et ici, Kate Wilhem survole un monde bien triste, ou la liberté n’a plus son envolée inspirante, et si Hier, les oiseaux étaient dans le ciel, dans cette lecture, les piqués sont vertigineux et catastrophiques…Mais, un espoir, même tout petit, pourrait quand même s’élever…

Comme des millions d’autres avant lui, il était impressionné par la complexité de la nature. 

A découvrir!

Pendant quelques minutes, il se permit de rêver, puis il s’assit. 

 

Ma note Plaisir de Lecture  7/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Léa et les éditions Le Livre de Poche Imaginaire pour l’envoi de ce livre.

Les Ferrailleurs, tome 2 : Le Faubourg, Edward Carey.

Les Ferrailleurs, tome 2 : Le faubourg par Carey

Pourquoi je l’ai choisi:

Je vous l’avais dit, j’étais très impatiente de lire la suite de cette saga fantastique des Ferrailleurs, et l’attente va être longue, pour la suite et fin de cette trilogie…

Synopsis:

Rien ne va plus depuis que le Château de l’extravagante famille Ferrayor a croulé sous l’assaut des objets rendus à la vie. Le jeune Clod, ayant perdu forme humaine, erre de ruelles en échoppes dans une ville ravagée par la crasse et la pauvreté ; sa complice Lucy Pennant, elle, est ensevelie sous les décombres du manoir, où elle fait la rencontre d’une créature aussi monstrueuse qu’attachante. Pourchassés, nos deux héros vont devoir se réunir pour déjouer les plans de Grand-Père Umbitt, qui règne en tyran sur le peuple asservi du Faubourg.

Ce que j’ai ressenti: Changement de décor, mais toujours autant de charme obscur…

Quand j’ouvre ce deuxième tome de la trilogie, je retrouve immédiatement cette ambiance sombre et délicate, ce style inimitable de Edward Carey…Et la magie fonctionne encore, parce qu’il a cette grâce de savoir créer un vrai monde à part, avec ses règles et ses étrangetés. Avec Le Faubourg, il nous ouvre encore un peu plus son univers, lui conférant un autre aspect que la vie de Château, étend notre regard sur d’autres horizons encore moins reluisant de ce Londres revisité. Et quelle fantaisie grisâtre dans ces rues qui se balade encore allègrement! C’est étourdissant d’immondices et de rencontres insalubres…

« Vivace est la beauté, elle ne se laissera jamais enterrer. »

Lucy Pennant et Clod Ferrayor ne sont pas au bout de leurs peines, pour tenter de comprendre et d’infléchir la volonté du maître des lieux…A coups de tentatives infructueuses et de rencontres chanceuses, ils se découvrent plus enhardis, moins insignifiants, et nous lecteurs,  de les suivre dans leurs folles aventures, on découvre deux adolescents étranges et attachants avec leurs doutes, leurs failles et leurs tracas. Leur passage à l’âge adulte se fait dans la lutte pour les autres dans une obscure farandole d’objets doués de paroles, et ils en sortent grandis, et plus proche que jamais, tout en étant à chaque fois séparés…Chapitre après chapitre, leur histoire d’amour s’inscrit dans cette intention de faire bouger les choses… Heu, les objets… Heu pardon, les gens…*Veuillez m’excuser, je suis encore dans les brumes d’un rêve…Pourquoi ai-je un demi-souverain dans la poche?!*

Les hommes dans les guerres perdent leur âme, elle est foulée aux pieds, je l’ai vu, il n’y a plus d’individus, rien qu’une masse, une grande masse qui court à son anéantissement.

Je craque carrément pour cette plume poétique et gothique, et ces moments de lectures me sont précieux car cette plongée dans un imaginaire si prégnant, devient un délice de découverte. On ne sait jamais à quoi s’attendre, puisque c’est totalement loufoque, plein de folie douce, délicieusement inventif…Et puis, ces jeux de mots, cette qualité de métaphores, c’est juste fantastique! Vous l’aurez sans doute compris, j’ai plus que hâte de lire La Ville, tome 3 de cette trilogie pleine de surprises….

« Je suis sujette à des rêves incroyables. Nanny me dit que je ne devrais pas lire autant de livres, que si je continue à ce rythme, ils finiront par me tuer. »

 

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les éditions Le livre de Poche Imaginaire pour l’envoi de ce livre! Ce fût une lecture fascinante.

La ménagerie de papier, Ken Liu.

Couverture La ménagerie de papier

Pourquoi je l’ai choisi:

Je me suis laissée tenter ça et là, par les critiques élogieuses sur la blogosphère…

Synopsis:

Serait-il possible de décrypter les algorithmes de l’amour ? Peut-être les tentaculaires compagnies de l’Internet y parviendront-elles un jour ? Elles sauraient, alors, dire si deux personnes sont vraiment faites pour être ensemble. Et si l’immortalité nous était offerte, quelle trajectoire serions-nous amenés à suivre ? Sans doute la route vers les étoiles s’ouvrirait-elle à nous ? D’immenses vaisseaux se dirigeraient vers 61 Virginis pour y trouver… quoi ? Mais les plus beaux des voyages sont peut-être ceux que l’on fait grâce à la mémoire, à l’aide de jouets nés des mains et de l’amour d’une mère : une merveilleuse ménagerie de papier.

Ce recueil de dix-neuf nouvelles, récompensé par le Grand Prix de l’Imaginaire en 2016, révèle le talent d’un auteur avec lequel il faudra compter à l’avenir. Abordant indifféremment la science-fiction ou la fantasy, Ken Liu a réussi un triplé historique pour le texte qui donne son titre au recueil : prix Hugo, prix Nebula et World Fantasy Award.

Ce que j’ai ressenti:

J’ai de suite adhéré à l’intention de Ken Liu avec son avant-propos, qui offre une connexion entre l’auteur et ses lecteurs. Il a une manière très singulière de rendre ce moment magique, et pour une première découverte du style de cet auteur, on dirait bien que le charme a bien pris…C’est toujours très intéressant de partir à la découverte d’une culture différente, à travers les sensibilités dans les écrits, car on se rend mieux compte des modes de pensées et de ses jolis folklores.

« Le chagrin est un sentiment puissant qui modifie notre regard sur le monde. »

La magie a été là dans son ensemble…Mais, pas à tous les coups, pas à tous les textes. Dans ce recueil de nouvelles, il en est qui m’ont touchée et d’autres plus ou moins ennuyée, parce que ce format de textes est trop aléatoire dans ses longueurs pour vraiment susciter l’émotion chez moi… Elles ouvrent quand même pour beaucoup sur une autre manière d’appréhender les grandes dynamiques de notre monde, et s’emparent des plus grands rêves un peu fous des humains mais laisse toujours la part belle aux lecteurs, de s’en faire sa propre expérience…En cela, c’est une richesse puisque nous avons des thèmes abordés tels que l’amour, l’immortalité, la liberté, la connaissance du futur, la fatalité,  et l’éphémère de nos existences…Toutes ses nouvelles nous en parlent avec douceur, poésie, paraboles: tout en mots et étoiles où se perdre…Un plaisir de lecture comme un paquet de sucreries variées.

Le bateau, suspendu à cette enveloppe, prit son envol pour descendre lentement le long du bord du monde.

En terme de préférence, la nouvelle qui donne son nom au recueil, vaut clairement le détour! J’ai été émue par l’univers poétique et fantastique qui se joue dans cette ménagerie de papier, la force de son pouvoir imaginatif, l’art de l’origami dans la délicatesse d’une plume sensible: Juste Magnifique! J’ai beaucoup aimé aussi Le Golem au GMS et La trajectoire et Faits pour être ensemble. Lire des nouvelles restent encore une exception dans mes habitudes de lectures, mais ce recueil fût une très jolie surprise, même si je suis dès fois passée à côté de certaines, on devine quand même un auteur à suivre, et j’ai hâte de me plonger dans un de ses romans, qui j’en suis certaine saura m’emporter sur des terres encore inconnues entre science-fiction et fantastique…

Le corps humain, c’est une merveille à récréer. L’esprit par contre, n’est qu’une vaste blague. Croyez-moi, je m’y connais.

 

Ma note Plaisir de Lecture  7/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement l‘équipe Folio de leur confiance pour m’avoir intégrer dans son Club de l’Imaginaire. Ce fût une lecture  bien intéressante.

Battle Royale, Koushun Takami

Couverture Battle royale

Pourquoi je l’ai choisi:

Considéré comme une référence, je tenais absolument à découvrir cet ouvrage. Depuis la folie Hunger Games, je l’avais vu maintes fois cité comme le précurseur du genre, et puis je l’ai vu en coup de coeur recommandé par Le livre de Poche Imaginaire…J’ai succombé à la tentation….

Synopsis:

Dans un pays asiatique imaginaire existe un programme gouvernemental connu sous le nom de « Battle Royale ». Chaque année, une classe de 3ème est choisie au hasard, emmenée sur une île coupée du monde, et les collégiens doivent combattre entre eux jusqu’à ce qu’il ne reste qu’un survivant…
Ceci afin de servir d’exemple à la population, à la jeunesse particulièrement, et aussi de recueillir des statistiques sur le temps mis par le champion à éliminer ses camarades.

Les personnages:

42 élèves. 42 enfants. 21 filles. 21 garçons.

Image associée

 

Le lieu :

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Ce que j’ai ressenti:…Foudroyante Battle de coeurs battants…

 

Image associée

Au final, il n’en restera qu’un…

Ceci n’est pas une mauvaise blague, ni la bande annonce de « The Voice »… Les « Battle » sont bel et bien mortels, cruellement réels, sauvagement sanglants. Cette classe de 3ème n’aurait jamais pensé être l’élue du Programme, et pourtant, il va falloir à ses jeunes gens beaucoup de courage et de détermination, pour ce réveil effroyable sur cette île retirée, terrain de jeu miné, il faudra survivre… Survivre aux autres.

« Aujourd’hui, mes petits amis, vous allez vous amuser à vous entre-tuer! »

Quand tu tiens en main ce beau volume de quelques 800 pages et que tu devines par avance, que ça ne va pas être de la guimauve: prévois-toi dans ton planning, une sacrée plage de moments dans lequel tu vas pouvoir te confronter à l’ignoble, à l’éventuel monde imaginaire de violence extrême , et appréhender une nouvelle façon de jouer. Je te mets juste en garde, ô toi le lecteur curieux,  parce que ça envoie niveau émotions diverses ainsi que mises en scènes atroces…Et pourtant, il y a une certaine addiction qui se crée, car tu ne peux laisser à leur triste sort, ses enfants…Jusqu’à la dernière page, tu espères : que le jeu s’enraye, que l’humanité triomphe…

Ni peur, ni doute, jamais…

Koushun Takami ne se contente pas de livrer une histoire morbide sans morale, non, il nous livre dans cette trame d’horreur, une étude psychologique de la peur, avec en exemple, des adolescents pleins de sentiments contraires dû à leur âge difficile, sur une aire prédéterminée, avec une règle du jeu implacable. Il nous fait réaliser à quel point le doute peut envahir les esprits fragiles, comme il s’insère insidieusement dans les comportements, jusqu’à quel point, il peut rendre fou…Une classe entière de gamins, plus ou moins unis dans le quotidien va être contrainte d’éliminer, un à un, ses camarades, au dépit de l’amitié, au détriment de l’amour…Il suffit d’une étincelle, parfois, pour que le carnage se déclenche…L’auteur réussit le pari à créer cette atmosphère de tension très particulière de confiance bafouée, au delà des volontés premières des participants. C’est le Jeu, parce que l’Autre le joue. C’est l’Instinct de survie qui domine parce que les règles sont ainsi. Toute l’horreur se tient là, toute l’intensité se joue là. Dans cet unique sentiment: la peur…

Parce que si tu commences à douter, alors oui, tu peux douter de tout, absolument de la moindre petite chose, tu peux douter. Mais si tu doutes de tout, il faudra que tu t’entoures de tellement de précautions que tu ne pourras bientôt plus bouger le petit doigt.

Si les minutes et l’espace de jeu se réduisent inexorablement pour ces petits héros malgré eux, pour toi aussi, lecteur, le temps prend soudain une autre forme, il s’étire aux souffles de vie qui se perdent… Te voilà confronté à un régime politique totalitaire, à une hécatombe d’innocents, à l’horreur de Battle Royale. J’ai lu ses pages, avec la gorge serrée, heureusement qu’il y avait des notes de douceur auxquelles se raccrocher parfois, mais clairement ce livre te hante. Cette folie t’accompagne dans ton espace intérieur, te déstabilise dans cette illusion de jeunesse candide, te frappe aussi sûrement que le plus déterminé des joueurs, t’atteint en plein cœur de tes convictions utopistes…

S’il n’en restait qu’une, pour vous convaincre de lire ce livre, je serai celle là…

Ma note Plaisir de Lecture  10/10.

Remerciements:

Je tiens à remercier Ninon, adorable attachée de presse chez Le Livre de Poche Imaginaire, qui m’a fait parvenir cet ouvrage que j’ai cherché partout en librairie sans pouvoir mettre la main dessus. Merci de sa confiance, merci pour cette attention!

Les perséides, Robert Charles Wilson.

Couverture Les perséides

Pourquoi je l’ai choisi:

Grâce aux bons conseils de Yvan, Robert Charles Wilson est devenu un auteur que j’adore particulièrement. Forcément, quand j’ai vu cette proposition de lecture dans le cadre du Club de l’Imaginaire Folio SF, je n’ai pas hésité un seul instant, ne tenant même pas compte du résumé, tellement je fais confiance à son talent! Je remercie d’ailleurs très chaleureusement les éditions Folio de leur confiance!

Synopsis:

Toronto. Cité pluriethnique où l’on peut croiser des centaines de personnes tout en restant terriblement seul. Ville tentaculaire que l’on sillonne chaque nuit en faisant de nouvelles découvertes et où l’indicible n’est jamais très loin. 
Au cœur de cette métropole se niche une petite librairie plutôt étrange : Finders. Vous y trouverez sans aucun doute les livres que vous cherchiez depuis toujours et aussi, qui sait?, certains que vous n’imaginiez même pas. Porte ouverte sur des mondes qui n’existent pas, ou pas encore, Finders est un endroit à nul autre pareil. Poussez la porte, si vous l’osez… 

Avec ce recueil de neuf nouvelles liées plus ou moins étroitement les unes aux autres, Robert Charles Wilson nous offre une œuvre très personnelle, ancrée dans le réel et pourtant véritable déclaration d’amour à la science-fiction, laboratoire de tous les possibles.

Ce que j’ai ressenti:…Elargir son horizon étoilé des possibles…

« L’univers mesure-t-il l’intention? »

Neufs nouvelles pour mieux appréhender la science-fiction, et le chemin des étoiles pour aller s’y perdre, avec la jolie plume de Robert Charles Wilson…Inutile de dire que ce livre, j’étais très impatiente de le commencer, car depuis que j’ai découvert cet auteur, je me régale de son imagination foisonnante, je suis admirative des mondes qu’il ouvre à ses lecteurs, et de la portée de ses écrits pour notre perception de la vie. Même le livre refermé, il me reste encore une impression très forte d’avoir confronté mon imaginaire au néant, de lui avoir laissé une chance de rentrer dans un quotidien toujours plus prenant…Étourdissant comme sensation…

« Est-ce que c’est l’univers qui se dilate ou l’observateur qui rétrécit?  » 

Lire des nouvelles est assez exceptionnel chez moi, mais quand c’est un auteur chouchou tel que RC Wilson, je fonce les yeux fermés, et bien sûr, la magie a encore opérée…Il arrive à me transporter à chaque fois, dans un espace parallèle de pure science-fiction avec une pointe de fantastique qui fait de ce moment, une boucle de plaisir de lecture…J’aime sa façon d’exploiter l’étrange, de décrire l’humain dans ses incroyables contradictions, de passer toutes les frontières pour mieux apprendre de notre monde…De l’infiniment grand à l’infiniment petit, des paradoxes possibles et impossibles, avec une finesse d’écriture, il nous réinvente Les Perséides, dans une pluie de mots étincelantes…

« Au bout d’un moment, on apprend à en tirer réconfort. Si nous ne sommes rien, alors il n’y a rien dont avoir peur. Nous n’intéressons pas les étoiles. »

Une ville et une librairie comme point d’ancrage de cette série d’histoires toutes plus intéressantes les unes que les autres, car elle ouvre sur les champs des possibles intangibles, des probabilités anticipées dérangeante, voir même effrayantes. Un envol direct pour l’infini et au delà, avec des théories opaques qui prennent vie dans ses pages. Ce recueil de nouvelles est une plongée vertigineuse dans les rues de Toronto et ses recoins sombres et des portes de mots qui s’ouvrent sur des mondes insoupçonnés qui laisse des traces de vaporeuses angoisses dans nos nuits blanches. On en ressort forcément troublé, car derrière ses petits textes, se cachent les grandes questions existentielles, quand nous tournons notre regard vers le ciel étoilé…

« Les gens de la ville ne comprennent pas. En agglomération, le ciel est gris, vierge comme une ardoise et légèrement lumineux : on dirait un feu d’ordures qui couve. Les quelques corps célestes qu’on parvient à voir briller malgré la pollution sont à peu près aussi excitant qu’un poisson échoué sur la plage. Mais en s’éloignant suffisamment de la ville, on voit encore le ciel de la même manière que nos ancêtres, comme un abîme au-delà du bout du monde dans lequel les étoiles évoluent, aussi implacables et inabordables que les âmes des morts d’antan. »

J’ai bien entendu mes préférences en termes de textes qui m’ont plus touchée que d’autres, (comme La ville dans la ville et L’observatrice) , mais j’ai été agréablement surprise de la cohérence de ce recueil qui propose toujours une ligne conductrice entres ses nouvelles, même infime, dont l’incroyable fascination pour la librairie Finders…Robert Charles Wilson se plaît à prendre carrément l’univers comme espace de jeu, avec toutes les propositions originales ou frissonnantes qui peuvent nous atteindre, pour nous donner quelques matières à penser, lors de nos ballades nocturnes, au clair de lune.

« Au bout d’un moment, on apprend à en tirer réconfort. Si nous ne sommes rien, alors il n’y a rien dont avoir peur. Nous n’intéressons pas les étoiles. »

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

 

 

 

L’éveil des dieux, Sylvain Neuvel.

Couverture L'éveil des dieux

Pourquoi je l’ai choisi:

J’étais trop, mais trop impatiente, de lire la suite des Dossiers Thémis, tellement j’avais adoré le premier tome mettant en scène, ce robot extraterrestre.

Synopsis:

« On n’arrête pas de me dire que c’est normal de faire des cauchemars. Moi je sais que ce ne sont pas des cauchemars. J’en ai quand je suis réveillée, maintenant. Je fais toujours le même depuis des mois. Tout le monde meurt. Il y a des milliers de morts dans les rues, une ville entière pleine de cadavres. Mes parents baignent dans leur sang, chez nous. Et aujourd’hui, il y avait quelque chose de nouveau. J’ai vu un robot. Comme Thémis. Une grande femme métallique tombait du ciel. »

Ce que j’ai ressenti:…Un coup de cœur qui se confirme!

Vous le savez, Le Sommeil des Géants a été un fulgurant coup de foudre dans mon univers livresque. Sylvain Neuvel relève haut la main, de ses robots démesurés, le défi d’un second tome encore plus palpitant, pour nous en mettre encore plein la vue , avec L’éveil des dieux! Allez, levez les yeux vers les étoiles, ou noyez vous dans celles de la couverture, mais lisez cette saga de science fiction juste, exceptionnelle! Elle pourrait vous emmener dans l’espace infini, rencontrer un troisième type de personnages, et prendre quelques hauteurs sur notre chère planète bleue…

J’ai tué Dieu et je me sens vide à l’intérieur.

Ce qui fait que j’adore cette saga, c’est que l’on ne peut prévoir la prochaine action, le prochain dossier, la suite des rebondissements…La forme innovante de ce roman tient à ses fichiers mis, judicieusement à la suite, pour tenir une intrigue qui se concentre sur l’Action, essentiellement. Ce concentré d’énergie vibre d’enchaînements stratégiques, uppercuts titanesques, retournées acrobatiques, dialogues acerbes, décisions internationales, développements scientifiques,  conflits mondiaux…Chaque chapitre est une surprise, une forme différente de présenter une complexité, une affaire de plus à expérimenter, un mystère de plus à éclaircir! C’est étourdissant ce page-turner, dont on ne peut deviner la suite, mais je suis addict à ce concept!

L’envie de vivre est très difficile à supprimer .

Vous l’aurez compris, c’est tourné uniquement sur l’action, et pourtant, on arrive à se lier aux personnages principaux, malgré cette audacieuse forme de récit. En fond d’intrigue, on se plaît à suivre les questionnements intérieurs de Rose, la passion de Kara et Vincent, l’innocence flouée de ce petit bout’chou Eva, la folie de Alyssa, les interrogatoires mystérieux de la Voix… Par la retranscription des dialogues vivants, on est jeté dans les jeux des émotions à chaud de tous ses personnages qui se débattent à leurs échelles pour contrer l’invasion extraterrestre, et forcément ce débordement bouillonnant de l’instinct de survie nous touche, et nous emmène à réfléchir à nos hypothétiques réactions face à ce phénomène…

Et si nous ne survivons pas, ce sera à cause de notre stupidité, de notre égoïsme, de notre avidité.

C’est avec encore plus d’impatience que j’attends le tome 3 de ces aventures, car j’ai lu ses deux tomes avec frénésie et que le coup de cœur pour cette saga se confirme! J’adore où m’emmène la folle imagination de Sylvain Neuvel, et cette fin réserve encore de belles surprises, et un prochain tome très prometteur…

 

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Les Editions Le Livre de Poche Imaginaire pour l’envoi de ce livre! Ce fût une lecture fascinante!

 

Histoires Extraordinaires, Edgar Allan Poe. (LC avec Cannibal Lecteur).

Couverture Histoires extraordinaires

Synopsis:

« Edgar Poe aime à agiter ses figures sur des fonds violâtres et verdâtres où se révèlent la phosphorescence de la pourriture et la senteur de l’orage. » Baudelaire

Ce que j’ai ressenti:…Un chant d’Halloween…

 

♫ Je m’ baladais sur Halloween, le cœur ouvert à l’inconnu,
J’avais envie de lire des Histoires Extraordinaires, d’un grand Monsieur,
Pas avec nimporte qui, et ce fut toi,
Ma binomette qui m’accompagna,
Il suffisait de te le proposer, pour te tenter!♫

 

♫ ô Champ-Poelysé, ô Champ-Poelysé,
Dans l’obscur, à la chandelle, A minuit, et en amies,
Il y a tout ce que vous voulez, ô Champ-Poelysé.♫

♫Tu m’as dit « Je m’ennuie, viens ma Fée,  changeons d’avis »…
Alors je t’ai dissuadée, on a parlé, on a continué
Et l’on a même pas penser à abandonner…♫

 

♫ ô Champ-Poelysé, ô Champ-Poelysé,
Dans l’obscur, à la chandelle, A minuit, et en amies,
Il y a tout ce que vous voulez, ô Champ-Poelysé. ♫

♫Hier soir, on a lu et ce matin, sur nos blogs,
Des treize Histoires, fantomatiques ou endiablées,
Il y a eu deux incroyables amies qui chantent leurs avis…♫

 

 

♫ ô Champ-Poelysé, ô Champ-Poelysé,
Dans l’obscur, à la chandelle, A minuit, et en amies,
Il y a tout ce que vous voulez, ô Champ-Poelysé. ♫

Cinq sur treize, c’est le petit score qui ressort de cette appréciation. Lire des Classiques, c’est bien, mais nous ne sommes pas à l’abri d’une déception…Je garde donc un avis mitigé sur l’ensemble de ce recueil, mais quand même, curieuse de découvrir plus de Poe, plus de fantastique, plus d’horreur…

J’ai adoré:

  • Manuscrit trouvé dans une bouteille
  • Une descente dans le maelstrom
  • Ligeia

Je les ai adoré, car c’est exactement ce que je recherchais quand j’ai décidé d’ouvrir ce recueil. Des Histoires Extraordinaires qui me fasse frémir d’horreur ou de frissons…Je les ai adoré dans leur champ lexical, dans leur chute, la poésie des mots,  vers les univers qu’ils ouvrent, et les possibilités infinies du fantastique. En cela, je pense n’avoir pas perdu mon temps, avec cette lecture! On sent un style plus noir, plus prononcé dans ses deux Histoires de mer, alors que Ligeia, est passionnée, vibrante d’amour…

J’ai apprécié :

  • Le scarabée d’or
  • La vérité sur le cas de M.Valdemar

J’ai passé un bon moment avec ses deux là, avec le petit coté « canaille » de conte de pirates, et l’étrangeté d’un corps non-mort…Recherche au trésor et fine ligne entre vie et mort, il n’en faut pas plus pour éveiller ma curiosité!

Pour le reste, je n’y ai pas trouvé de plaisir, ou mes attentes de lectrice étaient toutes autres…Loin de moi, l’idée de critiquer défavorablement des textes qui ont traversé le temps, mais pour ma lecture horrifique spéciale Halloween, ses treize textes prometteurs se sont révélés inégaux, voire ennuyeux. Je ne regrette pas cette lecture pour autant puisque Edgar Allan Poe est une référence dans le milieu littéraire, et je souhaitais me faire mon avis sur touts les clins d’œil que je peux voir lors de mes lectures de SF. Je souhaite donc découvrir ses autres textes, et surtout sa poésie.

Ma note Plaisir de Lecture  6/10

 

Titre : Histoires extraordinaires

Auteur : Edgar Allan Poe
Édition : Le Livre de Poche (1972)
Publication originale : 1856

Résumé :
Histoires extraordinaires est un recueil de nouvelles écrites par Edgar Allan Poe, puis traduites et réunies sous ce titre par Charles Baudelaire en 1856.

Edgar Poe aime à agiter ses figures sur des fonds violâtres et verdâtres où se révèlent la phosphorescence de la pourriture et la senteur de forage. – Baudelaire.

Ce volume contient :

  • Double assassinat dans la rue Morgue (1841)
  • La Lettre volée (1845)
  • Le Scarabée d’or (1843)
  • Le Canard au ballon (1844)
  • Aventure sans pareille d’un certain Hans Pfaall (1839)
  • Manuscrit trouvé dans une bouteille (1833)
  • Une descente dans le Maelstrom (1841)
  • La Vérité sur le cas de M. Valdemar (1845)
  • Révélation magnétique (1844)
  • Souvenirs de M. Auguste Bedloe (1844)
  • Morella (1835)
  • Ligeia (1838)
  • Metzengerstein (1832)

Critique par Cannibal Lecteur: ici!
Histoires extraordinaires ? Histoires extraordinaires ? J’t’en foutrai, moi, des histoires extraordinaires !

Lorsque ma binômette de lecture, Stelphique, me proposa de lire un roman de Poe pour Halloween, je fus emballée et je lui répondis « oui, je suis pour ».

Bon, je suis aussi toujours partante pour une LC avec Stelphique, même si elle me proposait une daube du genre de « merci pour ce moment des 50 nuances Twoilette », je dirais encore « Oui j’en suis !! ».

PS : Stelphique, si tu me fais pareille proposition, je descendrai dans le Sud te régler ton compte à coup de cappuccino périmés !

Poe est un grand auteur, mais là, je me suis ennuyée durant ma lecture, soupirant sans cesse, ayant l’impression de déjà-lu, la faute à Poe qui fut un précurseur pour une multitude d’auteurs, notamment Conan Doyle, Verne, Stevenson…

Le style d’écriture m’a semblé inégal, sans doute dû au fait que les nouvelles furent mises en recueil sans suivre l’ordre de publication original et j’ai dû m’accrocher aux bras du fauteuil pour ne pas sauter des pages.

Mais je suis faible et j’ai donc lâché les accoudoirs pour zapper des paragraphes entiers de blabla insipides qui me semblaient sans intérêt pour mon cerveau.

Là, on peut dire que j’aurais été une bonne cliente pour une boisson gazeuse car durant ma lecture, j’ai offert du temps libre à mon cerveau et à mon esprit, puisque tous les deux s’étaient déconnectés depuis longtemps.

— Allô ? Allô ? Y’a personne au bout du fil ? McFly ??

En plus, même si Dupin fut un précurseur de Holmes, je ne l’ai jamais vraiment apprécié, n’ayant jamais accroché à ce détective, sans compter que le fait de n’utiliser que la première lettre pour nommer les gens m’indispose grandement.

J’espérais des frissons, je désirais du fantastique, du mystère, des émotions, de la passion et résultat des courses, je pourrai aller demander le remboursement car je ne suis pas satisfaite !

Pas grave, je l’ai lu pour faire plaisir à ma binômette, on a fait notre LC de Halloween, mais l’année prochaine, faudra trouver un livre qui nous foute vraiment la trouille, ou du moins, des sueurs froides ou son quota de mystères mystérieusement mystérieux !

Qui sait, peut-être que le recueil suivant « Nouvelles histoires extraordinaires » sera plus emballant… Je ne désespère pas et je compte réessayer Poe avec un autre roman.

Si quelqu’un a des propositions décentes à me faire…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018) et  le challenge US (2017-2018) chez Noctembule.

Le paradoxe de Fermi, Jean-Pierre Boudine.

Pourquoi je l’ai choisi:

J’ai craqué sur cette très jolie couverture de Aurélien Police et souvent, je ne résiste pas à une aventure post-apocalyptique.

Synopsis:

Dans son repaire situé quelque part à l’est de l’arc alpin, Robert Poinsot écrit. Il raconte la crise systémique dont il a été témoin : d’abord le salaire qui n’arrive pas, les gens qui retirent leurs économies, qui s’organisent pour trouver de quoi manger, puis qui doivent fuir la violence des grandes villes et éviter les pilleurs sur les principaux axes routiers. Robert se souvient de sa fuite à Beauvais, de son séjour dans une communauté humaniste des bords de la mer Baltique et des événements qui l’ont ramené plus au sud, dans les Alpes. Quelque part dans le récit de sa difficile survie se trouve peut-être la solution au paradoxe de Fermi, à cette célèbre énigme scientifique : dans un univers aussi vaste que le nôtre, l’espèce humaine ne peut pas être la seule douée d’intelligence ; alors où sont les autres, où sont les traces radio de leur existence? Jamais auparavant l’effondrement de notre civilisation ne fut décrit de façon plus réaliste.

Ce que j’ai ressenti:…Ultime regard vers les étoiles…

La route est fatale au désespéré.

Un livre qui fait froid dans le dos! Le chaos a ravagé la planète, et un homme décide de prendre un cahier et un crayon pour laisser une trace…Eventuellement…Juste une dernière trace, juste un journal intime…Un ultime témoignage…Je ne saurai dire si c’est un roman, ni même lui coller une étiquette de genre. Il est. C’est tout. J’admire cette construction de cette histoire en angle aigu, qui part d’un homme seul pour tendre vers une région, une poignée de pays, la planète entière et enfin, l’univers dans son infinité…C’est une histoire prenante, qui te file le frisson, petit à petit , insidieusement, tu te retrouves à trembler devant cet avenir réinventé, presque prophétique…

Le dynamisme (tellement admiré) de la civilisation moderne a balayé les modes de vie plus simples. Et lorsque la civilisation s’est effondrée, nous n’avons pu vivre ni comme des barbares saxons, ni comme des Indiens guaranis, ni comme des chimpanzés. Nous sommes devenus des riens, errants, furieux, cruels, peureux et haineux…

On peut être assez déstabilisé par contre, par ce ton froid et détaché de la narration adopté dans ses pages. L’auteur choisit de faire par anticipation, une analyse du désordre mondial qui mène à une crise sans précédent, et où l’on devine l’extinction de la population humaine…Nous avons donc des passages scientifiques, économiques et sociaux passionnants, et des théories très intéressantes à suivre dans leurs portées philosophiques. Pourtant, malgré une ambiance sombre et pessimiste de cet avenir, nous avons quelques petites perles de lumière et d’espoir appréciables, qui te permettent de souffler un peu dans cette énumération de faits catastrophiques.

Tant qu’il y a de la vie, ça parle d’espoir, mais c’est une raison de faire taire la vie.

200 pages, qui te donne matière à réflexion, qui t’ouvre un champ de possible et une réponse probable au Paradoxe de Fermi: cette lecture est une bien jolie découverte. Inclassable. Surprenant. Enrichissant. Un petit OLNI dans l’univers de la science fiction. Une petite curiosité à découvrir, car comme on le sait, la curiosité emmène toujours plus loin…Ici, il se pourrait qu’elle t’emmène à voir (et peut être entendre) , différemment le ciel étoilé et ta propre place d’humain face à l’immensité…

L’homme ne vit pas de pain, il vit de sens.

En conclusion, j’ai beaucoup aimé son originalité, il m’a manqué un poil d’émotions et de fluidité, mais je le recommande chaudement à tout amateur de science fiction, car c’est un beau tremplin vers un cheminement de pensée intérieure.

Nous ne pensons pas forcément la réalité. Nous pensons ce que nous pouvons penser.

Ma note Plaisir de Lecture  8/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les éditions Folio pour leur confiance et l’envoi de ce livre! Ce fut une lecture intéressante!

 

Le livre des Radieux 1, Brandon Sanderson.

Couverture Les archives de Roshar, tome 2 : Le livre des radieux, partie 1

Pourquoi je l’ai choisi:

J’avais tellement eu le coup de cœur pour le premier cycle de la saga, que j’étais très impatiente de retourner en Roshar…

Synopsis:

 Roshar, terre de pierres et de tempêtes. Des siècles ont passé depuis la chute des Chevaliers Radieux, mais leurs avatars, des épées et des armures mystiques qui transforment des hommes ordinaires en guerriers invincibles, sont toujours là.
Au cœur des Plaines Brisées, Kaladin lutte depuis dix ans dans une guerre insensée. Dalinar, le chef d’une des armées, est fasciné par un texte ancien, La Voie des rois. Au-delà de l’océan, la jeune Shallan apprend la magie et découvre certains secrets des Chevaliers Radieux…

Les personnages:

Sans trop spolier, on perd un des personnages qui m’avait vraiment intrigué dans le premier cycle et sur lequel je misai beaucoup dans son évolution…C’est dire à quel point, je suis attachée à tous les membres…J’en pleurerai presque, mais c’est comme ça, dans les romans fleuves, certains partent d’autres viennent, et c’est pour cela qu’on les adore autant, ces petits pavés…

Heureusement, notre héros charismatique Kaladin, prend encore une certaine lumière, malgré ses doutes, et un repos un peu forcé…

Dans ce tome ci, il y a enfin la rencontre entre tous les différents personnages-clefs…Leurs chemins les mènent enfin à un seul endroit, et je peux vous dire que ces rencontres ne manquent pas de charme et d’actions…

Ce que j’ai ressenti:…Un Radieux coup de cœur!

Cet endroit en vaut un autre, du moment qu’on est libres.

J’aimerai vous prendre par la main, et vous emmener à Roshar… J’ai fait le voyage en près de 800 pages, et je ne suis qu’à la moitié du périple et pourtant, j’aimerai te conter ses contrées venteuses, ses tempêtes de pluies, la poussière soulevées lors des combats épiques, les couleurs encore inédites qui dépasseront ton imagination…Mais si tu ne lances pas dans cette aventure incroyable, jamais tu ne pourras sentir la richesse des intrigues de cour, la puissance des duels d’épées, la magie qui se révèle dans ses endroits improbables, la beauté d’un monde Fantasy fascinant …

-Pour l’heure, vous n’êtes encore qu’une promesse, répondit Jasnah. Une chrysalide qui renferme un potentiel de grandeur.

Brandon Sanderson m’a encore piégée dans les recoins de son imaginaire, pour que je m’y perde avec bonheur et admiration…Le premier cycle s’était conclu sur cette ombre de Désolation, et ici, un mystérieux compte à rebours semble jeter une urgence supplémentaire dans les actions…J’aime beaucoup comment s’imbrique les feux des intrigues avec les différents points de vues des parties adverses. On voit évoluer nos personnages dans leurs quêtes, mais ce ne sont que des pièces du grand puzzle de ce royaume en proie au futur chaos, et c’est cela qui nous tient en haleine, d’avoir les tenants et aboutissements d’une micro-royauté avec toutes ses influences politiques et militaires.

Dans mon expérience, c’est par la parole que s’amorcent la plupart des changements.

Et ce qui me plaît par dessus tout dans son écriture, c’est que bien que nous soyons dans une grande aventure foisonnante et complexe de fantasy, l’auteur ouvre, (malgré les pluies torrentielles ^^ ) des portes sur des courants de pensées philosophiques et des fenêtres respectueuses sur l’Art sous toutes ses formes. Tout en étant pris dans les rebondissements des actions spectaculaires, on touche la grâce et notre esprit s’éveille sur la complexité des vérités et des mensonges…

La meilleure chance que je puisse leur donner, c’est de semer le chaos.

Et si Brandon Sanderson soigne aussi bien le cadre, l’intrigue, les personnages, force est de constater qu’il est aussi doué dans les menus détails…La moindre petite idée prend forme, naît dans un mouvement, prend de l’ampleur et devient une force dans son originalité…Je l’avais déjà dit, Syl est un coup de cœur!!! Elle est intangible, et pourtant la moindre de ses tirades est un plaisir, une petite douceur…Presque qu’une fée, une sprène qui m’enchante…La rencontre avec Motif est tout aussi charmante…J’aime particulièrement la naissance et l’évolution de ses êtres éthérés qui éclairent comme des petits cailloux scintillants, cette étendue de roches hantées par des monstres…

Qui se soucie de savoir comment nous sommes nés? Je suis capable de penser, ça me suffit.

Je pars donc confiante dans la suite de cette saga qui nous réserve, j’en suis certaine quelques autres bonnes surprises…La suite au prochain tome…

Moments préférés du livre:

  • La scène où l’Epine Noire se retrouve face à l’Assassin en Blanc. Un combat qui défit la loi de la gravité, et où on est juste suspendu aux effets des Fluxs…Magique!
  • L’éveil de l’autorité de Shallan et son désir de rencontrer le santhide. En croyant enfin en elle, elle se dépasse et touche de près l’impossible, voit la beauté…

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier Le Livre de Poche Imaginaire pour l’envoi de ce livre, ce fût une lecture passionnante!

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