L’océan au bout du chemin, Neil Gaiman.

Couverture L'océan au bout du chemin

Pourquoi je l’ai choisi:

Il me tentait depuis sa sortie…Quand il est arrivé dans ma PAL grâce au Père Noël/Daniella, je n’avais qu’une hâte: le découvrir…

Synopsis:

« Les adultes suivent les chemins. Les enfants explorent. »
De retour dans le village de sa jeunesse, un homme se remémore les évènements survenus l’année de ses sept ans. Un suicide dans une voiture volée. L’obscurité qui monte. Et Lettie, la jeune voisine, qui soutient que la mare au bout du chemin est un océan…

Ce que j’ai ressenti:…La déception au bout de la lecture…

Quand tu te fais toute une attente, tout un plaisir, que tu libères ton planning lecture ultra serré pour faire une place au livre que tu attendais avec impatience depuis des mois…Que tu sautes de joie, quand tu reçois enfin cette pépite… Et que… c’est une déception….Tout s’effondre….Je déteste avoir ce sentiment …

Peut être que c’est parce que j’en avais trop d’attentes, peut être me l’a -t-on trop vendu? Ce qui est sûr, c’est que je suis complètement passée à côté de cette intrigue, la magie ne s’est pas révélée, l’horreur ne m’a pas saisie, le conte ne m’a pas enchantée…Tout le long de cette lecture, j’ai cherché où l’auteur voulait nous mener, les mots et les sens cachés derrière et entre les lignes, je n’y ai rien trouvé…J’ai attendu très longtemps LA révélation, mais en refermant ce livre, il faut croire qu’elle ne m’a pas illuminée, la vague de cet océan ne m’a pas embarquée, et même le cercle des fées ne m’a pas attirée…

Loin de moi, l’idée de critiquer cet auteur mondialement reconnu, donc je me dis qu’il faut absolument que je découvre un autre titre de Neil Gaiman car j’ai adoré les adaptations cinématographiques de ses œuvres, mais pour cette histoire-ci, je n’ai pas compris tout l’enthousiasme des lecteurs, mais bien sûr, ce n’est que mon ressenti, et n’hésitez pas à passer voir toutes les chroniques qui en parlent si bien….

Liens vers les chroniques qui ont aimé cette lecture : Le Bibliocosme , Xapur .

 

 

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette fachee

Illuminae, Dossier Alexander -01,Amie Kaufman/Jay Kristoff

Couverture Illuminae, tome 1 : Dossier Alexander

Pourquoi je l’ai choisi:

J’ai vu sur la toile que ce livre faisait fureur, sur Instagram multiple fois plébiscité, et cette couverture, elle attire forcement l’œil!!!

Synopsis:

Ce matin de 2575, lorsque Kady quitte Ezra, elle croit avoir vécu le pire moment de sa vie. L’après-midi, sa planète est attaquée par une entreprise interstellaire sans foi ni loi — BeiTech. Obligée de fuir, Kady embarque sur le vaisseau Hypatia, Ezra sur l’Alexander. Très vite, Kady soupçonne les autorités de leur cacher la vérité. Avec l’aide d’Ezra, elle pirate le réseau informatique de leur flotte, accédant ainsi à des données confidentielles qui mettent en cause leur propre état-major. Alors qu’ils sont toujours traqués par BeiTech, l’Intelligence Artificielle censée les protéger se met à agir d’une façon étrange…

Ce que j’ai ressenti: …Une SuperNova Littéraire!

En voilà, une lecture totalement inédite, diablement contemporaine, sulfureusement passionnante! On devient maître d’un dossier top secret, comme si nous étions agents fédéraux , nous lecteurs: on a, entre les mains, des preuves bouillantes d’un complot interplanétaire. Le nouveau terrain de jeu des humains avides est l’Univers lui même…

Ce livre est de la Science-Fiction à l’état pur, mais il est aussi grâce à ,cette compilation de diverses formes de documents allant de la plus banale des conversations informatiques à des rapports d’enquêtes piratées, une nouvelle expérience de lecture. Nous traversons une guerre d’un nouveau genre, avec un nouvel ennemi: l’Intelligence Artificielle. Bienvenue dans un futur sombre, aux fin fonds de l’univers sur des vaisseaux spatiaux, avec à son bord, une jeune fille un peu trop maligne pour son propre bien, et aux commandes de cette altercation, des sociétés animées par le dieu « Profit ». Un cocktail donc plutôt énergique qui ne va plus compter ses victimes ni ses pires bassesses, mais qui nous réserve un flot de rebondissements dynamiques, plus quelques pistes de réflexions intenses!

J’ai été stupéfaite!!!Enfin, je suis méga surprise par un livre étiqueté Young Adult , enfin un Jeunesse qui envoie valser tout ce qu’on a déjà pu lire avant, enfin, on ne rencontre pas le fameux triangle amoureux…ENFIN!!!Mais quel bonheur!!!!Autant sur le fond que sur la forme, j’ai été agréablement ravie de voir que l’imagination n’a pas de limites! Chaque page est un travail de mise en forme, de minuscules détails placés avec intelligence pour nous donner un livre passionnant! Certaines pages de ce petit pavé deviennent œuvre d’art, portail d’imaginaire, plaisir des yeux…L’intrigue nous délivre quelques sueurs froides…

Même ce petit couple  que forme Kady et Ezra est charmant à suivre! Deux jeunes qui s’essayent à l’amour en temps de guerre, qui s’envoient des vannes à tout-va, qui s’exercent à une nouvelle forme de romantisme informatique…On se prend d’affection pour eux, car ils ressemblent à la jeunesse d’aujourd’hui, ils incarnent cette nouvelle forme de communication, cette façon d’aimer dans l’instant sans trémolos, ni tragédie ancestrale…Très contemporain ce duo en somme, et en ces jours de 2575, il fallait un nouveau souffle pour raconter les sentiments amoureux adolescents…

Illuminae est une petite pépite visuelle et un OVNI littéraire! Vite la suite!!!!

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Babélio et sa jolie opération de Masse critique, ainsi que les éditions Casterman pour l’envoi de ce livre! Ce fut une lecture différente et passionnante! Un très beau coup de cœur!

 

Carnets noirs Stephen King (LC avec Cannibal Lecteur.)

Carnets noirs par King

Pourquoi je l’ai choisi:

Une proposition de lecture de ma binômette, ça ne se refuse pas ! Même si je n’ai pas accroché avec le premier tome, je fonce toujours pour un King en duo!!!

Synopsis:

En prenant sa retraite, John Rothstein a plongé dans le désespoir les millions de lecteurs des aventures de Jimmy Gold. Rendu fou de rage par la disparition de son héros favori, Morris Bellamy assassine le vieil écrivain pour s’emparer de sa fortune, mais surtout, de ses précieux carnets de notes. Le bonheur dans le crime ? C’est compter sans les mauvais tours du destin… et la perspicacité du détective Bill Hodges.

Après Misery, King renoue avec un de ses thèmes de prédilection : l’obsession d’un fan. Dans ce formidable roman noir où l’on retrouve les protagonistes de Mr. Mercedes (prix Edgar 2015), il rend un superbe hommage au pouvoir de la fiction, capable de susciter chez le lecteur le meilleur… ou le pire.

Ce que j’ai ressenti: …Etre fan…Et lire tous les écrits de ton auteur préféré…

Etre fan….C’est un art. C’est vivre, ressentir, aimer. Mais jusqu’à quel point, peut on parler de fan attitude, et de la distinguer de la folie furieuse? Stephen a déjà emprunté ce chemin (il doit certainement savoir de quoi il parle….L’obsession des fans…),une fois déjà avec Misery, mais là, Carnets noirs vous emporte aussi surement que son prédécesseur sur les routes tortueuses des comportements border line des lecteurs.

En peu de temps je suis toujours aussi surprise d’accrocher autant au King: il a un talent indéniable, une imagination de dingue, une force d’écriture qui vous happe! J’en suis fan…Ahhhhhhhh mais maintenant, je vais craindre de dire une chose pareille: et s’il croyait que je suis de la trempe de Morrie???!!!!

 L’une des révélations les plus électrisantes dans la vie de lecteur, c’est de découvrir qu’on est un lecteur – pas seulement capable de lire, mais amoureux de la lecture. Éperdument. Raide dingue. Le premier livre qui donne cette impression ne s’oublie jamais et chacune de ses pages semble apporter une nouvelle révélation, une révélation qui brûle et qui enivre : Oui ! C’est ça ! Oui ! Je l’avais vu aussi ! Et bien sûr : C’est exactement ce que je pense ! C’est ce que je RESSENS !

Plus sérieusement, j’ai beaucoup aimé cette lecture, car le King rend hommage à la lecture, aux mots, à la force d’une passion, à quelques auteurs. On aimerait détenir ce petit trésor de Moleskine, le découvrir, le choyer et pouvoir le partager(Ben, oui, moi je suis contraire à l’égoïsme et l’exclusivité: Partageons tous en cœur!)…De Pete à Mollie, nous faisons un tour d’horizon de l’Amérique, ses difficultés , ses angoisses. Par la passion de la lecture, ses deux héros s’unissent autour d’une œuvre cachée, et nous entraine dans leur course folle.

J’ai hâte de découvrir le troisième tome, car il annonce un peu plus de fantastique, une note un peu plus troublante…Et c’est bien comme cela que je préfère le King!

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 8/10

carnets_noirs

Titre : Carnets noirs

Auteur : Stephen King
Édition : Albin Michel (2016)

Résumé :
En prenant sa retraite, John Rothstein a plongé dans le désespoir les millions de lecteurs des aventures de Jimmy Gold.

Rendu fou de rage par la disparition de son héros favori, Morris Bellamy assassine le vieil écrivain pour s’emparer de sa fortune, mais surtout, de ses précieux carnets de notes.

Le bonheur dans le crime ?

C’est compter sans les mauvais tours du destin… et la perspicacité du détective Bill Hodges.

81ejz58t3clCritique du Cannibal (Stelphique plus bas) :
J’avais eu quelques appréhensions en voyant le résumé du nouveau roman du King qui avait des relents de l’excellent Misery, avec un fan obsédé par un écrivain et qui refusait la destinée que l’auteur avait réservée à son personnage.

Ce roman m’a fait réfléchir et je me suis demandée ce que j’aurais fait, si par le plus grand des hasards j’avais eu Arthur Conan Doyle devant moi ?

Lui aurais-je mis un révolver sur la tempe pour l’obliger à écrire une scène où Sherlock Holmes culbutait la belle Irene Adler sur le bureau de Watson, faisant voler tout le bric-à-brac par terre ?

Ou l’aurais-je abattu d’une balle dans la tête pour lui avoir donné, noir sur blanc, une destinée que je n’aurais pas aimé (les chutes de Rechenbach, si j’avais vécu en 1893) ?? Ma foi, la question restera ouverte.

— Oh, je t’en prie. Toute son histoire c’est rien d’autre qu’une longue épopée vers le conformisme. Le but de la culture américaine, c’est de créer une norme, Morris. Ce qui veut dire que les gens hors norme doivent être recadrés, et c’est ce qui arrive à Jimmy. Il finit publicitaire, bordel. Si c’est pas les meilleurs agents de la norme dans ce pays de dégénérés ! C’est le propos central de Rothstein. » Il secoua la tête. « Si c’est de l’optimisme que tu cherches, achète un roman Harlequin. »

Morrie Bellamy a basculé carrément du côté obscur, lui. Un vrai malade mental incapable de se rendre compte qu’il est lui même le responsable de ses déboires, mais souffrant de mauvaise foi chronique, il préfère dire que c’est de la faute de sa mère, qu’elle l’a énervé, qu’à cause d’elle il a bu et qu’ensuite, il a pété les plombs.

Le petit Saubers a lu ce qui était destiné à Morris et à Morris seul. C’est une grave injustice, qui doit être punie.

Alors oui, je peux dire que je viens de lire un bon roman policier, j’ai apprécié l’atmosphère, les personnages que je connais bien, les nouveaux (un faible pour Peter), la trame était bien présentée avec quelques retours dans le passé dans la première partie, le tout s’imbriquant bien l’un dans l’autre.

Certes, pas de courses poursuites ou de rythme à la 24 heures chrono, mais le roman se lit tout seul et le final est tendu comme le string d’une demoiselle qui aurait pris des kilos dans les fesses.

Mais… Oui, il y a un gros mais qui n’a rien à voir avec le roman en lui-même, enfin, pas tout à fait.

Stephen King, c’est l’homme de mes premiers frissons (Albator et Holmes aussi, mais pas du même acabit), celui qui me fit une Peur Bleue, celui à cause duquel j’avais peur de traverser un parking à l’orée du soir, non pas pour les rencontres mauvaises avec des humains, mais avec des voitures ! (Christine).

Lorsque j’ouvre un roman du King, c’est pour y trouver quelque chose de bien précis : des frissons, de la peur, de l’angoisse, du fantastique, des personnages qui foutent la trouille (Annie Wilkes), des personnages qui m’entrainent dans leur vie (Dolores Claiborne), des clowns maléfiques (ÇA) ou des histoires qui me font chialer (La Ligne Verte, Simetierre).

Que le King ait envie de changer de registre, c’est son droit, mais lire un roman policier écrit par la King, ça me fait tout drôle, un peu comme si Jim Thompson ou Dashiell Hammet écrivaient un Harlequin. Un bon Harlequin, mais du Harlequin quand même.

J’avoue que le King assène quelques vérités dans son roman, que l’on voit des traces de ses pattes, mais j’ai l’impression qu’il se fait trop aider et qu’à force d’écouter les autres, il se dilue, il s’égare, il se police et on se retrouve avec du King à dose homéopathique.

— Regarde les opposants à la guerre du Vietnam. La plupart d’entre eux vivent des vies de petits-bourgeois maintenant. Gros et gras, heureux et républicains. Ceux qui ont refusé de se soumettre sont en prison. Ou en cavale, comme Katherine Ann Power.

Au final, un bon roman policier qui m’a fait passer un excellent moment, j’ai eu aussi des temps de réflexion avec son fan totalement barré, j’ai apprécié les personnages, mais un autre auteur de romans policiers aurait pu l’écrire, sans que la patte du King nous manque.

Allez, Stephen, reviens à tes premiers amours ! Sinon, je vais être obligée de relire tes anciens écrits pour retrouver l’essence de toi-même… Heureusement qu’il m’en reste des non-lus que je garde précieusement, telles des provisions de guerre.

En le tuant, il avait obéi à sa croyance intime : que l’écriture est en quelque sorte plus importante que l’écrivain.

– C’est là que tu te trompes. Un bon romancier ne guide pas ses personnages, il les suit. Un bon romancier ne crée pas les événements de son histoire, il les regarde se dérouler et ensuite il les écrit. Un bon romancier finit par réaliser qu’il est secrétaire, et non pas Dieu.
– C’est pas le personnage de Jimmy ! Ce connard de Rothstein l’a changé ! Il en a fait un bouffon ! Il en a fait un… un Monsieur-tout-le-monde !

L’une des révélations les plus électrisantes dans une vie de lecteur, c’est de découvrir qu’on est un lecteur – pas seulement capable de lire (ce que Morris savait déjà), mais amoureux de la lecture. Éperdument. Raide dingue.

Étoile 3,5

 

index LC

 

Le plus petit baiser jamais recensé, Mathias Malzieu

Pourquoi je l’ai choisi:

Je ne sais résister à la poésie de cet auteur….Il traînait sur les étagères de la Bibliothèque, je m’en suis saisie, et je l’ai commencé, malgré la montagne de ma PAL….Impossible de résister, vous disais-je….

Synopsis:

L’histoire d’amour entre une fille qui disparaît quand on l’embrasse et un inventeur dépressif. Alors qu’ils échangent le plus petit baiser jamais recensé, elle se volatilise. Aidé d’un détective à la retraite et d’un perroquet hors du commun, l’inventeur part à sa recherche.

Ce que j’ai ressenti:…Une douceur instantanée…

« Tes yeux sont trop grands, on voit ton cœur à travers quand tu ris. »

Si je devais caractériser l’écriture de cet auteur, je vous parlerai d’abord de la poésie de ses mots, puis de la fantaisie de ses histoires, et enfin, de la douceur qu’il nous apporte en nos cœurs. La magie opère à chaque fois, on est emporté dans ses délires, dans son esprit loufoque, réinterprétant la réalité comme un conte, piégeant les humeurs les plus douloureuses de la vie, dans un enchantement de délicatesse.

« Le problème c’est que ma tête n’est jamais reposée. Mon cerveau est une maison de campagne pour démons. Ils y viennent souvent et de plus en plus nombreux. Ils se font des apéros à la liqueur de mes angoisses. Ils se servent de mon stress car ils savent que j’en ai besoin pour avancer. Tout est question de dosage. Trop de stress et mon corps explose. Pas assez, je me paralyse. »

Les baisers auront ici un goût de chocolat et d’orange sanguine, la fille de ses rêves est invisible, un perroquet comme moyen de communication, il en a de l’imagination cet auteur! J’admire sa totale folie, son style extraverti, ses mondes colorés. Je ne me lasse pas de ses histoires qui m’apporte cette touche de pep’s merveilleux agréable. Une friandise est toujours bonne à prendre dans cette période de crise….

« Le plus petit baiser jamais recensé. Un millième de seconde, pulpe et duvet compris. A peine une effleure, un origami. Une esquisse de court-circuit. Un taux d’humidité incroyablement proche de zéro, quelque chose de l’ordre de la poussière d’ombre. Le plus petit baiser jamais recensé. »

S’il est vrai que j’adore cet auteur, avec cette histoire, j’ai été néanmoins un peu moins convaincue que pour les autres, même si ça n’enlève rien à son talent. Ce coté amour hésitant, m’a moins charmée…Je suis une incroyable romantique, j’aime quand les histoires d’amour sont intemporelles, magiques mais surtout uniques…Oui, j’ai un petit coté « un homme+une femme= amour éternel », pas les histoires d’amours aux équations multiples….

« À vivre trop longtemps avec un bunker à la place du coeur, on s’habitue à l’obscurité. »

En bref, j’ai aimé le voyage en poésie, mais pas forcément le fil conducteur de ce roman « polar romantique ».

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 6/10

American Fays, Anne Fakhouri, Xavier Dollo [LC avec Cannibal Lecteur ].

Couverture American Fays

Pourquoi je l’ai choisi:

Je connaissais déjà l’écriture de Anne Fakhouri et j’avais adoré son univers… Donc au vu du thème et de mon challenge Printemps Elfique, je me suis laissée séduire par cette lecture, mais le lire en LC avec ma binômette, c’est forcement doubler le plaisir!

Synopsis:

Ce Chicago de 1925 a tout du chaudron prêt à exploser ! Entre les Leprechauns mouillés dans la fabrication de faux billets et les gangs qui s’activent en coulisses pour s’emparer des marchés de l’alcool et des speakeasies, autant dire qu’il y a de l’orage dans l’air. Et tandis qu’Al Capone tente de retrouver son influence sur la ville, voilà que des Drys, farouches partisans de la Prohibition, sont atrocement assassinés.
Scarface devient, aux yeux des autorités, le suspect idéal. Furieux et persuadé que les Fays sont dans le coup, il charge une bande de chasseurs de Fays, les No Ears Four, de débusquer les véritables coupables.
Pour Old Odd et son équipe, les ennuis ne font que commencer. Contraints de plonger dans les entrailles d’une ville corrompue et en proie aux guerres des gangs, les quatre nettoyeurs ont intérêt à se serrer les coudes s’ils veulent survivre à la tempête qui s’annonce. Car, quand la Fayrie est impliquée, mieux vaut ne pas trop traîner dans l’œil du cyclone !

Les personnages:

Le No Ears Fours est un quatuor à la solde de Al Capone (rien que ça!!!), il se spécialise dans le démantèlement des pratiques illégales fayriques. Ces quatre anti-héros sont tour à tour charmants autant qu’impitoyables, et on se palit à suivre cette équipe pas comme les autres.

Ce que j’ai ressenti:…Un fayrique plaisir de lecture!!!

« La vie pulsait à Chicago, la vie bruissait. A la lumière comme dans l’ombre. »

Je ne crois pas avoir lu un roman de ce genre, aussi loufoque et féérique! Il a vraiment quelque chose de particulier, il a une force, ce roman, la force de l’imaginaire! Une fois, que le décor est posé, on est emporté entre douce folie et mafia infiltrée, et c’est ce mélange qui détonne, pour notre plus grand plaisir!

J’ai adoré retrouvé tout l’univers elfique, croiser au détour d’une rue, des Fays vengeresses, des Pixies en mode tendus, des Leprechauns en trafiquants de monnaie, des Faunes énervés et bien sur Mab,  Reine de ce Peuple, aux pouvoirs extraordinaires. J’ai vraiment accrochée à cette touche de férie qui donne un coté décalé et magique à cette histoire mais, plus que tout, j’ai trouvé un vrai travail d’investissement,de vocabulaire et de champs lexicaux propres à cet univers, qui donne de jolis jeux de mots! Les auteurs s’en sont donné à cœur joie pour intégrer le fantastique dans ce Chicago revisité, et la sauce prend, car ils y croient et nous le retransmette à merveille!

Mais nous n’avons pas seulement, la douceur des contes de fays, dans ce roman, mais bien toute la violence des hommes, et ce qui se faisait de pire à cette époque dans un Chicago en pleine Prohibition: racisme, misogynie, meurtres, dessous de tables, stratégies politiques, corruption…Autant vous assurer, que l’ennui n’est pas de ses pages, ni pour le lecteur, ni pour la police!!!!

En bref, j’ai aimé ce mélange atypique, je me suis laissée séduire autant par la féérie que par cette ville riche en histoire. Le petit coté cinématographique de certaines scènes et les différentes références qui lui rendent hommage, l’originalité de ce mix rend l’ensemble, complètement addictif! Un feu d’artifice d’émotions, de magie et de clins d’œil dosés avec soin, en font pour moi un coup de cœur!

Meilleurs moments du livre:

  • A un moment, nos quatre compères se retrouvent acteurs dans des contes! J’ai adoré cette revisite! Elle est originale et plein de pep’s!
  • Avant même d’ouvrir ses pages, je crois que le voyage commence avec la couverture. Non seulement, elle est magnifique, mais en fait, c’est le livre-objet qui est une véritable invitation à se caler, et à découvrir ses mystères. Bravo à la maison d’éditions Critic, qui nous offre un beau cadeau, un livre de qualité autant en intérieur que dans son apparence !

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 10/10

 

Titre : American Fays

Auteurs : Anne Fakhouri & Xavier Dollo
Édition : Critic

Résumé :
Ce Chicago de 1925 a tout du chaudron prêt à exploser ! Entre les Leprechauns mouillés dans la fabrication de faux billets et les gangs qui s’activent en coulisses pour s’emparer des marchés de l’alcool et des speakeasies, autant dire qu’il y a de l’orage dans l’air.

Et tandis qu’Al Capone tente de retrouver son influence sur la ville, voilà que des Drys, farouches partisans de la Prohibition, sont atrocement assassinés.

Scarface devient, aux yeux des autorités, le suspect idéal. Furieux et persuadé que les Fays sont dans le coup, il charge une bande de chasseurs de Fays, les No Ears Four, de débusquer les véritables coupables.

Pour Old Odd et son équipe, les ennuis ne font que commencer. Contraints de plonger dans les entrailles d’une ville corrompue et en proie aux guerres des gangs, les quatre nettoyeurs ont intérêt à se serrer les coudes s’ils veulent survivre à la tempête qui s’annonce.

Car, quand la Fayrie est impliquée, mieux vaut ne pas trop traîner dans l’œil du cyclone !

Critique de Cannibal Lecteur:
Chicago, 1925, époque de la prohibition et du truand Al Capone, le tout mis à la sauce fayrique… De qui appâter la lectrice que je suis.

En me proposant un univers connu mais décalé car rempli de fays, de Leprechauns, de vouivres, de pixies, de sirènes, de nymphes, de trolls, de faunes et autres créatures issues du même biotope, les auteurs ont réussi leur mission de me divertir.

En faisant évoluer le lecteur dans le monde des truands et plus particulièrement du quatuor chasseurs de fays travaillant pour Al Capone – les “No Ears Four” – les auteurs ont fait en sorte de nous présenter et de nous faire apprécier un groupe d’anti-héros.

Old Odd, le chef bourru et détecteur de Fays grâce à son allergie; Bulldog, le garde du corps obtus au cerveau aux abonnés absents; Jack The Crap, l’assassin sans peur et sans remords et le bellâtre Vincent Bixente Demons (Bix), spécialiste de la question fayrique, trompettiste de talent et doux rêveur. Bix sera mon chouchou…

Quant aux femmes, dans ce roman, elles ne sont pas en reste car elles ont soit le rôle de tenancière d’un café-bar-bordel, telle Jude ou bien de putes, ou bien de nièce de la tenancière en la personne de Rachel, la beauté fatale.

L’ambiance dans les pages est imbibée d’alcool de contrebande, de faux billets, de “mise au poing” par Bulldog envers ceux qui pourrait faire de l’ombre ou piquer du business à Capone, de morts violentes, de créatures fayriques  et d’une enquête de nos 4 gars afin de blanchir, non pas du fric, mais leur boss Capone !

Niveau action, on n’est pas volé, ça court, ça enquête, ça se cogne, c’est rempli de bourre-pifs, d’armes à feu, on se poignarde, on magouille, on truande, on trucide, on mitraille, “on liquide et on s’en va” (comme disait San-Antonio), il y a une belle dose de morts mystérieuses et une enquête afin de trouver qui les a tué, tous ces cadavres.

Point de vue des dialogues, ils sont passé à la poussière humoristique car il m’est arrivé de sourire devant des réactions ou des paroles d’un Bulldog ou les bons mots du chef de la bande, Old Odd. De plus, du jazz et de l’amûûr se glissent aussi entre les pages.

Là, vous vous dites qu’il doit y avoir un “mais” qui va suivre… Bravo mes petits Sherlock, il y a un, c’est vrai ! Belle déduction.

Le jazz et la condition des Noirs à cette époque, je suis preneuse dans un récit mais, pour la romance, ma foi, on aurait pu s’en passer afin de ne pas donner des airs d’Harlequin au final de ce roman d’urban fantasy. Un peu trop mielleux guimauve à mon goût, je trouve.

Si le final est animé, je l’ai trouvé un peu longuet, trop de rebondissements vaudevillesques : les gens qui arrivent par toutes les portes, ça va dans les comédies, mais pas ici.

Quant aux explications finales, je les ai trouvées un peu déplacées. Il y avait moyen de terminer autrement afin de ne pas donner des airs grand-guignolesques à ce roman dans son final. Non pas que je n’ai pas aimé, mais avec le recul, je me sens triste de ne pas m’être vue proposée une fin plus relevée. On avait du punch et on fini au jus d’orange !

De plus, malgré les créatures fayriques présentes dans le récit, il manquait d’un soupçon de magie, de merveilleux, je trouve. Dommage parce qu’on avait tous les ingrédients pour sortir un bouquin grandiose avec le mélange de ces deux univers.

Malgré ces quelques critiques, j’ai passé un moment divertissant dans ce récit et si on me propose une suite, je la lirai avec plaisir car il y avait, dans ces pages, de la richesse créative qui n’a pas livré tout son potentiel.

Le roman  n’est pas parfait mais j’ai adoré l’ambiance du Chicago des années 20 et ça mérite bien une suite pour développer tout ce que les auteurs auraient pu garder sous la pédale.

Étoile 3

 

IMG_4297 image2

Le Livre de Perle, Timothée de Fombelle

jajas 006

Pourquoi je l’ai choisi:

Ce livre me semblait tout indiqué pour mon univers très féerique!

Synopsis:

Tombé dans notre monde une nuit d’orage, un homme emprunte le nom de Joshua Perle et commence une vie d’exilé. Cette nouvelle vie fugitive, déchirée par un chagrin d’amour, est aussi une quête mystérieuse. Au fil du siècle, Perle rassemble un trésor pour défaire le sort qui l’a conduit loin de chez lui. Mais ceux qui l’ont banni et le traquent le laisseront-ils trouver le chemin du retour? Perle a-t-il raison de penser que la fille qu’il aime l’attend toujours là-bas?

Les personnages:

Olia et Ilian formerait un très joli couple si jamais la vie ne s’en mêlait pas!

Joshua, j’ai aimé son côté énigmatique.

Ce que j’ai ressenti…Entre douceur et tristesse…

L’écriture de cet auteur est juste magnifique, très poétique. Dès les premiers mots nous sentons que nous allons rentrer dans une histoire magique. Les mots sont juste posés comme de jolies perles, la douceur de la guimauve nous enivre, l’émerveillement du conte nous emporte vers d’autres royaumes où princes et fées prennent vie. L’Amour a encore de beaux jours devant lui, et de merveilleux auteurs pour le mettre en valeur!

Evidemment, quand on parle de contes, on oublie que c’est pour cacher les pans les plus sanglants de notre Histoire. C’est pour cela que ce roman d’aventure entre réel et féerie est aussi riche, car il nous ouvre la porte à ce double sens.

Quand le réel…..

« Les histoires naissent ainsi, quand de petits mystères rencontrent des heures sombres. »

« Il est dans le seul temps, sur la seule terre où on ne croit ni aux contes ni aux fées. »

« Mais la cruauté ne rend jamais les armes. »

…Rencontre la féerie.

« Elle aussi découvrait ce secret interdit aux fées, l’amour, cette force qui fait vivre. C’est-à-dire qui fait naître et qui fait mourir. »

« Les histoires ne relèvent pas les morts mais elles rendent leurs amours immortelles. »
 
« La veille, elle était une fée. Mais à cause de cela, la veille, elle n’aurait pu partager le destin de celui qu’elle aimait , vivre ou mourir avec lui. Elle s’était donc dépouillée de toutes les magies. Un renoncement si rare, même les contes les plus anciens : l’abdication des fées. »
« Y avait-il à bord un seul être qui ne soit pas prêt à jurer avoir été un jour amoureux d’une fée ou d’un prince exilé ? Nous étions tous pareils. Les histoires nous inventent. »
J’ai dévoré ce livre en moins de deux. J’ai beaucoup aimé la démarche de l’auteur de nous offrir une histoire entre enfance et âge adulte, entre réalité et imaginaire, entre fée et horreur de la guerre. Ce livre de Perle pourrait devenir un livre d’inspiration, un chemin dissimulé vers des royaumes enchanteurs, on se laisse prendre au jeu du folklore.
Je ne saurais pas expliquer quand même pourquoi ce n’est pas le coup de cœur attendu. Il m’a manqué une note de pep’s, une plus grande cohérence entre ses deux histoires intrinsèquement mêlées, une touche de plus de féerie. C’est un tout petit bémol, mais bien que je comprenne son intention et que j’ai aimé sa plume, cette lecture m’a laissée une pointe de déception. Mes attentes étaient sans doute trop grandes. Pour autant, une lecture agréable!!!
« La tristesse… c’est quelque chose qui peut remplir la vie. Et tourner en toi jusqu’à ta mort. »

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 8/10

Si ce n’est pas le coup de cœur chez moi, d’autres copinautes ont eu le coup de cœur!!!

LeaTouchBook, Aveline, Belykhalil.

Le petit prince, Antoine de Saint-Exupery

Couverture Le Petit Prince

Pourquoi je l’ai choisi:

Je souhaitais transmettre la magie de ce conte à ma fille, d’ailleurs il nous permet d’ouvrir beaucoup de débats intéressants. A chaque âge, sa compréhension et sa sensibilité.

En attendant je me suis fait plaisir dans une énième relecture.

Synopsis:

J’ai ainsi vécu seul, sans personne avec qui parler véritablement, jusqu’à une panne dans le désert du Sahara, il y a six ans. Quelque chose s’était cassé dans mon moteur. Et comme je n’avais avec moi ni mécanicien, ni passagers, je me préparai à essayer de réussir, tout seul, une réparation difficile. C’était pour moi une question de vie ou de mort. J’avais à peine de l’eau à boire pour huit jours. Le premier soir je me suis donc endormi sur le sable à mille milles de toute terre habitée. J’étais bien plus isolé qu’un naufragé sur un radeau au milieu de l’océan. Alors vous imaginez ma surprise, au lever du jour, quand une drôle de petite voix m’a réveillé. Elle disait : …  » S’il vous plaît… dessine-moi un mouton ! « 
– Hein!
– Dessine-moi un mouton…
J’ai sauté sur mes pieds comme si j’avais été frappé par la foudre. J’ai bien frotté mes yeux. J’ai bien regardé. Et j’ai vu un petit bonhomme tout à fait extraordinaire qui me considérait gravement.

Ce que j’ai ressenti:

 

Si j’étais une fleur, je serai ….Une rose, de préférence unique…..(ou j’aimerais le croire).

Si j’étais une couleur, je serai… couleur de Miel, tel le sable du désert….

Si j’étais un arbre, je serai… un baobab, pour sa grandeur et sa force, et donner un peu d’ombre bienvenue pour les auteurs de talent qui chauffe au soleil.

Si j’étais un moyen de transport, je serai… un avion. (Simplement pour voir le monde d’en haut, voler au dessus de tout).

Si j’étais un animal, je ne serai pas… un mouton (je laisse ça à d’autres, qui l’imite fort bien) , mais pourquoi pas… un renard apprivoisé pour connaître la douceur de l’amitié.

Si j’étais un personnage, je serai… Le Petit Prince !!!!!Je me sens si proche de sa candeur, de sa perplexité face aux adultes et leur comportements bizarres. Chacun a sa perception dans cette société,  chacun a sa sensibilité, et donc, je m’efforce de garder le même œil d’enfant émerveillé sur le monde qui nous entoure, mais plus que tout,  sa soif de Savoir. Le Petit Prince est un modèle, car il vient avec un cœur pur, des yeux tout neufs, et un altruisme sans faille.

Ce livre est une petite merveille. Une petite douceur à apprécier sans modération. Un conte pour nous rappeler les grandes Valeurs qui font le bonheur d’une vie. Un formidable voyage qui nous emmène plus loin à chaque lecture. Une histoire pour nous émouvoir jusqu’au bords des larmes. Un titre qui parle à notre âme, et nous incite à voir autre chose, par delà les étoiles. Un trésor de la littérature française.

 

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 10/10

Ça (tome 1 et 2), Stephen King , LC avec Cannibal Lecteur

 

Couverture Ça

Pourquoi je l’ai choisi:

Je voulais le relire depuis un moment, et profiter de cette LC Interactive presque 20 ans plus tard, m’a fait le lire avec un regard nouveau, tout en ayant les réminiscences de la peur adolescente….

Synopsis:

Tout avait commencé juste avant les vacances d’été quand le petit Browers avait gravé ses initiales au couteau sur le ventre de son copain Ben Hascom.
Tout s’était terminé deux mois plus tard dans les égouts par la poursuite infernale d’une créature étrange, incarnation même du mal. Mais aujourd’hui tout recommence. Les enfants terrorisés sont devenus des adultes. Le présent retrouve le passé, le destin reprend ses droits, l’horreur resurgit. Chacun retrouvera dans ce roman à la construction saisissante ses propres souvenirs, ses angoisses et ses terreurs d’enfant, la peur de grandir dans un monde de violence.

Les personnages:

Le Club des Ratés est un groupe de 7 personnages tous plus intéressants les uns que les autres. On est forcés de s’attacher à chacun d’eux dans leur individualité de par leur histoire tout en souffrance, mais le groupe en lui même a aussi une grande force. L’amitié qui les unit est admirable, elle m’en a donné des papillons dans le ventre, on a envie d’être le 8eme membre. Chacun d’eux tient son rôle avec brio, entre humour douteux, fous rires hystériques, peur viscérale, chacune de leur interaction nous émeut.

« Les gens de bonne compagnie sont une rareté, mais dans un boui-boui comme celui ci, où le niveau de conversations est en dessous du niveau de la mer, ce sont de vrais merles blancs. »

Un petit coup de cœur pour Grippe-Sou et son humour jaune (avec des pompons oranges bien sur!!!!). Tu veux un ballon?!!!!!

Ce que j’ai ressenti:

« Mon père me disait souvent que Dieu aimait les rochers, les mouches, le chiendent, et les pauvres gens plus que tout le reste de sa Création, et que c’était pour ça qu’il y en avait autant. »

Comme dit plus haut, c’est une relecture….Mais comme mon cerveau commence à sérieusement faire des trous de gruyère dans ma mémoire, il ne me restait comme souvenir: la peur des clowns au sourire pointu et ses yeux argents hypnotisant, une vague idée de la forme ultime de Ça, et l’histoire personnelle de Beverly. Si on y regarde de plus près, ça ne fait pas grand chose, donc je peux vous dire d’ors et déjà que le plaisir de cette lecture fut un vrai cataclysme, un coup de cœur, même mieux, je suis retombée amoureuse de l’écriture du King. J’avais lu ce livre dans mon adolescence (comme beaucoup d’ailleurs…), et le relire près de 20 ans plus tard, c’est comme vivre et revivre la même expérience que les personnages. Tout comme eux, j’en avais oublié le passé, mais c’est sans compter le talent de cet auteur et la puissance de Grippe-Sou, pour faire resurgir les peurs infantiles.

« Les souvenirs commencèrent soudain à se bousculer en lui. Comme si un sac noir, au fond de son esprit se mettait à gonfler et à menacer de cracher de méphitiques images tirées de son inconscient pour les faire surgir dans le champ de vision mentale que commandait son esprit rationnel de veille; si cela se produisait d’un seul coup, il deviendrait fou. « 

J’ai bien eu la frousse, celle qui vous terrorise la nuit, regarder les étendues d’eaux avec un mauvais œil, sursauter au moindre bruit nocturne, et comme le cirque s’est invité par chez moi, je vous dis pas, je ne voulais pas voir le clown!!!!!Je crois que chacun s’en prend pour son compte coté terreur, entre la peur du noir, la claustrophobie et celle de l’inconnu en général…Il est certain que j’éviterais les égouts en général, mais encore plus ceux de Derry. D’ailleurs, je ne crois pas faire  de tourisme de ce coté là, tout simplement. Le Maine a l’air indubitablement trop dangereux à mon gout, un brin trop ténébreux.

« Il avait un T-shirt sur lequel on lisait: LE MAINE C’EST BIEN, DERRY C’EST MIEUX! « 

Mais au delà de tout Ça, (c’est le cas de le dire!!!), ce qui m’a le plus effrayé, cette fois ci, c’est l’horreur de leur quotidien. Aujourd’hui en tant qu’adulte, ce n’est plus le clown qui m’effraie, mais bien la Violence qui  se dégage de ses lignes. Le malaise venait de ce que ses enfants subissaient, Ça, ça m’a crevé d’angoisse! Désolée, par avance des spoilers, mais moi, c’est l’intolérance, le racisme, l’antisémitisme, le harcèlement, la maltraitance entre couple qui me fait mal, mais là où j’ai failli perdre mon cœur, c’est pour les enfants Corcoran! J’en avais envie de chialer comme une madeleine, pas simplement par ce qu’on était dans la fiction, mais parce que c’est la réalité de nos jours: tant d’enfants meurent sous les coups de leur proches, alors qu’ils ne sont que amour et dévotion pour cet adulte innommable…

Tout le génie de cet auteur est là, je crois que dans ces mille pages, il y a mit ses tripes, dénonçant les pires atrocités de ce monde, mais gardant une note d’espoir qu’il met dans ces enfants. Il reste une sorte de candeur à travers ce Club de 7 , une innocence qui fait chaud au cœur. Nous avons droit à de l’horreur pure, quelle que soit votre peur (irrationnelle ou non), vous aurez forcement votre petit frisson, mais on ressort grandi de cette lecture. L’épreuve du passage à l’âge adulte se fait avec eux, et résonnent dans notre inconscient.

On peut vivre avec la peur (…)Peut être pas toujours, mais en tous cas longtemps, très longtemps.

Ça flotte à l’intérieur de nous, suite à cette lecture, on sent bien l’écho de ses cris, le gout de son sang poisseux, il nous attire quoiqu’il arrive vers les profondeurs noires et pestilentielles, même si ce n’est que dans nos cauchemars, il possède un grand pouvoir: celui de nous effrayer de toute les façons inimaginables!

Qui saura regarder dans les yeux Sa Peur, et lire ce grand Classique?!!!

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 10/10

 

Titre : Ça – Tomes 1 & Tome 2                                                     big_5

Auteur : Stephen King
Édition : Livre de Poche (2002)

Résumé :
Enfants, dans leur petite ville de Derry, Ben, Eddie, Richie et la petite bande du « Club des ratés », comme ils se désignaient, ont été confrontés à l’horreur absolue ça, cette chose épouvantable, tapie dans les égouts et capable de déchiqueter vif un garçonnet de six ans…

Vingt-sept ans plus tard, l’appel de l’un d’entre eux les réunit sur les lieux de leur enfance. Car l’horreur, de nouveau, se déchaîne, comme si elle devait de façon cyclique et régulière frapper la petite cité.

Petit plus : Entre le passé et le présent, l’enfance et l’âge adulte, l’oubli des terreurs et leur insoutenable retour, l’auteur de « Sac d’os » nous convie à un fascinant voyage vers le Mal, avec une de ses œuvres les plus amples et les plus fortes.

 

Critique de Cannibal Lecteur :
Ça n’est pas qu’un livre d’épouvante, Ça est bien plus. Ça est aussi un livre sur le courage, l’amitié, la perte de l’innocence de la jeunesse.

Ça risque de vous faire replonger dans les affres de vos années jeunesse : vous allez vous remémorer vos joies de gosse, mais aussi vos chapelets de souffrances à l’école, vos tombereaux de doutes sur l’avenir, les questions que vous vous posiez, vos premiers émois, ainsi que votre je-m’en-foutisme.

 

Mais c’est aussi un grand roman sur l’amitié et sur le fait que l’union fera toujours la force. Surtout si on est persécuté à l’école ou aux prises avec un clown terrifiant qui prend l’apparence de vos peurs les plus profondes.

Ce roman prenait les poussières sur mes étagères, trop couillonne que j’étais pour oser l’ouvrir, malgré mon âge adulte. Oui, je pensais – à tort – que Ça n’était qu’un livre d’épouvante.

Ça, on peut dire que je me suis mise le doigt dans l’œil jusqu’au coude parce que bien qu’ayant des passages qui font monter la tension et l’adrénaline, ce roman possède une profondeur dans son récit et ses personnages.

Première surprise, le King ne nous propose pas un récit linéaire avec une continuité dans le temps de la narration. Je m’attendais à avoir tout le récit de la jeunesse de nos 7 gamins en 1958 et puis passer ensuite à leur vie d’adultes (en 1985) lors de leur retour dans la ville de Derry pour tuer Ça.

Et bien non, le King fait mieux que Ça : il alterne, il joue avec le temps, vous faisant voyager sans cesse au fil des chapitres, et vous passez sans soucis de 1958 à 1985 (inversion des deux derniers chiffres, marrant), faisant même de brèves incursions dans les années 30-40 et même plus loin dans le temps.

En plus d’avoir cette superbe narration qui va et qui vient, non pas entre tes reins, mais entre deux époques différentes, elle se permet aussi de l’être à travers les points de vue de sept personnages principaux différents.

Mieux, sur la fin, le King finissait un chapitre et le dernier mot était celui qui commençait le suivant (après un saut dans le temps).

Ça est un récit gigantesque, titanesque, même (mais Ça ne coulera pas !) et, bien que les égouts de la ville de Derry furent inondés, jamais le récit ne prendra l’eau, lui ! L’auteur se permet même d’inclure des souvenirs dans son récit et le tout reste cohérent.

Une écriture qui arrive à vous transporter, à vous coller la frousse, à vous faire rire, souffrir, compatir, qui vous donne l’impression que ce n’est pas un adulte qui vous parle, mais 7 jeunes gamins (dont une gamine).

Un récit qui vous prend aux tripes et qui ne vous lâche pas, qui jamais ne vous lasse.

Des personnages travaillés, même si certains ont plus de présence que d’autres (notamment, Bill, Beverly, Ben, Richie, Eddie et le salaud d’Henry). Des gamins qu’on ne pourra pas oublier, même si eux oublieront toute l’histoire, avec le temps.

Ça n’est pas facile de vous dire combien j’ai aimé ce roman et combien il est riche de plein de choses.

Et puis, le King qui, sur la même page, parle de Sherlock Holmes et d’une belette, Ça à le mérité d’être souligné. Quel hommage il m’a rendu. Et à Holmes aussi, car son nom se retrouve souvent dans le roman.

— Je me suis pris pour Sherlock Holmes pendant une minute. Puis pour une star du rock. Tes yeux sont tellement rouges que c’en est incroyable.
— Les tiens aussi. Un vrai couple de belettes dans un poulailler, c’est nous, ça.

Bref, un putain de coup de cœur et une aiguille de tensiomètre fichée dans le plafond, mais le roman en valait le coup.

BILAN - LC réussie - OK

Gamelin ou les limbes de l’éternité, Michel Rietsch

Rose-flowers-21391136-600-600La rose des sens

Pourquoi je l’ai choisi:

L’auteur est passé sur mon blog pour la chronique de L’ange. Il m’a proposé de lire et de chroniquer son nouveau livre pour lequel il a de grandes attentes et de beaux projets. Je suis honorée de la confiance qu’il m’accorde ainsi que de l’intérêt qu’il porte à mon blog.

L’ambiance:

Gamelin, jeune homme orphelin, qui suite à un acte abominable aux yeux des habitants de son Village, va devoir prendre la Route de l’Inexploré. Banni et seul, il ira affronter son destin muni d’un fardeau précieux: une Rose aux pouvoirs mystérieux.

Les personnages:

Gamelin est un jeune homme authentique qu’il était intéressant de suivre .Il a ses failles, ses moments de doutes et de confiance qui lui donne beaucoup plus de crédibilité. Il n’est pas sûr de sa destinée, il avance à tâtons et prend ce que la vie lui réserve. Il est a l’aube de sa vie et je suis vraiment curieuse de voir son cheminement futur pour devenir un homme. J’ai beaucoup aime son étroite relation avec la Nature qui le lui rend bien d’ailleurs !!!!!

Ce que j’ai ressenti:

C’est un exercice très difficile de parler d’un livre pas encore publié….Je me suis lancée totalement à l’aveugle dans cette lecture, sans préambule, sans image, un peu à l’image de The Voice. Seul le talent est à déceler…Et bien si j’étais juge , j’aurai buzzé pour l’avoir dans mon équipe!!!!

Déjà , et je crois que c’est ce qui m’a le plus marquée, c’est la qualité de l’écriture. L’auteur a une plume poétique et soutenue. Cela change un peu de tous ses livres au « langage parlé » et trop simpliste. Non, ici, il y a du bon, un vocabulaire riche et différent, l’orthographe impeccable et la fluidité du texte est parfaitement maîtrisée.

Ensuite, je ressors de ce monde fantasy, enchantée! Quelle belle imagination!!!Cet univers de couleurs est juste magnifique, l’originalité de ses Maisons vives est absolument géniale, tous les bourgs que Gamelin traverse sont tous plus intéressants les uns que les autres…Même si on sent comme un air de rébellion sourd, j’ai quand même beaucoup apprécié les communautés que l’on y croise: il y a une entraide, un respect des ainés et des valeurs, une énergie commune…C’est un peu utopique, et forcément que ça ne peut pas durer, étant donne la nature humaine mais c’est beau a lire….

Tel que, c’est un bon premier tome et je suis deja impatiente de lire la suite des aventures de Gamelin, mais pour moi il n’y a pas vraiment de défauts mais quelques détails à approfondir….JE veux du « plus »!!!. L’auteur m’a demandé une totale transparence et de lui soumettre les idées et suggestions qui pourrait améliorer son texte donc je permettrais de dire que les liens que Gamelin tissent manque un peu d’émotions: il part trop vite des lieux pourtant magiques qu’ils traversent, et sa relation avec la Rose est un peu faible alors que c’est à mon avis l’essentiel de ce premier tome, et même vis à vis de son entourage, il devrait être un peu plus investi. On est en fait tellement ébloui par son monde qu’il ne faudrait pas que son héros manque de splendeur, ce voyage initiatique doit être aussi vibrant et passionnant dans les lieux mais aussi les personnes qu’il rencontre.

En bref, un premier tome avec un réel potentiel que j’ai eu plaisir à lire. Il est bien évident que je souhaite que ce livre sorte au grand jour, qu’il grandisse et soit apprécié du plus grand nombre. Donc pour ma part je lui souhaite Bonne chance Gamelin!

 

Ma note fee clochette 8/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement l’auteur pour ce partenariat.Merci pour sa confiance, merci de sa gentillesse et de s’être démener pour que je puisse le lire dans le format qui m’arrangeait!!!Je ne sais pas de qui des deux , était le plus stressé de cet échange.Je le remercie de m’avoir mis à l’aise quand à la critique que je pouvais en faire..J’espère avoir été à la hauteur de ce challenge un peu particulier et j’espère sincèrement que d’autres lecteurs seront près à se plonger dans cette lecture car il le mérite véritablement!

 

Les veilleurs, Vincent Mesage

On embarque dans un monde imaginaire ou la réalité et le rêve se chevauchent, et ou la frontière n’est pas déterminée….Meme si il faut être très accroché quand on lit ce livre (s’il écrit comme ca à 26 ans, je me pose la question à 40….), l’histoire et les personnage sont fascinants…L’auteur a des points de vue vraiment intéressant sur la vie en général….

 a adoré l’intrigue et les personnages…Un petit bémol pour certains: c’est un pavé avec un style très soutenu, donc faut vraiment avoir envie de le lire….Vous ne serez pas déçu si vous arrivez jusqu’à la fin!!!!

Previous Older Entries

Enter your email address to follow this blog and receive notifications of new posts by email.

Rejoignez 171 autres abonnés