Les perséides, Robert Charles Wilson.

Couverture Les perséides

Pourquoi je l’ai choisi:

Grâce aux bons conseils de Yvan, Robert Charles Wilson est devenu un auteur que j’adore particulièrement. Forcément, quand j’ai vu cette proposition de lecture dans le cadre du Club de l’Imaginaire Folio SF, je n’ai pas hésité un seul instant, ne tenant même pas compte du résumé, tellement je fais confiance à son talent! Je remercie d’ailleurs très chaleureusement les éditions Folio de leur confiance!

Synopsis:

Toronto. Cité pluriethnique où l’on peut croiser des centaines de personnes tout en restant terriblement seul. Ville tentaculaire que l’on sillonne chaque nuit en faisant de nouvelles découvertes et où l’indicible n’est jamais très loin. 
Au cœur de cette métropole se niche une petite librairie plutôt étrange : Finders. Vous y trouverez sans aucun doute les livres que vous cherchiez depuis toujours et aussi, qui sait?, certains que vous n’imaginiez même pas. Porte ouverte sur des mondes qui n’existent pas, ou pas encore, Finders est un endroit à nul autre pareil. Poussez la porte, si vous l’osez… 

Avec ce recueil de neuf nouvelles liées plus ou moins étroitement les unes aux autres, Robert Charles Wilson nous offre une œuvre très personnelle, ancrée dans le réel et pourtant véritable déclaration d’amour à la science-fiction, laboratoire de tous les possibles.

Ce que j’ai ressenti:…Elargir son horizon étoilé des possibles…

« L’univers mesure-t-il l’intention? »

Neufs nouvelles pour mieux appréhender la science-fiction, et le chemin des étoiles pour aller s’y perdre, avec la jolie plume de Robert Charles Wilson…Inutile de dire que ce livre, j’étais très impatiente de le commencer, car depuis que j’ai découvert cet auteur, je me régale de son imagination foisonnante, je suis admirative des mondes qu’il ouvre à ses lecteurs, et de la portée de ses écrits pour notre perception de la vie. Même le livre refermé, il me reste encore une impression très forte d’avoir confronté mon imaginaire au néant, de lui avoir laissé une chance de rentrer dans un quotidien toujours plus prenant…Étourdissant comme sensation…

« Est-ce que c’est l’univers qui se dilate ou l’observateur qui rétrécit?  » 

Lire des nouvelles est assez exceptionnel chez moi, mais quand c’est un auteur chouchou tel que RC Wilson, je fonce les yeux fermés, et bien sûr, la magie a encore opérée…Il arrive à me transporter à chaque fois, dans un espace parallèle de pure science-fiction avec une pointe de fantastique qui fait de ce moment, une boucle de plaisir de lecture…J’aime sa façon d’exploiter l’étrange, de décrire l’humain dans ses incroyables contradictions, de passer toutes les frontières pour mieux apprendre de notre monde…De l’infiniment grand à l’infiniment petit, des paradoxes possibles et impossibles, avec une finesse d’écriture, il nous réinvente Les Perséides, dans une pluie de mots étincelantes…

« Au bout d’un moment, on apprend à en tirer réconfort. Si nous ne sommes rien, alors il n’y a rien dont avoir peur. Nous n’intéressons pas les étoiles. »

Une ville et une librairie comme point d’ancrage de cette série d’histoires toutes plus intéressantes les unes que les autres, car elle ouvre sur les champs des possibles intangibles, des probabilités anticipées dérangeante, voir même effrayantes. Un envol direct pour l’infini et au delà, avec des théories opaques qui prennent vie dans ses pages. Ce recueil de nouvelles est une plongée vertigineuse dans les rues de Toronto et ses recoins sombres et des portes de mots qui s’ouvrent sur des mondes insoupçonnés qui laisse des traces de vaporeuses angoisses dans nos nuits blanches. On en ressort forcément troublé, car derrière ses petits textes, se cachent les grandes questions existentielles, quand nous tournons notre regard vers le ciel étoilé…

« Les gens de la ville ne comprennent pas. En agglomération, le ciel est gris, vierge comme une ardoise et légèrement lumineux : on dirait un feu d’ordures qui couve. Les quelques corps célestes qu’on parvient à voir briller malgré la pollution sont à peu près aussi excitant qu’un poisson échoué sur la plage. Mais en s’éloignant suffisamment de la ville, on voit encore le ciel de la même manière que nos ancêtres, comme un abîme au-delà du bout du monde dans lequel les étoiles évoluent, aussi implacables et inabordables que les âmes des morts d’antan. »

J’ai bien entendu mes préférences en termes de textes qui m’ont plus touchée que d’autres, (comme La ville dans la ville et L’observatrice) , mais j’ai été agréablement surprise de la cohérence de ce recueil qui propose toujours une ligne conductrice entres ses nouvelles, même infime, dont l’incroyable fascination pour la librairie Finders…Robert Charles Wilson se plaît à prendre carrément l’univers comme espace de jeu, avec toutes les propositions originales ou frissonnantes qui peuvent nous atteindre, pour nous donner quelques matières à penser, lors de nos ballades nocturnes, au clair de lune.

« Au bout d’un moment, on apprend à en tirer réconfort. Si nous ne sommes rien, alors il n’y a rien dont avoir peur. Nous n’intéressons pas les étoiles. »

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

 

 

 

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La forêt en mon coeur, Adolfo Serra

Synopsis:

Un enfant entreprend un voyage dans la forêt, accompagné par un ami énigmatique. Ils atteignent la ville où tous deux se transforment, puis retournent à la forêt. Quelle est la place de chacun dans la Nature ? Car dans nos villes, chaque jour, nous l’oublions alors qu’elle nous rend plus humain. Et parce qu’un texte peut parfois être un chemin trop étroit limitant le lecteur dans sa découverte du livre, des sensations et des sentiments qu’il peut apporter, il n’y en a pas ici. 
Cette absence laisse toute liberté à chacun de compléter et faire sienne cette histoire, devenant ainsi un auteur-partenaire guidé par le parti pris très fort des illustrations à l’encre, eau et aquarelle inspirées par la Nature, ses formes et ses couleurs.

Ce que nous avons ressenti:

L’art se passe de mots, il se ressent, il se regarde…L’expérience de La forêt en mon cœur nous le fait en quelques pages, juste des scènes peintes, sans mots, sans explications, et ce fût une découverte intéressante. En ouvrant ce petit album, on plonge dans un monde en monochrome, entre ombres et lumières, au cœur de la forêt, en suivant un enfant et une ombre massive dans une expédition qui nous ouvre le chemin entre Nature et Ville. C’est un album aux illustrations magnifiques, tellement intenses….

Du fait, de ce non-texte , notre imagination devient actrice dans ses pages, et Maman et Fille de se raconter dans ses sombres dessins, une possible interprétation, devient création et un moment encore plus complice, puisque l’on peut tout en dire, et en rire…Pour Jazzelfique, la magie s’est maintenue pendant la moitié du livre, mais il semblerait que la fin lui soit trop insaisissable, tandis que Maman a adoré la ritournelle du temps qui se joue. Mais toutes deux s’accordent sur la beauté féerique de ces illustrations, et d’ailleurs, le côté artistique de Princesse s’est réveillé puisque elle s’est lancée dans l’aquarelle…

C’était une totale découverte que cette lecture sans mot, pourtant le plaisir a été de la partie. Nos yeux en ont pris plein la vue, les sens sont tous en éveil, et le message passe aussi bien que s’il avait été écrit…La Forêt en mon cœur, c’est un appel pour cet espace de vie et de merveilles visibles ou invisibles, selon les heures de la journée, et pourtant, toujours là, Essentielles. Indispensables.

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les éditions Balivernes pour l’envoi de ce livre! Ce fût une très jolie découverte!

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L’éveil des dieux, Sylvain Neuvel.

Couverture L'éveil des dieux

Pourquoi je l’ai choisi:

J’étais trop, mais trop impatiente, de lire la suite des Dossiers Thémis, tellement j’avais adoré le premier tome mettant en scène, ce robot extraterrestre.

Synopsis:

« On n’arrête pas de me dire que c’est normal de faire des cauchemars. Moi je sais que ce ne sont pas des cauchemars. J’en ai quand je suis réveillée, maintenant. Je fais toujours le même depuis des mois. Tout le monde meurt. Il y a des milliers de morts dans les rues, une ville entière pleine de cadavres. Mes parents baignent dans leur sang, chez nous. Et aujourd’hui, il y avait quelque chose de nouveau. J’ai vu un robot. Comme Thémis. Une grande femme métallique tombait du ciel. »

Ce que j’ai ressenti:…Un coup de cœur qui se confirme!

Vous le savez, Le Sommeil des Géants a été un fulgurant coup de foudre dans mon univers livresque. Sylvain Neuvel relève haut la main, de ses robots démesurés, le défi d’un second tome encore plus palpitant, pour nous en mettre encore plein la vue , avec L’éveil des dieux! Allez, levez les yeux vers les étoiles, ou noyez vous dans celles de la couverture, mais lisez cette saga de science fiction juste, exceptionnelle! Elle pourrait vous emmener dans l’espace infini, rencontrer un troisième type de personnages, et prendre quelques hauteurs sur notre chère planète bleue…

J’ai tué Dieu et je me sens vide à l’intérieur.

Ce qui fait que j’adore cette saga, c’est que l’on ne peut prévoir la prochaine action, le prochain dossier, la suite des rebondissements…La forme innovante de ce roman tient à ses fichiers mis, judicieusement à la suite, pour tenir une intrigue qui se concentre sur l’Action, essentiellement. Ce concentré d’énergie vibre d’enchaînements stratégiques, uppercuts titanesques, retournées acrobatiques, dialogues acerbes, décisions internationales, développements scientifiques,  conflits mondiaux…Chaque chapitre est une surprise, une forme différente de présenter une complexité, une affaire de plus à expérimenter, un mystère de plus à éclaircir! C’est étourdissant ce page-turner, dont on ne peut deviner la suite, mais je suis addict à ce concept!

L’envie de vivre est très difficile à supprimer .

Vous l’aurez compris, c’est tourné uniquement sur l’action, et pourtant, on arrive à se lier aux personnages principaux, malgré cette audacieuse forme de récit. En fond d’intrigue, on se plaît à suivre les questionnements intérieurs de Rose, la passion de Kara et Vincent, l’innocence flouée de ce petit bout’chou Eva, la folie de Alyssa, les interrogatoires mystérieux de la Voix… Par la retranscription des dialogues vivants, on est jeté dans les jeux des émotions à chaud de tous ses personnages qui se débattent à leurs échelles pour contrer l’invasion extraterrestre, et forcément ce débordement bouillonnant de l’instinct de survie nous touche, et nous emmène à réfléchir à nos hypothétiques réactions face à ce phénomène…

Et si nous ne survivons pas, ce sera à cause de notre stupidité, de notre égoïsme, de notre avidité.

C’est avec encore plus d’impatience que j’attends le tome 3 de ces aventures, car j’ai lu ses deux tomes avec frénésie et que le coup de cœur pour cette saga se confirme! J’adore où m’emmène la folle imagination de Sylvain Neuvel, et cette fin réserve encore de belles surprises, et un prochain tome très prometteur…

 

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Les Editions Le Livre de Poche Imaginaire pour l’envoi de ce livre! Ce fût une lecture fascinante!

 

Stone Junction, Jim Dodge.

Couverture Stone Junction

Pourquoi je l’ai choisi:

J’ai trouvé la couverture dynamique et plutôt accrocheuse à l’oeil, et quand on parle de magie, je ne sais pas résister…

Synopsis:

Après la mort dramatique de sa mère, le jeune Daniel Pearse est recueilli par une société secrète, l’AMO, alliance historique de criminels, d’anarchistes, de shamans, de magiciens, d’alchimistes, de scientifiques fêlés et autres marginaux et rebelles en tous genres.

Ceux-ci vont initier Daniel à quelques disciplines indispensables, de la méditation au casse de coffres-forts, en passant par le réajustement karmique, les subtilités du poker, l’art du déguisement ou encore les avantages et inconvénients des drogues.

Fort de ces connaissances, Daniel va s’employer à résoudre le mystère entourant la mort de sa mère tout en essayant de mener à bien la mission que lui a confiée l’AMO : tenter de dérober un étrange diamant détenu par le gouvernement, lequel pourrait bien être la fameuse pierre philosophale…

Les personnages:

Tout d’abord, grande affection pour cette A.M.O, Alliance des Magiciens et Outlaws! Tout comme Daniel Pearce, on se laisse séduire par l’esprit, les personnalités, les qualités de tous ses personnages, qui font de son enseignement, un enrichissement pétillant! Chacun dans son style, ils m’ont tous plu et c’est un enchantement de les découvrir au sein de cette aventure hors norme! Tous plus timbrés, déjantés et plus talentueux les uns que les autres, on se plaît à connaitre leurs spécificités qui flirtent avec l’illégalité, et qui jettent dans les hautes sphères de la poudre aux yeux scintillante pour mieux contrer l’influence du capitalisme, avec toujours à l’esprit, l’Art du jeu…Chaque coup, comme un défi, chaque action pour aiguiser la chance d’être hors du commun…Belle équipe de joyeux lurons qui s’entraident dans les mailles d’un filet qui défie les lois de la raison…

 « – HORS-LA-LOI, rectifia Smiling Jack. Pas des criminels, des HORS-LA-LOI. Mon ami Volta dit qu’il y a une différence de taille. Les hors-la-loi ne font le mal que lorsqu’ils estiment agir pour le bien ; alors que les criminels, eux, ne se sentent bien que lorsqu’ils font le mal. »

Ce que j’ai ressenti:…Un pour tous, et tous pour l’AMO!

J’ai trouvé la vérité, et elle est simple: la vie est étonnante.

Je dirai qu’un grand souffle de liberté souffle dans ses pages, et que ça fait du bien! En se mettant hors-la-loi, le duo Mère/Fils Pearce, s’offre une chance de vivre sans contraintes, sans limites, sans entraves…Il ne sont plus enfermés dans les codes de vies « classiques », du genre Métro-Boulot-Dodo, et s’enrichissent de ce fait, d’une autre forme d’apprentissage, de connaissances et de plaisir qui les tournent vers une autre façon d’appréhender le monde. Daniel Pearce deviendra donc un être malléable qui tend vers une Liberté absolue, et chaque rencontre avec les membres de L’AMO sera une leçon d’émerveillement, une puissance méditative et une conscience plus active sur les mystères de l’existence.

Disparaître est un outil, une technique, une autre manipulation de l’apparence. La magie est l’expropriation du réel.

Entre l’art de s’inventer, de réinventer, de faire sauter toutes les barrières physiques et morales, cette grande œuvrette alchimique souffle en 4 éléments , la plus fantasque des aventures et la plus magique des quêtes…Ce Diamant, entre trésor mystérieux et espoir de pierre philosophale, va mobiliser tous les talents cachés de cette association secrète! Et tout devient spectacle d’illusions, force d’invisibilité, pouvoir de transformation et don de disparition, pour notre plus grand bonheur de lecteur! 700 pages d’une audace magique, trempée dans une dynamique irrévérencieuse!

Ce que je suggère, si tant est que je suggère quoi que ce soit, c’est que nous sommes nés pour être étonnés.

J’ai adoré ce roman pour la douce folie qui le caractérise, pour son étonnante façon de briser les styles convenus, pour son originalité loufoque, pour sa pétillante Magie! C’est un moment de lecture très spécial, un genre presque inclassable, intense et divertissant, et incroyablement addictif! Je ne suis pas prête d’oublier cette Alliance de hors-la-loi bien sympathique, qui m’a donnée le temps de cette aventure, une énergie communicative!

Parce que si les souhaits étaient des ailes, on volerait tous dans le ciel, et si la crème comptait pour du beurre, y aurait pas à baratter pendant des heures.

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement le site Babelio ainsi que les éditions Super 8 pour l’envoi de ce livre! Ce fut une lecture étonnante!

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Super 8 éditions

 

Brume, Stephen King.

Couverture Brume

Pourquoi je l’ai choisi:

C’est un des rares que je n’avais pas encore lu, et je me suis dit qu’avec la sortie de la série, ça serait bien de voir d’un peu plus près cette ambiance de Brume…..

Synopsis:

Imaginez une brume qui s’abat soudainement sur une petite ville, une brume si épaisse que les clients d’un supermarché hésitent à en ressortir. Il n’en faut pas davantage au maître de l’épouvante pour nous plonger dans le cauchemar avec un réalisme hallucinant.
Chacune des nouvelles de ce volume possède le même pouvoir ensorcelant. Vous aurez peur d’un petit singe en peluche qui joue des cymbales. Vous redouterez de voir surgir le fantôme d’un camion. Vous saurez de quoi est capable un naufragé solitaire, lorsque la faim le tenaille et que la drogue décuple son courage.
L’art de Stephen King est de faire surgir l’effrayant ou le surnaturel au cœur d’un monde rassurant et prosaïque. Les superbes décors du Maine, où vit Stephen King, se révèlent une fois encore peuplés de sortilèges et de malédictions ?

Ce que j’ai ressenti:…Enveloppez-vous, de Cauchemars et de Brume….

-Elles vont attendre dans la brume…Et si vous n’arrivez pas à rentrer, elles vont vous manger. Comme dans les histoires.

(Brume.)

Il y a peu de mot qui décrit le plaisir d’ouvrir un Stephen King, un petit pavé qui plus est! Tu t’entoures de Brume et de plaid pour mieux t’avancer dans les ombres froides de la nuit, et tu t’aperçois quand tu relèves ton nez de ses pages, que les heures passent aussi sûrement que les monstres t’ont rejoint…Ah Nostalgie d’une époque où tu te faisais des nuits blanches pour lire ses histoires inimitables et effrayantes, et là, comme par magie, l’effet te revient, toujours aussi intense, toujours aussi vrai…Et même si 30 ans ont passé, ce petit recueil vintage réédité n’a rien perdu de sa superbe, et j’ai eu la grande chance de retrouver cette euphorie de me plonger dans l’épouvante, jusqu’aux petites heures du matin, l’emmener partout avec moi, pour rester dans l’ambiance, le lire dans mes pauses déjeuners…Juste retrouver l’immense plaisir de me lire ma petite « Histoire du soir » conté par le grand King, juste rêver un peu plus en journée et trembler la nuit…Juste aimer par dessus tout, ces instants de lecture…

Il y a le zéro, l’éternité, la mortalité, mais l’ultime, ça n’existe pas.

(Le raccourci de Mme Todd.)

Petit aparté personnel: Brume aura forcément ma préférence du recueil, déjà parce que cette nouvelle est juste excellente, (et d’ailleurs j’aimerai beaucoup voir maintenant la série évènement: The Mist) , mais comme c’est assez rare et que ça fait toujours plaisir, son héroïne s’appelle  Stéphanie…Du coup, après la belle introduction au recueil qui parle directement au lecteur et ensuite voir ses petits clins d’œil de prénom, je dirai que forcément tu t’attaches d’autant plus, comme si une petite connivence se créait avec l’auteur…J’ai remarqué que souvent, dans les recueils de nouvelles, Stephen King se livrait plus, que ce soit en introduction ou en conclusion, et pour tout fan qui se respecte ses petites notes pour mieux connaître son écrivain préféré sont juste des petits plaisirs! Bien que ce type de narration n’est pas ma préférence habituellement, je ne résiste pas à celles du Maître de l’épouvante, car je sais qu’il les soigne particulièrement, que ce soit en description cauchemardesques, ou études des comportements humains, on y trouve toujours son compte de réjouissances livresques!

Il faut manger le monde ou le monde vous mange et c’est très bien dans les deux cas.

(La révolte de CaÏn).

 

Brume, c’est donc 22 nouvelles hallucinantes, 1 poème paranoïaque et 862 pages de pur bonheur, qui t’entraînent au royaume des peurs enfouies. Même celles que tu ne soupçonnais pas! Depuis le King, tu ne regardes plus les clowns de la même manière? Oh et bien là, un simple jouet Singe à cymbales risque de te donner le frisson…Et c’est cela, le talent du King, d’un détail, il te transforme les objets, les gens, l’ambiance pour basculer dans un monde parallèle effrayant…Je ne me lasse jamais de ces écrits fantastiques, de ces histoires qui t’ensorcellent! Petits formats ou roman fleuve, Stephen King a cette effervescence divine d’écriture, avec des gadgets d’inspiration, il nous balance telle une boule magique rouler dans les méandres de son imagination débordante! Faites un vœu, Stephen King s’occupe de la ballade…Vers vos plus sombres désirs….

Une femme, ce qu’elle désire surtout, c’est ne rien devoir à personne.

 

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Le livre de poche Imaginaire pour l’envoi de ce livre! Je suis ravie de compléter ma collection de Stephen King!!!!

Le pays des rêves oubliés, Lavinia Petti.

Couverture Le pays des rêves oubliés

Pourquoi je l’ai choisi :

J’ai eu l’immense chance de gagner ce titre par le biais d’un concours Instagram  lancé par la maison d’éditions du  Seuil, j’avoue que j’ai complètement craqué sur cette couverture et le titre évocateur…Merci pour ce concours, j’ai découvert de ce fait, une de mes plus jolies lectures de 2017!

Synopsis :

« Il faut du courage pour oublier. Mais se souvenir… se souvenir, c’est le vrai supplice des êtres humains. Je me suis toujours demandé comment un homme peut vivre avec le fantôme de tout ce qu’il a été et le spectre de tout ce qu’il ne sera jamais. Il ne peut pas, voilà pourquoi il meurt. Nous ne vieillissons pas à force de vivre notre vie, mais à force de nous en souvenir. »

Les personnages:

Antonio Maria Fonte est un personnage qu’on adore détester, pour finalement, détester de l’adorer autant…Désagréable au possible, voire même irrespectueux, il n’attend plus rien de la vie, des relations sociales et encore moins de l’avenir…A presque 50 ans, il voudrait se laisser dépérir dans son petit « chez-soi », et surtout qu’on lui fiche une paix royale pour laisser courir son imagination d’écrivain…Mais quand l’imaginaire décide de lui jouer un tour, il n’a pas fini de lier et délier tous les fils qui tissent, toute une vie…

« Un homme sans passé, sans une histoire, est pire que mort. Il n’a jamais existé. »

Ce que j’ai ressenti:…Un émerveillement!

J’ai emprunté un chemin de brume sur des lignes de poésie et quand le brouillard s’est dissipé, il m’est resté un coup de cœur pour cette merveilleuse histoire…J’ai voulu retenir mes souvenirs d’oubli en prenant un temps exquis de patience pour cette lecture, juste pour ne pas sortir de ce Pays des rêves oubliés…Un mois presque à me délecter de cette ambiance entre onirisme et fantastique, entre réalité et imaginaire, entre écriture et néant enfoui, pour mieux apprécier l’univers riche que nous ouvre Lavinia Petti. Tout n’est que beauté et mystères dans ses pages, mais plus encore une belle quête d’identité avec de très jolies portes dérobées sur des questionnements intérieurs qu’on se plait à traverser tellement le voyage et le panorama imaginaire est époustouflant de métaphores…

-Il est toujours tard. Un océan d’or ne peut pas acheter une goutte de temps.

Il est des livres comme cela, qu’on se plaît à savourer, à arrêter volontairement pendant une période, pour ouvrir notre champ intérieur à recevoir, une belle histoire…Oublier, pendant un temps que le monde tourne à mille à l’heure et apprécier cet instant de lecture: où le regret est au centre de l’intrigue comme force et faiblesse, où les souvenirs deviennent perdus ou négociables comme un banal objet, où un vampire tente de capturer un voleur de brume, où même le nom qui nous définit peut disparaître…Tirnail, c’est le Pays des choses perdues, de toutes choses perdues…Du simple objet à nos plus grands espoirs déchus, d’une larme oubliée à nos plus intimes pensées inavouables, d’une lettre d’amour égarée à notre passé le plus douloureux…L’auteure a su créer un endroit unique, remarquable.

Si l’histoire prend son temps, pour mieux nous perdre dans ses illusions fantasmagoriques, j’ai été enchantée par cette expédition dans cet autre monde! Et puis, forcément, vient le point final de ce petit pavé réjouissant, et tu te rend compte que l’auteure a géré aussi bien, l’histoire personnelle de son personnage que l’univers parallèle qui s’ouvre subitement à lui, et qu’elle l’a fait avec brio, comme une magicienne, maître de son talent. Le réel embrasse l’irréel, et tu t’aperçois que tout est magie de mots, que raconter une histoire c’est aussi enchanter son public, que derrière le rideau pailleté se cache une réalité moins belle mais plus intéressante,  que l’on peut doser son degré d’imaginaire selon nos propres perceptions. En bref, qu’il était juste bon de se prendre dans les filets de ce Pays des Rêves Oubliés..

A lire et à relire, juste pour le plaisir!

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

Le loup et le chevalier, Tullio Corda.

Pourquoi nous l’avons choisi:

Nous avons de suite bien accroché à cette couverture un peu loufoque et pleine de douceur!

Synopsis:

Petit ours demande à son papa : « Tu me racontes une histoire ? ». Papa ours alors commence d’inventer son histoire, mais ne veut pas mettre de loup dedans. Attirés par le conte, les animaux de la forêt s attroupent peu à peu autour et l histoire prend forme. Mais papa ours est constamment interrompu par tout le monde qui tente de deviner la suite de l’histoire et surtout, qui demandent si vraiment, il n’y aurait pas un loup dans ce récit… C’est alors qu’un véritable loup arrive près d’eux. Papa ours va alors continuer l’histoire en transformant le lapin en chevalier pour aller affronter l’animal. Et il participera aussi pour l’aider et en allant assommer le loup. Et petit ours n’aura qu une envie : « Tu me racontes une autre histoire ? »

Ce que nous avons ressenti:…En avant pour les aventures!!!!

Cet album, c’est une histoire vivante! Partant comme un conte, avec la très célèbre formule magique « Il était une fois…. », elle se vit quand même avec l’échange de dialogue dynamique et aventureux! Le moment complice Mère/Fille a vu se dérouler une histoire où il est de bon ton de trouver un loup et une fée , tout en ayant des personnages qui jouent plus que leurs rôles d’acteurs sur cette scène improvisée…Plaisir de l’intonation et situations cocasses, les fous rires ne sont pas loin de ce rendez vous impromptu!

Avoir un Papa Ours qui sait inventer une histoire pareille, ça ne s’invente pas!!!Surtout que le petit a un brin d’espièglerie, et saura lui donner quelques matières pour pimenter ce moment d’échange! Nous avons donc une charmante petite histoire qui se construit sous nos yeux ébahis, où Le Loup et le Chevalier vont vivre une aventure bien malgré eux!

Jazzelfique a beaucoup aimé les illustrations. Cette forêt verte et bleue, où les animaux se réunissent autour du conteur avec cet écureuil, qui réclame à tout va, le silence pour entendre la fin de l’histoire…Tout est en simplicité, et c’est ce qui parle aux enfants avant tout…Maman Stelphique a apprécié l’humour et le côté protecteur de ce Papa Ours…

Un très chouette moment de lecture où le plaisir du théâtre plaira, aux petits curieux et aux impatients, d’entendre et vivre enfin leur histoire du soir rêvée…

Notre Note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les Editions Balivernes pour l’envoi de cet album! Nous avons adoré !!!

Morwenna, Jo Walton. (LC avec Cannibal Lecteur).

Couverture Morwenna

Pourquoi je l’ai choisi:

Il me fallait un peu honorer mon petit Challenge Printemps Elfique, et il m’aura aussi fallu entraîner ma binomette avec moi, sous peine *de ne plus jamais lui parler*, pour lire ensemble ce livre que l’on décrit comme une merveille avec plein de fées dans ses pages….Mission réussie et timing parfait avant la clôture, nous finissons donc en beauté ce trimestre féerique!

Synopsis:

Morwenna Phelps, qui préfère qu’on l’appelle Mori, est placée par son père dans l’école privée d’Arlinghust, où elle se remet du terrible accident qui l’a laissée handicapée et l’a privé à jamais de sa sœur jumelle, Morganna. Loin de son pays de Galles natal, Mori pourrait dépérir, mais elle découvre le pouvoir des livres, notamment des livres de science-fiction. Samuel Delany, Roger Zelazny, James Tiptree Jr, Ursula K. Le Guin et Robert Silverberg peuplent ses journées, la passionnent. Alors qu’elle commence à reprendre du poil de la bête, elle reçoit une lettre de sa folle de mère : une photo sur laquelle Morganna est visible et sa silhouette à elle brûlée. Que peut faire une adolescente de seize ans quand son pire ennemi, potentiellement mortel, est sa mère ? Elle peut chercher dans les livres le courage de se battre.

Ce que j’ai ressenti:…Une envolée toute en pages et en ailes féériques…

« Qui pourrait vouloir d’un monde de marionnettes? »

Je me suis sentie très proche de ce personnage, dans sa manière de s’abandonner totalement dans ses lectures, en cette période critique de l’adolescence…J’ai trouvé que l’auteure arrivait à nous faire ressentir cette langueur qui empoisonne le quotidien de cette jeune fille, à subir la lenteur des jours sans enthousiasme, à ressentir le poids écrasant de cet enfermement dans ce pensionnat. Et finalement, sa liberté se trouve dans les livres, dans ce genre si particulier qu’est la Science-Fiction, qui lui ouvre les portes vers un imaginaire débordant…

« Ce qui m’a toujours plu dans la science-fiction, c’est qu’elle vous fait réfléchir et regarder les choses sous des angles auxquels vous n’auriez jamais penser. »

C’est très beau cette manière d’aimer autant la littérature, d’aller explorer d’autres univers, d’apprécier autant  le poids des mots, de rendre hommage aux plus grandes œuvres écrites…Chaque piste de lecture est à noter soigneusement et je serai bien partante pour m’en faire quelques unes, notamment Le Seigneur des Anneaux, puisque cette jeune fille le connait par cœur! Morwenna adore lire, et ça fait plaisir à voir! On se sent un peu complice de ses envolées, intéressée par toute cette ronde d’auteurs qu’elle nomme comme les plus passionnants, et j’aurai bien aimé participer à ce Karass/Club de Lecture entièrement animé au nom de la SF…

« J’avais des livres, de nouveaux livres, et je peux tout supporter tant que j’en ai. « 

Les fées que l’on découvre au sein de ses pages m’ont vraiment charmée. Dans cette façon d’être tangible sans l’être tout à fait, d’être imparfaites mais empreintes de merveilleux , d’illuminer le quotidien sans être lumineuses, d’avoir du pouvoir magique mais dépendante du monde humain…J’ai beaucoup aimé l’idée de l’auteure de faire un parallèle entre fées et fantômes, de ce besoin de se raccrocher au fantastique pour appréhender la douleur, de créer une sorte d’échappatoire féerique qui soulage de la souffrance du monde réel…

« Quoi qu’il en soit , si la plupart des gens ne voient pas les fées parce qu’ils n’y croient pas, les voir n’est pas une mauvaise chose. Certains des plus beaux êtres que j’ai jamais vus sont des fées. »

« Si vous aimez suffisamment les livres, les livres vous aimeront en retour. »

Dans ce journal intime, l’héroïne se dévoile, grandit, mûrit, guérit ses plus grandes blessures, affronte son passé bancal, mais garde farouchement son âme d’enfant, un pont indestructible vers l’imaginaire…Cette jeune adulte en devenir, nous offre ses plus intimes cheminements ainsi que de jolies réflexions, pour un moment de lecture tout en charme et en féerie.

… Dum spiro spero – « Tant que je respire, j’espère » …

Ma note Plaisir de Lecture  8/10

 

Couverture Morwenna Editions Denoël (Lunes d'encre) 2014Titre : Morwenna

Auteur : Jo Walton
Édition : Denoël (10/04/2014) – Folio SF (2 mai 2016)

Résumé :
Morwenna Phelps, qui préfère qu’on l’appelle Mori, est placée par son père dans l’école privée d’Arlinghurst, où elle se remet du terrible accident qui l’a laissée handicapée et l’a privée à jamais de sa sœur jumelle, Morganna.

Là, Mori pourrait dépérir, mais elle découvre le pouvoir des livres de science-fiction. Delany, Zelazny, Le Guin et Silverberg peuplent ses journées, la passionnent.

Un jour, elle reçoit par la poste une photo qui la bouleverse, où sa silhouette a été brûlée.

Que peut faire une adolescente de seize ans quand son pire ennemi, potentiellement mortel, est une sorcière, sa propre mère qui plus est ? Elle peut chercher dans les livres le courage de combattre.

Critique de Cannibal Lecteur :
Morwenna n’est pas ce que l’on peut appeler un page-turner que l’on ne peut reposer tant qu’on ne l’a pas terminé.

Ce n’est pas non plus un roman où l’on dévore 200 pages d »un coup, mais plus un roman où l’on picore des pages, se laissant même aller à en lire un autre livre durant sa lecture.

Non pas qu’il n’est pas intéressant ou que l’on s’ennuie durant sa lecture, non, que du contraire, on le lit avec plaisir.

Malgré le fait que l’intrigue soit inexistante et qu’il ne se passe pas grand-chose… hormis quelques rencontres avec des fées.

Ben malgré ça, j’ai passé un bon moment de lecture, pas impérissable, mais agréable.

Gardez à l’esprit que c’est un roman dont il faut prendre le temps de s’imprégner des personnages, des atmosphères, des légendes, des non-dits, des secrets de famille et surtout, ne vous attendez pas à avoir des retournements de situations ou des événements de folie.

Nous sommes en train de lire le journal intime de Morwenna, jeune fille de 15 ans qui a un lien privilégié avec les fées, qui les voit, leur parle. Une jeune fille renfermée depuis le décès de sa jumelle, une jeune fille qui a bien du mal à s’intégrer dans sa nouvelle école.

Morwenna adore la lecture, et plus particulièrement la SF. C’est une véritable serial-lectrice, une cannibale lectrice, car elle en lit plus que moi…

L’auteure, en faisant de son personnage principal une férue de littérature SF, a sans doute eu peur qu’on ne la prenne pas au sérieux, et de ce fait, elle nous balance des tonnes de références littéraires, par l’entremise de Morwenna qui nous donnera tous les titres de ses lectures.

Ça ne m’a pas trop dérangée durant ma lecture, mais je suis d’accord avec ma collègue Babeliotte (Boudicca) qui trouve que citer toutes les lectures de Morwenna, c’est exagéré.

Ça va, on a tout de suite compris que l’auteure connaissait son sujet, contrairement à d’autres qui font de leur héroïne des étudiantes en littératures et qui sont en fait des quiches (et pas des fatales).

Le personnage de Morwenna est complexe, difficile à cerner, au départ, et je pensais même que ses références à la magie et aux fées n’étaient que des élucubrations de son esprit pour justifier le comportement des adultes envers elle.

C’est un personnage touchant, comme bon nombre de personnes qui gravitent autour d’elle. Des portraits tout en finesse, réalistes, réussis.

Les choses que j’ai le plus apprécié, ce sont ses réflexions sur la lecture, sur les livres, sur sa compréhension du monde et des gens.

Elle est très mature pour une jeune fille de 15 ans et, tout comme moi, elle ne se trouve pas dans le groupe des filles populaires à l’école, passe plus de temps à lire qu’à avoir des contacts sociaux avec les autres étudiantes… qui, disons-le de suite, sont des pétasses crétines débiles. Ça valait pour les filles de ma classe aussi !

Anybref, ce n’est pas un roman que l’on dévore en bouffant les pages, il ne se passe rien de révolutionnant, ça se lit avec plaisir, mais je pense que d’ici quelques temps, il ne me restera pas grand-chose comme souvenirs marquants de cette lecture.

Pas de regrets de l’avoir lu, d’ailleurs, j’aurais pas osé ne pas le lire, ma binômette de lecture étant très persuasive pour me proposer de switcher la LC prévue en juin avec celle-ci qui comptera pour son challenge elfique.

Et vous le savez bien, j’ai peur !!! PTDR (mille pardons, ma Stelphique, ce fut un plaisir de faire ce switch, mais pas sûr qu’on va faire remonter le bazar chez Lord Arsenik ! – Je parle bien entendu de faire remonter ce livre dans sa PAL).

Le Mois Anglais (Juin 2017 – Saison 6) chez Lou et Cryssilda et le Challenge Printemps Elfique 2017 chez Stelphique.

L’océan au bout du chemin, Neil Gaiman.

Couverture L'océan au bout du chemin

Pourquoi je l’ai choisi:

Il me tentait depuis sa sortie…Quand il est arrivé dans ma PAL grâce au Père Noël/Daniella, je n’avais qu’une hâte: le découvrir…

Synopsis:

« Les adultes suivent les chemins. Les enfants explorent. »
De retour dans le village de sa jeunesse, un homme se remémore les évènements survenus l’année de ses sept ans. Un suicide dans une voiture volée. L’obscurité qui monte. Et Lettie, la jeune voisine, qui soutient que la mare au bout du chemin est un océan…

Ce que j’ai ressenti:…La déception au bout de la lecture…

Quand tu te fais toute une attente, tout un plaisir, que tu libères ton planning lecture ultra serré pour faire une place au livre que tu attendais avec impatience depuis des mois…Que tu sautes de joie, quand tu reçois enfin cette pépite… Et que… c’est une déception….Tout s’effondre….Je déteste avoir ce sentiment …

Peut être que c’est parce que j’en avais trop d’attentes, peut être me l’a -t-on trop vendu? Ce qui est sûr, c’est que je suis complètement passée à côté de cette intrigue, la magie ne s’est pas révélée, l’horreur ne m’a pas saisie, le conte ne m’a pas enchantée…Tout le long de cette lecture, j’ai cherché où l’auteur voulait nous mener, les mots et les sens cachés derrière et entre les lignes, je n’y ai rien trouvé…J’ai attendu très longtemps LA révélation, mais en refermant ce livre, il faut croire qu’elle ne m’a pas illuminée, la vague de cet océan ne m’a pas embarquée, et même le cercle des fées ne m’a pas attirée…

Loin de moi, l’idée de critiquer cet auteur mondialement reconnu, donc je me dis qu’il faut absolument que je découvre un autre titre de Neil Gaiman car j’ai adoré les adaptations cinématographiques de ses œuvres, mais pour cette histoire-ci, je n’ai pas compris tout l’enthousiasme des lecteurs, mais bien sûr, ce n’est que mon ressenti, et n’hésitez pas à passer voir toutes les chroniques qui en parlent si bien….

Liens vers les chroniques qui ont aimé cette lecture : Le Bibliocosme , Xapur .

 

 

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette fachee

Illuminae, Dossier Alexander -01,Amie Kaufman/Jay Kristoff

Couverture Illuminae, tome 1 : Dossier Alexander

Pourquoi je l’ai choisi:

J’ai vu sur la toile que ce livre faisait fureur, sur Instagram multiple fois plébiscité, et cette couverture, elle attire forcement l’œil!!!

Synopsis:

Ce matin de 2575, lorsque Kady quitte Ezra, elle croit avoir vécu le pire moment de sa vie. L’après-midi, sa planète est attaquée par une entreprise interstellaire sans foi ni loi — BeiTech. Obligée de fuir, Kady embarque sur le vaisseau Hypatia, Ezra sur l’Alexander. Très vite, Kady soupçonne les autorités de leur cacher la vérité. Avec l’aide d’Ezra, elle pirate le réseau informatique de leur flotte, accédant ainsi à des données confidentielles qui mettent en cause leur propre état-major. Alors qu’ils sont toujours traqués par BeiTech, l’Intelligence Artificielle censée les protéger se met à agir d’une façon étrange…

Ce que j’ai ressenti: …Une SuperNova Littéraire!

En voilà, une lecture totalement inédite, diablement contemporaine, sulfureusement passionnante! On devient maître d’un dossier top secret, comme si nous étions agents fédéraux , nous lecteurs: on a, entre les mains, des preuves bouillantes d’un complot interplanétaire. Le nouveau terrain de jeu des humains avides est l’Univers lui même…

Ce livre est de la Science-Fiction à l’état pur, mais il est aussi grâce à ,cette compilation de diverses formes de documents allant de la plus banale des conversations informatiques à des rapports d’enquêtes piratées, une nouvelle expérience de lecture. Nous traversons une guerre d’un nouveau genre, avec un nouvel ennemi: l’Intelligence Artificielle. Bienvenue dans un futur sombre, aux fin fonds de l’univers sur des vaisseaux spatiaux, avec à son bord, une jeune fille un peu trop maligne pour son propre bien, et aux commandes de cette altercation, des sociétés animées par le dieu « Profit ». Un cocktail donc plutôt énergique qui ne va plus compter ses victimes ni ses pires bassesses, mais qui nous réserve un flot de rebondissements dynamiques, plus quelques pistes de réflexions intenses!

J’ai été stupéfaite!!!Enfin, je suis méga surprise par un livre étiqueté Young Adult , enfin un Jeunesse qui envoie valser tout ce qu’on a déjà pu lire avant, enfin, on ne rencontre pas le fameux triangle amoureux…ENFIN!!!Mais quel bonheur!!!!Autant sur le fond que sur la forme, j’ai été agréablement ravie de voir que l’imagination n’a pas de limites! Chaque page est un travail de mise en forme, de minuscules détails placés avec intelligence pour nous donner un livre passionnant! Certaines pages de ce petit pavé deviennent œuvre d’art, portail d’imaginaire, plaisir des yeux…L’intrigue nous délivre quelques sueurs froides…

Même ce petit couple  que forme Kady et Ezra est charmant à suivre! Deux jeunes qui s’essayent à l’amour en temps de guerre, qui s’envoient des vannes à tout-va, qui s’exercent à une nouvelle forme de romantisme informatique…On se prend d’affection pour eux, car ils ressemblent à la jeunesse d’aujourd’hui, ils incarnent cette nouvelle forme de communication, cette façon d’aimer dans l’instant sans trémolos, ni tragédie ancestrale…Très contemporain ce duo en somme, et en ces jours de 2575, il fallait un nouveau souffle pour raconter les sentiments amoureux adolescents…

Illuminae est une petite pépite visuelle et un OVNI littéraire! Vite la suite!!!!

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Babélio et sa jolie opération de Masse critique, ainsi que les éditions Casterman pour l’envoi de ce livre! Ce fut une lecture différente et passionnante! Un très beau coup de cœur!

 

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