The Women’s Reading Club

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I have a dream….

Alors, je suis bien à l’initiative de ce projet, car j’avais un rêve….Un rêve de Lecture Commune…

Des Nanas (Women’s) complètement passionnées, qui lisent (Reading) ensemble (Club) des polars….Chacune incarnant un rôle, avec sa personnalité et son talent… Voilà, ce que j’ai imaginé dans ma petite tête, et que je me suis empressée de proposer, bien évidemment à ma binômette inséparable Cannibal Lecteur , et à la douce Nath

Sincèrement, je ne me voyais pas le faire autrement qu’avec ses deux personnes là, car je pense que nous avons chacune un énorme respect pour la passion que nous mettons dans nos blogs. Je les remercie de tout mon cœur, d’avoir accepté ma proposition!!!Le WRC est né en coulisses, et on vous en fait une petite présentation aujourd’hui….

Je suis peut être à l’origine de ce projet fou et décalé, mais les demoiselles ne sont pas restées en reste, et ont été des membres actifs, et réactifs, lors de ces longs mois de mails échangés (et les fous rire qui vont avec) et de mise en place innovantes pour donner vie à ses Chroniques d’une Autopsie Littéraire Annoncée…Elles ont étoffé mon idée de départ de leur ingéniosité et leur savoir-faire….

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Et la Magie opère…L’équipe féerique de ce blog est très fière du résultat!

Nous aurons donc Belette et sa douce folie qui prendra le rôle de la Médecin légiste et son scalpel…Attention aux yeux et aux éclaboussures….Les Intros promettent d’être survoltées et énergiquement mise en valeur!

Stelphique  et ses ailes scintillantes, ont choisi de passer derrière l’objectif et d’éclairer de sa touche  de magie, tout sujet de Développement de l’intrigue, en tant que Journaliste

Nath et son incroyable émotion, a choisi de passer la robe et de plaider sur tous les dossiers qu’on mettra sur sa table….Attention à votre émotivité car ses conclusions d’Avocate investie, promettent de vous faire fondre de plaisir….

Oui j’avais un rêve….Et le 1er aout, il prend forme sur nos blogs respectifs….

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The women’s Reading Club se retrouve autour d’une lecture:Claire Favan, Serre-moi fort

   WRC-LOGO-2         Par The Women’s Reading Club

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Conception et idée originale : Stelphique, Mon féerique blog littéraire

                    Direction logistique: Belette, The Cannibal Lecteur
                    Direction artistique: Nathalie, Sous les pavés la page

 

 

 

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Rapport d'autopsie

Rapport d’autopsie

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Lien vers le rapport d’origine

Nous avons accompli notre mission et consignons dans le présent rapport, les résultats de nos examens, observations et investigations.Nous reprenons les éléments importants relevés au cours des examens externe et interne du roman.Nous les commentons et tentons d’en tirer des hypothèses et/ou conclusions logiques.

Lieu où le roman se trouvait : FN** City 2 – Bruxelles – Rayon polars

Endroit exact : posée sur une table bien en évidence. Sa silhouette a été délimitée par l’équipe des sciences forensics.

Description du roman : à température ambiante, pas trop lourd, prise en main facile, couverture agréable au toucher, titre en rouge et sur la couverture, un origiami représentant un chien hurlant à la mort, devenant, dans l’ombre, un loup.L’objet sent bon le papier frais, les pages font un beau bruit lors de la manipulation, pas de raideurs mal placées.L’auteur de cet acte est une certaine Claire Favan, aidée en cela par un dénommé Robert Laffont, sérial éditeur bien connue des services de littérature.

Taille du sujet étudié : 140 x 225 mm. 324 pages, petit gabaritunnamed

Date du crime d’édition : février 2016, relativement frais encore, le crime n’est pas vieux

Coût de l’intervention du service : 22€ à tout casser

Arme du crime : Objet littéraire identifié, composé de papier recyclé (on l’espère) et d’encre noire, sans oublier une numérotation des pages, en bas.La découpe de l’objet s’est révélée assez facile à l’aide de l’outil adéquat mais à eu des conséquences imprévues sur l’objet étudié : j’ai obtenu un puzzle et il a fallu recoudre le sujet ensuite pour pouvoir continuer de l’étudier.

Traumatismes : Importants après la lecture, difficulté à surmonter la deuxième et la troisième partie.

Suspects : Clairement madame Claire Favan, psychopathe bien connue des services littéraires suite à ses fréquentations un peu trop exagérées avec des tueurs en série. Récidiviste notoire. Les forces de police doivent l’appréhender au plus vite avant qu’elle ne récidive avec un autre roman coup de poing.Attention, le suspect est dangereux ! Ne pas tenter une approche seule.

Arme du crime probable : une plume et ensuite un clavier d’ordinateur. Des mots qui ont l’air innocents pris séparément mais qui deviennent potentiellement dangereux lorsqu’ils se regroupent pour former des phrases et extrêmement assassins au moment de former une masse compacte appelée «paragraphes » avant de muter en chapitres » pour finir, ultime transformation en partie.

Modus operandi du crime : Si le début du crime commence sobrement, on ressent vite de l’empathie pour la souffrance d’un des personnages, pauvre garçon transparent qui tente de vivre sa vie de vivant alors que ses parents veulent faire revivre une disparue.Ce premier acte posé, on découvre, horrifié, la main de l’auteur qui se pose froidement sur votre épaule. Jusque là, j’ai tenu le choc, j’étais même «chaude comme une baraque à frites » (en français de Belgique)La seconde partie du jeu meurtrier entre l’auteur/suspect Claire favan et sa victime, le lecteur, est plus perfide et la final m’a fait hurler. J’ai d’ailleurs augmenté ma consommation de café pour tenter de justifier le tremblement de mes mains.La troisième et dernière partie du crime est la pire, oppressante, on sent que le sujet a souffert et autopsier le personnage est plus difficile car on s’est attaché à lui et ceci est incompatible avec le métier.

Verdict du médecin légiste ? Je supporte mieux les crimes de 1888 que ceux commis par la suspecte dangereuse Claire Favan. Le traumatisme dû à la lecture était encore là lorsque je tapais mon rapport. Un putain de bon crime, ce roman !

Verdict du détective ? La suspecte Favan, dangereuse auteur, n’a pas assez couvert sa piste et moi, fin limier, biberonné aux romans mettant en scène un célèbre détective anglais résidant au 221b, Baker Street, je n’ai pas été dupe et j’ai senti de suite qu’il y avait «une frite dans la bière »…Cela aurait pu me gâcher le final de la partie mais j’ai choisi de mettre ça de côté et le talent de l’auteure aidant, j’ai occulté ce que je me doutais et profité de ma lecture. Avant de me faire massacrer dans la partie 3 parce que mon cerveau brillant ne voulait pas croire ce que tous les indices convergents me hurlaient. Je redoutais que ma théorie collent avec les faits, mais hélas, j’avais raison.Une bien belle enquête qui ne laisse pas son enquêteur de lecteur indemne !

Jack The Reader, médecin légiste pour cette autopsie littéraire et Belette Cannibal Lecteur, consultant detective.

Je  jure avoir rempli ma mission en honneur et conscience, avec exactitude et probité.

Reportage de l'envoyée spéciale

Reportage de l’envoyée spéciale

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Lien vers l’article original

Stelphique prend son objectif et sa plume, et présente l’article tiré de la Gazette Elfique sur la page spéciale consacrée à l’étude du roman Serre Moi Fort, de Claire Favan…

SERREMOILa photo instantanée: L’origami…

Nous avons enfin une preuve! Les petites ailes et notre invisibilité nous ont permis de saisir cette photo instantanée!!Mais que se cache réellement derrière ce pliage ? Cet origami est un indice de malheur: faites gaffe à vos filles, si jamais elles le recevaient…La rédaction ne peut par contre pas vous fournir,  le contenu de ce pliage sous peine de gêner l’enquête en cours….De source sûre, il semble que La Bête Noire et Robert Laffont soit de mèche pour vous faire hurler de peur, à la lune…

 Le gros zoom: Serre moi fort, ou comment les groupes de soutien peuvent soutenir les victimes…SERREMOI2

Claire Favan semble avoir saisi l’importance de ces groupes qui se réunissent dans le malheur, dans la tragédie. Elle nous offre une mise en lumière d’un phénomène de société dans son Serre Moi Fort, on ressent tout l’importance de ce soutien, cette main tendue vers ces humains qui ont subi un choc émotionnel fulgurant. Peu d’informations sur ce qui fait vraiment leurs forces et leurs influences, mais la police craint leur ardeur mordante, semble ne pas tout saisir de leur hargne, mais en fait, ce ne sont que des êtres humains blessés et la souffrance qu’ils ressentent les mènent dès fois, à court-circuiter l’enquête en cours, autant qu’elle pourrait la font avancer. On partage leurs peines autant que leurs petites victoires, et finalement, si c’était juste cela la magie de ce regroupement: ressentir de l’empathie???…

SERREMOI3Le panorama: L’ombre des prédateurs…

Les prédateurs de la Nature se cachent et étudient le meilleur moment pour attaquer leurs proies…Il semblerait que ce comportement animal soit observable chez les humains. Tueurs de l’ombre, tueur dans l’ombre ou l’ombre d’un tueur, voici donc toutes les possibilités qui se multiplient à l’infini dans ses pages, mais tout cette somme d’éventualités, est bel et bien fatale pour leurs victimes…Le Sérial Killer prend ses quartiers dans toutes les aspérités sombres, le spectacle fatal est donc en place, des coulisses à la mise en scène, rien ne nous sera épargné: le Mal est en marche et pourrait être capable de vous paralyser et faire de vous son petit pantin asservi….

En conclusion, Serre Moi fort est un roman qui se place autant du coté des victimes, des enquêteurs et d’une certaine âme dérangée, et nous espérons que ses trois zooms vous auront éclairé sur ce qui sera sans doute votre prochaine lecture… Affaire à suivre….

Plaidoirie de la partie civile

Plaidoirie de la partie civile


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justice-gavel-and-bookMonsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Membres du jury, Cher auditoire,

Je me tiens devant vous afin d’évoquer cette folie de Claire Favan, cette propension à faire couler le sang, encore et encore, cet acharnement à assassiner d’innocentes victimes ! Car oui, Mesdames et Messieurs les jurés, Claire Favan est dangereuse et son dernier crime le prouve à nouveau !

Jugez par vous même et relisez le rapport d’autopsie du Dr Jack The Reader ! La perfidie de cette auteure atteint des sommets lorsqu’elle oblige ses lecteurs a aimer ses personnages et ce, pour mieux leur asséner le coup final !

La presse s’enflamme et les articles de la journaliste Stelphique ( pièce à conviction n°32) sont à votre disposition pour prouver que les lecteurs ne sont que des marionnettes ! J’accuse Claire Favan de les attirer avec de l’empathie! Elle leur donne un point de vue original dans ce dernier opus, celui de l’enfant survivant… mais ne soyez pas dupes !claire-favan-c2a9-e-robert-espalieu1

Regardez cet air angélique, ces yeux innocents, ce sourire enjôleur…Cette femme nous manipule depuis le début Mesdames et Messieurs les jurés car voyez tous ces meurtres qu’elle a à son actif depuis les prémices de sa sanglante carrière !

En réalité, c’est pourquoi je m’adresse à vous, Monsieur le Président et Mesdames et Messieurs les jurés et vous implore de déclarer cette auteure coupable ! Coupable d’avoir écrit un très bon thriller malgré quelques raccourcis que j’estime préjudiciables à la qualité de l’intrigue. Coupable d’imagination cruelle. Coupable d’immersion dans l’esprit de ses assassins. Coupable de talent!

Enfin, l’accusée Claire Favan renoue avec ses premiers forfaits, elle avoue là son évidente culpabilité et je laisse à votre appréciation les multiples indices de son modus operandi.

Mon réquisitoire touche à sa fin et au fond de moi, je n’ai qu’une seule certitude, celle que vos délibérations se feront de la plus objective des façons. Cependant, Mesdames et Messieurs les jurés, n’oublions jamais qu’à la barbarie du crime ne doit pas répondre la barbarie du châtiment. De ma plaidoirie, je l’espère, dépendra votre clémence.

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 – Par The Women’s Reading Club

 

                    Conception et idée originale : Stelphique, Mon féerique blog littéraire
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                    Direction artistique: Nathalie, Sous les pavés la page

Rapport d'autopsie

Rapport d’autopsie

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Je soussigné, docteur Jack The Reader, Chef du Service de Médecine Légale; certifie avoir procédé à ce jour, en vertu de la réquisition du Cannibal Lecteur, à l’examen médico-légal du roman « The end of the world – Running Club » de Adrian J. Walker

Dossier n°2 du WRC
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Madame La Belette Cannibal Lecteur, Suite à votre réquisitoire du 22 septembre 2016, en cause j’ai l’honneur de vous faire savoir que j’accepte la mission que vous m’avez confiée.

Je jure de remplir ma mission en honneur et conscience avec exactitude et probité.

Nous avons accompli notre mission et consignons dans le présent rapport, les résultats de nos examens, observations et investigations.

Nous reprenons les éléments importants relevés au cours des examens externes et internes du roman.

Nous les commentons et tentons d’en tirer des hypothèses et/ou conclusions logiques.

Lieu où le roman se trouvait : Épicerie bien connue de moi-même

Endroit exact : placé entre une boite de cassoulet et un paquet de pâtes en promotion. Sa silhouette a été délimitée par l’équipe des sciences forensics. Le cadavre était fort blanc…

Description du roman : à température ambiante et après quelques temps, il se révèle assez lourd, la prise en main n’est pas facile, la crampe survient assez vite. Sa couverture blanche est salissante mais agréable au toucher, titre en lettrage noir, comme réalisé au pochoir et sur la couverture, une ville qui a tout d’une ville américaine.

L’objet sent bon le papier frais, les pages font un beau bruit lors de la manipulation, pas de raideurs mal placées.

L’auteur de cet acte est un certain Adrian J. Walker (note pour plus tard : vérifier une quelconque patentée avec un Texas Ranger bien connu), aidé en cela par un dénommé Hugo Thriller, grand inconnu au bataillon de mes éditions.

Nous devrons l’ouvrir afin d’en savoir plus sur le sujet. Ou demander un complément d’enquête à Sherlock !

Note du Detective Consultant : Hugo est une maison d’éditeurs ! Une maison d’éditeurs avec un S… Diantre, ils sont plusieurs à réaliser leurs crimes ! Déjà que leur collection de romans porte sur des trucs un peu chaud comme « After » ou « Beautiful bastard ».

Taille du sujet étudié : 13cm de large pour 20cm de haut (mesdames, on reste calme). Le tout fait 500 pages. Un bon gabarit, en quelque sorte, d’où les crampes lorsqu’on le manipule longtemps.

Date du crime d’édition : juin  2016, le corps commence à sentir.

Coût de l’intervention du service : 22,70€ pour la Belgique, moins de 20€ pour la France. Ai rédigé une note de service pour me plaindre des coûts prohibitifs des sujets d’autopsie dans mon Royaume.

Arme du crime : Objet littéraire identifié, composé de papier blanc et de mots constitués à l’encre noire, sans oublier une numérotation des pages, en bas. L’arme utilisée semble être des météorites ou tout autre objet volant non identifié.

Traumatismes : L’épisode de la cave est fortement déconseillé aux personnes souffrant de claustrophobie aiguë !!

Suspects : Météorites… Les services de police vérifient si ce sont les mêmes qui causèrent la destruction des dinosaures, ancienne peuplade exterminée il y a un certain temps, je dirais même plus, un temps certain !!

Note du Detective Consultant : Même l’inspecteur Lestrade serait moins con !

Arme du crime probable : Une imagination potentiellement destructrice pour imaginer pareil scénario catastrophe ! Sans oublier une personne qui n’a pas foi en l’Humain puisque tout le monde devient égoïste et ne pense plus qu’à lui ou à sa petite famille.

Modus operandi du crime : Au début, était le calme avant l’arrivée du chaos…

Edgard, Homo Sapiens Sapiens spécialisé dans le zapping télé grâce à ses pouces opposables, champion toutes catégories de l’affaissement du corps dans un divan, médaille de bronze dans la vidange de bouteilles de vin le week-end va se transformer en quelques minutes en écureuil agité dans le but de sauver sa petite famille, n’hésitant pas à défoncer la porte de l’épicerie du coin, amenant de ce fait le chaos chez cet homme égoïste qui voulait garder toutes ses provisions du magasin pour lui.

MAIS, notre brave Edgard qui fut, durant quelques minutes, le roi de la cambriole, ferme vite barrières et portes à ses voisins alléchés par l’odeur d’une cave protectrice qu’eux ne possèdent pas. Là, déjà, un premier crime est commis…

Mon épicier (étranger) n’a pas le droit d’être égoïste, mais moi, oui ! ♫ Comme d’habitu…de ♪

Le cave se rebiffe (humour de légiste)…

Cet épisode en cave-close sera traumatisant pour sa fille et elle en portera des séquelles.

Quand au sujet étudié – Edgard – s’il avait été plus sportif, moins égoïste, plus papa impliqué et moins buveur, il aurait pris les devants pour la chute des météorites !

Les autres parties de l’affaire ne seront plus en huis clos, on est dehors, au grand air, on s’affronte entre Homo Sapiens Sapiens (les bons) et ce qui semble avoir régressé au stade de l’Homo Animalus Brutalicus, sorte d’humains vivant sous terre comme des lapins mais agressifs comme des Sher-Kan affamés (les méchants, donc).

Puisqu’il faut fuir et retrouver se femme et ses deux enfants, Edgard, Homo Sapiens Divan Mal Bouffe Panse À Bière n’aura d’autre choix que de marcher et… courir durant plus de 800km tout de même. ♫ Voyage, voyage ♪

Le sujet étudié montre bien une musculature bien fichue depuis qu’il a arrêté la mal-bouffe et qu’il a bougé plus pour manger moins.

Verdict du médecin légiste Jack ? Jamais je n’aurais dû commencer la découpe de ce cadavre épais en plein mois de septembre alors que j’ai toujours, durant ce mois de la rentrée, un amoncellement de cadavres à analyser pour le Challenge Américain du Dr Titine.

De plus, hérésie suprême, j’ai découpé un anglais alors que je ne devais manger que de l’amerloque… faute professionnelle grave !

Obligé de faire le rush, j’ai cavalé durant la première partie de lecture avant de ralentir le rythme pour en assurer une découpe correcte avec un rythme de croisière calqué sur la course de notre Edgard et de ses collègues d’infortune.

Certains personnages avaient plus de poids, plus de matière que d’autres, et c’est bien dommage parce que la jolie sergent Grimes aurait mérité d’être plus étoffée. Au final, elle a le rôle de préparatrice de la popote et c’est assez réducteur.

Verdict du détective Cannibal ? Signes suspects : nos personnages sont avec l’armée mais celle-ci ne possède pas le système de purification d’eau que les soldats emmènent avec eux dans les conflit (tu fais pipi dedans et à la fin, tu obtiens de l’eau pure !).

De plus, alors que l’eau est rationnée (puisqu’ils ne peuvent pas en emporter des masses dans leurs sacs à dos), le sergent Grimes fait des pâtes ! Heu ?? Non mais allo quoi ?

Hormis ces choses suspectes, le reste est addictif, un vrai page turner avec des personnages attachants (Edgard, Bryce et Harvey) mais dont certains manquaient de profondeurs (Richard et le sergent Laura Grimes).

L’auteur n’a que peu de foi en l’être humain et hélas, je ne lui donne pas tort… Tout le monde craint tout le monde et ceci est bien amené dans le récit.

Plus de règles, plus de lois, seule la survie prime et certains ne se sont pas privés de créer LEURS lois qu’ils appliquent à tous ceux qui vivent sous leur coupe. Là encore, j’ai apprécié la manière dont ce fut amené.

Dans dans ce voyage-ci, on peut dire que nos amis ont croisé des cas plus qu’étranges, de gens ayant très vite régressé au stade de la Bête Sans Empathie.

Ce qui nous fait nous interroger sur ce que nous ferions, nous, dans cette situation là.

Si la première partie est un horrible moment à passer pour les claustrophobes, la suite pourra donner quelques frissons dans la nuque, mais pas autant que « Black-out demain il sera trop tard » de Marc Elsberg qui lui foutait vraiment la trouille car plus fouillé, plus profond, plus scientifique.

Malgré tout, pas de regrets de lecture car elle n’était pas mauvaise, mais aurait gagné en qualité avec plus de profondeur dans certains personnages importants du groupe.

Edgard n’est pas un homme parfait, mais il tente de devenir un meilleur père, un meilleur homme, et c’est une bonne chose, même si elle arrive trop tard.

Je  jure avoir rempli ma mission en honneur et conscience, avec exactitude et probité.

Jack The Reader, médecin légiste pour cette autopsie littéraire et Belette Cannibal Lecteur, consultant detective.

Reportage de l'envoyée spéciale

Reportage de l’envoyée spéciale

 

 

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« Alors comme ça, c’est la fin du monde et vous autres, vous lancez un running club? Ca mérite un toast… »

La Gazette Elfique vous invite à son cocktail The End Of the World…Les baskets seront de rigueur pour rentrer…Et faites attention les vigiles elfiques auront les moyens de vous repousser si la tenue exigée n’est pas adéquate! Le Running Club sera mis à l’honneur, et que les invités n’hésitent pas à se servir du cognac…Entrez, entrez, prenez place et admirez l’exposition au parfum de fin du monde…Nous espérons que les stocks de nourriture seront suffisants, et de bons goûts….

L’astéroïde…Où comment des objets venus du ciel, détruisent une civilisation…

Beaucoup d’humains regardent vers le ciel, certains y voient une charmante toile illuminée, quand d’autres y voient une menace permanente…La théorie de l’Astéroïde a la côte parmi les humains, et ici, ce n’est pas un bloc qui s’abat sur le monde, mais tout un tas…Alors L’humanité va t-elle se relever de cette grande catastrophe maintes fois, mise en scène dans l’Art?…En tant que journaliste elfique, j’ai eu plaisir à voir cette théorie mise en page: ces décors explosés, ses vallées réinventées, les canyons sortant de l’ombre…Un monde de chaos, une redistribution des paysages, des édifices effacés…L’esprit s’éveille sur une planète ravagée, certaines zones interdites seront à éviter, les pièges ne seront pas où vous les pensiez…Faites gaffe aux gouffres fraichement formés, quand vos marcherez sur cet imaginaire…

hqdefaultLa Fin du Monde…Où comment l’humanité se révèle après la catastrophe…

A son réveil, après s’être terrés comme des cafards dans des abris improbables, le monde sort de sa cachette. Malheureusement, ce n’est pas souvent le meilleur de l’humanité qui en ressort…L’Humain est capable du pire comme du meilleur, mais dans cette situation, il est plus souvent proche de l’animalité…Les Lapins sortent de leurs terriers, mais aussi de bons gentleman, avec un peu de chance, au détour d’un chemin. Si rencontrer des jeunes adolescents en mal de vivre, et de femmes revanchardes sur la vie ne vous rebutent pas, emprunter les sinuosités de ses pages…Nous aurons donc une approche psychologique et comportementale des derniers Terriens, les derniers Survivants…Vous toucherez sans doute du doigt, pas que les débris du genre humain, mais des êtres un peu cabossées, justes attachants dans leur faiblesse…La cerise sur le gâteau, c’est de pas avoir de Héros, héroïquement admirable, aux actions héroïques: Juste du réel. Juste un groupe d’êtres humains vivants, survivants, jetés sur une planète dévastée…

Running Club…ou comment courir devient un mode de vie et de pensée…4961545_orig

La force de ce livre tient à son dynamisme. Il faut trouver son souffle, savoir placer ses mouvements…Ffff…Inspiration…Tout un rituel a integrer pour appartenir à ses groupes de courses à pied qui deviennent un moteur de vie. La souffrance, comme route de conduite…Ffffff…Expiration…Former un groupe de Running, c’est se sentir vivant! Ouvrir un club après l’apocalypse, c’est défier la vie même
Quand certains créent des groupes de lecture, comme notre bel WRC, d’autres créent des groupes de Running…Le Women’s Readind Club vous conseille juste de courir…oui, courir lire ce livre! N’oubliez pas de bien respirez entre chaque foulée…

« Les vivants couraient dans la poussière des morts, comme ils l’avaient toujours fait. »

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Plaidoirie de la partie civile

Plaidoirie de la partie civile


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Madame le Juge, Mesdames et Messieurs les jurés,

justice-gavel-and-bookQui accusons-nous aujourd’hui ?

Un homme délaissant sa famille pour quelques verres de whisky, s’empâtant devant la télévision à l’aube de l’achèvement de la première moitié de sa vie… et pourtant un homme combattant, courageux et dévoué !

Comment peut-on accepter que cet homme, qui a eu le bonheur de connaître une vie si paisible soit aujourd’hui traîné devant nos tribunaux ? Et pourquoi ? Pour une horrible accusation de manquement à ses devoirs de mari et de père !

En vérité je vous le dis : cet homme ne mérite pas tant de vindicte car qui sommes-nous pour juger des interrogations qui le tourmentent? Qui sommes-nous pour jeter la première pierre alors que ces questionnements nous taraudent également ?forest-gump1

Je vous rappelle, Madame le juge, que l’Homme, de par sa nature et son évolution, ne cesse de s’interroger sur son devenir et sa place dans la société. Que le bonheur n’est qu’un fil ténu qui peut céder à tout instant et que le sens de la vie qui obsède l’accusé n’est que le reflet de nos propres vicissitudes !

Qui n’a pas, un jour, pensé à tout quitter pour partir vers une autre existence ? Qui n’a pas, une nuit, rêvé à une vie différente, loin de tout ce que nous avons mis tant d’années à construire ?

La vie est une quête. Le chemin que nous suivons est jalonné d’écueils. Sommes-nous si insensibles que nous ne soyons pas à même de le comprendre ?

Cet homme que vous voyez là, Mesdames et Messieurs les jurés, est un homme brisé. Brisé d’avoir tant couru. Brisé d’avoir combattu la folie humaine. Brisé par ce combat inégal perdu d’avance : Un combat contre lui-même et contre un cataclysme. Un combat que nous n’aurions su, nous non plus, remporter…

Alors, me direz-vous… qui doit être jugé aujourd’hui ? Qui devons-nous placer dans le box des accusés afin de satisfaire notre soif de justice ? Pas cet Armageddon qui n’est, somme toute, qu’un événement mineur dans l’univers.

La réponse est simple…nous la connaissons tous, elle est en nous…

C’est l’Humanité que nous devons accuser ! Je vous parle de l’Humanité et de la vacuité de ses vies. Je vous parle du prix que nous donnons à notre existence. Je vous parle de cette course perpétuelle sur une route qui nous mène inéluctablement vers une fin certaine. De cet acharnement que nous mettons à vivre, coûte que coûte. De cette volonté de remporter la bataille alors que nous ne sommes que poussière dans une équation trop complexe !

Je veux un monde qui comprenne l’importance de notre insignifiance. Je veux un monde qui soit conscient de sa fragilité et qui oublie son trop grand orgueil !

Le jour où ce vœux sera exaucé, ce jour là, Madame le Juge, Mesdames et Messieurs les jurés… l’Homme aura remporté la bataille.

Je vous laisse méditer sur ces quelques mots, Mesdames et Messieurs les jurés. J’en appelle à votre discernement… et à votre humanité.

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Rapport d'autopsie

Rapport d’autopsie

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Chronique autopsie annoncée

Je soussigné, docteur Jack The Reader, Chef du Service de Médecine Légale; certifie avoir procédé à ce jour, en vertu de la réquisition du Cannibal Lecteur, à l’examen médico-légal du roman « La prunelle de ses yeux » de Ingrid Desjours.

Dossier n°03

Madame Ia Belette Cannibal Lecteur, Suite à votre réquisitoire du 22 décembre 2016, en cause j’ai l’honneur de vous faire savoir que j’accepte la mission que vous m’avez confiée.

Je jure de remplir ma mission en honneur et conscience avec exactitude et probité.

Nous avons accompli notre mission et consignons dans le présent rapport, les résultats de nos examens, observations et investigations.

Silence on autopsie un livre

Description du sujet autopsié : Pas de résumé, moins on en sait et mieux on se porte dans cette histoire.

Date du crime d’édition : 13 octobre 2016, cadavre récent.

Arme du crime : L’autorité ! Mais l’autorité agressive, celle qui fait peur, celle qui fait agir les gens comme des braves petits chienchiens à leur maîmaître.

Le respect de l’autre est bafoué, il n’existe pas, le droit à la différence non plus. Assassinés, tout simplement avec l’aide de l’indifférence et de l’envie d’appartenir à la Meute.

Nous sommes dans une Haute École, une boîte à élite, celle qui forme les dirigeants de demain et certains ne sont pas des Flamby ! Tous les moyens sont bons et la fin justifie les moyens. Que le meilleur gagne.

« Il s’agit ici de la mètis, un terme grec désignant l’intelligence et la ruse mises au service de la survie, la capacité à se mettre dans la peau de son adversaire pour imaginer ce qu’il ne peut voir ou concevoir, afin de mieux le piéger ».

Suspects : Ingrid Desjours, serial auteur des plus prolifiques, dont je n’ai pas encore eu l’honneur et le plaisir d’autopsier tout les cadavres qu’elle a commis. Notre suspecte a un air angélique, mais il ne faut pas s’y fier, c’est une psycho-criminologue qui a exercé de nombreuses années auprès des criminels sexuels belges.

Autant dire que son casier judiciaire est chargé et qu’avec elle comme suspecte principale, on risque d’avoir du sang sur la planche et des trucs bien tordus (ça c’est pour Anne-Ju, les tordus).

Arme du crime probable : La vengeance, toujours cette bonne vieille vengeance comme mobile du crime.

Aidée par la haine de l’Autre, sous la complicité de la Haute École, des gens riches, et de ceux qui, pour s’intégrer, suivent la meute.

Batte de base-ball ou batte « je nique tes os ».

Modus operandi du crime : Une auteure qui joue avec les sentiments de ses lecteurs, qui souffle le chaud et le froid et qui nous présente un thriller psychologique.

Belette légiste

Verdict du médecin légiste Jack ? La prunelle de ses yeux est un thriller habillement conçu dont il ne vaut mieux rien connaître de sa conception avant la lecture. Restez vierge de tout résumé car les 4ème de couvertures sont bavards et pourraient vous gâcher la lecture.

J’ai apprécié sa découpe, son récit sur le fil du scalpel, ses mystères dévoilés au fur et à mesure de mon examen post-mortem, ses personnages qui ne vous livrent pas tout dès la première entaille.

Victor est une énigme, son père est un macho man de première, Tancrède un petit salopiaud et Maya restera avec des zones d’ombres durant un certain temps.

Notre aveugle mystère est encore plus dans les zones d’ombre. Ses yeux fonctionnent, ses nerfs optiques sont intacts, ses neurones aussi, mais il ne voit pas.  La cécité de conversion est une terrible pathologie… Et il n’y a de pire aveugle que celui qui ne veut pas voir !

Maya et son aveugle sont des gens brisés par la vie, pour différentes raisons : l’un n’y voit goutte et ne rêve que de vengeance, l’autre a subit la vie et à cause des mensonges de certains, elle a dû fuir. Elle picole dur et se flagelle mentalement.

Qui manipule qui ? Qui détient la vérité ?

La tension psychologique est aussi serrée que le cul d’une nonne aux mains de pirates atteint de priapisme.

De plus, il y a aussi un réquisitoire contre l’imbécillité faite Homme, contre ces gens qui jugent les autres sur leurs origines, leur identité sexuelle, qui les rendent responsable de tous les maux du pays…

C’est brillant, bien torché, on commence à autopsier et on ne s’arrête qu’à la fin, lorsque le roman est en lambeaux et digéré après un bon rôt pour expulser toutes ces horribles pensées de certains personnages abjects.

Si le corps m’a intrigué et séduit dans ses débuts, il y a eu un relâchement des tissus sur la fin, une perte de tonicité, de tonus, de punch sur la dernière découpe. Comme si on découpait de la guimauve ! Mon seul bémol.

Verdict du détective Cannibal ? Le détective en moi avait compris une chose, je le soupçonnais fortement et l’auteur a confirmé mes déductions, mais ensuite, elle m’a coupé l’herbe sous le pied avec le véritable récit de ce qu’il s’était passé et là, je ne peux dire que « au temps pour moi » parce que mon doigt est quand même allé un peu se foutre dans mon œil, mais pas jusqu’au coude, heureusement !

Tiens, ça me fait penser aussi qu’il faudrait diligenter une enquête dans ces écoles hautes et prestigieuses, ces boites qui forment nos dirigeants (enfin,  les vôtres, messieurs dames les français), ces boites élitistes où l’on ne vous forme peut-être pas à être le meilleur mais  à écraser mieux tout les autres.

Cet établissement est censé tirer le meilleur de ses élèves, il en distille le pire.

Y’a pas à dire, madame Desjours est montée sur un ring et elle boxe beaucoup de choses dans son roman : des gens, mais aussi des institutions, des pensées uniques, des politiciens qui font leur beurre sur la misère des gens et la montée du chômage et qui promette qu’avec eux, ça va changer.

Si les 3 premières parties étaient diaboliquement mises en scène et en page, j’ai moins apprécié la dernière, la trouvant un peu trop mielleuse à mon goût.

De plus, à ce moment là, j’avais des envies de meurtres sur Maya que je trouvais un peu trop gnangnante (plus que d’habitude) et ses pensées amoureuses me pompaient un peu l’air.

Dommage parce que jusqu’à ce moment là, l’affaire était une réussite.

Je  jure avoir rempli ma mission en honneur et conscience, avec exactitude et probité.

Jack The Reader, médecin légiste pour cette autopsie littéraire et Belette Cannibal Lecteur, consultant detective.

Veuillez trouver ci-joint le rapport de mes autres collègues :

 

Reportage de l'envoyée spéciale

Reportage de l’envoyée spéciale

 


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Allez les petits loulous, par ici, installez vous, faites attention à vos mirettes, et à La prunelle de vos yeux :

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Le WRC est de retour et vous en met plein la vue !

La journaliste elfique, Stelphique est dans la place et vous offre le temps d’un reportage, son éclairage lumineux sur le dernier livre de Ingrid Desjours.

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La violence dans tous ses états…ou comment ressentir même le plus léger craquement…

Par définition, les fées sont des êtres libres. En tant que représentante elfique sur la Terre, j’ai du mal à saisir cette soumission contre la volonté, cette obéissance sans réflexion face à l’oppression…

Dans ces pages, nous rencontrons donc toutes formes de dominance et les tragédies qui accompagnent forcement ce genre de pratiques extrêmes.

Que ce soit le bizutage dans les écoles d’élites avec un effet tornade de meute, la violence conjugale avec ses uppercuts bien sentis ou la pression psychologique d’un membre de la famille qui s’insinue aussi pernicieusement dans le développement constructeur d’un enfant, l’auteure arrive à nous expliquer ce qui rend ses phénomènes possibles, la lente mais indéniable inclination de l’oppressé face à l’oppresseur, qui peut être n’importe qui, finalement, dans ce jeu du plus fort…

Et si cette démonstration en exemple concret ne vous suffit pas, Ingrid Desjours vous en rajoutera une couche avec en début de chapitres, les recherches scientifiques sur la théorie de la résignation acquise….

L’auteure nous offre une histoire prenante et déchirante avec ce fond de violence sanglante, qui nous prend aux tripes, nous en fait voir de tous les dégradés de rouge, et nous émeut aussi dans sa façon de se placer du coté des victimes…

Un même drame va unir par la force des choses des êtres complètement différends, avec chacun une vengeance à assouvir et cet engrenage d’ondes négatives en font un livre plein de tensions qu’on ne peut lâcher…

La construction du livre et cette course à la vérité est hautement addictive….

« N’oublies pas, fils, l’homme est un loup pour l’homme. Tu dois supplanter la meute. »

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La cécité de conversion…ou comment regarder avec le cœur…

« Je souffre de ce que l’on appelle une cécité de conversion. Mes yeux vont bien, tout est physiologiquement normal, sauf que mon cerveau a décrété que j’étais aveugle alors je le suis. »

Voilà bien une affliction bien gênante, mais avec cette cécité on comprend que la violence est à double vitesse, autant elle peut être physique, que psychologique…Le mal qui touche le héros est un gros handicap, mais du coup la lecture devient plus sensorielle, plus recentrée sur l’émotion et , c’est bien le point fort de ce roman.

Nous autres elfes, savons regarder avec le cœur, donc, voir une auteure s’inspirer de cette vision intérieure est pour nous une révélation, et étant donné que c’est notre première lecture de cette auteure, on peut dire qu’elle rentre direct dans notre collimateur du Women’s Reading Club, autant que dans le cercle très fermé des lecteurs féériques….

Vous pouvez donc vous lancer aveuglement, (autant que possible), et avec confiance vers cette lecture énergique. Ingrid Desjours prend soin de la prunelles de vos yeux, en la faisant tressaillir dans les recoins sombres de ses pages….

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Réquisitoire de l'avocate générale


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Ingrid Desjours, votre talent n’est plus à prouver. Un talent que la Cour ne pourra réfuter, un talent pluricéphale qui fait de vous une auteure dangereuse à tous points de vue. Un talent enfin, qui réunit de nombreux lecteurs. Ceux-là même qui se pressent devant ce tribunal, attendant un verdict qu’ils espèrent clément et retenant leur souffle pendant ce réquisitoire auquel je sais qu’ils n’adhéreront pas.

Puisqu’il n’est de pire juge que soi-même, je mets en garde mon auditoire quant au manque d’objectivité qui pourrait m’envahir mais il est de mon devoir, en tant qu’avocate générale, de pointer du doigt les quelques imperfections qui nous réunissent aujourd’hui. Pour autant, je n’en oublierai pas les preuves à décharge qui vous démontreront ma totale intégrité.

Que jugeons-nous aujourd’hui ? Un roman ou bien l’état d’une société qu’il dépeint ? Qui avons-nous sur le banc des accusés ? Une auteure ou son œuvre ? Je répondrais que nous jugeons un tout car il n’est de roman sans écrivain et sans tableau pour faire évoluer des personnages.

Lors de ce procès, nous avons pu entendre le témoignage du médecin légiste qui a effectué l’autopsie et je reviendrai peu sur les preuves de qualité qu’elle a su présenter devant ce tribunal. Certes, Ingrid Desjours a utilisé un tableau social que tous nous connaissons, la montée de certains partis que je qualifierais d’ »extrême honte » vous parle autant qu’à moi et c’est avec crédibilité que l’auteure en tire partie.

Il est a noter que sa formation de psychologue transparaît dans ce roman et que les déviances et les intolérances de certains personnages sont expliquées, voire étudiées, à travers leurs enfances et leurs éducations.

Pour paraphraser l’écrivain belge Joseph Messinger : « Toute notre éducation est fondée sur le chantage affectif et la double contrainte, la carotte et le bâton, et l’apprentissage sans intelligence des préjugés les plus stupides ». Nous ne sommes pas ici pour disserter sur les terribles conséquences de graves manquements éducatifs mais ce tribunal appréciera ma reconnaissance de la légitimité de l’auteure et son expérience en la matière.

Voyez comme je m’adresse à cette Cour en mettant l’accent sur les qualités d’un roman qu’aujourd’hui je ne défends pas ou si peu. Voyez comme j’ai apprécié cette construction insolite et assez remarquable… Je me fais procureure devant une presse qui est unanime et pourtant je n’ai su voir en ce roman autre chose qu’un divertissement éphémère. Si bien que je n’ai su me déparer de cette impression d’excès de romantisme qui a entaché mon jugement.

Les quelques incohérences que j’ai pu noter auraient pu être oubliées si pour ma part, j’avais pu ressentir une quelconque sympathie pour les protagonistes de cette affaire, or ils furent les artisans de leur propre perte et en dépit du travail acharné de l’auteure pour faire perdre les repères à son lecteur, je n’ai pas su en saisir la substance et je n’ai su lesquels d’entre eux aimer.

Ingrid Desjours, votre récit est pavé de bonnes intentions et j’en ai apprécié le fond. Vous dénoncez certains travers de notre chère patrie et vous y mettez votre cœur et votre sueur. Vous avez gagné mon respect et mon admiration là où d’autres se seraient heurtés à un rempart. Mais je n’ai d’autre choix que celui d’exercer le rôle qui m’est dévolu, à tel point qu’il me faut parfois faire acte de sévérité.

J’en appelle à la partialité de cette Cour mais je ne voudrais influencer son verdict. Eu égard à ce qui précède, c’est l’avocate mais c’est aussi la lectrice qui vous le dit : Lisez ce roman, votre jugement n’en sera que plus légitime. Le mien, ma foi, n’a que la valeur que vous voudrez bien lui donner .

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