Passage des ombres, Arnaldur Indridason

 

Synopsis:

Un vieil homme solitaire est retrouvé mort dans son lit. Il semble avoir été étouffé sous son oreiller. Dans ses tiroirs, des coupures de presse sur la découverte du corps d’une jeune couturière dans le passage des Ombres en 1944, pendant l’occupation américaine.

Pourquoi cet ancien crime refait-il surface après tout ce temps ? La police a-t-elle arrêté un innocent ?

Soixante ans plus tard, l’ex-inspecteur Konrad décide de mener une double enquête. Jumeau littéraire d’Erlendur, il a grandi en ville, dans ce quartier des Ombres si mal famé, avec un père escroc, vraie brute et faux spirite. Il découvre que l’Islande de la « situation » n’est pas tendre avec les jeunes filles, trompées, abusées, abandonnées, à qui on souffle parfois, une fois l’affaire consommée, « tu diras que c’était les elfes ».

Un polar prenant qui mêle avec brio deux époques et deux enquêtes dans un vertigineux jeu de miroirs. Où l’on découvre que les elfes n’ont peut-être pas tous les torts et que les fééries islandaises ont bon dos…

 

Ce que j’ai ressenti:…Le souffle des elfes…

Et dans la bise glaciale, un elfe m’a soufflé
Les secrets de l’Islande, et ses contes populaires…
Il m’a raconté ses jeunes filles téméraires
Qui se mettent dans la situation, et après,
Divaguent, se laissent bercer de légendes insulaires
En perdant d’elles-même, au détour d’une aire…

Et dans le froid hivernal, un elfe m’a soufflé
L’horreur des passages hantés par des drames violents
Les tables et les vautours qui tournent inlassablement
Autour de la peine et des disparitions éhontées…
Il m’a parlé de destins brisés, il a plus de 65 ans,
Et de la culpabilité qui s’enracine dans le temps…

Et dans cette nature hostile, un elfe m’a soufflé
La puissance des liens du sang, l’odeur ferreuse
Qui suinte de ses histoires de Guerre désastreuses…
Il m’a conté dans les coulisses d’un Théâtre abandonné
Que les musiques des orgues basaltiques, fiévreuses,
Résonnaient de concert, avec les plaintes des malheureuses…

Tu diras que c’était les elfes qui t’ont soufflé
De te précipiter sur ce polar islandais…
Le Passage des Ombres s’ouvre sur deux enquêtes noires
Mais où, la féerie s’immisce et laisse croire
Que les phénomènes surnaturels sont de la partie…
Tu diras que c’était les elfes qui t’ont soufflé
Qu’il y a eu un coup de cœur chez la fée!

 

 

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Camille ainsi que les éditions Métailié de leur confiance et l’envoi de ce livre! Ce fût une lecture féerique!

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Celle qui n’avait pas peur de Cthulhu, Karim Berrouka.

Couverture Celle qui n'avait pas peur de Chtulhu

Pourquoi je l’ai choisi: 

Quand je vois que Karim Berrouka sort un nouveau livre, je n’ai qu’une envie: me précipiter sur cette lecture car je sais à l’avance que je vais passer un super moment entre fous rires et traits d’esprits . Fan de ses univers déjantés, j’avais hâte de savoir où il allait m’emmener cette fois-ci, après Le club des punks contre l’apocalypse zombie et Fées Weed et Guillotines, que j’avais adoré.

Synopsis: 

Qu’est-ce qui est vert, pèse 120 000 tonnes, pue la vase, n’a pas vu le ciel bleu depuis quarante siècles et s’apprête à dévaster le monde ? Ingrid n’en a aucune idée. Et elle s’en fout. Autant dire que lorsque des hurluberlus lui annoncent qu’elle est le Centre du pentacle et que la résurrection de Cthulhu est proche, ça la laisse de marbre. Jusqu’à ce que les entités cosmiques frappent à sa porte… 

Après avoir réalisé une étude sociologique des fées (Fées, weed et guillotines, prix Elbakin.net) et converti les zombies au pogo (Le Club des punks contre l’apocalypse zombie, prix Julia Verlanger), Karim Berrouka revient pour relever un terrible défi : convaincre Ingrid d’aller éclater du Grand Ancien pour sauver l’humanité.

Ce que j’ai ressenti: 

Karim Berrouka nous revient encore plus déjanté et barré que jamais, et fait une jolie révérence à un monstre de l’univers SF: Cthulhu. Sauf que son héroïne Ingrid, elle ne le voit pas du même oeil, et aurait plutôt tendance à se détourner du grand mythe, au grand dam de ses adorateurs…Celle qui n’avait pas peur de Cthulhu, se retrouve malgré elle, au centre de ses histoires venues d’ailleurs, voyage en Europe et explore des pointes de pentacles, et pourrait même en songes immergés, sauver l’humanité…Elle dépareille énormément au milieu de tous ses illuminés et « fana » absolus  de Cthulhu, et je reconnais bien là, le style de l’auteur, à prendre à rebrousse-écailles les légendes et les remettre à sa sauce façon « Berrouka ».

Ainsi va le monde, comme les hommes. Ils endurent, ils subissent . Puis, un jour , c’est le chaos.

En ce moment on le voit partout: Lovecraft est à l’honneur dans l’univers livresque, et pourtant, je n’ai pas encore lu une de ses œuvres. En bonne élève studieuse, je me suis procurée vite fait, Les contes et légendes du mythe Cthulhu, et j’ai essayé de lire en parallèle, mais faute de temps et de l’aspect très particulier, j’ai eu du mal à m’imprégner de cet univers. Tout est question de rendez-vous en littérature, et celui ci a sans doute été manqué, mais je retenterai à l’occasion, car je ne doute pas que Lovecraft pourrait envahir ma bibliothèque… Du coup, cela s’est ressenti dans ma lecture de ce nouvel opus de Karim Berrouka, je suis sans doute un peu passée à côté des subtilités et j’ai eu du mal à saisir les tentacules de ces références. C’est une belle introduction pour se familiariser avec cette grosse bête verte des profondeurs, mais ça n’a pas été le coup de foudre avec les abysses marines lovecraftiennes…Pas encore, du moins…

La puissance de l’amour est plus forte que les préceptes des univers, plus puissante que la physique des mondes, plus éternelle que la mort elle même.

Pour autant, Karim Berrouka nous  propose une histoire divertissante, pleine de pep’s et de rebondissements rafraîchissants. Il a une espièglerie enfantine et une intelligence vive dans sa plume, qui fait que chacun de ses livres, est un grand moment de plaisir. Encore une fois, il est arrivé à me faire rire, grâce à ses répliques piquantes, et je suis impatiente déjà de lire son prochain livre, en espérant que je sois plus réceptive à l’univers, que je ne l’ai été pour celui ci…

En bref, je suis fan du style de l’auteur, mais je suis passée à côté de l’ambiance, alors ça ne sera qu’une lecture en demi-teinte, même si je conseille quand même cette lecture.

Meilleur Moment du livre: 

  • Le passage sur la Mélopée. J’ai trouvé que l’auteur parlait avec beaucoup de poésie et de sensibilité sur les artistes…

Ma note Plaisir de Lecture  7/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Babelio ainsi que les éditions ActuSF pour l’envoi de ce livre. Ce fut une découverte sympathique.

 Babelio 

 

 

Spooky, Les Contes de Travers. Elian Black’Mor/ Carine M.

Spooky & les contes de travers : Pension pour monstres par Black`Mor

Pourquoi je l’ai choisi: 

Instagram et surtout la communauté Bookstagram est plein d’échanges et d’amitiés riches, et enrichissantes…Repérant cette petite merveille pour ma Princesse, sur le compte d’une copinaute passionnée (Steph-croqueuse-de-livres), une autre, ma douce Vuottomarie, me l’envoie par Magie…J’ai été très touchée et je profite pour la remercier encore! Elle vient d’ouvrir un Blog passionnant  Evasion Polar,  où les polars et thrillers se tirent la bourre, et je vous invite vivement à passer dans son petit monde!

Synopsis: 

Bienvenue à Londres dans la plus prisée des pensions pour monstres, tenue depuis peu par mes oncles, les célèbres Trois Petits Cochons.
Au programme : du tourisme bien sûr, un zeste de Rock’n’Roll et surtout beaucoup de mystère… Normal me direz-vous, car Londres est la capitale de l’étrange et c’est bien cela qui m’arrange.
Je m’appelle SPOOKY. Je viens du Pays des Contes de Fées et j’adore les histoires à faire peur !
Toc ! Toc ! Le Petit Chaperon Rouge vient de frapper à la porte
avec ses valises et son petit pot de beurre… mais pensez-vous qu’ici,
tout le monde l’aimera autant que sa grand-mère ?

Ce que nous avons ressenti: …Deux monstrueux Coup de Coeurs… 

Pour une raison obscure ma fille et moi, nous aimons les ambiances faites de fantômes et de monstres (je ne vous raconte pas combien de fois, nous avons regardé notre cher Jack Squellington et autres œuvres hantées à la Tim Burton), j’étais donc très impatiente de faire découvrir cette lecture à Princesse…

C’est un coup de coeur pour Maman, mais surtout pour Jazzelfique qui je cite « Maman, c’est le meilleur des livres de ma bibliothèque » ou encore « C’est mon livre préféré ». Voilà, comme ça c’est dit, et je pense que cela fera plaisir à ma douce amie, et sans doute aux auteurs de cet album graphique…Ni une ni deux, en voyant la magie s’allumer dans ces yeux et l’euphorie à lire ces pages, j’ai bien sûr été immédiatement chercher la suite des aventures de cette Spooky…Mais cela, ça sera pour une prochaine fois…

Miroir, mon beau miroir! (Deux fois*) 
Dis-moi ce qui se cache dans le noir!

Alors pourquoi il nous a autant plu??! Déjà, parce que Spooky c’est une Princesse des temps modernes, exit les cheveux longs bien peignés et les paillettes rosées, elle a du style, la jolie Spooky, très gothique et plutôt hyper branché…Une mini princesse vampire, totalement déjantée et recréant à coup de crayons malicieux, des histoires à faire peur, sur son Journal Intime très spécial…Une petite nana bien espiègle et pleine d’imagination, incorrigible et mignonne qui, avec ses grands yeux, nous fait voir autrement le royaume des Contes de fées…

Ensuite, et bien le côté Roc’n’Roll forcément! Il faut les voir ses 3 petits cochons avec leurs blousons en cuir. Nous avons adoré cette ambiance décalée, musicale et cette originalité rebelle qui traîne dans ce monde. Tout est dans l’air du temps, frais et pétillant, on est surpris par le fond et la forme de cette lecture, et tous les petits détails tatoués en des lieux étranges…Sans compter que l’humour et autres impertinences, est de toutes les pages…

Tadoum Wagoom

Enfin, l’effet monstrueux a été plus qu’efficace! Nous avons adoré nous balader de chambres en chambres, de rencontrer tout un pataquès de monstres , et puis, cette revisite originale et follement cauchemardesque des plus grands contes. Cette pension a d’incroyables pensionnaires, mais n’est pas Monstres qui l’on veut bien croire…Sombre mais délicieusement charmant!

Ici les monstres ne dorment pas sous les lits, mais SUR les lits !

Ce sont certainement des contes de travers et carrément Non Approuvé par The Fairy Code Autority mais il a fait fureur dans notre petit monde de féerie, et il a été un moment très tendre entre fous rires et émerveillement durant notre précieux rendez-vous elfique Mère/Fille de l’Histoire du Soir.

 

 

Notre note Plaisir de Lecture Shinning-Butterfly-Fairy-Wallpaper-fairies-10270471-1024-768 10/10

Arckos, tome 1, La reconnaissance. Paolo Postman

Arckos, tome 1 : La reconnaissance par Postman

Synopsis:

Pourriez-vous aider un monde qui n’est pas le vôtre?

Lucas Muller, un jeune garçon passionné par la fiction et le fantastique, vit dans un modeste quartier où rien d’extraordinaire ne se passe jamais. Jusqu’au jour où il fait l’acquisition d’une épée par son vieil ami antiquaire. Il ne se doute pas que cette épée à la lame étrangement dorée va le transporter dans un autre monde où un rôle exceptionnel lui sera attribué. 

Une incroyable aventure où la réalité dépasse nos rêves les plus fous! 

Ce que j’ai ressenti:…Quelle Imagination!

Si jamais, il vous prenait l’envie  de vous perdre dans un autre monde, j’aimerai bien vous inviter à découvrir l’Entre-Faune, un univers rempli d’êtres fantastiques et imaginé par un jeune auteur auto-édité, qui dans ses rêveries, et qui pendant 10 ans a peaufiné les petits détails, de cette fantastique histoire, où un jeune homme fait un voyage initiatique autant que magique…Sensible à ce genre et par une coïncidence féerique, j’ai eu la chance de pouvoir lire ce pavé de 680 pages, et me régaler d’un premier tome d’une trilogie prometteuse qui pourrait bien faire fureur dans les rayons Jeunesse…Voilà, la question ainsi que l’invitation, est posée par Paolo Postman, et j’espère que vous répondre positivement, car c’est une saga qui vaut bien le détour :

Pourriez-vous aider un monde qui n’est pas le vôtre?

Arckos, c’est un jeune homme qu’une mystérieuse épée dorée appelle à la rescousse pour sauver un autre monde bientôt envahi par les Ténèbres…De cette demande désespérée et pressante pour venir à bout du Mal, se cache une Déesse, Labianna,  pleine de ressources et visiblement remplie de confiance envers ce petit héros en devenir…Arckos, la Reconnaissance, c’est un voyage vers un monde inconnu, une formidable aventure faite de jolies rencontres mais surtout, une histoire remplie de magie! Et c’est cet enchantement, qui m’a tenu tout au long de cette lecture, avec aux détours des chemins, ces rencontres avec des êtres hideux autant que beaux, magiques autant qu’ordinaires, divins autant que mauvais…Des Elfes et des Monstres, des Humains et des Géants ainsi que des Nains qu’il faudra rallier à la Cause: la victoire sur les Ténèbres, tous unis derrière une épée aux pouvoirs éblouissants, tous réunis auprès d’Arckos…

« -Ce n’est pas l’apparence qui construit la valeur d’une personne. »

Du moment que Arckos prend son rôle à coeur, et arrive à la Caserne de l’Est,  qui le fera devenir un grand soldat aguerri, je n’ai plus pu m’arrêter de lire ces pages. Ce jeune homme, avec ses doutes et son manque de confiance, m’a touchée, mais c’est cette qualité de rêver les yeux grands ouverts, qui m’a le plus renversée…J’ai adoré cette association d’amitié et d’entraide plus ou moins facile qu’il forme avec Mallate, un petit être Tiboge qui s’ignore aussi en tant que héros d’ailleurs… Ce duo de « roukis » sur ces terres de grands dangers est très intéressante à découvrir…Et bien sûr,  l’Entre-Faune comme terrain de jeux, de guerres, d’affrontements ainsi que de rencontres en tous genres, possède une grande richesse imaginaire qui illumine nos yeux, voire même jusqu’à nous éblouir carrément…Il y a de grandes scènes de batailles prenantes, autant que des petits moments intimes, qui nous montre que ce Lucas/Arckos sera sans doute l’Élu de Labianna, et peut être bien, l’Élu de vos cœurs…Mais cela, seul l’avenir nous le dira…

« Puisse la grâce des Elfes vous protéger et vous guider loin des sentiers sombres. »

Quand j’ai refermé ce livre, j’étais très impatiente de lire la suite, on sent une évolution dans la maturité du héros, autant que dans la plume de cet auteur…Finalement que du bon présage pour la suite…D’ailleurs, la suite est bientôt disponible, et son sous-titre La traque promet encore plus d’actions explosives…J’ai tellement hâte de voir si le Bien triomphera du Mal, et comment Arckos  va se révéler, face à plus d’adversité….

En bref, un premier tome réussi qui pose bien ses bases et une très jolie imagination…C’est tellement prenant et magique qu’on oublierai presque de revenir sur Terre…

 

Ma note Plaisir de Lecture  8/10

Arckos, tome 1 : La reconnaissance par Postman

Vous pouvez retrouver tout l’univers d’Arckos sur le réseau social Facebook: https://www.facebook.com/PaoloPostman/

N’hésitez pas à y faire un tour, et vous laissez tenter par cette belle aventure fantastique!

Les intrus, Lauren Oliver.

Couverture Les intrus

Pourquoi je l’ai choisi:

Je ne sais pas résister à une bonne histoire de revenants, et je connaissais déjà la plume de Lauren Oliver en Jeunesse et pour laquelle, j’avais déjà bien succombé au charme de son imagination…J’étais donc curieuse de la découvrir dans un autre genre…

Synopsis:

À la mort de Richard Walker, un vieil homme solitaire, acariâtre et très riche, son ex-femme, ses deux enfants et sa petite-fille retournent dans la maison familiale pour la succession. Mais la bâtisse est hantée. Hantée par des souvenirs d’enfance qui ressurgissent à mesure que les nouveaux arrivants se réapproprient les lieux. Hantée également par de vrais fantômes qui observent et commentent les agissements de chacun, en espérant qu’un jour, enfin, ils pourront quitter les lieux à tout jamais. La très guindée Alice et la cynique Sandra, toutes deux mortes depuis longtemps, sont peu disposées à laisser la place aux nouveaux occupants. Les deux fantômes jouent des coudes pour rester maîtresses de leur propriété au travers de laquelle elles communiquent : escalier qui grince, radiateur qui siffle et ampoules qui grésillent remplacent les mots pour communiquer avec les nouveaux locataires. Mais bientôt, les vivants comme les morts seront confrontés à leur passé et à des vérités douloureuses…

Les personnages:

Je me suis beaucoup attachée aux deux fantômes féminins de cette maison, Alice et Sandra, sensible à leurs peines et tracas de leurs conditions, pour finalement être bouleversée par leurs histoires vécues dans leurs autres vies. D’ailleurs, c’est bel et bien les ombres qui prennent toute la lumière dans cette intrigue avec leurs mystères secrets…Fascinée par leurs échanges et petits apartés, entre les non-dits des vivants de la famille Walker…

C’est peut être le petit bémol de ce livre : c’est que j’ai eu un peu de mal avec la famille Walker. Ils m’ont paru bien fades, comparé à la consistance des fantômes, un poil dérangée aussi, par leurs petites afflictions puériles…

Ce que j’ai ressenti:

Quelle langue parlons- nous? Celle des craquements et des murmures, des grognements et des frémissements. Mais vous le savez. Vous nous avez entendus. Simplement , vous n’avez pas su interpréter ces sons.

Bienvenue dans le manoir des Walker, où les secrets et les morts se murmurent, dans les salles de cette grande demeure. Les Pièces deviennent Personnages car elles sont remplies d’histoires hantées, d’êtres coincés dans leur déni passé, et le Manoir a bien des choses à dire… Ces fantômes tiennent à se manifester d’une manière ou d’une autre, et tant pis, pour les vivants qui se murent dans leurs chagrins à coups de névroses honteuses…Ouvrez bien les oreilles, il se pourrait que vous les entendiez ces esprits frappeurs au détour d’une canalisation, ou d’une page écrite d’un temps révolu…Les Intrus souhaitent un embrasement, et mettent le feu aux poudres de ses habitants toxiques…

Le passé remue sous les cendres, ses pétales soulèvent la poussière.

Tout d’abord, j’ai adoré la plume de cette auteure, c’est fou cette poésie et cette façon si sensible de décrire ces sensations si fugaces, et pourtant bel et bien humaines, qui nous relie à ce monde. C’est le gros point fort de ce livre, cette sensibilité à fleur de mots. En prenant le choix de faire parler ses fantômes, Lauren Oliver embellit toutes nos petites habitudes qui leur sont maintenant inaccessibles, et rend ces petits instants intimes précieux. Et, puis cette façon particulière de nous mener de pièces en pièces,  pour nous présenter des scènes de vies et de tourments intérieurs qui jouent toujours sur la ligne très sensible entre la vie et la mort. C’est un roman trouble, opaque de secrets et de fractures que l’on pressent entre les lignes, et qui te hante encore longtemps après que tu aies refermé ces pages…Il me reste encore une impression de voile poétique de pensées noires, à avoir traversé ainsi les souffrances de ses énergies prisonnières des murs…

Parce qu’au bout du compte, immanquablement, l’infini gagne.

J’ai passé un agréable moment avec cette histoire et encore une fois, cette auteure me bluffe par tant d’imagination et de petits détails qui font que cet incroyable version « Rooms haunted » a de quoi vous faire dresser les poils…Jusqu’à la fin, elle maintient un suspense et une ambiance oppressante, fait de révélations en apparitions, qui vous maintiennent une bonne partie de la nuit, éveillés et presque médium, le temps de la visite des lieux…

Chaque fois qu’un cœur se brise, une luciole naît.

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Léa des éditions Livre de Poche Imaginaire pour l’envoi de ce livre. Ce fût une découverte envoûtante…

Miss Pook et les enfants de la lune, Bertrand Santini.

Pourquoi je l’ai choisi :

Cette magnifique couverture m’a tapée dans l’œil, et cet auteur Jeunesse, j’avais hâte de le découvrir enfin, étant donné les bons retours des lecteurs…

Synopsis:

Paris, 1907…
Miss Pook est une sorcière. Sous l’apparence trompeuse et charmante d’une jeune fille anglaise, elle se fait embaucher comme gouvernante par une riche famille parisienne. Manipulatrice hors pair, Miss Pook a le projet diabolique d’enlever les enfants dont elle a la charge. Sa nouvelle victime se prénomme Elise et Miss Pook parvient à convaincre cette fillette de dix ans de quitter la terre pour vivre avec elle dans son château, sur la lune. Elise découvrira bientôt que la lune est une « résidence d’âmes » et fera la rencontre de personnages de légendes tels que le Sphinx, le Faune, un dragon ou des Vampires…

Ce que j’ai ressenti:…Extraordinaire envolée enchanteresse…

Laissez votre imagination vagabonder dans les rues de Paris, en 1907, sous les pieds de la Tour Eiffel, et levez un peu vos yeux, vers le ciel…Est-ce qu’une excursion à dos de dragon ne serait pas la plus palpitante des aventures? Et cette destination lunaire, ne serait-elle pas la plus fabuleuse? Et si vous tentiez le temps d’une lecture, de replonger dans les plaisirs de l’enfance insouciante, est-ce que vous suivriez, vous aussi, l’extravagante Miss Pook?  Voudriez-vous bien connaître, vous aussi,  le secret des Enfants de la Lune?

Nous ne voulons plus faire partie d’un monde où règnent la cupidité et l’injustice. 

J’ai tenté ce voyage fantastique, et je dois dire que je reviens de cette expédition avec des étoiles plein les yeux, et quelques bonnes impressions dans le sac à dos, mais surtout avec un petit carnet bestiaire de créatures légendaires plutôt fourni! Cette première virée sur les anneaux de Goldorillon fût une enrichissante surprise, toute autant qu’un plaisir de faire la connaissance d’êtres de la Nuit, exilés sur la Lune, encrassé sous la poussière terrible de l’oubli…

J’ai adoré la sensibilité et la plume de Bertrand Santini, sa façon de revisiter les mythes et légendes pour émerveiller son jeune public, la portée philosophique et humaine qui se cache entre les lignes. Il a une folle imagination qui joue souvent entre ombres et lumières, balaie toutes les attentes d’un revers de queue de dragon, souffle sur le feu de l’intrépidité et envoie du rêve quand la réalité est trop brutale… Dans les failles de l’extraordinaire, il glisse de jolies pensées pertinentes, tout en injectant une bonne dose d’amour et fait la part belle à ses tourments intérieurs qui habitent la petite enfance…C’est un vrai souffle de fraîcheur que ce premier épisode de ses enfants perdus…Vite, vite la suite, je veux retourner sur la Lune…

La haine est une défaite, mes enfants. 

 

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Madame Vanguelov ainsi que les éditions Grasset Jeunesse pour l’envoi de ce livre! Merci de leur confiance, ce fût une lecture féerique!

 

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Histoires Extraordinaires, Edgar Allan Poe. (LC avec Cannibal Lecteur).

Couverture Histoires extraordinaires

Synopsis:

« Edgar Poe aime à agiter ses figures sur des fonds violâtres et verdâtres où se révèlent la phosphorescence de la pourriture et la senteur de l’orage. » Baudelaire

Ce que j’ai ressenti:…Un chant d’Halloween…

 

♫ Je m’ baladais sur Halloween, le cœur ouvert à l’inconnu,
J’avais envie de lire des Histoires Extraordinaires, d’un grand Monsieur,
Pas avec nimporte qui, et ce fut toi,
Ma binomette qui m’accompagna,
Il suffisait de te le proposer, pour te tenter!♫

 

♫ ô Champ-Poelysé, ô Champ-Poelysé,
Dans l’obscur, à la chandelle, A minuit, et en amies,
Il y a tout ce que vous voulez, ô Champ-Poelysé.♫

♫Tu m’as dit « Je m’ennuie, viens ma Fée,  changeons d’avis »…
Alors je t’ai dissuadée, on a parlé, on a continué
Et l’on a même pas penser à abandonner…♫

 

♫ ô Champ-Poelysé, ô Champ-Poelysé,
Dans l’obscur, à la chandelle, A minuit, et en amies,
Il y a tout ce que vous voulez, ô Champ-Poelysé. ♫

♫Hier soir, on a lu et ce matin, sur nos blogs,
Des treize Histoires, fantomatiques ou endiablées,
Il y a eu deux incroyables amies qui chantent leurs avis…♫

 

 

♫ ô Champ-Poelysé, ô Champ-Poelysé,
Dans l’obscur, à la chandelle, A minuit, et en amies,
Il y a tout ce que vous voulez, ô Champ-Poelysé. ♫

Cinq sur treize, c’est le petit score qui ressort de cette appréciation. Lire des Classiques, c’est bien, mais nous ne sommes pas à l’abri d’une déception…Je garde donc un avis mitigé sur l’ensemble de ce recueil, mais quand même, curieuse de découvrir plus de Poe, plus de fantastique, plus d’horreur…

J’ai adoré:

  • Manuscrit trouvé dans une bouteille
  • Une descente dans le maelstrom
  • Ligeia

Je les ai adoré, car c’est exactement ce que je recherchais quand j’ai décidé d’ouvrir ce recueil. Des Histoires Extraordinaires qui me fasse frémir d’horreur ou de frissons…Je les ai adoré dans leur champ lexical, dans leur chute, la poésie des mots,  vers les univers qu’ils ouvrent, et les possibilités infinies du fantastique. En cela, je pense n’avoir pas perdu mon temps, avec cette lecture! On sent un style plus noir, plus prononcé dans ses deux Histoires de mer, alors que Ligeia, est passionnée, vibrante d’amour…

J’ai apprécié :

  • Le scarabée d’or
  • La vérité sur le cas de M.Valdemar

J’ai passé un bon moment avec ses deux là, avec le petit coté « canaille » de conte de pirates, et l’étrangeté d’un corps non-mort…Recherche au trésor et fine ligne entre vie et mort, il n’en faut pas plus pour éveiller ma curiosité!

Pour le reste, je n’y ai pas trouvé de plaisir, ou mes attentes de lectrice étaient toutes autres…Loin de moi, l’idée de critiquer défavorablement des textes qui ont traversé le temps, mais pour ma lecture horrifique spéciale Halloween, ses treize textes prometteurs se sont révélés inégaux, voire ennuyeux. Je ne regrette pas cette lecture pour autant puisque Edgar Allan Poe est une référence dans le milieu littéraire, et je souhaitais me faire mon avis sur touts les clins d’œil que je peux voir lors de mes lectures de SF. Je souhaite donc découvrir ses autres textes, et surtout sa poésie.

Ma note Plaisir de Lecture  6/10

 

Titre : Histoires extraordinaires

Auteur : Edgar Allan Poe
Édition : Le Livre de Poche (1972)
Publication originale : 1856

Résumé :
Histoires extraordinaires est un recueil de nouvelles écrites par Edgar Allan Poe, puis traduites et réunies sous ce titre par Charles Baudelaire en 1856.

Edgar Poe aime à agiter ses figures sur des fonds violâtres et verdâtres où se révèlent la phosphorescence de la pourriture et la senteur de forage. – Baudelaire.

Ce volume contient :

  • Double assassinat dans la rue Morgue (1841)
  • La Lettre volée (1845)
  • Le Scarabée d’or (1843)
  • Le Canard au ballon (1844)
  • Aventure sans pareille d’un certain Hans Pfaall (1839)
  • Manuscrit trouvé dans une bouteille (1833)
  • Une descente dans le Maelstrom (1841)
  • La Vérité sur le cas de M. Valdemar (1845)
  • Révélation magnétique (1844)
  • Souvenirs de M. Auguste Bedloe (1844)
  • Morella (1835)
  • Ligeia (1838)
  • Metzengerstein (1832)

Critique par Cannibal Lecteur: ici!
Histoires extraordinaires ? Histoires extraordinaires ? J’t’en foutrai, moi, des histoires extraordinaires !

Lorsque ma binômette de lecture, Stelphique, me proposa de lire un roman de Poe pour Halloween, je fus emballée et je lui répondis « oui, je suis pour ».

Bon, je suis aussi toujours partante pour une LC avec Stelphique, même si elle me proposait une daube du genre de « merci pour ce moment des 50 nuances Twoilette », je dirais encore « Oui j’en suis !! ».

PS : Stelphique, si tu me fais pareille proposition, je descendrai dans le Sud te régler ton compte à coup de cappuccino périmés !

Poe est un grand auteur, mais là, je me suis ennuyée durant ma lecture, soupirant sans cesse, ayant l’impression de déjà-lu, la faute à Poe qui fut un précurseur pour une multitude d’auteurs, notamment Conan Doyle, Verne, Stevenson…

Le style d’écriture m’a semblé inégal, sans doute dû au fait que les nouvelles furent mises en recueil sans suivre l’ordre de publication original et j’ai dû m’accrocher aux bras du fauteuil pour ne pas sauter des pages.

Mais je suis faible et j’ai donc lâché les accoudoirs pour zapper des paragraphes entiers de blabla insipides qui me semblaient sans intérêt pour mon cerveau.

Là, on peut dire que j’aurais été une bonne cliente pour une boisson gazeuse car durant ma lecture, j’ai offert du temps libre à mon cerveau et à mon esprit, puisque tous les deux s’étaient déconnectés depuis longtemps.

— Allô ? Allô ? Y’a personne au bout du fil ? McFly ??

En plus, même si Dupin fut un précurseur de Holmes, je ne l’ai jamais vraiment apprécié, n’ayant jamais accroché à ce détective, sans compter que le fait de n’utiliser que la première lettre pour nommer les gens m’indispose grandement.

J’espérais des frissons, je désirais du fantastique, du mystère, des émotions, de la passion et résultat des courses, je pourrai aller demander le remboursement car je ne suis pas satisfaite !

Pas grave, je l’ai lu pour faire plaisir à ma binômette, on a fait notre LC de Halloween, mais l’année prochaine, faudra trouver un livre qui nous foute vraiment la trouille, ou du moins, des sueurs froides ou son quota de mystères mystérieusement mystérieux !

Qui sait, peut-être que le recueil suivant « Nouvelles histoires extraordinaires » sera plus emballant… Je ne désespère pas et je compte réessayer Poe avec un autre roman.

Si quelqu’un a des propositions décentes à me faire…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018) et  le challenge US (2017-2018) chez Noctembule.

Bourbon Kid, Anonyme.

Couverture Bourbon kid, tome 6

Pourquoi je l’ai choisi:

Encore la curiosité de savoir qui peut se cacher derrière ce fameux Anonyme, et cette couverture à tomber: je ne pouvais vraiment pas résister!

Synopsis:

Les Dead Hunters ont une morale très personnelle. C’est la moindre des choses pour une confrérie de tueurs sanguinaires. Ils ont aussi quelques menus défauts, se croire invincibles, par exemple. Un démon va néanmoins vite les détromper. Malin, fort et intelligent comme seuls les démons savent parfois l’être, il va tranquillement les décimer les uns après les autres. À une exception près. Un des membres des Hunters reste en effet introuvable, et non des moindres : le Bourbon Kid.

Notre démon va alors jeter toutes ses forces dans la bataille, depuis les quatre cavaliers de l’Apocalypse jusqu’à une armée de morts vivants, pour retrouver et anéantir définitivement notre tueur bien-aimé.

Après Le pape, le Kid et l’Iroquois, l’auteur toujours aussi anonyme du Livre sans nom se déchaîne littéralement dans cette nouvelle aventure du Bourbon Kid. Et il fait souffler toutes les forces maléfiques imaginables et inimaginables pour éprouver la capacité de résistance d’un héros que les feux de l’enfer chatouillent à peine.

Ce que j’ai ressenti:…Une chevauchée d’enfer!

Entendez le bruit assourdissant des sabots, Sentez les effluves d’alcool étourdissantes, Touchez la panoplie de cuir affriolante mais surtout Voyez, le petit dernier cocktail explosif déjanté que vous a concocté avec génie, par un Anonyme d’auteur de talent: Bourbon Kid, de son titre évocateur! Voyez un peu cette magnifique couverture, tout en relief et en sobriété, le petit indispensable, tout en noir, de cette rentrée littéraire.

Tôt ou tard, tout le bien que nous avons accompli pour l’humanité sera détruit. C’est pour cette raison que nous devons libérer les anges, avant qu’il ne soit trop tard.

J’ai adoré la dynamique de folie et l’ambiance pré-apocalyptique qui donne à ce thriller, l’énergie nécessaire pour être un page-turner incroyable! Entre la légende des fameux quatre cavaliers et l’armée de morts vivants, l’urgence de la fin du monde s’accélère, et même les enfers, n’ont jamais paru aussi près de déferler sur notre monde…Les Dead Hunters, sombre équipe de personnages intrépides, aux talents plus ou moins prononcés, se retrouvent en mauvaise posture pour contrer le premier meurtrier de l’histoire du temps. Et tout cela, servi avec un humour mordant et plus que décadent, qui nous entraîne dans cette aventure totalement survoltée…Vraiment cet auteur Anonyme, malmène ses petits protégés plus que de raison, et nous donne un roman explosif et un plaisir immense de lecture!

« Si Dieu avait l’intention d’envoyer qui que ce soit pour empêcher cette apocalypse, il l’aurait déjà fait. S’il n’a envoyé personne, c’est qu’il en avait assez de l’humanité. Il veut la fin du monde. « 

Bourbon Kid va être désiré, attendu, craint, et toujours, follement enragé…Ses amis ne seront bien sûr pas en reste, et c’est un bonheur de retrouver la fureur de ce groupe! J’adore le ton décalé, les situations loufoques, l’humour permanent qu’il faut prendre à tous les degrés d’alcool avec lequel ils sont tous arrosés, les odeurs fétides que l’on a de la chance de lire plutôt que de sentir, l’ultime cavalcade biblique revisitée façon démentiellement cinématographique. Même avec ce souffle de fantaisie déjantée, il n’en reste pas moins que l’auteur sait maîtriser son suspense, et que dans ce grand flacon noir de Bourbon, il y a le secret de la boisson: la terrible addiction! Alors, vous en prendre bien un verre, non?

 

Ma note Plaisir de Lecture  9.5/10

Remerciements:

Je tiens à remercier les éditions Sonatine pour l’envoi de ce livre! Ce fût une lecture addictive!

Le livre des Radieux 1, Brandon Sanderson.

Couverture Les archives de Roshar, tome 2 : Le livre des radieux, partie 1

Pourquoi je l’ai choisi:

J’avais tellement eu le coup de cœur pour le premier cycle de la saga, que j’étais très impatiente de retourner en Roshar…

Synopsis:

 Roshar, terre de pierres et de tempêtes. Des siècles ont passé depuis la chute des Chevaliers Radieux, mais leurs avatars, des épées et des armures mystiques qui transforment des hommes ordinaires en guerriers invincibles, sont toujours là.
Au cœur des Plaines Brisées, Kaladin lutte depuis dix ans dans une guerre insensée. Dalinar, le chef d’une des armées, est fasciné par un texte ancien, La Voie des rois. Au-delà de l’océan, la jeune Shallan apprend la magie et découvre certains secrets des Chevaliers Radieux…

Les personnages:

Sans trop spolier, on perd un des personnages qui m’avait vraiment intrigué dans le premier cycle et sur lequel je misai beaucoup dans son évolution…C’est dire à quel point, je suis attachée à tous les membres…J’en pleurerai presque, mais c’est comme ça, dans les romans fleuves, certains partent d’autres viennent, et c’est pour cela qu’on les adore autant, ces petits pavés…

Heureusement, notre héros charismatique Kaladin, prend encore une certaine lumière, malgré ses doutes, et un repos un peu forcé…

Dans ce tome ci, il y a enfin la rencontre entre tous les différents personnages-clefs…Leurs chemins les mènent enfin à un seul endroit, et je peux vous dire que ces rencontres ne manquent pas de charme et d’actions…

Ce que j’ai ressenti:…Un Radieux coup de cœur!

Cet endroit en vaut un autre, du moment qu’on est libres.

J’aimerai vous prendre par la main, et vous emmener à Roshar… J’ai fait le voyage en près de 800 pages, et je ne suis qu’à la moitié du périple et pourtant, j’aimerai te conter ses contrées venteuses, ses tempêtes de pluies, la poussière soulevées lors des combats épiques, les couleurs encore inédites qui dépasseront ton imagination…Mais si tu ne lances pas dans cette aventure incroyable, jamais tu ne pourras sentir la richesse des intrigues de cour, la puissance des duels d’épées, la magie qui se révèle dans ses endroits improbables, la beauté d’un monde Fantasy fascinant …

-Pour l’heure, vous n’êtes encore qu’une promesse, répondit Jasnah. Une chrysalide qui renferme un potentiel de grandeur.

Brandon Sanderson m’a encore piégée dans les recoins de son imaginaire, pour que je m’y perde avec bonheur et admiration…Le premier cycle s’était conclu sur cette ombre de Désolation, et ici, un mystérieux compte à rebours semble jeter une urgence supplémentaire dans les actions…J’aime beaucoup comment s’imbrique les feux des intrigues avec les différents points de vues des parties adverses. On voit évoluer nos personnages dans leurs quêtes, mais ce ne sont que des pièces du grand puzzle de ce royaume en proie au futur chaos, et c’est cela qui nous tient en haleine, d’avoir les tenants et aboutissements d’une micro-royauté avec toutes ses influences politiques et militaires.

Dans mon expérience, c’est par la parole que s’amorcent la plupart des changements.

Et ce qui me plaît par dessus tout dans son écriture, c’est que bien que nous soyons dans une grande aventure foisonnante et complexe de fantasy, l’auteur ouvre, (malgré les pluies torrentielles ^^ ) des portes sur des courants de pensées philosophiques et des fenêtres respectueuses sur l’Art sous toutes ses formes. Tout en étant pris dans les rebondissements des actions spectaculaires, on touche la grâce et notre esprit s’éveille sur la complexité des vérités et des mensonges…

La meilleure chance que je puisse leur donner, c’est de semer le chaos.

Et si Brandon Sanderson soigne aussi bien le cadre, l’intrigue, les personnages, force est de constater qu’il est aussi doué dans les menus détails…La moindre petite idée prend forme, naît dans un mouvement, prend de l’ampleur et devient une force dans son originalité…Je l’avais déjà dit, Syl est un coup de cœur!!! Elle est intangible, et pourtant la moindre de ses tirades est un plaisir, une petite douceur…Presque qu’une fée, une sprène qui m’enchante…La rencontre avec Motif est tout aussi charmante…J’aime particulièrement la naissance et l’évolution de ses êtres éthérés qui éclairent comme des petits cailloux scintillants, cette étendue de roches hantées par des monstres…

Qui se soucie de savoir comment nous sommes nés? Je suis capable de penser, ça me suffit.

Je pars donc confiante dans la suite de cette saga qui nous réserve, j’en suis certaine quelques autres bonnes surprises…La suite au prochain tome…

Moments préférés du livre:

  • La scène où l’Epine Noire se retrouve face à l’Assassin en Blanc. Un combat qui défit la loi de la gravité, et où on est juste suspendu aux effets des Fluxs…Magique!
  • L’éveil de l’autorité de Shallan et son désir de rencontrer le santhide. En croyant enfin en elle, elle se dépasse et touche de près l’impossible, voit la beauté…

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier Le Livre de Poche Imaginaire pour l’envoi de ce livre, ce fût une lecture passionnante!

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Une nuit éternelle, David Khara.-Défi CannibElfique.

Couverture Une nuit éternelle

Pourquoi je l’ai choisi:

J’avais beaucoup aimé le premier tome, parce que avant, tout je l’ai trouvé original, donc à sa sortie en poche, dès le premier jour, j’ai couru en librairie, mais bon, on le sait maintenant, c’est la PAL qui a un super pouvoir et nous vampirise à sa façon…Cette LC avec ma binomette adorée était la plus que bienvenue!!!

Synopsis:

Barry Donovan, policier new yorkais, résout désormais ses enquêtes en équipe avec Werner von Lowinsky, un vampire aux méthodes particulières peu appréciées. Ainsi lorsqu’un crime barbare est commis à l’encontre d’un pasteur noir et de son fils, Barry demande à son ami de rester en dehors de l’enquête, car seul un monstre de l’espèce de Werner peut être à l’origine de ce type de meurtres.

Ce que j’ai ressenti:…Une nuit sang pour sang amitié….

Un duo que j’adore retrouver! Cette amitié qui va au delà du réel et des conventions: mon cœur devient guimauve…Mais pas le temps de s’attendrir dans ce nouveau roman de David Khara car les meurtres sordides frappent encore New-York et que les mystères s’épaississent quand le fantastique s’en mêle…Toujours en alternant les points de vues de Barry et Werner, on ressent en deux temps, une vision panoramique sous l’œil de faucon et une sensation plus urgente dans les actions, les causes et conséquences de cette résolution…

Un Coeur n’a pas besoin de battre pour saigner.
Le mien saigne depuis un siècle et demi.

Un vampire qui se repend avec un flic qui culpabilise, ça fait beaucoup d’émotions qui bouillonnent, mais les voir s’entraider, chacun à leur échelle, cela donne un joli cocktail d’aventures et j’ai adoré où ils m’ont menée: rien de moins que la légende des Templiers et une jolie virée dans le passé de Werner, tout en résolvant une affaire plutôt corsée aux rituels étranges…J’aime à voyager dans le temps, et avec un personnage aussi charismatique et érudit que Werner, le voyage est d’autant plus palpitant…

Je ne crois pas au bonheur comme état permanent. Tout au plus pouvons-nous prétendre à des instants de joie. À nous de les saisir, de les goûter et les savourer, sous peine de voir les affres incontournables de l’existence nous entraîner inexorablement vers le cynisme et la désespérance.

Au vu du quatuor qui clôt ce roman je peux vous dire que j’ai très envie de voir une suite arriver!!!J’ai été charmée par ce libraire, féru de légendes moyenâgeuses, et la jeune médecin, dépassée par les péripéties en cours… Je vois bien là, une saga prometteuse parce que cet auteur a su créer des personnages attachants, mais aussi, une veine de thrillers entre rétro et modernisme qui s’entrechoquent, tout en y mettant une foison d’émotions…Forcement, qu’on en redemande!!!!

La peine ne se hiérarchise pas.

Si jamais le cœur vous en dit, et que vous voulez que votre sang ne fasse qu’un tour en lisant ce policier fantastique, je vous recommande chaudement cette lecture!

J’aurai mis le monde à feu et à sang pour partager Ne fût-ce qu’une seconde avec elle.

Petit plus: Clairement, lire ce roman en Lecture Commune avec ma binomette, c’est un moment de complicité et d’amitié à l’image de ces deux personnages, et ça c’est juste extraordinaire! Quand je vous le dis, que mon cœur devient guimauve… Je souhaiterai une vie éternelle de lecture commune, nourries de cafés, de cornes de gazelles et de fous rires…Merci à ma Belette pour ces échanges: tu es la meilleure des coéquipières de lecture! ❤

(PS : mais de rien, le plaisir est partagé – Cannibal)

 

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

 

Titre : Une nuit éternelle

Auteur : David S. Khara
Édition : Fleuve Editions (13/11/2014)

Résumé :
Barry Donovan, policier new yorkais, résout désormais ses enquêtes en équipe avec Werner von Lowinsky, un vampire aux méthodes particulières peu appréciées.

Ainsi lorsqu’un crime barbare est commis à l’encontre d’un pasteur noir et de son fils, Barry demande à son ami de rester en dehors de l’enquête, car seul un monstre de l’espèce de Werner peut être à l’origine de ce type de meurtres.

Critique :
— Bonsoir, monsieur le vampire, que vous me semblez beau et élégant… Je serais tentée par le fait que vous me fassiez la conversation, mais voyez-vous, je crains pour mon joli cou fragile… Entre nous, je vous déconseillerais fortement de vous abreuver de mon sang qui doit charrier mille produits mauvais pour la santé ou autres insecticides dû à l’ingestion d’une nourriture que l’on m’a vantée comme bonne pour ma santé…

— Rassurez-vous, chère Belette, mon créateur m’a doté d’autres attributs et a fait en sorte que je ne ressemble pas aux vampires des vos livres : je ne dors pas dans un cercueil, le crucifix m’est égal et, désolé pour les midinettes, mais je ne suis pas prêt de tomber amoureux d’une mortelle !

Proposer un autre regard sur la condition de vampire, David Khara n’est ni le premier, ni le dernier à le faire, mais, contrairement à une certaine mode qui fait des vampires des êtres choupis et kawaï, lui nous propose une créature cultivée, avec une part d’ombre et ne devant pas s’abreuver sans cesse d’hémoglobine.

Et si un certain vampire Edward (pas celui aux mains d’argent) aimait une Bêla (on dit Bella ?), notre créature de la nuit, lui, s’est lié d’amitié avec un homme, un flic, et de ce binôme improbable va naître une fantastique enquête qui va les mener aux confins des portes de l’enfer, au propre comme au figuré.

David Khara possède un style d’écriture bien à lui et cette première lecture d’un de ses romans me laisse augurer encore quelques heures de plaisir livresque en poursuivant la découverte de tout ses romans.

Il y a de l’humour, du sérieux, du fantastique, des mythes et des légendes qui se croisent et se mêlent avec la réalité, augmenté de quelques récits dignes des plus grandes sagas, qu’elles soient réelles ou inventées.

Les personnages et l’histoire auraient pu bénéficier de quelques pages de plus afin que le plaisir dure plus longtemps, mais je ne dois pas me plaindre car en un peu plus de 300 pages, l’auteur arrive donner une densité énorme à ses personnages, un comme si nous les connaissions déjà, hors ce n’était pas mon cas.

Et bien oui, si au lieu de commencer – imbécile que je suis – par le tome 2, j’avais démarré par le tome 1, ces personnages seraient vraiment devenu des vieilles connaissances.

Pas de bol, suite à mon erreur lamentable, tout suspense me sera refusé lorsque j’ouvrirai le premier tome, puisque maintenant je sais tout du traître qui arpentait les pages dans « Les Vestiges de l’Aube ».

L’humour de l’auteur parsème les pages avec quelques petites saillies dans les dialogues, quelques réparties pas piquées des vers, ainsi que ces private joke envers quelques membres de la Ligue de l’Imaginaire : Bauwen en prend pour son grade, on aura aussi la bijouterie Loevenbruck’s et la ville imaginaire de Chatham.

Sans révolutionner le genre vampirique ou le roman fantastique, sans en chambouler les codes mais en les revisitant, on peut tout de même convenir que Khara nous offre là un petit roman bourré d’adrénaline, d’humour, de fantastique et de réalisme, avec des personnages que l’on apprécierait retrouver dans d’autres aventures (appel du pied) tant ils m’ont conquise.

Le Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018) , Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule.

 

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