Le livre des Radieux 1, Brandon Sanderson.

Couverture Les archives de Roshar, tome 2 : Le livre des radieux, partie 1

Pourquoi je l’ai choisi:

J’avais tellement eu le coup de cœur pour le premier cycle de la saga, que j’étais très impatiente de retourner en Roshar…

Synopsis:

 Roshar, terre de pierres et de tempêtes. Des siècles ont passé depuis la chute des Chevaliers Radieux, mais leurs avatars, des épées et des armures mystiques qui transforment des hommes ordinaires en guerriers invincibles, sont toujours là.
Au cœur des Plaines Brisées, Kaladin lutte depuis dix ans dans une guerre insensée. Dalinar, le chef d’une des armées, est fasciné par un texte ancien, La Voie des rois. Au-delà de l’océan, la jeune Shallan apprend la magie et découvre certains secrets des Chevaliers Radieux…

Les personnages:

Sans trop spolier, on perd un des personnages qui m’avait vraiment intrigué dans le premier cycle et sur lequel je misai beaucoup dans son évolution…C’est dire à quel point, je suis attachée à tous les membres…J’en pleurerai presque, mais c’est comme ça, dans les romans fleuves, certains partent d’autres viennent, et c’est pour cela qu’on les adore autant, ces petits pavés…

Heureusement, notre héros charismatique Kaladin, prend encore une certaine lumière, malgré ses doutes, et un repos un peu forcé…

Dans ce tome ci, il y a enfin la rencontre entre tous les différents personnages-clefs…Leurs chemins les mènent enfin à un seul endroit, et je peux vous dire que ces rencontres ne manquent pas de charme et d’actions…

Ce que j’ai ressenti:…Un Radieux coup de cœur!

Cet endroit en vaut un autre, du moment qu’on est libres.

J’aimerai vous prendre par la main, et vous emmener à Roshar… J’ai fait le voyage en près de 800 pages, et je ne suis qu’à la moitié du périple et pourtant, j’aimerai te conter ses contrées venteuses, ses tempêtes de pluies, la poussière soulevées lors des combats épiques, les couleurs encore inédites qui dépasseront ton imagination…Mais si tu ne lances pas dans cette aventure incroyable, jamais tu ne pourras sentir la richesse des intrigues de cour, la puissance des duels d’épées, la magie qui se révèle dans ses endroits improbables, la beauté d’un monde Fantasy fascinant …

-Pour l’heure, vous n’êtes encore qu’une promesse, répondit Jasnah. Une chrysalide qui renferme un potentiel de grandeur.

Brandon Sanderson m’a encore piégée dans les recoins de son imaginaire, pour que je m’y perde avec bonheur et admiration…Le premier cycle s’était conclu sur cette ombre de Désolation, et ici, un mystérieux compte à rebours semble jeter une urgence supplémentaire dans les actions…J’aime beaucoup comment s’imbrique les feux des intrigues avec les différents points de vues des parties adverses. On voit évoluer nos personnages dans leurs quêtes, mais ce ne sont que des pièces du grand puzzle de ce royaume en proie au futur chaos, et c’est cela qui nous tient en haleine, d’avoir les tenants et aboutissements d’une micro-royauté avec toutes ses influences politiques et militaires.

Dans mon expérience, c’est par la parole que s’amorcent la plupart des changements.

Et ce qui me plaît par dessus tout dans son écriture, c’est que bien que nous soyons dans une grande aventure foisonnante et complexe de fantasy, l’auteur ouvre, (malgré les pluies torrentielles ^^ ) des portes sur des courants de pensées philosophiques et des fenêtres respectueuses sur l’Art sous toutes ses formes. Tout en étant pris dans les rebondissements des actions spectaculaires, on touche la grâce et notre esprit s’éveille sur la complexité des vérités et des mensonges…

La meilleure chance que je puisse leur donner, c’est de semer le chaos.

Et si Brandon Sanderson soigne aussi bien le cadre, l’intrigue, les personnages, force est de constater qu’il est aussi doué dans les menus détails…La moindre petite idée prend forme, naît dans un mouvement, prend de l’ampleur et devient une force dans son originalité…Je l’avais déjà dit, Syl est un coup de cœur!!! Elle est intangible, et pourtant la moindre de ses tirades est un plaisir, une petite douceur…Presque qu’une fée, une sprène qui m’enchante…La rencontre avec Motif est tout aussi charmante…J’aime particulièrement la naissance et l’évolution de ses êtres éthérés qui éclairent comme des petits cailloux scintillants, cette étendue de roches hantées par des monstres…

Qui se soucie de savoir comment nous sommes nés? Je suis capable de penser, ça me suffit.

Je pars donc confiante dans la suite de cette saga qui nous réserve, j’en suis certaine quelques autres bonnes surprises…La suite au prochain tome…

Moments préférés du livre:

  • La scène où l’Epine Noire se retrouve face à l’Assassin en Blanc. Un combat qui défit la loi de la gravité, et où on est juste suspendu aux effets des Fluxs…Magique!
  • L’éveil de l’autorité de Shallan et son désir de rencontrer le santhide. En croyant enfin en elle, elle se dépasse et touche de près l’impossible, voit la beauté…

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier Le Livre de Poche Imaginaire pour l’envoi de ce livre, ce fût une lecture passionnante!

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Une nuit éternelle, David Khara.-Défi CannibElfique.

Couverture Une nuit éternelle

Pourquoi je l’ai choisi:

J’avais beaucoup aimé le premier tome, parce que avant, tout je l’ai trouvé original, donc à sa sortie en poche, dès le premier jour, j’ai couru en librairie, mais bon, on le sait maintenant, c’est la PAL qui a un super pouvoir et nous vampirise à sa façon…Cette LC avec ma binomette adorée était la plus que bienvenue!!!

Synopsis:

Barry Donovan, policier new yorkais, résout désormais ses enquêtes en équipe avec Werner von Lowinsky, un vampire aux méthodes particulières peu appréciées. Ainsi lorsqu’un crime barbare est commis à l’encontre d’un pasteur noir et de son fils, Barry demande à son ami de rester en dehors de l’enquête, car seul un monstre de l’espèce de Werner peut être à l’origine de ce type de meurtres.

Ce que j’ai ressenti:…Une nuit sang pour sang amitié….

Un duo que j’adore retrouver! Cette amitié qui va au delà du réel et des conventions: mon cœur devient guimauve…Mais pas le temps de s’attendrir dans ce nouveau roman de David Khara car les meurtres sordides frappent encore New-York et que les mystères s’épaississent quand le fantastique s’en mêle…Toujours en alternant les points de vues de Barry et Werner, on ressent en deux temps, une vision panoramique sous l’œil de faucon et une sensation plus urgente dans les actions, les causes et conséquences de cette résolution…

Un Coeur n’a pas besoin de battre pour saigner.
Le mien saigne depuis un siècle et demi.

Un vampire qui se repend avec un flic qui culpabilise, ça fait beaucoup d’émotions qui bouillonnent, mais les voir s’entraider, chacun à leur échelle, cela donne un joli cocktail d’aventures et j’ai adoré où ils m’ont menée: rien de moins que la légende des Templiers et une jolie virée dans le passé de Werner, tout en résolvant une affaire plutôt corsée aux rituels étranges…J’aime à voyager dans le temps, et avec un personnage aussi charismatique et érudit que Werner, le voyage est d’autant plus palpitant…

Je ne crois pas au bonheur comme état permanent. Tout au plus pouvons-nous prétendre à des instants de joie. À nous de les saisir, de les goûter et les savourer, sous peine de voir les affres incontournables de l’existence nous entraîner inexorablement vers le cynisme et la désespérance.

Au vu du quatuor qui clôt ce roman je peux vous dire que j’ai très envie de voir une suite arriver!!!J’ai été charmée par ce libraire, féru de légendes moyenâgeuses, et la jeune médecin, dépassée par les péripéties en cours… Je vois bien là, une saga prometteuse parce que cet auteur a su créer des personnages attachants, mais aussi, une veine de thrillers entre rétro et modernisme qui s’entrechoquent, tout en y mettant une foison d’émotions…Forcement, qu’on en redemande!!!!

La peine ne se hiérarchise pas.

Si jamais le cœur vous en dit, et que vous voulez que votre sang ne fasse qu’un tour en lisant ce policier fantastique, je vous recommande chaudement cette lecture!

J’aurai mis le monde à feu et à sang pour partager Ne fût-ce qu’une seconde avec elle.

Petit plus: Clairement, lire ce roman en Lecture Commune avec ma binomette, c’est un moment de complicité et d’amitié à l’image de ces deux personnages, et ça c’est juste extraordinaire! Quand je vous le dis, que mon cœur devient guimauve… Je souhaiterai une vie éternelle de lecture commune, nourries de cafés, de cornes de gazelles et de fous rires…Merci à ma Belette pour ces échanges: tu es la meilleure des coéquipières de lecture! ❤

(PS : mais de rien, le plaisir est partagé – Cannibal)

 

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

 

Titre : Une nuit éternelle

Auteur : David S. Khara
Édition : Fleuve Editions (13/11/2014)

Résumé :
Barry Donovan, policier new yorkais, résout désormais ses enquêtes en équipe avec Werner von Lowinsky, un vampire aux méthodes particulières peu appréciées.

Ainsi lorsqu’un crime barbare est commis à l’encontre d’un pasteur noir et de son fils, Barry demande à son ami de rester en dehors de l’enquête, car seul un monstre de l’espèce de Werner peut être à l’origine de ce type de meurtres.

Critique :
— Bonsoir, monsieur le vampire, que vous me semblez beau et élégant… Je serais tentée par le fait que vous me fassiez la conversation, mais voyez-vous, je crains pour mon joli cou fragile… Entre nous, je vous déconseillerais fortement de vous abreuver de mon sang qui doit charrier mille produits mauvais pour la santé ou autres insecticides dû à l’ingestion d’une nourriture que l’on m’a vantée comme bonne pour ma santé…

— Rassurez-vous, chère Belette, mon créateur m’a doté d’autres attributs et a fait en sorte que je ne ressemble pas aux vampires des vos livres : je ne dors pas dans un cercueil, le crucifix m’est égal et, désolé pour les midinettes, mais je ne suis pas prêt de tomber amoureux d’une mortelle !

Proposer un autre regard sur la condition de vampire, David Khara n’est ni le premier, ni le dernier à le faire, mais, contrairement à une certaine mode qui fait des vampires des êtres choupis et kawaï, lui nous propose une créature cultivée, avec une part d’ombre et ne devant pas s’abreuver sans cesse d’hémoglobine.

Et si un certain vampire Edward (pas celui aux mains d’argent) aimait une Bêla (on dit Bella ?), notre créature de la nuit, lui, s’est lié d’amitié avec un homme, un flic, et de ce binôme improbable va naître une fantastique enquête qui va les mener aux confins des portes de l’enfer, au propre comme au figuré.

David Khara possède un style d’écriture bien à lui et cette première lecture d’un de ses romans me laisse augurer encore quelques heures de plaisir livresque en poursuivant la découverte de tout ses romans.

Il y a de l’humour, du sérieux, du fantastique, des mythes et des légendes qui se croisent et se mêlent avec la réalité, augmenté de quelques récits dignes des plus grandes sagas, qu’elles soient réelles ou inventées.

Les personnages et l’histoire auraient pu bénéficier de quelques pages de plus afin que le plaisir dure plus longtemps, mais je ne dois pas me plaindre car en un peu plus de 300 pages, l’auteur arrive donner une densité énorme à ses personnages, un comme si nous les connaissions déjà, hors ce n’était pas mon cas.

Et bien oui, si au lieu de commencer – imbécile que je suis – par le tome 2, j’avais démarré par le tome 1, ces personnages seraient vraiment devenu des vieilles connaissances.

Pas de bol, suite à mon erreur lamentable, tout suspense me sera refusé lorsque j’ouvrirai le premier tome, puisque maintenant je sais tout du traître qui arpentait les pages dans « Les Vestiges de l’Aube ».

L’humour de l’auteur parsème les pages avec quelques petites saillies dans les dialogues, quelques réparties pas piquées des vers, ainsi que ces private joke envers quelques membres de la Ligue de l’Imaginaire : Bauwen en prend pour son grade, on aura aussi la bijouterie Loevenbruck’s et la ville imaginaire de Chatham.

Sans révolutionner le genre vampirique ou le roman fantastique, sans en chambouler les codes mais en les revisitant, on peut tout de même convenir que Khara nous offre là un petit roman bourré d’adrénaline, d’humour, de fantastique et de réalisme, avec des personnages que l’on apprécierait retrouver dans d’autres aventures (appel du pied) tant ils m’ont conquise.

Le Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018) , Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule.

 

De cauchemar et de feu, Nicolas Lebel. (Critique Défi CannibElfique).

Couverture De cauchemar et de feu

Pourquoi je l’ai choisi:

Nous étions impatientes de nous retrouver ma binomette et moi, pour une nouvelle LC spécial Lebel! Vous le savez, on s’est lancé dans cette saga à deux depuis le tout premier Merlicht, alors on ne change pas une habitude comme ça…Le number 4 sort, on se jette dessus en duo!!!!

Synopsis:

Paris, jeudi 24 mars 2016 : à quelques jours du dimanche de Pâques, le cadavre d’un homme d’une soixantaine d’années est retrouvé dans un pub parisien, une balle dans chaque genou, une troisième dans le front.À l’autopsie, on découvre sur son corps une fresque d’entrelacs celtiques et de slogans nationalistes nord-irlandais. Trois lettres barrent ses épaules : IRA.Le capitaine Mehrlicht fait la grimace. Enquêter sur un groupe terroriste irlandais en plein état d’urgence ne va pas être une partie de plaisir. D’autant que ce conflit irlandais remonte un peu.Dans ce quatrième opus, Nicolas Lebel nous entraîne sur la piste d’un un assassin pyromane, un monstre né dans les années 70 de la violence des affrontements en Irlande du Nord, qui sème incendie, chaos et mort dans son sillage, et revient aujourd’hui rallumer les feux de la discorde à travers la capitale.

Ce que j’ai ressenti:…Un feu de légende, dans un cauchemar réel…

Depuis, que j’ai découvert Monsieur Lebel, je ne peux plus me passer de ses répliques bien senties et de son personnage atypique le capitaine Merlicht! Toujours le plaisir de me plonger dans ses enquêtes qui fleurent bon les références littéraires et le goût du savoir-vivre! Je suis fan de cet auteur mais…Dans cet opus, j’ai moins retrouvé toutes les belles envolées de bons mots, j’ai cherché toute la magie qui fait que j’adore lire ses enquêtes, il m’a manqué la petite pétillance qui fait toute la différence…

-Laisse tomber, ce sont des tièdes. Je vomis les tièdes. Juste un trio de quiches! Des quiches tièdes.

Pour autant, l’auteur nous donne une enquête flamboyante, avec un travail de recherche précis et une mise en lumière d’un conflit brûlant! C’était très instructif! En plus, j’ai trouvé cela super intéressant de voir que le terrorisme peut avoir d’autres parallèles, influences et noms,  mais reste toujours  que le fanatisme religieux fait des ravages explosifs dans les esprits, et surtout, qui fait tomber bien des vies…

« Le bon combat est celui qui est engagé au nom de nos rêves. « 

Nicolas Lebel nous donne un ressenti de l’intérieur d’une cellule terroriste, il nous dévoile un jeune homme simple qui bascule…J’ai trouvé cela, très intéressant, puisque ce n’est pas un concept nébuleux d’une simple tuerie, mais tout un engrenage qui conduit à la catastrophe…Une approche donc plus intime, et un personnage qu’on voit lentement se perdre dans un éclair blanc…J’ai adoré aussi que la réalité se mélange au folklore, qu’on est, non seulement une approche politique et sociale de l’Irlande mais aussi, une légende imprégnée et furieuse, propre à ses terres…

Le Far Darrig est une créature de cauchemar et de feu.

L’équipe devra jouer avec les timing et les contrecoups pour garder un minimum de cohésion. En tout cas, je suis impatiente de lire la prochaine enquête, car il semblerait que l’osmose de groupe en est pris un coup, donc cette fin laisse présager quelques évolutions de personnages qui seront sans doute intéressant à découvrir…Pour autant, avec ma binomette, on reste plus unies que jamais, et le prochain Lebel sera sans doute lu en LC, parce que l’amitié, il n’y a que cela de vrai! (Je plussoie ! © Cannibal)

 

 

Ma note Plaisir de Lecture  7/10

 

Titre : De cauchemar et de feu

Auteur : Nicolas Lebel
Édition : Marabout (03/05/2017)

Résumé :
Paris, jeudi 24 mars 2016 : à quelques jours du dimanche de Pâques, le cadavre d’un homme d’une soixantaine d’années est retrouvé dans un pub parisien, une balle dans chaque genou, une troisième dans le front.

À l’autopsie, on découvre sur son corps une fresque d’entrelacs celtiques et de slogans nationalistes nord-irlandais. Trois lettres barrent ses épaules : IRA. Le capitaine Mehrlicht fait la grimace.

Enquêter sur un groupe terroriste irlandais en plein état d’urgence ne va pas être une partie de plaisir. D’autant que ce conflit irlandais remonte un peu.

Critique de Cannibal Lecteur : Ici!
Qui a dit que la lecture n’élevait pas l’esprit ? Et bien, j’invite tous ceux-là à ouvrir un roman de Nicolas Lebel afin de comprendre qu’il existe des lectures qui volent plus haut que certaines !

Mais pas sûr que ces gens-là comprendront… Ou alors, ça leur donnera mal à leurs petites pensées étriquées…

Lire un roman de Nicolas Lebel leur collera une migraine de puissance 10 sur l’échelle de Richter. Moi, j’adore et il ne me donne pas mal au crâne avec ses réflexions.

Son commissaire Mehrlicht n’est pas ce que l’on peut appeler un dieu grec (private joke) niveau physique. Il en est même l’opposé, lui qui ressemble à une grenouille qui se serait faite écrasée pas un camion, puis dessécher au soleil et enfin, mâchouillée ensuite par un renard…

Pourtant, c’est toujours un plaisir de retrouver ma petite grenouille fumeuse de Gitane et adepte de bons mots, ainsi que ses deux lieutenants, Latour, la jolie rousse et Dossantos, le bodybuildé adepte de séries et qui connait, pas cœur, le code pénal.

En découvrant un assassiné dans les chiottes d’un pub tenu par un irlandais à Paris, avec deux balles dans chacun des genoux, notre capitaine à la gueule chiffonnée ne pensait pas mettre les pieds dans un bordel pareil et suivre un tueur fou à la trace, suivant les cadavres, ses curieux dessins et ses inscriptions, écrites dans un sabir inconnu de notre flic de choc.

Non, « Na dean maggadh fum » n’est pas une future inscription sur les paquets de clopes. C’est du gaélique et si le conflit irlandais était loin dans votre mémoire, après lecture de ces pages hautement addictives, vous pourrez aller devant Julien Lepers et répondre à ses questions pour un champion tout en fredonnant « Ah ça IRA, ça IRA ».

Nicolas Lebel a cette fois-ci choisi de nous entraîner dans le passé, dans les années 60-70, dans une Irlande séparée, dans une Irlande déchirée, dans une Irlande du Nord en proie à l’envahisseur protestant qui n’est pas un tendre et qui a tout d’un criminel en puissance. La résistance s’organise et elle ne fera pas dans la dentelle non plus.

Alternant les sauts dans le passé et dans le temps, passant de l’Irlande d’hier au Paris d’aujourd’hui, l’auteur, avec sa verve habituelle, nous en donne pour nos sous niveau tension et les réflexions profondes de ses personnages sont aussi douces à l’esprit qu’un cappuccino crémeux l’est pour la gorge en souffrance.

Ça glisse tout seul dans ton cerveau non formaté par les médias et tu te dis qu’il y a encore des personnes qui ont un cerveau et qui savent mettre en page leurs pensées, leurs vérités, la réalité.

Du capitaine Mehrlicht pur jus, sans filtre, sans additifs, sans édulcorant et autres saloperies. Et du capitaine Mehrlicht, tu peux en fumer tant que tu veux, c’est bon pour la santé mentale ! Sauf si t’as pas de cerveau…

Maintenant, je me demande ce que le prochain opus nous réserve parce que notre « rebel » Lebel vient encore de placer la barre très haute avec une enquête qui était très bien menée, travaillée, addictive, intrigante, intéressante et qui, contrairement à ce que je pensais, n’était pas aussi simpliste que je le pensais  !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018).

Port d’âmes, Lionel Davoust.

Couverture Port d'âmes

Pourquoi je l’ai choisi:

J’ai trouvé la couverture magnifique, et quand on lit ce roman, on s’aperçoit qu’elle colle parfaitement à l’histoire. Bravo aux éditions Folio, pour cette très jolie représentation!  Chaque fois que je la regardais, je partais dans un voyage brumeux…

Synopsis:

Rhuys ap Kaledán a été condamné, adolescent, à huit ans de servitude dans la Marine. À vingt-deux ans il est toujours en vie mais a tout perdu : sa demeure, sa famille, ses titres de noblesse… Lorsqu’il débarque à Aniagrad, la Cité franche, il a la tête pleine d’idéaux et est bien décidé à se faire un nom et, qui sait, à retrouver la place qui aurait dû être la sienne. Mais la cité du mensonge va vite le faire déchanter. S’il veut survivre, Rhuys devra faire bien des concessions et, même, prendre les prédateurs qui le chassent à leurs propres pièges.

Ce que j’ai ressenti:… un souffle enchanteur…

Aniagrad , ville marchande par excellence. Tout se négocie des plus infâmes talents aux plus retorses pouvoirs, de la plus grande douceur à la plus pure des intentions,  cette ville portuaire a une vie propre et un fonctionnement qui étourdissent les curieux. Doté d’une philosophie et d’une Administration qui régissent son fonctionnement, elle exerce une forte attraction sur les voyageurs qui arpentent ses ruelles sombres. Sans compter que la ville cache des Anges. Une attraction de plus…En somme, une ville aux mille dangers pour qui, ne respecte ses règles…

« L’existence aurait probablement été plus simple avec des ailes. »

Du plus petit mensonge au plus audacieux stratagème, notre héros a de quoi trembler pour sa vie. Manipulations, jeux de pouvoirs, investissements et politique, ce jeune homme en quête d’identité et de justice, va devoir jouer très serré avec tous ses Prédateurs qui rôdent et tiennent la main mise sur sa bourse. J’ai beaucoup apprécié l’évolution de Ruys, de sa naïveté il en ressort grandit, grâce à son idéalisme. C’est un héros, plaisant à suivre, car au centre de toutes sortes d’attentions, mais aussi en proie à ces plus intimes épreuves personnelles. Entre ombres et lumière, désir et réalité, ce héros tient toute notre attention grâce à cette imbrication de faits et d’émotions.

« La liberté livrée à elle-même finit toujours par se dévorer toute seule. »

Port d’âmes, rien que le titre emmène de la poésie, une ouverture vers la beauté et une énigmatique quête de l’esprit…Et c’est bien là, ce que je retiens essentiellement de cette lecture: une enivrante plongée nébuleuse et vaporeuse que j’ai adoré emprunter avec la Vendeuse et Rhuys, dans cet échange très particulier. Tout le charme et le mystère du Transfert, m’ont laissé une forte impression, j’étais friande de tous ses fragments déposés dans ses lignes, voulant aussi les adopter, les faire miens, pour mieux vous convaincre de vous laisser guider par cette bien trop généreuse offre…Valeur inestimable et instant suspendu, on est presque du domaine de la méditation, comme une parenthèse de rêverie au milieu du chaos et de la corruption, c’est juste saisissant, ces petites touches de magie, cette douceur du souvenir, cette poétique vibration…

Peut-être était-ce là la première leçon du Transfert: chaque histoire était unique.

Entre l’effet dynamique de ses jeux de pouvoirs, et cette ouverture mystique sur une nouvelle méthode d’échanges, Port d’âmes possède beaucoup d’atouts pour porter durant ses 600 pages, toute notre âme d’enfant en soif d’aventures et de nouveaux horizons, grâce à la plume très inspirée de cet auteur…

« J’ai parlé à la nuit et la nuit m’a répondu. »

Ma note Plaisir de Lecture  8/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les éditions Folio SF, pour l’envoi de ce livre! Ce fut une lecture envoûtante!

Morwenna, Jo Walton. (LC avec Cannibal Lecteur).

Couverture Morwenna

Pourquoi je l’ai choisi:

Il me fallait un peu honorer mon petit Challenge Printemps Elfique, et il m’aura aussi fallu entraîner ma binomette avec moi, sous peine *de ne plus jamais lui parler*, pour lire ensemble ce livre que l’on décrit comme une merveille avec plein de fées dans ses pages….Mission réussie et timing parfait avant la clôture, nous finissons donc en beauté ce trimestre féerique!

Synopsis:

Morwenna Phelps, qui préfère qu’on l’appelle Mori, est placée par son père dans l’école privée d’Arlinghust, où elle se remet du terrible accident qui l’a laissée handicapée et l’a privé à jamais de sa sœur jumelle, Morganna. Loin de son pays de Galles natal, Mori pourrait dépérir, mais elle découvre le pouvoir des livres, notamment des livres de science-fiction. Samuel Delany, Roger Zelazny, James Tiptree Jr, Ursula K. Le Guin et Robert Silverberg peuplent ses journées, la passionnent. Alors qu’elle commence à reprendre du poil de la bête, elle reçoit une lettre de sa folle de mère : une photo sur laquelle Morganna est visible et sa silhouette à elle brûlée. Que peut faire une adolescente de seize ans quand son pire ennemi, potentiellement mortel, est sa mère ? Elle peut chercher dans les livres le courage de se battre.

Ce que j’ai ressenti:…Une envolée toute en pages et en ailes féériques…

« Qui pourrait vouloir d’un monde de marionnettes? »

Je me suis sentie très proche de ce personnage, dans sa manière de s’abandonner totalement dans ses lectures, en cette période critique de l’adolescence…J’ai trouvé que l’auteure arrivait à nous faire ressentir cette langueur qui empoisonne le quotidien de cette jeune fille, à subir la lenteur des jours sans enthousiasme, à ressentir le poids écrasant de cet enfermement dans ce pensionnat. Et finalement, sa liberté se trouve dans les livres, dans ce genre si particulier qu’est la Science-Fiction, qui lui ouvre les portes vers un imaginaire débordant…

« Ce qui m’a toujours plu dans la science-fiction, c’est qu’elle vous fait réfléchir et regarder les choses sous des angles auxquels vous n’auriez jamais penser. »

C’est très beau cette manière d’aimer autant la littérature, d’aller explorer d’autres univers, d’apprécier autant  le poids des mots, de rendre hommage aux plus grandes œuvres écrites…Chaque piste de lecture est à noter soigneusement et je serai bien partante pour m’en faire quelques unes, notamment Le Seigneur des Anneaux, puisque cette jeune fille le connait par cœur! Morwenna adore lire, et ça fait plaisir à voir! On se sent un peu complice de ses envolées, intéressée par toute cette ronde d’auteurs qu’elle nomme comme les plus passionnants, et j’aurai bien aimé participer à ce Karass/Club de Lecture entièrement animé au nom de la SF…

« J’avais des livres, de nouveaux livres, et je peux tout supporter tant que j’en ai. « 

Les fées que l’on découvre au sein de ses pages m’ont vraiment charmée. Dans cette façon d’être tangible sans l’être tout à fait, d’être imparfaites mais empreintes de merveilleux , d’illuminer le quotidien sans être lumineuses, d’avoir du pouvoir magique mais dépendante du monde humain…J’ai beaucoup aimé l’idée de l’auteure de faire un parallèle entre fées et fantômes, de ce besoin de se raccrocher au fantastique pour appréhender la douleur, de créer une sorte d’échappatoire féerique qui soulage de la souffrance du monde réel…

« Quoi qu’il en soit , si la plupart des gens ne voient pas les fées parce qu’ils n’y croient pas, les voir n’est pas une mauvaise chose. Certains des plus beaux êtres que j’ai jamais vus sont des fées. »

« Si vous aimez suffisamment les livres, les livres vous aimeront en retour. »

Dans ce journal intime, l’héroïne se dévoile, grandit, mûrit, guérit ses plus grandes blessures, affronte son passé bancal, mais garde farouchement son âme d’enfant, un pont indestructible vers l’imaginaire…Cette jeune adulte en devenir, nous offre ses plus intimes cheminements ainsi que de jolies réflexions, pour un moment de lecture tout en charme et en féerie.

… Dum spiro spero – « Tant que je respire, j’espère » …

Ma note Plaisir de Lecture  8/10

 

Couverture Morwenna Editions Denoël (Lunes d'encre) 2014Titre : Morwenna

Auteur : Jo Walton
Édition : Denoël (10/04/2014) – Folio SF (2 mai 2016)

Résumé :
Morwenna Phelps, qui préfère qu’on l’appelle Mori, est placée par son père dans l’école privée d’Arlinghurst, où elle se remet du terrible accident qui l’a laissée handicapée et l’a privée à jamais de sa sœur jumelle, Morganna.

Là, Mori pourrait dépérir, mais elle découvre le pouvoir des livres de science-fiction. Delany, Zelazny, Le Guin et Silverberg peuplent ses journées, la passionnent.

Un jour, elle reçoit par la poste une photo qui la bouleverse, où sa silhouette a été brûlée.

Que peut faire une adolescente de seize ans quand son pire ennemi, potentiellement mortel, est une sorcière, sa propre mère qui plus est ? Elle peut chercher dans les livres le courage de combattre.

Critique de Cannibal Lecteur :
Morwenna n’est pas ce que l’on peut appeler un page-turner que l’on ne peut reposer tant qu’on ne l’a pas terminé.

Ce n’est pas non plus un roman où l’on dévore 200 pages d »un coup, mais plus un roman où l’on picore des pages, se laissant même aller à en lire un autre livre durant sa lecture.

Non pas qu’il n’est pas intéressant ou que l’on s’ennuie durant sa lecture, non, que du contraire, on le lit avec plaisir.

Malgré le fait que l’intrigue soit inexistante et qu’il ne se passe pas grand-chose… hormis quelques rencontres avec des fées.

Ben malgré ça, j’ai passé un bon moment de lecture, pas impérissable, mais agréable.

Gardez à l’esprit que c’est un roman dont il faut prendre le temps de s’imprégner des personnages, des atmosphères, des légendes, des non-dits, des secrets de famille et surtout, ne vous attendez pas à avoir des retournements de situations ou des événements de folie.

Nous sommes en train de lire le journal intime de Morwenna, jeune fille de 15 ans qui a un lien privilégié avec les fées, qui les voit, leur parle. Une jeune fille renfermée depuis le décès de sa jumelle, une jeune fille qui a bien du mal à s’intégrer dans sa nouvelle école.

Morwenna adore la lecture, et plus particulièrement la SF. C’est une véritable serial-lectrice, une cannibale lectrice, car elle en lit plus que moi…

L’auteure, en faisant de son personnage principal une férue de littérature SF, a sans doute eu peur qu’on ne la prenne pas au sérieux, et de ce fait, elle nous balance des tonnes de références littéraires, par l’entremise de Morwenna qui nous donnera tous les titres de ses lectures.

Ça ne m’a pas trop dérangée durant ma lecture, mais je suis d’accord avec ma collègue Babeliotte (Boudicca) qui trouve que citer toutes les lectures de Morwenna, c’est exagéré.

Ça va, on a tout de suite compris que l’auteure connaissait son sujet, contrairement à d’autres qui font de leur héroïne des étudiantes en littératures et qui sont en fait des quiches (et pas des fatales).

Le personnage de Morwenna est complexe, difficile à cerner, au départ, et je pensais même que ses références à la magie et aux fées n’étaient que des élucubrations de son esprit pour justifier le comportement des adultes envers elle.

C’est un personnage touchant, comme bon nombre de personnes qui gravitent autour d’elle. Des portraits tout en finesse, réalistes, réussis.

Les choses que j’ai le plus apprécié, ce sont ses réflexions sur la lecture, sur les livres, sur sa compréhension du monde et des gens.

Elle est très mature pour une jeune fille de 15 ans et, tout comme moi, elle ne se trouve pas dans le groupe des filles populaires à l’école, passe plus de temps à lire qu’à avoir des contacts sociaux avec les autres étudiantes… qui, disons-le de suite, sont des pétasses crétines débiles. Ça valait pour les filles de ma classe aussi !

Anybref, ce n’est pas un roman que l’on dévore en bouffant les pages, il ne se passe rien de révolutionnant, ça se lit avec plaisir, mais je pense que d’ici quelques temps, il ne me restera pas grand-chose comme souvenirs marquants de cette lecture.

Pas de regrets de l’avoir lu, d’ailleurs, j’aurais pas osé ne pas le lire, ma binômette de lecture étant très persuasive pour me proposer de switcher la LC prévue en juin avec celle-ci qui comptera pour son challenge elfique.

Et vous le savez bien, j’ai peur !!! PTDR (mille pardons, ma Stelphique, ce fut un plaisir de faire ce switch, mais pas sûr qu’on va faire remonter le bazar chez Lord Arsenik ! – Je parle bien entendu de faire remonter ce livre dans sa PAL).

Le Mois Anglais (Juin 2017 – Saison 6) chez Lou et Cryssilda et le Challenge Printemps Elfique 2017 chez Stelphique.

Le songe d’une nuit d’été, William Shakespeare.

Couverture Le Songe d'une nuit d'été

Pourquoi je l’ai choisi:

Lire un Classique et une lecture Féerique pour notre petit Challenge Printemps Elfique, c’est allier deux bonnes raisons pour sortir enfin ce livre de ma PAL…

challenge printemps 2

Synopsis:

À l’heure où les elfes s’éveillent, les humains s’endorment, et il est demandé au spectateur, victime consentante, de croire à la communication improbable de ces deux mondes. Les uns habitent la cité, régie par une loi anti-naturelle et imposée ; les autres demeurent au plus profond des bois, lieu où les lois irrationnelles de l’amour ont libre cours. Thésée juge les amoureux, Obéron les réconcilie grâce à un philtre d’amour qui, tel une encre magique, engendre dans le coeur des amants, comme dans l’intrigue, des bouleversements baroques.

Ce que j’ai ressenti:…Petite ritournelle revisitée féerique…

Puisque William Shakespeare a écrit cette pièce dans sa jeunesse, rien ne m’empêche de retomber en enfance…

« Thésée. -Je veux entendre cette pièce: tout ce qui est offert par la simplicité et le zèle est toujours bien. « 

« Là où la bonne volonté échoue, un noble cœur considère l’intention, non le mérite de l’action. »

♫Promenons nous dans les bois,
Pendant que William est là,
Si les fées y étaient,
Elles nous enchanteraient.
Mais comme Shakespeare n’est plus là,
Il nous en parlera,
Fée, Y est-tu?
Que fais tu?
Entends Tu? ♫

(Shakespeare): Je mets en scène…

♫Promenons nous dans les bois,
Pendant que William est là,
Si les fées y étaient,
Elles nous enchanteraient.
Mais comme Shakespeare n’est plus là,
Il nous en parlera,
Fée, Y est-tu?
Que fais tu?
Entends Tu? ♫

(Shakespeare): Je mets ma touche de fantaisie…

♫Promenons nous dans les bois,
Pendant que William est là,
Si les fées y étaient,
Elles nous enchanteraient.
Mais comme Shakespeare n’est plus là,
Il nous en parlera,
Fée, Y est-tu?
Que fais tu?
Entends Tu? ♫

(Shakespeare): Je mets de la comédie…

♫Promenons nous dans les bois,
Pendant que William est là,
Si les fées y étaient,
Elles nous enchanteraient.
Mais comme Shakespeare n’est plus là,
Il nous en parlera,
Fée, Y est-tu?
Que fais tu?
Entends Tu? ♫

(Shakespeare):

♫Je mets un peu la zizanie.

♫Je mets une pointe de talent.

♫Je mets un parfum d’amour.

♫Je mets de la rêverie.

♫Je mets de la féérie.

♫Je prends ma plume, et j’écris! ♫

 

Ma note Plaisir de Lecture  8/10

Histoire d’une LC…Chapitre Final : Toxique, Niko Tackian.

Couverture Toxique

Pourquoi je l’ai choisi:

On s’était mis d’accord avec Gé qu’on devait lire un autre titre de Niko Takian étant donné notre bon ressenti suite à Quelque part avant l’enfer, son nouveau livre s’annonçant pour l’année 2017, on a foncé vers cette rougeoyante lecture…Je la remercie encore de ce génialissime cadeau d’anniversaire, et de tous les échanges qui sont venus avec!!!!

C’est une Lecture Commune, qu’on a voulu Spéciale et on s’est fait plaisir à lire et partager autrement avec ces petits articles…

Histoire d’une LC …

Histoire d’une LC…II.

Histoire d’une LC…III.

Nous vous livrons donc le Chapitre Final, maintenant!

Et celui de ma Magicienne par ici!!!!

Synopsis:

Ils aiment entrer dans votre vie, certains aiment exercer leur pouvoir sur vous, Certains aiment vous séduire pour vous détruire. Ce sont les toxiques. Janvier 2016. La directrice d’une école maternelle de la banlieue parisienne est retrouvée morte dans son bureau. Dans ce Paris meurtri par les attentats de l’hiver, le sujet des écoles est très sensible. La Crime dépêche le commandant Tomar Khan, chef de groupe de la section 3, surnommé le Pitbull et connu pour être pointilleux sur les violences faites aux femmes. À première vue, l’affaire est simple, « sera bouclée en 24 h », a dit un des premiers enquêteurs, mais les nombreux démons qui hantent Tomar ont au moins un avantage : il a développé un instinct imparable pour déceler une histoire beaucoup plus compliquée qu’il y paraît.

Ce que j’ai ressenti:

Niko Tackian tient toujours le fil rouge de l’onirique et des paraboles métaphoriques dans ce polar. Je trouve cela fascinant: ce minotaure avec ce labyrinthe…Mais il a aussi la capacité d’édulcorer son récit, de réel…Nous avons donc une histoire teintée du sang des attentats de Paris comme fond de décor, et bien sûr, le fameux Quai des orfèvres comme légendaire lieu de la résolution d’enquêtes difficiles…Toujours ce jeu de réalité et d’imaginaire en filagramme, à qui regarde bien…

« Que faire lorsque ce parasite qui vous étouffe fait partie de votre chair? Faut-il se mutiler pour vivre libre dans la souffrance ou accepter son sort et se résigner à mourir en esclave? »

Ses personnages sont torturés, abimés par leurs lourds passés… Leurs regards sont empreints du fond des abimes et, imperceptiblement, ils se reconnaissent entre eux…Que ce soit le flic intoxiqué par son histoire ou la Toxique qui joue de ses manipulations perverses, ce duo se risque sur des pentes qui les rongent aussi surement que de l’acide, et il devient pour nous, lecteurs, impensable de lâcher ce page-turner, de peur que les pages se désagrègent sous nos yeux…

L’empoisonnement de ses pages, tient à cet aspect presque psychologique, de tenir en haleine, tous ses êtres imparfaits…Nous avons dans ce roman la violence brute, mais également celle plus insidieuse qui se glisse entre les failles… Ce qui de prime abord, n’aurait été qu’une enquête de routine, se révèle une course poursuite contre l’invisible menace, un double effet qui va révéler au grand jour, l’état d’esprit d’une sociopathe…

« Faut se marrer, sinon la vie est trop grave. »

Ma note Plaisir de Lecture  8/10

Féelure, Silène Edgar.

Couverture Féelure

Pourquoi je l’ai choisi:

J’avais soigneusement empilé dans ma liseuse, tout plein de lectures féeriques pour mon petit Challenge Printemps Elfique, lors de l’OP Bragelonne….

challenge printemps 2

Synopsis:

Le jour, Gwen est une personne tout ce qu’il y a de plus ordinaire : elle a un emploi précaire à la bibliothèque de la ville, un mari aimant et deux beaux enfants. Mais chaque nuit, elle est fée et travaille à la BAKF, la Brigade anti-kidnapping de fées. Et justement, de récentes disparitions leur donnent du fil à retordre… Avec son coéquipier et ami Arthur, elle va vite découvrir que cette nouvelle affaire pourrait être plus sensible que prévu. Pourtant, si dangereuse que soit cette nouvelle enquête, ce n’est qu’une épine parmi d’autres dans le pied de Gwen. Car au prochain solstice, elle va devoir faire un choix : rester humaine avec son mari et ses enfants, ou abandonner son ancienne existence et devenir fée pour toujours aux côtés d’Arthur…

Ce que j’ai ressenti:…Petite Douceur Adorable…

« J’aimerais m’envoler, partir de ce monde qui dégénère. C’est ce que j’essaie de faire en faisant rêver les gens avec mes contes. »

Un petit roman féerique, juste ce qu’il faut pour te régaler! Féelure, c’est un condensé de fées, demi-fées et jeux de mots détournés avec facéties et charme à la sauce féerique…C’est court (80 pages), et du coup, il manque un peu de profondeur et de l’attachement pour ses personnages, mais il y a quand même cette étincelle d’impertinence qui fait que cette lecture est hyper agréable!

« Faites-vous partie de ceux qui y croient ? Ceux qui pensent que les bruits de la maison ne sont pas le fait du vent, que les clefs ne sont pas déplacées seules, que les tartines ne tombent pas du mauvais côté par hasard ? Ces grands rêveurs qui s’amusent des petits déraillement du quotidien en sachant que, derrière ces fantaisies, une fée ou un lutin se cache ? « 

On se régale de cette enquête extraordinaire en petit format, des petits ennuis elfiques, autant que les tracas humains. Gwen est prise entre liberté nocturne et sérénité diurne, mais a du mal à partager son temps, entre les deux vies, son cœur balance (quand ce n’est pas avec deux hommes…). Voilà, on ne manque pas de sujets divers pour accompagner cette demi-fée dans ses questionnements, ni de retournements d’ailes sur l’intrigue…

« Le matin, elles laissent derrière elles leurs ailes et leurs souvenirs de la nuit pour mener une vie quasiment normale. »

Mais ce qui à mon sens fait tout le charme, c’est l’écriture malicieuse et loufoque de cette auteure qui nous envoie des petites pétarades d’humour qui fait que l’on garde le sourire accroché pendant tout le temps de cette lecture! Et ça, c’est juste fabuleux! Une petite parenthèse de douceur, avec des touches de « hot », et des répliques hilarantes, je pense que c’est une bonne trouvaille dans notre recherche printanière, pour débusquer les petites fées…

 

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette8/10

Mieux que dix fées, Lenia Major/ Cathy Delanssay

Pourquoi nous l’avons choisi:

Un livre qui parle de fées??!!!On adore nous, et d’autant plus quand il rentre dans le Challenge Printemps Elfique!

Synopsis:

Dix fées se succèdent avec chacune un don particulier. La première fée sème des petits bisous partout, la deuxième est la reine des chatouilles, la cinquième super forte en rangement… Mais quelqu’un possède tous ces dons réunis : une maman. Commentaire : Blonde, brune, châtain, les yeux bleus, verts ou marron, dix fées toutes différentes et plus jolies les unes que les autres sont dessinées dans leur univers de douceur aux couleurs tendres et définissent toutes les qualités d’une maman. Jouant sur les couleurs, la tenue de la ligne et la taille des caractères, le texte simple souligne le don décrit. Un petit livre enchanteur, au format très agréable, pour dire combien on aime sa maman. Couverture rigide, cahiers cousus.

Ce que nous avons ressenti:…Un joli Coup de baguette magique…

Nous avons adoré ce petit album! La douceur qui se dégage, la tendresse du texte, et l’époustouflante mise en illustration! Depuis plus d’une semaine, c’est le livre TOP 1 de notre petit moment complice: l’Histoire du Soir. Jazzelfique le connaît déjà par cœur, et il a, et de loin, sa préférence, face à la multitude….

A la première lecture, déjà, elle a repéré la poésie « -Oh Maman, ça rime »….Bien sur, mes yeux de maman se sont illuminé de fierté…Lenia Major nous régale de mots tout doux, de mots doudoux, de mots trop chou qui appellent aux bisous…C’est une belle invitation aux câlins et à entretenir la complicité entre une mère et ses enfants…

Ensuite, nous nous sommes laissé surprendre par l’histoire et la particularité de toutes ses fées, pour tomber en amour, devant cette fin tout simplement adorable…

Chaque page, est une illustration splendide d’une fée. Chacune avec son style, toutes plus jolies les unes que les autres! Cathy Delanssay a une incroyable touche artistique! Nous avons adoré chaque détail, ses visages pleins de rondeurs et de magie, joliment mise en valeur dans une situation donnée. Jazzelfique a eu un coup de foudre pour la sixième qui danse alors que Maman Stelphique préfère la Dix qui ouvre sur le Pays des contes, mais en fait, c’est tout l’album qui est une richesse de plaisir des yeux!

Jazzelfique s’attarde toujours sur des petits détails, et ici, c’est la petite coccinelle qui apparaît, une page sur deux, qui a attiré son attention. De minuscules touches d’humour posés, ici ou là, qu’elle se régale toujours de découvrir à chaque relecture…

Nous sommes d’accord toutes les deux, pour mettre en Coup de Cœur, ce joli petit livre, et nous vous invitons à découvrir ce qui est Mieux que Dix Fées….

Notre note Plaisir de Lecture  10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les Editions Balivernes pour l’envoi de ce livre!

Les Geôliers, Serge Brussolo.

Couverture Les geôliers

Pourquoi je l’ai choisi:

J’ai trouvé la couverture superbe, et assez inquiétante pour vouloir à tout prix savoir ce qui se cachait derrière cette forêt!

Synopsis:

Il y a quinze ans, Debbie Fevertown s’échappait de Dipton après avoir tué sans pitié son mari et ses deux fils. Aujourd’hui, Jillian Caine est engagée par le réalisateur Dieter Jürgen pour écrire le scénario d’un biopic retraçant la vie de la meurtrière. Jill rencontre des gens qui ont connu Debbie et ont partagé son quotidien, se rend sur les lieux du crime et découvre que la réalité n’est peut-être pas celle que les médias ont décrite à l’époque. Quels mystères recèle l’étrange ville de Dipton ? Que cache ce culte insolite dédié aux arbres ? Et qui sont ces mystérieux gardiens que l’on nomme – à voix basse – les Geôliers ?

Ce que j’ai ressenti:…Une autre façon de regarder la végétation…

« Je ne suis pas expert en botanique, mais je suis sûr d’un truc, des arbres comme ça, j’en ai jamais vu nulle part. »

S’il vous prend l’envie de vous promener en forêt, et pour une quelconque raison, vous apercevez un chêne au feuillage noir: Fuyez à toutes jambes… Courrez de toutes vos forces vers la lumière, car il se pourrait que cet arbre soit un éclaireur de Dipton. Et dans ce village, qui fleure l’obscurantisme, règne un secret ancestral gardé par des Geôliers, qui prennent leur mission, fanatiquement, au sérieux…

« Les gens en ont marre du factice, ils veulent qu’on leur montre la vérité. »

Les Geôliers, C’est:

  •   Un thriller qui se transforme en science-fiction. Par un talent magique, Serge Brussolo emmène son roman vers des frontières inconnues, dangereuses, oniriques, spectaculaires. Il métamorphose l’horreur en bataille ultime surréaliste, il construit une intrigue tentaculaire qui prend racine aux origines du monde, il jongle avec les codes pour époustoufler ses lecteurs. C’est incroyable cette force d’imagination d’une scène d’accroche haletante, l’auteur nous entraîne dans des méandres d’une intrigue noire et profonde, à l’image des racines de ses arbres…Fascinant!
  •  De fabuleux personnages à découvrir. Du cinéaste fantasque à une scénariste aux abois, en passant par une tueuse redoutable, l’aventure promet d’être mouvementée! Chaque nouvelle rencontre est surprenante! Ce qui semblait superficiel, prend peu à peu consistance, nous entraîne plus loin vers la connaissance des comportements humains, et l’inévitable déviance qui en découle…Passionnant!
  • Une ambiance sensationnelle, où la peur vous saisit à chaque coin de pages, ou peut être même, derrière l’arbre centenaire, qui se plante là, avec ses racines envahissantes. Elle vous étreint cette atmosphère de mystères, et vous fait perdre la notion de réalité. Il règne comme une sombre apesanteur irrespirable, malgré la chlorophylle de ses géants chênes verts, que vous risqueriez presque de finir absorber comme le dioxyde de carbone lors de la future photosynthèse….Hypnotique!
  • Une super lecture, et puis c’est tout! Un véritable maelström d’émotions vous attends dans ce superbe Inédit de Folio SF,  et vous auriez tort de vous priver de découvrir la folle aventure, qui se cache derrière Les Geôliers…

« Tu voulais toucher l’impossible du doigt. Un besoin impérieux. »

C’est le tout premier Serge Brussolo que je lis, et je dois dire que la rencontre avec sa plume fut une très agréable surprise! Ce thriller fantastique était tellement fascinant, que je suis certaine d’en lire d’autres très prochainement, mais en attendant, je vous invite fortement à découvrir cette lecture envoûtante…

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

 

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Les Editions Folio SF, pour l’envoi de ce livre! Merci infiniment de leur confiance !

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