La température de l’eau, George Axelrod.

 

La Température de l'eau par Axelrod

Synopsis:

Westport, Connecticut, fin des années soixante. Harvey Bernstein, 46 ans, ne compte plus les bonnes raisons de se suicider. Ses livres, qui ne se vendent pas, son travail de critique, alimentaire et absurde, sa femme Margery, présidente du comité pour une législation raisonnable du port d’armes, ses deux enfants, au mieux indifférents. Sans oublier ses cours d’’écriture créative à L’’École des Meilleurs Auteurs de Best-Sellers. Harvey n’’est taraudé que par une seule question : somnifères ou révolver ? Avant qu’’il ne trouve la réponse, une jeune femme pour le moins originale, Cathy, va faire une entrée inopinée dans son existence. Avec un faible bien marqué pour les perdants nés, elle va entraîner Harvey dans des aventures aussi torrides que périlleuses, dont on ne révèlera rien ici, sinon qu’elles se concluront à Hollywood, au coeœur même de l’’usine à rêves.

Tout, dans cette satire pétillante, a le charme fou des films de George Axelrod. Garson Kanin, scénariste attitré de George Cukor, écrivait à propos de ce roman : « Si arrivé à la page 4, vous ne souriez pas, arrêtez-vous. Vous n’’êtes simplement pas des nôtres. » On ne saurait mieux dire.

Ce que j’ai ressenti:

Plonger dans cette lecture, c’est s’assurer d’une belle tranche de fou rires! Complètement décalée, cette histoire nous emporte dans une tornade de décadence bien marquée! Humour et situations cocasses, on se régale de cette descente dans les coulisses de Hollywood. Jeux de mots, jeux de séductions, jeux de dupes, tout est permis dans ce petit roman rythmé et plein de fraîcheur!

« Tu es censé être hyper intelligent, mais tu ne connais rien à rien! Personne ne regarde personne! Personne n’écoute personne! Personne n’en a plus rien à foutre! « 

Harvey, qui ne voit plus que sa vie avec le verre à moitié vide, mais avec toujours une bonne flasque pleine, bien planquée dans son bureau, décide d’écrire l’ultime lettre au monde: « Ceci est une lettre de suicide. » Mais le destin en a décidé tout autrement, et Cathy rentre dans sa vie, telle un boulet de canon, (plus un canon qui tire le boulet d’ailleurs!), et entraîne notre grand déprimé dans le tourbillon de l’amour, et autres frasques passionnelles…

J’ai adoré l’impertinence de Cathy, le côté désabusé de Harvey et l’espièglerie de l’auteur de confronter ses deux aspirants au bonheur…Le Best-Seller, vrai ou faux objectif, va réunir pour le meilleur du pire, une prostituée et un écrivain raté, vers la plus désopilante des histoires de cinéma…

Le sain et le fou commençaient à fusionner.

Si j’ai beaucoup aimé le style barré, il semblerait que je sois passée à côté de la fin, peut être que le bain, dont La température de l’eau est à 26°C, c’est un peu trop frisquet pour moi, mais je retiendrais assurément que j’ai eu le sourire pendant toute la baignade!

Ma note Plaisir de Lecture  7/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les éditions Sonatine pour l’envoi de ce livre! Ce fut une lecture très plaisante!

Publicités

Bourbon Kid, Anonyme.

Couverture Bourbon kid, tome 6

Pourquoi je l’ai choisi:

Encore la curiosité de savoir qui peut se cacher derrière ce fameux Anonyme, et cette couverture à tomber: je ne pouvais vraiment pas résister!

Synopsis:

Les Dead Hunters ont une morale très personnelle. C’est la moindre des choses pour une confrérie de tueurs sanguinaires. Ils ont aussi quelques menus défauts, se croire invincibles, par exemple. Un démon va néanmoins vite les détromper. Malin, fort et intelligent comme seuls les démons savent parfois l’être, il va tranquillement les décimer les uns après les autres. À une exception près. Un des membres des Hunters reste en effet introuvable, et non des moindres : le Bourbon Kid.

Notre démon va alors jeter toutes ses forces dans la bataille, depuis les quatre cavaliers de l’Apocalypse jusqu’à une armée de morts vivants, pour retrouver et anéantir définitivement notre tueur bien-aimé.

Après Le pape, le Kid et l’Iroquois, l’auteur toujours aussi anonyme du Livre sans nom se déchaîne littéralement dans cette nouvelle aventure du Bourbon Kid. Et il fait souffler toutes les forces maléfiques imaginables et inimaginables pour éprouver la capacité de résistance d’un héros que les feux de l’enfer chatouillent à peine.

Ce que j’ai ressenti:…Une chevauchée d’enfer!

Entendez le bruit assourdissant des sabots, Sentez les effluves d’alcool étourdissantes, Touchez la panoplie de cuir affriolante mais surtout Voyez, le petit dernier cocktail explosif déjanté que vous a concocté avec génie, par un Anonyme d’auteur de talent: Bourbon Kid, de son titre évocateur! Voyez un peu cette magnifique couverture, tout en relief et en sobriété, le petit indispensable, tout en noir, de cette rentrée littéraire.

Tôt ou tard, tout le bien que nous avons accompli pour l’humanité sera détruit. C’est pour cette raison que nous devons libérer les anges, avant qu’il ne soit trop tard.

J’ai adoré la dynamique de folie et l’ambiance pré-apocalyptique qui donne à ce thriller, l’énergie nécessaire pour être un page-turner incroyable! Entre la légende des fameux quatre cavaliers et l’armée de morts vivants, l’urgence de la fin du monde s’accélère, et même les enfers, n’ont jamais paru aussi près de déferler sur notre monde…Les Dead Hunters, sombre équipe de personnages intrépides, aux talents plus ou moins prononcés, se retrouvent en mauvaise posture pour contrer le premier meurtrier de l’histoire du temps. Et tout cela, servi avec un humour mordant et plus que décadent, qui nous entraîne dans cette aventure totalement survoltée…Vraiment cet auteur Anonyme, malmène ses petits protégés plus que de raison, et nous donne un roman explosif et un plaisir immense de lecture!

« Si Dieu avait l’intention d’envoyer qui que ce soit pour empêcher cette apocalypse, il l’aurait déjà fait. S’il n’a envoyé personne, c’est qu’il en avait assez de l’humanité. Il veut la fin du monde. « 

Bourbon Kid va être désiré, attendu, craint, et toujours, follement enragé…Ses amis ne seront bien sûr pas en reste, et c’est un bonheur de retrouver la fureur de ce groupe! J’adore le ton décalé, les situations loufoques, l’humour permanent qu’il faut prendre à tous les degrés d’alcool avec lequel ils sont tous arrosés, les odeurs fétides que l’on a de la chance de lire plutôt que de sentir, l’ultime cavalcade biblique revisitée façon démentiellement cinématographique. Même avec ce souffle de fantaisie déjantée, il n’en reste pas moins que l’auteur sait maîtriser son suspense, et que dans ce grand flacon noir de Bourbon, il y a le secret de la boisson: la terrible addiction! Alors, vous en prendre bien un verre, non?

 

Ma note Plaisir de Lecture  9.5/10

Remerciements:

Je tiens à remercier les éditions Sonatine pour l’envoi de ce livre! Ce fût une lecture addictive!

Nulle part sur la terre, Mickael Farris Smith.

Couverture Nulle part sur la terre

Pourquoi je l’ai choisi:

Je me suis laissée tenter par les retours de lecture plus que positifs pour ce roman, piochés ça et là sur la toile…J’ai une confiance presque aveugle quant à la qualité des parutions de la maison d’éditions Sonatine, alors c’est presque une évidence de découvrir leur dernier petit chouchou…

Synopsis:

Une femme marche seule avec une petite fille sur une route de Louisiane. Elle n’a nulle part où aller. Partie sans rien quelques années plus tôt de la ville où elle a grandi, elle revient tout aussi démunie. Elle pense avoir connu le pire. Elle se trompe.

Russel a lui aussi quitté sa ville natale, onze ans plus tôt. Pour une peine de prison qui vient tout juste d’arriver à son terme. Il retourne chez lui en pensant avoir réglé sa dette. C’est sans compter sur le désir de vengeance de ceux qui l’attendent.

Dans les paysages désolés de la campagne américaine, un meurtre va réunir ces âmes perdues, dont les vies vont bientôt ne plus tenir qu’à un fil.

Ce que j’ai ressenti:…Cap vers la Route du Désespoir…

« Fais ce que tu as envie de faire et ne regarde pas en arrière, se dit-il. »

Je m’en vais suivre ce conseil pour aller Nulle part sur la terre…Et je n’aurai voulu être nulle part d’autre sur la terre, que dans ma bulle d’air, pour apprécier au mieux cette petite pépite…

« Le soir parfois je m’asseyais sur la véranda et ce que j’entendais c’était comme si la fin du monde avait eu lieu et qu’il y avait plus personne sur terre. »

Le gros point fort de ce roman, c’est son ambiance. Pesante. Poussiéreuse. Couleur d’asphalte…Il règne dans ses pages, un temps presque arrêté, un espace temps suspendu, et il nous faut prendre le temps d’en apprécier toute sa richesse. A l’heure où tourne le monde, avec sa folle frénésie de course contre le temps, cet effet « lenteur » est salvateur: les mots appuyés, le rythme maîtrisé…Juste ce qu’il faut pour en faire un roman noir prenant, nourri de lumière grise…

Mississipi, un lac…Cette étendue d’eau a des effets apaisants incroyables, comme si elle pouvait sonder la profondeur des âmes et peut être enfouir les plus noirs secrets, tout en gardant son hypnotisante beauté. Entre son calme et les bouillonnantes émotions de ce village perdu au milieu de rien, ce lieu devient le rendez vous des désespoirs lumineux, des lumières imperceptibles…Un cadre naturel pour le théâtre vivant des plus destructrices querelles passées et ses répercussions présentes…

Regarder le mal en face, pour rester à l’écart du mal. Autant que possible.

Maben tirant sa fille Annalee, avec l’énergie de la fatalité, luttant contre l’inactivité, pour ne pas que le monde l’avale, pour éviter les mauvaises rencontres du destin. Elle avance envers et contre tout, pour ne pas tomber, en essayant de remplir ses journées d’un amour maternel instinctif, comme on se raccroche à une bouée au milieu du néant…Tandis que Russel voudrait un semblant de calme, qu’il pense ne pas mériter, et se perd dans les routes américaines aux heures les plus sombres, pour essayer de trouver la paix. En vain…Ce trio de personnages, qui nous éclaire de leurs espoirs, nous inonde de leurs sentiments contraires est des plus intéressant à suivre car la route de la rédemption et de la culpabilité dévorante sera semée de plus d’épreuves que prévues, de virages inopinés qui laissera voir un panorama intense de violence et de douceur combinés…

« S’asseoir sur la véranda, regarder le jour décliner et le soir tomber sur la terre comme une couverture descendue la border pour la nuit. »

En ayant choisi des personnages complexes qui touchent le fond mais qui gardent une petite lueur d’espérance,  Michael Farris Smith, nous offre un roman magnifique car il explore toutes les lignes floues entre le bien et le mal, tout en laissant son lecteur, maître de ses émotions face à ces contradictions humaines. On est, peut être Nulle part sur la Terre, mais on est très bien accompagné si on tient entre ces mains, cette belle lecture pleine d’humanité…

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les Editions Sonatine de leur confiance, et de l’envoi de ce livre! Ce fût une lecture intense!

 

Au fond de l’eau, Paula Hawkins.

Pourquoi je l’ai choisi:

Etant donné le succès retentissant de La fille du train, j’avais bien hâte de me plonger dans le nouveau livre de cette auteure qui maîtrise totalement l’art du thriller !

Synopsis:

Une semaine avant sa mort, Nel a appelé sa sœur, Julia. Qui n’a pas voulu lui répondre. Alors que le corps de Nel vient d’être retrouvé dans la rivière qui traverse Beckford, leur ville natale, Julia est effrayée à l’idée de revenir sur les lieux de son enfance. De quoi a-t-elle le plus peur ? D’affronter le prétendu suicide de sa sœur ? De s’occuper de Lena, sa nièce de quinze ans, qu’elle ne connaît pas ? Ou de faire face à un passé qu’elle a toujours fui ? Plus que tout encore, c’est peut-être la rivière qui la terrifie, ces eaux à la fois enchanteresses et mortelles, où, depuis toujours, les tragédies se succèdent.

Ce que j’ai ressenti:…Et au fond de l’eau, le Coup de Cœur…

Le bassin aux noyées, Stelphique

(Texte inédit)

Paula Hawkins s’est admirée dans le reflet de mon eau. Elle s’est tellement penchée qu’elle s’est retrouvée, immergée… La rivière de Beckford a ceci de mystérieux, c’est qu’elle s’est nourrie du sang de ces femmes, celles qui ont perdues la vie, celles qui se sont vues rappelées par le néant…Et qui mieux qu’une femme peut ressentir le flux des eaux, et entendre le cri de ses désespérées?

Je suis Le bassin aux noyées, et j’ai murmuré à cette auteure, la légende…

Je lui ai fait voir la beauté de ses lieux, avec son Vieux Moulin à proximité…Entendre le clapotis de la berge. Sentir le vertige de la falaise. Goûter son eau rafraîchissante. Toucher les algues douces…

Mais Paula Hawkins est tombée Au fond de l’eau…Elle raconte donc dans ce thriller choral, une version plus intime, plus profonde, plus sombre…Je suis tellement fier qu’elle est fait ressortir de ses pages, l’attraction de mon site, au delà même de son panorama, elle m’a rendu fascinant…En racontant sa version, elle a fait naître la peur, dissimulé l’endroit idyllique en traquenard mortel, restitué l’honneur de ses femmes…

Je suis Le bassin aux noyées, et j’ai dans mon flot, les âmes piégées de ces malheureuses…

Retenue le temps de ses 400 pages, vous aurez l’histoire de ma tragédie…Paula Hawkins a eu l’intuition, ou peut être même a t-elle entendue les voix d’outre-tombe, mais elle rend dans ses lignes avec brio, une atmosphère intrigante, les jeux de pulsion/répulsion qui régissent ce monde, la cruauté des hommes…Je lui ai donné de mon pouvoir, pour s’infiltrer dans les interstices de ces esprits tordus, devenir torrent pour attester de votre vigilance, prendre des tournants inattendus pour nourrir son intrigue, et je l’ai laissée se reposer, sur une plage de vérités…

Je suis Le bassin aux noyées, et vous allez connaître ma malédiction…

Pourrez-vous remonter à la surface?

Epilogue de Stelphique.

« Il est des personnes qui sont attirées par l’eau, des personnes qui entretiennent avec elle un rapport presque primal. Je crois en faire partie.p47 »

Avec cette lecture, je me suis laissée prendre au piège, de ses mots, de ces eaux…Entre souffle coupé, vertige et apnée, ce roman m’aura totalement imprégnée…J’ai plongé dans ce Bassin aux noyées avec délectation, me régalant des remous psychologiques et du savant coup de maître de l’auteure d’allier le jeu des mensonges et l’atmosphère vaseuse. J’ai nagé avec ses sœurs de détresse, me laissant conter leurs douleurs incommensurables…J’ai pleuré avec elles, tellement que j’en ai perdu mes moyens, et la surface m’a engloutie…Dans les eaux sombres, j’ai pourtant ressenti les rapports glaciaux entre ses personnes, vu les ombres de ses corps abandonnés au silence, saisi toutes les subtilités posées comme des galets blancs dans les profondeurs obscures du bassin…Et juste avant que le dernier souffle de mes lèvres couleur hématome me quitte, je vous crie le grand Coup de Cœur que j’ai trouvé Au fond de l’eau

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les Editions Sonatine pour l’envoi de ce livre! Ce fut une lecture envoûtante!

Les Mystères d’Avebury, Robert Goddard.

Les mystères d'Avebury par Goddard

Les souvenirs peuvent parfois être aussi irréels que l’imagination.  

Pourquoi je l’ai choisi:

Rien que le mot Mystères avec une majuscules, ça me fait rêver…Je ne peux résister à cette très belle couverture et m’enfoncer dans cette forêt sombre….

Synopsis:

Été 1981. Un mystérieux correspondant a donné rendez-vous dans un petit village du Wiltshire à David Umber, un jeune étudiant, pour lui transmettre des informations inédites sur le sujet de sa thèse. Alors qu’il l’attend, David est témoin d’un fait divers qui va bouleverser son existence. Trois jeunes enfants qui se promenaient avec leur baby-sitter sont victimes d’une terrible agression. Un homme kidnappe Tamsin, deux ans, et s’enfuit à bord de son van. Alors qu’elle essaye de s’interposer, la petite Miranda, sept ans, est percutée par le véhicule. Tout se passe en quelques secondes. David, comme les deux autres témoins de la scène, n’a pas le temps de réagir. À peine peuvent-ils donner une vague description de l’agresseur. 

Printemps 2004, Prague. Après une histoire d’amour avortée avec la baby-sitter des enfants, David, qui a tout quitté pour refaire sa vie, est contacté par l’inspecteur Sharp, chargé à l’époque de l’enquête. Sharp lui demande de l’accompagner en Angleterre pour essayer de faire enfin la lumière sur la disparition de Tamsin. Littéralement hantés par cette affaire, les deux hommes reprennent un à un tous les faits. Bientôt, de nouvelles questions se posent sur la configuration des lieux, sur la présence des témoins, sur la personnalité des victimes. Le drame cache encore bien des secrets et ce nouvel éclairage risque fort d’être meurtrier. 

Ne voit-on jamais que ce que l’on a envie de voir ? Dans les histoires d’amour comme de meurtre, la réalité est souvent bien différente de ce qu’on aimerait qu’elle soit. À la façon de Ne le dis à personne, de Harlan Coben, le maître du thriller britannique tisse une intrigue passionnante où les rebondissements se succèdent sans répit jusqu’à la résolution finale. 

Ce que j’ai ressenti:

Les Mystères d’Avebury… Mais quelle jolie invitation pour démêler les zones d’ombres de ce village tranquille. Un village où les pierres peuvent vous entourer d’une certaine magie ancienne, mais où elles ne protègent pas les innocents…Avebury, théâtre d’un drame qui va bouleverser ses témoins pour toute leur vie…

« Tout commence, donc, dans un paysage où l’inexpliqué et l’inexplicable se confondent, où les témoignages d’un lointain passé, construit par l’homme, se rient du monde réglé et ordonné que voudrait être l’insaisissable, l’éphémère présent. »

J’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir cet auteur qui non seulement nous donne un bon thriller, mais en plus nous fait vivre une surprenante histoire familiale, et qui, en plus de cela, inclut son intrigue dans un contexte historique avec un secret à la clef…Tout un programme de bonne lecture et un page-turner incroyable! Depuis toujours, j’aime savoir les secrets, connaître les dessous de l’Histoire, ce qu’on nous cache derrière cette poudre aux yeux qu’on veut bien nous envoyer…Pour tout cela, je pense que cet auteur sera maintenant dans ma ligne de mire et prendra une plus grande place dans mon planning de lecture! Je me suis régalée autant en émotions qu’en réflexion personnelle. Jouer aux détectives historique aux côtés de Robert Goddard, c’est aussi agréable que de se réchauffer au thé So British

« Peut être qu’un ancien flic n’était jamais plus heureux que quand il posait des questions, quelles que soient les réponses qu’il obtenait. »

Avebury Wiltshire

Comment vous dire?! Cette ambiance…Cette atmosphère…Ces Mystères…Je ne voudrais pas gâcher la surprise, alors je vous le dis juste:  Quel thriller! En s’inspirant de ce Henge, l’auteur redonne de sa superbe à ce monument ancien en créant une sorte de jeu d’espace temps modulable, où les destins s’entremêlent. Il le fait vivre dans la force de ces personnages attachants, il lui souffle cet air mystérieux avec les écrits épistolaires de ce Junius, il le rend palpitant dans cette enquête et ces secrets familiaux…On déterre les pierres, autant que les damnés. Les écrits n’auront jamais été plus expressifs, même dans leur langage codé, plus mortel aussi…Entre faux-semblants et usage de faux, l’ombre devra user de toutes ses qualités pour faire toute la lumière sur cet événement qui a changé radicalement sa vie…

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les Editions Sonatine pour l’envoi de ce livre! Ce fut une lecture très intéressante!

lu-en-part-avec-la-me

c26ac-sonatine_logo

Contre moi, Lynn Steger Strong.

Couverture Contre moi

Comment pardonner à nos enfants?

Comment ne pas leur pardonner?

Pourquoi je l’ai choisi:

J’étais curieuse de voir ce que pouvait donner le pouvoir de pardon parental…

Synopsis:

Faire souffrir malgré soi, quoi de pire ? Et quel meilleur terrain pour cela que la famille ? Si Ellie, vingt ans, est animée des meilleures intentions envers ses parents, professeurs à Columbia, elle ne peut empêcher son existence de déraper. Mauvaises fréquentations, drogue, sa vie part peu à peu à vau-l’eau. Sa mère, Maya, décide de l’envoyer en Floride, afin de lui donner une chance de repartir à zéro. Si Ellie accepte bien volontiers cette seconde chance, elle va néanmoins commettre là-bas une erreur irréparable. Et plus rien ne sera jamais comme avant. Jusqu’où les parents portent-ils la responsabilité des erreurs de leurs enfants ? Pourquoi dans une famille les ressemblances sont-elles parfois plus lourdes à assumer que les différences ?

Ce que j’ai ressenti:…De la difficulté de la relation Mère/Fille…

« Juste ta peau, ma peau, et cette couche culotte minuscule. Je pensais que tout ce qui existe de beau dans ce monde était lié à ce sentiment que j’éprouvais quand je te tenais comme ça contre moi. »

Etre mère, c’est tout un programme! Se faire à cette nouvelle vie, à cette nouvelle relation, accepter un nouvel être près de soi, l’aimer…Il parait que ce serait instinctif, cet amour…Lynn Steger Strong met un grand coup de pied dans ces clichés et revisite la maternité dans un thriller qui prend son temps, un peu comme une relation entre une mère et sa fille…

« On se dit qu’il suffit de les aimer, quoi qu’il arrive. »

Dans ce roman, on suit Maya, la mère, et Ellie, la fille. Deux visions, différentes. Un avant/après teinté de drame opaque…Et cette relation particulière en déliquescence…Un amour certain les unit ces deux là, mais il est aussi très compliqué…Entre fuite et fusion, elles cherchent désespérément leurs places. Et c’est ce tourbillon de ressemblances/différences, qui les mènera dans des vagues destructrices, et peut être aussi rédemptrices…

« Il s’écoulera bien cent ans avant que Maya ne lâche de nouveau Ellie. »

J’ai aimé la manière de cette auteure de nous emmener au milieu de cette famille, de connaître leurs tracas, d’appréhender leurs souffrances, de saisir leurs vides intérieurs tout en les remplissant de gestes quotidiens. Elle donne à cette intrigue, une dimension humaine faite de mini interactions avec le monde, tout en parlant des vertiges profonds de ses êtres. Bouleversant, jusqu’à la dernière page, mais encore plus, en relecture, pour saisir toute l’intensité d’être Contre Moi

 

Ma note Plaisir de Lecture  8/10

 

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les Editions Sonatine pour l’envoi de ce livre! Ce fut une lecture enrichissante!

 

-Etes-vous psychopathe? , Jon Ronson.

Couverture Êtes-vous psychopathe ?

Pourquoi je l’ai choisi:

Au premier coup d’œil, j’ai adoré cette couverture! Je la trouve juste géniale, et j’étais curieuse de voir ce qu’elle cachait derrière!

Synopsis:

Voyage d’un candide au pays des désordres mentaux.
Jon Ronson, l’auteur reconnu des Chèvres du Pentagone s’aventure dans un voyage rocambolesque au pays des désordres mentaux pour essayer de savoir si notre société n’est pas animée au final, plus par la folie que par la raison, par les névroses que par l’intelligence.
Pour ce faire, il rencontre des psychopathes remarquables, des psychiatres un peu cinglés, des hommes d’affaires qui, du narcissisme à l’asociabilité, doivent leur réussite à leurs névroses. Cette épopée aussi loufoque qu’éclairante le conduit chez le célèbre psychologue canadien Robert D. Hare, l’inventeur du test du psychopathe, moyen infaillible de mesurer notre degré de folie.
Entre Woody Allen et Hunter S. Thompson, Jon Ronson se promène dans l’antichambre de la démence avec une autodérision et un humour caustique et pose des questions dérangeantes sur nos désordres. Pouvons-nous échapper à l’un des 374 types de troubles mentaux répertoriés ? Sommes-nous tous fous ? Dans cette exploration aussi désopilante qu’irrévérencieuse, il questionne la notion de normalité dans notre société et la façon dont cette notion floue a donné lieu à une économie florissante.

Ce que j’ai ressenti:…Etonnant voyage au sein de la folie.

« Ce livre traite de la folie. »

Oubliez toutes vos certitudes, branchez-vous sur l’humour et l’auto-dérision, et visitons ensemble, les joies de nos névroses! Voici comme l’auteur aurait pu présenter son nouveau livre, ou plutôt sa passionnante enquête au sein des psychopathes reconnus, (ou pas)…

« Il est terriblement plus difficile, m’a expliqué Tony, de convaincre les gens qu’on est sain d’esprit que de les convaincre qu’on est fou. »

En se basant sur son expérience et ses rencontres, Jon Ronson, parle de maladie mentale. Se basant sur un véritable test de pshychologie, il chemine des prisons, en passant par des hôpitaux psychiatriques, les hautes sphères du pouvoir, et même parfois en introspection pour mieux appréhender, le concept de cette étiquette utilisée à tort et travers: Psychopathe.

« Je me suis demandé si parfois la différence entre un psychopathe en hôpital et un psychopathe à Wall Street était que l’un avait eu la chance de naître dans une famille stable et aisée. »

Le mot est bien souvent lancé, quand un comportement déviant est observé, mais selon le lieu ou le domaine, il ne sera pas perçu de la même manière. C’est cette étrangeté et ses jeux de vocabulaires, autant que d’interprétations hasardeuses que l’auteur veut  mettre en lumière, et c’est bien tout l’intérêt de ce livre, c’est qu’il devient passionnant autant qu’intéressant, car tout est question de perception. La réponse est aux lecteurs: Etes-vous psychopathe? Etes-vous, entouré de, psychopathes? Saurez-vous simplement les reconnaître, si seulement vous en croisiez un?

S’il est vrai que Jon Ronson utilise l’humour dans ce sujet délicat, on s’aperçoit aussi en allant dénicher, les multiples références sur le Net, que l’auteur a fait un sacré travail de recherche! C’est bien plus agréable d’apprendre en s’amusant, et du coup, on admire d’autant plus sa démarche. J’ai été ravie d’en apprendre plus sur la psychologie, la médecine, et les moyens parfois douteux, de guérir des patients.

Une lecture enrichissante!

-Oh, vous savez comment sont les blogueurs. Ils passent leur temps à écrire. Je me demande pourquoi, vu qu’ils ne sont pas payés pour.

Ma note Plaisir de Lecture  8/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les éditions Sonatine pour l’envoi de ce livre! Merci de leur confiance, ce fût une lecture passionnante!

lu-en-part-avec-la-mec26ac-sonatine_logo

Cet été là, Lee Martin.

Couverture Cet été-là

Pourquoi je l’ai choisi:

J’avais hâte de connaître cet échange de manipulations et la curiosité de voir ce qui se cachait derrière le terme de roman polyphonique…

Synopsis:

Tout ce qu’on a su de cette soirée-là, c’est que Katie Mackey, 9 ans, était partie à la bibliothèque pour rendre des livres et qu’elle n’était pas rentrée chez elle. Puis peu à peu cette disparition a bouleversé la vie bien tranquille de cette petite ville de l’Indiana, elle a fait la une des journaux nationaux, la police a mené l’enquête, recueilli des dizaines de témoignages, mais personne n’a jamais su ce qui était arrivé à Kathy. Que s’est-il réellement passé cet été là ? Trente ans après, quelques-uns des protagonistes se souviennent. Le frère de Katie, son professeur, la veuve d’un homme soupçonné du kidnapping, quelques voisins, tous prennent la parole, évoquent leurs souvenirs. Des secrets émergent, les langues se délient. Qui a dit la vérité, qui a menti, et aujourd’hui encore, qui manipule qui ? Avec ce magnifique roman polyphonique, littéralement habité par le désir et la perte, Lee Martin nous entraîne dans la résolution d’un crime à travers une exploration profonde et déchirante de la nature humaine.

Ce que j’ai ressenti:…Le malaise d’une bonne lecture noire…

« Si vous voulez écouter, vous allez devoir me faire confiance. Sinon, refermer ce livre et retournez à votre vie. Je vous préviens : cette histoire est aussi à entendre qu’elle l’est pour moi à raconter. »

Si vous voulez lire ce livre, vous allez devoir me faire confiance. Sinon, refermez la page et retournez à votre vie. Je vous préviens: cette chronique est aussi dure à écrire qu’elle était pour moi, à ressentir…Mais quelle lecture addictive!

Je me suis installée tranquillement pour lire le dernier livre de Sonatine Editions, déjà impatiente de connaître, LE thriller sélectionné pour le prix Pulitzer…Et là, aussi sûrement que efficacement, l’aiguille du malaise a gratté, gratté jusqu’au sang, cet instant de bien-être…Vous savez cette gêne qui s’installe dans la lecture, qui prend sa place sous les feuilles, et qui vous le savez, va vous mettre mal à l’aise tout au long de la lecture…Vous connaissez cette sensation?!!Délicieux moment…

L’auteur arrive à instiller cette dose, tout en crescendo, lentement, sous forme de témoignages. Il nous ouvre les portes du souvenir de cette petite ville de l’Indiana, et nous régale de cette escalade des voix tournoyantes . Chaque personnage se révèle au fil des chapitres, et doucement, on reconstitue à force, de détails infimes, le fait divers qui a bouleversé tous les habitants: la disparition d’une fillette de 9 ans.

« Ca se passe ainsi avec les personnes qui sont au bout du malheur. Le tourment monte en eux, leur vie explose, et ils se retrouvent brisés à jamais. »

Vous saurez tout de l’ambiance, de la chaleur du lieu, de l’horrible angoisse des proches de cette victime…C’est un roman noir qui vous saisit et ne vous lâche plus jusqu’au dénouement…Le duel d’hommes est saisissant, mais c’est toute cette mystérieuse reconstitution de la tranquillité des années 70, qui s’écaille une fois qu’on y regarde plus près, qui rend ce roman des plus intéressant: toute cette culpabilité qui ressort de ses pages, car chacun ne peut plus ignorer ce drame… Et 30 ans, ça en laisse des traces, des regrets…Lee Martin rend ce livre dérangeant, puisque il nous est impossible de s’attacher à ses personnages, et pourtant, nous ne sommes qu’au plus près, des failles humaines, de leurs contradictions les plus dangereuses…Ses fenêtres ouvertes sur les pensées et les derniers gestes enfuis, nous embourbe dans cette boue fangeuse, qu’est l’esprit des hommes dérangés….

« Ma petite chérie, nomme ton paradis. »

Cet été là, a été marquant pour ses habitants, et ne sera plus un paradis pour certains, mais pour nous, lecteurs, Cet été là, sera tout aussi déchirant…

« Mais à vous je ne mentirai pas. Ne vous en faites pas . A vous, je dirai la vérité. Dans sa totalité. »

Et, moi, aussi, je vous dis toute ma vérité: ce livre est terrible, dérangeant et admirablement bien construit! Un très bon moment de lecture….

 

 

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 8/10

 

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les Editions Sonatine pour l’envoi de ce livre! Ce fut une lecture prenante!

lu-en-part-avec-la-me

c26ac-sonatine_logo

Chance, Kem Nunn

Couverture Chance

Sait-on jamais où commence la folie?

Pourquoi je l’ai choisi:

J’ai craqué rien que pour la couverture!!!!Elle attire l’œil, et ce titre me semblait très prometteur pour commencer l’année….Un peu de Chance en 2017, ça ne peut pas faire de mal….

Synopsis:

À San Francisco, la vie bien ordonnée du docteur Eldon Chance est en train de partir à vau-l’eau. À bientôt cinquante ans, le brillant neuropsychiatre récemment divorcé commence à trouver son quotidien ennuyeux. Ce vide est bientôt comblé par la soudaine fascination qu’il éprouve pour une de ses patientes, la très séduisante mais très instable Jaclyn Blackstone. Hélas pour lui, le mari de celle-ci, un flic corrompu et dangereux de la brigade criminelle, est d’une jalousie féroce et personne ne souhaite l’avoir pour ennemi. Peu à peu, l’obsession que Chance nourrit pour Jaclyn va l’entraîner dans une histoire autrement plus sombre et complexe que ce qu’il avait imaginé…

Hommage à Sueurs froides d’Alfred Hitchcock, le nouveau thriller de Kem Nunn pousse le suspense à son paroxysme. On retrouve avec bonheur son style fait d’humour et de lyrisme, ainsi que son exceptionnelle acuité psychologique dans un récit dérangeant et obsédant.

Ce que j’ai ressenti:…Une folle coïncidence, une Chance de thriller!

CHANCE:II. Tour favorable ou défavorable, mais de soi imprévisible et livré au hasard que peut prendre ou que prend effectivement une situation ou un événement; issue heureuse ou malheureuse d’une situation donnée.

Si le Vendredi 13 est un jour à jouer au loto, ça serait bien aussi de passer en librairie , histoire d’avoir quand même la Chance de lire un bon thriller, faute de gagner des millions….

Voyons un peu ce que la donne nous a distribué:

  • Un psychiatre malchanceux dans sa vie personnelle.
  • Une trop mystérieuse jeune femme attirante mais dérangée.
  • Un flic corrompu et jaloux.

Un tiercé donc improbable et scabreux, mais réjouissant pour nous, lecteurs, qui nous délecterons de voir comment une folle aventure devient une véritable histoire de fous…Jetez un D sur le plateau, et vous aurez évidemment, le grain de sable qui enraye les perspectives et les plans de chacun, qu’il se faisait de sa propre vie et rend la partie d’autant plus palpitante et aléatoire…

On finit tous par mourir. Ce qui compte, c’est ce qu’on fait du temps qu’il nous reste.

Non, je n’ai pas un souci d’orthographe, D est un personnage qui reconditionne les lignes de vies, et c’est sûrement mon personnage préféré de ce roman noir! Sa puissance, son aura, son côté décalé, il a tout pour attirer notre regard, même s’il reste enfermé au fond d’une boutique…Jaclyn aussi, est un personnage qui attire tous les regards, enfin surtout les masculins: une femme aux multiples facettes qui sait se servir de tous ses atouts pour attirer les mâles de son entourage…Et bien sûr, le combat de coq entre Eldon et Raymond qui se dispute toute l’attention de Madame, au prix fort, et ne reculant devant rien, surtout pas les lois, pour arriver à acculer son adversaire….De biens jolies cartes en main pour tout amateur de suspense!!!!

Il y a deux catégories de douleurs dans la vie. La douleur de la discipline et la douleur du remords.

Si comme au bingo, il faut tirer le bon numéro, attirez vous donc un brin de Chance, et choisissez celui ci! Laissez vous , vous entraîner dans une folle partie d’adrénaline où les sueurs et l’angoisse vous accompagneront dans ses pages. Pour remporter la mise, il vous faudra emprunter des sentiers dérangés, vous cacher dans des coins sombres, marcher sur les fils instables de l’esprit, et subir tous les jeux de violence, et peut être même se faire mettre au tapis…Vous avez de la Chance, l’année commence fort en thriller obsessionnel et obsédant, et ce livre rougeoyant a toutes les chances de vous plaire si vous aimez les romans noirs psychologiques! Une très bonne pioche, alors n’hésitez pas à mettre la main dessus!

Parfois, l’essentiel est de croire en quelque chose. C’est le conseil de base qu’on donne aux malades en phase terminale.

 

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 8/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les éditions Sonatine pour l’envoi de ce livre! Merci de m’avoir donné un peu de Chance en ce début d’année! Ce fut une lecture palpitante!

lu-en-part-avec-la-me

c26ac-sonatine_logo

Jenny, Fabrice Colin.

Couverture Jenny

Pourquoi je l’ai choisi:

J’ai d’abord été intriguée par cette couverture, et j’étais curieuse de voir ce que cachait une telle silhouette…

Vous n’avez jamais rencontré personne comme Jenny. Heureusement pour vous.

Synopsis:

Cayucos, Californie. Dans une villa au bord du Pacifique, un homme désespéré remplit un cahier noir. Dans sa cave, ligotée, une femme obèse, à peine consciente. Avant de la tuer, l’homme veut raconter son histoire.
Quelques mois plus tôt… Un an après la disparition de sa femme, le chroniqueur Bradley Hayden est détruit. Il s’étourdit dans des liaisons sans lendemain via un site de rencontres. Un jour, se présente une femme qui ne correspond en rien à la description qu’elle a faite d’elle. Jenny, 300 livres, QI redoutable, lui montre une vidéo de son épouse. April est en vie. Obéis-moi en tout, et elle le restera.
Dès lors, Bradley est contraint de suivre Jenny dans une épopée meurtrière.
Traqués par la police, ils sillonnent le pays tandis que Ron, le détective privé aux méthodes zen peu conventionnelles, tente de retrouver April.
Pourquoi Jenny tue-t-elle ? A-t-elle choisi April au hasard ? Bradley pourra-t-il retrouver sa femme à temps ?
Entre passé et présent, scandales politiques et cavale meurtrière, déserts brûlants et cités labyrinthiques, un terrible compte à rebours est enclenché, aux portes de la folie.

Ce que j’ai ressenti:…Une cavalcade sanglante…

Si au départ, on suit un couple aux difficultés « banales » et dans un quotidien encrassé de petits soucis, tout bascule lors de la disparition de April, et l’arrivée tonitruante de Jenny dans la vie de Bradley. Plus de vie « plan-plan » après cette rencontre hors-norme, mais bel et bien un road-trip ténébreux où la chair et le sang se livrent une bataille sans merci…

« Je suis arrivé à cet instant où je ne désire plus rien et où personne, surtout, ne peut plus rien me donner. »

Tout du long, l’auteur maintient un suspense qui laisse un doute planer, un malaise évident. On oscille entre plusieurs couches de folie, on saisit mal la portée des agissements de cette inconnue, mais on sent que cette opacité cache les pires atrocités, alors on s’accroche à ce duo de personnage que forme Bradley et ce détective Ron, et on observe avec stupéfaction, la maîtresse de cette intrigue…Et quelle dame!

J’ai bien aimé l’originalité de ce détective qui se sert de la divination et sagesse Yi-King pour influencer ses choix, et j’aurai vraiment apprécié qu’il prenne plus de place dans cette histoire. Quand à Bradley , il incarne bien l’homme brisé, culpabilisant de la disparition de sa femme, et on s’attache forcément à ce personnage qui d’un coup, subit des tas de turbulences. Jenny reste quand même le personnage clef de ce livre, totalement imprévisible, incroyablement provocante, elle devient vite envahissante dans votre espace intime, bouscule d’un mouvement disgracieux vos plus conventionnelles pensées, prend une place prépondérante dans ses pages, vous étouffant dans l’espace clos de ces bras.

L’histoire est construite comme une énigme, le lecteur ramasse petit à petit les graines de ce scénario, chaque information se mérite au prix d’une violence toujours plus sanglante, mais au final, on aura eu une belle récolte de ce qui se fait de pire, derrière les belles façades…Page-Turner efficace et course contre la mort rythme ce thriller bien costaud.

« On est sur Terre pour combien de temps? Toujours moins qu’on ne le croit. Alors s’emmerder, on n’a pas le droit. »

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 7/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Jessica des éditions Sonatine pour l’envoi de ce livre. Ce fut une lecture énorme et dynamique!!

lu-en-part-avec-la-me

c26ac-sonatine_logo

Previous Older Entries

Enter your email address to follow this blog and receive notifications of new posts by email.

Rejoignez 186 autres abonnés