La voie des rois, Tome 1, Brandon Sanderson.

Couverture Les archives de Roshar, tome 1 : La voie des rois, partie 1

Les archives de Roshar

Pourquoi je l’ai choisi:

C’est le mois Brandon Sanderson chez Le livre de Poche Imaginaire. L’occasion de découvrir un auteur talentueux!

Synopsis:

Roshar, terre de pierres et de tempêtes. Des siècles ont passé depuis la chute des Chevaliers Radieux, mais leurs avatars, des épées et des armures mystiques qui transforment des hommes ordinaires en guerriers invincibles, sont toujours là.
Au cœur des Plaines Brisées, Kaladin lutte depuis dix ans dans une guerre insensée. Dalinar, le chef d’une des armées, est fasciné par un texte ancien, La Voie des rois. Au-delà de l’océan, la jeune Shallan apprend la magie et découvre certains secrets des Chevaliers Radieux…
Avec des romans vendus à plus de cinq millions d’exemplaires dans le monde, récompensés par de nombreux prix et comparés à ceux de G.R.R. Martin (Le Trône de fer) et de Robert Jordan (La Roue du Temps), Brandon Sanderson est un auteur phare de sa génération. La Voie des rois ouvre avec brio sa nouvelle saga-événement.

Les personnages:

Kaladin a un grand charisme, portant autant le pont que ses hommes, il a toute mon attention , et bien sur, ma préférence, car on espère que du fin fond du gouffre d’où il vient, il devienne plus grand que certains Princes….

« -On ne peut pas mettre de prix sur la vie des gens. »

Shallan, intrigante jeune femme, qui s’associe à une autre femme tout aussi mystérieuse, Jasnah. Elles ont le « beau rôle » entre ce qu’elles sont puissantes, et pleines de savoir…

Dalinar : Haut-Prince à l’esprit torturé, il essaye de combattre avec ses fils pour acquérir toujours plus de richesses et de terres, mais ses visions ne lui laissent que peu de répit. Son intuition d’Union est très forte, mais rien ne semble lui donner raison…

Syl, c’est la touche féerique, c’est ma petite chouchou de l’histoire, la Sprène qui essaye de comprendre les hommes…

« -Les gens sont la discorde, déclara Syl. »

Malice, j’ai toujours aimé les fous du roi…Et celui ci, est vraiment génial avec ses jeux d’esprits, sa manière de provoquer, son intelligence beaucoup plus grande qu’il n’y parait…

Ce que j’ai ressenti:…Une voie vers le Coup de Coeur…

« Ne te contente pas des rêves mesquins des autres hommes. »

20 ans d’écriture pour cette histoire et près de 2000 pages, ça force le respect. Surtout que Brandon Sanderson réinvente tout, dans Roshar, même la couleur du vin…Dans ce tome 1, nous voilà avec un petit pavé de 1000 pages, et un grand roman épique…

Chaque personnage est intéressant à suivre: ils ont tous comme une urgence à vivre, une désespérance dans leurs actions, un magnétisme intense qui nous donne mille émotions diverses. Les suivre, c’est se confronter à tout une expérience de vie, et différentes façons de penser…On suit autant les Princes, que les plus insignifiants hommes, les érudites autant que les plus vils assassins. Tout tourne autour d’un Roi assassiné, sa politique et son royaume laissé en plein chaos… Finalement, on pressent la richesse d’un ancien monde mais aussi, celui en devenir dans les regards de ces personnages: on en ressent chaque inspiration, chaque souffrance, autant que leurs espérances…Flashs-backs et Présent actif, rendent ce récit captivant!

« Agissez avec honneur, et l’honneur vous aidera. »

Un roman de Capes et d’épées, où l’honneur est le mot d’ordre et où les personnages sont tous plus intéressants les uns que les autres, voilà tout un beau programme de lecture! Je ne vous dis pas comme il est bon de lire des scènes de combats où le sang ne coule pas, où les monstres s’invitent dans les lieux sombres, où les stratégies se jouent sur les champs de batailles immenses. La magie s’invite aussi dans ses pages ce qui rend d’autant plus fabuleux, le moment, et finalement on ressort de cette lecture, des étoiles pleins les yeux, le cœur palpitant, et déjà avide de lire le prochain tome, car malgré l’épaisseur du livre, on est finalement qu’au milieu de l’action…C’est un fort roman de Fantasy, où tous les bons ingrédients sont réunis, mais comme tout bonne chose se mérite, il faudra prendre le temps de découvrir tout le folklore et les coutumes, pour mieux en apprécier l’inestimable richesse et complexité de cette saga…

« Toutes les guerres sont des jeux. le meilleur jeu qui soit, où les pièces perdues sont des vies véritables, où les trophées valent une véritable fortune! C’est là l’existence à laquelle aspirent les hommes. Se battre, tuer, gagner. »

Je trouve que l’auteur a su rendre son histoire très attrayante de par la construction de son intrigue, mais aussi la force de ses petits détails. Par exemple, je suis totalement sous le charme des Sprènes. Je visualise parfaitement ses menues apparitions. Après la grandeur de ses guerres à l’arme blanche, sont époustouflantes. Les lieux battus par les vents et les tempêtes ravageuses, ajoutent encore à l’épaisseur de cette ambiance à couper à l’épée…Quand on rentre dans cet univers, il est incroyablement difficile d’en sortir! On est pris dans les actions, les tourments intérieurs des personnages, la beauté réinventée de ses terres hostiles. Minutieusement conté, l’auteur gère d’une main de maître, son milieu, en y mettant de très belles valeurs en avant!

« Il n’y a aucun profit à tirer de la paix. »

Je finis donc ce premier tome, en totale euphorie et très curieuse de découvrir les secrets qui se cache derrière :Porte-Eclat, Lames, Voie des rois, Cœur de-Gemme, Spiricante, Fulgiflamme…Encore donc de belles heures d’aventures que je vais m’empresser de découvrir! Vite le Tome 2!!!!!

Meilleurs moments du livre:

  • La scène Dix battements de cœur. Cette bataille contre le démon des gouffres est sensationnelle, autant au niveau visuel que émotionnel. On est totalement hypnotisé par cet instant de fureur et, synchroniser cette lutte à coup de pulsions organiques, rend un effet encore plus viscéral!
  • Les illustrations: J’ai adoré trouver au détour des pages, et même en début de chaque chapitre, ces dessins. Elles apportent encore du « plus », à la qualité de l’ouvrage.

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier Le livre de Poche Imaginaire pour l’envoi de ce livre! Ce fût une lecture palpitante!

 

 

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Winter People, Jennifer McMahon

Couverture Les visiteurs de l'autre rive / Winter people

Pourquoi je l’ai choisi:

Recevoir le jour de la St Valentin , ce livre qui parle d’amour et d’hiver, j’ai trouvé que c’était le timing parfait…

Synopsis:

« J’avais aussi compris qu’il valait mieux éviter de la contrarier. Tantine s’emportait vite et n’appréciait guère qu’on la contredise. Quand quelqu’un refusait de la payer, elle versait une poudre noire tirée d’une de ses bourses en cuir sur sa maison en marmonnant d’étranges incantations. (…)
— S’il te plaît, réponds-moi, Tantine. Est-ce qu’on peut faire revenir les morts ? ai-je insisté en jetant une poignée de têtes-de-violon dans son panier.
Elle m’a dévisagée longuement de ses petits yeux noirs, la tête penchée.
— Oui, il y a bien un moyen. Les rares qui le connaissent le transmettent à leurs enfants. Et puisque tu es ce que j’ai de plus proche d’une fille, je te transmettrai le secret. »
 
Et si l’amour était vraiment plus fort que la mort ? Et si l’on avait la possibilité de ramener de l’au-delà l’être qu’on aime le plus au monde ?
Un suspense terrifiant pour un sujet grave. Une histoire qu’on ne peut lâcher et qui nous plonge dans l’effroi.

Les personnages:

Des personnages en pleine détresse, fracassés de douleurs, hantés par leur amour: toute la puissance de ce roman vient de là…Une sphère de quatre points de vue qui raconte, l’impensable, l’incommensurable chagrin…Et Gertie, qui court dans la neige…

« Ah la folie! Quelle belle excuse quand on veut infliger d’horribles choses à quelqu’un, a dit Tantine avec un sourire mauvais. »

Ce que j’ai ressenti:…Quand tu ne fermes plus l’œil de la nuit…

Quand les revenants grattent à votre porte, vous ouvrez, ou pas??!

Je suis de celle qui leur ouvre bien grand, mon imaginaire et je me régale toujours de voir ce gouffre qui s’amenuise entre vivants et morts, dans la plume de ses écrivains inspirés, qui jouent de la douleur de ses personnages, pour ouvrir une brèche entre réalité et surnaturel. Jusqu’où peut-on aller par amour? Toute la question se trouve là, dans ce déchirement de perdre l’être qu’on aime le plus au monde, et de se voir offrir une chance,  même folle de passer encore quelques heures avec lui. Mais ça ne se fera pas sans conséquences, on s’en doute, car jouer avec les fantômes, c’est un cache-cache dangereux…

Jennifer McMahon nous ouvre le passage de La Main du Diable, où une génération se voit quelque peu, gênée par la malédiction des Winter People. Elle arrive à créer une ambiance forte, un nœud de tension et pouvoirs occultes, qui n’a de cesse de vous agripper  dans vos nuits, lorsque vos yeux se ferment…Une rare intensité vous happe dans ses lignes, et ce que j’ai adoré c’est qu’elle ne vous lâche pas jusqu’à la dernière page, et peut être aussi, au-delà…Nous, lecteurs, nous retrouvons aussi détenteurs de ce manuscrit mystérieux, possesseurs de ce savoir envahissant, presque membre de cette chasse aux sorcières… La construction de son récit, rend cette histoire passionnante, avec ce qu’il faut de terrifiant, pour trembler de plaisir à suivre Sara et Les visiteurs de l’autre rive, dans ce bout de terre, qui a de drôles de façons de faire sortir ce qu’il y a de plus profond en nous…

« Autant souhaiter l’impossible. »

J’adore plus que tout, ses romans, où l’ambiance noire et mystérieuse, vous enveloppe comme une brume inquiétante, où l’on peut presque sentir l’odeur de la terre retournée, le silence de la forêt, presque saisir l’ombre qui se glisse dans votre champ de vision, sursauter au moindre bruit de la nuit…La magie de cette histoire tient à ce jeu d’apparitions et de disparitions soudaines, à cette pesanteur sombre qui se glisse au fur et à mesure de l’intrigue, à ce talent de laisser planer un doute raisonnable sur les dormeurs

Je vous laisse à vos cauchemars, et je vais maintenant essayer de retrouver, un semblant de quiétude, tout en vous chuchotant, histoire de ne pas réveiller les ombres obscures,  que ce livre est un beau coup de cœur…

 

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 10/10

 

Remerciements:

Je tiens à remercier les éditions Le livre de Poche Imaginaire pour l’envoi de ce livre! Merci infiniment de leur confiance, ce fut une lecture Coup de Cœur!

La maison des morts, Sarah Pinborough

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Une chronique faite par Daniella Fantasy.

La Maison des morts par Pinborough

COUP DE COeUR !!! Ce livre est bouleversant !
Ayant déjà lu la première sage de Sarah Pinborough (Poison, Charme, Beauté) j’ai beaucoup aimé sa façon d’écrire et j’ai donc demandé au « Père Noël » alias ma soeur Stelphique de m’acheter son nouveau livre et je ne le regrette pas du tout. MERCI !
Les enfants porteurs actif du gène Déficient sont amenés au manoir que l’on appelle « la maison des morts » et attendent de savoir s’ils vont mourir. Ils sont installés dans des dortoirs où chacun reste dans son coin n’essayant pas de connaître les autres patients des autres dortoirs et vivent tous dans la crainte de tomber malade et de finir au sanatorium d’où personne ne revient.
Toby et ses amis, du dortoir 4, ont créé un lien entre eux, dont ce dernier et le chef et les protège. Chacun passe le temps comme il peut jusqu’à l’arrivée d’un nouveau groupe d’enfants dont Clara qui va bouleverser la vie de Toby et lui redonner le goût de la vie. Même si la fin est proche, la vie vaut toujours la peine d’être vécue à fond.
Ne connaissant pas ce qu’est un sanatorium, j’ai fait des recherches sur internet ce qui m’a permis de mieux comprendre l’environnement, leur maladie et l’intérêt de l’éloignement des villes.
Mais revenons-en au livre…
Déjà il m’avait plu par sa couverture brillante et ses pages noires. Et on comprend cette noirceur car la mort est omniprésente.
Toby est un jeune homme plutôt solitaire et agressif mais qui ne le serait pas en étant dans la Maison des Morts !
Il va faire la connaissance de Clara qui est son opposée, elle est gentille et représente la joie de vivre.
Tous les opposent mais une affinité va se créer petit à petit entre eux et l’auteure nous laisse le temps de nous faire à leur amour naissant.
La matrone est détestable mais avec son équipe d’infirmière l’ambiance est très oppressante : entre les pilules que les patients doivent prendre, la peur qui règne constamment, le stress de la maladie et d’atterrir au sanatorium tous les ingrédients sont là !
Mais contrairement à tous les autres enfants Toby et Clara décident de ne pas prendre leurs pilules et vivent pleinement leur vie en profitant de chaque instant surtout la nuit car le monde leur appartiennent.
On ne connaît pas les dessous de sanatorium, on ne sait pas ce qui se passe réellement en haut de cet ascenseur mais on s’en doute fortement alors je n’ai pas trouvé nécessaire de rentrer plus dans la souffrance de la mort et j’ai apprécié la façon dont l’auteure est restée soft sur le sujet.
J’ai adoré ce livre. Il est touchant, bouleversant et émouvant ! On passe par de nombreux sentiments et on s’attachent à la vie de ces jeunes malades et à leur destin. L’amour, la peur, l’angoisse, la haine ou la crainte. Tout y est pour passer un bon moment de lecture.
Pour les personnes émotives, je vous conseille des mouchoirs pour la fin car elle est triste mais tellement magnifique. L’amour peut-il être plus fort que la mort ?

 

L’ange de l’abîme, Pierre Bordage (LC Interactive avec Cannibal Lecteur).

Couverture La Trilogie des Prophéties, tome 2 : L'ange de l'abîme

Pourquoi je l’ai choisi:

J’avais hâte de poursuivre cette trilogie de Pierre Bordage, avec ma chère binôme de lecture…

Synopsis:

Dans une Europe d’apocalypse ruinée par la faillite des OGM, enlisée dans la guerre contre le Moyen-Orient, en proie au fanatisme religieux et au racisme, l’auteur raconte le voyage initiatique de Stef et Pibe, deux adolescents à la recherche de l’archange Michel, le dictateur tout-puissant qui gouverne le vieux continent depuis sa forteresse roumaine. Dans une ambiance crépusculaire fascinante car terriblement proche et crédible, un grand roman épique d’une actualité brûlante.

Les personnages:

C’était drôle de voir mon diminutif mis en scène: Stef ,en plus, est un personnage lumineux, et j’ai adoré voir la douceur de ce duo qu’elle forme avec Pibe.

« Merde, voilà qu’il pensait comme Stef. »

C’était réjouissant de voir une bande de gamins, tenir le rôle de mini-héros, combattre les injustices dans l’ombre.

Tous ses personnages qu’on rencontre au détour d’un nouveau chapitre nous offre une vision plus large, plus intense d’un conflit gigantesque qui nous plonge dans les plus profond des abîmes…Adultes, enfants jouent sur la grande scène de ce nouveau monde ravagé, et si dès fois, une lueur d’espoir est présente, elle apparaît quand même, très faiblement…

Ce que j’ai ressenti:

Voilà tout à fait le style de roman que je n’aime pas lire…Mais j’adore sortir de ma zone de confort, explorer d’autres sensations, voir d’autres univers, et surtout partager autour de la lecture. Donc, sans cette Lecture Commune, j’aurai sans doute laisser tomber cette lecture.

Les hommes croient que le monde se réduit à leurs petites affaires, à leurs petites pulsions, à leurs petites colères . Est-ce que le désespoir d’un homme à empêcher un jour le soleil de se lever?

Oui, ma sensibilité s’en est pris un bon coup! Alors, c’est pour cela que j’évite à tout prix des livres parlant de Guerre: la Méchante, la Dévastatrice, l’Effroyable…Je crains plus que tout, ses scènes qui raconte un enfer d’immondices, de violence et d’horreur de tous les instants. Je vomis toute cette cruauté humaine qui ressort dans ses tranchées, je meurs de voir les camps de concentration, je pleure de constater que, en l’Homme, il y est, tant de Mal.

« Foutons la paix à Dieu, il n’est en rien responsable de la connerie humaine. »

J’admire par contre, la vision presque prophétique, clairvoyante de cet auteur. Sa façon de dénoncer les pires actions du passé, de les remettre en scène pour prédire un avenir possible, palpable, monstrueusement réaliste. Mais forcement, avec un tel livre, mon moral est tombé dans mes chaussettes, ce fut une lecture éprouvante, plus que ce que j’aurai pensé. Je ne saurais dire si je l’ai aimé ou pas. Je suis au delà de cette appréciation subjective. J’ai été tourmentée, parce qu’elle me touche dans mon Intime et qu’elle est le trop fatal reflet de notre actualité. J’ai vraiment du mal à poser mes mots, mes ressentis, c’est beaucoup trop brûlant, trop intense, trop horrible, trop déstabilisant…

Quoi que tu fasses, tu émets une note dans le chœur de la Création. Une note unique reconnaissable entre toutes. Il me suffit de rester à son écoute pour remonter ta piste.

L’ange de l’abîme est une lecture effrayante aussi bien que palpitante, elle te ravage un peu plus dans tes croyances, te torture l’esprit autant que le cœur, il transpire de ses pages toute une horreur que tu préfères ne plus voir mais que l’auteur te fait revivre sous couvert de fiction, et là, quand tu reposes ce roman d’anticipation percutant , tu aimerais juste imaginer un avenir plus radieux avec des anges un peu moins noirs que ceux entrevus par Pierre Bordage.

 

Le vice, Monsieur l’auxiliaire de la légion , se tient toujours dans l’ombre de la vertu.

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 8/10

 

Couverture La Trilogie des Prophéties, tome 2 : L'ange de l'abîme

Titre : L’Ange de l’abîme

Auteur : Pierre Bordage
Édition : Le Livre de Poche (2006)

Résumé :
Dans une Europe d’apocalypse ruinée par la faillite des OGM, enlisée dans la guerre contre le Moyen-Orient, en proie au fanatisme religieux et au racisme, le voyage initiatique de Stef et Pibe, deux adolescents à la recherche de l’archange Michel, le dictateur tout puissant qui gouverne le vieux continent depuis sa forteresse roumaine.

warskullCritique du Cannibal Lecteur :
Attention, cette dystopie, ce roman de SF pourrait vous retourner les sangs et vous donner des sueurs froides !

Moi, je serais d’avis qu’on lui colle ce bandeau-titre sur la couverture pour prévenir les gentilles petites âmes qu’elles peuvent en ressortir essorées et lessivées !

Pas « lavées », mais « lessivées » et la différence est énorme… Et cette petite précision linguistique est pour une personne de ma connaissance.

Ce qui fait peur dans les dystopies, c’est qu’un jour, elles pourraient se révéler juste et nous tomber sur le coin de la gueule…

Et dans le roman de Pierre Bordage, tout y est d’une justesse qui fiche la trouille, plus qu’avec les monstres de Stephen King planqués dans les placards de notre enfance.

Je m’attendais à trouver la suite du premier tome, mais il  n’en est rien : on fait table rase des personnages précédents, sans savoir à un seul moment ce qu’ils sont devenus, ni comment on se retrouve dans une France (et surtout une Europe) en guerre contre le Moyen-Orient.

La France en guerre a de furieux airs de la France en 39-44 :  les soldats de la Légion de l’Archange Michel sont habillés de noir (comme les SS), on manque de tout et la délation est devenu un sport national. Bien que ici, ce ne sont pas les Juifs que l’on dénonce et que l’on parque dans des camps de concentration avec fours derniers cris incorporés : mais des musulmans !

Oui, des camps de concentration sur les terres françaises, sur les terres de la Grande Europe démocrate d’après 2001, là où on avait juré, la main sur le cœur que « Non, non, plus jamais ça !! ». Et on s’en donne à cœur joie, dans ces camps, pour liquider les ousamas (c’est comme ça qu’on les nomme).

Roman de SF, dystopie plus que réaliste, roman choral alternant les récits de nos deux jeunes nouveaux personnages attachants – Pibe et Stef – et les autres chapitres décrivant, à travers différents personnages, la vie horrible sous le joug des fanatiques religieux catholiques qui nous ont tout supprimé : les journaux, la télé, le Net, la pilule…

Oui, les fanatiques religieux sont dans notre camp à nous, pas de bol les filles, on va bouffer notre pain noir sous le règne de celui qui s’est autoproclamé Archange Michel (et qu’on aimerait voir terrassé par le dragon, pour une fois) et pondre des gosses pour qu’ils aillent grossir les rang de l’armée et se faire dézinguer dans la boue et la merde.

Si l’Homme apprenait de ses erreurs du passé, ça se saurait, si l’Homme comprenait les mises en garde qu’on met en scène dans les dystopies, ça se saurait aussi…

Ici, bien entendu, on a rien retenu des leçons de passé et on reproduit 39-44 en oppressant notre propre peuple et on se refait la 14-18 en s’enlisant dans une guerre de tranchées et d’immobilisme.

L’auteur tire à boulets rouges sur nos sociétés, sur notre imbécilité à suivre des meneurs qui ne veulent pas notre bien, sur ces hommes toujours prêts à partir la fleur au bout du fusil avant de chier dans son froc une fois sur le front, sur les politiques qui nous divisent pour mieux régner et sur le Grand Satan Américain qui aime voir deux nations se battre pour mieux en profiter ensuite.

Ce qui est éprouvant dans ce roman, c’est son réalisme et le fait que ce genre de situation pourrait arriver en mettant au pouvoir les mauvaises personnes, en se laissant manipuler par les médias qui nous disent ce qu’elles veulent bien nous dire, en ne réfléchissant pas plus loin que le bout de notre nez, en ayant peur de l’autre, en ne voulant pas en savoir plus sur lui, en ne nous renseignant pas plus loin que ce que nous dit la télé, en répétant bêtement le dernier âne que l’on a entendu braire et en le diffusant massivement sur la Toile….

L’auteur tire aussi sur les religions, au travers de certains personnages, mais vient ensuite rectifier le tir en signalant que ce ne sont pas les religions ou Dieu les responsables, mais les Hommes qui préfèrent se faire la guerre pour prendre les richesses du voisin. Mais tout le monde ne l’a pas encore assimilé…

Il comprenait que le malheur n’était pas dû à l’islam ou au christianisme, mais à l’homme qui transformait les religions en d’implacables machines de guerre, à ce mal mystérieux qui rongeait l’humanité depuis la nuit des temps.

« Foutons la paix à Dieu, il n’est en rien responsable de la connerie humaine. »

Un roman qui m’a pris aux tripes, qui met un peu de temps à s’installer, mais une fois qu’il démarre, accroche-toi bien parce que tu vas t’en prendre plein la gueule et finir K.O dans ton divan, le livre étalé au sol car tu l’auras lâché, épuisé que tu seras du périple et des événements que l’auteur te fera vivre sans te laisser respirer.

D’ailleurs, moi, c’est décidé, je vais relire mes Petzi ou mes Picsou Magazine, ça me fera du bien.

Les hommes croient que le monde se réduit à leurs petites affaires, à leurs petites pulsions, à leurs petites colères. Est-ce que le désespoir d’un homme a empêché un jour le soleil de se lever ?

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017).

BILAN - Minion Les bras m'en tombe - un putain de livre OK

index LC

Carnets noirs Stephen King (LC avec Cannibal Lecteur.)

Carnets noirs par King

Pourquoi je l’ai choisi:

Une proposition de lecture de ma binômette, ça ne se refuse pas ! Même si je n’ai pas accroché avec le premier tome, je fonce toujours pour un King en duo!!!

Synopsis:

En prenant sa retraite, John Rothstein a plongé dans le désespoir les millions de lecteurs des aventures de Jimmy Gold. Rendu fou de rage par la disparition de son héros favori, Morris Bellamy assassine le vieil écrivain pour s’emparer de sa fortune, mais surtout, de ses précieux carnets de notes. Le bonheur dans le crime ? C’est compter sans les mauvais tours du destin… et la perspicacité du détective Bill Hodges.

Après Misery, King renoue avec un de ses thèmes de prédilection : l’obsession d’un fan. Dans ce formidable roman noir où l’on retrouve les protagonistes de Mr. Mercedes (prix Edgar 2015), il rend un superbe hommage au pouvoir de la fiction, capable de susciter chez le lecteur le meilleur… ou le pire.

Ce que j’ai ressenti: …Etre fan…Et lire tous les écrits de ton auteur préféré…

Etre fan….C’est un art. C’est vivre, ressentir, aimer. Mais jusqu’à quel point, peut on parler de fan attitude, et de la distinguer de la folie furieuse? Stephen a déjà emprunté ce chemin (il doit certainement savoir de quoi il parle….L’obsession des fans…),une fois déjà avec Misery, mais là, Carnets noirs vous emporte aussi surement que son prédécesseur sur les routes tortueuses des comportements border line des lecteurs.

En peu de temps je suis toujours aussi surprise d’accrocher autant au King: il a un talent indéniable, une imagination de dingue, une force d’écriture qui vous happe! J’en suis fan…Ahhhhhhhh mais maintenant, je vais craindre de dire une chose pareille: et s’il croyait que je suis de la trempe de Morrie???!!!!

 L’une des révélations les plus électrisantes dans la vie de lecteur, c’est de découvrir qu’on est un lecteur – pas seulement capable de lire, mais amoureux de la lecture. Éperdument. Raide dingue. Le premier livre qui donne cette impression ne s’oublie jamais et chacune de ses pages semble apporter une nouvelle révélation, une révélation qui brûle et qui enivre : Oui ! C’est ça ! Oui ! Je l’avais vu aussi ! Et bien sûr : C’est exactement ce que je pense ! C’est ce que je RESSENS !

Plus sérieusement, j’ai beaucoup aimé cette lecture, car le King rend hommage à la lecture, aux mots, à la force d’une passion, à quelques auteurs. On aimerait détenir ce petit trésor de Moleskine, le découvrir, le choyer et pouvoir le partager(Ben, oui, moi je suis contraire à l’égoïsme et l’exclusivité: Partageons tous en cœur!)…De Pete à Mollie, nous faisons un tour d’horizon de l’Amérique, ses difficultés , ses angoisses. Par la passion de la lecture, ses deux héros s’unissent autour d’une œuvre cachée, et nous entraine dans leur course folle.

J’ai hâte de découvrir le troisième tome, car il annonce un peu plus de fantastique, une note un peu plus troublante…Et c’est bien comme cela que je préfère le King!

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 8/10

carnets_noirs

Titre : Carnets noirs

Auteur : Stephen King
Édition : Albin Michel (2016)

Résumé :
En prenant sa retraite, John Rothstein a plongé dans le désespoir les millions de lecteurs des aventures de Jimmy Gold.

Rendu fou de rage par la disparition de son héros favori, Morris Bellamy assassine le vieil écrivain pour s’emparer de sa fortune, mais surtout, de ses précieux carnets de notes.

Le bonheur dans le crime ?

C’est compter sans les mauvais tours du destin… et la perspicacité du détective Bill Hodges.

81ejz58t3clCritique du Cannibal (Stelphique plus bas) :
J’avais eu quelques appréhensions en voyant le résumé du nouveau roman du King qui avait des relents de l’excellent Misery, avec un fan obsédé par un écrivain et qui refusait la destinée que l’auteur avait réservée à son personnage.

Ce roman m’a fait réfléchir et je me suis demandée ce que j’aurais fait, si par le plus grand des hasards j’avais eu Arthur Conan Doyle devant moi ?

Lui aurais-je mis un révolver sur la tempe pour l’obliger à écrire une scène où Sherlock Holmes culbutait la belle Irene Adler sur le bureau de Watson, faisant voler tout le bric-à-brac par terre ?

Ou l’aurais-je abattu d’une balle dans la tête pour lui avoir donné, noir sur blanc, une destinée que je n’aurais pas aimé (les chutes de Rechenbach, si j’avais vécu en 1893) ?? Ma foi, la question restera ouverte.

— Oh, je t’en prie. Toute son histoire c’est rien d’autre qu’une longue épopée vers le conformisme. Le but de la culture américaine, c’est de créer une norme, Morris. Ce qui veut dire que les gens hors norme doivent être recadrés, et c’est ce qui arrive à Jimmy. Il finit publicitaire, bordel. Si c’est pas les meilleurs agents de la norme dans ce pays de dégénérés ! C’est le propos central de Rothstein. » Il secoua la tête. « Si c’est de l’optimisme que tu cherches, achète un roman Harlequin. »

Morrie Bellamy a basculé carrément du côté obscur, lui. Un vrai malade mental incapable de se rendre compte qu’il est lui même le responsable de ses déboires, mais souffrant de mauvaise foi chronique, il préfère dire que c’est de la faute de sa mère, qu’elle l’a énervé, qu’à cause d’elle il a bu et qu’ensuite, il a pété les plombs.

Le petit Saubers a lu ce qui était destiné à Morris et à Morris seul. C’est une grave injustice, qui doit être punie.

Alors oui, je peux dire que je viens de lire un bon roman policier, j’ai apprécié l’atmosphère, les personnages que je connais bien, les nouveaux (un faible pour Peter), la trame était bien présentée avec quelques retours dans le passé dans la première partie, le tout s’imbriquant bien l’un dans l’autre.

Certes, pas de courses poursuites ou de rythme à la 24 heures chrono, mais le roman se lit tout seul et le final est tendu comme le string d’une demoiselle qui aurait pris des kilos dans les fesses.

Mais… Oui, il y a un gros mais qui n’a rien à voir avec le roman en lui-même, enfin, pas tout à fait.

Stephen King, c’est l’homme de mes premiers frissons (Albator et Holmes aussi, mais pas du même acabit), celui qui me fit une Peur Bleue, celui à cause duquel j’avais peur de traverser un parking à l’orée du soir, non pas pour les rencontres mauvaises avec des humains, mais avec des voitures ! (Christine).

Lorsque j’ouvre un roman du King, c’est pour y trouver quelque chose de bien précis : des frissons, de la peur, de l’angoisse, du fantastique, des personnages qui foutent la trouille (Annie Wilkes), des personnages qui m’entrainent dans leur vie (Dolores Claiborne), des clowns maléfiques (ÇA) ou des histoires qui me font chialer (La Ligne Verte, Simetierre).

Que le King ait envie de changer de registre, c’est son droit, mais lire un roman policier écrit par la King, ça me fait tout drôle, un peu comme si Jim Thompson ou Dashiell Hammet écrivaient un Harlequin. Un bon Harlequin, mais du Harlequin quand même.

J’avoue que le King assène quelques vérités dans son roman, que l’on voit des traces de ses pattes, mais j’ai l’impression qu’il se fait trop aider et qu’à force d’écouter les autres, il se dilue, il s’égare, il se police et on se retrouve avec du King à dose homéopathique.

— Regarde les opposants à la guerre du Vietnam. La plupart d’entre eux vivent des vies de petits-bourgeois maintenant. Gros et gras, heureux et républicains. Ceux qui ont refusé de se soumettre sont en prison. Ou en cavale, comme Katherine Ann Power.

Au final, un bon roman policier qui m’a fait passer un excellent moment, j’ai eu aussi des temps de réflexion avec son fan totalement barré, j’ai apprécié les personnages, mais un autre auteur de romans policiers aurait pu l’écrire, sans que la patte du King nous manque.

Allez, Stephen, reviens à tes premiers amours ! Sinon, je vais être obligée de relire tes anciens écrits pour retrouver l’essence de toi-même… Heureusement qu’il m’en reste des non-lus que je garde précieusement, telles des provisions de guerre.

En le tuant, il avait obéi à sa croyance intime : que l’écriture est en quelque sorte plus importante que l’écrivain.

– C’est là que tu te trompes. Un bon romancier ne guide pas ses personnages, il les suit. Un bon romancier ne crée pas les événements de son histoire, il les regarde se dérouler et ensuite il les écrit. Un bon romancier finit par réaliser qu’il est secrétaire, et non pas Dieu.
– C’est pas le personnage de Jimmy ! Ce connard de Rothstein l’a changé ! Il en a fait un bouffon ! Il en a fait un… un Monsieur-tout-le-monde !

L’une des révélations les plus électrisantes dans une vie de lecteur, c’est de découvrir qu’on est un lecteur – pas seulement capable de lire (ce que Morris savait déjà), mais amoureux de la lecture. Éperdument. Raide dingue.

Étoile 3,5

 

index LC

 

La liste des sept, Mark Frost (LC avec Ju lit les mots et Cannibal Lecteur).

Couverture La liste des sept

Pourquoi je l’ai choisi:

Nous avions vu l’article chez Collectif polar, qui en vantait les mérites, et au vu de ses impressions et son synopsis, j’étais vraiment tentée, mais là, petite proposition de LC de la part de Ju, qui veut faire un plan à 3, et Belette d’accepter…Voilà comment on se retrouve sur cette lecture, après beaucoup de MP en coulisses, et d’organisations journalières en LC Trinominale….*Ouais je sais, il existe même pas ce mot!!!!Mais Est-ce important?*

Synopsis:

Qui veut la peau d’Arthur Conan Doyle ? En quelques jours son appartement est dévasté par une explosion ectoplasmique, sa voisine est assassinée et lui-même manque de se faire dévorer par une espèce de gargouille gothique ! Voilà qui dépasse l’entendement du brave Claude Leboux, un inspecteur de Scotland Yard peu habitué à combattre les puissances des ténèbres. Pour Jack Sparks, en revanche, tout ceci est très clair, élémentaire même… Mais peut-on faire confiance à un individu qui sort d’un asile d’aliénés, consomme de la cocaïne et affirme recevoir ses ordres de la reine Victoria ?

Mystère, action, suspense, amour et amitié, ce roman, à la manière des aventures de Sherlock Holmes avec un zeste d’Umberto Eco, est un grand divertissement.

Les personnages:

Je ne pourrais tous les nommer, tellement il y en a une pelletée….Tous oubliés d’ailleurs, à la fermeture de ce livre….

Ce que j’ai ressenti:….Un ennui, mais un Ennui d’une force……

Je tenais à dire que ce genre de livres c’est vraiment mon petit plaisir, habituellement…Tout ce qui touche à l’ésotérisme, au fantastique, la Magie, c’est vraiment un petit péché mignon que j’aime à lire à l’occasion avec plaisir….Mais là, je ne sais pas ce qu’il s’est passé ou pas passé d’ailleurs, je suis restée à côté, mais, TOUT le long…Je me disais « Allez force toi un peu, tes collègues l’ont déjà fini » (ah oui, parce que dans le genre escargot, je les ai fait attendre, peuchère :()….Et comme on ne dévoile pas nos impressions « en cours » pour ne pas s’influencer, je croyais qu’elles étaient à fond, vu la vitesse à laquelle elles l’ont lu…..(pfff, je me marre maintenant…).

« il vaut mieux passer pour un imbécile en se taisant que de dissiper le doute en ouvrant la bouche. »

On va dire que tant que ce n’était que Doyle, et sa vie réinventée, ça allait…..Mais c’est dans la suite des évènements que j’ai décroché…Trop de rebondissements et de situations non vraisemblables…Trop de personnages qui viennent se greffer, (et je crois que j’ai failli vomir en voyant arriver le Bram Stoker)….Trop, c’est trop….Faut arrêter au bout d’un moment…Déjà qu’il faut ingérer le coté fantastique, la touche d’époque et les agissements malsains, en plus on nous colle de la philosophie à deux francs, qui sorties de leur contexte pourraient être intéressantes, mais là, comme elles interviennent, ça va pas….Enfin, c’est trop pour moi….

« Nous n’avons pas conscience que nos idées, nos sentiments ne sont pas réellement les nôtres, sinon comment pourrions nous jour après jour répéter des simulacres, nous plier à des rites qui nous stérilise au lieu de nous vivifier? »

J’ai mis une plombe à le finir, je me suis vraiment forcée car je suis en LC, mais sinon sans cet impératif, dès les premières pages je l’aurai laissé tomber…J’ai bien conscience que ce livre pourrait plaire à certains lecteurs, mais moi, je suis complètement passée à côté. C’est le genre de livres qu’on aime ou qu’on déteste, le mieux c’est que chacun s’en fasse son propre avis…

 « il est plus facile d’éviter le premier pas sur le chemin de la ruine que de résister aux milliers d’autres qui suivent inéluctablement. »

fee clochette fachee

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Auteur : Mark Frost
Éditeur : 10/18
Date de parution : 1998
Pages : 552
Prix : 9,10€

Qui veut la peau d’Arthur Conan Doyle ? En quelques jours son appartement est dévasté par une explosion ectoplasmique, sa voisine est assassinée et lui-même manque de se faire dévorer par une espèce de gargouille gothique ! Voilà qui dépasse l’entendement du brave Claude Leboux, un inspecteur de Scotland Yard peu habitué à combattre les puissances des ténèbres. Pour Jack Sparks, en revanche, tout ceci est très clair, élémentaire même… Mais peut-on faire confiance à un individu qui sort d’un asile d’aliénés, consomme de la cocaïne et affirme recevoir ses ordres de la reine Victoria ?
Mystère, action, suspense, amour et amitié, ce roman, à la manière des aventures de Sherlock Holmes avec un zeste d’Umberto Eco, est un grand divertissement.

J’ai repéré ce bouquin, sur le blog de Collectif Polar qui en parle tellement bien que j’ai immédiatement eu envie de le lire et comme Stelphique en avait envie et que chez le Cannibal lecteur le bouquin prenait la poussière, j’ai émis une drôle d’idée !

A force de voir le plaisir (haha) livresque qu’elles prenaient à faire leur lecture commune, je me suis dis que moi aussi j’avais envie de goûter à ce plaisir !

*********  Avis   *********

Malgré un début prometteur, au bout de 60 pages j’ai vraiment commencé à m’ennuyer ferme, mais je me disais « Na » c’est juste une mauvaise impression ça va décoller…

Trop d’imagination tue l’imagination. Tout est dans l’excès…

« N’oubliez pas ceci : quand le chemin vous semblera impraticable, quand vos espoirs seront anéantis, quand la mort elle*même paraîtra imminente, vous n’aurez d’autre solution que de raser la montagne. C’est ainsi, et ainsi seulement, que vous pénétrerez dans le nouveau pays… »

Au départ je pensais lire un roman d’aventure de Sherlock Holmes, je me suis retrouvée dans un mélange entre l’exagération du film Alice aux pays des Merveilles et les aventures de Harry Potter ! bref trop de rebondissements qui n’apportent rien, qui brouillent les pistes et embrouillent le lecteur…

Un rebondissement, toutes les  trois pages avec des meurtres, des morts vivants, un complot contre la royauté, des adorateurs d’une créature des Ténèbres, qui ne demande qu’à revenir dans le monde des vivants … On entre là dans une fiction complètement tarabiscotée (yes j’ai réussi à placer ce mot ).

« Un complot exige le secret; or la nature humaine étant ce qu’elle est, plus de gens s’en mêlent, moins le secret est préservé. »

Euhhh y a même une locomotive, en parfait état de marche??? !!!! Grâce à laquelle les personnages se déplacent aussi facilement que si les voitures modernes existaient ! Et j’exagère à peine …

Désolée Geneviève, mais je me suis noyée dans un océan d’incompréhension ! Trop tiré par les cheveux pour moi…

 » L’enseignement spiritualiste est de la foutaise. Nous devons assumer dans ce monde la personnalité que nous possédons en naissant… »

J’ai bien failli laisser tomber ma lecture à plusieurs reprises, avec cette sensation que plusieurs écrivains s’étaient glissés dans la peau de l’unique auteur de ce roman, une surenchère d’évènements jalonnent la route de ces apprentis aventuriers qui ne savent même pas où ils vont.

Bizarrement, la toute fin amène une « certaine cohérence » à l’ensemble… dommage que ce livre soit aussi fouillis.

« Le génie du mal rôde dans ce monde et j’avais vécu sous son ombre. »

Dommage que cette fin « cohérente » donne une justification à une horreur historique qui pourrait en choquer plus d’un puisqu’on « donne » à cet homme une « excuse » pour les crimes de masse qu’il fera commettre au nom de son idéologie !

« Alors même que nous nous congratulons de notre raffinement, la misère et la souffrance accablent les hommes à un jet de pierre de ces fenêtres. Comment ne pas s’interroger ? Nos réussites comptent-elles pour rien si tant d’hommes ne peuvent encore en bénéficier ? Quelle valeur accorder à notre passage dans cette vie ? Quel héritage – si héritage il y a – notre époque lèguera-t-elle aux générations futures ? »

Bon j’ai pris mon pied avec cette lecture commune et bien rigolé aussi.

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******** Bio de l’auteur ********

L’auteur : Mark Frost est né en 1953 à New York. Il est romancier, producteur et scénariste. Publié une première fois par Plon en 1995, son premier roman, La Liste des Sept, est immédiatement devenu culte. On lui doit également Les Six Messies (Plon, 1997) et Le Second Objectif (First, 2008).

 

****** Avis du Cannibal lecteur ******

Critique :

Pour cette LC en triumvirat, on s’était laissée tenter par la proposition de Collectif Poalr. Alors, verdict ?

Je ne suis pas opposée au fait que l’on réécrive le canon holmésien dans un roman et que l’on change des points importants comme la personne qui inspira le personnage de Sherlock Holmes.

Ma foi, on peut violer le canon holmésien si c’est pour lui faire de beaux enfants (citation de Dumas mise à la sauce adéquate).

Hors, ici, j’ai l’impression que le canon holmésien s’est fait monter dessus par le Da Vinci Code, Harry Potter, Indiana Jones et James Bond. Après, d’autres lui sont passé dessus en long, en large et en travers, notamment la Malédiction de la Momie en version Walking Dead pour ne citer qu’eux.

De cette partouze livresque, il n’est sorti rien de bon.

Pour résumer, on a du sous Da Vinci Code avec ses réflexions ésotériques, ses pensées philosophiques à deux balles et un rapide procès à charge sur la religion catho qui n’a même pas droit à un avocat pour assurer sa défense (les droits de l’accusé sont bafoués).

De notre Harry Potter, il n’est resté que la locomotive de la voie 9 3/4 et les gardiens d’Azkaban en version moins éthérée.

Quand à Indiana Jones (sans fouet et sans chapeau) on a un truc qui ressemblerait aux Aventuriers du Canon Holmésien Perdu dans le Temple Maudit de la Dernière Croisade Au Service Secret de Sa Majesté.

Que ce Conan Doyle de fiction ait pris pour modèle un certain Jack Sparks pour nous inventer son Sherlock Holmes, je suis pour. Sparks en a la force de caractère, il traque les criminels et possède des fiches sur eux, a un certain sens de la déduction, sait se déguiser, se pique à la cocaïne et joue du violon (en fait, on pourrait dire que c’est l’auteur qui s’est inspiré du personnage de Holmes pour son Sparks).

Qu’il lui arrive des tas d’aventures mélangeant du Indiana Jones et du Bond, le tout servi à la sauce fantastique, ça commence à coincer grave (surtout sans vaseline)… Au Grand Complot Satanique, là, j’ai sauté du train en marche.

Aucune cohérence, des événements fantastiques qui n’ont pas l’air d’émouvoir notre Conan Doyle, même après la dévastation de son appart par une explosion ectoplasmique.

Nos personnages, poursuivis par des créatures non vivantes, découvrent un passage secret et une locomotive en état de marche sous terre, qui les ramènera à Londres, mais pas sur la voie 9 3/4… Et j’en passe des bien pires.

Niveau Graaand Méchant, il n’a pas l’étoffe d’un salopard genre Ramsay Snow-Bolton (GOT, pour les absents) mais on se doute qu’il donnera naissance au personnage littéraire de Moriarty.

Et à la fin, on croise un bébé qu’on aurait envie de jeter dans les chutes de Reichenbach mais qui à l’avantage de « clore » l’affaire car nous savons QUI il est et ce qu’il fera. Mais de cette manière, on l’absout des horreurs qu’il mettra en place au siècle suivant et là, je coince encore plus.

Anybref… On a mélangé des ingrédients fantastiques, policiers, des personnages réels (Conan Doyle et Bram Stoker) et de fictions, des tas de trucs disparates qui donnent au final une soupe indigeste qu’on avale parce qu’il faut bien étant donné que les copines de la LC boive le même vin jusqu’à la lie.

Un vrai ragoût insipide aux relents fantastiques un peu trop exagérés pour être crédibles, le tout assorti d’une sauce hollywoodienne avec des retournements de situation toutes les dix pages et des créatures des enfers tous les chapitres pour nous donner un Gros Complot Mondial ET Satanique. Bla-bla-bla…

Chez Harry Potter, ça passe, dans Indiana Jones aussi, chez James Bond pareil, mais faut dire aussi que l’écriture et les scénarios étaient plus relevés que ce qu’on tente de nous faire avaler ici.

Le créateur de Twin Peaks a voulu mélanger les genres et trop d’imagination tue l’imagination et surtout le roman.

Si j’ai un meuble à caler…

Étoile 1

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Victorien » chez Camille, Le « Challenge US » chez Noctembule, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et « A year in England » chez Titine.

Rural Noir, Benoît Minville

 

Pourquoi je l’ai choisi:

Je peux vraiment dire que ce sont tous mes blogs potes (ils se reconnaîtront!!;) )  qui m’ont influencé sur cette lecture! Ils l’ont tellement encensés que je ne pouvais passer à côté de cette lecture…Vive la Blogosphère, le Rock et la Lecture….

Synopsis:

Ados, Romain, Vlad, Julie et Christophe étaient inséparables, ils foulaient leur cambrousse dans l’insouciance. Tout a changé cet été-là. Un drame, la fin de l’innocence. Après dix ans d’absence, Romain revient dans sa Nièvre désertée, chamboulée par la crise, et découvre les différents chemins empruntés par ses amis. Oscillant entre souvenirs de jeunesse tendres ou douloureux et plongée nerveuse dans une réalité sombre, Rural noir est la peinture d’une certaine campagne française. Un roman noir à la fois cruel et violent, mais aussi tendre et lumineux ; évoquant la culpabilité, l’amitié et la famille. Dans la tradition du country noir américain, territoirs ruraux et laissés-pour-compte côtoient ceux dont on parle peu au milieu d’une nature «préservée» – ou en friche.

Les personnages:

Quatuor au fin fond de la cambrousse française, unis dans l’amitié et l’amour, Vlad Julie, Chris et Rom sont une joyeuse bande d’ados qu’on se plaît à suivre et voir évoluer avec le jeu du Destin. C’est souvent en cas de pépin qu’on voit la profondeur des liens, et chacun d’eux y réagira à sa façon. Ils sont tous attachants à leur manière, dans leurs failles comme dans leurs grandeurs, chacun essayant de prouver plus ou moins adroitement, sa valeur. Mais ce que j’en retiendrai c’est cette énergie, ce lien tenu mais indéfectible qui les unit.

Il a raison: c’est maintenant qu’on va vivre. Ensemble.

Ce que j’ai ressenti:…La douceur de l’amitié dans un polar sombre…

-Vélo, baignade, pêche, on s’en fout, on fait ce qu’on veut, l’été est à nous, scande Vlad.

L’amitié, un idéal à atteindre, une philosophie de vie, une conduite à respecter. L’amitié de ce quatuor est magnifique, on la sent, on la ressent, on voudrait la faire nôtre, on aimerait que ce sentiment nous appartienne. Nous voyons au fil des pages, les personnalités imploser, mais l’idéal de l’amitié reste intact au fil des ans. C’est cette idée de permanence, de symbiose du « Gang », qui rend lumineux ce terrible polar noir.

Coins reculés, petits villages, on en venait à connaître son pire ennemi autant que son frère.

Car niveau noirceur, on est plutôt servi le récit s’intensifiant au fur et à mesure, jusqu’en devenir oppressant. Nos campagnes connaissent l’ennui et la précarité et elles vont droit vers la violence et tout ce qui l’accompagne…J’ai vraiment l’impression que l’auteur a réussi à capturer l’âme de nos campagnes, l’échec prévisible de cette jeunesse à qui on laisse peu de choix dans cet avenir au sol bouseux, les secrets inavouables qui polluent les relations sociales, les tas de non-dits sur lesquels ils doivent avancer. Et toute cette tension donne un superbe résultat, entre oscillation Passé/Présent qui rend l’histoire vivante, vibrante, émouvante, perturbante, dérangeante. Un petit cocktail d’émotions fortes comme je les aime…

Rien d’extraordinaire en soi, mais on vit nos plus grandes heures d’adrénaline.

Je ne pouvais plus lâcher cette lecture, ce quatuor m’a accompagné même durant mes pauses cafés matinales, ou heures de repas. J’ai vécu à leur tempo durant ses deux jours.On rentre dans le groupe presque inconsciemment, on veut, nous aussi jalousement, l’amitié et l’ombre protectrice de Vlad.

Un trou noir qui continuait d’attirer les univers à lui.

Lire ce livre, c’est s’enivrer de violence et d’amitié, se prendre un uppercut de « Rock’n’read » .

 

Ma note Plaisir de lecture fee clochette 9/10

La nuit derrière moi, Giampaolo Simi

Couverture La nuit derrière moi

Pourquoi je l’ai choisi:

A force de voir, les bons avis traînant sur les blogs que j’adore suivre, je me suis dit que ce livre était fait pour moi!

Synopsis:

« J’ai une deuxième vie : celle de Furio Guerri, le monstre. » C’est ainsi que commence la confession du héros de ce livre, commercial dans une société d’imprimerie, bien sous tous rapports. Soigner son sourire et ses chaussures, tel est le secret, selon lui, du bon vendeur. Il a une belle maison dans la province de Pise, une femme qu’il aime, une fille pour qui il s’efforce d’être un père présent et compréhensif. Un modèle.

Mais, derrière les apparences, il y a la face obscure de Furio, qui passe certaines de ses journées sous une identité d’emprunt, rôde pour une raison obscure près d’un lycée, et épie les jeunes filles.

Quand il commence à connaître quelques soucis professionnels et qu’il découvre que sa femme, Elisa, lui cache des choses, le vernis de respectabilité commence peu à peu à se craqueler. La tension monte, jusqu’à devenir insupportable. Va-t-il parvenir à se contrôler encore longtemps ?

Avec ce roman à la construction magistrale, Giampaolo Simi entraîne le lecteur dans un engrenage diabolique où abondent les secrets inavouables, jusqu’à un final inoubliable. La subtilité de l’analyse psychologique dont il fait preuve, alliée au suspense oppressant, place d’emblée La Nuit derrière moi parmi les incontournables du genre.

Les personnages:

Furio…..Déjà, rien qu’avec un prénom comme ça, tu m’étonnes qu’il ne soit pas tranquille! Furio….Ca ressemble tellement à Fureur… Oui, une fureur profonde qui est ressortie dès que les petits soucis de la vie quotidienne, se sont dressés sur son chemin. Je ne crois pas qu’il sera un jour Guerri, heu, qu’il s’en sorte avec sa noirceur, malgré les gouttes…

Et là, Furio Guerri, ce soir tu es un homme surpris par le bonheur de pouvoir espionner ta propre chance. p16

Ce que j’ai ressenti:…Une bonne pioche sur la blogosphère!

Un roman Noir, donc, où le jour et la Nuit finissent par s’entremêler jusqu’au bain de sang, où les personnalités se confrontent dans un clair obscur, où les caractères se révèlent dans les ténèbres. Je trouve cette couverture très à propos, on n’a pas idée de ce qui peut se passer derrière les rideaux d’une maison, de ce que cet homme seul, dehors et dans cette obscurité, est en train de penser….En poussant votre curiosité vers ce livre vous découvrirez, un homme au sourire et chaussures impeccables, mais qui pourrait, derrière les failles se révéler plus monstrueux que ce que vous pouviez imaginer!

A bord de la Duetto année 1970, ce VRP italien vous mènera par le bout du nez dans tous les travers du Sud, la fierté jusqu’au bout des ongles: la belle femme, la belle voiture, les belles chaussures, le père gaga, la carrière au tacle…Cette atmosphère est suffocante, mais elle ne manque pas de charme ni  de richesse!

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Plus qu’un roman noir, quand le psychologique prend le pas, ça nous donne une lecture des plus réjouissante! La première personne du singulier rencontre la deuxième, rendant plus déstabilisante encore notre aversion envers un monstre caché. Quel régal ce montage de narration, et quelle tenue sur toute la ligne! On adore voir comment la lente dégringolade du quotidien parfait de cet homme, va le faire devenir un tout un autre homme…

On dit que beaucoup d’hommes ont une deuxième vie.

Je suis l’un d’eux.

Il est certain que très peu d’entre eux peuvent la raconter.

Je suis l’un d’eux.

Mon nom est Furio Guerri.

Petit plus: D’habitude, je lis des romans noirs américains, mais souvent je perds un peu de plaisir à ne pas me reconnaître dans leurs références. Ici, j’ai vraiment apprécié à sa juste valeur, et pour une fois, enfin dans mon temps, les multiples clins d’œil. Je me sentais en phase, souriant enfin de connivence avec l’humour de l’auteur!

En bref, une lecture à découvrir!!! A découvrir de nuit, de préférence, histoire de voir de vrais monstres cachés derrière la porte de votre chambre!

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 8.5/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Madame Varlet des éditions Sonatine pour cette lecture intéressante! Merci de leur confiance!

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Deux, Penny Hancock

Couverture Deux

Pourquoi je l’ai choisi:

Un pitch et une couverture plus qu’intrigante….Il fallait que je passe au delà de cette main, qui cache le mystère de ses yeux…..

Synopsis:

Au Maroc, la vie de Mona est devenu un calvaire. Elle s’occupe de sa fille, Leila, et de sa mère malade. Al, son mari, a disparu depuis plusieurs mois, peut-être parti en Angleterre pour finir ses études de médecine. Aussi quand l’opportunité d’aller travailler à Londres s’offre à elle, Mona la saisit.

A Londres, Theodora a besoin d’aide. Entre son père qui souffre de la maladie d’Alzheimer, son fils qui passe sa journée devant la télé et son émission de radio, elle ne s’en sort plus. L’arrivée de Mona dans sa vie va tout changer. Enfin elle va pouvoir s’occuper d’elle et des siens en sachant qu’elle peut se reposer sur quelqu’un. Sa maison sera impeccable, sa vie sociale à nouveau trépidante et elle va gagner, avec l’arrivée de la discrète Marocaine, plus qu’une employée de maison, une véritable confidente.

Chacune dépend de l’autre mais, très vite, va s’instaurer entre elles un rapport étrange, insidieux et violent. Une lutte feutrée, tout en retenue et en non-dits, qui ne peut que les mener au pire.

Les personnages:

Dora, ou plutôt Théodora, Don de Dieu? C’est une femme trop désemparée par sa nouvelle vie, ses problèmes bien trop lourds à gérer. J’ai apprécié son côté « femme active ».

Mona est une femme en manque de ressources, elle se retrouve obligée d’accepter un poste à l’étranger pour subvenir aux besoins de sa famille. J’ai adoré son côté « oriental ».

Chacune a un quotidien lourd à supporter, on se prend d’empathie pour ses deux femmes vivant dans le monde moderne, avec ce que ça comporte de difficultés à se battre seule.Leur association semble être la meilleure des solutions, jusqu’à ce que la dépendance s’installe….

Ce que j’ai ressenti:

Un choc, Deux versions.

Une danse en Deux temps.

Un portrait de Deux femmes.

Penny Hancock nous offre un duo de femmes à suivre, à apprécier, à détester. C’est tellement humain, tellement travaillé dans la psychologie de ses personnages, qu’elle nous entraîne jusqu’au bout de ses lignes, dans un engrenage d’émotions diverses. C’est quasiment impossible de laisser ce livre de côté, tellement on est happé dans leur mental.

Suivre Théodora, c’est connaître le rôle de la benjamine d’une fratrie, celle d’une femme active débordée, une Londonienne privilégiée, une maman dépassée, une fille à papa qui connaît le revers de la médaille.

Suivre Mona, c’est connaître une femme dans le besoin, perdue dans un pays trop froid, abandonnée par son mari, une Marocaine fière, une maman qui culpabilise, une fille dévouée.

Si au début, la cohabitation parait idéale, parce que chacune a à y gagner, le choc ne va pas tarder à se pointer, car leur culture est trop différente,  leur manière de penser également. Mais voir peu à peu le malaise se créer, la pression monter, l’erreur fatale arriver, c’est juste jubilatoire! On sent bien que la mélasse se prépare, on y reste englué et on pédale encore plus vite (enfin les pages tournent presque seules!!!) pour se prendre le coup fatal en pleine tête. Etre menée d’une telle façon, avec talent et lenteur, ne rend que meilleure la dégustation de ce thriller impeccable.

J’ai beaucoup apprécié cette lecture, car elle est à la fois captivante et qu’elle sonne juste. Ses deux femmes sont chacune en manque d’affection et de « rayonnance ». Pouvoir connaître leurs pensées à chacune des deux parties, c’est avoir un plus large panel de ressentis, encore plus de sentiments à partager, plus d’émotions à vivre, malgré la lente noirceur vers laquelle on se dirige. J’ai aimé autant le fond que la forme, cette écriture féminine mais acérée, cette ambiance lourde dans la brume était juste imprégnante…

En bref, rien à redire….Ah si!!!!! Il faut absolument que je lise le premier livre de l’auteure: Désordre!!!!

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 9/10

Remerciements:

 

Je tiens à remercier chaleureusement Mme Gourgon ainsi que les éditions Sonatine pour l’envoi de ce livre! Ce fut une très belle lecture! Merci encore de leur confiance!

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Mauvaise étoile, R.J.Ellory

Couverture Mauvaise étoile

Pourquoi je l’ai choisi:

Lire du Ellory est toujours un plaisir, mais le lire pour le challenge organisé par LéaTouchBook, ça double l’effet!!!!L’année dernière, je découvrais cet auteur par le biais de ce challenge, depuis, R.J.Ellory est dans mon top 3 de mes auteurs préférés. Merci à Léa pour son fantastique investissement à soutenir un auteur qui mérite d’être connu et reconnu!!!

Mois R.J. Ellory [Concours]

Synopsis:

Texas, 1964. Après l’assassinat de leur mère, Elliott et Clarence ont passé le plus clair de leur adolescence dans des maison de correction et autres établissements pénitentiaires pour mineurs. Le jour où Earl Sheridan, un psychopathe de la pire espèce, les prend en otage pour échapper à la prison et à la condamnation à mort, les deux adolescents se retrouvent embarqués dans un périple douloureux et meurtrier. Alors que Sheridan sème la terreur dans les petites villes américaines bien tranquilles qui jalonnent leur route, une sanglante et terrible partie se met en place entre les trois protagonistes. Loin de se douter de la complexité de celle-ci, les policiers, lancés à leurs trousses, et en particulier l’inspecteur Cassidy, ne sont pas au bout de leurs surprises.

Les personnages:

Clay et Elliot sont deux frères réunis, formant une symbiose complémentaire. Un grain de sable va pourtant s’insérer dans la fratrie, et comme c’est le Mal en personne, le Big Bang n’est forcement pas loin. Entre êtres humains imparfaits et choix diamétralement opposé, nous observons la lente distorsion d’un lien unique.

Ce que j’ai ressenti:

Une Mauvaise étoile influence-t-elle une vie? Est-ce que le droit chemin est éclairé par une bonne fée? « Dis moi qui tu fréquentes, je te dirais qui tu es »…..Nombres de questionnements auront leur réponses dans ses pages…

Ce road trip à deux vitesses montre les deux différents chemins qu’il nous faut emprunter dans une vie: celui du Bien ou celui du Mal. Avec les mêmes chances et un passé violent, deux frères se retrouvent à emprunter deux voies différentes, nous prouvant que seule la volonté décide de notre voie. Cette double vision était des plus intéressantes. Suivre Clay ou Digger, c’est passer du chaud au froid, connaitre l’enfer lumineux, combattre l’espoir ténébreux. C’était aussi violent, que ce que c’était doux. Une alchimie pimenté/sucré qui déménage en esprit, servie par une plume excellente. Ellory possède un grand talent!

L’état fusionnel entre deux êtres est un thème récurrent chez l’auteur, mais ici, l’avoir fait naitre chez des demi frères, ça ajoute une substance sanguine, qui prend encore plus aux tripes. Il y a presque une évidence à cette union, mais aussi la jalousie fraternelle qui se mêlent, et ça donne de suite un mélange d’autant plus sulfureux.

Quand je me tourne vers les étoiles, j’aime y voir celle qui nous influence. Je ne crois pas qu’il puisse y en avoir de plus mauvaise que d’autres, je les trouve juste parfaites, apaisantes et réconfortantes. C’est sur que dès fois, on se dit que certains ont vraiment eu la Fée Bleue (cf Pinocchio) qui ont veillé sur eux, pour les autres, je les invite à regarder d’autant mieux ses milliards d’éclats fabuleux qui illumine les ténèbres nocturnes comme autant de chances à saisir pour devenir à l’intérieur de leur vie, de leur corps, de leur âme, un spectacle de lumière.

En bref, une bien jolie lecture qui nous entraine vers le chemin de la vie et ses multiples choix. A vous de le lire!!!!!

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 8.5/10

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