Le chant de la Tamassee, Ron Rash.

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Synopsis:

Rivière protégée par une loi fédérale, la Tamassee est un lieu quasi sacré. Quand une jeune adolescente s’y noie et que son père veut faire installer un barrage pour dégager son corps, bloqué sous un rocher, les environnementalistes s’insurgent et les journalistes se déchaînent. Photographe originaire du coin, Maggie s’interroge : comment choisir entre le deuil d’un enfant et la protection de la nature ?

Ce que j’ai ressenti:

« Je refuse de croire que le monde est tellement triste, voilà tout. »

Je le refuse également, pourtant dans le roman noir de Ron Rash, on pourrait presque croire que le monde n’est que tristesse et désolation. Entre la mort accidentelle de Ruth, ce combat presque vain pour la protection de la nature, ces journalistes internationaux qui reviennent des champs de batailles avec le cœur cassé, et tous ces êtres perdus dans leurs ressentiments, ça donnerai presque envie de baisser les bras…Mais on ne le fait pas, heureusement…Avec d’aussi belles histoires et ceux qui se battent pour des causes justes, on garde un peu d’espoir, on essaye de moins voir cette tristesse. Et Ron Rash a de quoi nous éblouir les yeux avec Le chant de la Tamassee, parce qu’il trouve le mot juste pour nous parler d’écologie et le mot poésie pour sublimer la nature du lieu, mais on sent aussi dans sa plume toute la bienveillance de son humanité.

Lire son livre m’avait poussée à me demander – et ce n’était d’ailleurs pas la première fois dans ma vie – si voir trop de souffrances pouvait vous dévaster le coeur.

La Tamassee est une magnifique rivière, tout aussi belle que ce qu’elle est dangereuse. Elle prend des vies mais elle apporte aussi la vie. Peut-on donc reprocher à une rivière, les accidents qu’elle déclenchent? C’est tout le point fort de ce roman. Parce qu’il y a la nature d’un côté et ceux qui se battent pour elle, et puis il y a les gens endeuillés de l’autre, comme si la dynamique de ses deux partis pouvait être en réel conflit…Malgré la magnificence du lieu, les hommes sont encore là à prendre des décisions parfois insensées et souvent à l’encontre de leurs propres survies. Ron Rash nous fait voyager en Caroline du Sud, et met en scène un courant d’eau qui déclenche toutes les fureurs! Quel regard avisé, il porte sur ces contemporains et en même temps il donne à cette rivière protégée un pouvoir presque mystique. C’est remarquable cette manière de laisser au lecteur le soin de se faire sa propre opinion, de le laisser se choisir un camp ou pas. Et puis, cette plume si intense, si bouleversante, si poétique…Un régal!

Autrefois j’étais assez présomptueux pour croire que je pourrais sauver le monde, mais ça y est, j’ai compris. Le mieux qu’on puisse faire, c’est trouver une bonne cause, une seule, si infime soit-elle, et y consacrer toute son énergie.

C’est un roman noir puissant. Il m’a touchée autant par sa beauté que par son humanité. Le Chant de la Tamassee m’a traversée de part en part, malgré cette mélodie mélancolique et les fantômes qui l’accompagnent, il continue de diffuser ces notes sacrées en moi…

Le chagrin pouvait être purifié en se transformant en chanson …Tout comme un morceau de charbon est purifié en se transformant en diamant.

Ma note Plaisir de Lecture 9/10

L’Institut, Stephen King.

Synopsis:

Bienvenue à l’Institut.
Quand les enfants y entrent, ils n’en sortent plus. Au cœur de la nuit, à Minneapolis, des intrus pénètrent dans la maison de Luke Ellis, jeune surdoué de 12 ans, tuent ses parents et le kidnappent. Luke se réveille à l’Institut, dans une chambre semblable à la sienne, sauf qu’elle n’a pas de fenêtre. Dans le couloir, d’autres portes cachent d’autres enfants, dotés comme lui de pouvoirs psychiques. Que font-ils là ? Qu’attend-on d’eux ? Et pourquoi aucun de ces enfants ne cherche-t-il à s’enfuir ? Aussi angoissant que Charlie, d’une puissance d’évocation égale à Ça, L’Institut nous entraîne dans un monde totalitaire… qui ressemble étrangement au nôtre. Le nouveau chef-d’œuvre de Stephen King.

Ce que j’ai ressenti:

Bonjour. Vous m’entendez?

Je veille sur une bande de gamins, dans mes nuits. Pas n’importe lesquels de gamins, non. Une bande de gamins aux pouvoirs psychiques. Vous savez bien de quoi je parle si vous avez déjà lu du King. Il en a fait une spécialité depuis des années maintenant, et là, il nous revient en force, et peut être plus ancré encore dans la réalité que dans le fantastique, avec un Institut vraiment pas commun, et qui risque de bousculer sérieusement l’ordre du monde…Stephen King nous raconte, entre rétro et avant-garde, un enfer sans nom, où les enfants sont prisonniers dans un Avant-Arrière effroyable!

Holà? Me escuchas?

J’attends de recevoir leur appel.Je suis prête et déterminée à répondre à leur appel, parce que vous savez comme il est bon d’avoir des amis…Comme des personnages des fois, dépassent le cadre de la fiction, et comme on s’attache à eux. J’attends près du gros Téléfone. J’attends, j’attends, je me concentre pour le prochain synchronisme…Mais en attendant, j’essaye de vous transmettre mes tendres pensées et j’espère que vous serez près de vos téléphones pour entendre cet appel au ralliement: la puissance de la lecture. Parce que tout seul, on n’est rien, et encore une fois, ce livre là, et bien il nous le démontre avec cette histoire d’amitié et d’entraide! Avec ce qu’il faut d’horreur et de perspicacité, avec cette pointe de nostalgie et de mystère, avec ce talent inouï, forcément que l’appel du King a été pour moi une évidence…600 pages de pure évasion…

Ciao! Mi senti? MI SENTI?

Je ne sais pas si vous allez m’entendre, parce que j’ai plein de lumières dans les yeux, une migraine affreuse, des piqûres partout, encore un peu d’eau dans les poumons, et certainement, enfermée comme ça, sans même une fenêtre pour laisser échapper un appel à l’aide, je doute que vous entendrez quelque chose…Mais je décide de ne pas me lamenter sur mon sort malgré les douleurs…Certes, je n’ai pas l’intelligence de Luke ou le super pouvoir de L’avorton, mais je peux enfiler le Manteau de Griffin, et laisser comme une bouteille à la mer, un dernier message désespéré sur la toile, pour combattre avec eux dans la bataille de l’esprit… « LISEZ ce livre! ».

Hoor je me? Hoor je me? Vous m’entendez? Allô, vous m’entendez? Lisez L’Institut! Vous m’entendez? Lisez L’institut! Allô?!

Ma note Plaisir de Lecture 9/10

La Cité de Feu, Kate Mosse.

La Cité de feu


Synopsis:

Une course haletante au cœur des guerres de Religion : le grand retour de la reine du roman historique.
France, 1562. Les tensions entre catholiques et protestants s’exacerbent, le royaume se déchire. Le prince de Condé et le duc de Guise se livrent un combat sans merci. Les huguenots sont persécutés, les massacres se succèdent. À Carcassonne, Marguerite Joubert, la fille d’un libraire catholique, fait la connaissance de Piet, un protestant converti dont la vie est en danger. Alors que la violence commence à se déchaîner dans la région, le couple se retrouve bientôt au centre d’un vaste complot lié à une sainte relique. Leur quête va les mener vers une ancienne forteresse, où sommeille un secret enterré depuis des décennies.
Après Labyrinthe, vendu à plusieurs millions d’exemplaires, Kate Mosse nous propose une nouvelle fresque érudite et captivante. Elle y donne la parole à ces figures féminines trop souvent oubliées par l’histoire officielle. D’une efficacité redoutable, La Cité de feu confirme l’inimitable maestria narrative de son auteur.

Ce que j’ai ressenti:

Le nouveau Kate Mosse est là. Dans le feu et les flammes, son nouveau titre en lettres noires: La Cité de Feu.

Il était temps!

À l’intérieur, des rêves de pouvoir, d’amour et d’émancipation. Des temps pour haïr et tuer. Des temps pour aimer et embrasser. Des temps pour bâtir et embraser. Des temps pour nourrir et faire mourir tous les feux.

Des voix me disent que vous allez adorer ce petit pavé de 600 pages!

Mais Dieu saura, lui. Il voit tout.

▪️Il y a un temps pour…Une belle joie!

Quand j’ai vu que Kate Mosse sortait un nouveau roman, vous ne pouvez pas savoir comme j’étais joie! Je suis passionnée par l’histoire des religions et pouvoir lire un thriller historique de sa plume, c’est un plaisir que je voulais vraiment apprécier à sa juste valeur. Alors j’ai pris le temps, beaucoup de temps même, pour me plonger dans une nouvelle aventure dans les rues de Carcassonne et Toulouse. Et quelle lecture! Dense, captivante et surtout, brûlante! Repartir comme ça dans un passé sulfureux et ressentir les feux de cette période tourmentée par des affrontements entre catholiques et protestants, c’est toucher de près, le carnage des guerres de religions qui sévissent dans le Sud de la France en 1562. Les scènes sont grandioses, le souci du détail très minutieux, bref, c’est un grand roman, et ce n’est que le début d’une prometteuse trilogie! Il était vraiment temps qu’elle nous revienne Kate Mosse!

Comme il est facile d’arrêter le battement d’un cœur.

▪️Il y a un temps pour…une grande histoire.

S’il est vrai qu’elle a un talent fou pour raviver les feux de l’Histoire, Kate Mosse sait aussi nous conter mille et une histoires avec des personnages auxquels on se lie passionnément. Que ce soit du côté des « gentils » ou des « méchants », ils sont tous agréables à suivre dans leurs cheminements personnels. D’ailleurs, j’ai tout autant adoré Minou que Blanche, alors qu’elles s’opposent dans ce conflit d’intérêts…Mais elles ont chacune à leur manière, une lumière qui les caractérise. Tous, autant qu’ils sont, vivent au plus près de leurs espoirs, leurs amours, leurs vengeances…On est dans un temps de révolte, et elles sont nombreuses à gronder dans les rues…Kate Mosse explore avec subtilité, les passions du cœur et de l’esprit et c’est qui fait de ce roman, un moment de lecture grandiose. De plus, j’ai vraiment adoré le vent de fraîcheur de féminisme qui souffle entre tous ses feux d’intolérances.

Lorsque l’amour tourne à la haine, c’est la plus puissante et la plus violente des émotions.

▪️Il y a un temps pour…Vous dire…

Qu’il serait bien temps que vous alliez frôler les feux du passé, que vous alliez mieux découvrir les secrets de ces villes qui se sont enflammées sous des brasiers de haine. Qu’il serait plus que temps que vous vous risquiez à lire un livre d’une puissance narrative bouleversante. Il serait temps pour vous de regarder au fin fond de leurs yeux, les drames de l’inquisition et les ravages d’une guerre religieuse. Kate Mosse a réussi avec brio, à me captiver pendant ces 600 pages flamboyantes, et je vous passe maintenant le feu, pour que vous le passiez à votre tour! Tant de passions, ça se partage, alors je vous invite au cœur des pages de La Cité de Feu…Une lecture exceptionnelle. Amen.

Je ne laisserai pas fleurir l’hérésie.

Ma note Plaisir de Lecture 9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Muriel ainsi que les éditions Sonatine pour leur confiance et l’envoi de ce livre.

La tête sous l’eau, Olivier Adam.


Synopsis:

Quand Léa a disparu, ils ont tous arrêté de respirer. La tête sous l’eau. D’un coup.
Elle s’ennuyait à Saint-Lunaire, Léa, c’est sûr. Quitter Paris pour ce bled breton, sur le coup de sang d’un père dépressif, ça n’a fait plaisir à personne. Mais de là à fuguer ? A-t-elle vraiment fugué d’ailleurs ? Son frère, Antoine, n’y croit pas. Ses parents non plus. Ils ont tout envisagé, même le pire.
Et puis comme la marée, Léa est revenue. En ramenant de loin des horreurs et des silences. On a sorti la tête de l’eau. Et la tempête est arrivée. Déferlante sur déferlante. La vie comme un esquif.


Ce que j’ai ressenti:

« Tout le monde a l’air heureux. La mer est belle. Qu’est-ce que j’en ai à foutre? »

Je suis d’humeur déferlante. À me plonger La tête sous l’eau. Ressentir le pouvoir de la mer. D’humeur à lire les mots de Olivier Adam, et découvrir l’histoire de Léa. Et j’écris pour ne pas oublier cette petite. Léa qui se prend une vague de tristesse, et dans son désespoir d’adolescente en mal de vivre, disparaît. Et quand elle revient de ses eaux troubles, son regard est mouillé. Et brisé. Alors j’écris, même si tu n’entends pas, que tu ne réponds pas. Pourquoi d’ailleurs, tu ne réponds pas?! Ça sent la mer et ça, j’adore. Mais tu ne réponds pas.

J’ai regardé Léa, aimer et souffrir. Et puis, j’ai suivi les péripéties d’une famille qui explose. Des liens qui claquent dans le vent. Des paroles de trop et des silences pesants. Et la mer, si belle, comme repère. J’ai même constaté comme le malheur peut frapper plus fort qu’un tsunami. Et puis, un frère face à la détresse et va mettre sa tête sous l’eau. Noyer son regard aussi dans la mer et l’amour. Alors j’ai laissé un peu d’émotions dans la mer. Je voulais me casser en mille morceaux. Et puis les vagues puissantes, ça soulage.

Mais il y a toujours toi qui répond pas. Toi qui obsède, toi que je devine, toi que j’essaye de saisir. Et dans le dernier rouleau de la vague de cette lecture, elle est là, cette vérité. Tranchante. Et puis la mer qui a réponse à tout. La mer qui apaise, la mer que je rêve, la mer qui prend tout.

C’est une histoire d’amour déçu et de drame horrible. C’est la spécialité de cet auteur de nous bousculer ainsi, et à chaque fois, je manque respirer. Mais là, j’ai volontairement mis La tête sous l’eau. Alors je ne vais pas me plaindre. Juste vous dire de ne plus me parler de ces histoires de filles qui disparaissent et qui reviennent avec des yeux éteints. La mer est belle. Et je n’en ai pas rien à foutre…

Kisses,

✨Stelphique✨

Ma note Plaisir de Lecture 9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Pocket de leur confiance et l’envoi de ce livre.

Quand viendra la vague, Alice Zeniter.

Synopsis:

Dystopie écologique, Quand viendra la vague est une comédie humaine aux allures de Jugement dernier. Le déferlement d’une vague bouleverse l’écosystème d’une petite île et menace de frapper de plus belle. Avec humour, la pièce oscille entre jeu réaliste et fiction eschatologique. Qui survivra à la mystérieuse crue ? Qui « mérite » d’être sauvé? 
Assis sur un rocher, Mateo et Letizia assistent à la montée des eaux et procèdent à la sélection des espèces. A l’heure du règlement de comptes et de l’effondrement de leur monde, ces maîtres du jeu sauront-ils pardonner aux fantômes du passé et se libérer de leur insularité? 


Ce que j’ai ressenti:

🌊Quand viendra la vague…

Il sera peut-être temps de se poser les bonnes questions. De repenser la mer. L’environnement. De se pencher sur la présente, de méditer sur nos comportements dévastateurs… Il sera peut être temps de re-panser la mer. De regarder en arrière et au devant de l’horizon. De mettre les pieds dans l’eau, de faire valdinguer la dînette, de repousser les importuns, de voir un défilé de peluches…Quand viendra la vague...Tu entendras des mots, des vacarmes sourds et des vérités criantes. Et tu auras des choix à faire…

🌊Quand la vague aura englouti…

Les souvenirs. Les lieux. Les familles. L’amour. L’abject. La terre. Le confort. Les vaches. La haine. Le bonheur. L’île. L’avenir. Il te restera sans doute quelques larmes salées à joindre à la vague. Des larmes de désespoir. Des larmes d’espoir. Et les poissons rigoleront…Je les entends d’ici, quand je tourne les pages…J’entends les poissons rire et les mouflons parler…

Et seuls, sur le Rocher…

Alors comme Letizia et Mateo, tu regarderas du haut de ton rocher au sommet, ce que tu voudrais mettre dans ton prochain monde, Quand viendra la vague...Comme si, tu détenais le pouvoir…Comme si, et si seulement…Je te regarderai régenter un monde où tu pourrais effacer, remplacer, mériter, tronquer, évoluer, transformer…Je te regarderai devenir pénible et j’aurai mal de te voir devenir monstre…

🎭 Et comme on baisse le rideau…

Alice Zeniter met une certaine urgence dans cette pièce de théâtre mais aussi une distance sereine dans cette scène apocalyptique, et ce roulement rappelle étrangement, les mouvements de la mer. Ses fracas autant que ces bercements, la vague nous emporte dans ses creux et ses sommets. Alors, il ne tient qu’à nous d’en regarder sa beauté et de prendre conscience. Il ne tient qu’à toi, de saisir L’Arche et commencer les pages de Quand viendra la vague…Les mots se balancent et plongent en plein tourments, mais l’humour tient cette dérive dystopie et cet arrêt contemplatif sur le Rocher, est un doux moment de lecture. Prends la vague Zeniter et tu verras le jeu de l’amour et de la sélection, le chaos des débris et l’ordre d’une catastrophe annoncée. C’est joliment écrit, et ça claque comme une voile dans le vent déchaîné. Et au moment où le rideau tombe, tu ne peux qu’applaudir de tout ton plus bel enthousiasme, parce que cette pièce est un rayon de soleil, dans cette tempête écologique pressentie.

Nous sommes des fossiles vivants.

 

Ma note Plaisir de Lecture 9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Claire ainsi que L’arche éditeur pour leur confiance et l’envoi de ce livre.

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Vox, Christina Dalcher.


Synopsis:

Jean McClellan est docteure en neurosciences. Elle a passé sa vie dans un laboratoire de recherches, loin des mouvements protestataires qui ont enflammé son pays. Mais, désormais, même si elle le voulait, impossible de s’exprimer : comme toutes les femmes, elle est condamnée à un silence forcé, limitée à un quota de 100 mots par jour. En effet, le nouveau gouvernement en place, constitué d’un groupe fondamentaliste, a décidé d’abattre la figure de la femme moderne. Pourtant, quand le frère du Président fait une attaque, Jean est appelée à la rescousse. La récompense ? La possibilité de s’affranchir – et sa fille avec elle – de son quota de mots. Mais ce qu’elle va découvrir alors qu’elle recouvre la parole pourrait bien la laisser définitivement sans voix…
Christina Dalcher nous offre avec Vox un roman dystopique glaçant qui rend hommage au pouvoir des mots et du langage.


Ce que j’ai ressenti:

❌Bavarde, je serai…❌

Dis, et toi si on t’enlevait tes mots? Tu ferais quoi, dis? Tu ferais quoi? J’ai besoin fou d’entendre des phrases, après cette lecture…Tu ferais quoi si tu n’en avais plus qu’une poignée de mots par jour? ❌100 mots❌…Dis, tu serais malade toi, si tu n’avais plus voix au chapitre, plus de voie à tracer, plus de mots à lire, dis? Tu rejoindrais le mouvement Vo❌?!

Ce soir, laissons le silence tout recouvrir.

Parce que le thème m’a de suite interpellée et que c’est avec une certaine curiosité que j’ai vu, des femmes, apparaître sur la toile avec des ❌ sur la bouche, que je me suis précipitée vers ce livre. C’est vrai que je ne suis pas très bavarde, mais bon, là j’aurai presque envie de hurler de bien gros mots…Car voir, dans ce roman, ces femmes sans mots, sans voix, sans libertés, il me vient des mots-colères en bouche, qu’un compteur ne saurai arrêter…

Alors calme-toi maintenant, et réfléchis à ce que tu dois faire pour rester libre.

❌Attentive, je deviendrai…❌

Ce qu’il y a de génial avec les romans Dystopie, c’est leur force, l’intention prioritaire de nous faire réagir en tant que lecteurs, de nous mettre face à une situation dérangeante. Vo❌ est de cette trempe là. Dérangeant. Très dérangeant. Je dirai même révoltant. Tout comme l’héroïne, Jean McClellan, on ne voit pas toujours le moment de basculement, entre ce qu’il y avait « avant » et « l’après », le point-clef de l’histoire où on nous enlève un droit. Avec cette idée puissante d’entrave à la parole, on aborde dans ses pages, le milieu des neurosciences et de la linguistique, mais surtout un possible futur, où les femmes subiraient un patriarcat asphyxiant. C’est une lecture très intense, qui hérisse les poils, et qui ne peut laisser insensible. Pas seulement pour son côté « féministe », mais pour prendre conscience que l’avidité du pouvoir peut mener aux pires folies.

Tu ne peux pas t’opposer à ce que tu ne vois pas venir.

❌En parler, ça ne tue pas…❌

J’ai été agréablement surprise et j’ai passé un bon moment avec VoX. Pour autant, si je trouve l’idée de départ géniale et que je comprends l’urgence de l’auteure à nous sensibiliser sur des problèmes de sociétés, il y a quelques bémols dans cette intrigue. Je regrette cette fin un poil expéditive et un manque de profondeur dans certains personnages. Je finis sur une note légèrement fade en bouche, parce que j’avais beaucoup d’attentes, mais je retiens la belle originalité de cette histoire. Et puis, j’ai encore la chance de lire et de vous en parler, et c’est tout ce qui m’importe après une telle lecture alarmante…De faire entendre ma VoX...

« Qu’est-ce que tu ferais pour rester libre, Jacko? Parce que là, moi je ferai n’importe quoi. »

Ma note Plaisir de Lecture 8/10.

Les Limbes, Olivier Bal.

Couverture Les limbes


Synopsis:

Et si quelqu’un contrôlait vos rêves ?

Viêtnam, 1970. Quand l’assaillant a tiré, James Hawkins a vu la mort en face.
Un mois de coma plus tard, c’est un vétéran qui redoute l’heure du sommeil. Car depuis sa blessure à la tête, toutes les nuits James visite, en songe, les rêves des autres. Semble interagir avec eux. Les contrôler, peut-être… Une malédiction, pour lui. Du pain béni pour la CIA, dont la base secrète, en Alaska, lui ouvre ses portes. Là, scientifiques et militaires se sont donnés pour mission d’explorer ce territoire inconnu, au cœur de l’esprit : les Limbes… Au risque d’en ramener d’abominables monstres…


Ce que j’ai ressenti:

▪️Et si Olivier Bal faisait de vous, un Éveillé?

  • Où suis-je?

Dans la Station K27 en Alaska. J’ouvre les yeux. Je vois James Hawkins, un vétéran de la guerre du Vietnam, souffrant de stress post-traumatique et qui craint de dormir. Je vois des images terribles. Ses souvenirs et les failles de son psychisme. Je vois aussi son pouvoir: une arme ou une bénédiction? Je vois un potentiel énorme dans un univers riche et profond. Je sens le froid. Et je ressens le poids du secret.

*Peur.

Ouvrez les yeux. Olivier Bal nous entraîne dans un thriller fascinant. Gardez les bien ouverts surtout, et ne vous endormez jamais! C’est un conseil, parce qu’il se pourrait que sous la surface, et dans le noir absolu, au plus près de votre Moi, lui, Olivier Bal, s’amuse à jouer avec vos peurs et les emmène plus loin encore, dans une zone étrange… Dans une Nef et des couloirs sombres, avec un résident menaçant et quelque peu intrusif. Vous commencez à avoir peur? Ce n’est rien, attendez de vivre l’expérience des Limbes, et essayer d’en revenir indemne, de corps et d’esprit…Frissons garanti!

  • Où vais-je?

J’ouvre les yeux. Je vais dans Les limbes, au plus profond de mes rêves. Explorer les mystères et les cultures qui ont mis en avant, ce Monde intangible. Ces personnes qui en ont fait un royaume de possibles et de conquêtes, la dernière frontière à saisir et à contrôler. Je vais avec James, Caleb et les jumeaux Thomas et Ethan, dans un nouvel espace crée avec la force de l’imagination, lever le voile sur le mystère de La Main de Dieu. Mais si, c’était une terreur sans nom qui guettait les imprudents et les audacieux?

*Rage.

Ouvrez les yeux. Et regardez bien en face, le futur et un des possibles avenirs, si la science tombait entre de mauvaises mains. Ne vous endormez plus, restez conscients! Ils ont dans l’optique de contrôler vos esprits, approcher vos rêves, et transformer le monde à leur image. Voilà trente ans, qu’ils étudient le sommeil, vos temps d’absences et les pouvoirs de votre esprit. Vos pires cauchemars peuvent commencer une fois que vous aurez franchi les pages de ce fantastique roman. J’ouvre les yeux. Je note toute la richesse du travail de recherche et le plaisir d’avoir un thriller aussi bien psychologique que addictif, soigné et documenté, fascinant et mystérieux. Juste ce qu’il faut pour te filer, une frousse terrible…

  • Que faire?

Ouvrir les yeux. Ne pas dormir. Ne pas oublier. Et forcément, courir chercher Le Maître des Limbes, le deuxième tome de ce diptyque parce que ce n’est pas possible de rester sur ce final…Trop de questions sont restées cachées et trop d’adrénaline se sont mêlées à ses pages. Il me faut la suite de toute urgence. Ne pas dormir. Ne plus dormir même, tant que je n’aurais pas mis un point final à cette expérience extralucide. Je veux savoir dans quelle folie va encore basculer notre cher James et vers quel destin, il se précipite, comme ça, les yeux fermés…

*Fascinant.

Olivier Bal m’a captivée avec ce premier tome. L’univers du rêve et ses possibles est un sujet qui me passionne et avec cette histoire, il m’a complètement embarquée. Je veux devenir une Éveillée. J’ai marché dans Les Limbes et j’ai adoré ça. Et vous, allez-vous oser franchir la frontière de vos rêves?

▪️ Et si quelqu’un contrôlait vos rêves?

Le rêve, c’est la dernière frontière. L’homme a conquis la mer, la terre, l’espace… et maintenant, enfin, il conquiert son propre esprit.

Ma note Plaisir de Lecture 9/10et

Remerciements: 

Je tiens à remercier très chaleureusement toute l’équipe de la Team Pocket. Merci de leur confiance et l’envoi de ce livre!

Ça ne coûte rien de demander,Sara LÖvestam.

Couverture Ça ne coûte rien de demander


Synopsis: 

« Si la police ne peut rien pour vous, n’hésitez pas à faire appel à moi. » Kouplan, détective sans-papiers. 
Ça y est, l’autoproclamé « détective » Kouplan, immigré iranien à Stockholm, n’a plus un rond. Il en est réduit à collecter des canettes vides pour les revendre contre quelques pièces. 
En fouillant dans les poubelles du quartier huppé de Lidingö, il croise le chemin de Jenny Svärd, conseillère municipale aux dents longues, dont il surprend la conversation : Jenny vient de se faire escroquer par son amante, qui a disparu dans la nature avec deux cent mille couronnes. 
Puisque ça ne coûte rien de demander, Kouplan saute sur l’occasion pour lui proposer ses services d’enquêteur…


Ce que j’ai ressenti:

Il me semble que ça ne coûte rien de dire que j’ai adoré cette deuxième enquête de l’inspecteur Kouplan. Que j’ai été très heureuse de le retrouver, parce que finalement, c’est bien à ce personnage que l’on s’attache. On l’avait laissé sur une révélation inattendue en twist final dans Chacun sa vérité, et Sara Lovestam approfondit plus encore cette identité floue en donnant un caractère plus intime à ce roman. En brouillant ainsi les pistes, cette auteure bouscule les mentalités vers plus de tolérance. Certains passages sont bouleversants, et tout le long de cette intrigue, c’est dans cette fragilité qu’est la grande force de ce polar. Je suis totalement conquise par son style, son engagement pour les problèmes de société actuels, sa sensibilité. Au delà, d’une simple enquête à lire sous nos plaids, je pense que Sara Lovestam peut marquer l’univers du polar grâce à ce personnage atypique.

« Les circonstances nous rendent complexes, songe Kouplan. Comment se catégoriserait-il lui-même? Comment associer son passé, son corps et ses actes sous une seule et unique étiquette? » 

Le détective Kouplan  se voit confier une nouvelle mission dans l’ombre et puisque ça ne coûte rien de demander, il aborde lui même, Jenny Svard qui s’est vue délestée de deux cent mille couronnes par son amante. Toujours la peur et la faim au ventre, et sans doute d’autres bouleversements hormonaux, il avance dans les rues à couvert, et plonge dans le grand bain de la politique. Petit à petit, on est saisi par la force des mensonges énoncés et des vérités tues, par les révélations étranges et les actions volontaires, et par cette vengeance de femmes.

« En se consacrant au faux, on est en contradiction avec la vie qui est dans le vrai. Chaque mensonge est un instant volé à sa propre vie. »

Ça ne coûte rien de demander…la suite des aventures de Kouplan! Je suis tellement impatiente de découvrir l’évolution de ce personnage. Dans ce tome-ci, vérités et mensonges jouent encore sur les failles humaines et tout ce qu’il parait n’est jamais totalement ce qui est. Et c’est ce que j’adore! Etre déstabilisée, ne pas prévoir le prochain rebondissement, me laisser surprendre par des émotions nouvelles. Avec Sara Lovestam, je sais que j’aurai ces moments de doutes délicieux, où chacun peut ressentir sa vérité.

Ça ne coûte rien de demander, Kouplan. Il n’y a qu’à demander, l’univers te répondra. Sois ce que tu veux être, nous sommes les metteurs en scènes de nos propres vies. 

 

 

Ma note Plaisir de Lecture sticker-fee-libellule9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Emmanuelle des éditions Pocket pour sa confiance et l’envoi de ce livre! Ce fut une lecture passionnante!

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Maura Murray a disparu, James Renner.

Couverture Addict / Maura Murray a disparu


Synopsis:

Imaginez une jeune femme sur une route du Nord. Derrière elle, les montagnes de la Nouvelle-Angleterre et quelques tracas de la vie quotidienne : une rupture, des problèmes d’argent, et maintenant une sortie de route…
Un voisin lui demande si elle a besoin d’aide. La jeune fille refuse, elle a déjà appelé les secours. Saisi d’un doute, il prévient la police qui arrive sept minutes plus tard : la voiture est toujours là mais la conductrice, elle, s’est volatilisée.
Elle s’appelait Maura Murray ; elle avait 21 ans. On ne la reverra plus jamais.
De cette énigme absolue, impénétrable et ordinaire, James Renner va remonter cent pistes, recueillir des témoignages, échafauder des plans, jusqu’à l’obsession…


Ce que j’ai ressenti:

  • Quand un drame devient obsession…

James Renner se prend de passion pour la disparition d’une jeune fille. Il veut aider la famille à retrouver Maura Murray, 21 ans, qui s’est évaporée sur le bas-coté d’une route. 7 minutes pour effacer une jeune adulte de la surface de la terre. 7 minutes qui vont hanter, par contre pendant des années, James Renner, journaliste et addict de true crime. Il y a cette excitation à lever le voile sur ce mystère, et puis il y a un basculement… Celui où l’auteur ne sait plus prendre de recul face à cette affaire, qu’elle devient tellement envahissante, qu’il n’est plus possible de revenir en arrière…Bluffant autant qu’effrayant!

« J’ai achevé de m’enivrer et j’ai passé la nuit entouré d’ours en peluche, furieux contre moi-même d’avoir cru possible de jouer au plus fin avec l’univers. » 

  • Quand un fait divers devient fascinant…

Comme on dit, ce n’est pas tant la destination qui importe, mais le voyage. Et ici, le voyage-reportage-addiction est intéressant. Il nous parle des heures perdues auprès de sa famille pour récolter des centaines de témoignages, des minutes floues à troquer des vérités obscures, des journées entières à soustraire au bonheur pour s’enfoncer dans des ténèbres glissantes. J’ai aimé la manière dont James Renner mêle cette enquête à son propre quotidien. C’est juste stupéfiant de voir comment cette histoire entre dans sa vie et fout un chaos pas possible. J’ai été touchée par son honnêteté à mettre à nu, ses recherches autant que ses émotions. Journaliste, c’est une vocation, mais être humain, c’est apporter cette part de soi pour que l’on prenne en pleine figure, des raz-de-marrés de sensations auxquelles il est difficile de rester de marbre…Un page-turner fascinant.

Il y a quelque chose d’extrêmement exaltant à regarder un monstre dans les yeux et  lui montrer qu’on n’a pas peur. 

  • Quand un doute devient raisonnable…

J’ai bien compris que dans cette vie, les happy-end sont rares. Quand on referme ses pages, il nous reste des doutes et des questions sans réponses, parce que des disparitions inexpliquées, des meurtres non résolus, des actes honteux, il s’en passe tous les jours, malheureusement sur cette planète. Et même s’ils ne nous concernent pas directement, ils peuvent nous ébranler plus que de raison. La preuve en 400 pages et quelques addictions avec James Renner. J’ai été captivée. Maura Murray a disparu, mais est ce que c’était volontaire ou pas?

« Ça faisait du bien de pleurer. De ressentir les choses. Mais ça faisait peur, aussi. » 

 

 

Ma note Plaisir de Lecture sticker-fee-libellule 9/10

Remerciements: 

Je tiens  remercier très chaleureusement Les éditions Pocket pour leur confiance et l’envoi de ce livre.

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La Société des Rêveurs Involontaires, José Eduardo Agualusa.


Synopsis: 

Le journaliste Daniel Benchimol rêve de gens qu’il ne connaît pas mais reconnaît dans la mémoire de l’appareil photo qu’il retrouve sur une plage. Moira Fernandez, une artiste mozambicaine habitant Le Cap, met en scène et photographie ses rêves. Hélio de Castro, un neuroscientifique, les filme. Hossi Kaley, le patron de l’hôtel Arco-Iris, ancien guérillero au passé obscur et violent, se promène dans les rêves des autres, vêtu d’un costume violet, ce qui va donner à un service secret l’idée de l’utiliser pour manipuler les rêves de la population lors des élections, mais ne l’empêchera pas malgré tout de connaître un grand amour.
Les rêves rassemblent ces quatre personnages dans un pays totalitaire au bord de la destruction, où se réveillent aussi les rêves de liberté de la jeunesse.
Écrite dans un style éblouissant, cette Société des rêveurs involontaires est une histoire d’amour, un récit fantastique, un polar onirique et une vraie satire politique pleine d’humour, qui questionne la nature de la réalité tout en réhabilitant le rêve comme instrument de transformation du monde.


Ce que j’ai ressenti:

 

  •  J’ajoute à mes nuits, un peu de cette énergie artistique que j’ai saisi dans ces pages, pour peindre des aquarelles d’orchidées bleutées sur des lignes de rêves. J’enfile une veste violette et je vous emmène en Afrique découvrir l’étrange enquête de Daniel Benchimol… Et si des funambules s’invitent dans vos songes pastels, c’est sûrement que vous êtes vous aussi, touchés par cette histoire fantastique. Pour ma part, je l’ai été plus que de raison, et peut être que la folie me guette, mais avant, j’aimerai vous dire que j’ai adoré me perdre dans d’autres ailleurs…Je nage encore dans un océan aérien d’euphorie et je lance des vœux au ciel:

-Exercez-vous à rêver. Croyez à vos rêves. Et maintenant réveillez-vous, mon ami! 

 

  • J’ajoute à mon temps, un moment de lecture particulier, singulier, onirique où les métaphores s’incarnent et se répondent en miroir. L’envol d’un oiseau se reflète dans l’épanouissement d’une jeune femme combative, la naissance d’une fleur à l’instar d’une artiste qui se révèle par son talent, un arbre qui s’enracine contre des souvenirs qui s’étiolent, des observateurs de rêves qui font face à l’œil avisé d’un journaliste engagé. Dans la forme et dans le style, José Eduardo Agualusa réalise une prouesse littéraire où rêves et réalités se réinventent dans une histoire plurielle ou l’amour, l’art et les songes dansent sur les cendres de la barbarie. Derrière l’insoutenable atmosphère d’un pays totalitaire, quelques esprits s’éveillent… Surprendre une jeunesse qui se révolte face à la dictature, dépeindre un pays au bord du gouffre et éclairer nos consciences, c’est le pari fou de La société des rêveurs involontaires.

 

« Le pacifisme, mon frère, c’est comme les sirènes: hors de la mer de l’imagination il ne respire pas, il a du mal avec la réalité. Encore moins avec la nôtre, cette réalité si cruelle. » 

 

  • J’ajoute à mes carnets, des dizaines de citations poétiques et de réflexions méditatives. Des échos de mots et des éclats d’images pour nager dans l’infini de l’idée même de Liberté. Elle brillait de mille façons, Liberté dans ses pages: dans la lumière d’un clair de lune, sur les murs des galeries, dans le viseur d’un appareil photo, sur la surface d’un écran, dans l’obscurité d’une cellule, sur la mer imaginaire, dans la profondeur de l’inconscient, sur le crane d’une enfant, dans la grandeur des souhaits. La voir ainsi prendre multiples facettes, cela donne envie de déplier nos ailes et s’envoler vers elle…

« Je suis tombé par terre comme un pétale de fleur. » 

  • J’ajoute à mes coups de cœur, ce livre, La société des rêveurs involontaires, comme un des plus beaux livres que j’ai eu le plaisir de lire, parce qu’il contait à mon inconscient, une vérité intime. Et ce matin, c’est en toute conscience, que je vous dévoile la vague déferlante de mes émotions…Magnifique!

 

« Tous les rêves sont inquiétants, parce qu’ils sont intimes. Ils sont ce qu’on a de plus intime. L’intimité est inquiétante. »

 

Ma note Plaisir de Lecture sticker-fee-libellule10/10.

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Métailié de leur confiance et l’envoi de ce livre.

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