Les diables de Cardona, Matthew Carr.

Couverture Les diables de Cardona

 

Synopsis:

1584. Le prêtre de Belamar de la Sierra, un petit village d’Aragon à la frontière avec la France, est assassiné, son église profanée. Sur les murs : des inscriptions en arabe. Est-ce l’œuvre de celui qui se fait appeler le Rédempteur, dont tout le monde ignore l’identité, et qui a promis l’extermination de tous les chrétiens, avec la même violence que celle exercée sur les musulmans ? La plupart des habitants de la région sont en effet des morisques, convertis de force au catholicisme, et qui pratiquent encore l’islam en secret.

À la veille d’une visite royale, Bernardo de Mendoza, magistrat à Valladolid, soldat et humaniste, issu d’une famille juive, est chargé de l’enquête. Très vite, les tensions s’exacerbent entre les communautés, une véritable guerre de religion se profile. Et les meurtres continuent, toujours aussi inexplicables. Entre l’Inquisition et les extrémistes morisques et chrétiens, la tâche de Mendoza va se révéler ardue.

Ce que j’ai ressenti:…Thriller sous haute tension…

« Souviens-toi de ce jour, petit- c’est à ça que ressemble l’enfer. » 

Matthew Carr m’a captivée de bout en bout, avec son thriller historique parce qu’il a su y implanter une atmosphère forte, imprégnée de caractère et de violence, qui nous emporte en Espagne, au cœur de son Inquisition ravageuse.  Rien qu’avec son premier chapitre, j’ai ressenti une tension palpable, urgente, fébrile qui s’est maintenue, pendant toute la lecture, mais également une beauté sensationnelle dans cette plume, qui nous emporte au cœur des passions, dans les guerres de religion et les amours stratégiques…C’est impressionnant, comme j’ai eu l’impression de presque sentir les odeurs du feu et du sang, les déplacements d’air nimbés de haine, les regards durs sous les tissus, les ventres vides et avides de réconfort…On peut vraiment affirmer que l’auteur a soigné son décor, son intrigue, ses personnages, pour nous rendre cette histoire tellement vivante…

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1584, L’Eglise et l’Etat sont souvent de mèche, et avancent, main dans la main, pour imposer leurs lois, leurs impôts, leurs idéologies…Et s’il prenait l’envie à ses sujets de faire entendre un murmure contraire, on redoublerait d’efforts et de tortures barbares, pour leur faire regretter ses élans de révolte, en invoquant la volonté de Dieu(x) et/ou du Roi…Alors forcément, ce climat de peur est omniprésent dans ses pages, et déjà, qu’il y a cette crainte d’un tueur en série aux intentions floues, il règne une atmosphère encore plus poisseuse à cause de tous ces jeux de pouvoirs implacables et brutaux, ses mensonges calculateurs et ses trahisons cupides… Belamar de la Sierra devient une porte ouverte sur les enfers, un village obscurci par les ombres et la cendre, un territoire étouffé de rage et de désespoir, dévoré de convoitise malsaine…

« -Les gens ont peur, et la peur engendre la haine. »

Cette petite expédition de justice menée par le licenciado Mendoza et son petit groupe de mercenaires, en amont d’un déplacement royal, ne pourra se dérouler que sous tension, étant donné les heurts et la rage dissimulée sous couvert d’oppressions diverses. Ce Rédempteur, ombre insaisissable, qui allumera des feux aussi brûlants que les autodafés, viendra aussi jeter de l’huile sur les mésententes entre morisques et chrétiens, fera couler le sang des vierges, anéantira toute illusion de cordialité entre les parties adverses…Il veut la guerre, et se donne les moyens d’attiser toutes les braises ardentes de la foi. A force de perspicacité et d’approches stratégiques, l’équipe chapeautée par Bernado de Mendoza, paiera très cher, cette danse avec Les diables de Cardona.

« Chez certains hommes, la peur de la mort était inséparable de la peur des enfers, mais l’au-delà ne l’inquiétait pas. »

Non seulement, c’est un thriller impeccable, mené d’une main de maître, avec des rebondissements en retour de flamme avec un assassin bien retors, mais, toute sa force tient à la richesse de son Histoire. Avec un sujet aussi délicat, que la guerre entre les religions monothéistes, l’auteur nous recrée une période sombre du passé avec brio et un travail de recherche qu’on devine jusque dans les moindres détails. En voilà, un page-turner immersif et sacrément époustouflant!

« Chacun d’entre nous doit faire ce choix librement. Si nous n’avions pas ce choix, alors la vertu et le ciel perdraient tout leur sens. »

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Muriel ainsi que les éditions Sonatine de leur confiance! Ce fut une lecture captivante!

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Coupable[s], Samuel Sutra.

Coupable[s] par Sutra

Pourquoi je l’ai choisi:

J’ai eu une sorte de coup de foudre pour la couverture…Les yeux sans doute…Une couverture vraiment réussie, et encore plus jolie de près avec la finesse des détails…Elle est fascinante.

Synopsis:

HAÏTI. 12 janvier 2010 – 16 h 50.
Le pays est frappé par le plus meurtrier tremblement de terre de son histoire.
L’aide humanitaire afflue de partout.
PARIS. Aujourd’hui.
Une série de meurtres secoue la ville.
Quatre personnes sont retrouvées sauvagement assassinées.
Toutes sont liées à un projet baptisé « Kenscoff » .
Un cinquième individu est recherché.
Pour prêter main-forte à la Brigade criminelle dans cette enquête particulière, un jeune policier rejoint l’équipe.
Haïti, il connaît bien.
Il y est né.

Ce que j’ai ressenti:

Y a eu des morts? Et après. En Haïti , y a toujours des morts. Là-bas, la mort, c’est la vie.

Si la catastrophe de Janvier 2010 a dévasté Haïti, elle a permis aussi aux vautours financiers de tournoyer au dessus de ses terres de chaos, et leurs ombres faites de mensonges et de courses aux profits, ont engendré plus de catastrophes qu’il était encore possible après celle, naturelle, de ce tremblement de terre dévastateur…C’est donc au milieu de ce fatras que Samuel Sutra pose son décor pour un thriller sombre et vibrant aux magnitudes de Richter… Haïti, c’est l’ombre d’une menace sourde mettant en lumière des Coupable[s] sans scrupules et qui réveillera une vengeance effroyable venue de ses décombres…

« Avec les autres, on est toujours au milieu de quelque chose, mais jamais au cœur de rien. »

Dans son rêve de justice, la mythique Brigade Criminelle du 36 Quai des Orfèvres est l’ultime but de ce jeune policier, Jean Raph’, et quand il se voit donner la chance d’intégrer la fameuse équipe à titre de consultant, il ne touche plus terre…Quel plaisir de le suivre dans ses couloirs et cette enquête retorse, où ses racines haïtiennes deviennent une aide précieuse pour mieux comprendre le folklore et les traditions de ce pays lointain…Pour autant, ça ne sera pas une promenade de santé pour ce novice des enquêtes de terrain puisque, les meurtres sont d’une violence inouïe et que ça prend vite la forme d’une frénésie…Au 36, l’équipe de flics est sur les dents et font appel à toutes les branches du métier pour résoudre les mystères, parfois un peu trop empreint de sorcellerie, au goût de certains…

« A dix-sept ans, tu tues pour une cause. A trente pour une femme. Après, y’a que l’oseille qui te fait bouger le cul. »

Efficace, maîtrisé, surprenant. Ce sont les trois mots que j’associe à cette lecture, au delà de l’intérêt d’avoir découvert les dessous des « petites affaires » de l’aide humanitaire…Dans ses pages, on creuse des pistes sanglantes, on déblaie des dossiers terreux, on fouille parmi les décombres poisseuses et on déterre des secrets de famille palpitants…De Paris en Haïti, Samuel Sutra nous façonne un polar noir avec un cœur brûlant entre sang et vengeance…Les dagydes n’ont qu’à bien se tenir, parce que l’envoûtement n’est pas loin avec ses deux cents et quelques pages intenses et captivantes que cet auteur nous a concocté!

« On n’aime pas parler pognon en France, c’est sale. Quand on est pauvre, on est feignant, quand on est riche, on est voleur. »

 

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Nathalie des éditions Flamant Noir pour sa confiance et l’envoi de ce livre!

 

Le temps des hyènes, Carlo Lucarelli.

Le temps des hyènes par Lucarelli

Pourquoi je l’ai choisi:

Principalement pour en savoir plus sur l’histoire italienne, et puis, le voyage vers d’autres contrées…

Synopsis:

Une épidémie de suicides s’empare de la colonie italienne d’Érythrée : le sort des indigènes n’intéresse guère, mais quand on découvre le corps du marquis Sperandio, propriétaire des terres et pionnier enthousiaste, pendu au plus haut sycomore d’Afelba, les autorités s’émeuvent. Aussitôt le capitaine des carabiniers royaux Colaprico et Ogbà, son Sherlock Holmes abyssin, accourent. Nos deux enquêteurs s’égarent dans des fausses pistes à dos de mulet, du port de Massaoua aux hauts plateaux d’Asmara : il faudra bien scruter la terre rouge. Une vieille sorcière, un étrange chien féroce, une princesse noire, d’anciennes amitiés, deux sales types qui cachent bien leur jeu et des métaphores à base de piment viennent épaissir le mystère. Les agioteurs mafieux ne sont pas loin, le temps des hyènes a commencé. Cupidité des colons, hostilité des soldats, racisme crasse font de ce court polar un petit bijou du genre, drôle, efficace et diablement sensuel. Il n’y manque ni le recours aux langues locales de la corne de l’Afrique et de la botte italienne, ni la morale finale comme on l’aime. Une réussite. 

Ce que j’ai ressenti:… L’étrange sensation de Aini berberè zeb’hi

-Le temps des rêves est fini, murmura-t-il, maintenant c’est le temps des hyènes. 

Le temps des hyènes, c’est un temps de violences qui se cache au pied d’un sycomore…Sous une chaleur étouffante, des vies brisées, des morceaux d’Histoire,des tessons de légendes, des crocs sauvages, des débris de poussières de rêves…Un polar mosaïque aux couleurs chaudes: des pièces de faïences rougies de sang vengeurs, d’autres de couleurs d’or floues, certaines de terres pimentées…Et en fond sonore, un rire carnassier…

Nos deux enquêteurs auront bien du mal à lever le voile sur cette vague de mystères qui entourent ses suicides, mais un peu de génie de Sherlock Holmes semble habiter instinctivement l’un des deux alors, à force de détails et de situations incongrues, tous les petits secrets enfouis dans la terre rouge vont prendre forme dans ce patchwork de cupidité. On se plaît à suivre ce duo improbable, qui dans leur différences, ont toujours au fond des yeux, une marque de respect et la même envie de résoudre les équations que la mafia dissimule dans les sombres recoins…

Il n’y a rien de plus trompeur que l’évidence. 

Dans cette lecture, j’ai aimé l’authenticité. Ce mélange des langues et des expressions non traduit, cette effervescence bouillonnante du choc des cultures, la ronde des mots aux consonances d’ailleurs…Une bonne rasade savoureuse de chianti italien ainsi qu’un mélange de dialecte africain pimenté qui relève le roman noir de Carlo Lucarelli, pour mieux nous raconter les failles d’une colonisation sur les bords de l’Érythrée. Rien n’est évident dans ses relations entre les deux nationalités, mais l’auteur nous le fait ressentir avec une ardeur passionnée et teintée d’une touche de magie noire ensorcelante…

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Camille ainsi que les éditions Métailié pour l’envoi de ce livre! Ce fût une lecture envoûtante…

lu-en-part-avec-la-me

 

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Troupe 52, Nick Cutter. (LC avec Cannibal Lecteur).

Pourquoi je l’ai choisi: 

Ce livre je l’avais repéré avant même sa sortie (vive les teasing de Denoel <3) et puis, on avait envie de se retrouver avec un livre bien effrayant avec ma binôme, histoire de renouer avec nos préférences livresques…Et puis, quoi de mieux que de se retrouver avec un livre recommandé par le grand, le King de l’horreur, notre cher Stephen King? Très heureuse d’avoir bousiller nos prévisions de planning en faisait entrer celui ci! Merci à ma binomette adorée de toujours m’attendre, de toujours dire oui à nos folies, de se laisser séduire par toutes ses tentations de lectures! Ceci est ♫Une déclaration, Ma déclaration♫ d’amitié à une femme adorable: Belette, Cannibale de lecture. 

(merci ma poulette, réciprocité de la déclaration © Cannibal) 

Synopsis: 

Une fois par an, le chef scout Tim Riggs emmène un groupe d’adolescents sur Falstaff Island, en pleine nature canadienne, pour trois jours de camping. Et rien de tel qu’une bonne histoire de fantômes et le crépitement d’un feu de joie pour faire le bonheur de la joyeuse troupe. Mais lorsqu’un individu émacié, qui semble tout droit sorti d’un film d’horreur, débarque sur leur camp, réclamant de la nourriture, le séjour vire au cauchemar. L’homme n’a pas seulement faim. Il est malade. Un malade comme ils n’en ont jamais vu… et dangereux avec ça.
Coupée du reste du monde, la troupe va devoir affronter une situation bien plus terrible que toutes les histoires inventées autour du feu. Pour survivre, ils devront combattre leurs peurs, les éléments, et se confronter à leur pire ennemi, eux-mêmes.
À mi-chemin entre Sa Majesté des mouches et 28 jours plus tard, ce thriller qui a fait pâlir d’angoisse Stephen King en personne vous plongera au cœur des ténèbres, à la frontière de la folie.

Ce que j’ai ressenti: 

Ai-je tort de croire qu’il s’agit de l’endroit idéal pour un brin de diablerie?

Si l’on se rappelait ces soirées de camping entre amis, à se filer la frousse avec les histoires les plus effrayantes à se raconter auprès du feu, parions que cette histoire aurait eu une place de choix dans nos tremblements nocturnes. Lire Troupe 52, avec ma binôme, au fin fond de nos lits, sous la couette, nous a filé quelques sueurs froides et quelques nausées, mais elle a été un super moment de lecture!

Ce petit groupe dynamique et motivé va bien vite déchanter de leur virée du week-end! Les devises Scouts vont voler en éclats tout comme les liens d’amitié qui les unissent, ne laissant en bouche qu’un arrière gout amer et une féroce envie de dévorer la vie à pleine dents! Cauchemardesque à souhait et monstrueusement grouillante, la folle frénésie qui nous prend de lire ses pages est bien à l’image de cette intrigue: effrayante et affamée! Un page-turner hallucinant, dont on bouffe les lignes, jusqu’au point ultime de fin.

« C’est la nature de tout être vivant. On s’accroche à la vie jusqu’à ce qu’elle nous soit arrachée. Même s’il en reste que des lambeaux, on s’accroche tout de même. »

J’ai été agréablement surprise que l’horreur se tienne tout du long, qu’elle soit sourde et à la fois criante, froide et implacable, juste ce qu’il faut d’ecoeurante , admirablement ténue. Entre les petits problèmes d’adolescents et l’inertie des adultes devant ce spectacle de débâcle, j’ai été souvent au bord du vomissement, car les monstres sont d’une évidente frayeur, mais à voir se dessiner la folie pour vendre envers et contre tout, c’est peut encore plus immonde…

« La survie dépendait largement de la capacité de chacun à croire en la possibilité d’une fin heureuse. Vous étiez foutu à partir du moment où vous vous mettiez à imaginer le pire. »

Stephen King avait bien raison d’émettre des réserves pour les âmes sensibles, (je pense que je vais avoir du mal à me remettre de la scène de la tortue…) parce qu’il y a dedans un mélange d’horreur et de tenaces effets grouillants dans nos esprits, qui te tiennent toujours en alerte, toujours plus avec la faim au ventre, qui t’empêchent carrément de dormir tranquille, même à côté de tes amis…

« La seule manière de connaître réellement quelqu’un, c’est de le voir en situation de crise. Les gens s’infligent les pires sévices, Newton. Tu ne peux pas imaginer. Les amitiés, la famille, l’amour et la fraternité, tu peux balancer tout ça par la fenêtre… »

Allez, on parie que tu vas en frémir d’horreur d’aller faire une ballade sur cette île?!!!Qu’il va se réveiller en toi, une furieuse envie de vivre et de manger les pages de ce thriller terrifiant??!  Bon appétit et bonne découverte…

« Le silence de la nuit s’étendait au dessus de l’immensité de l’océan. Un paysage d’une tranquillité inimaginable qui instilla la peur dans le coeur de Max. La mort serait-elle ainsi: un silence liquide infini? »

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 9/10

Critique de Cannibal Lecteur : 
Ceci sera sûrement ma dernière chronique car c’est sûr, j’ai été infestée… Je sens déjà la faim gronder en moi et je dois me retenir afin de ne pas mordre dans mon clavier pour le bouffer.

— J’AI FAIM !! TRÈÈÈS FAIM !!

Nous étions tranquilles sur la petite île de Falstaff Island, nous 5, les scouts de la Troupe 52, et notre chef, Tim Riggs, un adulte cool et médecin.

On se racontait des histoires qui font peur, on se chambrait, enfin, on chambrait surtout Newton, le petit gros de la bande, le geek, l’intello. On emmerde un peu moins Sheilley, car il est un peu bizarre, il fait peur.

Ephram, faut pas le chercher, il sait se servir de ses poings, son père est taulard, même. Son meilleur ami est Max, il le protège, ils sont ensemble depuis leur bas âge.

Kent, c’est le meneur, le fils du shérif, celui qui pique tout à tout le monde et que personne n’ose remettre à sa place. Celui qui tutoie les profs, le moniteur, celui qui n’obéit pas.

Ceci est donc ma dernière…

Tout est allé très vite après l’arrivée d’un type très malade, très maigre aussi, genre le type qui sort d’un camp de concentration après 10 ans de privations. Il foutait plus la trouille que toutes nos histoires « à faire peur » réunies.

Le pire est arrivé lorsqu’il est mort et que ce qu’il avait en lui est sorti… Argh, quelle horreur, jamais vu ça de ma life, le moniteur médecin non plus.

Je sens tout ça grouiller en moi, me déchirer, monter le long de ma colonne… arriver au cerveau… pas de bol pour eux, j’en ai pas ! Mhouhahahaha… *voix qui s’étrangle* Argh, tiens, si, j’avais bien un cerveau et ils l’ont bouffé.

Si vous voulez frissonner de peur, allez-y, plongez sur le roman et dévorez-le ! Mes amis ont beau être des gamins de 14 ans, chacun a sa petite personnalité et vous ne serez pas déçu de ce que vous lirez car nous n’avons rien à avoir avec les gentils gamins du Club Des Cinq.

Niveau suspense et tension, vous ne serez pas volé sur la marchandise, je vous garanti que votre médecin vous prescrira ensuite des pilules pour faire baisser la tension qui aura monté tout au long du récit.

Et puisque nous ne pouvons que vous conter l’horreur qui s’est produite sur l’île, notre auteur a eu la brillante idée de chiper une idée au King lui-même (Stephen, pas Elvis), celle qu’il avait utilisée dans la narration de Carrie, celle qui ♫ allumait le feu ♫ et dont on racontait une partie des exploits aux travers d’articles de journaux.

Dans notre histoire horrible, vous saurez tout grâce aux extraits de journaux, grâce aux témoignages de miliaires, de médecins, de scientifiques…

Et si vous voulez savoir si je vais m’en sortir et continuer d’écrire des bafouilles, vous devrez d’abord lire Troupe 52, car un scout, quoi qu’il arrive, est toujours prêt !

Prêt à servir, prêt à mourir…

 

Une vie sans fin, Frédéric Beigbeider.

Une vie sans fin

Pourquoi je l’ai choisi : 

J’étais très curieuse de connaître enfin cet auteur. J’adore la couverture, mais à réception, quelle joie de voir une édition avec la couverture cartonnée: toujours un plaisir d’avoir un livre tout spécial…

Synopsis:

«  La vie est une hécatombe. 59 millions de morts par an. 1,9 par seconde. 158  857 par jour. Depuis que vous lisez ce paragraphe, une vingtaine de personnes sont décédées dans le monde – davantage si vous lisez lentement. L’humanité est décimée dans l’indifférence générale.
Pourquoi tolérons-nous ce carnage quotidien sous prétexte que c’est un processus naturel  ? Avant je pensais à la mort une fois par jour. Depuis que j’ai franchi le cap du demi-siècle, j’y pense toutes les minutes.
Ce livre raconte comment je m’y suis pris pour cesser de trépasser bêtement comme tout le monde. Il était hors de question de décéder sans réagir.  »
  F.  B.

Contrairement aux apparences, ceci n’est pas un roman de science-fiction.

Ce que j’ai ressenti: 

La mort est une image fractale: on plonge dans une figure mathématique qui se démultiplie à l’infini. 

Si la perspective de l’immortalité vous branche, Frédéric Beigbeder se fera votre guide dans cette quête incroyable, et Une vie sans fin, prend soudain des airs de vérités stupéfiantes. Derrière une peur atroce de son extinction, il explore toutes les options dont la science dispose pour enrayer un phénomène irrévocable, avec une tendresse touchante. Un homme revenu de ses frasques, effrayé, plus sage, amoureux et père aimant, qui veut tenir une promesse utopiste faite à sa fille: celle de ne pas mourir…S’ouvre ainsi des voyages de par le monde, et des rencontres totalement incroyables: Une expédition aux frontières du réel…

« La mort est un truc de paresseux, il n’y a que les fatalistes pour la croire inéluctable. »

Ce que je retiendrais de cette lecture, c’est la folle avancée de la science et mes éclats de rires. J’ai adoré l’humour de cet homme, et c’était un sacré baume en voyant les vertigineuses possibilités aux limites très floues de la morale, qui dépassent carrément la science-fiction. L’auteur nous ouvre un espace très privé des chercheurs, où le transhumanisme s’invite à la table, où leurs projets deviennent fous presque insensés, il met la lumière sur leurs travaux en cours et les futures possibilités pour la santé…Les recherches sur l’ADN, les études de pointes des gènes et du sang, les essais de greffes et des implants: toutes ses expériences donne quelque peu le tournis, surtout que l’on sait qu’elles ne sont pas toutes légales à l’heure d’aujourd’hui, mais seront bel et bien le futur de demain…Une virée très enrichissante, mais avec l’impertinence de ce Monsieur Beidbeder en prime, cela donne un cocktail explosif détonnant pour encore plus de plaisir de lecture!

Aurais-je perdu le goût du vide?

Pour une première découverte de cet auteur, c’est une belle surprise! J’ai eu mon compte d’émotions fortes entre rires, douceur, et frissons.  Flirtant étrangement entre fiction et science-fiction, cette lecture lève le voile sur une infinité de possibilités futures pour troubler la fatalité de la mort, et c’est fascinant!  Souhaitons à cet homme, un poil névrosé mais terriblement touchant, le succès d’Une vie sans fin

Depuis que chaque être humain est un média, tout le monde veut exercer cette domination sur son prochain. Partout. 

Meilleurs moments du livre:

  • La théorie pertinente sur Le Selfisme. Frédéric Beigbeder m’a bluffée par tant de perspicacité sur ce phénomène de société actuel, qu’il illustre d’exemples et d’arguments avec une grande intelligence.
  • Les listes glissées dans l’intrigue qui viennent rajouter une touche de fraîcheur décalée.

 

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 8/10

 

Remerciements: 

Je tiens à remercier Alina Gurdiel ainsi que les éditions Grasset pour l’envoi de ce livre! ce fut une lecture enrichissante.

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Brume, Stephen King.

Couverture Brume

Pourquoi je l’ai choisi:

C’est un des rares que je n’avais pas encore lu, et je me suis dit qu’avec la sortie de la série, ça serait bien de voir d’un peu plus près cette ambiance de Brume…..

Synopsis:

Imaginez une brume qui s’abat soudainement sur une petite ville, une brume si épaisse que les clients d’un supermarché hésitent à en ressortir. Il n’en faut pas davantage au maître de l’épouvante pour nous plonger dans le cauchemar avec un réalisme hallucinant.
Chacune des nouvelles de ce volume possède le même pouvoir ensorcelant. Vous aurez peur d’un petit singe en peluche qui joue des cymbales. Vous redouterez de voir surgir le fantôme d’un camion. Vous saurez de quoi est capable un naufragé solitaire, lorsque la faim le tenaille et que la drogue décuple son courage.
L’art de Stephen King est de faire surgir l’effrayant ou le surnaturel au cœur d’un monde rassurant et prosaïque. Les superbes décors du Maine, où vit Stephen King, se révèlent une fois encore peuplés de sortilèges et de malédictions ?

Ce que j’ai ressenti:…Enveloppez-vous, de Cauchemars et de Brume….

-Elles vont attendre dans la brume…Et si vous n’arrivez pas à rentrer, elles vont vous manger. Comme dans les histoires.

(Brume.)

Il y a peu de mot qui décrit le plaisir d’ouvrir un Stephen King, un petit pavé qui plus est! Tu t’entoures de Brume et de plaid pour mieux t’avancer dans les ombres froides de la nuit, et tu t’aperçois quand tu relèves ton nez de ses pages, que les heures passent aussi sûrement que les monstres t’ont rejoint…Ah Nostalgie d’une époque où tu te faisais des nuits blanches pour lire ses histoires inimitables et effrayantes, et là, comme par magie, l’effet te revient, toujours aussi intense, toujours aussi vrai…Et même si 30 ans ont passé, ce petit recueil vintage réédité n’a rien perdu de sa superbe, et j’ai eu la grande chance de retrouver cette euphorie de me plonger dans l’épouvante, jusqu’aux petites heures du matin, l’emmener partout avec moi, pour rester dans l’ambiance, le lire dans mes pauses déjeuners…Juste retrouver l’immense plaisir de me lire ma petite « Histoire du soir » conté par le grand King, juste rêver un peu plus en journée et trembler la nuit…Juste aimer par dessus tout, ces instants de lecture…

Il y a le zéro, l’éternité, la mortalité, mais l’ultime, ça n’existe pas.

(Le raccourci de Mme Todd.)

Petit aparté personnel: Brume aura forcément ma préférence du recueil, déjà parce que cette nouvelle est juste excellente, (et d’ailleurs j’aimerai beaucoup voir maintenant la série évènement: The Mist) , mais comme c’est assez rare et que ça fait toujours plaisir, son héroïne s’appelle  Stéphanie…Du coup, après la belle introduction au recueil qui parle directement au lecteur et ensuite voir ses petits clins d’œil de prénom, je dirai que forcément tu t’attaches d’autant plus, comme si une petite connivence se créait avec l’auteur…J’ai remarqué que souvent, dans les recueils de nouvelles, Stephen King se livrait plus, que ce soit en introduction ou en conclusion, et pour tout fan qui se respecte ses petites notes pour mieux connaître son écrivain préféré sont juste des petits plaisirs! Bien que ce type de narration n’est pas ma préférence habituellement, je ne résiste pas à celles du Maître de l’épouvante, car je sais qu’il les soigne particulièrement, que ce soit en description cauchemardesques, ou études des comportements humains, on y trouve toujours son compte de réjouissances livresques!

Il faut manger le monde ou le monde vous mange et c’est très bien dans les deux cas.

(La révolte de CaÏn).

 

Brume, c’est donc 22 nouvelles hallucinantes, 1 poème paranoïaque et 862 pages de pur bonheur, qui t’entraînent au royaume des peurs enfouies. Même celles que tu ne soupçonnais pas! Depuis le King, tu ne regardes plus les clowns de la même manière? Oh et bien là, un simple jouet Singe à cymbales risque de te donner le frisson…Et c’est cela, le talent du King, d’un détail, il te transforme les objets, les gens, l’ambiance pour basculer dans un monde parallèle effrayant…Je ne me lasse jamais de ces écrits fantastiques, de ces histoires qui t’ensorcellent! Petits formats ou roman fleuve, Stephen King a cette effervescence divine d’écriture, avec des gadgets d’inspiration, il nous balance telle une boule magique rouler dans les méandres de son imagination débordante! Faites un vœu, Stephen King s’occupe de la ballade…Vers vos plus sombres désirs….

Une femme, ce qu’elle désire surtout, c’est ne rien devoir à personne.

 

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Le livre de poche Imaginaire pour l’envoi de ce livre! Je suis ravie de compléter ma collection de Stephen King!!!!

La voie des rois, Tome 1, Brandon Sanderson.

Couverture Les archives de Roshar, tome 1 : La voie des rois, partie 1

Les archives de Roshar

Pourquoi je l’ai choisi:

C’est le mois Brandon Sanderson chez Le livre de Poche Imaginaire. L’occasion de découvrir un auteur talentueux!

Synopsis:

Roshar, terre de pierres et de tempêtes. Des siècles ont passé depuis la chute des Chevaliers Radieux, mais leurs avatars, des épées et des armures mystiques qui transforment des hommes ordinaires en guerriers invincibles, sont toujours là.
Au cœur des Plaines Brisées, Kaladin lutte depuis dix ans dans une guerre insensée. Dalinar, le chef d’une des armées, est fasciné par un texte ancien, La Voie des rois. Au-delà de l’océan, la jeune Shallan apprend la magie et découvre certains secrets des Chevaliers Radieux…
Avec des romans vendus à plus de cinq millions d’exemplaires dans le monde, récompensés par de nombreux prix et comparés à ceux de G.R.R. Martin (Le Trône de fer) et de Robert Jordan (La Roue du Temps), Brandon Sanderson est un auteur phare de sa génération. La Voie des rois ouvre avec brio sa nouvelle saga-événement.

Les personnages:

Kaladin a un grand charisme, portant autant le pont que ses hommes, il a toute mon attention , et bien sur, ma préférence, car on espère que du fin fond du gouffre d’où il vient, il devienne plus grand que certains Princes….

« -On ne peut pas mettre de prix sur la vie des gens. »

Shallan, intrigante jeune femme, qui s’associe à une autre femme tout aussi mystérieuse, Jasnah. Elles ont le « beau rôle » entre ce qu’elles sont puissantes, et pleines de savoir…

Dalinar : Haut-Prince à l’esprit torturé, il essaye de combattre avec ses fils pour acquérir toujours plus de richesses et de terres, mais ses visions ne lui laissent que peu de répit. Son intuition d’Union est très forte, mais rien ne semble lui donner raison…

Syl, c’est la touche féerique, c’est ma petite chouchou de l’histoire, la Sprène qui essaye de comprendre les hommes…

« -Les gens sont la discorde, déclara Syl. »

Malice, j’ai toujours aimé les fous du roi…Et celui ci, est vraiment génial avec ses jeux d’esprits, sa manière de provoquer, son intelligence beaucoup plus grande qu’il n’y parait…

Ce que j’ai ressenti:…Une voie vers le Coup de Coeur…

« Ne te contente pas des rêves mesquins des autres hommes. »

20 ans d’écriture pour cette histoire et près de 2000 pages, ça force le respect. Surtout que Brandon Sanderson réinvente tout, dans Roshar, même la couleur du vin…Dans ce tome 1, nous voilà avec un petit pavé de 1000 pages, et un grand roman épique…

Chaque personnage est intéressant à suivre: ils ont tous comme une urgence à vivre, une désespérance dans leurs actions, un magnétisme intense qui nous donne mille émotions diverses. Les suivre, c’est se confronter à tout une expérience de vie, et différentes façons de penser…On suit autant les Princes, que les plus insignifiants hommes, les érudites autant que les plus vils assassins. Tout tourne autour d’un Roi assassiné, sa politique et son royaume laissé en plein chaos… Finalement, on pressent la richesse d’un ancien monde mais aussi, celui en devenir dans les regards de ces personnages: on en ressent chaque inspiration, chaque souffrance, autant que leurs espérances…Flashs-backs et Présent actif, rendent ce récit captivant!

« Agissez avec honneur, et l’honneur vous aidera. »

Un roman de Capes et d’épées, où l’honneur est le mot d’ordre et où les personnages sont tous plus intéressants les uns que les autres, voilà tout un beau programme de lecture! Je ne vous dis pas comme il est bon de lire des scènes de combats où le sang ne coule pas, où les monstres s’invitent dans les lieux sombres, où les stratégies se jouent sur les champs de batailles immenses. La magie s’invite aussi dans ses pages ce qui rend d’autant plus fabuleux, le moment, et finalement on ressort de cette lecture, des étoiles pleins les yeux, le cœur palpitant, et déjà avide de lire le prochain tome, car malgré l’épaisseur du livre, on est finalement qu’au milieu de l’action…C’est un fort roman de Fantasy, où tous les bons ingrédients sont réunis, mais comme tout bonne chose se mérite, il faudra prendre le temps de découvrir tout le folklore et les coutumes, pour mieux en apprécier l’inestimable richesse et complexité de cette saga…

« Toutes les guerres sont des jeux. le meilleur jeu qui soit, où les pièces perdues sont des vies véritables, où les trophées valent une véritable fortune! C’est là l’existence à laquelle aspirent les hommes. Se battre, tuer, gagner. »

Je trouve que l’auteur a su rendre son histoire très attrayante de par la construction de son intrigue, mais aussi la force de ses petits détails. Par exemple, je suis totalement sous le charme des Sprènes. Je visualise parfaitement ses menues apparitions. Après la grandeur de ses guerres à l’arme blanche, sont époustouflantes. Les lieux battus par les vents et les tempêtes ravageuses, ajoutent encore à l’épaisseur de cette ambiance à couper à l’épée…Quand on rentre dans cet univers, il est incroyablement difficile d’en sortir! On est pris dans les actions, les tourments intérieurs des personnages, la beauté réinventée de ses terres hostiles. Minutieusement conté, l’auteur gère d’une main de maître, son milieu, en y mettant de très belles valeurs en avant!

« Il n’y a aucun profit à tirer de la paix. »

Je finis donc ce premier tome, en totale euphorie et très curieuse de découvrir les secrets qui se cache derrière :Porte-Eclat, Lames, Voie des rois, Cœur de-Gemme, Spiricante, Fulgiflamme…Encore donc de belles heures d’aventures que je vais m’empresser de découvrir! Vite le Tome 2!!!!!

Meilleurs moments du livre:

  • La scène Dix battements de cœur. Cette bataille contre le démon des gouffres est sensationnelle, autant au niveau visuel que émotionnel. On est totalement hypnotisé par cet instant de fureur et, synchroniser cette lutte à coup de pulsions organiques, rend un effet encore plus viscéral!
  • Les illustrations: J’ai adoré trouver au détour des pages, et même en début de chaque chapitre, ces dessins. Elles apportent encore du « plus », à la qualité de l’ouvrage.

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier Le livre de Poche Imaginaire pour l’envoi de ce livre! Ce fût une lecture palpitante!

 

 

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Winter People, Jennifer McMahon

Couverture Les visiteurs de l'autre rive / Winter people

Pourquoi je l’ai choisi:

Recevoir le jour de la St Valentin , ce livre qui parle d’amour et d’hiver, j’ai trouvé que c’était le timing parfait…

Synopsis:

« J’avais aussi compris qu’il valait mieux éviter de la contrarier. Tantine s’emportait vite et n’appréciait guère qu’on la contredise. Quand quelqu’un refusait de la payer, elle versait une poudre noire tirée d’une de ses bourses en cuir sur sa maison en marmonnant d’étranges incantations. (…)
— S’il te plaît, réponds-moi, Tantine. Est-ce qu’on peut faire revenir les morts ? ai-je insisté en jetant une poignée de têtes-de-violon dans son panier.
Elle m’a dévisagée longuement de ses petits yeux noirs, la tête penchée.
— Oui, il y a bien un moyen. Les rares qui le connaissent le transmettent à leurs enfants. Et puisque tu es ce que j’ai de plus proche d’une fille, je te transmettrai le secret. »
 
Et si l’amour était vraiment plus fort que la mort ? Et si l’on avait la possibilité de ramener de l’au-delà l’être qu’on aime le plus au monde ?
Un suspense terrifiant pour un sujet grave. Une histoire qu’on ne peut lâcher et qui nous plonge dans l’effroi.

Les personnages:

Des personnages en pleine détresse, fracassés de douleurs, hantés par leur amour: toute la puissance de ce roman vient de là…Une sphère de quatre points de vue qui raconte, l’impensable, l’incommensurable chagrin…Et Gertie, qui court dans la neige…

« Ah la folie! Quelle belle excuse quand on veut infliger d’horribles choses à quelqu’un, a dit Tantine avec un sourire mauvais. »

Ce que j’ai ressenti:…Quand tu ne fermes plus l’œil de la nuit…

Quand les revenants grattent à votre porte, vous ouvrez, ou pas??!

Je suis de celle qui leur ouvre bien grand, mon imaginaire et je me régale toujours de voir ce gouffre qui s’amenuise entre vivants et morts, dans la plume de ses écrivains inspirés, qui jouent de la douleur de ses personnages, pour ouvrir une brèche entre réalité et surnaturel. Jusqu’où peut-on aller par amour? Toute la question se trouve là, dans ce déchirement de perdre l’être qu’on aime le plus au monde, et de se voir offrir une chance,  même folle de passer encore quelques heures avec lui. Mais ça ne se fera pas sans conséquences, on s’en doute, car jouer avec les fantômes, c’est un cache-cache dangereux…

Jennifer McMahon nous ouvre le passage de La Main du Diable, où une génération se voit quelque peu, gênée par la malédiction des Winter People. Elle arrive à créer une ambiance forte, un nœud de tension et pouvoirs occultes, qui n’a de cesse de vous agripper  dans vos nuits, lorsque vos yeux se ferment…Une rare intensité vous happe dans ses lignes, et ce que j’ai adoré c’est qu’elle ne vous lâche pas jusqu’à la dernière page, et peut être aussi, au-delà…Nous, lecteurs, nous retrouvons aussi détenteurs de ce manuscrit mystérieux, possesseurs de ce savoir envahissant, presque membre de cette chasse aux sorcières… La construction de son récit, rend cette histoire passionnante, avec ce qu’il faut de terrifiant, pour trembler de plaisir à suivre Sara et Les visiteurs de l’autre rive, dans ce bout de terre, qui a de drôles de façons de faire sortir ce qu’il y a de plus profond en nous…

« Autant souhaiter l’impossible. »

J’adore plus que tout, ses romans, où l’ambiance noire et mystérieuse, vous enveloppe comme une brume inquiétante, où l’on peut presque sentir l’odeur de la terre retournée, le silence de la forêt, presque saisir l’ombre qui se glisse dans votre champ de vision, sursauter au moindre bruit de la nuit…La magie de cette histoire tient à ce jeu d’apparitions et de disparitions soudaines, à cette pesanteur sombre qui se glisse au fur et à mesure de l’intrigue, à ce talent de laisser planer un doute raisonnable sur les dormeurs

Je vous laisse à vos cauchemars, et je vais maintenant essayer de retrouver, un semblant de quiétude, tout en vous chuchotant, histoire de ne pas réveiller les ombres obscures,  que ce livre est un beau coup de cœur…

 

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 10/10

 

Remerciements:

Je tiens à remercier les éditions Le livre de Poche Imaginaire pour l’envoi de ce livre! Merci infiniment de leur confiance, ce fut une lecture Coup de Cœur!

La maison des morts, Sarah Pinborough

vo9yaurl

Une chronique faite par Daniella Fantasy.

La Maison des morts par Pinborough

COUP DE COeUR !!! Ce livre est bouleversant !
Ayant déjà lu la première sage de Sarah Pinborough (Poison, Charme, Beauté) j’ai beaucoup aimé sa façon d’écrire et j’ai donc demandé au « Père Noël » alias ma soeur Stelphique de m’acheter son nouveau livre et je ne le regrette pas du tout. MERCI !
Les enfants porteurs actif du gène Déficient sont amenés au manoir que l’on appelle « la maison des morts » et attendent de savoir s’ils vont mourir. Ils sont installés dans des dortoirs où chacun reste dans son coin n’essayant pas de connaître les autres patients des autres dortoirs et vivent tous dans la crainte de tomber malade et de finir au sanatorium d’où personne ne revient.
Toby et ses amis, du dortoir 4, ont créé un lien entre eux, dont ce dernier et le chef et les protège. Chacun passe le temps comme il peut jusqu’à l’arrivée d’un nouveau groupe d’enfants dont Clara qui va bouleverser la vie de Toby et lui redonner le goût de la vie. Même si la fin est proche, la vie vaut toujours la peine d’être vécue à fond.
Ne connaissant pas ce qu’est un sanatorium, j’ai fait des recherches sur internet ce qui m’a permis de mieux comprendre l’environnement, leur maladie et l’intérêt de l’éloignement des villes.
Mais revenons-en au livre…
Déjà il m’avait plu par sa couverture brillante et ses pages noires. Et on comprend cette noirceur car la mort est omniprésente.
Toby est un jeune homme plutôt solitaire et agressif mais qui ne le serait pas en étant dans la Maison des Morts !
Il va faire la connaissance de Clara qui est son opposée, elle est gentille et représente la joie de vivre.
Tous les opposent mais une affinité va se créer petit à petit entre eux et l’auteure nous laisse le temps de nous faire à leur amour naissant.
La matrone est détestable mais avec son équipe d’infirmière l’ambiance est très oppressante : entre les pilules que les patients doivent prendre, la peur qui règne constamment, le stress de la maladie et d’atterrir au sanatorium tous les ingrédients sont là !
Mais contrairement à tous les autres enfants Toby et Clara décident de ne pas prendre leurs pilules et vivent pleinement leur vie en profitant de chaque instant surtout la nuit car le monde leur appartiennent.
On ne connaît pas les dessous de sanatorium, on ne sait pas ce qui se passe réellement en haut de cet ascenseur mais on s’en doute fortement alors je n’ai pas trouvé nécessaire de rentrer plus dans la souffrance de la mort et j’ai apprécié la façon dont l’auteure est restée soft sur le sujet.
J’ai adoré ce livre. Il est touchant, bouleversant et émouvant ! On passe par de nombreux sentiments et on s’attachent à la vie de ces jeunes malades et à leur destin. L’amour, la peur, l’angoisse, la haine ou la crainte. Tout y est pour passer un bon moment de lecture.
Pour les personnes émotives, je vous conseille des mouchoirs pour la fin car elle est triste mais tellement magnifique. L’amour peut-il être plus fort que la mort ?

 

L’ange de l’abîme, Pierre Bordage (LC Interactive avec Cannibal Lecteur).

Couverture La Trilogie des Prophéties, tome 2 : L'ange de l'abîme

Pourquoi je l’ai choisi:

J’avais hâte de poursuivre cette trilogie de Pierre Bordage, avec ma chère binôme de lecture…

Synopsis:

Dans une Europe d’apocalypse ruinée par la faillite des OGM, enlisée dans la guerre contre le Moyen-Orient, en proie au fanatisme religieux et au racisme, l’auteur raconte le voyage initiatique de Stef et Pibe, deux adolescents à la recherche de l’archange Michel, le dictateur tout-puissant qui gouverne le vieux continent depuis sa forteresse roumaine. Dans une ambiance crépusculaire fascinante car terriblement proche et crédible, un grand roman épique d’une actualité brûlante.

Les personnages:

C’était drôle de voir mon diminutif mis en scène: Stef ,en plus, est un personnage lumineux, et j’ai adoré voir la douceur de ce duo qu’elle forme avec Pibe.

« Merde, voilà qu’il pensait comme Stef. »

C’était réjouissant de voir une bande de gamins, tenir le rôle de mini-héros, combattre les injustices dans l’ombre.

Tous ses personnages qu’on rencontre au détour d’un nouveau chapitre nous offre une vision plus large, plus intense d’un conflit gigantesque qui nous plonge dans les plus profond des abîmes…Adultes, enfants jouent sur la grande scène de ce nouveau monde ravagé, et si dès fois, une lueur d’espoir est présente, elle apparaît quand même, très faiblement…

Ce que j’ai ressenti:

Voilà tout à fait le style de roman que je n’aime pas lire…Mais j’adore sortir de ma zone de confort, explorer d’autres sensations, voir d’autres univers, et surtout partager autour de la lecture. Donc, sans cette Lecture Commune, j’aurai sans doute laisser tomber cette lecture.

Les hommes croient que le monde se réduit à leurs petites affaires, à leurs petites pulsions, à leurs petites colères . Est-ce que le désespoir d’un homme à empêcher un jour le soleil de se lever?

Oui, ma sensibilité s’en est pris un bon coup! Alors, c’est pour cela que j’évite à tout prix des livres parlant de Guerre: la Méchante, la Dévastatrice, l’Effroyable…Je crains plus que tout, ses scènes qui raconte un enfer d’immondices, de violence et d’horreur de tous les instants. Je vomis toute cette cruauté humaine qui ressort dans ses tranchées, je meurs de voir les camps de concentration, je pleure de constater que, en l’Homme, il y est, tant de Mal.

« Foutons la paix à Dieu, il n’est en rien responsable de la connerie humaine. »

J’admire par contre, la vision presque prophétique, clairvoyante de cet auteur. Sa façon de dénoncer les pires actions du passé, de les remettre en scène pour prédire un avenir possible, palpable, monstrueusement réaliste. Mais forcement, avec un tel livre, mon moral est tombé dans mes chaussettes, ce fut une lecture éprouvante, plus que ce que j’aurai pensé. Je ne saurais dire si je l’ai aimé ou pas. Je suis au delà de cette appréciation subjective. J’ai été tourmentée, parce qu’elle me touche dans mon Intime et qu’elle est le trop fatal reflet de notre actualité. J’ai vraiment du mal à poser mes mots, mes ressentis, c’est beaucoup trop brûlant, trop intense, trop horrible, trop déstabilisant…

Quoi que tu fasses, tu émets une note dans le chœur de la Création. Une note unique reconnaissable entre toutes. Il me suffit de rester à son écoute pour remonter ta piste.

L’ange de l’abîme est une lecture effrayante aussi bien que palpitante, elle te ravage un peu plus dans tes croyances, te torture l’esprit autant que le cœur, il transpire de ses pages toute une horreur que tu préfères ne plus voir mais que l’auteur te fait revivre sous couvert de fiction, et là, quand tu reposes ce roman d’anticipation percutant , tu aimerais juste imaginer un avenir plus radieux avec des anges un peu moins noirs que ceux entrevus par Pierre Bordage.

 

Le vice, Monsieur l’auxiliaire de la légion , se tient toujours dans l’ombre de la vertu.

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 8/10

 

Couverture La Trilogie des Prophéties, tome 2 : L'ange de l'abîme

Titre : L’Ange de l’abîme

Auteur : Pierre Bordage
Édition : Le Livre de Poche (2006)

Résumé :
Dans une Europe d’apocalypse ruinée par la faillite des OGM, enlisée dans la guerre contre le Moyen-Orient, en proie au fanatisme religieux et au racisme, le voyage initiatique de Stef et Pibe, deux adolescents à la recherche de l’archange Michel, le dictateur tout puissant qui gouverne le vieux continent depuis sa forteresse roumaine.

warskullCritique du Cannibal Lecteur :
Attention, cette dystopie, ce roman de SF pourrait vous retourner les sangs et vous donner des sueurs froides !

Moi, je serais d’avis qu’on lui colle ce bandeau-titre sur la couverture pour prévenir les gentilles petites âmes qu’elles peuvent en ressortir essorées et lessivées !

Pas « lavées », mais « lessivées » et la différence est énorme… Et cette petite précision linguistique est pour une personne de ma connaissance.

Ce qui fait peur dans les dystopies, c’est qu’un jour, elles pourraient se révéler juste et nous tomber sur le coin de la gueule…

Et dans le roman de Pierre Bordage, tout y est d’une justesse qui fiche la trouille, plus qu’avec les monstres de Stephen King planqués dans les placards de notre enfance.

Je m’attendais à trouver la suite du premier tome, mais il  n’en est rien : on fait table rase des personnages précédents, sans savoir à un seul moment ce qu’ils sont devenus, ni comment on se retrouve dans une France (et surtout une Europe) en guerre contre le Moyen-Orient.

La France en guerre a de furieux airs de la France en 39-44 :  les soldats de la Légion de l’Archange Michel sont habillés de noir (comme les SS), on manque de tout et la délation est devenu un sport national. Bien que ici, ce ne sont pas les Juifs que l’on dénonce et que l’on parque dans des camps de concentration avec fours derniers cris incorporés : mais des musulmans !

Oui, des camps de concentration sur les terres françaises, sur les terres de la Grande Europe démocrate d’après 2001, là où on avait juré, la main sur le cœur que « Non, non, plus jamais ça !! ». Et on s’en donne à cœur joie, dans ces camps, pour liquider les ousamas (c’est comme ça qu’on les nomme).

Roman de SF, dystopie plus que réaliste, roman choral alternant les récits de nos deux jeunes nouveaux personnages attachants – Pibe et Stef – et les autres chapitres décrivant, à travers différents personnages, la vie horrible sous le joug des fanatiques religieux catholiques qui nous ont tout supprimé : les journaux, la télé, le Net, la pilule…

Oui, les fanatiques religieux sont dans notre camp à nous, pas de bol les filles, on va bouffer notre pain noir sous le règne de celui qui s’est autoproclamé Archange Michel (et qu’on aimerait voir terrassé par le dragon, pour une fois) et pondre des gosses pour qu’ils aillent grossir les rang de l’armée et se faire dézinguer dans la boue et la merde.

Si l’Homme apprenait de ses erreurs du passé, ça se saurait, si l’Homme comprenait les mises en garde qu’on met en scène dans les dystopies, ça se saurait aussi…

Ici, bien entendu, on a rien retenu des leçons de passé et on reproduit 39-44 en oppressant notre propre peuple et on se refait la 14-18 en s’enlisant dans une guerre de tranchées et d’immobilisme.

L’auteur tire à boulets rouges sur nos sociétés, sur notre imbécilité à suivre des meneurs qui ne veulent pas notre bien, sur ces hommes toujours prêts à partir la fleur au bout du fusil avant de chier dans son froc une fois sur le front, sur les politiques qui nous divisent pour mieux régner et sur le Grand Satan Américain qui aime voir deux nations se battre pour mieux en profiter ensuite.

Ce qui est éprouvant dans ce roman, c’est son réalisme et le fait que ce genre de situation pourrait arriver en mettant au pouvoir les mauvaises personnes, en se laissant manipuler par les médias qui nous disent ce qu’elles veulent bien nous dire, en ne réfléchissant pas plus loin que le bout de notre nez, en ayant peur de l’autre, en ne voulant pas en savoir plus sur lui, en ne nous renseignant pas plus loin que ce que nous dit la télé, en répétant bêtement le dernier âne que l’on a entendu braire et en le diffusant massivement sur la Toile….

L’auteur tire aussi sur les religions, au travers de certains personnages, mais vient ensuite rectifier le tir en signalant que ce ne sont pas les religions ou Dieu les responsables, mais les Hommes qui préfèrent se faire la guerre pour prendre les richesses du voisin. Mais tout le monde ne l’a pas encore assimilé…

Il comprenait que le malheur n’était pas dû à l’islam ou au christianisme, mais à l’homme qui transformait les religions en d’implacables machines de guerre, à ce mal mystérieux qui rongeait l’humanité depuis la nuit des temps.

« Foutons la paix à Dieu, il n’est en rien responsable de la connerie humaine. »

Un roman qui m’a pris aux tripes, qui met un peu de temps à s’installer, mais une fois qu’il démarre, accroche-toi bien parce que tu vas t’en prendre plein la gueule et finir K.O dans ton divan, le livre étalé au sol car tu l’auras lâché, épuisé que tu seras du périple et des événements que l’auteur te fera vivre sans te laisser respirer.

D’ailleurs, moi, c’est décidé, je vais relire mes Petzi ou mes Picsou Magazine, ça me fera du bien.

Les hommes croient que le monde se réduit à leurs petites affaires, à leurs petites pulsions, à leurs petites colères. Est-ce que le désespoir d’un homme a empêché un jour le soleil de se lever ?

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017).

BILAN - Minion Les bras m'en tombe - un putain de livre OK

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