Le chat Niversaire, Stéphanie Dunand-Pallaz/ Sophie Turrel

 

Pourquoi nous l’avons choisi:

Jazzelfique s’est pris de passion pour les chats, alors un album qui sort le mois de son anniversaire avec un matou qui est le roi des fêtes, on se laisse forcément séduire!

Synopsis:

Il était une fois un chaton épatant,
Toujours de très bon poil, enjoué et souriant.
Il organisait des fêtes extraordinaires,
Ce minet, c’était le joyeux chat Niversaire.

Ce que nous avons ressenti:

Un petit album joyeux et multicolore pour le plaisir des yeux et de la bonne humeur dans ce moment important de l' »Histoire du Soir ». Pensez donc un chat, tout heureux, qui se régale de faire plaisir à son entourage, voit enfin, le retour de ses attentions récompensées lors de son jour à lui: son anniversaire! La fête se prépare sous les chapeaux de roues et multi ballons à nouer! Mais il ne faudrait pas que la machine fasse des siennes….

Nous avons été ravie de connaître ce petit chat Niversaire et nous avons complètement craqué sur son apparence tout en  dégradé de couleurs vitaminées! En fait, toute la bande de matous affichent des pelages tous plus réjouissants les uns que les autres, donc bravo à l’artiste ainsi qu’à l’auteure pour cette belle inventivité! Nous, les chatons violets et bleus, on adore!!!!Chacun leur personnalité: je sens que cette petite collection de chatons loufoques avec jeux de mots rigolos, pourrait bien intégrer la petite bibliothèque familiale!

On a beaucoup aimé cette petite aventure féline toute en rime, et la jolie morale qui clôture cet anniversaire très mouvementé! Encore un joli moment complice Mère/Fille! On dirait bien que Jazzelfique a trouvé des petits chatons à adopter sans modération!

Notre note Plaisir de Lecture  8/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les éditions Balivernes pour l’envoi de cet album! Nous avons adoré cette lecture joyeuse!

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Max et la grande illusion, Emanuel Bergmann.

Max et la grande illusion par Bergmann

Synopsis:

Audacieux et original, un premier roman qui nous entraîne dans un voyage rocambolesque, du Prague des années trente au Los Angeles de nos jours. Histoire d’une amitié improbable entre un enfant aux rêves plein la tête et un vieil homme perdu, une oeuvre lumineuse, pleine d’émotion, de drôlerie et d’une irrésistible tendresse. Prague, 1934. Mosche Goldenhirsch, fils de rabbin, mène une existence bien triste et bien monotone. Sa mère adorée vient de mourir et les relations avec son père sont de plus en plus houleuses. Quand un cirque débarque à Prague, il décide de se lancer dans l’aventure et de suivre la troupe. Mosche se voue corps et âme à sa nouvelle passion et apprend toutes les ficelles du métier avec son maître, l’Homme demi-lune. Il rêve aussi à la très belle assistante, Julia… Et de fil en aiguilles, Mosche Goldenhirsch devient le Grand Zabbatini, ce magicien que tout le monde veut voir, Adolph Hitler y compris… Los Angeles, 2007. Max Cohn a 11 ans et sa vie vient de basculer : ses parents vont divorcer. Le jeune garçon est effondré, surtout qu’il est persuadé d’être responsable du drame. En fouillant dans les vieilleries de son père, il tombe sur un CD du Grand Zabbatini et découvre son célèbre tour :  » le sortilège de l’amour éternel « . Max en est sûr, seul un magicien peut faire des miracles et réparer l’irréparable, alors il part à la recherche de celui qui représente son dernier espoir…

Ce que j’ai ressenti:…Douceur d’un tour de piste magique…

Malgré les preuves accablantes du contraire, Max tenait bon: il croyait à l’impossible.

Si je ne devais ne choisir qu’un mot pour vous parler de ce livre, je dirai: Douceur. Le miel d’une belle histoire, la magie d’une rencontre intergénérationnelle, le plaisir de croire encore à l’illusion de nos rêves….Max, c’est un gamin touchant qui voit le monde encore avec ses yeux d’enfant, se nourrit d’imaginaire et croit en l’impossible pour éviter une dure réalité. Mosche était un grand magicien, mais son présent est obscurci par la vieillesse et un sentiment de désespoir. Le destin va les faire se rencontrer, et le choc est pour le moins explosif!

Notre monde, dit-il, est un lieu magique! Seul un voile très fin nous sépare des rêves qui sommeillent en notre for intérieur.

Asseyez vous, prenez place dans les gradins, le Cirque magique va vous en mettre plein la vue! J’ai toujours adoré cette ambiance toute particulière de chapiteaux, l’euphorie du spectacle, les tours de pistes qui s’enchaînent…Ici, on passe en coulisses pour tenter de dévoiler les petits secrets des magiciens, et même si on ne saura pas leurs astuces, on comprend ce qui fait leur passion pour cette discipline…Enchantée par cette atmosphère de jeux et lumières, tours de mains et jeux de cartes, princesse dissimulée dans une malle avec double fond, et représentation théâtrale clownesque… L’auteur a su recréer la magie du cirque, leurs petites chamailleries, leurs idéaux dans ses pages avec beaucoup de justesse et c’est un plaisir de profiter de ce dynamisme communicatif de la piste du Cirque Magique.

« Bienvenue au plus grand spectacle du monde, claironna l’homme. N’ayez plus confiance en rien, mesdames et messieurs, car vos yeux vont vous mentir. Tout ce que vous allez voir ici est réel, mais rien n’est vrai. »

S’il est vrai, que nous avons beaucoup de douceur et quelques jolis moments cousus de fils blancs, l’auteur aborde des thèmes profonds et plutôt bouleversants cachés par la poudre aux yeux de l’illusion. Derrière le rideau d’étoiles scintillantes se cachent toute la douleur de la Shoah, les ravages d’une extermination injuste, l’horreur des camps de concentration. Ce n’est plus simplement un vieil homme et un enfant qui s’entraident, mais deux personnages qui concilient devoir de mémoire et espoir d’un monde meilleur, en se tendant juste la main.

Mais, pour ce qui était des mésaventures, le destin avait des réserves presque inépuisables.

En conclusion, j’ai été touchée par ce duo de personnages candides et la manière dont l’auteur a su maîtriser, malgré la tragédie sur fond d’Histoire, la pureté de l’innocence. La grande illusion d’un rêve ou le rêve de la grande illusion, Max et Mosche vous les offriront le temps de cette lecture.

Ma note Plaisir de Lecture  8/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement le site Babélio ainsi que les éditions Belfond pour l’envoi de ce livre! Ce fût une douce lecture !

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Brume, Stephen King.

Couverture Brume

Pourquoi je l’ai choisi:

C’est un des rares que je n’avais pas encore lu, et je me suis dit qu’avec la sortie de la série, ça serait bien de voir d’un peu plus près cette ambiance de Brume…..

Synopsis:

Imaginez une brume qui s’abat soudainement sur une petite ville, une brume si épaisse que les clients d’un supermarché hésitent à en ressortir. Il n’en faut pas davantage au maître de l’épouvante pour nous plonger dans le cauchemar avec un réalisme hallucinant.
Chacune des nouvelles de ce volume possède le même pouvoir ensorcelant. Vous aurez peur d’un petit singe en peluche qui joue des cymbales. Vous redouterez de voir surgir le fantôme d’un camion. Vous saurez de quoi est capable un naufragé solitaire, lorsque la faim le tenaille et que la drogue décuple son courage.
L’art de Stephen King est de faire surgir l’effrayant ou le surnaturel au cœur d’un monde rassurant et prosaïque. Les superbes décors du Maine, où vit Stephen King, se révèlent une fois encore peuplés de sortilèges et de malédictions ?

Ce que j’ai ressenti:…Enveloppez-vous, de Cauchemars et de Brume….

-Elles vont attendre dans la brume…Et si vous n’arrivez pas à rentrer, elles vont vous manger. Comme dans les histoires.

(Brume.)

Il y a peu de mot qui décrit le plaisir d’ouvrir un Stephen King, un petit pavé qui plus est! Tu t’entoures de Brume et de plaid pour mieux t’avancer dans les ombres froides de la nuit, et tu t’aperçois quand tu relèves ton nez de ses pages, que les heures passent aussi sûrement que les monstres t’ont rejoint…Ah Nostalgie d’une époque où tu te faisais des nuits blanches pour lire ses histoires inimitables et effrayantes, et là, comme par magie, l’effet te revient, toujours aussi intense, toujours aussi vrai…Et même si 30 ans ont passé, ce petit recueil vintage réédité n’a rien perdu de sa superbe, et j’ai eu la grande chance de retrouver cette euphorie de me plonger dans l’épouvante, jusqu’aux petites heures du matin, l’emmener partout avec moi, pour rester dans l’ambiance, le lire dans mes pauses déjeuners…Juste retrouver l’immense plaisir de me lire ma petite « Histoire du soir » conté par le grand King, juste rêver un peu plus en journée et trembler la nuit…Juste aimer par dessus tout, ces instants de lecture…

Il y a le zéro, l’éternité, la mortalité, mais l’ultime, ça n’existe pas.

(Le raccourci de Mme Todd.)

Petit aparté personnel: Brume aura forcément ma préférence du recueil, déjà parce que cette nouvelle est juste excellente, (et d’ailleurs j’aimerai beaucoup voir maintenant la série évènement: The Mist) , mais comme c’est assez rare et que ça fait toujours plaisir, son héroïne s’appelle  Stéphanie…Du coup, après la belle introduction au recueil qui parle directement au lecteur et ensuite voir ses petits clins d’œil de prénom, je dirai que forcément tu t’attaches d’autant plus, comme si une petite connivence se créait avec l’auteur…J’ai remarqué que souvent, dans les recueils de nouvelles, Stephen King se livrait plus, que ce soit en introduction ou en conclusion, et pour tout fan qui se respecte ses petites notes pour mieux connaître son écrivain préféré sont juste des petits plaisirs! Bien que ce type de narration n’est pas ma préférence habituellement, je ne résiste pas à celles du Maître de l’épouvante, car je sais qu’il les soigne particulièrement, que ce soit en description cauchemardesques, ou études des comportements humains, on y trouve toujours son compte de réjouissances livresques!

Il faut manger le monde ou le monde vous mange et c’est très bien dans les deux cas.

(La révolte de CaÏn).

 

Brume, c’est donc 22 nouvelles hallucinantes, 1 poème paranoïaque et 862 pages de pur bonheur, qui t’entraînent au royaume des peurs enfouies. Même celles que tu ne soupçonnais pas! Depuis le King, tu ne regardes plus les clowns de la même manière? Oh et bien là, un simple jouet Singe à cymbales risque de te donner le frisson…Et c’est cela, le talent du King, d’un détail, il te transforme les objets, les gens, l’ambiance pour basculer dans un monde parallèle effrayant…Je ne me lasse jamais de ces écrits fantastiques, de ces histoires qui t’ensorcellent! Petits formats ou roman fleuve, Stephen King a cette effervescence divine d’écriture, avec des gadgets d’inspiration, il nous balance telle une boule magique rouler dans les méandres de son imagination débordante! Faites un vœu, Stephen King s’occupe de la ballade…Vers vos plus sombres désirs….

Une femme, ce qu’elle désire surtout, c’est ne rien devoir à personne.

 

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Le livre de poche Imaginaire pour l’envoi de ce livre! Je suis ravie de compléter ma collection de Stephen King!!!!

Nulle part sur la terre, Mickael Farris Smith.

Couverture Nulle part sur la terre

Pourquoi je l’ai choisi:

Je me suis laissée tenter par les retours de lecture plus que positifs pour ce roman, piochés ça et là sur la toile…J’ai une confiance presque aveugle quant à la qualité des parutions de la maison d’éditions Sonatine, alors c’est presque une évidence de découvrir leur dernier petit chouchou…

Synopsis:

Une femme marche seule avec une petite fille sur une route de Louisiane. Elle n’a nulle part où aller. Partie sans rien quelques années plus tôt de la ville où elle a grandi, elle revient tout aussi démunie. Elle pense avoir connu le pire. Elle se trompe.

Russel a lui aussi quitté sa ville natale, onze ans plus tôt. Pour une peine de prison qui vient tout juste d’arriver à son terme. Il retourne chez lui en pensant avoir réglé sa dette. C’est sans compter sur le désir de vengeance de ceux qui l’attendent.

Dans les paysages désolés de la campagne américaine, un meurtre va réunir ces âmes perdues, dont les vies vont bientôt ne plus tenir qu’à un fil.

Ce que j’ai ressenti:…Cap vers la Route du Désespoir…

« Fais ce que tu as envie de faire et ne regarde pas en arrière, se dit-il. »

Je m’en vais suivre ce conseil pour aller Nulle part sur la terre…Et je n’aurai voulu être nulle part d’autre sur la terre, que dans ma bulle d’air, pour apprécier au mieux cette petite pépite…

« Le soir parfois je m’asseyais sur la véranda et ce que j’entendais c’était comme si la fin du monde avait eu lieu et qu’il y avait plus personne sur terre. »

Le gros point fort de ce roman, c’est son ambiance. Pesante. Poussiéreuse. Couleur d’asphalte…Il règne dans ses pages, un temps presque arrêté, un espace temps suspendu, et il nous faut prendre le temps d’en apprécier toute sa richesse. A l’heure où tourne le monde, avec sa folle frénésie de course contre le temps, cet effet « lenteur » est salvateur: les mots appuyés, le rythme maîtrisé…Juste ce qu’il faut pour en faire un roman noir prenant, nourri de lumière grise…

Mississipi, un lac…Cette étendue d’eau a des effets apaisants incroyables, comme si elle pouvait sonder la profondeur des âmes et peut être enfouir les plus noirs secrets, tout en gardant son hypnotisante beauté. Entre son calme et les bouillonnantes émotions de ce village perdu au milieu de rien, ce lieu devient le rendez vous des désespoirs lumineux, des lumières imperceptibles…Un cadre naturel pour le théâtre vivant des plus destructrices querelles passées et ses répercussions présentes…

Regarder le mal en face, pour rester à l’écart du mal. Autant que possible.

Maben tirant sa fille Annalee, avec l’énergie de la fatalité, luttant contre l’inactivité, pour ne pas que le monde l’avale, pour éviter les mauvaises rencontres du destin. Elle avance envers et contre tout, pour ne pas tomber, en essayant de remplir ses journées d’un amour maternel instinctif, comme on se raccroche à une bouée au milieu du néant…Tandis que Russel voudrait un semblant de calme, qu’il pense ne pas mériter, et se perd dans les routes américaines aux heures les plus sombres, pour essayer de trouver la paix. En vain…Ce trio de personnages, qui nous éclaire de leurs espoirs, nous inonde de leurs sentiments contraires est des plus intéressant à suivre car la route de la rédemption et de la culpabilité dévorante sera semée de plus d’épreuves que prévues, de virages inopinés qui laissera voir un panorama intense de violence et de douceur combinés…

« S’asseoir sur la véranda, regarder le jour décliner et le soir tomber sur la terre comme une couverture descendue la border pour la nuit. »

En ayant choisi des personnages complexes qui touchent le fond mais qui gardent une petite lueur d’espérance,  Michael Farris Smith, nous offre un roman magnifique car il explore toutes les lignes floues entre le bien et le mal, tout en laissant son lecteur, maître de ses émotions face à ces contradictions humaines. On est, peut être Nulle part sur la Terre, mais on est très bien accompagné si on tient entre ces mains, cette belle lecture pleine d’humanité…

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les Editions Sonatine de leur confiance, et de l’envoi de ce livre! Ce fût une lecture intense!

 

Le loup et le chevalier, Tullio Corda.

Pourquoi nous l’avons choisi:

Nous avons de suite bien accroché à cette couverture un peu loufoque et pleine de douceur!

Synopsis:

Petit ours demande à son papa : « Tu me racontes une histoire ? ». Papa ours alors commence d’inventer son histoire, mais ne veut pas mettre de loup dedans. Attirés par le conte, les animaux de la forêt s attroupent peu à peu autour et l histoire prend forme. Mais papa ours est constamment interrompu par tout le monde qui tente de deviner la suite de l’histoire et surtout, qui demandent si vraiment, il n’y aurait pas un loup dans ce récit… C’est alors qu’un véritable loup arrive près d’eux. Papa ours va alors continuer l’histoire en transformant le lapin en chevalier pour aller affronter l’animal. Et il participera aussi pour l’aider et en allant assommer le loup. Et petit ours n’aura qu une envie : « Tu me racontes une autre histoire ? »

Ce que nous avons ressenti:…En avant pour les aventures!!!!

Cet album, c’est une histoire vivante! Partant comme un conte, avec la très célèbre formule magique « Il était une fois…. », elle se vit quand même avec l’échange de dialogue dynamique et aventureux! Le moment complice Mère/Fille a vu se dérouler une histoire où il est de bon ton de trouver un loup et une fée , tout en ayant des personnages qui jouent plus que leurs rôles d’acteurs sur cette scène improvisée…Plaisir de l’intonation et situations cocasses, les fous rires ne sont pas loin de ce rendez vous impromptu!

Avoir un Papa Ours qui sait inventer une histoire pareille, ça ne s’invente pas!!!Surtout que le petit a un brin d’espièglerie, et saura lui donner quelques matières pour pimenter ce moment d’échange! Nous avons donc une charmante petite histoire qui se construit sous nos yeux ébahis, où Le Loup et le Chevalier vont vivre une aventure bien malgré eux!

Jazzelfique a beaucoup aimé les illustrations. Cette forêt verte et bleue, où les animaux se réunissent autour du conteur avec cet écureuil, qui réclame à tout va, le silence pour entendre la fin de l’histoire…Tout est en simplicité, et c’est ce qui parle aux enfants avant tout…Maman Stelphique a apprécié l’humour et le côté protecteur de ce Papa Ours…

Un très chouette moment de lecture où le plaisir du théâtre plaira, aux petits curieux et aux impatients, d’entendre et vivre enfin leur histoire du soir rêvée…

Notre Note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les Editions Balivernes pour l’envoi de cet album! Nous avons adoré !!!

Les enfants de Venise, Luca Di Fulvio

Couverture Les enfants de Venise

Pourquoi je l’ai choisi:

J’avais enfin hâte de me faire mon avis sur cet auteur qui a bouleversé tant de cœurs…Hâte d’embarquer vers Venise en ce début d’été, pour mieux voyager dans le temps et les émotions….

Synopsis:

« Quand Mercurio s’était jeté dans le canal, Giuditta avait eu la tentation de le retenir. Ou de s’y jeter avec lui. Elle ne voulait pas renoncer à la sensation de sa main dans la sienne. Elle ne voulait pas renoncer à lui. Déjà, les nuits précédentes, dans le chariot, elle avait senti une forte attraction pour les yeux de cet étrange garçon. Qui était-il ? Il n’était pas prêtre, il le lui avait avoué. Quels mots avait-il dits en sautant du bateau ? Elle se souvenait à peine. Sa tête se faisait légère. “Je te retrouverai”, voilà ce qu’il avait dit. »

Ce que j’ai ressenti: ♫Je te promets une histoire différente des autres, J’ai tant besoin d’y croire encore…♫

« Il n’y a pas de rêves trop grands… »

Drôle d’impression que de vouloir toujours rester dans un livre, avoir envie de le terminer et en même temps ne jamais vouloir qu’il se finisse…J’aurai voulu rester à voguer indéfiniment à Venise, ramasser mon cœur en miettes que j’ai dû sans doute perdre sur un pavé, prendre la main d’un enfant des rues et lui offrir la douceur d’un regard…Peut-être oserais-je même vous chuchoter que ce livre est un chef d’œuvre, qu’il m’a tellement émue que je peux affirmer que c’est un de mes plus grands coups de cœurs littéraires, que la plume de cet auteur est si emplie de passion, que j’ai cru défaillir lors de ce moment de lecture, mourir un peu plus pour mieux revivre l’instant d’après, et qu’en plus, elle monte en crescendo…Toute l’Italie est là: vivante, vibrante…

« La vie est simple. Quand elle devient compliquée, ça veut dire qu’on se trompe quelque part. Ne l’oublie jamais. Si la vie devient compliquée, c’est parce que c’est nous qui la compliquons. Le bonheur et la souffrance, le désespoir et l’amour sont simples. Il n’y a rien de difficile. »

Il a ce goût du premier amour, celui de deux adolescents qui passent de l’enfance à l’âge adulte, et qui aime démesurément, presque avec cet élan si intense qu’il en devient dangereux, mais aussi qui va au delà de toute forme d’obstacle, qui combat dans un battement palpitant commun…L’amour tragique ou la tragédie de l’amour, en fait, peu importe c’est ce qui soulève les cœurs…En voici deux, de cœurs purs, qui d’un regard ouvre l’infiniment beau, l’infiniment romantique et qui même, cent fois contrarié se retrouvent toujours…Il y a comme une urgence à s’aimer ainsi, comme si cette intensité qui les submerge pouvait aussi bouleverser les mentalités…

« L’amour nourrit et engraisse. La haine consume et creuse. L’amour enrichit, la haine soustrait. »

Les enfants de Venise, et particulièrement ce quatuor de personnages apporte un souffle de candeur et de vie, pour mieux apprivoiser cette lumière d’innocence au milieu de cette misère écrasante. Mercurio est un magnifique personnage, ce petit arnaqueur vous volera aussi votre cœur, tant son intention de grandeur, est sincère. Il trompe avec panache, il se trompe avec naïveté , mais il a toujours cette flamme d’honneur qui l’anime envers et contre tout, et curieusement, il contamine dans le Bien, son entourage…Cette petite graine, est sûrement né, dans la boue fangeuse, mais il fleurit dans notre esprit, comme un petit trésor d’idéalisme…Avec ses quatre orphelins, on explore toutes les couches sociales de cette ville en expansion, et avec leur regard neuf, les failles sont encore plus perceptibles, plus malignes encore, peut être plus féroces pour notre esprit…Toute cette violence, cet éclat de chaos, cette misère, leur destin et les chemins qu’ils empruntent n’en sont que plus passionnant à suivre…

« Devenir riche, ça ne veut rien dire. Tu dois vouloir quelque chose qui nourrit le cœur. Ou tu mourras à l’intérieur. »

Luca Di Fulvio a su insuffler la passion dans cette Histoire, nous faire revivre avec émotion le Venise du XVIeme siècle, avec tout le cadre politique, religieux et social. Antisémitisme, jeux de pouvoirs, corruption, inégalités et injustices sont le quotidien de cette Italie en proie au fanatisme, et cette faille entre l’Etat et l’Eglise voit ses pires détracteurs…Arpenter ses pages, c’est revivre le poids de l’Inquisition, se confronter à la pauvreté, respirer de cette misère infâme et porter un regard sans doute plus profond dans ces eaux salies par le sang de l’intolérance. Autant vous le dire de suite avant que vous ouvriez ces pages: une lecture qui ne laisse pas indemne, tellement belle qu’elle vous renversera, tellement intense que vous voguerez au souffle de la Liberté…

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les éditions Slatkine et Compagnie pour l’envoi de ce livre! J’ai rarement lu, livre plus beau que celui ci! Merci de votre confiance, ce fut une révélation cet auteur…

Mieux que dix fées, Lenia Major/ Cathy Delanssay

Pourquoi nous l’avons choisi:

Un livre qui parle de fées??!!!On adore nous, et d’autant plus quand il rentre dans le Challenge Printemps Elfique!

Synopsis:

Dix fées se succèdent avec chacune un don particulier. La première fée sème des petits bisous partout, la deuxième est la reine des chatouilles, la cinquième super forte en rangement… Mais quelqu’un possède tous ces dons réunis : une maman. Commentaire : Blonde, brune, châtain, les yeux bleus, verts ou marron, dix fées toutes différentes et plus jolies les unes que les autres sont dessinées dans leur univers de douceur aux couleurs tendres et définissent toutes les qualités d’une maman. Jouant sur les couleurs, la tenue de la ligne et la taille des caractères, le texte simple souligne le don décrit. Un petit livre enchanteur, au format très agréable, pour dire combien on aime sa maman. Couverture rigide, cahiers cousus.

Ce que nous avons ressenti:…Un joli Coup de baguette magique…

Nous avons adoré ce petit album! La douceur qui se dégage, la tendresse du texte, et l’époustouflante mise en illustration! Depuis plus d’une semaine, c’est le livre TOP 1 de notre petit moment complice: l’Histoire du Soir. Jazzelfique le connaît déjà par cœur, et il a, et de loin, sa préférence, face à la multitude….

A la première lecture, déjà, elle a repéré la poésie « -Oh Maman, ça rime »….Bien sur, mes yeux de maman se sont illuminé de fierté…Lenia Major nous régale de mots tout doux, de mots doudoux, de mots trop chou qui appellent aux bisous…C’est une belle invitation aux câlins et à entretenir la complicité entre une mère et ses enfants…

Ensuite, nous nous sommes laissé surprendre par l’histoire et la particularité de toutes ses fées, pour tomber en amour, devant cette fin tout simplement adorable…

Chaque page, est une illustration splendide d’une fée. Chacune avec son style, toutes plus jolies les unes que les autres! Cathy Delanssay a une incroyable touche artistique! Nous avons adoré chaque détail, ses visages pleins de rondeurs et de magie, joliment mise en valeur dans une situation donnée. Jazzelfique a eu un coup de foudre pour la sixième qui danse alors que Maman Stelphique préfère la Dix qui ouvre sur le Pays des contes, mais en fait, c’est tout l’album qui est une richesse de plaisir des yeux!

Jazzelfique s’attarde toujours sur des petits détails, et ici, c’est la petite coccinelle qui apparaît, une page sur deux, qui a attiré son attention. De minuscules touches d’humour posés, ici ou là, qu’elle se régale toujours de découvrir à chaque relecture…

Nous sommes d’accord toutes les deux, pour mettre en Coup de Cœur, ce joli petit livre, et nous vous invitons à découvrir ce qui est Mieux que Dix Fées….

Notre note Plaisir de Lecture  10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les Editions Balivernes pour l’envoi de ce livre!

Dompteur d’anges, Claire Favan.

Couverture Dompteur d'anges

Pourquoi je l’ai choisi:

Une lecture magiquement arrivée dans mon monde grâce à Yvan, d’Emotions, blog littéraire et musical.  Un Merci elfique, évidemment!!!!;) Sa chronique passionnée pour Dompteur d’anges.

Synopsis:

On ne choisit pas sa famille. Encore moins celle de son ravisseur…
Condamné pour un meurtre qu’il n’a pas commis, Max Ender a été jeté en pâture à ses codétenus par ceux-là mêmes censés assurer l’ordre et la discipline au sein de la prison. Lorsqu’il est reconnu innocent et libéré, ce n’est plus le même homme. Il n’a désormais plus qu’une seule idée en tête : se venger de cette société qu’il hait par-dessus tout.
Pour frapper ses bourreaux au coeur, il va enlever leurs enfants et, méthodiquement, au fil des ans, faire de ces petits anges des bêtes féroces avant de les envoyer punir ses tortionnaires à sa place. Tout se déroulera selon ses plans jusqu’à ce qu’une de ses créatures lui échappe et disparaisse dans la nature…

Ce que j’ai ressenti:…Trop d’émotions pour une fée sensible…

On peut vraiment dire que Claire Favan sait y faire en tant que provocatrice d’émotions…Son nouveau thriller va vous en faire vivre de ses montagnes russes de sentiments et ressentiments contradictoires qu’il vous sera difficile de quitter ses pages…Efficace et puissant jusqu’à la dernière ligne…

Elle joue avec son lecteur pour lui faire un jeu de manège tourbillonnant intense…

  • Première partie abrupte avec Le dompteur. Une mise en bouche déjà bien dérangeante et un personnage avec lequel on tisse un lien d’empathie…Montée lente mais vertigineuse, dans cette fameuse machine infernale…
  • Deuxième partie asphyxiante avec les Anges. Naissance d’une ligue spéciale et virages à 90° degré avec cette découpe du lien fraternel…On n’arrête plus la course folle de ce manège, lancé à toute berzingue, et le flot d’intenses variations de chutes et de soulèvements du palpitant…

Comme je l’ai dit, c’est un super thriller psychologique et noir à souhait pour les amateurs de sensations fortes…J’ai trouvé cette vengeance totalement folle, rudement bien menée, et le titre qui colle parfaitement à cette intrigue sanglante…Elle est suffisamment dérangeante pour attiser cette frénésie de tourner la page suivante, mais les répercussions sur nos esprits, sont autant de marques au fer rouge….

La pauvre a eu le temps de voir la mort rôder tout près d’elle et picorer son âme.

Il n’empêche que pour moi, j’ai « presque » failli laisser de coté cette lecture, pas parce qu’elle n’était pas bien , mais peut être trop bien écrite justement, trop suggestive à mon imaginaire … A un certain moment, mon cœur de mère d’un petit bout’chou, justement de cinq ans, a sur-réagi à une certaine scène, et il m’a fallu un certain temps pour passer l’horreur et toutes ses images toxiques qu’elle a fait naître en moi.

Je t’ai choisi pour que tu deviennes plus fort que tu ne l’aurais jamais été sans mon aide. Je vais t’apprendre à voir la société telle qu’elle est vraiment : corrompue, profondément injuste, autodestructrice, mauvaise… Grâce à moi, tu sauras éviter ses pièges et frapper avant qu’on ne te fasse du mal. Je vais te transformer en un super-prédateur apte à survivre.

Tout cela pour dire, que cette auteure a du talent et le pouvoir de vous bouleverser avec ses romans, qu’il n’est pas anodin de choisir ces histoires de tueurs qu’elle vous concocte avec passion: la passion du thriller…A bon entendeur, bonne lecture!

Ma note Plaisir de Lecture  7/10

Winter People, Jennifer McMahon

Couverture Les visiteurs de l'autre rive / Winter people

Pourquoi je l’ai choisi:

Recevoir le jour de la St Valentin , ce livre qui parle d’amour et d’hiver, j’ai trouvé que c’était le timing parfait…

Synopsis:

« J’avais aussi compris qu’il valait mieux éviter de la contrarier. Tantine s’emportait vite et n’appréciait guère qu’on la contredise. Quand quelqu’un refusait de la payer, elle versait une poudre noire tirée d’une de ses bourses en cuir sur sa maison en marmonnant d’étranges incantations. (…)
— S’il te plaît, réponds-moi, Tantine. Est-ce qu’on peut faire revenir les morts ? ai-je insisté en jetant une poignée de têtes-de-violon dans son panier.
Elle m’a dévisagée longuement de ses petits yeux noirs, la tête penchée.
— Oui, il y a bien un moyen. Les rares qui le connaissent le transmettent à leurs enfants. Et puisque tu es ce que j’ai de plus proche d’une fille, je te transmettrai le secret. »
 
Et si l’amour était vraiment plus fort que la mort ? Et si l’on avait la possibilité de ramener de l’au-delà l’être qu’on aime le plus au monde ?
Un suspense terrifiant pour un sujet grave. Une histoire qu’on ne peut lâcher et qui nous plonge dans l’effroi.

Les personnages:

Des personnages en pleine détresse, fracassés de douleurs, hantés par leur amour: toute la puissance de ce roman vient de là…Une sphère de quatre points de vue qui raconte, l’impensable, l’incommensurable chagrin…Et Gertie, qui court dans la neige…

« Ah la folie! Quelle belle excuse quand on veut infliger d’horribles choses à quelqu’un, a dit Tantine avec un sourire mauvais. »

Ce que j’ai ressenti:…Quand tu ne fermes plus l’œil de la nuit…

Quand les revenants grattent à votre porte, vous ouvrez, ou pas??!

Je suis de celle qui leur ouvre bien grand, mon imaginaire et je me régale toujours de voir ce gouffre qui s’amenuise entre vivants et morts, dans la plume de ses écrivains inspirés, qui jouent de la douleur de ses personnages, pour ouvrir une brèche entre réalité et surnaturel. Jusqu’où peut-on aller par amour? Toute la question se trouve là, dans ce déchirement de perdre l’être qu’on aime le plus au monde, et de se voir offrir une chance,  même folle de passer encore quelques heures avec lui. Mais ça ne se fera pas sans conséquences, on s’en doute, car jouer avec les fantômes, c’est un cache-cache dangereux…

Jennifer McMahon nous ouvre le passage de La Main du Diable, où une génération se voit quelque peu, gênée par la malédiction des Winter People. Elle arrive à créer une ambiance forte, un nœud de tension et pouvoirs occultes, qui n’a de cesse de vous agripper  dans vos nuits, lorsque vos yeux se ferment…Une rare intensité vous happe dans ses lignes, et ce que j’ai adoré c’est qu’elle ne vous lâche pas jusqu’à la dernière page, et peut être aussi, au-delà…Nous, lecteurs, nous retrouvons aussi détenteurs de ce manuscrit mystérieux, possesseurs de ce savoir envahissant, presque membre de cette chasse aux sorcières… La construction de son récit, rend cette histoire passionnante, avec ce qu’il faut de terrifiant, pour trembler de plaisir à suivre Sara et Les visiteurs de l’autre rive, dans ce bout de terre, qui a de drôles de façons de faire sortir ce qu’il y a de plus profond en nous…

« Autant souhaiter l’impossible. »

J’adore plus que tout, ses romans, où l’ambiance noire et mystérieuse, vous enveloppe comme une brume inquiétante, où l’on peut presque sentir l’odeur de la terre retournée, le silence de la forêt, presque saisir l’ombre qui se glisse dans votre champ de vision, sursauter au moindre bruit de la nuit…La magie de cette histoire tient à ce jeu d’apparitions et de disparitions soudaines, à cette pesanteur sombre qui se glisse au fur et à mesure de l’intrigue, à ce talent de laisser planer un doute raisonnable sur les dormeurs

Je vous laisse à vos cauchemars, et je vais maintenant essayer de retrouver, un semblant de quiétude, tout en vous chuchotant, histoire de ne pas réveiller les ombres obscures,  que ce livre est un beau coup de cœur…

 

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 10/10

 

Remerciements:

Je tiens à remercier les éditions Le livre de Poche Imaginaire pour l’envoi de ce livre! Merci infiniment de leur confiance, ce fut une lecture Coup de Cœur!

L’océan au bout du chemin, Neil Gaiman.

Couverture L'océan au bout du chemin

Pourquoi je l’ai choisi:

Il me tentait depuis sa sortie…Quand il est arrivé dans ma PAL grâce au Père Noël/Daniella, je n’avais qu’une hâte: le découvrir…

Synopsis:

« Les adultes suivent les chemins. Les enfants explorent. »
De retour dans le village de sa jeunesse, un homme se remémore les évènements survenus l’année de ses sept ans. Un suicide dans une voiture volée. L’obscurité qui monte. Et Lettie, la jeune voisine, qui soutient que la mare au bout du chemin est un océan…

Ce que j’ai ressenti:…La déception au bout de la lecture…

Quand tu te fais toute une attente, tout un plaisir, que tu libères ton planning lecture ultra serré pour faire une place au livre que tu attendais avec impatience depuis des mois…Que tu sautes de joie, quand tu reçois enfin cette pépite… Et que… c’est une déception….Tout s’effondre….Je déteste avoir ce sentiment …

Peut être que c’est parce que j’en avais trop d’attentes, peut être me l’a -t-on trop vendu? Ce qui est sûr, c’est que je suis complètement passée à côté de cette intrigue, la magie ne s’est pas révélée, l’horreur ne m’a pas saisie, le conte ne m’a pas enchantée…Tout le long de cette lecture, j’ai cherché où l’auteur voulait nous mener, les mots et les sens cachés derrière et entre les lignes, je n’y ai rien trouvé…J’ai attendu très longtemps LA révélation, mais en refermant ce livre, il faut croire qu’elle ne m’a pas illuminée, la vague de cet océan ne m’a pas embarquée, et même le cercle des fées ne m’a pas attirée…

Loin de moi, l’idée de critiquer cet auteur mondialement reconnu, donc je me dis qu’il faut absolument que je découvre un autre titre de Neil Gaiman car j’ai adoré les adaptations cinématographiques de ses œuvres, mais pour cette histoire-ci, je n’ai pas compris tout l’enthousiasme des lecteurs, mais bien sûr, ce n’est que mon ressenti, et n’hésitez pas à passer voir toutes les chroniques qui en parlent si bien….

Liens vers les chroniques qui ont aimé cette lecture : Le Bibliocosme , Xapur .

 

 

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette fachee

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