Manuel de survie à l’usage des jeunes filles, Mick Kitson


Synopsis: 

Que font deux gamines en plein hiver dans une des plus sauvages forêts des Highlands, à des kilomètres de la première ville ?

Sal a préparé leur fuite pendant plus d’un an, acheté une boussole, un couteau de chasse et une trousse de premiers secours sur Amazon, étudié le Guide de survie des forces spéciales et fait des recherches sur YouTube. Elle sait construire un abri et allumer un feu, chasser à la carabine. Elle est capable de tout pour protéger Peppa, sa petite sœur.

Dans le silence et la beauté absolue des Highlands, Sal raconte, elle parle de leur mère désarmée devant la vie, de Robert le salaud, de la tendresse de la sorcière attirée par l’odeur du feu de bois, mais surtout de son amour extraordinaire pour cette sœur rigolote qui aime les gros mots et faire la course avec les lapins.

Un premier roman passionnant et tendre, qui parle de survie, de rédemption, et des vertus régénérantes de la nature. Une vraie réussite.


Ce que j’ai ressenti:

  • Des jeunes filles attendrissantes…

En plein coeur des Highlands, il se peut que vous entendiez une réminiscence d’écho de rires de jeunes filles, parce qu’une fois, que vous aurez découvert cette lecture, il est quasi certain que ces deux personnages vont continuer de hanter vos esprits. Elle s’appelle Sal, Salmarina Brown, elle a treize ans et un caractère bien trempé doublé d’une intelligence supérieure à la moyenne. C’est la grande soeur de Peppa, Paula Brown, dix ans, avec peut être un caractère encore plus pétillant et une langue bien pendue aux accents impétueux. Deux gamines, vivant au milieu des bois, à l’assaut de leurs aventures et qui tente de survivre dans le froid…Parce que la vie ne les a pas épargnées, elles se retrouvent à fuir leur quotidien cauchemardesque, mais elles n’ont rien perdu de leur malice. Alors on les regarde, ses deux enfants, avec de la tendresse au fond des yeux…

« Tu es magique Sal. »p168

« On n’oublie pas Peppa. » p217

  • …Mais qui, ne s’en laisse pas conter…

Mick Kitson a réussi à créer deux fillettes éblouissantes, sans doute pour illuminer le cadre bien noir dans lequel, elles évoluent entre violence et alcoolisme. Derrière les enfantillages, il y a une réalité difficile à vivre, à encaisser, à comprendre. Sal prend les rennes de sa vie et le destin de sa petite soeur, et devient une petite guerrière, débrouillarde et alerte, pour préserver ce qu’il leur reste d’innocence….Quand peu à peu, on découvre leur environnement familial, nos cœurs se serrent…Pourtant, à force de vidéos instructives, de lectures évasion et de respect envers la nature, le moment si délicat du passage de l’enfance à l’âge adulte se passe tout en douceur, presque sans fêlure irréversible…Elles sont fortes Sal-N-Peppa , avec un couteau et un Manuel de survie, elles trouvent la force intérieure de se construire un nouvel abri, un nouvel avenir, un petit éden…

« Et je croyais que ça marcherait parce que quand on croit que quelque chose va se produire alors ça se produit donc il faut faire attention à ce qu’on croit qu’il va se produire. »

  • …Bien cachées, au fin fond des bois…

J’ai particulièrement aimé que l’histoire se déroule en forêt et apprécié, que l’auteur ai saisi tout l’émerveillement des enfants devant la nature:  leur curiosité exacerbée par la faune et la flore en perpétuel mouvement, la force de leurs silences face à l’immensité, leurs colères éphémères devant les accrocs imprévus, l’amour naissant pour la Déesse Mère…Mick Kitson explore à sa manière et avec beaucoup de sensibilité, le Nature Writing dans son premier roman, et c’est plutôt époustouflant!

« En fait l’ensemble de la nature est la Déesse Mère elle-même et c’est elle qui crée et qui soigne toute forme de vie. » 

 

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Camille et les éditions Metailié pour l’envoi de ce livre. Ce fut une bien jolie lecture.

 

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L’enfant de poussière, Patrick K Dedney. (LC avec Cannibal Lecteur).

Couverture L'enfant de poussière


Synopsis:

La mort du roi et l’éclatement politique qui s’ensuit plongent les primeautés de Brune dans le chaos. Orphelin des rues qui ignore tout de ses origines, Syffe grandit à Corne-Brune, une ville isolée sur la frontière sauvage. Là, il survit librement de rapines et de corvées, jusqu’au jour où il est contraint d’entrer au service du seigneur local. Tour à tour serviteur, espion, apprenti d’un maître-chirurgien, son existence bascule lorsqu’il se voit accusé d’un meurtre. En fuite, il épouse le destin rude d’un enfant-soldat.


Pourquoi je l’ai choisi:

J’avais repéré cette lecture, chez une autre copinaute passionnée Dealer de lignes et elle m’a convaincue de découvrir cet auteur, puis quand ma binôme préférée adorée, Belette ET Cannibale,  a accepté ma demande de LC, j’étais encore plus motivée! Clairement cette couverture sublime, est la raison de mon attirance vers cette lecture! Je tiens à remercier très chaleureusement Babelio ainsi que les éditions Le diable Vauvert qui m’ont permis de découvrir ce livre, via l’opération Masse critique!

 

Ce que j’ai ressenti:…Naître Poussière, et devenir Lumière…. 

  • Lune Tranquille: Syffe, L’enfant de Poussière vivote dans les rues de Corne-Brune, avec l’insouciance de l’enfance, accompagné de sa fratrie d’infortune: Cardou, Brindille et Merle. D’amitiés sincères en amour naissant, il grandit chichement, mais relativement heureux au sein de la ferme Tarron. Mais le temps de l’innocence va bientôt se finir et, à force de courir les rues et afficher une curiosité sans vergogne: les Lunes vont changer…

« L’espoir de jours meilleurs n’étaient pas une chose intangible, lorsqu’on attendait, comme nous, après de minuscules bonheurs. »

  • Lune des neiges: 4 livres/ 4 lunes changeantes, et autant d’étapes de vie difficile pour cet enfant syffelin un peu trop malin pour son propre bien…. Il va tour à tour, être sous l’influence de trois hommes charismatiques, (Hesse, Nahirsipal et Uldrick) qui vont tantôt l’initier, le former, le manipuler, mais l’aimer aussi, un peu, malgré les coups (durs) qui pleuvent…C’est un très beau roman d’apprentissage qui nous raconte avec une plume magnifique, le parcours d’un enfant miséreux. D’espion en apprenti chirurgien, à graine de guerrier, Syffe est un gamin attachant, au destin étrange, dans un Moyen-âge revisité où les conditions de vies sont rudes, mais pire encore, est cette atmosphère permanente de violences dans lequel, il essaye de se faire une place…

« Il y avait l’odeur aussi, l’odeur âcre de la civilisation, qui reniflait le feu et l’ordure et la merde moisie. »

  • Lune des labours: Dans ce premier tome de Fantasy, l’enseignement de Syffe est riche d’expériences et de savoirs, mais surtout il ouvre la voie sur la perspective de penser par soi-même. Il y a des graines lancées au vent, qui fleurissent dans son esprit, et il grandit, avide de leçons et de lectures, avec plus de perspicacité sur la religion, la politique, la notion de liberté. Malgré cette vie de rien, faite de trahisons blessantes et de pertes effroyables, l’intérêt de cette lecture se situe bel et bien, dans le lent cheminement du héros de pouvoir s’affranchir de la haine, de la servitude, de l’ignorance.

« Un bel esprit ne sert à rien, si on ne s’en sert pas. »

  • Lune glanante: S’il est vrai que ce livre recèle de richesses indéniables, on peut y sentir aussi quelques longueurs. Il y a une beauté exceptionnelle, des scènes de vies époustouflantes, des émotions bouleversantes, mais quelques fois, cela manque de dynamisme. Pour autant, je me suis attaché à cet enfant et il y a beaucoup de mystères encore à découvrir, (j’ai hâte d’en savoir plus sur Elle),alors je serai très curieuse de lire la suite de ce Cycle de Syffe…

« C’est une chose étrange, la vie. »(…). « Les certitudes changent. Même celles pour lesquelles on a donné le plus. » 

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

 

Titre : L’enfant de poussière

Auteur : Patrick K. Dewdney
Édition : Au diable Vauvert (17/05/2018)

Résumé :
La mort du roi et l’éclatement politique qui s’ensuit plongent les primeautés de Brune dans le chaos. Orphelin des rues qui ignore tout de ses origines, Syffe grandit à Corne-Brune, une ville isolée sur la frontière sauvage.

Là, il survit librement de rapines et de corvées, jusqu’au jour où il est contraint d’entrer au service du seigneur local. Tour à tour serviteur, espion, apprenti d’un maître-chirurgien, son existence bascule lorsqu’il se voit accusé d’un meurtre.

En fuite, il épouse le destin rude d’un enfant-soldat.

Critique de Cannibal Lecteur
Une petite incursion dans le monde de la Fantasy, ça ne fait jamais de mal quand on apprécie le genre.

Je pense que même ceux qui n’ont pas l’habitude de ce style là trouveront à boire et à manger dans ce roman car l’univers décrit est plus proche du Moyen-Âge que de la fantasy pure et dure, car ici, pas de magie.

Commençons par ce qui m’a plu dans le roman, notamment les personnages, surtout celui de Syffe, jeune orphelin de dix ans, plus habitué à recevoir des insultes (il est « teinté ») ou la menace de se faire couper la main, que de recevoir de l’aide ou des marques d’amitié.

Syffe n’a rien d’un héros, il est maigrichon, grognon (parfois), faible, se laisse emporter par ses émotions et dans ce monde qui ne fait pas de cadeau, ce monde où il faut essayer de survivre, les enfants doivent vite passer au stade « adultes » et Syffe devra le devenir, lui aussi, à l’âge de dix ans.

L’écriture de Dewdey m’a enchanté, c’est un excellent conteur, mais, et c’est là que le bât a blessé, j’ai trouvé que ce pavé de 625 pages avaient un peu trop de longueurs et j’ai eu du mal à en venir à bout tant certaines parties étaient longues.

Ajoutons à cela que durant trois jours, je n’ai pas eu le temps de lire une seule ligne (réanimez-en certains, c’est violent ce que je viens de confesser), vous comprendrez que j’étais contente d’en venir à bout, surtout que le côté politique de l’histoire m’a un peu barbé (pour une fois que la politique me barbe dans un roman !!).

C’est donc fort mitigée que j’ai terminé ce roman. Pas de regrets de l’avoir découvert, d’avoir rencontré des personnages intéressants (Syffe, Uldrick le guerrier Var, le première-lame Hesse, le chirurgien Nahirsipal Eil Asshuri), d’avoir fait un long voyage semé d’embûches et de quelques réflexions philosophique.

Oui, j’ai apprécié le voyage, l’aventure, ainsi que les révélations qui parsèment le roman, quand notre jeune Syffe reçoit la lumière de Sherlock Holmes et comprend ce que nous n’avions pas toujours soupçonné, mais purée, que c’était long et même sur la fin, alors que ça bougeait beaucoup plus, j’avais du mal à terminer, un peu comme un cheval qui a marché trop longtemps et qui peine à arriver à l’écurie.

Dommage parce que ce roman trônait en haut de ma PAL et qu’il avait reçu des bons échos de la part de copinautes.

À voir maintenant si je continuerai la route avec Syffe, afin de ne pas rester sur cet insoutenable suspense, ou si je passerai mon tour.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019) et Le challenge British Mysteries (Janvier 2018 – décembre 2018) chez My Lou Book (auteur anglais).

 

La petite fille de Monsieur Linh, Philippe Claudel.

Pourquoi je l’ai choisi: 

Après le coup de coeur pour L’archipel du chien, je tenais absolument à découvrir les autres romans de cet auteur…

Synopsis:

C’est un vieil homme debout à l’arrière d’un bateau. Il serre dans ses bras une valise légère et un nouveau-né, plus léger encore que la valise. Le vieil homme se nomme Monsieur Linh. Il est seul désormais à savoir qu’il s’appelle ainsi. Debout à la poupe du bateau, il voit s’éloigner son pays, celui de ses ancêtres et de ses morts, tandis que dans ses bras l’enfant dort. Le pays s’éloigne, devient infiniment petit, et Monsieur Linh le regarde disparaître à l’horizon, pendant des heures, malgré le vent qui souffle et le chahute comme une marionnette.

Ce que j’ai ressenti:

Je l’ai pris juste comme ça, pour me donner envie, juste pour le commencer…160 pages plus tard…Je l’ai fini…On peut dire que j’adore vraiment la plume de Philippe Claudel, et encore une fois, il a réussi à me captiver avec une histoire douce/amère qui nous parle d’un vieil homme condamné à l’exil, avec pour seule richesse, un enfant dans les bras…La petite fille de Monsieur Linh.

« Toujours il y a le matin
Toujours revient la lumière
Toujours il y a un lendemain
Un jour c’est toi qui seras mère. »

C’est un roman immensément touchant. Il nous parle de déracinement, de souffrances et d’espoir. Ce Monsieur Linh porte ses années et ses souvenirs, son sang et sa culture avec le peu de souffle qu’il lui reste. Il est conscient qu’une partie de ce qu’il a à transmettre va s’effondrer, alors il lutte contre la vieillesse pour voir sa petite fille, bien tranquille dans ses bras, s’épanouir devant ses yeux…

« La nuit a fait éclore dans la ville des milliers de lumières qui scintillent et paraissent se déplacer. On dirait des étoiles tombées à terre et qui cherchent à s’envoler de nouveau vers le ciel. Mais elles ne peuvent le faire. On ne peut jamais s’envoler vers ce qu’on a perdu. »

Avec beaucoup de pudeur et de bienveillance, Philippe Claudel nous raconte les péripéties d’un homme fragile qui va se lier d’amitié avec un autre homme sur cette nouvelle terre, à mille lieux de son pays d’origine…Une amitié où seule la bonté des âmes arrive à se comprendre, une amitié qui va enrichir leurs quotidiens solitaires, une amitié qui dépasse toutes les entraves que le destin peut mettre sur leurs chemins…

« Ainsi, songe-t-il, ce peut être aussi cela l’existence ! Des miracles parfois, de l’or et des rires, et de nouveau l’espoir quand on croit que tout autour de soi n’est que saccage et silence ! »

C’est une bien belle histoire encore que Philippe Claudel nous conte, où les blessures sont dissimulées derrière un voile de poésie, et c’est juste délicieux de se laisser envoûter par cet écrivain…

 

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

My Absolute Darling, Gabriel Tallent

Couverture My absolute darling

Pourquoi je l’ai choisi:

Je le voyais passer régulièrement sur la blogosphère ou sur Instagram, et déclencher beaucoup de coups de coeur.  La dernière impulsion pour le découvrir à mon tour, a été qu’il a été élu Meilleur roman par le Magazine América.

Synopsis:

A quatorze ans, Turtle Alveston arpente les bois de la côte nord de la Californie avec un fusil et un pistolet pour seuls compagnons. Elle trouve refuge sur les plages et les îlots rocheux qu’elle parcourt sur des kilomètres. Mais si le monde extérieur s’ouvre à elle dans toute son immensité, son univers familial est étroit et menaçant : Turtle a grandi seule, sous la coupe d’un père charismatique et abusif. Sa vie sociale est confinée au collège, et elle repousse quiconque essaye de percer sa carapace. Jusqu’au jour où elle rencontre Jacob, un lycéen blagueur qu’elle intrigue et fascine à la fois. Poussée par cette amitié naissante, Turtle décide alors d’échapper à son père et plonge dans une aventure sans retour où elle mettra en jeu sa liberté et sa survie.

Les Personnages:

Turtle Alveston est une jeune fille stupéfiante. Turtle, tellement forte avec cette carapace indestructible, mais aussi tellement fragile à l’intérieur: une petite Julia, timide qui a du mal à se faire sa place en société. A mon sens, il fallait un personnage très fort pour incarner cette histoire et, en la créant presque invincible, Gabriel Tallent, réussi à en faire une « super » héroïne.

Martin Alveston: le Monstre dans toute son horreur. Immonde, Pourri jusqu’à la moelle, Immense dans sa noirceur.

Jacob et Brett apporte un peu de fraîcheur avec leurs imaginations débordantes et leurs discours absurdes.

Ce que j’ai ressenti:…Un choc…

Une lecture choc! Mon coeur en a pris un coup, ma sensibilité ne va pas s’en remettre de sitôt…Et pourtant, Gabriel Tallent a écrit un roman Absolument intense. Ni plus, ni moins que bouleversant. Dérangeant, vitriolé, grandiose. My Absolute Darling est l’histoire d’un amour malsain, déséquilibré, et absolument destructeur. Comme il m’a été difficile de lire certains passages… Il y a une violence omniprésente qui écorche, faites de gestes impardonnables, de paroles d’une vulgarité éhontée, de comportements cruels banalisés…Et pourtant…

« Elle pense, Non, bien sûr que non. Evidemment qu’elle ne comprendrait pas. Personne ne comprend jamais les autres. »

Gabriel Tallent a une plume magnifique. Au milieu de cette nature sauvage, vivent, dans les coins reculés de la civilisation, des personnages, boules d’énergies se consumant de haine et de violence, exacerbées par cette solitude, et des tonnes de désamour… Mais l’auteur arrive à imprégner cette Amérique profonde d’une maigre lueur d’espoir et de rédemption possible, ainsi qu’à saisir toute la beauté des paysages de ses lieux immenses. En fait, ce livre, c’est de l’émotion à l’état brut et un voyage en terre hostile, mais dans ses pages, c’est absolument fascinant…Un roman d’apprentissage où l’urgence de la survie est implacable et se fera, comme elle est venue, dans la violence…

« C’est ça, le courage. Prendre ta putain de vie en main, quand ça semble la chose la plus difficile à faire. »

Il est difficile pour moi de savoir vous expliquer, si je l’ai aimé ou pas, je ne saurai le dire… C’est un livre qui ne laisse pas indifférent, ça c’est certain. Je n’ai pas pu rester de marbre, j’ai été peut être trop bouleversée justement par l’ampleur de cette histoire. C’est typiquement le genre de livres que j’évite habituellement, et pourtant, je l’ai lu jusqu’au bout, parce qu’on croit à ce personnage de Turtle, parce qu’on voit la jeune fille derrière la carapace et, qu’on voudrait lui tendre la main, on a toujours cet espoir qu’elle s’en sorte, envers et contre tout…Ce qui est certain, c’est que cet auteur a un talent fou, alors certes, l’histoire qu’il m’a contée était trop violente pour moi, mais je guetterai ses futures sorties avec attention…

« La tristesse a trouvé des recoins entiers d’elle-même dont elle ne soupçonnait pas l’existence. »

 

Ma note Plaisir de Lecture  8/10

Sirius, Stéphane Servant.

Pourquoi je l’ai choisi:

Je suis attentive aux retours de la blogosphère, surtout quand c’est un livre « moins » en vue, alors quand j’ai vu que les coups de coeur s’accumulaient autour de cette nouveauté Jeunesse, j’ai eu envie de pousser la curiosité, jusqu’à le découvrir aussi….

Synopsis:

Alors que le monde se meurt, Avril, une jeune fille, tente tant bien que mal d’élever Kid. Entre leurs expéditions pour trouver de la nourriture et les leçons données au petit garçon, le temps s’écoule doucement… jusqu’au jour où le mystérieux passé d’Avril les jette brutalement sur la route. Il leur faut maintenant survivre sur une terre stérile pleine de dangers. Stéphane Servant, avec tout son talent de conteur, nous plonge dans un univers post-apocalyptique aussi fascinant que vénéneux. Une lecture addictive !

Ce que j’ai ressenti: « Nous sommes lé zétoiles de la Constellation. » 

« -Moi, en attendant d’être mort, j’espère qu’on sera vivants. »

Il est temps de rallumer les zétoiles et d’aller en direction de Sirius avec l’adorable Kid et sa grande soeur Avril. En plus Kid, lé un garçon trop attendrissant, hyper sensible, et surtout un des derniers enfants à naître sur Terre. Alors le suivre, c’est suivre encore un peu d’innocence dans un monde en déclin. En effet, un terrible virus inexpliqué a tué la vie autant que l’espoir. Plus rien ne pousse, plus rien ne naît, plus rien de bon n’arrive. Reste le chaos. Alors mû par un courage et une étincelle de volonté, ses deux enfants traqués entame un long chemin vers ce qui leur parait, comme un eldorado possible, aller au devant de leurs souvenirs dans une quête d’illusion utopique, que la Montagne sera leur nouveau foyer…Mais le monde se meurt, les étoiles tombent du ciel, et l’humanité semble être pris dans une tourmente de folie….

« Kid alors compris que la beauté ne pouvait se départir de la liberté. Ce que l’on possède finit par perdre tout éclat. Comme si la liberté était l’essence même de la beauté. »

Avec une plume magnifique, Stéphane Servant nous conte un monde post-apocalyptique effrayant et désenchanté, mais dans la douceur et la naïveté de ses deux enfants, ce livre Jeunesse devient une étoile resplendissante, aussi brillante que son nom l’indique: Sirius. C’est un road-trip d’une beauté ravageuse, un livre qui sensibilise sur l’environnement, et une formidable histoire de fratrie. Il est dans ce livre des instants de poésie pure et une connexion avec la Nature qui redonne un souffle de vie dans ce panorama où règne le désespoir et la violence. Cette lecture, elle m’a bouleversée parce qu’il y a cet espoir candide mélangé à un désespoir infini, et cette histoire va longtemps résonner en moi…

 A quoi pourrait bien ressembler le monde si le ciel se vidait de ses étoiles? A quoi pourrait bien ressembler la vie si plus jamais on ne pouvait faire un vœu?

Cet auteur sublime l’anticipation de son récit avec l’idée d’un lien plus « instinctif » avec la Nature mais, aussi dans son antagonisme avec la « communication » entre les espèces vivantes.  J’ai trouvé cela magnifique, d’autant plus que ces pages bien « spéciales » sont d’une beauté lyrique lumineuse et viennent enrichir le compte à rebours des chapitres allant decrescendo vers une fin où, l’avenir est incertain…Il y a une certaine bienveillance dans ces pages, sans doute, parce qu’il est classé en Jeunesse, mais cette étiquette ne doit pas en refréner certains, parce que ce livre offre de puissantes émotions et réflexions sur nos comportements irréfléchis envers notre chère planète, mais je dirai aussi que l’auteur possède un œil plutôt avisé sur les relations humaines. En abordant des thèmes forts comme le fanatisme et la folie du désespoir, l’altruisme et la transmission du savoir, Stéphane Servant montre les deux facettes de l’espèce humaine et finalement, le monde qu’il réinvente dans Sirius, est un idéal intéressant à atteindre…

« Depuis que la vie s’était tue, le monde n’était que silence. »

En bref, c’était une très belle lecture! Si jamais, vous voyiez une étoile turquoise briller sur les étals, n’oubliez de la prendre entre vos mains, il se pourrait que vous alliez bientôt faire partie de la Constellation…Sirius a éclairé mon p’tit monde, et y laissera une traînée scintillante dans mon cœur de lectrice…

 

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Ma soeur est une brute épaisse, Alice de Nussy/ Sandrine Bonini.

Couverture Ma soeur est une brute épaisse

Synopsis:

Moi, je suis un grand frère.
Ma soeur, une petite soeur.
Ce que j’aime le mieux quand il fait beau, c’est lire tranquillement à l’ombre d’un arbre, assis dans l’herbe fraîche. Quand il n’y a pas ma soeur…
Quand on aspire à une vie tranquille et douce, pas facile d’être le grand frère d’une petite soeur aussi rusée qu’infatigable, et qui peut carrément se révéler terrifiante (n’est-ce pas, le chat… ?). 
Un album à la fois tendre et drôle à mettre entre les mains de toutes les fratries !

Pourquoi nous l’avons choisi et Ce que nous avons ressenti:

La couverture est juste très attrayante avec son fluo orange. Nous, Maman et Fille, nous sommes fan de cette couleur ultra dynamique! Elle vient égayer tout le long de cette histoire, et sur ses pages taupe, ça fait un rendu très accrocheur!

Bravo d’ailleurs à l’artiste Sandrine Bonini, pour ses illustrations colorées avec cette touche d’originalité plein de pep’s, nous avons bien ressenti, les mouvements du petit ouragan Petite Soeur….Quand à Alice de Nussy, elle use d’ironie et de situations cocasses, pour qu’on sente bien ces écarts de personnalités, mais en même temps, tout l’amour qu’il y a entre ses deux là. C’est trop chou!

Il y a de la tendresse dans ses pages, de la douceur et de l’espièglerie: l’image parfaite de la fratrie. Un frère et une soeur si différents et pourtant, si proches. Des caractères aux antipodes, mais des corps jamais trop loin, partageant chacun à leurs manières le quotidien de leurs vies. Ensemble toujours, mais jamais d’accord, sur la forme. Elle court, elle saute, elle virevolte, pendant que lui, se pose, s’assoit, contemple…

Nous avons beaucoup aimé ses pages pleines d’humour et de malice avec cette petite soeur infernale, qui fait tout, mais alors tout, pour contrarier la plénitude de son frère. C’est une petite tornade, cette jeune fille! Alors, forcément, avec Jazzelfique, de voir sa prochaine bêtise, cela a déclenché quelques jolis fous rires, et des montagnes de câlins au moment de l’Histoire du Soir…

A lire en famille, ce petit album, à la superbe reliure cartonnée, et plein de vie!

Notre note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Valéria des éditions Grasset Jeunesse pour l’envoi de ce livre! Ce fut une lecture attendrissante.

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Hier, les oiseaux, Kate Wilhem.

Hier, les oiseaux

 

Synopsis:

La planète est exsangue, ravagée par la pollution, la guerre, la maladie. Les Sumner, de riches propriétaires terriens, pressentent que l’effondrement du monde est proche. Ils décident de construire à Bear Creek, dans leur domaine de Virginie, un centre de recherches scientifiques et d’y organiser la vie en autarcie. Après le cataclysme, les hommes et les femmes se révèlent stériles et disparaissent en quasi-totalité. Créer des bébés par clonage semble pallier la reproduction sexuée. Mais, au fil des générations, les clones sont-ils encore des humains  ? Le retour inflexible de la Nature va-t-il obliger une microsociété à bout de ressources à franchir les frontières pour explorer le monde  ?
Publié en 1976, Hier, les oiseaux, devenu un classique de la science-fiction, interroge avec une implacable acuité un avenir possible de l’humanité.
Prix Nebula et prix Hugo du meilleur roman.

Les personnages: 

Parce qu’ils sont différents, David, Molly, et Mark sont les trois meneurs de cette histoire. Il faut croire que j’ai une préférence pour les marginaux, car ils ont une sensibilité artistique et une manière différente de voir le monde…A tous les trois, ils nous font voir la Nature, les Arts et l’Avenir avec plus de poésie, plus de passion, plus d’intérêt, les possibilités de notre environnement, en allant à chaque fois, au delà du cadre établi, même si eux, le payent en isolement et exil déchirant…

« Eux, ils ne peuvent pas entendre cet autre soi-même qui, sans cesse, murmure. »

Ce que j’ai ressenti:

Hier, les oiseaux est un roman qui nous plonge dans les temps. Publié d’abord en 1977, il nous revient ,enfin, en 2018 avec Le livre de Poche Imaginaire, avec une couverture rouge et inquiétante pour notre plus grand plaisir, car c’est un roman d’anticipation qui a reçu deux prix prestigieux dans le monde de la science-fiction, et pourtant, on dirait presque qu’il est passé inaperçu, depuis…C’est toujours intéressant d’avoir une approche près de 40 ans plus tard, et de voir que cette lecture visionnaire n’a pas vieillie, et heureusement, oserai-je dire, que nous sommes encore loin, d’un avenir aussi sombre…

-Nous sommes tous morts. Aujourd’hui ou demain. Pourquoi prolonger? 

Découpé en trois parties, il m’a semblé, malgré ce thème de clonage en masse, que le schéma traditionnel familial était bel et bien en filigrane, dans ce roman, comme un fil ténu dans l’intrigue. Certes, c’est une toute nouvelle forme de famille et de cellule sociale à cause de cette énigmatique maladie qui frappe l’humanité, mais j’ai ressenti comme dans cette découpe de chapitres, une partie « Père » avec David, « Mère » avec Molly et « Enfant » avec Mark, comme un idéal à atteindre… Trois personnages donc, qui se passent le relais pour appréhender un futur très controversé et des situations difficiles, mais qui éclairent, chacun à leur façon et grâce à leur différence, le nébuleux avenir…

« Un jour, tu monteras ici, et tu poseras ta main sur cet arbre, et reconnaîtras ton ami, exactement comme il a été le mien toute ma vie. »

Dans ce récit post-apocalyptique, on trouve un monde ravagé, sans espoir, sans amour, sans génie, sans passion…Cette lecture, elle nous touche dans toutes les réflexions d’éthiques qu’elles engendrent, plus que dans son histoire, je trouve… De pouvoir se projeter dans cette atmosphère dénuée de richesse culturelle, et complètement déstructurée dans ces structures sociales, est étonnamment dérangeante. C’est cela que j’aime retrouver dans la lecture de la science-fiction, c’est le danger possible des dérives poussées à l’extrême, et ici, Kate Wilhem survole un monde bien triste, ou la liberté n’a plus son envolée inspirante, et si Hier, les oiseaux étaient dans le ciel, dans cette lecture, les piqués sont vertigineux et catastrophiques…Mais, un espoir, même tout petit, pourrait quand même s’élever…

Comme des millions d’autres avant lui, il était impressionné par la complexité de la nature. 

A découvrir!

Pendant quelques minutes, il se permit de rêver, puis il s’assit. 

 

Ma note Plaisir de Lecture  7/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Léa et les éditions Le Livre de Poche Imaginaire pour l’envoi de ce livre.

Le ciel est à nous, Luke Allnutt.

Couverture Le ciel est à nous

Pourquoi je l’ai choisi:

J’ai adoré la poésie du titre, et quand j’ai vu le mot Ciel, j’ai de suite pensé à mon amie Sany-Lee, qui lui voue une passion infinie…. Et ni une ni deux, l’idée de la lecture commune s’est imposée…Très joli moment partagé qu’on espère renouveler au plus vite!

Synopsis:

Rob Coates vit en Cornouailles et partage son existence solitaire entre l’alcool et les aventures d’un soir. La brume ne se lève que lors de ses promenades aux airs de pèlerinages : Rob retourne sur les lieux où il a emmené son jeune fils Jack. Il prend alors des photos panoramiques qu’il poste sur son site, baptisé  » Le ciel est à nous « . Derrière ces rares moments de grâce se dévoile, par instantanés, ce que cache la détresse de Rob : l’amour avec Anna, son ex-femme, la réussite professionnelle, un fils chéri, leur complicité partagée. Et puis le drame, et un champ de ruines. 
Rob fait de son mieux pour se détruire à petit feu, mais une découverte va le forcer à se remettre en question. Il lui faudra revenir aux sources de sa peine et projeter une lumière nouvelle sur son histoire. Au-delà du chagrin et de la culpabilité, pourra-t-il trouver la paix et se réconcilier avec le monde ?
Le ciel est à nous a été écrit alors que Luke Allnutt, époux et père de famille, débutait une chimiothérapie. Dans ce voyage jusqu’au bout de la peine et de l’acceptation, c’est pourtant la beauté de la vie qu’Allnutt nous donne à voir au travers d’une écriture hyperréaliste profondément émouvante. Cette voix est celle d’un homme ordinaire, confronté au défi immense de se pardonner pour réapprendre à aimer. Comparé à Nos étoiles contraires et Un jour, le manuscrit a été vendu à une vingtaine d’éditeurs à travers le monde lors d’enchères fiévreuses.

Les personnages:

Rob. Anna. Jack: Petite cellule familiale qui nous ouvre les portes de leur foyer et nous fait lever les yeux vers l’immensité bleutée…

Dans ce roman nous avons le point de vue du père, Rob. Il nous raconte sous forme de flash-back, la relation qu’il a avec sa femme Anna. Des avants/après qui nous évoque leur complicité, la solidité de leur couple et enfin Jack, fruit de leur amour, après les vents contraires…

« Nous n’étions pas juste tombés amoureux, nous avions sombré. »

Ce que j’ai ressenti:

Parce qu’elle m’aura marquée cette lecture, voici une chronique en ping-pong Citations/Émotions:

« Je suis désolée, je ne voulais pas te faire pleurer. »

Cette phrase est adressée à Rob, à un moment charnière de cette histoire, mais elle vient cueillir la lectrice que je suis me surprenant tout autant que le personnage, à verser des larmes presque malgré nous. Pleurer en même temps que les personnages, crée une sorte d’alchimie complice, un lien intime avec le livre. Ce livre est émouvant de par son drame, mais finalement, on se rend compte que c’est dans l’instantané des petites choses de la vie qu’il arrive à nous renverser. Ce père qui se déraisonne, qui s’emprisonne dans son chagrin, mais qui cherche encore obstinément  la beauté de la vie, est un souffle de fraîcheur dans la noirceur de sa dépression. C’est touchant, et c’est le passage le plus intense de ce livre, car ses deux personnages qui s’aiment mais encore déchirés, arrivent à passer par dessus les difficultés, et à se dire encore mille merveilles intimes…

« Le ciel aussi, il est à nous? »

Peut être que dans cette simple question enfantine, se cache l’idée fédératrice d’union, sous une même voûte, sous le même toit. Sans doute qu’un peu plus de tolérance et de mains tendues vers son prochain, profiter de la vie aussi dans chaque instant, est la philosophie qui se dégage derrière les lignes de ce livre et du blog artistique de Rob… L’art est un moyen de mettre en valeur la beauté du monde, et avec cette intuition qui le traverse au delà de la peine immense et violente qu’il ressent, Rob se préoccupe encore de photographier le ciel, dans le flou opaque de son quotidien, et de l’offrir aux autres…Le ciel est à nous…Comme une bouée de sauvetage, comme un devoir de mémoire, il s’évertue à trouver les nuances de lumières et d’éclats, les petits bouts de souvenirs qui le feront triompher, à force de temps et de patience, de la tragédie.

« C’est possible en rêve. C’est possible tout court. »

Les rêves sont plus forts que la maladie. Ils ont cette force incroyable de nous emmener, au delà de la douleur. L’auteur a écrit ce livre en étant en chimiothérapie, et je dirais que l’on ressent dans ses pages à quel point cette plume est réaliste, comme chaque choc et espoir incertain, est palpable. Pour autant, Luke Allnutt tend vers un message de paix et de résilience, pour des cieux plus doux et des amours apaisés…Parce que l’on sait que de telles tempêtes peut frapper n’importe qui, et n’importe quand, j’ai eu des orages au cœur et des pluies torrentielles dans les yeux, mais quand je me tourne vers le bleu, je sais que Le ciel est à nous

 

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement le site Babelio et ses opérations Masses Critiques, qui nous permettent de faire toujours de très belles découvertes livresques. Merci aussi infiniment à la maison d’éditions Cherche-Midi éditeur pour l’envoi de ce livre! Ce fût une lecture très émouvante qui va me marquer longtemps.

Babelio

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Robinson, Peter Sis.

Robinson par Sis

Pourquoi nous l’avons choisi:

Nous avons adoré cette couverture toute en bleue, et c’était l’occasion de découvrir ce héros, un premier bain, avant de partir à la conquête de la vie sauvage….

Synopsis:

Le petit héros de cette histoire vraie, tout droit sortie des souvenirs d’enfance de Peter Sís, est fin prêt pour la grande fête costumée de son école : sa mère lui a confectionné un magnifique costume de Robinson Crusoé. Mais lorsqu’il arrive, ses camarades se moquent de lui : ils ne connaissent pas l’histoire de Robinson, et ne comprennent pas son déguisement… Triste et désemparé, le petit garçon trouve un peu de réconfort en se réfugiant sous sa couette. Et si tout cela était en fait le point de départ d’un voyage extraordinaire ? Et si les pouvoirs de l’imagination étaient immenses et magiques ?

Ce que nous avons ressenti:

En avant toute! Embarquez sur ce bateau, toutes voiles de livre ouvert, et voguez  sur les flots de l’imaginaire! Peter Sis, nous raconte un de ses souvenirs de carnaval et sa passion pour Robinson Crusoé, et il nous y emmène en illustrations colorées et touches de nostalgie d’aventures, vers cette île si chère à son coeur…Fébrile et timide, il tente de faire passer son admiration pour un héros, qui a une drôle de tenue, mais un profond respect pour la Nature…

Les animaux étaient gentils: nous sommes devenus amis. 

C’est un album plein de couleurs et de représentations simples, qui nous parle de différence, d’envie d’ailleurs et d’amitié. Par la force  de la lecture, Peter Sis arrive à se projeter dans de folles histoires de pirates, mais il a aussi, un autre héros, plus inspirant encore qu’un jour, il décide d’incarner…Robinson…Sauf, que ces amis ne le connaissent pas, mais toute la magie de l’amitié et les joies de l’innocence vont faire ce petit miracle de tolérance et de curiosité…

Comment allais-je survivre? 

Nous avons adoré ce souvenir attendrissant, raconté en images et en mots.Un grand bravo pour cette qualité de papier et ce format qui en jette plein les yeux..Ses grandes pages aux évasions exotiques nous a permis de discuter du pouvoir de l’imagination et ses dérives enchanteresses…Robinson Crusoé a encore de beaux jours devant lui, et parions que cette expédition flottante va en émerveiller plus d’un! Encore un très joli moment partagé entre Mère et Fille, et une Histoire du Soir,  qu’on se régale à lire et à relire!

Notre note Plaisir de Lecture  8/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Valeria ainsi que les éditions Grasset Jeunesse pour l’envoi de ce livre! Ce fut une douce lecture.

 

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Le soleil des rebelles, Luca Di Fulvio

Couverture Le soleil des rebelles

Pourquoi je l’ai choisi:

Tant d’impatience à attendre le prochain Luca Di Fulvio…Et forcément, quand tu l’as entre tes mains, tu délaisses tout et tous, pour découvrir où l’auteur va te mener, et comment il va le faire…Et deviner comment ton cœur va le supporter, cet excès de passions…

…Bref, je suis fan de la plume de cet auteur, et clairement je mets cette trilogie sur le haut de ma pile des plus belles découvertes! Je sais que j’aurai encore mille saveurs à les relire, à ouvrir ses pages qui m’ont bouleversée, à repartir vers ces ailleurs, à vibrer aux sons de ses amours intemporels…

Synopsis:

«-Un jour, ma mère et le vieux Raphael parlaient des rebelles. Ils ont dit que c’était des hommes qui trouvaient le soleil la nuit. Mikael fronça les sourcils.
– Qu’est-ce que ça veut dire ?
– J’en sais rien, répondit Eloisa en haussant les épaules. »

Ce que j’ai ressenti:…Résonance de Coup de Coeur…

« La seule vérité qui compte, c’est celle qui…résonne en toi. »

Luca Di Fulvio, est à mes yeux le plus talentueux des magiciens! Un conteur hors pair et si passionné, qu’il nous renvoie dans ses écrits, une force inspirante qui te fait apparaître, dans une page qui se tourne, le soleil en plein milieu de la nuit: Le Soleil des Rebelles. De la boue, du chaos et de la misère, il arrive à faire étinceler l’espoir dans le coeur d’un enfant blessé. De prince à serf, il est des circonstances que le destin te prévoit, mais dans cette déchéance, faire illuminer à ce point, le courage, ça tient de la magie, et Luca Di Fulvio, nous l’offre dans le creux de nos mains, en 600 pages d’émotions fortes…

« Demain n’existe pas. Il n’y a qu’aujourd’hui. Maintenant. Ici. » 

Si l’amertume et le sang animent certains de ses personnages, Mikael n’est que douceur et tendresse, et grâce à des figures parentales comme Agnete et le vieux Raphael, il va apprendre la vie, loin de la haine et de ses tourments. Le chemin sera rude et escarpé, fait de massacres et de sentiers détournés mais à force de convictions profondes et de maîtrise de soi, le petit deviendra grand…J’ai beaucoup aimé la ligne conductrice de ce roman d’apprentissage, fait d’honneur, de travail et de vérité. Et toujours l’Amour, au centre de tout…Entre Eloisa et Mikael, le coup de foudre était bien au rendez-vous, mais la passion a pris son temps à enflammer leurs cœurs et leurs corps. Toujours avec pudeur et élégance, cet auteur nous lie de manière intime et incroyable à ses personnages, que même quand tu refermes le livre, ils restent tous et chacun d’entre eux, dans un coin de ton esprit, parce que tu as eu mal avec eux, et suivi avec tellement d’intensité leurs victoires, qu’il te reste toujours ce torrent de sentiments bouillonnants à l’intérieur de toi…Inépuisable source d’émotions que leurs amitiés et leurs amours…

Et il pensa que le tourment des êtres humains, c’était leurs rêves.

Cette fois-ci, le décor est posé dans le royaume de Saxe, au Moyen-âge, et le système féodal fait des ravages meurtriers dans des conditions effroyables…Les vies de ces paysans n’ont que peu de valeurs, moins que du bétail parfois, mais il se pourrait bien qu’un souffle de fureur fasse vaciller les dominants, quand l’appel de la forêt se fait entendre dans les arbres… De règnes déchus en trahisons sournoises, de violences insoutenables en heurts humiliants, une boule de feu rebelle s’alimente de jolies paroles et d’actes héroïques pour bientôt sortir des ombres, et donner un chemin plus lumineux à ses hommes…Parce qu’ils n’ont plus rien à perdre, ses rebelles aux ventres vides, ont le rêve de gagner quelques morceaux de saveurs douces de liberté, et de grands verres salvateurs d’eau de  justice…

Il comprit tout à coup que ce qui l’habitait n’était pas la peur de mourir, mais le désir de vivre.

Encore une fois, je suis conquise par la plume grandiose et puissante de Luca Di Fulvio. Il y met tellement de vie, de vibration, de passion que l’on est comme happé, pendant ses quelques heures de lecture, le coeur et l’esprit au diapason, dans un flot d’émotions intenses. Il a compris ce qui bouleverse les hommes et en une trilogie, il nous emporte, quel que soit le lieu ou l’époque, dans les vertiges de l’existence. Encore un coup de coeur, pour ce nouveau livre de Luca Di Fulvio! Décidément, ça devient une habitude…Vivement le prochain!

« Mais un cœur fort bat en toi. Je peux le voir. Ce sera à toi de décider de le nourrir ou de le laisser se dessécher. »

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Slatkine et Compagnie pour l’envoi de ce livre! Je ne vous raconte pas dans quel état d’euphorie, j’étais à réception…

 

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En Féérie, il brille quelques poussières…

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