La petite fille de Monsieur Linh, Philippe Claudel.

Pourquoi je l’ai choisi: 

Après le coup de coeur pour L’archipel du chien, je tenais absolument à découvrir les autres romans de cet auteur…

Synopsis:

C’est un vieil homme debout à l’arrière d’un bateau. Il serre dans ses bras une valise légère et un nouveau-né, plus léger encore que la valise. Le vieil homme se nomme Monsieur Linh. Il est seul désormais à savoir qu’il s’appelle ainsi. Debout à la poupe du bateau, il voit s’éloigner son pays, celui de ses ancêtres et de ses morts, tandis que dans ses bras l’enfant dort. Le pays s’éloigne, devient infiniment petit, et Monsieur Linh le regarde disparaître à l’horizon, pendant des heures, malgré le vent qui souffle et le chahute comme une marionnette.

Ce que j’ai ressenti:

Je l’ai pris juste comme ça, pour me donner envie, juste pour le commencer…160 pages plus tard…Je l’ai fini…On peut dire que j’adore vraiment la plume de Philippe Claudel, et encore une fois, il a réussi à me captiver avec une histoire douce/amère qui nous parle d’un vieil homme condamné à l’exil, avec pour seule richesse, un enfant dans les bras…La petite fille de Monsieur Linh.

« Toujours il y a le matin
Toujours revient la lumière
Toujours il y a un lendemain
Un jour c’est toi qui seras mère. »

C’est un roman immensément touchant. Il nous parle de déracinement, de souffrances et d’espoir. Ce Monsieur Linh porte ses années et ses souvenirs, son sang et sa culture avec le peu de souffle qu’il lui reste. Il est conscient qu’une partie de ce qu’il a à transmettre va s’effondrer, alors il lutte contre la vieillesse pour voir sa petite fille, bien tranquille dans ses bras, s’épanouir devant ses yeux…

« La nuit a fait éclore dans la ville des milliers de lumières qui scintillent et paraissent se déplacer. On dirait des étoiles tombées à terre et qui cherchent à s’envoler de nouveau vers le ciel. Mais elles ne peuvent le faire. On ne peut jamais s’envoler vers ce qu’on a perdu. »

Avec beaucoup de pudeur et de bienveillance, Philippe Claudel nous raconte les péripéties d’un homme fragile qui va se lier d’amitié avec un autre homme sur cette nouvelle terre, à mille lieux de son pays d’origine…Une amitié où seule la bonté des âmes arrive à se comprendre, une amitié qui va enrichir leurs quotidiens solitaires, une amitié qui dépasse toutes les entraves que le destin peut mettre sur leurs chemins…

« Ainsi, songe-t-il, ce peut être aussi cela l’existence ! Des miracles parfois, de l’or et des rires, et de nouveau l’espoir quand on croit que tout autour de soi n’est que saccage et silence ! »

C’est une bien belle histoire encore que Philippe Claudel nous conte, où les blessures sont dissimulées derrière un voile de poésie, et c’est juste délicieux de se laisser envoûter par cet écrivain…

 

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

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My Absolute Darling, Gabriel Tallent

Couverture My absolute darling

Pourquoi je l’ai choisi:

Je le voyais passer régulièrement sur la blogosphère ou sur Instagram, et déclencher beaucoup de coups de coeur.  La dernière impulsion pour le découvrir à mon tour, a été qu’il a été élu Meilleur roman par le Magazine América.

Synopsis:

A quatorze ans, Turtle Alveston arpente les bois de la côte nord de la Californie avec un fusil et un pistolet pour seuls compagnons. Elle trouve refuge sur les plages et les îlots rocheux qu’elle parcourt sur des kilomètres. Mais si le monde extérieur s’ouvre à elle dans toute son immensité, son univers familial est étroit et menaçant : Turtle a grandi seule, sous la coupe d’un père charismatique et abusif. Sa vie sociale est confinée au collège, et elle repousse quiconque essaye de percer sa carapace. Jusqu’au jour où elle rencontre Jacob, un lycéen blagueur qu’elle intrigue et fascine à la fois. Poussée par cette amitié naissante, Turtle décide alors d’échapper à son père et plonge dans une aventure sans retour où elle mettra en jeu sa liberté et sa survie.

Les Personnages:

Turtle Alveston est une jeune fille stupéfiante. Turtle, tellement forte avec cette carapace indestructible, mais aussi tellement fragile à l’intérieur: une petite Julia, timide qui a du mal à se faire sa place en société. A mon sens, il fallait un personnage très fort pour incarner cette histoire et, en la créant presque invincible, Gabriel Tallent, réussi à en faire une « super » héroïne.

Martin Alveston: le Monstre dans toute son horreur. Immonde, Pourri jusqu’à la moelle, Immense dans sa noirceur.

Jacob et Brett apporte un peu de fraîcheur avec leurs imaginations débordantes et leurs discours absurdes.

Ce que j’ai ressenti:…Un choc…

Une lecture choc! Mon coeur en a pris un coup, ma sensibilité ne va pas s’en remettre de sitôt…Et pourtant, Gabriel Tallent a écrit un roman Absolument intense. Ni plus, ni moins que bouleversant. Dérangeant, vitriolé, grandiose. My Absolute Darling est l’histoire d’un amour malsain, déséquilibré, et absolument destructeur. Comme il m’a été difficile de lire certains passages… Il y a une violence omniprésente qui écorche, faites de gestes impardonnables, de paroles d’une vulgarité éhontée, de comportements cruels banalisés…Et pourtant…

« Elle pense, Non, bien sûr que non. Evidemment qu’elle ne comprendrait pas. Personne ne comprend jamais les autres. »

Gabriel Tallent a une plume magnifique. Au milieu de cette nature sauvage, vivent, dans les coins reculés de la civilisation, des personnages, boules d’énergies se consumant de haine et de violence, exacerbées par cette solitude, et des tonnes de désamour… Mais l’auteur arrive à imprégner cette Amérique profonde d’une maigre lueur d’espoir et de rédemption possible, ainsi qu’à saisir toute la beauté des paysages de ses lieux immenses. En fait, ce livre, c’est de l’émotion à l’état brut et un voyage en terre hostile, mais dans ses pages, c’est absolument fascinant…Un roman d’apprentissage où l’urgence de la survie est implacable et se fera, comme elle est venue, dans la violence…

« C’est ça, le courage. Prendre ta putain de vie en main, quand ça semble la chose la plus difficile à faire. »

Il est difficile pour moi de savoir vous expliquer, si je l’ai aimé ou pas, je ne saurai le dire… C’est un livre qui ne laisse pas indifférent, ça c’est certain. Je n’ai pas pu rester de marbre, j’ai été peut être trop bouleversée justement par l’ampleur de cette histoire. C’est typiquement le genre de livres que j’évite habituellement, et pourtant, je l’ai lu jusqu’au bout, parce qu’on croit à ce personnage de Turtle, parce qu’on voit la jeune fille derrière la carapace et, qu’on voudrait lui tendre la main, on a toujours cet espoir qu’elle s’en sorte, envers et contre tout…Ce qui est certain, c’est que cet auteur a un talent fou, alors certes, l’histoire qu’il m’a contée était trop violente pour moi, mais je guetterai ses futures sorties avec attention…

« La tristesse a trouvé des recoins entiers d’elle-même dont elle ne soupçonnait pas l’existence. »

 

Ma note Plaisir de Lecture  8/10

Les buveurs de lumière, Jenni Fagan.

Couverture Les buveurs de lumière

 

Synopsis:

Le monde entre dans l’âge de glace, il neige à Jérusalem et les icebergs dérivent le long des côtes. Pour les jours sombres qui s’annoncent, il faut faire provision de lumière – neige au soleil, stalactites éclatantes, aurores boréales.
Dylan, géant barbu et tatoué, débarque au beau milieu de la nuit dans la petite communauté de Clachan Fells, au nord de l’Écosse. Il a vécu toute sa vie dans un cinéma d’art et essai à Soho, il recommence tout à zéro. Dans ce petit parc de caravanes, il rencontre Constance, une bricoleuse de génie au manteau de loup dont il tombe amoureux, et sa fille Stella, ex-petit garçon, en pleine tempête hormonale, qui devient son amie. Autour d’eux gravitent quelques marginaux, un taxidermiste réac, un couple de satanistes, une star du porno.

Les températures plongent, les journaux télévisés annoncent des catastrophes terribles, mais dans les caravanes au pied des montagnes, on résiste : on construit des poêles, on boit du gin artisanal, on démêle une histoire de famille, on tente de s’aimer dans une lumière de miracle.

Dans ce roman éblouissant au lyrisme radical, peuplé de personnages étranges et beaux, Jenni Fagan distille une tendresse absolue qui donne envie de hâter la fin du monde.

Ce que j’ai ressenti:…Coup de cœur cristallisé…

-C’est juste une saloperie d’ère glaciaire, camarade, c’est ça, la une d’aujourd’hui!

Le monde décline, le soleil se divise, le froid s’installe…Jenni Fagan nous conte la fin du monde avec poésie et fracas. Les paysages se cristallisent de beauté sous sa plume, alors que des blocs de grossièretés viennent se fracturer sur les lignes, et l’Ecosse devient plus belle encore, dans ce silence absolu, qui prend tout l’espace…Dans ses pages, on sent que la vie se suspend, et cette auteure lui apporte la grâce d’une écriture lyrique qui t’illumine de l’ultime aurore, avant l’extinction du monde…Le temps s’étire vers l’apocalypse, mais ce décor a des allures de magnificences, et les dernières lumières se boivent avec ivresse…La synergie de ce livre tient à cette fascination à voir un dernier spectacle naturel magique, fait d’aurores boréales, de parhélie, de chutes de neiges éblouissantes, tout en ayant, une infinie tendresse d’une humanité qui ne veut pas s’éteindre, alors même que l’instant fatal se profile…

Le soleil descend en spirale à travers la cime des arbres, révélant des sédiments de poussière argentée et ambrée. Un étang gelé. Des boucles de glace forment une fleur de givre sur une branche tombée. Chaque pétale glacé est parfaitement recourbé et transparent. L’hiver les a sculpté pendant la nuit. Les a placé là.

Parhélie…Si le soleil se triple, les personnages aussi…L’ombre d’une descendance sur trois générations, rencontre un trio éclaté d’un noyau de famille et tente de devenir une nouvelle cellule triangulaire. Chiens de soleils et fantômes de vie…Dylan le géant est hanté par le souvenir de sa mère et sa grand-mère, tandis que Constance l’hyperactive est tiraillée entre les deux hommes de sa vie, tandis que Stella l’adolescente erre entre les aspects de son hermaphrodisme. Tout comme le vent qui s’infiltre sous la glace laisse des traces noires, au plus on creuse dans le passé de ses habitants de Clachan Fells au plus on voit les destins qui comptent, leurs parts d’ombres…Lentement, les secrets craquent sous leur poids écrasant, dans ce compte à rebours glacial, pour se fondre en un nouvel environnement familial réinventé par la destinée…

-L’amour est ce qui donne un sens aux choses les plus étranges.

Jenni Fagan m’a enchantée avec cette anticipation enneigée et verglaçante de mystères. On sent qu’elle a maîtrisé, de bout en bout, la construction de son intrigue qui va de pair avec l’évolution de ses personnages atypiques. Petit à petit, le cercle social et géographique se rétrécit pour laisser place à l’essentiel: le miracle de la tolérance. Les buveurs de lumière est un roman d’une rare beauté, un texte expressif  avec une poésie moderne qui m’a bouleversée. C’est un énorme coup de cœur! J’ai encore du mal à quitter cet endroit, ces personnages, cette plume…Cela fait une semaine que je lis et que je relis ces pages, que je m’enivre des splendeurs, des vertiges, des lumières, peut être suis-je devenue, une buveuse de lumière aussi…

Tous les humains sont des pèlerins de la lumière.

 

 

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les éditions Métailié pour l’envoi de ce livre! Ce fut une magnifique découverte!

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Le gang des rêves, Luca Di Fulvio.

Couverture Le gang des rêves

Pourquoi je l’ai choisi:

Sitôt fini Les enfants de Venise et après ce gigantesque coup de cœur, je n’ai pas pu résister à l’envie de découvrir son précédent roman. Ma tendre moitié a couru en librairie le jour même, car il a bien senti, qu’avec cet auteur là, il y avait eu une vraie révélation…

Synopsis:

New York! En ces tumultueuses années 1920, pour des milliers d’Européens, la ville est synonyme de « rêve américain ». C’est le cas pour Cetta Luminita une italienne qui, du haut de son jeune âge, compte bien se tailler une place au soleil avec Christmas, son fils. Dans une cité en plein essor où la radio débute à peine et le cinéma se met à parler, Christmas grandit entre gangs adverses, violence et pauvreté, avec ses rêves et sa gouaille comme planche de salut. L’espoir d’une nouvelle existence s’esquisse lorsqu’il rencontre la belle et riche Ruth. Et si, à ses cotés Christmas trouvait la liberté, et dans ses bras, l’amour?

Ce que j’ai ressenti:…Adoption d’un Gang et Déferlement d’émotions…

« Et les gens croient à mes histoires parce qu’ils aiment rêver. »

Diamond Dogs, c’est un gang, c’est un rêve…Que la lumière soit faite sur cette belle lecture, car elle mérite toute votre attention: Bonsoir New-York! Petit diamant brut de littérature, Luca Di Fulvio m’a encore conquise par son audace et sa passion! Laissez vous guider par cette belle voix qui vous susurre de rejoindre le Gang, elle ne veut que votre bien, et pourtant, il se chuchote aussi que cette voix, c’est le porte parole de l’obscurité, des rues mal famées, des jeunes gens non fréquentables…Mais Christmas compte bien jouer avec son destin, comme avec sa pièce d’un demi-dollar, et déjouer les pronostics malheureux qui menace cette jeune génération de l’immigration ! Un cheval fou et indomptable qui va faire des ravages sur les bords de Manhattan, mais qui insufflera aussi, sa force de persuasion…

New-York, et cette belle idée du « rêve américain », terre d’exil et de tous les possibles, terre d’accueil et tremplin dynamique vers l’artistique…New-York, comme scène de théâtre qui s’ouvre entre ombres et lumières, où la poussière côtoie les paillettes, où les gangsters effleurent l’amour…Enthousiasme-toi pour le théâtre, danse avec Fred Astaire, encanaille-toi dans les bas-fonds de la ville, vibre pour le cinéma parlant, écoute la radio clandestine: Ressens le New-York des années 1920, Luca Di Fulvio te livre une fresque tumultueuse faite de rage et d’envie! Tant de vies fracassées sur le seuil de la violence, et pourtant, toujours ce regard tourné vers le dépassement de soi, toujours à chercher à vaincre l’intolérance, toujours à croire en un matin lumineux…Les pieds dans la misère, mais le bras tendu vers la lune…

Rien n’est une évidence dans ces pages, ni la trame, ni les destins. 900 pages de tourments, d’amitié, d’élans et de violence qui se fracturent sur un début de siècle en pleine expansion…Rêves et Réalités s’affrontent dans les regards noirs, Libertés et Désespoirs s’arrachent à coup d’affrontements musclés, Différences et Espoirs se lient dans les cœurs sombres…L’amour, n’aura jamais été plus belle conquête, l’espoir, plus intense ligne de conduite…

Cette lecture est un condensé d’émotions fortes, contradictoires, surprenantes, vibrantes, mielleuses, violentes…Luca Di Fulvio t’arrache ton cœur vierge, le roule dans la poussière de l’asphalte, et quand il a fini de jouer avec, par tant de sentiments forts , il te le rend un brin cabossé, mais rougeoyant de passion, et toi, pauvre lecteur, tu le regardes les yeux béats d’admiration et tu es juste ravi d’avoir ressenti, l’irrésistible plaisir du feu de la vie!

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

L’année la plus longue, Daniel Grenier.

L'année la plus longue par Grenier

Pourquoi je l’ai choisi:

J’ai été intriguée par ce synopsis, et les petits avis positifs que j’ai vu jusqu’à maintenant. J’ai eu envie de me laisser prendre au jeu, de compter différemment…

Synopsis:

Thomas Langlois, né comme son aïeul Aimé Bolduc une année bissextile, ne fête son anniversaire qu’’une année sur quatre. Mais est-il pour autant, comme l’’espère vivement son père, promis au même destin que son ancêtre qui, lui, ne vieillissait que d’’une année tous les quatre ans ? En suivant les vies de ces deux personnages d’’exception, L’’année la plus longue traverse, de Chattanooga à Montréal, des Great Smokies aux monts Chic-Chocs, près de trois siècles d’’histoire de l’’Amérique. De la prise de Québec par les Britanniques en 1760 au 11 septembre 2001, de la capitulation des Indiens au combat des Noirs américains, c’’est l’’âme du continent tout entier qui s’’invite et s’’anime dans cette fresque épique et familiale.
Ce premier roman, œoeuvre d’un immense conteur, réussit le pari fou de nous plonger au cœoeur de la grande histoire et, au-delà, de nous en peindre mille et une autres.

Ce que j’ai ressenti:…Un sentiment mitigé…

J’ai un peu de mal à expliquer mon ressenti: j’ai aimé certaines choses, et d’autres moins…

Je me suis attachée à un personnage en particulier, Aimé, son histoire, son destin, sa vie hors norme. J’ai bien accroché à cet anniversaire extraordinaire, au côté fantastique, à sa participation à l’Histoire des Etats-Unis. Qui ne rêverait pas de toucher presque l’immortalité?

Aimé avait traversé deux fins de siècle, deux débuts de siècle, ces périodes troubles où tout était à la fois mourant et plein de vie, où la déchéance des uns côtoyait le renouveau optimiste des autres.

J’ai apprécié cette plume, au rythme soutenu. Il y avait beaucoup de jolis passages, et j’ai aimé l’originalité de cette date si particulière, qui fait qu’on traverse les siècles avec un seul et même personnage. C’était intense, intéressant.

Il y a toujours de l’inconscience dans le courage, bien sûr, ce n’est pas moi qui vais dire le contraire.

Oui, mais voilà, Aimé Bolduc et son destin ce n’est que la partie centrale, le corps du roman. Reste que je me suis ennuyée, au début et à la fin du roman. Au début, c’est gênant forcement, car on risque de laisser tomber cette lecture, mais plus encore la fin, car c’est la dernière impression qu’il nous reste…

Pourtant, Thomas, c’est le descendant de cet être exceptionnel, leurs vies s’entremêlent, mais je n’ai pas accroché. Je ne m’explique pas pourquoi, un personnage plutôt que l’autre…

En refermant ce livre, je me dis, que ce que j’en retiendrai essentiellement, c’est le grand panorama historique des évènements marquants qui ont bouleversé les Etats Unis. On a de très beaux moments mis en scène, mais peut être que la façon de les mettre en place dans le récit m’a fait décrocher à de nombreuses reprises. Ce qui est sur, c’est que je suis certainement passée à côté de quelque chose, et que c’est un livre qui ne laisse pas indifférent. Le mieux est encore de vous en faire votre propre avis…

Certes, ce n’était pas sa guerre, mais la guerre était grandiose et enlevante quand on y pensait.

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 6/10

 

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement, le site Babelio et son opération Masse critique, ainsi que les éditions Flammarion pour l’envoi de ce livre. Merci de leur confiance.

Vous n’aurez pas ma haine, Antoine Leiris.

Couverture Vous n'aurez pas ma haine

Pourquoi je l’ai choisi:

Ce titre m’intriguait énormément, mais n’ayant pas Facebook, je n’ai pas vu cette fameuse lettre, mais je ne regrette pas que ce livre soit tombé dans mes mains.

Synopsis:

Antoine Leiris a perdu sa femme, Hélène Muyal-Leiris, le 13 novembre dernier assassinée au Bataclan. Alors que le pays était endeuillé, à la recherche de mots pour dire l’horreur, il publiait sur les réseaux sociaux une lettre destinée aux terroristes intitulée Vous n’aurez pas ma haine. Dans celle-ci, il promettait à ces « âmes mortes » de ne pas leur accorder sa haine ni celle de leur fils de dix-sept mois, Melvil. Son message fait le tour du monde. Accablé par la perte, Antoine Leiris, journaliste de 34 ans, n’a qu’une arme : sa plume. L’horreur, le manque et le deuil ont bouleversé sa vie. Mais, à l’image de la lueur d’espoir et de douceur que fut sa lettre, il nous dit que malgré tout, la vie doit continuer. C’est ce quotidien, meurtri mais tendre, entre un père et son fils, qu’il nous offre dans ce témoignage poignant.

Ce que j’ai ressenti:…Un coup au cœur, un coup de cœur…

Choisir ce livre alors que l’horreur des attentats est encore une blessure ouverte, n’est-ce pas mettre un peu plus de sel sur nos plaies? Je vous rassure de suite, ce témoignage, c’est un baume au cœur.

Je lis très peu ce genre de récit, car souvent j’y perds trop de larmes. Alors oui, j’en ai donné, ma vue a été plus que brouillée en lisant ses lignes, et pourtant ce n’est pas parce que ce texte est mélodramatique ou qu’il appuie sur les cordes les plus sensibles, non, c’est qu’il est d’une beauté éblouissante.

Vous n’aurez pas ma haine…On peut se poser la question, mais alors, vous aurez quoi?

  • Un texte bouleversant d’un homme qui perd la femme de sa vie, la mère de son enfant. Une déclaration d’amour qui vous chavire d’un homme ordinaire qui aime au delà de tout.
  • Une leçon de vie d’un père qui se battra, sans armes à feu, pour nos plus belles valeurs, qui les fera passer à la future génération.
  • un partage douloureux d’une intimité ravagée par le chagrin, mais jamais ô grand jamais, de haine. Aucune réponse négative ou colérique dictée par une vengeance aveugle. L’Amour contre la Haine. La Liberté contre la Peur.

J’ai admiré cet homme, le père qu’il sera, la force de son courage. C’est un témoignage renversant et une belle ôde à l’Amour et à la Liberté. Magnifique.

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 10/10

Une fille parfaite, Mary Kubica

Couverture Une fille parfaite

Pourquoi je l’ai choisi:

Avec un résumé aussi tentant, comment ne pas succomber????!!!!!!

Synopsis:

« Je la suis depuis plusieurs jours. Je sais où elle fait ses courses, où elle travaille. Je ne connais pas la couleur de ses yeux ni comment est son regard quand elle a peur. Mais je le saurai bientôt. »

Incapable de dire non au séduisant et énigmatique inconnu qu’elle vient de rencontrer dans un bar, Mia Dennett accepte de le suivre jusqu’à chez lui. Sans savoir qu’elle vient de commettre une grave erreur. Et que rien, jamais, ne sera plus comme avant.

Les personnages:

Mia, elle est au centre de tout cela, mais garde tout son mystère, jusqu’aux derniers mots.

Eve, elle m’a émue cette mère et en même temps un peu énervée, car elle est trop effacée. Elle subit tout, alors dès fois, on a envie de la réconforter mais d’autres on aurait bien envie de la secouer, pour qu’elle reprenne sa vie en main.

Gabe, quel flic engagé! Ca fait plaisir à lire! Il a du flair, et un côté humain très touchant.

Colin, un gentil garçon qui se retrouve forcé à prendre des mauvaises décisions. Il a un certain charme une fois qu’on le connaît mieux.

Ce que j’ai ressenti:

Voilà le dernier thriller dont tout le monde parle!!!!Il fallait que je me fasse mon idée sur les thrillers Harlequin…..Et je dois dire que ce fut une bonne surprise! La  romance peut cohabiter dans un thriller, et cette auteure nous le prouve avec ingéniosité! Un suspense intense qui se transforme en miel, voilà bien une jolie friandise à déguster cet été!

Ce livre aurait pu être banal dans son intrigue, mais là, où l’auteure tire vraiment son épingle du jeu, c’est dans la construction de son roman, particulièrement, ainsi que dans ses personnages ultras touchants. Cette double maîtrise font que ce livre se distingue de ce qu’on peut en voir d’habitude. Un château de cartes audacieux qui tient toutes ses promesses. Tout est orchestré à la page près, on est baladé entre « précédemment » et « après », on dévore les lignes toujours plus avide d’avoir le fin mot de l’histoire . A chaque voix, on en apprend non seulement sur le kidnapping, mais sur les circonstances d’un tel acte. C’est un vrai page-turner: impossible de le lâcher. Je ne peux en dire plus, pour éviter tout spoiler….

En bref, un livre à emporter avec vous dans la valise, sur la plage, au bord du transat….Tout simplement parce que c’est une lecture agréable, prenante, qui saura vous divertir entre douceur et tension .

 

 

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 7/10

Remerciements:

Je tiens à remercier Babelio et sa Masse critique, toujours aussi attrayante!!!!!Merci aux éditions Mosaic, pour l’envoi de ce livre! Ce fut une lecture très agréable.

 

L’ile des oubliés, Victoria Hislop

Pourquoi je l’ai choisi:

J’avais envie de me plonger dans un livre 100% été!!!!!

L’ambiance:

Les générations se succèdent et les secrets s’accumulent sous les non-dits, ce qui en fait une histoire de famille hors du commun bouleversante dans un cadre « presque  » idyllique, si la lèpre ne s’en été pas melée….

Les personnages:

Alexis ,( quel prénom bizarre pour une fille, enfin Bref….) cherche sa voie et part à la recherche de ses racines dans sa quête d’identité.

Sophia, elle est au centre du livre et pourtant je l’ai trouvé assez fade….

Maria, c’est le personnage qui m’a le plus touchée avec Eleni car ce sont des femmes aimantes courageuses et dévouées à leurs familles, amis et toujours prevenantes envers les autres…

Fotini, voilà une amie exceptionnelle comme on rêve toutes d’avoir…..

Ce que j’ai ressenti:

J’avais vraiment adoré la Crete lors d’un voyage et j’avais envie de connaître plus ce coté méditerrannéen moins médiatique…..Franchement , je n’ai pas été déçue de connaître les moeurs et coutumes de ce peuple très sanguin, de me plonger dans les eaux turquoises grecques et découvrir cette île « maudite » de lépreux…Spinalonga m’a fascinée et toute son histoire aussi, j’ai très bien visualisé cet endroit et prise d’une grande compassion pour tous ses malades exilés, rejetés par leurs proches, lentement oubliés sur ce petit bout de terre….

Ensuite, les sagas familiales ne sont pas trop mon genre de lecture habituelles et j’ai trouvé quelques longueurs, mais dans l’ensemble, c’est un livre qui se lit vite, intéressant avec des personnages plus (plutôt que moins, sauf certains) touchants, ça reste une jolie lecture estivale!!!

Le petit plus: L’histoire de Spinalonga est très interressante!

Le petit bémol:Tous ses noms de famille en « is », dès fois j’étais perdue….

Ma note 5/10

En Féérie, il brille quelques poussières…

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