L’Outil et les Papillons, Dmitri Lipskerov

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Synopsis:

“ Arséni Andréiévitch, nu comme un ver, constata sans équivoque que l’organe le plus important du corps masculin manquait à son reflet. ”

Un beau matin, l’honorable Arseni Andréiévitch Iratov, célèbre architecte de cinquante ans dont le parcours rappelle celui d’un Rastignac soviétique, se réveille pour découvrir qu’il n’a plus de sexe. L’outil le plus essentiel de son anatomie a tout simplement disparu, ne laissant qu’une fente sur un bas-ventre désormais lisse. L’organe perdu réapparaît dans un petit village, où vivent une gamine de treize ans et sa grand-mère alcoolique. Le pénis a pris l’apparence d’un gnome, qui se transforme rapidement en beau jeune homme au visage angélique. La jeune fille décide de le garder comme animal domestique, avant d’en tomber amoureuse, de lui donner un nom français (Eugène) et de l’aider à réaliser son rêve: retrouver son propriétaire Iratov. Avec L’Outil et les Papillons, Dmitri Lipskerov entraîne le lecteur dans un carnaval fantastique échevelé, démoniaque et absurde, une variation hilarante sur Le Nez de Gogol.


Ce que j’ai ressenti:

  • Un seul outil vous manque…Et tout est dépeuplé.

Car à y perdre cette partie là de l’anatomie masculine, Arseni Andreiévitch ne pensait pas qu’il vivrait un tel drame! Mais le pire, c’est que ce manque parait épidémique… Imaginez un peu, un avenir sans testostérone et voyez, l’envol des perspectives…

Mais si en plus, les gnomes s’invitent et prennent la place dans les branle-bas des rendez-vous amoureux, que les diamants reluisent dans les ombres et que la guimauve n’adoucit plus les mœurs, il va en rester quoi de notre monde? Dmitri Lipskerov joue les tailleurs d’anatomie et fait danser les papillons, dans une histoire sucrée/salée aux allures de science-fiction.

-À quelque chose malheur est bon.

  • Une fable délicieuse…

Cette lecture est une friandise, tant par son originalité détonante, que par son absurdité délicieuse. Elle se fait poésie, et parfois délicatesse, comme une aile de papillon posée sur une peau. Et pourtant, c’est bel et bien une fantaisie presque démoniaque qui vient s’inviter dans ces pages! Cette petite pointe de provocation envers cette absence incongrue de sexe masculin, vient gratter quelque peu les clichés de notre société, et la féminité de fleurir avec panache. J’ai trouvé que l’auteur avait une perspicacité bien sentie et une plume rafraîchissante. Derrière un humour complètement décalé, il nous donne à réfléchir sous couvert de fantaisie, sur les modes de vies, l’histoire et les influences de la Russie.

Nous venons dans ce monde pour devenir meilleurs.

  • Un petit OLNI follement pétillant.

J’ai vraiment adoré ce mélange des genres entre contemporain, réécriture et dystopie. C’est à découvrir! Inclassable, intelligent, sensible et hilarant, c’était vraiment un chouette moment de lecture! J’avais vraiment été attirée par cette jolie couverture, et je ne regrette pas cette virée dans Moscou, grâce  cette histoire déjantée. Je suis conquise. Et ce final, tout en finesse et en poésie, c’était génial…En bref, une belle découverte!

-Je ne veux pas que tu gâches ta vie à t’occuper de ma folie!

 

Ma note Plaisir de Lecture 8/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Babelio ainsi que les éditions Agullo de leur confiance et l’envoi de ce livre.

Babelio

La faille du temps, Jeanette Winterson

 

Couverture La faille du temps


Synopsis: 

Dans une ville américaine évoquant la Nouvelle-Orléans en proie à une terrible catastrophe naturelle, un afro-américain et son fils découvrent une terrible scène de crime et un nourrisson, qu’ils décident de sauver et qu’ils baptisent Perdita, la fille perdue. Mais comment ce bébé est-il arrivé là ? 
C’est ce que Jeanette Winterson, dans son style unique, s’applique à démêler dans cette adaptation de la tragédie shakespearienne Le conte d’hiver. Sous sa plume, le roi jaloux du Conte devient un odieux financier londonien paranoïaque et obsédé par la crise de 2008 ; son ami de toujours, le roi Polixenes, un doux rêveur ; Xeno, un créateur de jeux vidéo. Et MiMi, la femme de Leo, une chanteuse à succès. Lorsque Leo se persuade que MiMi et Xeno entretiennent une liaison et qu’il lui faut agir, tous les ressorts de la tragédie sont en place. Superbe réflexion sur l’avidité et le pouvoir destructeur de la jalousie et de l’envie, La faille du temps rappelle l’intemporalité du génie shakespearien et donne à voir l’immense talent de l’auteure.


Ce que j’ai ressenti:

  • Et le temps porte des failles…

Jeanette Winterson s’engouffre dans une oeuvre passée, et nous offre une réécriture captivante de Shakespeare et sa pièce de théâtre Le conte d’hiver. D’une histoire terrible et avec un orage tonitruant, une faille s’ouvre pour que renaisse à l’heure d’aujourd’hui, les protagonistes de cette injustice tragique. Une petite étoile perdue dans notre temps, arrive mystérieusement dans une boite à bébés…Et l’histoire est prête à se rejouer sur un air de jazz…Sauf que l’histoire a déjà été écrite et le destin n’aime pas trop qu’on vienne perturber ses lignes. La folie des hommes sera toujours une inspiration pour les auteurs, mais la romancière Jeanette Winterson apporte dans cette libre adaptation, une touche de poésie et un regain de modernité qui fait de cette lecture, un doux moment de plaisir.

D’après lui, tout l’intérêt du temps était qu’il allait prendre fin-s’il était infini, ça ne serait pas le temps si?

  • Et le temps joue avec les plumes…

Ce que j’ai adoré dans ce roman, c’est toute la magie angélique qui se dégage de ses pages. On plonge dans une version très contemporaine, mais dans une version aussi plus imaginaire, où les anges entrent en scène pour mieux nous éblouir. Déjà, en parlant de plume, celle de Jeanette Winterson est tout simplement magnifique, mais il y en aussi qui tombent du ciel, des plumes, et toute cette métaphore autour des anges déchus et la malédiction d’une vie trop étroite pour l’amour, m’a carrément touchée de ses ailes. Tous ses instants légers où le temps et les anges dansent ensemble, c’était d’une rare beauté et ça rend cette lecture presque méditative sur ce fameux temps qui passe…

-A quoi sert que le temps existe si on n’en a pas?

  • Et si vous preniez le temps…

…De lire cette petite merveille? Il y a de l’amour, de la vie et quelques scènes de tragédie. Nous le savons tous, le cœur à ses raisons que la raison ignore, donc il se peut que la folie de Léo/Léonte vous plonge dans quelques abîmes, que les billets fassent tourner quelques têtes, que la voix de Mimi vous perce le cœur, que la jalousie vous morde les doigts alors que vous tournerez ces pages, mais l’innocence d’une enfant devrait sans doute remédier à ces petits désagréments. Et puis le talent du grand Shakespeare mélangé à celui de Jeanette Winterson devrait bien  vous convaincre d’emprunter La faille du temps. Je suis bien heureuse qu’une tempête ait eu lieu à La Nouvelle-Bohème, si c’était pour lire la fabuleuse histoire de Perdita, et comprendre que le temps est réversible et le pardon, un futur possible.

Le passé est une grenade qui n’explose que quand on la lance. 

 

 

Ma note Plaisir de Lecture 9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Babelio ainsi que les éditions Buchet Chastel pour leur confiance et l’envoi de ce livre.

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La Société des Rêveurs Involontaires, José Eduardo Agualusa.


Synopsis: 

Le journaliste Daniel Benchimol rêve de gens qu’il ne connaît pas mais reconnaît dans la mémoire de l’appareil photo qu’il retrouve sur une plage. Moira Fernandez, une artiste mozambicaine habitant Le Cap, met en scène et photographie ses rêves. Hélio de Castro, un neuroscientifique, les filme. Hossi Kaley, le patron de l’hôtel Arco-Iris, ancien guérillero au passé obscur et violent, se promène dans les rêves des autres, vêtu d’un costume violet, ce qui va donner à un service secret l’idée de l’utiliser pour manipuler les rêves de la population lors des élections, mais ne l’empêchera pas malgré tout de connaître un grand amour.
Les rêves rassemblent ces quatre personnages dans un pays totalitaire au bord de la destruction, où se réveillent aussi les rêves de liberté de la jeunesse.
Écrite dans un style éblouissant, cette Société des rêveurs involontaires est une histoire d’amour, un récit fantastique, un polar onirique et une vraie satire politique pleine d’humour, qui questionne la nature de la réalité tout en réhabilitant le rêve comme instrument de transformation du monde.


Ce que j’ai ressenti:

 

  •  J’ajoute à mes nuits, un peu de cette énergie artistique que j’ai saisi dans ces pages, pour peindre des aquarelles d’orchidées bleutées sur des lignes de rêves. J’enfile une veste violette et je vous emmène en Afrique découvrir l’étrange enquête de Daniel Benchimol… Et si des funambules s’invitent dans vos songes pastels, c’est sûrement que vous êtes vous aussi, touchés par cette histoire fantastique. Pour ma part, je l’ai été plus que de raison, et peut être que la folie me guette, mais avant, j’aimerai vous dire que j’ai adoré me perdre dans d’autres ailleurs…Je nage encore dans un océan aérien d’euphorie et je lance des vœux au ciel:

-Exercez-vous à rêver. Croyez à vos rêves. Et maintenant réveillez-vous, mon ami! 

 

  • J’ajoute à mon temps, un moment de lecture particulier, singulier, onirique où les métaphores s’incarnent et se répondent en miroir. L’envol d’un oiseau se reflète dans l’épanouissement d’une jeune femme combative, la naissance d’une fleur à l’instar d’une artiste qui se révèle par son talent, un arbre qui s’enracine contre des souvenirs qui s’étiolent, des observateurs de rêves qui font face à l’œil avisé d’un journaliste engagé. Dans la forme et dans le style, José Eduardo Agualusa réalise une prouesse littéraire où rêves et réalités se réinventent dans une histoire plurielle ou l’amour, l’art et les songes dansent sur les cendres de la barbarie. Derrière l’insoutenable atmosphère d’un pays totalitaire, quelques esprits s’éveillent… Surprendre une jeunesse qui se révolte face à la dictature, dépeindre un pays au bord du gouffre et éclairer nos consciences, c’est le pari fou de La société des rêveurs involontaires.

 

« Le pacifisme, mon frère, c’est comme les sirènes: hors de la mer de l’imagination il ne respire pas, il a du mal avec la réalité. Encore moins avec la nôtre, cette réalité si cruelle. » 

 

  • J’ajoute à mes carnets, des dizaines de citations poétiques et de réflexions méditatives. Des échos de mots et des éclats d’images pour nager dans l’infini de l’idée même de Liberté. Elle brillait de mille façons, Liberté dans ses pages: dans la lumière d’un clair de lune, sur les murs des galeries, dans le viseur d’un appareil photo, sur la surface d’un écran, dans l’obscurité d’une cellule, sur la mer imaginaire, dans la profondeur de l’inconscient, sur le crane d’une enfant, dans la grandeur des souhaits. La voir ainsi prendre multiples facettes, cela donne envie de déplier nos ailes et s’envoler vers elle…

« Je suis tombé par terre comme un pétale de fleur. » 

  • J’ajoute à mes coups de cœur, ce livre, La société des rêveurs involontaires, comme un des plus beaux livres que j’ai eu le plaisir de lire, parce qu’il contait à mon inconscient, une vérité intime. Et ce matin, c’est en toute conscience, que je vous dévoile la vague déferlante de mes émotions…Magnifique!

 

« Tous les rêves sont inquiétants, parce qu’ils sont intimes. Ils sont ce qu’on a de plus intime. L’intimité est inquiétante. »

 

Ma note Plaisir de Lecture sticker-fee-libellule10/10.

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Métailié de leur confiance et l’envoi de ce livre.

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Le Chant des Revenants, Jesmyn Ward

Le Chant des revenants


Synopsis: 

Seule femme à avoir reçu deux fois le National Book Award, Jesmyn Ward nous livre un roman puissant, hanté, d’une déchirante beauté, un road trip à travers un Sud dévasté, un chant à trois voix pour raconter l’Amérique noire, en butte au racisme le plus primaire, aux injustices, à la misère, mais aussi l’amour inconditionnel, la tendresse et la force puisée dans les racines.
Jojo n’a que treize ans mais c’est déjà l’homme de la maison. Son grand-père lui a tout appris : nourrir les animaux de la ferme, s’occuper de sa grand-mère malade, écouter les histoires, veiller sur sa petite sœur Kayla.
De son autre famille, Jojo ne sait pas grand-chose. Ces blancs n’ont jamais accepté que leur fils fasse des enfants à une noire. Quant à son père, Michael, Jojo le connaît peu, d’autant qu’il purge une peine au pénitencier d’État.
Et puis il y a Leonie, sa mère. Qui n’avait que dix-sept ans quand elle est tombée enceinte de lui. Qui aimerait être une meilleure mère mais qui cherche l’apaisement dans le crack, peut-être pour retrouver son frère, tué alors qu’il n’était qu’adolescent.
Leonie qui vient d’apprendre que Michael va sortir de prison et qui décide d’embarquer les enfants en voiture pour un voyage plein de dangers, de fantômes mais aussi de promesses…  

Ce que j’ai ressenti:

  • Tourne avec les courants…

Dès les premiers mots, ça claque! J’ai senti que cette histoire aurait le pouvoir de me hanter. Violent, noir et hypnotique. D’une beauté, à couper le souffle. Des torrents de rage, où un oiseau à écailles tente de s’extirper… Mais c’est sans compter sur le racisme et la drogue qui font des ravages et déséquilibrent les rêves d’envol…En un aller-retour de voiture, à la prison de Parchman, ce livre m’a retournée…Jesmyn Ward a un talent fou, et je ne m’étonne pas de son double prix tellement, j’ai été emportée dans ce road-trip américain, noyée dans un torrent d’émotions puissantes. Dans Le chant des revenants, elle touche des cordes très sensibles et les fait résonner avec des vibrations paranormales et des promesses à la dérive…

« J’aime bien penser que je sais ce que c’est, la mort. J’aime bien penser que c’est un truc que je peux regarder en face. »

  • Ressens le chant…

J’ai senti dans cette famille que leurs sangs et leurs liens chantaient des harmonies étranges. Désynchronisées et bouillonnantes…De l’instinct maternel défaillant aux ondes d’amour fraternels, ils ont tous des échos qui se répondent, et jouent sur des partitions de violence…Jojo et Kayla sont particulièrement touchants dans leurs relations fusionnelles. Même si tous les personnages sont des mal-aimés, et que l’amour ne vient pas toujours d’où on l’attend, les déséquilibres se remplissent avec de la tendresse des autres membres. Les histoires et les apprentissages des grands-parents maternels, ont des pouvoirs de connexion et cette cellule familiale, faite de métissage et de protection occulte, est bouleversante.

« Faut qu’ils voient la peur pour avoir l’impression d’être des hommes. »

 

  • Ecoute les revenants…

Plus qu’un roman noir, il y a aussi une petite touche de fantastique, qui donne une atmosphère inquiétante, où la mort et la vie danse ensemble. En un roman choral à trois voix, les fantômes s’invitent dans les failles de cette famille, et chantent des histoires tristes, de drames et d’intolérance, qui vibrent dans ses pages. Jesmyn Ward m’a captivée avec sa sensibilité et sa plume poétique, j’ai fait un voyage incroyable, bouleversant et émotionnel.

A découvrir!

« Le monde est un chaos de gemmes et d’or qui tournoie en lançant des étincelles. »

 

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement NetGalley et les éditions Belfond, pour cette jolie lecture!

NetGalley                                       Résultat de recherche d'images pour

Ce que savait la Nuit, Arnaldur Indridason.

Couverture Ce que savait la nuit


Synopsis:

Les touristes affluent en Islande et les glaciers reculent lentement. Le cadavre d’un homme d’affaires disparu depuis trente ans émerge du glacier de Langjökull. Son associé de l’époque est de nouveau arrêté et Konrad, policier à la retraite, doit reprendre bien malgré lui une enquête qui a toujours pesé sur sa conscience, en partie sabotée par la négligence d’un policier toujours en service.

Au moment où il pensait vivre sa douleur dans la solitude – le meurtre de son père n’a jamais été élucidé et sa femme vient de mourir d’un cancer –, Konrad doit reprendre ses recherches, malgré les embûches et la haine. Seul le témoignage d’une femme qui vient lui raconter l’histoire de son frère tué par un chauffard et le supplie de trouver ce qui s’est passé pourrait l’aider à avancer…

Ce nouvel enquêteur, jumeau littéraire d’Erlendur, permet à Indridason de développer le spectre de son talent. Konrad est né en ville, il a eu une enfance difficile, il vient de perdre l’amour de sa vie, il est en train de renoncer à lui-même. Arnaldur Indridason se place ici dans la lignée de Simenon, avec la construction d’un environnement social et affectif soigné et captivant. Un beau roman noir sensible aux rebondissements surprenants.


Ce que j’ai ressenti :

  • Tu te rappelleras le souffle de l’elfe…

Quelle joie de pouvoir me replonger dans les eaux froides de l’Islande, et retrouver l’ex-inspecteur Konrad. Je me rappelle l’immense coup de cœur pour Passage des Ombres et j’étais contente que ce nouveau tome soit dans la continuité de la Trilogie des Ombres. Ce personnage est particulièrement touchant, et grâce à cette nouvelle enquête et le cadavre sorti du glacier de Langjökull, j’ai pu retrouver de la magie de mon précédent ressenti, tout en découvrant encore des facettes intéressantes du personnage de Konrad. Les elfes ne sont plus, mais il n’en reste pas moins qu’il y a quelque chose de fascinant à se plonger dans les romans de Arnaldur Indridason.

« -Et dire qu’il y a encore des gens pour douter des effets de l’activité humaine sur le climat, avait déploré le glaciologue dans l’émission matinale. »

  • Tu entendras les vibrations de la Lune.

Arnaldur Indridason m’a encore conquise avec sa plume, un mélange de poésie et de force tranquille. Il conte avec une douce mélancolie, les affres de la culpabilité, tout en déclinant les sonorités des appels silencieux des coupables et des innocents. La Lune, témoin des drames, éclaire d’une douce lumière les pires douleurs. Il y a eu un moment magique avec cette éclipse de lune, qui m’a énormément touchée…De manière posée et efficace, ce roman noir est à la fois un passionnant engrenage d’interrogatoires et une contemplation d’une beauté stupéfiante. Maintenant, je rêve de voir L’Islande au clair de Lune, c’est dire, son pouvoir de persuasion….

« La lune était décrite ainsi dans un poème : elle était la boucle de la nuit. L’antique amie des amants. »

  • Tu diras…Ce que savait la nuit…

La nuit, les secrets sont toujours plus lourds à porter, alors Konrad récolte les confidences, les souffrances, les aveux terribles… Même à 30 ans du drame, les mots ressortent, les souvenirs resurgissent, les ombres reviennent…Les fragments de vies se collent un à un, et doucement le puzzle de ce meurtre sordide, prend forme dans le regard hanté de cet inspecteur à la retraite…Le rouge et le noir s’épousent sur un fond blanc glacé, et c’est magnifique…

« La seule manière de vaincre la mort est de l’accepter. »

Le petit +: La couverture sublime!

 

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les éditions Metailie pour leur confiance et l’envoi de ce livre! Ce fut une très belle lecture.

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Les Ferrailleurs,III, La ville, Edward Carey.

Couverture Les Ferrailleurs, tome 3 : La ville


Synopsis: 

Une nuit perpétuelle envahit Londres. L’étrange famille Ferrayor a laissé derrière elle les ruines fumantes de Fetidborough pour s’installer dans la capitale. Depuis leur emménagement, la jeune Eleanor et les Londoniens observent d’étranges phénomènes : des disparitions, des objets qui apparaissent, d’autres qui se transforment. Et cette obscurité qui règne à présent.
La police est à la recherche des Ferrayor pour essayer d’éradiquer le fléau, et tous les moyens sont bons pour mettre la main sur ces dangereux personnages. Le jeune Clod va devoir choisir son camp, déchiré entre sa famille et les habitants de Londres, entre ses affreux semblables et la ville qui ne survivra pas aux ténèbres. À moins que la lumière ne vienne finalement d’un amour que Clod pensait enseveli…
Dernier volume de la « Trilogie des Ferrailleurs », La Ville tient toutes ses promesses en concluant l’incroyable épopée de la famille Ferrayor. Après Le Château et Le Faubourg, Edward Carey déploie tout son talent d’écrivain et de dessinateur au service d’un univers inoubliable.


Les Ferrailleurs. Tome 1 : Le Chateau. Tome 2: Le Faubourg. 

Ce que j’ai ressenti:

  • Petites lumières d’espoir…

A faire tourner les têtes et les objets, à faire naître la petite lueur au milieu des immondices, Clod Ferrayor l’original de la famille, et sa flamboyante Lucy Pennant,  détraqueront leurs petits mondes en transition, à coups de poings et à voix étranges! Les objets vivent, se rebellent, les liens de famille grincent, les insignifiants se font entendre: c’est la débandade! Nos deux adolescents chouchous sont lancés à l’assaut de leurs espérances, entamant une grande bataille enflammée, une guerre pour ne pas perdre ce « petit quelque chose », un territoire à conquérir après l’anéantissement du leur, mais surtout se retrouver envers et contre tous…Et tout du long, l’amour à dénicher, dans les yeux et sous les ruines du chaos…Quelle épopée!

« Quand cesse-t-on d’être une personne, me demandais-je, et quand commence t-on à être autre chose qu’un être humain? »

  • Au sein des ténèbres…

A voir les détritus s’allier, à voir disparaître les gens dans la pire insignifiance,  à sentir un Londres mort à petit feu et un Londremor vivant de poésie étincelante, Edward Carey, nous ouvre les portes d’un imaginaire riche où, j’ai adoré me perdre. Les transformations s’accélèrent, le mystère s’épaissit et tout par à va-l’eau , ou plutôt à va-l’ordure…Et le géant se soulève tandis que la Reine s’incline…La grisaille envahit la ville, et les êtres lugubres hantent les lieux. C’est l’ultime affrontement et on sent une tension incroyablement sombre s’emparer de tous les habitants. Et quelle atmosphère!!!!

« Nous avons tous respiré la nuit, nous l’avons tous fait entrer en nous. »

  • Et dans la ferraille, trouver un coup de coeur <3. 

Une trilogie exceptionnelle, une imagination de folie, une plume magnifique, un univers unique. Quel bonheur de se plonger dans ses pages, j’ai encore plus apprécié ce troisième tome, mais il y avait aussi une certaine nostalgie à quitter tous ses personnages. Il s’est vraiment passé quelque chose de spécial avec cette saga, un vrai coup de foudre! Il y a toute une magie à s’approprier, une conquête de bric et de broc, un charme fou à entendre parler des objets, des jolies valeurs à capturer sous les décombres, de la révolte à saisir dans les feux contraires, mais au final, trouver le trésor ultime: le coup de coeur littéraire!

« Ah, les sentiments humains, quelle histoire! Quel effort insurmontable que de surveiller les moteurs, les rouages de l’amour et de la haine, les canalisations de nos pensées et de nos émotions! » 

Ma note Plaisir de Lecture sticker-fee-libellule 10/10

 

Remerciements: 

Je tiens à remercier chaleureusement les éditions Livre de Poche Imaginaire de leur confiance. Ce fut une lecture magique!

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L’histoire sans fin, Michael Ende.

Couverture L'histoire sans fin


Synopsis: 

Bastien, un garçon de dix ans, déroba un jour un livre ancien qui le fascinait et se réfugia au grenier pour le lire. Un livre pas comme les autres…Il y était question d’un pays fantastique où vivaient une toute petite impératrice, des elfes, des monstres, un garçon à la peau verte…Un pays menacé de mort et rongé par un mal étrange. Et voilà que Bastien, irrésistiblement entrait dans l’histoire, une histoire fantastique qui recommençait avec lui, L’Histoire sans fin… Le roman de Michael Ende est un plaidoyer passionné pour le droit de fantaisie, à l’imagination, un rêve, dans un monde où ils n’existent presque plus.


Ce que j’ai ressenti:

 

Il était une fois…
…L’histoire sans fin…
Bientôt quarante ans, qu’elle illumine nos cœurs,
Autant d’Inspiration, et plaisir d’Autrefois,
A voir et à revoir le destin de Bastien,
Se perdre et se retrouver, au-delà des pleurs.

Le Néant avance mais le Pays Fantastique demeure
Les mensonges progressent mais les souvenirs se meurent…
Il faut sauver la Magie: la magie d’une bonne histoire!
Sois le nouvel empereur, et réécris dans le noir,
Ta propre destinée, aux côtés de Atréju
Grimpe sur le dos de Furchur, et zou!

Quelle imagination et belles rencontres,
Tant de lieux et d’animaux fabuleux,
Tant de courage qui va à l’encontre
Des pires lâchetés, c’est juste merveilleux!
Message de Poésie et d’Amour dans un Désir
On en voudrait tant des histoires à n’en plus finir…
Mon Vœu Véritable: Que se répande l’Eau de Vie
Que tous, lisent, cette histoire ci!

Et ils vécurent bien plus heureux,
Et ils eurent beaucoup d’histoires…
Mais cela, est une autre histoire
Qui sera contée, une autre fois…

 

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

Coupable[s], Samuel Sutra.

Coupable[s] par Sutra

Pourquoi je l’ai choisi:

J’ai eu une sorte de coup de foudre pour la couverture…Les yeux sans doute…Une couverture vraiment réussie, et encore plus jolie de près avec la finesse des détails…Elle est fascinante.

Synopsis:

HAÏTI. 12 janvier 2010 – 16 h 50.
Le pays est frappé par le plus meurtrier tremblement de terre de son histoire.
L’aide humanitaire afflue de partout.
PARIS. Aujourd’hui.
Une série de meurtres secoue la ville.
Quatre personnes sont retrouvées sauvagement assassinées.
Toutes sont liées à un projet baptisé « Kenscoff » .
Un cinquième individu est recherché.
Pour prêter main-forte à la Brigade criminelle dans cette enquête particulière, un jeune policier rejoint l’équipe.
Haïti, il connaît bien.
Il y est né.

Ce que j’ai ressenti:

Y a eu des morts? Et après. En Haïti , y a toujours des morts. Là-bas, la mort, c’est la vie.

Si la catastrophe de Janvier 2010 a dévasté Haïti, elle a permis aussi aux vautours financiers de tournoyer au dessus de ses terres de chaos, et leurs ombres faites de mensonges et de courses aux profits, ont engendré plus de catastrophes qu’il était encore possible après celle, naturelle, de ce tremblement de terre dévastateur…C’est donc au milieu de ce fatras que Samuel Sutra pose son décor pour un thriller sombre et vibrant aux magnitudes de Richter… Haïti, c’est l’ombre d’une menace sourde mettant en lumière des Coupable[s] sans scrupules et qui réveillera une vengeance effroyable venue de ses décombres…

« Avec les autres, on est toujours au milieu de quelque chose, mais jamais au cœur de rien. »

Dans son rêve de justice, la mythique Brigade Criminelle du 36 Quai des Orfèvres est l’ultime but de ce jeune policier, Jean Raph’, et quand il se voit donner la chance d’intégrer la fameuse équipe à titre de consultant, il ne touche plus terre…Quel plaisir de le suivre dans ses couloirs et cette enquête retorse, où ses racines haïtiennes deviennent une aide précieuse pour mieux comprendre le folklore et les traditions de ce pays lointain…Pour autant, ça ne sera pas une promenade de santé pour ce novice des enquêtes de terrain puisque, les meurtres sont d’une violence inouïe et que ça prend vite la forme d’une frénésie…Au 36, l’équipe de flics est sur les dents et font appel à toutes les branches du métier pour résoudre les mystères, parfois un peu trop empreint de sorcellerie, au goût de certains…

« A dix-sept ans, tu tues pour une cause. A trente pour une femme. Après, y’a que l’oseille qui te fait bouger le cul. »

Efficace, maîtrisé, surprenant. Ce sont les trois mots que j’associe à cette lecture, au delà de l’intérêt d’avoir découvert les dessous des « petites affaires » de l’aide humanitaire…Dans ses pages, on creuse des pistes sanglantes, on déblaie des dossiers terreux, on fouille parmi les décombres poisseuses et on déterre des secrets de famille palpitants…De Paris en Haïti, Samuel Sutra nous façonne un polar noir avec un cœur brûlant entre sang et vengeance…Les dagydes n’ont qu’à bien se tenir, parce que l’envoûtement n’est pas loin avec ses deux cents et quelques pages intenses et captivantes que cet auteur nous a concocté!

« On n’aime pas parler pognon en France, c’est sale. Quand on est pauvre, on est feignant, quand on est riche, on est voleur. »

 

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Nathalie des éditions Flamant Noir pour sa confiance et l’envoi de ce livre!

 

Arckos, tome 1, La reconnaissance. Paolo Postman

Arckos, tome 1 : La reconnaissance par Postman

Synopsis:

Pourriez-vous aider un monde qui n’est pas le vôtre?

Lucas Muller, un jeune garçon passionné par la fiction et le fantastique, vit dans un modeste quartier où rien d’extraordinaire ne se passe jamais. Jusqu’au jour où il fait l’acquisition d’une épée par son vieil ami antiquaire. Il ne se doute pas que cette épée à la lame étrangement dorée va le transporter dans un autre monde où un rôle exceptionnel lui sera attribué. 

Une incroyable aventure où la réalité dépasse nos rêves les plus fous! 

Ce que j’ai ressenti:…Quelle Imagination!

Si jamais, il vous prenait l’envie  de vous perdre dans un autre monde, j’aimerai bien vous inviter à découvrir l’Entre-Faune, un univers rempli d’êtres fantastiques et imaginé par un jeune auteur auto-édité, qui dans ses rêveries, et qui pendant 10 ans a peaufiné les petits détails, de cette fantastique histoire, où un jeune homme fait un voyage initiatique autant que magique…Sensible à ce genre et par une coïncidence féerique, j’ai eu la chance de pouvoir lire ce pavé de 680 pages, et me régaler d’un premier tome d’une trilogie prometteuse qui pourrait bien faire fureur dans les rayons Jeunesse…Voilà, la question ainsi que l’invitation, est posée par Paolo Postman, et j’espère que vous répondre positivement, car c’est une saga qui vaut bien le détour :

Pourriez-vous aider un monde qui n’est pas le vôtre?

Arckos, c’est un jeune homme qu’une mystérieuse épée dorée appelle à la rescousse pour sauver un autre monde bientôt envahi par les Ténèbres…De cette demande désespérée et pressante pour venir à bout du Mal, se cache une Déesse, Labianna,  pleine de ressources et visiblement remplie de confiance envers ce petit héros en devenir…Arckos, la Reconnaissance, c’est un voyage vers un monde inconnu, une formidable aventure faite de jolies rencontres mais surtout, une histoire remplie de magie! Et c’est cet enchantement, qui m’a tenu tout au long de cette lecture, avec aux détours des chemins, ces rencontres avec des êtres hideux autant que beaux, magiques autant qu’ordinaires, divins autant que mauvais…Des Elfes et des Monstres, des Humains et des Géants ainsi que des Nains qu’il faudra rallier à la Cause: la victoire sur les Ténèbres, tous unis derrière une épée aux pouvoirs éblouissants, tous réunis auprès d’Arckos…

« -Ce n’est pas l’apparence qui construit la valeur d’une personne. »

Du moment que Arckos prend son rôle à coeur, et arrive à la Caserne de l’Est,  qui le fera devenir un grand soldat aguerri, je n’ai plus pu m’arrêter de lire ces pages. Ce jeune homme, avec ses doutes et son manque de confiance, m’a touchée, mais c’est cette qualité de rêver les yeux grands ouverts, qui m’a le plus renversée…J’ai adoré cette association d’amitié et d’entraide plus ou moins facile qu’il forme avec Mallate, un petit être Tiboge qui s’ignore aussi en tant que héros d’ailleurs… Ce duo de « roukis » sur ces terres de grands dangers est très intéressante à découvrir…Et bien sûr,  l’Entre-Faune comme terrain de jeux, de guerres, d’affrontements ainsi que de rencontres en tous genres, possède une grande richesse imaginaire qui illumine nos yeux, voire même jusqu’à nous éblouir carrément…Il y a de grandes scènes de batailles prenantes, autant que des petits moments intimes, qui nous montre que ce Lucas/Arckos sera sans doute l’Élu de Labianna, et peut être bien, l’Élu de vos cœurs…Mais cela, seul l’avenir nous le dira…

« Puisse la grâce des Elfes vous protéger et vous guider loin des sentiers sombres. »

Quand j’ai refermé ce livre, j’étais très impatiente de lire la suite, on sent une évolution dans la maturité du héros, autant que dans la plume de cet auteur…Finalement que du bon présage pour la suite…D’ailleurs, la suite est bientôt disponible, et son sous-titre La traque promet encore plus d’actions explosives…J’ai tellement hâte de voir si le Bien triomphera du Mal, et comment Arckos  va se révéler, face à plus d’adversité….

En bref, un premier tome réussi qui pose bien ses bases et une très jolie imagination…C’est tellement prenant et magique qu’on oublierai presque de revenir sur Terre…

 

Ma note Plaisir de Lecture  8/10

Arckos, tome 1 : La reconnaissance par Postman

Vous pouvez retrouver tout l’univers d’Arckos sur le réseau social Facebook: https://www.facebook.com/PaoloPostman/

N’hésitez pas à y faire un tour, et vous laissez tenter par cette belle aventure fantastique!

Les Ferrailleurs, tome 1: Le Château, Edward Carey.

Couverture Les ferrailleurs, tome 1 : Le château

Pourquoi je l’ai choisi:

J’avais repéré ce livre depuis sa sortie, parce que je me doutais qu’avec les avis de la blogospère, il pourrait vraiment me plaire…En plus, j’adore cette couverture, avec son coté monochrome et le relief gondolé au toucher.

Synopsis:

Au milieu d’un océan de détritus composé de tous les rebuts de Londres se dresse la demeure des Ferrayor. Le Château, assemblage hétéroclite d’objets trouvés et de bouts d’immeubles prélevés à la capitale, abrite cette étrange famille depuis des générations. Selon la tradition, chacun de ses membres, à la naissance, se voit attribuer un objet particulier, dont il devra prendre soin toute sa vie. Clod, notre jeune héros, a ainsi reçu une bonde universelle – et, pour son malheur, un don singulier : il est capable d’entendre parler les objets, qui ne cessent de répéter des noms mystérieux…
Tout commence le jour où la poignée de porte appartenant à Tante Rosamud disparaît ; les murmures des objets se font de plus en plus insistants ; dehors, une terrible tempête menace ; et voici qu’une jeune orpheline se présente à la porte du Château…

Ce que j’ai ressenti:…Un univers incroyablement fascinant!…

Dès les premières pages, j’ai été envoûtée par cette ambiance sombre et originale…Tous ses mystères autour de ses objets qui parlent, ses deux adolescents qui se racontent, tour à tour, au sein de cette décharge, la puissance de l’imagination de l’auteur…Bienvenue dans une nouvelle saga : les Ferrailleurs! En plein dans un Londres revisité et très empreint de dangers grisâtres, on explore un lieu atypique fait de bric et broc. Totalement dépaysant et surprenant, on se perd avec un certain plaisir dans cette avalanche d’immondices, de montagnes de noms, de destins parlants qui régissent les Ferrayor.

« Nous étions comme des puces, des abeilles, des moucherons ou des scarabées bourdonnant, des cancrelats, des fourmis-scarabées, des phalènes cornues, qui tous vivent peu de temps, battent des ailes, s’affolent, rampent, mangent, vivent, aiment puis meurent, un petit tour et puis s’en vont, tout ce petit monde périt, et il n’en reste qu’une salissure. »

J’ai lu ce livre en plein mois de décembre, autant dire que j’étais dans l’ambiance de noël, et voir une bonde ou encore un sofa murmurer, ça force la magie…Il y avait ce qu’il faut de gothique et de féerie pour que je sois emportée dans cette tempête bien particulière, que je veuille découvrir tous les recoins sombres du Château, et que je m’émeuve devant la naïveté touchante de Lucy et Clod. Clairement, il y a des rendez-vous réussi, et cette lecture en périodes de fêtes, c’était le bon timing…

As-tu jamais désiré jouer le rôle principal dans ta propre histoire?

Je suis d’ors et déjà impatiente de poursuivre les aventures de ces lieux lugubres, et de ressentir les envolées lumineuses de nos deux héros maladroits et voir s’épanouir les paraboles de Edward Carey. J’ai été très touchée par la sensibilité que l’auteur met dans cet océan de vies et de déchets, enchantée par l’étincelle qu’il peut faire jaillir pour ses vies effacées, troublée par la douceur candide de cet amour naissant.

 Mais elle, c’est une pensée, la plus belle des pensées. Les meilleures pensées que j’aie jamais eues sont mes pensées pour Lucy Pennant.

Le petit Plus: Les illustrations de l’auteur en début de chapitres. 

 

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les éditions Le Livre de Poche Imaginaire pour l’envoi de ce livre! Ce fût une lecture fascinante.

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En Féérie, il brille quelques poussières…

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