Port d’âmes, Lionel Davoust.

Couverture Port d'âmes

Pourquoi je l’ai choisi:

J’ai trouvé la couverture magnifique, et quand on lit ce roman, on s’aperçoit qu’elle colle parfaitement à l’histoire. Bravo aux éditions Folio, pour cette très jolie représentation!  Chaque fois que je la regardais, je partais dans un voyage brumeux…

Synopsis:

Rhuys ap Kaledán a été condamné, adolescent, à huit ans de servitude dans la Marine. À vingt-deux ans il est toujours en vie mais a tout perdu : sa demeure, sa famille, ses titres de noblesse… Lorsqu’il débarque à Aniagrad, la Cité franche, il a la tête pleine d’idéaux et est bien décidé à se faire un nom et, qui sait, à retrouver la place qui aurait dû être la sienne. Mais la cité du mensonge va vite le faire déchanter. S’il veut survivre, Rhuys devra faire bien des concessions et, même, prendre les prédateurs qui le chassent à leurs propres pièges.

Ce que j’ai ressenti:… un souffle enchanteur…

Aniagrad , ville marchande par excellence. Tout se négocie des plus infâmes talents aux plus retorses pouvoirs, de la plus grande douceur à la plus pure des intentions,  cette ville portuaire a une vie propre et un fonctionnement qui étourdissent les curieux. Doté d’une philosophie et d’une Administration qui régissent son fonctionnement, elle exerce une forte attraction sur les voyageurs qui arpentent ses ruelles sombres. Sans compter que la ville cache des Anges. Une attraction de plus…En somme, une ville aux mille dangers pour qui, ne respecte ses règles…

« L’existence aurait probablement été plus simple avec des ailes. »

Du plus petit mensonge au plus audacieux stratagème, notre héros a de quoi trembler pour sa vie. Manipulations, jeux de pouvoirs, investissements et politique, ce jeune homme en quête d’identité et de justice, va devoir jouer très serré avec tous ses Prédateurs qui rôdent et tiennent la main mise sur sa bourse. J’ai beaucoup apprécié l’évolution de Ruys, de sa naïveté il en ressort grandit, grâce à son idéalisme. C’est un héros, plaisant à suivre, car au centre de toutes sortes d’attentions, mais aussi en proie à ces plus intimes épreuves personnelles. Entre ombres et lumière, désir et réalité, ce héros tient toute notre attention grâce à cette imbrication de faits et d’émotions.

« La liberté livrée à elle-même finit toujours par se dévorer toute seule. »

Port d’âmes, rien que le titre emmène de la poésie, une ouverture vers la beauté et une énigmatique quête de l’esprit…Et c’est bien là, ce que je retiens essentiellement de cette lecture: une enivrante plongée nébuleuse et vaporeuse que j’ai adoré emprunter avec la Vendeuse et Rhuys, dans cet échange très particulier. Tout le charme et le mystère du Transfert, m’ont laissé une forte impression, j’étais friande de tous ses fragments déposés dans ses lignes, voulant aussi les adopter, les faire miens, pour mieux vous convaincre de vous laisser guider par cette bien trop généreuse offre…Valeur inestimable et instant suspendu, on est presque du domaine de la méditation, comme une parenthèse de rêverie au milieu du chaos et de la corruption, c’est juste saisissant, ces petites touches de magie, cette douceur du souvenir, cette poétique vibration…

Peut-être était-ce là la première leçon du Transfert: chaque histoire était unique.

Entre l’effet dynamique de ses jeux de pouvoirs, et cette ouverture mystique sur une nouvelle méthode d’échanges, Port d’âmes possède beaucoup d’atouts pour porter durant ses 600 pages, toute notre âme d’enfant en soif d’aventures et de nouveaux horizons, grâce à la plume très inspirée de cet auteur…

« J’ai parlé à la nuit et la nuit m’a répondu. »

Ma note Plaisir de Lecture  8/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les éditions Folio SF, pour l’envoi de ce livre! Ce fut une lecture envoûtante!

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Le songe d’une nuit d’été, William Shakespeare.

Couverture Le Songe d'une nuit d'été

Pourquoi je l’ai choisi:

Lire un Classique et une lecture Féerique pour notre petit Challenge Printemps Elfique, c’est allier deux bonnes raisons pour sortir enfin ce livre de ma PAL…

challenge printemps 2

Synopsis:

À l’heure où les elfes s’éveillent, les humains s’endorment, et il est demandé au spectateur, victime consentante, de croire à la communication improbable de ces deux mondes. Les uns habitent la cité, régie par une loi anti-naturelle et imposée ; les autres demeurent au plus profond des bois, lieu où les lois irrationnelles de l’amour ont libre cours. Thésée juge les amoureux, Obéron les réconcilie grâce à un philtre d’amour qui, tel une encre magique, engendre dans le coeur des amants, comme dans l’intrigue, des bouleversements baroques.

Ce que j’ai ressenti:…Petite ritournelle revisitée féerique…

Puisque William Shakespeare a écrit cette pièce dans sa jeunesse, rien ne m’empêche de retomber en enfance…

« Thésée. -Je veux entendre cette pièce: tout ce qui est offert par la simplicité et le zèle est toujours bien. « 

« Là où la bonne volonté échoue, un noble cœur considère l’intention, non le mérite de l’action. »

♫Promenons nous dans les bois,
Pendant que William est là,
Si les fées y étaient,
Elles nous enchanteraient.
Mais comme Shakespeare n’est plus là,
Il nous en parlera,
Fée, Y est-tu?
Que fais tu?
Entends Tu? ♫

(Shakespeare): Je mets en scène…

♫Promenons nous dans les bois,
Pendant que William est là,
Si les fées y étaient,
Elles nous enchanteraient.
Mais comme Shakespeare n’est plus là,
Il nous en parlera,
Fée, Y est-tu?
Que fais tu?
Entends Tu? ♫

(Shakespeare): Je mets ma touche de fantaisie…

♫Promenons nous dans les bois,
Pendant que William est là,
Si les fées y étaient,
Elles nous enchanteraient.
Mais comme Shakespeare n’est plus là,
Il nous en parlera,
Fée, Y est-tu?
Que fais tu?
Entends Tu? ♫

(Shakespeare): Je mets de la comédie…

♫Promenons nous dans les bois,
Pendant que William est là,
Si les fées y étaient,
Elles nous enchanteraient.
Mais comme Shakespeare n’est plus là,
Il nous en parlera,
Fée, Y est-tu?
Que fais tu?
Entends Tu? ♫

(Shakespeare):

♫Je mets un peu la zizanie.

♫Je mets une pointe de talent.

♫Je mets un parfum d’amour.

♫Je mets de la rêverie.

♫Je mets de la féérie.

♫Je prends ma plume, et j’écris! ♫

 

Ma note Plaisir de Lecture  8/10

Féelure, Silène Edgar.

Couverture Féelure

Pourquoi je l’ai choisi:

J’avais soigneusement empilé dans ma liseuse, tout plein de lectures féeriques pour mon petit Challenge Printemps Elfique, lors de l’OP Bragelonne….

challenge printemps 2

Synopsis:

Le jour, Gwen est une personne tout ce qu’il y a de plus ordinaire : elle a un emploi précaire à la bibliothèque de la ville, un mari aimant et deux beaux enfants. Mais chaque nuit, elle est fée et travaille à la BAKF, la Brigade anti-kidnapping de fées. Et justement, de récentes disparitions leur donnent du fil à retordre… Avec son coéquipier et ami Arthur, elle va vite découvrir que cette nouvelle affaire pourrait être plus sensible que prévu. Pourtant, si dangereuse que soit cette nouvelle enquête, ce n’est qu’une épine parmi d’autres dans le pied de Gwen. Car au prochain solstice, elle va devoir faire un choix : rester humaine avec son mari et ses enfants, ou abandonner son ancienne existence et devenir fée pour toujours aux côtés d’Arthur…

Ce que j’ai ressenti:…Petite Douceur Adorable…

« J’aimerais m’envoler, partir de ce monde qui dégénère. C’est ce que j’essaie de faire en faisant rêver les gens avec mes contes. »

Un petit roman féerique, juste ce qu’il faut pour te régaler! Féelure, c’est un condensé de fées, demi-fées et jeux de mots détournés avec facéties et charme à la sauce féerique…C’est court (80 pages), et du coup, il manque un peu de profondeur et de l’attachement pour ses personnages, mais il y a quand même cette étincelle d’impertinence qui fait que cette lecture est hyper agréable!

« Faites-vous partie de ceux qui y croient ? Ceux qui pensent que les bruits de la maison ne sont pas le fait du vent, que les clefs ne sont pas déplacées seules, que les tartines ne tombent pas du mauvais côté par hasard ? Ces grands rêveurs qui s’amusent des petits déraillement du quotidien en sachant que, derrière ces fantaisies, une fée ou un lutin se cache ? « 

On se régale de cette enquête extraordinaire en petit format, des petits ennuis elfiques, autant que les tracas humains. Gwen est prise entre liberté nocturne et sérénité diurne, mais a du mal à partager son temps, entre les deux vies, son cœur balance (quand ce n’est pas avec deux hommes…). Voilà, on ne manque pas de sujets divers pour accompagner cette demi-fée dans ses questionnements, ni de retournements d’ailes sur l’intrigue…

« Le matin, elles laissent derrière elles leurs ailes et leurs souvenirs de la nuit pour mener une vie quasiment normale. »

Mais ce qui à mon sens fait tout le charme, c’est l’écriture malicieuse et loufoque de cette auteure qui nous envoie des petites pétarades d’humour qui fait que l’on garde le sourire accroché pendant tout le temps de cette lecture! Et ça, c’est juste fabuleux! Une petite parenthèse de douceur, avec des touches de « hot », et des répliques hilarantes, je pense que c’est une bonne trouvaille dans notre recherche printanière, pour débusquer les petites fées…

 

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette8/10

Winter People, Jennifer McMahon

Couverture Les visiteurs de l'autre rive / Winter people

Pourquoi je l’ai choisi:

Recevoir le jour de la St Valentin , ce livre qui parle d’amour et d’hiver, j’ai trouvé que c’était le timing parfait…

Synopsis:

« J’avais aussi compris qu’il valait mieux éviter de la contrarier. Tantine s’emportait vite et n’appréciait guère qu’on la contredise. Quand quelqu’un refusait de la payer, elle versait une poudre noire tirée d’une de ses bourses en cuir sur sa maison en marmonnant d’étranges incantations. (…)
— S’il te plaît, réponds-moi, Tantine. Est-ce qu’on peut faire revenir les morts ? ai-je insisté en jetant une poignée de têtes-de-violon dans son panier.
Elle m’a dévisagée longuement de ses petits yeux noirs, la tête penchée.
— Oui, il y a bien un moyen. Les rares qui le connaissent le transmettent à leurs enfants. Et puisque tu es ce que j’ai de plus proche d’une fille, je te transmettrai le secret. »
 
Et si l’amour était vraiment plus fort que la mort ? Et si l’on avait la possibilité de ramener de l’au-delà l’être qu’on aime le plus au monde ?
Un suspense terrifiant pour un sujet grave. Une histoire qu’on ne peut lâcher et qui nous plonge dans l’effroi.

Les personnages:

Des personnages en pleine détresse, fracassés de douleurs, hantés par leur amour: toute la puissance de ce roman vient de là…Une sphère de quatre points de vue qui raconte, l’impensable, l’incommensurable chagrin…Et Gertie, qui court dans la neige…

« Ah la folie! Quelle belle excuse quand on veut infliger d’horribles choses à quelqu’un, a dit Tantine avec un sourire mauvais. »

Ce que j’ai ressenti:…Quand tu ne fermes plus l’œil de la nuit…

Quand les revenants grattent à votre porte, vous ouvrez, ou pas??!

Je suis de celle qui leur ouvre bien grand, mon imaginaire et je me régale toujours de voir ce gouffre qui s’amenuise entre vivants et morts, dans la plume de ses écrivains inspirés, qui jouent de la douleur de ses personnages, pour ouvrir une brèche entre réalité et surnaturel. Jusqu’où peut-on aller par amour? Toute la question se trouve là, dans ce déchirement de perdre l’être qu’on aime le plus au monde, et de se voir offrir une chance,  même folle de passer encore quelques heures avec lui. Mais ça ne se fera pas sans conséquences, on s’en doute, car jouer avec les fantômes, c’est un cache-cache dangereux…

Jennifer McMahon nous ouvre le passage de La Main du Diable, où une génération se voit quelque peu, gênée par la malédiction des Winter People. Elle arrive à créer une ambiance forte, un nœud de tension et pouvoirs occultes, qui n’a de cesse de vous agripper  dans vos nuits, lorsque vos yeux se ferment…Une rare intensité vous happe dans ses lignes, et ce que j’ai adoré c’est qu’elle ne vous lâche pas jusqu’à la dernière page, et peut être aussi, au-delà…Nous, lecteurs, nous retrouvons aussi détenteurs de ce manuscrit mystérieux, possesseurs de ce savoir envahissant, presque membre de cette chasse aux sorcières… La construction de son récit, rend cette histoire passionnante, avec ce qu’il faut de terrifiant, pour trembler de plaisir à suivre Sara et Les visiteurs de l’autre rive, dans ce bout de terre, qui a de drôles de façons de faire sortir ce qu’il y a de plus profond en nous…

« Autant souhaiter l’impossible. »

J’adore plus que tout, ses romans, où l’ambiance noire et mystérieuse, vous enveloppe comme une brume inquiétante, où l’on peut presque sentir l’odeur de la terre retournée, le silence de la forêt, presque saisir l’ombre qui se glisse dans votre champ de vision, sursauter au moindre bruit de la nuit…La magie de cette histoire tient à ce jeu d’apparitions et de disparitions soudaines, à cette pesanteur sombre qui se glisse au fur et à mesure de l’intrigue, à ce talent de laisser planer un doute raisonnable sur les dormeurs

Je vous laisse à vos cauchemars, et je vais maintenant essayer de retrouver, un semblant de quiétude, tout en vous chuchotant, histoire de ne pas réveiller les ombres obscures,  que ce livre est un beau coup de cœur…

 

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 10/10

 

Remerciements:

Je tiens à remercier les éditions Le livre de Poche Imaginaire pour l’envoi de ce livre! Merci infiniment de leur confiance, ce fut une lecture Coup de Cœur!

La nuit appartient au tigre, Michel Honaker

Couverture La nuit appartient au tigre

Pourquoi je l’ai choisi:

Je pense que c’est cette couverture au départ qui a attiré mon œil, mais en voyant la quatrième de couverture, je n’avais qu’une hâte, ouvrir ses pages…

Synopsis:

Ancien des forces spéciales, Derek Ardo cherche à fuir son lourd passé. Reconverti dans l’humanitaire, il est engagé par une fondation pour prendre la tête d’une médiathèque dans un quartier neuf d’Aramsha, en Inde. Hormis Aparajita, une petite fille au caractère bien trempé, et Trishna, une jeune femme bannie par sa famille pour avoir fui un mariage forcé, les visiteurs sont rares, et sa vie s’annoncerait des plus tranquilles s’il n’y avait la présence d’un tigre mangeur d’hommes, dont les victimes se multiplient. Un climat de méfiance et de peur s’installe en ville, et Derek engage alors une guerre personnelle contre le fauve.

Ce que j’ai ressenti:…Un voyage enchanteur…pour rugir de plaisir…

Dépaysement:

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  • Partons en Inde…Apprenons à dessiner des kolam , manger du poulet épicé, rencontrer une civilisation différente…Je suis toujours partante pour voir d’autres Horizons, d’autres Ailleurs, mais celui ci de voyage, m’a enivrée!

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« Le monde appartient aux Hommes, mais la nuit appartient au Tigre. »

  • Rencontrons un être fascinant: le Tigre. Presque une Divinité, un Danger latent, une Peur ancestrale. Laissons le prendre son territoire, nous fasciner, nous effrayer. La nuit lui appartient, et vous découvrirez à quel point, si vous ouvrez ce roman enchanteur. Il impose un respect, ce Tigre, une ambiance électrisante. Connaître ses pensées, c’est se confronter aux nôtres…

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« Vous êtes ainsi, Hommes, fascinés par ce qui est médiocre et futile. »

C’est presque un conte. Et les contes ont toujours sur moi, cet effet fascinant. C’est presque un roman d’aventures. Et quel plaisir de parcourir d’autres Terres. Je me suis délectée de chaque mot. J’ai adoré où l’auteur nous emmène, ce qu’il nous apprend sur l’Inde, sa fascination pour la Nature. Il donne une voix puissante, une magie imprégnante à son texte, un œil avisé sur les travers de l’Homme. J’aime beaucoup cette forme de texte merveilleux, qui cache souvent une réalité pas tout à fait reluisante, les messages forts qui passe derrière le folklore, les leçons qu’on en tire une fois la dernière page tournée…En fait, il est difficilement à mettre dans une case avec une étiquette: il est juste envoûtant.

Plus que tout, j’ai adoré la fin, qui nous pousse inexorablement à relire une fois encore, ce roman fascinant!

Je le mets en coup de cœur forcement, car tout un tas d’émotions diverses m’a traversée durant cette lecture: de la peur avec l’ombre du Tigre, de la peine pour la condition des femmes indiennes, de l’émerveillement pour cette jungle luxuriante, de la joie pour ce projet de mettre à disposition la Lecture dans ce coin reculé, de l’enthousiasme de suivre un auteur talentueux…

« Tout le problème est là, de la difficulté d’entraîner les enfants vers le savoir et non vers la servitude. »

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 10/10

 

Le géant enfoui, Kazuo Ishiguro

Pourquoi je l’ai choisi:

Ce livre m’a été recommandé par un Babéliote passionné, Krout. Je le remercie de m’avoir mis sur la voie de ses géants: c’est exactement le genre de livre que j’adore! La passion de lecture se partage, et là, c’était un super conseil!!!!

Synopsis:

Axl et Beatrice vivent un amour constant qui a résisté aux années. Ils décident de faire un voyage pour rejoindre leur fils, parti depuis longtemps. De nombreux obstacles se dressent sur leur chemin, parfois étranges, parfois terrifiants, et mettent leur amour à l’épreuve. Leur parcours est une métaphore de nos vies à tous.
Dix ans après « Auprès de moi toujours », Kazuo Ishiguro revisite, dans « Le Géant enfoui », les thèmes shakespeariens qui traversent son oeuvre : la mémoire et l’oubli, la confiance et la haine, la vengeance et la justice. L’histoire d’Axl et Beatrice, une allégorie du monde moderne, est d’ores et déjà un monument de la littérature.

Les personnages:

Axl et Beatrice sont un couple en fin de vie, qui se sont aimé toute leurs vies dans les joies autant que les tempêtes. Très touchant.

Sire Gauvain, il apporte une touche de chevalerie, une douce flamme presque éteinte, mais indéniablement là, vibrante.

Wistan et Edwin nous rappelle que tout un homme est un guerrier…

Ce que j’ai ressenti:…Une étincelle dans la brume…

En fait, ce livre il vous emporte:

  • Dans la brume électrique…(Non je ne me suis pas trompé de livre, on n’est pas dans celui de James Lee Burke …). Il y a une sorte d’ambiance opaque qui vous happe dès les premiers mots…Cette brume vous enveloppe pour ne plus vous laisser tranquille…Se souvenir ou oublier ? Telle est la grande question dans ce claquement de doigts qu’est notre passage sur Terre…

« C’est bizarre la façon dont le monde oublie les gens et les évènements de la veille ou de l’avant veille. C’est comme une maladie qui nous atteint tous. »

  • Dans la légende Arthurienne…Chevaliers, dragons, géants, elfes…Le fantastique se mêle avec douceur dans ses pages nous offrant un souffle de magie enchanteresse plus qu’appréciable. Le roi Arthur n’a pas fini d’inspirer les auteurs, des centaines d’années après pour notre plus grand plaisir!

« Je suis un simple mortel, je ne le nie pas, mais je suis un chevalier bien entrainé et encouragé durant de longues années de ma jeunesse par le grand Arthur, qui m’a appris à affronter toutes sortes de défis avec enthousiasme, même lorsque la peur s’insinue jusque dans la moelle, car si nous sommes mortels, brillons du moins de tous nos feux aux yeux de Dieu pendant que nous marchons sur cette terre! « 

  • Dans une histoire d’amour…La tendresse de leur amour est touchante, malgré les points noirs qui jalonnent leurs histoires, ils restent ensemble, côte à côte, bravant ensemble les difficultés…Une histoire tout en pudeur, en simplicité et respect de l’autre…

« -Promets moi, princesse, que tu n’oublieras pas ce que tu ressens pour moi en ce moment dans ton cœur. A quoi servirait un souvenir surgi de la brume s’il se contente d’en chasser un autre? »

Il est des livres comme ça, qui vous tombe dessus et qui vous envoûte…Une histoire qui vous laisse une forte impression même en l’ayant refermé depuis des jours… Celui ci, il a une Atmosphère pesante, une Poésie enivrante, une Intention éclairante. Ce texte derrière son empreinte magique, vous torpille l’esprit sans que vous vous en rendiez compte. Il nous montre le Monde, en perpétuel renouvèlement de ses erreurs, de ses attentes, de ses victoires. Le temps n’a pas de prise sur nos envies d’évasions, d’invasions et de découvertes. A y regarder de plus près, les mots sont plus incisifs qu’il n’y parait et prenne une résonnance dans nos quotidiens sombres. Je regrette, juste un peu,  qu’on ne soit plus dans le souffle du dragon…

Les gens devaient accepter avec philosophie de pareilles violences.

Avec ses trois points, je me rend compte que la rencontre avec ce livre était une évidence…Ma mémoire me joue des tours, mais je suis presque certaine , de ne pas oublier cette lecture de sitôt…J’enfouis ce géant légendaire dans mon esprit, en espérant que la haine n’emporte pas tous les cœurs…Très joli conteur que ce Kazuo Ishiguro, il prend son temps, mais il nous offre un fabuleux moment de lecture…

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 9/10

La guitare magique de Frankie Presto, Mitch Albom

Couverture La guitare magique de Frankie Presto

Pourquoi je l’ai choisi:

J’adore cet auteur, il arrive à me toucher à chaque fois grâce à son écriture, et quand je l’ai vu dans la Masse Critique, je ne pouvais pas, ne pas cocher cette proposition…Le destin a bien fait les choses, et je remercie sincèrement Babélio de m’avoir sélectionnée, ainsi que les éditions Kero pour l’envoi de ce livre.

Synopsis:

Frankie Presto, né dans une église en feu et vite devenu orphelin, est élevé dans une petite ville d’Espagne par son professeur de musique aveugle. Puis la guerre bouleverse sa jeune vie… À neuf ans, il embarque sur un bateau pour l’Amérique, accompagné de ses seuls biens: un chien sans poils, une vieille guitare et six cordes dont il ignore encore la mystérieuse puissance.
Pendant son irrésistible ascension comme le plus grand musicien de son temps, il découvre petit à petit l’immense pouvoir que lui confèrent ses six cordes de guitare magiques. Mais ce don sera aussi son fardeau…
Frankie réussira-t-il à trouver sa propre voie, et à retrouver Aurora, l’unique femme qui avait su toucher son cœur ?

Un roman foisonnant et plein de charme qui donne envie de fredonner sa chanson préférée !

Les personnages:

Frankie Presto, c’est un guitariste de talent, de corps et d’esprit. J’ai cherché sur Internet ses chansons, j’ai voulu lui donner vie, croire qu’il pouvait naître de notre seule volonté…Je voulais plonger dans son regard, y voir l’étincelle du Don…Il est une force ce personnage, il incarne tous ses génies disparus trop tôt, ses enfants qui ont serrés de leurs points, la lumière musicale.

« Tout le monde fait partie d’un orchestre dans la vie. »

C’était une pure performance de guitare et les mélodies qui s’enchaînaient étaient d’autant plus remarquables. Frankie était un homme qui se débattait littéralement dans un océan démonté.

Ce que j’ai ressenti:…Un coup de cœur musical et littéraire…

« La vérité est lumière. Le mensonge est ombre. La musique est les deux à la fois. »

Mitch Albom nous revient avec un roman qui fleure bon la Musique. Elle nous parle, nous interpelle, nous enchante. La Guitare Magique de Frankie Presto a 6 cordes, tout comme elle, j’essaierai de vous donner 6 raisons de vous laisser charmer par son incroyable envoûtement…

  1.  La corde sensible: C’est avec beaucoup de larmes retenues qu’on lit cette histoire. Et les larmes justement, c’est l’exquise musique « Làgrima » qui tourne en boucle…Comprendre cette chanson dans ses lignes, et ensuite la savourer en écoute, je vous parie, que les larmes seront bien au rendez-vous…
  2. La corde vibrato: Des dizaines d’émotions vous submergent dans cette histoire, parce que c’est avant tout, celle d’une vie, d’un artiste, d’un génie…Et forcement, ça donne toutes sortes de tragédies et contrariétés, mais aussi de grands moments où la chance lui sourie, où la Destinée prend tout son sens…
  3. La corde artistique: Cet enfant a un don, certes, mais c’est bel et bien le travail et la persévérance de la Musique, qui fera sa voie. L’orchestre de sa vie a eu de beaux accompagnateurs, mais c’est avant tout cet enseignement entre respect et tolérance que lui donne El Maestro, qui fait la beauté de son talent.
  4. La corde auditive: Chaque référence musicale est un bonheur d’écoute. Je me suis d’autant plus imprégnée de cette lecture en allant découvrir ou redécouvrir, ses chansons. On sent la passion de l’auteur pour la musique.
  5. La corde magique: Une fée s’est glissée dans ses pages pour mon plus grand bonheur! Forcement, que je me dis qu’il était fait pour moi, ce roman! La magie de l’Amour et l’apparition féerique sont autant de saupoudrage scintillant qui illumine nos yeux et nos cœurs…
  6. La corde poétique: Le Bleu lyrique qui vient étinceler cette histoire nous donne un petit coté Fantastique très agréable à découvrir. J’ai adoré le bouquet de fleurs de cordes, leur poésie, la force de l’intention de l’auteur, de rendre hommage à la musique, à la vie, à l’amour…

« Tous les hommes sont des musiciens en puissance. Sinon pourquoi le Bon Dieu nous aurait-il donné un cœur qui bat? »

Je suis une amoureuse de la Musique et de l’Emotion. Ce livre rassemble les deux. Il pulse et il touche au cœur. J’ai aimé la douceur des mots et la douleur d’une passion, la pureté des émotions et la fulgurance d’un talent. C’est un coup de cœur, évidemment, car il nous fait vibrer le corps, le cœur et l’âme. Il a une énergie positive, magique et passionnée.

« -Ne pleure pas si tu saignes pour quelque chose que tu aimes. »

 

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 10/10

 

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Merveilles et Légendes des Forêts Enchantées, Richard Ely/S.Pineaux/A.Labarre

Pourquoi je l’ai choisi:

J’étais curieuse de voir un des autres projets d’un auteur que j’affectionne particulièrement: Richard Ely.

Synopsis:

Une balade en compagnie de Richard Ely, Séverine Pineaux et Amandine Labarre sous les frondaisons des grandes forêts mythiques (Brocéliande, Forêt- Noire …) à la découverte des créatures fantastiques qui les hantent (petit peuple des mousses, pixies, dryades et autres dames vertes).

Ce que j’ai ressenti:…Un enchantement naturel…

Bienvenue dans la forêt, oui mais voilà, pas seulement les forêts toutes simples, non, de celles qui sont enchantées! Et niveau enchantement, ce livre est une merveille pour les yeux tout d’abord, avec les magnifiques illustrations de deux artistes, mais les textes de Richard Ely nous emmène grâce à sa passion, dans un univers magique. On se prend à rêver en Brocéliande, à songer sur l’île Hachijo-jima, à s’imaginer en Fontainebleau, le voyage en imaginaire est infini et se fera d’une branche tendue vers le lecteur…

C’était la berceuse du mobile à papillons. La musique de ses premiers rêves.

Le Petit Monde de Richard Ely est empli de créatures féeriques, c’est avec toujours autant de plaisir que je découvre ses publications. Tantôt poète, tantôt ethnobotaniste, mais toujours inspiré par les muses, ce projet là, m’intéressait d’autant plus, car il était plus ambitieux au niveau des textes. 10 nouvelles toutes plus riches en folklore, les unes que les autres, mais la force de l’ensemble c’est l’énorme respect pour la Nature. Toutes vous font prendre conscience d’une cohésion d’ensemble, d’un amour inconditionnel pour Mère Nature, d’une sagesse ancestrale. J’ai beaucoup aimé le message derrière la féerie, les forêts mises en lumière et en histoires, cette volonté d’embellir tel un conteur, le monde qui nous entoure.

Ni les dieux ne pouvaient les corrompre, ni le cœur des hommes. Elles étaient l’âme vivante de la forêt, l’expression le plus intime et la plus profonde de ce qui animait flore et faune dans ce territoire sacré.

J’ai vraiment passé un bon moment avec ce livre, car il est plaisant de le feuilleter, d’avoir le choix de le poser et le reprendre à sa guise, de lire et relire ses courtes histoires, de s’imprégner à notre rythme de par ce découpage en nouvelles. Je ne me lasse pas des écrits de cet auteur, car on est toujours amené à revenir à sa guise, et à tout moment, vers son univers inspirant et inspiré. Il ne se dévore pas ce livre, il s’apprécie, et c’est ce qui en fait tout son charme…J’ai été plus que charmée, par ailleurs, par le talent de Séverine Pineaux, ses illustrations sont juste : »OUAaaaH! ».

Cette amertume ne me quitte plus, ce que le poète nomme le spleen. Je suis là, vivant, errant parmi les hommes, mais mon cœur ne bat plus pour ce monde.

Voir prendre vie et déceler les êtres féeriques, au détour des bois et des pages, est un petit plaisir délectable. Pixies, dryades, fées, gnomes se dévoilent derrière une montagne, un ruisseau, un océan. Chaque apparition plus enchanteresse que la précédente…Une petite merveille, je vous le disais…

Comme un fantôme, l’esprit ne dérangeait rien de physique.

Si je devais donner une préférence dans ses histoires, j’irai vers Rêveries en Brocéliande. Rien que l’illustration Séverine Pineaux en amont est d’une beauté fantastique, mais c’est le texte qui m’a le plus touchée par sa simplicité et sa douceur, mais j’ai aussi aimé la force et l’humble respect qui se dégage de la nouvelle Le Petit Peuple des Mousses.

En bref, un livre à découvrir de toute urgence!

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 9/10

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Remerciements:

Je tiens avant tout, à remercier Monsieur Richard Ely, ainsi que la maison d’éditions Au bord des continents pour l’envoi de ce livre. Merci sincèrement de leur confiance!

 

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La fille qui navigua autour de Féérie dans un bateau construit de ses propres mains, Catherynne M. Valente

Couverture La fille qui navigua autour de Féérie dans un bateau construit de ses propres mains

Pourquoi je l’ai choisi:

J’avais surtout repéré ce livre grâce à sa couverture, qui m’interpelle, ainsi que ce titre à rallonge. Je la trouve magnifique et plutôt accrocheuse…Et en plus, cette lecture compte pour mon Challenge Printemps Elfique 2016!

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Synopsis:

Septembre est une jeune fille qui aspire à l’aventure. Quand elle est invitée en Féérie par le Vent Vert et le Léopard des Petites Brises, bien sûr, elle accepte. Qui ne le ferait pas à douze ans ? Mais Féérie est dans la tourmente, sous le règne écrasant d’une Marquise maléfique.

Cheminant en compagnie d’un vouivre amoureux des livres et d’un étrange garçon bleu, presque humain nommé Samedi, elle perdra : son ombre, sa chaussure, son cœur et bien sûr son chemin. Mais dans l’aventure, elle trouvera le courage, l’amitié, une cuillère un peu spéciale et bien plus encore. Elle seule détient la clef qui rétablira l’ordre et le bonheur en Féérie…

Il n’y avait pas eu de monde si envoûtant, de personnages si originaux depuis Alice au pays des Merveilles ou le pays d’Oz. L’héroïne grandit au cours de cette aventure. Septembre est intelligente et très logique avec pourtant une forme de naïveté que nous voudrions garder toute notre vie, dans un monde plus complexe qu’il n’y paraît où tout n’est pas que soleil et magie.

Ce que j’ai ressenti:…La force d’un conte, la douceur du Féérique…

Déjà, ce livre commence par « Il était une fois…  » et là, je sais que le charme va opérer, comme si cette formule était magique… Je suis trop sensible aux contes, à leurs valeurs qu’ils véhiculent, à leurs enchantements. Alors, un conte de 250 pages, ça donne quoi, me direz vous?

Et bien, le bonheur est puissance 250…Un raz de marée d’émotions, un tsunami d’aventures, une vague de magie vous emportera, de la même façon qu’elle embarque la petite Septembre sur son radeau…

Un Raz-de-Marée d’émotions…

Voir cette enfant, ouvrir son Cœur, apprivoiser la Mort, embellir ses plus belles Valeurs, devenir au fil de son voyage en Féérie, plus adulte, plus consciente du monde qui l’entoure, est un condensé de sentiments qui nous submerge! Chaque étape nous illumine de ces petits instants du long cheminement de la Vie, et on est ému de la sentir s’ouvrir aux autres…

« C’est que ça pèse lourd, un cœur. C’est pour cela qu’il faut du temps pour en cultiver un. »

L’auteure se sert avec poésie et délicatesse, de tous les tourments enfantins, pour les transformer, telle une magicienne, en jeux et dépassement de Soi. La force de son écriture tient à sa sensibilité, à son imagination débordante, au plaisir de la fantaisie. J’ai admiré cette palette d’émotions qu’elle nous offre, le talent de sa plume enchanteresse…

Un Tsunami d’Aventures…

Septembre marche, navigue, vole, au pays de Féérie. Son parcours nous emmène vers des contrées inconnues, mais d’un charme étonnant. Il est parsemé de créatures magiques, de rencontres fantastiques et de lieux mystérieux. Accompagnés d’amis aux looks diverses, elle combattra une Marquise, déjouera ses plans machiavéliques, perdra autant de choses que ce qu’elle en gagnera, et s’émerveillera  de chaque rendez vous!

« Les chaussures créent la voie que tu suis. Change de chaussures, tu changeras de voie. »

C’est fou ce que cette petite fille aura à accomplir, pour notre plus grand plaisir! Le rythme est soutenu, autant que palpitant!!Nul ennui dans ses pages, juste le bonheur d’apprécier et de voir un monde se déverrouiller, munie d’une certaine clef magique…

Une Vague de Magie…

Tout objet est enchanté en Féérie: les Horloges n’ont pas la même utilité que dans notre monde, les Epées prennent d’autres formes, les Cuillers sont convoitées, les Clefs volent…En créatures magiques, on pourra croiser les Sorcières, un Vouivre, une Fée… Tous ceux qui vous feront le plus envie de découvrir, seront là, à vous attendre… Des rencontres auront bel et bien, cet air de merveilleux et d’inattendu… Un sacré mélange qui nous fait apprécier la touche d’originalité ainsi que la douce folie d’un monde imaginaire.

« Fermez bien les yeux, aussi fort que vous le pouvez, et pensez à vos automnes préférés vifs et parfaits, tous empilés comme un paquet de cartes. Telle est l’affreuse et magnifique vivacité des couleurs de Féérie. »

Quand on ouvre un livre pour enfants, on espère y trouver ce genre de charme, cette envolée vers des contrées merveilleuses, ce type de voyage initiatique qui nous rend le temps d’une lecture, notre innocence, la petite étincelle derrière notre regard. Ce livre a TOUT, mais alors TOUT, pour figurer parmi les lectures intemporelles, de celles qui ne meurent jamais, et influencent des générations entières. Le Magicien d’Oz, Alice au pays des Merveilles (qui sont cités dans le synopsis), ont certainement leur force indéniable, mais aujourd’hui, La fille qui navigua autour de féérie dans un bateau construit de ses propres mains, rejoindra ces monuments de la littérature Jeunesse, à coté des plus grands.

COUP DE COEUR PHENOMENAL! Je vous le recommande ! Pour les enfants, évidemment, mais les grands y trouveront aussi leurs comptes (conte?) car, comme bien souvent, il faut le lire en deux temps, s’imprégner de la magie, puis y déceler les doux secrets et interprétations qui s’y cachent….N’hésitez à plongez dans la mer de Féérie, et vous laisser submerger par sa beauté immersive, autant que féériquement poétique.

 

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Madame Crooks des Editions Balivernes pour l’envoi de ce livre. Merci de leur confiance, j’ai adoré cette lecture!

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American Fays, Anne Fakhouri, Xavier Dollo [LC avec Cannibal Lecteur ].

Couverture American Fays

Pourquoi je l’ai choisi:

Je connaissais déjà l’écriture de Anne Fakhouri et j’avais adoré son univers… Donc au vu du thème et de mon challenge Printemps Elfique, je me suis laissée séduire par cette lecture, mais le lire en LC avec ma binômette, c’est forcement doubler le plaisir!

Synopsis:

Ce Chicago de 1925 a tout du chaudron prêt à exploser ! Entre les Leprechauns mouillés dans la fabrication de faux billets et les gangs qui s’activent en coulisses pour s’emparer des marchés de l’alcool et des speakeasies, autant dire qu’il y a de l’orage dans l’air. Et tandis qu’Al Capone tente de retrouver son influence sur la ville, voilà que des Drys, farouches partisans de la Prohibition, sont atrocement assassinés.
Scarface devient, aux yeux des autorités, le suspect idéal. Furieux et persuadé que les Fays sont dans le coup, il charge une bande de chasseurs de Fays, les No Ears Four, de débusquer les véritables coupables.
Pour Old Odd et son équipe, les ennuis ne font que commencer. Contraints de plonger dans les entrailles d’une ville corrompue et en proie aux guerres des gangs, les quatre nettoyeurs ont intérêt à se serrer les coudes s’ils veulent survivre à la tempête qui s’annonce. Car, quand la Fayrie est impliquée, mieux vaut ne pas trop traîner dans l’œil du cyclone !

Les personnages:

Le No Ears Fours est un quatuor à la solde de Al Capone (rien que ça!!!), il se spécialise dans le démantèlement des pratiques illégales fayriques. Ces quatre anti-héros sont tour à tour charmants autant qu’impitoyables, et on se palit à suivre cette équipe pas comme les autres.

Ce que j’ai ressenti:…Un fayrique plaisir de lecture!!!

« La vie pulsait à Chicago, la vie bruissait. A la lumière comme dans l’ombre. »

Je ne crois pas avoir lu un roman de ce genre, aussi loufoque et féérique! Il a vraiment quelque chose de particulier, il a une force, ce roman, la force de l’imaginaire! Une fois, que le décor est posé, on est emporté entre douce folie et mafia infiltrée, et c’est ce mélange qui détonne, pour notre plus grand plaisir!

J’ai adoré retrouvé tout l’univers elfique, croiser au détour d’une rue, des Fays vengeresses, des Pixies en mode tendus, des Leprechauns en trafiquants de monnaie, des Faunes énervés et bien sur Mab,  Reine de ce Peuple, aux pouvoirs extraordinaires. J’ai vraiment accrochée à cette touche de férie qui donne un coté décalé et magique à cette histoire mais, plus que tout, j’ai trouvé un vrai travail d’investissement,de vocabulaire et de champs lexicaux propres à cet univers, qui donne de jolis jeux de mots! Les auteurs s’en sont donné à cœur joie pour intégrer le fantastique dans ce Chicago revisité, et la sauce prend, car ils y croient et nous le retransmette à merveille!

Mais nous n’avons pas seulement, la douceur des contes de fays, dans ce roman, mais bien toute la violence des hommes, et ce qui se faisait de pire à cette époque dans un Chicago en pleine Prohibition: racisme, misogynie, meurtres, dessous de tables, stratégies politiques, corruption…Autant vous assurer, que l’ennui n’est pas de ses pages, ni pour le lecteur, ni pour la police!!!!

En bref, j’ai aimé ce mélange atypique, je me suis laissée séduire autant par la féérie que par cette ville riche en histoire. Le petit coté cinématographique de certaines scènes et les différentes références qui lui rendent hommage, l’originalité de ce mix rend l’ensemble, complètement addictif! Un feu d’artifice d’émotions, de magie et de clins d’œil dosés avec soin, en font pour moi un coup de cœur!

Meilleurs moments du livre:

  • A un moment, nos quatre compères se retrouvent acteurs dans des contes! J’ai adoré cette revisite! Elle est originale et plein de pep’s!
  • Avant même d’ouvrir ses pages, je crois que le voyage commence avec la couverture. Non seulement, elle est magnifique, mais en fait, c’est le livre-objet qui est une véritable invitation à se caler, et à découvrir ses mystères. Bravo à la maison d’éditions Critic, qui nous offre un beau cadeau, un livre de qualité autant en intérieur que dans son apparence !

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 10/10

 

Titre : American Fays

Auteurs : Anne Fakhouri & Xavier Dollo
Édition : Critic

Résumé :
Ce Chicago de 1925 a tout du chaudron prêt à exploser ! Entre les Leprechauns mouillés dans la fabrication de faux billets et les gangs qui s’activent en coulisses pour s’emparer des marchés de l’alcool et des speakeasies, autant dire qu’il y a de l’orage dans l’air.

Et tandis qu’Al Capone tente de retrouver son influence sur la ville, voilà que des Drys, farouches partisans de la Prohibition, sont atrocement assassinés.

Scarface devient, aux yeux des autorités, le suspect idéal. Furieux et persuadé que les Fays sont dans le coup, il charge une bande de chasseurs de Fays, les No Ears Four, de débusquer les véritables coupables.

Pour Old Odd et son équipe, les ennuis ne font que commencer. Contraints de plonger dans les entrailles d’une ville corrompue et en proie aux guerres des gangs, les quatre nettoyeurs ont intérêt à se serrer les coudes s’ils veulent survivre à la tempête qui s’annonce.

Car, quand la Fayrie est impliquée, mieux vaut ne pas trop traîner dans l’œil du cyclone !

Critique de Cannibal Lecteur:
Chicago, 1925, époque de la prohibition et du truand Al Capone, le tout mis à la sauce fayrique… De qui appâter la lectrice que je suis.

En me proposant un univers connu mais décalé car rempli de fays, de Leprechauns, de vouivres, de pixies, de sirènes, de nymphes, de trolls, de faunes et autres créatures issues du même biotope, les auteurs ont réussi leur mission de me divertir.

En faisant évoluer le lecteur dans le monde des truands et plus particulièrement du quatuor chasseurs de fays travaillant pour Al Capone – les “No Ears Four” – les auteurs ont fait en sorte de nous présenter et de nous faire apprécier un groupe d’anti-héros.

Old Odd, le chef bourru et détecteur de Fays grâce à son allergie; Bulldog, le garde du corps obtus au cerveau aux abonnés absents; Jack The Crap, l’assassin sans peur et sans remords et le bellâtre Vincent Bixente Demons (Bix), spécialiste de la question fayrique, trompettiste de talent et doux rêveur. Bix sera mon chouchou…

Quant aux femmes, dans ce roman, elles ne sont pas en reste car elles ont soit le rôle de tenancière d’un café-bar-bordel, telle Jude ou bien de putes, ou bien de nièce de la tenancière en la personne de Rachel, la beauté fatale.

L’ambiance dans les pages est imbibée d’alcool de contrebande, de faux billets, de “mise au poing” par Bulldog envers ceux qui pourrait faire de l’ombre ou piquer du business à Capone, de morts violentes, de créatures fayriques  et d’une enquête de nos 4 gars afin de blanchir, non pas du fric, mais leur boss Capone !

Niveau action, on n’est pas volé, ça court, ça enquête, ça se cogne, c’est rempli de bourre-pifs, d’armes à feu, on se poignarde, on magouille, on truande, on trucide, on mitraille, “on liquide et on s’en va” (comme disait San-Antonio), il y a une belle dose de morts mystérieuses et une enquête afin de trouver qui les a tué, tous ces cadavres.

Point de vue des dialogues, ils sont passé à la poussière humoristique car il m’est arrivé de sourire devant des réactions ou des paroles d’un Bulldog ou les bons mots du chef de la bande, Old Odd. De plus, du jazz et de l’amûûr se glissent aussi entre les pages.

Là, vous vous dites qu’il doit y avoir un “mais” qui va suivre… Bravo mes petits Sherlock, il y a un, c’est vrai ! Belle déduction.

Le jazz et la condition des Noirs à cette époque, je suis preneuse dans un récit mais, pour la romance, ma foi, on aurait pu s’en passer afin de ne pas donner des airs d’Harlequin au final de ce roman d’urban fantasy. Un peu trop mielleux guimauve à mon goût, je trouve.

Si le final est animé, je l’ai trouvé un peu longuet, trop de rebondissements vaudevillesques : les gens qui arrivent par toutes les portes, ça va dans les comédies, mais pas ici.

Quant aux explications finales, je les ai trouvées un peu déplacées. Il y avait moyen de terminer autrement afin de ne pas donner des airs grand-guignolesques à ce roman dans son final. Non pas que je n’ai pas aimé, mais avec le recul, je me sens triste de ne pas m’être vue proposée une fin plus relevée. On avait du punch et on fini au jus d’orange !

De plus, malgré les créatures fayriques présentes dans le récit, il manquait d’un soupçon de magie, de merveilleux, je trouve. Dommage parce qu’on avait tous les ingrédients pour sortir un bouquin grandiose avec le mélange de ces deux univers.

Malgré ces quelques critiques, j’ai passé un moment divertissant dans ce récit et si on me propose une suite, je la lirai avec plaisir car il y avait, dans ces pages, de la richesse créative qui n’a pas livré tout son potentiel.

Le roman  n’est pas parfait mais j’ai adoré l’ambiance du Chicago des années 20 et ça mérite bien une suite pour développer tout ce que les auteurs auraient pu garder sous la pédale.

Étoile 3

 

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