Trois heures du matin, Gianrico Carofiglio.

Synopsis:

En juin 1983, un Italien de dix-sept ans se retrouve à Marseille avec son père. Pour finaliser un traitement médical, on préconise au jeune homme de ne pas dormir durant quarante-huit heures et de prendre à intervalles réguliers des amphétamines. Son père l’accompagne. Un livre initiatique aussi fin qu’émouvant. La rencontre que vous n’avez jamais eue avec votre père.

Ce que j’ai ressenti:

« Qui se serait douté qu’à Marseille il y avait des endroits aussi beau? a fait remarquer mon père au bout d’un demi heure de navigation.

Avant que le temps ne passe tout seul, avant que les heures de la nuit s’étirent, avant que Trois heures du matin vienne vous prendre, allez voir Marseille et étonne-vous encore du pouvoir d’attraction de cette ville. Marseille, mon amour, ma ville. Alors, il est question de temps, et mieux encore de 48 heures de libertés offertes à un père et son fils, pour apprendre à mieux se connaître, apprendre à devenir un père et aussi un fils, des heures à se perdre dans une ville pour se découvrir enfin. Alors pourquoi dormir?! Profitez plutôt de la douceur de vivre de ces lieux… Je connais trop la folle façon d’aimer à l’italienne, entre ardeur démesurée et pudeur des sentiments avoués, et Gianrico Carofiglio nous le décrit avec tellement de justesse et de simplicité, qu’il nous touche en plein cœur, grâce à ce rendez-vous imprévu qu’un médecin arrive à prescrire. C’était agréable de se perdre avec l’un et l’autre, au cœur de la ville et dans leur intimité- Antonio, parce qu’il se retrouve entre deux âges difficiles tandis que son père s’abandonne à ses rêves oubliés- et cette escapade leur donne la place d’en parler…Et nous, de s’émouvoir dans leurs confidences…

-Il se produit des courts-circuits, dans la tête et dans l’âme des gens, que personne ne parviendra jamais à saisir. Si on essaye de les élucider, on devient fou.

Bien sûr, que lorsque j’ai vu que cette histoire s’ancrait dans les rues de la belle Massilia, j’ai tout lâché pour partir avec Gianrico Carofiglio et ce duo père/fils. Je m’en suis épuisée de joie et je n’en ai rien laissé: j’ai aimé toutes les sensations que cette ballade a réveillé en moi. Je ne regrette pas cette lecture qui fleure bon le parfum des souvenirs et de la mélancolie, tout cela enrobé dans un doux son de jazz et quelques strophes de poésie. Je vous aurai bien confié d’ailleurs que la pensée magique m’a touchée comme un porte-bonheur grâce à cette belle histoire de complicité, et qu’il y avait plein de petits détails de dates et de petites étincelles qui font que cette lecture sera mon petit « crush » de ce mois-ci…Et puis, surtout, qu’il vous faut absolument visiter Marseille à toutes les heures du jour et de la nuit…C’est une ville incroyablement époustouflante.

il faut épuiser la joie, c’est la seule façon de ne pas la gâcher, après elle disparaît.

Balikwas! À vous, maintenant de bondir sur cette lecture!

Ma note Plaisir de Lecture 9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Slatkine et Compagnie de leur confiance et l’envoi de ce livre.

1 commentaire (+ vous participez ?)

  1. belette2911
    Mar 16, 2020 @ 13:54:34

    ♫ 5h du mat’ j’ai des frissons,
    Je claque des dents et je monte le son
    Seul sur le lit
    Dans mes draps bleus froissés
    C’est l’insomnie
    Sommeil cassé
    Je perds la tête
    Et mes cigarettes sont toutes fumées
    Dans le cendrier ♪

    Ben quoi, chacun fait fait fait c’qui lui plait plait plait et moi je dis qu’il est 5h du mat’ et pas 3h, comme pour ton roman !

    J’ai appris le mot « crush »… Nous, on dit « avoir une boentje » à Bruxelles (avoir des sentiments, le béguin pour qqn) 😉

    buntʃ (pour la phonétique)

    Réponse

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