Le chien noir, Lucie Baratte.

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Synopsis:

Il était une fois un conte obscurci, englouti par un océan de ténèbres, qui gisait tout au fond du foyer des histoires, étouffé en secret sous le gris de la cendre. Dans un pays lointain, la jeune Eugénie est mariée de force au mystérieux Roi Barbiche par son père. Commence alors pour elle un voyage aux confins du monde, qui l’entraînera dans un château rempli de noirceur. Pensé à la fois comme une relecture de Barbe Bleue, une réponse littéraire aux contes des Précieuses du XVIIIe siècle et aux romans magiques d’Angela Carter, Le chien noir s’inscrit dans une histoire féminine de la littérature. Celle d’Anaïs Nin, de Mary Webb, en passant par les sœurs Brontë ; des actrices qui refusent l’ordre établi et le bousculent par l’expression d’un désir éclatant. La mise en lumière de l’étrangeté personnelle devient ainsi une arme d’émancipation.

Ce que j’ai ressenti:

Il était une fois…

Il était une fois un conte né des profondeurs caverneuses de l’humanité. Engendré d’un mythe dévoyé à la force du songe.(…) Il attendait les premières lueurs d’un matin pâle qui chuchotent à l’oreille du rêveur: le cauchemar n’est que le prolongement de ton âme.

Il n’y aurait pas eu autant de « Il était une fois… », s’il n’y avait pas eu autant de fois, toutes sortes d’injustices éhontées, de tyrannies sombres, de libertés bafouées…C’est parce qu’il y a eu de terribles actes dans l’Histoire des hommes, (et peut être plus encore dans l’Histoire des femmes), que le conte s’est fait lumière dans la société pour exorciser le Mal sous toutes ses formes…Et ce fameux « Il était une fois.. » est devenu alors, formule magique…Pour la rêveuse que je suis, ce genre particulier de lecture, m’attire irrésistiblement…Imaginez un peu ma joie de découvrir un conte gothique avec cet univers intense de Noir…Une onde de choc entre sublime et peurs viscérales, entre beauté envoûtante et effroi ancestral, c’est tout le charme du Noir qui opère en ces pages… Je n’ai pas hésité une seconde à faire rentrer Le chien noir dans mon monde féerique et c’est une adoption réussie!

J’ai été happée. Encore plus efficacement qu’un trou noir aurait pu m’absorber, Lucie Baratte avec cette revisite audacieuse et profonde, m’a happée dans les lignes noires de son livre. Une fantastique aspiration…Le chien noir reprend tous les codes du conte et quelques brides sauvages de ces meilleures légendes pour en faire une histoire troublante…Entre magie et ténèbres, le noir s’immisce en nos intérieurs…Le chien noir, c’est une princesse en détresse qui devra suivre un cheminement très sombre entre rêves et cauchemars, pour trouver la lumière en cet univers cruel et sans pitié…C’est tout un symbolisme fascinant où la part sombre des hommes se dessine en relief sur les murs, la bête dans un recoin attend son heure et le Mal plus mauvais que jamais, s’habille d’une couronne…Et cette princesse, Eugenie, apprendra de leur noirceur pour s’en faire lumière, non sans peine…

Il était plusieurs fois la nuit, les larmes et l’entrave aux libertés, il serait peut-être temps qu’il y est plusieurs fois le temps des princesses révoltées…Lucie Baratte ouvre la voie à ce temps de princesses émancipées et ses chemins de volutes noires sont beaux autant que fascinants…Dans une plume superbe en mixant les influences rétro et modernes, elle nous offre un conte magnifique. Intensément fort. Un petit joyau de noir.

Il était une fois, une fée qui avait eu un tel coup de cœur pour un conte gothique qu’elle en retranscrit sur les parois de son imaginaire des pans entiers de ses mots, qu’elle en apprit des fragments qu’elle colla sur ses lèvres, et par on ne sait quelle magie, elle eu une tache de noir qui apparut sur sa joue…La fée la chérit avec une tendresse infinie…Et quiconque venait en son royaume de féerie, pouvait voir gambader Le Chien Noir…

Ma note Plaisir de Lecture 10/10.

Mort mystérieuse d’un respectable banquier anglais dans la bibliothèque d’un manoir Tudor du Sussex, L.C.Tyler

Couverture Ethelred Tressider, tome 3 : Mort mystérieuse d'un respectable banquier anglais dans la bibliothèque d'un manoir Tudor du Sussex

Pourquoi je l’ai choisi:

J’aime bien les titres à rallonge, et le pitch m’a beaucoup intéressée….

Synopsis:

L’écrivain Ethelred Tressider a décidé de délaisser pendant un temps le roman policier pour se consacrer à sa grande œuvre littéraire. Au grand dam de son agent, Elsie Thirkettle, que la littérature intéresse surtout pour son aspect commercial. Pour apaiser les tensions qui règnent entre eux, ils s’affrontent au Cluedo et sortent dans le grand monde. Comme ce fameux soir où Sir Robert Muntham les convie à dîner avec quelques notables. À peine ont-ils le temps de remarquer la saisissante ressemblance entre le magnifique manoir de Sir Robert et celui du Cluedo que leur hôte est retrouvé étranglé. Avec une corde. Dans la bibliothèque. Commence alors une nouvelle partie, bien réelle cette fois, d’autant plus  » jubilatoire  » que la pièce était fermée de l’intérieur lors du crime, et que seul l’un des dix convives présents a pu commettre le meurtre. Après Étrange suicide dans une Fiat rouge à faible kilométrage et Homicides multiples dans un hôtel miteux des bords de Loire, Ethelred et Elsie nous reviennent plus en forme que jamais pour une nouvelle enquête aussi passionnante que désopilante.

Les personnages:

Ethelred (mais c’est quoi ce prénom???!!!!mdr, c’est sûr qu’on lui piquera jamais l’idée!!!!) , m’a bien fait rire dans sa gaucherie et ses petites faiblesses d’homme.

Elsie, ( c’est sûr que c’est plus jolie qu’Elise!!!) , j’ai aimé son ton sans gêne, à ruer dans les brancards des gens de la Haute….Elle m’a beaucoup plu, avec ses piques assassines et sa manière de mener son monde.

Ce que j’ai ressenti:

Installez vous, prenez une tasse de thé Earl grey, of course, et jetez les dés, c’est parti pour une partie de Cluedo jubilatoire!!!!Laissez vous surprendre par l’ambiance feutrée des murs, qui ressemble étrangement au plateau de jeu, appréciez les convives réunis autour de la table, dégustez le vin hors de prix qui vous montent à la tète, et une fois que tout le monde a bien les idées embrouillées, la nouvelle tombe comme un couperet « Mort mystérieuse d’un respectable banquier anglais dans la bibliothèque d’un manoir Tudor du Sussex » .

Dans ma jeunesse, j’ai énormément joué aux jeux de société, et notamment au Cluedo . Il avait ma préférence, car j’aime les enquêtes mystérieuses au sein des manoirs un peu sombre. Forcement, en voyant la quatrième de couverture j’ai craqué! Et je ne regrette pas cette lecture car il y a vraiment dans ses lignes une part de la magie de ce jeu, une belle réinterprétation d’une possibilité d’une partie. Il n’y a pas de Colonel Moutarde ou de Melle Rose, mais les personnages qui se retrouvent réunis sont tout aussi hauts en couleurs de la Bimbo à l’écrivaine à succès, en passant par le banquier,ou l’ancienne petite amie. Ca sonne plus contemporain mais les mobiles restent les même, et toutes ses pistes et jeux de faux-semblants sont mis en scène tour à tour, pour notre plus grand plaisir grâce à un humour So british!!!!

Je sens que je vais rajouter 2 livres à ma liste d’envie, car ce troisième opus de l’auteur, même s’il se lit indépendamment, reprend son duo écrivain/ éditrice pour ses enquêtes loufoques. Leur complicité est palpable, mais je me dis que si j’avais lu les tomes précédents, peut être que j’aurai encore plus rigolé à leur conversation ping/pong désopilante!

En bref, un polar teinté d’humour qui fait plaisir à lire! Vous en reprendrez bien une tasse???!!!Je m’occupe de cuisiner les muffins…..

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 7/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Monsieur Bernard et les éditions Sonatine pour l’envoi de ce livre plein d’humour et de mystère!

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En Féérie, il brille quelques poussières…

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