Les disparus de Pukatapu, Patrice Guirao.

Synopsis:

Pukatapu, c’est un paradis de sable blanc, de corail et de cocotiers perdu dans le Pacifique, à des milliers de kilomètres de Tahiti. Le long de ses eaux turquoise, une poignée de maisons colorées abritent quinze hommes, neuf femmes et, étrangement, pas un seul enfant. Lilith, photographe, et Maema, journaliste à La Dépêche de Papeete, y effectuent un reportage sur les conséquences du réchauffement climatique. Elles croient avoir trouvé l’éden, jusqu’au jour où, sur la plage, Lilith découvre une petite main coupée. Mais sur l’îlot, nulle trace d’un cadavre et personne ne manque à l’appel…

Ce que j’ai ressenti:

Ce matin, un ange est venu me parler de la Polynésie. Il m’a dit que je ferai un voyage immersif et passionnant dans ces îles…Je serai sans doute à l’étroit, pas tout à fait confinée, mais que je serai aussi, bien tranquille au soleil…Que j’allais rencontrer de nouvelles personnes, des artistes incroyables, de nouvelles façons de vivre. Alors, j’ai pris la navette vers Pukatapu et je suis allée marcher dans le sable blanc. Époustouflant de beauté. J’aurai voulu lui dire que ça ressemblait étrangement au paradis…

Puis, il y a eu la découverte.

Je lui ai fait part de mon angoisse quand j’ai vu ce morceau de main putréfiée, mais il m’a dit de ne pas m’en soucier, que le duo Lilith/Maema, allait s’en occuper, en temps voulu…Je n’étais pas vraiment rassurée mais bon, je n’allais pas contredire un ange…Et puis, je connaissais déjà ses deux femmes fortes et déterminées, et je leur faisais confiance pour lever le voile sur les mystères de cette petite île perdue…

Puis un autre morceau de corps est venu s’échouer sur le sable blanc, alors je lui ai parlé de diablerie. Il m’a dit, avec un calme et une sérénité poétique, que ce n’est pas tant la peine de s’en faire, les croyances étaient personnelles et puis de toute façon, je parlais bien aux anges, alors…Je n’ai pas su que répondre à cela, mais enfin, les peurs ont été quelque peu apaisées..

Il m’a raconté, par contre, des choses affreuses qui se déroulent dans l’océan Pacifique, au large, bien à l’abri des regards…Je n’osais croire à de telles horreurs, mais pourtant je sentais dans sa voix qu’il y avait des accents de vérités. Il n’a même pas tenté de me rassurer, il m’a dit tu sais les hommes, de tout temps, ils ont été irrespectueux envers la nature, l’écosystème, les animaux, les traditions culturelles, alors un peu plus ou un peu moins… Alors j’ai un peu chialé en pensant à ces disparitions en tout genre, que l’on cumulent au fil des années. Force est de constater que même au paradis, des larmes tombent, l’espoir en des jours meilleurs, aussi…Il m’a laissé là pourtant, pour que j’intègre bien cette prise de conscience…

Et puis, l’enquête a avancé et les tempêtes se sont déchaînées…Le deuxième soleil s’est levé sur les flots…En bref, ce fut sacrément mouvementé, mais il a fallu tenir le coup face la folie, à l’immonde, aux châtiments divins, à la solitude, aux dangers qui frappent de plein fouet, sans prévenir…

Il est revenu l’ange, et il m’a demandé comment étaient les disparus de Pukatapu…Je lui ai dit, vous savez, Patrice Guirao, votre roman noir azur, il m’a fait chavirer le cœur…Je l’ai tant aimé, tant aimé…

Ma note Plaisir de Lecture 9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Babelio ainsi que les éditions La Bête Noire/Robert Laffont de leur confiance et l’envoi de ce livre.

9 Commentaires (+ vous participez ?)

  1. Collectif Polar : chronique de nuit
    Juin 06, 2020 @ 03:48:11

    Oh que je suis contente ma Fée que tu ais aimé ce titre de Patrice. J’avoue que maintenant que je le connais un peu, je suis impatiente de lire ces prochain opus.
    Et la gentillesse de cet auteur m’a d’égale que les mots qu’il nous offre et qui nous emportent vers ces contrées noir azur.

    Réponse

  2. belette2911
    Avr 30, 2020 @ 12:30:47

    Je suis allée en Polynésie avant le confinement, mais virtuellement, hein ! Ça coûte moins cher même si on prend moins de jolies couleurs (là ça va, avec le soleil, j’ai bronzé un peu).

    Ce tome-là sera pour plus tard.

    Réponse

  3. La culture dans tous ses états
    Avr 26, 2020 @ 13:49:48

    Une bien jolie chronique avec en plus un message de Patrice Guirao lui même. Merci pour tes retours toujours enrichissant à découvrir ! 🙂

    Réponse

  4. Guirao P
    Avr 25, 2020 @ 18:34:19

    ….deux notes de poussière bleue qui volent entre les mots et, accroché à leurs ailes, un rien d’incertitude qui se moque de demain. Façonner le futur est un vieux rêve Icarien de l’homme. Sans doute une erreur. J’ai aimé donner une âme à Pukatapu …et à tous ses disparus. Merci d’avoir pris le temps de les croiser. Patrice Guirao

    Réponse

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