Le poids du monde, David Joy.

Couverture Le Poids du monde


Synopsis:

Après avoir quitté l’armée et l’horreur des champs de bataille du Moyen-Orient, Thad Broom revient dans son village natal des Appalaches. N’ayant nulle part où aller, il s’installe dans sa vieille caravane près de la maison de sa mère, April, qui lutte elle aussi contre de vieux démons. Là, il renoue avec son meilleur ami, Aiden McCall. Après la mort accidentelle de leur dealer, Thad et Aiden se retrouvent soudain avec une quantité de drogue et d’argent inespérée. Cadeau de Dieu ou du diable ?

Après Là où les lumières se perdent (Sonatine Éditions, 2016), unanimement salué par la critique, David Joy nous livre un nouveau portrait saisissant et désenchanté de la région des Appalaches, d’un réalisme glaçant. Un pays bien loin du rêve américain, où il est devenu presque impossible d’échapper à son passé ou à son destin. Plus encore qu’un magnifique « rural noir », c’est une véritable tragédie moderne, signée par l’un des plus grands écrivains de sa génération.


Ce que j’ai ressenti:

  • …Un nuage de désespoir…

Parce que le ciel est d’un gris sinistre et que la pluie de malchance a déjà déversée plusieurs fois son lot de désolations sur le destin de ces deux paumés des Appalaches, tout Le poids du monde m’est tombé dessus, comme un seau d’eau glacée. A vivre ainsi, dans une caravane, au gré des intempéries et des tumultes de la vie, Aiden et Thad, deviennent des frères de misère, pour lutter contre l’acharnement des cieux. Quelle est triste leur vie, à en pleurer des larmes de sang, parce qu’il n’est pas concevable que cette agonie d’immobilité forcée et tous ses rêves étouffés soit, le quotidien de jeunes de 24 ans…

Troublant. Electrique. Désespérant.

On le voit s’amonceler ce mauvais temps, ce maudit karma des laisser-pour-comptes. On aimerait leur tendre un parapluie de mille couleurs, pour contrer un tant soit peu, cette tempête de noirceur qui semble s’accrocher à eux…Mais malheureusement, pour certains, la vie est un rebut de l’enfer…

« La seule chose qui différenciait une personne d’une autre, c’était le fait d’avoir quelqu’un pour sauter à l’eau et vous empêcher de vous noyer. »

  • …Et le ciel s’obscurcit encore…

« L’argent ne fait pas le bonheur, mais il contribue…« …Foutaises, que ce dicton! Si le sang t’a marqué et que l’argent tombe du ciel, il est plus que probable que c’est encore un mauvais tour du destin, une bonne vieille blague du diable, tiens! Déjà qu’ils les accumulaient les emmerdes, Aiden et Thad dans un effet boule de neige dramatique, alors là, ça ne va pas s’arranger de sitôt, avec cette malchance poisseuse…La malédiction du sang entache irrémédiablement leurs galères et même, s’ils sont si près de toucher un peu du doigt cet espoir d’envol, la chute n’en sera que plus lourde, plus fracassante encore que tous les coups de tonnerre du monde.

Éclair de feu. Tempête d’adrénaline. Brouillard de blanche.

Jouer avec les démons n’a jamais été aussi dangereux et ne pas suivre le bon chemin dans ces montagnes, peut vous emmener vite, sur les chemins de la perdition….Il sonne comme une urgence dans ce roman, mais face aux résonances de l’alcool, de la violence et de la drogue, rien ne semble pouvoir laisser entendre les plaintes dissimulées dans les failles de chacun…Et il te reste, à la fin de ses pages, un goût de fer en bouche…

« Au bout du compte , c’est toujours le sang qui parle. »

  • …Pour un roman des plus Noirs…

C’était Le roman que j’attendais avec le plus d’impatience en cette rentrée littéraire! Le roman que je souhaitais lire le plus ardemment, après l’excellent  Là où les lumières se perdent. Et c’est donc Le roman qui m’aura le plus captivée pendant ses derniers jours, tellement il a une aura de désespérance, une noirceur pesante qui annihile tout futur lumineux…Alors, il ne tient qu’à nous de lire ce roman, parce que ensemble et unis, porter Le poids du monde, ne devrait plus être un si lourd fardeau…. Enjoy for David Joy! Faites tourner l’immense talent de cet auteur, portez le aux nues!

« J’essaie juste de survivre chaque jour sans me tirer une balle. »

 

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Sonatine de leur confiance et pour l’envoi de ce livre. Ce fut une lecture saisissante!

 

 

 

Balles Perdues, Jennifer Clement.

Balles perdues par Clement


Synopsis:

Sur le parking d’un camp de caravanes, en plein cœur de la Floride, Pearl vit à l’avant d’une Mercury avec sa mère Margot qui dort sur le siège arrière. Elles se sont créé un quotidien à deux, fait de chansons d’amour, de porcelaine de Limoges, d’insecticide Raid et de lait en poudre. Outre ce lien fusionnel, l’adolescente peut aussi compter sur sa meilleure amie, Avril May, avec qui elle fume des cigarettes volées au bord d’une rivière pleine d’alligators, et sur les autres personnages excentriques des caravanes voisines. Mais cet équilibre fragile bascule à mesure que Pearl prend conscience du trafic d’armes qui s’organise autour d’elle, tandis que sa mère s’abîme dans sa liaison avec Eli, un mystérieux Texan au passé trouble qui prend peu à peu sa place dans la Mercury. 

Dans Balles perdues, Jennifer Clement signe un nouveau roman au lyrisme engagé. À travers le regard d’une jeune fille à peine sortie de l’enfance, elle dénonce avec humour et poésie le sort imposé aux plus démunis et les ravages causés par le marché de l’armement aux États-Unis.


Ce que j’ai ressenti:

  • Balles Perdues, Filles aux vents…

Ce roman est une peinture contemporaine, en monochrome de sucre blanc et poudre noire, d’une Amérique confrontée à la montée en puissance du trafic d’armes. La violence et la vengeance à portée d’un doigt, viennent assombrir ce tableau idyllique de la fusion d’une mère célibataire et de sa fille étrangement diaphane. Margot et Pearl, perdues au milieu de rien, vivent de rêves et de chansons d’amour, au fin fond d’une Mercury Topaz, pendant que les tirs de fusils claquent à toutes heures. Une Perle demoiselle qui danse avec des fusils, et une Demoiselle Douceur se frottant à l’amour sifflant: il est des moments de grâce, qui ne dure qu’un temps…Et cette désynchronisation, s’appelle… Eli.

« -Pearl, mon bébé, a-t-elle dit, je crois au coup de foudre, à l’amour au premier regard. Alors fais bien attention à ce que tu regardes. »

  • Tant de douceur…

Jennifer Clement a une plume guimauve, elle panse avec de jolis mots, les pires traumatismes et, lire cette histoire, c’est sentir le pétillement des grains de saccharose fondre dans la bouche…J’ai adoré la douceur qu’il se dégage de ses pages, et même s’il n’en reste pas moins que l’auteure dénonce un vrai problème de société, cette vie de marginales parfumée au spray Raid et auréolée de souffle magique d’empathie, a su me toucher en plein coeur. Plus efficace encore, que le tir d’une balle meurtrière…J’ai aimé la sensibilité et la manière poétique de Jennifer Clement d’enrober de moelleux, l’énergie négative de ces vies, à l’orée de la société…Il y avait du charme dans ces vies singulières, et je me suis régalée de découvrir une autre façon de vivre, un peu moins commode certes, mais avec un sachet de plus, en liberté suave…

« Ne sois pas trop prudente. On n’est que de la poussière d’étoiles, tu sais. »

  • …Dans un monde de brutes…

On a pleinement conscience, malgré ses deux anges égarées qui voltigent sur la décharge, que la peur et la violence prennent leurs aises, que les accidents sont trop vite arrivés, que la haine envahie les paysages, que les armes font partie du quotidien. Omniprésentes. Clinquantes. Fatales. Le décor est saturé de poudre, d’yeux-revolvers, de détonations assourdissantes, elle est tellement là, cette banalisation de port d’armes, que même la jeunesse n’en mesure même plus les dangers, et se perdent dans ses affres…Cela en est désolant…

« La vie est toujours juste au bord de la mort. » 

Un cri d’alarme, une jolie rencontre féminine, je suis conquise…Il me tarde de lire d’autres livres de Jennifer Clement, et notamment, curieuse de découvrir ses poésies…

 

 

Ma note plaisir de Lecture  9/10

 

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Babelio ainsi que les éditions Flammarion pour leur confiance et l’envoi de ce livre! Ce fut une lecture pleine de charme.

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Arckos- tome 2- La Traque. Paolo Postman.

Arckos - Tome 2 - La Traque par Postman


 

Synopsis: 

Comment apporter la Lumière quand nous rêvons d’Obscurité? 

L’élu de Labiana est bien là! Arckos a réussi à reforger les alliances des cinq races paisibles. Oria reprend enfin espoir. Mais Talek n’a pas l’intention de le laisser faire. Il déchaîne ses plus puissantes et cruelles créatures. Tandis que notre jeune héros poursuit sa Deuxième mission. Il va devenir la cible d’une traque sans merci.

L’aventure continue et nous amène dans une spirale de troubles et de doutes! 


Ce que j’ai ressenti:

  • Et l’aventure continue…

Rappelez-vous, je vous avais déjà parlé de ce jeune héros, Arckos, et il nous revient, plus hardi que jamais, pour nous faire voir toutes les batailles de l’Entre-Faune, que se livrent, Labiana, Déesse de Lumière et Talek, Maître des Ténèbres. Fort de son expérience, et des combats qu’il a réussi à mener, ce jeune marseillais, s’active à réussir sa deuxième Mission. Il forge à coup de chance et d’audace, une alliance d’amitié et d’objets magiques pour faire reculer les Fléaux, les Monstres et le Mal sous quelque forme que ce soit…Et c’est plutôt éblouissant : L’épée de Labiana n’a de cesse de croiser le fer avec des adversaires redoutables, et de briller de lumière dorée…

« La vérité et le mensonge sont des instruments qui, une fois contrôlés, peuvent servir d’armes diaboliques. »

  • Un second tome qui détonne…

Plus pêchu, Ackos , La Traque, est au centre d’une trilogie, et l’on sent, dans ce petit pavé de 700 pages, plus d’actions qui s’enchaînent, plus de dynamisme dans les scènes de batailles, plus de stratégies, entrevues déjà dans le premier volume, qui se densifient. Les contrées brûlent, des feux nouveaux de doute et de confiance s’embrasent, les personnages se dévoilent sous des cieux violets…Il y a des souffles de dragons, des combats de créatures monstrueuses, des formules magiques murmurées et des secrets arrachés aux dieux…Arckos est traqué par delà, toutes les frontières visibles et invisibles, mais son assurance croissante, fait plaisir à voir. Moins naïf, plus audacieux, il prend les rennes de son destin avec fermeté, quitte à, en envoyer certains, valser dans des éclairs de jaune lumière…Si les démons se déchaînent et les Fléaux s’énervent, les amitiés prennent en contrepartie plus de poids: la force de ce petit groupe devient lentement, mais sûrement, une épine gênante, dans les projets de chaos de Talek.

*Mention spéciale à Mallate, mon petit héros préféré, qui continue de m’étonner avec ses interventions magiques et malicieuses.*

  • Vivement le prochain…

J’ai passé un bon moment encore, dans ce monde fantastique, et j’ai bien hâte de voir ce que l’auteur va nous réserver comme surprise pour clôturer cette trilogie pleine de magie! J’ai été très intriguée par les pouvoirs de ses Instruments, leurs potentiels d’enchantements, et je suis curieuse de voir qui de la Lumière ou de l’Obscurité va l’emporter dans ce monde imaginaire….

Ma note Plaisir de Lecture  8/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement l’auteur, Paolo Postman ,de m’avoir confié son héros lumineux!

 

L’enfant de poussière, Patrick K Dedney. (LC avec Cannibal Lecteur).

Couverture L'enfant de poussière


Synopsis:

La mort du roi et l’éclatement politique qui s’ensuit plongent les primeautés de Brune dans le chaos. Orphelin des rues qui ignore tout de ses origines, Syffe grandit à Corne-Brune, une ville isolée sur la frontière sauvage. Là, il survit librement de rapines et de corvées, jusqu’au jour où il est contraint d’entrer au service du seigneur local. Tour à tour serviteur, espion, apprenti d’un maître-chirurgien, son existence bascule lorsqu’il se voit accusé d’un meurtre. En fuite, il épouse le destin rude d’un enfant-soldat.


Pourquoi je l’ai choisi:

J’avais repéré cette lecture, chez une autre copinaute passionnée Dealer de lignes et elle m’a convaincue de découvrir cet auteur, puis quand ma binôme préférée adorée, Belette ET Cannibale,  a accepté ma demande de LC, j’étais encore plus motivée! Clairement cette couverture sublime, est la raison de mon attirance vers cette lecture! Je tiens à remercier très chaleureusement Babelio ainsi que les éditions Le diable Vauvert qui m’ont permis de découvrir ce livre, via l’opération Masse critique!

 

Ce que j’ai ressenti:…Naître Poussière, et devenir Lumière…. 

  • Lune Tranquille: Syffe, L’enfant de Poussière vivote dans les rues de Corne-Brune, avec l’insouciance de l’enfance, accompagné de sa fratrie d’infortune: Cardou, Brindille et Merle. D’amitiés sincères en amour naissant, il grandit chichement, mais relativement heureux au sein de la ferme Tarron. Mais le temps de l’innocence va bientôt se finir et, à force de courir les rues et afficher une curiosité sans vergogne: les Lunes vont changer…

« L’espoir de jours meilleurs n’étaient pas une chose intangible, lorsqu’on attendait, comme nous, après de minuscules bonheurs. »

  • Lune des neiges: 4 livres/ 4 lunes changeantes, et autant d’étapes de vie difficile pour cet enfant syffelin un peu trop malin pour son propre bien…. Il va tour à tour, être sous l’influence de trois hommes charismatiques, (Hesse, Nahirsipal et Uldrick) qui vont tantôt l’initier, le former, le manipuler, mais l’aimer aussi, un peu, malgré les coups (durs) qui pleuvent…C’est un très beau roman d’apprentissage qui nous raconte avec une plume magnifique, le parcours d’un enfant miséreux. D’espion en apprenti chirurgien, à graine de guerrier, Syffe est un gamin attachant, au destin étrange, dans un Moyen-âge revisité où les conditions de vies sont rudes, mais pire encore, est cette atmosphère permanente de violences dans lequel, il essaye de se faire une place…

« Il y avait l’odeur aussi, l’odeur âcre de la civilisation, qui reniflait le feu et l’ordure et la merde moisie. »

  • Lune des labours: Dans ce premier tome de Fantasy, l’enseignement de Syffe est riche d’expériences et de savoirs, mais surtout il ouvre la voie sur la perspective de penser par soi-même. Il y a des graines lancées au vent, qui fleurissent dans son esprit, et il grandit, avide de leçons et de lectures, avec plus de perspicacité sur la religion, la politique, la notion de liberté. Malgré cette vie de rien, faite de trahisons blessantes et de pertes effroyables, l’intérêt de cette lecture se situe bel et bien, dans le lent cheminement du héros de pouvoir s’affranchir de la haine, de la servitude, de l’ignorance.

« Un bel esprit ne sert à rien, si on ne s’en sert pas. »

  • Lune glanante: S’il est vrai que ce livre recèle de richesses indéniables, on peut y sentir aussi quelques longueurs. Il y a une beauté exceptionnelle, des scènes de vies époustouflantes, des émotions bouleversantes, mais quelques fois, cela manque de dynamisme. Pour autant, je me suis attaché à cet enfant et il y a beaucoup de mystères encore à découvrir, (j’ai hâte d’en savoir plus sur Elle),alors je serai très curieuse de lire la suite de ce Cycle de Syffe…

« C’est une chose étrange, la vie. »(…). « Les certitudes changent. Même celles pour lesquelles on a donné le plus. » 

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

 

Titre : L’enfant de poussière

Auteur : Patrick K. Dewdney
Édition : Au diable Vauvert (17/05/2018)

Résumé :
La mort du roi et l’éclatement politique qui s’ensuit plongent les primeautés de Brune dans le chaos. Orphelin des rues qui ignore tout de ses origines, Syffe grandit à Corne-Brune, une ville isolée sur la frontière sauvage.

Là, il survit librement de rapines et de corvées, jusqu’au jour où il est contraint d’entrer au service du seigneur local. Tour à tour serviteur, espion, apprenti d’un maître-chirurgien, son existence bascule lorsqu’il se voit accusé d’un meurtre.

En fuite, il épouse le destin rude d’un enfant-soldat.

Critique de Cannibal Lecteur
Une petite incursion dans le monde de la Fantasy, ça ne fait jamais de mal quand on apprécie le genre.

Je pense que même ceux qui n’ont pas l’habitude de ce style là trouveront à boire et à manger dans ce roman car l’univers décrit est plus proche du Moyen-Âge que de la fantasy pure et dure, car ici, pas de magie.

Commençons par ce qui m’a plu dans le roman, notamment les personnages, surtout celui de Syffe, jeune orphelin de dix ans, plus habitué à recevoir des insultes (il est « teinté ») ou la menace de se faire couper la main, que de recevoir de l’aide ou des marques d’amitié.

Syffe n’a rien d’un héros, il est maigrichon, grognon (parfois), faible, se laisse emporter par ses émotions et dans ce monde qui ne fait pas de cadeau, ce monde où il faut essayer de survivre, les enfants doivent vite passer au stade « adultes » et Syffe devra le devenir, lui aussi, à l’âge de dix ans.

L’écriture de Dewdey m’a enchanté, c’est un excellent conteur, mais, et c’est là que le bât a blessé, j’ai trouvé que ce pavé de 625 pages avaient un peu trop de longueurs et j’ai eu du mal à en venir à bout tant certaines parties étaient longues.

Ajoutons à cela que durant trois jours, je n’ai pas eu le temps de lire une seule ligne (réanimez-en certains, c’est violent ce que je viens de confesser), vous comprendrez que j’étais contente d’en venir à bout, surtout que le côté politique de l’histoire m’a un peu barbé (pour une fois que la politique me barbe dans un roman !!).

C’est donc fort mitigée que j’ai terminé ce roman. Pas de regrets de l’avoir découvert, d’avoir rencontré des personnages intéressants (Syffe, Uldrick le guerrier Var, le première-lame Hesse, le chirurgien Nahirsipal Eil Asshuri), d’avoir fait un long voyage semé d’embûches et de quelques réflexions philosophique.

Oui, j’ai apprécié le voyage, l’aventure, ainsi que les révélations qui parsèment le roman, quand notre jeune Syffe reçoit la lumière de Sherlock Holmes et comprend ce que nous n’avions pas toujours soupçonné, mais purée, que c’était long et même sur la fin, alors que ça bougeait beaucoup plus, j’avais du mal à terminer, un peu comme un cheval qui a marché trop longtemps et qui peine à arriver à l’écurie.

Dommage parce que ce roman trônait en haut de ma PAL et qu’il avait reçu des bons échos de la part de copinautes.

À voir maintenant si je continuerai la route avec Syffe, afin de ne pas rester sur cet insoutenable suspense, ou si je passerai mon tour.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019) et Le challenge British Mysteries (Janvier 2018 – décembre 2018) chez My Lou Book (auteur anglais).

 

Monsieur Fée, Morgane de Cadier/ Florian Pigé.

Monsieur Fée par Cadier

Pourquoi nous l’avons choisi:

Dès qu’il s’agit de féerie, nous, on fonce! Maman et Princesse Fée attendait ce petit album avec beaucoup d’impatience!

Synopsis:

Toutes les fées vivent dans la forêt. Chacune a un don et toutes sont différentes : il y a la Fée du Matin, la Fée des Bisous, la Fée du Courage…

Et puis, il y a Monsieur Fée.

Ce que nous avons ressenti:

Forcément, un Monsieur Fée, ça intrigue… La féerie ça nous attire, et découvrir ses membres est toujours un plaisir fantastique… Et un Monsieur Fée qui fait son entrée dans le royaume des fées, nous étions plus que curieuses et impatientes d’entendre son histoire…Mais surtout, un Monsieur Fée représenté en Éléphant, nous a fait mourir de rire…Parce que ce n’est pas banal, ça, un éléphant avec des ailes…Et Monsieur Fée n’est pas banal, nous serions même d’accord Mère et Fille, pour dire que ce Monsieur Fée est la fée la plus adorable du royaume!

Pour vous le présenter, nous pourrions vous dire que c’est un personnage magique qui remplit la vie de ses amis, de sucre rosé et de rires en cascades…Vaste programme réjouissant, mais il ne le sait pas, Monsieur Fée!!!! Il ignore qu’il est aussi génial…Alors maussade, il quitte la forêt et part à l’aventure, loin des siens…Mais un être qui pétille, illuminera toujours tout, sur son passage…Même dans une ville morose, il fera éclater les couleurs, et enfin, va apprendre à mieux se connaître! A sa manière, il est une fée, et c’est bien là tout l’intérêt!

Nous avons adoré! Qu’il est plaisant de lire en duo cet album, où les fées sont d’apparences différentes! Parce qu’il est original et inattendu, ce Monsieur Fée est une lecture plaisante et recèle de qualités qu’il faudra dénicher au détour des pages, tout comme ce personnage ailé qu’on a adoré rencontrer!

Il est fort possible que le sourire vous viendra, comme par magie…

Notre Note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Balivernes pour cet envoi. Merci de leur confiance! Ce fût une lecture féerique.

La petite fille de Monsieur Linh, Philippe Claudel.

Pourquoi je l’ai choisi: 

Après le coup de coeur pour L’archipel du chien, je tenais absolument à découvrir les autres romans de cet auteur…

Synopsis:

C’est un vieil homme debout à l’arrière d’un bateau. Il serre dans ses bras une valise légère et un nouveau-né, plus léger encore que la valise. Le vieil homme se nomme Monsieur Linh. Il est seul désormais à savoir qu’il s’appelle ainsi. Debout à la poupe du bateau, il voit s’éloigner son pays, celui de ses ancêtres et de ses morts, tandis que dans ses bras l’enfant dort. Le pays s’éloigne, devient infiniment petit, et Monsieur Linh le regarde disparaître à l’horizon, pendant des heures, malgré le vent qui souffle et le chahute comme une marionnette.

Ce que j’ai ressenti:

Je l’ai pris juste comme ça, pour me donner envie, juste pour le commencer…160 pages plus tard…Je l’ai fini…On peut dire que j’adore vraiment la plume de Philippe Claudel, et encore une fois, il a réussi à me captiver avec une histoire douce/amère qui nous parle d’un vieil homme condamné à l’exil, avec pour seule richesse, un enfant dans les bras…La petite fille de Monsieur Linh.

« Toujours il y a le matin
Toujours revient la lumière
Toujours il y a un lendemain
Un jour c’est toi qui seras mère. »

C’est un roman immensément touchant. Il nous parle de déracinement, de souffrances et d’espoir. Ce Monsieur Linh porte ses années et ses souvenirs, son sang et sa culture avec le peu de souffle qu’il lui reste. Il est conscient qu’une partie de ce qu’il a à transmettre va s’effondrer, alors il lutte contre la vieillesse pour voir sa petite fille, bien tranquille dans ses bras, s’épanouir devant ses yeux…

« La nuit a fait éclore dans la ville des milliers de lumières qui scintillent et paraissent se déplacer. On dirait des étoiles tombées à terre et qui cherchent à s’envoler de nouveau vers le ciel. Mais elles ne peuvent le faire. On ne peut jamais s’envoler vers ce qu’on a perdu. »

Avec beaucoup de pudeur et de bienveillance, Philippe Claudel nous raconte les péripéties d’un homme fragile qui va se lier d’amitié avec un autre homme sur cette nouvelle terre, à mille lieux de son pays d’origine…Une amitié où seule la bonté des âmes arrive à se comprendre, une amitié qui va enrichir leurs quotidiens solitaires, une amitié qui dépasse toutes les entraves que le destin peut mettre sur leurs chemins…

« Ainsi, songe-t-il, ce peut être aussi cela l’existence ! Des miracles parfois, de l’or et des rires, et de nouveau l’espoir quand on croit que tout autour de soi n’est que saccage et silence ! »

C’est une bien belle histoire encore que Philippe Claudel nous conte, où les blessures sont dissimulées derrière un voile de poésie, et c’est juste délicieux de se laisser envoûter par cet écrivain…

 

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Hope and Red, Jon Skovron.

Couverture L'empire des tempêtes, tome 1 : Hope & Red

L’empire des Tempêtes 1 

Pourquoi je l’ai choisi:

J’ai adoré cette couverture, en rouge et noir! Les destins troubles et leurs intentions plus intrigantes, encore…

J’ai lu cette lecture en LC avec l’adorable Elodie Universe, et je vous invite à passer voir son avis: ICI!

Synopsis:

Hope est l’unique survivante du massacre de son village, dévasté par les terrifiants biomanciens, serviteurs mystiques de l’empereur. Recueillie par un soldat vinchen, elle a suivi un entraînement secret, faisant d’elle une guerrière qui ne vit que pour la vengeance.
Red est un orphelin adopté par une ancienne mercenaire issue de la pègre. Il est devenu un voleur et un escroc au talent inégalé.
Quand un chef de bande sanguinaire passe un marché avec les biomanciens pour contrôler les bas-fonds de la dangereuse cité de Laven, les destins de Hope et de Red se croisent. Et leur alliance improbable va faire autant d’étincelles que de dégâts…

 

Ce que j’ai ressenti:

  • Hope, où quand tu as bon espoir…

Cela s’est joué dès le premier chapitre, c’est rare, et c’était presque magique…J’ai senti comme une affinité, une connexion entre mon envie d’évasion et cette promesse d’une lecture pleine d’aventures…En même temps, l’univers de la piraterie, j’adore…Donc, en peu de pages et avec la rencontre de Hope, puis de Red, j’ai eu un espoir exaucé…Mais évidemment, le charme ne s’est pas arrêté avec ses deux personnages principaux, qui vont voir leurs destins se croiser, mais bien avec tous! L’auteur réussi le pari de nous les faire tous aimer parce qu’ils ont de l’audace, de la personnalité, des noms originaux, des histoires passionnantes!  On est pris dans leurs tourments, leurs passés douloureux, leurs avenirs incertains, leurs présents dangereux…

« Celui qui est assez brave pour s’aventurer aveuglément dans les ténèbres disparaîtra dans les ténèbres et les ténèbres disparaîtront en lui. »

  • Red, où quand tu vois rouge…

Quand on rêve de vengeance ou de justice, il est comme un fléau qui l’accompagne presque fatalement: le sang versé…Et du rouge et du sang, il y en a dans ces pages: sur la couverture, dans les couchers de soleil, dans les levées d’épées, au fin fond d’une ruelle obscure, sur des pontons lessivés, derrière des portes de monastères, dans les villages isolés…On baigne dans une ambiance rougeoyante, poisseuse où règne de rouges colères et des brasiers de haine qui n’attendent qu’une étincelle pour s’embraser….Ce livre, c’est un condensé de vents et marées, de rébellions et de pudeur, de joies et de peines, de rivalités et d’amitiés, de combats et d’amours. Un diamant Rouge Passion! 

« Les Vinchens pensent qu’il est préférable de perdre avec honneur plutôt que de gagner dans la honte. Parce que si le nectar de la victoire est souillé, il laisse un goût amer dans la bouche. »

  • Hope et Red, où quand ça devient soleil…

C’est un univers Fantasy d’une richesse incroyable. Entre les complots politiques, les batailles en mer, les affronts de rues, les rixes de quartiers, il ne manque pas d’actions dans cet Empire des Tempêtes! Et pourtant, il y a aussi de la douceur, de la tendresse, du respect, de la tolérance et même une parité homme-femme éblouissante! J’aime le dynamisme de l’ensemble, ses personnages qui prennent leurs vies en main envoyant en l’air, les prédestinées étriquées dans lesquelles on a voulu les contraindre… Alors forcément, il souffle des tempêtes de rage, et des étincelles de liberté, et dans ses lignes noires, il en ressort une fantastique aventure!

« Un soupçon de chaos apporte le changement, et le changement est parfois salutaire. »

Les habitants de Cercle Paradis diront certainement que « C’est Soleil », mais moi, j’ajouterai que c’est:  « Coup de Coeur »!

En avant, toute! Foncez, vers Laven La Nouvelle!

 

Ma note plaisir de Lecture  10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Léa des éditions Le Livre de Poche Imaginaire! Ce fut une lecture passionnante!

 

Robinson, Peter Sis.

Robinson par Sis

Pourquoi nous l’avons choisi:

Nous avons adoré cette couverture toute en bleue, et c’était l’occasion de découvrir ce héros, un premier bain, avant de partir à la conquête de la vie sauvage….

Synopsis:

Le petit héros de cette histoire vraie, tout droit sortie des souvenirs d’enfance de Peter Sís, est fin prêt pour la grande fête costumée de son école : sa mère lui a confectionné un magnifique costume de Robinson Crusoé. Mais lorsqu’il arrive, ses camarades se moquent de lui : ils ne connaissent pas l’histoire de Robinson, et ne comprennent pas son déguisement… Triste et désemparé, le petit garçon trouve un peu de réconfort en se réfugiant sous sa couette. Et si tout cela était en fait le point de départ d’un voyage extraordinaire ? Et si les pouvoirs de l’imagination étaient immenses et magiques ?

Ce que nous avons ressenti:

En avant toute! Embarquez sur ce bateau, toutes voiles de livre ouvert, et voguez  sur les flots de l’imaginaire! Peter Sis, nous raconte un de ses souvenirs de carnaval et sa passion pour Robinson Crusoé, et il nous y emmène en illustrations colorées et touches de nostalgie d’aventures, vers cette île si chère à son coeur…Fébrile et timide, il tente de faire passer son admiration pour un héros, qui a une drôle de tenue, mais un profond respect pour la Nature…

Les animaux étaient gentils: nous sommes devenus amis. 

C’est un album plein de couleurs et de représentations simples, qui nous parle de différence, d’envie d’ailleurs et d’amitié. Par la force  de la lecture, Peter Sis arrive à se projeter dans de folles histoires de pirates, mais il a aussi, un autre héros, plus inspirant encore qu’un jour, il décide d’incarner…Robinson…Sauf, que ces amis ne le connaissent pas, mais toute la magie de l’amitié et les joies de l’innocence vont faire ce petit miracle de tolérance et de curiosité…

Comment allais-je survivre? 

Nous avons adoré ce souvenir attendrissant, raconté en images et en mots.Un grand bravo pour cette qualité de papier et ce format qui en jette plein les yeux..Ses grandes pages aux évasions exotiques nous a permis de discuter du pouvoir de l’imagination et ses dérives enchanteresses…Robinson Crusoé a encore de beaux jours devant lui, et parions que cette expédition flottante va en émerveiller plus d’un! Encore un très joli moment partagé entre Mère et Fille, et une Histoire du Soir,  qu’on se régale à lire et à relire!

Notre note Plaisir de Lecture  8/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Valeria ainsi que les éditions Grasset Jeunesse pour l’envoi de ce livre! Ce fut une douce lecture.

 

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Le soleil des rebelles, Luca Di Fulvio

Couverture Le soleil des rebelles

Pourquoi je l’ai choisi:

Tant d’impatience à attendre le prochain Luca Di Fulvio…Et forcément, quand tu l’as entre tes mains, tu délaisses tout et tous, pour découvrir où l’auteur va te mener, et comment il va le faire…Et deviner comment ton cœur va le supporter, cet excès de passions…

…Bref, je suis fan de la plume de cet auteur, et clairement je mets cette trilogie sur le haut de ma pile des plus belles découvertes! Je sais que j’aurai encore mille saveurs à les relire, à ouvrir ses pages qui m’ont bouleversée, à repartir vers ces ailleurs, à vibrer aux sons de ses amours intemporels…

Synopsis:

«-Un jour, ma mère et le vieux Raphael parlaient des rebelles. Ils ont dit que c’était des hommes qui trouvaient le soleil la nuit. Mikael fronça les sourcils.
– Qu’est-ce que ça veut dire ?
– J’en sais rien, répondit Eloisa en haussant les épaules. »

Ce que j’ai ressenti:…Résonance de Coup de Coeur…

« La seule vérité qui compte, c’est celle qui…résonne en toi. »

Luca Di Fulvio, est à mes yeux le plus talentueux des magiciens! Un conteur hors pair et si passionné, qu’il nous renvoie dans ses écrits, une force inspirante qui te fait apparaître, dans une page qui se tourne, le soleil en plein milieu de la nuit: Le Soleil des Rebelles. De la boue, du chaos et de la misère, il arrive à faire étinceler l’espoir dans le coeur d’un enfant blessé. De prince à serf, il est des circonstances que le destin te prévoit, mais dans cette déchéance, faire illuminer à ce point, le courage, ça tient de la magie, et Luca Di Fulvio, nous l’offre dans le creux de nos mains, en 600 pages d’émotions fortes…

« Demain n’existe pas. Il n’y a qu’aujourd’hui. Maintenant. Ici. » 

Si l’amertume et le sang animent certains de ses personnages, Mikael n’est que douceur et tendresse, et grâce à des figures parentales comme Agnete et le vieux Raphael, il va apprendre la vie, loin de la haine et de ses tourments. Le chemin sera rude et escarpé, fait de massacres et de sentiers détournés mais à force de convictions profondes et de maîtrise de soi, le petit deviendra grand…J’ai beaucoup aimé la ligne conductrice de ce roman d’apprentissage, fait d’honneur, de travail et de vérité. Et toujours l’Amour, au centre de tout…Entre Eloisa et Mikael, le coup de foudre était bien au rendez-vous, mais la passion a pris son temps à enflammer leurs cœurs et leurs corps. Toujours avec pudeur et élégance, cet auteur nous lie de manière intime et incroyable à ses personnages, que même quand tu refermes le livre, ils restent tous et chacun d’entre eux, dans un coin de ton esprit, parce que tu as eu mal avec eux, et suivi avec tellement d’intensité leurs victoires, qu’il te reste toujours ce torrent de sentiments bouillonnants à l’intérieur de toi…Inépuisable source d’émotions que leurs amitiés et leurs amours…

Et il pensa que le tourment des êtres humains, c’était leurs rêves.

Cette fois-ci, le décor est posé dans le royaume de Saxe, au Moyen-âge, et le système féodal fait des ravages meurtriers dans des conditions effroyables…Les vies de ces paysans n’ont que peu de valeurs, moins que du bétail parfois, mais il se pourrait bien qu’un souffle de fureur fasse vaciller les dominants, quand l’appel de la forêt se fait entendre dans les arbres… De règnes déchus en trahisons sournoises, de violences insoutenables en heurts humiliants, une boule de feu rebelle s’alimente de jolies paroles et d’actes héroïques pour bientôt sortir des ombres, et donner un chemin plus lumineux à ses hommes…Parce qu’ils n’ont plus rien à perdre, ses rebelles aux ventres vides, ont le rêve de gagner quelques morceaux de saveurs douces de liberté, et de grands verres salvateurs d’eau de  justice…

Il comprit tout à coup que ce qui l’habitait n’était pas la peur de mourir, mais le désir de vivre.

Encore une fois, je suis conquise par la plume grandiose et puissante de Luca Di Fulvio. Il y met tellement de vie, de vibration, de passion que l’on est comme happé, pendant ses quelques heures de lecture, le coeur et l’esprit au diapason, dans un flot d’émotions intenses. Il a compris ce qui bouleverse les hommes et en une trilogie, il nous emporte, quel que soit le lieu ou l’époque, dans les vertiges de l’existence. Encore un coup de coeur, pour ce nouveau livre de Luca Di Fulvio! Décidément, ça devient une habitude…Vivement le prochain!

« Mais un cœur fort bat en toi. Je peux le voir. Ce sera à toi de décider de le nourrir ou de le laisser se dessécher. »

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Slatkine et Compagnie pour l’envoi de ce livre! Je ne vous raconte pas dans quel état d’euphorie, j’étais à réception…

 

lu-en-part-avec-la-me

Arckos, tome 1, La reconnaissance. Paolo Postman

Arckos, tome 1 : La reconnaissance par Postman

Synopsis:

Pourriez-vous aider un monde qui n’est pas le vôtre?

Lucas Muller, un jeune garçon passionné par la fiction et le fantastique, vit dans un modeste quartier où rien d’extraordinaire ne se passe jamais. Jusqu’au jour où il fait l’acquisition d’une épée par son vieil ami antiquaire. Il ne se doute pas que cette épée à la lame étrangement dorée va le transporter dans un autre monde où un rôle exceptionnel lui sera attribué. 

Une incroyable aventure où la réalité dépasse nos rêves les plus fous! 

Ce que j’ai ressenti:…Quelle Imagination!

Si jamais, il vous prenait l’envie  de vous perdre dans un autre monde, j’aimerai bien vous inviter à découvrir l’Entre-Faune, un univers rempli d’êtres fantastiques et imaginé par un jeune auteur auto-édité, qui dans ses rêveries, et qui pendant 10 ans a peaufiné les petits détails, de cette fantastique histoire, où un jeune homme fait un voyage initiatique autant que magique…Sensible à ce genre et par une coïncidence féerique, j’ai eu la chance de pouvoir lire ce pavé de 680 pages, et me régaler d’un premier tome d’une trilogie prometteuse qui pourrait bien faire fureur dans les rayons Jeunesse…Voilà, la question ainsi que l’invitation, est posée par Paolo Postman, et j’espère que vous répondre positivement, car c’est une saga qui vaut bien le détour :

Pourriez-vous aider un monde qui n’est pas le vôtre?

Arckos, c’est un jeune homme qu’une mystérieuse épée dorée appelle à la rescousse pour sauver un autre monde bientôt envahi par les Ténèbres…De cette demande désespérée et pressante pour venir à bout du Mal, se cache une Déesse, Labianna,  pleine de ressources et visiblement remplie de confiance envers ce petit héros en devenir…Arckos, la Reconnaissance, c’est un voyage vers un monde inconnu, une formidable aventure faite de jolies rencontres mais surtout, une histoire remplie de magie! Et c’est cet enchantement, qui m’a tenu tout au long de cette lecture, avec aux détours des chemins, ces rencontres avec des êtres hideux autant que beaux, magiques autant qu’ordinaires, divins autant que mauvais…Des Elfes et des Monstres, des Humains et des Géants ainsi que des Nains qu’il faudra rallier à la Cause: la victoire sur les Ténèbres, tous unis derrière une épée aux pouvoirs éblouissants, tous réunis auprès d’Arckos…

« -Ce n’est pas l’apparence qui construit la valeur d’une personne. »

Du moment que Arckos prend son rôle à coeur, et arrive à la Caserne de l’Est,  qui le fera devenir un grand soldat aguerri, je n’ai plus pu m’arrêter de lire ces pages. Ce jeune homme, avec ses doutes et son manque de confiance, m’a touchée, mais c’est cette qualité de rêver les yeux grands ouverts, qui m’a le plus renversée…J’ai adoré cette association d’amitié et d’entraide plus ou moins facile qu’il forme avec Mallate, un petit être Tiboge qui s’ignore aussi en tant que héros d’ailleurs… Ce duo de « roukis » sur ces terres de grands dangers est très intéressante à découvrir…Et bien sûr,  l’Entre-Faune comme terrain de jeux, de guerres, d’affrontements ainsi que de rencontres en tous genres, possède une grande richesse imaginaire qui illumine nos yeux, voire même jusqu’à nous éblouir carrément…Il y a de grandes scènes de batailles prenantes, autant que des petits moments intimes, qui nous montre que ce Lucas/Arckos sera sans doute l’Élu de Labianna, et peut être bien, l’Élu de vos cœurs…Mais cela, seul l’avenir nous le dira…

« Puisse la grâce des Elfes vous protéger et vous guider loin des sentiers sombres. »

Quand j’ai refermé ce livre, j’étais très impatiente de lire la suite, on sent une évolution dans la maturité du héros, autant que dans la plume de cet auteur…Finalement que du bon présage pour la suite…D’ailleurs, la suite est bientôt disponible, et son sous-titre La traque promet encore plus d’actions explosives…J’ai tellement hâte de voir si le Bien triomphera du Mal, et comment Arckos  va se révéler, face à plus d’adversité….

En bref, un premier tome réussi qui pose bien ses bases et une très jolie imagination…C’est tellement prenant et magique qu’on oublierai presque de revenir sur Terre…

 

Ma note Plaisir de Lecture  8/10

Arckos, tome 1 : La reconnaissance par Postman

Vous pouvez retrouver tout l’univers d’Arckos sur le réseau social Facebook: https://www.facebook.com/PaoloPostman/

N’hésitez pas à y faire un tour, et vous laissez tenter par cette belle aventure fantastique!

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En Féérie, il brille quelques poussières…

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