Les prisonniers de la liberté, Luca Di Fulvio


Synopsis:

1913, trois jeunes gens embarquent pour l’Argentine. La rebelle Rosetta fuit son village italien. A la mort de ses parents, harcelée, elle n’a eu d’autre choix que d’abandonner sa ferme. Rocco, fier et fougueux jeune homme, laisse derrière lui sa Sicile natale. Il refuse de se soumettre à la Mafia locale. Raechel, petite juive russe, a vu sa famille décimée dans un pogrom. Elle n’emporte avec elle que le souvenir de son père. Le nouveau monde les réunira.

Après New York, Luca Di Fulvio nous emmène à Buenos Aires. Un parcours semé d’embuches, où amitié, amour et trahisons s’entremêlent…  Un grand Di Fulvio.


Ce que j’ai ressenti:

▪️3R. pRisonnieRs et libRes.

Les 3R. Rosetta. Raechel. Rocco. Tous épris de liberté et tous attachés aux poids de leurs passés… Par la force des choses et les caprices du destin, ils se retrouvent, tous les trois, à partir vers le Nouveau Monde, direction l’Argentine pour fuir leurs vies, leurs traqueurs, leurs malheurs. Luca Di Fulvio a une plume exceptionnelle, qui donne vie à des émotions extraordinaires, en nous. Il n’y a pas son pareil pour retranscrire avec autant d’intensité la vie des misérables, mais il met aussi tant de candeur dans ses personnages, que l’on s’attache démesurément à eux. Rosetta, comment ne pas admirer ta splendeur? Rocco, comment ne pas être sous le charme de ta détermination? Raechel, comment ne pas succomber à ton audace? Et je vous vois vous envoler vers cette nouvelle terre de promesses, mes 3R, danser, embrasser, vibrer, vous battre pour vos convictions, et je suis touchée en plein cœur. Passionnément. iRRRémédiablement…

Je veux devenir un être humain et rien d’autre.

▪️Buenos Aires, l’insoumise…

Il faut dire aussi que la destination est attirante, comme un aimant. Buenos Aires et sa fougue, son tango, ses éclats, son potentiel, son enfer. Cette ville a quelque chose d’hypnotisant, et pourtant, les drames et les trahisons courent les rues. Elle t’attire, Buenos Aires, pour mieux te fracasser, ensuite. Elle ne se donne pas cette ville, elle embrase les cœurs et broie les élans d’impertinences, elle arrache sans pitié l’innocence des enfants et la ferveur des plus braves. Et pourtant…Pourtant, en se retrouvant sur les quais du port, Raechel, Rocco, Rosetta, vont vite devoir s’adapter à cette ville, coûte que coûte. Apprendre à déjouer les fils du destin qui les poursuivent, tout en ne tombant pas dans de pires conditions de vies qu’au départ…Ils vont devoir changer cette ville et les mentalités ou règne trop de prostitutions, de violences et de corruptions. Une mission périlleuse pour ses trois jeunes gens, et leur détermination ne sera pas du goût de tout le monde… Mais qu’importe seul l’Amour guidera leurs chemins…Et dans leurs poings serrés, parfois, un bout de leur avenir…

Cette ville…engloutit les gens, elle les efface.

▪️Un coup de cœur magistral.

Sans doute, parce que les thèmes me touchent plus, je pense pouvoir affirmer que ce roman sera mon préféré de Luca di Fulvio. En mettant ainsi en avant, le pouvoir de la lecture et de l’écriture, en se positionnant pour la condition féminine, en faisant valdinguer les prédestinées de violence et en prônant dans son idéal, cette idée de liberté, il nous offre un roman flamboyant, illuminé de mille passions, magnifique autant que bouleversant…Un roman magistral!

Cet auteur a déjà emporté mon cœur, 3 fois d’affilée, avec Le Gang des rêves, Les enfants de Venise et Le soleil des rebelles… De par la densité et la richesse de ses histoires, les émotions qu’il transmet aussi à chacun de ses mots, j’étais sous le charme dès le premier roman…. Luca Di Fulvio touche, avec sa plume renversante, toutes les cordes sensibles pour que ça vibre en moi, pendant de longs mois même après, la lecture. Ses personnages nous accompagnent encore longtemps, dans notre imaginaire, parce qu’ils allument des braises incandescentes et des rêves étourdissants. Il est magique cet auteur. Mais avec Les prisonniers de la liberté, quatrième roman que j’ai le plaisir de lire, j’ai eu comme une conviction plus profonde de son talent gigantesque. C’est un auteur qui écrit passionnément, qui raconte la Passion, qui anime toutes les passions, qui leur fait danser tous les tangos du monde. Et moi, devant tant d’émotions, je ne peux que succomber, tomber éperdument en admiration devant la puissance et l’intention de ses messages d’amours et de libertés.

Je danse de joie d’avoir pu lire encore une si belle aventure, de connaitre une ville aussi pleine de vie, j’ai maintenant des nœuds dans le cœur et des rêves incroyables de liberté, et j’irai bien dire aux anges de continuer à inspirer cet auteur que j’adore passionnément…

Si les anges acceptent de s’en occuper, tu trouveras un nœud quelque part.

 

Ma note Plaisir de Lecture 10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Slatkine et Compagnie de leur confiance et l’envoi de ce livre. Ce fut un gigantesque coup de cœur!

Le temps de la haine, Rosa Montero


Synopsis:

Madrid 2110. Lorsque le commissaire Lizard disparaît, la réplicante Bruna Husky, détective privée, se lance éperdument à sa recherche. Elle découvre à la télévision qu’il est l’un des treize otages qui seront exécutés, un par un, par des terroristes très jeunes et dont les revendications sont bien accueillies pas ceux qui souffrent dans un monde où l’air et l’eau doivent s’acheter. Bruna, qui compte de façon obsessionnelle le nombre de jours qui la séparent de son obsolescence programmée de réplicante, se met à compter aussi le nombre de jours avant que Lizard soit décapité.

Dans son enquête elle découvre une colonie qui refuse la technologie ainsi qu’une structure du pouvoir qui remonte au xive siècle et pourrait dominer les technologies dont elle est elle-même issue. Dans ce monde secoué de convulsions multiples, les crispations populistes s’exaspèrent et une guerre civile devient inévitable. Tous se méfient de tous et ne restent que les liens anciens de l’amitié avec Yannis, le vieil archiviste dépressif, la farouche Gaby, les extraterrestres tendres et le boubi Bartolo, vorace et affectueux.

Dans ce troisième volet des aventures de Bruna Husky, son personnage le plus proche et le plus intime, Rosa Montero construit avec virtuosité un univers bigarré, insolite et familier, elle provoque les émotions du lecteur, le secoue tout en l’amenant à réfléchir sur notre présent comme prémices du monde qu’elle nous décrit.

Un roman intense à l’action trépidante sur les excès du pouvoir, l’horreur des dogmes, la mélancolie du passage inévitable du temps, la passion amoureuse.

La lauréate du Grand Prix national des Lettres construit une brillante métaphore des temps que nous vivons.


Ce que j’ai ressenti:

▪️Et plus tard, l’amour et la haine…

Quelle belle surprise que ce polar teinté de SF! Je ne pensais pas plonger dans une histoire aussi captivante et futuriste, et je ressors donc complètement soufflée par Le temps de la haine. L’avenir est compromis par la corruption, la violence et le terrorisme. Le monde va de mal en pis: la moindre ressource élémentaire est tarie et surtaxée. Il ne fait plus bon vivre sur la Terre, et pas tellement mieux sur les autres planètes… Et pourtant…On s’accroche à l’amour comme à l’oxygène, on s’éprend d’amitiés pour ne pas succomber, on s’écorche à l’humanité pour ne pas tomber face à la barbarie, grâce à ces personnages qui ne se résignent pas. C’est d’une beauté exceptionnelle. Étrange et fascinante. C’est actuel et avant-gardiste, et en même temps, intemporel, parce que la violence des hommes a toujours fait des ravages. Alors ce n’est plus si important de savoir à quelle époque nous sommes, juste, il nous faut savoir que le temps de la haine a tout emporté, même l’innocence des enfants… La course à la technologie fait rage et emmène chaque fois plus loin, les limites de l’étique, pour toujours plus de profits… C’est un monde plus noir, plus haineux, plus opportuniste mais avec la plume de Rosa Montero, c’est étonnamment magnifique. Il subsiste un infime rayon d’amour, minuscule, mais elle a le talent de le faire briller au milieu de ce chaos…Grandiose!

Gardons espoir, même si en ce moment les étoiles sont noires et que nous traversons le temps de la haine.

▪️Un compte à rebours obsession.

Rosa Montero a su créer un personnage atypique et attachant. Bruna Husky. Belle, combative, amoureuse, androïde. Il y a dans ses pages, une tension permanente entre la haine et l’amour, la vie et la mort, l’espoir et l’anéantissement et en comptant, comme ça, désespérément, les derniers jours de la vie de cette réplicante, l’émotion est démultipliée. Mais en plus, avec cette prise d’otages avec les exécutions en direct, cela rajoute encore un effet d’urgence. Une urgence à se battre pour vivre. Pour mieux vivre. Plus intensément, plus consciemment, plus passionnément. Même en étant condamné, machine, ou miséreux, la force de vie des personnages est bouleversante. Bruna se démène pour sauver son amour, pour sauver sa famille, pour sauver quelques miettes d’humanité, en comptant obsessionnellement le temps, et ce qu’elle peut arracher à la haine. C’est très intense comme sensation de lecture.

—Sans amour la vie ne vaut pas la peine d’être vécue.

▪️Le temps d’une histoire…

Avec ce roman, j’ai voyagé dans un futur ravagé, dans la magnificence des étoiles, dans un Madrid apocalyptique, sur une autre planète…Et c’était une belle virée, enrichissante et émotionnelle. J’ai découvert une héroïne fascinante et j’aimerai beaucoup lire les précédents tomes, surtout que je suis tombée sous le charme de l’écriture de Rosa Montero. Elle a une plume sensationnelle, et j’ai adoré sa façon de mélanger les genres. Par le biais de la fiction et de la science-fiction, elle nous emmène à réfléchir sur nos problèmes de société actuels et futurs. C’est une réussite autant qu’un énorme coup de cœur, le temps précieux d’une belle lecture.

Un cœur métallique vous faisait-il moins humain qu’une jambe en titane?

 

Ma note Plaisir de Lecture 10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Metailie pour leur confiance et l’envoi de ce livre. Ce fut une très belle lecture, un coup de coeur intense!

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Célestopol, Emmanuel Chastellière.


Synopsis:

Célestopol, cité lunaire de l’empire de Russie, est la ville de toutes les magnificences et de toutes les démesures. Dominée par un duc lui-même extravagant, mégalomane et ambitieux, elle représente, face à une Terre en pleine décadence, le renouveau des arts et la pointe du progrès technologique. On y suit des habitants en quête d’émancipation, rebelles, insoumis – à l’image de la métropole –, qui portent en eux des colères intimes et des fêlures profondes.
Dans ce volume de fantasy d’influence steampunk, l’auteur nous livre un hommage décalé et ambitieux au romantisme slave.


Ce que j’ai ressenti:

▪️Et partir vers la Lune…

J’ai pris tout le mois d’août pour lire ce recueil de nouvelles, pour apprécier ce voyage hors du commun. Regarder la Terre de loin, voir des océans d’étoiles, marcher sur un sol de poussières de sélénium lunaire et se perdre dans une autre atmosphère…Et c’est génial de prendre le temps, pour découvrir une destination fabuleuse, dans une ambiance totalement dépaysante, naissant dans la poussière de lune…J’ai adoré ce voyage vers Célestopol, parce que dès les premières lignes, tu sais que tu es déjà Ailleurs, dans un lieu imaginaire entre rétro et futur avec une petite touche de folie Steampunk, mais en plus, Emmanuel Chastellière a une très belle plume. Une plume qui t’embarque vers la Lune, et te laissera des heures durant, un brin rêveur. Ce qui rend bien sûr, la découverte encore plus plaisante. Cette cité sous dôme a le potentiel de nous émerveiller, et on se laisse bercer par ses aventures extraordinaires…En avant toute vers Célestopol, vous ne le regretterez pas!

Il aimait les mots, leur patine, leur écrin.

▪️En 15 étapes…

15 nouvelles lunaires, lumineuses, brumeuses, hantées, merveilleuses pour faire le tour d’une ville qui use et abuse de démesures…Et lire ces histoires, c’est connaître les petits secrets de ses habitants, son duc extravagant, ses jeux politiques, ses enjeux économiques, les bruits de froufrous, les pleurs des fantômes…C’est aussi entrer dans les cœurs des hommes ambitieux, rencontrer les fous rêveurs égarés, danser avec les intelligences exacerbées, ramasser des trésors fauves brillants, se confronter aux automates, succomber aux charmes de volupté, écouter les légendes contées…Quand je vous dis que c’est un voyage fabuleux! Mais je ne vous dévoilerai pas tous les mystères de cette ville, il vous faudra prendre la prochaine fusée et vous laisser envoûter… Et peut être, aller vous décrocher la Lune…

Alors, une brume luminescente s’infiltrait entre les tombes, reliant des fantômes aux histoires diverses.

▪️Et rentrer les bras chargés de merveilles…

Pour ma part, c’est fait, je me suis envolée et je reviens avec des étoiles pleins les yeux, des panoramas de paysages lunaires plein la tête, et des émotions stellaires dans mon cœur. J’ai eu mes préférences de nouvelles, car c’est le jeu avec les recueils, mais toutes ont été joliment lumineuses et poétiques, pour que j’en revienne agréablement surprise et partante pour un nouveau tour dans les rues de Célestopol…Du pur plaisir que cette destination!

Promets-moi que tu ne renonceras pas à tes rêves.

 

  • Face cachée 🌙🌙. La chambre d’ambre 🌙🌙🌙. Dans la brume🌙🌙. Les lumières de la ville 🌙🌙🌙. Les jardins de la Lune. Oderint dum metuant🌙🌙. Une note d’espoir🌙🌙🌙. Le boudoir des âmes 🌙🌙🌙. La douceur du foyer 🌙🌙. La danse des libellules 🌙🌙🌙. Convoi 🌙🌙. Le chant de la Lune 🌙🌙. Fly me to the moon 🌙🌙. Tempus fugit 🌙🌙🌙. Le roi des mendiants🌙🌙🌙.

 

-Tu veux que l’on enquête sur ces fous qui ne trouvent plus le sommeil et qui prétendent que la Lune leur parle?

 

Ma note Plaisir de Lecture 9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement l’auteur de ce recueil, Emmanuel Chastellière, pour ce concours et l’envoi de ce livre. Merci pour la dédicace et j’espère voir d’autres mini-histoires enchantées qui me ramèneront vers Célestopol . C’était une belle destination littéraire.

Kintu, Jennifer Nansubuga Makumbi


Synopsis:

Les malédictions ont la vie dure. Depuis que Kintu, gouverneur d’une lointaine province du royaume du Buganda, a tué accidentellement son fils adoptif d’une malheureuse gifle, en 1750, un sort est lancé sur tous ses descendants, les vouant à la folie, à la mort violente, au suicide.

Et en effet, trois siècles plus tard, les descendants de Kintu semblent abonnés au tragique : Suubi harcelée par sa sœur jumelle qu’elle n’a jamais connue, Kanani, le « réveillé » évangéliste, fanatique mais lubrique, Isaac Newton, torturé par l’idée d’avoir transmis le sida à sa femme et à son fils. Et enfin, Miisi, le patriarche, l’intellectuel éduqué à l’étranger, harcelé par des visions et des rêves où s’invitent l’enfance, les esprits, l’histoire du clan et de la nation toute entière.

Un par un, ils sont appelés par les anciens du clan, dans une forêt aux confins de l’Ouganda, dans une ultime tentative de conjurer le sort.

Mêlant les époques, les lieux, les ambiances avec une force narrative proprement époustouflante,  manœuvrant avec souplesse et humour dans les méandres de l’histoire, du mythe, des légendes populaires, déployant un incroyable casting de personnages, tous liés par le sang, tous condamnés, Kintu est un premier roman magistral, foisonnant, inattendu ; un répertoire shakespearien des turpitudes humaines tout autant qu’une formidable plongée dans un pays méconnu.

Dans une langue magnifique, sans céder un millimètre aux bons sentiments, Jennifer Nansubuga Makumbi dresse une épopée terriblement contemporaine, aussi puissante, profonde et impitoyable qu’un fleuve. Et fait une entrée fracassante dans la littérature universelle.


Ce que j’ai ressenti:

▪️Parcourir le royaume de Buganda, entre risques et périls…

Les terres d’Afrique sont riches d’évasions, de prières, d’enfants, d’amours mais aussi de sangs et de légendes, et Jennifer Nansubuga Makumba nous en sculpte, un roman d’une beauté saisissante. VI livres comme autant de destins maudits. Des lundis 5 janvier 2004, comme points de départs pour ces vies en suspens. 470 pages pour nous emmener au cœur de la culture et des traditions africaines. Un voyage magnifique, intense, et dépaysant. Emballée dans une poésie renversante, parsemée des grains de mots venus de ces terres lointaines, cette histoire vibre aux sons de leurs cris d’amour, des liens du sang, des fol espoirs de ces personnages. La puissance de la vie face à la fatalité de la mort, et entre ces deux extrêmes: une famille tourmentée. Dans leurs souffrances, dans leurs errances, dans leurs croyances, dans leurs espérances, je les ai trouvé tous, fascinants.

On ne s’aperçoit pas qu’on est maudits jusqu’à ce qu’on soit exposé à cette autre façon de vivre.

▪️La puissance d’une malédiction.

Kintu, est un nom maudit. En effet, en ayant eu un geste malencontreux cet homme condamne toute sa descendance et la marque, à jamais, dans le drame…Même après 250 ans, elle est toujours là, cette malédiction.Tenace, inquiétante, puissante. Elle guette dans l’ombre, et fonce en piqué, sur le sang des Kintu, immanquablement. Kidda, Suubi, Isaac, Miisi, Baale, Kanani, Magda et tous les autres, m’ont captivée. Chacun à leur manière, ces personnages ont quelque chose à nous faire ressentir, à nous faire découvrir, à nous apprendre même…Et l’auteure réussit un tour de force impressionnant, en nous faisant vivre, viscéralement, cette malédiction. Il y a une multitude d’émotions, de mystères et de découvertes dans ces pages, et c’est pour cela que j’ai adoré suivre les Kintu dans leurs cheminements intérieurs, les voir se débattre avec leurs destinées sanglantes et leurs karmas malheureux. Il vous prend aux tripes, ce roman, parce qu’il est bouillonnant de sentiments. C’est un ailleurs qui a le pouvoir d’envoûter, littéralement. Et bien sûr, c’est comme une évidence, de se laisser charmer de la sorte…

-Quels sont les derniers mensonges du monde?

▪️Un premier roman magistral.

Jennifer Nansubuga Makumbi nous conte admirablement le poids des traditions, les transmissions familiales, la puissance des liens, des mystères venus d’ailleurs, les effets de la gémellité, la beauté d’un pays, le cœur battant d’un peuple. Et c’est magnifique. Autant l’écriture que les thèmes abordés, on est transporté par ce roman débordant de vie. J’ai passé un moment très fort avec les Kintu. Il était tellement dense et beau ce roman, que j’ai encore du mal à quitter les membres de cette famille. Coup de Cœur!

Il sourit en pensant à l’ironie de la chose. Pour lui, l’humanité était maudite, de toute façon.

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Métailié de leur confiance et l’envoi de ce livre.

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Angry, Renouveau. Darren Bryte


Synopsis:

Dans une petite ville de l’État de New York, les animaux sont subitement devenus fous, au point d’attaquer les habitants. Jayden, un jeune homme a recueilli Angry, un grand singe échappé d’un laboratoire d’expérimentation et qui communique avec lui par télépathie. Les pensées transmises par Angry ne sont que dévastation et souffrance. Les hommes ont ignoré qu’on ne peut pas ravager impunément la nature et mépriser la souffrance animale… à moins d’en payer le prix, un jour. Jayden comprend qu’il est un « élu » choisi pour mettre fin à ce massacre. Mais par qui et pourquoi ? Dans l’ombre, une mystérieuse confrérie orchestre ce qui ressemble bien à une apocalypse… ou à un renouveau qui reste à construire.

Angoissant, terrifiant, addictif : un thriller d’anticipation dans la lignée de Stephen King.

Ce que j’ai ressenti:

 

▪️La sérénité pour le Recommencement.

Si dans le premier tome d’Angry, on sentait bouillir une colère, dans Renouveau, c’est tout l’inverse qui m’a tenue durant le temps de cette lecture. Une grande sérénité. Mais également un temps précieux de réfléchir au futur de l’humanité. Heureusement, que je ne suis pas dans la peau de Jayden…Tout le poids d’une grande décision sur les épaules d’un seul homme, pour tous les hommes: Choisir de les sauver ou pas…Et vous, qu’auriez-vous fait à sa place? Vaste question et heures de lectures saisissantes, c’est tout le programme de Angry, Renouveau.

Ce deuxième tome nous ouvre sur une aventure palpitante, et pour nous, lecteurs, un temps pour se poser et méditer sur les risques présents et à venir de la surconsommation, le réchauffement climatique, les conséquences désastreuses d’une biodiversité saccagée et vers une attitude plus tolérante en général. Autant de thèmes très intéressants, à ressentir sous un jour nouveau, au cœur de ses pages. Darren Bryte soulève dans ce thriller d’anticipation, des dynamiques sensibles et actuelles, et c’est toujours exaltant d’aller voir au devant de l’Apocalypse…Juste pour le frisson…

C’est toujours plus facile d’insinuer le doute que d’établir la confiance.

▪️Communiquer autrement, pour la Transition.

Jayden doit faire un Choix, un choix dont il ne saisit pas encore toutes les tenants et aboutissants, et ce n’est pas Angry et son Émanation, qui vont lui faciliter la tâche. Il doute énormément, cherche sa place, ne se laisse pas mener par l’évidence, défie les influences, mais quand sera-t-il quand c’est les sentiments qui vont venir s’en mêler?

Une quête plus profonde, plus intense, plus intérieure, avec toujours ce singe inquiétant qui l’accompagne: Angry et son influence négative, mais impitoyablement lucide. Et une nouvelle communauté avec des capacités extrasensorielles sur développées, mais je ne voudrais pas trop en dévoiler, alors faites confiance aux 13, et bonne chance à tous… Autant d’épreuves et de rencontres qui aideront Jayden (ou pas) à faire ce fameux Choix.

Dans le premier tome d’Angry, ce que j’avais adoré, c’était cette interaction entre les hommes et la Nature, et surtout Dame Nature qui reprend ses droits avec fureur, mais dans ce tome, c’est plus diffus, il tend plus vers une conscience plus générale de l’Homme face à son environnement. Le centre de l’intrigue porte sur l’importance des valeurs humaines, dans ce qu’elle a de plus beau et de plus idéal, -encore faut-il que les humains veuillent bien le voir-, et j’ai beaucoup apprécié la tournure que prend cette histoire aux multiples rebondissements. D’abord pour le voyage. qui se révèle magnifique et instructif, des États-Unis au Canada, puis de la France à cette virée en Inde, c’est une belle invitation à voir d’autres façons de vivre et d’autres comportements plus responsables. Et Jayden est un élu qu’on a plaisir à suivre, jusqu’au final surprenant, qui m’a agréablement surprise…

Une folie en vaut une autre.

▪️Gardienne du diptyque.

Je me proposai déjà d’être une Gardienne des pages de Angry, et je réitère encore cette envie pour ce poste avec, le Renouveau. J’ai beaucoup aimé ces deux tomes et ils se complètent, sans pour autant, se ressembler. C’est agréable parce qu’en plus de cela, Darren Bryte a la capacité de se renouveler dans sa propre histoire, en changeant de genre -roman d’aventures/ horreur/ thriller/ science-fiction- et du coup, cela apporte un dynamisme permanent qui font aller le lecteur de surprise en surprise.

J’ai adoré plonger mes yeux dans Angry et me frotter à une Apocalypse anticipée. Une aventure passionnante que je vous recommande de toute urgence…Parce qu’Après, il sera sans doute trop tard…

Le monde est moins moche quand on croit aux belles histoires.

Ma note Plaisir de Lecture 9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement l’auteur, Darren Bryte, pour sa confiance et l’envoi de ce livre.

 

De joie coulent mes larmes, Léna Walker.


Synopsis:

Romy a 27 ans, un amoureux, un job, des amis, une grand-mère qui l’a élevée et chez qui elle vit, dans le vieux Saint-Tropez. Une existence relativement insouciante.
Mais tout va voler en éclats. Elle surprend Nicolas dans les bras de sa meilleure amie, à quelques semaines de leurs fiançailles… Désespérée, elle lâche son travail de vendeuse chez un traiteur réputé pour ses délicieux soufflés et découvre que, même sous le soleil, la vie peut être morose. Heureusement, Paul, l’ami de toujours, va la forcer à prendre son destin en main. Elle a toujours rêvé d’être chroniqueuse à la télé ? Ça tombe bien, il lui a décroché un rendez-vous pour un casting, à Paris. Au pied du mur, Romy va devoir tenter sa chance, et réinventer sa vie…


Ce que j’ai ressenti:

▪️Une petite escapade douceur.

C’est sûr que l’on s’éloigne de mes préférences de lectures, mais c’est avec joie et sans larmes, que j’ai entamé cette lecture, voulant me mettre direct dans l’ambiance Feel-Good, sucrée et ensoleillée de ce livre. J’ai été attirée par l’idée de pouvoir réinventer sa vie après une déception, et Romy n’est pas épargnée côté « cœur ». Elle va devoir se mettre un coup de « boost » de motivation, pour réaliser son rêve, s’adapter à la vie parisienne et gérer ses émotions…Autant de nouvelles perspectives, qu’elle n’aurait pas prises sans le coup de pouce de son ami Paul et la bienveillance de sa grand-mère…

Agréable à suivre, cette jeune femme déboussolée qui se cherche, et nous emmène dans son petit monde. On visite dans ses pages, les rues de St-Tropez, l’effervescence de Paris, les quartiers new-yorkais. 3 destinations de rêve pour l’été…Escapade douceur, secrets de recettes avec de bons sentiments, c’était plutôt sympa comme découverte.

Peut-être que c’est ça, le bonheur ? Profiter pleinement des gens qu’on aime, parce que ensuite vient le temps des regrets, parce que ensuite vient le jour où les gens qu’on aime ne sont plus avec nous.

▪️L’effet bémol…

Il y avait tout de même, des lignes cousues de fil blanc, des rebondissements un peu légers, et puis je ne suis pas adepte des strass et paillettes, autant que de l’univers du show-biz. Donc, c’est sûr que je suis un peu passée à côté de cette lecture, parce que j’avais d’autres attentes pour le renouveau de la vie de Romy. Bien que le chemin personnel du personnage principal soit intéressant, je ressors mitigée.

J’ai décidé de vivre pleinement, de ne plus me poser de questions, d’arrêter de pleurnicher, de me faire du bien.

En bref, c’était une petite lecture de l’été que j’ai eu plaisir à découvrir, et même si je n’ai pas eu des larmes de joie qui ont couler pendant cette lecture, c’est tout de même un petit moment de détente avec des personnages attachants. Un feel-good sympa.

Ma note Plaisir de Lecture 5/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Pocket ainsi que l’auteure, pour l’envoi de ce livre.

20000 lieux sous les mers/ Autour de la lune D’après l’oeuvre de Jules Verne et Illustrées par Marjorie Béal.

 

20 000 lieues sous les mers Autour de la Lune

Même les plus jeunes peuvent maintenant découvrir Jules Verne!


Ce que nous avons ressenti:

Les éditions Balivernes crée une nouvelle série pour les tout-petits, et adaptent deux livres de Jules Verne joliment illustrés par Marjorie Béal. Quelle joie de découvrir des albums colorés et ses histoires qui nous emmène vers d’autres ailleurs…Que l’on soit parties sous les mers ou autour de la Lune, nous avons adoré ces deux destinations! En quelques pages, nous avons empruntés des chemins fantastiques entre imaginaire et espace, mais aussi grâce aux illustrations plein de rondeurs et de couleurs vives, on a voyagé dans les univers grandioses de Jules Verne. Et ce fut magique!

Quoi qu’il arrive, le pari de cette maison d’éditions a été réussi puisque, que ce soit avec 20000 lieux sous les mers ou Autour de la Lune, Jazzelfique a voulu en savoir plus sur ces histoires, savoir où le Nautilus a pu aller ensuite et si d’autres voyages sur la Lune ont été fait depuis…Sa curiosité a été éveillée et nous avons pu parler ensemble des sujets sensibles tels que la protection de l’environnement ou les secrets de l’univers…

Le doux moment de l’Histoire du soir, a eu un goût de classique et d’aventure fabuleuse. Mère et fille ont été comblées avec ses deux petits albums…Stelphique trouve que c’est une merveilleuse idée pour sensibiliser la nouvelle génération à la science-fiction, tandis que Jazzelphique a aimé les voyages à bord de ses vaisseaux.

Deux bien jolies aventures à mettre entre toutes les petites mains!

 

Notre Note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Marie-Christine des éditions Balivernes pour l’envoi de ces livres! Merci pour votre confiance!

Norilsk, Caryl Férey.

Norilsk par Férey

 

Synopsis:

Norilsk, nord de la Sibérie. La ville de plus de cent mille habitants la plus septentrionale. L’une des plus polluées. Un ancien goulag où les bâtiments soviétiques s’effondrent. Un froid qui l’hiver peut atteindre -60°C. La plus grande mine de nickel au monde, tenue par des oligarques. Une ville fermée, qu’on ne peut rejoindre qu’avec l’autorisation du FSB. Deux mois par an de nuit totale. Une population majoritairement constituée de mineurs. Espérance de vie lamentable. Une ville sans animaux, sans arbres, sans rien. En résumé, la ville la plus pourrie du monde. Mais pour affronter l’enfer sibérien, j’avais ma botte secrète: La Bête.

Ce que j’ai ressenti:…Une rencontre fulgurante!

Caryl Férey est un aventurier dans l’âme. Il a besoin de se fondre dans le décor, d’en connaître chaque recoin, de se confronter aux mentalités. Et il savait que Norilsk, ne fait pas rêver, au premier abord. Pourtant, en se laissant séduire par l’idée de se frotter au grand froid, ce petit séjour se révélera presque chaleureux…Totale découverte que cette ville polluée, brinquebalante, dangereuse et sécurisée à outrance, qui affiche des températures vertigineuses en dessous de zéro…Mais on le sait le voyage est toujours plus beau, partagé. L’amitié tient une grande place dans ce récit de voyage, et ce duo d’hommes qui n’a pas froid aux yeux, est un régal à suivre…

« Bach emplit bientôt la salle de sa joie triste. La vie puisqu’on en meurt. »

Curieux et totalement Rock, Caryl Férey nous livre un carnet de route survolté qui se lit comme un « shot » d’alcool bien fort. Sans langue de bois, avec une franchise bienvenue qui frôle l’impertinence, on se laisse surprendre par les charmes de la « ville la plus pourrie du monde ». Et ça marche, car l’auteur se consacre à l’humain avant tout, aux valeurs, trouve la beauté enfouie sous les blocs de glace, gratte les croûtes des préjugés. J’ai adoré son aura de globe-trotter, son œil incisif , les notes d’humour et le cœur tendre qu’il nous dévoile presque, avec pudeur…On aurait presque envie d’adopter le leitmotiv « You’re my friend« , tellement on découvre un homme entier, un esprit ouvert au monde et aux échanges véritables…Une bien jolie rencontre!

« La colère qui nous brûlait, on la gardait pour nous. »

S’il est évident, que je ne m’aventurai jamais en terre froide, vers Norilsk, j’ai été enchantée de découvrir, une ville dans son intime brûlant, avec ses écorchures de paysages, ses couleurs réinventées par la pollution, et ses lumineux habitants. Caryl Férey en s’aventurant en ces lieux hostiles, nous dévoile des richesses insoupçonnées, preuve que cette expédition était une bonne idée…

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier les éditions Paulsen pour l’envoi de ce livre! Ce fût une lecture enrichissante!

 

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La cité du futur, Robert Charles Wilson.

Couverture La Cité du futur

Pourquoi je l’ai choisi:

J’ai découvert cet auteur récemment, mais il fait déjà partie de mes chouchous. Je ne pouvais donc pas passer à côté de cette nouvelle sortie du mois!

Synopsis:

Pour cinq ans seulement, jusqu’en 1877, la cité de Futurity dresse ses immenses tours jumelles au-dessus des grandes plaines de l’Illinois. Depuis Futurity, des hommes du futur viennent visiter le XIXe siècle. Et, contre une fortune en métaux précieux, les autochtones peuvent dormir dans la tour n° 1, véritable vitrine technologique d’un incompréhensible XXIe siècle.
C’est dans cette cité, construite à partir d’un futur parallèle, que travaille, comme agent de sécurité, Jesse Cullum, un autochtone. Parce qu’il a sauvé le président Ulysse Grant d’une tentative d’assassinat, Jesse se voit proposer une promotion : assisté d’une femme du XXIe siècle, il va devoir mener l’enquête.
Mais que va-t-il réellement découvrir? Un complot pour tuer le président… ou les inavouables secrets de Futurity?

Ce que j’ai ressenti:…Quand la ligne du temps se brouille…

 

Retour dans le passé ou Retour vers le futur…On ne saisit plus bien la frontière avec ce nouveau livre de Robert Charles Wilson…Passé,Futur comme des personnages de théâtre où joue le Présent réinventé par un auteur, conteur funambule, qui désire que l’on pose un regard plus vif sur nos acquis, autant matériel que spirituel. Deux tours plantées, là, défrayant ainsi dans le panorama de l’Illinois de 1876. Une cité futuriste du XXIe siècle dans le passé du XIXe…Un Miroir mystérieux, passage entre deux espace-temps…

« Il s’endormit, comme souvent, en réfléchissant à la complexité du voyage dans le temps. C’était un soporifique bien plus efficace que le comptage de moutons. »

Jesse et Elizabeth, agissent main dans la main, agents du passé et du futur dans une mission périlleuse, où le danger vient, bien sur, de cette frontière plus tellement imperméable, au crime et à l’attraction du profit…Fuyant un quotidien qui leur pèse plus que de raison, ce duo improbable va donc se lancer à l’encontre de cette nouvelle forme de recels avec un tel engouement qu’il déboussole leur passé personnel, autant que celui historique…C’est dans cette bulle de Présent qu’ils vont agir et réconcilier le double effet de Futurity, dans un temps très compté…

« Des hommes bien meilleurs que moi ont vécu et sont morts sans laisser de trace. Je ne suis pas en mauvaise compagnie. »

Robert Charles Wilson revient avec une histoire qui joue avec les voyages dans le temps, nous livrant un récit d’aventures futuristes, mais aux questionnements étiques contemporains, tout en gardant à l’œil cette Histoire qui s’est déroulée…Je suis toujours admirative de voir les pistes de pensées qu’il nous ouvre, ces courants de réflexions qu’il peut insuffler à nous, lecteurs. A se balader sur cette ligne du temps, on prend toute la mesure du terme Progrès: Le passé serait-il la nouvelle ruée vers l’Or? Le présent actuel, l’Utopie de nos ancêtres? Le Futur, le guérisseur du Passé? C’est tout l’intérêt de la Science-Fiction, et dans ce royaume très fermé de ce genre si particulier, Robert Charles Wilson est un Roi, humaniste et bienveillant avec ses sujets…

« -Le problème, c’est la dérive historique. »

Je ne peux que vous conseiller de vous enfermer dans un cocon du présent,pour apprécier La cité du Futur.

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier les éditions Denoël pour l’envoi de ce livre! Merci de leur confiance! Ce fût une lecture intéressante!

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LES EDITIONS DENOËL

 

Mirage, Douglas Kennedy

Couverture Mirage

Pourquoi je l’ai choisi:

J’adore cet auteur, ça faisait longtemps que je ne m’étais pas lancée dans une de ses histoires. Son nouveau roman a été un rendez vous envoûtant!

Synopsis:

A Buffalo et au Maroc, de nos jours.Après un premier mariage désastreux, Robin pense avoir enfin trouvé le bonheur en épousant Paul, un artiste fantasque et passionné de dix-huit ans son aîné. Certes, le couple s’accroche parfois, notamment sur les dépenses inconsidérées de Paul, jouisseur impénitent. Et puis, il y a la question des enfants. Robin en veut un, plus que tout, Paul est tout prêt à lui donner. Mais rien ne se passe…
Aussi, quand Paul la surprend avec deux billets pour le Maroc, Robin décide-t-elle d’oublier pour une fois ses sempiternelles inquiétudes financières et de profiter de ce voyage pour enfin prendre le temps de faire un bébé. Après une arrivée mouvementée, le couple s’installe dans un petit hôtel d’Essaouira. Paul, qui avait vécu un temps au Maroc, retrouve l’inspiration et entame une spectaculaire série de dessins ; Robin, elle, peut-être pour la première fois de sa vie, prend le temps de vivre. Tous deux redeviennent des amants passionnés.Et puis, un jour, Robin reçoit un mot de son assistant resté à Buffalo. Ce dernier a découvert une étrange facture médicale : dans le plus grand secret, Paul a subi une vasectomie. Folle de rage et de douleur, Robin laisse un mot de rupture à Paul et quitte l’hôtel précipitamment. De retour, elle est accueillie par la police. La chambre a été saccagé, il y a du sang partout, Paul a disparu.Terrifiée à l’idée que l’homme qu’elle ne peut s’empêcher d’aimer ait pu attenter à sa vie, Robin va se lancer à sa recherche. Une course-poursuite qui l’entraînera de Casablanca à Ouarzazate, en passant par les dunes du Sahara, d’obstacles en drames, mais aussi en rencontres poignantes qui lui feront découvrir qui elle est réellement…

Les personnages:

Robyn, est un personnage qui a su me toucher, son parcours chaotique et douloureux, nous la rende sensible et plus ouverte vers l’inconnu et l’avenir. De blessée à brisée, elle se relève avec force et courage. Elle m’a beaucoup émue.

Là, où ça m’a un peu choquée, c’est dans sa relation avec l’argent. Elle achète tout, comme si les dollars résolvaient tout. Cette distribution à outrance fait ,dès fois, défaut aux valeurs humaines de cette culture de partage et d’entraide. On voit donc combien la civilisation des pays du Nord avec celle du Sud sont en totale inadéquation. Les gens du désert ont peu, mais s’en contente, et n’hésite pas à la sortir du désert sans compensation, alors que, les occidentaux ont tout et ne partagent plus rien, pas même un sourire.

Paul, quel homme détestable!

Aatif, quel homme admirable!

Ce que j’ai ressenti:

Il sillonnait l’Afrique du Nord en essayant de purger son esprit.

Plus qu’une belle histoire, c’est un voyage qui s’offre à nous dans ces pages. Installez vous confortablement, et laissez vous séduire par la valeur de ce pays autant dans ses enivrantes effluves épicées, que dans la chaleur de ses habitants. Le Maroc, terre d’accueil mais aussi de risques, saura en convaincre plus d’un. Pour autant, on est loin d’un guide touristique, le désert ,s’il est aussi envoûtant, il n’en reste pas moins un endroit dangereux. Robyn l’apprendra à ses dépens.

Au cœur de la vie, nous sommes déjà dans la mort.

J’ai adoré ce lever de voile vers ce pays du Maghreb. Il y a une certaine magie à double tranchant à mettre le pied dans le Sahara, terre hostile mais qui continue de nous fasciner. L’auteur sait en retranscrire la beauté et le charme tout en y mêlant la cacophonie et l’écrasante chaleur. Je m’y voyais grâce a la  justesse de ses mots: les troubles existentiels qui peuvent ressortir face à cette immensité de sable, la saveur d’un thé à la menthe, l’amabilité berbère….La culture orientale est merveilleusement mise en valeur. Le souk raconté page 87/88 est si criant de réalité qu’on a l’impression d’y être. C’est hallucinant!

En ce qui concerne l’histoire d’amour, j’aurai bien envie de laisser passer un soupir de connivence féminine en disant « Ah, les hommes…. ». Bien sur, que j’aurai en face, le même de la part de la gent masculine qui s’empresserai de me rétorquer « Ah les femmes…. ». Certes…Mais bon, ce Paul dépasse les bornes, et on a du mal à comprendre la plupart de son comportement autodestructeur et égoïste. Ce qui nous emmène à apprécier d’autant plus, l’altruisme et le courage de Robyn, tout au long de ses pages. On est loin de l’histoire fleur bleue, mais plus dans l’immense gâchis où peuvent se vautrer les couples de nos jours.

Dès fois, la vie n’est qu’une série de déceptions. Surtout en ce qui concerne les hommes. p253

En bref, une histoire contemporaine qui a beaucoup de résonance dans notre présent, mais plus que cela, une immersion captivante dans un pays enivrant! Un beau livre à emmener cet été sur nos transats, pour ressentir le souffle chaud du vent! Laisser vous surprendre par le mirage qu’il risque de vous faire entrevoir!

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 8/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement le site Babélio et sa Masse critique! Merci de l’interet qu’ils portent à mes chroniques, j’ai fait un magnifique voyage en lisant ce livre!

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En Féérie, il brille quelques poussières…

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